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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

L’équipe EOD (Explosive Ordonance Disposal) de la mission Daman offre la caractéristique d’être mixte : elle est toujours constituée d’un EOD de l’armée de Terre et d’un aviateur ou d’un marin. Les 6 et 7 juin 2015, c’est donc un EOD du 19èmeRG (Régiment du Génie) et un plongeur-démineur du GPD (Groupe Plongeur Démineur) Méditerranée qui ont rencontré leurs homologues italiens sur le camp de Dayr Kifa. L’occasion, pendant deux jours, de découvrir d’autres matériels et d’échanger sur les différentes procédures et modes opératoires.

 

Un exercice destiné à tester la garde à l’entrée du camp de 9.10 s’est déroulé lors de la dernière journée d’entraînement. Après plus de deux heures de recherches et de manipulations sous l’œil acéré des Italiens, l’engin fictif a pu être considéré comme neutralisé. Un débriefing technique très fructueux a permis de mettre en lumière les points de vue et les méthodes de chacun face à une situation identique.

 

Un second débriefing, conduit entre les acteurs français, a amené à identifier diverses possibilités d’évolution très détaillées de nos propres procédures opérationnelles permanentes.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Dès que des militaires sont engagés dans une mission, en l'air, au sol, à la mer, cette action fait l'objet d'une planification. Elle est suivie au plus près par un centre qui fait le lien entre les troupes engagées et les entités donneuses d'ordres. L'opération Chammal s’appuie sur la même organisation, avec le Joint Operation Centre.

 

« Le JOC -Joint Operation Centre- est le centre des opérations interarmées " explique le commandant Guillaume, directeur du JOC. " Le JOC constitue un point névralgique. En effet, c’est dans cette structure que des militaires des trois armées coordonnent et suivent "en conduite", les actions en cours des forces sur le terrain : une mission de reconnaissance armée d'une patrouille de Mirage 2000, ou de Rafale, ou bien une mission de renseignement dans la profondeur réalisée par des Rafale et/ou l’Atlantique 2. Mais notre responsabilité s'étend à la mer également. Lorsque le GAN (groupe aéronaval) est en mer en zone ALINDIEN pour Chammal, comme ce fut le cas de février à avril 2015, un officier de marine vient renforcer le JOC pour assurer le suivi particulier et la conduite des opérations. Nous suivons également en Irak les actions de formation des militaires de l'armée de Terre auprès des Forces de sécurité irakiennes ».

Le JOC est activé 24h/24, 7 jours sur 7. Le Battle Watch Officer (l’officier de permanence opérationnelle) et son adjoint assurent une veille permanente et répondent à toutes les demandes ou sollicitations. L’équipe de veille est renforcée par l’équipe OQO (officier de quart opérationnel) de l’ATL2à chaque vol ; les spécialistes météos 1, renseignement et experts des trois armées présents habituellement au JOC peuvent y être rappelés à tout moment en fonction de la situation.

« Soyons clair, quelques missions de renseignement ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) en Rafale et en ATL2 sont planifiées ici, mais l'ensemble de la planification des opérations est réalisée soit au CAOC 2 au Qatar, soit au CJTF au Koweït. Nous assurons à notre niveau le suivi des opérations planifiées, ce qui veut dire surtout qu'en cas de problème, nous assurons la coordination des moyens et des activités de la zone ALINDIEN. »

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

1 Voir Dans la peau d’une météorologue océanographe et d’un observateur-prévisionniste

2 Combined Air Operation Center : centre de conduite interallié des opérations aériennes et CJTF : Combined Joint Task Force (force interarmées multinationale)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:30
Mai 2015, opération Chammal: les légionnaires de la 13e DBLE au ICTS

 

25.06.2015 Crédit : État-major des armées / Armée de l'air

 

Des légionnaires de la 13e DBLE assurent des instructions au profit de stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS). D'autres instructions vont prochainement débuter notamment pour former les futurs moniteurs de l'ICTS.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

25/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Ces deux dernières semaines, les Mirage 2000D, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée, en coordination avec les 60 autres pays membres de la coalition.

 

Au cours de cette période, 38 sorties aériennes ont été menées par les avions de la force. Ces missions ont permis, outre d’alimenter le renseignement de la coalition sur les unités de Daech, la réalisation de 11 frappes et la neutralisation d’une trentaine d’objectifs dont un bâtiment qui servait à l’élaboration de véhicules suicide, dans un centre logistique du groupe terroriste. En parallèle, les formations dispensées sur le sol irakien se poursuivent au profit des forces irakiennes (Peshmergas, ICTS, et 6e division irakienne).

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:30
photo R. Pellegrino DICoD

photo R. Pellegrino DICoD

 

24/06/2015 DICOD

 

Mardi 23 juin 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Lorient afin de présider la cérémonie de transfert de propriété d’une frégate multimissions à l’Égypte. L’occasion pour lui de réaffirmer l’importance des relations qui unissent la France et l’Egypte.

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a présidé le mardi 23 juin 2015 sur le site de DCNS, à Lorient, la cérémonie de transfert de propriété de la Frégate multimissions (FREMM) commandée par l’Égypte.

 

Rappelant la « polyvalence » de ce bâtiment de guerre, « instrument de puissance et de souveraineté », le ministre a estimé que ce transfert était le « premier jalon concret d’une relation privilégiée entre la France et l’Egypte ». A ce titre, il a tenu à remercier l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine nationale, Jean-Michel Palagos, président de Défense Conseil International, et leurs équipes qui ont permis en « un temps record » le transfert de savoir-faire entre les deux équipages d’armement, français et égyptien.

 

Il a enfin souligné que ce partenariat s’inscrivait dans un cadre plus large que représentent les menaces terroristes en Libye, en Syrie et en Irak. « Notre relation de défense symbolise enfin la reconnaissance par la France du rôle central que joue l’Egypte pour la sécurité de la région. Tandis que se développent, en Afrique et au Proche et Moyen Orient, des menaces terroristes sans précédent, les forces armées égyptiennes apparaissent comme un facteur de stabilité incontournable. »

 

FREMM : Frégates multimissions, des « plateformes performantes et endurantes »

Les FREMM disposent d’un système de combat optimisé pour fonctionner avec un équipage réduit et sont en mesure de remplir des missions de maîtrise de la zone d’opérations aéro-maritime, de frappe dans la profondeur, de lutte anti-sous-marine ou anti-aérienne ainsi que de soutien et d’appui aux opérations de projection.

Cérémonie de transfert de propriété d’une FREMM à l’EgypteCérémonie de transfert de propriété d’une FREMM à l’Egypte

photo DCNS : La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Défense égyptien le Général Sedki Sobhy, du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, de l’Amiral Ossama Rabie, chef d’état-major de la Marine égyptienne, de l’Amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine nationale ainsi que Hervé Guillou, Président Directeur Général de DCNS.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:30
The Reality Of The Islamic State

 

June 23, 2015: Strategy Page

 

ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) has taken control of three major cities and the results have been unpleasant and expected. In 2014 they took the eastern Syria city of Raqqa (population 500,000) and turned it into an “Islamic city.” Strict lifestyle rules were imposed and local Christians have to pay an extra tax to avoid persecution. Then, in mid-2014 they took Mosul (two million) in Iraq. In May 2015 they took Ramadi (200,000). All three cities already had problems with electricity and water supplies and shaky sewage systems. Many of the inhabitants of these cities fled, although that became more difficult once armed ISIL men were patrolling the streets and controlling the roads in and out of town. In Ramadi more than half the population was gone when ISIL arrived and that was largely because it was now well known what would happen when ISIL took over. In short, nothing good.

 

ISIL enforces the strictest lifestyle rules, based on an interpretation of Islamic scripture that is more hostile to most modern tech than al Qaeda ever was. That means no music, video or anything that can be identified as “Western.” Exceptions are made, grudgingly, when it is necessary to keep ISIL members alive. Thus while Western aid groups are banned, Western medical supplies are allowed in but ISIL members get priority. Even Moslem medical personnel must prove there are Islamic enough to meet ISIL standards. Those who cannot, and that means most of them, are threatened. Some are killed but the rest flee. The few medical personnel who remain can barely care for ISIL leadership and some combat wounds.

 

Getting electricity, water and sanitation networks operating is a priority but crippled by lack of supplies (especially fuel) and spare parts as well as people qualified to repair and operate things. Anywhere else in the Middle East foreign suppliers and experts would be called upon as necessary. That is not Islamic according to ISIL and instead locals with some skills to step forward and try to cope. The result is intermittent water supplies, unreliable sanitation systems and lots of people using portable generators for power or living in the dark.

 

Many of the civilians who stayed behind have managed to adapt and an economy of sorts has been created. In late 2014 ISIL sought to create their own currency (gold coins) but that did not get far. So any currency (local, Western) that works is used. “Taxes” are collected in a medieval fashion that could best be described (in modern terms) as opportunistic extortion. This begins with lots of looting when ISIL takes control of new territory. While much is made of Moslems (especially Western ones) trying to get to get to the Islamic State the reality is that more people already there are trying to get out. In many cases this is a matter of life and death because the collapse of the medical care system has left most people with few useful options if they get sick or injured. ISIL considers such misfortunes “the will of God” and complainers are regarded as heretics.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:30
Chammal : remise de décorations et récompenses

 

22/06/2015 Armée de l'air

 

Le 10 juin 2015, au cours d'une cérémonie dédiée aux 100 ans des escadrilles SPA38 et SAL56 l’amiral commandant la zone maritime océan Indien a remis des décorations et récompenses à des militaires engagés dans l'opération Chammal.

 

Des officiers et sous-officiers se sont en effet vus récompenser pour leur action qui a permis à plusieurs occasions aux éléments déployés dans le golfe arabo-persique de mener à bien des opérations, dans le cadre de l'opération Chammal de lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

 

Deux croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze ont été décernées au commandant Benjamin et au capitaine Thomas pour leur action lors des frappes décidées par le Président de la République, notamment la première, le 19 septembre 2014.

 

Un témoignage de satisfaction du chef d’état-major des armées et une lettre de félicitations d’ALINDIEN ont été remis au commandant Cécile et à l'adjudant Philippe pour souligner leur engagement lors d'évènements particuliers liés à la sécurité des vols.

 

 

2015 célèbre le centenaire de la SPA 38 et de la SAL 56

 

Créées respectivement en janvier et mai 1915, ces deux escadrilles ont été particulièrement engagées lors de la Première Guerre mondiale. Ainsi, le général Soulet, commandant des forces aériennes, explique dans son ordre du jour : "La SPA 38 a remporté 100 victoires homologuées et 98 non homologuées. Lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, l'escadrille est chargée de la défense des ports du sud et du nord de la France, jusqu'à sa mise en sommeil, en 1942. En 1951, elle est intégrée au groupe, puis à l'escadron de chasse "Languedoc". Elle participe aux missions de chasse et de bombardement que conduit l'armée de l'air au cours de la moitié du XXe siècle en Indochine, en Irak et en ex-Yougoslavie". 

 

Le général poursuit : "A la fin de la guerre 1914-1918, l'escadrille SAL 56 déplore la perte de 17 aviateurs morts en service aérien commandé. Opérant jusqu'à l'armistice de 1940, la SAL 56 renaît au sein des forces aériennes stratégiques pour assurer la permanence de dissuasion nucléaire sur Mirage IVA de 1965 à 1976."

 

Depuis le 4 novembre 2010, la SPA 38 et la SAL 56 sont réunies au sein de l'escadron de chasse 3/30 "Lorraine" et porte haut les couleurs de la France dans le ciel irakien, pour l'opération Chammal. Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération mobilise plus de 700 militaires et vise à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes, dans la lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:30
Chammal : Point de situation au 18 juin 2015

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armée en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 19 sorties aériennes et 7 frappes contre des objectifs au sol.

 

Cette semaine, la force Chammal a réalisé sa 150e frappe contre le groupe terroriste Daech. Au-delà des frappes, les missions aériennes de renseignement conduites par les aéronefs quotidiennement sont primordiales. Elles ne sont pas seulement un préalable nécessaire aux missions de frappes : elles sont à elles seules fondamentales pour cartographier l’adversaire et analyser son comportement en coordination avec nos alliés. Le produit de ces missions est exploité en synergie au sein de la coalition.

 

A Bagdad, une partie des militaires qui armaient le détachement de formation a été relevée le 16 juin. Ce détachement poursuit les formations spécifiques dispensées aux stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) et de la 6e division irakienne. D'autres cours vont prochainement débuter notamment pour former les futurs moniteurs de l'ICTS.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:30
Chammal : former les formateurs

 

18/06/2015 MP Adrien et ICN Jacques-Antoine -  Service de santé des armées (DCSSA)

 

L’équipe médicale, engagée dans l’opération Chammal pour le soutien santé des militaires français, dispense également, dans la région de Bagdad, des formations de sauvetage au combat pour les militaires irakiens.

 

Lancée le 19 septembre 2014, Chammal est une opération conduite par les armées françaises, en coordination avec ses alliés présents dans la région, pour assurer un soutien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Ce soutien repose sur deux piliers : un volet appui aérien et un volet formation.

 

Une centaine de militaires intervient dans le champ formation, assistance et conseil. Ils sont déployés dans les régions de Erbil et Badgad où ils transmettent leur expertise et leurs savoir-faire aux forces irakiennes. Les domaines concernent l’appui à la préparation et la planification des missions, l’instruction au combat et la lutte contre les IED.

 

Un médecin, un infirmier et deux auxiliaires sanitaires, dont la vocation est de soutenir médicalement le détachement français, dispensent également des formations de sauvetage au combat aux militaires irakiens. Le programme est axé sur la formation des moniteurs « secourisme au combat » au sein de la filière des infirmiers de 6edivision d’infanterie irakienne.  L’objectif est de perfectionner leurs prises en charges sur le terrain et de leur faire acquérir les savoirs nécessaires à l’enseignement du sauvetage au combat au sein des brigades.

 

La formation dure 7 jours, alternant théorie, pratique et mise en situation. Elle comporte l'enseignement du SAFE MARCHE RYAN ainsi que des bases de pédagogie et d'organisation. Le délai de formation est contraint par les activités opérationnelles réelles des stagiaires.

 

En deux sessions, 20 infirmiers ont été formés. Deux nouvelles sessions sont prévues.

 

L’équipe médicale française accompagnera les premières formations que les nouveaux moniteurs irakiens mettront en œuvre pour leurs soldats. Et il reste à concevoir et organiser une formation de niveau instructeur afin de rendre autonome la 6e  division Irakienne d’infanterie pour le sauvetage au combat.

 

Cette mission de formation est à la fois ardue et gratifiante car tout est à créer, les différences culturelles sont parfois vastes, mais la volonté de bien faire de la part de nos homologues est évidente. Nous rentrerons en France, avec l’espoir d’avoir contribué à la survie de blessés de guerre… mission première du service de santé des armées.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:55
L’impact géopolitique pour le Moyen-Orient d’un éventuel accord formel entre l’Iran et la communauté internationale


16/06/2015 IRSEM

 

L’IRSEM organise le 1er juillet 2015 une conférence-débat autour de Pierre PAHLAVI, professeur agrégé au Collège des Forces Canadiennes de Toronto et directeur du Centre des études sur la sécurité nationale (CESN), sur le thème « L’impact géopolitique pour le Moyen-Orient d’un éventuel accord formel entre l’Iran et la communauté internationale ».

 

Le débat sera animé par Pierre RAZOUX, Directeur de recherche à l’IRSEM.

Le professeur Pierre PAHLAVI en profitera pour présenter son dernier ouvrage intitulé « Le marécage des ayatollahs – Une histoire de la Révolution iranienne » (Perrin, 2015).

 

Cette conférence se déroulera dans l’amphi Louis de l’École militaire, de 16h00 à 18h00.

Inscription obligatoire * : inscription.irsem@defense.gouv.fr

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:40
Kalachnikov: "Nous obtenons de nouveaux marchés grâce aux sanctions"

 

16.06.2015 Sputniknews.com

 

Kalachnikov, leader russe de la production d’armes d'infanterie, affirme que les sanctions occidentales contre la Russie ont fourni au groupe de nouveaux débouchés en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Proche-Orient.

 

Le consortium russe Kalachnikov ne dépend plus du marché américain, a annoncé le directeur général du groupe Alexeï Krivoroutchko dans une interview accordée à RIA Novosti.

 

"Les sanctions ont eu une incidence, certes. Mais à vrai dire, il y a plus d'avantages que d'inconvénients. Nous avons trouvé d'autres débouchés, et nous avons fixé des prix plus intéressants pour nous", a conclu M.Krivoroutchko.

 

Selon lui, les sanctions ont poussé Kalachnikov à réorienter son activité vers de nouveaux marchés, notamment les pays d'Afrique, du Proche-Orient, d'Asie du Sud-Est et d'Amérique latine.

 

Kalachnikov prend part au forum international "Armée-2015", qui se tiendra du 16 au 19 juin à Koubinka, dans la région de Moscou, à l'initiative du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. La plupart des entreprises du complexe militaro-industriel national, toutes les armes et subdivisions des forces armées russes et les représentants de 32 Etats participeront au forum et assisteront aux expositions et à la démonstration des derniers-nés de l'industrie de défense russe.

 

Le consortium Kalachnikov organisera une exposition de grande envergure qui comprendra des nouveautés dans le domaine des armes d'infanterie et des modèles d'équipement militaire de dernière génération.

 

Répondant aux questions de RIA Novosti, M.Krivoroutchko a mis l'accent sur l'embarcation de débarquement BK-16 équipée d'un module militaire automatique et d'un drone. Le navire sert à mener des opérations sur le littoral, à transporter des hommes, à débarquer des troupes, à réaliser un appui-feu, ainsi qu'à lutter contre la piraterie et le terrorisme.

 

"Selon ses caractéristiques techniques, le BK-16 peut concurrencer ses homologues produits en Occident, en outre le prix de l'embarcation russe est bien plus intéressant", a-t-il fait remarquer.

 

Le directeur général a également fait savoir que les clients étrangers sont déjà intéressés par l'achat éventuel de drones produits par la filiale du consortium ZALA Aero.

 

"Nous avons montré que les caractéristiques techniques de nos drones correspondent aux meilleurs modèles mondiaux, mais le rapport qualité/prix est plus intéressant. Voilà pourquoi cela suscite un grand intérêt", a-t-il ajouté.

 

Selon M.Krivoroutchko, le groupe russe a l'intention de participer à l'élaboration d'armes du futur. Il s'agit principalement de la production des cartouches à longue portée capables de percer le blindage le plus puissant.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 Armée de l'air

 

Dimanche 13 juin 2015, des équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale ont réalisé une mission de renseignement conjointe au dessus de l’Irak.

 

6 heures. Le soleil est déjà haut et la température avoisine les 45°C. Sur le tarmac, deux équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale se retrouvent. Trois avions les attendent : deux Rafale et un Atlantique 2 (ATL2). Ensemble, ils partent pour une mission de recherche et de renseignement (ISR - Intelligence, surveillance and reconnaissance). Leurs objectifs sont de récolter des photographies à la fois uniques et complémentaires de celles produites par les autres outils de recueil de renseignement.

 

C’est déjà l’heure des derniers réglages. Pendant que les marins terminent d’équiper l’ATL2, les aviateurs réalisent les derniers « checks » moteur et électronique embarquée sur le Rafale. Équipés d’une nacelle de reconnaissance et armés de missiles d’autodéfense MICA, les Rafale vont réaliser six heures de vol en territoire hostile.

 

Ces missions de renseignement photographique sont indispensables à l'opération Inherent Resolve, dont Chammal constitue la contribution française. En utilisant des moyens de renseignement d’origine image, les spécialistes du renseignement vont pouvoir exploiter les informations et ainsi aider les troupes au sol à combattre le groupe terroriste Daech.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 05:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

16/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 19 septembre 2014, sur ordre du Président de la République, la première opération militaire aérienne française était menée en Irak par deux Rafaleet un ravitailleur C135 contre le groupe terroriste Daech. Suite aux missions de reconnaissance et de renseignement effectuées les jours précédents par un avion de patrouille maritime Atlantique 2de la Marine nationale, cette opération avait pour objectif de détruire un dépôt logistique de Daech repéré dans la région de Mossoul.

 

Le 26 avril 2015, la France effectuait sa 100ème frappe.

 

Le 12 juin dernier, au cours d'une mission de plus de cinq heures, une patrouille de deux Mirage 2000 D en mission de reconnaissance armée a engagé trois positions de combat de Daech dans la région de Tall Afar. Il s'agissait de la 150ème frappe française.

 

La patrouille de chasseurs, équipée du pod de désignation laser Damoclès, a porté ses frappes entre 14h14 et 14h19, heure de Paris avec trois bombes guidées laser, deux GBU12 et une GBU49. Opérant depuis la Jordanie, les Mirage 2000D ont effectué deux ravitaillements en vol à l'aide d'un avion ravitailleur C135 de la coalition, engagé dans l'opération Inherent Resolve, dont Chammal est la contribution française.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:30
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

16/6/2015 by Airbus DS

 

The Ministry of Interior of Saudi Arabia has purchased in open competition, and after carrying out a complete evaluation, four C295W aircraft to enhance its capabilities. The C295W has been chosen based on its demonstrated excellent operational capabilities in hot and severe conditions and its proven affordable maintenance and operational costs.

 

“We are very proud that the C295W is joining the Airbus A330 MRTT Multi-Role Tanker Transport and CN235 transports previously ordered by Saudi Arabia. We greatly appreciate the confidence shown in the C295W by a nation with long expertise in operating military aircraft in desert conditions”, said Antonio Rodríguez Barberán, Head of Commercial for Military Aircraft.

 

Together with the previous orders received from Algeria, Egypt, Jordan and Oman, this new order from Saudi Arabia cements the C295’s position as the market-leading medium transport and patrol aircraft in the Middle East and North Africa region.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 11:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

12/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 29 mai 2015, les casques bleus ont commémorés les 70 ans de peacekeeping (gardiens de la paix). 39 contingents de la FINUL étaient présents en cette journée internationale sur la place d’arme du HQ (head quarter) de Naqoura. De nombreuses autorités locales, des Forces armées libanaises, des Forces de sécurité et des membres de la communauté internationale étaient également conviées.

 

Fiers de leur engagement au Liban dans le cadre de la mission Daman, les nombreux militaires français ont arboré le drapeau tricolore sous le soleil du Levant. La musique a retenti, les drapeaux se sont dressés au passage en revue du général Portolano, Force commander de la FINUL. Emotions garanties pour le lieutenant Anne-Laure, chef de section SIC (systèmes d’information et de communications) et porte drapeau, et pour tous les transmetteurs qui composent la garde.

 

Pour les 308 peackeepers de la FINUL qui ont donné leur vie dans l’accomplissement de leur devoir au Sud-Liban, pour toutes les femmes et les hommes qui ont servi au sein des Opérations de maintien de la paix, gardons la mémoire.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 15:55
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

15 juin 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

L'avionneur français s'attend à une forte fréquentation de son stand et de son chalet sur le salon du Bourget du 15 au 21 juin. Belgique, Canada, Emirats Arabe Unis, Koweit, Finlande...envisagent de renouveler leurs flottes d'avions de combats et s'intéressent au Rafale export.

Eric Trappier a le sourire en ce moment. On le comprend: le patron de Dassault Aviation est toujours sur son nuage après avoir signé les premiers contrats de vente à l'export du Rafale avec l'Egypte et le Qatar. "Pour l'Inde, il ne manque plus quasiment que la signature", a-t-il confié lors de sa conférence de presse d'avant le Bourget le vendredi 12 juin.

"Les enjeux du salon, c'est d'abord contribuer à la passion aéronautique française à travers le week-end réservé au grand public", a-t-il indiqué...pudiquement. Mais le premier salon mondial de l'aéronautique sera l'occasion surtout de faire du business ! "Nous prévoyons un niveau de délégation important, légèrement supérieur à l'édition précédente. Le Bourget reste un salon attractif pour l'ensemble des délégations mondiales. (…) Le plus compliqué c'est de faire les arbitrages quand cinq délégations arrivent en même temps", dit-il tout sourire.

 

Voici donc une liste non exhaustive des visiteurs intéressés :

Evidemment l'Inde. Le contrat pour les 36 premiers Rafale n'est pas signé mais l'avionneur français reste toujours aussi ambitieux sur ce marché. "Je suis prudent mais nous pensons que les besoins de l'armée de l'air indienne dépassent et de loin le besoin pour 36 avions. Nous pensons qu'il y aura une deuxième partie plus tard qui pourra se faire avec du «Make in India», c'est-à-dire avec de la fabrication en Inde dans laquelle Dassault et ses partenaires auront le leadership pour organiser la supply-chain locale et trouver les bons partenariats", espère Eric Trappier. Mais avec les Indiens, il le sait, la première qualité, c'est la patience.

Autre délégation qui devra apprécier l'hospitalité de son hôte français : les Emirats Arabes Unis. Eric Trappier est peu disert sur l'avancée des négociations. Il rappelle que ce pays client est à la tête d'une flotte d'une soixantaine de Mirage 2000-9 "qui satisfait pleinement l'armée de l'air émirienne". Déjà un bon signe.

Leur voisin, le Koweït devraient également visiter le châlet Dassault. Si ce pays devrait acheter dans un premier temps des F18 américains, il pourrait compléter sa flotte ultérieurement. Et l'avion français a participé à des évaluations en juillet dernier dans des conditions de chaleur extrêmes. "Le Rafale s'est extrêmement bien comporté. Beaucoup mieux que beaucoup de ses concurrents" s'est félicité le PDG. Mais il n'y' a pas que les émirs qui devraient profiter de l'hospitalité de l'avionneur.

Moins exotique, une délégation viendra en voisine de Belgique. L'armée de l'air belge cherche à renouveler ses F16 vieillissants. S'ils devraient "chambrer" leur hôte après la leçon de foot que leurs diables rouges ont livré aux Bleus de l'équipe de France au Stade de France juste à coté du Bourget le 7 juin dernier , ils auront avant tout des questions de dimensionnements de flotte d'appareils. "Nous clarifions nos réponses à un appel à informations des autorités belges. La question est de savoir combien de Rafale seront nécessaires pour remplir la mission exigée", précise Eric Trappier, qui poursuit : "La Belgique est la seule nation du club F16 a ne pas avoir sélectionné le F35 (avion américain de dernière génération de Lockheed Matin, ndlr) tous les autres pays européens l'ont fait sans compétition en pure application de la préférence américaine".

Enfin la Finlande, qui souhaite une nouvelle génération d'avion de combat pour protéger ses 1300 kilomètres de frontière avec la Russie. La délégation sera reçue avec plus de circonspection. "La Finlande c'est comme les autres pays d'Europe, avoue le patron de Dassault Aviation. La seule question que je leur pose avant d y aller, c'est : Est ce que vous êtes décidé à acheter non-américain ? Sinon, ce n'est pas la peine de perde notre temps!». Le précédent appel d'offres était resté en travers de la gorge des Français. Il portait sur un monomoteur et in fine le F18 américain, bimoteur, a raflé la mise alors qu'il n'était même pas concurrent ! Les petits fours et le champagne du Bourget adouciront-t-il l'amertume passée ? Sûrement. C'est tout de même un contrat estimé entre 6 et 10 milliards d'euros. Au salon, Eric Trappier prendra toujours plaisir à voir ses Rafale en vol, et plus encore à les vendre.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 11:30
photo  Airbus HC  Anthony Pecchi

photo Airbus HC Anthony Pecchi


11.06.2015 par Aerobuzz.fr
 

Le Président de la République française s’est entretenu le 10 juin avec l’Emir du Koweït qui « a exprimé le souhait du gouvernement koweïtien d’équiper les forces aériennes de son pays de 24 hélicoptères lourds de type Caracal  » produits par Airbus Helicopters. « Le contrat sera signé dans les meilleurs délais en présence du ministre de la Défense français, M. Jean-Yves le Drian, et de son homologue Cheikh Khaled Al Jarrah Al Sabah », a précisé l’Elysée. Cette annonce de la présidence de la République fait suite au voyage à Koweit City du ministre français de la Défense, le week-end dernier.

Après la Pologne en début d’année (70 H225M Caracal), c’est un nouveau contrat important pour Airbus Helicopters pour qui 2015 s’annonce comme une année record. D’autant que le constructeur européen est toujours dans l’attente de la concrétisation de l’intention d’achat de 22 NH90 par le Qatar.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:30
photo EMA

photo EMA

 

11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Chammal.

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 15 sorties aériennes et 8 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 9 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Mossoul, Sinjar, Tall Afar et Baiji.

 

Un avion E-3F, déployé au Qatar depuis le 15 mars 2015, a participé aux opérations aériennes jusqu’au 10 juin, date à laquelle il a été désengagé.

 

En parallèle, au sol, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit de 300 militaires de l'ICTS, ainsi que de la 6e division irakienne pour des formations en contre-IED.

photo EMA

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:30
L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

11.06.2015 par JF Fiorina - notes-geopolitiques.com
 

La « guerre révolutionnaire » des nouveaux jihadistes

Comment vaincre l’Etat islamique (EI) ? La stratégie à adopter face aux avancées du groupe jihadiste en Irak et en Syrie a été au cœur d’une réunion, le 2 juin 2015 à Paris, des pays de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Malgré 4 000 raids aériens menés en dix mois, l’avancée des extrémistes sunnites n’a pu être contenue.

Pire : ces dernières semaines ont vu tomber entre leurs mains les importantes villes de Ramadi (Irak) et Palmyre (Syrie) – un joyau architectural inscrit au patrimoine de l’humanité. Les raisons de cet échec sont nombreuses.

Le double jeu mené par les autres acteurs sunnites et leurs alliés occidentaux en Syrie, où l’objectif prioritaire reste de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad, n’y est pas étranger. Mais c’est sans doute dans le diagnostic de ce qu’est la réalité de l’EI, de ses objectifs et de ses actions qu’il faut chercher les racines de ce cuisant échec.

Car comment combattre une puissance que l’on se refuse à essayer de comprendre ?

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) cité par Le Monde du 02/06/2015, « l’EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien, a encore étendu son emprise près de la frontière turque et au sud de la cité antique de Palmyre, conquise le 21 mai ».

Depuis son offensive fulgurante lancée le 9 juin 2014, l’EI s’est emparé de larges pans de territoires érigés officiellement en Califat le 29 juin suivant.

S’il a profité de la guerre déclenchée en Syrie pour y prendre progressivement, depuis 2013, le contrôle de vastes régions, l’EI a pour origine le champ de braises laissé par les Américains en Irak.

C’est ce que rappelle Xavier Raufer, directeur des études du Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines (DRMCC) de l’Université Paris 2, dans une récente étude publiée sous forme de supplément au n°5 de la revue Conflits (avril-mai-juin 2015).

 

Irak, « le laboratoire du siècle »

Professeur au CNAM, le criminologue Alain Bauer le souligne dans son introduction à l’étude du DRMCC : « Sans compréhension pleine et entière du terrible engrenage irakien, qui va de ‘Mission Accomplished’ à une évacuation sans gloire, la terreur ne saurait se résorber, elle ne pourra que perdurer ».

Un engrenage très directement lié à l’intervention de Washington, justement dénoncée en 2003 par la France (ainsi que par l’Allemagne et la Russie). Pour Xavier Raufer, « l’occupation américaine a transformé ce pays en couveuse à jihadis ; en un laboratoire où ils inventent et perfectionnent leurs techniques de guérilla : véhicules piégés, enlèvements, bombes artisanales et autres terrifiants engins, issus d’une efficace et abordable boîte à outils, employée à grand succès de l’Afghanistan au Mali, en passant par le Yémen ».

L’appellation de « terrorisme » est potentiellement trompeuse : c’est en fait une « guerre révolutionnaire » que les États-Unis ont perdue entre 2006 et 2012, et qui se poursuit aujourd’hui en débordant son cadre initial.

Une guerre révolutionnaire au sens précis où l’entendait son concepteur, Mao Tse Toung, notamment dans son texte De la guerre prolongée (1938), c’est-à-dire un conflit idéologique et total. Idéologique, l’islam remplaçant le communisme qui était au centre de la doctrine maoïste à la fois comme « horizon indépassable » et moyen d’encadrement – y compris par la terreur – de la population.

Conflit total aussi, où la guérilla ne constitue qu’un aspect, voire une phase transitoire de la guerre, l’objectif restant, par un grignotage progressif du territoire ciblé, la « bataille décisive » : celle qui, grâce à un rapport de force favorable, permet de faire basculer la situation en sa faveur.

La puissance, notamment en matériel moderne servi par des soldats aguerris, de l’Etat islamique, de même que sa stratégie de conquête et de renforcement d’un espace géographique viable, confirment cette analogie.

Car l’Etat islamique est d’abord une puissance militaire, de l’ordre de 10 000 à 25000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées.

C’est pourquoi Daesh ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est d’ailleurs le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qu’atteste le choix de renforcer les moyens et la formation des peshmergas puis surtout, désormais, de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

 

Anatomie du nouveau Califat

« L’Etat islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », estiment Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’Etat islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble 2015.

Des causes immédiates sont certes à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine, bien sûr, qui a directement provoqué l’insurrection tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites.

Créé artificiellement sur les décombres de l’Empire ottoman, l’Irak est naturellement travaillé par des forces centrifuges. C’est pourquoi l’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, identitaires.

Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside, VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma.

L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il impose un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

A l’instar d’Al Qaïda dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale.

« Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le Parti Bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

Quels scénarios pour l’avenir?

Pour les auteurs de L’Etat islamique, toutes les options sont aujourd’hui ouvertes. La première est la victoire de Daesh, parvenant à la tête d’un nouvel « Etat de fait » de quelque 10 millions d’habitants, « financé essentiellement par le pétrole, exploité par des compagnies chinoises ».

Ce qui entraînerait l’éclatement de l’Irak et de la Syrie, avant de menacer directement Israël, mais aussi la Jordanie et l’Arabie saoudite…

Le 2e scénario est celui d’une défaite de Daesh. « Mais la partition ethnico-religieuse de l’Irak a été consacrée » et « plus d’une dizaine de milliers de combattants jihadistes se sont dispersés après la fin de l’EI dans les pays sunnites de la région entraînant une contagion terroriste »

La 3e option voit la défaite de Daesh, mais avec « la pacification »: « Après la mort du calife et l’arrestation des jihadistes, les pressions internationales, associées à la coopération de Bagdad, ont permis une pacification entre sunnites et chiites en Irak, la préservation du cadre national et une meilleure redistribution des richesses pétrolières ».

Le Kurdistan en sort renforcé, mais la Syrie est sauvée, via des accords politiques qui permettent le lancement d’un processus de réconciliation nationale, tandis que le spectre d’une dislocation générale de la région s’éloigne…

En attendant, comme le rappelle le Wall Street Journal dans son éditorial du 22 mars 2015, « le chaos est toujours le meilleur allié du jihadisme ».

L’Etat islamique sera peut-être vaincu, ou au moins circonscrit, à l’avenir. Restent son effet déstabilisateur et les racines de son indéniable dynamisme.

Effet déstabilisateur qui est encore une fois le prolongement de l’aventurisme américain, le colonel René Cagnat, chercheur associé à l’IRIS, observant le retour en force de combattants étrangers en Afghanistan.

Or « le nord afghan où les jihadistes sont en train de s’installer et de recruter nombre de jeunes séduits par leur discours appartient déjà à l’Asie centrale: l’ouverture d’hostilités au-delà de la frontière, en direction d’ex-républiques soviétiques, n’est sans doute plus qu’une question de temps » (www.iris-france.org, 01/06/2015).

Quant aux racines de ce phénomène, Michael Axworthy estime, avec beaucoup d’autres, que « l’extrémisme islamique et le terrorisme de ces deux dernières décennies viennent essentiellement, via des financements et une influence religieuse, de l’Arabie saoudite » (The Guardian, 28/01/2015).

Certains analystes y ajoutent le Qatar. Soit des États qui disposent de très importants moyens financiers et estiment jouer leur survie face aux puissances chiites.

Rien ne laisse présager qu’ils modifient rapidement leurs options géopolitiques. Confirmant ainsi l’analyse d’Alain Bauer : « Désormais, le foyer d’infection, le marigot exsudant l’épidémie est l’Irak en guerre civile. Aujourd’hui au Moyen Orient. Demain ailleurs. »

 

Télécharger L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

Pour aller plus loin:

  • L’Etat islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015.
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:30
Inspection sur la base aérienne 104 d'Al Dhafra

 

10/06/2015 Armée de l'air

 

Du 1er au 4 juin, le général Pacorel s’est déplacé sur la base aérienne (BA) 104 d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis, pour procéder à une inspection

 

Le général Pacorel, inspecteur de l'armée de l'air, et une équipe de l'inspection de l’armée de l’air (IAA) se sont rendus du 1er au 4 juin 2015 sur la BA 104, commandée par le colonel Deflandre. Le général Pacorel a tenu à rappeler les objectifs principaux d'une inspection : vérifier que la base remplit le contrat opérationnel fixé par l'état-major de l'armée de l'air ; que le bureau maîtrise des risques de la base aérienne agit au mieux en matière de prévention des risques ; aider à la résolution de problèmes de tous ordres qui peuvent entraver le bon fonctionnement de la base et, en dernier point, écouter et s'entretenir avec l'ensemble du personnel et des représentants catégoriels. Contrat rempli pour l'IAA et la BA 104.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

09/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Avions, bateaux, troupes au sol, … Pour garantir la bonne marche des forces en opération extérieure, il est indispensable de disposer d’une bonne connaissance des phénomènes météorologiques. Même sur un théâtre d'opérations comme celui couvert par la force Chammal, où le soleil et les hautes températures sont au rendez-vous quotidiennement, le rôle des prévisionnistes est primordial.

 

Rencontre avec deux spécialistes météo de Chammal, marin et aviateur.

 

Le Second Maître Aurore a 26 ans. Elle est engagée dans la Marine nationale depuis septembre 2007. Arrivée sur le théâtre fin mars 2015, le SM Aurore a d'emblée pris ses marques dans cet environnement sans doute encore plus masculin qu'en métropole. Son professionnalisme n'y est pas étranger.

 

Rien ne la destinait au monde militaire, mais après un bac scientifique et une année de géographie à l'université, où elle s’est passionnée pour les cours de météorologie et de climatologie, elle a définitivement choisi cette double voie, militaire et météo. Elle a opté pour la Marine, ayant vécu jusqu'à son entrée dans l'institution en bord de mer. La mobilité qu'offre la carrière de marin et la partie océanographie de son métier, de fait non étudiée dans les deux autres armées, ont fini de la décider.

 

Après une première année partagée entre la formation d'officier marinier à l'école de maistrance de Brest, une période embarquée sur une frégate anti sous-marine (FASM) et une à terre sur une base aéronavale (BAN), Aurore est partie pour l'Ecole Nationale de la Météorologie à Toulouse (l’ENM) apprendre son métier de METOC, météorologue océanographe. Elle y a également passé son BAT, brevet d'aptitude technique, premier échelon professionnel dans la carrière des officier mariniers. S'en sont alors suivis trois ans sur la FASM La Motte Picquet et un an sur la FASM Georges Leygues. Puis elle a obtenu son Brevet Supérieur météo en 2014.

 

Outre ses mises pour emploi sur plusieurs navires, elle a également à son actif une mission au Koweït et dans les opérations Atalante et Enduring Freedom. Des spécificités locales de son travail, Aurore nous précise : « au même titre que mon camarade aviateur, j'assure les prévisions et les briefings pour l'état-major Chammal avec des particularités marine comme les impacts météo sur la piraterie (une mauvaise météo signifie moins de navigation, donc moins de missions dans le cadre de l'opération Atalante) ou le suivi de phénomènes dangereux. Nous préparons les prévisions pour les bases aériennes et le soutien aux appareils français Air et Marine. A ce titre, Bertrand, mon camarade météo de l'armée de l'Air, et moi travaillons de concert pour la préparation de la majeure partie des prévisions. Ma zone de travail est très grande, un carré Irak-Somalie-Inde-Golfe du Bengale. J'assure également le suivi des indices de chaleur et le soutien aux bâtiments français, en particulier ceux engagés dans la mission Guerre des Mines. Ce sont des aspects qu’il n’y a pas en métropole sur une BAN. De même je ne m'occupe pas des composantes DEM (Détection électromagnétique, l’étude des conditions météo, qui influencent la propagation des ondes radar) et LSM (Lutte sous la mer) qui sont des éléments propres au métier de METOC embarqué. L'aspect coopératif avec l'armée américaine et mon collègue de l’armée de l’Air est aussi très intéressant, me permettant de voir d'autres manières de travailler. »A l'issue de son mandat, Aurore regagne un centre opérationnel de la météo marine. Elle espère repartir en mer et à moyen terme réaliser un mandat de 4 mois au Tchad. Professionnellement, elle vise le Brevet de Maîtrise bien sûr, dans la perspective aussi de devenir officier.

 

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

Le sergent-chef Bertrand est presque déjà un vieux routier de la spécialité. Entré à 20 ans dans l'armée de l'Air en juin 2004, il effectue, après ses classes, la formation de 11 mois à l'ENM.

 

De formation électrotechnique, originaire de la Champagne, Bertrand a naturellement choisi l'armée de l'Air lorsque la possibilité d'embrasser la carrière des armes s'est offerte à lui. Au moment de son entrée dans l'institution, il a choisi la voie "météorologie", aucune spécialité se rapprochant de sa formation initiale n'étant ouverte. Ce choix lui a néanmoins permis de rester dans le domaine scientifique, qu'il a toujours aimé. De 2005 à 2014, il a fait ses premières armes à la station Météo de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Il y a réussi la sélection professionnelle, le fameux "BS" en 2012. A l'été 2014, Bertrand a rejoint d'autres bases et d'autres avions pour finalement intégrer les forces de l'opération Chammal. Il n'en est pas à sa première opération extérieure, puisqu'il est déjà parti à Douchanbé, en 2011, dans le cadre de l'opération Pamir.

 

« Ce qui est intéressant ici, nous explique Bertrand, c'est que le travail est différent de celui effectué sur une base aérienne. Depuis mon arrivée en mars 2015, j'ai ajouté à la météo opérationnelle fournie pour certaines bases aériennes où se trouvent des avions français dans le cadre de l'opération, une présentation des prévisions ciblée état-major. Non pas que ce que je présente soit plus épuré ou accessible, les prévisions sont faites pour une zone beaucoup plus grande, de l’Irak au Sud de la Somalie jusqu’en Inde et golfe de Bengale. Les informations données ne concernent pas que la piste et les environs immédiats des mouvements avion. La situation météo établie permet à l'état-major Chammal et à l'ensemble des forces d'avoir une situation précise, quel que soit leur lieu de stationnement, et de connaître les éventuelles difficultés voire dangers météo possibles (indice de forte chaleur, danger vent, etc.). Mon matériel de prévision est également différent. Bien sûr, désormais, tout se fait par informatique, nous utilisons le logiciel Synergie, le même système que Météo France. Ce logiciel est justement plus pratique pour notre travail de prévision pour un état-major et recouvrant une grande zone. Au contraire, sur ma base aérienne, en métropole, nous utilisons Messir-Vision, spécialisé pour les productions purement aéronautiques. Sans compter les outils de mesures directes que nous n'utilisons pas ici. Un autre aspect très intéressant : la coopération interalliée, avec mes collègues américains, et plus particulièrement mon travail quotidien avec Aurore, ma collègue METOC de la marine, auprès de qui j’ai énormément appris sur la partie océanographique de la spécialité. »Projeté pour 4 mois, Bertrand retourne à la fin de son mandat sur sa base où, pour sûr, nuages et pluies modifieront le visage météo de ses prévisions "chammaliennes". Dans l'avenir, il aimerait rejoindre l'un ou l'autre des pôles météo de l’armée de l’Air : le CISMF, Centre Interarmées de Soutien Météo-océanographique des Forces à Toulouse, ou le CMOA, Centre Météorologique des Opérations Aériennes à Lyon Mont-Verdun, afin de découvrir une autre facette de son métier. Et pourquoi pas, évoluer peut-être vers d'autres spécialités, le recrutement en CIRFAA, auprès des jeunes, ou instructeur de langue anglaise, étant parfaitement bilingue.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:30
HERMES 900 with the following payloads - EO, IR, SAR,GMTI, MPR, ESM, ELINT - photo  Elbit Systems

HERMES 900 with the following payloads - EO, IR, SAR,GMTI, MPR, ESM, ELINT - photo Elbit Systems

 

June 10, 2015 by Elbit Systems

 

Elbit Systems will present a wide range of innovative next generation systems at the upcoming 51th Paris Air Show, set to take place in Le Bourget, from June 15 – 21, 2015. Visitors to the company’s booth (Chalet A-200, booth and outdoor display area A-8) will have an excellent opportunity to view new products and displays of the Company’s core technologies and cutting-edge solutions.

 

The following will be presented in the Company’s booth:

 

Military Avionics and Aircraft Upgrades

The SuperVisionTM Concept  generates a conformal image of the world outside the cockpit, as well as the aircraft systems, surroundings and threats, while simultaneously fusing together the various layers of information. Harsh environment and weather conditions, in conjunction with the immense flow of information during the flight, call for an intuitive display of flight and visual data.

This strategy creates an innovative solution that reduces the pilots' workload and allows them to focus on the successful completion of their mission, while flying “Head-Up” in any terrain and in all visibility conditions.

 

New Launch - BrightNite™ is a solution that enables utility helicopters to successfully perform Degraded Visual Environment (DVE) missions in more than 90% of the nights and provides them with piloting capabilities of attack helicopters and enables a new level of operational flight.

 

New Capabilities - Digital JHMCS is a lightweight and comfortable head mounted display (HMD), provided by RCEVS, a joint venture with Rockwell Collins. Offering an improved HMD Center of Gravity (CG) and balance and thus reducing neck strains, DJHMCS is plug and play, with minimal installation requirements and the ability to operate with the aircraft's current tracker and Electronic Unit. DJHMCS can replace legacy JHMCS equipment with no A/C modifications required, thus reducing life cycle costs. DJHMCS offers advanced video and color capabilities in both day and night missions using a modern, lightweight, well-balanced digital HMD system. The system’s proven symbology, combined with color, creates a superior solution that provides intelligent vision in the cockpit. It provides immediate and accurate recognition of friendly, threat and unknown targets and areas to create a complete view of the air, ground and sea picture.  This is accomplished with sophisticated software that integrates accurate intelligence with images, video and sound. The technological upgrade dramatically reduces the logistic and maintenance requirements.

 

C-Suite Tactical solution for C-130 aircraft is a flexible, modular solution created to effectively perform under the harsh and demanding conditions created by low altitude tactical environments. Providing accurate, real-time information projected on the Head-Up, Head-Down or Helmet Mounted displays, the C-Suite Tactical solution enables a safer and more precise mission as well as increased situational awareness.

 

CockpitNGTM is based on a smart central large area display (LAD) which includes all avionic components in one suite, fully integrated with the Helmet Mounted and Head-Up displays.  All of the systems' components were developed in a "Multi-touch-Screen" technology, allowing pilots to operate the aircraft in a smooth and customizable manner. 

 

Large Area Display (LAD) is a unique large area display, dual redundant, touch-screen enabled and featuring a wide dimming range for night vision goggle compatibility at low luminance levels. All products in this line are smart integrated modular avionics (IMA) displays that can host software applications  from either Elbit Systems, customer legacy software or third-party software.

 

 

Unmanned Aircraft Systems (UAS) and Electro-Option (EO) Payloads

 

New Launch - SkylarkTM I-LEX is a new generation of the legacy Skylark I-LE mini-UAS, man-portable electric propelled, best fitted for organic “beyond the next hill” reconnaissance, counter insurgency and force protection missions, as well as civil applications including perimeter security, border and coastal surveillance, anti-terror and a variety of law enforcement missions. The Skylark I-LEX is already operational as the standard battalion level UAS of the Israeli Land Forces and has accumulated thousands of operational sorties.

 

In the outdoor display area (#A8), the HermesTM 900 medium altitude long endurance (MALE) UAS will be showcased, equipped with a wide range of highly advanced payloads for a variety of missions.

 

The Hermes 900 UAS can be equipped with a variety of high performance sensors in a plug-and-play concept, allowing it to detect ground or maritime targets, over a wide spectral range. Providing over the horizon, persistent multi-payload capabilities, Hermes 900 is based on the proven and mature building blocks of Elbit Systems’ Hermes family, setting the highest levels of airworthiness, safety and reliability. This MALE UAS has been procured by the Israel Defense Forces (IDF) and additional international users.

 

PAYLOADS for UAS:

 

DCoMPASSTM  - Digital Compact Multi-Purpose Advanced Stabilized System is a highly stabilized electro-optical payload system, delivering superb day and night intelligence surveillance target acquisition and reconnaissance (ISTAR) capabilities in the harshest weather conditions. The multi-sensor system is designed for long-range surveillance and targeting functions for UAS, helicopters, fixed-wing, maritime and ground platforms.

 

Advanced Multi-sensor Payload System (AMPS) is a dynamic target detection and recognition payload for strategic ISTAR at standoff ranges. A highly stabilized EO payload, AMPS delivers excellent day and night ISTAR capabilities, facilitated by autonomous navigation with inertial system and GPS.

 

EMERALD–AES212 is a modular Airborne ESM/ELINT system for comprehensive radar detection for all types of manned and unmanned aircraft platforms. Designed for the densest and most complex electromagnetic environments, it meets the rapidly evolving needs of today's modern battlefields.  The system delivers sophisticated intelligence gathering capabilities for the detection and analysis of all types of radars - ground-based, airborne and shipboard.

 

COMINT/DF Systems are operational and battle-proven, designed as modular building blocks, capable of tackling various types of communication systems and able to fit any unmanned aircraft system (UAS). These systems utilize wideband multi-purpose receivers and meet the requirements of any EW/SIGINT payload, offering tactical intelligence reception in real time over wide rural and urban areas with precise DF, and enabling digital audio-recording.

 

COMJAM is a battle proven, modular, flexible, standalone, future-ready configuration of customizable, interoperable and interconnected airborne communications jamming (COMJAM) payload components for UAS. The system manages multiple frequency sub-bands, predefined threats list, and priority jamming with automatic or manual operation. Deployed as a stand-alone configuration or integrated with additional Elbit Systems EW support systems, the COMJAM payload can be mounted on a variety of airborne platforms as well as offer the ideal solution for forward battlefield areas.

 

Aircraft Self Protection Solutions

 

New Launch - Air Keeper EW & SIGINT Solution for Aircraft: A highly advanced solution that provides two significantly critical capabilities in one: intelligence gathering and EW defensive capacities onboard the same platform. The solution enables the aircraft to perform missions for any existing plane as cargo, tanker, transport etc.

 

Mini-MUSIC™ is an advanced, flight-tested directed infrared countermeasure (DIRCM) system in a single compact and lightweight package easily installed on small and medium rotary and fixed-wing platforms. The system protects small to medium sized rotary and fixed-wing aircraft against heat seeking ground to air missiles (MANPADS).

C-MUSIC™ is a unique multi-spectral infrared fiber-laser based DIRCM system that will be showcased in an impressive 2.7m long pod hung from the booth's ceiling, demonstrating its outstanding aerodynamic structure. The pod will be outfitted with see-through windows to enable visitors to examine the advanced fiber laser based DIRCM mirror turret, as well as the PAWS (IR Passive Approach Warning System) sensors.

J-MUSICTM  is designed to protect large aircraft, transporters, tankers, special mission platforms and VIP jets against MANPADS. Lightweight, compact and easily installed, J-MUSIC is a distributed system, meaning that the LRUs can be installed in various locations onboard the aircraft, enabling an optimized installation solution for protection of the aircraft. It has been selected for several programs such as Embraer's KC-390 aircraft for the Brazilian Air Force and the German Air Force’s A-400M aircraft.

 

ALL-in-SMALL™ is an airborne unified self-protection system, offering a complete, lightweight and compact electronic warfare (EW) suite in a single LRU for any airborne platform. ALL-in-SMALL is comprised of an EW controller, digital radar warning receiver, IR missile warning system, advanced laser warning system and chaff/flare dispensing system. It can be optimally integrated with a DIRCM system, due to its high range detection capabilities, high DF accuracy and extremely fast hand-over from IR MWS to DIRCM.

 

Unified Self-Protection Suite for Fighter Aircraft includes the most

advanced multi-spectral DAS and ESM capabilities in a single LRU, delivering the  highest  DF accuracy,  identification,  and  location  of received signals, very high probability of intercept (POI), and enabling swift response. The suite is already deployed onboard various fighter aircraft around the globe.

 

PAWS™ is a family of IR-based (Infrared) Passive Warning Systems that provides a comprehensive, turn-key solution for airborne platforms. The sophisticated IR Missile Warning Systems (MWS) enhance airborne platform survivability by providing advance warning of the presence of threatening missiles - and by automatic management of all types of applicable countermeasures available onboard.

 

IR-CENTRIC™ is a solution that utilizes the foundations of the de-facto standard in missile warning systems (MWS), an infrared-based MWS, to harness the information streamed from its sensors for facilitating a multi-role, multi-function nexus, mission protection and safety enhancement from one single system, while responding to most modern airborne and ground operational requirements.

 

ESM/ELINT provides a full spectrum 0.5-40 GHz coverage ESM/ELINT capabilities are integrated into the EW subsystems to automatically detect, measure, identify, monitor and intercept all ground-based, shipborne and airborne radar signals. Elbit Systems ELINT systems provide continuous/uninterrupted platform protection, surveillance, early warning, information gathering and storage, geo-location and data analysis.

 

Training and Simulation

 

Military Pilot Training Solutions

Elbit Systems provides comprehensive simulator support services such as Contractor Logistics Support (CLS), training, manuals and spare parts. Our customers can avail themselves of our full technical potential to support needs throughout the system lifecycle. The latest integrated data environment is employed for visibility into assets in transit, repair, inventory and simulator down-time. Elbit Systems maintains a flexible closed loop Failure Reporting & Corrective Action System (FRACAS) process that provides a framework for identifying and tracking causes of failures and determining and verifying corrective actions.

 

Embedded Virtual Avionics (EVATM) for trainer aircraft, can be installed on basic or advanced trainer aircraft, transforming the aircraft into a virtual advanced fighter while maintaining the hourly training costs of a trainer. The EVA virtual avionics suite is designed to shorten the training gap which exists today between trainer and modern fighter aircraft. EVA is manufactured in a minimal integration configuration, thus reducing aircraft integration costs virtually to zero.

 

SkyBreakerTM is Elbit Systems’ Mission Training Center (MTC), a networked multi-cockpit, mission oriented training center supporting many aircraft types. SkyBreaker provides realistic simulated battlefield training using all aircraft systems and mission scenarios to enhance all levels of pilot training. A world leader in field-proven training and simulation solutions, Elbit Systems developed SkyBreaker to save actual flight hours by presenting aircrews with high-fidelity, simulator-based training. The SkyBreaker facility houses a complex networked system designed to provide an entire squadron with the tools to practice modern air combat using SkyScen™, a sophisticated computer generated forces (CGF) solution, in a fully integrated military setting.

 

About Elbit Systems

Elbit Systems Ltd. is an international high technology company engaged in a wide range of defense, homeland security and commercial programs throughout the world. The Company, which includes Elbit Systems and its subsidiaries, operates in the areas of aerospace, land and naval systems, command, control, communications, computers, intelligence surveillance and reconnaissance ("C4ISR"), unmanned aircraft systems, advanced electro-optics, electro-optic space systems, EW suites, signal intelligence systems, data links and communications systems, radios and cyber based systems. The Company also focuses on the upgrading of existing platforms, developing new technologies for defense, homeland security and commercial aviation applications and providing a range of support services, including training and simulation systems.

 

For additional information, visit: www.elbitsystems.com, follow us on Twitter or visit our official Youtube Channel

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

08/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le Sous-Chef Opérations de l’État-major des armées, le général de corps d’armée Castres, s’est rendu le 28 mai 2015 sur le site de 9.1 à Dayr Kifa au Liban.

 

Dans le cadre de cette visite, le général s’est vu présenté l’ensemble des capacités opérationnelles de la FCR (Force Commander Reserve). Plusieurs démonstrations ont été faites lui permettant ainsi de rencontrer une délégation de nombreux soldats représentant la diversité du contingent français. Il a ensuite partagé un moment de détente et de convivialité avec eux autour d’un repas typiquement libanais.

 

Afin de bénéficier d’une vue d’ensemble des sites français dans le sud Liban, le général de corps d’armée Castres accompagné du général Hautecloque-Raysz (Senior National Representative) et du colonel Hasard, chef de corps de la FCR, s’est rendu sur le poste de 6.41. Après avoir visité le camp, le lieutenant Place, chef de section de la batterie, a présenté l’ensemble du matériel.

 

La FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la FINUL, en mesure de se déployer sur court préavis. Elle peut intervenir dans toute la zone d’opération au profit des bataillons de casques bleus de 36 nationalités différentes, dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terre

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de Terre

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08/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 29 mai 2015, des militaires du contingent français ont participé au défi sportif Urban Race, organisé par la Force Commander Reserve (FCR).

 

A 5h du matin le 29 mai 2015, l’adjudant Djaha, référent sport de la FCR, a annoncé le départ de la première équipe. Tous les militaires du contingent français s’étaient réunis le long du parcours pour encourager et soutenir les différentes équipes. L’Urban Race, organisée par la cellule S7 en charge de l’entrainement, est une course de masse d'endurance chronométrée avec obstacles. Cet évènement sportif a pour objectif d’entretenir la cohésion et de renforcer les liens entre les groupes participants.

 

Cette course constitue un véritable challenge, comprenant 19 obstacles sur un parcours de plus de 1 600 mètres. 18 équipes se sont succédé les unes après les autres. Le principe était simple : l’équipe qui réalisait sans fautes et le plus rapidement la totalité du parcours remportait la course. Les trois premières équipes se sont suivies de près avec seulement une minute d’écart entre la première et la troisième.

 

Félicitations à la Section Infanterie du Lieutenant Fabien qui a remporté le titre de challenger en effectuant avec son équipe cette course en 15 minutes.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terre
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
Turquie : Exercice staff ride

 

08/06/2015 LTN Simonnot-Virbel - armée de Terre

 

Du 25 au 29 mai, une délégation du CRR-Fr s’est déplacée en Turquie sur les lieux de la bataille des Dardanelles.

 

L’objectif : étudier le terrain et comprendre la stratégie militaire qui s’est jouée dans cette péninsule en 1915, afin de mieux cerner les responsabilités d’aujourd’hui pour un état-major de force interalliés dans la conduite d’une opération conjointe.

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