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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/10/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 7 octobre 2015, le vice-amiral d’escadre Denis Béraud, commandant de la force d’action navale (FAN), a remis les prix du concours annuel de guerre électronique (GE) lors d’une cérémonie organisée à bord de la frégate de défense aérienne Forbin, à quai à Toulon.

 

Lors de son allocution, l’amiral a notamment rappelé l’importance de la préservation des précieux savoir-faire inhérents à la guerre électronique (GE) et la nécessité de poursuivre l’augmentation du nombre d’actions d’entraînement dans ce domaine complexe.

 

Organisé depuis 2011 par la force d’action navale, ce concours récompense l'investissement et le dynamisme des équipages dans l’entraînement, le maintien des savoir-faire fondamentaux et la maîtrise technico-opérationnelle des systèmes de guerre électronique (GE).

 

Outre la réalisation de la norme d’entretien de la qualification opérationnelle, l’emploi régulier des simulateurs à terre et les entraînements à la mer, les unités sont évaluées sur la réalisation d’entraînements GE complexes ou d’essais à haute valeur ajoutée.

 

Cette année, les noms des unités suivantes ont été gravés sur le tableau d’honneur de la FAN :

 

Catégorie I (CDG/FDA/FAA/FREMM/FASM) :

1er : Forbin

2ème : Chevalier Paul

 

Catégorie II (FLF) :

 1er : Surcouf

2ème : Aconit

 

Catégorie III (A69/PHM) :

1er : EV Jacoubet

2ème : LV Lavallée

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:55
Externalisation: l'armée de l'air formée à la guerre électronique par DCI

 

19.06.2015 par Philippe Chapleau - Ligne de Défense

DCI (via DCI-NAVFCO et DCI-AIRCO) et l'armée de l'air ont signé un contrat de quatre ans pour la formation à la guerre électronique des personnels de l'AA. La signature de ce renouvellement aurait eu lieu fin 2014 mais DCI ne communique que maintenant, alors que le salon du Bourget se termine. Par ailleurs, mercredi (17 juin),  Thales et DCI ont signé un accord de partenariat sur le thème de la guerre électronique.

Dans un communiqué de presse très laconique de ce vendredi, DCI signale "en particulier, l’emploi d’outils novateurs de simulation, développés à des fins didactiques avec la société ABAK Systèmes, permettant de compléter fructueusement l’enseignement théorique."

Abak Systèmes a été créé en 1988 à Laillé, près de Rennes; son capital social est détenu par sept associés dont Défense Conseil International. La société a développé entre autres, le logiciel SIMU_IR conçu "pour simuler et visualiser un duel entre un aéronef et un système d'arme; il est composé d'un radar, d'un système de contrôle de tir et d'un missile sol-air équipé d'un autodirecteur infra-rouge. L'aéronef peut exécuter un manœuvre de type break et lancer des leurres IR. Il est également possible d'activer des Contre-Contre-Mesures Électroniques (CCME)."

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:55
L’escadron de guerre électronique 48.530 tire sa révérence

 

11/07/2014 Armée de l'Air

 

Le 24 juin 2014, une cérémonie a marqué la fermeture de l’escadron de guerre électronique (EGE) 48.530, basé au Fort des Adelphes à Jeuxey, dans les Vosges. 

 

Répartis sur trois sites (Grostenquin, Jeuxey et Chenevières), les aviateurs de l’EGE sont chargés de la simulation de menaces sol/air au profit de l’entraînement des équipages français, allemands et américains. En effet, l’escadron travaille pour le polygone de guerre électronique, organisation tripartite située de chaque coté de la frontière allemande (voir encadré). Chacune des nations est régulièrement amenée à s’entraîner au cours d’exercices interalliés et interarmées, comme en juin dernier lors d’une campagne SA8-FR. Après la cérémonie, une dernière mission a d’ailleurs été réalisée pour les équipages de Mirage 2000D de la base aérienne (BA) 133 de Nancy-Ochey.

 

Dès le 1er septembre 2014, date à laquelle l’EGE fermera officiellement ses portes, les autres unités du PGE prendront le relais pour assurer les missions menées par les 23 aviateurs de l’escadron, en utilisant les moyens radars de Grostenquin, Jeuxey et Chenevières et des moyens mobiles. La BA 133 sera quant à elle chargée de la gestion de l’espace aérien dédié au PGE. Au sein du polygone, l’armée de l’air sera désormais représentée par les aviateurs intégrés au sein du centre de coordination du PGE, implanté en Allemagne, à Bann, à quelques kilomètres de la base aérienne de Ramstein. 

 

Zoom sur le polygone de guerre électronique

 

L’escadron de guerre électronique 48.530 tire sa révérence

 

Alors que l’utilisation de système d’armes sol/air s’étend en Europe dans les années 1970, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis créent le Polygone de guerre électronique en avril 1979. Dédié à l’entraînement des équipages, il se situe en territoire franco-allemand, avec trois sites en France (Chenevières, Épinal et Grostenquin) et quatre en Allemagne (Bann A, Oberauerbach, Pirmasens et Bann B, qui coordonne l’activité des sept sites). Chaque nation apporte sa contribution à ce système tri-national. Les Allemands mettent à disposition leurs espaces aériens et des systèmes d’armes réels, les Américains le programme de restitutions d’exercice EPICCCS et des simulateurs, et la France des sites en basse-altitude à partir desquels des missions diversifiées et proche de la réalité sont réalisables.

 

Ordre du jour de dissolution de l'EGE 48.530

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Système d’arme sol-air à courte porté SA8  GECKO

Système d’arme sol-air à courte porté SA8 GECKO

 

19/06/2014 Armée de l'air

 

Du 10 au 12 juin 2014, l'escadron de guerre électronique (EGE) 48.530 a déployé son système d’arme sol/air à courte porté SA8 "GECKO" sur la base aérienne 133 de Nancy pour sa dernière campagne.

 

Lors de ces deux jours d'entraînement, des équipages de Mirage 2000D et de Mirage 2000N ont pu se frotter à ce système d'arme d'origine soviétique mis en œuvre par le personnel qualifié de l'EGE 48.530. 
A cette occasion, les pilotes et les navigateurs ont pu bénéficier de présentations statiques et participer à des missions aux côtés des opérateurs depuis l'intérieur du SA8.

 

Dans le cadre de ses missions de générations de menaces d'origine électromagnétique au profit de l'entraînement des équipages, l'EGE met en œuvre un SA8 "GECKO" depuis 2008.

 Cette campagne SA8 était la dernière réalisée par l’EGE 48.530 avant sa fermeture programmée au 1er  septembre prochain.

 

Le SA8 «GECKO»

 

Le SA-8 GECKO ou 9K33 OSA est un système de défense antiaérien mobile, conçu pour intercepter les avions et les hélicoptères de combat. Il s’agit du premier système d’arme sol/air soviétique opérationnel qui, à partir d’un seul véhicule automoteur, peut de façon entièrement autonome accomplir toutes les opérations de surveillance, identification, conduite de tir et lancement de missiles.

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 12:50
Russie: le renseignement naval se déploie à 50 km de la Finlande

 

 

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

Le régiment de guerre électronique de la flotte du Nord se déploie dans le village d'Alakourtti, dans la région de Mourmansk – soit à 50 km de la frontière finlandaise et 90 km de la mer Blanche, selon une source proche du commandement de la marine russe. Ce déploiement est plus lié à la conquête de l'Arctique par la Russie qu'avec une prévention des risques émanant de l'Occident, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

 

La semaine dernière, la presse russe et finlandaise annonçait que deux garnisons seraient rétablies à Alakourtti, soit 3 000 militaires. La nature des unités n'a pas été officiellement annoncée mais une source proche du commandement de la marine explique qu'il s'agirait du retour d'un régiment de guerre électronique dans la région.

 

"Un détachement de guerre électronique de la marine s'y trouvait auparavant – chaque flotte, y compris de la mer Caspienne, en possède. Il avait ensuite été déplacé dans la région de Moscou. De nouveaux moyens techniques sont apparus aujourd'hui et le processus s'est inversé", explique la source.

 

Les militaires avaient quitté le village en 2009 et les sites d'infrastructure comme les bâtiments résidentiels avaient fermé leurs portes. A l'heure actuelle, un seul détachement de garde-frontières reste stationné à Alakourtti pour travailler au point de contrôle Salla. Selon la source, des équipements d'interception uniques devaient être conservés dans la garnison.

 

Alakourtti se trouve à 90 km de la mer Blanche et à 300 km de l'océan Arctique. Cependant, comme le soulignent les experts, les équipements radioélectroniques modernes détectent des stations situées à plusieurs milliers de kilomètres.

 

Le vice-amiral à la retraite Vladimir Zakharov a souligné que la marine devait faire de l'interception – par exemple, pour localiser les avions militaires étrangers. Sachant que ces unités peuvent être déployées loin des bases navales.

 

"Elles sont déployées à un endroit pratique pour travailler – cela signifie que les échanges radio passent bien à cet endroit. Chaque armée dispose d'une unité de renseignement, y compris la marine", a déclaré Vladimir Zakharov.

 

L'expert a également noté que les données interceptées étaient transmises aux QG de chaque armée, mais aussi aux structures centrales du ministère de la Défense.

 

"Les unités de guerre électronique de la marine interceptent les signaux, les décryptent et les utilisent. L'armée de l'air, l'armée de terre et la marine échangent des informations mais au final toutes les données sont traitées à Moscou par une unité spéciale chargée de l'analyse", explique Vladimir Zakharov.

 

Le président de l'Institut russe des évaluations stratégiques Alexandre Konovalov justifie le déploiement du renseignement de guerre électronique dans la région de Mourmansk par le contrôle des mouvements d'unités étrangères au nord et en Arctique.

 

"L'armée se régénère actuellement à travers l'Arctique. L'appartenance nationale de la Route maritime du nord et la navigation autour du Canada ne sont pas définies, selon certains pays. Le régiment de guerre électronique est indispensable dans cette région pour surveiller l'Otan et d'autres pays. Cela n'a rien à voir avec la défense antimissile. Il s'agit plutôt d'une protection renforcée de la flotte Arctique. Mourmansk et Severodvinsk sont stratégiquement importantes pour la Russie", a déclaré Alexandre Konovalov.

 

Le ministère russe de la Défense n'a fait aucun commentaire sur le retour des militaires à Alakourtti.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 20:30
La guerre électronique aéroportée – l’atout de Tsahal

 

7 janvier  2014, Tsahal

 

La guerre électronique est le nouveau front du 21ème siècle. L’Armée de l’Air israélienne l’a bien compris et a développé des capacités sur terre et dans les airs faisant appel à des technologies de pointe. “Nous devons toujours avoir une longueur d’avance”, raconte le commandant de l’unité aéroportée de la lutte électronique. “Nous avons des unités qui se complètent, l’unité aéroportée et l’unité basée au sol”.

 

L’objectif de ces unités ? Perturber les radars de l’ennemi, troubler sa vision et ne pas lui permettre de localiser nos forces. Ils doivent également empêcher la communication des forces aériennes ennemies entre leurs avions ou avec leurs tours de contrôle. Les unités travaillent ensemble, aidant l’Armée de l’Air à atteindre leur but ultime : défendre l’État d’Israël et maintenir sa supériorité aérienne.

“Nous sommes partie intégrante des opérations, entre les guerres et pendant. Cela signifie que nous devons constamment répondre aux besoins opérationnels de l’Armée de l’Air. Lorsque l’on observe tous les changements qui ont lieu dans la région, nous sommes obligés de nous adapter.”

 

“Nous n’entrerons pas dans les détails des capacités de l’ennemi, mais nous sommes capables de faire face à tout ce qu’ils possèdent.”

“Nous savons où nous sommes et vers où nous voulons aller. Nous avons une parfaite vision du futur pour notre unité et nous nous dirigeons vers cet objectif. C’est dans notre nature d’évoluer, de toujours s’améliorer. Nous voulons rester les meilleurs.”

Le commandant de l’école de la guerre électronique de l’Armée de l’Air explique : “nous devons aujourd’hui détruire les lanceurs de roquettes.”

“Notre responsabilité est d’offrir un espace aérien libre à nos pilotes. Ils préfèreront survoler une zone où ils ont une supériorité aérienne absolue, sans danger et c’est ce que nous leur fournissons”, continue t-il.

L’unité fonctionne en permanence et a été particulièrement sollicitée lors de la récente Opération “Pilier de Défense”.

 

Une formation de combattant

Le parcours pour devenir opérateur de combat électronique est long et difficile. Le commandant de l’école de l’unité le compare à “l’entrée dans un long tunnel. Durant les premières semaines, ils sont sous le choc. Les cadets sont mis dans des conditions difficiles, avec des contraintes physiques et une discipline stricte.”

Ils doivent également suivre une formation de combattant. “C’est nécessaire car ils peuvent se retrouver en territoire ennemi. Ceux aéroportés peuvent se retrouver au sol s’ils sont touchés”, explique le commandant. Ils suivent ensuite une formation approfondie sur la guerre électronique. Ils apprennent également à connaître l’ennemi et ses capacités.

“L’étendue de ce qu’ils doivent apprendre est énorme. C’est ce qui est nécessaire pour entrer dans notre unité”, explique t-il.

 

R. est un ancien soldat de l’unité et est à chaque fois fier de venir servir en tant que réserviste avec ses anciens soldats. “Il ne faut pas avoir de connaissances de base en technologie pour entrer ici”, raconte t-il en se remémorant du début de son service. “Au bout du compte, cela ressemble à apprendre à jouer à un jeu vidéo. Dès que tu comprends comment cela fonctionne, tu t’améliores vite.”

R. a pris part à l’Opération Plomb Durci en janvier 2009. “Notre escadron était actif à plein temps, 24h/24 7j/7 et nous avions des hélicoptères dans les airs en permanence”, raconte t-il. “C’était extrêment intense. Il y avait vraiment besoin de nos services. D’ailleurs, les médias israéliens ont parlé de notre activité, c’était une grande satisfaction.”

warfare

“Nous avons alors compris que nous avions pris part à quelque chose de plus grand que nous.”

“Nous avions reçu tous les outils nécessaires pour faire face à cela mais je pense qu’aujourd’hui, la formation est encore plus portée sur le mode opérationnel et les périodes de combats”, explique R. Il a en effet dédié une partie importante de son service à la formation des soldats de l’unité. Il a fini par être caporal-chef du cours de l’unité. “Nous avons eu aussi la chance de construire ce nouveau cours sur la base de notre expérience”, raconte R.

“Le contact entre les réservistes de l’unité est très bon. L’ambiance est très familiale, c’est une petite unité et cela permet d’avoir des liens forts. Tous les deux ans, les soldats de l’unité finissent leur service et de nouvelles personnes arrivent, sans pour autant modifier l’esprit de l’unité qui arrive à unifier les gens qui y servent.”

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
4° Journées d’études « Electromagnétisme et Guerre Electronique » 13 et 14 novembre 2013 à Toulouse

Source Onera

 

La contribution de l’électromagnétisme à la détection radar via les propriétés des cibles, des antennes ou de la propagation des ondes est reconnue de longue date, et fait l’objet de sessions dans les colloques spécialisés. Mais sa contribution au domaine de la Guerre Electronique, qui rassemble les techniques de renseignement et de lutte contre les systèmes de radiocommunication adverses ainsi que la problématique des agressions électromagnétiques, est tout aussi importante. C’est ce lien entre l’électromagnétisme et la Guerre Electronique qui sera mis en évidence et discuté à l’occasion de ces nouvelles journées, organisées comme les précédentes (en mars 2006, novembre 2009, novembre 2011) par la SEE groupe régional Midi-Pyrénées avec la DGA, l’ONERA et l’ISAE sur le campus ENSICA qui accueillera la manifestation.

 

La première journée présentera un certain nombre de problèmes à connotation électromagnétique qui se posent en Guerre Electronique comme la réduction de signature radar des plates-formes, la prédiction des effets des agressions électromagnétiques et de nouveaux concepts d'antennes pour applications en écoute ou en brouillage ; elle sera classifiée et la participation sera sur invitation seulement. La deuxième journée, ouverte à tous, sera consacrée aux méthodes et outils aussi bien expérimentaux que numériques qui contribuent à la solution de ces divers problèmes, et complétera le panorama du domaine de la Guerre Electronique. En conclusion, une table ronde permettra de faire le point sur l'avancement et les perspectives des principaux outils de simulation numérique pour l'électromagnétisme.

 

Comité de programme : B. Aknin (MBDA), A.Bellion (CNES), Y. Beniguel (SEE, IEEA), G. Bobillot (Onera), C.Carel (TCF), F. Christophe (Onera, SEE), E. Duceau (EADS-IW), JC. Gautherot (SEE), JL. Guiraud (SEE, ISAE), V. Gobin (Onera), G. Kubicke (DGA), P.Lalande (DGA), G.Leflour (Dassault), G.Mazé-Merceur (CEA), M. Nouvel (TSA, SEE), B. Pecqueux (CEA), P. Pouliguen (DGA), P. Ratajczak (Orange Lab), O.Vacus (CEA)

 

Organisateurs: SEE*, DGA ; ISAE ; ONERA

(*) :Groupe Régional Midi-Pyrénées en liaison avec le Club Technique Systèmes d'Observation

 

Point de contact: jlguird [at] isae.fr

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:40
L'armée russe reçoit un brouilleur de satellites espions

 

MOSCOU, 25 avril - RIA Novosti

 

Le ministère russe de la Défense a récemment reçu un lot de complexes mobiles de guerre électronique Krassoukha-4, capables de brouiller les radars satellites espions, les radars terrestres et les systèmes aériens SDCA (système de détection et de commandement aéroporté), écrit le quotidien Izvestia du 25 avril 2013.

 

"Avant la fin de l'année, les brigades de guerre électronique recevront plusieurs Krassoukha, qui seront intégrés à des systèmes de brouillage globaux, plus complexes", a déclaré une source informée.

 

En 2012 l'armée a acheté ses premiers modèles de série du système Krassoukha-2. Plus spécialisé, il n’est conçu que pour contrer les cibles aériennes – les systèmes de détection et de commandement aéroporté SDCA, les radars volants tels que les américains E-8 Joint Star, ainsi que les drones comme Global Hawk et Predator.

 

Les quatre systèmes Krassoukha-4 reçus récemment par l’armée sont complémentaires de la série 2. Ensemble, ils sont capables de contrer complètement la détection radar dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres, ainsi que d'anéantir les moyens de guerre électronique et de transmissions ennemis. Leur principe de travail consiste à brouiller les radars et d'autres sources de rayonnement sur toutes les fréquences principales.

 

Physiquement, ils ressemblent aux radars ordinaires montés sur le châssis BAZ-6910 à huit roues. Ils sont conçus par les entreprises du consortium Technologies radioélectroniques - le plus grand concepteur de systèmes de guerre électronique en Russie.

 

Dmitri Kornev, expert militaire indépendant et rédacteur du site Military Russia, estime que Krassoukha marque un sérieux progrès en termes de moyens de lutte high-tech.

 

"Les systèmes de brouillage et de renseignement électronique de type Krassoukha-2 et Krassoukha-4 sont des purs produits de haute technologie. Leur mission : mettre en place une protection contre les armes high-tech, leurs vecteurs et les systèmes de détection et de ciblage. Ce sont des missions très pertinentes. Ces systèmes sont inédits et devraient donner un coup de pouce à toute l'industrie radioélectronique", a-t-il déclaré.

 

Anton Lavrov, expert militaire indépendant, explique que Krassoukha est destiné à remplir des tâches opérationnelles et tactiques sur décision de l'état-major des forces armées.

 

"En d'autres termes, ils ne font pas partie d'une brigade ou des troupes interarmées. Ce sont des systèmes de renfort dans les zones où un conflit important est prévu. Ils ont une portée de 150-300 kilomètres. Un tel système ne convient pas pour combattre des rebelles ou des bandes clandestines. Il est avant tout prévu pour combattre un ennemi doté, lui aussi, de technologies avancées", déclare l'expert.

 

Les travaux sur Krassoukha ont commencé en 2009. Les essais nationaux et les premières livraisons d'essai sont effectués depuis 2010.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:50

campagne-de-guerre-electronique-01.jpg

 

09/05/2012 Armée de l'air

 

Du 9 au 16 mai 2012, le commandement des forces aériennes organise une campagne de guerre électronique dans le nord-est de la France et en Allemagne. Il s’agit  d’un exercice interallié et interarmées qui a pour but d’entraîner, non seulement, le personnel naviguant à faire face à une situation tactique sol-air, mais également les opérateurs de défense sol-air à mettre en œuvre leur système.

L’objectif de cette campagne de guerre électronique consiste à proposer aux unités navigantes un dispositif de menace sol-air le plus représentatif possible des théâtres sur lesquels la France pourrait être engagée. Du côté des moyens au sol, le polygone de guerre électronique déploie des systèmes de défense sol-air, parmi lesquels des SA-6 et SA-8 d’origine russe ou des missiles inertes de type «Smokey-sams». Un système de moyenne portée Mamba de l’escadron de défense sol-air «Servance» d’Avord est également déployé sur le terrain afin de compléter le dispositif simulant de manière ultra-réaliste un maillage de menaces modernes.

photo Armée de l'air

photo Armée de l'air

Dans les airs, Mirage 2000, Rafale, ravitailleurs C-135, avions radar E-3F, avions de transport tactique Transall et Casa réalisent des missions variées telles que frappes en profondeur, tirs simulés de missile SCALP, missions de défense aérienne, de renseignement, de reconnaissance, d’évaluation et de suppression de la menace sol-air, d’appui aérien rapproché (CAS-Close air support), de ravitaillement en vol etc. Des hélicoptères de l’armée de terre et de nombreux moyens aériens allemands, américains, belges et otaniens sont, eux aussi, quotidiennement engagés pour participer à cette campagne biannuelle de grande ampleur.

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