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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 19:55
photo Marine nationale

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04/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Dans le cadre de sa remontée en puissance, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre retrouve sa fonction de porte-hélicoptères d’assaut, au cours d’une intense campagne d’appontages. Du 30 novembre au 4 décembre 2015, cette campagne se déroule au bénéfice des pilotes du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (3ème RHC) d’Etain et du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales (4ème RHFS) de Pau, mais également au profit des équipes aviation du bord, pleinement mobilisées.

 

«Ces exercices à bord du BPC nous permettent d’effectuer des posés délicats. L’atmosphère maritime fournit moins de repères pour les pilotes, notamment la nuit où ils peuvent être soumis à des illusions sensorielles» explique le chef de détachement du 4ème RHFS. « Nous devons être en mesure de projeter des pilotes opérationnels tout au long de l’année» confie un capitaine du 4ème RHFS.

 

De jour comme de nuit, les marins du bord et les pilotes travaillent conjointement pour permettre aux pilotes de se qualifier sur des hélicoptères de manœuvre et d’assaut de type Puma, de reconnaissance et d’attaque de type Gazelle, d’attaque de type Tigre, et les Caracal des forces spéciales.

 

Touch and go (TAG), ship control approach (SCA), depuis le contrôle aérien assuré par le CTAC (contrôleur tactique) jusqu’au dialogue entre les pilotes et la cabine aviation dans le circuit, c’est une organisation bien rodée qui se met en œuvre. Compte tenu des spécificités de l’aéronautique, la vigilance et la maîtrise des risques sont rappelées à chaque instant : un entraînement réussi est un entraînement conduit en sécurité.

 

Comme toute plate-forme navale, celle du BPC comporte ses contraintes, notamment les risques liés aux coactivités et à la sécurité aéronautique qui sont particulièrement sensibles sur une plate-forme avec six spots de mise en œuvre.

 

Le professionnalisme des équipes du pont ( chiens jaunes», «PONEV» et «SECU») du Tonnerre passe aussi par la tradition d’accueil à bord: la bonne connaissance mutuelle, le partage et l’ouverture d’esprit font partie des conditions à réunir pour la pleine réussite de la mission.

Cette semaine de préparation opérationnelle vise à renforcer l’interopérabilité des forces, et à familiariser les pilotes avec l’environnement maritime.

 

Pour le chef de détachement du 4ème RHFS  les objectifs sont atteints à 100%.»

photo Marine nationale

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:45
photo EMA / Armée de terre

photo EMA / Armée de terre

 

26/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Engagée pendant le mois de novembre 2015 dans le Nord de la Bande sahélo-saharienne (BSS) dans l’opération Vignemale, la force Barkhanea mobilisé l’ensemble de ses moyens pour cette opération majeure. Pour conduire des actions ciblées, la composante aérienne a appuyé et soutenu plus de 1 000 soldats engagés au sol. Près de 400 sorties aériennes ont ainsi été réalisées durant le mois novembre. Focus sur une opération interarmées de grande ampleur.

 

L’ensemble du spectre des missions aériennes est mobilisé

Basés à N’Djamena et à Niamey, les huit avions de chasse de la force Barkhane(4 Rafale– 4 Mirage) ont effectué 70 sorties au cours de l’opération Vignemale. En appui des opérations et des convois terrestres dans la BSS, les chasseurs concourent à la sécurisation de la force, recueillent des informations à des fins de renseignement et effectuent des démonstrations de force. Afin d’étendre leur rayon d’action et leur endurance en vol, les avions de type C 135assurent le ravitaillement en vol.

Dans la BSS, les moyens aériens sont essentiels pour le transport des troupes et du matériel sur les très grandes distances qui séparent les bases des zones d’opération. Ces vols représentent plus de la moitié des sorties aériennes. Près de 200 missions logistiques ont ainsi été effectuées au cours du mois de novembre pendant l’opération Vignemale. Dans les zones où les aéronefs ne peuvent pas se poser, des opérations de largage sont réalisées pour faire parvenir des vivres et du matériel aux troupes au sol. Neuf opérations de ce type ont été réalisées au cours de l’opération. Elles ont permis de livrer près de 36 tonnes de matériels.

 

L’aéromobilité combinée aux manœuvres terrestres

La composante aéromobile occupe une place incontournable dans la conduite des opérations. Répartis sur les bases de N’Djaména, Madama et Gao, Barkhane dispose de 17 hélicoptères de manœuvre, de reconnaissance et d’attaque. Les hélicoptères de manœuvre permettent d’assurer le transport tactique de troupes et de matériels. Ils garantissent par ailleurs de pouvoir procéder à des évacuations sanitaires, 24 heures sur 24. Les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque permettent quant à eux, de déceler et de neutraliser l’adversaire. Au cours de l’opération Vignemale, l’ensemble de la composante aéromobile a été engagée. Les deux hélicoptères Caracal basés à N’Djamena ont rejoint la zone du Nord-Niger pour venir en appui des forces au sol. Cette ré-articulation des moyens a pu être réalisée grâce au ravitaillement en vol des Caracal assuré par un C 130 Hercules américain, une première en opération extérieure.

 

Drones et ATL2 : la permanence de l’ISR

Les moyens ISR tiennent un rôle central sur un théâtre aussi vaste que l’Europe et dont certaines zones sont très difficiles d’accès. La force Barkhane peut compter sur cinq drones déployés sur la base aérienne de Niamey qui permettent de disposer d’une surveillance aérienne permanente. Pendant Vignemale, ils ont été renforcés par un Atlantique 2de la base aéronavale de Lannbihoue. Ce dernier a réalisé 16 missions parmi les 91 missions ISR effectuées durant le mois de novembre.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de terre

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:25
Helibras Successfully Concludes H225M Integration Tests with Exocet Missile

Armed with two AM-39 Exocet long-range anti-ship missiles, the Airbus H225M Caracal is arguably the most powerful naval strike helicopter presently in service, and will give the Brazilian navy an unprecedented anti-ship firepower. (Airbus HC photo)


December 3, 2015 (Issued in Portuguese; unofficial translation by Defense-Aerospace.com)

(Source: Helibras; issued December 3, 2015)


Helibras this week concluded the first phase of the integration tests of the AM39 Exocet missiles and the naval mission system developed especially for operational version of the H225M helicopter of the Brazilian navy. During the three weeks of activities in the laboratory, the team successfully completed several simulated firing of the missile.

This phase of testing was performed to validate the connection between the Naval Mission system and the missile launchers, to test different modes of operation, to verify the control logic and check the test instrumentation that will be used during the flight trials.

In early 2016, bench analysis will resume for the missiles to be flight-tested on the prototype aircraft, in Brazil. These activities are being coordinated by teams of Helibras Engineering Center and Airbus Helicopters professionals as well as MBDA, maker of the AM39 Exocet missile, Atech and Airbus Defence and Space.

"This was another stage planned in our schedule of work and shows the commitment of Helibras to the H-XBR program, as well as the increased training of its professionals and its plant in Brazil," said Richard Marelli, Helibras vice president of Operations.

The successful integration of the systems also demonstrates the maturity of the development of H225M and of the Naval Mission Systems for the Navy of Brazil, which has a completely new layout, designed in Brazil by Helibras, together with the customer, Airbus Helicopters and partner companies

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:45
Barkhane : La 3e dimension, un rôle majeur dans l’opération Vignemale

Barkhane : La 3e dimension, un rôle majeur dans l’opération Vignemale

 

25/11/2015 Sources : EMA

 

Engagée pendant le mois de novembre 2015 dans le Nord de la Bande sahélo-saharienne (BSS) dans l’opération Vignemale, la force Barkhane a mobilisé l’ensemble de ses moyens pour cette opération majeure. Pour conduire des actions ciblées, la composante aéromobile a appuyé et soutenu plus de 1 000 soldats engagés au sol.

 

Combinée aux manœuvres terrestres, la composante aéromobile occupe une place incontournable dans la conduite des opérations, en conférant à la force la souplesse et les capacités d’élongation indispensables pour prendre l’ascendant sur l’adversaire et s’affranchir des distances. Répartis sur les bases de N’Djaména, Madama et Gao, Barkhane dispose ainsi de 17 hélicoptères de manœuvre, de reconnaissance et d’attaque.

 

Les hélicoptères de manœuvre permettent d’assurer le transport tactique de troupes et de matériels. Ils garantissent par ailleurs de pouvoir procéder à des évacuations sanitaires, 24 heures sur 24. Les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque permettent quant à eux, de déceler et de neutraliser l’adversaire. 

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Vol au-dessus de la côte basque sur le simulateur Caïman du 1er RHC à Phalsbourg. photo C.Lebertre DICoD

Vol au-dessus de la côte basque sur le simulateur Caïman du 1er RHC à Phalsbourg. photo C.Lebertre DICoD


 20/11/2015 C. B. - DICOD
 

L’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a depuis longtemps recours à la simulation pour former et entrainer ses équipages. Le 1er Régiment de combat d’hélicoptère de Phalsbourg possède des simulateurs de nouvelle génération. Associé aux vols de substitution, ces simulateurs permettent aux équipages de perfectionner leur entrainement opérationnel.

 

Voir Simuler n’est pas jouer (JDef)

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:35
RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

 

November 16, 2015: Strategy Page

 

In early October Thailand ordered another eight AW139 transport helicopters from Anglo-Italian firm AgustaWestland. The Thai army received its first two AW139s in 2014 and was impressed. The military tends to buy a lot more stuff after a coup (which Thailand had in 2014, the 12 th since 1932) because an elected government is much less cooperative about this sort of thing. The first two AW139s cost about $27 million each. These eight ton choppers carry up to 15 passengers and can get by with just one pilot. Cruise speed is 288 kilometers an hour and endurance averages 3.2 hours. The AW149, a military version of the AW139, is also available but is more expensive. The AW139 competes with the U.S. UH-60 and another European helicopter, the slightly larger NH90. AgustaWestland is a division of the Italian firm Finmeccanica.

 

Thailand has been trying to replace its aging force of helicopters for the last decade. This has led to the purchase of new American, European, and Russian helicopters, depending on who is offering the best deal at the moment. Thus Thailand has also ordered Russian Mi-17V5s, American UH-72As and UH-60Ms and European (Airbus) AS500 helicopters.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

16/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le constructeur de Marignane va annoncer cette semaine l'implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage (FAL) à Brasov en Roumanie. Ce sera la quatrième FAL d'Airbus Helicopters à l'international, en attendant celle de Qingdao en Chine.


Brisbane (Australie), Itajuba (Brésil), Colombus (Mississippi aux États-Unis) et maintenant Brasov (Roumanie) et Qingdao (Chine)... Cinq villes dans lesquelles Airbus Helicopters a installé des chaines d'assemblage ou va le faire en plus de celles de Marignane, de Donauwörth en Allemagne et d'Albacete en Espagne. Sans compter enfin celle du partenaire du constructeur européen en Corée du Sud, Korean Aerospace Industries (KAI), qui assemble le Surion, un hélicoptère de transport co-développé en coopération entre les deux groupes.

Et ce n'est peut-être pas fini. La filiale hélicoptériste d'Airbus Group prévoit d'en implanter une nouvelle à Lodz si le nouveau gouvernement polonais confirme le choix du Caracal. Et pourquoi pas aussi à Queretaro au Mexique et en Inde si le constructeur de Marignane gagne de grosses campagnes commerciales en cours. Une chaîne d'assemblage "est emblématique pour un pays qui l'accueille sur son sol, c'est la garantie d'un investissement local durable", estime le vice-président exécutif en charge des ventes et des services au niveau mondial, Dominique Maudet.

 

"On veille à la cohérence de nos capacités industrielles"

Finalement y a-t-il une cohérence industrielle de multiplier les chaines d'assemblage? "On y veille, assure Dominique Maudet. Nous ne mettons pas à risques nos capacités industrielles en multipliant les chaines d'assemblage. Pour autant, Airbus Helicopters souhaite être au plus près des clients pour gagner de nouvelles commandes. Enfin, nous devons faire de la place pour les nouveaux programmes à Marignane et à Donauwörth". Très clairement, le projet d'une implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage doit répondre à au moins une des quatre exigences du constructeur européen : le marché du pays, le volume de la commande, les coopérations et, enfin, les pays à meilleurs coûts, les fameux pays "best cost".

Dominique Maudet planche d'ailleurs sur un projet d'organisation pour les régions au niveau mondial. "Comment optimiser au niveau mondial nos capacités industrielles et de MRO, explique-t-il. Les sites de production doivent-ils produire pour un marché local ou un marché global? Par exemple, l'Espagne fabrique des poutres de queue de l'ensemble de la gamme pour le marché mondial et le site mexicain de Queretaro produit des éléments de structure pour les besoins globaux".

 

La Roumanie, tête de pont pour concurrencer les Russes

C'est décidé Airbus Helicopters, qui avait signé l'a dernier un protocole d'accord avec Bucarest, installe en Roumanie une chaine d'assemblage du Puma C1e, la nouvelle version du Super Puma qui offre une configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison et les coûts d'exploitation et de maintenance. Cette version a déjà été vendue à l'Afrique du Sud, l'Albanie et la Bolivie.

Le constructeur doit faire cette semaine l'annonce de l'implantation de cette nouvelle chaine d'assemblage en Roumanie, un pays à meilleurs coûts, qui monte dans la chaine de valeur. Brasov était jusqu'ici un centre de MRO doté d'une main d'oeuvre qualifiée, de bonne qualité et compétitive. "Cette chaine va nous permettre d'attaquer le marché utilitaire avec un produit fiable et sûr‎ face à la concurrence russe", assure Dominique Maudet.

Assemblé à Brasov, cet appareil, propulsé par un moteur Makila 1A, doit permettre à Airbus Helicopters de mieux rivaliser face aux hélicoptères russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, dont les flottes civiles et militaires sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters, selon les syndicats. "Ce partenariat devrait entraîner une baisse du prix de vente de notre appareil", estime FO

Les syndicats ne sont d'ailleurs pas contre ce projet. "Cette stratégie sur le marché à bas coût doit être favorable également pour les emplois à Marignane", explique FO. La CGC rappelle de son côté que sur le marché visé, "les produits de très hautes technologies ne sont pas en adéquation avec les capacités financières des clients". Et de faire valoir que "l'allongement de la durée de vie du Puma, programme éprouvé, serait ainsi au bénéfice de nos investissements, comme cela a été fait avec l'ancienne gamme, telle l'Alouette".

La CGC considère "sans tabou toute initiative propre à générer de la charge supplémentaire, y compris dans le cadre d'une implantation chez nos partenaires et à des transferts de production si les gains engendrés par ce type d'opération sont réinjectés et dédiés au développement de nouveaux programmes, sources de création d'emplois en France".

 

Des chaines dans des pays au marché très porteur

Aux États-Unis, la division hélicoptères d'Airbus Group a décidé en 2013 d'installer en 2014 une chaine d'assemblage d'Écureuil (H125) au Mississippi, en vue de compenser la fin du contrat des UH-72A Lakota destinés à l'armée de terre américaine et des autres agences fédérales. Le site de Colombus continuera à fabriquer des H125 et à faire le support et à moderniser les Lakota.

Pourquoi avoir implanté une chaine d'Écureuil dans le Mississippi? "Les États-Unis sont le premier marché pour l'Écureuil, souligne Dominique Maudet. Airbus Helicopters en vend en moyenne 150 Écureuil par an ces dernières années, dont la moitié aux États-Unis". Le constructeur détient d'ailleurs "près de 50% du marché mondial civil et parapublic" sur ce segment, estime-t-il. Au total, il vend entre 60 et 80 machines par an aux États-Unis. "Nous sommes bien contents d'avoir une chaîne d'assemblage locale", note-t-il. Un hélicoptère avec le label "Made in USA"...

Pour gagner le marché militaire des Lakota, Airbus Helicopters avait décidé de créer une chaine de H145 aux États-Unis, qui d'ailleurs demandait aux constructeurs qu'au moins 50% de la valeur du contrat soit fabriqué localement. En outre, le constructeur européen peut bénéficier du programme FMS (Foreign Military Sales), une procédure de vente d'état à état de matériels, services et programmes d'entraînement militaires américains, pour vendre le Lakota à l'international. C'est d'ailleurs pour cela que Airbus Helicopters avait installé une chaine d'assemblage aux États-Unis.

C'est aussi le cas avec la Chine où le constructeur a prochainement prévu d'installer une nouvelle chaine de H135. Il va assembler au moins 100 H135 à Qingdao dans la province de Shandong (sud de Pékin) lors des dix prochaines années. Le H135 est, selon Dominique Maudet, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. "Le potentiel en Chine, entre autres pour les besoins EMS (services médicaux d'urgence, ndlr), est gigantesque. Elle est également désireuse d'acquérir un savoir-faire industriel", affirme-t-il.

 

Des chaines pour des méga-commandes

Pour gagner des compétitions, Airbus Helicopters peut proposer d'implanter des chaines d'assemblages locales dans le cadre de campagnes militaires. Cela a été le cas avec l'Australie (47 NH90 en 2005 et 9 NH90 néo-zélandais en 2006) et le Brésil (39 H225M fabriqués à Itajuba sur 50). Ce sera le cas pour la Pologne (50 Caracal), voire au Mexique (50 Caracal) si ces deux pays confirment leur expression d'intérêt.

Les pays en font aussi souvent la demande pour bénéficier de transferts de technologies. "Nous ne le faisons pas pour moins de 40-50 appareils", explique Dominique Maudet. Une fois la production terminée, ces chaines peuvent être reconvertie dans le MRO et le support.

 

Des coopérations dans des pays clés

Que ce soit en Chine (H175), en Corée du Sud avec Korean Aerospace Industries (Surion et maintenant LCH/LAH) et en Roumanie avec IAR Brasov, et prochainement en Inde avec l'industriel Mahindra, Airbus Helicopters travaille à mettre en œuvre des partenariats en vue de développer des hélicoptères, qui compléteront le portefeuille du constructeur européen. "Ces pays ont appris à travailler avec nous, rappelle Dominique Maudet. Ils savent que nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce qu'on a dit".

En Corée du Sud, le programme LCH/LAH offre une seconde vie au Dauphin (H155), qui sera commercialisé à partir de l'usine Sacheon. Ce partenariat va aider Airbus Helicopters à vendre un Dauphin modernisé dans le monde entier. Et le départ de la chaine vers la Corée du Sud va libérer de la place pour industrialiser le tout nouveau programme H160.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:20
UH-72A Lakota  photo James Darcy  Airbus Helicopters Inc.

UH-72A Lakota photo James Darcy Airbus Helicopters Inc.

 

13 novembre, 2015 Nathan Gain - FOB

 

Douze nouveaux hélicoptères Lakota viendront, à partir d’août 2017, renforcer les 50 UH-72A déjà stationnés à Fort Rucker, et destinés à former la pierre angulaire du futur programme d’entraînement des pilotes , dont le lancement est prévu pour début 2016. À terme, l’armée américaine envisage d’acquérir un total de 187 UH-72A en version d’entraînement afin de remplacer les TH-67 fabriqués par Bell Helicopter et en service depuis plus de vingt ans. Un contrat évalué à 61 millions d’euros et une bonne nouvelle pour Airbus, dont l’implantation américaine peut maintenant envisager sereinement la consolidation de sa ligne de production au-delà de 2017.

 

« Maintes et maintes fois, l’UH-72A s’est avéré être la solution la plus rentable pour répondre à la grande variété des besoins de l’armée américaine et de nos alliés, » s’est félicité Allan McArtor, directeur général d’Airbus Group Inc. « L’exécution sans faille du programme Lakota par l’armée [américaine] a prouvé que, malgré l’environnement difficile dans lequel se trouve tout programme d’acquisition, il existe des success stories aussi bien pour le contribuable que pour le combattant, » a-t-il ajouté en marge de l’annonce du contrat.

 

Le Lakota (dont le nom, à l’instar des Chinook, Apache & co, est inspiré d’une tribu indienne), n’est rien de moins que le cousin militarisé et américain du EC145 en service dans la Gendarmerie nationale et la Sécurité civile française, dotées respectivement de 15 et 35 appareils.

 

Sélectionné en 2006 dans le cadre du programme « Light Utility Helicopter » (LUH), l’UH-72A est destiné à accomplir un large spectre de missions pour l’armée américaine et la garde nationale, à savoir l’entraînement des pilotes, des missions SAR, d’évacuation médicale, de surveillance des frontières, de C2 (command & control), de transport VIP et, en toute logique, de logistique au sens large. Près de 338 Lakota sont déjà sortis des chaînes d’assemblage d’Airbus HC situées à Columbus (Mississippi) pour être livrés aux forces armées américaines, sur les 423 commandés à ce jour par le Département de la Défense américain.

 

Conçu pour répondre aux besoins spécifiques de l’US Army, l’UH-72A est capable d’atteindre une vitesse de 269 km/h grâce à ses deux moteurs Turbomeca ARRIEL 1E2. Ses pales en matériau composite diminuent les vibrations et le bruit tout en augmentant l’aérodynamisme, donc les performances opérationnelles. Doté d’un design modulaire, cet hélicoptère multirôle est capable d’emporter jusqu’à six soldats en plus de l’équipage, ou deux brancards dans sa configuration MEDEVAC. Le Lakota est également équipé de la suite avionique Meghas produite par la Thales.

 

Preuve supplémentaire du succès de ce modèle, l’armée américaine envisage désormais, au-delà des commandes additionnelles, l’introduction d’une version « B » modernisée basée sur l’EC145 T2. Avec, logiquement, d’éventuelles commandes supplémentaires pour la filiale américaine du géant des voilures tournantes.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:20
UH-72A Lakota - photo Airbus HC

UH-72A Lakota - photo Airbus HC

 

12 novembre 2015 Aerobuzz.fr

 

L’US Army vient de transformer ses options d’achat portant sur 12 UH-72A Lakota en commandes fermes. Airbus Helicopters a déjà livré près de 350 exemplaires de ce modèle assemblé à Columbus (USA). Les livraisons débuteront en août 2017. Les appareils seront configurés pour la formation de début.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 6 novembre 2015, le capitaine de vaisseau Marc Gander, commandant la BAN Lanvéoc-Poulmic, a remis l’insigne de pilote d’aéronautique aux élèves de la promotion 2014C.

 

Cette remise de brevets marque l’aboutissement de la formation de pilote d’hélicoptère embarqué pour deux Élèves Officiers Pilotes de l’Aéronautique Navale (EOPAN). Ces derniers ont également reçu des mains de leur parrain un sabre, signe de leur admission dans le corps des officiers de la Marine. Les deux officiers vont maintenant rejoindre leur flottille d’affectation sur la BAN Hyères pour obtenir la qualification de pilote opérationnel.

 

Les pilotes d’hélicoptère de la Marine sont initialement formés dans l’armée de Terre, à Dax et Le Luc en Provence. Puis ils suivent la phase de navalisation à l’École de Spécialisation sur Hélicoptères Embarqués (ESHE). Cette navalisation est composée de vols sur EC120 et sur Alouette III et permet aux moniteurs de transmettre leur savoir-faire dans le domaine aéro-maritime : travail en équipage, vol en formation, navigation, survol maritime, treuillage, appontage, transport de charge lourde...

photo Marine Nationale

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

05.11.2015 par Marine Nationale

 

Pendant 7 jours, les pilotes du 5e régiment d'hélicoptères de combat (5e RHC) et le groupe interarmées d'hélicoptères (GIH), soit deux Puma et une Gazelle, vont effectuer 22 qualifications de jour, 30 de nuit, dont 15 par nuit noire.
Au programme : appontages, ravitaillements, décollages sur le pont d'envol.
Un but : ne rien laisser au hasard pour un jour partir en mission. De l'évacuation de ressortissants à la protection, les hélicoptères affectés sur les bâtiments de projection et de commandement accomplissent des opérations complexes et variées.
Précision, rigueur et sensations fortes sont les maîtres mots pour les pilotes et pour le personnel du pont d'envol

 

Reportage photos

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:50
Meet The Military Medics Training To Respond In A Crisis

 

5 nov. 2015 by Forces TV

 

Being in the UK's Medical Emergency Response Team - or MERT - is one of the toughest jobs for a military medic.

In Afghanistan, they flew thousands of missions, collecting wounded troops from the battlefield and flying them to hospital in the back of a Chinook.

Forces TV has been given exclusive access to the course which trains the emergency medics of the future.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 20:45
photo EMA

photo EMA

 

05/11/2015 Sources : État-major des armées

 

À la fin du mois d’octobre 2015, l’escadron d’hélicoptères 01.067 « Pyrénées » qui arme le détachement de N’Djamena a effectué un ravitaillement en vol d’un Caracal par un C130 Hercules américain. Ce premier ravitaillement en vol réalisé en opération extérieure ouvre ainsi les portes à de nouvelles possibilités en termes de planification et conduite des opérations.

 

En effet, dans l’immensité du désert du Sahel, les élongations constituent un défi majeur logistique pour la force aéromobile qui vient sans discontinuer appuyer les troupes engagées au sol. Le ravitaillement en vol des hélicoptères permet de s’affranchir de cette contrainte.

Le déplacement des hélicoptères et le soutien logistique apporté constituent une manœuvre complexe dans une zone aussi grande à couvrir. Le ravitaillement en vol, conjugué au transport de fret et des mécaniciens, offre désormais à la composante aéromobile une allonge beaucoup plus importante. Le domaine d’intervention des hélicoptères est alors démultiplié et ne rencontre plus d’autres limites que les capacités physiologiques de l’équipage et les contraintes météorologiques.

La composante aéromobile de la force Barkhane dispose de 17 hélicoptères répartis sur les bases de Gao, N’Djaména et Madama. 5 000 heures de vol ont été effectuées permettant d’appuyer et de compléter l’engagement de la force sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:55
Le Tigre HAD lors de son expérimentation dans le désert djiboutien (Crédit: EMA / armée de Terre)

Le Tigre HAD lors de son expérimentation dans le désert djiboutien (Crédit: EMA / armée de Terre)

 

5 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

L’ALAT devrait prochainement faire le plein de missile air-sol pour ses Tigre HAD. Le département d’État américain vient en effet, au travers de la « Defense Security Cooperation Agency » (DSCA), en charge des exportation de matériel militaire « Made in USA », de donner son feu vert pour la livraison de 200 missiles AGM-114K1A Hellfire II issus directement des stocks de l’US Army.

Une transaction évaluée à 30 millions de dollars US (donc 27,5 millions d’euros) qui devra encore être approuvée par le Congrès durant les 15 jours à venir. À priori une formalité, car les législateurs américains ne bloquent que très rarement des transactions qui sont soigneusement sélectionnées avant que le Congrès ne les notifie officiellement.

« Cet achat supportera directement les forces françaises activement engagées en opération au Mali et en Afrique du nord, leur fournissant la capacité d’engager des cibles avec un minimum de dommages collatéraux », précise la DSCA dans son communiqué officiel du 4 novembre 2015.

 

Un dernier lot de Hellfire avant de passer au Brimstone ?

L’idée est tentante, la France envisageant très sérieusement de changer de missile air-sol dans le cadre du programme de Standard 3 du Tigre. D’autant plus que le Brimstone (inspiré de…l’AGM-114), produit par MBDA, ne manque pas d’atouts. En effet, si la version K du Hellfire II est guidée par un laser semi-actif (ce qui signifie qu’il faut désigner la cible au laser jusqu’à l’impact), le Brimstone est quant à lui doté de la technologie « Tire & Oublie ». Non content d’assurer donc une souplesse d’utilisation non négligeable, le missile Brimstone est également équipé d’une technologie de guidage dédoublée, à savoir un laser semi actif ET un radar millimétrique. Et si les atouts du Brimstone ne suffisent pas, MBDA pourra toujours compter sur son futur « Multi-Role Combat Missile » (MRCM) pour convaincre les militaires français.

Les différentes OPEX dans lesquelles le Tigre HAD est activement engagé auront donc eu raison du premier lot de 250 missiles Hellfire II commandé en 2006. Ce nouveau lot de missiles air-sol devrait donc permettre aux pilotes de l’ALAT de continuer à contribuer à l’élimination de « Daech & Co. » en Afrique du Nord.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:55
200 Hellfire pour les Tigre français, ça coûte 30 millions de dollars

EC665 Tigre HAD, équipé de 2 missiles Hellfire– photo André BOUR HelicoPassion

 

04.11.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Feu vert US à une vente de 200 missiles air-sol Hellfire pour équiper les Tigre de l'Alat. La Defense Security Cooperation Agency a annoncé ce soir [4 nov.] cette vente "probable". Ces missiles proviendront des stocks de l'US Army.

 

WASHINGTON, Nov 4, 2015 - The State Department has made a determination approving a possible Foreign Military Sale to the Government of France for Hellfire Missiles and associated equipment, parts and logistical support for an estimated cost of $30 million. The Defense Security Cooperation Agency delivered the required certification notifying Congress of this possible sale on November 3, 2015. The Government of France has requested a possible sale of two-hundred (200) AGM-114K1A Hellfire Missiles; Hellfire Missile conversion kits; blast fragmentation sleeves and installation kits; containers; and transportation. The estimated cost of MDE is $25 million. The total estimated cost is $30 million.

This proposed sale will contribute to the foreign policy and national security of the United States by improving the capability of a NATO ally. France is a major political and economic power in Europe and a key democratic partner of the United States in ensuring peace and stability around the world. It is vital to the U.S. national interest to assist France to develop and maintain a strong and ready self-defense capability. The additional missiles will meet France's operational requirements for a precisionguided tactical missile for its Tigre Attack Helicopter. The purchase will directly support French forces actively engaged in operations in Mali and Northern Africa, providing them the capability to successfully engage targets with minimal collateral damage. France will have no difficulty absorbing these missiles into its armed forces. The proposed sale of this equipment and support will not alter the basic military balance in the region. There is no principal contractor for this sale as the missiles are coming from U.S. Army stock. There are no known offset agreements in connection with this potential sale. Implementation of this proposed sale will not require any additional U.S. Government or contractor representatives in France. There will be no adverse impact on U.S. defense readiness as a result of this proposed sale. This notice of a potential sale is required by law and does not mean the sale has been concluded.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:20
Sikorsky Completes VH-92A Presidential Helicopter Replacement Program Milestones

 

Nov 5, 2015 ASDNews Source : Sikorsky Aircraft

 

Sikorsky Aircraft Corporation announced today the successful completion of the VH-92A Presidential Helicopter Replacement Program Preliminary Design Review (PDR), completion of the integration and performance testing of mission communications system (MCS) components, and Sikorsky’s acceptance of the second S-92A™ aircraft for the program. Sikorsky Aircraft Corp. is a subsidiary of United Technologies Corp. (NYSE:UTX).

 “Completing these three milestones on or ahead of schedule is a fantastic accomplishment. We are committed to executing this program on-time and within budget. These achievements keep this program moving forward,” said Spencer Elani, Sikorsky program director, VH-92A. 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 12:35
Light attack Helicopter (LAH), programme co-développé et co-produit par KAI et Airbus Helicopters

Light attack Helicopter (LAH), programme co-développé et co-produit par KAI et Airbus Helicopters

 

04/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Helicopters et Korean Aerospace Industries (KAI) se sont mis d'accord pour commercialiser à l'export le futur programme civil et militaire LCH/LAH. Un potentiel de ventes d'au moins 600 appareils.

 

Et un dossier quasi-bouclé pour le vice-président d'Airbus Helicopters pour l'Asie du Nord, Norbert Ducrot. Le sud-coréen KAI (Korean Aerospace Industries) et le constructeur de Marignane ont signé mercredi à l'occasion de la visite de François Hollande à Séoul, "un protocole d'accord pour commercialiser" sur le marché mondial les futurs hélicoptères civils (Light Civil Helicopter) et militaires (Light Armed Helicopter), des appareils co-développés à partir du Dauphin (H155) et co-produits. Ce MoU (Memorandum of Understanding) inclut aussi les services après-ventes et le soutien complet des appareils. Ce qui va permettre à Airbus Helicopters de rester implanter au moins 30 ans en Corée du Sud.

"La Corée est l'un des plus importants clients internationaux d'Airbus Helicopters. Avec ce protocole d'accord, nous allons construire une relation forte et mutuellement bénéfique avec KAI pour commercialiser conjointement la LCH / LAH dans le monde entier", a expliqué Norbert Ducrot, cité dans le communiqué. "En plus de cela, nous allons coopérer pour fournir un soutien et des services pour plus de 500 hélicoptères fabriqués localement, ce qui apportera des avantages énormes aux deux partenaires, KAI et Airbus Helicopters pour les 20 à 30 prochaines années".

KAI et Airbus Helicopters devraient créer une société commune pour commercialiser les deux appareils. Des groupes de travail ont été formés pour définir les participations des deux partenaires, notamment. Avec le Surion, un hélicoptère de transport également développé en commun à partir de 2005 avec KAI, le constructeur de Marignane va générer un volume très important de chiffre d'affaires pour le support et les services après-vente d'environ 500 appareils fabriqués en Corée du Sud.

 

Un potentiel à l'export

Airbus Helicopters estime le potentiel de vente mondiale du LCH et LAH a au moins de 600 appareils sur les 20 ans à venir. Ce qui pourrait représenter pour le constructeur un chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros, y compris dans le support et les services après-ventes. Des hélicoptères qui pourraient être proposés à l'export à des prix compris entre 15 et 20 millions de dollars par LCH et entre 20 et 25 millions par LAH, un appareil de 5 tonnes qui n'est pas aujourd'hui dans la gamme d'Airbus Helicopters... et qui ne concurrence pas le Tigre.

Un bémol cependant, le Surion, qui est un vrai succès industriel et opérationnel, n'a pas encore été vendu à l'export. "Le Surion a un vrai potentiel à l'export", avait-on expliqué en octobre à Séoul à La Tribune. Soit plusieurs centaines d'appareils... sans plus de précision. Pour autant, KAI n'avait pas présenté le Surion sur le salon aéronautique de Séoul (ADEX) en vue de le promouvoir auprès de clients internationaux. Pour cet appareil, la Corée du Sud prévoit d'exporter 200 à 400 unités sur trente ans et anticipe la création de 20.000 emplois locaux.

 

Une success-story en Corée

Depuis dix ans, Airbus Helicopters a réussi une remarquable percée en Corée du Sud en gagnant avec KAI deux des trois compétitions majeures lancées par le ministère de la Défense sud-coréen (Surion et LAH). A terme, les deux industriels vont fournir à Séoul environ 80% de sa flotte militaire. Ce qui est une performance remarquable dans un pays où les Américains sont fortement implantés.

La division hélicoptères d'Airbus Group détient en valeur 50% du programme LCH et 20% du LAH. Sur un programme de 10 milliards de dollars, Airbus Helicopters devrait réaliser un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 milliards pour environ 300 appareils, hors exportation. Le constructeur devrait gonfler son chiffre d'affaires de 3,5 milliards sur les 9 milliards de dollars estimés au total pour le support.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:20
Tigre HAD, équipé de 2 missiles Hellfire– photo André BOUR HelicoPassion

Tigre HAD, équipé de 2 missiles Hellfire– photo André BOUR HelicoPassion

 

Nov 4, 2015 ASDNews Source : Defense Security Cooperation Agency (DSCA)

 

The State Department has made a determination approving a possible Foreign Military Sale to the Government of France for Hellfire Missiles and associated equipment, parts and logistical support for an estimated cost of $30 million. The Defense Security Cooperation Agency delivered the required certification notifying Congress of this possible sale on November 3, 2015.

 

The Government of France has requested a possible sale of two-hundred (200) AGM-114K1A Hellfire Missiles; Hellfire Missile conversion kits; blast fragmentation sleeves and installation kits; containers; and transportation. The estimated cost of MDE is $25 million. The total estimated cost is $30 million.

 

This proposed sale will contribute to the foreign policy and national security of the United States by improving the capability of a NATO ally. France is a major political and economic power in Europe and a key democratic partner of the United States in ensuring peace and stability around the world. It is vital to the U.S. national interest to assist France to develop and maintain a strong and ready self-defense capability.

 

The additional missiles will meet France's operational requirements for a precisionguided tactical missile for its Tigre Attack Helicopter. The purchase will directly support French forces actively engaged in operations in Mali and Northern Africa, providing them the capability to successfully engage targets with minimal collateral damage. France will have no difficulty absorbing these missiles into its armed forces.

 

The proposed sale of this equipment and support will not alter the basic military balance in the region.

 

There is no principal contractor for this sale as the missiles are coming from U.S. Army stock. There are no known offset agreements in connection with this potential sale.

 

Implementation of this proposed sale will not require any additional U.S. Government or contractor representatives in France.

 

There will be no adverse impact on U.S. defense readiness as a result of this proposed sale.

 

This notice of a potential sale is required by law and does not mean the sale has been concluded.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:55
Campagne de tir air-air en Corse pour les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » - photo Armée de l'Air

Campagne de tir air-air en Corse pour les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » - photo Armée de l'Air

 

02/11/2015 Armée de l'air

 

Les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » se sont retrouvés sur la base aérienne de Solenzara du 19 au 30 octobre 2015 pour une campagne de tir air-air.

 

Pendant quinze jours, les tireurs embarqués des commandos parachutistes de l’air (CPA) n°20 et n°30 ainsi que des escadrons de protection d’Orange et de Villacoublay ont pris place à bord des hélicoptères des escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis ». Ils se sont requalifiés aux tirs de destruction et de semonce pour les mesures actives de sûreté aérienne (MASA).

 

L’exercice consiste à viser depuis le Fennec une cible tractée par un autre Fennec. Les pilotes se sont également entraînés au vol en montagne, au treuillage sur terre et en mer avec la participation de l’escadron d’hélicoptères 1/44 « Solenzara ». Les équipages se sont aussi entraînés au vol en limite de puissance et aux spécificités du sauvetage maritime.

 

Au total, les quatre Fennec ont effectué plus de 80 heures d’entraînement au-dessus de l’île de Beauté. Le travail assidu des mécaniciens des escadrons de soutien technique aéronautique « Baronnies » et « Yvelines » a contribué à la réussite de cet exercice.

 

Retrouvez un dossier complet sur les hélicoptères de l’armée de l’air  dans le magazine Air actualités du mois de novembre.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:35
Z-11WB light utility helicopter -  Aviation Industry Corporation of China (AVIC)

Z-11WB light utility helicopter - Aviation Industry Corporation of China (AVIC)

 

October 23, 2015: Strategy Page

 

China, noting the success of the American MH-6 "Little Bird" light transport helicopter has developed a similar model (Z-11WB) for its own commandos. China noted that in a place like Afghanistan the small AH-6 is, armed with half a ton of weapons (usually a 7.62mm/12.7mm/30mm machine-gun and guided missiles), was particularly effective. Both AH-6 and MH-6 are military versions of the civilian MD-500. The MH-6 weighs up to two tons and can carry six commandos, who sit outside on the skids. The MH-6 is small, and has a range of about 500 kilometers. The MH-6 has an extensive array of electronics on board, making it capable of operating at night and in any weather. The AH-6 replaced the six commandos with weapons and fire control systems.

 

The Chinese Z-11WB is based on the commercial AC311. This model is based on the Eurocopter AS350. Both the AC311 and AS350 are 2.2 ton single engine helicopters that can carry a pilot and six passengers. The AC311 is actually a civilian version of the Z-11, which first appeared in 1994 and is basically the same as the AC311 and AS350. The Z-11WB has a targeting pod under the front with an auto cannon and the ability to carry two or more guided missiles. Even with this the Z-11WB still has space for passengers, which would be commandos carried on missions where the missiles could be left behind. The Z-11 and Z-11 WB both carry a max load of 577 kg and can stay in the air about three hours per sortie. Max speed is 278 kilometers an hour and max altitude is 5,200 meters (17,000 feet).

 

China already has a light attack helicopter; the Z-19. This is a heavily armed scout helicopter, a 4.5 ton, two seater armed with a 23mm autocannon and up to half a ton of munitions (missiles, usually). But the Z-19 cannot carry passengers, while the Z-11WB can.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 13:20
CH-53K is a monster machine - photo Sikorsky

CH-53K is a monster machine - photo Sikorsky

 

October 27, 2015 by David Axe - warisboring.com

 

The first prototype of the CH-53K transport helicopter that Sikorsky is building for the U.S. Marine Corps took off on its debut flight at the company’s facility in Florida on Oct. 27. Sikorsky is building 200 CH-53Ks at a total cost of up to $23 billion to replace the Marines’ depleted force of around 150 CH-53E transports, which do the heavy aerial lifting for the Marines’ combat battalions. The triple-engine, seven-blade CH-53K will be, by far, the West’s most powerful helicopter, able to haul 18 tons of external cargo 110 miles — twice as much as the CH-53E can carry.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:35
Airbus Helicopters va codévelopper et cofabriquer le futur hélicoptère léger d'attaque coréen (Crédits : Airbus Helicopters)

Airbus Helicopters va codévelopper et cofabriquer le futur hélicoptère léger d'attaque coréen (Crédits : Airbus Helicopters)

 

26/10/2015 Par Michel Cabirol, à Séoul – LaTribune.fr

 

Les industriels français ne partent pas favoris en Corée du Sud face à leurs rivaux américains et à l'émergence d'une industrie de l'armement sud-coréenne. Ils sont condamnés à faire des coups à l'image d'Airbus Helicopters.


Quand début novembre François Hollande atterrira le 3 novembre à Séoul pour l'année de la Corée en France, il ne sera pas trop embarrassé par les dossiers défense portés par les industriels de l'armement tricolores au pays du matin calme. Car la Corée du Sud reste encore très influencée par les Etats-Unis, notamment en matière de politique de défense. Et d'ailleurs Dassault Aviation en a payé le prix cher en 2002, Séoul rajoutant in extremis un critère politique pour faire triompher le F-15 face au Rafale, pourtant en tête à l'issue des évaluations techniques, financières et des offsets (compensations) réalisées par l'armée de l'air sud-coréenne.

Au salon aéronautique et de défense de Séoul (ADEX), qui a fermé ses portes dimanche, les Américains ont évidemment débarqué en force, emmenant même dans leur valise deux F-22 Raptor de Lockheed Martin, que les visiteurs ne pouvaient approcher à moins de 20 mètres. A moins de défier des Marines qui prenaient très à coeur leur job de cerbères... Ces fameux F-22 surprotégés ont pourtant été gênés lors de leurs démonstrations en vol par un voile de brume persistant en raison de la pollution, qui a enveloppé Séoul la semaine dernière. Bref, les industriels et l'armée américaine, qui ont exposé et/ou font voler tout ce que compte l'US Air Force dans ses rangs, ont fait tout ce qu'il fallait pour rappeler à leurs rivaux leur position hégémonique en Corée du Sud.

 

La montée en puissance de l'industrie coréenne

Vaincre la concurrence américaine n'assure plus un succès de fait. Car la montée en puissance de l'industrie sud-coréenne est aujourd'hui une réalité à laquelle va être de plus en plus confrontés les industriels occidentaux. Séoul a d'ailleurs déjà vendu son avion d'entrainement et de combat léger T-50 à quatre pays (Indonésie, Irak, Philippines et enfin Thaïlande). Le dernier rapport du cabinet d'experts IHS Janes, basé à Londres, présente également la Corée du Sud, qui a exporté pour 740 millions de dollars d'équipements en 2014, comme "l'étoile montante" des vendeurs d'armes en Asie.

Et ce n'est pas fini. Les Sud-Coréens veulent exporter les hélicoptères réalisés en partenariat avec Airbus Helicopters. C'est ce dernier qui a négocié des accords pour le Surion et est en train de le faire pour le programme LCH (Light Civil Helicopter) et LAH (Light Armed Helicopter). Si le Surion n'a pas jusqu'ici rencontré de succès à l'export, cela ne semble être qu'une question de temps... même s'il est étonnant que l'armée de l'air n'a pas profité d'ADEX pour le présenter aux délégations présentes.

En revanche, c'est déjà le cas pour MBDA qui se retrouve de plus en plus en compétition face à des missiles sud-coréens. En Colombie, Séoul a vendu dans le cadre d'un accord de gouvernement à gouvernement (G to G) des missiles antinavires dérivés du programme américain Harpoon de Boeing et embarqués sur des navires d'occasion sud-coréens. En revanche, la proposition sud-coréenne a été rapidement éliminée en Inde dans le cadre de l'appel d'offres sur des missiles antiaériens de courte portée Shorad (Short Range Air Defense).

 

Les Français condamnés à des coups d'éclat ?

Que peuvent donc espérer les industriels français dans un environnement aussi verrouillé par les Américains et face à la montée en puissance de l'industrie sud-coréenne? Elle peut jouer sur quelques-uns de leurs points forts. L'un des rares groupes à pouvoir contester les groupes américains, c'est Airbus Group avec Thales, qui a développé depuis plusieurs décennies un partenariat avec Samsung, racheté en avril dernier par Hanwha. En tout cas, le géant européen a réussi à devenir un fournisseur crédible auprès du ministère de la Défense sud-coréen, qui a récemment choisi les avions ravitailleurs A330 MRTT d'Airbus Defence and Space (quatre appareils) face à ceux de Boeing.

Surtout, Airbus Helicopters a réalisé par deux fois (2005 et 2015) "le casse du siècle" au nez et à la barbe des Américains en s'imposant comme le partenaire industriel de KAI (Korean Aerospace Industries) pour développer deux programmes majeurs pour l'armée sud-coréenne (l'hélicoptère de transport Surion, puis les versions civiles et militaires du LCH/LAH). François Hollande pourrait d'ailleurs visiter l'usine ultramoderne de KAI à Sacheon que les dirigeants d'Airbus Helicopters envient.

Enfin le constructeur de Marignane entraine derrière lui toute une série de fournisseurs, très intéressés de participer à ce programme en cours de développement, comme Turbomeca (groupe Safran), prêt à motoriser le LAH ainsi que le LCH avec la turbine Arriel, la PME Rafaut, présente à Adex et qui propose des pylônes pour accrocher les missiles du LAH, ou encore Nexter (canon de 20 mm). D'ailleurs, les industriels comptent sur un coup de pouce avec la visite de François Hollande en Corée du Sud. Notamment Turbomeca qui pourrait signer des accords à cette occasion.

 

Des opportunités dans l'espace et les missiles

Airbus Defence and Space (DS) nourrit de grandes ambitions dans l'espace. Il lorgne un projet de satellite radar (SAR) et surtout il pourrait proposer avec Thales un système de détection de départ de missiles balistiques à partir du programme spatial Spirale, un démonstrateur développé pour le compte du ministère de la Défense français. Les Sud-Coréens paraissent intéressés d'autant que les Américains semblent être hors de prix. Mais ils voudraient étendre le périmètre opérationnel de ce système à l'ensemble de la région alors que les Français ne proposent qu'une détection axée sur son voisin turbulent, la Corée du Nord.

Par ailleurs, Airbus DS attend le résultat d'une compétition dans les prochaines semaines portant sur un drone à voilure tournante positionné sur une frégate. Le groupe propose au ministère de la Défense sud-Coréen, qui a besoin de trois systèmes pour un montant d'une quinzaine de millions d'euros, le programme Tanan. Enfin, Séoul a exprimé une « marque d'intérêt » pour l'avion de transport A400M mais ce projet n'est pas encore inscrit dans les plans budgétaires du ministère de la Défense. A suivre ...

Pour sa part, le missilier MBDA, qui a vendu il y a une vingtaine d'année des Mistral, a bon espoir de vendre à nouveau en 2016 le missile de croisière allemand Taurus. Il lorgne un marché d'une centaine d'unités pour les mettre sous les ailes des F-15 sud-coréens. Et à plus long terme, il proposera le Meteor pour les F-35 de Séoul. En revanche, MBDA, qui souhaitait proposer son nouveau programme de missile antichar (Missile moyenne portée ou MMP) pour le mettre à bord du LAH, a dû baisser pavillon devant la volonté des Sud-Coréens de développer un programme national.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 12:55
photo CCH Gérald 17e RGP

photo CCH Gérald 17e RGP

 

La semaine dernière, 3 hélicoptères du 5e RHC ont réalisé un exercice avec les soldats du 17e RGP. Sapeurs et commandos parachutistes ont ainsi participé à des opérations héliportées durant 3 jours.

Malgré un rythme intense, notamment dû aux projections dans le cadre de la mission de sécurisation du territoire national (Sentinelle), le 17e RGP continue de travailler les savoir-faire du soldat, du parachutiste et du sapeur.

 

Reportage photos

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 11:55
photo F. Lert Airbus HC

photo F. Lert Airbus HC

 

21 octobre 2015 Par Anne-Katell Mousset -  Usinenouvelle.com

 

 Après trois jours de visite officielle, le premier ministre du Koweit s'est engagé fermement pour l'achat de 24 hélicoptères H225M. Des lettres d'intention ont également été signées pour des véhicules blindés légers et la modernisation de huit patrouilleurs P37. 

 

Après trois jours de visite officielle en France, le premier ministre du Koweït, le cheikh Jaber Al Moubarak Al Hamad Al Sabah repart après s'être engagé fermement sur la commande de 24 hélicoptères H225M (appelés Caracal dans l'armée françaises) d'Airbus Helicopters, et six appareils en option, pour un montant d'un milliard d'euros. Ils devraient être livrés dans 2 ans et demi.  

En juin dernier, le Koweït avait déjà indiqué son intention d'acheter cet hélicoptère, conçu pour la recherche et le sauvetage au combat, le transport tactique et le transport de matériel ou le secours aux civils. 

Le ministère de la Défense, interrogé par l'Usine Nouvelle, a indiqué que des lettres d'intention ont également été signées. Elles portent sur l'achat de véhicules blindés légers de Renault Trucks Defense ainsi que sur la modernisation et l'armement de huit patrouilleurs P37 par DCI (Défense conseil international). 

Le Koweït est le premier du golfe avec lequel la France a signé un accord de défense, en 1992. Un "partenaire historique" qui réalise en moyenne chaque année 10% de ses achats d'armement en France, soit un montant d'environ 1,5 milliard d'euros. 

La France participe également à la formation de 170 cadets du Koweït, futurs cadres de l’armée du pays.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:55
 photo V Lamigeon (Supersonique)

photo V Lamigeon (Supersonique)


16.10.2015 par Vincent Lamigeon - Supersonique

 

Quand Laurent Collet-Billon s’exprime, ce n’est jamais pour ne rien dire. Il n’y a qu’à lire le compte-rendu de l’audition du délégué général pour l’armement à la commission de la défense de l’Assemblée nationale, organisée le 7 octobre, dont le compte rendu a été publié hier. Le DGA y a fait le point sur les grands enjeux de cette fin 2015. A sa façon : directe. Revue de détail des points chauds.

 

Plus un rond dans les caisses

Devant les députés, LCB n’a pas tourné autour du pot : « Le programme 146 [qui finance l’équipement des forces françaises, NDLR] connaît, en cette fin d’année, des tensions de trésorerie inédites », souligne-t-il. Pourquoi ? Pour rembourser les navires Mistral à la Russie, ce budget a été ponctionné de 950 millions d’euros début août, ce qui a nécessité de vider intégralement la réserve de précaution (615 millions). Certes, cette avance a été remboursée partiellement par le constructeur DCNS, lui-même remboursé par l’assureur-crédit Coface, mais il reste un trou de 57 millions à combler en fin d’année.

La DGA attend aussi impatiemment les 2,2 milliards de crédits qui doivent être apportés fin décembre par la loi de finances rectificative (LFR). Car l’organisme est en situation de quasi-cessation de paiements : le 7 octobre, il restait 217 millions dans les caisses pour finir l’année. La DGA veut en garder 200 pour payer en priorité les PME. « Il reste donc 17 millions utilisables pour les autres dépenses ordinaires », souligne le DGA. Autant dire rien : les grands groupes attendront probablement 2016 pour être payés. Même si les 2,2 milliards sont bien au rendez-vous, le DGA bouclera 2015 avec un report de charges de 1,7 milliard d'euros.

 

Les drones MALE sous leadership allemand

C’est l’autre scoop de l’intervention du DGA. La France a accepté de laisser le leadership sur les futurs drones de surveillance MALE (moyenne altitude, longue endurance) à l’Allemagne. « Sur le drone MALE européen, nous avons longuement discuté cet été avec l’Allemagne, qui souhaite être leader sur ce programme : elle aura une part d’un peu plus de 30 %, sachant qu’il existe trois autres coopérants ayant chacun 23 %, la France, l’Italie et l’Espagne, détaille Laurent Collet-Billon. Les spécifications d’un contrat d’étude et de définition et les projets de protocole d’accord sont en cours d’établissement, la notification de ce contrat étant prévue pour mars 2016. Ce programme, auquel tient le ministre de la Défense, devrait déboucher un peu avant 2025 ».

Laurent Collet-Billon affirme qu’il sera très attentif au niveau d’implication française sur la charge utile : « La définition des capteurs compte autant que le porteur : nous serons vigilants au fait que notre industrie soit prise en considération avec les égards qu’elle mérite, compte tenu de son niveau de technicité. »

 

Un nouveau programme d’hélicoptères pour Airbus ?

Faut-il un nouveau programme d’hélicoptères pour les forces françaises ? LCB n’est pas loin de le penser. « Nous allons lancer une réflexion sur la nature du parc d’hélicoptères, très hétéroclite et qui comporte plusieurs centaines d’appareils, dont certains très anciens », a indiqué le DGA.  Le raisonnement est le suivant : « Nous avons un hélicoptère d’attaque avec le Tigre, un hélicoptère de transport et de manœuvre avec le NH90, et un hélicoptère pour les forces spéciales avec le Caracal : il conviendrait d’en trouver un quatrième, multi-rôles, remplissant les autres missions, comme le transport léger, le sauvetage en mer ou l’accompagnement du porte-avions. Les Britanniques, qui ont conduit cette démarche, sont ainsi passés de 26 types d’hélicoptères à quatre. »

Cette réflexion, explique le DGA, pourrait conduire au lancement d’un programme d’hélicoptères , destiné à « améliorer sensiblement la gestion et les coûts de la logistique » par rapport à des appareils anciens (Panther, Dauphin Alouette III…) Un dérivé de modèle civil serait la solution idéale : « Ce type d’hélicoptère devra reposer sur un modèle commercial, de manière à disposer d’une communauté logistique maximale avec le monde civil, les aménagements militaires devant être à la marge », indique le DGA. Pourquoi pas un dérivé du H145, voire du tout nouveau H160.

 

A400M vs C-130

Sur l’A400M aussi, le DGA ne tourne pas autour du pot : « Concernant l’A400M, se pose la question de la capacité de livraison d’Airbus et celle du standard des avions, qui a été posée avec rudesse par le ministre de la Défense à la direction d’Airbus dans le courant de l’été. » Deux avions devraient être livrés en 2015 et trois en 2016. Jean-Yves Le Drian veut disposer fin 2016 de six avions au standard 1.5, soit des capacités opérationnelles bien supérieures aux seules capacités de transport logistique actuelles. « Nous demandons à Airbus de faire des efforts dans ses rythmes de développement, notamment sur les questions de parachutage […]et de mise au point du dispositif d’autoprotection. »

Sur la question du ravitaillement des hélicoptères, mission essentielle que l’A400M pourrait bien ne jamais arriver à mener à bien malgré les promesses initiales d’Airbus, le DGA regarde de l’autre côté de l’Atlantique pour l’achat sur étagère de C-130 de Lockheed Martin. « S’agissant des C130, il était prévu un remplacement de la flotte après 2025, compte tenu de son âge. La question est désormais de savoir s’il ne faut pas anticiper une partie du renouvellement de cette flotte en introduisant sur les appareils que nous pourrions acquérir plus tôt des capacités de ravitaillement en vol des hélicoptères – ce qui éviterait de poser ceux-ci au sol, notamment dans les opérations sahélo-sahariennes. »

Le prix des C-130J, la version la plus récente, est trop élevé pour le budget prévu (330 millions d’euros). La DGA a donc lancé un appel à candidature européen pour acquérir des avions d’occasion, des C130H : deux avions aptes au transport uniquement et deux avions ayant également la capacité de ravitaillement des hélicoptères.

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