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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:55
La gendarmerie se dote d'une direction du renseignement... sans trop le dire (actualisé)


10.01.2014 par Jean-Dominique Merchet
 

Le Journal officiel publie aujourd'hui un arrêté créant une sous-direction de l'anticipation opérationnelle, au sein de la Gendarmerie, un nom un peu barbare qui évite de dire "renseignement"...

 

Lorsqu'on lit le détail de son champ de compétence, les choses sont pourtant claires : cette SDAO «propose la doctrine relative aux missions de renseignement au sein de la gendarmerie» ; «traite l'information interne et externe permettant l'alerte des autorités, ainsi que le suivi des situations sensibles à court terme» ; «participe à la recherche, au recueil, à l'analyse et à la diffusion des informations de défense, d'ordre public et de sécurité nationale nécessaires à l'exécution des missions de la gendarmerie» ; «assure le traitement du renseignement opérationnel d'ordre public et du renseignement de sécurité économique en métropole et en outre-mer» ;  «anime ou participe, avec les autres sous-directions de la direction des opérations et de l'emploi, aux gestions interministérielles de crise» et «suit et coordonne l'action des unités dans son domaine de responsabilité». Cette sous-direction de l'anticipation opérationnelle est constituée du centre de renseignement opérationnel de la gendarmerie et du centre d'analyse et d'exploitation.

 

Le rôle de la gendarmerie dans le renseignement intérieur a toujours été un sujet délicat, du fait des relations parfois délicates avec la police nationale - qui estimait que ce domaine relevait de sa seule compétence via la DCRI. Or, la décision de Manuel Valls de transfomer cette direction centrale du renseignement intérieur, au sein de la Police, en une direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a changé la donne, la Gendarmerie pouvant désormais trouver toute sa place dans cette Direction générale directement rattachée au ministère de l'Intérieur. La création de la SDAO s'inscrit dans cette logique.

 

Actualisé : la SDAO serait commandée par Pierre Sauvegrain. Passé par les services et l'Elysée (mais pas par le GIGN comme écrit précédemment par erreur), il a été récemment à la tête du groupement du Finistère.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:55
photo Genadarmerie Nationale

photo Genadarmerie Nationale

 

18.12.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale


La gendarmerie nationale, grâce à son incroyable maillage territorial notamment, a toujours fait du renseignement. C'est dans sa nature et ses fonctions même si cet exercice n'est curieusement pas reconnu par une place au sein du Conseil national du renseignement (CNR) qui réunit pour mémoire la DGSE, la DCRI, la DRM, la DPSD, la DNRED et Tracfin.

 

La réorganisation en cours au sein de la gendarmerie nationale permet de créer une sous-direction de l'anticipation opérationnelle (Journal officiel de ce mercredi 18 décembre). Vers une plus grande reconnaissance du renseignement de la gendarmerie ?

 

Le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Denis Favier, avait présenté cette adaptation du renseignement territorial au sein de l'institution lors d'une audition le 16 octobre devant les députés de la Commission de Défense et des Forces armées : " Nous réorganisons en profondeur notre propre chaîne de renseignement et de conduite des opérations. "

dggn,général favierLe général Favier avait présenté les avantages et les talents de la gendarmerie dans ce domaine particulier : " La gendarmerie bénéficie de son maillage territorial et possède incontestablement des capteurs très nombreux qui doivent apporter leur contribution à l’effort commun. La gendarmerie a vocation à assurer le suivi des assignés à résidence et des sympathisants ou activistes terroristes sur sa zone de compétence. L’enjeu est aujourd’hui de valoriser ce potentiel en enrichissant le dispositif national de renseignement. Les évolutions sont tangibles. Déjà, les rapports de la gendarmerie et de la DCRI ont été considérablement décloisonnés, comme ils le seront avec la future direction générale de la sécurité intérieure. Un officier de gendarmerie est adjoint au service central du renseignement territorial. Enfin, la création d’une sous-direction chargée de l’anticipation opérationnelle au sein de la DGGN et l’animation d’un réseau de cellules territoriales permettront d’aboutir à un dispositif encore plus efficace et cohérent. "

On sent aussi dans cette déclaration le désir de reconnaissance des gendarmes par la " communauté " du renseignement. La création de cette sous-direction de l'anticipation opérationnelle au sein de la direction des opérations et de l'emploi vient structurer l'activité. Lui donner une visibilité ce qui peut paraître incongru pour une activité de renseignement.

 

Opérations, analyses et exploitations

L'arrêté du 6 décembre modifiant celui du 12 août 2013, relatif à l'organisation de la Direction générale de la gendarmerie nationale, rationalise les fonctions de cette sous-direction qui sera composée du centre de renseignement opérationnel de la gendarmerie et du centre d’analyse et d’exploitation.

Le Journal officiel décrit son emploi. Elle propose la doctrine relative aux missions de renseignement au sein de la gendarmerie ; traite l’information interne et externe permettant l’alerte des autorités, ainsi que le suivi des situations sensibles à court terme ; participe à la recherche, au recueil, à l’analyse et à la diffusion des informations de défense, d’ordre public et de sécurité nationale nécessaires à l’exécution des missions de la gendarmerie ; assure le traitement du renseignement opérationnel d’ordre public et du renseignement de sécurité économique en métropole et en outre-mer ; anime ou participe, avec les autres sous-directions de la direction des opérations et de l’emploi, aux gestions interministérielles de crise ; suit et coordonne l’action des unités dans son domaine de responsabilité.

Il ne restera plus qu'à cette sous-direction de l'anticipation opérationnelle à entrer au CNR... Certes, ce n'est pas une fin en soi mais les symboles comptent.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:55
Le continuum défense-sécurité exige une coopération étroite entre les acteurs régaliens, civils, militaires et privés

 

21/11/2013 Marc Watin-Augouard Général d'armée (2S) - Fondateur du Forum International de la Cybersécurité et Directeur du centre de recherche de de l'EOGN

 

LE CERCLE. Cette convergence entre le public et le privé ne peut s’envisager sans une politique industrielle qui fasse émerger des "géants", si possible français, aux moins européens, car la seule question de la souveraineté est essentielle, sauf à accepter une domination américaine ou chinoise.

 

Seul espace entièrement créé par l’homme, le cyberspace est, comme tous les autres, porteur de liberté, de richesses, de croissance, mais il est aussi l’objet de convoitise de la part des prédateurs. Ces derniers, délinquants, terroristes, mercenaires, guerriers, ont compris que le rapport risques/profits leur est plus que jamais favorable. Nul besoin d’être puissant pour faire du fort un faible et du faible un fort.

 

Dans ce contexte, notre société, désormais modelée par le "tout numérique", ne peut laisser le champ libre aux pirates, aux bandits "des grands chemins de l’internet". La prise de conscience a été lente : nous avons progressé à tous petits pas à partir des années quatre-vingt-dix. Le Livre Blanc de 2008 marque le passage au trot. Désormais, il faut adopter le grand galop, s’il le faut avec l’aide d’éperons et de cravaches ! Nous n’avons pas le choix ! Soyons-en conscients : nous ne vivons pas une évolution, ni une révolution, mais une métamorphose de notre société. La chrysalide devient papillon.

 

Nous ne pouvons avoir recours aux modèles, organisations, modes d’action, qui ont prouvé leur efficacité dans le passé. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, nous serons une "colonie du numérique", pour reprendre le titre d’un récent rapport sénatorial. Pire, nous serons les "esclaves du numérique". Cet impératif résulte du constat contemporain, mais il doit tenir compte de ce que nous réserve un avenir proche avec notamment l’interconnexion des objets, l’inscription de chaque individu dans une "bulle informationnelle" qui agrège l’ensemble des données à caractère personnel. Tout cela sera possible, car le nombre d’adresses IP permettant les connexions va passer de 4,3 milliards à 340 milliards de milliards de milliards de milliards. Chaque grain de sable du désert pourrait ainsi avoir une adresse…

 

Le récent Livre Blanc donne un sérieux coup d’accélérateur, notamment dans le domaine de la cyberdéfense, avec sa consécration législative inscrite dans la loi de programmation militaire. Pour la première fois, il reconnaît qu’une cyberattaque peut être un acte de guerre et ainsi justifier une riposte au titre de la légitime défense. La structuration de la cyberdéfense constitue une avancée au regard de la sécurité des systèmes mis en œuvre par les opérateurs des infrastructures critiques civiles et militaires.

 

Mais la cybersécurité ne se cantonne pas à la cyberdéfense et cette dernière n’est pas seulement la cybersécurité du ministère de la Défense. La cybersécurité concerne aussi tous les autres acteurs : administrations, collectivités territoriales, entreprises, particuliers, etc. qui doivent prendre une "cyberposture", car la chaine est souvent trahie par son maillon le plus faible. Il importe donc d’opérer une mobilisation générale, car chacun est un acteur de la cybersécurité, ne serait-ce qu’en adoptant des règles "d’hygiène informatique", selon l’excellente expression de Patrick Pailloux, directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

 

La cybersécurité repose sur un tryptique : la sécurité des systèmes d’information (intégrité, disponibilité, confidentialité), les mesures à la charge des utilisateurs (administrations, entreprises) la lutte contre la cybercriminalité et la cyberdéfense. Le continuum défense-sécurité est particulièrement affirmé dans le cyberespace. En effet, contrairement à ce que certains affirment, une cyberattaque relevant de la cyberdéfense relève du droit pénal tant que le droit des conflits armés n’est pas mis en œuvre. Il n’y a pas de distinction entre le "champ de bataille" et les "quartiers sensibles". Les prédateurs empruntent les mêmes voies, utilisent les mêmes armes.

 

Par exemple, une attaque par déni de services peut être le fait de délinquants qui cherchent un profit en opérant un chantage sur un opérateur de vente en ligne, de terroristes qui veulent désorganiser les secours simultanément à un attentat, ou le fait d’agresseurs qui veulent atteindre un État. Ce qui permet de qualifier une attaque, c’est son intention, sa complexité, la nature de la cible, le mobile poursuivi. Le continuum exige donc une coopération étroite entre les différents acteurs régaliens, civils ou militaires.

 

Ainsi, l’ANSSI, la composante cyberdéfense de l’état major des armées, les services de police et les unités de gendarmerie, les services de renseignement, etc. ont l’obligation de coopérer, car la complexité des atteintes au cyberespace nécessite la mobilisation de toutes les compétences, une plus grande transversalité.

 

La coopération ne se limite pas aux acteurs régaliens. La cybersécurité repose aussi sur des acteurs privés, opérateurs, intégrateurs, prestataires de services, etc. Il existe un secteur privé de la cybersécurité qu’il conviendrait de reconnaître au travers de la loi de 1983 relative aux activités privées de sécurité. Ces acteurs sont, dans une certaine mesure, des collaborateurs du service public. Dans le domaine de la cybersécurité, il faut s’attendre à ce que la part régalienne de l’offre de sécurité devienne minoritaire.

 

Cette convergence entre le public et le privé ne peut s’envisager sans une politique industrielle qui fasse émerger des "géants", si possible français, aux moins européens, car la seule question de la souveraineté est essentielle, sauf à accepter une domination américaine ou chinoise. Cette souveraineté est tributaire d’une capacité de recherche et développement qui garantisse une meilleure indépendance au regard des innovations technologiques. Elle repose également sur un effort en matière de formation, car les acteurs publics comme les acteurs privés sont aujourd’hui confrontés à une pénurie en matière de ressources humaines dans les domaines liés aux technologies numériques.

 

La gendarmerie a compris très tôt quels étaient les enjeux du cyberespace, ne serait-ce que parce que son maillage ressemble fortement à la "toile du net". L’architecture du réseau Rubis, conçu dans les années quatre-vingt, a pris le pari du numérique et de la convergence voix-image-texte. La prise en compte de la cybercriminalité remonte à la même époque, alors que le Parlement votait la loi Godfrain, relative aux atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données.

 

Aujourd’hui, la communauté N’TECH s’appuie sur plus de mille gendarmes, renforcés par des réservistes opérationnels et citoyens (dont certains appartiennent au réseau des réservistes cyberdéfense). Le pôle "police judiciaire" développé notamment autour de l’Institut de recherche criminelle (IRCGN) et du Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) témoigne de la volonté d’adapter l’organisation. La nomination récente d’un conseiller "cybersécurité" auprès du directeur général reflète la prise en compte du caractère stratégique de l’action qui se développe.

 

Mais il faut aller encore beaucoup plus loin ! En effet, la cybercriminalité est la criminalité du XXIe siècle. À l’origine, lorsque seul dominait le secteur primaire agricole, les prédateurs s’en prenaient aux personnes : Cain tuait Abel… Meurtres, assassinats, agressions, enlèvements, esclavages constituaient l’essentiel des transgressions. L’apparition du secteur secondaire, avec les produits manufacturés, a entrainé un glissement vers les atteintes aux biens. Voler, détruire, receler offre un meilleur rapport profit/risque pénal.

 

Puis, le secteur tertiaire, lié aux services a ouvert le champ de la délinquance intelligente en "col blanc". Escroqueries, blanchiment, fraudes, faux, etc., sont des infractions complexes plus difficiles à combattre par les enquêteurs et la justice. Un nouveau glissement a été observé au travers de l’émergence de la délinquance économique et financière.

 

Aujourd’hui, le "tout numérique" délimite un secteur quaternaire, celui de l’immatériel. Là encore, un transfert s’observe, car, dans le cyberespace, la victime n’a jamais été aussi près de son agresseur, ce dernier n’ayant jamais été aussi éloigné de son juge. La cybercriminalité est un domaine où le "chiffre noir" est très important. Les victimes ignorent souvent qu’elles ont été attaquées.

 

La lutte est à armes inégales, car, faute d’un droit international universel, le droit national n’est pas adapté à des phénomènes par nature transfrontaliers. La vitesse et l’adaptation permanente du cybercrime heurtent la lenteur de la procédure et de l’entraide judiciaire. Si les institutions, dont la gendarmerie, ne prennent pas immédiatement le virage, le dérapage est assuré avec un risque majeur d’incapacité de l’état à assurer la première des fonctions régaliennes.

 

C’est pourquoi la lutte contre la cybercriminalité ne peut être exclue du champ de sécurité nationale, ne serait-ce que dans le haut du spectre. La gendarmerie doit donc poursuivre ses efforts dans un contexte budgétairement difficile. Cela passe notamment par une formation accrue de tous les militaires, officiers et sous-officiers, un recrutement plus important de scientifiques et une démarche prospective anticipant les conséquences positives et négatives de nouvelles technologies sur les pratiques professionnelles.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:45
Serval : le ministre de l’intérieur rend visite au PCIAT

 

20/11/2013 Sources : EMA

 

Le 16 novembre 2013, le ministre de l’Intérieur français, monsieur Manuel Valls, est venu saluer la force Serval à Bamako, lors de son déplacement en Afrique. Il a rendu visite au poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) stationné à Bamako.

 

Accueilli au camp Damien Boiteux par le général de division Marc Foucaud, commandant de la force Serval, le Ministre a marqué son intérêt pour l’implication de la force dans les opérations de désorganisation des réseaux terroristes.

 

Accompagné de monsieur Gilles Huberson, ambassadeur de France au Mali et du directeur général de la gendarmerie nationale, le général d’armée Denis Favier, le ministre a évoqué, lors d’un entretien avec le détachement prévôtal de la Force Serval, l’appui apporté par le ministère de l’intérieur aux opérations menées par les armées.

 

Le ministre de l’intérieur a bouclé au Mali une visite de 48h qui l’avait d’abord amené au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Cette visite s’est conclue avec la signature des accords de coopération dans le domaine de la sécurité, de la lutte contre le narco trafic et la cybercriminalité.

 

Environ 2800 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leur mission visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en accompagnant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:45
Côte d’Ivoire: la France offre 500 armes légères pour lutter contre le "grand banditisme"

Abidjan. Ecole de police. le Ministre d`Etat, Ministre de l`intérieur et de la Sécurité Hamed Bakayoko a reçu des mains de son homologue français Manuel Valls un don de matériels logistiques constitué de 500 pistolets automatiques et d`une centaine d`ordinateurs

 

16 novembre 2013 Abidjan.net (AFP)

 

ABIDJAN, La France a renouvelé samedi son appui à la réforme du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire en remettant aux autorités 500 pistolets automatiques pour lutter contre le "grand banditisme", deux ans après la crise postélectorale marquée par des violences.

 

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls a, au cours d’une brève cérémonie à l’école de police d’Abidjan, remis aux ministres ivoiriens de l’Intérieur Hamed Bakayoko et de la Défense Paul Koffi Koffi, les armes ainsi que des ordinateurs.

 

"L’appui de la France dans la réforme du secteur de la sécurité en cours est vivement apprécié au plus haut niveau de l’Etat. La cérémonie qui nous réunit ce matin consacre la remise de 50 ordinateurs et de 500 pistolets à la police nationale et à la gendarmerie", a affirmé M. Bakayoko.

 

Selon lui, "les 250 pistolets qui reviennent à la police dans le partage, (nous) permettront de "lutter contre le grand banditisme".

 

Le ministre ivoirien a également plaidé pour "le renforcement des capacités des services de renseignements", en vue "d’anticiper et (de) faire face aux menaces qui ont plusieurs visages aujourd’hui".

 

"Je répondrai évidemment toujours très positivement à vos demandes, la formation des forces de sécurité, pour qu’elles quadrille encore davantage le terrain et lutte contre toutes les formes d’insécurité et de délinquance, l’usage de la vidéo protection", a répondu Manuel Valls, ministre français de l’Intérieur.

 

Début novembre 2011, la France avait marqué la reprise de sa coopération avec les forces de sécurité ivoiriennes en leur remettant une trentaine de véhicules, au sortir de la crise post-électorale.

 

En avril 2012, le Conseil de sécurité de l’ONU avait prolongé d’un an les sanctions contre la Côte d’Ivoire mais en aménageant l’embargo sur les armes pour permettre aux forces de sécurité du pays de s’entraîner.

 

Elu président en novembre 2010, Alassane Ouattara est arrivé au pouvoir - que refusait de lui céder l’ex-président Laurent Gbagbo - grâce à l’intervention décisive de l’armée française. Après une décennie Gbagbo marquée par de vives tensions, les relations Paris-Abidjan sont depuis lors au beau fixe, et une coopération intense a repris, notamment dans les domaines économique et militaire.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:55
Gendarmerie :"Situation difficile"(directeur)

25/10/2013 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

La gendarmerie peine à payer ses loyers, son essence ou à renouveler son parc automobile, a affirmé récemment son directeur général Denis Favier devant la commission de la Défense à l'Assemblée, demandant de l'aide face à cette "situation difficile".

 

"Depuis plusieurs années, la gendarmerie connaît une profonde mutation au cours de laquelle elle a su préserver ses valeurs de cohésion et d'esprit de corps", a déclaré le général Favier lors de son audition le 16 octobre dans le cadre du projet de loi de finances 2014, selon le compte-rendu officiel.

 

Mais "si elle a su conserver ce qui fait son essence", dit le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), elle "présente aussi des fragilités qu'il faut mesurer avec lucidité". Il a évoqué "une période de 10 ans de réformes" sur fond d'"impératif de réduction des dépenses".

 

"La gendarmerie a atteint un seuil", tranche-t-il ensuite. "En matière de personnel, elle a été malmenée par la RGPP (révision générale des politiques publiques du précédent gouvernement), avec une baisse de 6700 effectifs entre 2008 et 2012".  "Cette situation a cessé", selon lui, et "une hausse du plafond d'emploi commence désormais à compenser ces pertes", mais pour ce qui est des moyens, poursuit le DGGN, les indicateurs sont au rouge.

 

La "capacité à renouveler les équipements a été réduite de moitié depuis 2007", dit le général, et ces "difficultés sont amplifiées par les divers 'gels' et 'surgels' en cours d'année (2013), qui remettent en cause la capacité à soutenir l'action". "Nous sommes dans une situation difficile", admet-il, indiquant qu'"aucune commande de véhicules n'a pu être passée" ni d'ordinateurs.

 

Difficulté aussi "pour assurer les paiements (...) incontournables" comme "les dépenses d'énergie pour lesquelles il manque aujourd'hui 16 millions d'euros."

 

"Pour continuer d'assurer le bon fonctionnement des unités, je serai conduit à reporter le paiement des loyers (NDR, de leurs locaux) aux collectivités locales".

 

"La levée de la mise en réserve est donc absolument nécessaire", implore-til, mais "ne réglera pas toutes les difficultés", le "budget 'carburants' " des véhicules ne pouvant être "abondé" par exemple. "Ces difficultés sont bien perçues et toutes les énergies, dont celle du ministre (de l'Intérieur) notamment, sont mobilisées pour obtenir le dégel des crédits, car cela est urgent", poursuit le DGGN qui réclame "un signe positif". Il y a toutefois une lueur d'espoir, selon lui: le "budget 2014" est "responsable et cohérent". Il promet "modernisation" et recrutement de personnels.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:00
La gendarmerie de l’air célèbre ses 70 printemps

01/10/2013 armée de l'air

 

À l’occasion du 70e anniversaire de la gendarmerie de l’air, une cérémonie commémorative s’est déroulée mercredi 25 septembre 2013 sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

 

L’événement est co-présidé par les majors généraux de l’armée de l’air et de la gendarmerie nationale, le général Antoine Creux et le général Richard Lizurey.

 

Le 15 septembre 1943 paraissait le décret qui donnait naissance à la gendarmerie de l'air. Soixante-dix ans plus tard, cette cérémonie célèbre les liens anciens qui unissent l’armée de l’air et la gendarmerie nationale.

 

 

 

La gendarmerie de l’air célèbre ses 70 printemps

Extrait de l'ordre du jour

 

Dès la Première Guerre mondiale, la nécessité était apparue d’affecter les gendarmes prévôtaux à la surveillance des terrains d’aviation militaire aménagés aux abords du front. À sa création en 1934, l’armée de l’air bénéficia ainsi d’éléments détachés de la gendarmerie départementale ou de la Garde républicaine mobile, pour surveiller ses terrains et ses installations. C’est en 1943 que le premier corps de la gendarmerie de l’air fut créé par le comité français de libération nationale ; ce corps comptait alors trois sections et une école pour la formation des élèves gendarmes, complètement intégrées à l’armée de l’air. En 1956, la gendarmerie de l’air devint une formation spécialisée de la gendarmerie nationale, mise pour emploi auprès de l’armée de l’air.

 

Aujourd’hui, le dispositif de la gendarmerie de l'air continue de s’adapter en permanence, tout comme ses modes d'actions. Ses unités ont été réorganisées pour répondre aux profondes transformations de l'armée de l'air. Cette réorganisation a renforcé les capacités d'investigation et amélioré la réponse sur tout le spectre judiciaire, des accidents aériens aux vols dans les emprises militaires.

 

Forte de son histoire et de ses traditions, la gendarmerie de l’air assume aujourd’hui les missions de  « sûreté-protection du domaine air » comprenant la surveillance active de la base aérienne et de ses abords, le « conseil aux autorités » pour toutes les questions relatives aux missions de police et de sûreté-protection, et les « missions de police » militaire, administrative et judiciaire. La gendarmerie de l'air apporte enfin sa contribution aux enquêtes liées aux accidents d'aéronefs militaires français ou étrangers. Ces savoir-faire sont reconnus au-delà de nos frontières, notamment dans le cadre d’opérations extérieures, comme c’est le cas aujourd’hui sur l’aéroport de Kaboul en Afghanistan.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:55
Concerts de l'Orchestre de la Garde républicaine et du Chœur de l'Armée Française

13/09/2013 Sources : SGA/DMPA

 

Retrouvez la programmation du mois de septembre.

 

Placé sous la direction du colonel François Boulanger et du lieutenant-colonel Sébastien Billard, chef-adjoint, l'Orchestre de la Garde républicaine est composé de l'Orchestre de l'harmonie et de l'Orchestre à cordes.

 

 

Concerts de l'Orchestre de la Garde républicaine et du Chœur de l'Armée Française

Dirigé par le commandant Aurore Tillac et le capitaine Emilie Fleury, chef-adjoint, le Chœur de l'Armée Française compte 48 choristes.

________

Pour en savoir plus :

Garde républicaine : www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:45
Serval : Instruction au profit des gendarmes maliens

23/08/2013 Sources : EMA

 

Le 19 août 2013, deux gendarmes de la brigade Serval ont réalisé une séance d’instruction à la prise d’empreintes digitales au profit de leurs homologues maliens. Une quinzaine de gendarmes maliens ont assisté à la formation dans les locaux de la gendarmerie départementale à Gao.

 

Initiée par le sergent-chef Steve, adjoint au commandant de la brigade prévôtale de la Force Serval et titulaire d’une formation de technicien d’identification criminelle de proximité, l’instruction s’est déroulée en deux parties : « une première, théorique, pour assimiler l’utilité et l’importance du relevé d’empreintes digitales dans le cadre d’une enquête judiciaire et une seconde, plus pratique, pour relever proprement des empreintes digitales ».

 

L’atelier pratique a eu un franc succès et a permis à chacun de voir ou de revoir la technique particulière du relevé « décadactylaire ». « Le geste peut paraître simple mais on se rend compte que la manière dont défile le doigt sur le papier est très importante pour obtenir un relevé de bonne qualité. » Parmi les élèves du jour, se trouvait l’adjudant-chef Tounkara, commandant la brigade de l’aéroport de Gao et officier de police judiciaire : « Je suis content, cette instruction me rafraîchit la mémoire. Cela permet aux plus jeunes d’apprendre et à nous qui connaissions la technique de corriger quelques défaillances. Grâce aux tampons encreurs fournis par la force Serval, nous serons mieux équipés dans le cadre des affaires à venir ».

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant désormais de la MINUSMA.

Serval : Instruction au profit des gendarmes maliensServal : Instruction au profit des gendarmes maliens
Serval : Instruction au profit des gendarmes maliensServal : Instruction au profit des gendarmes maliens
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:55
Prévention et Gestion des Risques Majeurs à Milipol Paris 2013

Prévention et Gestion des Risques Majeurs à Milipol Paris 2013

par Rémi THUAU , Préfet, Président des salons MILIPOL
 

La 18ème édition du salon MILIPOL PARIS aura lieu du 19 au 22 novembre 2013 à Paris Nord Villepinte.

 

Le salon poursuit ainsi à chaque édition son développement pour le plus grand bénéfice des entreprises et des services étatiques en charge de la sécurité des personnes et des biens.

 

Pour cette nouvelle édition MILIPOL PARIS renoue avec ses dates traditionnelles en novembre et s’installe au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Site moderne,  ce dernier réunit toutes les infrastructures et les services pour optimiser le salon, la participation des exposants et l’accueil des visiteurs.

 
Le salon bénéficie du soutien constant du Ministère Français de l’intérieur. Le stand Police / Gendarmerie / Sécurité Civile permettra de découvrir les technologies et les innovations utilisées par ces services. D’autres Ministères et institutions qui concourent à la sécurité seront également présents : la Douane française, Europol…

 

MILIPOL PARIS 2013 développera son espace dédié aux Risques Majeurs : technologiques, naturels ou autres, et ce, afin de répondre aux besoins de prévention et de lutte contre les catastrophes dont sont victimes de nombreux pays.

 

Après leur succès en 2011, les Rendez-vous d’Affaires qui ont permis d'optimiser les rencontres entres exposants et donneurs d’ordre seront renouvelés.
La fidélité de nos exposants français et internationaux, l’importance des délégations officielles venues du monde entier et le nombre croissant de nos visiteurs attestent la place que le salon a prise sur le marché mondial de la sécurité.

 

Grâce au salon MILIPOL PARIS, les services de sécurité des États et des collectivités publiques ainsi que les entreprises pourront découvrir des produits et services bénéficiant du plus haut niveau d’innovation technologique et adaptés à leurs besoins. La très grande diversité des équipements et matériels exposés sont le reflet de la multiplicité des métiers de la sécurité, de l’antiterrorisme à la police technique et scientifique en passant par la sécurité civile ou la sécurité routière.

 

MILIPOL PARIS est le premier salon de la sécurité au monde. Son équipe vous donne rendez-vous en novembre 2013.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:55
La mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout de l'orpaillage illégal en Guyane - Crédits : G. Gesquière/SIRPA Terre

La mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout de l'orpaillage illégal en Guyane - Crédits : G. Gesquière/SIRPA Terre

10/06/2013 LTN M. Simonnot-Virbel/TIM

 

Débutée en février 2008 et devenue permanente en 2010, la mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout du pillage des sols guyanais par les orpailleurs et d’empêcher les pollutions au mercure et les déforestations, générées par ces activités illégales. Elle est menée conjointement par les forces armées et les forces de gendarmerie en Guyane.

 

Plusieurs éléments sont engagés au côté du 9e RIMa, stationné à Cayenne. Les douanes, la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), la gendarmerie, le 3e Régiment étranger d’infanterie (3e REI), lui-aussi stationné en Guyane, à Kourou, des hélicoptères et des avions de l’armée de l’Air, ainsi que des agents de l’office national des forêts (ONF) sont régulièrement appuyés par de nombreuses unités d’infanterie et de génie envoyés de métropole pour des missions de courte durée.

 

Au total, près d’un millier de militaires participent à la mission intérieure Harpie.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:55
Embarcation rapide de 6.5 mètres retenue pour la Gendarmerie maritime. crédits SILLINGER

Embarcation rapide de 6.5 mètres retenue pour la Gendarmerie maritime. crédits SILLINGER

30.05.2013 Mer et Marine

 

Le chantier Sillinger de Mer, dans le Loir et Cher, vient de reporter auprès du ministère français de la Défense un important contrat visant à renouveler les embarcations rapides de la Gendarmerie maritime et fournir des embarcations de franchissement à l’armée de Terre. L’appel d’offres avait été lancé par le Service Logistique de la marine à Toulon. Ce marché à bon de commande, d’une durée de 7 ans, verra la construction de 60 à 600 embarcations. Les bateaux destinés à la Gendarmerie sont des pneumatiques de 6.5 mètres, qui équiperont notamment les brigades de surveillance du littoral. L’armée de Terre recevra quant à elle des pneumatiques biplaces de 2.4 mètres.

 

 

Embarcation de franchissement pour l'armée de Terre (© : SILLINGER)

Embarcation pour la Gendarmerie maritime (© : SILLINGER)

 

 

Pour Sillinger, filiale du groupe français Marck, il s’agit d’un contrat majeur, qui lui permet notamment de pénétrer le marché de l’armée de Terre. « La Gendarmerie maritime et l’armée de Terre sont autant de prestigieuses références qui viennent aujourd’hui s’ajouter à une longue liste de clients des plus exigeants qui font confiance à la marque au requin réputée dans le monde entier pour les performances, la fiabilité et l’insubmersibilité de ses embarcations », affirme Sillinger. L’entreprise renforce ainsi son carnet de commandes, déjà solide, avec par exemple la réalisation de nombreuses embarcations pour la Libye et Singapour.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:35
La formation des gendarmes au Niger, enjeu de la future mission « Sahel » de l’UE

 

Mar 9, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Les préparatifs pour une mission européenne au Sahel avancent… lentement. Les ambassadeurs du COPS – le comité politique et de sécurité – se penchaient aujourd’hui sur le Concept de gestion de crises (CMC), première étape formelle du processus politique et militaire visant à lancer une mission de la Politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC). Et les ministres des Affaires étrangères pourraient en approuver le principe à la prochaine réunion, le 23 mars… si tout va bien. Cette mission ne sera pas unique. Elle comprendra plusieurs volets adaptés aux différents problèmes rencontrés dans les 2-3 pays concernés de la région (Niger, Mali, Mauritanie) par l’augmentation du risque terroriste et sécuritaire. Un des premiers éléments approuvés pourrait être, selon les informations de B2, pour assurer une assistance et la formation de la Gendarmerie et de la Garde nationale du Niger.

 

NB : La récente intervention pour libérer deux otages – italien et britannique – dans l’extrême nord du Nigeria, dans cette zone jouxtant le Sahel et le Niger pourraient accélérer les préparatifs de cette mission qui devrait normalement démarrer d’ici l’été.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:35
Des Afghans à Saint-Astier. Des vrais et des plastrons


12.10.2011 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Des Afghans à Saint-Astier (près de Périgueux), ce n'est pas une nouveauté. Un groupe de policiers a déjà pris part à des sessions de formation des POMLT, les équipes de mentoring chargées de conseiller la police afghane, en novembre 2010 puis en juin dernier. "C'est un problème clé, explique le lieutenant-colonel Renault, le chef de la division Relations internationales du CNEFG: il faut former les mentors avant leur départ pour l'Afghanistan. Et la présence de cadres afghans apporte un plus". 
Actuellement, un troisième groupe d'officiers de police afghans se trouve au CNEFG pour un séjour de deux semaines au cours duquel ces policiers vont contribuer à la préparation de leurs camarades européens (je reviendrai dans un prochain post sur les POMLT néeerlandaises que j'ai pu suivre lors de leur formation). CNEFG2 083.jpg
Les 26 officiers de l'Afghan Border Police (accompagnés par une dizaine d'interprètes et de conseillers culturels) sont sous les ordres du colonel Mohamed Sedeqi qui commande les 4 000 hommes de l'Afghan Border Police en Zone 5 (nord de l'Afghanistan, sur une frontière de 2 500 km, avec cinq autres pays!).
"Après trois décennies de guerre et grâce au soutien international, mes hommes sont désormais des policiers expérimentés. Ils peuvent donc partager leurs expériences mais ils doivent aussi apprendre", explique l'officier qui reconnaît les carences des forces de police afghanes: "Effectifs encore insuffisants, manque d'armes lourdes, manque de véhicules blindés, besoins en formation...". 
Le séjour des cadres afghans à Saint-Astier leur permet cet échange: d'une part, des policiers peuvent présenter aux POMLT de la gendarmerie européenne (actuellement des Néerlandais, des Lituaniens et des Français) les défis culturels, matériels et sécuritaires qu'ils vont devoir relever en Afghanistan; d'autre part, ils apprennent à connaître les hommes qui vont les conseiller, les former et les soutenir pendant les six prochains mois. Dix jours de théorie, puis cinq jours de pratique dans des ateliers: check-point, contrôle de foule, fouille de compounds, attentat-suicide...

CNEFG2 034.jpg

Voilà pour les "vrais" afghans. Et les "faux"? Les élèves gendarmes qui effectuent tous, au terme de leur formation, un court séjour au CNEFG, ont été réquisitionnés pour le plastron. Tantôt sympathiques villageois, tantôt trafiquants d'armes, voire talibans..., ils jouent le jeu avec ferveur et réalisme. Képi bas! Ce n'est pas drôle d'être fouillés sans ménagement, d'être jetés dans un fossé, ligotés, sous l'oeil farouche de collègues afghans et néerlandais.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:50
La Force de gendarmerie européenne officiellement instituée

Gendarmes se préparant avant leur départ en Afghanistan, en 2009. Dans le cadre de la FGE, 150 gendarmes français forment et encadrent la police nationale afghane sur le terrain.

 

13/07/2010 par Samantha Lille

 

Le projet de loi autorisant la ratification du traité, entre l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal, portant création de la Force de gendarmerie européenne (FGE) a été adopté le 12 juillet 2010 par l’Assemblée nationale.

 

Le concept de la Force de gendarmerie européenne (FGE ou EUROGENDFOR) proposé par la France a été scellé le 17 septembre 2004, par une déclaration d’intention signée à Noordwijk (Pays-Bas). Le projet s’est ensuite concrétisé le 18 octobre 2007 par la signature d’un traité.

 

Outre les pays fondateurs représentés par la gendarmerie nationale française, la garde civile espagnole, les carabiniers italiens, la maréchaussée royale des Pays-Bas et la garde nationale républicaine portugaise, la FGE compte depuis décembre 2008, la gendarmerie roumaine parmi ses membres.

 

Opérationnel depuis 2006, ce nouvel instrument de gestion de crise a vocation à servir prioritairement la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne. Elle peut également être mise à la disposition de l’ONU, de l’OTAN, de l’OSCE ou d’une coalition internationale. Elle vise à combler le manque opérationnel constaté entre le moment où des forces armées entrent sur un théâtre d’opérations et le moment où des forces de police peuvent y remplir normalement leur mission.

La FGE dispose d’un état-major permanent basé à Vicenza en Italie. Elle peut déployer une force de réaction rapide de 800 hommes sous un délai de 30 jours et peut compter jusqu’à 2 300 personnes en comptant les états tiers contributeurs.

 

C’est dans le cadre de cette force que 150 gendarmes français sont déployés en Afghanistan. Placés sous le commandement de la force internationale d’assistance et de sécurité ( FIAS) de l’OTAN, ils forment et encadrent la police nationale afghane.

 

La FGE est actuellement dirigé par le colonel portugais Jorge Esteves.

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