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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:20
Tradition du jour du souvenir, le dépôt de couronnes. (photo Nicolas Laffont - 45eNord)

Tradition du jour du souvenir, le dépôt de couronnes. (photo Nicolas Laffont - 45eNord)

 

9 novembre 2014 par Nathalie Corneau – 45eNord.ca

 

Au Canada, la tradition de porter un coquelicot rouge flamboyant lors du jour du Souvenir, le 11 novembre, tire ses origines d’une riche histoire symbolique. Quelle est-elle? Le jour du Souvenir occupe depuis longtemps une place importante dans le cœur des canadiens, pourquoi?

 

Jour de l’Armistice

 

Le premier jour du Souvenir a été célébré en 1919 dans tout le Commonwealth. On l’appelait alors le jour de l’Armistice et il visait à commémorer la fin de la Première Guerre mondiale. En fait, ce fut le lundi 11 novembre à onze heures. La onzième heure du onzième jour du onzième mois.

 

Le jour de l’Armistice fut alors instauré en 1919 à travers la majeure partie de l’empire britannique. Cependant, il était célébré le deuxième dimanche de novembre. En 1921, le parlement du Canada adopta la loi du jour de l’Armistice, énonçant que des cérémonies seraient organisées le premier lundi de la semaine du 11 novembre. De ce fait, l’événement se trouvait jumelé avec l’Action de grâce. Pendant la plus grande partie des années vingt, les Canadiens soulignèrent cette journée sans organiser de manifestations publiques.

 

C’est en 1928 que certains citoyens éminents, dont un bon nombre étaient des anciens combattants, firent des pressions pour que ce jour soit davantage reconnu et que l’on commémore les sacrifices du temps de guerre à un autre moment qu’à la même date que l’Action de grâce. En 1931, le gouvernement fédéral décréta que ce qu’on appellerait désormais le jour du Souvenir serait observé le 11 novembre et que le jour de l’Action de grâce serait alors déplacé à une autre date. Le jour du Souvenir serait d’avantage dédié à la mémoire des soldats décédés qu’à celle des événements politiques et militaires, qui avaient mené à la victoire lors de la Première Guerre mondiale.

 

Le 11 novembre

 

Chaque année, le 11 novembre, la nation se recueille afin d’honorer la mémoire des canadiens qui ont perdu la vie en servant leur pays pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée, le conflit en Afghanistan et toutes les missions de paix. L’histoire, les traditions et les symboles associés au jour du souvenir, ou Remembrance Day en anglais, occupe depuis longtemps une place importante dans le cœur des canadiens.

 

En 1931, le jour du Souvenir raviva l’intérêt du public envers le souvenir de la guerre et du sacrifice militaire, attirant des milliers de personnes aux cérémonies dans les grandes et petites villes du pays. Il demeura un jour consacré au souvenir des morts, mais il arrivait aussi qu’au cours de certaines cérémonies traditionnelles, on incitait les gens à se souvenir des horreurs de la guerre et à œuvrer pour la paix. Les cérémonies du jour du Souvenir se déroulaient généralement devant les cénotaphes et monuments commémoratifs de guerre communautaire ou parfois dans des écoles ou d’autres lieux publics. À ces regroupements cérémonieux s’ajouta deux minutes de silence, l’interprétation de la « dernière sonnerie », ainsi que la récitation « Au champ d’honneur » et le port du coquelicot, éléments incontournables lors de la cérémonie du jour du Souvenir.

 

Le coquelicot: symbole du souvenir

 

Pendant le jour du Souvenir, un grand nombre de citoyens portent fièrement le coquelicot, accroché au revers de leurs collets, toujours du côté gauche « près du cœur », afin de commémorer le sacrifice des canadiens ayant servi bravement leur pays. Certains le portent le 11 novembre seulement, tandis que d’autres le portent pendant tout le mois de novembre.

 

Le port du coquelicot en mémoire des soldats décédés au combat est en fait une tradition bien établie dans de nombreux pays, mais pour quelle raison cette petite fleur si délicate a-t-elle été adoptée pour devenir le symbole du souvenir? De plus, quel lien a-t-elle avec les canadiens?

 

Après avoir été le premier à établir un rapport entre les coquelicots et les champs de bataille durant la guerre napoléonienne du début du XIXe siècle, un écrivain remarqua que les champs qui étaient nus avant les combats se couvraient de fleurs rouge sang après les batailles. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les sols crayeux devinrent riches en poussière de chaux, favorisant ainsi la venue des coquelicots. Cependant, à la fin de cette guerre, la chaux fut absorbée rapidement et les jolis coquelicots disparurent à nouveau.

 

Le lieutenant-colonel John Mc Crae, un chirurgien de brigade pendant la Première Guerre mondiale, avait quant à lui remarqué que les coquelicots poussaient parmi les tombes improvisées des soldats tués sur les champs de bataille. Inspiré, il composa en 1915 le célèbre poème «Au champ d’honneur» (In flanders fields) que voici :

Au champ d’honneur, les coquelicots

Sont parsemés de lot en lot

Auprès des croix; et dans l’espace

Les alouettes devenues lasses

Mêlent leurs chants au sifflement

Des obusiers.

Nous sommes morts,

Nous qui songions la veille encor’

À nos parents, à nos amis

C’est nous qui reposons ici,

Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,

À vous de porter l’oriflamme

Et de garder au fond de l’âme

Le goût de vivre en liberté.

Acceptez le défi, sinon

Les coquelicots se faneront

Au champ d’honneur.

(Adaptation du poème In Flanders Fields de John McCrae)

 

Le rouge vif des pétales de ces fleurs évoquait pour lui le sang versé par ceux qui reposaient en ces lieux. Après l’écriture de ce poème, le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat, «le symbole du souvenir». Plusieurs batailles de la Première Guerre mondiale ont été livrées dans les Flandres, région côtière de la mer du Nord en Europe de l’Ouest. Beaucoup de soldats canadiens y ont laissé leurs vies et c’est aux mêmes endroits que les corps de plusieurs d’entre eux ont été inhumés.

 

À une certaine époque, il était possible de porter sur soi un vrai coquelicot. Mais, avec l’engouement des militaires, vétérans, familles et amis de porter un coquelicot pour commémorer le sacrifice des soldats canadiens, impossible de disposer d’une quantité suffisante de petites fleurs symbole, afin d’accommoder tout le monde. Alors, c’est à ce moment que les militaires de l’armée, de la marine et de l’aviation qui avait été blessés durant la guerre, mirent la main à la pâte afin de confectionner des coquelicots. C’est après la Deuxième Guerre mondiale que les coquelicots que nous portons aujourd’hui furent fabriqués.

 

Le coquelicot demeure au Canada, en Grande-Bretagne et dans les pays du Commonwealth, un symbole durable du souvenir de ceux qui ont servi leur pays ou qui ont perdu la vie pour lui. Le jour du Souvenir, chaque individu qui porte fièrement un coquelicot et observe deux minutes de silence donne une signification de remerciement.

La campagne du coquelicot a lieu chaque mois de novembre, avant le jour du Souvenir. Le but de cette campagne, organisée par la légion royale canadienne, est de s’assurer que les canadiens et canadiennes reconnaissent davantage le coquelicot comme le symbole du jour du souvenir. Les fonds amassés lors de cette campagne sont utilisés pour aider les anciens combattants, les militaires ainsi que les familles militaires.

 

Afin d’honorer les militaires canadiens, les disparus ainsi que les anciens combattants, il est important de reconnaître leur bravoure et leurs sacrifices. De les accueillir au retour de mission comme ils le méritent, c’est-à-dire en héros. Rendre hommage à leur contribution exceptionnelle et leur transmettre toute notre fierté. Leur assurer que nous nous souviendrons à jamais de ce qu’ils ont fait pour notre pays, pour le monde entier et surtout pour notre liberté.

Jour du souvenir 2014 à Montréal

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:50
Escale à Plymouth et commémoration pour la frégate Latouche-Tréville

 

12 Novembre 2014 Marine Nationale

 

Du 7 au 11 novembre 2014, le Latouche-Tréville a fait escale à Plymouth, en Grande-Bretagne. A cette occasion, une délégation de l'équipage a participé à une cérémonie commémorative de l'Armistice de la Première Guerre mondiale, le dimanche 9 novembre, dans le cadre du Remembrance day.

 

En présence des hautes autorités civiles et militaires de Plymouth et sa région, le capitaine de vaisseau Matthieu Drevon, commandant la frégate, a déposé durant la cérémonie une gerbe de coquelicots au pied du monument commémoratif. Cette cérémonie a permis de mettre en exergue la force des liens unissant nos deux nations, en particulier en cette année 2014, année du centenaire du début de la Grande Guerre.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 21:55
Guy Arnoux. Le bon Français. Paris Devambez

Guy Arnoux. Le bon Français. Paris Devambez

 

11.11.2014 Par Cyril Leprêtre (Officier d'Infanterie) - Le Monde.fr

 

La commémoration du centenaire du 11 novembre est-elle à la hauteur de ce que la Grande Guerre représente réellement pour notre pays ? Rien n’est moins sûr, car le souvenir de la guerre 1914-1918 n’échappe pas à la grande tendance au dénigrement. On a cru dresser du conflit un tableau sans fard en cherchant à le dépouiller des excès des discours patriotiques, comme on l’aurait soigné d’une maladie honteuse, sans s’apercevoir que l’on effaçait dans le même temps l’essentiel, l’adhésion et les motivations de chacun à ce qui était alors encore une grande idée, la nation française.

 

Aujourd’hui, la pensée dominante ne nous présente plus les poilus que comme des victimes passives d’une « boucherie » qu’ils auraient subie, comme une sorte de catastrophe inévitable. Comme on a pu le lire maintes fois, les 1,4 million de soldats français tués durant cette guerre ne seraient alors que des « moutons broyés durant 4 ans par une fatalité absurde », fruit de« l’inconstance des politiques et de l’inconséquence d’officiers généraux, prompts à sacrifier leurs hommes pour gagner quelques mètres de boue »….

 

Rares sont les discours et les évocations de « la der des der » qui échappent désormais à cette seule explication, au point d’en être devenu réducteur et de véhiculer de véritables poncifs. Des décennies de pacifisme sur les horreurs du conflit et l’absurdité de la guerre ont ainsi eu pour conséquence de faire perdre une grande partie de leur sens aux évènements.

 

Transmission de valeurs célébrant l’unité

 

Depuis quinze ans, sans attendre la mort du dernier de nos poilus, ce phénomène s’est amplifié et manifesté par une vision historico-politique se focalisant, voire survalorisant, les drames liés aux fusillés ou aux mutineries. Cette tendance a achevé de nous priver du recul nécessaire pour analyser la période. Une forme de « supériorité morale » semble nous autoriser aujourd’hui à réduire ce conflit à un déchainement d’horreurs, fruit d’un monde qui appartient définitivement au passé. Cette vision est consensuelle et rassurante. Elle entend mettre la barbarie à distance et évite de s’interroger sur un autre sens, sans doute plus fidèle à l’histoire et à l’épreuve que fut la Grande Guerre, le lien de chaque individu à son pays.

 

Peut-on, en effet, encore oser dire que cette guerre avait un sens ? Oui et, aussi difficile à comprendre que cela puisse paraitre un siècle plus tard, nos aïeux acceptaient l’idée de mourir pour leur patrie, convaincus que le sort de leurs familles et l’avenir de leur pays tout entier en dépendaient. La commémoration de la Grande Guerre devrait aussi être dédiée à la transmission de ses valeurs célébrant l’unité, une forme de cohésion nationale et de don de soi pour l’intérêt commun. C’est malheureusement trop rarement le cas, comme si ces mots dérangeaient, comme si l’héritage était trop difficile à assumer, nous forçant à taire cette dimension. L'exemple des souffrances endurées par tout un peuple devrait pourtant nous inciter à l'humilité...

 

Comment se réapproprier le souvenir de la Grande Guerre ? Beaucoup de Français ont semble-t-il commencé à le faire avec une certaine spontanéité : fouillant leur histoire familiale certains rassemblent par exemple lettres et reliques de poilus cherchant à les partager, au travers des collectes organisées il y a peu dans les mairies. Il y a certainement dans cet élan une quête de sens, une volonté de comprendre et de se réapproprier cette part de notre histoire commune. Il est temps d’y répondre en mettant dans les commémorations moins d’idéologie et plus de valeurs. Clemenceau disaient des poilus « qu’ils ont des droits sur nous », maintenant que tous les survivants du conflit ont disparus nous avons le devoir d’entretenir bien plus que leur souvenir, leurs valeurs…

 

Ce travail de mémoire aura sa vertu dans un monde actuel traversé par un malaise identitaire évident et une société au sein de laquelle la jeunesse montre souvent un dégoût de soi-même et de son passé.L’enjeu est de taille à l’heure où nous assistons à une remise en cause de notre citoyenneté et à un questionnement permanent sur le vivre ensemble. De toute évidence, le culte mou de la construction européenne et la religion du développement durable ne suffisent plus à forger des repères à nos enfants. Le vaste chantier des commémorations de la guerre 14-18 fait alors bien partie des multiples pistes à explorer pour expliquer à notre jeunesse qui nous sommes et d’où nous venons.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
la page Facebook « Service de santé des armées 1914-1918 »


02/09/2014 BCISSA  - DCSSA

 

Suivez le déroulement de la Première Guerre mondiale au jour le jour à travers le regard des médecins, brancardiers, infirmiers et infirmières, sur les soldats, les opérations, leur vie quotidienne.

Présents sur tous les fronts, des postes de secours jusqu'aux hôpitaux et centres de convalescence, le personnel de santé témoigne de ce que fut la Grande Guerre pour les militaires et les civils, les hommes et les femmes, les métropolitains, les Alliés et les coloniaux.

 

Rejoignez la page Facebook « Service de santé des armées 1914-1918 » et partagez-la !

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Nouveau site collaboratif : "Générations 14, mémoires intimes de la Grande Guerre"


07/11/2014 SGA/DMPA

 

Réalisé par Andrés Jarach et Kévin Accart, ce site collaboratif a été coproduit par Cinétévé, France Télévisions, France 3 Nord-Est, Canopé. Il a reçu le soutien du Figaro, de Pictanovo, du CNC ainsi que du ministère de la Défense (SGA/DMPA) et de la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

 

100 ans après, que reste-t-il de votre mémoire familiale ? Qui, dans votre famille ou parmi vos proches, a vécu la Grande Guerre ? Ce site vous propose d’explorer le registre des "Morts pour la France". Vous pourrez remontez le fil du temps, partir à la découverte de vos aïeux tombés au front, questionner votre famille, replonger dans les greniers. Qui était ce grand-père ou cet arrière grand-père ? Une fois son identité retrouvée, affichez sa fiche et enrichissez son portrait en proposant vos archives personnelles. A tout moment, vous pourrez partager les résultats de vos recherches, auprès de vos proches et de votre famille, via Facebook ou Twitter.

Grâce à la Grande Collecte réalisée en novembre 2013 à travers toute la France par la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, la BnF et les Archives de France, des milliers de contributeurs ont pu déposer leurs archives de la première guerre mondiale. Des lettres, des photos, des carnets et des objets ont été numérisés et archivés. Autant de traces qui racontent le quotidien du front et de l’arrière. Et parfois, des histoires d’exception émergent. Ce sont elles qui jalonnent le mur de "Générations 14" : elles racontent le manque, l’attente, l’envie, la tristesse, l’impatience de se retrouver en famille, entre amoureux. "Générations 14" invite à découvrir 10 histoires singulières issues de ces fonds d’archives exceptionnel. Dix portraits d’hommes et de femmes plongés dans la tourmente de la guerre.

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Pour en savoir plus :

Générations 14 : http://generations-14.fr

Mémoire des hommes : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Exposition : « Entendre la guerre : son, musiques et silence »


12 nov. 2014 DICoD

 

Explosions, sifflement d’obus, ronflements d’avions… La Grande Guerre fut le triomphe du bruit. Mais malheureusement, aucun son du vacarme qui a retenti lors de ce conflit ne nous est parvenu. L’ historial de la Grande Guerre de Péronne a ainsi consacré une exposition sous le thème « Entendre la guerre : son, musiques et silence » , pour faire découvrir au public ce qu’était le quotidien sonore des soldats de la Première Guerre mondiale.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:50
Dixmude, tenir coûte que coûte


23 Octobre 2014 LV (R) Pascal Boisson, Docteur en histoire, Centre de Recherche Historique de l'Ouest

 

Août 1914, le contre-amiral Ronarc’h chargé de maintenir l’ordre dans Paris et de défendre ses environs forme «une brigade de fortune». Il rassemble 6 585 marins originaires majoritairement de Bretagne dont un quart de fusiliers brevetés. Finalement les armées ont besoin d'eux pour d'autres théâtres d'opérations. Ainsi, le 8 octobre, la brigade se porte au secours des Belges en retraite. Retour sur l’action des fusiliers marins entre le 16 octobre et le 10 novembre 1914.

 

 

Les marins embrigadés viennent de tous les horizons. Paul Petit-Dutaillis, un des médecins de la brigade, note dans ses souvenirs : «Les hommes de cette brigade étaient de tous âges : il y en avait de moins de 20 ans et de plus de 50 ans. On y trouvait toutes les spécialités, aussi bien des timoniers, des gabiers, des infirmiers, des soutiers, des électriciens, que de véritables fusiliers, et des canonniers sans canon». Nombreux sont ceux qui, improvisés officiers ou officiers-mariniers, rempliront avec courage des rôles auxquels ils n'étaient pas préparés. L’extrême jeunesse de certaines recrues, qui surprend bon nombre de leurs compatriotes, leur vaut le surnom de « demoiselles aux pompons rouges ».

Après leur baptême du feu à Melle, les fusiliers s'établissent à Dixmude, position stratégique, tête de pont d’une ligne de résistance qui s’appuie sur le petit fleuve Yser depuis Nieuport. Le 16 octobre, la brigade brise le premier assaut des divisions allemandes lancées dans la course à la mer pour s'emparer de Dunkerque et Calais. Le 24, l'amiral reçoit l’ordre de tenir «coûte que coûte tant qu’il restera un fusilier marin vivant».

Les conditions de vie des soldats au front sont atroces. Le quartier-maître Luc Platt évoque dans sa correspondance les souffrances physiques et morales des longs moments passés dans les tranchées quand il ne se bat pas : «Sur une nuit de douze heures, chacun de nous monte six heures de garde : deux fois trois heures ! Il fait, la nuit, un froid terrible, et il faut rester trois heures sans bouger ni dormir. Je vous assure que c’est là le plus pénible du métier : on a beau mettre les pieds dans le sac à viande avec deux paires de chaussettes, on est transformé en glaçon». Les maux dont souffrent les hommes sont multiples : gelures, fièvres, dysenterie, maladies vénériennes, parasites, affections dentaires et cutanées, bronchites, conjonctivites.

Dans ces conditions difficiles, le rôle du lieutenant de vaisseau Jean Pinguet est primordial pour ses hommes : « Quand ils sont trop à me regarder ainsi, comme des chiens battus qu’on mène à l’assommoir, je chante quelque refrain du bataillon, un de ceux qu’ils connaissent tous. L’effet est immédiat : ils oublient la canonnade, et, sur la ligne, cinq ou six chansons s’élèvent, déclenchant les rires partout. C’est le facteur moral qui donne».

 

L'ESPRIT DE RÉSISTANCE

Ronarc'h permet à l’armée belge d’échapper à l’encerclement et à l’armée française de contenir les tentatives d’enfoncement du front avant de le consolider jusqu'en 1918. La résistance acharnée de l'amiral marquée par la ténacité et l’héroïsme de ses hommes n’est finalement submergée que le 10 novembre, jour de la prise de la ville par les Allemands. Ses marins, nous dit Dutaillis, «ont toujours manqué d’un peu de tout, aussi bien de voitures, d'ambulance que de pinard et d'artillerie». Et pourtant ils s’affirmeront les égaux des soldats de la Marne ; ils se battront farouchement pendant vingt cinq jours aux côtés de 5 000 Belges, 1 200 Sénégalais, et trois bataillons de chasseurs à pied, résistant à environ 40 000 Allemands. «Nous sommes restés dans la tradition de la brigade, fidèles à tenir : c’est ordinairement tout ce qu’on demande aux marins, et ils savent le faire» écrit l'enseigne de vaisseau Charles Poisson. La brigade perd la moitié de son effectif et 80% de ses officiers ; les Allemands 8 000 hommes.

La bataille de Dixmude marque l'arrêt de l'invasion allemande. Un coup sérieux est porté à la puissance militaire de l’Allemagne ; son prestige est atteint, ses effectifs réduits par de lourdes pertes, ses approvisionnements entamés.

Les fusiliers marins ont tenu au prix de grandes souffrances durant cette courte mais terrible et défensive campagne. Dixmude est un des tournants majeurs dans l'histoire de la Première Guerre mondiale ; c'est un combat primordial, puisque la formidable défense de l'Yser que l’ennemi n’a pu franchir vient compléter la victoire de la Marne en fermant aux Allemands le dernier passage encore ouvert de la défense française.

Dans l’Histoire française et belge, la ténacité et le courage des demoiselles aux pompons rouges de Dixmude demeurent le symbole de la résistance.

 

 

Dates clés

 

7-28 août 1914 : Formation de la brigade

 

8 octobre : Arrivée en Belgique

 

24 octobre : Ordre de tenir Dixmude « coûte que coûte. La seule hypothèse qui ne puisse être envisagée c’est la retraite»

 

7-9 novembre : Pilonnages massifs des allemands

 

10 novembre 1914 : Prise de Dixmude

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:55
Cérémonie du 11 novembre 2014 - 96e anniversaire de l’armistice


12/11/2014  LTN Facchin - Armée de Terre

 

Le 11 novembre 2014 constitue le point d’orgue de l’année d’ouverture du Centenaire de la première guerre mondiale. Lors de ce 96e anniversaire de l’armistice de 1918, la France rend hommage à ceux qui, hier, sont morts au champ d’honneur et honore la mémoire, plus récente, des militaires tués en opérations extérieures. Héritiers des Poilus de 1914, nos soldats font vivre au présent les valeurs que leurs aînés ont portées sur tous les fronts de la Grande Guerre : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du devoir et du bien commun.

 

Le chef de l’État a présidé la cérémonie du 11 Novembre à la statue de Georges Clemenceau et sur la tombe du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. À ses côtés étaient présents, le Premier ministre, le ministre de la Défense, le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major d’armée parmi lesquels le CEMAT, le chef de l’état-major particulier du Président de la République et le Gouverneur militaire de Paris. Sur les rangs, de nombreux militaires des trois armées. Un hommage particulier a été rendu aux six militaires français morts pour la France au cours de l’année écoulée. Partout en France, les unités de l’armée de Terre ont participé aux cérémonies organisées par les communes.

 

Proposition encadré : Port du bleuet de France

L’initiative du Bleuet de France est un legs de la Grande Guerre. C’est un symbole fort de la solidarité de la communauté nationale envers ses blessés de guerre, qui demeure toujours très prégnante dans les armées. L'œuvre nationale du bleuet de France vient en aide, depuis près d'un siècle, aux soldats, anciens combattants, veuves de guerre et orphelins. Chaque année, grâce aux dons récoltés, elle prend en charge les études de plus de cent jeunes pupilles de la Nation, elle est l'un des premiers mécènes des rencontres militaires blessures et sports et participe au financement d'équipements sportifs pour nos blessés de guerre. Elle soutient également la confection des « colis de Noël ».

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:50
Les ministres de la Défense français et britannique ensemble pour commémorer les morts de la Grande Guerre

 

10/11/2014 Ministère de la Défense

 

Dans le cadre des cérémonies commémoratives du 11 novembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est rendu à Londres lundi 10 novembre 2014.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rendu visite lundi 10 novembre 2014 à Londres à son homologue britannique M. Michael Fallon, pour un déjeuner de travail consacré aux cérémonies commémoratives du 11 novembre et à la préparation de la réunion des ministres de la défense de l'Union européenne le 18 novembre prochain. M. Fallon l'a amené à cette occasion à la Tour de Londres où il a été reçu par le Connétable de la Tour, le Général Lord Dannatt, pour aller planter ensemble les "poppies" (coquelicots) en souvenir des morts de la grande Guerre. Les honneurs ont été rendus par la compagnie F des Scots Guards.

Les ministres de la Défense français et britannique ensemble pour commémorer les morts de la Grande Guerre
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

11.11.2014 Par Aurélia Vertaldi – LeFigaro.fr

 

«Avoir les jetons», «No man's land», «Limoger» : tout un vocabulaire est né de la Grande Guerre, témoin de ce qu'ont vécu les millions de Poilus dans l'enfer du front. Le Figaro en a décortiqué quelques perles.

 

Les tranchées de la guerre 14-18 sont devenues, au fil des années, un creuset linguistique. Des hommes de tout âge, issus de milieux socio-culturels et de régions très disparates ont chacun, à leur manière, apporté une pierre à cet édifice linguistique. Régionalismes, langues étrangères ou jargons de tous les métiers ont façonné une langue que des millions de combattants ont utilisée dans l'enfer des tranchées.

 

Suite de l’article

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:55
Onze novembre, histoire d’une commémoration nationale


source Mission Centenaire 14-18
 

Une journée particulière

À la onzième heure du onzième jour du onzième mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues. Un armistice signé dans un wagon placé dans la clairière de Rethondes a mis fin à ce que l’on nomme depuis 1915 la Grande Guerre. Dans les premiers jours de novembre 1918 les autorités allemandes ont fait savoir qu’elles désiraient négocier un arrêt des combats. Le 5, le centre de radio-télégraphie de la Tour Eiffel a reçu le texte de cette demande. Le 7, les plénipotentiaires allemands passent les lignes du front pour rejoindre le général en chef des armées alliées, le général Foch. La rencontre est fixée dans un wagon-restaurant aménagé en bureau pour l’état-major de Foch en septembre 1918. La forêt de Compiègne, sur des voies de chemin de fer utilisées pour les tirs à longue portée offre un endroit discret et accessible. L’abdication de Guillaume II le 9 novembre accélère la prise de décision et le 11 novembre vers 5h20 le cessez-le-feu est signé pour une durée de 36 jours. Le texte impose aux futurs vaincus deux mesures principales : la cessation des hostilités sur terre et dans les airs, six heures après la signature ainsi que l’évacuation des pays envahis.

L’annonce du cessez-le-feu sur le front, par sonnerie de clairon, donne naissance à des scènes d’émotion, de fraternisation, d’immense soulagement. Les soldats n’osent y croire. La nouvelle à peine connue, la liesse populaire s’empare des populations urbaines. Mais cette liesse, visible sur les documents photographiques et filmés ne doit pas tromper. Plus que la joie de la victoire, c’est le soulagement que les populations expriment : soulagement éprouvé à la fin d’un conflit particulièrement meurtrier, soulagement de ne plus avoir à lire les listes de soldats morts, disparus, blessés, soulagement de ne plus attendre dans l’angoisse la visite du maire et du curé.

Dans l’après-midi, vers 16 heures, Georges Clemenceau se rend à la Chambre des députés pour présenter les conditions d’armistice. Après de longues minutes d’applaudissements d’une chambre débout, le Président du conseil, ministre de la guerre, lit la convention signée le matin même. Le « père la victoire » devient en ce jour le soldat de l’idéal et peut proclamer «…en cette heure terrible, grande et magnifique, mon devoir est accompli… ». La fin de la guerre efface le débat politico-militaire qui avait cours pendant les jours précédents la signature. Faut-il continuer le combat, chasser les Allemands de Belgique, poursuivre l’armée allemande jusque sur son propre territoire comme le préconise le président Poincaré soutenu par le général Pétain ? Faut-il tenir compte de la situation d’épuisement des soldats et des populations, mettre fin le plus vite possible au conflit comme le voudraient Clemenceau et Foch ? Le soulagement de la fin des combats est ressenti partout en Europe occidentale.

Cette date devient rapidement un enjeu mémoriel dans une république qui multiplie depuis près de quarante années allégories, symboles, lieux de mémoire.

 

Une mise en mémoire originale

En 1919, le onze novembre est commémoré à sa date dans une discrétion relative. L’année a été marquée par une immense manifestation, le défilé de la victoire, le 14 juillet autour de l’Arc de triomphe et sur les Champs Elysée. D’autre part le 2 novembre, le premier jour des morts depuis la fin de la guerre est commémoré par les familles, dans une approche intimiste et privée. Les autorités ont tenu à ces commémorations familiales, recueillement de communautés en deuil, dans un esprit consensuel.

En 1920, la République qui fête son cinquantenaire donne véritablement naissance à une commémoration à dimension nationale. Une invention commémorative, proposée dès 1916 par le président du Souvenir français, décidée par le Parlement en 1918 et liée à l’un des effets majeurs de la guerre, la disparition des corps, se met en place : la célébration du soldat inconnu, héros anonyme d’une Nation, représentant du peuple des soldats, « le fils de toutes les mères qui n’ont pas retrouvé leur fils… » comme l’affirme le général Weygand. Le lieu d’inhumation fait débat, soulignant les tensions que produit cette construction mémorielle. De nombreux républicains proposent le Panthéon pour faire de tous les Poilus à travers un seul le grand homme auquel la Patrie se doit d’être reconnaissante. L’Arc de triomphe n’est choisi qu’à la suite d’une campagne de presse. Le lieu réunit les soldats de la Révolution, de l’Empire, des guerres du XIXe siècle dans un esprit de continuité historique des conflits auxquels les armées françaises participent depuis 1792.

Les commandants des différents secteurs militaires durent exhumer le corps d’un soldat assurément français, non-identifié, dans un endroit tenu secret. Le 10 novembre huit cercueils sont placés dans la citadelle de Verdun, haut lieu de la résistance de l’armée française en 1916 et champ de bataille par lequel presque tous les régiments français sont passés selon l’organisation des roulements mise en place par le général Pétain. Il revient à un soldat de France de choisir l’inconnu qui les représentera tous. Le soldat désigné dans un premier temps étant tombé malade, le sort désigne presque « par hasard » un jeune soldat de vingt-et-un ans, engagé volontaire, originaire de Normandie, Auguste Thin, du 132ème régiment d’infanterie, dont le père avait disparu dans les combats du fort de Vaux et qui fut lui-même gazé en Champagne en 1918. En présence du ministre des pensions André Maginot, il additionne les trois chiffres de son régiment, pour choisir ainsi le sixième cercueil en déposant un bouquet de fleurs.

Le cercueil élu fut transféré vers Paris et passa la nuit Place Denfert-Rochereau, en mémoire du défenseur de Belfort lors du conflit de 1870. Le lendemain matin le cortège fit un arrêt au Panthéon pour recevoir les hommages de la Nation lors d’une allocution de Poincaré au pied d’un bâtiment qui accueillit en même temps une châsse contenant le cœur de Gambetta, fondateur de la République cinquante ans plus tôt. Puis le cortège se rendit vers l’Arc de triomphe traversant Paris devant une foule immense. Déposé dans une chapelle ardente du monument, le soldat inconnu ne fut inhumé que le 28 janvier 1921. A l’Arc de triomphe, le soldat inconnu rejoint ceux de la Révolution française, ceux du premier Empire, ceux des conquêts coloniales, mêmes soldats citoyens portant au-delà des frontières les valeurs de la France, des Droits de l’Homme. Deux années plus tard le 11 novembre 1923, André Maginot, lui-même ancien combattant mutilé, alluma la flamme pour la première fois au son de la marche funèbre de Chopin.

 

L’hommage aux morts

Pour autant, en 1920, le 11 novembre n’était pas encore un jour férié. Le combat des anciens combattants allait durer encore deux ans pour faire de ce jour une journée entièrement dédiée à la commémoration de leurs camarades morts, disparus mais aussi commémorer les sacrifices de tous ceux qui étaient rentrés, vivants certes mais blessés, gazés, psychologiquement détruits et que la société en reconstruction ne parvenait pas à reconnaître, à intégrer. Le Parlement, trouvant que le nombre de jours fériés était déjà trop important refusa, discuta, ergota. Les associations d’anciens combattants finirent par décider députés et sénateurs à voter le 24 octobre 1922, le caractère chômé et commémoratif de la journée. Donc quatre années après la fin des hostilités, la France décida de se donner une journée nationale pour honorer ses morts. Les rituels de commémoration qui se mirent en place lors de cette journée en soulignent le caractère particulier. La Nation réunie se recompose dans chaque commune lors du cortège processionnaire qui de la maison communale rallie le monument aux morts souvent fraîchement inauguré. Les autorités, les familles des soldats tués, les anciens combattants, les enfants des écoles puis la population structurent des familles symboliques dans une cérémonie qui emprunte beaucoup aux rites funéraires. Une sonnerie aux morts arrivée tardivement en 1932, un appel des noms ponctué à chaque identité par la formule forte : « mort pour la France ». Mais au-delà des discours prononcés par les autorités locales, du mot du gouvernement toujours centré sur la valeur d’exemplarité du sacrifice et la nécessité de ne pas le rendre vain en lui donnant du sens et en poursuivant l’œuvre des poilus décédés, ce qui est sans doute le plus original et le plus important c’est la place particulière occupée par les drapeaux. Alors qu’ils symbolisent la Nation, des principes comme liberté, égalité, fraternité et qu’ils sont les objets de l’hommage dans les autres fêtes nationales dont le 14 juillet, ici ils s’inclinent montrant que c’est la Nation qui rend hommage aux morts. Si le 11 novembre est une journée commémorative qui a réussi, selon les termes d’Antoine Prost c’est parce que cette journée rend hommage non à des principes mais à des hommes, citoyens d’un Etat sauvé par leur sacrifice. Ainsi furent fixés durablement les  rituels commémoratifs du 11 novembre.

Dans les années qui suivirent, le 11 novembre trouva sa place comme date mémorielle fondamentale. La seconde guerre mondiale lui donna une dimension nouvelle. Suite aux interdictions prononcées par les autorités allemandes et françaises de procéder à des manifestations commémoratives en 1940, de trois à cinq mille étudiants et lycéens manifestent à Paris. Acte de résistance fortement réprimé avec de multiples blessés et des arrestations, cet événement fut rapidement connu par les résistances extérieures, relaté notamment par Radio-Londres. Le 11 novembre trouva à la sortie de la guerre une place associant les morts des deux guerres. En 1944, Winston Churchill et le général de Gaulle célèbrent les cérémonies du souvenir dans la capitale d’un pays qui n’est pas encore totalement libéré. L’année suivante, le chef du gouvernement provisoire utilise le 11 novembre pour honorer les morts résistants de la seconde guerre mondiale. 15 Français, hommes et femmes, représentant différentes armes mais aussi des prisonniers, des déportés morts pour la France furent portés le 10 novembre aux Invalides puis le lendemain conduits à l’Arc de triomphe pour présentation à la foule puis au Mont Valérien, leur dernière demeure, comme s’il rejoignaient les morts de la Grande Guerre faisant de cette période 1914-1945 une sorte de guerre unique.

Depuis 1945, les cérémonies du 11 novembre sont mises au service de la mémoire, de la paix et progressivement à celui de la réinsertion dans la Nation de ceux que la mémoire avait exclus, montrant que si ces soldats morts furent unis dans une communauté de destin, ils n’en formaient pas moins un corps social hétérogène unis par des valeurs au nom desquelles ils consentirent à se sacrifier pour donner tout son sens à la Nation.

 

Bibliographie sélective

AUDOIN-ROUZEAU Stéphane et PROCHASSON Christophe (dir.), Sortir de la Grande Guerre, le monde et l’après-1918, Paris, Tallandier, 2008

AUZAS Vincent, La commémoration du 11 Novembre à Paris : 1919-2012, thèse de doctorat en histoire, 2013

CABANES Bruno, La victoire endeuillée. La sortie de guerre des soldats français (1918-1920), Paris, Seuil, 2004

CRIVELLO Maryline, GARCIA Patrick, OFFENSTADT Nicolas, La concurrence des passés. Usages politiques du passé dans la France contemporaine, Aix en Provence, Presses universitaires de Provence, 2006

DALISSON Rémi, 11 Novembre, Du Souvenir à la Mémoire, Paris, Armand Colin, 2013

FERRO Marc, Le 11 novembre 1918, Paris, Perrin, 2008

WINTER Jay, Entre deuil et mémoire. La Grande Guerre et l’histoire culturelle en Europe, Paris, Armand Colin, 2008

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
Programme TV ECPAD spécial semaine du 11 novembre


10.11.2014 ECPAD

 

A l’occasion des commémorations du 11 novembre, les co-productions ECPAD sont mises à l’honneur sur les chaînes. Une occasion de voir ou de revoir plusieurs de nos séries et documentaires sur la Grande Guerre.

 

Au programme :
10 novembre
Histoire / 18.55 : La Grande Guerre des Nations “De chair et d’acier”

 

11 novembre
France 2 / 16.55 et 17.50 : Apocalypse Première Guerre mondiale “Rage” puis “Délivrance”
Histoire / 19.00 : La Grande Guerre des Nations “La mobilisation des esprits”
LCP Public Sénat / 22.00 : 1914-1918, Le sport à l’épreuve du feu

 

12 novembre
Histoire / 19.00 : Quatre hommes dans la Grande Guerre
France Ô / 20.35 : Frères d’armes

 

15 novembre
Histoire / 0.45 : La Grande Guerre des Nations “Le nerf de la guerre”

 

Et en plus, un documentaire sur la Deuxième Guerre mondiale le 13 novembre à 20.45 sur Planète + : Propaganda Kompanien, reporters du IIIe Reich

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
Aujourd'hui, le déminage est un business : un tiers des obus de 14-18 n'ont pas explosé..

 

10 novembre 2014 par Ludovic Dupin - L'Usine Nouvelle n° 3375

 

Le centenaire de la Grande Guerre n’est pas qu’une affaire de commémorations. Les conflits ont laissé des souvenirs explosifs dans le sous-sol français.

 

A chaque guerre, ses tristes souvenirs. Obus, grenades, bombes et autres engins de destruction restent encore très présents sur le territoire français, enfouis ici ou là. La guerre de 1870 a ainsi frappé le sud de Paris, quand les Prussiens ont assiégé les forts de Vanves et d’Issy-les-Moulineaux. La Grande Guerre a laissé des millions de munitions enterrées dans le nord-est : près de 30% du milliard d’obus tirés pendant le conflit n’ont pas explosé. Entre 1939 et 1945, les bombardements allemands, puis alliés, ont visé des villes et des points stratégiques (aéroport, ports, usines…). On retrouve même des boulets explosifs datant du Premier Empire !

 

Suite de l’article

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
Colloque " Espionnage et renseignement dans la première guerre mondiale " - 26 novembre 2014


07/11/2014 DMPA / IRSEM

 

L’académie du renseignement, en partenariat avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM) du ministère de la Défense organise, le 26 novembre 2014 à l’Ecole militaire, un colloque scientifique public sur le thème Espionnage et renseignement dans la Première Guerre mondiale.

 

Labellisé par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, ce colloque, associant grands témoins contemporains du monde du renseignement, universitaires et chercheurs français et étrangers de renom, veut rendre hommage au métier de l’ombre qu’est le renseignement, durant une période - celle de la Grande Guerre - particulièrement riche pour son étude.

 

Inscription obligatoire avant le 21 novembre 2014 : dmpa-colloque.histoire@defense.gouv.fr

 

Invitation et programme

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
80 ans de solidarité en faveur de la communauté combattante

 

07/11/2014  Ministère de la Défense

 

Au cœur des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, le Bleuet de France, Fleur Française du Souvenir, renaît pour redonner de l’espoir !

 

L’Œuvre Nationale du Bleuet de France est une œuvre caritative issue de la Première Guerre mondiale et dont l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) assure la gestion depuis 1991. L’histoire de la création du Bleuet de France débute à Paris, au sein de l’Institution Nationale des Invalides où deux femmes de leur temps à l’écoute des souffrances de leurs contemporains: Charlotte Malleterre (fille du commandant de l’Hôtel National des Invalides) et Suzanne Leenhardt, infirmières au sein de l’Institution, souhaitent venir en aide aux mutilés de la Première Guerre. Elles créent alors, dès 1925, un atelier pour les pensionnaires des Invalides. Ils y confectionnent des fleurs de Bleuet en tissu pour les aider à reprendre goût au travail et à la vie et subviennent ainsi, en partie, à leurs besoins grâce au produit de la vente de ces fleurs. Bientôt cette belle initiative se développe et prend une dimension nationale: la Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide à ses hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France. Le Bleuet est alors choisi pour incarner le symbole national du Souvenir, la Fleur des Morts pour la France. C’est pourquoi, il est décidé à l’occasion du 11 novembre 1934, de vendre, pour la première fois, les fleurs de bleuet fabriquées par les anciens combattants sur la voie publique à Paris: près de 128 000 fleurs seront vendues! C’est une vraie réussite suivie d’une véritable reconnaissance car, dès 1935, l’État décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1957, l’État crée un deuxième jour de collecte chaque 8 mai. Aujourd’hui encore, à l’occasion de ces deux journées commémoratives, l’Œuvre Nationale du Bleuet de France organise des collectes sur la voie publique dans toute la France grâce à son réseau de 20 000 bénévoles. Les fonds collectés permettent de contribuer au maintien à domicile des anciens combattants et de leurs veuves, de participer au financement des études des pupilles de la Nation, mais encore de soutenir des militaires gravement blessés en opérations extérieures ou d’accompagner les familles endeuillées de nos soldats. Le Bleuet de France avec l’ONAC-VG, est aussi l’un des acteurs majeurs de la politique de transmission de la mémoire et des valeurs républicaines aux jeunes générations. Ce soutien se concrétise par le financement sur le plan national ou local de centaines de projets mémoriaux.

Plus que jamais, le Bleuet de France a besoin de votre appui pour promouvoir ses valeurs de mémoire et de solidarité.

Source: Bleuet de France

________

 

Pour en savoir plus :

Bleuet de France : www.bleuetdefrance.fr  

Le Bleuet en vidéo : www.youtube.com

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
Exercice Angers 2014 : le 6e RG au cœur de sa ville


07/11/2014 Valérian FUET - Armée de Terre

 

Du 12 au 15 novembre, près de 700 militaires investissent la ville d’Angers dans le cadre d’un entraînement opérationnel en terrain libre. L’occasion pour le 6e régiment du génie de mettre en œuvre et de partager ses différents savoir-faire techniques et tactiques avec la population angevine.

 

Tout au long des quatre jours, différents ateliers ouverts au public seront conduits dans l’agglomération angevine et ses environs :

 

Carte exercice Angers 2014 (format pdf, 2 MB).

 

Inscrit dans le cadre des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale et du 120e anniversaire de la création du 6e RG, l’exercice proposera également différentes animations ouvertes au public :
-    des ateliers pédagogiques au profit des écoles (du 12 au 15 novembre : Place Leclerc) ;
-    un concert de la fanfare de tradition du 6e RG (mercredi 12 – 20h30 : Grenier Saint Jean) ;
-    une conférence historique sur la grande guerre (jeudi 13 - 20h30 : Centre des congrès).


Plus d’information : www.angers.fr

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:55
Histoires filmées de la Grande Guerre – « Une journée calme dans la tranchée »

 

10.11.2014 ECPAD
 

Au lendemain de la bataille de la Marne, fin septembre 1914, les fantassins improvisent une défense en creusant des trous, qui, reliés entre eux, forment peu à peu un système de fortification permanent en rase campagne. La guerre de position, caractérisée par ce dispositif, dure jusqu’au printemps 1918, marqué par plusieurs offensives et la reprise de la guerre de mouvement. Ainsi, durant ces quatre années, les soldats construisent des tranchées, des plus simples au plus élaborées, s’y protègent, y surveillent l’ennemi également terré dans les tranchées d’en face, au-delà du no man’s land, tentent de parer les bombardements et les sapes, lancent des assauts en franchissant ses parapets. Surtout, la tranchée devient le lieu de vie du combattant : il y mange, dort, s’ennuie, s’occupe comme il peut, se lave, se soigne, se repose malgré le froid, la pluie, la peur…

Les images de tranchées, presque exclusivement filmées du côté français, abondent dans les films de la SCA-SPCA. Le montage présenté ici, réalisé à partir de ces documents d’archives, a choisi de ne montrer que des moments de calme, propices à la prises de vue voire à la mise en scène : l’approvisionnement, les repas, la toilette, la lessive, l’entretien des armes, un exercice d’assaut et d’alerte aux gaz.

Au mois de décembre, vous pourrez voir un épisode consacré à la poste aux armées.

 

Voir la vidéo 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:55
Hommage aux Bretons morts pour la France à Sainte-Anne d’Auray (16 Oct.)

Hommage aux Bretons morts pour la France à Sainte-Anne d’Auray - 16 octobre 2014 - photo ESCC - DIRCOM - Adc A.CARLO

 

17/10/2014 Les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan

 

Un détachement du 2e bataillon de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr a participé à une cérémonie à Sainte-Anne d’Auray jeudi 16 octobre 2014 pour rendre un hommage aux Bretons morts pour la France en présence du ministre de la Défense.

 

C’est dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale que la délégation militaire du Morbihan, le service départemental de l’ONAC et le Souvenir Français se sont associés pour rendre cet hommage régional. A cette occasion, et en présence du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’État-major de l’armée de Terre, monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a décoré le drapeau du 3e RIMa de la fourragère 14-18.

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:55
photo ESCC - Armée de Terre

photo ESCC - Armée de Terre

 

Note RP Defense : article paru en 2013 sur le site de la Saint-Cyrienne

 

Auteur(s) : Nicolas de Chilly, secrétaire général de la Saint-Cyrienne, avec l’aimable et originale contribution de 16 de ses petits cos[1] de la promotion de la France Combattante (1997-2000).

 

Moi, « jeune » officier saint-cyrien, je sais comment occuper mon prochain [11 novembre], ce jour férié en souvenir d’un armistice aujourd’hui méconnu et mal compris. Je vais me mettre en tenue et courir avec femme, conjoint, enfant, chien, chat… à la cérémonie sans prétention organisée autour du monument aux morts de ma commune, parce que je suis :

 

1. Français : parce que pour moi, la 1ère guerre mondiale c’est la « grande guerre des Français », c’est-à-dire celle de tout un peuple, un lieu de mémoire où tous peuvent se retrouver, à la différence de 39-45. En nos temps de remise en cause et d’interrogations sur l’identité, la nation, etc… c’est là un point essentiel.

 

2. Disponible : parce que ce jour-là, contrairement à toute logique, je ne travaille pas… C’est une chose curieuse pour un militaire que de ne pas commémorer systématiquement dans le cadre du service.

 

3. Exemplaire : pour montrer l’exemple en tant que père de famille à mes enfants : montrer ce qu’est mon métier, ses obligations et ses particularités, ainsi leur inculquer doucement les valeurs qui m’animent dont l’amour de la Patrie, le respect des anciens. Et parce que si j’ai la chance de commander des hommes ou d’être en unité, mes hommes seront contents de voir leur officier se présenter en tenue, alors qu’il n’est même pas sur le tour de service ...

 

4. Reconnaissant : pour honorer tous nos morts, ceux de 14-18 comme ceux qui les ont suivis jusqu’à ce jour et rendre hommage à toute la Nation, car ceux qui sont tombés pendant la 1ère guerre mondiale n’étaient pas que des soldats. Ils étaient des instituteurs, agriculteurs, ouvriers, artistes...

 

5. Visible : parce que ne pas montrer des uniformes un 11 novembre, c’est valider implicitement les orientations choisies depuis 20 ans, c’est montrer que l’armée ne compte plus, que nous déléguons au politique jusqu’à la responsabilité de notre présence.

 

6. Assoiffé : pour puiser à la source un peu de la force morale et de l’esprit de sacrifice de mes anciens.

 

7. Civique : parce que je ne peux déplorer que certains sportifs ne connaissent pas les paroles de l’hymne national en larmoyant sur la perte de tout esprit civique chez nos compatriotes et préférer le confort douillet d’une grasse matinée à une présence en tenue à une commémoration.

 

8. Visionnaire : parce que je n’aimerais pas que le sacrifice de mes camarades tombés sur les théâtres d’opération soit oublié dans 100 ans.

 

9. Fatigué : pour oublier pour un temps la rengaine de la contrainte budgétaire qui fait le lit de contraintes beaucoup moins agréables à supporter, à commencer par celle de l’ennemi !

 

10. Obéissant : parce que c’est un ordre !

 

11. Cohérent : parce que je ne peux réclamer la reconnaissance de la Nation si je ne suis pas moi-même capable de manifester concrètement la mienne à ceux qui m’ont précédé et que j’aurais beau jeu de regretter le peu d’enthousiasme de certains de nos compatriotes pour cette commémoration si moi-même je n’y tenais pas ma place.

 

12. Pessimiste : pour me rappeler qu’en 1913 peu de signes annonçaient 1914, que l’Histoire a montré que ce n’était jamais la der des ders, que « quand tout va mal, n’oublie pas que le pire existe » et que ce n’est donc pas le moment de désarmer notre pays.

 

13. Volubile : parce que ça me permet de raconter mes campagnes à un nouvel auditoire qui ne les a pas entendues 20 fois.

 

14. Pragmatique : parce que je ne peux décemment prétendre être pétri de la geste de mes anciens sans confronter mes lectures à leur témoignage.

 

15. Jeune : pour combler le vide entre les quelques élèves d’écoles primaires locales et les associations d’anciens combattants en montrant que le service de la France par les armes n’est pas qu’une donnée historique.

 

16. Terrien : pour m’enraciner localement, en qualité d’officier, au sein de ma commune, et parce qu’avec un peu de chance, je déposerai une gerbe avec le maire et que cela remettra un peu de baume au cœur des anciens combattants.

 

17. Concerné : pour que ces commémorations ne soient pas l’unique fait de responsables locaux, aussi bienveillants soient-ils, voire d’acteurs culturels qui enlèveraient toute chair à cet anniversaire.

 

18. Mélomane : parce que j’aime entendre la Marseillaise massacrée par la fanfare municipale de Perthes-les-Hurlus et ânonnée par les élèves de CE2 de l’Ecole Pierre Mendès-France.

 

19. Optimiste : parce que pour moi, la 1ère guerre mondiale c’est un point culminant de la puissance française, notamment sur le plan militaire. A l’heure de la sinistrose, il est bon de se rappeler de quoi nous sommes capables. 1918 est d’abord une victoire française, une victoire de la stratégie et de la tactique françaises, une victoire du courage et de l’abnégation du soldat français ...

 

20. Désœuvré : parce que je n’ai rien d’autre à faire ce matin-là.

 

21. Pédago : parce que c'est un bon moyen d'expliquer à mon fils pourquoi aujourd’hui il peut vivre libre, qui a payé de sa vie le prix de cette liberté, et se souvenir qu'il pourra être appelé lui aussi à donner sa vie pour son pays.

 

22. Fier : pour arborer fièrement ma tenue, mon képi, mes gants blancs et mes décorations devant les écoliers émerveillés et les anciens nostalgiques.

 

23. Prévoyant : parce que mon absence ce jour-là condamne l’existence même de cette journée dédiée au 1er conflit mondial et aux sacrifices des Français (les monuments aux morts ne seraient plus qu’un artefact des anciens temps).

 

24. Frileux : parce que je peux me mettre en T21 sans avoir trop chaud.

 

25. Patriote : parce que je ne suis que le maillon d'une chaîne plus que millénaire qui marque l'histoire de notre pays depuis les armées franques jusqu'au GTIA présent au Mali, que mon engagement quotidien ne se comprend qu’au regard de celui de mes anciens et que je suis garant de la transmission de l’héritage qu’ils m’ont laissé. Nous sommes tous des fils de Poilus.

 

26. Lucide : parce que je peux me rendre compte que plus ça va, moins j’ai de points communs avec les écoliers du premier rang et plus j’en ai avec les porte-drapeaux ce qui ne me rassure guère ...

 

27. Vivant : parce que commémorer les «  Morts pour la France » c’est honorer les vivants. C’est la Nation qui témoigne son soutien aux vétérans de toutes les campagnes passées et à venir, qui remercie ses combattants pour leur engagement.

 

28. Intéressé : parce que je raffole du kir Cassis-Crémant de Loire tiède dans des gobelets en plastique.

 

29. Littéraire : parce que la 1ère guerre mondiale c’est une source d’inspiration sans fin pour les militaires français : tactique, technique, forces morales, « littérature militaire »… et pas uniquement le thème du dernier Goncourt.

 

30. Fidèle : parce que l’étendard du régiment dans lequel je sers ou j’ai servi porte, cousues en lettres d’or dans ses plis, les inscriptions d’Aisne, d’Artois, de Champagne, de Verdun ou encore de La Somme...

 

31. Confiant : parce que le souvenir de la souffrance de ces générations d'hommes plus ou moins jeunes doit également permettre de renforcer la résilience de notre Nation. Les deux guerres mondiales ont été des épreuves dont la France s'est relevée plus forte. Cela doit encourager la jeunesse actuelle et lui faire passer le message de confiance dans l'avenir.

 

32. Élégant : pour porter mon « bleuet de France ».

 

[1] Olivier d’Astorg, Tugdual Barbarin, Fabrice Beurois, Julien Bischoff, Ambroise Delassus, Joan Guiguet, Yann Hauray, Cyril Iordanow, Antoine de La Bardonnie, Matthias de Larminat, Benoît Olié, Benjamin Roehrig, Gautier Saint-Guilhem, Maurice de Saint Victor, Antoine Verley, Jean-Baptiste Vouilloux.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:54
Les paroisses de France prieront pour la paix le 11 novembre

 

03.11.2014 Clémence Houdaille - LaCroix.com

 

À l’approche de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, le diocèse aux armées françaises et le mouvement Pax Christi invitent les fidèles à prier pour la paix.

 

En cette année du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, deux initiatives à l’occasion du 11 novembre, l’une du diocèse aux armées françaises, l’autre du mouvement Pax Christi se rejoignent.

La première proposition, relayée par la Conférence des évêques de France, émane de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées. Il suggère que dans les églises de toutes les communes du pays soit organisé, mardi 11 novembre, un temps de prière pour la paix et pour ceux, originaires du village ou de la ville, qui sont morts pour la France durant la Première Guerre mondiale.

 Une trame de ce temps de prière est proposée sur le site du diocèse aux armées. Cantiques, lecture de l’Évangile, psaume, prière universelle, mais aussi lectures de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ainsi que des noms des soldats de la commune morts pendant la guerre sont ainsi suggérés.

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 09:55
"Les aumôniers héroïques" diffusés KTO - 10 novembre 2014

 

« Les aumôniers héroïques » dans l'enfer de la guerre 1914-1918 est un film d'Armand ISNARD. Ce film, à plus d'un titre bouleversant, nous conduit à rendre hommage à des aumôniers héroïques. Le plus souvent, de fortes personnalités qui, aux côtés de nos valeureux soldats, s'illustrèrent vaillamment pour que vive la France.
Lumières de l'espérance dans l'enfer de la guerre 14-18, ils ont pour la plupart changé le cours de l'Histoire. Farouches combattants, volontairement en première ligne, surgissant toujours là où les poilus souffraient dans leur chair et désespéraient de leur âme, prodiguant secours et consolation, méprisant le danger, ils ne ménagèrent jamais leur peine et avançaient, rapporte-t-on, avec une assurance qui n'avait rien d'humain.

 

Lundi 10 novembre 2014 à 20h40 sur KTO  

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:50
photo Malek AZOUG - MIL.be

photo Malek AZOUG - MIL.be


07.11.2014 Belgian Defense
 

Au début de chaque mois de novembre, la Défense rend hommage aux soldats du Commonwealth tombés durant la Première Guerre mondiale. Cette année n'a pas fait exception à la règle. Ce 7 novembre 2014, une cérémonie s'est déroulée en leur honneur devant la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles.

 

Plusieurs autorités civiles et militaires étaient présentes pour raviver la flamme au souvenir de ces tombés au champ d'honneur. Le ministre de la Défense, Steven Vandenput, l'ambassadeur du Royaume-Uni Alison Rose, le vice-président de la Commonwealth War Graves Commission (CWGC), Sir Joe French ainsi que le président du Comité de la Flamme, le lieutenant-colonel Alfred Vancaster ont déposé une gerbe de fleurs aux pieds de la Colonne du Congrès.

Pour rappel, le Commonwealth of Nations, plus communément nommé Commonwealth est une organisation intergouvernementale composée de 53 pays tels que le Canada, l'Inde, le Royaume-Uni ou encore l'Australie. L'organisation promeut des valeurs commues comme l'égalité, la non-discrimination ou la démocratie pour ses membres.

Plus d'un million et demi de soldats du Commonwealth ont perdu la vie au cours de la Première Guerre mondiale. Nombre d'entre eux sont enterrés dans notre pays. La CWGC s'occupe de la gestion de ces sépultures

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:54
Les fusillés de 14-18 mis à l’honneur au musée de l’Armée


7 nov. 2014 Ministère de la Défense

 

A quelques jours des commémorations du 11 novembre 2014, Kader Arif, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, a inauguré, jeudi 6 novembre, l’espace consacré aux fusillés de la Grande Guerre, au musée de l’Armée. Entre 1914 et 1918, 639 soldats ont été fusillés « pour crimes et délits militaires ». Parallèlement, plus de 1 008 de soldats fusillés dossiers seront mis en ligne sur le site internet Mémoire des Hommes

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:55
Des films documentaires de l’ECPAD au Centre Pompidou à Paris


31.10.2014 source ECPAD

La Bpi (bibliothèque publique d’information), située à Beaubourg, présente du 7 au 27 novembre 2014 un cycle de films documentaires intitulé Lettres d’un temps de guerre. Un évènement qui s’inscrit dans la programmation culturelle de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale et dans le cadre du Mois du film documentaire.

 

Les films sélectionnés interrogent les récits épistolaires des combattants et de leurs familles en temps de guerre. Ils en livrent des témoignages rares et précieux qui apportent un regard non conventionnel sur les conflits.

Durant les quatre années de la Première Guerre mondiale, on estime que plus de 1 000 lettres par combattant ont été écrites, soit une lettre par jour en moyenne. Ces documents exceptionnels sont autant de clefs pour nous aider à comprendre cette guerre, à se représenter la vie et les souffrances au front, mais aussi à l’arrière. Ils témoignent également d’une période historique d’ouverture de l’accès à la culture écrite au plus grand nombre et d’alphabétisation.

Au-delà de la Grande Guerre, la programmation s’étendra à d’autres conflits : la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, l’Irak ou encore les guérillas sud-américaines.

Dans cette diversité de périodes historiques, d’auteurs et de destinataires des lettres, de formes du traitement cinématographique de ces courriers, on retrouve dans ces récits épistolaires une volonté de raconter plus que d’expliquer. Ils sont aussi souvent un acte de lutte contre l’abandon, voire la disparition. Ces traces écrites ont une valeur documentaire, elles sont le témoignage au jour le jour des événements, livrant des impressions brutes et immédiates pour l’historien. Les cinéastes s’en sont emparés, s’en servant comme matériau sensible pour décrire des guerres effroyables.

Ce cycle de projections inédit met à l’honneur le genre épistolaire et surprend tant les lettres échangées révèlent l’empreinte de la guerre sur les individus. Les séances seront suivies par des débats/rencontres avec les auteurs et réalisateurs des films, et des historiens.

 

Quatre films co-produits par l’ECPAD seront projetés :

 Le programme complet est disponible sur le site de la BPI.

 

Informations pratiques :

Centre Pompidou

Niveau -1

Entrée principale rue Saint-Martin

75004 Paris

Conditions d’accès :

Entrée payante
Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 4 euros
Gratuit sur présentation du Laissez-passer du Centre Pompidou

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:55
Les cantonnements (1ere serie)

 

20.10.2014 ECPAD

 

Film d’actualité réalisé par la section cinématographique de l’armée et diffusé aux soldats et au public de l’arrière.

 

Durant la première guerre mondiale, l’immobilisme intermittent du front donne une grande importance au cantonnement de la troupe. Celui-ci prend divers aspects : tentes, « villages nègres », huttes.

Une section de mitrailleurs, revenant du combat, s’installe ainsi dans des abris de chaume, puis les soldats partent en corvée de terrassement. Des Marocains, ayant pris part à la bataille de Carency, bivouaquent en tentes individuelles et, attendant la distribution de vivres, certains jouent au loto tandis qu’un cordonnier répare un brodequin.

 

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