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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:30
photo EMA  / Marine nationale

photo EMA / Marine nationale

 

23/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le lundi 23 novembre 2015 à 19h30, l’armée française a conduit de nouvelles frappes contre Daech en Syrie. Mené par six chasseurs, le raid a détruit un site actif occupé par lescombattants terroristes à Raqqah.

 

A partir de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, deux Mirage 2000 de l’armée de l’air ont été engagés dans la mission. Simultanément depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, les quatre Rafale Marine les ont rejoints au-dessus de la Syrie pour mener un raid contre un site préalablement identifié situé à Raqqah. Les équipages ont frappé plusieurs infrastructures dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance. Les cibles visées ont été détruites. Attaquer ce site permet de perturber les capacités de mouvement et de commandement de Daech.

 

 Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif est structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant. Depuis le 23novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est engagé dans l’opération. Actuellement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR), le GAN est constitué de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin, et d’1 Alouette III – portant les effectifs de l’opération Chammal à 3 500 militaires.

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:30
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

23/11/2015 source EMA

 

Le lundi 23 novembre 2015 à 12h30, le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions français Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée orientale, a conduit ses premières missions au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak. Simultanément, deux patrouilles ont effectué deux missions de reconnaissance armée en appui des forces irakiennes engagées à Ramadi et à Mossoul en Irak. Les deux frappes ont détruit les cibles visées.

 

Vers 8 heures (heure française), deux patrouilles de Rafale Marine ont été catapultées du GAN pour rejoindre le théâtre irakien. Chacune constituées de deux chasseurs, ces deux missions de reconnaissance armée avaient pour objectif d’appuyer les forces irakiennes directement engagées contre Daech dans les régions de Ramadi et de Mossoul.

 

A Ramadi, les frappes ont mis hors de combat un groupe de terroristes. Une position d’artillerie de Daech qui était en train de tirer sur les troupes irakiennes a été détruite à Mossoul. Au total, l’opération a duré près de 7 heures. Les quatre chasseurs français ont été ravitaillés par des avions de la coalition.

 

Ces missions aériennes sont conduites en coordination avec le centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC) situé à Al Udeïd au Qatar.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif est structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant. Depuis le 23 novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est engagé dans l’opération. Actuellement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR), le GAN est constitué de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin, et d’1 Alouette III – portant les effectifs de l’opération Chammal à 3 500 militaires.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


22.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La France va pouvoir engager dès lundi son porte-avions Charles de Gaulle contre le groupe État islamique (EI) en Syrie mais exclut en revanche d’y envoyer des forces spéciales, a annoncé dimanche le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le Charles de Gaulle, arrivé en Méditerranée orientale, « sera en mesure, avec les avions de chasse qui sont à bord (..) d’agir à partir de demain (lundi) », a déclaré M. Le Drian sur la radio Europe 1, neuf jours après les attentats de Paris revendiqués par l’EI qui ont fait 130 morts et quelque 350 blessés.

L’armée française va ainsi tripler sa capacité de frappes sur l’Irak et la Syrie, les 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions – 18 Rafale et huit Super Étendard – venant s’ajouter aux 12 appareils stationnés aux Émirats arabes unis et en Jordanie (respectivement six Rafale et six Mirage 2000).

La lutte contre l’EI est « à la fois une guerre de l’ombre et une guerre du champ de bataille », a souligné le ministre. Il faut combattre un « ennemi à deux têtes », c’est-à-dire un « État » organisé, avec une armée, qui occupe une partie de l’Irak et de la Syrie, et un « mouvement terroriste international qui a pour objectif de frapper le monde occidental ».

« Il faut traquer les terroristes, ceux qui esssaient de frapper la démocratie (..) et il faut en même temps frapper au coeur, dans le champ de bataille, au Levant pour anéantir l’État islamique », a-t-il insisté.

Parmi les cibles, il faut frapper « Mossoul (Irak) où se trouvent les lieux de décision politique (de l’EI) et Raqa (Syrie) où se trouvent les centres de formation des +foreign fighters+, c’est-à-dire les combattants destinés à agir à l’extérieur », a-t-il dit.

Il faut aussi frapper « les capacités de ressources qu’a l’État islamique, c’est-à-dire les lieux de pétrole, les champs pétrolifères », a-t-il ajouté.

M. Le Drian s’est félicité à cet égard « des modifications très sensibles des règles d’engagement, en particulier de l’armée de l’Air américaine » contre les « champs pétrolifères et les pôles d’approvisionnement pétrolier en Irak et en Syrie ».

Les avions de chasse américains, très limités dans leurs engagements – tout comme les Français – par les risques de dommages collatéraux, ont commencé à bombarder des camions-citernes transportant du pétrole dans les fiefs de l’EI.

« Aujourd’hui la multiplication des actions va considérablement limiter cette capacité », qui fournit d’importantes sources de revenus à l’EI, a noté le ministre.

Le ministre a aussi souligné que seule une opération terrestre permettrait in fine de déloger l’EI de ses positions, quelle que soit la portée des frappes américaines, françaises et désormais russes contre l’organisation.

« Une victoire et une destruction de Daech passent obligatoirement à un moment donné par une présence au sol (..) cela ne veut pas dire la présence française au sol », a-t-il dit.

La France exclut tout déploiement au sol dans des opérations armées, y compris de forces spéciales dont Washington a demandé l’envoi en Syrie selon des médias américains. « Cette hypothèse (des forces spéciales) n’est pas envisagée aujourd’hui », a précisé M. Le Drian.

Pour battre l’EI, « il faut des frappes en appui (de la coalition, ndlr) et des forces au sol » qui peuvent être kurdes ou de l’Armée syrienne libre (ASL), a-t-il ajouté, en avertissant toutefois que cela « prendra du temps ».

Le dirigeant de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, dont les forces viennent de reprendre Sinjar, au nord de l’Irak, se dit ainsi prêt à participer à une opération terrestre à Raqa.

« Dans le cadre d’une coalition internationale puissante, il est possible que les peshmergas fassent également partie des forces qui libèreront la ville de Raqa », a-t-il dit dans l’hebdomadaire français Journal du Dimanche (JDD).

M. Le Drian s’est également félicité du soutien que les 27 autres Etats-membres de l’UE ont promis d’apporter à la France, après l’invocation par Paris de l’article 42-7 des traités européens, prévoyant une clause de solidarité en cas d’agression.

Ce soutien va prendre « trois formes », a-t-il détaillé. « Un certain nombre d’Etats vont, je l’espère, participer aux actions de frappes, aux actions fortes sur le territoire syrien et irakien », a-t-il dit en notant que les « Britanniques y réfléchissent » parmi d’autres.

« D’autres vont pouvoir apporter du soutien logistique » (hélicoptères, avions de transport tactiques ou autres) à la France, voire « soulager l’effort militaire français » avec des moyens en hommes sur d’autres théâtres, notamment au Sahel, a-t-il dit.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 22 Nov – CJTF-OIR

 

November 22, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151122-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 21, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted nine strikes using ground-attack, attack, fighter, bomber and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 16 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, attack, ground-attack, fighter, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, five strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL vehicles, three ISIL structures, an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED), damaged an ISIL structure, and wounded ISIL fighters.

• Near Al Hawl, three strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL vehicles and wounded ISIL fighters.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL tactical unit.

 

Iraq

• Near Haditha, one strike destroyed an ISIL tactical vehicle.

• Near Hit, one strike denied ISIL access to terrain.

• Near Kisik, one strike destroyed an ISIL bunker.

• Near Mosul, one strike destroyed an ISIL artillery piece.

• Near Ramadi, five strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three ISIL IED obstacles, two ISIL fighting positions, six ISIL heavy machine gun positions, two ISIL vehicles, three ISIL weapon caches, an ISIL staging area, an ISIL VBIED, cratered an ISIL road, suppressed an ISIL rocket position, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, three strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL mortar position and an ISIL checkpoint.

• Near Sultan Abdallah, one strike suppressed an ISIL mortar position.

• Near Tal Afar, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Tikrit, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun, an ISIL fighting position, and four ISIL vehicles.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 14:30
L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air

L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air



20/11/2015 source EMA

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie.

 

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.
Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

Pour en savoir plus sur l'opération Chammal, cliquez ici.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:30
D'où vient la fortune de l'État islamique ?

 

18/11/15 Alain Mouton, journaliste  - Trends

 

L'État islamique, l'organisation derrière les attentats de Paris, est une des armées de mercenaires les plus solvables au monde. Elle tire ses gigantesques moyens financiers de diverses sources: pétrole, chantage, enlèvements, antiquités et même coton. À cela, on peut ajouter des dons de mécènes des riches États du Golfe.

 

Des terroristes ont pu commettre des attentats au nom de l'État islamique (EI, IS ou Daech) principalement parce qu'ils disposaient de suffisamment de moyens financiers pour préparer leurs opérations sanguinaires. Et de l'argent, l'EI en a en abondance.

Différents rapports de services secrets et de groupes de réflexion en Europe et aux État-Unis font état de très diverses sources de financement dans le chef de l'État islamique. Pour 2015, le budget de l'organisation est estimé à 2 milliards de dollars. D'où vient cette manne d'argent ?

 

1. Un État qui lève des impôts

Le 29 juin 2014, Daech a proclamé le Califat islamique dans certaines parties de la Syrie et de l'Irak, où l'on applique sévèrement la charia islamique. Profitant d'un vide de pouvoir en Irak et des révoltes contre le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'État islamique a pu s'ancrer dans la région et même prendre le relais d'un gouvernement classique.

Qui dit gouvernement, dit impôts. IS perçoit effectivement ceux-ci dans les zones sous son contrôle. Des impôts allant jusqu'à 50% des revenus des fonctionnaires et des employés irakiens et syriens. Les camions de passage dans la région doivent s'acquitter d'une taxe de transport. La population - quelque 10 millions de personnes vivent dans les zones contrôlées par l'État islamique - doit payer une sorte d'impôt de révolution. L'argent est en partie utilisé pour remplir un certain nombre de tâches étatiques, comme l'approvisionnement en eau et les soins de santé. C'est en effet une façon idéale de s'attirer la sympathie des populations locales. Mais la majeure partie des impôts est allouée au paiement des combattants de l'État islamique.

Prendre le rôle de l'État signifie aussi avoir accès aux réserves d'une Banque Nationale. L'EI dispose de 400 millions de dollars de réserves en devises depuis la prise de la ville de Mossoul au nord de l'Irak, où se trouve un siège local de la Banque Nationale irakienne. Avec cet argent, IS a les moyens de payer, pendant une année entière, 600 dollars par mois à 60.000 combattants, tweetait le Britannique Eliot Higgins, spécialiste de l'islam.

Depuis sa capitale officieuse à Raqqa, l'EI contrôle les principaux territoires agricoles de Syrie, où l'on cultive des céréales, mais surtout du coton. Céréales et coton représentent 7% des revenus de l'État islamique (voir tableau). Avant la guerre, la Syrie était le plus important producteur de coton au monde et Daech contrôle désormais 90% des champs du pays. Le coton est transporté vers la Turquie par des routes de contrebande, où il est revendu en pratiquant le dumping. Le gouvernement turc, officiellement opposé à l'État islamique, ferme les yeux. IS gagne ainsi 180 millions d'euros par an grâce à la vente de coton, de céréales et d'autres cultures. Un agriculteur doit par ailleurs payer un impôt sur une partie du produit.

 

2. Les revenus du pétrole

Les routes de contrebande entre la Syrie et la Turquie sont aussi empruntées pour l'exportation de pétrole. IS contrôle d'importantes sources de pétrole en Syrie (60% du total), en fait l'exploitation et en vend le produit. Les revenus du pétrole représenteraient plus de 700 millions de dollars par an, soit 38% des revenus de l'État islamique. L'organisation terroriste produirait des dizaines de milliers de barils par jour, qui sont vendus à un prix d'à peine 20 à 25 dollars le baril alors que le prix sur les marchés internationaux tourne autour des 44 dollars.

Daech est devenue une compagnie pétrolière qui tourne bien, écrivait le Financial Times en octobre. La vente de pétrole se fait dans le plus pur style de la mafia: l'acheteur est mis sous pression pour conclure un deal lucratif pour l'EI.

Et pour la gestion des champs de pétrole, l'État islamique attire des techniciens et des ingénieurs avec de hauts salaires. La production de pétrole continue à fonctionner, malgré les bombardements des sites par la coalition internationale. La vétusté des infrastructures de pompage de pétrole, qui exige de nouveaux investissements, semble poser un plus grand problème à l'État islamique.

Le plus important acheteur du pétrole de l'EI est la Turquie, pourtant membre de l'OTAN et membre de la coalition internationale contre l'organisation terroriste. Et la Turquie n'est pas sanctionnée pour ce commerce par les États-Unis. Pour les experts en politique internationale, c'est une preuve du rôle ambigu joué par la Turquie et les États-Unis dans la région.

Autre situation absurde: l'EI contrôle différentes centrales électriques qui s'avèrent cruciales pour l'approvisionnement des parties de la Syrie sous contrôle du régime de Bachar el-Assad. Le gouvernement syrien paye l'État islamique pour cette électricité, alors que les deux parties se mènent une guerre sans merci.

L'exploitation d'autres matières premières, comme le ciment et les phosphates, représente encore 20% des revenus.

 

3. La vente de trésors culturels

Les musées et sites archéologiques de Syrie et d'Irak hébergent des oeuvres d'art millénaires. Les combattants de l'EI, qui considèrent ces antiquités comme une forme d'idolâtrie, postent régulièrement des vidéos dans lesquelles on les voit saccager ces trésors culturels.

Mais à côté de cela, ces objets d'art représentent une importante source de revenus. Certains datent d'il y a 8000 ans. Le pillage des musées rien que dans la région syrienne d'Al-Nabuk aurait déjà rapporté plus de 36 millions de dollars à l'EI.

 

4. Enlèvements et trafic d'esclaves

Le chantage et les enlèvements contribuent aussi à la manne de l'EI. Les opposants à l'organisation terroriste ou les minorités religieuses voient par ailleurs leurs propriétés confisquées et vendues par Daech. Cela vaut aussi pour les propriétés des réfugiés.

Et il y a encore le commerce d'esclaves de femmes issues de toutes sortes de groupes minoritaires. Une pratique moyenâgeuse qui rapporte.

 

5. Mécènes

Ce dont on parle peu, ce sont les lignes d'approvisionnement financier en provenance des États du Golfe comme l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne s'agit pas d'un soutien direct d'État, mais de financement par de riches mécènes qui ont de la sympathie pour le fondamentalisme musulman. Un tel financement international fait de l'État islamique une véritable multinationale terroriste.

L'importance de cette source de revenus recule toutefois à seulement 2% des revenus.

Pendant longtemps, le Koweït a été une plaque tournante pour le transfert de ces fonds vers les organisations djihadistes, mais depuis peu, de tels flux d'argent sont contrôlés plus sévèrement.

Un important 'fundraiser' était le Tunisien Tariq Bin-Al-Tahar Bin Al Falih Al-'Awni, qui a réussi à recueillir 2 millions au Qatar pour Daech. Il a été tué par un drone américain en juin.

 

6. Payer des mercenaires et être payé

Enfin, l'EI est dans les faits une armée de mercenaires qui recrute partout dans le monde. Les combattants en Syrie proviennent de 110 pays au moins. La majorité - ce qui est surprenant - ne vient peut-être pas d'Europe mais d'Arabie Saoudite (2.500) et de Tunisie (3.000), contre environ 400 de Belgique et 800 de France. Ils constituent une source de revenus parce que, entre autres, ils emportent avec eux de l'argent, par exemple d'un crédit à la consommation engagé en Europe et jamais remboursé.

D'après le criminologue français Xavier Raufer, de nombreux combattants en Syrie issus de France et de Belgique par exemple sont liés à des réseaux criminels dans leur pays d'origine. Ils seraient impliqués dans des trafics d'armes et de drogue. Quand ils partent en Syrie, ils emporteraient également les moyens financiers nécessaires.

La caractéristique propre aux mercenaires, c'est qu'ils se mettent à disposition de ceux qui paient le plus. Cela est aussi vrai en Irak et en Syrie. Pour les mercenaires actifs dans les groupes de rebelles dits modérés - par ailleurs financés par les États du Golfe, mais aussi par les États-Unis (qui combattent contre l'État islamique et contre Assad) -, la tentation est grande de franchir le pas vers l'EI, meilleur payeur. Lors de leur transition, ils peuvent également emporter du matériel militaire, qui leur est ironiquement livré en suffisance par les pays qui combattent Daech.

 

Répartition des revenus de l'Etat Islamique

Pétrole 38%

Gaz        17%

Chantage / Impôts / art               16%

Mines de phosphate     10%

Production de ciment   10%

Coton / céréales              7%

Dons     2%

Source: GRC

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:30
USS Kearsarge embarked Marine Corps AV-8B Harrier strikes ISIL


19 nov. 2015 by US Navy

 

ARABIAN GULF (Nov. 19, 2015) An AV-8B Harrier assigned to Marine Medium Tiltrotor Squadron (VMM) 162 (Reinforced), 26th Marine Expeditionary Unit (26th MEU), launches from the amphibious assault ship USS Kearsarge (LHD 3) to conduct their first missions over Iraq in support of Operation Inherent Resolve. Kearsarge is deployed to the U.S. 5th Fleet, supporting Operation Inherent Resolve, the effort to degrade and ultimately destroy ISIL; maritime security operations; and regional theater security cooperation efforts. (U.S. Navy video/Released)

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:55
Terrorisme : "Nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire" (SGDSN)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Selon le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, les attentats simultanés de vendredi à Paris sont les "agressions les plus meurtrières depuis la Seconde Guerre Mondiale". Des "événements similaires sont à redouter dans le futur", a-t-il averti.

 

Pour le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, le plus dur reste à venir. Lors d'une table ronde organisée dans le cadre du salon sur la sécurité Milipol à Paris, il a expliqué que "des événements similaires" aux "attentats simultanés" de vendredi soir à Paris, "sont à redouter dans le futur". "Nous devons les contrer", a-t-il fait valoir. Car "le drame que nous venons de vivre nous rappelle que la menace terroriste demeure plus que jamais à un niveau extrêmement élevé", a-t-il souligné.

"Nous sommes confrontés à un ennemi qui souhaite détruire les fondements même de notre démocratie, nous nous devons de lui livrer un combat sans merci", a estimé Louis Gautier.

Les événements de vendredi 13 novembre exécutés par des "hommes égarés et remplis de haine", sont "d'une ampleur inédite", a-t-il constaté. "Il s'agit de l'agression la plus meurtrière en France depuis la Seconde Guerre mondiale, a affirmé Louis Gautier. Il s'agit également de la première fois où des terroristes commettent sur notre sol des attentats suicides".

 

"Notre adversaire dispose d'une réelle capacité opérationnelle"

S'agissant des attaques simultanées de vendredi dans Paris et à Saint-Denis, "ce cas de figure, les services de renseignement, les forces de sécurité et le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale le redoutaient", a précisé le secrétaire général. Mais il a eu lieu. "Nous avons travaillé à l'empêcher mais il s'est produit, malgré nos efforts", a-t-il regretté. Pour autant, a assuré Louis Gautier, "nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire. Nous savons depuis longtemps qu'il est déterminé à nous atteindre et qu'il dispose d'une réelle capacité opérationnelle".

Dans ce contexte, Louis Gautier a rappelé que cet adversaire a "été contré à de nombreuses reprises, parfois in extremis comme lors de la récente tentative terroriste du Thalys en août dernier".

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie. En complément des raids menés à partir des bases du golfe Arabo-Persique et de Jordanie, le groupe aéronaval (GAN) sera rapidement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR). Avec au total 38 chasseurs, le GAN triplera les capacités d’action aérienne de l’opération Chammal.

 

Raqqah : intensification des raids contre Daech en Syrie

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

 

Situation en Irak

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.

 

Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

En savoir plus.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
ISIS's Global Strategy

ISIS's Global Strategy - credits ISW

 

Nov 14, 2015 - Harleen Gambhir - ISW

 

ISIS continues to execute its global strategy to defend its terrain within Iraq and Syria, to foster affiliates in the Middle East, North Africa, and Central Asia, and to encourage and resource terror attacks in the wider world. 

The October 31 downing of Russia's Metrojet 9268 and the November 14 terror attacks in Paris suggest that ISIS may be prioritizing its campaign launch disruptive terror attacks against its foreign enemies. This is a dangerous development that will have significant implications for European security and the integrity of the EU, as well as for ongoing international talks on the future of Syria. 

 
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
crédits ISW

crédits ISW

 

19.11.2015 par Laurent Marchand - tout un Monde

 

Entretien avec Camille Grand, Directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique.

 

Moscou et Paris coopèrent et se déclarent résolus contre Daech. C’est un tournant diplomatique ?

Nous venons d’assister à une sorte de rapprochement dans les derniers jours, qui avait commencé avant les attentats de Paris puisque le processus de Vienne était déjà là. On voit, notamment sur le point d’opposition central qu’est l’avenir de Bachar el Assad, des positions se rapprocher sans se superposer. On a des Russes qui parlent d’un processus politique qui peut conduire à son départ sous 18 mois, qui acceptent que ce soit la Jordanie qui dresse la liste des organisations qualifiées comme terroristes en Syrie, la Jordanie étant proche des occidentaux. Et on a d’un autre côté, un François Hollande qui appelle à une large et unique coalition, qui dit qu’il veut parler à tout le monde et le met en pratique, en appelant Rohani et en allant à Washington et Moscou. Donc on a un vrai effort. Dans ce contexte, ce qui est clair, c’est que les événements terroristes majeurs viennent de faire bouger les lignes au plan diplomatique. On voit que les Russes, victimes eux-mêmes de l’attentat du Sinaï, qui voient sans doute aussi les limites de leur propre stratégie en Syrie puisque leur intervention n’a pas changé radicalement les termes du conflit, sont tentés de faire mouvement aussi. Il y a une sorte de rapprochement des positions des uns et des autres. Autour d’une idée claire : la priorité accordée à la lutte contre Daech. Est-ce que pour autant cela veut dire qu’on est d’accord sur tout, ce n’est évidemment pas le cas. Et notamment la question du positionnement de Bachar el Assad et des troupes du régime dans tout ce dispositif, restent très problématiques.

 

Suite de l'entretien

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

Nov 16, 2015 - Harleen Gambhir

 

ISW’s Counter-terrorism Analyst Harleen Gambhir makes the case that  "Europe and the United States must accept the reality that protracted sectarian warfare in the Middle East is a clear and present danger to their safety and security at home" arguing that these attacks "are yet more proof that we cannot live in peace at home while millions of people are engulfed in war." Read her full op-ed in the Washington Post.

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 15:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 19 Nov – CJTF-OIR

 

Nov. 18, 2015 by CJTF-OIR

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 18, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted eight strikes using attack, fighter, and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 19 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, attack, fighter, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Palmyra, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL checkpoint, an ISIL vehicle, and an ISIL crane.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL mortar position and an ISIL fighting position.

• Near Al Hasakah, four strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed five ISIL buildings.

• Near Dayr Az Zawr, one strike struck an ISIL gas and oil separation plant.

• Near Ar Raqqah, one strike struck an ISIL storage facility.

 

Iraq

• Near Kirkuk, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun and an ISIL fighting position.

• Near Kisik, six strikes struck five separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL weapons caches, 12 ISIL fighting positions, three ISIL vehicles, and an ISIL heavy machine gun.

• Near Mosul, four strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL weapons cache and two ISIL fighting positions.

• Near Ramadi, four strikes struck a large ISIL tactical unit and destroyed two ISIL tactical vehicles, an ISIL tunnel, seven ISIL fighting positions, an ISIL- controlled bridge, an ISIL vehicle borne explosive device (VBIED), an ISIL bed down location, an ISIL staging area, and cratered two ISIL roads.

• Near Sinjar, four strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL fighting position, an ISIL tactical vehicle, and suppressed an ISIL mortar position.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:30
" Que retenir de l’opération israélienne « Bordure protectrice » de l’été 2014 contre Gaza ? "


19/11/2015  IRSEM - Notes de Recherche Stratégique

 

Numéro 25 - 2015 (pdf - 390 ko)
" Que retenir de l’opération israélienne « Bordure protectrice » de l’été 2014 contre Gaza ? "
Auteur : Pierre RAZOUX

Il y a un an, l’armée israélienne lançait une opération massive baptisée « Bordure protectrice » contre le Hamas retranché dans la bande de Gaza. Il s’agissait du troisième affrontement entre Tsahal et le Hamas en cinq ans, après les épisodes « Plomb durci » en 2009 et « Pilier de défense » en 2012.

 

 

Parutions précédentes

 

Numéro 24 - 2015 (pdf - 694 ko)
"La professionnalisation des armées arabes face à un nouveau contexte stratégique régional : les cas de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Égypte"
Auteur : Flavien BOURRAT

Un nouveau contexte stratégique caractérise le monde arabe, posant avec une acuité particulière la question des capacités des forces armées locales à affronter des défis vis-à-vis desquels elles n’ont pas été préparées. Ce contexte est désormais marqué par la montée en puissance d’un jihadisme armé et territorialisé ...

 

Numéro 23 - 2015 (pdf - 721 ko)
"Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)"
Auteur : Bénédicte CHERON

Cette note vise à éclairer une question cruciale sur la place des images dans la communication opérationnelle, sur leur captation, leur rôle et leur utilisation à destination des médias. La décennie 2000-2010 marque en effet un moment de forte évolution dans la réflexion et les décisions prises sur ce point

 

Numéro 22 - 2015 (pdf - 721 ko)
La spécificité de l’adaptation des forces aériennes : l’exemple de l’armée de l’air en Afghanistan
Auteur : LCL Jérôme de LESPINOIS

La Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) a officiellement été dissoute à Kaboul en décembre 2014. Cet évènement clôt une phase qui avait débuté en octobre 2001 avec les premiers bombardements aériens américains de l’opération Enduring Freedom (OEF).

 

Numéro 21 - 2015 (pdf - 721 ko)
Une aide militaire à l’Ukraine : Réflexion stratégique
Auteur : Colonel Philippe SIDOS

Le rapport publié par The Atlantic Council en février 2015 a nourri la réflexion stratégique et les débats diplomatiques sur la forme de l’aide militaire à apporter au gouvernement ukrainien alors que Kiev se heurte, après un an de conflit, à une impasse opérationnelle

 

Numéro 20 - 2015 (pdf - 661 ko)
OTAN et PSDC : vers un rapprochement des processus capacitaires
Auteur : Général de division (2S) Maurice de LANGLOIS

Tout État ou organisation s’interroge sur la manière de préparer l’avenir et de faire face aux futurs risques et menaces qu’il aura à affronter. Ainsi l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et l’Union européenne, à travers la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), se sont attachées à développer une démarche visant à se doter des moyens capacitaires capables de répondre aux nouveaux enjeux.

 

Numéro 19 - 2015 (pdf - 711 ko)
Le rapprochement de la Russie avec la Chine : le triomphe de la stratégie sur la tactique ?
Auteur : Céline MARANGÉ

Au lendemain de l'annexion de la Crimée, nombreux étaient les responsables politiques russes à plaider en faveur d'une "réorientation stratégique" des intérêts de la Russie en Asie...

 

Numéro 19 (En) - 2015 (pdf - 370 ko)
Russia’s rapprochement with China: does strategy triumph over tactics ?
By Céline MARANGÉ

In the aftermath of Crimea’s annexation, political leaders in Russia were many to call for a reorientation of Russian interests towards Asia...

 

Numéro 18 - 2015 (pdf - 661 ko)
La menace stratégique des États faibles : quand les faits relativisent la théorie
Auteur : Sonia LE GOURIELLEC

Les recherches qui se concentrent sur l’échec de l’État à remplir ses fonctions régaliennes rencontrent un franc succès depuis la fin de la guerre froide et après le 11 septembre 2001. L’une des principales hypothèses est que les États dits faibles ou pire faillis seraient générateurs de conflits : « Most of the security problems of Africa largely hang on the failure of the postcolonial state ».

 

Numéro 18 (En) - 2015 (pdf - 670 ko)
The strategic threat of weak states: when reality calls theory into question
Auteur : Sonia LE GOURRIELLEC

Research that focuses on the failure of a state to fulfil its sovereign duties has met with resounding success since the end of the Cold War and in the aftermath of September 11 2001. One of the main theories proposed is that states deemed weak, or worse, failed, generate conflict. “Most of the security problems of Africa largely hang on the failure of the postcolonial state” (Buzan, Weaver, 2006 : 220).

 

Numéro 17 - 2015 (pdf - 1,9 Mo)
Politiques contre les violences sexuelles dans les armées : le cas des États-Unis
Auteur : LCL Arnaud PLANIOL

Représentant un enjeu pour de nombreuses démocraties occidentales, les questions de harcèlement et violences à caractère sexuel sont prises très au sérieux par le Department of Defense (DoD), qui lutte déjà depuis plusieurs années contre ces comportements déviants, suite notamment à plusieurs affaires emblématiques qui avaient secoué les académies militaires américaines au début des années 2000.

 

Numéro 16 - 2015 (pdf - 1,6 Mo)
La présence de l’histoire dans les relations stratégiques : influence inconsciente ou ressource rhétorique ?
Auteur : Eric SANGAR

La crise en Ukraine semble témoigner d’une réapparition de l’histoire sous plusieurs formes. En effet, dans les tentatives de compréhension des origines de la crise, de nombreux analystes occidentaux se focalisent sur le rôle de l’histoire en parlant d’un « retour » aux conceptions politiques d’expansion territoriale du 19e siècle. Des analogies sont notamment tracées avec les accords de Munich de 1938, ou bien en interprétant la politique russe comme une stratégie de « réparation » de l’humiliation causée par la chute de l’Union soviétique.

 

Numéro 15 - 2015 (pdf - 1,3 Mo)
Oman : future pièce maîtresse de la stratégie américaine dans le Golfe et l’océan Indien
Auteur : Pierre RAZOUX

Si à court terme, l’avenir du sultanat d’Oman est empreint d’incertitudes liées à la crise de succession qu’engendrerait la disparition du sultan Qaboos (malade et sans héritier), la valeur géostratégique d’Oman est indubitablement en forte hausse à moyen et long termes, justifiant une plus grande attention des milieux de la recherche stratégique.

 

Cette collection est identifiée par le n° ISSN 2430-598

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:30
Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)

Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)


18.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La France a conduit jusqu’à maintenant 12% des frappes non-américaines menées par la coalition contre le groupe État islamique, et ce chiffre devrait augmenter avec l’entrée en lice du porte-avions Charles de Gaulle, a estimé mercredi un porte-parole militaire américain.

 

« La France a été le premier partenaire de l’Otan a frapper en Irak en septembre 2014, et a conduit à peu près 12% de toutes les frappes non américaines en Irak et en Syrie jusqu’à maintenant », a déclaré le colonel Steve Warren, un porte-parole militaire américain qui s’exprimait par vidéoconférence depuis Bagdad.

« Je m’attends à ce que ce pourcentage augmente » avec l’arrivée prochaine du Charles-de-Gaulle pour participer aux frappes, a-t-il ajouté.

Le porte-avions français apporte « une capacité de frappe significative à la coalition », a-t-il souligné.

Le Charles-de-Gaulle a appareillé mercredi de Toulon (France) pour rejoindre la Méditerranée orientale ou il doit participer à la campagne contre le groupe Etat islamique, triplant la capacité de frappe française dans la région.

L’armée française disposera au total de 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions — 18 Rafale et huit Super Etendard — plus des douze appareils stationnés aux Emirats arabes unis (six Rafale) et en Jordanie (six Mirage 2000).

Paris a décidé d’intensifier ses opérations en Syrie, en riposte aux pires attentats commis vendredi sur son territoire (129 morts, plus de 350 blessés), revendiqués par l’organisation de l’Etat islamique (EI).

Selon les statistiques publiquement disponibles compilées et mises en ligne par l’ONG britannique Airwars, la France est jusqu’à maintenant le troisième pays, autre que les Etats-Unis, en terme de nombre de frappes, derrière le Royaume-Uni et au niveau des Pays-Bas.

La campagne aérienne contre le groupe Etat islamique repose toutefois essentiellement sur les Etats-Unis, qui ont mené plus de 80% des frappes jusqu’à maintenant, selon les chiffres du Pentagone.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Saudi Arabia's Multi-Mission Surface Combatant will be based on the US Navy's Freedom-class littoral combat ships, seen here, but will be more heavily armed.(Photo US Navy)

Saudi Arabia's Multi-Mission Surface Combatant will be based on the US Navy's Freedom-class littoral combat ships, seen here, but will be more heavily armed.(Photo US Navy)

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

Saudi Arabia has become the first export customer for the U.S. Navy’s new LCS (Littoral Combat Ship) type vessels. The Saudis are buying four modified LCS ships for $11 billion. This includes basing facilities, training and support as well as extensive modifications to the basic LCS design. The Saudi ships are heavily modified Freedom type LCS ships that the Saudis call MMSC (Multi-Mission Surface Combatant) frigates. The Saudis have been considering this purchase since 2005.

 

In early 2015 the U.S. Navy decided to reclassify the LCS as frigates. This was not unexpected as in size and function the LCS ships were very comparable to frigates. This type of ship was created during World War II as “Destroyer Escorts” (or DE, versus DD for destroyer). These were basically destroyers that were slower (smaller engines), smaller (fewer weapons) and meant for escorting convoys and patrolling areas where major warships were not expected. The DEs proved more useful than expected and were retained after the war and eventually renamed as frigates (FF) type ships. The LCS was meant to be much more than a frigate and used a very innovative design. All that did not work out as expected.

 

The Saudi MMSC armament will be heavier, including sixteen VLS cells carrying Evolved Sea Sparrow Missiles (ESSM). These are anti-aircraft weapons with a range of 50 kilometers. There will also be a 76mm gun, eight Harpoon anti-ship missiles, several anti-submarine tubes, a 21 cell SeaRAM anti-missile system, a 20mm remotely controlled autocannon, ten 12.7mm machine-guns and more extensive electronics and defensive systems than the U.S. LCS. This includes a variable depth sonar, a torpedo defense system as well as a more powerful radar, and fire control system. A helicopter will also be carried. The heavier armament means the MMSC will not be able to use the mission modules the LCS was designed to carry. NNSC will probably have a crew of about a hundred.

 

Meanwhile the U.S. Navy continues having problems with the original LCS weapons and mission modules. There have been development delays (largely due to poor management) of three unique weapons systems developed for the LCS. The simplest weapon involved is a surface launched Hellfire missile. This missile was designed to be launched from aircraft but it has been long suggested that it be adapted for use from the surface, specifically from warships. The LCS Hellfire has been named the Surface-to-Surface Missile Module and won’t be ready for service until 2017. This module includes 24 Hellfire missiles. The problems are minor compared to the two other problematic modules; the one for mine hunting and one for ASW (anti-submarine warfare) system. The MCM (Mine CounterMeasures) module has no major problems with any of its sensors or mine destroying systems. The problems are with the “integration” (the hardware and software created to get all components of the MCM module to work efficiently together.) The MCM module was supposed to be operational by now but additional debugging will delay this at least until 2016. The worst problems are with the ASW module. All the components work well and integration is fine but in getting all this done someone lost track of module weight, which was not supposed to exceed 105 tons. The excess weight must be removed before the LCS can safely and reliably use the ASW module. This will prove expensive since most of the ASW components involved have been around for a while and are not easily or cheaply modified.

 

These mission modules (which the Saudis are not going to use) are in addition to the basic armament of the LCS which includes a 57mm gun, four 12.7mm machine-guns, two 30mm autocannons, and a 21 cell SeaRam system for aircraft and missile defense. The RAM (RIM-116 "Rolling Air Frame") missiles replaces the earlier Phalanx autocannon. SeaRAM has a longer range (7.5 kilometers) than the Phalanx (two kilometers).

 

The LCS began development in 2002 and in 2012 the U.S. Navy put it into mass production. Then in 2013 one of the three LCSs in service got its first tour in a combat zone (counter-piracy duty around the Straits of Malacca). There LCSs will take turns serving six month tours of counter-piracy duty and be based in Singapore.

 

All these problems, the new ones and many old ones, caused the navy to decide in early 2014 to cut the number to be built from 52 to 32. Mostly this was about shrinking budgets, but there’s also the fact that the LCS has been, for many admirals and politicians, much more troublesome than expected. This was to be expected because the LCS was a radical new warship design and these always have a lot of problems at first. LCS was basically a replacement for the older frigates as well as several jobs frigates did not handle. The LCS has gone through the usual debugging process for a new design and that has attracted a lot of unwelcome media attention. On a more ominous note the navy has decided to study the possibility of developing a new frigate design, which would incorporate some of the lessons learned with the LCS. Because of the money shortage that is also stalled.

 

Despite all the problems many in the navy still believe that the LCS is worth the effort. Costing less than a quarter what a 9,000 ton destroyer goes for and with only a third of the crew the navy sees many tasks where the LCS can do a job that would otherwise require a destroyer or frigate. The navy could have built a new class of frigates, but the LCS design was a lot more flexible, making it possible for different “mission packages” to be quickly installed so that LCS could do what the navy needed (like assemble a lot of mine clearing ships or anti-submarine vessels) in an emergency. This has not worked out as well as expected.

 

The LCS has many novel features which required a lot of tweaking to get working properly. One much resisted latest tweak was to crew size, with ten personnel being added. That made a big difference, because all LCSs have accommodations for only 75 personnel. Normally, a ship of this size would have a crew of about 200. The basic LCS crew was 40, with the other 35 berths occupied by operators of special equipment or special personnel (SEALs or technical specialists). In practice the original crew was usually 55. That was 40 for running the ship and about 15 for the mission package. From now on the number of personnel running the ship increases to 50.

 

The navy surprised everyone in 2010 by choosing both designs and requesting that the fifty or so LCS ships be split between the two very different looking ships. While both ships look quite different (one is a traditional monohull while the other is a broader trimaran), they both share many common elements. One of the most important of these is the highly automated design and smaller crew. The two different LCS designs are from Lockheed-Martin (monohull) and General Dynamics (trimaran). The first LCS, the monohull USS Freedom, completed its sea trials and acceptance inspections in 2009. The ship did very well, with far fewer (about 90 percent fewer) problems (or "material deficiencies") than is usual with the first warship in a class. USS Independence (LCS-2) was laid down by General Dynamics in late 2005, and commissioned in January 2010.

 

Both LCS designs were supposed to be for ships displacing 2,500 tons, with a full load draft of under 3.3 meters (ten feet), permitting access to very shallow "green" and even "brown" coastal and riverine waters where most naval operations have taken place in the past generation. Top speed was expected to be over 80 kilometers with a range of 2,700 kilometers. Basic endurance is 21 days and final displacement was closer to 3,000 tons. For long deployments the LCS has to resupply at sea or return to port for more fuel, food and other items.

 

The navy originally sought to have between 50 and 60 LCSs by 2014-18, at a cost of $460 million (after the first five) each. The USS Freedom ended up costing nearly $600 million, about twice what the first ship in the class was supposed to have cost. The navy believes it has the cost down to under $500 million each as mass production begins. At this point it looks like the navy will only have 32 LCS ships by the end of the decade and still unsure about exactly what it can use these ships for.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

In early 2015 the UAE (United Arab Emirates) sent troops into combat for the first time since 1991. This time around the UAE forces had more modern equipment, some of it made by UAE firms. For example there were two locally made armored vehicles sent to Yemen; NIMR and Enigma. The UAE military has bought over 1,500 NIMR military trucks. NIMR is produced by a UAE company with an assembly plant in Jordan. It is a hummer-like vehicle designed to cope with the high heat and abundant sand and dust found in the Middle East. The basic 4x4 NIMR weighs 4.4 tons, can carry 1.5 tons (or up to eight people), and be equipped with a remote control 12.7mm machine-gun turret. Top speed is 140 kilometers an hour on roads. This version costs about $82,000 each. There is a larger 6x6 version for carrying cargo. There is also an anti-aircraft version armed with four Mistral missiles ready-to-fire and four more as reloads. An anti-tank version comes equipped with four Milan ATGM (anti-tank guided missiles) ready to fire and four more as reloads. All NIMRs are equipped to take a variety of armor kits (providing different degrees of protection against bullets and explosions). NIMR development began in the late 1990s and production began in 2005. NIMR was designed with the help of Russian automotive company GAZ, which also helped set up the manufacturing operation and supplies some of the components. There have been several export customers (all Moslem states) for NIMR.

 

Another new UAE armored vehicle sent to Yemen, the Enigma 8x8 IFV (Infantry Fighting Vehicle), which only entered service recently and was still undergoing field testing. Despite that the 25 available Enigmas were sent off to war, where they have performed well. The Enigma is a 28 ton IFV with a V shaped bottom (for protection against mines and roadside bombs). It uses a Russian turret (the one for the BMP 3) and has a crew of three. Eight troops can be carried in the back. The turret is armed with a 100mm gun that fires laser-guided projectiles or several types of shells. In addition there is a 30mm automatic cannon and a 7.62mm machine-gun. Enigma was designed to handle other types of turrets including one with a 155mm howitzer or various missile systems. NIMR (the company that created the NIMR truck) has also developed an MRAP vehicle based on the popular South African RG35 design.

 

UAE troops in Yemen are armed with locally made CAR 816 assault rifles. This is another M-16 clone and has all the latest features and accessories.

 

Since the 1990s the UAE has invested heavily in defense manufacturers inside the UAE and the Middle East. One of these firms is Adcom Systems United which has been around for 25 years and produces a wide range of military equipment. It does this by licensing a lot of technology and forming partnerships with high-tech firms in the West. Adcom has been working on UAVs since 2003 and has delivered several models for both military, police and commercial use.

 

The UAE has been encouraging local companies to develop weapons for use by local forces and export markets. So far this has resulted in UAE firms manufacturing military trucks, guided missiles, and small arms. Despite this since 2008 UAE has become the third largest importer of weapons in the world and the largest in the Middle East. The other two big spenders worldwide are India and China. In the Middle East the UAE imports 50 percent more weapons than Israel.

 

The UAE is a confederation of small Arab states at the southern end of the Persian Gulf. With a population of only 5.5 million, and large oil and gas deposits, the emirates have a per-capita income of $43,000. Thus the UAE has a lot to defend and an increasingly belligerent neighbor just across the Gulf. The UAE controls one side entrance to the Gulf (the Straits of Hormuz). Iran is on the other end, and both nations dispute ownership of some islands in the middle.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Amos-E - credits IAI

Amos-E - credits IAI

 

November 14, 2015: Strategy Page

 

Israel has developed a much cheaper and lighter communications satellite that will do the same job for just as long (about 15 years) as current models. The Amos-E weighs less than two tons and costs a third less than comparable, and nearly twice as heavy, satellite designs. A key technology to make this work is a cheaper and lighter propulsion system to position the satellite (and keep it in position.)

 

Currently over a quarter of the operational satellites are for communications. Most are in a geostationary transfer orbit (GTO). This is one of the more difficult orbits to achieve, because it is 36,000 kilometers out, and exact positioning is required in order to get the satellite to the proper position to be most effective. GTO birds are usually communications satellite, with each one having 18 to 24 transponders. Each transponder is capable of relaying data at speeds of from 45 to 90 Megabits per second. While most communications traffic these days goes by much cheaper fiber optic cables, the satellites are still in demand for mobile communications. This is especially true as portable satellite dishes become smaller and cheaper. Military use of satellite communications got its first big workout during the 2003 Iraq invasion, where American troops used, on average 3,200 Megabits of bandwidth. That tied up a lot of transponders, which rented for over a million dollars a month each. Western militaries expect to rent transponders for troops sent overseas and there is a growing commercial demand for such rentals. Because of constant technical innovation like Amos-E the cost of using communications satellites has kept declining. This has kept this method of communications competitive with cheaper alternatives like fiber cable.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Patriot missile photo emirates247-com

Patriot missile photo emirates247-com

 

November 13, 2015: Strategy Page

 

Satellite photos indicate that the UAE (United Arab Emirates) is withdrawing its Hawk air defense missile batteries (acquired in the 1980s) and replacing them with Patriot batteries. UAE first ordered Patriot in 2001. Six air defense missile sites are now missing there Hawk equipment and appear to have Patriots. Each Patriot battery is manned by about a hundred troops and contains a radar plus four launchers. A battery can fire two types of Patriot missile. The $4 million PAC 3 missile is smaller than the cheaper anti-aircraft version (PAC 2), thus a Patriot launcher can hold sixteen PAC 3 missiles, versus four PAC 2s. A PAC 2 missile weighs about a ton, a PAC 3 weighs about a third of that. The PAC 3 has a shorter range (about 20 kilometers) versus 96 kilometers for the anti-aircraft version. While each Patriot launcher, loaded with PAC 3 missiles, can only defend against ballistic missiles approaching within 20 kilometers, the Patriot radar can detect targets out to a hundred kilometers. Two PAC 3 missiles are fired at each incoming ballistic missile, to increase the probability of a hit. The PAC 3 missile has its own radar, and uses it to track the incoming warhead, and execute a collision course. The UAE apparently sent at least one Patriot battery into Yemen with UAE ground troops helping the government there fight Iran backed Shia rebels. UAE was also seen using at least two S340 airborne radar aircraft in Yemen.

 

The UAE is doing a lot more to upgrade its air defenses. In 2013 the UAE ordered 17 French Ground Master 200 (GM200) portable radars. The system fits in a standard 20 foot shipping container and weighs less than ten tons. It is carried on one 6x6 truck. This is an AESA radar that can be set up by a four man crew in 30 minutes. It can detect aircraft at up to 250 kilometers and locate them accurately enough for targeting at 100 kilometers. Aircraft can be seen at up to 25.8 kilometers (80,000 feet) altitude. The entire system will, on average, operate for several thousand hours before experiencing a failure. The radar can also track incoming mortar shells but not ballistic missiles. The UAE is using the GM200 to better coordinate its several different anti-aircraft systems (Improved Hawk, Rapier, Crotale, Patriot, NASAM, and Avenger) all of which can use real-time data from these radars. Each GM200 system cost about $23 million and will further enhance UAE defenses against Iranian attack.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 19:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

The Russian intervention in Syria involves some 4,000 troops and about fifty warplanes and helicopters. The small size of this force exposes a sad fact of post-Cold War Russia; the military no longer has much in the way of combat capability and few post-Cold War weapons. Thus Russia has few smart bombs and is mostly relying on unguided bombs built in the 1980s, just before the Cold War ended in 1991. Through the 1990s some 80 percent of the huge Cold War Russian (Soviet) armed forces melted away. The Russian air force and navy are now less than ten percent of their Cold War strength and the army has fewer combat brigades than it did armies during the Cold War. But there is one important thing that Russia does have and that the Syrian armed forces desperately needs; support for maintaining and upgrading Syria’s largely Russian weapons and equipment. Russian maintenance and technical personnel are pouring into Syria, largely unnoticed, along with spare parts, upgrade kits and special maintenance equipment. Thousands of Syrian army weapons and vehicles that had become inoperable, or only partially functional are now being returned to usable condition. Russia is also sending in a lot of the new UAVs it has been building, apparently pulling a lot of them out of the Ukraine fighting, along with a lot of their world-class electronic warfare equipment. With new and repaired radios, more medical supplies and equipment as well as military field rations in abundance Syrian forces get daily reminders that things are looking up even if they are not in combat. This makes the Syrian forces more effective when fighting and is a big boost for Syrian morale in general.

 

Russia is using the experience in Syria to upgrade its own armed forces. The Russians have already found that they are not as good at keeping combat aircraft ready (the “readiness rate”) in a combat zone as Western air forces are. American military aircraft in the Middle East have a readiness rate of about 90 percent while the Russian rate is 70 percent. The Americans have a lot more experience, especially in the Middle East. The Russians are learning, especially from the Syrians who are showing them how to deal with the dust, sand and heat. Meanwhile Russia is hustling to build more satellite (GLONASS/ GPS) and laser guided bombs and missiles. Russia is now learning which of their smart bombs work best in combat and are modifying the designs even as they try to increase production. Russia never had a lot of these and now there is a need and it will take until the end of the year before new production will start to make a difference. Even then Russia will not be able to use smart (laser or GPS) guided bombs as often as Western and some Arab (oil rich Gulf States) air forces do. These countries tend to use such weapons in over 90 percent of their air strikes.

 

Russia was known to have had smart weapons since the 1970s, many of them based on American smart bombs (or fragments) captured in Vietnam. The problem was that Russia never built or used a lot of these weapons. For a long time Russia considered these special weapons for rare special occasions and there were few such occasions until now. Russia has known since the 1990s that these smart weapons can make a big difference but throughout the 1990s Russia had no money for new bombs of any kind.

 

Even in the United States it wasn’t until the 1991 Gulf war that the full impact of these weapons was noted. There only 16 percent of the 250,000 bombs dropped were guided. But analysis of the battlefield later revealed that the guided bombs had done 75 percent of the actual damage. This pattern kept repeating itself and by the late 1990s the U.S. was on its way to using nothing but smart bombs. Not so Russia. While new smart bombs were developed in Russia very few were built. Moreover few Russian warplanes were equipped to use smart bombs and few pilots had any experience with these weapons. So it should be no surprise that Russia is using few smart bombs in Syria. The simple fact is that Russia has few of these weapons and even fewer aircraft and pilots able to handle them.

 

Meanwhile China is building a lot more smart bombs and equipping more (than Russia) of its aircraft to use them. Since the 1990s China could afford to do so while Russia could not. Meanwhile China is still learning from Russia. In 2010 China introduced a new laser guided bomb; the LT-2. This weapon looked very similar to the Russian KAB-500L 1100 pound laser guided bomb. The KAB-500L in turn is very similar to the American Paveway series of laser guided bombs. That is, a dumb bomb has a guidance kit attached. In 1994 China introduced a laser guided bomb that appeared to be reverse engineered U.S. Paveway. These apparently did not perform very well, so China apparently used Russian smart bombs as a model.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:30
Crash A321 image. Crédits CNES 2015 - Distribution Airbus DS Spot Image

Crash A321 image. Crédits CNES 2015 - Distribution Airbus DS Spot Image

 

18.11.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Etat islamique (EI) a annoncé mercredi avoir eu l'intention d'abattre un avion occidental au-dessus du Sinaï en Egypte. Mais il a changé d'objectif pour frapper un avion russe après la décision de Moscou de mener des frappes aériennes en Syrie.

L'EI, qui a fait cette annonce dans son magazine Dabiq, dit avoir introduit la bombe dans l'Airbus de la compagnie russe Metrojet après avoir trouvé une faille dans le système de sécurité à l'aéroport de Charm el Cheikh, d'où était parti l'avion.

"Une bombe a été introduite dans l'avion et a causé la mort de 219 Russes et de cinq autres croisés, un mois à peine après la décision insensée de la Russie" d'intervenir en Syrie, dit l'EI. "Les croisés de l'Est et de l'Ouest, qui sont divisés, pensaient être en sécurité en bombardant lâchement les musulmans du Califat. Alors, la vengeance s'est abattue sur ceux qui se sentaient en sécurité dans leurs cockpits", poursuit-il.

 

Une canette de Schweppes

Le magazine publie aussi la photo présentée comme celle de la bombe artisanale qui a détruit l'Airbus A321 russe le 31 octobre. La photo montre sur un fond bleu une canette de Schweppes Gold et ce qui semble être un détonateur et un interrupteur.

Dabiq publie également une photo de passeports qui auraient appartenu à des passagers russes de l'Airbus, "obtenus par les moudjahidine".

Moscou a confirmé mardi que le crash avait été provoqué par l'explosion d'une bombe à bord de l'appareil. Quelques jours après le crash de l'avion, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient déjà dit privilégier la thèse de l'attentat à la bombe. L'Egypte de son côté semble traîner des pieds pour reconnaître la thèse de l'attentat.

 

Deux otages exécutés

L'EI annonce par ailleurs l'exécution de deux otages chinois et norvégien détenus par l'organisation djihadiste depuis début septembre en Syrie. Dabiq publie les photos des corps des deux otages présumés au visage ensanglanté, frappées d'un grand bandeau en rouge sur lequel est écrit: "Exécutés après avoir été abandonnés par les nations et les organisations infidèles".

Il n'a pas été possible dans l'immédiat de vérifier l'authenticité de ces photos.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'aviation russe a reçu l'ordre de tirer à vue sur les camions-citernes transportant des produits pétroliers dans les zones contrôlées par l'organisation Etat islamique (EI), a déclaré mercredi le chef des opérations militaires russes en Syrie, le général Andreï Kartapolov.

 

Il a été décidé aujourd'hui que les avions de l'armée russe devaient tirer à vue sur les camions-citernes transportant des produits pétroliers dans une zone contrôlée par l'EI, a-t-il annoncé, cité par l'agence Interfax.

 

Le général ne précise pas le mode opératoire des avions russes, leur altitude lors de leurs frappes ni leurs moyens de reconnaître un camion-citerne appartenant aux jihadistes de l'EI.

 

Le commandant de l'opération militaire russe en Syrie a par ailleurs indiqué que 500 camions-citernes avaient déjà été détruits par l'aviation russe, sans préciser à quels groupes terroristes - Etat islamique ou autres groupes - ils appartenaient.

 

La destruction de ces camions-citernes a eu lieu au cours des derniers jours avant que ne soit prise la décision de tirer à vue sur ces véhicules, a-t-il ajouté.

 

Ces dernières années, sur le territoire qu'ils contrôlent, l'EI et d'autres groupes extrémistes ont mis en place ce que nous appelons +un oléoduc roulant+, a-t-il déclaré, estimant que ces camions-citernes avaient déjà livré des milliers de tonnes de pétrole aux raffineries situées en Irak, avec qui la Syrie partage une frontière à l'est.

 

L'organisation Etat islamique contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor, et les camions-citernes et sites d'approvisionnement en pétrole fournissent de précieux revenus au groupe jihadiste.

 

Selon une enquête publiée en octobre par le quotidien américain Financial Times, la contrebande de pétrole rapporte aux jihadistes 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril.

 

Lundi, le Pentagone avait annoncé la destruction par la coalition conduite par les Etats-Unis de 116 camions-citernes utilisés par l'EI près de Boukamal, une localité tenue par le groupe jihadiste à la frontière de l'Irak.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

PARIS (France) - Le porte-avions français Charles de Gaulle sera sur zone en Méditerranée orientale, prêt à engager ses avions en Syrie, à la fin de la semaine, a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Le groupe aéronaval dans son ensemble (porte-avions et bâtiments de soutien) a appareillé ce matin (de Toulon, sud de la France), il sera sur zone à la fin de la semaine, a-t-il dit à l'Assemblée nationale.

 

L'armée française disposera alors dans la région des 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions - 18 Rafale et huit Super Etendard - plus des douze appareils stationnés aux Emirats arabes unis (six Rafale) et en Jordanie (six Mirage 2000).

 

Le porte-avions va donc tripler la capacité de frappes françaises au moment où Paris a décidé d'intensifier ses opérations en Syrie, en riposte aux pires attentats commis vendredi sur son territoire (129 morts, plus de 350 blessés), revendiqués par l'organisation de l'Etat islamique (EI).

 

Depuis dimanche, les chasseurs français ont largué une soixantaine de bombes sur le centre névralgique (de l'EI) à Raqa, dans le nord de la Syrie, a précisé le ministre. Cette intensification se poursuivra jusqu'à ce que nous puissions anéantir Daech (acronyme de l'EI en arabe), a-t-il martelé.

 

M. Le Drian a aussi salué une inflexion des Etats-Unis qui, depuis les attentats, ouvrent beaucoup plus largement qu'auparavant leurs capacités de renseignement à l'aviation française pour le choix des cibles.

 

Le Charles-de-Gaulle, qui opèrera dans un premier temps en Méditerranée, près du théâtre syrien, pourrait ensuite rallier le Golfe arabo-persique, a indiqué l'amiral René-Jean Crignola, commandant du groupe aéronoval, avant l'appareillage.

 

Le porte-avions est accompagné des frégates de défense aérienne Chevalier Paul et anti sous-marine La Motte Piquet ainsi que des frégates anti-aérienne britannique HMS Defender et belge Léopold Ier. Outre les chasseurs, il embarque deux avions de guet aérien avancé de type Hawkeye et trois hélicoptères.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:30
Chammal (sept 2015) - photo EMA / Armée de l'Air - Marine nationale

Chammal (sept 2015) - photo EMA / Armée de l'Air - Marine nationale

 

18/11/2015 G.B. – LaDepeche.fr

 

Pour frapper Daech, l'Élysée peut compter pour l'instant sur six Mirage 2000 (trois «D», trois «N») basés en Jordanie et six Rafale aux Émirats Arabes Unis (EAU). Une flotte de douze avions de chasse auxquels s'ajoutent des avions de reconnaissance type Atlantique 2.Si l'état-major de l'armée de l'air reste discret sur le nombre de pilotes des deux bases de la région c'est pour «préserver les équipages» confie-t-on à l'Hexagone, le nouveau Pentagone français.

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