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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:40
Representatives from Germany visiting KAMAZ

 

March 20, 2014 by Rostec

 

Representatives of the German Mahr GmbH company, a global manufacturer of the metrology equipment, have arrived at KAMAZ enterprises on a working visit.

Ulrich Kaspar, CEO of Mahr GmbH and Nadeem Suwanee, chief sales officer of Mahr GmbH, have come to Naberezhnye Chelny along with their Russian service partner Alexander Loktev, CEO of the Technopolis Group.

The guests are scheduled to visit the engine and automobile plants of KAMAZ, where the Mahr equipment and measuring instruments are installed.
After this, negotiations will be held in the KAMAZ general directorate on further cooperation between the two companies.

The German Mahr GmbH company is a world leader in the production of metrology equipment. Its instruments are specifically designed for use in industrial workshops, as well as for research and development.

Mahr GmbH supplies equipment to both world-famous and domestic industrial enterprises, including KAMAZ, AVTOVAZ, Airbus, Bosch and others.

KAMAZ, a division of the state corporation Rostec, is a Russia’s largest trucks manufacturer. KAMAZ includes more than 150 organizations located in Russia, the CIS, and other foreign countries, including 12 major automobile manufacturing plants and assembly facilities in Vietnam, Iran, India, Kazakhstan, and Pakistan.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:40
Rheinmetall_Defence

Rheinmetall_Defence

 

BERLIN, 20 mars - RIA Novosti

 

Le gouvernement allemand a suspendu la coopération du groupe d'armement Rheinmetall AG avec la Russie en raison de la situation autour de la Crimée, a rapporté dans la nuit de mercredi à jeudi la chaîne de télévision n24, se référant au ministère allemand de l'économie. 

Le groupe allemand en question et le ministère russe de la Défense construisent conjointement un centre d'entraînement au combat des troupes terrestres à Moulino, près de Nijni-Novgorod. Le chantier doit battre son plein cette année. Il est prévu que le centre forme annuellement 30.000 soldats. Le contrat est évalué à 100 millions d'euros. 
Le ministère allemand de l'Economie souligne que dans les circonstances actuelles, la poursuite d'une telle coopération s'avère impossible. 

La veille de cette annonce, un représentant de la société Rheinmetall avait déclaré au journal Neue Osnabruecker Zeitung que le groupe honorerait les accords avec la Russie en dépit de la réaction de l'Occident sur le rattachement de la Crimée à la Russie. 

Le groupe Rheinmetall AG est un des plus importants producteurs d'armes et de matériel militaire en Europe. 

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Se proclamant toujours président légitime, M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a aussi mis en doute la légitimité des récentes décisions de la Rada suprême ukrainienne.   

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev. La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique le 16 mars. Selon le bilan définitif, 96,77 % des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.     

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance de la république de Crimée et l'accord de l'entrée de cette presqu'île au sein de la Fédération de Russie a été signé mardi, provoquant une vive réaction des Occidentaux.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:55
Le ministère de La Défense vient d’attribuer à Geodis un nouveau contrat de transport de marchandises

 

17 mars 2014, Geodis

 

Le Ministère de la Défense vient d’attribuer à Geodis un nouveau contrat de transport de marchandises sur le territoire national et en Allemagne. Ce nouveau marché complète ceux remportés en 2013 par Geodis pour les transports internationaux de marchandises par voies aériennes et maritimes et pour les transports express en France.

 

Depuis le 1er janvier 2014, Geodis assure les transports par route de matériels techniques spécifiques dont le poids est inférieur à 30 kg ou supérieur à 1 tonne entre l’ensemble des dépôts et sites d’entreposage du ministère de la Défense et les 60 bases de Défense situées en France métropolitaine ainsi qu’en Allemagne.

 

Dans le cadre de ce contrat, Geodis transporte au profit des armées de terre, de l’air et de la Marine ainsi que pour les services interarmées (service de santé, des essences ou du commissariat des armées) toutes les marchandises nécessaires à la vie des forces armées depuis des pièces de rechange, en passant par des produits santé jusqu’aux matériels informatiques.  

 

Ce nouveau contrat complète celui remporté par Geodis le 1er septembre dernier pour les transports express en France. Celui-ci assure aux forces armées, et en particulier au service de soutien des aéronefs qui en est le premier utilisateur, les transports urgents sur l’ensemble du territoire métropolitain. Pour répondre aux besoins des armées d’une réactivité maximale sur ce type d’envoi, Geodis a mis en œuvre une cellule de 5 personnes opérationnelle 7/7j et 24/24h.

 

Par ailleurs, depuis 2012, Geodis est également partenaire du centre multimodal des transports du Ministère de la Défense de Villacoublay en complément de ses moyens propres, en tant que titulaire de marchés publics de transport par voies maritimes, puis en 2013 par voies aériennes, pour le ravitaillement des forces armées françaises partout dans le monde.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:45
Instructeur français d’EUTM Mali (crédits: G Belan)

Instructeur français d’EUTM Mali (crédits: G Belan)

 

14 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Les éléments précurseurs de la brigade franco-allemande sont déjà arrivés au Mali, prenant leurs consignes et préparant l’arrivée du gros de la force, qui va commencer à arriver dès début avril. Au total, ce sont 160 soldats issus de la BFA qui vont mettre pieds sur le territoire maliens dans le cadre de la formation de l’armée malienne (EUTM Mali), à la fois à Bamako à l’Etat Major (MHQ) ainsi qu’à Koulikoro au camps d’entrainement (KTC).

 

 

Instructeur français d’EUTM Mali (crédits: G Belan)

Instructeur français d’EUTM Mali (crédits: G Belan)

Mais attention, il ne s’agit pas à proprement parler d’un déploiement de la BFA, relève le général Bruno Guibert, commandant de l’EUTM Mali, mais bien de relèves nationales prélevées dans les unités de la BFA. La nuance est de taille, car cela signifie que si des unités de la BFA sont déployés au Mali, ce n’est pas dans le cadre de la Brigade mais bien des contingents nationaux.

 

Ainsi, bien que la France conserve pour le second mandat, la position de nation leader d’EUTM, sa présence va diminuer. De 113 aujourd’hui, les soldats français ne seront plus que 75 à partir de la mi-mai, date du début du second mandat d’EUTM Mali. Les unités françaises de la BFA vont remplacer le détachement constitué principalement du 92ème et 126ème régiments d’infanterie.

 

Côté allemand, le mouvement sera proportionnellement inverse, de 70 soldats, la présence allemande va augmenter à une centaine de soldats.

 

Pour le second mandat d’EUTM Mali, les soldats de la BFA « vont prendre leur responsabilité de manière croissante dans cadre d’EUTM » a indiqué le général Guibert, mais tout en « conservant les présences européennes de la mission ». Excepté la Pologne, qui a décidé de ne pas renouveler sa participation pour le second mandat, au grand dam des instructeurs polonais sur place. Et d’EUTM, qui n’a toujours pas de remplaçant déclaré pour ces 14 instructeurs qui s’occupaient de la formation logistique, un volet pourtant fondamental dans un pays grand comme deux fois la France.

 

Pour mémoire, EUTM c’est aujourd’hui 22 nations européennes pour 560 soldats sur le territoire malien, qui conseillent et forment l’armée malienne. Le contingent espagnol est le plus important avec 117 soldats, assurant la mission de force protection.

 

« Nous sommes très optimiste sur les bons résultats des bataillons maliens formés. Nous avons ici une démarche cohérente et nouvelle. EUTM préfigure ce que peut faire l’UE en matière d’entrainement et de conseil.  Un modèle exportable dans d’autres pays, comme pour la RCA », a précisé le général français.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:50
source johnbrownnotesandessays

source johnbrownnotesandessays

 

 

BERLIN, 13 mars - RIA Novosti

 

La chancelière allemande Angela Merkel estime que la crise en Ukraine et le problème de la Crimée ne peuvent être réglés par voie militaire.

"Dans cette situation dangereuse et tendue, il faut chercher une issue à la crise. Ce conflit ne peut pas être réglé par la voie des armes. Le mode d'action militaire n'est pas une solution pour nous", a déclaré Mme Merkel.

Selon elle, le gouvernement allemand travaille intensément avec les autres pays de l'UE et les Etats-Unis pour mettre en place une mission d'observation internationale et un groupe de contact chargés d'apporter une solution politique et diplomatique au problème.

La chancelière a également rejeté tout parallèle entre la reconnaissance du Kosovo et la situation concernant la Crimée.

"On peut dire avec certitude que la situation d'alors [au Kosovo] n'a rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine", a conclu Mme Merkel.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a indiqué mardi dernier que l'Union européenne pourrait examiner le 17 mars un nouveau train de sanctions contre la Russie si Moscou ne modifiait pas sa position sur la situation en Ukraine.

Moscou affirme pour sa part que dans le monde actuel où tous les pays sont interconnectés, le préjudice que ces sanctions pourraient occasionner serait réciproque. Le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch a déclaré à cette occasion que Moscou serait obligé de réagir aux sanctions occidentales et que sa réponse ne serait pas nécessairement symétrique.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 12:50
Tigre UHT. Photo Bundeswehr

Tigre UHT. Photo Bundeswehr

 

 

March 13, 2014: Strategy Page

 

Two years after the first ones arrived Germany recently received the last batch of four Tiger helicopter gunships modified for service in Afghanistan. These twelve ASGARD (Afghanistan Stabilization German Army Rapid Deployment) models included sand filters, additional defense systems, a mission data recorder, and communications gear able to deal with systems used by allies. Germany has been training Tiger crews intensively for the last few years, getting them ready for service in Afghanistan. The training has been intense as crews returning from Afghanistan warn that you have to be prepared if you are to survive out there.

 

There have also been teething problems with Tiger. For example all Tigers were grounded in March 2013 after one of them crashed and burned during a training accident in Germany. This was the third Tiger to crash so far, although none of the six crewmen involved were killed. Intense training continued despite the accidents. German troops in Afghanistan wanted this aircraft badly but delivery was delayed several times due to various problems. In addition to the ASGARD upgrades, there were problems with the wiring and a number of less serious shortcomings as well. When the first French Tigers arrived in Afghanistan in 2009 there were problems and that led to the German ASGARD program for German Tigers intended for Afghanistan. In 2009 Germany only had ten Tigers and all were being used for training. It took three years to create ASGARD Tigers and get some to Afghanistan.

 

Tiger is made by European firm Eurocopter and has shown up just in time in Afghanistan. Until the arrival of the French and German Tigers, American AH-64s provided gunship support for all foreign troops in Afghanistan. France has used Tigers in Somalia, and Mali, where they have performed well. Tiger has spent over 7,500 flight hours in combat zones so far and a hundred have been delivered. The major users are Germany, France (which has ordered 80), Spain (24), and Australia (22). A total of 206 Tiger helicopters have been ordered. So far Tigers have spent over 50,000 hours in the air, most of it for training.

 

The Tiger costs more (some models go for over $100 million, including R&D costs) than the AH-64, a ten ton gunship that has been in service since the 1980s. Tiger entered service in 2003. The six ton Tiger has a crew of two and a max speed of 280 kilometers an hour. It cruises at 230 kilometers an hour and usually stays in the air about three hours per sortie. It is armed with a 30mm automatic cannon, 70mm rocket pods (19 rockets per pod), and various types of air-to-ground missiles (eight Hellfire types at once). It can also carry four Mistral anti-aircraft missiles.

 

Germany appears to have lost some of its enthusiasm for Tiger and cut its order from 80 to 57. Germany has had a lot of problems with Tiger during the last few years. Besides, Germany has better uses for the money, like bailing out the many European nations having financial problems.

 

Warplanes: Tiger Makes Its Mark In Little Wars

In 2013 France received the first of 40 of the ground support (HAD) version of the Tiger helicopter gunship. In 2008 the German Army received its first Tiger HAD. This version of Tiger first entered service in 2005. The HAD version has 14 percent more engine power and better protection from ground fire than the original model. While earlier versions were mainly for anti-vehicle work, HAD is more like the current U.S. AH-64 Apache and optimized for ground support. Development of Tiger began in 1987, before the Cold War ended. So the anti-tank aspect took a while to disappear and get replaced by a gunship optimized for hunting and killing a large variety of targets.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 17:50
Entre Ariane 5 ME ou Ariane 6, l'Europe devra-t-elle choisir ?

Le budget d'Ariane 6 s'établit à environ 3 milliards d'euros pour le développement du lanceur, à quoi s'ajoutent 750 millions pour le segment du sol

 

12/03/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Selon le président du CNES, les conditions budgétaires des Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) pourraient exiger des arbitrages dans les programmes spatiaux.

 

La prochaine ministérielle des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui aura lieu en décembre prochain au Luxembourg, risque d'être compliquée entre Paris et Berlin sur la question des lanceurs. Mais selon le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Jean-Yves Le Gall, auditionné fin février par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, l'Agence spatiale européenne (ESA) réfléchit à la façon de financer les deux programmes de lanceurs Ariane 5 ME et Ariane 6. Les Allemands soutiennent le programme Ariane 5 ME, une évolution d'Ariane 5 ECA tandis que les Français estiment que le futur lanceur Ariane 6 doit être la réponse à l'offensive agressive des États-Unis, qui déstabilise avec le lanceur Falcon 9 (SpaceX) le modèle opérationnel et économique d'Ariane 5.

La prochaine ministérielle des pays membres de l'ESA demandera donc un accord entre Paris et Berlin. Et Jean-Yves Le Gall en est conscient. Toutefois, "il faut bien être conscient, a-t-il expliqué devant les sénateurs, que le compromis trouvé à Naples, consistant à tout faire, ne semble pas tenable sur le plan budgétaire, compte tenu des limites imposées par les États membres. Nous devrons donc recourir à un scénario alternatif pour tenir nos objectifs stratégiques - maintenir notre accès à l'espace, un plan de charge conséquent pour nos bureaux d'études et tenir nos engagements budgétaires".

 

L'Allemagne soutient Ariane 5 ME

Dans ces conditions, la poursuite de tous les programmes - notamment Ariane 5 ME et Ariane 6 - paraît difficile à concilier avec les positions budgétaires des différents Etats membres de l'ESA. "L'Allemagne soutient Ariane 5 ME, qui lui paraît le meilleur lanceur face à la concurrence américaine et aussi, il ne faut pas se le cacher, parce que ce scénario est plus favorable à sa propre industrie", a expliqué Jean-Yves Le Gall.

Et de rappeler à ceux qui l'avait peut être oublié que les "voisins d'Outre-Rhin ont pu manquer de cohérence en retenant, comme ils l'ont fait, Falcon 9 pour le lancement de leurs propres satellites gouvernementaux d'observation...". Bonne ambiance. Pour autant, Jean-Yves Le Gall garde espoir sur un accord avec Berlin en attendant de voir "comment les choses évoluent avec l'arrivée de la nouvelle coordonnatrice spatiale pour la partie allemande".

 

Rome penche pour Ariane 6

L'Italie, de son côté, soutient Ariane 6, a souligné Jean-Yves Le Gall parce que "le nouveau lanceur utilisera de la poudre, grande spécialité de l'industrie italienne". Notamment sur le petit lanceur italien Vega. Mais il préfère rester prudent compte tenu de la situation gouvernementale italienne. "Les changements récents intervenus à la tête de l'ASI (Agence spatiale italienne, ndlr), laissent planer des incertitudes", a-t-il fait valoir. Et les autres pays membres de l'ESA ? Jean-Yves Le Gall a estimé que "la plupart des autres Etats membres comprennent bien l'utilité qu'il y a d'avancer vers Ariane 6".

A l'origine du programme Ariane 6, la France est "très attentive aux conséquences d'un changement de lanceur sur son industrie, ce qui la pousse, à ce stade, à financer l'exploitation d'Ariane 5 dans sa version actuelle, le développement de ME et aussi celui d'Ariane 6 ainsi qu'à rechercher la meilleure voie pour passer d'un lanceur à l'autre".

 

Où en est le programme Ariane 6 ?

Selon Jean-Yves Le Gall, le dossier Ariane 6 a "bien avancé, au-delà même de ce que j'imaginais en prenant mes fonctions (au CNES, ndlr) et je me félicite que les hypothèses financières initiales viennent d'être validées par les industriels, dans les offres qu'ils ont remises le 14 février". Car il a souligné que "les hypothèses centrales de coût - 3 milliards d'euros pour le développement et 70 millions d'euros par lancement - viennent d'être validées par les industriels, c'est un pas très important". Jean-Yves Le Gall peut être rassuré. Le programme Ariane 6 semble être sur la bonne orbite.

Le budget d'Ariane 6 s'établit à environ 3 milliards d'euros pour le développement du lanceur, à quoi s'ajoutent 750 millions pour le segment du sol. "L'objectif est que la France en finance 50 %, l'Allemagne 25 %, l'Italie 15 % et la Suisse et la Belgique, 5 % chacun", a révélé le patron du CNES. Le développement d'Ariane 5, qui a été guidé par la technologie, a coûté près de 10 milliards d'euros, dont 55 % à la charge de la France. L'ESA table sur une mise en service d'Ariane 5 ME pour 2018 et la France sur une Ariane 6 pour 2021.

 

Pourquoi Ariane 6 et pas Ariane 5 ME

Le retour de la concurrence américaine avec l'offensive très agressive de SpaceX et de son lanceur Falcon 9 contraint l'Europe à évoluer "plus rapidement que prévu". D'autant que SpaceX "rend nécessaire d'augmenter le soutien public à l'exploitation de la version actuelle d'Ariane 5" pour que le lanceur reste compétitif. Car SpaceX, avec son lanceur mono charge Falcon 9, vient de réussir trois vols - le 29 septembre, le 3 décembre et le 6 janvier derniers - et signe des contrats à des prix bien en-deçà d'Ariane 5. "Comme nous avons déjà réduit considérablement nos coûts, nous pouvons difficilement diminuer nos tarifs sans un supplément d'aide publique, ce qui ne pourrait se faire, à enveloppe constante, sans limiter l'aide aux autres parties du programme d'ensemble. Car c'est une donnée déterminante du dossier : les difficultés de la conjoncture se traduisent par une pression très forte sur notre budget, particulièrement en France", a rappelé le président du CNES.

Le coût de lancement d'un satellite est d'environ 100 millions d'euros et après subvention des Etats membres, de 100 millions de dollars, contre 60 à 70 millions de dollars pour le Falcon 9 de SpaceX, a-t-il précisé. C'est pourquoi l'ESA et le CNES ont fixé l'objectif d'Ariane 6 à 70 millions d'euros par lancement, en comptant sur l'avantage de fiabilité pour être compétitifs. "Nous héritons d'une forte expertise, nos capacités d'études sont largement reconnues, notre carnet de commandes est important : je suis convaincu que nous parviendrons à nos objectifs", a assuré Jean-Yves Le Gall.

 

Comment SpaceX pratique des prix low cost

SpaceX s'appuie sur les budgets publics américains : "celui de la Nasa, 17 milliards de dollars, celui de l'US Air Force, 18 milliards et celui qui est à discrétion du président américain, pratiquement autant, soit un total de près de 50 milliards, à comparer aux 4 milliards d'euros de l'Agence spatiale européenne, auxquels s'ajoutent 1 à 2 milliards pour les programmes militaires européens", a fait valoir le président du CNES.

Ce qui est l'inverse du modèle Ariane 5, qui doit recourir au marché commercial pour atteindre un prix compétitif. "Ce sont les commandes commerciales qui font vivre le lanceur européen et c'est ce modèle d'une souveraineté fondée sur le marché commercial, qui est aujourd'hui remis en cause", a constaté Jean-Yves Le Gall. Avec Ariane 6, l'objectif annuel est de quatre lancements institutionnels et de dix lancements commerciaux.

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 20:50
Germany and War : Understanding Strategic Culture under the Merkel Government

 

11/03/2014 Sophia Becker - IRSEM

 

Synthèse

 

L’objectif de cette étude est d’analyser les attitudes de l’Allemagne vis-à-vis de l’usage de la force pendant la période du gouvernement de Merkel entre 2005 et 2012. Ont-elles connu un changement notable? Afin d’examiner le comportement allemand en matière de sécurité et de défense, le concept de culture stratégique sera utilisé comme cadre théorique. Ce concept permet de refléter la politique de sécurité et de défense en incluant des spécificités historiques, institutionnelles, normatives et idéologiques concernant la menace, l’usage et la perception de la puissance militaire. L’auteur avance que la culture stratégique de l’Allemagne est constituée de deux éléments fondamentaux, l’antimilitarisme et le multilatéralisme, ces derniers continuant d’influencer la politique étrangère allemande. Ces deux éléments sont, cependant, entrés en conflit, et par conséquent, la politique de securité allemande fait face à un dilemme inhérent à sa culture stratégique. Les décideurs allemands sont alors dans une situation délicate, puisqu’ils doivent réconcilier deux éléments contradictoires de leur culture stratégique. Les changements récents de la situation internationale ont augmenté les pressions extérieures sur l’Allemagne afin qu’elle s’engage davantage sur la scène internationale; alors qu’au même moment, des expériences telles que la guerre en Afghanistan ont terni l’image de la Bundeswehr considérée auparavant comme une force œuvrant pour le bien et ont accru le scepticisme vis-à-vis des inverventions militaires. Ces changements ont intensifié le conflit inhérent à la culture stratégique de l’Allemagne et ont ainsi complexifié davantage la politique de sécurité de l’Allemagne.

 

Abstract

 

The aim of this study is to analyse whether German attitudes towards the use of military force have undergone significant change during the time of the Merkel government between 2005 and 2012. In order to shed light on recent German security behaviour, the concept of strategic culture will be used as the theoretical framework. This concept enables to reflect on security and defence policy by including specific historical, institutional, normative, and ideational predispositions with regard to the threat, use, and perception of military force. The author suggests that German strategic culture is made up of two fundamental elements, antimilitarism and multilateralism, which continue to inform Germany's foreign policy. The two elements have, however, entered into a conflict, so that Germany faces a security policy dilemma inherent to its strategic culture. This fact puts German foreign policy makers in a delicate situation of having to reconcile two contradictory elements of their own strategic culture. Recent developments of the international environment have increased the external pressure for more German responsibility while experiences like the war in Afghanistan tarnished the Bundeswehr's image as a "force for good" and caused the scepticism towards military interventions to grow. These developments intensified the inherent conflict of German strategic culture and made the formulation of German security policy all the more complicated.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:30
Israel is looking to replace its M109 howitzer

Israel is looking to replace its M109 howitzer

 

 

Mar. 10, 2014 - By BARBARA OPALL-ROME – Defense News

 

 

Israel’s Elbit Systems and a consortium of Israeli, German and US firms are facing off in a high-stakes bid to modernize Israel’s Artillery Corps with new self-propelled guns.

The two candidates for more than $1 billion in multiyear procurement awards were downselected by Israel’s Ground Forces Command from a pool of four prospective bidders, officers here said.

Designated as a priority program by the Israel Defense Forces’ (IDF) General Staff with approved multiyear funding for a first brigade, the future gun will replace 50-year-old M109 howitzers.

The competition pits a new development by Elbit Systems against the Artillery Gun Module by Munich-based Krauss-Maffei Wegmann (KMW) optimized for the IDF by state-owned Israel Aerospace Industries.

Both options must be integrated on the Lockheed Martin-built M270 multiple launch rocket system chassis to maximize commonality of existing inventory and Israel’s recent acquisition of 150 chassis from excess US Army stocks.

“We are going with the 270 chassis in any case due to new excess supplies from the Americans and the savings to accrue through commonality,” said Brig. Gen. Roy Riftin, IDF chief artillery officer.

He added that US-based integration by either Lockheed or Elbit’s Dallas-based US subsidiary will allow the IDF to fund a significant portion of the program with annual US military aid.

Operational requirements call for a fully autonomous 52-caliber cannon capable of firing 155mm projectiles at a rate of at least five rounds per minute, with all shells impacting designated targets at the same time.

In a recent interview, Riftin flagged multiple round simultaneous impact as a key requirement for targeting terrorists, rocket-launching squads and other so-called disappearing targets.

“When the enemy sees the first round, he responds accordingly. But with this simultaneous targeting capability, he can’t disappear. It’s something we need as we adapt to new threats,” he said.

Demonstration of the KMW-based option is planned for this year while Elbit’s tailor-developed alternative should be ready for demonstrations by the end of 2015. Plans call for a deployment of Israel’s first future gun-equipped Artillery Brigade by 2019

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 13:50
La Bundeswher commande d’avantage de blindés Eagle 5

Le véhicule Eagle 5, ici mettant en œuvre un pont MTB (Medium Trackway Bridge) Crédits: GDLS

 

27 février, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le 20 février dernier, la Bundeswehr a décidé de lever l’option sur le récent contrat GFF Klasse 2 Eagle 5. Le programme allemand GFF, divisé en 4 classes (5/7/12 et 25 tonnes), vise à moderniser les blindés de l’armée de terre allemande (relire l’article de FOB sur le programme de modernisation allemand GFF ici). En juin dernier, la Bundeswher avait commandé pour la classe des 7 tonnes (GFF2), 100 blindés Eagle 5 à General Dynamics Land System (anciennement Mowag). La semaine dernière, l’Allemagne vient d’activer l’option pour 76 véhicules de plus. Ce qui portera la flotte Allemande de véhicules Eagle 4×4 au total à 681 véhicules (505 Eagle 4 et 176 Eagle 5).

 

L’Eagle 5 est un évolution du véhicule Eagle 4, en service en Allemagne, en Suisse ou au Danemark et déployés en opérations (Afghanistan…). Basé sur un châssis Duro, il affiche de nombreuses communalités avec l’Eagle 4, permettant d’optimiser la maintenance. Haut de 2,38 mètres pour une longueur de 5,40 mètres, l’Eagle 5 peut recevoir 5 soldats et atteindre une vitesse de 100 km/h grâce à son moteur diesel Cummins de 245 chevaux.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:35
Livraison du dernier Tigre UHT destiné aux opérations allemandes en Afghanistan

Cette douzième livraison constitue le dernier rétrofit prévu dans le programme ASGARD pour le Tigre UHT. Photo Airbus Helicopters

 

6 mars Aerobuzz.fr

 

Airbus Helicopters a livré (6 mars 2014) à l’armée allemande le dernier des 12 hélicoptères d’appui Tigre UHT optimisés en vue d’accomplir différentes missions en Afghanistan : appui des troupes au sol, protection des convois et reconnaissance aérienne.

 

Cet appareil destiné au 36e régiment d’hélicoptères de combat est le dernier des trois tranches de quatre hélicoptères d’appui Tigre UHT modifiés en configuration ASGARD (Afghanistan Stabilization German Army Rapid Deployment) dans le cadre d’un programme lancé fin 2011 par Airbus Helicopters et le ministère allemand de la Défense. La configuration ASGARD comprend l’installation de filtres anti-sable et d’une protection balistique supplémentaire, ainsi que l’intégration d’un enregistreur de données de missions et des moyens de communication optimisés pour les interventions multinationales.

 

Livraison du dernier Tigre UHT destiné aux opérations allemandes en Afghanistan

Les forces armées allemandes ont déployé leurs premiers Tigre UHT en configuration ASGARD en décembre 2012, les opérations débutant un mois plus tard à Mazar-e-Scharif. Photo Bundeswehr

 

À ce jour, les hélicoptères Tigre en configuration ASGARD ont accompli plus de 1 000 heures de vol au sein des forces armées allemandes, démontrant leur haute fiabilité, leur efficacité en mission, en particulier en appui des troupes au sol.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 07:40
Ukraine: Poutine accepte un groupe de contact pour entamer un dialogue

 

02 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - Vladimir Poutine a accepté une proposition d'Angela Merkel sur la création d'un groupe de contact pour entamer un dialogue politique sur l'Ukraine, a indiqué dimanche le gouvernement allemand, après un entretien téléphonique de la chancelière allemande avec le président russe.

 

Le président Poutine a accepté la proposition de la chancelière d'établir immédiatement une mission d'enquête ainsi qu'un groupe de contact, éventuellement sous la direction de l'OSCE, pour entamer un dialogue politique, selon un communiqué du gouvernement allemand.

 

Lors de leur entretien téléphonique dimanche soir, la chancelière a reproché au président russe d'avoir violé le Droit international par l'intervention russe, inacceptable, en Crimée, selon ce communiqué.

 

Mme Merkel lui a notamment reproché une violation du mémorandum de Budapest de 1994, dans lequel la Russie s'était engagée à respecter l'indépendance et la souveraineté de l'Ukraine dans ses frontières existantes, ainsi que le traité sur la flotte russe de la Mer noire de 1997.

 

La chancelière a par ailleurs de nouveau exhorté M. Poutine à respecter l'intégralité territoriale de l'Ukraine, selon le communiqué.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:50
Berlin remet à plat ses grands programmes d'armement

 

25/02 Thibaut Madelin, Correspondant à Berlin

 

La nouvelle ministre entend réexaminer les grands projets d'armement, après d'importantes dérives de coûts.

 

Elle a commencé son mandat en promettant des places de crèche pour les enfants des soldats, puis en ouvrant un débat sur la responsabilité de l'Allemagne à l'étranger, notamment en Afrique. La nouvelle ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen s'attaque maintenant à un chantier au moins aussi sensible : les programmes d'armement, dont la facture menace de déraper sérieusement et qui ont en partie sapé la carrière de son prédécesseur, Thomas de Maizières.

 

Signe de sa volonté de ne pas devenir la prochaine victime politique, elle a adopté la méthode dure. Mercredi soir dernier, tout juste de retour du Conseil des ministres franco-allemand à Paris, la ministre a ni plus ni moins refusé les rapports que venaient de lui faire les responsables de son ministère sur 15 projets d'armement stratégiques. Le lendemain, elle se séparait de son secrétaire d'Etat en charge de l'Armement, le Franco-Allemand Stéphane Beemelmans. «  Après les expériences amères qu'il a vécues l'année dernière, mon prédécesseur a mis sur les rails un dispositif de transparence et de clarté, a expliqué Ursula von der Leyen. Il est très bien et juste, et je peux bâtir dessus. Mais je constate que ce dispositif n'est pas encore appliqué et, pour cette raison, je dois mettre en place des changements structurels et personnels. »

 

Dans une lettre adressée au personnel du ministère, elle soulève le contraste entre le potentiel des programmes d'armement, mis en avant par les équipes, et les risques, présentés de façon moins consistante. Avec un budget annuel d'armement de 7 milliards d'euros et 1.200 programmes, dont une centaine de plus de 25 millions, la ministre porte une responsabilité immense. Quand un projet dérape, les sommes sont vite importantes. Dernier exemple : l'Eurofighter. Face à la dérive des coûts, Berlin a réduit sa commande de 37 avions de combat fabriqués par Airbus Defence sur 180 appareils. Berlin doit payer une compensation de 55 millions au fabricant de turbines MTU et Airbus réclame 900 millions d'euros d'indemnités, selon le magazine allemand « Handelsblatt  ».

 

Audit externe

 

Dans le cadre de son grand ménage, Ursula von der Leyen veut mandater un cabinet de conseil afin de faire le point sur les différents programmes. Une façon d'apporter un regard extérieur et objectif sur leur avancée. Mais aussi un risque, estime Christian Mölling, expert à l'Institut allemand d'affaires internationales et de sécurité (SWP). «  Il faut s'attendre à une grosse résistance au sein du ministère, dans l'industrie et de la part des partenaires internationaux », dit-il.

 

Le ministère de la Défense est en effet considéré comme une boîte noire. Plusieurs ministres ont eu du mal à le contrôler. Thomas de Maizières en a fait les frais avec le drone Eurohawk, dont il a appris les dérives de budget tardivement. Les enjeux internationaux ne sont pas non plus négligeables. Toute modification de commande à l'issue de l'audit serait susceptible d'avoir un impact sur celles des partenaires de l'Allemagne, dont la France fait partie.

 

Les chiffres clefs

7 milliards d'euros

C'est le budget annuel du ministère allemand de la Défense.

1.200 programmes d'armement

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:45
La brigade franco-allemande confirmée à la tête d'EUTM Mali

 

19.02.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Le Conseil franco-allemand des ministres de ce mercredi 19 février a confirmé que la brigade franco-allemande prendrait des responsabilités dans la mission européenne de formation de l'armée malienne, EUTM Mali.

 

Pour le reste, ce conseil a milité dans ses conclusions pour le rapprochement des analyses stratégiques et la coordination systématique des décisions importantes dans le domaine de la politique étrangère et de défense ; des déplacements conjoints des Ministres ; la participation des ministres des Affaires étrangères au Conseil des ministres de l’autre partie.

 

On encourage également le soutien au développement d’une nouvelle génération de drones de surveillance, le renforcement des partenariats industriels et technologiques. Ainsi que le développement de l’interopérabilité entre les deux forces armées et des coopérations renforcées entre les deux communautés du renseignement.

 

« La France et l’Allemagne ont décidé d’engager des éléments de la BFA au Mali : ce premier déploiement dans le cadre de l’UE et sur un théâtre africain incarnera leur engagement commun pour la stabilisation de la région », précise un communiqué du Conseil franco-allemand diffusé par le ministère français des Affaires étrangères.

 

La BFA, basée à Mullheim en Allemagne (avec des Français au sein du quartier général), regroupe environ 4 800 hommes des deux côtés du Rhin. Des éléments de la BFA ont déjà participé à des opérations extérieures en Afghanistan et au Kosovo.

 

Au moment où la France a décidé de remplacer son régiment d'infanterie de la brigade franco-allemande (dissolution du 110e RI de Donaueschingen cet été, environ 75 % de l'effectif connaît sa nouvelle affectation, remplacement par le 1er RI de Sarrebourg), cette implication (certes mesurée) est à prendre compte. L'Allemagne semble vouloir assumer plus de responsabilités internationales. La France ne s'en plaindra pas...

 

Pour l'instant, la mission EUTM Mali a impliqué à des degrés divers vingt-trois Etats-membres de l'Union européenne : Autriche, Belgique, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Letonnie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Espagne, Suède et Royaume-Uni. Son commandant est actuellement le général de brigade Bruno Guibert.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 13:45
FFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapproché

 

 

19/02/2014 Sources : EMA

 

Du 25 janvier au 9février 2014, les Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) ont accueilli une délégation franco-allemande du centre de formation à l’appui aérien (CFAA) de Nancy, dans le cadre d’un exercice d’entraînement CASEX (Close Air Support Exercice) avec les FAC (Forward Air Controler) en milieu désertique.

 

Au plus près de l’action, les FAC sont les spécialistes du combat aéroterrestre air-sol. Ils ont pour mission de guider les aéronefs sur les objectifs, afin d’assurer l’appui des unités engagées dans la manœuvre : on parle de CAS (Close Air Support) ou « appui aérien rapproché ». Les FFDJ sont idéalement implantées pour permettre toutes les combinaisons possibles : appui aérien rapproché, manœuvres dynamiques en terrain ouvert,opération amphibie, poser d’assaut, livraison par air,héliportage, évacuation médicale, tirs combinés des aéronefs et de l’artillerie sol-sol, menace sol-air, etc. CASEX a réuni 150 militaires issus des Forces Françaises stationnées à Djibouti,toutes armées confondues.

 

Trois équipes de l’US Marine Corps (USMC), soit une douzaine de militaires, ont aussi été engagées sur l’exercice. Cette présence a permis de croiser les expertises et les savoir-faire indispensables aux FAC dans un environnement interarmées et international réaliste les préparant au mieux à leurs futurs engagements.

 

Résultat concret d’une coopération interarmes, interarmées et interalliée, CASEX est un exemple parfait de partenariat entre les FFDJ et les unités de métropole venues chercher les conditions d’un entraînement exceptionnel à Djibouti.

 

Les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français pré-positionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Dans le cadre des accords de partenariat de défense entre la République de Djibouti et la France, les FFDj constituent l’un des cinq pôles de coopération de la France en Afrique. A ce titre, elles assurent des missions de coopération militaire avec les forces armées djiboutiennes, mais aussi avec les instances de la force africaine en attente en Afrique de l’est. Parmi leurs missions, les FFDj apportent également un soutien logistique et opérationnel aux moyens aériens et navals français et étrangers engagés dans le cadre de la force européenne de lutte contre la piraterie.

FFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapprochéFFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapproché
FFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapproché
FFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapprochéFFDj : Exercice interalliés d’appui aérien rapproché
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Défense. Paris positif sur des coopérations avec Berlin et Varsovie

 

18.02.2014 Ouest-France

 

Le ministère de la Défense s'est montré optimiste par les perspectives de coopération industrielle avec l'Allemagne et la Pologne.

 

Le Délégué général de l'armement, responsable des programmes en coopération, a souligné que le nouveau gouvernement en place en Allemagne avait décidé d'investir fortement dans la défense et de chercher à coopérer avec la France.

 

Un drone MALE à l'horizon 2025

 

"Le point clé que veulent mettre en exergue nos camarades allemands c'est les travaux concernant un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) futur à l'horizon 2025", a déclaré le DGA, Laurent Collet-Billon lors de sa conférence de presse annuelle. Le drone MALE à l'examen serait basé sur une proposition de coopération de trois industriels, le français Dassault Aviation, l'Européen Airbus Group et l'italien Finmeccanica, a précisé le Délégué général.

Ces industriels, soucieux de développer la technologie des drones alors que les armées européennes s'équipent en drones américains ou israéliens, se sont dits prêts l'été dernier à coopérer pour satisfaire des besoins qu'exprimeraient en commun plusieurs pays. Individuellement en effet, aucun pays européen ne peut financer le développement de ces drones qui évoluent pendant 24 heures à quelque 3 000 m d'altitude et sont devenus indispensables aux armées modernes.

 

Pologne, "véritable axe de développement"

 

Laurent Collet-Billon a par ailleurs déclaré que la Pologne était "un véritable axe de développement" d'une coopération européenne. "La Pologne cherche des partenariats industriels lui permettant de développer son industrie et son savoir faire, nous ça nous offre des opportunités de partenariat qui nous permettent de sortir de l'Hexagone", a-t-il dit.

Le Délégué général n'est pas entré dans le détail des projets étudiés, rappelant simplement qu'ils portaient sur les missiles, les sous-marins et les hélicoptères. Les chantiers navals français DCNS proposent de construire des sous-marins avec les industriels polonais qui ont aussi courtisé par le constructeur allemand TKNS.

Par ailleurs, Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) propose d'assembler en Pologne les 70 hélicoptères multirôles que doit commander l'armée polonaise. Ses concurrents pour cet appel d'offres, l'italien AgustaWestland et l'américain Sikorsky, ont déjà des usines en Pologne.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
La Brigade Franco-Allemande au CENZUB


19 févr. 2014 Armée de Terre

 

Langue, systèmes de communication et d'organisation... Beaucoup de choses sont différentes entre Français et Allemands. Pourtant, début février, le 3e régiment de hussards, le 110e régiment d'infanterie et la panzer pionier kompanie 550 se sont entraînés ensemble au Centre national d'action en zone urbaine (CENZUB). L'objectif : apprendre à travailler ensemble et échanger les savoir-faire, pour être opérationnels en cas de projection de la brigade franco-allemande (BFA).

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 08:50
La guérilla en 1870 - résistance et terreur

par Armel Dirou *

 

Après la défaite française de Sedan, le 2 Septembre 1870, et la chute de l’Empire, la France poursuit la guerre contre les Etats allemands coalisés. Aux côtés et souvent en marge des armées régulières françaises, des franc-tireurs combattent l’envahisseur. Face à l’insurrection qui s’amplifie à partir du mois d’octobre 1870, les prussiens et leurs alliés consacrent un quart de leurs effectifs à la sûreté de leurs arrières. En vertu de la loi prussienne du 4 juin 1851 sur l’état de siège, ils exercent contre cette guérilla une répression d’une implacable dureté, dont témoigne le martyre de Châteaudun. Les franc-tireurs sont des combattants qui ne peuvent bénéficier des lois de la guerre. Ils sont un tel parasite qu’il convient d’éradiquer. Cet ouvrage retrace la formation de ces unités de corps-francs, leur composition et leurs actions. Il analyse aussi le caractère brutal de la répression exercée par l’ennemi et les principes de la contre-guérilla que les Allemands ont élaborés tout au long du XIXe siècle.

 

* Docteur en Histoire de l'Université Paris-Sorbonne diplomé du Collège de Défense de l'OTAN, le Colonel Armel DIROU est actuellement chef de corps du 4e Régiment de Chasseurs. Il est également breveté de l'Ecole de Guerre et de l'Ecole Militiaire de Haute Montagne.

La guérilla en 1870 - résistance et terreur
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:20
Striking Back: Germany Considers Counterespionage Against US

 

February 18, 2014 By SPIEGEL Staff

 

Unsatisfied with the lack of answers provided by Washington in the NSA spying scandal, officials in Berlin are considering a new approach. Germany might begin counterespionage measures aimed at allies.

 

The question seemed out of place, especially when asked three times. A female journalist from a satire magazine wanted to know if Thomas de Maizière liked cheese snacks. "Questions like that are more appropriate for breakfast television than here," the minister snipped back. It was de Maizière's first visit as interior minister to the Federal Office for the Protection of the Constitution, Germany's domestic intelligence agency. And he was in no mood for jokes.

Instead, the minister preferred to focus on the basics during the appearance two weeks ago, with counterespionage at the top of his list. The issue, he warned, shouldn't be underestimated, adding that the question as to who was doing the spying was but of secondary importance.

In other words: Germany intends to defend itself against all spying efforts in the future, even if they are perpetrated by supposed friends.

While the minister's words may have sounded innocuous, they marked nothing less than the start of a political about-face. Away from the public eye, the German government is moving toward implementing plans to turn its own spies against partner countries like the United States, putting allies on the same level as the Chinese, Russians and North Koreans.

 

Humiliating Revelations

The stubbornness of the Americans, who have answered few relevant questions from Germany during the National Security Agency spying scandal, has angered the new government, comprised of Chancellor Angela Merkel's conservatives and the center-left Social Democratic Party (SPD). Now, pressure is growing for Germany to find its own answers to the questions Washington has been ignoring. "They're like cowboys who only understand the language of the Wild West," sources in Merkel's party say, referring to the Americans' intractability. Two government agencies are at the center of the strategy to restore respect that has been lost over months of humiliating revelations that the US has been spying on Germany: the Office for the Protection of the Constitution and the Federal Prosecutor's Office.

De Maizière's new assertiveness first became clear at the Munich Security Conference earlier this month. During a panel discussion, he raised the issue with Mike Rogers, chairman of the US House Permanent Select Committee on Intelligence and called the NSA's relentless collection of data "boundless". He said he couldn't even say how bad the political damage was because he was still lacking vital information.

Indeed, on many key issues, the German government is still flying just as blindly as it was last June when whistleblower Edward Snowden first went public with his revelations about the NSA's efforts to spy on Europe and other parts of the world. In response to the allegations surrounding the documents he leaked, both the Interior Ministry and the Justice Ministry sent extensive lists of questions to the US. At the end of October, they sent a pleasant reminder as well. But even still, after months of waiting, no satisfactory answers have been provided.

 

Diplomats Leave Washington Empty-Handed

A number of high-level German delegations have traveled to Washington on fact-finding missions, but they have also returned empty-handed for the most part. The Americans did provide around 1,000 pages of documents that were declassified this autumn, but they are essentially endless paragraphs about procedures and regulations. The rest is either blacked out or irrelevant.

A so-called Germany package that was to contain all the data copied by Snowden relating to Germany was promised but not delivered. And no progress whatsoever has been made on a "no-spy agreement," despite months of back and forth on the issue. A version of the paper, which is intended to lay out rules for cooperation between German and US intelligence agencies, has been shelved by Washington. It is likely to remain there as well.

Last week, US President Barack Obama himself rejected any form of a "no-spy agreement". "There's no country where we have a no-spy agreement," Obama said in a press conference during a visit by French President François Hollande. The French leader, who had expressed similar wishes to those of the Germany, was forced to travel back to Paris empty-handed.

 

US Wants to 'Turn Page'

Between the White House and the Capitol Building, people seem to be rolling their eyes at the Germans. They say they've had enough of the moaning. Sources close to Secretary of State John Kerry, especially, are pushing to move forward from the spying scandal. "Let's turn the page," Kerry reportedly said during private meetings with Merkel and Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier.

A new chapter is coming, but it won't be quite as Kerry envisioned it. The Social Democrats are increasingly irritated by the Americans' apparent ignorance over just how sensitive Germany is regarding the NSA affair. "The Iraq war was tiddlywinks compared to the blow to our relations suffered through the NSA affair," says Dietmar Nietan, a member of the German parliament who has been active on the issue of German-American relations for years now.

Members of Merkel's conservatives share similar opinions. They also fear the chancellor will suffer a massive blow to her image if she simply accepts the fact that her cell phone was spied on.

Against that backdrop, it would actually suit both the conservatives and the SPD if Federal Public Prosecutor Harald Range were to move ahead and open an official investigation into espionage activities in Germany. Germany's attorney general hasn't made a decision on taking the case yet, but pressure is mounting in Berlin. In informal talks, the government's SPD ministers -- Heiko Maas at the Justice Ministry, Steinmeier at the Foreign Ministry and Sigmar Gabriel in the Economics Ministry-- have reached an agreement with their CDU colleagues Peter Altmeier in the Chancellery and de Maizière to not stand in the way of an investigation. On the contrary. Range, who has long felt there were good reasons for an investigation, is now being explicitly encouraged to take action.

 

Letting Spies Off the Hook

Recently, officials at Maas' Justice Ministry signaled to the Federal Prosecutor's Office that it would be incomprehensible to forego investigations just because few expect it to produce any results. "It cannot be that we go hunting for common handbag thieves but do not even attempt to investigate when the chancellor's cell phone has been tapped," Maas is reported to have said during an internal discussion.

Still, as much as the new government wants to show its toughness, it is unlikely that an investigation would bear much fruit. Thus, Berlin is also seriously considering breaking a taboo by spying on its own friends. Its vehicle of choice would be Section 4 at the Office for the Protection of the Constitution (BfV), which is responsible for Germany's counterespionage efforts.

The BfV, based in Cologne, has long divided the spying world into good and bad. The Russians, Chinese, Iranians and North Koreans have always been assigned to the bad side, and the office has specifically dealt with these threats. But the Americans, the British and the French have essentially considered to be off limits.

 

'One Can't Ignore Allied Countries'

Domestic policy experts from all parties would like to change that. "We have to end the unequal approach and put them all on the same level," says CDU politician Clemens Binninger, the new head of the Parliamentary Control Panel, which is responsible for oversight of intelligence agencies in the Bundestag.

"We have to protect ourselves, no matter where the threats come from," agrees SPD domestic affairs expert Michael Hartmann. And even the Christian Social Union, which is traditionally very friendly towards the US, is concerned. "One can't ignore allied countries," says Stephan Mayer, the domestic affairs spokesman for the CSU, which shares power in government and is the Bavarian sister party to Merkel's CDU.

The plans for monitoring allies are already well developed. Section 4 in the Federal Office for the Protection of the Constitution, where just 100 specialists had been employed, is to be significantly expanded. In addition, a form of "observation-light" is planned: Western partners won't be the targets of the full spectrum of intelligence tools available, such as telephone monitoring, source acquisition or direct observation. But German authorities will do all they can to keep an eye on the goings on at embassies and consulates, learn more about who works there and determine the extent of their technical capabilities. In short, they want to know, for example, if German government offices are being monitored by the US Embassy in Berlin.

Hans-Georg Maassen, head of the Office for the Protection of the Constitution, has already gotten started. He has requested that the US Embassy supply names and data pertaining to intelligence personnel who are in Germany with diplomatic accreditation. He has also asked for information regarding private companies the US cooperates with in Germany on intelligence issues. According to sources in the Office of the Protection of the Constitution, the agency already has a better overview of what is going on than it did just a few months ago.

Even the smallest of Germany's three intelligence agencies, the Military Counterespionage Service (MAD), which is situated within Germany's military and performs some domestic intelligence operations, finds itself contemplating a new approach. Ulrich Birkenheier, who heads MAD, is currently examining whether his organization should be paying closer attention to allied intelligence agencies.

Teaching the US a Lesson

The changes mean that, nine months after the NSA affair, the German government is steering towards a serious confrontation with the US. It would mark a break with the decades-long practice of allowing Western partners to essentially do as they please in Germany. There are, to be sure, several voices -- most of them in the Chancellery and Interior Ministry -- that have warned that increased monitoring of allies could trigger unforeseen consequences and potentially cause damage to existing intelligence partnerships. Other high-ranking government officials, however, say that without such a change in focus, the US wouldn't completely understand the full ramifications of the NSA affair.

A definitive decision has not yet been made. The Foreign Ministry, the Interior Ministry and the Chancellery are still in the process of arriving at a common position. That too is one reason for the delay in Merkel's visit to Washington. Originally, March was considered, but now it is only said that the chancellor will make the trip "in the spring."

It could be later. Government sources say that Merkel will only make the trip once Berlin has reached a common position on intelligence. And when it is clear before she gets on the plane that she will be able to return with a clear success. Merkel needs a scalp. It remains unclear exactly what it will look like.

 

REPORTED BY HUBERT GUDE, HORAND KNAUP, JÖRG SCHINDLER, FIDELIUS SCHMID AND HOLGER STARK

 

Translated from the German by Charles Hawley and Daryl Lindsey

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:50
Crédits MBDA

Crédits MBDA

 

17/02/2014 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Le chiffre a de quoi rendre jaloux les militaires français : alors que l'actuelle loi de programmation militaire ne prévoit de moderniser que 100 missiles de croisière Scalp-EG, le ministère de la défense allemand a notifié en fin d'année dernière un contrat d'un montant indéterminé pour rénover pas moins de 300 KEPD 350 Taurus, des armements longue portée de la même catégorie et qui sont actuellement mis en oeuvre par les Tornado de la Luftwaffe.

 

Ce programme d'extension de durée de vie prévoit non seulement le remplacement de composants périssables (pyrotechnie, carburant…) mais aussi l'intégration d'une nouvelle architecture GPS et la "modernisation de l'environnement de développement logiciel", selon nos informations. Le chantier de cette "grande révision" sera mené sur le site MBDA Allemagne de Schrobenhausen, à une cadence d'environ 75 exemplaires par an jusqu'en 2020.

 

Taurus Systems GmbH, consortium en charge du KEPD 350, est une société conjointe entre Saab Bofors et MBDA Allemagne. Elle a récemment décroché une belle victoire à l'export en s'imposant face au JASSM américain pour équiper les F-15K de la force aérienne sud-coréenne. Le missile est également intégré sur les EF-18 espagnols.

 

En France, les projets de rénovation à mi-vie des Scalp-EG emportés par les Rafale et Mirage 2000D sont flous. L'intention de principe reste de sécuriser un programme commun avec le Royaume-Uni (qui utilise cet armement sous l'appelation Storm Shadow sur Tornado GR4) au titre d'un projet baptisé SSCEP, pour Scalp/Storm Shadow Common Enhancement Program. La déclaration commune issue du sommet franco-britannique qui s'est tenu fin janvier prévoit que les deux pays s'accordent sur "un mémorandum d'entente" au début de cet été.

 

L'environnement budgétaire contraint devrait limiter ce chantier à un "simple" allongement de la durée de vie des missiles, sans amélioration capacitaire notable. Sur les quelque 500 Scalp-EG initialement livrés à la France, seuls 100 seront donc ainsi rallongés puisque l'actuelle loi de programmation militaire ne prévoit de disposer que de 250 missiles de croisière à l'horizon 2020. Chiffre incluant les 150 missiles de croisière navals (MdCN) destinés à équiper Fremm et sous-marins Barracuda.

 

La situation est pour le moins paradoxale : l'Allemagne, qui devrait disposer en 2020-2025 de trois fois plus de missiles de croisière aéroportés que la France, n'a jamais fait usage d'un tel armement en opérations. Les avions de l'armée de l'Air et de la Marine ont quant à eux tiré quinze Scalp-EG au cours de l'opération Harmattan, en Libye, tandis que plusieurs dizaines de Storm Shadow étaient largués par les Tornado de la Royal Air Force.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 20:50
« L’Allemagne doit s’investir davantage dans la résolution de crises et de conflits » (extraits)

 

17 Février 2014 Entretien d’Europe – Fondation Robert SCHUMAN

 

A l'occasion du 16ème conseil des ministres franco-allemand le 19 février 2014, la Fondation Robert Schuman publie un entretien avec Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe CDU/CSU et président du groupe d'amitié France-Allemagne au Bundestag. Interrogé notamment sur les questions de politique étrangère, Andreas Schockenhoff plaide pour une nouvelle stratégie allemande de la défense : l'Allemagne doit s'investir davantage dans la résolution des conflits et préférer "une culture de la responsabilité et de l'aide" plutôt qu'"une culture de la retenue".

 

[...]

 

5. Lors de son discours devant le Bundestag, la chancelière allemande Angela Merkel a plaidé pour un engagement renforcé de l’armée allemande au Mali. Le président allemand et les ministres allemands de la Défense et des Affaires étrangères ont également plaidé pour un engagement renforcé de l’armée allemande à l’étranger. La majorité des Allemands semble réticente à un plus grand engagement de la Bundeswehr à l’étranger. A quelle évolution peut-on s’attendre ?

 

Andreas Schockenhoff  - Tout d’abord, très clairement : le discours du Président allemand à l’occasion de la conférence de Munich sur la sécurité était courageux, encourageant et ouvrant des perspectives pour une responsabilité plus importante de l’Allemagne en matière de politique étrangère.

 

Il faut désormais l’appliquer progressivement dans la vie politique. En ce sens, le slogan doit être : « Culture de la responsabilité et de l’aide » plutôt que « Culture de la retenue ». En d’autres termes, l’Allemagne doit s’engager plus tôt, plus résolument et de manière plus substantielle. Comme nous n’avons pas beaucoup progressé au cours des quatre dernières années, nous devons recommencer le débat depuis le début et gagner la confiance de nos alliés. Le principe pour une politique de plus grande responsabilité est le suivant : l’engagement militaire est le dernier recours, mais il ne doit pas être exclu quand des intérêts européens et allemands sont en jeu. Nous avons repris ce principe dans notre contrat de coalition : « L’Union européenne a plus que jamais besoin d’un dialogue stratégique, objectif qu’elle peut et veut atteindre avant tout par des moyens civils mais le cas échéant aussi par des moyens militaires.». En ce sens, l’Allemagne doit s’investir davantage dans la résolution de crises et de conflits – pas seulement quand il s’agit de problématiques diplomatiques, humanitaires, économiques et de politique de développement, mais aussi quand il s’agit du renforcement de la politique de sécurité et de défense commune. Mais avoir de plus grandes responsabilités nécessite également des représentations plus claires sur les plans conceptuel et stratégique. Pour cette raison, mon groupe parlementaire se penchera plus particulièrement sur les moyens politiques, humanitaires, économiques et de développement pour surmonter les défis du continent voisin africain. Mais il est aussi nécessaire que nous parvenions au niveau européen à mettre enfin en place un dialogue stratégique pour atteindre un accord politique afin d’identifier ensemble les dangers qui se présentent à nous et de travailler ensemble pour y répondre et garantir la sûreté de l’espace européen. A mon avis, nous avons justement besoin d’une politique européenne de sécurité et de défense claire concernant l’Afrique. Nous avons moins besoin d’une telle politique pour l’Asie ou d’autres régions du monde. Le fait que les missions européennes Atalante, EUTM [1] Somalie, EUTM Mali et EUFOR RCA [2] mais aussi que la plupart des Etats en déliquescence se trouvent sur le continent africain montre que les plus grands défis auxquels l’Europe doit faire face viennent d’Afrique. Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait un consensus au niveau européen là-dessus.

 

Vous avez raison d’évoquer l’opinion publique allemande. Cela montre que la politique étrangère et de sécurité allemande et particulièrement sa nouvelle orientation doit être plus intelligible et acceptable pour un plus large public. Nous avons besoin d’un débat pour qu’à l’avenir, les attentes de la population ne soient plus marquées par la « culture de la retenue » mais par la « culture de la responsabilité et de l’aide ». Cela nécessite aussi que nous organisions régulièrement au Bundestag des débats de principe sur la politique étrangère et de sécurité et pas seulement des débats sur la création ou le renouvellement de mandats d’intervention pour l’armée allemande. Le Président allemand a très justement dit que le débat sur la politique étrangère et de sécurité doit s’ancrer au coeur de la société civile. Je suis persuadé que mener ce débat sera une tâche à accomplir sur le long terme. Mais nous avons déjà une bonne base à travers les contributions et les discussions récentes sur lesquelles nous devons construire ce débat

 

1. EUTM : European Union Training Mission / mission de formation de l’Union européenne

2. EUFOR : European Union Force / Force de l’Union européenne pour la République centrafricaine (RCA)

 

Télécharger l’entretien (pdf)

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:50
EUTM Mali - photo Bundeswehr

EUTM Mali - photo Bundeswehr

 

15.02.2014 Le Monde.fr (AFP)

 

La chancelière Angela Merkel a annoncé samedi 15 février que l'Allemagne voulait renforcer sa coopération avec la France dans le domaine de la défense. « J'ai convenu avec le président français François Hollande que nous voulions profiter de ce conseil des ministres franco-allemand pour parler de nouveaux projets communs (...) notamment dans le domaine de la sécurité, en particulier en Afrique », a souligné la chancelière, qui se rendra à Paris, mercredi, avec son gouvernement pour un conseil des ministres franco-allemand.

 

« Plus de convergences sont possibles », notamment dans la coopération militaire au Mali et en République centrafricaine, a ajouté la chancelière dans son podcast hebdomadaire.

 

L'armée allemande participe au Mali à une mission d'instruction de soldats maliens initiée par l'Union européenne. Berlin a décidé au début du mois d'augmenter son contingent au Mali de 180 à 250 militaires. La Bundeswehr va également fournir un Airbus médicalisé en République centrafricaine en soutien à la mission militaire française Sangaris.

 

La rencontre entre les deux dirigeants européens portera aussi sur le changement climatique et la protection des données personnelles sur Internet.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:50
The Franco-German defence partnership: slowly does it?

 

13th February 2014  – by Vivien Pertusot* - europeangeostrategy.org

 

France, Germany, European Union, flagsHearing German leaders speak about foreign and security policy is music to the ears of the French. They have so often lectured their neighbours for evading the topic that former Defence Minister Thomas de Maizière vented his frustration a few days after becoming Interior Minister: Germany has no lesson to receive from anyone, not even France or the United Kingdom (UK). As true as that may be, there however seems to be a shift in official discourses about the role of foreign and security policy in German politics. The temptation to embrace those first blips on the radar screen is quite acute in France, but caution must prevail. Despite a few successes, cooperation in security and defence is probably the weakest link in the Franco-German couple. As Claudia Major rightly put it, there has been too much pathos and not enough pragmatism. Should there be the possibility to reignite a dormant cooperation, the French government should take German recent declarations and commitments for what they represent: the beginning of a process.

 

Failed hopes

 

For the past few years, the Franco-German relationship has been struggling. The growing disparity in power perception and economic outlooks between the two countries has strained the quality and the depth of the partnership. The width of the bilateral cooperation is impressive, but there should be no mistake; the relevance of the Franco-German relationship for both countries is defined by their partnership on the European Union (EU).

 

Security and defence is often the first domain to feel the blowback, because it has always been the toughest sector to get off the ground. France and Germany have achieved some successes: the creation of EADS – now rebranded Airbus Group – the Eurocopter Tiger, etc. Yet, even those successes have experienced the affects of the Franco-German couple and have only come to fruition thanks to the profound commitment to the partnership ingrained in the two countries’ leadership.

 

It has become cliché to say that the French still view the world as a place where the military instrument is a tool of foreign policy, whereas the Germans wish it away. It has not refrained French administrations to present the partnership as the backbone of L’Europe de la défense. This presidency is no different. Just a few weeks after François Hollande took office, the two armaments directorates were signing a letter of intent to relaunch bilateral military cooperation. Most of the themes discussed have stalled since. Foreign and security cooperation was included in the declaration of the 50th anniversary of the Elysée treaty last year, but the language was conspicuously vague and deferential.

 

The early enthusiasm faded away, yet the French government has not given up on its commitment. In his first press conference of 2014, François Hollande laid out a three-point plan to boost the Franco-German couple on the eve of the Franco-German Council of Ministers on 19 February. The French President argued in favour of more cooperation with Germany on security and defence ‘to act in favour of L’Europe de la défense’, because ‘we must do more than a brigade’; referring here to the Franco-German brigade.

 

Caution is optimism

 

This persistent commitment is welcome, but it is essential not to have blinders on. Recent speeches by German Defence Minister Ursula von der Leyen have rekindled hopes that Germany is changing its tune on foreign and security policy. That she recognises the need for Germany to show that it is a reliable partner to France in African operations undoubtedly warmed French hearts. The possible deployment of the Franco-German brigade to EU Training Mission (EUTM) Mali is another sign of the potential new way forward.

 

However, let us not get carried away. The tone has changed, but Germany still has some way to go for it to show that this is not a one-hit wonder. The Franco-German partnership on security and defence is fraught with difficulties and ideology. It has always been too ambitious for what both countries were ready to commit to. At this stage, it seems that the bilateral cooperation can be revived through military operations. Then, keep the ambitions modest and accept this as the starting point of a new process. The more politics gets in the way with high hopes and flagship projects, the more a healthy relationship based on confidence-building measures will be difficult to achieve.

 

Moreover, France should not put all its eggs in the same basket. The partnership with Germany at a bilateral level as well as a means to revive l’Europe de la défense shall not monopolise the precious little political capital the government is devoting to defence cooperation. Despite the common interests underpinning the Franco-British cooperation, it has been ailing because of a lack of political support; some other partners in the Scandinavian and Baltic countries have shown interest to cooperate with France. All of them may not be natural partners, but they can be willing and they can be able.

 

* Mr. Vivien Pertusot is an Associate Editor of European Geostrategy. He is also the Director of the French Institute for International Relations’ office in Brussels. He writes here in a personal capacity.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:50
Ecoutes US: l'Allemagne veut renforcer son contre-espionnage

 

 

BERLIN, 16 février – RIA Novosti

 

L'Office fédéral de protection de la constitution d'Allemagne compte réformer son service de contre-espionnage suite aux écoutes menées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur le territoire allemand, annonce dimanche le journal Spiegel.

 

Selon le Spiegel, l'Office fédéral de protection de la constitution, un des trois principaux services de renseignement allemands, compte élargir son quatrième bureau en charge du contre-espionnage et renforcer le contrôle sur les sites des pays alliés se trouvant sur le territoire allemand.

 

Le journal indique que le projet ne prévoit pas d'espionner les ambassades et les consulats au moyen d'écoutes et d'agents, mais d'obtenir des données plus précises sur les membres des services secrets accrédités auprès des ambassades et l'équipement technique des missions diplomatiques.

 

Le Service de contre-intelligence militaire allemand envisage lui aussi de renforcer son contrôle sur les services de renseignement alliés, indique le Spiegel.

 

La presse a relayé des informations faisant état d'écoutes du téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel par les services secrets américains. Ce scandale a été déclenché par des journalistes travaillant sur les données révélées par Edward Snowden, qui ont demandé au gouvernement allemand des explications. Une série de responsables allemands, dont la ministre allemande de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberge, ont alors déclaré que Snowden devait comparaître comme témoin dans l'affaire des écoutes de Mme Merkel.

 

Edward Snowden est recherché aux Etats-Unis pour avoir notamment divulgué des informations sur le programme de surveillance électronique Prism permettant à la NSA de recueillir les données personnelles d'utilisateurs d'Internet dans le monde entier.

 

Le 1er août 2013, l'ex-agent de la CIA a obtenu l'asile temporaire en Russie.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:50
Ferrostaal: tous les accusés du procès des sous-marins acquittés au Portugal

 

14 fév 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

LISBONNE -  Les dix accusés d'un procès pour escroquerie lié à l'achat par le Portugal de deux sous-marins au consortium allemand Ferrostaal en 2004, parmi lesquels figuraient trois Allemands, ont été acquittés vendredi par la justice portugaise.

 

Les sept hommes d'affaires portugais et les trois Allemands, dont deux anciens cadres de l'entreprise allemande, avaient été inculpés en mai 2009 pour escroquerie aggravée, faux et usage de faux.

 

Selon l'acte d'accusation, ils étaient soupçonnés d'avoir présenté des fausses factures pour justifier les investissements que le consortium allemand devait faire au Portugal dans le cadre des contreparties prévues par le contrat d'achat des sous-marins.

 

Les juges du tribunal de Lisbonne ont considéré que le parquet n'avait pas prouvé que ces factures étaient fausses, ont-ils expliqué lors de la lecture du verdict. Le ministère public a aussitôt fait part de son intention de faire appel de cette décision.

 

Tous les accusés avaient clamé leur innocence.

 

L'affaire avait rebondi en Allemagne, où Ferrostaal a été condamné fin 2011 à payer 140 millions d'euros d'amende pour ne pas avoir empêché des faits de corruption en Grèce et au Portugal.

 

Un tribunal de Munich (sud) a estimé que Ferrostaal avait manqué à ses obligations de contrôle interne, ce qui avait permis le paiement de pots-de-vin pour obtenir des contrats de construction de sous-marins.

 

L'achat des deux sous-marins par le Portugal avait été décidé par l'actuel vice-Premier ministre portugais Paulo Portas, à l'époque ministre de la Défense du gouvernement dirigé par José Manuel Barroso, qui est aujourd'hui président de la Commission européenne.

 

Ferrostaal, anciennement détenu par le fabricant de poids lourds MAN et le fonds souverain d'Abu Dhabi, est passé fin 2011 aux mains d'un fonds allemand, MPC.

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