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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:55
SOFINS 2017 : le GICAT dévoile ses deux nouvelles offres capacitaires pour les forces spéciales et les unités d'intervention

 

22.03.2017 source GICAT

 

Du 28 au 30 mars 2017 se tiendra la troisième édition du salon SOFINS sur le camp de Souge. Cet événement est un concept inédit visant à développer une synergie en matière d’équipements entre les forces spéciales françaises et le tissu national des industriels, des PME et du monde de la recherche.

Cette année, notre groupement sera le plus représenté avec pas moins de 58 sociétés membres qui viendront présenter leurs offres, produits et services aux forces spéciales françaises et étrangères.

A cette occasion, le GICAT a décidé de lancer ses deux nouvelles offres capacitaires "Made in France" destinées à répondre aux problématiques très spécifiques des forces spéciales et unités d'intervention.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 17:55
Stéphane Mayer elected as GICAT’s new Chairman

 

04.07.2016 source GICAT

At the Annual General Assembly of 30th June 2016 held at the Ecole Militaire, Stéphane Mayer, CEO of Nexter Systems, was unanimously elected as Chairman of the Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT, a trade body representing the interests of the French land and air-land defence and security industry). He takes over from Stefano Chmielewski, who, since being appointed in June 2014, has reformed the organisation, embracing greater visibility and modernising its governance.

The change in Chairman reflects a desire to extend the reach of the French land and air-land defence and security industry – a strategically important sector for France.

Amid the current highly complex national and international environment, efforts will need to be made to promote the land defence and security equipment challenges, harness greater synergies between all the industry partners and champion “France’s national team” consisting of all the organisation’s key contributors – industry majors, mid-market companies, and small- and medium-sized businesses.

Stéphane Mayer commented that he was “very proud that GICAT’s members had placed their trust in [him]. Representing and promoting the French land defence and security industry is a real challenge given the issues facing our country. [He] will devote all [his] energy to raising the profile of French Known-How, which is strategically important for our economy.

About GICAT
GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) is a trade body founded in 1978 with a membership of 200 major groups, mid-market companies, and small- and medium-sized businesses. Their broad spectrum of production, research, service and consulting activities support national and international defence and civil forces involved in providing land and air-land defence and security. The international Eurosatory trade event organised by COGES, its subsidiary, is the cornerstone of GICAT’s international reach and is backed up by a number of other international defence and/or security trade fairs.


 
About Stéphane Mayer
Stéphane Mayer graduated as an engineer from Ecole Polytechnique, in 1981. In 1986 he received diplomas in economics and finance from ENSAE and Sciences-Po Paris.
After working initially as an external auditor, he joined Lagardère - Matra Hachette in 1992 as Vice President of the internal audit function for this diversified group, which spans from defence to media. In 1997 he was appointed as CFO at the Matra Automobile subsidiary, before becoming a member of its management board.
In 2003, he joined the Airbus group (formerly EADS) as Chairman and CEO of EADS Socata, an aviation component and aircraft manufacturer, which produces the Epsilon, TB and TBM planes and won several MOC contracts for SIMMAD (Support Structure for Aeronautical Equipment and Systems – French Ministry of Defence).
In 2007, EADS appointed him for a 3-year term as CEO of ATR, a joint venture plane maker producing the ATR 42 and ATR 72 regional turbo-prop planes, operated by 140 clients in more than 80 countries.
In 2010, he joined the Daher group as President and CEO of its aviation and defence division, which covers three business areas: design and production of components and aircraft structures; logistical and MOC services for aeronautic sector companies and the armed forces; and the production of planes within the TBM range, notably the latest model, the TBM 900.
At the end of 2015, he was appointed Chairman and CEO of Nexter Systems, which designs, integrates and maintains in operational condition weapons systems and armoured vehicles. As part of the association with Krauss-Maffei Wegmann, he simultaneously became co-CEO of KNDS, the joint holding company which owns the two operating entities.
An active private pilot since 1990, Stéphane Mayer has an instrument rating and is qualified to fly TBM aircraft. Since 2012 he has served as a Colonel in the French Citizen Reserve.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:55
Stephane MAYER élu nouveau président du GICAT

 

04.07.2016 source GICAT

 

Lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 30 juin à l’Ecole Militaire, Stéphane Mayer, Président-Directeur Général de Nexter Systems, a été élu à l’unanimité président du Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT). Il succède à Stefano Chmielewski en poste depuis juin 2014 qui a notamment réformé le groupement vers une meilleure visibilité et a permis une gouvernance modernisée.

Cette nouvelle présidence s’inscrit dans une volonté de dynamisation du rayonnement du secteur de la défense terrestre, aéroterrestre et de sécurité, domaines d’activité stratégiques pour la France.

Dans un contexte national et international particulièrement complexe, il sera nécessaire de promouvoir les enjeux de l’équipement des Forces terrestres et de sécurité, de renforcer les synergies avec l’ensemble des partenaires du secteur et de renforcer « l’équipe de France » – une équipe constituée de toutes les forces vives du groupement – Majors du secteur, ETI et PME.

Stéphane Mayer s’est dit « particulièrement fier de la confiance accordée par les adhérents du GICAT. Représenter et promouvoir l’industrie française de défense terrestre et de sécurité est un vrai challenge à l’heure des défis auxquels fait face notre Pays. [Il] mettra toute son énergie à faire rayonner le savoir-faire français, stratégique pour notre économie. »


A propos du GICAT
Le GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) est un groupement professionnel créé en 1978 qui compte 200 membres, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME) qui couvrent un large spectre d’activités industrielles, de recherche, de services et de conseil au profit des forces militaires et civiles nationales et internationales impliquées dans la sécurité ou la défense terrestres ou aéroterrestres. Le rayonnement international du GICAT s’appuie sur le salon international EUROSATORY, organisé par sa filiale le COGES, ainsi que sur un certain nombre de salons de défense et/ou de sécurité à l’étranger.


 
A propos de Stéphane Mayer

Stéphane Mayer est ingénieur de l’Ecole polytechnique, promotion 1981. Il obtient en 1986 les diplômes en économies et finances de l’ENSAE et de Sciences-Po Paris.
Après une première expérience dans l’audit externe, il entre en 1992 chez Lagardère – Matra Hachette pour diriger l’audit interne de ce groupe diversifié de la défense aux médias. Il est ensuite nommé en 1997 directeur financier, puis membre du Directoire de la filiale Matra Automobile.
En 2003, il rejoint le groupe Airbus (Ex-EADS) en tant que Président-Directeur Général d’EADS Socata, équipementier aéronautique et avionneur, constructeur des Epsilon, TB et TBM, et qui deviendra titulaire de plusieurs marchés de MCO pour la SIMMAD.
En 2007, EADS le nomme pour un mandat de 3 ans Président Exécutif d’ATR, joint-venture constructeur des avions régionaux turbopropulsés ATR 42 et ATR 72, opérés par 140 clients dans plus de 80 pays.
En 2010, il entre dans le groupe Daher, où il sera Directeur Général du groupe et Président de sa branche aéronautique et défense, comprenant 3 activités : conception et fabrication d’équipements et d’aérostructures ; services logistiques et MCO pour les industriels de secteur et les forces armées ; et construction d’avions avec la gamme TBM et notamment le dernier modèle TBM 900.
Fin 2015, il est nommé Président-Directeur Général de Nexter Systems, qui conçoit, intègre et maintien en condition opérationnelle des systèmes d’armes et des véhicules blindés. Dans le cadre du rapprochement avec Krauss Maffei Wegmann, il devient à la même date, co-Président de KNDS, société commune regroupant les 2 entités opérationnelles.
Pilote privé actif depuis 1990, Stéphane Mayer est qualifié pour le vol aux instruments et le TBM. Depuis 2012, il est également colonel de la réserve citoyenne.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 08:55
Hervé GUILLOU a été nommé à la présidence du CIDEF

 

source GICAN

 

Hervé GUILLOU, Vice-Président du GICAN et Président Directeur Général de DCNS, a été nommé début janvier 2016 à la présidence du CIDEF. Il succède à ce poste à Marwan LAHOUD, Président du GIFAS et Directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’AIRBUS Group.
 

Le CIDEF (Conseil des Industries de Défense Françaises) est une association qui réunit les principaux groupements professionnels de l’industrie française de défense :

  • le GIFAS - Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales,

  • le GICAT - Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres

  • le GICAN - Groupement des Industries de Construction et Activités Navales.


Curriculum vitae de Hervé GUILLOU > cliquez ici

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:55
Le GICAT structure une offre globale pour répondre à la protection des sites sensibles

 

source GICAT

 

Face à une menace prégnante, imprévisible et en évolution permanente, les entreprises doivent mettre en œuvre une complémentarité intelligente de moyens actifs et passifs sous contraintes budgétaires de plus en plus fortes pour assurer la protection de leurs installations sensibles.

Les derniers événements sur les sites SEVESO d’Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, de LyondellBasell à Berre-l'Etang ainsi que le vol d’explosifs sur la site militaire de Miramas n’ont fait que confirmer ces craintes.

En complémentarité d'une protection humaine indispensable, le GICAT a structuré une offre technologique permettant de répondre aux besoins des institutions et des grands opérateurs privés.
 
S’appuyant sur l’expertise de grandes entreprises ayant de nombreuses implantations industrielles et sur le savoir-faire de ses sociétés adhérentes, le GICAT a produit une brochure capacitaire « Protection de sites ». Elle propose des solutions de sûreté et de sécurité pour préserver et maintenir la continuité du service rendu en fonction du type de site, des risques et des menaces, qu’ils soient d’origines humaines (malveillance, sabotage, attaques de toute nature…) ou non (risques naturels, industriels, fonctionnels…).
 
Cette approche capacitaire s’étend également à d’autres domaines : Gestion des foules, Cybersécurité, et Situations d'urgence.



A propos du GICAT
Le GICAT est le groupement professionnel qui rassemble aujourd’hui près de 330 sociétés françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres : principaux maîtres d’œuvres industriels, équipementiers, systémiers et un tissu de PME dynamiques et innovantes qui constituent environ 60 % de ses membres adhérents. Le GICAT fédère l’offre du secteur, nourrit sa réflexion, représente les intérêts de la profession, promeut l’offre française et la dynamise à l’export. Pour cela il conduit une politique active d’échanges avec les principaux interlocuteurs institutionnels et industriels concernés par le domaine.

Depuis 2011, le GICAT a progressivement étendu son périmètre et ses actions au domaine de la sécurité terrestre et aéroterrestre, en cohérence avec les attentes du marché et des enjeux. Il soutient notamment activement ses membres à l’export en les accompagnant sur des salons à l’étranger et en promouvant leur savoir-faire à travers des brochures capacitaires (Gestion des foules, Situations d’urgence, etc.) - www.gicat.fr

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:55
Général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne - Délégué général du GICAT

Général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne - Délégué général du GICAT

 

18.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Mouvements. Le Cabinet d'intelligence stratégique CES, présidé par Thierry Marquez, a renforcé son comité stratégique “civilo-militaire” en intégrant l'ancien chef d’état major de l'Union Européenne, le général de corps d'armée (2s) Jean Paul Perruche.
Désormais ce comité stratégique rassemble:
Jean Paul Perruche, officier général en deuxième section (Armée de Terre)
Jean Louis Esquivie, officier général en deuxième section (Gendarmerie)
Paul Perrin, officier général en deuxième section (Armée de Terre)
Henri Pinard LEegry officier général en deuxième section (Armée de Terre)
Thierry Marquez, Président de CES.

 

Pour sa part, le Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT) a annoncé la nomination du général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne au poste de Délégué général du Groupement en succession de Jean-François Lafore. A compter du 18 mai 2015, le général Duquesne aura selon le communiqué du GICAT,

"pour mission de maintenir le dialogue fructueux et soutenu entre insti,tutionnels et industriels, de promouvoir les intérêts et la visibilité de la communauté de défense et de sécurité terrestres. Il aura également à cœur de favoriser le développement du soutien export aux industriels français notamment grâce à Eurosatory, le plus grand salon International de Défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres. A l'occasion d'un conseil d'administration administration extraordinaire qui s'est tenu le 16 avril dernier, les administrateurs ont renouvelé leur confiance à Stefano Chmielewski au poste de Président du GICAT."

 

Aide à la reconversion. Le jeudi 21 mai aux Invalides sera lancé CAP 2e Carrière (CAP 2C), une plateforme d'aide à la reconversion des officiers. CAP 2C est soutenu par plusieurs associations d'officiers des trois armes.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 16:55
Général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne - Délégué général du GICAT

Général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne - Délégué général du GICAT

 

source GICAT
 

Le Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT) annonce la nomination du Général de corps d’armée (2S) Jean-Marc Duquesne au poste de Délégué général du Groupement en succession de M. Jean-François LAFORE.
 

Prenant officiellement ses fonctions le 18 mai 2015, le général Duquesne aura pour mission de maintenir le dialogue fructueux et soutenu entre institutionnels et industriels, de promouvoir les intérêts et la visibilité de la communauté de défense et de sécurité terrestres. Il aura également à cœur de favoriser le développement du soutien export aux industriels français notamment grâce à Eurosatory, le plus grand salon International de Défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres.

A l'occasion d'un conseil d'administration administration extraordinaire qui s'est tenu le 16 avril dernier, les administrateurs ont renouvelé leur confiance à Stefano Chmielewski au poste de Président du GICAT.

Compte-tenu du développement croissant du GICAT dans le domaine de la sécurité, la fonction de délégué adjoint chargé de la Sécurité est confirmée et confiée à Bernard Refalo.

 


Né le 13 juin 1956, le général de corps d’armée Jean-Marc Duquesne est ancien élève de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et breveté  des Ecoles de guerre française et allemande. Issu de l’arme blindée cavalerie, il effectue l’essentiel de sa carrière opérationnelle dans les unités parachutistes et particulièrement au 1er régiment de Hussards parachutistes à Tarbes qu’il commande   (1998-2000).

Affecté en 1995 à l’état-major des armées à la division "Sécurité européenne"  il y est en charge notamment de la coopération militaire franco-allemande.

 

En septembre 2000, il rejoint l’état-major de l’armée de Terre où il traite de l’adaptation des doctrines et des équipements face à l’évolution des menaces. En 2002, il est auditeur de la 55e session nationale de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et de la 52e session du Centre des hautes études militaires (Chem). De 2003 à 2006, il est représentant militaire adjoint de la France auprès  de l’Union européenne à Bruxelles. De  2006 à 2008, le général  Jean-Marc Duquesne commande la 11e brigade parachutiste à Toulouse. En septembre 2008, il est nommé chef d’état-major du corps de réaction rapide à Lille.  En mai 2010, il prend la fonction de directeur adjoint de la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée à compter du 1er septembre 2012, il est nommé directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale et directeur de l’Enseignement militaire supérieur, postes qu’il occupera jusqu’en août 2014.


Le général Duquesne est commandeur de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite et titulaire de la croix de la Valeur militaire avec une citation.

Il est marié et père de quatre enfants.

 

A propos du GICAT
Le GICAT est le groupement professionnel qui rassemble aujourd’hui près de 330 sociétés françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres : principaux maîtres d’œuvres industriels, équipementiers, systémiers et un tissu de PME dynamiques et innovantes qui constituent environ 60 % de ses membres adhérents. Le GICAT fédère l’offre du secteur, nourrit sa réflexion, représente les intérêts de la profession, promeut l’offre française et la dynamise à l’export. Pour cela il conduit une politique active d’échanges avec les principaux interlocuteurs institutionnels et industriels concernés par le domaine.

Depuis 2011, le GICAT a progressivement étendu son périmètre et ses actions au domaine de la sécurité terrestre et aéroterrestre, en cohérence avec les attentes du marché et des enjeux. Il soutient notamment activement ses membres à l’export en les accompagnant sur des salons à l’étranger et en promouvant leur savoir-faire à travers des brochures capacitaires (Gestion des foules, Situations d’urgence, etc.)

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent

 

10 février 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com
 

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

 

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

 

Les cinq clés du succès

 

Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

 

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

 

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

 

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

 

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

 

Retrouvez aussi notre dossier L'EGYPTE, NOUVEL ÉPISODE DANS LE FEUILLETON DE L'EXPORTATION DU RAFALE

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:55
L'insolente santé de l'armement "made in France" à l'exportation

Après une année record en 2014, 2015 pourrait être encore meilleure grâce au Rafale - photo Dassault Aviation

 

10-02-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Selon les chiffres de la Direction générale de l’armement (DGA), les ventes françaises de matériel militaire ont atteint 8,06 milliards d’euros en 2014, soit une progression de 17,3%.

 

L’armement made in France ? Il se porte bien, merci pour lui. Selon les chiffres - encore provisoires - publiés lundi 9 février par la Direction générale de l’armement (DGA), les ventes françaises de matériel militaire ont atteint 8,06 milliards d’euros en 2014, soit une progression de 17,3% par rapport à 2013. Le millésime 2014 s’impose ainsi comme le deuxième meilleur exercice depuis 2000, seulement devancé par une année 2009 qui avait vu la méga-commande brésilienne de quatre sous-marins Scorpène. Comme un coin de ciel bleu dans le paysage désolant du grand export français, qui a encore affiché 53,8 milliards d’euros de déficit commercial en 2014.

Pourquoi cette bonne performance ? D’abord parce que Paris a pu décrocher ce que l’aéropage de défense appelle un "éléphant blanc" : la commande de 3 milliards de dollars de matériel militaire, destinée au Liban et financée par l’Arabie Saoudite. Un contrat historique à plus d’un titre. Sa taille, d’abord : elle représente près d’un tiers des exportations annuelles d’armement français. Son montage financier, ensuite : elle a été financée par un pays tiers, un cas rarissime. L’étendue des matériels concernés, enfin : la France va livrer au Liban à la fois des véhicules de l’avant blindés (VAB) MkIII et des véhicules blindés légers (VBL), des navires patrouilleurs, des missiles Mistral, des canons, des hélicoptères Gazelle et Cougar, mais aussi des drones tactiques.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 07:55
France: exportations de l’industrie de l’armement en hausse de 17%

 

10-02-2015 Par RFI

 

En France, la direction générale de l'armement (DGA) vient de lever un coin du voile sur les résultats 2014. Les chiffres officiels ne seront donnés qu’en fin d’année, mais déjà la DGA annonce des exportations d'armes de l'ordre de 8 milliards d'euros l'an dernier. Des exportations qui sont en hausse de 17 %. Avec ce montant, la France devrait se maintenir au quatrième rang mondial des exportateurs d’armes, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, au coude à coude avec Israël et l’Allemagne.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 07:55
Armement : les sept "bug" de l'exportation française

Le Rafale pour le moment jamais exporté reste le fer de lance de la politique d'exportation de la France - photo Dassault Aviation

 

06/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Bien que les exportations d'armes françaises soient en hausse ces deux dernières années, le système français montre toutefois des limites, dont certaines sont facilement "gérables".


 

L'exportation de systèmes d'armes est un atout majeur pour la France, notamment pour sa diplomatie et les relations bilatérales qui en découlent. Un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins) signé au Brésil en 2009 va verrouiller un grand pays émergent pendant 30 ans dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Ce sera le cas aussi si la France signe enfin le contrat Rafale en Inde, un autre grand pays émergent.

En 2014, les exportations françaises sont également importantes pour l'emploi et le maintien des compétences dans une filière dite de souveraineté nationale et également pour l'exécution de l'actuelle loi de programmation militaire. Le ministère de la Défense a d'ailleurs programmé une première vente du Rafale à l'export pour réduire les livraisons de l'avion de combat à l'armée de l'air et donc tenir l'enveloppe financière de la LPM. En attendant la vente du Rafale à l'Égypte ou au Qatar, les exportations devraient s'élever autour de 8 milliards d'euros, dont 4 milliards générés par l'Arabie Saoudite. Soit un un très bon millésime sur les dix dernières années (8,2 milliards en 2009).

 

Des points forts...

La France a les moyens de signer des contrats majeurs à l'image du Brésil. Car elle a un système d'exportation relativement efficace, très bien soutenu par l'actuel ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Oui, la France a des armements (des avions, des blindés, des navires de guerre, des missiles) qui intéressent les armées du monde entier. Oui, les industriels sont en règle général plutôt bien organisés pour gagner des contrats export (même si certains ont encore des marges de progrès). Oui, l'administration a fait beaucoup de progrès pour valider rapidement les demandes d'export des industriels. Oui les ambassadeurs aujourd'hui mouillent beaucoup plus leur chemise pour défendre les chances des industriels tricolores à l'exportation.

Enfin, Paris dispose d'un industriel clé dans la majorité des contrats d'armements internationaux que la France négocie, le missilier MBDA. Il est partie prenante dans toutes les campagnes majeures et fait souvent la différence grâce à ses produits performants développés pour les besoins de ses armées en partenariat avec la direction générale de l'armement (DGA). Si la Pologne hésite encore dans les sous-marins c'est parce que la France vend le missile balistique Scalp naval (frappe dans la profondeur). Si le Rafale a sa chance en Inde, c'est grâce au missile air-air Meteor et au Scalp aéroporté. Si la France a récemment exporté à Singapour, c'est grâce au système de défense aérien de MBDA l'Aster 30, etc, etc...En outre c'est un bel exemple d'une intégration européenne réussie avec préservation des intérêts clés français. Paris doit continuer à soutenir l'effort de recherche de MBDA en France, les résultats commerciaux du missilier en 2014 ayant été essentiellement réalisés grâce aux produits britanniques.

 

...mais sept "bug"

Un tableau idyllique peut-être. Il y a malheureusement un mais. Au-delà des points forts, il y a aussi certaines carences de ce système et de temps en temps une certaine cacophonie entre les différents intervenants dans des appels d'offre. Le cas le plus célèbre étant celui du Maroc où la DGA et l'industriel ont proposé deux prix différents pour vendre le Rafale. Le soutien du réseau diplomatique est très important pour les industriels et les succès à l'export. Les ambassades ont un rôle clé. Notamment pour les PME - sujet cher à Jean-Yves Le Drian - dans la remontée des informations. Des PME qui n'ont pas le réseau commercial des grands groupes. Les ambassades sont donc leurs yeux et leurs oreilles.

Mais chacun doit rester dans son rôle : politiques, diplomates et industriels. Ce n'est ni aux politiques ni aux diplomates de se transformer en négociateurs d'un contrat sur le plan technique et financier. On a même vu un secrétaire général de l'Elysée se transformer en VRP le week-end. Avec un succès plus que mitigé... Jean-Yves Le Drian l'a en revanche bien compris, en plaçant son action au niveau politique et géostratégique.

 

Le partage des informations est crucial

Pour gagner un contrat, il faut une équipe unie dont chacun des acteurs doit jouer sa partition, et uniquement sa partition. Car ce qui est vital, c'est le partage des informations. Dans certain cas, ce n'est malheureusement pas toujours le cas, comme l'expliquent encore aujourd'hui certains industriels. Ce qui est également vital, c'est la coordination entre les différentes missions étatiques et industrielles, voire des administrations qui peuvent jouer une partition en solo comme on l'a vu au Maroc.

Il faut absolument parler le même langage au client. Sinon, il va prendre un malin plaisir à jouer les uns contre les autres pour son seul profit. Et puis la France oublie souvent un acteur clé pour conclure des contrats, les banques. Il faut davantage les intégrer dans le processus des négociations. Car elles ont souvent une très bonne expertise pays, une connaissance fine des marchés, des interlocuteurs variés dans les pays clés qui apportent un éclairage essentiel à la compréhension des clients de la France.

 

Rivalités entre industriels

La France doit régler les rivalités et la concurrence féroce que peuvent se livrer les industriels français entre eux dans un appel d'offre. Souvent une attitude contre-productive. Trois exemples : passé, actuel et à venir. Premier cas, une guerre en coulisse brutale et incroyable que se sont livrés à partir de 2011 MBDA et Thales en Arabie Saoudite pour livrer un système de défense aérien. Résultat, aucun des deux groupes n'a vendu son système à ce jour à Ryad. La France a-t-elle perdu un contrat d'au moins de 2,5 milliards d'euros ? Personne n'est aujourd'hui capable de le dire.

Dans le domaine naval les chantiers DCNS et OCEA sont actuellement en guerre frontale pour livrer des patrouilleurs à l'Arabie Saoudite, qui a choisi la France comme pays vendeur et DCNS plus précisément. Ce n'est pas acceptable. Enfin dernier exemple, Thales Alenia Space, qui vient de développer de nouveaux produits à l'export, et Airbus Space Systems vont se livrer une guerre à outrance dans les satellites d'observation dans un avenir très, très proche.

Il faut absolument que l'État décide qui doit faire quoi, quel industriel a le plus de chance dans tel ou tel pays. Car au final c'est à l'État d'arbitrer. La commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) est faite pour arbitrer. Car l'intérêt de la France est bien de faire exporter. Mais l'État manque d'une boussole impartiale et objective. Peut-être faut-il évaluer dans chacune des offres la part France la plus importante dans le produit ou le contrat afin de privilégier les emplois, ou encore en souhaitant conserver un domaine d'expertise chez un industriel... Les autorités françaises doivent fonder leur décision sur des critères nationaux. L'Allemagne le fait. La France doit le faire. Et puis l'État français a une arme de dissuasion. C'est lui qui passe les commandes nationales.

 

Faiblesse de l'intelligence économique

L'une des carences les plus graves du système français, c'est la faiblesse de l'intelligence économique française. A l'exception du Quai d'Orsay, les industriels et le ministère de la Défense n'ont pas ou plus une véritable expertise des pays. Et pourtant c'est très souvent décisif dans un appel d'offre internationale : qui décide ? Qui fait quoi ? Connaît-on les circuits de décision en Inde, en Birmanie - un pays qui va très certainement s'ouvrir - ou au Qatar ? Sait-on vraiment qui décide en Inde aujourd'hui ? Où en est-on exactement dans le processus de décision du Rafale ? La France connaît-elle l'opposition birmane, qui sera peut-être un jour au pouvoir, et connait-on ses circuits de décision ? Sait-on qui décide au Qatar à l'exception de l'émir. Ce qui est éminemment plus complexe... Connaît-on la pensée émirienne en matière d'achat d'armes ? Le Japon sera-t-il un concurrent ou un partenaire ? etc, etc.... Ce sont des dossiers que la France doit absolument maîtriser.

Sans cette expertise pays qu'il faut bien évidemment sans cesse renouveler, les industriels avancent au mieux à tâtons, au pire en aveugle. Du coup, ils se tournent vers des consultants internationaux, qui travaillent pour la terre entière. Ce qui n'est pas forcément le mieux pour acquérir une expertise pays indépendante et non biaisée. Des industriels comme DCNS et MBDA ont l'intelligence de laisser sur le long terme des directeurs de zone capables d'identifier des inflexions dans la politique d'acquisition d'armement d'un pays. Ce qui compense les carences en matière d'expertise de l'État. Mais le Quai d'Orsay doit aujourd'hui partager son expertise pays et la mettre au service de la diplomatie économique préconisée par Laurent Fabius.

 

L'absence de coopération entre les services et les industriels

Autre manque crucial pour l'exportation française. Les industriels se plaignent régulièrement que les informations récupérées par la DRM (direction du renseignement militaire) de la DGSE ne leur parviennent rarement ou jamais. La France doit être d'ailleurs plus offensive. Elle ne doit pas hésiter à espionner ses concurrents. Nos "amis" le font sans vergogne. Notamment les États-Unis. De façon plus générale, le partage de l'information entre l'État et les industriels est primordiale pour comprendre et évaluer l'offre des concurrents et la contrer si nécessaire. Sans ces informations, les industriels français sont affaiblis. Il faut donc un climat de confiance entre l'État et les industriels pour que circule ces informations.

C'est aussi le cas du partage des informations entre les armées, notamment l'armée de terre, et les industriels au moment du retour d'expérience opérationnel. Il n'est pas rare que l'armée de terre puisse évaluer techniquement un missile ou une roquette d'un concurrent étranger pris sur un théâtre d'opération. Là aussi l'information doit circuler entre les industriels et les armées.

 

Ne pas négliger le facteur humain

Enfin, il est important de ne pas négliger le facteur humain, trop souvent occulté par les élites françaises sures d'elle, voire arrogantes. Il est pourtant très important. Même si cela ne fait pas gagner un contrat, le relationnel entre un acheteur et un vendeur peut être un facteur déterminant dans la conclusion d'une affaire.

Un exemple, s'il n'y avait pas eu ce "fit", cette complicité entre Jean-Yves le Drian et le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed, la France n'aurait jamais vendu deux satellites d'observation très sophistiqués aux Émirats Arabes Unis. Sans une relation privilégiée entre les deux hommes, les satellites seraient certainement en fabrication actuellement chez Lockheed Martin.

 

L'OTAN, un boulet pour l'export d'armements français?

Quelle est aujourd'hui la plus-value ou l'avantage diplomatique de l'entrée de la France dans l'OTAN en matière d'achats d'armement ? Le Qatar, les Émirats arabes unis ou d'autres pays ont-ils une plus-value en achetant à la France qui pouvait jouer avant son entrée dans l'OTAN une musique différente... Car la seule valeur ajoutée française qui demeure après l'intégration de la France dans l'OTAN est le transfert de technologie plus souple et des armements différenciés (Scalp, Meteor). Mais il peut être jugé sensible par les Américains...

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 19:56
Bilan 2014 de la direction générale de l’armement

 

09/02/2015 DGA

 

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, a présenté le bilan 2014 de la DGA à la presse la 9 février 2015 à Paris. Principal investisseur de l’État dans l’industrie de défense et les PME de haute technologie, la DGA est au rendez-vous des forces armées avec des livraisons et des commandes d’équipements permettant au ministère de la Défense d’assurer ses engagements opérationnels.

 

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, a présenté le bilan 2014 de la DGA à la presse la 9 février 2015 à Paris. Principal investisseur de l’État dans l’industrie de défense et les PME de haute technologie, la DGA est au rendez-vous des forces armées avec des livraisons et des commandes d’équipements permettant au ministère de la Défense d’assurer ses engagements opérationnels.

 

«Ce résultat est conforme à la loi de programmation militaire, dès sa première année. Il préserve tous les secteurs industriels de défense et permet de développer les technologies et les compétences dont nous aurons besoin demain.» déclare Laurent Collet Billon.

 

La DGA a passé 11,5 milliards d’euros de contrats pour l’équipement des armées et investi 782 millions d’euros dans la recherche de Défense en 2014.

 

Parmi les équipements majeurs, la DGA a livré aux forces armées  4 avions de transport A400M, 11 Rafale, 3 hélicoptères de combat Tigre HAD, 9 hélicoptères NH90, 212 systèmes d’armement air sol AASM, 77 véhicules blindés VBCI, 4036 équipements du fantassin Félin, 13 lances roquettes unitaires LRU, ainsi que les 20 premiers équipements de communication par satellite COMCEPT associés au satellite Athena Fidus. La DGA a commandé les premiers blindés du programme Scorpion, les avions ravitailleurs MRTT, la nouvelle version du missile M51, le 4e sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda, autant de programmes emblématiques du ministère de la Défense.

 

Les PME ont également bénéficié des investissements de la DGA. Le dispositif RAPID a atteint 45 millions d’euros, sous l’impulsion du ministre de la Défense Jean-Yves le Drian. Deux Clubs Rapid ont été lancés en 2014 : photonique et cyberdéfense. Ces clubs favorisent le développement des PME par la mise en relation avec les grandes entreprises.

 

Concernant la coopération, 2014 a vu les avancées les plus significatives en franco-britannique avec le lancement  des études de faisabilité du futur drone de combat FCAS DP et la notification du programme de missile anti navire léger ANL. Pour Laurent Collet-Billon « FCAS DP est un pas majeur pour l’industrie européenne de l’aviation de combat. »

 

Evoquant les défis 2015, Laurent Collet-Billon a souligné l’intérêt des  méthodes innovantes, que ce soit dans le domaine financier avec la mise en place des sociétés de projet, ou pour l’évolution de la DGA avec la généralisation de l’ingénierie système.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 15:55
L’industrie française de l’armement retrouve des couleurs à l’export

 

09.02.2015 Par Dominique Gallois Le Monde.fr

 

L’industrie de défense française n’avait plus connu une année aussi faste à l’exportation depuis cinq ans. En 2014, les ventes françaises d’armements à l’étranger ont progressé de 17,3 % et ont atteint 8,065 milliards d’euros a révélé, lundi 9 février, la Direction générale de l’armement (DGA). Le secteur n’avait plus affiché un tel résultat depuis 2009, lorsqu’il avait enregistré quelque 8,16 milliards d’euros de recettes.

Même si le chiffre définitif ne sera réellement connu qu’en mai, cette première estimation montre que la fin d’année a été bonne. L’objectif officiel affiché pour 2014 était d’atteindre 7 milliards d’euros. Ce qui n’était pas acquis. Au mois de septembre, les acteurs du secteur laissaient en effet entendre que cette « cible » annuelle d’exportations serait peut-être plus difficilement atteignable que prévu.

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 13:56
Les exportations d'armes françaises vont encore augmenter en 2014 (ministre)

 

Paris, 14 déc 2014 Marine et Océans (AFP)

 

Les exportations d'armes françaises ont été "en très nette augmentation", de 42%, en 2013 et "ce sera encore plus cette année", a indiqué dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Dans une interview à RFI et TV5 Monde, il a estimé que "cela veut dire qu'il y a des menaces dans le monde, et aussi que les industriels français sont performants".

 

Refusant de se prononcer sur la signature, donnée par certains comme imminente, d'un contrat de vente d'avions Rafale à l'Inde, il a ajouté: "Il n'y a pas que les Rafale dans la vie. Il y a des sous-marins, des satellites, des petites choses qui coûtent cher et pour lesquels les Français sont assez compétents (...) Le Rafale est un très bon avion, il y a beaucoup de discussions en cours, quand elles aboutiront, je vous le dirai".

 

A propos de la livraison à la Russie des deux navires Mistral en construction à Saint-Nazaire, le ministre de la Défense a rappelé "qu'il est aujourd'hui dit par le président de la République que cette question n'est pas à l'ordre du jour".

 

"On ne livre pas à n'importe qui, en voilà la preuve", a-t-il commenté.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:56
Hexatrust et le Gicat s'associent pour doper la cybersécurité française

Jean-Noël de Galzain, président d'Hexatrust, un groupement d'entreprises leaders sur le marché de la cyber-sécurité. Photo Hexatrust

 

19-11-2014 Guillaume Pierre  - expoprotection.com

 

Hexatrust, un groupement de PME françaises dédiées à la cyber-sécurité, s'allie avec le Gicat (Groupement des industriels de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres). Objectif : porter l'excellence française en matière de logiciels de protection numérique au niveau international. Mais il s'agit aussi de dynamiser le marché français.

 

D'un coté, la croissance française est atone. De l'autre, les menaces informatiques décollent. D'où, peut-être, une opportunité : celle de développer le savoir-faire français en matière de sécurité informatique. Toutefois, pour rivaliser avec les acteurs israéliens et américains, qui dominent aujourd'hui le marché, il faudrait structurer une véritable filière hexagonale de la cyber-sécurité. C'est tout l'enjeu du partenariat contracté entre le Groupement des industries françaises de Défense terrestre et aéroterrestre (Gicat)  et Hexatrust. Le premier est un mastodonte de la Défense et de la sécurité, qui fédère aussi bien les grands groupes que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les petites et moyennes entreprises (PME) de ces secteurs. Le second est aussi un groupement, de taille plus modeste (18 membres, 110 millions d'euros de chiffre d'affaires), qui réunit les champions français du logiciel de protection numérique.

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:56
1914/2014. Coalitions et innovations, deux impératifs d’une armée moderne

 

04/11/2014  -CDEF/Communication

 

Le 11e colloque de doctrine annuel de l’armée de Terre, organisé par le Centre de doctrine d’emploi des forces, aura lieu le mercredi 3 décembre 2014  à partir de 14h00 à l’Assemblée nationale.

 

Matrice de la guerre moderne, le premier conflit mondial a généré des défis nouveaux liés tant au commandement des opérations terrestres en coalition qu’aux innovations opérationnelles et technologiques décisives. Un siècle plus tard, qu’en est-il ?

 Le Concept d’Emploi des Forces (CEF 2013), référence doctrinale interarmées déclinée du Livre blanc, souligne que les marges de progrès résident notamment dans l’amélioration des synergies interalliées et l’innovation en matière d’emploi des forces.

Intitulé 1914/2014 Coalitions et innovations Deux impératifs d’une armée moderne , ce colloque propose, autour d’intervenants de haut niveau, une réflexion sur l’emploi des forces terrestres à travers l’engagement multinational et l’innovation opérationnelle et technologique.

Si le cadre multilatéral reste généralement celui de l’engagement des forces terrestres françaises, quels défis de commandement et quelles synergies génère-t-il ? Si la grande guerre a été le moteur de l’innovation militaire, quelles en sont aujourd’hui les sources et quelles perspectives offre-t-elle aux forces terrestres ?

 

1ère table ronde

Défis et synergies de l’engagement multinational

  • Les forces terrestres et l’OTAN : quel bilan ? Quelles perspectives ?
  • Interagir avec les acteurs militaires en Afrique : leçons de l’opération Serval
  • Les approches bilatérales : l’exemple de la composante terrestre du Combined Joint Expeditionary Force (CJEF)

 

2e table ronde

Défis de l’innovation

  • Regard historique : la guerre comme moteur de l’innovation
  • Vision prospective : quelles perspectives innovantes pour le combat terrestre ?
  • Armée de Terre 2020 : le rendez-vous Scorpion
  • Cent ans après les premiers chars, quelles innovations pour les forces terrestres?

 

Voir le programme

programme colloque adt 2014 (format pdf, 2 MB).

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:55
HEXATRUST et le GICAT s’associent pour promouvoir la filière française de cybersécurité à l’international

 

source GICAT

 

HEXATRUST et le Groupement des Industries françaises de défense et sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT) ont signé une convention de partenariat le 9 octobre 2014. Celle-ci vise à promouvoir l’activité nationale et internationale des entreprises française de la cybersécurité qu’ils représentent.
 

Les acteurs français jouissent d’une notoriété et d’un savoir-faire mondialement reconnu dans le secteur de la cybersécurité, un marché de dimension mondiale assorti d’un taux de croissance de l’ordre de 10% par an, très largement supérieur à la plupart des secteurs de l’économie. Les deux groupements, Hexatrust et le GICAT, ont respectivement pu fédérer les éditeurs de logiciel de référence, les startups et les industriels français, autour de valeurs communes telles que l’innovation et l’excellence. En vue d’améliorer la visibilité des entreprises françaises de la filière cybersécurité à l’international, les deux groupements ont décidé de renforcer leur collaboration autour d’un plan d’action orienté sur le soutien à l’export.

 
Ainsi, HEXATRUST et le GICAT œuvreront ensemble sur les aspects suivants :

  • L’élaboration d’une brochure capacitaire « Cybersécurité » orientée export.

  • La structuration de la filière industrielle nationale de cybersécurité. Cette contribution se concrétisera par l’association croisée du GICAT et d’HEXATRUST à leurs groupes de travail ou cercles respectifs.

  • Un plan d’actions spécifiques au soutien du développement international à travers la participation à des salons internationaux et de chasse en meute à l’export.

Les premières réalisations concrètes seront visibles dès 2015.
 
 « Le développement à l’export fait partie des priorités de la plupart des membres d’Hexatrust ce qui se traduit dans les chiffres puisqu’il représente 39% du volume de nos ventes soit 43 millions €. Nous avons donc tout naturellement adhéré à la proposition du GICAT d’œuvrer ensemble à l’accroissement de la visibilité de nos offres et de nos entreprises sur plusieurs marchés à la recherche d’offres alternatives européennes tels que le Moyen Orient, l’Afrique ou l’Asie du Sud Est. » salue Jean-Noël de Galzain, Président d’HEXATRUST. « Nous sommes également ravis de pouvoir entamer une collaboration avec les industriels du secteur de la Sécurité du GICAT sur les chantiers stratégiques de la filière Cybersécurité ».

 

A propos du GICAT :
Le GICAT est le groupement professionnel qui rassemble aujourd’hui près de 250 sociétés françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres : principaux maîtres d’œuvres industriels, équipementiers, systémiers et un tissu de PME dynamiques et innovantes qui constituent environ 60 % de ses membres adhérents. Le GICAT fédère l’offre du secteur, nourrit sa réflexion, représente les intérêts de la profession, promeut l’offre française et la dynamise à l’export. Pour cela il conduit une politique active d’échanges avec les principaux interlocuteurs institutionnels et industriels concernés par le domaine.
Depuis 2011, le GICAT a progressivement étendu son périmètre et ses actions au domaine de la sécurité terrestre et aéroterrestre, en cohérence avec les attentes du marché et des enjeux. Il soutient notamment activement ses membres à l’export en les accompagnant sur des salons à l’étranger et en promouvant leur savoir-faire à travers des brochures capacitaires (Gestion des foules, Situations d’urgence, etc.)

 
A propos d’HEXATRUST :
L’association HEXATRUST a été créée par Wallix, OpenTrust, Deny All, Ilex, Netheos, The GreenBow, In-Webo, Olfeo, Brainwave, VadeRetro Technology et Bertin Technologies pour proposer aux entreprises et aux organismes publics de toute taille, une gamme de produits et de services performante, cohérente et complète de sécurisation des infrastructures critiques.
Cette alliance répond aux besoins des Entreprises, des Administrations et des organisations publiques et privées de toute taille, soucieuses de bénéficier d’offres innovantes d'origine française, couvrant l’ensemble de leurs besoins en matière de sécurité informatique. Forts de leur implantation sur le marché européen, les membres d’Hexatrust ont également pour ambition d’accélérer leur développement international en partageant leur expérience, leurs réseaux et leurs moyens d'accès aux marchés mondiaux.

Hexatrust agira en coopération étroite avec les organisations professionnelles, les groupements d'utilisateurs et les acteurs institutionnels qui œuvrent pour renforcer la filière de Cybersécurité et de Confiance Numérique, en soutenant le développement de PME d’innovation et de croissance, futures championnes de la sécurité des systèmes d’information.
Hexatrust comprend à ce jour 18 membres.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:25
Le GICAT présent au Salon ExpoDefensa à Bogota

 

05/11/2014 GICAT

 

Du 28 au 31 octobre 2014, le GICAT était présent sur le Salon ExpoDefensa de Bogota (Colombie). Le Groupement a fédéré un le Pavillon France avec notamment la présence de Nexter, GAVAP ou encore CILAS.

 

Cette visibilité a permis aux industriels de rencontrer des délégations officielles (Défense et Sécurité) et mieux cerner les besoins des forces armées et forces de l'ordre de ce continent en plein développement.

 

A cette occasion, le ministre de la Défense colombien, Juan Carlos Pinzon, a officiellement annoncé le partenariat entre CORFERIAS, CODALTEC et le COGES. A partir de 2015, le COGES sera donc co-organisateur du Salon ExpoDefensa.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 10:55
Le GICAT se tourne vers l’international

 

23 septembre, 2014 Guillaume Belan

 

 « Avec un président italo-polonais à la direction du GICAT, la France est un modèle pour l’Europe de la Défense ». C’est sur ces mots que le nouveau président du GICAT a débuté sa première conférence de presse. Élu en juin dernier (et seul candidat) par les membres du Groupement des industriels français de la défense terrestre, Stefano Chmielewski, PDG de Renault Truck Defense, avait réservé sa première conférence en tant que patron du GICAT à des journalistes de l’AJD (Association des Journalistes de la Défense) ce matin. Sur un marché terrestre évalué à 110 milliards d’euros, les industries du GICAT affichent un chiffre d’affaires compris entre 10 et 14 Milliards, avec une tendance lourde vers la sécurité. Concernant le marché national, Stefano Chmielewski s’estime « confiant » sur une notification rapide du programme français Scorpion, « un accord a été trouvé cet été ». Scorpion, programme d’ensemble, qui doit venir renouveler les capacités de l’armée de terre française (VBMR, EBRC, modernisation des Tigre, Leclerc ou Felin…), représente plus de 5 milliards d’euros sur 15 ans pour remplacer des équipements à bout de souffle. il est également porteur d’enjeux industriels très forts.

Le nouveau président a ensuite affiché le cap pour le syndicat industriel du terrestre : l’export.

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 12:55
L'impact social, économique et technologique des exportations françaises d'armement


09.09.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

L'étude d'impact social, économique et technologique réalisée par le ministère de la Défense et le CIDEF avec le support de McKinsey & Co relative aux exportations françaises d'armement, est disponible ici.

Dans le contexte budgétaire plus que contraint et alors que le ministère de la Défense réduit ses commandes, les exportations permettent (ce n'est pas un scoop) un relais de production qui permet d'assurer la continuité de l'activité industrielle.

Selon cette étude présentée ce matin, à Bordeaux, lors des Universités d'été de la Défense, les prises de commande à l'exportation des groupes d'armements français ont progressé de 43% l'an dernier (par rapport à 2012, mais elles sont toujours en baisse par rapport à 2009), pour atteindre 6,87 milliards d'euros, soit 30% de plus que la moyenne 2002-2012.

Elles permettent à la France de se maintenir au quatrième rang mondial des exportateurs d'armes derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie. Le ministère de la Défense espère atteindre l'objectif de 7 milliards d'euros d'exportations en 2014. "Sans les exportations d'armement, le déficit commercial de la France aurait été 5 à 8 points plus élevé chaque année sur la période 2008-2013", peut-on lire dans l'étude commandée par le ministère de la Défense et le Conseil des industries de défense françaises (Cidef).

Sur le plan social, les exportations de défense représentent plus de 40.000 emplois, soit 25% des emplois de la base industrielle et technologique de défense, concentrés autour de sept grands bassins d'activité : Ile-de-France, PACA, Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Centre et Rhône-Alpes.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:56
photo Volvo Group

photo Volvo Group

 

08.09.2014 - par Alain Establier- SECURITY DEFENSE Business Review (n°111 - 9 sept 14)

 

SDBR : Renault Trucks Defense (RTD)* a successivement racheté Acmat puis Panhard ? S’agit-il d’une juxtaposition de filiales ou bien d’une intégration au groupe RTD, avec les économies d’échelle qui peuvent en résulter ?

 

SC : Il ne s’agit nullement d’une juxtaposition mais bien comme vous l’évoquez d’une intégration. Nous avons acheté Panhard dans le but de compléter notre gamme. Comme vous le savez, il s’agit d’un traditionnel leader mondial en matière de blindés légers et d’engins de reconnaissance en particulier. C’est un segment qui complète parfaitement la gamme de véhicules blindés légers et médians de RTD, grâce au savoir-faire mondialement reconnu de Panhard. En effet il peut en résulter des économies d’échelle, puisque Panhard peut désormais s’appuyer sur le Groupe Volvo en termes de R&D comme de composants, car la plupart des composants sont sur étagère au sein du Groupe. Enfin, les fonctions Corporate (Achats, RH, R&D) ont fusionné avec celles de RTD/ACMAT.

 

Etes-vous satisfaits de ces acquisitions et êtes-vous toujours en ligne avec les perspectives d’origine concernant ces deux entités ?

 

Bien sûr, nous assumons pleinement cette acquisition et en sommes contents. Il reste que le marché mondial est toujours extrêmement volatile et la concurrence impitoyable, en matière de défense comme dans la plupart des secteurs. Il s’agit donc d’un défi à relever et c’est le carnet de commandes qui nous donnera raison ou tort. Nous comptons sur les savoir-faire et la créativité des entités du Groupe, dont Panhard est justement un fleuron, pour remporter le challenge de la rentabilité.

 

Y a-t-il une spécialisation des sites industriels entre défense et sécurité ?

 

Il y a une histoire qui détermine logiquement des préférences. Par exemple, le VAB est traditionnellement un produit de Limoges. Limoges reste donc un acteur incontournable si l’on parle VAB et ce sont les lignes de production de Limoges qui ont fabriqué les cinq premiers exemplaires du  VAB MK3**, dont une première série pourrait sortir demain. De même, Fourchambault est un site historiquement dédié au maintien en condition opérationnelle, capable d’en assumer tous les savoir-faire depuis la réparation jusqu’à la reconstruction et même jusqu’au démantèlement. C’est le cas actuellement de la reconstruction de 80 VAB de l’Armée de Terre par an. Ceci étant, il y a au contraire la volonté de rendre tous les sites les plus interchangeables et complémentaires possibles pour assurer d’une part souplesse et flexibilité dans la production, mais aussi pour garantir la stabilité des ressources humaines à travers le transfert de certaines des charges. Actuellement la réalisation de programmes comme le MIDS***, qui est un produit d’origine RTD, est répartie entre Fourchambault et Marolles-en-Hurepoix, car ces partages de charge permettent de faire face à une période particulièrement difficile pour l’industrie de défense.

 

L’activité des matériels terrestres militaires est hautement concurrentielle. Comment pensez-vous garder vos parts de marché ?

 

Garder ses parts de marché est quelque chose d’illusoire. La vie économique est telle qu’il a toujours fallu justifier la confiance que nous faisaient les Etats auxquels nous nous adressions. Aujourd’hui c’est encore plus vrai. Nous devrons nous adapter à la demande export qui est notre planche de salut, compte tenu de la difficulté liée en particulier aux difficultés budgétaires de notre pays. Pour cela, nous avons développé des produits comme par exemple le VAB MK3 qui, compte tenu de leur rapport prix/performances, doivent intéresser de nouveaux acquéreurs. Un 6X6 apte à tous les contextes d’emploi à 50% du prix d’un 8X8 est une vraie alternative. Nous avons aussi des propositions en termes de MCO qui doivent nous donner l’avantage dans un certain nombre de cas, à l’exemple de ce que nous faisons avec les VAB et les VBL pour l’Armée de Terre française, permettant de prolonger la vie des équipements par un concept d’entretien pour toute la durée de vie de ce matériel, à coût maîtrisé.

 

La fin des espoirs sur Nexter et l’interdiction de votre maison-mère (Volvo) de faire des alliances avec des sociétés russes ne signent-ils pas de facto le début d’un désengagement prévisible des activités de défense ?

 

En aucun cas. Les activités de défense ont certes tendance à se stabiliser dans les pays occidentaux, pour des raisons que tous connaissent. Mais elles ont clairement tendance à la hausse dans les autres régions du Monde, aujourd’hui. Il n’est donc pas question d’oublier notre cœur de métier qui reste la Défense. En revanche, et c’est peut-être le sens de votre question, le domaine de la sécurité est une opportunité de développement qu’il convient de saisir, car il est très proche de nos activités traditionnelles. La sécurité a de beaux jours devant elle avec le changement de centre de gravité, dans beaucoup de pays, des dépenses de Défense en direction des dépenses de Sécurité. Au gré de l’évolution politique de nombreux pays vers la démocratie, les effectifs et les missions des forces armées ont tendance à baisser, au profit des effectifs et des missions des forces de sécurité. La consolidation des budgets de ces forces doit donc être mise à profit pour gagner des parts de marché dans ce «nouveau» domaine.

 

Envisagez-vous des diversifications en dehors de vos activités traditionnelles ?

 

La diversification réclame beaucoup de moyens financiers et humains, et personne ne nous attend sur d’autres secteurs d’activités…

 

Comment se portent donc vos marchés à l’export ?

 

Ils ont vocation à s’accroître ! Nous faisons face à une concurrence serrée, en particulier de la part des pays émergents dont le coût du travail est nettement inférieur au nôtre, avec la cohorte de questions que cela pose en termes de droit du travail ou de respect des droits de l’homme. Donc nous n’avons d’autre choix que de travailler dans les directions suivantes : innovation et rationalisation des coûts, montée en gamme et haut niveau d’intégration système. C’est ce que nous faisons lorsque, comme cette année, nous nous obligeons à des restructurations drastiques et à des coupes claires dans les budgets. La géopolitique ne nous est pas toujours favorable, comme vous l’avez suggéré dans une de vos questions précédentes, en raison de crises difficilement prévisibles. Néanmoins, de très nombreux prospects et de très nombreux projets sont en cours de traitement, et je reste optimiste dans la tourmente actuelle.

 

Vous venez d’être élu à la Présidence du GICAT. C’est un honneur que vous rendent les acteurs du marché avec cette nomination. Quelles sont vos ambitions pour le GICAT dans les deux ans ?

 

C’est en effet un grand honneur pour moi que ce choix de mes pairs pour présider le GICAT. Je vois deux actions majeures à conduire pour répondre à la situation actuelle. D’une part je veux trouver tous les moyens possibles pour que les entreprises du secteur de la Défense terrestre, notamment les PME, puissent trouver à l’export les débouchés qu’ils ne trouvent plus sur le marché français de la Défense, dont les budgets sont en diminution. D’autre part il faut que nous trouvions un équilibre entre Défense et Sécurité, autant dans les structures de gouvernance interne du GICAT que pour les actions vers les instances décisionnelles nationales et internationales. Nous devons nous positionner aujourd’hui en tirant parti du succès croissant d’Eurosatory, qui reste le premier salon de Défense terrestre du monde.

 

* RTD : http://www.renault-trucks-defense.com

** VAB Mk3: basé sur le concept du VAB,  c’est un modèle de 20 tonnes blindé en version 6x6, comme ses prédécesseurs, avec des capacités améliorées en matière de vitesse, de mobilité, de protection, d’habitabilité.

***MIDS : véhicule de maintien de l’ordre http://www.renault-trucks-defense.com/Securite/MIDS

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:55
Stefano Chmielewski élu président du GICAT

 

07.07.2014 GICAT

 

Lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le mercredi 2 juillet à l’Ecole Militaire, Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks Défense (RTD), a été élu président du Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT).

 

Stefano Chmielewski a rappelé que le Groupement doit maintenir son activité sur trois axes : la défense des intérêts du secteur terrestre, le développement des services pour ses membres, en particulier les PME, et le soutien à l’export pour les entreprises françaises, aussi bien dans la Défense que la Sécurité.

 

Sur proposition de Stefano Chmielewski, le conseil d’administration a décidé de nommer Christian Mons, son prédécesseur, président d’honneur du GICAT.

 

A propos de Stefano Chmielewski

 

Le Président Stefano CHMIELEWSKI est ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de Turin.

 

Après avoir été ingénieur commercial chez Fibronit et Coral France, il entre chez IVECO où, comme Directeur Export de 1986 à 1997, il est en poste en Algérie, en Egypte, en Italie, en Belgique et en Hollande avant de prendre la Direction Commerciale du Groupe.

 

Après avoir occupé de 1997 à 2001 les postes de Directeur Export puis de Directeur des Ventes chez Volkswagen, il occupe chez Renault Véhicules Industriels les postes de Vice-Président Marketing et Stratégie, avant de devenir Président et Directeur Général de Renault-Trucks de 2003 à 2012.

 

C’est grâce à cette carrière internationale qu’il maîtrise plusieurs langues (l’italien, le français, l’anglais, l’allemand, le hollandais et l’arabe).

 

Il est aujourd’hui Président de Renault Trucks Defense et de Panhard.

 

A propos du GICAT

 

Le GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) est un groupement professionnel créé en 1978 qui compte 185 adhérents représentant près de 260 membres, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME) qui couvrent un large spectre d’activités industrielles, de recherche, de services et de conseil au profit des forces militaires et civiles nationales et internationales impliquées dans la sécurité ou la défense terrestres ou aéroterrestres. Le rayonnement international du GICAT s’appuie sur le salon international EUROSATORY, organisé par sa filiale le COGES, ainsi que sur un certain nombre de salons de défense et/ou de sécurité à l’étranger.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:55
Eurosatory : Le groupe Manitou reçoit le trophée de l'export au salon

 

18 juin 2014 Ouest-France

 

Le groupe Manitou expose au salon international de la défense qui se tient à Paris jusqu'au 19 juin et met avant plus de 30 ans d'expérience au service des forces armées.

 

Cette année, le groupe Manitou se voit décerner le trophée de l'export par le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT). Il récompense ainsi le développement à l'international du groupe dans le domaine de la défense pour son expertise et son savoir-faire.

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:35
Le Japon revient dans la course aux ventes d’armes

 

 

16.06.2014 -  Par Dominique Gallois LE MONDE

 

Nouvelle illustration du déplacement des marchés de défense. Pour la première fois, le Japon, la Colombie, l’Argentine, Hongkong et l’Irak participent à Eurosatory, le plus grand salon mondial de l’armement terrestre qui se tient à Paris-Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) tous les deux ans. Du lundi 16 au vendredi 20 juin, plus de 1 500 entreprises venant de 57 pays – un record pour cette manifestation professionnelle – présenteront leurs équipements de défense et de sécurité.

 

« En 2012, le salon avait été marqué par une présence massive des Américains, à la recherche de débouchés à l’exportation pour compenser la baisse du budget de défense de leur pays. Cette année l’un des faits notables est le retour du Japon sur le marché international », explique Christian Mons, le président du Groupement des industries françaises de défense terrestre et aéroterrestre (GICAT), organisateur de cette manifestation.

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:00
photo MinDefFR

photo MinDefFR

 

16/06/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Dans un entretien au Figaro, Christian Mons, président du GIcat, le syndicat patronal de l'armement terrestre et aéroterrestre, appelle à la modernisation des équipements de l'armée de terre, notamment en blindés et en drones tactiques.

 

Le Figaro. - Dans quel contexte dans lequel s'ouvre cette nouvelle édition d'Eurosatory?

 

Christian Mons. - Eurosatory est le premier salon mondial de la défense terrestre et aéroterrestre. Nous y recevons de plus en plus d'exposants étrangers. Cette année 15 entreprises japonaises sont présentes pour la première fois sur un total de 1500 exposants. En France, notre environnement est marqué par un budget militaire encore sujet à risque, en raison d'un budget très contraint et qui reste trop faible pour répondre aux ambitions affichées de la France dans le Livre blanc de la défense.

 

L'armée de Terre apparaît comme le parent pauvre de la défense. Que coûte-t-elle vraiment au budget militaire général?

L'armée de Terre qui engage 80 % des effectifs sur le terrain, et est en première ligne dans les opérations extérieures (type Mali ou Centrafrique) ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement et de maintenance soit un peu moins de 2 milliards pour ce qui concerne les équipements sur les10 à 11 milliards d'euros par an d'investissement pour l'équipement des forces hors maintenance (MCO). L'armée de terre a pourtant gagné en technicité et en complexité et revendique un budget plus important.

 

Espérez-vous le lancement du programme Scorpion et de l'appel d'offres pour les drones tactiques en 2014?

Scorpion est un programme fondamental pour l'équipement des Groupements tactiques inter armes (GTIA) il est fondamental pour les industriels plateformistes dont l'encéphalogramme est plat. Ce sont 25 000 emplois directs et indirects qui sont en jeu dans la filière. Nexter par exemple, sans scorpion, aurait un plan de charge famélique pour 2015.

Ce programme représente 5 milliards d'euros sur dix ans avec notamment la livraison de nouveaux blindés VBMR pour remplacer les véhicules de l'avant blindés (VAB) et EBRC les engins de reconnaissance et de combat afin de renouveler des flottes vieillissantes. Nous espérons qu'au moins une première tranche de Scorpion sera notifiée dès 2014. Tout comme nous attendons le lancement de l'appel d'offres pour de nouveaux drones tactiques afin de remplacer le Sperwer obsolescent.

 

L'encéphalogramme de la consolidation européenne est également plat…

La France a entamé une première phase de consolidation. Panhard et Auverland se sont mariés puis se sont rapprochés de Renault Trucks Defense qui avait au paravent absorber Acmat. Nexter a repris récemment Eurenco consolidant ainsi la filière munition Mais au niveau européen, on n'en est nulle part! Il existe beaucoup trop d'acteurs en Europe qui se concurrencent à l'export alors que de nouveaux rivaux émergent en Turquie, Afrique du Sud, Israël, Corée… avec des prix plus bas, avantagés par une base de coûts plus faible que la notre. Même si nos industriels ont des arguments à faire valoir en terme de qualité et d'excellence technique la concurrence est rude.

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