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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:30
German Bundeswehr to Deploy Surveillance Tornado Jets to Syria

While the UK has finally decided to deploy Tornado and Typhoon fighters to carry out air strikes in Syria, Germany is expected to only send Tornado reconnaissance variants but no offensive aircraft. (GE Mod photo)


December 3, 2015 defense-aerospace.com
(Source: Deutsche Welle German Radio; issued December 3, 2015)


The German military is expected to strengthen the alliance against the 'Islamic State' (IS) with six Tornado jets for surveillance missions. Up to 1,200 German soldiers are also be deployed for a year.

German Defense Minister Ursula von der Leyen (CDU) said that a combination of airstrikes and "local ground troops" was the most promising strategy in the fight against the self-declared "Islamic State" (IS).

The role of the six Tornado fighter jets to be sent by Germany is to provide more information on Syria. A refueling aircraft is also to be deployed, in addition to a warship, which will be sent to protect a French aircraft carrier.

No cooperation with Assad troops

In order to move forward on the issue of ground troops, however, von der Leyen said "one of the first aims must first be for the 1,200 armed groups in Syria to reach a ceasefire," adding that it was important to find forces in the region that were ready to go fight.

The defense minister stressed, however, that there would be no cooperation with troops under the command of Syrian President Bashar al- Assad.
Sign to France and Syria

According to von der Leyen, the aim of the military, which would be deployed in January, is to combat and curb IS, destroy their options to retreat and prevent militants from carrying out further terrorist attacks.

Germany's parliament, the Bundestag, is set to approve the mandate on Friday.
In light of November's Paris attacks, von der Leyen said Germany's military action should also be a clear signal to France and "to the people in Syria," that Germany is determined to join the fight against IS.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:50
photo Bundeswehr

photo Bundeswehr


Dec 2, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Reuters; published Dec 2, 2015)

 

BERLIN --- The German Armed Forces took delivery of a second A400M military transport plane from Airbus in Seville on Wednesday, a Defense Ministry spokesman said on Wednesday.

Another A400M plane is due to be delivered by the end of the year, a military source said, taking the total Germany will have received to three.

Germany has ordered 53 of the planes from Airbus but deliveries have been delayed as the world's second-biggest aerospace group grapples with production delays.

Five of the planes were due to be delivered to Germany this year, but it will now only receive two.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
photo 110e RI - BFA

photo 110e RI - BFA


30/09/2015  IRSEM

 

Sous format « livre électronique », l’IRSEM publie dans cette collection ses recherches stratégiques principales

 

Defending Europe? A Stocktaking Of French and German Visions for European Defense - by Barbara KUNZ

 

ABSTRACTS

 

Numerous examples seem to illustrate the incompatibility of French and German strategic cultures. The two countries’ very different political choices in concrete situations such as the military intervention in Libya have been the subject of many debates. These differences not only hamper European security policy and thus the establishment of the European Union as a full-fledged world-wide security actor, but also cooperation within the Franco-German tandem. While France and Germany remain the “motor” couple of European integration, their dialog on security matters continues to be difficult (and too infrequent, notably in times of the Euro crisis). Strategic cultures, world views and ideas on the role to play on the international stage, as well as the attention (publicly) devoted to security policy are essentially different. Mutual incomprehension is thus manifest in Paris and Berlin, with obvious difficulties to understand the other’s objectives and motivation.

The aim of this study consists of taking stock of strategic thinking in France and Germany. More concretely, it intends to identify compatible and incompatible aspects, as well as the potential for compromise, in these national considerations on the future of CSDP and NATO. In so doing, it concentrates on five issues: strategic visions, threat perception and military doctrine; the institutional framework for European defense; military interventions; capabilities as well as the industrial dimension.

 

De nombreux exemples semblent illustrer l’incompatibilité des cultures stratégiques en France et en Allemagne. Les choix politiques très différents des deux pays dans des situations concrètes telle que l’intervention militaire en Libye ont été l’objet de nombreux débats. Ces différences entravent non seulement la politique de sécurité européenne et donc l’établissement de l’Union Européenne comme acteur mondial à part entière, mais également la coopération au sein du tandem franco-allemand. Alors que la France et l’Allemagne restent le couple « moteur » de l’intégration européenne, leur dialogue sur les questions de sécurité reste difficile (et trop peu fréquent, notamment en ces temps de crise de l’Euro). Les cultures stratégiques, les visions du monde et du rôle que l’on devrait y jouer ainsi que l’importance que l’on attache (publiquement) à la politique de sécurité sont essentiellement différentes. On constate donc une incompréhension mutuelle manifeste à Paris et à Berlin, un mal évident à comprendre les objectifs et les motivations de l’autre.

Le but de cette étude consiste avant tout à dresser le bilan de la réflexion stratégique en France et en Allemagne. Plus concrètement, elle vise à identifier les aspects compatibles et incompatibles ainsi que le potentiel de compromis dans ces réflexions nationales en vue d’un débat sur l’avenir de la PSDC et de l’OTAN, en se concentrant sur cinq aspects: la vision stratégique, la perception de la menace et la doctrine militaire ; le cadre institutionnel de la défense européenne ; les interventions militaires ; les capacités ainsi que la dimension industrielle.

 

Etude de l'IRSEM n°41 - 2015

 

Parutions précédentes

 

Etude de l'IRSEM n°40 - 2015

Stratégies de mise en place des soft powers européen et russe en Moldavie après la Guerre froide

par Michael LAMBERT

 

Etude de l'IRSEM n°39 - 2015

Parlements et légitimité démocratique de la Politique de sécurité et de défense commune

Général (2S) Maurice de LANGLOIS,
Sara CANTO

 

Etude de l'IRSEM n°38 - 2015

Quelles stratégies face aux mutations de l’économie de défense mondiale ?

sous la direction d’Aude-Emmanuelle FLEURANT

 

Etude de l'IRSEM n°37 - 2015

Les sanctions contre la Russie ont-elles un effet dissuasif ?

par Céline MARANGÉ

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:50
Porträt: Freiwilliger Wehrdienst bei den Aufklärern


18 nov. 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 11/2015 15A30801

 

„Weil es etwas komplett Anderes ist!“ – darum hat sich Sven Olsen entschieden, Freiwilligen Wehrdienst zu leisten.
Der Hauptgefreite ist Soldat im Aufklärungsbataillon 6 in Eutin. Dort arbeitet er an der Aufklärungsdrohne Luna. Moderne Technik, körperliche Herausforderungen und echte Kameradschaft erlebt Olsen jeden Tag. Kein Wunder, dass er sich nun entschlossen hat, Zeitsoldat zu werden.

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 13:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

18/11/2015 armée de Terre

 

Cette année, la promotion 2015-2 de l’école de l’infanterie de Draguignan accueille neuf officiers étrangers. Le temps de deux jours, à l’occasion d’un séminaire organisé dans le cadre d’échanges réguliers avec les armées étrangères, des stagiaires allemands, américains et émiratis sont venus grossir les rangs de cette « délégation internationale ». Ensemble, ils ont travaillé sur le thème de l’évacuation de ressortissants.

 

Travaillant en petits groupes mixtes et par ateliers, les officiers du Cours de formation des commandants d’unité (CFCU) ont planché, en anglais, autour de la méthode employée pour prendre une décision opérationnelle, permettant à chacun d’entre eux de produire des ordres tactiques clairs applicables sur le terrain (contexte de la mission, analyse, synthèse, élaboration de la manœuvre, etc.). Le deuxième jour était consacré à une réflexion autour de cas pratiques et de situations imprévues, de répétitions et de préparations de mission réalisées en simulation sur JANUS.

 

Ce séminaire était ainsi largement orienté sur la planification et la préparation de missions des sous-GTIA (groupement tactique interarmes) dans un environnement international. Un exercice que les futurs commandants d’unités mettront probablement rapidement en pratique dès la fin de leur formation, à la tête de leur compagnie en opérations.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:55
Décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

 

source JORF n°0266 du 17 novembre 2015 page 21418 texte n° 7

NOR: FCPA1527206D

ELI: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/11/16/FCPA1527206D/jo/texte
Alias: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/11/16/2015-1483/jo/texte


Public concerné : société Nexter Systems.
Objet : autorisation du transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le présent décret est pris en application de l'article 189 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques. Cette loi autorise le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales. Le transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital d'une société dont l'Etat détient directement, depuis plus de cinq ans, plus de la moitié du capital social et dont les effectifs augmentés de ceux de ses filiales sont supérieurs à cinq cents personnes au 31 décembre de l'année précédant le transfert, ou dont le chiffre d'affaires consolidé avec celui de ses filiales est supérieur à 75 millions d'euros à la date de clôture de l'exercice précédant le transfert, entre dans le champ du I de l'article 22 de l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance des opérations sur le capital des sociétés à participation publique. En outre, au regard du V de ce même article, les participations détenues par une société ayant pour objet principal la détention de titres et dont la totalité du capital appartient à l'Etat sont assimilées à des participations détenues directement par l'Etat. Conformément aux termes de l'article 22 de l'ordonnance précitée, le transfert envisagé de la majorité du capital de Nexter Systems SA au secteur privé a été autorisé par la loi et respecte les conditions précitées, peut être décidé par décret.
Références : le décret peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

 

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre des finances et des comptes publics et du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, notamment son article 189 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales ;
Vu l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 modifiée relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, notamment son titre III,
Décrète :

 


En application de l'article 189 de la loi du 6 août 2015 susvisée, le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA est décidé.

 


Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 16 novembre 2015.


Manuel Valls
Par le Premier ministre :


Le ministre des finances et des comptes publics,
Michel Sapin


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Emmanuel Macron

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (3 Nov.)

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.
 

03.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

 

Mme la présidente Patricia Adam. Je vous remercie, Monsieur le ministre, d’être une nouvelle fois présent devant notre commission, pour évoquer les opérations extérieures (OPEX). Vous venez d’ailleurs de conclure, à Balard, un colloque fort intéressant de deux jours intitulé « droit et OPEX ».

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Je souhaite faire le point sur nos différentes opérations extérieures. Je ferai aussi quelques remarques sur l’Europe de la défense, compte tenu d’un certain nombre de progrès significatifs avec nos amis allemands. Je dirai enfin deux mots de nos exportations d’armement, ainsi que de notre coopération avec le Royaume-Uni. À l’issue de cette réunion, je me rendrai d’ailleurs à Londres pour célébrer le cinquième anniversaire du traité de Lancaster House. À cette occasion, je décorerai plusieurs soldats britanniques et j’aurai un échange avec mon homologue, Michael Fallon.

Je commence par la situation dans la bande sahélo-saharienne. S’agissant du Mali, lors de la visite d’État du président Ibrahim Boubacar Keïta en France, il y a quelques jours, nous avons constaté avec lui qu’il y avait une stabilisation politique, un retour de la croissance – elle devrait se situer autour de 4 % cette année – et une amélioration considérable de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2013, en particulier depuis la signature de l’accord d’Alger.

Cela étant, nous devons rester très vigilants dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Même s’ils sont beaucoup moins nombreux et actifs, ils n’ont pas renoncé à faire dérailler le processus politique ni à agresser les forces internationales, celles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comme celles de l’opération Barkhane. Ainsi, le groupe Al-Mourabitoune continue à mener des actions au Sud, de même que le mouvement Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghali, et les restes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Nord, dans l’Adrar des Ifoghas. Un nouveau groupe, le Front de libération du Macina, issu d’autres groupes à dominante arabe, est apparu au sud de Tombouctou, à la frontière avec le Burkina Faso. Il a provoqué à quelques reprises nos forces et, surtout, les forces maliennes. Il ne s’agit pas d’un mouvement majeur, mais il convient d’y faire très attention.

Dans ce contexte, les militaires de Barkhane continuent d’assurer une présence très forte et de mener régulièrement des opérations. En ce moment, il s’agit d’une opération très intense d’une durée de un mois, baptisée « Vignemale », qui vise à repérer des caches, à neutraliser des acteurs et à poursuivre la stabilisation et la sécurisation du pays. Les effectifs de Barkhane varient entre 3 500 et 3 800 hommes en fonction des opérations. Actuellement, ils s’établissent à 3 800 hommes, compte tenu de la phase opérationnelle forte que je viens de mentionner. Notre organisation reste la même : un état-major central situé à N’Djamena et quatre pôles, avec des positions avancées à Faya Largeau, Tessalit et Madama. Cohérente et fonctionnelle, elle donne de bons résultats.

 

D’autre part, depuis l’accord d’Alger – signé en fait à Bamako le 20 juin dernier –, le Mali est engagé dans un processus vertueux de rétablissement de la paix intérieure entre les autorités de Bamako et les différents groupes qui perturbaient la situation et se battaient souvent entre eux, à savoir, d’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la branche pro-Azawad du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) – et, de l’autre, la Plateforme – qui comprend les mouvements favorables à Bamako, notamment le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), dirigé par El Hadj Ag Gamou, et la branche arabe du MAA. Malgré quelques accrochages, nous sommes globalement dans une phase de stabilisation. Des missions et des patrouilles communes sont même envisagées au Nord entre les forces armées maliennes, le GATIA et la CMA, ce qui serait sans précédent.

Je rappelle que l’accord d’Alger comprend trois volets : un volet militaire, avec la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) des groupes armés, ainsi qu’une réforme du secteur de la sécurité (RSS), mise en œuvre de manière concomitante ; un volet institutionnel, avec un processus de décentralisation donnant plus d’autonomie aux territoires du Nord ; un volet économique qui vise à favoriser les investissements dans ces territoires. Sur ce dernier point, la conférence internationale pour la relance et le développement du Mali, qui s’est tenue le 22 octobre à Paris au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a produit des résultats plutôt positifs.

Par ailleurs, j’ai pris quelques décisions concernant notre présence au Mali. Premièrement, ayant considéré que le commandement de la MINUSMA était sous-dimensionné, nous contribuons au renforcement de son état-major, aux côtés des Belges, des Canadiens et des Autrichiens, en réponse à l’appel du secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous.

Deuxièmement, nous constatons que les Européens sont de plus en plus présents au sein des effectifs de combat et de logistique de la MINUSMA : aux Néerlandais et aux Suédois vont se joindre des Allemands et des Danois. Cette montée en puissance est peut-être un peu tardive, mais c’est une bonne chose.

Troisièmement, nous souhaitons qu’une orientation complémentaire soit donnée à la mission de formation de l’Union européenne au Mali, EUTM Mali, lorsque son mandat arrivera à échéance au printemps prochain : il s’agira de l’articuler avec le processus de DDR des groupes armés signataires (GAS) de l’accord d’Alger. Je soulèverai cette question lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne le 18 novembre prochain à Bruxelles. Je pense obtenir le soutien de mes collègues. Je solliciterai celui de mon homologue britannique dès ce soir, le Royaume-Uni étant présent au sein de la mission EUTM Mali. Rappelons que celle-ci a déjà formé environ 4 000 militaires de l’armée malienne et qu’elle assure un suivi dans les unités. Ce processus est, selon moi, positif.

 

En ce qui concerne la République centrafricaine, je suis pessimiste pour le court terme, mais plutôt optimiste pour le moyen terme. À court terme, la situation reste tendue et préoccupante. Les derniers chiffres font état de quinze morts et d’une centaine de blessés à Bangui depuis le 28 octobre. Cette recrudescence des violences, à laquelle nous assistons depuis environ un mois, tient notamment à l’approche des échéances électorales. Un certain nombre d’acteurs refusent le processus électoral et veulent en découdre : d’une part, les éléments les plus radicaux de l’ex-Séléka, emmenés en particulier par Noureddine Adam ; d’autre part, les plus extrêmes des anti-balaka, activés en partie par l’ancien président François Bozizé. Ces groupes s’affrontent pour le moindre prétexte : tout récemment, le vol d’une moto s’est soldé par la mort de trois personnes. Les forces de Sangaris sont obligées d’intervenir, notamment en faisant voler les hélicoptères Tigre, afin d’éviter que la situation ne s’enflamme. Compte tenu de l’aggravation des tensions, j’ai proposé au président de la République de maintenir l’effectif de Sangaris à environ 1 000 hommes jusqu’à la fin du processus électoral, alors que nous envisagions de le faire descendre à 600 à la fin de l’année.

De plus, l’environnement des pays voisins est moins stimulant qu’auparavant, car les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui jouissaient d’une certaine autorité sur la zone, sont actuellement repliés sur leur propre territoire : le président tchadien Idriss Déby est confronté à la menace de Boko Haram ; le président gabonais Omar Bongo et son collègue congolais Denis Sassou-Nguesso sont en période préélectorale.

Il existe néanmoins des perspectives à moyen terme. Premièrement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est désormais au complet : elle compte 10 000 hommes bien répartis sur l’ensemble du territoire, à la différence de la MINUSMA, qui était restée concentrée sur Bamako à ses débuts. À mesure que la MINUSCA s’est déployée, nous avons retiré les forces de Sangaris, qui ne sont plus présentes, aujourd’hui, qu’à Sibut et à Bangui.

Deuxièmement, la MINUSCA a revu son organisation et fonctionne, selon moi, plus efficacement. La coordination avec l’opération Sangaris se passe bien.

Troisièmement, nous allons demander à l’Union européenne d’envoyer en République centrafricaine une mission de formation du type d’EUTM Mali mais de moindre dimension, pour succéder à la mission de conseil militaire EUMAM RCA. Il convient en effet de reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), aujourd’hui faibles et disparates, afin que le nouveau président dispose d’un un outil militaire suffisamment cohérent, structuré et indépendant des groupes de pression qui s’affrontent actuellement.

En tout cas, les conditions sont réunies pour que les élections se tiennent. Si le dernier calendrier connu est respecté, le premier tour aura lieu avant Noël. La proportion d’électeurs recensés, encore très faible il y a six mois, atteint aujourd’hui 91 %. Une quarantaine de candidats se sont déclarés. Le processus politique est donc en cours, et c’est assez encourageant.

 

Pour ce qui est de la situation autour du lac Tchad, après avoir subi un certain nombre d’échecs, le mouvement Boko Haram, que l’on considérait auparavant comme une armée bien organisée, s’est rabattu sur des actions de type terroriste – certaines perpétrées tout récemment. En revanche, aucun élément ne nous permet de confirmer à ce stade l’information selon laquelle le chef de Boko Haram Abubakar Shekau aurait été neutralisé. Quant au ralliement de Boko Haram à Daech, il semble être uniquement de façade, car rien ne prouve l’existence de liens militaires entre les deux mouvements, même si Daech est aujourd’hui présent en Libye.

La France n’intervient pas directement dans la lutte contre Boko Haram : elle s’en tient à un appui logistique, médical ou en termes de renseignement aux armées alliées concernées, en particulier à celles du Niger et du Tchad. Le fait nouveau, c’est que les pays de la zone, notamment le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, ont constitué une force multinationale mixte (FMM), dont l’état-major est basé à N’Djamena, à proximité de celui de Barkhane. Dans le prolongement du sommet organisé à l’Élysée en mai 2014, nous avons mis en place, à N’Djamena, une cellule de coordination et de liaison (CCL) qui comprend des représentants des pays concernés, ainsi que du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le nouveau président nigérian, Muhammadi Buhari, que j’ai rencontré lors de sa visite à Paris à la mi-septembre, se montre beaucoup plus allant que son prédécesseur pour sécuriser le Nord du pays et semble déterminé à rendre la FMM pleinement opératoire. Le poste de commandement tactique de la FMM, situé à Maiduguri, est dirigé par un général nigérian. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer à apporter notre appui à la structuration de la FMM. Les Britanniques ont annoncé qu’ils enverraient une soixantaine de formateurs pour aider l’armée nigériane à se préparer au combat – ce que mon homologue devrait me confirmer ce soir –, et les Américains ont décidé d’installer 300 militaires et quatre drones au nord du Cameroun dans les jours qui viennent. Les renseignements fournis par ces drones seront très utiles à la FMM pour lutter contre Boko Haram.

La montée en puissance de la FMM est lente, mais en bonne voie. Elle participe de l’appropriation par les Africains de leurs problématiques de sécurité, avec le soutien d’un certain nombre de pays volontaires.

 

J’en viens à la situation au Moyen-Orient. En Irak, depuis que nous avions arrêté la progression de Daech vers Bagdad et Erbil l’année dernière, la ligne de front s’était stabilisée. Or, pour la première fois, les forces irakiennes enregistrent quelques succès contre Daech, qui recule : Baïji a été reprise après plusieurs mois d’affrontement ; les combats se poursuivent à Ramadi, que l’on considérait jusqu’à présent comme entièrement sous l’emprise de Daech. D’autre part, des otages ont été libérés. Un mouvement positif semble donc à l’œuvre, qui demande à être confirmé. Les forces de la coalition continuent à bombarder pour appuyer les forces irakiennes ou kurdes.

Le gouvernement de Bagdad est apparemment traversé par des tensions, les différents groupes chiites s’opposant sur la stratégie à mener. Certains d’entre eux veulent jouer le jeu de la reconstitution de l’Irak. Le Premier ministre, Haïder Al-Abadi, renforce ses positions malgré les difficultés qu’il rencontre avec son prédécesseur, Nouri Al-Maliki. Je rappelle que le président irakien est kurde.

En Syrie, les frappes russes sont dirigées à 25 % contre Daech, notamment à Palmyre. Pour le reste, elles visent les groupes d’insurgés dans les zones où ils sont en conflit avec les forces syriennes loyales au régime de Bachar el-Assad. Il s’agit aussi bien de l’Armée syrienne libre (ASL) – la 1re brigade côtière, unité modérée encadrée par d’anciens officiers syriens, est l’une des principales cibles de ces frappes – que d’autres groupes, dont certains, tel Jabhat Al-Nosra, sont plutôt liés à Al-Qaïda. Notons que la frontière entre ces groupes est parfois poreuse.

Selon mon analyse personnelle, les Russes – qui disposent d’une trentaine de chasseurs et d’une trentaine d’hélicoptères basés à Lattaquié, ainsi que de quelques navires en Méditerranée orientale – ont sans doute pensé que leur appui aérien permettrait aux forces syriennes loyalistes de reprendre du terrain sur les groupes d’insurgés. Or, après un mois de frappes russes pourtant intenses, ce scénario ne s’est pas concrétisé : à Alep notamment, l’ASL résiste bien et les forces de Bachar el-Assad ne parviennent pas, à ce jour, à progresser. C’est peut-être ce qui explique l’accélération du processus diplomatique. D’autre part, ni l’armée syrienne loyaliste ni Daech ne semblent en mesure de déstabiliser les forces kurdes de l’YPG – Unités de protection du peuple –, qui tiennent un territoire allant de Kobané au Sinjar. D’une manière générale, la situation n’est donc pas nécessairement celle que l’on pouvait imaginer.

D’autre part, les bombardements russes provoquent des mouvements migratoires, en particulier vers la Jordanie. L’arrivée massive de réfugiés dans le nord du pays suscite une vive inquiétude de la part des autorités jordaniennes, notamment du roi, ainsi que j’ai pu le constater lors de ma récente visite à Amman. Pour une grande part, les réfugiés sont non pas installés dans des camps, mais intégrés au sein de la population. Il s’agit d’un geste d’ouverture très fort de la part des Jordaniens, mais cela peut aussi être source de complications, voire de risques majeurs.

 

En Libye, la situation demeure préoccupante. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bernardino León, qui achèvera sa mission dans quelques jours, a proposé la constitution d’un gouvernement d’unité nationale avec un premier ministre et trois vice-premiers ministres, mais ce compromis est rejeté par certains éléments tant des autorités de Tobrouk que de celles de Tripoli. Son successeur, Martin Kobler, devra reprendre le dossier. Je suis très pessimiste : tant que nous n’aboutirons pas à une solution politique, les métastases de Daech continueront à se développer, avec un soutien depuis l’Irak et la Syrie. Avec 3 000 combattants, le mouvement contrôle déjà 250 kilomètres de côtes autour de Syrte et progresse très sensiblement vers le Sud. Certains groupes s’y rallient parce qu’il leur apporte, disent-ils, une forme de sécurité. Les antagonismes et les coalitions entre les différents groupes libyens varient, de manière parfois surprenante, selon un fonctionnement clanique. Il faut tout faire pour que les deux parties principales prennent conscience du danger et dépassent leur rivalité.

Face à cette aggravation de la situation, la Tunisie est en première ligne. Je m’y suis rendu il y a quelques jours et me suis entretenu avec le Premier ministre et le ministre de la Défense. La France va apporter une aide de 20 millions d’euros à la Tunisie pour équiper et former ses forces spéciales, et contribuer ainsi à la sécurisation de ses frontières. D’autre part, nous allons travailler étroitement avec les Britanniques, qui sont très sensibilisés à la situation en Libye, pour les raisons que vous connaissez.

Le 22 juin dernier, l’Union européenne a pris la décision de mener une lutte armée contre les trafiquants de migrants en Méditerranée centrale, et lancé, à cette fin, l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Les trafics de migrants opérés à partir de la Libye sont bien évidemment concernés au premier chef. Nous sommes très présents dans le dispositif, en partenariat notamment avec les Italiens, les Espagnols, les Allemands et les Britanniques. L’état-major de l’opération, situé à Rome, est commandé par un amiral italien, le numéro 2 est un amiral français. L’opération mobilise plusieurs navires européens, dont une frégate porte-hélicoptères française, le Courbet. Nous participons aussi aux vols de surveillance maritime.

L’opération Sophia comporte trois phases. La première, qui a consisté à collecter et échanger des renseignements, est terminée. L’opération est aujourd’hui entrée dans sa deuxième phase : nous sommes en mesure d’intercepter, dans les eaux internationales, des navires transportant des migrants, voire de faire usage de la force dans certains cas face aux passeurs. Nous avons déjà sauvé un certain nombre de vies dans ce cadre. À ce stade, nous ne pouvons pas passer à la phase 3, qui consisterait à intervenir dans les eaux territoriales libyennes, car il faut soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies en ce sens, soit une demande émanant d’un gouvernement libyen reconnu internationalement.

 

Nous avons enregistré quelques avancées lors du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 – même si nous aurions aimé en obtenir davantage –, dont la décision fondamentale de conduire une action préparatoire à la recherche intéressant la défense. Le budget de l’UE contribuera à des projets militaires en matière de recherche ; le financement, encore modeste puisqu’il ne dépasse pas 50 millions d’euros, soutiendra très en amont des plans qui pourront déboucher sur une production européenne. La réunion des ministres de la Défense du 17 novembre prochain sera l’occasion de renforcer cette initiative. Les premiers programmes concerneront probablement des hélicoptères dronisants, c’est-à-dire à voilure tournante, et des composants électroniques. Ce premier acte, très significatif, se déploiera dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

Le Conseil européen de juin dernier a également abouti au lancement de l’initiative « former et équiper » – ou « train and equip » –, dont l’objectif vise, au-delà de l’accompagnement de l’EUTM, à fournir de l’équipement non létal aux forces armées formées dans le cadre des missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il s’agira donc de procurer à ces forces des matériels de communication, de logistique et des vêtements.

Il a par ailleurs été décidé de mandater la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour élaborer la stratégie globale de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui n’a pas été modifiée depuis 2003. En outre, nous avons avancé, lors de ce Conseil européen, sur la stratégie maritime, les menaces hybrides et la cybersécurité. Un mouvement a donc été amorcé, même s’il ne va pas aussi loin que nous le souhaitions en termes financiers.

 

Le rapprochement bilatéral franco-allemand a, quant à lui, beaucoup progressé au cours de ces derniers mois. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’investir dans le programme du système multinational d’imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l’observation (MUSIS) comprenant les satellites de la composante spatiale optique (CSO), en contribuant à 80 % du financement du troisième satellite, les deux premiers ayant été élaborés par la France. Cette coopération comprend un accord sur l’échange d’images radars dans la constellation SAR-Lupe allemande, compétence pour laquelle il n’existe pas de programme français. En outre, nous avons trouvé un accord le 31 juillet dernier pour le projet KANT de rapprochement des industries de défense terrestre, qui reposera sur la fusion, entérinée avant la fin de l’année, du groupe français Nexter et de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Enfin, nous travaillons avec l’Allemagne à la constitution d’un drone européen, dossier dans lequel je me suis fortement engagé car il est essentiel de faire émerger une génération européenne pour succéder au drone MALE Reaper. L’Allemagne mène en collaboration avec la France, l’Italie et l’Espagne les études de définition et de faisabilité de cet Eurodrone. L’Allemagne est prête à assumer une part majeure du financement. Les études seront contractualisées via l’OCCAr dans le courant du premier semestre 2016. Elles devraient démarrer avec une équipe multinationale sous pilotage allemand, à Bonn.

Nous fêterons ce soir à Londres le cinquième anniversaire des accords de Lancaster House. Les relations avec le Royaume-Uni s’avèrent très pragmatiques et elles progressent puisque nous pourrons déployer dès 2016 la Force expéditionnaire interalliée et interarmées – ou combined joint expeditionary force (CJEF). En outre, nous collaborons dans la logique du projet One MBDA pour les missiles de croisière futurs et le missile anti-navire léger (ANL). Enfin, nous coopérons dans le nucléaire, en mettant en commun les installations permettant de tester la fiabilité de nos armes dans le cadre du programme « EPURE ». Ce dernier, créé par le traité de Lancaster House, est très important et se déroule normalement. Nous avons également lancé avec les Britanniques l’opération devant aboutir au drone de combat du futur (SCAF).

Il y a quelques jours, nous avons signé un contrat portant sur des hélicoptères avec le Koweït qui devrait nous permettre d’atteindre le montant de 16 milliards d’euros d’exportations dans le domaine de la défense en 2016.

 

M. Joaquim Pueyo. Les Russes effectuent des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines ; la France participe aux côtés des États-Unis à une coalition internationale, et le ministère de la Défense américain a indiqué avoir renoncé à quelques frappes pour éviter une trop grande proximité avec les avions russes. À la mi-octobre, on avait évoqué l’élaboration d’un protocole aérien qui paraissait indispensable. Monsieur le ministre, ne serait-il pas judicieux que l’ensemble des puissances intervenant en Syrie se coordonnent par le biais d’un protocole ? L’opinion publique ne comprend pas ce manque de coopération, alors que tout le monde reconnaît en Daech l’ennemi numéro un.

 

M. Yves Fromion. Monsieur le ministre, comment a évolué la situation des chrétiens en Syrie et en Irak ?

Envisagez-vous une réduction des effectifs de l’opération Barkhane, puisque, même si rien n’est jamais acquis, vous estimez que les positions sont stabilisées ?

Le versement des premiers acomptes des contrats d’exportation déclenche le processus industriel ; or il semblerait que ces paiements n’aient pas été effectués pour certaines commandes : pouvons-nous espérer qu’ils le soient rapidement ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le ministre, l’article 35 de la Constitution, disposant que, lorsque la durée d’une intervention atteint quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement, n’a pas été respecté pour l’opération Barkhane. Je vous ai écrit à ce sujet le 22 janvier 2015, et vous m’avez adressé le 11 mai une réponse qui me paraît contestable. Selon vous, cette opération en poursuit d’autres – Serval au Mali et Épervier au Tchad –, déjà autorisées par le Parlement. Certes, mais les opérations armées conduites au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso n’ont jamais été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat. À vos yeux, Barkhane entre dans le champ des exceptions à l’application de l’article 35 de la Constitution. Celles-ci – qui concernent les opérations humanitaires et des forces spéciales, les actions ne poursuivant pas de but opérationnel et les prépositionnements dans le cadre d’un accord de défense – ne me semblent pas concerner Barkhane ; d’ailleurs, vous avez vous-même reconnu que l’envoi de forces s’appuie uniquement sur des accords de coopération opérationnelle ou technique. Dans le cadre de Barkhane, des militaires mènent des actions opérationnelles en situation de crise dans des territoires étrangers, ce qui nécessite une autorisation du Parlement au titre de l’article 35. Pouvez-vous me démontrer le contraire, monsieur le ministre ?

 

M. Damien Meslot. Monsieur le ministre, dans le cadre de l’opération Sentinelle, beaucoup de militaires sont mobilisés dans notre pays ; cela rassure la population, mais nous ne pouvons pas prévenir toutes les tentatives d’attentat. Ne devrions-nous pas réduire la voilure de ce dispositif ?

Avec le maire de la commune, nous étions venus vous voir pour évoquer le cas de la réduction des effectifs du 1er régiment d’artillerie stationné à Bourogne et nous attendons une réponse de votre part dans ce dossier.

 

M. Alain Marty. Monsieur le ministre, vous aviez admis, lors d’une précédente réunion, que la France était intervenue en Syrie pour armer des insurgés se battant contre M. Bachar el-Assad. Quels sont les groupes que nous avons soutenus ? Jabhat al-Nosra ? Ahrar al-Sham ? L’Armée syrienne libre, qui semble aujourd’hui en déclin ?

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, vous vous rendrez dans quelques jours au deuxième Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. Quel message y ferez-vous passer ? Quel rôle les parlementaires français et africains pourraient-ils y jouer ? Comment pourrait-on contribuer à l’élaboration d’une réflexion stratégique africaine ?

Il y a deux ans, deux journalistes français, Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, étaient assassinés au Niger, et certains éléments relatifs à ce meurtre ont été classés secret-défense. Un déclassement est-il envisageable ?

Un militaire du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes a été assassiné et un autre blessé à Cayenne, en Guyane, suite à une altercation nocturne. Disposez-vous d’éléments relatifs à ce meurtre ?

 

M. Michel Voisin. Nos forces sont envoyées dans des théâtres toujours plus nombreux et importants ; j’ai lu récemment que l’essoufflement voire l’asphyxie nous guettaient compte tenu des conditions dans lesquelles nos militaires sont employés. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

 

M. Alain Moyne-Bressand. Un accident ou un attentat a touché un avion russe il y a trois jours en Égypte ; ce pays, ami de la France, est-il exposé à un risque terroriste que représenteraient des groupes djihadistes bien organisés dans une partie de son territoire ? Avez-vous des informations en la matière ? Comment pouvons-nous aider nos amis égyptiens ?

 

M. le ministre. Monsieur Pueyo, nos interventions en Syrie sont ciblées : elles touchent Daech, ses infrastructures et ses centres d’entraînement, et elles reposent sur des renseignements que nous avons acquis nous-mêmes et recoupé avec nos Alliés. En revanche, si nous avons maintenu notre autonomie d’action, la maîtrise du ciel est américaine. Nous agissons donc en articulation avec les États-Unis qui, de leur côté, ont développé des accords de « déconfliction » avec les Russes. Nous n’entretenons pas nous-mêmes de rapports directs avec la Russie sur l’utilisation du ciel syrien.

Monsieur Fromion, ne vous inquiétez pas pour les versements des acomptes, y compris pour ceux dus par le pays auquel vous pensez. Les interrogations ont été levées.

Je ne suis pas favorable à la diminution du nombre de militaires engagés dans l’opération Barkhane pour l’instant. Il s’avère nécessaire, pour ce dispositif complet et articulé, de compter sur les effectifs actuels quand, comme actuellement, nous menons des opérations d’envergure. Le chef d’état-major des armées pense également que le moment de réduire la voilure humaine de Barkhane n’est pas encore venu, car nous devons toujours faire face à des actions « asymétriques de harcèlement, recourant par exemple à des engins explosifs improvisés – ou improvised explosive devices (IED) – et à des attentats. En outre, la situation en Libye reste dangereuse et instable.

Les chrétiens au Levant sont largement dans la zone kurde autour d’Erbil dans le Nord de l’Irak, et la situation apparaît stabilisée dans cette région après une phase marquée par des départs massifs. En revanche, il convient d’agir dans le Sinjar et de reprendre des lieux où la population chrétienne s’avère très menacée. Davantage d’opérations sont menées actuellement, et il y a lieu de maintenir cet effort. De nombreux chrétiens se trouvent parmi les réfugiés, et j’en ai d’ailleurs vu beaucoup en Jordanie. Dans le Nord de la Syrie, une partie de la population chrétienne soutient Bachar el-Assad. Les interrogations relatives à la stabilité du Liban subsistent, mais Daech n’est pas parvenu à rompre les digues existantes à proximité de la frontière syro-libanaise. L’axe reliant Damas à Homs se révèle essentiel pour assurer la sécurité du Liban, ce pays connaissant une situation politique toujours incertaine.

Monsieur Candelier, je maintiens ma position : Barkhane ne constitue pas une opération nouvelle entrant dans le champ de l’article 35 de la Constitution, car elle s’inscrit dans la suite d’Épervier et de Serval, qui ont été autorisées par le Parlement. Les missions de contre-terrorisme sont identiques, et le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont signé des accords de défense avec la France. En revanche, la prolongation de l’intervention engagée en Syrie nécessitera dans quelque temps l’approbation du Parlement.

Monsieur Meslot, la loi de programmation militaire (LPM) précise que l’on doit pouvoir en permanence mobiliser, dans le cadre de Sentinelle, de 7 000 à 10 000 hommes. Le président de la République a souhaité que 7 000 militaires soient déployés depuis les attentats de janvier dernier, et nous voulons conserver un dispositif de cette ampleur car il assure, en plus d’une fonction dissuasive, la sécurité des lieux de culte et des transports. Le risque d’attentat reste significatif et nous recevons des informations sensibles presque toutes les semaines. Nous devons donc rester vigilants, et tout signe de désengagement pourrait être perçu comme une opportunité par les groupes terroristes.

Comme je m’y suis engagé, je vous ferai parvenir cette semaine un courrier sur la situation à Bourogne et me rendrai peut-être dans cette commune.

Monsieur Marty, nous n’avons jamais soutenu Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Sham, et n’aidons que l’ASL. Nous suivons très précisément la situation avec nos alliés qui livrent des armes dans cette zone. Je pensais que l’ASL était beaucoup plus faible que ce qu’elle n’est en réalité ; elle apporte en ce moment la preuve qu’elle est capable de résister, même si la situation peut bien entendu évoluer.

Monsieur Folliot, le Forum sur la paix et la sécurité se réunira à Dakar pour la deuxième fois la semaine prochaine ; l’objectif principal réside dans l’émergence chez les leaders africains d’une culture de la sécurité et de défense. Les Africains doivent en effet être capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité. Il convient d’entreprendre ce travail de longue durée, afin d’aboutir à l’émergence d’une communauté stratégique africaine qui dépasse le simple stade des mots et entre en action. La lutte contre Boko Haram représente un exemple positif, même si la tâche s’avère dure et qu’elle n’aboutira que lentement. Plusieurs chefs d’État et ministres de la Défense se rendront à ce Forum, qui prendra donc de l’ampleur par rapport à la première réunion que nous avons initiée l’année dernière. Reste maintenant à obtenir des succès de fond, qui découleront d’une réelle prise de conscience. Des opérations comme EUTM au Mali et en République centrafricaine (RCA) ont permis de reconstruire les armées nationales de ces pays qui ont remplacé les forces claniques. Étendre ce modèle assurerait la sécurité en Afrique dans la durée.

J’ai bien reçu les lettres, largement diffusées, demandant la déclassification d’éléments concernant l’assassinat de Mme Ghislaine Dupont et de M. Claude Verlon ; une procédure est en cours afin de déclassifier l’ensemble de ce dossier, mais elle se révèle lente. Seuls les juges peuvent réclamer cette opération : M. Marc Trévidic nous a sollicités en ce sens en mai dernier, mais nous avons effectivement un peu tardé à lui répondre. Néanmoins, tout sera déclassifié d’ici à la fin de l’année, une fois rendu l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

L’incident à Cayenne que vous avez évoqué date d’octobre 2014, et je ne dispose pas d’éléments particuliers sur cette affaire.

Monsieur Moyne-Bressand, les Égyptiens ont du mal à faire face aux groupes terroristes opérant dans le Sinaï et ralliés à Daech. Il s’agit d’une zone de non-droit peuplée de tribus bédouines, et l’armée égyptienne ne possède pas les outils militaires permettant de lutter contre le groupe Ansar Baït al-Maqdis, indépendant et labellisé récemment sous l’étendard de Daech. J’ai évoqué ce sujet avec mon homologue égyptien, qui dispose d’une armée dont l’équipement, la stratégie et la formation restent de type soviétique ; en effet, le tank ne constitue pas le meilleur outil de lutte contre ces organisations ! La France et l’Égypte ont décidé d’engager une collaboration dans le domaine des forces spéciales, afin de lutter contre Ansar Baït al-Maqdis qui représente un vrai danger aux yeux du président Abdel Fattah al-Sissi – des militaires égyptiens ont d’ailleurs été récemment tués.

Nous n’avons aucune information à ce stade sur le récent crash de l’avion russe. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) intervient sur place à la demande des autorités égyptiennes.

Monsieur Voisin, l’année 2015 s’avère difficile pour l’armée de terre : les nouveaux recrutements ne sont pas encore opérationnels, et de fortes rotations ont lieu pour l’opération Sentinelle et celles conduites à l’extérieur. La situation devrait s’améliorer en 2016, puisque les nouvelles recrues seront formées ; en outre, les aménagements logistiques et des logements en région parisienne seront achevés, et de nouveaux personnels seront engagés. Tout cela permettra de fluidifier la mobilisation des effectifs qui, aujourd’hui, se trouvent en effet particulièrement exposés.

 

*

* *

 

Informations relatives à la commission

La commission a procédé à la désignation des membres des missions d’information suivantes :

 

Mission d’information sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national :

– MM. Olivier Audibert Troin et Christophe Léonard.

 

Mission d’information sur le rôle de la marine nationale en Méditerranée :

– MM. Jean-David Ciot et Alain Marleix.

 

La séance est levée à dix-sept heures quarante-cinq.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, Mme Marianne Dubois, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Stéphane Saint-André, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, M. Serge Grouard, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Philippe Vitel

 

Assistait également à la réunion. - M. Jean-François Lamour

 

Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
Tough Safety Tests For Artillery In Germany

16.11.2015 by Forces TV

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:50
photo Luftwaffe

photo Luftwaffe

 

13.11.2015 Romandie.com (AWP)

 

Berlin (awp/afp) - L'Allemagne réclame à Airbus des dédommagements à hauteur de 13 millions d'euros pour compenser le retard dans la livraison de ses deux premiers avions de transport militaire A400M, affirme vendredi le site internet du magazine "Der Spiegel".

 

"Selon des informations de Spiegel Online, la secrétaire d'Etat à l'Armement Katrin Suder a négocié que l'armée allemande reçoive 13 millions d'euros comme compensation pour le retard de la livraison de deux A400M cette année", écrit le site internet.

 

Principal acheteur de l'appareil, l'Allemagne a commandé au total 53 A 400M, une commande ferme réduite en 2010 face aux retards et aux problèmes rencontrés par ce programme d'Airbus.

 

Pour l'heure, un seul appareil est en cours d'essai. "Au lieu de plusieurs, l'Armée de l'Air ne recevra encore cette année qu'un autre ou maximum deux autres A400M", affirme Spiegel Online.

 

L'Airbus A400M, dont les vols ont été un temps interrompus après le crash d'un appareil à Séville (Espagne), faisant quatre morts en mai, est un avion polyvalent, capable d'assurer le transport de troupes, parachutistes et matériel sur de longues distances et à grande vitesse tout en atterrissant sur des terrains sommaires.

 

Contacté par l'AFP, le ministère allemand de la Défense n'était pas joignable vendredi en début d'après-midi.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 20:55
Cuirassé Tirpitz, livret A503 FM30-50 pour l'identification des navires, édité par la Division du Renseignement Naval du Départment de la Marine de États-Unis

Cuirassé Tirpitz, livret A503 FM30-50 pour l'identification des navires, édité par la Division du Renseignement Naval du Départment de la Marine de États-Unis

 

12.11.2015 source SHD
 

12 novembre 1943 : début de la bataille de Leros (mer Egée). Les Allemands craignant un débarquement allié dans les Balkans, cherchent à déloger les britanniques présents en mer Egée dans des îles proches. C’est pourquoi l’ile de Leros, défendue par les anglo-italiens est attaquée au cours de l'opération Léopard combinant bombardements aériens, débarquements et largages de parachutistes. Le 16 novembre l'ile est prise (elle sera conservée par un seul bataillon allemand jusqu'à la fin de la guerre). Les défenseurs ont perdu 2000 hommes, les Allemands 1109 soldats. C’est la dernière opération aéroportée allemande d’envergure pour la seconde guerre mondiale.

 

12 novembre 1944 : naufrage du Tirpitz (Norvège -Tromsoe). La RAF lâche des bombes perforantes de 6 tonnes sur le plus grand cuirassé allemand qui se cache depuis le début de la guerre dans les fjords norvégiens. Touché, le Tirpitz se retourne et sans couler complètement, se pose sur un haut-fond. Plus de 900 morts.

Note RP Defense: voir Histoire mouvementée du cuirassé Tirpitz

 

 

12 novembre 1999 : Goudermes tombe (Russie – Tchétchénie). La deuxième ville de Tchétchénie tombe après l’assaut des forces fédérales russes durant la deuxième guerre de Tchétchénie.

 

12 novembre 2011 : explosion sur la base de Modarres (Iran). Suite à une manipulation d’explosifs, une explosion ravage la base de Modarres, spécialisée dans la mise au point de missiles. 17 personnes sont tuées dont le chef du programme iranien pour la recherche balistique, le général Moquadam.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:55
Espionnage allemand à l'égard de Fabius: Hollande veut toutes les informations

 

12 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

La Valette - Le président français François Hollande a demandé jeudi que toutes les informations soient communiquées à la France, après des révélations dans la presse affirmant que les services allemands avaient écouté le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Nous demandons que toutes les informations nous soient communiquées, a déclaré le président français devant des journalistes à La Valette, où il assistait à un sommet entre pays africains et européens.

 

Il ne peut pas y avoir ce type de pratiques entre amis, a-t-il ajouté.

 

Je sais que la chancelière fera tout pour nous dire exactement les circonstances qui auraient conduit à écouter un ministre de la République française, a dit M. Hollande.

 

Le chef de l'Etat français a ajouté qu'il lui avait été dit que ces pratiques avaient totalement cessé. Mais je veux en avoir là encore la vérification, a-t-il assuré.

 

Un peu plus tôt également en marge du sommet de La Valette, M. Fabius, avait demandé à en savoir plus. J'ai demandé à l'ambassadeur d'Allemagne de se renseigner plus précisément parce que, sous une forme ou sous une autre, c'est assez désagréable d'être écouté, a affirmé le ministre interrogé par la presse, indiquant en avoir parlé avec la chancelière, présente également à Malte.

 

Mme Merkel m'en a parlé et à sa connaissance c'était quelque chose d'indirect c'est-à-dire (qu'elles visaient) des personnes qui étaient écoutées et qui auraient pu s'adresser à moi.

 

L'entourage de M. Hollande a ensuite précisé que cette affaire remontait vraisemblablement à avant 2013 faisant probablement partie de l'affaire Snowden.

 

L'informaticien américain Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, avait en 2013 révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains. Il avait notamment fait état de l'écoute d'un téléphone portable de la chancelière Merkel par les Américains.

 

L'information sur les écoutes qui auraient visé M. Fabius a été donnée par la radio publique allemande Berlin-Brandebourg, qui apporte de nouveaux détails dans une affaire d'espionnage qui embarrasse depuis plusieurs mois la chancellerie allemande.

 

D'autres médias allemands ont en effet déjà révélé ces derniers mois que les services de renseignement extérieurs allemands avaient espionné des pays alliés pour le compte de la NSA, son équivalent américain, ainsi que pour son propre compte.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:55
Philippe Burtin (Nexter), Bernhard Gerwert (Airbus DS), Frank Haun (KMW) at German French business forum (10 Nov)- photo LB

Philippe Burtin (Nexter), Bernhard Gerwert (Airbus DS), Frank Haun (KMW) at German French business forum (10 Nov)- photo LB

 

10.11.2015 Romandie.com (AWP)

 

Berlin (awp/afp) - Le mariage des entreprises de défense française Nexter et allemande Krauss-Maffei Wegmann (KMW) se fera comme prévu avant la fin de l'année, a promis le patron de Nexter mardi.

 

"Tout va bien, nous avançons, nous nous rapprochons de la date du closing qui, comme nous l'avons annoncé, sera avant la fin de l'année", a assuré lors d'une conférence à Berlin le patron de Nexter, Philippe Burtin.

 

Le groupe public français et son concurrent allemand, fabricant privé des chars Leopard, ont annoncé à l'été 2014 leur intention de s'unir, sans pour autant fusionner.

 

Derrière cette opération il y a "un raisonnement d'entreprise", a expliqué M. Burtin, "un raisonnement d'industriels". "C'est nouveau en Europe", selon lui, dans un secteur de la défense très régulé et où les impulsions de consolidation ont souvent tendance à venir des pouvoirs publics.

 

L'opération se fait "sans que les gouvernements ne nous aient assigné un programme", a renchéri sur le même podium le patron de KMW, Frank Haun, et "aucune partie ne s'empare de l'autre". "Nous sommes comme deux marchands de légumes" qui mutualisent leurs stocks, a-t-il ajouté.

 

KMW et Nexter n'ont pour le moment aucun produit commun - et d'ailleurs beaucoup d'observateurs pariaient depuis longtemps plutôt sur une union de KMW avec un autre allemand, Rheinmetall, avec qui il coopère sur les chars Puma. Mais "nous allons créer une roadmap (feuille de route, NDLR) pour avoir rapidement des produits en commun", a assuré M. Burtin.

 

Le nouvel ensemble aura un chiffre d'affaires cumulé d'environ 2 milliards d'euros (1,05 milliard pour Nexter et 747 millions pour KMW en 2014), et quelque 6.000 salariés.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

11/11 Thibaut Madelin et Dominique Seux - lesechos.fr

 

La menace du terrorisme renforce les projets d’armement franco-allemands, dont le rapprochement de Nexter et KMW.

 

Philippe Burtin en est convaincu. « Nous sommes face à une seule et même menace, qui est le terrorisme », a déclaré mardi le PDG de Nexter au forum économique franco-allemand organisé par « Les Echos » et « Handelsblatt » à Berlin. « Aucune nation, ni la France, ni l’Allemagne, n’est en mesure de surmonter seule cette menace », a ajouté Frank Haun, le patron du groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Leur analyse les conforte dans leur projet de rapprochement. Ensemble, Nexter et KMW veulent créer le numéro deux européen de la défense avec un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros et plus de 6.000 salariés. Après la signature de leur alliance, ils attendent d’ici à la fin de l’année les dernières autorisations, y compris celle du ministère allemand de l’Economie, sensible aux exportations d’armes. Sur le principe, le gouvernement allemand soutient l’opération, qui s’inscrit dans la continuité de la stratégie de sécurité et de défense européenne. « Une armée européenne : c’est cela le vrai but », a jugé Hans-Peter Bartels, médiateur parlementaire auprès des armées. Idem sur l’armement. « Nous avons besoin d’une réduction des programmes » nationaux, a-t-il ajouté.

Suite de l’article

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:50
Neue Kampfbekleidung


9 nov. 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 11/2015 15E36301

 

Als universelles Bekleidungssystem für den Einsatz wurde die künftige „Kampfbekleidung Einsatz/Übung“ entwickelt. Sie ist besonders robust, wind- und wasserabweisend, trotzt Kälte und extremer Hitze gleichermaßen.
 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:50
Rheinmetall Wins New Order for Tank Ammunition Worth Around EUR20 M

 

10.11.2015 Rheinmetall

 

An international customer has awarded Rheinmetall a contract to supply it with practice tank ammunition. Now official, the order is worth around €20 million.

 

The DM78A1 and DM78A3 subcalibre practice ammunition will be delivered in two lots between 2016 and 2018.

 

The 120mm x 570 DM78 round is based on an innovative acceleration and replacement techology that enables an especially economical design. In addition, the DM78 is safe to fire in all the same climatic zones as the DM63 KE service round. The DM78’s very low pressure level results in negligible erosion, fostering extremely long barrel life. Moreover, the round can be used at any tank firing range that meets the safety standards required for its predecessors, the DM38 family and the DM48.

 

This new order underscores once again Rheinmetall’s clear technological lead in the field of large-calibre weapon systems and ammunition.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 15:50
photo BND

photo BND

 

11 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Berlin - Les services secrets allemands ont espionné le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, affirme mercredi la radio publique allemande Berlin-Brandebourg (rbb), qui apporte de nouveaux détails dans l'affaire d'espionnage qui embarrasse depuis plusieurs mois la chancellerie allemande.

 

Laurent Fabius a été mis sur écoute par le BND, les services de renseignement extérieurs allemands, souligne la radio sans préciser ses sources. Elle cite également parmi les cibles des écoutes allemandes la Cour internationale de justice de la Haye, l'Unicef, l'organisation mondiale de la santé (OMS), le FBI, la radio financée par les Etats-Unis Voice of America ou encore de nombreuses d'entreprises européennes et américaines, dont l'entreprise d'armement Lockheed aux Etats-Unis.

 

D'autres médias allemands avaient déjà révélé ces derniers mois que les services de renseignement extérieurs allemands avaient espionné des pays alliés pour le compte de son équivalent aux Etats-Unis, la NSA, ainsi que pour son propre compte.

 

Le BND avait notamment été accusé d'avoir écouté pour le compte de l'agence de renseignement américaine NSA des responsables du ministère français des Affaires étrangères, de la présidence française et de la Commission européenne.

 

La radio berlinoise évoque une liste de 900 pages de sélecteurs (numéros de téléphone, emails, adresses IP) utilisés par le BND et à laquelle ont eu accès des députés allemands membres de la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les opérations de surveillance.

 

L'examen des sélecteurs du BND va encore durer des mois afin de clarifier pourquoi, quand et combien de temps étaient branchés les sélecteurs et qui a été dans le détail mis sur écoute, précise le média allemand.

 

A l'automne 2013, des informations sur la mise sur écoute d'un téléphone portable de la chancelière Angela Merkel avaient notamment provoqué de fortes tensions entre Berlin et Washington. L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout, avait alors déclaré Mme Merkel.

 

La chancellerie en Allemagne est chargée de contrôler les activités des services secrets, ce qui la place dans une position particulièrement inconfortable.

 

Le gouvernement allemand a promis fin octobre un contrôle renforcé de ses services de renseignement et de la coopération entre le BND et la NSA.

 

Il se refuse cependant systématiquement à communiquer sur les révélations de la presse en la matière, réservant ses réponses à une commission parlementaire créée à cet effet. La porte-parole du gouvernement Christiane Wurz a néanmoins promis qu'une enquête aurait lieu étant donné que l'espionnage de pays partenaires ne faisait pas partie des attributions du BND.

 

Martin Schaefer, porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, a indiqué lors d'un point presse régulier à Berlin mercredi qu'il ne croyait pas que ces révélations puissent porter un coup à la relation entre Laurent Fabius et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

 

Les deux ministres, qui doivent se rencontrer vendredi à Paris se salueront très amicalement et aborderont ensemble, comme toujours, les défis du moment tels que la Syrie ou l'Ukraine, a-t-il précisé.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 20:50
Bad Aibling Station (22. Juli 2006)  photo Dr. Johannes W. Dietrich

Bad Aibling Station (22. Juli 2006) photo Dr. Johannes W. Dietrich

The BND's listening station in Bad Aibling, Bavaria: In addition to spying on friends, German intelligence also monitored Oxfam, Care International and the Red Cross.

 

November 07, 2015 Spiegel.de

 

Efforts to spy on friends and allies by Germany's foreign intelligence agency, the BND, were more extensive than previously reported. SPIEGEL has learned the agency monitored European and American government ministries and the Vatican.

 

Three weeks ago, news emerged that Germany's foreign intelligence service, the Bundesnachrichtendienst (BND), had systematically spied on friends and allies around the world. In many of those instances, the BND had been doing so of its own accord and not at the request of the NSA. The BND came under heavy criticism earlier this year after news emerged that it had assisted the NSA in spying on European institutions, companies and even Germans using dubious selector data.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:50
photo Bundeswehr

photo Bundeswehr

 

5 nov. 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 09/2015 15E30501

 

Seit der Eingliederung des Systems Mantis in die Bundeswehr im Jahr 2012 werden unterschiedlichste Szenarien durchgespielt. Unter anderem wird der Überschuss mit Mörsern durchgeführt, um die Effektivität des Systems zu testen. Mit Drohnen wird überprüft, ob Mantis den Unterschied zwischen Freund und Feind erkennt.



 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:55
Lors de l'expédition de Suez, les militaires du 2e RPC progressent vers Port-Saïd, appuyés par les blindés anglais. Photo Le Barbenchon SCA-ECPAD

Lors de l'expédition de Suez, les militaires du 2e RPC progressent vers Port-Saïd, appuyés par les blindés anglais. Photo Le Barbenchon SCA-ECPAD


05.11.2015 source SHD

 

5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne). Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.

 

5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman. (Crimée). Après l'échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d'Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l'échec russe en déroute. L'armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l'armée britannique, beaucoup moins chez les Français.

 

5 novembre 1956 : opération sur Suez (Egypte). Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 oct) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.

Note RP Defense:

voir Opération Franco-Israélo-Britannique du Sinaï (29 octobre – 5 novembre 1956)

voir Lors de l’expédition de Suez, parachutage d’hommes et de matériel dans la région de Port-Saïd.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:50
Fallingbostel farewell parade. Dominic King, photo UK MOD

Fallingbostel farewell parade. Dominic King, photo UK MOD

 

5 November 2015 Ministry of Defence and Defence Infrastructure Organisation

 

The final Field Army units will return from Germany in 2019.

 

The final units, including those from 20 Armoured Infantry Brigade, currently based around Paderborn and Sennelager in Germany, will return to their new home on Salisbury Plain, Wiltshire in the final phase of the Army Basing Programme.

In line with commitments made in the 2010 Strategic Defence and Security Review, the Army Basing Programme has already successfully relocated around 74% of personnel from Germany since 2010, with over 5,000 Service personnel, plus their families, having returned to the UK this summer. All of the Unit moves planned for 2016 and 2017 will go ahead as planned.

The timing of the move has been confirmed ahead of the 2015 Strategic Defence and Security Review to provide certainty to Army and civilian personnel, and their families, allowing them to plan for the future.

Major General Alastair Dickinson CBE, Director of Army Basing and Infrastructure said:

By confirming the timetable to bring the final units back from Germany to their new home on Salisbury Plain in 2019, we are providing our Service personnel and their families with greater certainty to allow them to plan for their futures. It also allows us to finalise our plans with Wiltshire Council and industry partners who will deliver the supporting infrastructure in the UK.

In Germany we will continue to deliver the high quality of services and facilities that our personnel and their families need so they are well supported until they move.

This is a significant milestone in delivering the Army’s structure as set out in the last SDSR.

While fewer personnel will remain in Germany after 2019, Germany will remain one of our most valued NATO and European partners, and we will continue to intensify and deepen our security and defence relationship with them.

Both the Army and the Defence Infrastructure Organisation (DIO) will continue to work with Wiltshire Council, local and industry partners, to make sure that the accommodation, infrastructure and services needed by our Service personnel and their families are in place. In Germany, work will continue with the Federal Authorities to hand-back the German estate.

Colin Wood MBE, Defence Infrastructure Organisation Chief Operating Officer said:

Our priority is to provide a better estate for our Armed Forces and this will allow us to finalise our plans for brand new living and working accommodation for troops and their families.

The MOD is investing more than £800 million in infrastructure in and around the Salisbury Plain area. This will boost the local economy and provide some 1,000 brand new homes for Service families, thousands of new bed spaces for single soldiers and the construction, conversion or refurbishment of more than 250 other buildings such as offices, garages, workshops and Mess facilities.

Baroness Scott of Bybrook OBE, Leader of Wiltshire Council said:

Since the Army Basing Programme was first announced, we have been working closely with the Army, the DIO and partner organisations to ensure the necessary community infrastructure including improvements to schools, roads and leisure is in place. The confirmation of when Service personnel will arrive provides a clear timetable to put in place these plans which we have been sharing with local communities.

We look forward to welcoming service personnel and their families and, as well as providing the infrastructure needed, we will also do all we can to help them to be part of the local community as they make their home in Wiltshire.

The Units that will move from Germany in 2016 are 5 RIFLES to Bulford, 6 Regiment Royal Logistic Corps to Dishforth and elements of 1 Regiment Royal Logistic Corps to Bicester. The Units moving in 2017 are 102 and 105 Military Working Dog Squadrons to North Luffenham.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 08:50
Overview of the dataflow for the NSA-BND cooperation at Bad Aibling source electrospaces

Overview of the dataflow for the NSA-BND cooperation at Bad Aibling source electrospaces

 

November 4, 2015 electrospaces.blogspot.fr

 

Since last Spring, the German parliamentary commission investigating NSA spying is trying to find out whether the Americans secretly tried to spy on German and European targets. During the hearings it became clear that the German foreign intelligence service BND wasn't able to fully prevent that selectors, like e-mail addresses and phone numbers, provided by the NSA, were fed into the collection system. A special investigator was allowed access to the lists of rejected selectors and he reported about his findings last week. Here follows the background of this affair and the most important and interesting details from the investigation report.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

 

3 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Les allemands de TDW GmbH, filiale du missilier MBDA, ont testé avec succès une technologie qui permettra prochainement aux forces armées d’adapter l’explosivité d’une ogive en fonction de la cible et de l’environnement de combat. Réalisé le 21 octobre dernier devant une délégation international au sein du centre d’essais du ministère de la Défense britannique d’Otterburn, ce test a permis de valider la pertinence et la maturité de cette technologie « Scalable Effects through Dial-a-Yield », récemment rebaptisée RADIUS (Range Adaptable Device Incorporating Unique Scaling).

 

Introduite en 2013 par TDW, RADIUS avait alors été l’objet d’une première démonstration publique réussie réalisée au sein du centre technique 91 de la Bundeswehr allemande. Le concept avait déjà prouvé sa pertinence, RADIUS ayant correctement fonctionné et limité l’effet de la déflagration d’une bombe Mk82 à 10% de sa puissance initiale. Seule une portion pré-selectionnée de l’explosif avait donc détoné. Pour effectuer ce nouveau test, TDW a cette fois-ci utilisée deux bombes Mk82, l’une à charge minimale et l’autre à charge maximale afin de permettre une claire comparaison entre les résultats des deux tirs et de confirmer l’efficacité de la technologie.

 

Une fois pleinement développée, la technologie RADIUS permettra d’optimiser l’efficacité opérationnelle d’une frappe. Les forces militaires l’utilisant seraient désormais en mesure de contrôler les effets de la déflagration en choisissant de déclencher de 10 à 100% de la charge du projectile. Le caractère asymétrique récurrent auxquelles sont confrontés les militaires de nos jours nécessite en effet des frappes de haute précision. RADIUS devrait prochainement permettre aux militaires engagés dans ce type de scénario de sélectionner l’effet des munitions utilisées jusqu’au dernier moment, en fonction du type du type de cible, de  son environnement, et de sa localisation ; réduisant par la même occasion la quantité de systèmes nécessaires pour mener à bien leur mission. Dans ce but, RADIUS peut être intégré dans un large spectre d’ogives, allant de l’obus d’artillerie au missile de croisière.

 

« RADIUS pourrait bientôt fournir la réponse aux menaces conventionnelles et asymétriques rencontrées au cours des missions de militaires. Grâce à la possibilité d’adapter les effets en fonction de la cible fournie par notre technologie RADIUS, nous pouvons répondre aux besoins de toutes les branches d’une armée – terrestre, maritime et aérienne. Nous sommes fiers de montrer la grande maturité de cette technologie et heureux de constater l’intérêt montreé par les représentants des diverses forces armées, d’agences et d’industries de défense, » a déclaré Ulrich Störchle, directeur de TDW, en marge de cette démonstration réussie.

 

Une technologie ouvrant des perspectives intéressantes pour les forces armées actuellement engagées sur des théâtres dont la nébulosité mêle dramatiquement civils et forces adverses.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/11/2015 SLT J. Beck - Armée de l'air

 

Véritable banc médical volant, le kit « Morphée » est utilisé pour assurer des évacuations aériennes stratégiques médicalisées de malades et blessés militaires. Un apprentissage de terrain est nécessaire et obligatoire pour le personnel de bord. Rencontre.

 

Tarmac de la base aérienne 125 d’Istres. En tenue de vol, les équipes médicales françaises du service de santé des armées et les équipes médicales militaires allemandes se retrouvent au pied du Boeing C135 FR. Face à l’avion, des dizaines de caisses et de tiroirs approvisionnés en matériel médical (brancards, appareils d’assistance respiratoire…). Du 26 au 28 octobre 2015, formateurs et stagiaires se sont retrouvés pour une formation à l’utilisation du kit « Morphée » (Module de réanimation pour patients à haute élongation d’évacuation). Grâce à cet équipement, le Boeing C135 FR rapatrie jusqu’à 12 blessés graves, dans un rayon d’action couvrant la majorité de nos opérations extérieures. L’ensemble « Morphée » assure aux patients une qualité de soins et de surveillance comparable à celle d’un service de soins intensifs.

 

Suite de l'article

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

« Morphée » en chiffres

 

Cinq missions « Morphée » réelles ont été réalisées depuis 2008 :

-       2008 (deux missions) : 11 patients en mars depuis le Kosovo et 11 patients en août après l’embuscade d’Uzbeen en Afghanistan.

-       2011 (deux missions) : 11 patients en avril et 12 patients en septembre depuis l’Afghanistan

-       2012 : 11 patients en janvier depuis l’Afghanistan

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:50
Merkel met en garde contre un conflit entre pays des Balkans

Illegal immigration city hubs and routes  - Credits Europol

 

03.11.2015 Romandie.com (ats)

 

Angela Merkel met en garde contre de possibles affrontements armés entre pays des Balkans, par où transitent la plupart des réfugiés, dans l'hypothèse où l'Allemagne fermerait sa frontière avec l'Autriche. La crise migratoire continue d'alimenter le débat outre-Rhin.

Il y a déjà dans les pays de l'ouest des Balkans des tensions et "je ne veux pas qu'on en arrive à des affrontements militaires là-bas", a déclaré lundi soir Mme Merkel lors d'un rassemblement de la CDU, son parti, à Darmstadt, dans l'ouest de l'Allemagne, selon des propos rapportés mardi par des médias allemands.

De nombreux experts ont mis en garde sur le fait que, si l'Allemagne, principale destination des migrants fuyant notamment la guerre en Syrie, venait à fermer sa frontière avec l'Autriche, les pays des Balkans par lesquels transitent migrants et réfugiés en feraient de même.

L'Union européenne a annoncé fin octobre la création de 100'000 places d'accueil pour les réfugiés en Grèce et dans les Balkans afin de juguler la crise migratoire alors que des tensions ont déjà surgi entre la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Hongrie ces derniers mois autour du transit de dizaines de milliers de migrants.

 

"Zones de transit"

Sur le front intérieur, la question des réfugiés continue de diviser la coalition conservateurs/sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne. Dimanche, les deux courants ont échoué à s'entendre lors d'une réunion. Les conservateurs bavarois de la CSU réclament que l'Allemagne accepte moins de réfugiés sur son territoire alors qu'elle en attend entre 800'000 et un million cette année.

Un nouveau round de négociations est prévu jeudi, notamment autour de la création, voulue par les conservateurs, de "zones de transit" à la frontière germano-autrichienne pour accélérer l'examen des dossiers et les expulsions. Mais cette idée est rejetée en l'état par le parti social-démocrate SPD (gauche).

Si cette nouvelle réunion ne devait donner aucun résultat, "nous continuerons à négocier", a souligné Angela Merkel. "Ce n'est pas la première fois que nous devrons convaincre les sociaux-démocrates de la justesse de certaines choses", a-t-elle ajouté.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:50
Remise des diplômes aux mécaniciens de la formation franco-allemande sur A400M

 

30/10/2015 Commandement des forces aériennes - Armée de l'air

 

Une nouvelle page de la coopération franco-allemande s’est ouverte ce mardi 20 octobre au Technische Ausbildung Zentrum (TAZ) situé sur la base aérienne de Wunstorf, aux alentours de Hanovre. Ce jour-là, huit élèves français et quatre allemands ont reçu leur diplôme de formation de type A400M.

 

Centre de formation franco-allemand. Le TAZ dispense les formations théoriques et pratiques aux mécaniciens français et allemands qui seront amenés à opérer sur A400M. Doté d’une infrastructure et de moyens modernes, le centre a obtenu sa certification officielle de la part des autorités aéronautiques civiles. D’autres nations européennes s’intéressent déjà de près au projet et pourraient y envoyer des stagiaires à l’avenir.

 

Les cours sont assurés en anglais par des instructeurs allemands et français et portent sur le fonctionnement des différents systèmes de l’A400M avec un contenu adapté aux différents publics (managers, mécaniciens vecteur ou avionique). Il est bien sûr fait appel aux traditionnels cours en salle, mais aussi aux moyens de simulation (CMOS, représentation informatique en 3D de l’avion pour la maintenance) et aux manipulations sur maquette (CHT-E, maquette taille réelle de la soute de l’avion) ou sur avion réel.

 

Un pas vers l’interopérabilité sur l’A400M. La coopération franco-allemande dans le domaine s’inscrit dans une longue tradition qui remonte à 1967 avec l’escadron mobile d’instruction à Mont-de-Marsan, où ont été formés les premiers mécaniciens Transall. Avec le TAZ, cette coopération entre dans une nouvelle phase, dont l’objectif ultime est l’interopérabilité complète entre mécaniciens des différentes nations, afin de permettre à des équipes multinationales de travailler sur tous les A400M, quelle que soit leur nation d’origine.

Remise des diplômes aux mécaniciens de la formation franco-allemande sur A400M
Remise des diplômes aux mécaniciens de la formation franco-allemande sur A400M
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