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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

June 16, 2015: Strategy Page

 

France recently received its third American RQ-9 Reaper UAV. The first two were ordered in 2013 and in service by early 2014. Pleased with Reaper performance France has ordered a dozen and expects all of them to be in service by 2019.

 

Back in 2013 France decided that its locally developed Harfang UAV was not sufficient and decided to try out the Reaper. As expected the Reaper performed as well as other NATO users had reported and soon the initial order was increased to twelve. In 2013 two Harfang UAVs were in Mali (operating from neighboring Niger) and some American RQ-9s are helping out as well. France wanted the RQ-9s as quickly as possible and apparently this sale was dependent on the U.S. being able to deliver the RQ-9s before the end of 2013. That was accomplished and the two French reapers were in service by January and were soon in Africa.

 

The MQ-9 Reaper is a 4.7 ton, 11.6 meter (36 foot) long aircraft, with a 21.3 meter (66 foot) wingspan that looks like the MQ-1 Predator. It has six hard points and can carry 682 kg (1,500 pounds) of weapons. These include Hellfire missiles (up to eight), two Sidewinder or two AMRAAM air-to-air missiles, two Maverick missiles, or two 227 kg (500 pound) smart bombs (laser or GPS guided). Max speed is 400 kilometers an hour and max endurance is 15 hours. The Reaper is considered a combat aircraft, to replace F-16s or A-10s in many situations.

 

The Harfang was based on the Israeli Heron Shoval UAV, which in turn is very similar to the MQ-1 and is selling well to foreign customers who cannot obtain the MQ-1. In addition to being one of the primary UAVs for many armed forces (Israel, India, Turkey, Russia, France, Brazil, El Salvador), the United States, Canada, and Australia have either bought, leased, or licensed manufacture of the Heron. France bought four Harfang ("Eagle") UAVs and used them in Afghanistan, Libya, and Mali since 2009.

 

The Shoval weighs about the same (1.2 tons) as the Predator and has similar endurance (40 hours). Shoval has a slightly higher ceiling (10 kilometers/30,000 feet, versus 8 kilometers) and software which allows it to automatically take off, carry out a mission, and land automatically. Not all American large UAVs can do this. Both Predator and Shoval cost about the same ($5 million), although the Israelis are willing to be more flexible on price. Shoval does have a larger wingspan (16.5 meters/51 feet) than the Predator (13.2 meters/41 feet) and a payload of about 137 kg (300 pounds). The French version costs about $25 million each (including sensors and development costs).

 

Israel also developed a larger version of the Heron, the 4.6 ton Heron TP. This is similar to the American RQ-9, but with a lot less combat experience and more expensive. Some Heron TP tech was incorporated into Harfang and France was going to buy some Heron TPs, even though MQ-9s were offered for more than 20 percent less. France analyzed the situation and decided to switch to the RQ-9 because they are seen as more reliable and capable as well as possessing lots of combat experience.

 

The Heron TP entered squadron service in the Israeli Air Force four years ago. The UAV's first combat service was three years ago, when it was used off the coast of Gaza, keeping an eye on ships seeking to run the blockade. For that kind of work the aircraft was well suited. But so are smaller and cheaper UAVs. Development of the Heron TP was largely completed in 2006, mainly for the export market, and the Israeli military was in no rush to buy it. There have been some export sales and the Israeli air force eventually realized that this was an ideal UAV for long range operations or for maritime patrol. But it turned out there were few missions like that. Equipped with a powerful (1,200 horsepower) turboprop engine, the Heron TP can operate at 14,500 meters (45,000 feet). That is above commercial air traffic and all the air-traffic-control regulations that discourage, and often forbid, UAVs fly at the same altitude as commercial aircraft. The Heron TP has a one ton payload, enabling it to carry sensors that can give a detailed view of what's on the ground, even from that high up. The endurance of 36 hours makes the Heron TP a competitor for the U.S. MQ-9. The big difference between the two is that the Reaper is designed to be a combat aircraft, operating at a lower altitude, with less endurance, and able to carry a ton of smart bombs or missiles. Heron TP is meant mainly for reconnaissance and surveillance, and Israel wants to keep a closer, and more persistent, eye on Syria and southern Lebanon. But the Heron TP has since been rigged to carry a wide variety of missiles and smart bombs.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 08:56
L'exercice Armor 2014 au large de Saint-Nazaire (actualisé)

 

05.12.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Tous les deux ans dans l'Atlantique ou la Manche a lieu un exercice interministériel baptisé Armor. Le dernier a eu lieu en Manche en mars 2012; la prochaine édition a lieu la semaine prochaine au large de Saint-Nazaire. "Compte tenu de la nature de cet entraînement, il n’est pas ouvert à la presse et le détail des moyens et effectifs engagés ne sera pas précisé", précise ce matin un communiqué de presse du SIRPA Marine.

C'est un exercice de contre-terrorisme maritime (Piratmer) dont la première édition remonte à 1987 (exercice Esterel). Il met en œuvre des moyens civils (un navire battant pavillon français pouvant transporter un millier de passagers. Voir ici l'appel d'offres qui a été attribué vendredi dernier) et des moyens militaires (aéronavale, gendarmerie, armée de l'air etc).

Cet exercice se déroulera dans une zone autour de Belle-Ile, comme l'indique une directive de la DGAC qui annonce la création de zones réglementées temporaires (du 8 au 12 décembre) permettant le transit et les évolutions d'un drone Harfang (voir ci-dessous):

 

L'exercice Armor 2014 au large de Saint-Nazaire (actualisé)

Cette année, hormis la nouveauté du drone Harfang, le double scénario (sur lequel la communication officielle est réduite, voire quasi inexistante) restera le même: une phase maritime avec la libération des 400/450 otages sur le ferry (qui jouera ce rôle?) puis une phase terrestre.

Pas de BPC dans le scénario, pas même ceux (russes) de Saint-Nazaire.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:57
Sahel : Premier vol du drone Harfang depuis Cognac

 

20/06/2014 Armée de l'air

 

Le mardi 17 juin 2014, l’équipe de marque drones du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), l’escadron de drones 1/33 «Belfort» et le détachement drones en bande sahélo-saharienne (BSS) ont conduit une expérimentation visant à valider la capacité de pilotage d’un drone Harfang décollé de sa base de déploiement en opérations extérieures, depuis un cockpit en France.

 

Ce vol est une première et valide le concept dit de Reachback ou de Remote Split Operations (RSO). D’une durée d’une heure environ, ce vol expérimental réalisé en condition opérationnelle, a consisté concrètement au transfert des fonctions de pilotage du drone et de mise en œuvre de son capteur principal, depuis le cockpit en BSS d’où il avait été décollé, à celui de Cognac, pourtant situé à près de 5000 Km de distance. À l’issue de ce créneau de vol assuré par le cockpit de Cognac, le détachement du théâtre a repris le contrôle du drone Harfang et terminé la mission.

Cette nouvelle capacité peut offrir des avantages pour la conduite de la manœuvre des drones. Elle permet en effet de disposer de la capacité d’augmenter l’offre ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance - renseignement, surveillance, reconnaissance) en cas de surge sur le théâtre sans quitter le territoire national. Elle permet aussi de maintenir une activité aérienne à Cognac dans le cas de contraintes techniques ou météo en France. En fonction de la bande passante et du potentiel disponible, il serait même envisageable de piloter ainsi simultanément deux drones basés à Niamey, un depuis Cognac, un autre depuis Niamey.

 

Cette opération s’est parfaitement déroulée et a pleinement donné satisfaction. Un C4I (Command, Control, Communications, Computers and Intelligence) robuste sur le plan cybernétique, dont le centre nodal pour l’armée de l’air est  le CNOA/JFACC*, assure la connexion entre le théâtre et le territoire métropolitain et a permis de réaliser cette expérimentation sans encombre.

Cette nouvelle capacité prometteuse doit cependant amener à développer les réflexions sur la notion de distanciation et ses conséquences, phénomène rencontré par nos alliés notamment. Dans ce cadre, la doctrine d’emploi de l’armée de l’air demeure le déploiement du plot drones au plus près de l’action et des troupes soutenues, gage d’efficacité et de réactivité.

Cette réussite technique et opérationnelle démontre une nouvelle fois la compétence technique et la maturité opérationnelle des équipages et mécaniciens dronistes de l’armée de l’air.

 

 

* Centre national des opérations aériennes / Joint Forces Air Component Command – Commandement de la composante aérienne des forces interarmées.

 

Le drone Harfang au décollage

Le drone Harfang au décollage

Opérateur de drone aux commandes d'un Harfang depuis la base aérienne de Cognac

Opérateur de drone aux commandes d'un Harfang depuis la base aérienne de Cognac

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:45
10000 heures de vol du drone Harfang

 

24/02/2014 Actus Air

 

Engagé depuis le 17 janvier 2013 en soutien des opérations françaises au Mali, l’escadron de drones 1/33 « Belfort » a passé dans la nuit du 15 au 16 février 2014 la barre symbolique des 10000 heures de vol du système intérimaire de drone MALE* (SIDM) Harfang.

 

Cet événement représente une étape majeure dans l’histoire des drones de l’armée de l’air en général et de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » et de son personnel, en particulier. L’histoire retiendra que c’est un avion de l’escadrille d’Antoine de Saint-Exupéry, la SAL-33 « la hache » d’Alfred Bordage, centenaire cette année, qui a effectué ce vol historique en opérations extérieures juste après celui du premier vol du Reaper.

 

Ces 10000 heures de vol constituent un capital d’expérience accumulé au cours des différentes opérations des dernières années. Cet événement est concomitant avec un autre passage symbolique le 12 février dernier, celui des 3000 heures de vol au profit de l’opération Serval. Les drones de l’armée de l’air ont ainsi effectué, depuis leurs premiers engagements opérationnels en 2009, plus de 900 missions opérationnelles de renseignement, de surveillance et d’appui aux opérations dont le guidage de bombes de précision tirées par d’autres aéronefs.

 

Avec l’arrivée du Reaper dont la mise en service opérationnelle a déjà été prononcée, les armées disposent d’une capacité renforcée pour appuyer ses opérations dans la bande sahélo-sahélienne (BSS) au moyen de ses drones ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance).

 

*MALE : moyenne altitude longue endurance

10000 heures de vol du drone Harfang

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 16:45
photo Armée de l'air

photo Armée de l'air

 

22.01.2014 lemag.ma

 

Le Harfang, un drone de fabrication euro-israélienne, conçu spécialement pour l'armée de l'air française, serait acheté en trois unités, par les Forces Royales Air du Maroc.

Les trois UAV équipaient l‘armée de l’air française. Celle-ci, après avoir acheté de nouveaux drone de type Reaper, auraient transféré ces Harfang aux FRA, dans le cadre d’une vente en deuxième main.

Selon le site spécialisé defense-update, citant le quotidien israélien Ma’ariv, les autorités israéliennes auraient accordé leur feu vert pour cette transaction, vu que le constructeur aéronautique étatique israélien IAI (Israel Aerospace Industries), contribue dans le cadre d’une Joint-venture, avec le géant européen EADS, à la fabrication du drone Harfang.

Le Harfang est un drone de reconnaissance / surveillance, dotés de moyens et senseurs électroniques et optroniques de grande qualité ; il a largement et efficacement, été utilisé par l’armée de l’air française au Mali en 2013.

Selon defense-update, le Maroc, en se dotant de ce moyen technologique de haut niveau, s’impose comme un véritable bastion nord africain de la lute contre-terroristes et contre les milices armées dans la région comme le Polisario.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:45
Les deux Reaper de l'armée de l'Air sont arrivés à Niamey

 

28.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Pudiquement, il faudrait dire qu'ils sont "au Sahel". Mais les deux premiers drones Reaper de l'armée de l'air dont la DGA avait confirmé la livraison la semaine dernière (voir mon post d'alors en cliquant ici) sont arrivés au Niger où ils vont côtoyer les Harfang français et d'autres Reaper US ceux-là.

Les deux appareils et la station ont été acheminés par un Antonov qui a fait une escale en France mercredi.

Le ministre français de la Défense devrait se les faire présenter après son réveillon à Bamako, lors d'une visite dans plusieurs pays du Sahel.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 19:34
Mali : 2000 heures de vol pour le détachement Harfang

02/09/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 15 au 16 août 2013,  le détachement Harfang a passé  la barre symbolique des 2000 heures de vol en soutien de l’opération Serval.

 

Engagé depuis le 17 janvier en soutien des opérations françaises au Mali, le détachement  Harfang de l’escadron de drones 1/33 Belfort a effectué en sept mois deux mille heures de vol.

 

Le détachement Harfang a été de tous les combats depuis le déclenchement de l’opération Serval. Apportant une contribution conséquente au recueil de renseignement sur le théâtre grâce à ses capteurs et à sa capacité à durer sur zone, le Harfang a également mis à profit ses capacités de détection pour  aider les aéronefs de l’armée de l’Air et de la Marine nationale à acquérir et engager des cibles ennemies. Grâce à l’illuminateur laser embarqué sur le drone, les équipages ont ainsi guidé sur leur objectif des bombes de précision tirées par d’autres aéronefs.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, ainsi qu’à appuyer le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:55
Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

11/06/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2013,  le drone Harfang a effectué sa centième sortie en soutien de l’opération Serval.

 

Engagé depuis le 17 janvier en soutien des opérations françaises au Mali, le détachement Harfang de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » a effectué un peu plus de 1600 heures de vol, de jour comme de nuit.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Depuis le début des opérations au Mali, le drone Harfang est régulièrement engagé en soutien des opérations de forces françaises au sol . Apportant une contribution conséquente au recueil de renseignement sur le théâtre grâce à ses capteurs et à sa persistance sur zone, le Harfang contribue également à l’acquisition de cibles au profit des aéronefs de l’armée de l’Air et de la Marine nationale. Grâce à l’illuminateur laser embarqué sur le drone, les équipages ont ainsi guidé sur leur objectif des bombes de précision tirées par d’autres vecteurs.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Le détachement Harfang a été engagé dans toutes les phases de l’opération et sur tout le théâtre. Il a couvert en une centaine de vols opérationnels un large spectre de missions et a ainsi nettement contribué aux succès tactiques de l’opération Serval.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:55
MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

June 10, 2013: Strategy Page

 

France is apparently not pleased with the performance of its locally developed Harfang UAV and is buying two American RQ-9 Reapers with the intention getting more and standardizing on this proven UAV design. Currently two Harfang UAVs are present in Mali (operating from neighboring Niger) and some American RQ-9s are helping out as well. France wants the RQ-9s as quickly as possible and apparently this sale is dependent on the U.S. being able to deliver the RQ-9s before the end of the year.

 

The MQ-9 Reaper is a 4.7 ton, 11.6 meters (36 foot) long aircraft with a 21.3 meters (66 foot) wingspan that looks like the MQ-1 Predator. It has six hard points and can carry 682 kg (1,500 pounds) of weapons. These include Hellfire missiles (up to eight), two Sidewinder or two AMRAAM air-to-air missiles, two Maverick missiles, or two 227 kg (500 pound) smart bombs (laser or GPS guided). Max speed is 400 kilometers an hour, and max endurance is 15 hours. The Reaper is considered a combat aircraft, to replace F-16s or A-10s in many situations.

Hargfang photo Armee de l Air

Hargfang photo Armee de l Air

The Harfang was based on the Israeli Heron Shoval UAV which in turn is very similar to the MQ-1 and is selling well to foreign customers who cannot obtain the MQ-1. In addition to being one of the primary UAVs for many armed forces (Israel, India, Turkey, Russia, France, Brazil, El Salvador) the United States, Canada, and Australia have either bought, leased, or licensed manufacture of the Heron. Meanwhile France has bought four Harfang ("Eagle") UAVs and used them in Afghanistan, Libya and Mali over the last four years.

The Shoval weighs about the same (1.2 tons) as the Predator and has similar endurance (40 hours). Shoval has a slightly higher ceiling (10 kilometers/30,000 feet, versus 8 kilometers) and software which allows it to automatically take off, carry out a mission, and land automatically. Not all American large UAVs can do this. Both Predator and Shoval cost about the same ($5 million), although the Israelis are willing to be more flexible on price. Shoval does have a larger wingspan (16.5 meters/51 feet) than the Predator (13.2 meters/41 feet) and a payload of about 137 kg (300 pounds). The French version costs about $25 million each (including sensors and development costs).

 

Israel also developed a larger version of the Heron, the 4.6 ton Heron TP. This is similar to the American RQ-9, but with a lot less combat experience, and more expensive. Some Heron TP tech was incorporated into Harfang and France was going to buy some Heron TPs, even though MQ-9s were offered for more than 20 percent less. Now France plans to switch to the RQ-9 because they are seen as more reliable and capable.

Eitan (Heron TP) drone source Defense Update

Eitan (Heron TP) drone source Defense Update

The Heron TP entered squadron service in the Israeli Air Force four years ago. The UAV's first combat service was three years ago, when it was used off the coast of Gaza, keeping an eye on ships seeking to run the blockade. For that kind of work the aircraft was well suited. But so are smaller and cheaper UAVs.

 

Development of the Heron TP was largely completed six years ago, mainly for the export market, and the Israeli military was in no rush to buy it. There have been some export sales and the Israeli air force eventually realized that this was an ideal UAV for long range operations or for maritime patrol. But it turned out there were few missions like that.

 

Equipped with a powerful (1,200 horsepower) turboprop engine, the Heron TP can operate at 14,500 meters (45,000 feet). That is above commercial air traffic and all the air-traffic-control regulations that discourage, and often forbid, UAVs fly at the same altitude as commercial aircraft. The Heron TP has a one ton payload, enabling it to carry sensors that can give a detailed view of what's on the ground, even from that high up. The endurance of 36 hours makes the Heron TP a competitor for the U.S. MQ-9. The big difference between the two is that Reaper is designed to be a combat aircraft, operating at a lower altitude, with less endurance, and able to carry a ton of smart bombs or missiles. Heron TP is meant mainly for reconnaissance and surveillance, and Israel wants to keep a closer, and more persistent, eye on Syria and southern Lebanon. But the Heron TP has since been rigged to carry a wide variety of missiles and smart bombs.

 

The U.S. will not provide Predators or Reapers weapons ready, forcing foreign users to develop their own equipment for arming the UAVs. France also, like other Predator and Reaper users, has to spend a lot of money to develop satellite link technology and set up a ground control facility (or pay to use the American one in the United States or, possibly, the new control center just opened in Britain)

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:20
Drones. Dans l’urgence, la France va acheter Américain

22 mai 2013 Philippe CHAPLEAU.- Ouest France

 

Dimanche, lors d’un déplacement aux Etats-Unis, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé que la France envisageait d’acheter deux drones de surveillance aux Américains ou aux Israéliens.

 

Sur la base aérienne de Cognac (Charente-Maritime), les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de l’escadron 01.33 Belfort restent discrets. Il faut préciser que deux drones Harfang sont déployés au Mali, qu’un troisième est utilisé pour la formation des équipages et que le dernier est plus ou moins cannibalisé pour permettre à ses trois frères de voler.

photo  Armee de l Air

photo Armee de l Air

Remplacer les Harfang vieillissants

 

Ces plate-formes, conçues dans les années 1990 et achetées aux Israéliens, sont vieillissantes et peu puissantes. « Imaginez que l’on fasse marcher une moto de grosse cylindrée avec un moteur de mobylette », explique Bertrand Slaski, un très bon connaisseur français du monde des drones et analyste à la CEIS.

 

« En plus, les capteurs de nos Harfang ne sont plus très performants. Les opérations en Afghanistan et surtout en Libye ont démontré le besoin d’équiper l’armée de l’air avec des drones récents et équipés de capteurs de haute définition. Désormais, il y a urgence puisqu’il n’existe aucun drone français ou européen opérationnel ».

 

Des besoins au Mali

 

Jean-Yves Le Drian est donc allé faire ses emplettes à l’étranger et va acheter sur étagère deux drones, probablement américains. Des Reaper construits par General Atomics et qui pourraient être prélevés sur les stocks de l’US Air Force en vue d’un déploiement express au Sahel (peut-être à Niamey, aux côtés des drones US basés au Niger depuis février).

 

L’absence de drones a été particulièrement dramatique au Mali. La Direction du renseignement militaire pouvait compter sur deux Harfang et sur quelques Atlantique de la marine ; elle a dû louer les services et les appareils d’une société privée luxembourgeoise dont les Cessna ont été basés à Gao et ont effectué des missions de surveillance et de renseignement au-dessus du nord et de l’est du Mali pour y repérer les mouvements des djihadistes.

 

« Recourir à ces avions équipés de capteurs efficaces constitue une solution pratique : on achète des services qui sont disponibles immédiatement », reconnaît Bertrand Slaski. « Mais ce n’est pas la logique première des industriels qui ont toujours espéré le lancement d’un grand programme européen de drones de surveillance pour bâtir une véritable filière dans ce domaine ».

 

L'Europe à la traîne financièrement

 

Programmes, projets, démonstrateurs : les idées ne manquent pas, à la différence des financements ! Les Britanniques ne disposent d’aucune marge budgétaire et sont déjà équipés en Reaper. Les Allemands viennent d’abandonner le drone Euro Hawk (version européenne du drone US Global Hawk) : 500 millions d’euros pour rien !

 

« Qui sont les Européens qui pourraient s’engager à acheter un drone européen ? Les Polonais peut-être ou les Turcs qui se résignent à acheter israélien. Et la France qui veut se doter de 12 drones MALE, selon le Livre blanc ».

 

Mais si aucun constructeur européen ne s’engage à développer sur fonds propres un tel appareil, la France, sans le sou, risque, à terme, et après avoir goûté aux Reaper à continuer ses achats sur les étagères américaines.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:55
photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

20 Mai 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Le Congrès des Etats-Unis doit encore donner son feu vert.


Sauf refus du Congrès américain - qui reste possible - la France devrait acquérir deux drones Reaper, avant la fin de l'année, ainsi qu'une station-sol pour les mettre en oeuvre. Ces engins, fabriqués par General Atomics, devaient initialement être livrés à l'US Air Force, mais le Pentagone a accepté qu'ils soient prélevés sur la ligne de production en cours, ce qui accélère la décision de plusieurs années. C'est une décision du secrétaire à la Défense Chuck Hagel, qui a rencontré son homologue français Jean-Yves le Drian vendredi 17 mai à Washington. Il s'agit donc d'appareils neufs et non de matériels d'occasion.

Ces deux Reaper (Predator 2) resteront des appareils très américains, aussi bien en ce qui concerne les capteurs optiques que les transmissions. La charge utile de ces engins ne sera pas "francisée" : ils seront, en quelque sorte, des drones américains mis en oeuvre par des militaires français... aux conditions américaines. Ainsi, ils ne pourront pas être déployés sur le territoire national et resteront donc dans la zone du Sahel, sans doute à Niamey (Niger), sinon à N'Djaména (Tchad).

Il s'agit d'appareils de surveillance et, en aucun cas, de drones armés capables de délivrer des munitions. Paris a, pour l'instant, renoncer à mettre en oeuvre des drones armés comme nous l'indiquions récemment.

L'opération Serval au Mali a montré le besoin criant de drone Male (Moyenne altitude longue endurance), dont l'armée de l'air ne possède que quatre exemplaires, des Harfang relativement peu puissant et en fin de potentiel. Deux d'entre eux ont été déployés à Niamey d'où ils ont rendus des services appréciables, mais malgré tout limités. Volant plus bas que le Reaper, le Harfang peut ainsi être parfois entendu depuis le sol dans ces zones désertiques et silencieuses. Ses capteurs optiques sont en voie d'obsolescence, même si son système de transmissions par satellite donne toute satisfaction.

Pour soutenir l'opération Serval, l'US Air Force a engagé une poignée de drone Male non-armés, Predator et Reaper, à Niamey. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a pu visiter le détachement américain lors de sa visite sur place le 26 avril. Il a ainsi pu mesurer de visu la différence entre les capacités d'un Harfang et d'un Reaper.

L'achat de deux Reaper est-il le prélude d'un contrat plus important avec General Atomics ? Le Livre blanc de la défense, récemment adopté, prévoit en effet l'acquisition par la France de douze "drones de surveillance de théâtre" d'ici à 2019. Faute de solutions nationales et européennes à court terme, le ministre de la Défense confirme que les discussions se poursuivent avec les deux seuls pays producteurs de Male : les Etats-Unis et Israel. Des lettres officielles ont été envoyées par la DGA aux deux fournisseurs potentiels.

Les discussions portent sur la francisation des charges utiles (capteurs optiques et électromagnétiques, systèmes de communications par satellite) : fidèle à sa doctrine d'autonomie stratégique, la France veut garder la maitrise de ces appareils - qu'elle n'aura guère avec les deux premiers Reaper.
Ce n'est pas simple. Les Américains sont en général très réticents à ouvrir les "black boxes" de leurs systèmes ou à permettre, par exemple, à des appareils de fabrication américaine de tirer des munitions européennes... Quant aux drones israéliens, ils ne disposent pas de communication par satellites, ce dont l'armée de l'air a impérativement besoin.

Les militaires français ne cachent pas leur préférence pour la solution américaine. "Le Reaper est le meilleur", nous confie un général d'aviation. "A court terme, l'armée de l'air veut acheter américain" écrivions nous sur ce blog en septembre dernier.

Les discussions vont donc se poursuivre, avec un moindre degré d'urgence, puisque les besoins sahéliens seront satisfaits. Paris espère monter un "club d'utilisateurs" européens de drone Male, associant la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie. Il s'agirait d'être en position de force, notamment face aux Etats-Unis. Mais l'expérience montre qu'en la matière, il y a loin de la coupe aux lèvres...

Le paysage européen en matière de drone est consternant. En France, comme chez nos grands voisins, tout semble s'être ligué pour en arriver à ce que le seul choix possible soit d'acheter sur étagères, faute de solutions nationales. Les responsabilités sont partagées : militaires, politiques, industriels, personne n'a su y faire depuis... 20 ans !

Le récent abandon de l'Euro Hawk par l'Allemagne en est un exemple. Il s'agissait d'une version européanisée (par EADS Cassidian) du Global Hawk de Northrop Grumman, un engin très puissant (14 tonnes, contre 4 pour le Reaper). Après avoir dépensé plusieurs centaines de millions d'euros, Berlin renonce expliquant que l'Euro Hawk ne pourrait pas s'intégrer dans la circulation aérienne ! Sacrée "découverte" sur laquelle nous reviendrons rapidement sur ce blog.

En matière de drones tactiques (mis en oeuvre par l'armée de terre), les choses semblent s'éclaircir avec 'accord franco-britannique sur le Watchkeeper, un appareil de conception israélienne. A plus long terme, la perspective d'un drone de combat européen existe également : Dassault, avec plusieurs autres industriels européens, a fait voler son nEUROn en décembre dernier.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/sam_0356/2171970-1-fre-FR/sam_0356.jpg

 

13 February 2013 by defenceWeb

 

Since January, a detachment of Harfang unmanned aerial vehicles (UAVs) has been engaged in Operation Serval, France’s intervention in Mali, where they joined dozens of French air assets, from maritime patrol aircraft to tankers.

 

Last week the French Ministry of Defence (MoD) said that the Harfangs carried out their first operational missions over Mali on January 18. The aircraft are flown by Squadron 1/33 ‘Belfort’ from neighbouring Niger, with two being based in Niamey. It was under the eye of the Harfang that the cities of Douentza and Gao were taken over from Islamist militants. They were also overhead when French paratroops landed in Timbuktu.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

The EADS Harfang (based on the IAI Heron) medium altitude long endurance (MALE) UAV has an endurance of over 20 hours – one flew for 26 hours between January 25 and 26. After Afghanistan and Libya, the Sahel desert is the third theatre to which the unarmed Harfang has been deployed.

 

The French MoD said the aircraft cooperate with Air Force and Navy aircraft operating over Malian territory. France has a wide variety of air assets operating in support of Operation Serval. From its base in Ndjamena, Chad, it has six Rafale and three Mirage 2000D fighters, five C-135FRs tankers, one A310, one C-130 Hercules, three C-160 Transal and one CN235 transport aircraft.

 

Based in Mali’s capital Bamako are two Mirage F1CR and three Mirage 2000D fighters and eight Gazelle, four Super Puma and three Tiger helicopters. Five French Navy Atlantique II maritime patrol aircraft are based in Dakar, Senegal. France has also charted aircraft, including An-124, An-225 and Il-76 transports.

 

The French Ministry of Defence on February 4 said that since January 31, French aircraft had flown more than 135 missions over Mali, including 30 reconnaissance flights, and destroyed 25 targets from logistics depots to training centres. Fighter aircraft and attack helicopters were used for these strikes.

 

Apart from French air assets, a large number of foreign aircraft have been contributed to the intervention force. Nigeria is the only other country to have committed combat aircraft, deploying two Alpha Jets (NAF 455 and NAF 452) to neighbouring Niger on January 18, followed by two Mi-35 attack helicopters. Nigerian Air Force C-130s are being used to airlift equipment and soldiers to Mali as part of the ECOWAS (Economic Community of West African States) contingent (Nigeria has pledged 900 troops out of 3 300 mandated to be sent).

 

The United States has been supporting French operations with five C-17 Globemaster III strategic transports, three KC-135 tankers and unarmed RQ-1 and RQ-4 unmanned aerial vehicles. The US may also be flying armed MQ-1 Predators over Mali.

 

The US Air Force (USAF) said that between January 21, when the US airlift effort began, and February 3, its C-17s had flown 30 flights transporting 610 personnel and 1 675 000 lb (760 tons) of equipment and supplies. Since aerial refuelling began on January 27, the USAF flew nine missions and offloaded 360 000 lb (163 000 kg) of fuel to French aircraft.

 

Canada has contributed a C-17 Globemaster III transport, which arrived in Mali on January 17 carrying French military hardware. In Europe, Belgium has offered two C-130 Hercules and two A109 medevac helicopters as well as 75 soldiers.

 

The Netherlands pledged to provide transport aircraft and on February 7 dispatched a KDC-10 from Eindhoven air base to pick up supplies in France before delivering them to Ndjamena, which is the French logistics hub for Operation Serval.

 

Germany has sent two C-160 Transal aircraft to support ECOWAS. On February 8 the Bundeswehr announced that the Luftwaffe had flown 48 C-160D flights that transported 337 personnel and 92 tons of materiel in support of the International Support Mission in Mali (AFISMA).

 

The Italian Air force is sending two C-130J Super Hercules and a KC-767A tanker, which will refuel French combat aircraft. A Danish C-130J-30 Super Hercules departed for Mali on January 15 while a Spanish C-130 left for Bamako on February 1, transporting men and materiel to Mali.

 

Elsewhere, Sweden has given France use of its share of the NATO Strategic Airlift Capability, dispatching a C-17 aircraft to France, and the United Arab Emirates (UAE) has offered two of its C-17s to assist France transporting men and materiel to Mali.

 

The Royal Air Force has contributed three aircraft, starting with a C-17 that flew into Bamako on January 14, delivering equipment for the French Army. A second RAF C-17 left Paris for Mali on January 15. The two airlifters are providing non-combat logistics support. The UK last month extended its commitment to Mali by committing one of its C-17s to Operational Serval by three months.

 

On January 25 a Royal Air Force Sentinel surveillance aircraft deployed to Dakar, Senegal, from RAF Waddington. Around 20 British personnel are deployed in Mali’s capital Bamako in support of French forces.

 

France commenced military operations in Mali on January 11, with the goal of removing Islamist militants from the country. According to the French MoD, there are currently 4 000 French soldiers in Mali. Alongside them are nearly 3 800 African soldiers and some 2 000 AFISMA soldiers belonging to Togo (640), Burkina Faso (500), Nigeria (240), Niger (500), Benin (90) and Senegal (50). More troops are expected in the coming weeks.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 23:11

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

02.02.2013 IsraelValley Desk - Défense

 

Les drones “Français” sont au Mali. Une news parue récemment mentionne que le Harfang contient du savoir faire israélien.

 

"Le magazine wired fait un zoom sur l’arsenal français déployé au Mali et illustre son analyse avec la photo d’un drone Harfang. Le média américain écrit en légende: le « franco-drone » pour mieux rappeler que l’avion sans pilote français est en fait une adaptation du Heron israélien. Wired mentionne les états de service du Harfang en Afghanistan et souligne qu’avec le retrait des forces françaises, il est désormais disponible pour d’autres théâtres d’opérations.

 

Une intuition confirmée en exclusivité par Jean Dominique Merchet dans Secret Défense qui annonce le déploiement aujourd’hui de deux drones Harfang au Mali. Il précise que la France en possède 4 et qu’ils ont non seulement servi en Afghanistan mais aussi en Libye. Les appareils confirme-t-il seront basés à Niamey soit à 700 km du théâtre des opérations et passeront la moitié de leur temps en vol de transit.

 

Defense Industry met pour sa part un peu les pieds dans le plat en rappelant que la France souhaite s’orienter dans un avenir proche vers des drones de combat. Il est donc question de drones Harfang améliorés et armés…à 25 millions de dollars le système. L’ alternative serait le Watchkeeper en version combat ou entre autres, le MQ9 Reaper qui pourrait larguer les fameuses bombes guidées AASM…

 

Pour ce qui est du Harfang, Defense industry précise que les appareils nécessitent la présence d’une équipe importante affectée à 3 stations au sol. La première planifie les missions, la seconde contrôle le drone et reçoit la vidéo par liaison satellite et la troisième traite les images recueillies. Au total 9 personnes pour chaque mission. 4 pilotes qui se relaient, 2 agents de renseignements, 2 analystes photos, et un agent qui recoupe les informations relatives au théâtre d’opération. Sans parler de 15 techniciens pour les tests, les réglages et la maintenance.

 

Anecdote croustillante, Defense Industry rappelle les propos d’Hervé Morin en 2010 devant la commission de défense de l’assemblée nationale, le ministre se plaignait alors du manque de coopération israélien pour les pièces de rechanges des Harfang.

 

Verbatim: « Nous avons encore du retard par rapport aux drones existants, que ce soit par rapport aux drones américains comme le Predator ou aux drones israéliens, qui constituent la base du SIDM (système intérimaire de drones MALE). Nous rencontrons d’ailleurs quelques problèmes de réparation sur ce matériel, les Israéliens n’étant pas toujours très coopératifs en la matière. »

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:55
 Le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance)


06/06/2012 DGA

 

Le système intérimaire de drones MALE (SIDM) permet la réalisation de missions de surveillance et de reconnaissance, de désignation d'objectif et d'illumination laser de cibles.

Ces missions, réalisées au profit du renseignement interarmées, du commandant du théâtre et des composantes de forces, s'appliquent sur l'ensemble d'une zone d'intérêt ou d'un théâtre d'opérations.

Elles peuvent être réalisées dans la profondeur, jusqu'à des distances supérieures à 1000 km de la base de départ, en assurant une permanence sur zone de 24 heures de jour comme de nuit et par tous temps. Les charges utiles embarquées sont une boule 3 voies dénommée MOSP (voie électro-optique, voie infrarouge et voie laser) et un radar à ouverture synthétique (imagerie et détection de cibles mobiles).

Le système, qui a été déployé en Afghanistan jusqu'en mars 2012, comprend deux véhicules aériens, un segment sol et des moyens de soutien associés ; un système complémentaire, composé d'un véhicule aérien, d'une station sol et des moyens de soutien associés, a été livré à l'armée de l'air sur la base aérienne de Cognac fin 2010, et porte ainsi à 2 le nombre de véhicules aériens présents sur cette base (parc total de 4 véhicules aériens). Ce second système, principalement destiné à la formation et aux missions intérieures, a été déployé dans le cadre de l'opération Harmattan d'août à octobre 2011.

 

Développement

Après l'expérimentation des drones Hunter, l'armée de l'air a décidé de les remplacer par les drones SIDM, en attendant le drone MALE qui lui apporterait à terme une capacité complète.

Le SIDM a fait l'objet d'un appel d'offres sur performances qui a retenu la proposition EADS (maître d'œuvre) sur la base du porteur israélien Eagle réalisé par IAI. La notification du contrat est intervenue en août 2001.

La livraison du système SIDM a été échelonnée entre mi 2008 et début 2009, à l'issue d'une phase de réception ayant fortement sollicité les centres de la Direction Technique (notamment : DGA EV, DGA MI, DGA TA) ; dès la livraison, l'armée de l'air a mené les premières expérimentations technico-opérationnelles, et a participé à une opération intérieure en septembre 2008 (intégration du système dans le DPSA mis en place lors de la visite du Pape à Lourdes).

 

Activité opérationnelle

Il a été décidé fin 2008 de projeter le système sur le théâtre afghan, suite aux évènements du mois d'août dans la vallée d'Uzbeen. Après une modification de la liaison satellitaire, pour s'adapter aux caractéristiques particulières de la ressource disponible sur le théâtre (satellite à orbite inclinée), la première capacité opérationnelle a été prononcée fin janvier. Le système a ensuite réalisé son premier vol en opération extérieure depuis la base aérienne militaire de Bagram le 17 février 2009.

En mars 2012, au départ d'Afghanistan, ce sont 579 vols qui ont été réalisés pour ce déploiement, pour un total de 5100 heures de vol.

L'activité sur la base de Cognac a débuté fin 2010, à des fins d'entraînement du personnel et de missions intérieures (G8 de Deauville, etc.)

Entre août et octobre 2011, le second système a été déployé en Sicile dans le cadre de l'opération Harmattan. 24 vols auront été effectués à cet effet, pour 316 heures de vol.

 

Fiche technique

L'architecture physique d'ensemble du SIDM s'organise autour des segments suivants :

 

Segment aérien

Véhicules aériens :

- masse maximale au décollage : 1 250 kg

- envergure de 17 m

- équipé de GPS et de moyens inertiels

- équipé d'un moteur à pistons (ROTAX 914) et d'une hélice à pas variable

- atterrissage et décollage automatique tous temps sur la base d'un système GPS différentiel et d'un moyen de secours à technologie laser

- protection anti-givre

Charges utiles :

- caméras d'imagerie (visible et infrarouge) sur plate-forme gyrostabilisée

- télémètre/illuminateur laser

- radar SAR disposant de 2 modes d'imagerie (STRIP et SPOT), permettant une haute résolution, et d'un mode de détection de cibles mobiles (MTI)

- capacité de suivi automatique de cibles

- fonction ROVER / Remote video terminal, permettant de diffuser les images directement vers les troupes au sol (charge exclusive du radar SAR, intégrée par le CEAM et opérationnelle depuis mars 2010)

Segment liaisons de données :

- à vue directe (LOS)

- par satellite (SATCOM)

 

Segment sol modulaire

- un module de préparation de la mission

- un module de mise en œuvre système (gère les phases de décollage et d'atterrissage et contrôle le drone en vol)

- un module de mise en œuvre déportée (contrôle complet du drone en vol)

- un module d'interprétation et de diffusion des images (SAIM )

Le segment sol permet de gérer simultanément deux véhicules aériens en vol et d'effectuer des relais sur la zone d'observation.

 

Performances

- altitudes d'évolution opérationnelle comprises entre 15 000 et 25 000 ft

- vitesse maximale de 110 kts

- endurance de 12 heures à 1 000 km (pour un véhicule aérien), permanence H24 sur zone pour le système

- capacité d'observation tous temps, de jour comme de nuit

 

Avancées capacitaires

En comparaison avec le système Hunter, le SIDM présente de véritables avancées technologiques offrant une capacité opérationnelle accrue. Ces améliorations sont essentiellement :

- l'intégration d'une liaison de données par satellite permettant un contrôle du drone à très grande distance. Cette capacité permet à la fois, d'envoyer le drone sur des théâtres d'opération éloignés de la base de départ, mais aussi, de répartir géographiquement les stations de contrôle recueillant en temps réel l'information en fonction du besoin opérationnel

- l'intégration d'un radar d'imagerie SAR permettant de réaliser des images par tous temps et, grâce au mode MTI, de détecter et suivre des cibles mobiles

- la capacité à emporter simultanément les différents capteurs (optique, infrarouge, radar), permettant d'assurer la mission quelle que soit l'évolution des conditions météorologiques

- le développement d'un système d'atterrissage et de décollage automatique (ATOL ) permettant d'augmenter le degré d'automatisation du système, de limiter le risque relatif à ces phases critiques du vol, et de garantir une capacité de décollage et d'atterrissage tous temps

- l'intégration d'un système de dégivrage permettant le vol en conditions givrantes

- l'intégration d'un système d'analyse image (SAIM) faisant l'interface avec les systèmes d'information et de commandement

- la capacité Rover décrite supra, depuis mars 2010 (capacité exclusive du radar SAR)

A noter que le système SIDM dispose depuis fin 2010 d'un certificat de type.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d'œuvre industrielle du SIDM est assurée par les sociétés EADS et IAI, en organisation de cotraitance. L'origine des composants principaux est la suivante :

- véhicule aérien : IAI-MALAT (Israël)

- liaison de données SATCOM : IN-SNEC (France), groupe Zodiac Data System

- centrale inertielle : SAGEM (France)

- boule électro-optique : IAI -TAMAM (Israël)

- radar SAR : IAI-ELTA (Israël)

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 17:38
photo Sirpa Air

photo Sirpa Air



le 26/01/2012 Air & Cosmos

En créant une joint-venture dans les drones avec Rheimetall, Cassidian se postitionne en fédérateur européen et capitalise sur le Harfang.

 

Dans la joint-venture annoncée vendredi avec Rheinmetall dans le domaine des drones, Cassidian ne se contentera pas d’une part initiale -déjà majoritaire- de 51% : selon nos sources, la firme prévoit déjà und augmentation prochaine de la prise de contrôle. Rheinmetall semble considérer que mettre ces activités sous la houlette de la division défense d’EADS leur assurera plus de pérennité dans un secteur où la diversité des acteurs se heurte à la restriction des budgets.

 

De son côté, Cassidian n’a de cesse d’être reconnu comme le fédérateur européen des drones, par opposition à une alliance franco-britannique qui favoriserait Dassault et BAE Systems. L’accord intervient ainsi après le rachat en octobre de la PME française Surveycopter, puis en décembre le protocole d’accord avec Alenia pour une possible coopération dans les drones Male (Moyenne Altitude Longue Endurance) et de combat, sans compter l’accord avec le Turc TAI autour du projet de Talarion.
Et le fait que Rheinmetall, en plus de fabriquer le drone tactique KZO, soit responsable de l’exploitation du Heron 1 d’IAI pour les forces allemandes dans le programme Saateg n’est pas anodin.

 

Car Cassidian ne renonce pas au Harfang ( dérivé du Heron 1 francisé), bien que la France ait refusé sa proposition de Harfang « Nouvelle Génération » modernisé au profit du plus gros Heron TP francisé par Dassault. Notant qu’en France comme en Allemagne, Harfang et Heron 1 arrivent à échéance fin 2013 en n’ayant épuisé « que 10% du potentiel du véhicule aérien », EADS s’appuierait bien sur une mutualisation des coûts fixes entre les deux pays pour jouer les prolongations. Et de noter que le Harfang serait qualifié pour une exploitation sur le territoire national allemand, contrairement au Heron 1… Tout cela même si, officiellement, l’alliance n’invalide pas la proposition faite par Rheinmetall à l’Allemagne de succéder au Heron 1 avec du Heron TP.

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