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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
Offensive en Champagne (1915)

 

27/09/2015 Bernard Edinger - armée de Terre

 

La grande offensive de Champagne du 25 septembre au 9 octobre 1915 devait percer le front allemand. Elle se solda par des pertes terribles dans nos rangs pour des gains négligeables. Mais l’héroïsme et la détermination de nos troupes ne sauraient être oubliés.

 

A la fin de la bataille, l’armée française comptait près de 28.000 morts, 100.000 blessés et 54.000 prisonniers pour un gain maximum sur le terrain de quatre kilomètres. Les Allemands, bien préparés pour le combat défensif, n’avait eu que la moitié des pertes en comparaison.

 

Nos troupes réussirent à prendre d’assaut les premières lignes de tranchées allemandes mais durent ensuite se présenter à découvert sur des crêtes glissantes de terres crayeuses pour tenter d’approcher les deuxièmes lignes de l’ennemi. « La canonnade est effroyable : on hurle à l’oreille de son voisin et il n’entend pas. La terre tremble » devait écrire à sa famille le sergent René Duval du 9 e régiment de Zouaves.

 

« La compagnie en avant de nous se déploie en tirailleurs sur la crête et part à l’assaut. Nous les voyons tomber comme des mouches. Ce sont nos amis. Leur capitaine est tué ainsi que de nombreux gradés. Ils disparaissent de l’autre côté de la crête vers l’ennemi et nous ne savons plus ce qu’ils deviennent. Les mitrailleurs à coté de nous perdent vingt-cinq hommes sur trente. Un brancardier a la boite crânienne enlevée, c’est affreux, caisses de cartouches, mitrailleuses, cadavres gisent pêle-mêle. » Le sergent Duval est tué deux jours après avoir écrit cette lettre.

 

Deux millions d’hommes prirent part à la bataille de part et d’autre. Parmi eux, Blaise Cendrars, poète suisse devenu Français par la suite, qui y laissa son bras droit en servant dans les rangs de la Légion étrangère.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:55
1917 : Les chars français sortent des tranchées

 

 

Dans le cadre des commémorations de la première Guerre Mondiale, le musée des blindés de Saumur, en association avec le ministère de la Défense, lance un projet de rénovation des chars français qui ont participé au conflit.

 

L’objectif est de remettre en état de marche les premiers chars développés en France, dont 3 exemplaires sont encore en notre possession puis de les faire participer à différentes cérémonies en 2017 et 2018. En effet, 2017 marquera le centenaire du premier combat des blindés français à Berry-au-Bac.  Vous pouvez prendre part à ce projet de rénovation !

 

Vous souhaitez raviver le souvenir de ceux qui ont défendu la France et leur rendre hommage ?  Participer à une entreprise de rénovation technique et SOUTENEZ CE PROJET en faisant UN DON (dons déductibles des impôts).

 

 

1917 : Les chars français sortent des tranchées
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:50
photo http://www.somme14-18.com/

photo http://www.somme14-18.com/


28/09/2015 source SECDAM

 

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a rencontré lundi 28 septembre 2015 à Londres, le secrétaire d’État à la Culture John Whittingdale, responsable de l’organisation du centenaire de la première guerre mondiale au Royaume-Uni.

Les deux ministres ont évoqué à cette occasion les conditions d’organisation de la grande cérémonie franco-britannique du 1er juillet 2016 à Thiepval (Somme), dans le département de la Somme, marquant le premier jour de l’offensive alliée de 1916 dans le département de la Somme.

Environ dix mille invités français, britanniques et en provenance des pays du Commonwealth, sont attendus dans la Somme le 1er juillet 2016 pour assister à cette cérémonie internationale qui se déroulera en présence des plus hautes autorités civiles et militaires.

Pour la première fois, la cérémonie du 1er juillet à Thiepval sera organisée conjointement par les gouvernements français et britanniques, avec le concours de la Commonwealth War Graves Commission (CWGC) et de la Royal British Legion (RBL).

Le ministre John Whittingdale a lancé officiellement lundi 28 septembre le tirage au sort mis en place par les services du Department for Culture, Medias and Sports (DCMS) qui doit permettre au Gouvernement britannique d’allouer les places aux familles britanniques désireuses d’assister aux cérémonies de la bataille de la Somme.

Le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, a annoncé de son côté la mise en place d’une adresse dédiée ( somme2016@centenaire.org) pour le public français désireux de participer aux cérémonies de Thiepval, le 1erjuillet 2016.

L’organisation de la cérémonie du 1er juillet a été confiée au DCMS britannique et à la Mission du centenaire de la première guerre mondiale, groupement d’intérêt public créé en 2012 par le gouvernement français pour la préparation et l’organisation des commémorations de la première guerre mondiale.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 11:55
Siège de Yorktown - par Auguste Couder

Siège de Yorktown - par Auguste Couder


28.09.2015 source SHD
 

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Il débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d'Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d'un fort qu’ils ont construit rapidement. L'armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l'envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

 

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

 

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs Etats-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

 

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient Ecole Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

 

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:54
 L’exposition « Images interdites de la Grande Guerre » bientôt chez vous ?

 

septembre 9, 2015 - par ECPAD

 

L’ECPAD et le Service historique de la Défense proposent aux collectivités territoriales, aux centres culturels, aux institutions… d’accueillir gracieusement l’exposition « Images interdites de la Grande Guerre ».

 

Conçue par le Service historique de la Défense et l’ECPAD, en partenariat avec l’université Paris 1, l’exposition a obtenu le label de la mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Elle présente des images de manière inédite et originale puisqu’elle dévoile des photographies qui n’ont pas été vues par les contemporains du conflit. Les clichés sélectionnés, réalisés par la Section photographique de l’armée (SPA), ont tous été censurés pendant la guerre. Leur présentation interroge sur le traitement de l’information pendant le premier conflit mondial.

 

Au-delà des interdits ou de la censure, cette exposition révèle en outre, la puissance acquise et la puissance révélée de l’image pendant la Première Guerre mondiale. Elle met en perspective ses usages, souligne son appropriation par l’État en tant que véritable arme de guerre et outil de communication bien au-delà de la Grande Guerre explique Hélène Guillot, commissaire scientifique de l’exposition.

 

À l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, cette exposition nous interroge sur la construction de notre mémoire du conflit.

 

Plus d’informations :

Lien dossier de presse

Lien fiche technique

 

Contacts :

-commissaire scientifique Hélène Guillot, SHD, helene.guillot@intradef.gouv.fr (01 41 93 23 50)

-convention de prêt itinérance, ECPAD,  actions-culturelles@ecpad.fr (tél. 01 49 60 59 97)

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 11:55
source bulletin-numismatique.fr

source bulletin-numismatique.fr


02.07.2015 source SHD
 

2 juillet 1652 : bataille du faubourg Saint-Antoine (Paris). Le prince de Condé, chef des « frondeurs » tente de renverser la régente, Anne d’Autriche (veuve de Louis XIII) et son ministre Mazarin. A la tête des armées du roi de Louis XIV qui n’a que 14 ans, Turenne affronte l’armée de Condé à la porte du faubourg St Antoine  et s’apprête à l’écraser sous les yeux du jeune roi et de Mazarin présents sur les hauteurs de Charonne, lorsque se produit un événement inattendu : la duchesse de Longueville, montée sur la Bastille pour galvaniser les troupes frondeuses, fait retourner les canons de la forteresse contre l’armée royale, dont un rang de cavalerie est emportée. Elle ouvre à Condé la porte St Antoine pour que ses troupes ne périssent pas. Cette trahison marquera Louis XIV et le rendra vigilant vis-à-vis des puissants nobles de France : recrutement de ses ministres et de ses plus proches collaborateurs parmi les grandes familles bourgeoises et la petite noblesse, arasement des fortifications de Paris et refus d’en bâtir de nouvelles malgré les propositions de Vauban. C’est aussi pour Condé le début d’une longue période de disgrâce, jusqu’à la brillante campagne de Hollande en 1672.

 

2 juillet 1779 : d'Estaing débarque à la Grenade (Caraïbes). Pendant sa campagne d’aide aux insurgés américains, l’escadre du vice-amiral d’Estaing mouille devant Grenade qui avait été cédée à l’Angleterre en 1763 et met à terre 1200 hommes qui s’emparent de l’île après deux jours de combat. Réussie malgré l’intervention de la flotte de l’amiral Byron, l’opération permet la saisie de trente navires de commerce.

 

2 juillet 1816 : naufrage de La Méduse (au large de la Mauritanie). En route vers Dakar et le Sénégal (que la France récupère des Anglais après les guerres de l’Empire), la frégatte La Méduse s’échoue sur un banc de sable (à 50 km de la côte) causant la mort de 160 personnes. Le commandant sera condamné à 3 ans de prison pour abandon de navire. Géricault immortalise le naufrage en1819 avec le tableau le radeau de La Méduse.

 

2 juillet 1915 : appel officiel aux Français pour concourir à la Défense nationale. "Echangez l'or que vous détenez, et qui ne peut d'ailleurs vous être d'aucune utilité, contre des billets de la Banque de France dont le crédit fait l'admiration du monde" ou encore "Ohé! Les braves gens… versez votre or, nous versons bien notre sang". Les affichent se multiplient et des comités de l'or s'organisent dans le pays. Durant la seule année 1915, la Banque de France reçoit 380 tonnes de métal, et plus de 700 tonnes pendant l'ensemble des années de guerre.

Note RP Defense : voir page 18 bulletin-numismatique.fr POUR LA FRANCE VERSEZ VOTRE OR L’OR COMBAT POUR LA VICTOIRE

 

2 juillet 1915 : la mention "Mort pour la France" est instituée. Il s'agit d'une récompense morale visant à honorer le sacrifice des combattants morts en service commandé et des victimes civiles de la guerre. Toutefois, la preuve doit être rapportée que la cause du décès est la conséquence directe d'un fait de guerre. Par ailleurs, si la nationalité française est exigée pour les victimes civiles, y compris les déportés et internés politiques, elle ne l'est pas pour les membres des forces armées et ce même dans le cas où ils ont été déportés ou internés résistants.

 

2 juillet 1984 : le Mirage 2000 est opérationnel (Dijon). La première unité à employer de façon opérationnelle les Mirage 2000C est l’escadre de chasse 1 / 2 Cigognes.

 

Chronique culturelle du 02 Juillet 2015 - SHD

Note Rp Defense : voir Force de frappe et opérations extérieures

 

2 juillet 2008 : libération d’Ingrid Bétancourt par un commando colombien.(Colombie). L’audacieuse opération « Jaque » de la Force armée colombienne permet la libération de quinze personnes (Ingrid Bétancourt, 3 Nord- Américains et 11 militaires et policiers) retenues en otage depuis des années par les FARC. Sans verser une goutte de sang, les Forces spéciales colombiennes infiltrent les FARC sous couvert d’une opération humanitaire et obtiennent que les otages soient déplacés en hélicoptère. L’opération a débuté en avril, mais l'exfiltration proprement dite dure 20 minutes.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:50
Le Fly in Koksijde à l’heure de la Grande Guerre

 

30.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Située à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-belge, Coxyde (Koksijde) est une station balnéaire emblématique de la Flandre occidentale avec la plus haute dune de la côte. Voici tout juste un siècle, Coxyde rentrait dans l’histoire de la Grande Guerre grâce à son aérodrome de Bogaerde...

Les 4 et 5 juillet 2015, l’événement « Fly In » renouvellera le succès de sa première édition de 2014 qui accueillit pas moins de 230 avions admirés par plus de 23.000 visiteurs. Pendant ces deux journées, la base militaire aérienne de Coxyde sera cette année encore le lieu d’expositions avions mythiques et véhicules de la 1re guerre, de baptêmes de l’air en avions historiques, de reconstitution par une cinquantaine de bénévoles en habit d’époque d’un « Village Guerre Mondial I » au cœur de la tourmente, d’animations et ateliers pour les familles et enfants, de projections cinématographiques d’époque et expositions photographiques, de cérémonies de commémorations,...

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:50
photo T. Fumat / Armée de Terre

photo T. Fumat / Armée de Terre

 

24/04/2015 par Service de santé des armées

 

Temps fort pour célébrer l’amitié et le partenariat franco-allemand : la cérémonie en l'honneur du service de santé pendant la guerre de 1914-1918 au « vieil Armand »

 

Le 22 avril , dans le cadre des commémorations liées au centenaire de la Grande guerre et du  troisième séminaire du service de santé des armées française et allemande, une cérémonie s’est déroulée au monument national du Hartmannswillerkopf, lieu hautement symbolique de l’offensive de 1915.

 

Le General oberstabsarzt Dr Ingo Patschke, et le médecin général des armées  Jean-Marc Debonne, directeurs centraux des services de santé des armées allemande et française,  ont procédé à la lecture de l'ordre du jour et deux soldats français et allemand ont déposé  une gerbe sur le monument national.

 

Des sections du troisième régiment médical d’Ulm, de l’académie allemande de santé de Munich ainsi que de l’École du Val-de-Grâce, de l’ESA de Lyon et du régiment médical de La Valbonne représentaient les deux services de santé.

 

Le troisième séminaire franco-allemand s’est tenu à Colmar du 21 au 23 avril 2015 : « plus que des partenaires, nous sommes de vrais amis unis par les mêmes idéaux ».

photo T. Fumat / Armée de Terrephoto T. Fumat / Armée de Terrephoto T. Fumat / Armée de Terre
photo T. Fumat / Armée de Terre

photo T. Fumat / Armée de Terre

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:55
The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy

The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy


09.06.2015 par SHD

 

9 juin 721 : bataille de Toulouse. Al Kawlani, le gouverneur Omeyade de l'Andalousie, attaque Toulouse après s'être emparé de Narbonne (719). Le duc d'Aquitaine, Eudes, bat en retraite (pour chercher des renforts) lorsqu’Al Kawlani met le siège à la ville. Trop confiant, le musulman se laisse surprendre, en plein siège, par le retour d'Eudes. L’armée musulmane est battue et lui-même tué dans la bataille.

11 ans plus tard, Charles Martel récidive à Poitiers.

 

9 juin 1800 : bataille de Montebello (Italie). Durant la seconde campagne d’Italie, le général Lannes remporte sur les Autrichiens, pourtant supérieurs en nombre, une belle victoire au terme de 11 heures d’affrontement où il montre un très grand courage ainsi qu’un talent manœuvrier. C’est sa première victoire en tant que commandant en chef. Napoléon, en le faisant duc de Montebello (1808) indique par-là que c’est sa plus belle bataille.

 

9 juin 1918 : bataille du Matz (Nord de Compiègne). Depuis le 21 mars, Ludendorff a entamé une grande offensive à l'Ouest avec les troupes qui rentrent de Russie (capitulation de Brest-Litovsk). 3 divisions françaises sont enfoncées de 9 km à hauteur du Matz (affluent de l'Oise) grâce aux blindés allemands A7V et à un déluge d'artillerie. Le général Mangin ordonne un repli afin de mieux contre-attaquer (11 juin). L'offensive allemande est enrayée, Compiègne et la route de Paris sont sauvés. Côté français, bien que le front se soit étendu de 53 km, le moral est bon : l'ennemi s'épuise plus vite et s'impatiente. Il s'agit de tenir encore, le temps jouant pour les alliés.

Note RP Defense : voir Juin 1918 : La relance des offensives allemandes.

 

9 juin 1918 : naufrage du cuirassé austro-hongrois Szent Istvan (au large de la Croatie). Dans la nuit, une vedette rapide lance-torpilles italienne (MAS 15) coule l’un des seuls cuirassés de la marine impériale austro-hongroise (en route vers le barrage d’Otrante). La vedette n’a jamais été repérée, encore moins inquiétée, les Austro-hongrois pensant à une attaque de sous-marin.

 

9 juin 1942 : mort du LCL Félix Broche (Bir Hakeim – Libye actuelle). Chef de corps du Bataillon du Pacifique qui rallie la France Libre le 2 septembre 1940. Meurt durant l’assaut de la position de Bir Hakeim après s’être fait remarquer aux combats d’Halfaya et Tengeder (janvier 1942). Compagnon de la Libération. Il repose au cimetière de Tobrouk. Son fils, journaliste et historien, a écrit un Bir Hakeim (2008) particulièrement clair et édifiant.
 

9 juin 1943 : arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète (Paris). Piégé par un agent français de la Gestapo, Delestraint est déporté au camp du Struthof puis à Dachau où il meurt le 19 avril 1945. Compagnon de la Libération. Ses cendres sont au Panthéon. Il a donné son nom à une promotion de l’ESM de Saint-Cyr.


9 juin 1944 : massacre de Tulle. La division SS Das Reich, revenue du front Est, a pour mission de se porter depuis le centre de la France vers la tête de pont alliée en Normandie. Sur l'itinéraire, elle est harcelée par la Résistance. Les exactions allemandes vis à vis de la population se multiplient en représailles. Les ordres de von Rundstedt aux unités allemandes sont certes sévères et visent à dissuader la population d'aider la Résistance, cependant le nombre important de crimes commis par la division peut aussi s'expliquer par son taux d'encadrement relativement faible depuis la saignée de Koursk. A Tulle, 99 civils sont pendus et 149 autres sont déportés pour venger l'attaque (7 et 8 juin) des FTP contre la garnison.

 

9 juin 1959 : lancement du premier SNLE américain, l'USS George Washington (SSBN-598) (Groton – Connecticut). Premier sous-marin capable de délivrer des missiles balistiques nucléaires (16 Polaris A-1) en immersion. A la même époque, les Soviétiques devaient faire surface pour tirer.

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
Webdocumentaire - 1914-1918 : Des Amérindiens dans les tranchées

 

04-06-2015 Par Claire Arsenault - RFI

 

La tourmente qui a emporté l’Europe dans la Première Guerre mondiale est allée chercher ses combattants bien au-delà des zones de combats. Ainsi, des milliers d’Amérindiens se sont engagés dans les armées américaine ou canadienne. Pour cela, ils ont revêtu les uniformes des « Visages pâles ». Au combat, ils ont souvent fait plus que leur part et nombreux sont ceux qui ne sont jamais revenus. Nous allons vous raconter l’histoire de quelques-uns d’entre eux…

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:55
The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942

The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942


03.006.2015 source SHD
 

3 juin 1330 : Philippe VI de Valois crée officiellement deux charges de Maréchal de France.

 

3 juin 1565 : les Espagnols attaquent Fort Caroline (Floride). Première colonie française fondée par des Huguenots, Fort Caroline est attaqué et détruit par le capitaine général Menendez, commandant d’une flotte espagnole. Plusieurs centaines de rescapés des combats sont exécutés par Menendez, dont Ribault le chef des colons, qui est tué et brûlé comme hérétique. La tentative de colonisation de la Floride organisée par de Coligny échoue.

 

3 juin 1917 : début de mutinerie au 217ème RI. « Alors que les contre-attaques allemandes sont enrayées sur le Chemin des Dames, commence la mutinerie du 217ème RI, qui dure jusqu’au 12 juin. Les soldats refusent collectivement de monter vers les tranchées mais acceptent d’obéir à leurs officiers pour les taches du service intérieur. Les jugements, fin juin et début juillet, sont relativement modérés et correspondent à un retour à la normalité ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1918 : mort de Louis Jaurès. « Le fils de Jean Jaurès, Louis, est tué au front ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1940 : bombardement allemand de Paris. 300 bombardiers de Luftwaffe attaquent Paris. 167 morts.

 

3 juin 1942 : début de la bataille de Midway (Océan Pacifique). Du 3 au 6 juin, les flottes japonaise et américaine s’affrontent près de Midway par l’intermédiaire de leurs avions embarqués. Défaite japonaise (4 porte-avions coulés, 3500 marins nippons disparus dont beaucoup de pilotes chevronnés alors que les américains ne perdent qu’un porte-avions et un destroyer).

 

3 juin 1943 : création du CFLN (Comité français de libération nationale). Les généraux de Gaulle et Giraud créent le CFLN qu’ils président tous deux.

 

3 juin 1944 : création du GPRF (Gouvernement provisoire de la République française). Le CFLN se transforme en gouvernement où de Gaulle a pris l’ascendant sur Giraud.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:55
Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

 

02/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

La première utilisation de gaz de combat à grande échelle sur le front de l’Ouest pendant la Première guerre mondiale eut lieu le 22 avril 1915 près d’Ypres en Belgique par les forces allemandes contre les troupes françaises.

 

« Nous avons vu le ciel absolument obscurci par un nuage jaune-vert qui lui donnait l’aspect d’un ciel d’orage », devait témoigner un médecin de bataillon cité par l’historien Yves Buffetaut.

« Nous étions alors dans les vapeurs asphyxiantes. J’avais l’impression de regarder au travers de lunettes vertes. En même temps, l’action des gaz sur les voies respiratoires se faisait sentir : brûlures de la gorge, douleurs thoraciques, essoufflement et crachements de sang, vertiges. Nous nous crûmes tous perdus. »

Un autre médecin, Octave Béliard, qui était en seconde ligne, vit refluer « des hordes sans chefs qui fuyaient. Des régiments entiers avaient jeté leurs armes, tournaient le dos à l’ennemi. Des hommes se roulaient par terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang. Et une terrible odeur  charriée par le vent, entra dans nos narines »

Toutefois, le nuage se dissipant, les troupes françaises se ressaisissent. Les forces allemandes, méfiantes du gaz, n’exploitent pas vraiment leur succès.

En dépit des immenses effets  psychologiques résultant de son usage, les pertes causées par les gaz pendant la Première guerre mondiale furent relativement limitées, en partie grâce aux  masques de plus en plus performants. Dans l’armée française, « seulement » 8.000 morts dus aux gaz sur 1.4 million tués pendant la guerre. Et 190.000 dangereusement atteints sur quatre millions.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 11:55
photo 27e BIM

photo 27e BIM

 

30/05/2015 SCH Beltran Sources : 27e BIM

 

A l’occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, un colloque international sur le thème des combats dans les Vosges en 1915 s’est tenu à Epinal et à Colmar du 21 au 23 mai dernier.

 

34 spécialistes et historiens sont venus de toute l’Europe pour aborder cette période particulièrement tragique pour la région. C’est en effet en 1915 qu’ont eu lieu les combats les plus acharnés sur le front des Vosges, unique front de montagne sur les sols français et allemand.

 

Les batailles héroïques menées dans la région par les bataillons de chasseurs alpins et le 152e régiment d’infanterie ont forgé l’identité des troupes de montagne. A cette occasion, la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) a rendu hommage au sacrifice de ses 20 000 soldats morts pour la France dans les Vosges.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 16:55
14-18 : les usines en guerre

Usines André Citroën du quai de Javel dans le XVe à Paris. Finition et peinture des obus de 75 mm dans le grand atelier d’usinage et de montage de Chaix. Oct 1915. Photo Citroën Héritage

 

28/04/2015 Par Jean-François Preveraud - industrie-techno.com

 

Le rôle de l’industrie fut prépondérant dans le Premier conflit mondial. C’est en partie grâce à la mobilisation de la production, qui adopta des méthodes de travail novatrice, que les Alliés réussirent à faire la différence. Retour sur un aspect du Conflit souvent oublié.

 

Lire l’article

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:55
Uniforme Bleu Horizon photo ECPAD

Uniforme Bleu Horizon photo ECPAD

 

28 avril 2015 par ECPAD

 

En 1915, après plusieurs mois d’attente, les troupes de l’armée française sont équipées d’un nouvel uniforme pour affronter la guerre des tranchées.

 

Jusqu’alors vêtus de l’uniforme hérité de la guerre franco-prussienne, les fantassins souffraient d’un équipement obsolète, mal adapté aux saisons, pourvu d’un pantalon rouge trop voyant et d’un képi peu protecteur. Ainsi, en 1915, l’armée française modernise ses équipements et passe à l’uniforme bleu horizon.

 

Voir le reportage photos

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 10:55
Collier's New Photographic History of the World's War (New York, 1918)

Collier's New Photographic History of the World's War (New York, 1918)


22.04.2015 Service Historique de la Défense (SHD)

 

22 avril 1676 : bataille d’Agosta (au large de la Sicile). Le lieutenant général Abraham Duquesne bat une flotte hispano-hollandaise commandée par l’amiral Ruyter dans le cadre de la campagne de Sicile menée par Louis XIV. Blessé au combat, Ruyter meurt quelques jours plus tard à Syracuse où s’est réfugiée sa flotte.

 

22 avril 1809 : bataille d'Eckmühl (Bavière).  Napoléon 1er bat les Autrichiens et pour récompenser le maréchal Davout qui s'est bien comporté, le fait prince d'Eckmühl.

 

22 avril 1900 : bataille de Kousseri (actuel Cameroun). Le commandant Lamy avec 1300 hommes (issus de 3 colonnes ayant opéré leur jonction la veille) dont 700 équipés de fusils, attaque le chef de guerre Rabah et son armée (estimée à 10 000 hommes) près de Kousseri.  Lamy et Rabah meurent au combat. C’est la dernière grande bataille du Sud Saharien qui sans pacifier totalement la zone fait cesser les raids sanglants de Rabah. L’affrontement a eu lieu sur la rive gauche du Chari, juste en face du village de Kotoko (rive droite tchadienne) qui sera rebaptisé Fort Lamy un mois plus tard. Depuis 1973, Fort Lamy est N’Djamena.

22 avril 1915 : utilisation pour la première fois des gaz de combat (Ypres). Les Allemands répandent des milliers de litres de chlore sur le front, au niveau du saillant d'Ypres. Le vent porte le gaz sur les positions françaises tenues par deux divisions qui se replient précipitamment. Les Canadiens, fraichement arrivés, doivent se redéployer pour faire face au vide laissé par les Français (8 km de large) et s’y sacrifient pour contenir la progression allemande.

22 avril 1945 : Hitler admet devant témoin que la guerre est perdue et qu'il va se suicider (Berlin)

22 avril 1956 : les sapeurs soviétiques découvrent un tunnel de la CIA (Berlin). A la faveur de travaux, un tunnel secret de 449 mètres est découvert sous la RDA. Creusé par les services secrets américains, ce tunnel a permis à la CIA, pendant près d'un an, d'intercepter les communications téléphoniques de l'armée rouge. Le KGB est en fait parfaitement au courant depuis le début des travaux mais pour ne pas griller sa source (un diplomate britannique, George Blake), patiente un an avant de simuler la découverte.

 

 

Monument érigé à Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) en hommage aux gendarmes victimes de l'attaque de la brigade de Fayaoué (Ouvéa) le 22 avril 1988 - Photo Jaqui Monnier extraite du livre la Gendarmerie outre-mer de Gérard CABRY.jpg

Monument érigé à Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) en hommage aux gendarmes victimes de l'attaque de la brigade de Fayaoué (Ouvéa) le 22 avril 1988 - Photo Jaqui Monnier extraite du livre la Gendarmerie outre-mer de Gérard CABRY.jpg

22 avril 1988 : attaque de la gendarmerie de Fayaoué (ile d’Ouvéa – Nouvelle Calédonie). En pleine campagne présidentielle française, un groupe d’indépendantistes Kanaks du FLNKS tue 4 gendarmes et en prend en otage 27 autres. Le  5 mai après avoir tenté à plusieurs reprises de négocier, le GIGN appuyé par le 11ème Choc, le commando Hubert et 2 lance-flamme du 17ème RGP donne l’assaut contre la grotte d’Ouvéa où sont encore retenus 16 otages.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 11:55
Blogs: deux confrères sur l'écran radar de Lignes de défense


01.04.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

A signaler ce matin deux blogs:

 

prims.jpgLe premier a été baptisé "Prisme 14-18" et est animé par plusieurs chercheurs dont le général André Bach. Le dernier article constitue une suite au sujet que vous avez annoncé qui concernait la mise en ligne des dossiers de fusillés 14/18.

"Prisme 14-18" se présente comme "une publication indépendante autour des fusillés pour l'exemple et exécutés de la Grande Guerre. A travers des articles statistiques, à travers des articles de fond aussi divers que les mutilations volontaires, le code de justice militaire, la notion de fusillés pour l'exemple, l'ambition du Prisme est de fournir un ensemble d'informations permettant aux lecteurs d'appréhender en toutes connaissances de causes et sans parti pris de notre part la problématique des fusillés du conflit 14/18. Notre but n'est pas de juger mais de présenter, d'analyser les faits, de les porter à la connaissance de nos concitoyens au sujet d'une question qui n'est pas seulement d'ordre historique mais enjeu aussi d'un débat mémoriel, encore présent aujourd'hui."

Pour en savoir plus sur ce blog, voici un lien vers leur premier post (mai 2014).

 

sous les cocares.jpgSecond blog: "Sous les cocardes" qui se consacre à l'histoire de l'armée de l'air (merci à JDM de l'avoir signalé). C'est un "blog non institutionnel des enseignants-chercheurs en histoire du Centre de recherche de l'armée de l'air" lancé en décembre 2014.

"Sous les cocardes" se veut "un lieu de réflexion et d’échanges en histoire militaire, et en particulier sur celle de l’armée de l’air. Un lieu de réflexion, ouvert à tous, afin d’appréhender la culture du milieu aéronautique et de comprendre, de s’approprier son patrimoine identitaire. Un lieu d’échanges, parce qu’il est impératif de construire un socle historique à partir d’expériences et de connaissances personnelles."

Longue vie à ces confrères!

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 12:56
Un aumônier français bénit le cercueil d’un soldat, durant la Premiere Guerre Mondiale.(Rue des Archives/Tallandier)

Un aumônier français bénit le cercueil d’un soldat, durant la Premiere Guerre Mondiale.(Rue des Archives/Tallandier)

 

30/3/15 – Antoine Fouchet – LaCroix.com

 

Une plaque à la mémoire des prêtres et religieux morts durant la Première Guerre mondiale sera dévoilée et bénie mardi 31 mars dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides par Mgr Luc Ravel, évêque aux armées.

 

Certaines cérémonies commémoratives sont importantes parce qu’elles confirment la place de choix qui doit être accordée dans la mémoire collective à des acteurs de l’Histoire. Le dévoilement et la bénédiction, mardi 31 mars, dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, par l’évêque aux armées Mgr Luc Ravel, d’une plaque à la mémoire de tous les prêtres diocésains, religieux, séminaristes et religieuses, morts au service de la patrie et des soldats durant la Première Guerre mondiale, en fera incontestablement partie.

 

Près de cent ans après la fin de ce conflit, il s’agit de la pose de la première stèle honorant l’ensemble des consacrés engagés morts pour la patrie. Jusqu’à présent, seules quelques plaques dans des églises en province mentionnaient la mort au front de prêtres relevant des paroisses concernées.

 

Suite de l'article

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 08:55
Collégiens et militaires commémorent la Grande Guerre

 

21/03/2015 Gabriel Boyer - Armée de Terre

 

Le 11 mars 2015, un détachement du 122ème régiment d’infanterie - centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel (CEITO) et une quarantaine de professeurs et élèves du Lycée Jean Vigo de Millau (12) se sont rendus au cimetière militaire de Minaucourt-le-Mesnil-les-Hurlus (Marne) afin de rendre hommage aux héros de la Grande Guerre.

 

Créé en 1915, ce cimetière regroupe 21 319 morts français, tchèques et serbes dont plus de la moitié sont des inconnus inhumés dans les ossuaires. Tous ont péri lors de la bataille de Champagne, offensive des armées françaises contre les armées allemandes lors de la première guerre mondiale. Militaires et collégiens ont donc rendu hommage à ces héros morts au combat, lors d’une cérémonie émouvante que la sonnerie aux morts a clôturée.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:55
Biplan Voisin de reconnaissance en 1915 - Coll. Jean Molveau

Biplan Voisin de reconnaissance en 1915 - Coll. Jean Molveau

 

7 mars 2015 par Jean Molveau – Aerobuzz.fr

 

Claude Thollon-Pommerol a entrepris de retracer, mois après mois, la guerre des aviateurs français de 1914 à 1918. Dans une publication trimestrielle associée à un site internet, l’historien alterne le suivi chronologique des événements et les sujets thématiques. Le dixième volume de cette œuvre démesurée vient de paraître.

 

« Les Cahiers des as oubliés 14-18 », tel est le nom d’un périodique (trimestriel), qui vient en complément du site Internet « asoublies1418.fr », lequel est une très importante ressource documentaire sur les ailes françaises de la Grande Guerre. Le site, comme les publications papier sont l’œuvre d’un ancien universitaire, Claude Thollon-Pommerol, qui s’est lancé dans un travail titanesque, celui d’apporter une lumière sur ce qui s’est passé dans le ciel autour de la Première Guerre mondiale.

 

Suite de l'article

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:50
photo ambassade de France à Belgrade

photo ambassade de France à Belgrade

 

27 Février 2015 Source : ambassade de France à Belgrade

 

Le 24 février s’est tenue dans le port de Bar au Monténégro une cérémonie organisée par l’ambassade de France au Monténégro et en présence des autorités locales en souvenir des 38 marins décédés lors du naufrage du contre-torpilleur Dague, le 24 février 1915. Le navire avait été touché par une mine ennemie alors qu’il accomplissait sa mission de protection d’un convoi de ravitaillement au profit du gouvernement monténégrin d’alors.

 

Le Dague était l’un des navires les plus rapides de son époque. Au début de la première guerre mondiale, il fut engagé en appui des convois maritimes d’approvisionnement de la ville de Bar (qui s’appelait alors Antivari). Le naufrage du contre-torpilleur Dague fut la première perte française en Adriatique et l’évènement eut un grand retentissement en France.

 

Dans la soirée du 24 février 1915, par temps couvert, le Dague, accompagné de son sister ship le Faulx, escortait le cargo britannique Whitebread, chargé de ravitailler en matériel le gouvernement monténégrin. Il venait de traverser les champs de mines à l’approche du port. En raison du vent qui soufflait ce soir-là, mais également pour parer à une éventuelle attaque aérienne, le Dague mouilla au large une fois le Whitebread amarré.

 

À 21h40, une explosion se fit entendre, suivie de soubresauts violents, puis de la dislocation du navire en deux parties. La proue disparut assez rapidement dans les flots, et la poupe se redressa presque à la verticale, ce qui empêcha de larguer les canots de sauvetage. Alors que certains membres de l’équipage nageaient vers la côte, d’autres attendirent, accrochés à l’accastillage, que le Faulx, qui s’était d’abord écarté pour prévenir l’attaque d’un sous-marin, revienne pour les évacuer. Vers 22h20, tout était terminé.

 

Selon le lieutenant de vaisseau Ernest Bouquet, commandant du navire, l’explosion a été causée par une mine dérivante. Trente-huit marins perdirent la vie dans le naufrage : des mécaniciens et des chauffeurs de quart, ainsi que les hommes qui se sont retrouvés coincés dans les postes d’équipage où ils étaient au repos et quelques marins qui se sont noyés, vaincus par la fatigue et le froid.

Cérémonie en hommage au contre-torpilleur Dague au Monténégro
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:55
1915, 1945, 2015 : histoire et continuité

 

03-02-2015 Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 773 Réf : 379 -1889

 

2015 sera une année riche en mémoire pour la Légion étrangère, puisque nous commémorerons le 100e anniversaire de la création du Régiment de marche de la Légion étrangère (dont le 3e REI est l’héritier), et le 70e anniversaire de la Libération de la France pour laquelle les légionnaires de la 13e DBLE, du RMLE et du 1er REC ont combattu héroïquement.

 

Pourquoi commémorer ?
Pour un soldat, commémorer, c’est conforter le présent, en témoignant de la pérennité des valeurs qui ont guidé en leur temps les acteurs des faits d’armes. Plus que la célébration du passé, il s’agit, collectivement, de donner du sens au présent pour se préparer au combat à venir.
Lorsque le général Rollet, en 1931, voulut marquer durablement le centenaire de la création de la Légion étrangère, il décida l’édification d’un monument aux morts, il commanda un livre d’or pour rappeler les faits d’armes de la Légion, et donna à la commémoration épisodique de la bataille de Camerone un caractère pérenne. En 1947, le colonel Gaultier souligna le caractère intemporel de cette commémoration en instituant le rite immuable du port de la main en bois du capitaine Danjou. Le général Olié, qui fut chef de corps du RMLE lors de la libération de l’Alsace, écrivait : « Il (le testament de Camerone) se solde par la longue et sanglante litanie des innombrables faits d’armes accomplis au cours de plus de cent années de combats, la longue et glorieuse litanie de victoires qui chargent les drapeaux et les étendards de la Légion étrangère et dont les noms s’inscrivent sous celui de Camerone, comme pour donner aux héros de Danjou le témoignage de la pérennité du serment qu’ils ont écrit de leur sang à Camerone. Dans un monde et une époque de petite foi, ce legs donne la certitude grave, exaltante, durable, d’agir et de servir un idéal d’honneur et de fidélité qui nous dépasse ».

Ainsi, commémorer, c’est se souvenir pour se préparer, au présent, à mener les combats quotidiens pour un idéal d’honneur et de fidélité qui nous dépasse.

 

Que commémorer ?
Créé le 11 novembre 1915, le Régiment de marche de la Légion étrangère est le premier régiment de l’Armée française à avoir reçu la fourragère aux couleurs de la médaille Militaire. Il est l’héritier des quatre régiments de marche constitués au début de la Grande Guerre, entre août 1914 et avril 2015, par l’afflux de 32 000 volontaires étrangers, de 51 nationalités différentes, venus défendre la France. Ces quatre régiments, présents sur le front de fin 1914 à fin 1915, s’illustrent en Argonne, dans la Somme, en Artois et en Champagne. Après de lourdes pertes, deux régiments rescapés, le 2e de marche du 1er Étranger et le 2e de marche du 2e Étranger fusionnent le 11 novembre 1915, pour devenir, par le sang versé, le Régiment de marche de la Légion étrangère. Il sera commandé à compter de 1917 par le lieutenant-colonel Rollet, le futur « Père Légion ». Au cours de ce conflit, près de 43 000 engagés volontaires pour la durée de la guerre ont combattu dans les rangs de la Légion, et plus de 35 000 d’entre eux furent tués, blessés ou disparus.

Les trois régiments de Légion étrangère qui libèrent l’Alsace début 1945, sont engagés depuis novembre 1944 dans la bataille des Vosges, au sein du 2e Corps d’armée (général de Monsabert) de la 1re Armée française du général de Lattre de Tassigny. Leur rôle dans la réduction de la poche de Colmar du 20 janvier au 2 février 1945 est décisif. Déjà très éprouvée dans les Vosges, la 13e DBLE combat au sein de la 1re Division motorisée d’infanterie (DMI) ; le 1er REC et le RMLE au sein de la 5e Division blindée. La bataille de Colmar se déroule dans des conditions extrêmement difficiles liées à l’hiver, particulièrement rigoureux cette année là, et au terrain qui n’offre pratiquement aucune couverture naturelle aux assaillants alliés. La 1re Armée y perd plus de 2 000 hommes. Le général de Lattre envoie après la libération de Colmar le communiqué suivant : « Au 21e jour d’une âpre bataille au cours de laquelle les troupes américaines et françaises ont rivalisé d’ardeur, de ténacité et de sens manoeuvrier, l’ennemi a été chassé de la plaine d’Alsace et a dû repasser le Rhin ». Pour marquer ce sacrifice, il choisit le blason vert et rouge de la ville de Colmar pour en faire l’insigne de la 1re Armée. Le RMLE, quant à lui, fait sienne la devise de la 5e DB « France d’abord ».

 

Un atout pour 2015
Qu’il me soit permis, pour cette année 2015, de rendre un hommage particulier à celui qui commanda la 1re Armée française il y a 70 ans, dans laquelle combattirent trois glorieux régiments de la Légion étrangère. Des historiens peuvent lui reprocher d’avoir trop demandé à telle ou telle formation. Je retiens « du Roi Jean », qui plus tard dira aux survivants de la RC4 « Bravo la Légion ! », d’avoir emporté la victoire en créant et commandant au feu la 1re Armée française faite certes de troupes aguerries, mais aussi de volontaires de la dernière heure. Sa devise « Ne pas subir » doit nous guider dans les combats quotidiens. Nous y arriverons si nous appliquons ses recommandations : « Ayez le culte de l’effort, le goût du travail bien fait, la fierté de l’oeuvre accomplie, le sens de la discipline et l’esprit de générosité ».

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:50
De artillerie - L'artillerie - The artillery - Der Artillerie 1914 - 1918

 

3 mars 2015 Belgian Defence

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

24 février 24, 2015 - ECPAD

 

Nouveau rendez-vous de cette année centenaire ! Les vendredi 27 et samedi 28 mars 2015, l’ECPAD organise en partenariat avec la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), le CNRS et le musée de l’Armée un colloque inédit consacré à l’étude de l’histoire et des sources visuelles ou archivistiques du cinéma et de la photographie aux armées, depuis leur création en 1915 jusqu’aux engagements les plus récents, comme actuellement en Centrafrique.

Lors de conférences/débats, historiens, universitaires, documentalistes viendront analyser et interroger les images, fixes et animées, capturées par les « soldats de l’image » depuis un siècle. Plusieurs projections de films sont également prévues, ainsi qu’une visite commentée de l’exposition « 100 ans de photographies aux armées ».

Retrouvez l’intégralité du programme du colloque, ainsi que la liste des intervenants.

 

Informations pratiques :

Auditorium Austerlitz du musée de l’Armée – Hôtel national des Invalides à Paris – vendredi 28 mars de 9h30 à 19h45, et samedi de 9h30 à 16h45.

Conditions d’accès : gratuit sur réservation dans la limite des places disponibles.

Réservation : pour vous inscrire rendez-vous sur la page http://ida2015.sciencesconf.org/

En raison du plan vigipirate merci de présenter impérativement ce programme à la grille du 129 rue de Grenelle et à l’entrée du musée de l’armée.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:55
Le 94e RI à la rencontre des élèves de Sissonne

 

20/02/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Depuis le 26 janvier, l’adjudant-chef Philippe du centre d’entraînement aux actions en zone urbaine - 94e régiment d’infanterie (CENZUB-94e RI), véritable passionné de la Grande Guerre depuis l’âge de 12 ans, se rend dans différentes classes de l’école primaire de Sissonne afin de raconter la vie des poilus dans les tranchées.

 

Pour réussir à captiver ce jeune auditoire, il utilise des anecdotes historiques avec des termes simples et s’appuie sur des objets d’époque qui font partie de sa grande collection privée (bidon, quart, casque lourd…).

 

Il rappelle également aux élèves que nous sommes entrés dans un cycle de commémoration du Centenaire de la Grande Guerre et que l’Aisne est un des départements ayant été le plus touché. C’est l’occasion pour l’adjudant-chef Philippe et le CENZUB-94e RI,  de rendre hommage aux soldats de la première Guerre mondiale, de cultiver le lien Armée–Nation mais aussi de transmettre à cette jeune génération le sens de ces commémorations du Centenaire.

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