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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 07:50
US Tanks Return to Europe for Live-Fire Training

 

8 juil. 2014 NATO

 

The biggest multi-national live-fire exercise in Europe of 2014 has ended with a bang at the US Army's Joint Multinational Training Center in Grafenwoehr, Germany. For the first time US tanks have been brought back to Europe for training purposes. The aim is to enhance NATO's interoperability and preparedness.

 

The video shows US soldiers, Abrams tanks and Bradley armoured personnel carriers firing live-rounds on pop-up targets. It also features Romanian tanks in action together.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:20
Espionnage: Berlin, réaliste, invite Washington à appuyer sur «reset» au lieu de se vexer!

 

12 juillet 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

La chancelière allemande Angela Merkel a incité ce samedi 12 juillet les USA à changer de comportement en matière d’espionnage, à la veille d’une rencontre entre les chefs de la diplomatie des deux pays pour régler leurs différends en la matière en marge du sommet à Vienne sur le nucléaire iranien où Washington, Londres parie et Berlin discuteront aussi du conflit entre Israël et Gaza.

 

Déjà choquée par le piratage du portable d’Angela Merkel, l’Allemagne était en émoi vendredi dernier après l’arrestation d’un premier agent allemand soupçonné d’avoir espionné, pour le compte des États-Unis, les parlementaires de son pays chargés… d’une enquête sur l’espionnage de la NSA…

Puis, cette semaine, la justice allemande a annoncé mercredi enquêter sur un nouveau cas d’espionnage au profit des États-Unis, un officier de la Bundeswehr cette fois, selon le quotidien Die Welt.

Les observateurs s’accordaient à juger la crise grave, mais, voulant avant tout préserver les liens qui unissent leurs deux pays, les chefs de la diplomatie allemande et américaine vont tenter dimanche à Vienne de régler leurs différends, après que le chef des services secrets américains pour l’Allemagne se soit fait expulsé dans le cadre d’une affaire d’espionnage de responsables allemands au profit de Washington.

«J’espère naturellement que quelque chose va changer«, a déclaré Angela Merkel, interrogée sur le fait de savoir si la réaction allemande aux récents soupçons d’espionnage allait pousser les États-Unis à adopter une attitude différente dans ce domaine.

«Nous avons ici visiblement des points de vue différents et nous devons en parler», a poursuivi Mme Merkel lors d’une interview à la télévision publique ZDF enregistrée samedi et qui devait être diffusée dimanche.

Mais la chancelière allemande a clairement rejeté une nouvelle fois toute idée de remettre en question les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP) à cause de l’affaire d’espionnage.

Merkel, qui a vécu jusqu’à la chute du Mur de Berlin en RDA –un pays où beaucoup de citoyens étaient espionnés par la Stasi–, a déclaré: «nous ne vivons plus à l’époque de la Guerre froide où chacun s’est probablement méfié de chacun. [...] Je crois que les services secrets du XXIe siècle doivent se concentrer sur les choses importantes et nous travaillons très étroitement avec les Américains. Je souhaite que cela continue».

La chancelière allemande a toutefois déploré un effritement de la confiance entre les deux pays: «l’idée que l’on doive toujours se demander, quand on travaille ensemble, si celui qui me fait face travaille peut-être en même temps pour quelqu’un d’autre, pour moi ce n’est pas une relation de confiance».

 

Appuyez sur le bouton «reset»!

Pour sa part, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, qui doit rencontrer dimanche à Vienne en marge de la réunion sur le programme nucléaire iranien, son homologue américain John Kerry, a déclaré dans une entrevue parue dans l’édition dominicale du quotidien allemand Die Welt qu’il veut «redynamiser» l’amitié avec les USA, ce qui contraste avec la déclaration de son collègue ministre des Finances, Wolfgang Schäuble , qui déclarait en commentant cette affaire que «Les États-Unis sont bêtes à pleurer».

Le ministre allemand des Affaires étrangères a donc plutôt appelé à un redémarrage des relations transatlantiques.

«Naturellement, nous attendons pour cela des Américains une contribution énergique», a-t-il toutefois précisé, soulignant qu’il fallait une «confiance» et un «respect mutuel« entre les deux partenaires et soulignant qu’il « [...] est facile de les perdre, on ne peut pas en tout cas les décréter et cela met longtemps à les regagner».

Vendredi, Wahington avait laissé entendre qu’ils n’appréciaient pas la réaction des autorités allemandes sur l’affaire d’espionnage.n«Des alliés dotés de services de renseignement sophistiqués, comme les États-Unis et l’Allemagne, comprennent avec un certain degré de détails ce que ces relations et ces activités de renseignement impliquent exactement», avait déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, ajoutant que «La façon la plus efficace de régler les différends est de passer par les canaux privés établis, pas par les médias».

Mais, cette fois, il semble bien que la balle soit dans le camp des Américains au moment où, dans un monde en crise, les alliés ont plus que jamais besoin les uns des autres.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 16:50
Aude Fleurant : "Nexter comme KMW doivent avant tout répondre aux besoins de la France et de l'Allemagne"

La fusion annoncée, mais loin d'être réalisée, entre Nexter et KMW pose à ce stade plus de questions qu'elle n'apporte de réponses.


12.07.2014 par Jean Guisnel - Défense Ouverte / LePont.fr

 

La Canadienne Aude Fleurant est directrice du programme Transferts et productions d'armement à l'institut de recherche Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), qui fait autorité sur le sujet. Il nous a paru utile de revenir avec elle sur le rapprochement des industriels de l'armement terrestre Nexter (France) et Krauss-Maffei Wegmann (Allemagne). Elle estime que cette initiative a été prise dans un contexte particulièrement difficile et qu'il convient d'abord d'attendre la réalisation effective de ce projet pour en tirer les premières conclusions. En complément à cet entretien, nos lecteurs se reporteront avec intérêt à l'étude qu'elle a publiée en avril dernier à l'Ifri, titrée Quelles perspectives pour l'industrie européenne des armements terrestres ? Ce document fort copieux et pertinent a été coécrit avec Yannick Quéau, du Grip (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité)

 

Le Point.fr : On a coutume de décrire l'industrie européenne de l'armement terrestre comme "éclatée". Le rapprochement annoncé entre le fabricant français Nexter et son homologue allemand Krauss-Maffei Wegmann est-il un événement important ?

Aude Fleurant : Il est vrai que l'industrie européenne s'est souvent trouvée dans une logique de fragmentation. Si le rapprochement ou la fusion de Nexter et de KMW devait effectivement se produire dans l'avenir, alors on verrait s'il s'agit de la naissance d'une nouvelle entreprise transnationale. Je vous fais toutefois observer que le mouvement de rapprochement entre industriels européens est engagé depuis longtemps. BAe a repris les Suédois Hägglunds et Bofors. Volvo possède désormais les Français Renault Trucks Defense et Panhard, le munitionnaire norvégien Nammo a acheté des concurrents en Espagne et en Belgique. Quant aux Américains de General Dynamics, ils sont devenus des acteurs importants en Europe après avoir acquis les fabricants de blindés Steyr Daimler Puch en Autriche, Mowag en Suisse, Santa Barbara en Espagne et l'ex-CDC Systems au Royaume-Uni. Les véhicules de combat d'infanterie et les blindés légers européens Piranha, Eagle, Duro, Pandur, Ascod, etc., sont produits par une firme américaine...

 

L'armement terrestre est-il toujours d'une importance stratégique ?

La volonté pour un pays de maintenir sa compétence en matière d'armement terrestre reste symptomatique de son désir d'autonomie. C'est particulièrement vrai en matière d'artillerie. Mais quand le gouvernement français veut s'assurer une "golden share" dans le futur ensemble Nexter-KMW, c'est bien pour s'assurer que l'entreprise agira conformément à ses souhaits. S'agissant des véhicules blindés, j'observe que l'Europe du Nord et les Peco (pays d'Europe centrale et orientale) concentrent de nombreux achats en cours. À mes yeux, c'est l'illustration d'une crainte d'affrontements terrestres et territoriaux. En se rapprochant de Nexter, KMW réduit son problème de doublon avec Rheinmetall.

 

Les Français n'apportent-ils pas dans la corbeille de mariage le plus gros contrat européen à venir, avec le programme Scorpion ?

Même si Scorpion est un programme majeur apporté dans la cagnotte du rapprochement, il ne faudrait pas non plus négliger les importants succès affichés part KMW à l'export, ce qui est moins le cas de Nexter. Cela dit, la forme finale de l'union reste très floue et ce qui sera partagé en termes de R&D et de production n'a pas encore été rendu public. Des projets de rapprochement se discutaient depuis une dizaine d'années, cela va prendre encore du temps pour bien définir la stratégie industrielle de la nouvelle entité et le partage des tâches. Les discours officiels ont été à ce jour d'une grande prudence, pour ne pas inquiéter les syndicats des deux côtés du Rhin, ni les autorités du land de Bavière.

 

Les Français exportent leur artillerie, mais pas leurs blindés. Les marchés peuvent-ils absorber les véhicules de très haute technologie produits en France et en Allemagne ?

C'est un problème, et Nexter comme KMW doivent avant tout répondre aux besoins de la France et de l'Allemagne. À l'international, cependant, le contexte économique n'est pas facile. Il y a certainement des clients prêts à payer pour des équipements plus sophistiqués, mais leurs marchés attirent la convoitise de la plupart des grands fournisseurs mondiaux. Dans d'autres cas des pays comme l'Afrique du Sud et Israël proposent des systèmes performants et moins coûteux. De plus, aujourd'hui tout particulièrement, le marché est inondé de surplus américains à coût modérés. Les concurrents possibles peuvent par ailleurs parfois se trouver bloqués, comme la Turquie qui n'a pas de moteur pour son futur char de combat national Altay, produit par Otokar, puisque les Allemands refusent de le leur vendre.

 

Le chiffre d'affaires cumulé de Nexter et KMW est de moins de deux milliards d'euros, juste en dessous de Rheinmetall, mais très inférieur à celui de BAe Systems et General Dynamics dans l'armement terrestre. Pensez-vous que le mouvement de consolidation est terminé ?

Presque 2 milliards de CA n'est pas négligeable, et il ne faut pas perdre de vue qu'en matière d'armements terrestres et particulièrement de véhicules, BAe et GD font l'essentiel de leurs ventes en Amérique du Nord. Cela dit, le CA est peut être un peu juste pour réaliser une R&D sur fonds propres et procéder à des développements de produits destinés aux marchés internationaux. Cela pourrait ouvrir la voie, plus tard, à d'autres acquisitions de ce côté aussi. On peut également se demander ce que fera Rheinmetall. Le rapprochement KMW/Nexter risque de forcer le groupe, qui partage plusieurs projets avec KMW, à se repositionner. On sait depuis un moment que le leader allemand nourrit quelques ambitions pour l'Italien Iveco, par exemple.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:45
Transall starting for last time - Pictures Bundeswehr

Transall starting for last time - Pictures Bundeswehr

 

8 July - Norbert Thomas - News & Press updates / EATC

 

By the end of 30 June 2014, the German aircraft C-160 Transall were dissolved from the United Nations operational use at MINUSMA mission.

 

Consequently on 03 July, technicians and pilots went on their trip home – with their three C-160 Transall arriving at their home bases the day after. Now the aircraft returned also back to EATC operational control: one year ago the EATC had given the operational authority back to the nation, thus allowing a more precise use by the tactical mission leader in the theatre abroad.

 

For the time being the use of the German C-160 Transall came to an end, although they can be ordered back to their logistic hub in Dakar within 72 hours. A return of the machines in the field of use may be requested by the UN at any time - although this is only to be expected when the military situations changes importantly: After an evaluation of the use of forces in MINUSMA, the United Nations had announced in recent weeks that there was - so far - no further need for the use of the German C-160 Transall.

 

Since the start of the assignment under the mandate of the United Nations on 01 July 2013, the German soldiers operated 1.050 flying hours, carried 4.500 passengers and approximately 520 tons of material to and from Mali in more than 470 support flights.

Last Transalls at Dakar

Last Transalls at Dakar

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:20
Espionnage: la presse allemande s'interroge sur les liens avec les Etats-Unis

 

11.07.2014 Romandie.com (ats)

 

La presse allemande estimait vendredi que la décision d'expulser le chef des services secrets américains en Allemagne constituait une vraie "césure" dans les relations entre les deux alliés. La presse approuvait la décision de la chancelière Angela Merkel, face à "l'arrogance" des Etats-Unis.

 

Le ministre allemand des Affaires étrangères Franck-Walter Steinmeier a justifié vendredi l'expulsion du chef de l'antenne berlinoise de la CIA, évoquant une "étape nécessaire et une réaction adéquate". Il doit s'entretenir ce week-end sur cette question avec son homologue américain John Kerry.

 

L'expulsion annoncée jeudi suite à l'arrestation ces derniers jours de deux agents espionnant en Allemagne pour le compte de Washington faisait la Une des principaux quotidiens du pays.

 

"C'est une césure dans l'histoire des relations germano-américaines", soulignait le quotidien munichois de centre gauche, "Süddeutsche Zeitung" (SZ), y voyant "un acte sans précédent de protestation contre l'arrogance américaine".

 

"Merkel n'est pas le caniche d'Obama"

 

L'ancien chancelier "Gerhard Schröder avait franchi un premier pas vers l'autonomie vis-à-vis du grand allié, il y a douze ans, en disant non à la guerre en Irak. Maintenant, il s'agit d'une deuxième étape", analyse la SZ, la jugeant d'ailleurs bien "tardive".

 

"Jusqu'à présent, les Allemands avaient seulement réagi avec désillusion et indignation face aux agissements des services de renseignements américains. Avec l'expulsion du chef de ses agents, le gouvernement fédéral met pour la première fois les Américains sous pression. Espérons qu'Obama et ses troupes vont maintenant comprendre qu'ils ne peuvent pas tout se permettre en Allemagne", souligne la SZ.

 

Selon le "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (FAZ), quotidien des affaires, l'Allemagne et les Etats-Unis "sont au seuil d'une guerre diplomatique". "C'est clairement de l'énergie perdue (alors que) Berlin et Washington sont déjà très occupés avec les conflits existants dans le monde.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:56
Contre-offre de Rheinmetall au projet de Nexter Systems avec KMW

 

10/07 Thibaut Madelin, à Berlin et Denis Meynard à Saint-Etienne – LesEchos.fr

 

Rheinmetall veut racheter Krauss-Maffei Wegman avec qui Nexter Systems veut fusionner.

 

Nexter risque d’avoir de la concurrence pour son projet de rapprochement avec le fabricant allemand de blindés Krauss-Maffei Wegmann (KMW) . Selon « Handelsblatt », Rheinmetall, un autre groupe de défense allemand, prépare une offre sur KMW avec lequel il coopère sur plusieurs modèles dont le char Puma. « Des contacts ont eu lieu au plus haut niveau », rapporte le quotidien des affaires.

 

Le groupe de Düsseldorf envisage deux options pour la famille actionnaire de KMW. La première prévoit que celle-ci devienne le premier actionnaire de Rheinmetall, avec 25 % à 30% du capital, en échange de l’apport de leur société. La deuxième envisage une fusion entre l’activité de défense de Rheinmetall et celle de KMW, dont les tailles sont comparables. Un rapprochement germano-allemand pourrait entraîner des synergies de 60 à 70 millions, selon le « Handelsblatt ».

 

Rheinmetall a refusé de commenter, mais la société n’a jamais caché son intérêt pour son rival. Des discussions ont échoué à plusieurs reprises dans le passé, se heurtant notamment aux réserves de la famille Wegmann.

 

Le précédent Atlas Electronik

 

Attendu, ce rebondissement rappelle l’épisode Atlas Electronik. Fin 2005, Thales avait voulu acheter à BAE Systems cet équipementier allemand. Le britannique a finalement choisi l’offre de ThyssenKrupp et d’EADS, inférieure mais soutenue par Berlin. Le gouvernement allemand peut bloquer la cession de plus de 25% d’une société de défense à des étrangers.

 

Depuis son annonce, l’industrie allemande est prudente sur le projet Nexter-KMW. « Si cette opération réussit, je suis prêt à offrir une bouteille de champagne car ce serait un pas juste vers la consolidation de l’industrie de défense européenne », déclare aux « Echos » Georg Wilhelm Adamowitsch, directeur général de la fédération de l’industrie de sécurité et de défense (BDSV).

 

En France, parmi les syndicats de Nexter, seule la CGT s’y oppose. « Nous sommes pour des coopérations européennes, mais contre une alliance capitalistique qui conduirait à une spécialisation par pays, avec l’abandon de l’activité blindé en France », explique Jean-Pierre Brat, délégué syndical central. La CGT souligne que l’Etat français a obtenu dans les négociations avec KMW de protéger l’artillerie et les munitions, mais pas les blindés.

 

CGT contre, CFDT, FO et CFE-CGC ouverts

 

Premier syndicat maison, la CFDT refuse tout dogmatisme « On a posé des questions, demandé des garanties industrielles et sociales, ainsi que la création d’un comité de suivi avec le ministère », explique André Golliard, représentant des salariés au conseil d’administration. Hervé Duverger (FO,), estime que les salariés pourraient être rassurés par des commandes. En France, la notification du programme Scorpion est bloquée du fait du contexte budgétaire.

 

Enfin, le « oui mais » de la CFE-CGC reflète « l’espoir placé dans cette alliance européenne et le désir de plus de transparence sur la stratégie de notre direction et sur le type de portage que veut opérer notre actionnaire actuel », selon Pascal Poyade, délégué à Roanne (Loire).

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:50
Retaliation for Spying: Germany Asks CIA Official to Leave Country

 

July 10, 2014 by Matthias Gebauer – Spiegel.de

 

In what amounts to a diplomatic earthquake, Berlin has asked the country's top CIA official to leave Germany. The measure comes in response to the second allegation in a week of a German government employee spying for the US.

 

Marking its most vocal response yet to the United States for alleged spying and a tough new tone, the government in Berlin asked Washington's top CIA official in Germany to leave the country on Thursday. The news followed a meeting of the Parliamentary Control Panel (PKGR) in the federal parliament responsible for scrutiny of intelligence services.

Panel Chairperson Clemens Binninger said the request had been "a reaction to unsuccessful cooperation in the pursuit of clarification." The panel convened a special session on Thursday to discuss two cases of suspected spying by German government employees on behalf of the United States that have emerged during the past week.

The first case involved an employee with Germany's foreign intelligence service. Last Friday, federal prosecutors in Germany said they had arrested the employee of the Bundesnachrichtendienst (BND) foreign intelligence agency on suspicion he had acted as a spy against Germany by selling secrets to US intelligence agents, including documents pertaining to the special parliamentary committee investigating spying by the NSA in Germany.

And this Wednesday, the Federal Prosecutor's Office in Karlsruhe confirmed it is investigating a second case, based on suspicions that an employee with the Defense Ministry in Berlin may also have passed secrets on to the US.

The revelations of the past week show that, in addition to conducting signals intelligence to gather information on Germany, US intelligence agencies are also using human intelligence. They strongly suggest that US services in Germany continue to collect large amounts of intelligence, and all this despite the outrage over the NSA scandal and news in October 2013 that the Americans had been spying on Chancellor Merkel's mobile phone.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

6 juillet 2014 par Yves FROMION

 

Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient d’annoncer l’ouverture d’une négociation entre Nexter et l’allemand Krauss Maffei pour « rapprocher » les activités des deux entreprises. Cette affaire concerne directement les sites Nexter de Bourges et de La Chapelle-Saint-Ursin.

 

Restructurer l’industrie de Défense européenne, qui est en surcapacité, est en soi une initiative utile à condition que la formule soit gagnante-gagnante pour les partenaires. Qu’en est-il donc de ce projet ?

  • Nexter et Krauss Maffei fabriquent les mêmes  produits : blindés, artillerie, etc… et sont concurrentes sur de très nombreux marchés.
  • Krauss Maffei  est une entreprise familiale, efficace à l’exportation, à la recherche d’une nouvelle dynamique.
  • Nexter bénéficie d’un plan de charge consolidé par le lancement du programme SCORPION d’équipement de l’armée de terre française (248 Engins blindés de reconnaissance – 92 VBMR avec une cible de 2080) et par les perspectives d’exportation du canon CAESAR. On ne peut pas en dire autant de Krauss Maffei….
  • Nexter est financièrement saine parce que l’Etat l’a déchargée de l’endettement considérable de GIAT Industries (à la charge du contribuable). Krauss Maffei a une gestion financière « familiale » et réaliste.

 

On ne connaît pas la nature de l’arrangement envisagé entre les deux entreprises mais l’affaire doit susciter une grande vigilance à Bourges et dans le Cher car :

  • il y aura inévitablement une restructuration de l’outil de production, mais aussi des bureaux d’études…
  • l’organisation du management et celle des organes de décision sera déterminante. On connaît la volonté des allemands de prendre la main sur les industries européennes de Défense. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont fait capoter le projet d’alliance entre EADS et British Aerospace …
  • l’impact sur la sous-traitance ne peut être sous-estimé.

On sait le Gouvernement français dans une quête désespérée des ressources  indispensables pour financer la Loi de Programmation militaire. Il serait dangereux de vendre imprudemment les bijoux de famille.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 19:50
Berlin expulse le chef des services secrets américains

 

10/07/2014 - JDD

 

Le ton monte entre Berlin et Washington après les révélations sur des agents doubles. Le gouvernement allemand a annoncé jeudi l'expulsion du chef des services secrets américains pour l'Allemagne. Ce "représentant des services secrets américains à l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique" a été prié de quitter le pays.

 

Cette expulsion intervient quelques heures après les déclarations-chocs du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, réputé pour son franc-parler. "Que les Etats-Unis recrutent chez nous des gens de troisième classe, c'est tellement idiot. Et face à tant de bêtise, on ne peut que pleurer", a-t-il déclaré, ajoutant que la découverte de deux cas possibles d'espionnage d'agents allemands en faveur des agences de renseignement américaines "n'amusait pas franchement la chancelière" Angela Merkel.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:20
Un deuxième agent double découvert à Berlin

 

09/07/2014  Par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin – LeFigaro.fr

 

Une semaine après les révélations sur la présence d'un espion au sein des services de renseignements allemands, c'est cette fois un employé du ministère de la Défense qui est accusé d'avoir travaillé pour le compte de la CIA.

 

Et de deux. Cette fois, c'est au sein du ministère de la Défense qu'a été démasqué un espion payé par la CIA. Après la découverte la semaine dernière d'un agent double dans les rangs du BND, les services de renseignements allemands, c'est un camouflet pour le gouvernement, qui a à peine eu le temps de demander des explications à l'administration américaine. La nouvelle affaire a été révélée par le Süddeutsche Zeitung et les radios NDR et WDR.

 

Suite de l’article

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 12:20
source johnbrownnotesandessays

source johnbrownnotesandessays

 

07.09.14 by James Kirchick - thedailybeast.com

 

We’re right to spy on a country with close ties to Russia and Iran.

 

I’ve lived and loved in Germany, count Berlin as one of my favorite cities, and—pending reactions to this article—may even move back there someday. But given its intense business and political ties to Russia and Iran, and Moscow’s decades-long cultivation of intelligence assets and collaborators from the first Cold War up through the current one, American intelligence agencies would be crazy not to conduct intensive espionage operations in Germany.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 07:50
Le général Pascal Chiffoleau et le général Pascal Valentin

Le général Pascal Chiffoleau et le général Pascal Valentin

 

09/07/2014 Armée de l'air

 

Jeudi 3 juillet 2014, à Eindhoven (Pays-Bas), le général Pascal Valentin a transmis le commandement de l’EATC (European Air Transport Command - commandement européen du transport aérien militaire) au Major-General allemand Christian Badia.

 

Depuis 2012, le général Pascal Valentin commandait l’EATC. Il a contribué à l’adhésion du Luxembourg en décembre 2012 et à la déclaration officielle de la «pleine capacité opérationnelle» de l’organisation, le 28 novembre 2013. Le général Pascal Chiffoleau devient le commandant en second de l’organisation européenne. Il commandait la brigade aérienne d’appui et de projection au commandement des forces aériennes depuis 2012.

 

Le même jour, l'Espagne est devenue le sixième membre de l’EATC. Sous la présidence du commandant de la composante Air belge, le général Van De Voorde, et en présence des autorités ibériques, l’accord entérinant l'adhésion officielle de l’Espagne à l'EATC a été signé. Cette contribution permet de mettre à disposition de l'EATC une partie de sa flotte d’avions de transport, constituée de Boeing 707, C-130 Hercules, Casa C-212, C-295 ou autres CN-235.

 

L’EATC, un partenariat européen soudé pour le transport aérien militaire

 

Le commandement européen a été inauguré en septembre 2010 sur la base d’Eindhoven, par l’Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas, dans le but de coordonner et d’optimiser l’utilisation des flottes de transport pour le compte des pays partenaires. Ce «concept unique et innovant», selon le général Pascal Valentin, permet de mettre en commun des moyens aériens, dont l’emploi «est optimisé par l’EATC pour effectuer le maximum de missions» dans le cadre du transport de passagers et de matériels, d’évacuations aéro-sanitaires sur le territoire européen mais également en opérations. Depuis sa création, l’EATC a démontré toute l’étendue de sa plus-value, en participant notamment à l’opération Serval au Mali en janvier 2013.

 

Les représentants de l'EATC à Eindhoven aux Pays-Bas

Les représentants de l'EATC à Eindhoven aux Pays-Bas

Le général Pascal Valentin remet le drapeau

Le général Pascal Valentin remet le drapeau

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:20
Deutsche Fluglehrer bilden auf Blackhawk aus

 

09.07.2014 Bundeswehr

 

Im „Army Aviation Center" in Fort Rucker im US-Bundesstaat Alabama bilden die US Streitkräfte eigene und ausländische Hubschrauber Besatzungen aus. Zurzeit unterrichten dort auch sieben Fluglehrer der Bundeswehr auf der Bell UH-60 -- Blackhawk. Für die deutschen Ausbilder bedeutet dies ein enormer Erfahrungsgewinn. Gleichzeitig werden durch ihren Einsatz sog. Credits erwirtschaftet, die wiederum für deutsche Flugschüler eingesetzt werden können. Pro Jahr nehmen rund 60 Bundeswehrsoldaten an Ausbildungen und Lehrgängen in Fort Rucker teil.

 

Quelle: Redakion der Bundeswehr 07/14 14E12901

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 16:20
Der Erde entgegen - Fernspäher trainieren den Freifall

 

08.07.2014 Bundeswehr

 

Soldaten der Fernspählehrkompanie 200 schulten im US-Bundesstaat Tennessee ihre Fertigkeiten im Freifallspringen aus großer Höhe. Die 20 Aufklärungsspezialis­ten übten unter anderem das Gleitfallschirmsprin­gen mit voller Ausrüstung in der Nähe von Memphis.

Die Kompanie ist der Division Schnelle Kräfte unterstellt.

 

Quelle: Redaktion der Bundeswehr 07/14 14E16602

Kamera und Schnitt: O. Bender

 

Musik: Smash it up -- Grespy Nash, Crunch Time -- David Rolfe

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:50
Sanitätsausbildung am Vereinte Nationen-Ausbildungszentrum

 

07.07.2014 Bundeswehr

 

Die Sanitätsausbildung der Bundeswehr hat sich in den letzten Jahren stark gewandelt und verbessert. Immer mehr Soldaten erlangen eine einsatznähere Qualifikation. Ihre Aufgabe ist es bei Verwundungen qualitative Soforthilfe zu leisten und den Abtransport vorzubereiten. Im Vereinte Nationen-Ausbildungszentrum in Hammelburg wird nah an der Einsatzrealität geübt.

 

 

Quelle: Redaktion der Bundeswehr 07/14 14A13502

 

Musik: Kevin McLeod, The Descent

Royalty-Free Music

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

4 Juillet 2014 enderi.fr

 

Menées en toute discrétion depuis plusieurs mois, les discussions pour le rapprochement entre Krauss Maffei Wegmann (KMW) et Nexter sont symptomatiques des reconfigurations nécessaires entre des acteurs européens de l’armement terrestre bien trop dispersés. Bien conscients de l’effet de masse nécessaire pour s’imposer sur des marchés ultra-concurrentiels, Nexter met aussi en œuvre une stratégie fondée sur l’innovation produit.

 

Un EADS de l’armement terrestre ?

 

L’appellation est encore prématurée, et de fait EADS n’existe plus, mais le rapprochement entre KMW et Nexter, réunis sous l’acronyme KANT (« KMW and Nexter Together »), est peut-être le premier pas vers l’émergence d’un acteur majeur de l’armement terrestre au niveau européen. Le but revendiqué est d’assurer d’une part la pérennité d’une industrie de défense européenne, fragilisée en raison de sa dispersion entre une dizaine d’acteurs, et de concurrencer directement les géants General Dynamics Land Systems, et BAe Systems. Sur le modèle de ce qui a été fait pour EADS (maintenant Airbus Group) dans le domaine aéronautique, et MBDA dans le secteur des missiles, Nexter et KMW entendent amorcer le processus de restructuration de l’industrie de l’armement terrestre attendu et espéré depuis une décennie.

 

La prudence reste néanmoins de mise et l’opération n’est pas encore réellement finalisée, tant les fusions dans ce secteur sont délicates, en raison des enjeux de souveraineté et de compétences industrielles. Une fusion nationale a ainsi longtemps évoqué entre Nexter et RTD (déjà propriétaire d’ACMAT depuis 2006 et Panhard depuis 2012), mais le projet n’a jamais abouti. Les rapprochements entre France et Allemagne sont également évoqués depuis longtemps mais sans résultat. De plus, il ne s’agit pas encore d’une fusion, mais d’un rapprochement d’ici début 2015 sous l’égide d’une holding commune, détenue à parts égales par GIAT Industries SA  et par Wegmann GmbH & Co, respectivement actionnaires à 100 % de Nexter Systems et KMW Gmbh & Co. Toutefois, la grande discrétion dans laquelle les négociations ont été menées avant l’annonce laisse pour une fois augurer d’une issue plus favorable, pour autant que la volonté politique reste constante. Nexter est en effet une des rares entreprises encore 100 % étatique.

 

Une gamme de produits élargie

 

Dans le domaine artillerie, le CAESAR poursuit sa brillante carrière internationale avec des opportunités au Brésil, après plusieurs succès en Asie et de grands espoirs en Inde. Si le système d’armes reste le même, le châssis s’adapte selon les pays pour s’attirer les bonnes grâces des industriels locaux et donc des décideurs politiques. Toujours dans le domaine artillerie, le programme de canon 40 CTC (40 Cased Telescoped Cannon) mené par CTA International,  joint-venture entre BAe Systems et Nexter, a franchi une étape importante avec la qualification du système d’armes et de ces munitions. Destiné à équiper les programmes Scout et WCSP  britanniques, ce système novateur, qui sera également présent sur le futur EBRC, est envisagé comme standard OTAN pour les canons de moyen calibre, élément déterminant que lui ouvrirait les portes de marchés considérables en volume.

 

Tranchant pour l’occasion avec l’image très haut de gamme, et donc très chère, des productions hexagonales, Nexter a présenté pour la première fois au public son blindé Titus. Véhicule de transport de troupes à six roues motrices, ses protections balistiques sont évolutives jusqu’au niveau 4 (plus possibilités de protections anti-RPG) et protections contre les mines jusqu’aux niveaux 4a/4b (STANAG 4569). Il est déclinable en outre en une petite dizaine de versions : EVASAN, PC, RAV, REC ou encore une originale version MOUT (que Nexter propose aussi sur l’Aravis). Mais la caractéristique que retiendront bien des observateurs est son prix contenu : environ 700 000 euros l’unité (hors « options » et armements), soit bien moins que la moyenne du marché pour un véhicule occidental. Loin d’être un véhicule low-cost, compte tenu du savoir-faire de Nexter, le Titus s’impose comme une solution intermédiaire et un bon compromis aux demandes souvent irréalistes pour un véhicule à la fois bien protégé, fiable, rustique, confortable, performant mais peu cher. Bien que n’étant pas la réponse de Nexter au futur appel d’offre pour le VBRM en remplacement des VAB, contrairement au prototype XP2 présenté à Eurosatory 2012, le Titus ne manquera certainement pas de faire valoir ses atouts auprès des états-majors français.

 

Spécialiste des blindés moyens et lourds, Nexter a également profité du salon Eurosatory pour présenter une version évoluée du VBCI, concurrent malheureux sur plusieurs appels d’offre internationaux, même si d’autres opportunités existent encore, notamment au Danemark. Il a également fait étalage des différentes possibilités offertes par l’ARAVIS, qui connait un certain succès à l’export.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 07:50
Joachim Gauck s'entretenant avec le président des États-Unis, Barack Obama, au château de Bellevue, le 19 juin 2013 - photo US Gov

Joachim Gauck s'entretenant avec le président des États-Unis, Barack Obama, au château de Bellevue, le 19 juin 2013 - photo US Gov

 

06/07/2014 Par Nicolas Barotte - LeFigaro.fr

 

Un an après le début du scandale des écoutes de la NSA et du piratage du téléphone d'Angela Merkel, les services de renseignements du BND ont découvert qu'un de leurs hommes espionnait pour Washington.

 

Les renseignements allemands tentent de comprendre. Comment ont-ils pu être espionnés pendant deux ans de l'intérieur même de leurs services par leurs homologues américains? Un an après le début du scandale des écoutes de la NSA, quelques mois après les révélations sur le piratage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel, cette affaire d'agent double au sein du BND, révélée vendredi par le magazine Der Spiegel, risque de porter un nouveau coup aux relations de confiance entre les deux alliés traditionnels. Elle fait apparaître aussi de sérieuses failles dans la sécurité du BND.

Ironie de l'histoire, c'est en proposant ses services à la Russie le 28 mai que le suspect au profil trouble a été démasqué. Intercepté, le message adressé par e-mail au consulat russe de Munich a déclenché l'alerte au BND. Il était accompagné de trois documents confidentiels prouvant le sérieux de l'offre. Pour arrêter l'individu, les services allemands ont d'abord voulu lui tendre un piège en lui proposant un rendez-vous. Celui-ci ayant décliné, les enquêteurs ont cherché une autre piste. Ils se sont alors tournés vers leurs confrères américains pour leur demander des informations sur l'adresse mail utilisée: un compte Google. La demande est restée sans réponse. Pire, le compte incriminé a été aussitôt fermé. Les soupçons ont alors changé de direction.

 

218 documents dérobés

L'individu a été finalement identifié deux semaines plus tard grâce au tableau de congés: en examinant les documents proposés, envoyés d'un ordinateur privé, le BND a déterminé quels employés pouvaient y avoir accès. Le suspect était le seul à être absent le jour où ils ont été expédiés. Cet individu, un employé de 31 ans en poste à Pullbach, près de Munich, souffre d'un handicap.

Après avoir été un temps mis sous surveillance, l'agent a été placé mercredi en détention préventive. Décrit comme «peu qualifié» par le BND, il aurait dérobé 218 documents, classés de sensibles à confidentiels, retrouvés chez lui sur une clé USB. Durant les derniers mois, il se serait intéressé aux travaux de la commission du Bundestag chargée d'enquêter sur les écoutes de la NSA. «Tout indique qu'il travaillait pour les Américains», ont reconnu les services de renseignements allemands. Dans son appartement, sur son ordinateur personnel, la police a découvert un programme de communication cryptée caché derrière une application météo. En interrogeant le programme sur le temps à New York, l'agent double pouvait accéder à une interface de transmission sécurisée.

Le BND dément cependant qu'il s'agisse d'un agent infiltré. Le suspect a lui-même pris contact avec l'ambassade américaine de Berlin pour proposer ses services fin 2012. Lors d'une première rencontre à Salzbourg, il aurait touché 10.000 euros de la part de la CIA. Deux autres rencontres en Autriche lui auraient permis de toucher 5000 euros, puis 10.000 euros. Mais le BND évoque aussi un «besoin de reconnaissance» pour expliquer sa trahison. Les conséquences auraient pu être plus graves, minimise-t-on.

 

«Cette fois, ça suffit»

Dimanche, Angela Merkel, qui se trouve en déplacement en Chine, n'avait pas commenté publiquement l'affaire. Mais au sein du gouvernement on assure «ne pas prendre à la légère» cette affaire. Dès vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait convoqué l'ambassadeur des États-Unis. Mais Angela Merkel ne pourra pas rester longtemps silencieuse. «Cette fois, ça suffit», s'est exclamé samedi le président fédéral, Joachim Gauck, en accusant les États-Unis de «jouer avec l'amitié» entre les deux pays. En Allemagne, un ressentiment antiaméricain commence à prospérer. À Washington, la Maison-Blanche n'a pas fait de commentaires.

En Allemagne, où le sujet des écoutes est épidermique, les réactions ont été vives. Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizières, a demandé des explications «rapides» aux Américains. Le SPD a, lui, mis en cause les procédures internes du BND et la possibilité pour un seul individu, au poste modeste, d'accéder à autant d'informations. Les renseignements allemands se sont défendus en expliquant qu'il était difficile d'agir quand des individus choisissaient eux-mêmes de trahir le secret.

Quoi qu'il en soit, le BND est sur la sellette. Mis en cause pour ne pas avoir su empêcher que le portable d'Angela Merkel soit écouté, le BND va devoir réexaminer ses procédures de sécurité, qui montrent de sérieuses défaillances. D'ailleurs, il y a quelques jours, le quotidien Bildannonçait que le tout dernier téléphone sécurisé de la chancelière n'était pas sûr à 100 %. La NSA aurait déjà trouvé le moyen de contourner ses systèmes de cryptage. Mais Merkel peut se rassurer: lors de sa dernière visite à Washington, Obama lui a promis qu'elle ne serait plus écoutée.

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 11:55
Les armes ne sont jamais neutres


04.07.2014 par Philippe Leymarie - Défense en Ligne
 

Les armes, on le sait, ne sont pas des marchandises comme les autres. A quelques exceptions près – comme le fameux et quasi-universel fusil d’assaut de feu M. Kalachnikov – elles sont produites et diffusées sur une base nationale, sur décision politique, et sur financement d’un Etat, quitte ensuite à essayer d’en amortir les coûts de développement grâce à des ventes à l’export. Un commerce donc, mais soumis à de lourdes contingences politiques et réglementaires, qui sont parfois détournées. Exemples…

 

En Allemagne, Rheinmetall est sur le point de finaliser un juteux contrat avec lʼAlgérie : un millier de transports de troupes blindés de type « Fuchs II », ainsi que lʼusine qui en construira la majeure partie en Algérie même. Le projet est lancé depuis 2011, où il avait reçu un premier feu vert du Conseil fédéral de sécurité. Selon la lettre TTU (n°939, 28 juin 2014), « Berlin aurait cependant assorti ce contrat d’une clause, limitant la production des engins assemblés en Algérie à une utilisation exclusive par les forces algériennes et à une interdiction d’exportation vers des pays tiers ». En outre, ThyssenKrupp construit deux frégates pour la marine algérienne, et Daimler a placé quelques centaines de camions militaires. Le tout représente au moins 4 à 5 milliards dʼeuros de rentrées pour lʼindustrie allemande [1].

Comme l’établit le rapport gouvernemental sur les exportations d’armes, récemment paru à Berlin, l’Indonésie et surtout l’Arabie saoudite – outre l’Algérie – sont parmi les premiers clients d’une industrie allemande de l’armement qui se sent pousser des ailes : en 2013, les ventes à l’export d’armes et produits assimilés ont approché les 6 milliards d’euros. Mais Sigmar Gabriel, alors président du parti social-démocrate, sʼétait engagé lors de la campagne électorale à nettement restreindre les exportations dʼarmes. Devenu ministre de l’économie dans l’actuelle coalition, il est justement responsable du contrôle de ces exportations et membre du Conseil fédéral de sécurité, lequel octroie ou refuse à huis clos le droit à exporter.

 

Suite de l'article

 

Lire le premier volet : « La foire aux armes »

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:50
Miniserie Quick Reaction Force - Der Tiger im scharfen Schuss

 

04.07.2014 Bundeswehr

 

In der Folge 1 der Miniserie begleiten wir die QRF bei einem Übungsschießen mit dem deutschen UH Tiger unter Einsatzbedingungen.

Der operative Einsatz des Tigers in Nord-Afghanistan ist seit Juni 2014 beendet. Wir zeigen somit die letzten Bilder des Tigers im scharfen Schuss.

Das Schießen findet auf einem Luft-Bodenschießplatz außerhalb von Masar-e Scharif statt. Dabei bekämpfen die Hubschrauberbesatzun­gen nach Anweisungen des Forward Air Controllers und der Close Combat Attack Controller Übungsziele aus ausgesonderten Seecontainern und Spinden.

 

Quelle:Zentralredaktion der Bundeswehr 07/14 14E20201

 

Musik:

1) High Risk Operation Light - Mix Chevalier 783015

2) High Risk Operation Light - Mix Chevalier 783014

3) High Risk Operation Chevalier 777037

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 07:50
Germany Mulling Armed UAVs

 

July 2, 2014 defense-unmanned.com

(Source: Deutsche Welle German radio; issued June 30, 2014)

 

Armed Drones - Silent Killers or Necessary Protection?

 

Does the German army need armed drones? That issue remains highly contentious. So far, Defense Minister Ursula von der Leyen has remained mum on the issue, but this could soon change.

 

They are known as Heron, Mikdao, Aladin, KZO or Luna: the 600 drones the Bundeswehr currently employs. None of the remote-controlled unmanned aerial vehicles (UAV) are armed, as they are used for reconnaissance missions. The Bundeswehr does not have any armed drones - yet.

 

The debate about the Bundeswehr buying armed drones has been going on for a while. Defense Minister Ursula von der Leyen said in May the issue needed to be opened up for discussion in society before making a decision, adding: "This societal debate will take place in parliament this summer."

 

Decision to come

 

Experts are talking about questions concerning international law, security policy and ethics that come with the use of armed drones in a public defense committee hearing.

 

A [spokesman] for von der Leyen said she wanted to make a decision based on those talks and announce it in the Bundestag, the German parliament.

 

According to German tabloid newspaper Bild, however, there already is an internal memo in which von der Leyen is calling for the introduction of armed drones.

 

This has not been officially confirmed. But news magazine Der Spiegel claims to have similar information. According to the magazine's sources, the defense minister will publicly speak up in favor of buying armed drones in the Bundestag.

 

Conservative politician Florian Hahn supports this course of action. He expects the minister to "take a clear stand for a European development of a drone that has the capacity to be armed," Hahn told Spiegel.

 

The Green Party on the other hand strongly criticized the plan. They think armed drones are "highly problematic ethically and legally," Katrin Göring-Eckardt, leader of the Green parliamentary group, told Bild am Sonntag, the tabloid's Sunday edition.

 

The director of the German Bundeswehr Association André Wüstner calls for equipping the Bundeswehr with armed drones. "We need armed drones, because in certain situations, they are indispensable for the safety of our soldiers," Wüstner told DW.

 

Contentious issue

 

While von der Leyen's predecessor Thomas de Maizière has publicly spoken in favor of getting armed drones, the current defense minister has held back on the topic. After all, it's a tough subject area to score in politically.

 

De Maizière almost lost his job in 2013 when severe problems with the reconnaissance drone "Euro Hawk" occurred. And Germans are very aware of the questionable missions the CIA has flown with armed drones in Yemen, Somalia or the Afghan-Pakistani border area. An estimated 3,000 people, civilians among them, have died in US drone attacks. Many Germans think of drones as silent killers.

 

Drone-opponents worry that having armed drones at the Bundeswehr's disposal will lower inhibitions to use them, too. There is also the fear that fully automatic drones will at some point be able to make decisions regarding life or death. UAVs can already take off and land by themselves and - once programmed - fly routes without human involvement.

 

Niklas Schörning from the Peace Research Institute Frankfurt (PRIF) is worried about the start of an arms race toward more and more intelligent and autonomous weapon systems. "We see that no country in the world is currently developing a modern manned fighter jet," Schörning says. "So to me, this means that the armed drone that autonomously decides when to use force is already deep-seated in the minds of industry reps and military officers."

 

Strict rules for the use of drones

 

The defense ministry is currently weighing up a US offer from summer 2013 for three unarmed "Predator B" drones. These drones have the capacity to be armed later.

 

Andrej Hunko and Jan van Aken, representatives from the Left Party, filed an official enquiry on this. In the reply, it said that "conceptually, the capacity to be armed is required" for the long-distance drone in question.

 

"When the capacity to be armed is required from the get-go, the people are being consciously mislead," Hunko criticized in a press statement. He calls the defense committee's hearing an "alibi event."

 

Niklas Schörnig expects the German government to clearly explain which scenarios they think merit an armed-drone-deployment. He says that if the decision is made to purchase these drones, political conditions for their use need to be established.

 

"The German deployment rules need to be clearly and restrictively worded and should strongly encourage other states to act the same way," Schörning says.

 

A concrete decision on the acquisition can only be expected after the positions of former state secretary for armament, Stéphane Beemelmans and former head of the armament department, Detlef Selhausen, are filled again. Von der Leyen relieved both of them of their duties earlier this year, because of problems with defense projects.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

03/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le futur mariage entre les deux groupes spécialisés dans l'armement terrestre pose un certain nombre d'interrogations : rationalisation de l'outil industriel, exportations, co-management, stratégie de l'Etat français.

 

Après plusieurs années de flirt entrecoupées de période d'éloignement, les deux groupes spécialisés dans l'armement terrestre, Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont enfin décidé de se lancer dans des fiançailles. Un succès personnel pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est très impliqué dans ce dossier. Pour autant, ce rapprochement franco-allemand qualifié d'"historique" au ministère de la Défense, ne peut absolument pas être comparé à la création en 2000 d'EADS, tant les perspectives de l'aéronautique civile étaient alors excellentes.

Ce qui n'est pas vraiment le cas des perspectives de l'armement terrestre, un secteur extrêmement concurrentiel avec l'arrivée d'acteurs de pays émergents et en déclin en Europe en raison de la baisse continue des budgets de la défense. Cela pose bien sûr quelques questions. Pourquoi les deux groupes ont-ils pris autant de temps avant de concrétiser une idylle qui paraissait pourtant logique à tous les observateurs ? Est-ce donc un mariage à risques tant les deux groupes se ressemblent ? Ce rapprochement sera-t-il créateur de nouveaux marchés, et donc d'emplois ? Très clairement, est-ce que un plus un fait deux, voire trois comme cette opération a été vendue à l'opinion publique ?

Autant de paris et d'interrogations laissés en suspens... Car les conséquences ne seront visibles pour la plupart que dans cinq à dix ans. Mais qui alors s'en souviendra ?

 

1/ Beaucoup de doublons dans les programmes

A l'exception de ses activités munitions, tous les grands programmes de blindés de Nexter ont dû un jour ou l'autre affronter la très (trop ?) forte concurrence des produits de KMW, estampillés "Made in Germany". Un logo qui impose à lui seul le respect aux clients dans le secteur des blindés quand Berlin en autorise l'exportation. En son temps, le Leclerc s'est frotté aux différentes versions du char de combat Leopard, qui in fine a survécu à la compétition contrairement au char français, aujourd'hui rangé des voitures. Le Leclerc est aujourd'hui proposé d'occasion à l'exportation.

Le blindé à roues VBCI (8x8), l'un des espoirs de Nexter à l'exportation mais jusqu'ici assez vain, se retrouve souvent face au Boxer de KMW. Le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices, l'Aravis, qui a remporté un succès à l'exportation (Arabie Saoudite), est quant à lui confronté au Dingo. Enfin dans l'artillerie, KMW, plutôt absent de ce segment de marché, oppose toutefois au Caesar, l'un des best-sellers de Nexter à l'export (Arabie Saoudite, Thaïlande et Indonésie), son PzH 2000 allemand (Grèce et Qatar), un redoutable rival.

Et demain quelles seront les centres de recherches et les usines qui développeront et fabriqueront les prochains programmes dans la future société intégrée ? Les blindés aux Allemands et les munitions et artillerie au Français ? D'ici là, une fois la société commune créée en avril, les deux industriels choisiront le meilleur produit qui répond le mieux aux besoins du client. Une première rationalisation devrait rapidement intervenir parmi les sous-traitants des deux donneurs d'ordres. Les deux groupes vont très rapidement développer des synergies, notamment en mettant en commun les achats et la Recherche & Développement (R&D). Au ministère de la Défense, on parle même de "massification" des achats pour donner plus de poids vis-à-vis de la sous-traitance.

 

2/ La France impressionnée par les succès à l'export de KMW mais...

L'une des raisons majeures de ce rapprochement, en tout cas côté français, ce sont les succès à l'exportation de KMW notamment des chars Leopard, qui inspirent le plus grand respect à la plupart des responsables français. Des succès qui impressionnent jusqu'à la direction générale de l'armement (DGA) qui n'a pourtant pas la réputation de s'enflammer facilement. En 2011, KMW avait réalisé 80 % de son chiffre d'affaires à l'exportation. Nexter bénéficiera donc du réseau commercial de son partenaire "sans commune mesure avec le sien", reconnait-on au ministère de la Défense. KMW a vendu 3.400 chars Leopard, alors que Nexter n'a placé que quelque 800 chars Leclerc, une moitié en France et l'autre, à perte, aux Emirats Arabes Unis.

Mais la presse allemande est un peu plus critique sur les succès de KMW à l'export souvent entachés d'irrégularités. Selon "Manager Magazin", l'entreprise familiale pourrait par exemple écoper d'une amende de 400 millions d'euros dans le cadre d'une vente de 170 chars Leopard à la Grèce dans les années 2000. La justice grecque enquête sur des pots-de-vin dans le cadre de ce contrat.

Surtout, certaines des ventes à l'exportation de Krauss-Maffei Wegmann, notamment celle au Qatar (62 Leopard + 24 PzH 2000 pour 1,9 milliard d'euros), sont en grand danger. Elles sont suspendues par le nouveau ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui se montre très réticent sur ces ventes. Déjà, une vente de 200 Leopard A7 en Arabie Saoudite a été bloquée par Berlin. Dans le magazine allemand "Stern", il avait notamment déclaré en début d'année que l'Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d'armes.

"Je suis d'accord avec Helmut Schmidt : c'est une honte que l'Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d'armes du monde, avait-il alors expliqué. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C'est pourquoi, je suis en faveur d'une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d'armes".

"Si les armes sont livrées dans les mauvaises régions, cela peut s'avérer un commerce meurtrier", avait estimé Sigmar Gabriel, tout en comprenant l'argument qui dit qu'un cadre plus strict pour les exportations d'armes pourrait coûter des emplois. "Pas d'armes dans les pays où une guerre civile est financée. Par ailleurs, nul ne devrait vendre d'armes à des régimes iniques", avait-il rappelé. Si elles étaient confirmée par le ministre, ces mesures risqueraient d'amoindrir la force de frappe de KMW à l'exportation.

KMW a-t-il alors accepté cette opération avec Nexter pour mieux contourner les règles trop strictes de Berlin en matière d'exportation ? Dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on dément fermement. "Jamais les Allemands n'ont pris prétexte de cette opération pour contourner leur processus d'exportation", explique-t-on. Et de rappeler que la France ne faisait pas n'importe quoi en matière d'exportation et de sous-entendre que Sigmar Gabriel ne serait pas non plus éternel au poste de ministre de l'Économie.

En Allemagne, on estime qu'un tel rapprochement n'exonèrerait pas KMW de soumettre ses exportations aux autorités allemandes. D'autant que Berlin a l'intention de se montrer plus regardant en la matière après une forte hausse des ventes de matériel à des pays du Golfe et non alliés ces dernières années.

 

3/ L'Etat français va-t-il s'exonérer de son devoir vis-à-vis de Nexter ?

"Confier" les exportations des matériels de Nexter à la puissance de KMW, c'est aussi une façon de réduire la dépendance du groupe français aux coupes du budget de la défense français. Jean-Yves Le Drian "sait bien que l'entreprise Nexter telle qu'elle est aujourd'hui peut être fragilisée au moindre à-coup budgétaire", souligne-t-on dans son entourage. C'est bien mais cela ne doit pas pour autant entraîner de nouvelles baisses des commandes de l'Etat en faveur du groupe français et plus tard de la nouvelle entité dans un contexte budgétaire contraint et toujours aussi incertain. Car jusqu'ici les industriels présents dans l'armement terrestre, qui n'est "pas un secteur de souveraineté stratégique pour la France" comme l'explique le ministère, ont été sacrifiés sur l'autel des arbitrages budgétaires de l'Hôtel de Brienne.

Au sein du ministère de la Défense, on assure que le programme Scorpion, crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre (5 milliards sur une dizaine d'année, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire), sera notifié dans les prochaines semaines. Avec le programme Scorpion, pourtant déjà sérieusement raboté par la nouvelle LPM, Nexter devrait empocher environ la moitié des 5 milliards d'euros, selon le ministère, pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

 

4/ Armements terrestres : est-ce une filière stratégique ou pas ?

La filière de l'armement terrestre est-elle un secteur de souveraineté nationale pour la France ? Non, si on écoute le ministère de la Défense, qui souhaite acheter sur étagère tout ce qui est camions militaires notamment. Et prochainement les fusils d'assaut pour l'armée française. Pour exemple, le groupement franco-italien Iveco et Soframe, filiale du groupe Lohr) a déjà été retenu pour l'attribution des 2 marchés PPT (porteurs polyvalents terrestre), une famille de camion militaire. "On sait acheter à l'étranger", glisse-t-on au ministère.

Mais, en même temps, le programme Scorpion a été verrouillé par le ministère de la Défense en invoquant l'article l'article 346 du traité européen. La DGA a opté pour une consultation restreinte envoyée aux trois champions français de l'armement terrestre. Elle s'est retranchée derrière l'article 346, qui permet à un pays de  privilégier son industrie sous couvert d'enjeux de souveraineté nationales.

Pourquoi l'article 346 alors que le secteur n'est pas un enjeu de souveraineté nationale ? "On met Scorpion à part", affirme-t-on au ministère. Car, explique-t-on, ce programme représente l'intégralité de l'équipement de l'armée de terre et touche certains secteurs de souveraineté nationale comme la vétronique, la cryptologie, les liaisons de données...". La vétronique est un enjeu pour les véhicules militaires permettant d'avoir à bord une architecture centralisée des systèmes d'information et de contrôle. Cette évolution importante dans la centralisation des ressources électroniques et informatique nécessite des calculateurs embarqués puissants et compacts.

Enfin, l'Etat souhaite détenir "une action spécifique" (golden share) dans la future société commune entre Nexter et KMW pour protéger les activités stratégiques (systèmes d'armes et activités munitionnaires). L'Etat pratique-t-il un double langage ou reste-t-il simplement pragmatique dans la gestion des dossiers de la filière armement terrestre au risque de brouiller sa stratégie ?

 

5/ Les risques du co-management

Nexter et KMW vont devoir passer l'étape de la coprésidence (Philippe Burtin et Frank Haun) pendant plusieurs années. Une étape qui sera compliquée dans la gestion du groupe. Ce sera donc aux deux hommes à la tête du groupe de s'entendre parfaitement et de définir avec précision les règles du jeu. Ce sera bien sûr comme souvent une question de "feeling" et d'affectio societatis, surtout à ce niveau de responsabilités. Mais l'Etat français devrait quand même mettre un cierge pour que la coprésidence du futur groupe ne dérape pas à l'image de celle des premières années d'EADS. Un très, très fâcheux précédent qui a failli se finir par un désastre...

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:20
CAE wins defence contracts valued at approximately $110 M

 

Jul 2, 2014 ASDNews Source : CAE

 

    T-6C ground-based training system for Royal New Zealand Air Force

    Visual system upgrade on German Air Force Eurofighter simulators

    CAE Medallion-6000 image generator for T-50IQ simulator

    KC-135 boom operator weapon systems trainer for undisclosed international customer

 

CAE today announced that it has won a series of contracts valued at approximately C$110 million to provide a range of training systems and services for global defence customers. These include contracts to provide the T-6C ground-based training system and services for the Royal New Zealand Air Force (RNZAF), a contract to upgrade the visual systems on the German Air Force's Eurofighter simulators, a contract from Korea Aerospace Industries to provide the visual system for a T-50IQ full-mission simulator, and a contract to provide a KC-135 boom operator weapon systems trainer for an undisclosed international customer.

 

"We are well positioned across a range of opportunities around the world, involving defence and security forces that increasingly recognize the benefits of simulation-based training," said Gene Colabatistto, Group President, Defence and Security, CAE. "CAE is a skilled and experienced training systems integrator, and we are focused on pursuing long-term, integrated training solutions."

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:55
Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Suzanne Wasum-Rainer, ambassadrice d’Allemagne à Paris, Philippe Burtin, PDG de Nexter Systems, Frank Haun, PDG de KMW. photo MinDefFR

 

1er juillet 2014 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

 

Madame l’Ambassadrice,

Monsieur le Délégué général pour l’armement,

Monsieur le commissaire aux participations de l’Etat,

Messieurs les présidents,

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir à l’Hôtel de Brienne. Avec le rapprochement de deux grands industriels européens du domaine de la défense, nous vivons, j’en ai la certitude, un moment historique, de ceux qui ne se produisent qu’à de très rares occasions. J’ai en tête la création d’EADS en 2000 pour le secteur aéronautique, ou celle de MBDA en 2001 pour le secteur des missiles. Depuis lors, il ne s’était plus rien produit de significatif, à un tel niveau. Aujourd’hui, alors que nous assistons à la première étape de la création du leader européen de l’armement terrestre, nous renouons avec cette dynamique.

 

Il y a quelques minutes, un protocole d’accord a été signé entre Nexter Systems et KMW, en vue de leur rapprochement, et c’est pour nous tous un grand motif de satisfaction.

 

Cet accord répond à un objectif qui est l’une de mes priorités depuis deux ans, priorité que je sais partagée dans cette pièce : renforcer nos industries de défense dans le cadre européen. Alors que la concurrence internationale ne cesse de s’accroître, ces industries doivent avoir la taille critique nécessaire pour remporter des marchés à l’export, et assurer ainsi leur développement dans la durée. C’est bien l’objectif de ce rapprochement entre Nexter Systems et KMW, qui, ensemble, seront plus fortes, et deviendront même le premier acteur au niveau européen, le quatrième au niveau mondial.

 

Le magnifique précédent d’Airbus montre toute la valeur d’une telle démarche. Dans un contexte qui reste difficile pour les budgets de défense européens, et alors que nous avons presque chaque jour de nouvelles preuves de l’instabilité du monde, il est plus important que jamais que nos industries européennes soient au rendez-vous de nos défis de défense et de sécurité. Car au-delà du moteur économique qu’elles représentent, elles sont aussi une condition essentielle, première, de notre autonomie stratégique.

 

C’est dans cet esprit que le ministère dont j’ai la charge a apporté son concours actif à l’élaboration de cet accord. Il l’a fait au travers en particulier de la direction générale de l’armement, et en lien avec tous les autres acteurs : je salue en particulier l’excellence de la relation que nous entretenons avec l’Agence des Participations de l’Etat, dirigée par David Azéma, que je remercie de sa présence et de son action.

 

Le mariage, et donc la création d’un nouveau groupe, est attendu à l’horizon du premier semestre 2015. Je vous donne rendez-vous à cette date, et j’espère que nous pourrons alors célébrer ensemble la réussite d’une opération qui est, à mon sens, une véritable chance, pour la France et l’Allemagne, et pour l’Europe à travers nos deux pays.

Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, Cédric Lewandowski, Jean-Claude Mallet, Christophe Salomon, Geoffrey Bouquot, Franck Paris, Mme Suzanne Wasum-Rainer (Ambassadeur d’Allemagne), Maître Michael Abels, Dr Manfred Bode, Dipl.-Ing. Frank Haun, Dipl.ing. Jürgen Weber, M. Jörg Freimund, Dr Werner Zimni, Dipl. Kfm. Horst Rieder, M. David Azema (APE), IGA Laurent Collet-Billon (DGA), M. Frédéric Bouty (Nexter), M. Philippe Burtin (Nexter), IGA Bertrand Le Meur (DGA), M. Jean-Patrick Baillet (Nexter), M. Julien Mendez (APE).

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:55
XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

 

01-07-2014 Par Vincent Lamigeon - Challenges.fr

 

Les constructeurs du Leclerc et du Leopard font une « fusion entre égaux ». L’Etat français et la famille allemande Bode se partagent le capital.

 

L’Airbus de l’armement terrestre décolle enfin. Après dix ans d’allers- retours et de négociations plus ou moins intenses, le français Nexter, fabricant du char Leclerc et du blindé VBCI, et son concurrent allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW), concepteur du char Leopard, viennent d’annoncer leur fusion entre égaux, chacun représentant environ 800 millions d’euros de chiffre d’affaires et 3.000 salariés. Le nouveau champion européen sera détenu à 50% par l’Etat français, aujourd’hui seul actionnaire de Nexter, et à 50% par la famille allemande Bode, propriétaire de KMW. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a négocié une action spécifique pour l’Etat au sein de la filiale munitions de Nexter, jugée stratégique.

Pourquoi ces grandes manœuvres? Dans un marché dominé par les groupes anglo-saxons, notamment les géants BAE Systems (4,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et General Dynamics (4,6 milliards), et attaqué par les pays émergents comme l’Afrique du Sud ou la Turquie, l’Europe souffre d’une industrie trop morcelée. « L’Europe a 17 lignes de production de blindés contre deux aux Etats-Unis », déplorait fin avril Tom Enders, le patron d’Airbus Group.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:50
Un " Airbus des blindés " avec le rapprochement début 2015 entre Nexter et l'Allemand KMW

 

02.07.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter, deux leaders européens des blindés (Leopard pour le premier, Leclerc pour le second), ont signé, avec l'Agence de participation de l'Etat (puisque Nexter est public) ce mardi 1er juillet un protocole d'accord pour la future création d'une société holding conjointe.

 

Après EADS dans l'aéronautique en 2000 et MBDA pour les missiles en 2001, ce nouveau rapprochement franco-allemand pourrait créer une sorte d'Airbus des blindés avec un chiffre d'affaires de près de 2 milliards d'euros, un carnet de commandes d'environ 6 milliards d'euros et plus de 6 000 salariés.

 

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