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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:55
80 ans de la première promotion de l’École de l’air

 

04/11/2015 Armée de l'air

 

Il y a 80 ans, le 4 novembre 1935, l’École de l’air accueillait sa première promotion, baptisée « Georges Guynemer ». Pour marquer cet anniversaire, une cérémonie militaire a eu lieu sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence.

 

La cérémonie a été présidée par le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), en présence du général Claude Tafani, directeur des ressources humaines de l’armée de l’air. Il y a 80 ans, le 4 novembre 1935, la première promotion s’installait à Versailles, dans la caserne des Petites écuries, sous le commandement du général Houdemont, officier de cavalerie devenu pilote de chasse. Elle dessinait son insigne et adoptait comme chant de tradition « Les rapaces », chant d’escadrille composé en 1914. Aujourd’hui, trois aviateurs de la promotion « Guynemer » sont toujours en vie.

Depuis sa création, l’École de l’air forme les grands chefs aériens de notre pays. Elle accueille et prépare annuellement environ 500 élèves destinés à devenir officiers dans l’armée de l’air. C’est une école militaire aéronautique par excellence, reconnue au niveau national mais aussi international. « L’épaisseur de l’officier aviateur prend racine ici-même à l’École de l’air, a souligné le CEMAA, dans son allocution. Ceci depuis 80 ans. Ce lieu est un creuset d’idéaux, un concentré d’histoire. C’est une communauté culturelle partagée par tous les aviateurs. C’est une institution qui s’adapte en permanence au monde qui l’entoure, des Petites Écuries de Versailles à aujourd’hui. C’est donc le sens qu’il faut voir au rassemblement dans une seule structure, l’École de l’air XXI, de la formation de tous les officiers de l’armée de l’air. »

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:55
Georges Guynemer par Lucien - Musée de la Légion d'Honneur

Georges Guynemer par Lucien - Musée de la Légion d'Honneur


11.09.2015 source SHD

11 septembre 1611 : naissance du maréchal de Turenne (Sedan).

 

11 septembre 1697 : bataille de Zenta (actuelle Serbie). Eugène de Savoie, frustré de n'avoir reçu aucun commandement militaire de la part de Louis XIV, se met au service des Habsbourg et devient l'un des plus grands chefs de guerre de son temps. A Zenta, il inflige une défaite écrasante aux Ottomans du sultan Moustafa II. Alors que ceux-ci traversent la rivière Tisza pour prendre leurs quartiers d'hiver, Eugène parfaitement renseigné sur leurs déplacements, décide d'attaquer. Il parvient à surprendre l'ennemi en plein franchissement ce qui lui permet d'inverser le rapport de forces. Pris au dépourvus, les Ottomans perdent 20 000 hommes et 10 000 prisonniers. Deux ans plus tard, les Ottomans signeront la paix et évacueront quasiment toute l'Europe.

 

11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet (vers Mons). Tactiquement indécise, cette bataille est en fait une victoire stratégique française. Alors que le royaume de France est sur le point d'être envahi, la "saignée" en hommes que représente Malplaquet compromet les projets d'invasion du duc de Marlborough et ... d'Eugène de Savoie. Le maréchal Villars perd 40 000 soldats français soit 15 000  de moins que la coalition.

 

11 septembre 1814 : création du 3ème régiment du génie (Grenoble). Le plus ancien régiment du génie fête aujourd’hui ses 201 ans. Basé à Charleville-Mézières depuis 1947, le régiment a récemment (mai 2014) été décoré de la croix de la valeur militaire pour son action notamment en Afghanistan. Son drapeau outre 9 batailles inscrites, possède déjà la fourragère 1914-1918 et la Croix de Guerre 1939-1945. « Ardennes, tiens ferme !» compte 900 hommes et appartient à la 1ère brigade mécanisée.

 

11 septembre 1917 : mort du capitaine Georges Guynemer (Poelkapelle - Belgique). Fils d'un Saint-Cyrien, Guynemer veut s'engager dans l’armée de Terre lorsqu’éclate la guerre. L'armée de Terre le refuse, le jugeant physiquement trop fragile, alors il postule pour un poste de mécanicien avion. En persévérant, il devient pilote et acquiert bientôt une belle maîtrise du vol. Remarqué pour son courage, son sang-froid et surtout ses qualités chevaleresques en combat aérien, il est promu lieutenant en février 1916. Nommé capitaine début 1917, il prend le commandement de la prestigieuse escadrille des Cigognes. Le jour de sa mort, il totalise 53 victoires aériennes homologuées. Nombreux sont les ennemis qu’il a épargnés lors de duels aériens, à lui rendre les honneurs lorsqu'ils apprennent sa mort (dont les circonstances demeurent obscures).

 

11 septembre 1973 : coup d’Etat chilien. Le président Salvador Allende est renversé par la Junte militaire chilienne. Des chasseurs-bombardiers tirent au canon de 30 mm contre le palais de la Moneda où vient de se suicider Allende. Le général Pinochet ne quitte le pouvoir qu’en 1990.

 

11 septembre 1978 : coup du parapluie bulgare (Londres). Georgi Markov, dissident bulgare, décède à l’hôpital de Westminster des suites d’un violent empoisonnement. Le 7 septembre Markov a été bousculé par un passant dans la rue qui lui a donné « par mégarde » un coup de parapluie. Cet ustensile inoffensif était en fait une arme conçue par les services secrets de l’Est et le passant maladroit, l’un des leurs.

Note RP Defense : voir Le mystère du "parapluie bulgare" restera entier

 

11 septembre 2001 : attentats du World Trade Center (New York et Washington)

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:55
[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Les avions du capitaine Guynemer étaient habituellement peints en jaune et baptisés « Vieux Charles ». - photo SHDAI

 

02/07/2015 Marine Picat  - DICoD

 

Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle… L’histoire militaire française est ponctuée par de nombreuses personnalités ayant marqué les esprits et trouvé place dans les livres d’histoire par leurs victoires sur les champs de bataille. Mais d’autres, souvent moins connus du grand public, ont également révolutionné l’arme qu’ils avaient choisi de servir ou réalisé des actions d’éclat. À l’occasion de l’été, la rédaction vous fait découvrir chaque jeudi une de ces figures. Aujourd’hui, partons à la rencontre du capitaine Georges Guynemer.

 

Georges Guynemer est une figure de l’armée de l’Air. Connu comme l’As des As, il est l’un des pilotes de guerre français les plus renommés de la Première Guerre mondiale. Découvrez ce jeune homme aux 53 victoires homologuées.

 

Georges Guynemer naît à Paris le 24 décembre 1894 et grandit à Compiègne. En 1914, au début de la guerre, il se rend à Bayonne afin de s’engager, mais les médecins militaires le déclarent inapte et refusent par deux fois sa candidature, l’estimant trop chétif. En novembre 1914, il décide d’aller à Pau et s’engage en tant qu’élève mécanicien au titre du service auxiliaire. Guynemer devient élève pilote en janvier 1915 et décroche son brevet de pilote militaire dès le mois d’avril.

 

Il intègre l’escadrille N3, dite « escadrille des Cigognes », qu’il servira tout au long de la guerre. Le pilote  remporte sa première victoire aérienne le 19 juillet 1915 et prend, deux ans plus tard, le commandement des Cigognes.

 

Son expérience et sa notoriété font de lui une référence en aviation, tant et si bien qu’il influence la conception des avions de combat français. Sur les conseils du pilote militaire, la société Blériot-SPAD, qui produit une partie des avions sur lesquels l’armée française vole durant le conflit, améliore et développe de nouveaux modèles, plus performants.

 

[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Guynemer accumule les décorations, qu'il appelle en riant sa "batterie de cuisine". - photo SHDAI

 

En février 1917, le capitaine Guynemer est le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G.III. En vingt-sept mois de combats, il totalise plus de 750 heures de vol, remporte 53 victoires homologuées, auxquelles s'ajoutent une trentaine de victoires supplémentaires probables. Il est blessé deux fois et survit sept fois après avoir été abattu, et ce sans jamais avoir embarqué de parachute.

 

Mais un mystère entoure toujours sa mort. Le 11 septembre 1917, Guynemer part en reconnaissance dans la région des Flandres accompagné d’un autre aéronef et disparaît au cours d’un combat aérien. Il semblerait que son avion se soit abîmé en plein no man’s land, mais ni l’épave de l’avion ni le corps de Guynemer n’ont été retrouvés.

 

Aujourd’hui, l’armée de l’Air rend hommage à l’As des As sous différentes formes. Chaque 11 septembre, une prise d’armes sur les bases aériennes évoque le souvenir de Guynemer. La base aérienne 102 de Dijon porte d’ailleurs le nom de l’aviateur et l’École de l’Air de Salon-de-Provence a repris sa devise, « Faire face ».

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