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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:40
Mil MI-26T2

Mil MI-26T2

 

June 4, 2015: Strategy Page

 

 In May 2015 Russian announced that production of an upgraded Mi-26 (Halo) transport helicopter has started. In 2011 the new model, the Mi-26T2, made its first flight and Russia began looking for export customers. In 2014 Algeria agreed to buy six of them. Earlier the Russian Air Force ordered 22 Mi-26T2s and paid to have twenty older Mi-26s upgraded to the Mi-26T2 standard. In 2010 China agreed to build the Mi-26 under license but that project is stalled.

 

The original 49 ton Mi-26 entered service in 1983 and production continued into the 1990s, with 322 built for military and commercial customers. This model could haul 20 tons 550 kilometers or 15 tons for 900 kilometers. The Mi-26 can also carry up to 60 troops or 30 stretchers. The Mi-26T2 weighs 56 tons and has about 25 percent better performance than the original Mi-26 as well as being more reliable.

 

The Mi-26 is similar to the American CH-53E and the Mi-26T2 is more like CH-53K. The CH-53 is a contemporary of the original Mi-26 and used mainly by the U.S. Navy and Marine Corps. The new CH-53K is 16 percent heavier (at 42.3 tons) than the current CH-53E and able to carry nearly twice as much (13.5 tons). The CH-53K will be much easier to maintain and cost about half as much per flight hour to operate. Thus, the CH-53 can haul cargo at half the cost but at half the speed. Russia has similar goals with the Mi-26 and Mi-26T2.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
Thales équipera les nouveaux hélicoptères Merlin de la Royal Navy

Le radar Searchwater de Thales utilise un système innovant assurant une visibilité à 360° sous l’hélicoptère Merlin, et qui se replie sur le flanc de l’aéronef lorsqu’il n’est pas utilisé. - photo Thales

 

29 mai 2015 par Aerobuzz.fr

 

Thales a été retenu au Royaume-Uni dans le cadre du projet Crowsnest pour fournir à la Royal Navy un nouveau système de surveillance et de contrôle aéroporté destiné à assurer la protection des forces interarmées et des porte-avions de classe Queen Elizabeth.

 

Au terme d’un appel d’offres industriel, Lockheed Martin, maître d’œuvre du ministère de la Défense britannique pour le programme des hélicoptères Merlin, a retenu la nouvelle génération du radar Searchwater et du système de mission Cerberus de Thales. Les hélicoptères Merlin de la Royal Navy, qui seront adaptés en conséquence, disposeront ainsi de capacités de pointe en matière de surveillance et de contrôle aéroportés (ASaC1).

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 11:50
Airbus Helicopters assurera le soutien des H145M de la Bundeswehr

Pour les sept ans à venir, la Bundeswehr a confié à Airbus Helicopters la mission d’assurer un niveau optimum de disponibilité, de fiabilité et d’aptitude au vol aux 15 hélicoptères H145M (anciennement EC645 T2). Photo Ch. Abarr  - Airbus Helicopters

 

02.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Les Forces armées allemandes (Bundeswehr) et Airbus Helicopters ont signé un contrat de services global concernant les nouveaux hélicoptères H145M, dont l’entrée en service au sein de l’armée de l’Air allemande est prévue dans le courant de cette année.

 

D’une durée de sept ans, cet accord global de services et d’assistance en coopération permettra d’assurer un niveau optimum de disponibilité, de fiabilité et d’aptitude au vol aux 15 hélicoptères H145M (anciennement EC645 T2) que comptera la flotte allemande. Ces appareils seront principalement exploités lors de missions accomplies avec les Forces d’intervention spéciales KSK (Kommando Spezialkräfte).

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

Crédit: Etat-major des armées / armée de Terre

 

18 mai 2015, dans le cadre de l'opération Sangaris, le détachement d'hélicoptères Gazelle, du sous-groupement aéromobile (SGAM) Barracuda, a effectué plusieurs reconnaissances d'axes au profit des GTIA Vercors et Turco qui menaient des missions de contrôle de zone avec la MINUSCA.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle.

 

Reportage photos

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 18:35
WZ-10 Attack Helicopter

WZ-10 Attack Helicopter

 

May 25, 2015: Strategy Page

 

Pakistan has apparently received the first three of twenty Chinese WZ-10 helicopter gunships. Pictures of two of them together have appeared. These first three were announced as a gift and were quickly delivered so Pakistan could try them out. This appears to have led to an order for 17 more. Or not, as the WZ-10 sale has been kept quiet. If Pakistan does buy 17 more WZ-10s it would be the first export customer. The sale is apparently a done deal as Pakistan is to receive two more WZ-10s by the end of the year.

 

China has been developing the 7 ton WZ-10 helicopter gunship since the 1990s. After 14 years of development there were several prototypes and a lot of unresolved problems. Attempts to buy or steal helicopter gunship technology from Russia and South Africa failed. In 2010 some of the prototypes were sent to Chinese Army aviation units for field testing. While not a failure, there were problems and at one point the WZ-10 was in danger of being abandoned. The Chinese persevered and fixed most of the defects by 2012 and put WZ-10 into production. The WZ-10 is armed with an autocannon (23mm to 30mm) and has four hard points that can carry 16 HJ10 laser guided missiles (similar to Hellfire) or even more unguided rockets.

 

Meanwhile China also put the smaller (4.5 ton) WZ-19 armed scout helicopter into production, partly as a backup if the WZ-10 failed. China wanted something more like the American AH-64 Apache and the WZ-10 was equipped to operate like the AH-64 or earlier AH-1 (which Pakistan has been using for a long time). The WZ-19 has been spotted in the air since 2010 and by 2012 was seen painted in military colors, meaning it was out of development and in service. The WZ-19 was earlier known as the Z-9W. The WZ-19 is yet another Chinese helicopter based on the Eurocopter Dauphin (which has been built under license in China since the 1990s. The WZ-19 is a 4.5 ton, two seat armed helicopter. It can carry a 23mm autocannon and up to a ton of munitions (missiles, usually). Cruising speed is 245 kilometers an hour and range is 700 kilometers. The WZ-19 is basically an upgraded Z-9W.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:55
Les Puma vont progressivement faire leurs adieux à l’armée de Terre

Les Puma vont progressivement faire leurs adieux à l’armée de Terre

 

2 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

En 2010 était dissoute la 4ème Brigade aéromobile, la seule de ce type dans l’armée française. Cette brigade était l’héritière de la 4ème Division aéromobile qui était, durant la Guerre froide, le fer de lance de l’armée de Terre française. Dans le cas d’un affrontement avec le Pacte de Varsovie, la première unité française à être déployé en Centre-Europe aurait été la Force d’action rapide (FAR). De la taille d’un corps d’armée, elle comprenait cinq divisions légères (parachutiste, alpine,…) et, parmi elles, la 4ème Division aéromobile. Cette division comprenait trois régiments d’hélicoptères de combat (1er, 3ème et 5ème RHC) et un régiment d’infanterie aéromobile (plus deux régiments de soutien). Cette unité aurait été un véritable poing anti-char pour stopper les divisions mécanisées soviétiques.

 

Le 1er juillet 1999, la 4ème Division aéromobile devient, avec la restructuration de l’armée de Terre, la 4ème Brigade aéromobile. Elle perd son régiment d’infanterie (le 1er RI qui est remotorisé sur VAB) mais gagne un quatrième régiment d’hélicoptères de combat (le 6ème RHC) qui sera dissous en 2007. En 2010, la brigade est dissoute, les régiments revenant au commandement des forces terrestres.

 

Avec la parution de la LPM actualisée, la reformation d’une brigade, non plus aéromobile mais bien aérocombat, est avancée. Pour l’instant, l’ALAT est composée des 3 RHC, du 9ème Bataillon de soutien aéromobile (BSAM) et de son école. La reformation de la brigade aéromobile/aérocombat permettra de rassembler tous les moyens en hélicoptères de l’armée de Terre (hors FS) sous une seule autorité, celle du commandement de l’ALAT (COMALAT). Selon la nouvelle structure de l’armée de Terre, la Brigade aéromobile ne comprendra ni le BSAM, ni de régiment d’infanterie. Il s’agira bien d’une brigade à vocation interarmes mais qui n’est pas interarmes en soi. Ses unités et équipages sont appelés à être dispatchés en fonction des missions auprès des unités des autres brigades.

Le Gazelle sont plus qu’avantageusement remplacées par les Tigre, mais combien seront-ils au final?

 

Sur le plan matériel, 7 Tigre supplémentaires porteront le modèle de 60 à 67 hélicoptère, tous au les hélicoptères qui seront livrés seront au standard HAD. De plus, l’intégration sur les Tigre d’une « roquette de précision métrique » est prévue par l’actualisation de la LPM. Ce type de munitions, développées en France par TDA Armements, une filiale de Thales, et similaire dans l’idée à l’APKWS américain, permet de coupler la précision d’un missile avec la charge explosive d’une roquette, pour un prix bien moins important que celui d’un missile. Pour ce qui est des NH90, 35 sont attendus au terme du programme de la LPM, 9 étant en service actuellement, pour un total de 44. 26 Cougar modernisés doivent également, à terme, rejoindre le parc d’hélicoptères (la moitié ayant déjà été livrée). Au fil des livraisons, les Puma devraient progressivement quitter le service, alors que les Caracal sont affectés au COS. En ce qui concerne les Gazelle, tout ce que l’on sait c’est qu’elles ne seront que progressivement remplacées par les Tigre. Entre 2015 et 2019, un nouvel hélicoptère (Caïman, Cougar rénové ou Tigre) sera livré chaque mois à l’armée de Terre.

Les Puma vont progressivement faire leurs adieux à l’armée de Terre

 

Il aurait pu être intéressant de réfléchir à une organisation qui aurait fait de cette brigade aérocombat, une vraie force interarmes, prête à intervenir avec ses unités propres sur un théâtre donné. Intégrer ne serait-ce qu’un régiment d’infanterie aurait fait de celui-ci une vraie unité aéromobile, entrainée à travailler avec les hélicoptères de combat et transportée par les hélicoptères de manœuvre. Les Britanniques suivent ce chemin avec la 16th Air Assault Brigade qui comprend des régiments d’infanterie, d’artillerie et du génie parachutistes ainsi que des unités d’hélicoptères, notamment l’ensemble des Apaches britanniques. La 101ème Division aéroportée américaine reprend également ce principe (elle est d’ailleurs référencée comme une air assault division).

Les Apache apportent une puissance de feu appréciable à la 16th Air Assault Brigade

 

Une autre solution aurait pu être d’intégrer un RHC au sein des toutes nouvelles divisions qui viennent d’être ressuscitées avec le nouveau modèle de l’armée de Terre. Les Américains, par exemple, intègre une brigade d’aviation de combat au sein de chacune de leur division. Là encore, cela permet à chaque unité de disposer de ses moyens aériens propres, avec lesquels elle est habituée à fonctionner.

Les grandes unités américaines sont largement pourvues en hélicoptères

 

Evidemment, les Américains disposent de moyens incomparables avec ceux de l’armée française et, le rassemblement de l’ensemble des voilures tournantes sous un seul commandement à probablement un sens en termes d’économies d’échelle et de commodités logistique et financière.  Espérons que la reformation de cette brigade ne soit pas qu’un exercice mathématique dans le but d’augmenter artificiellement le nombre de brigades alignées par l’armée de Terre. Selon le CEMAT, « à sa tête, un état-major sera capable de mener des opérations de troisième dimension : raids en profondeur, flanc-garde ou opérations à caractère interarmes, comme l’utilisation d’hélicoptères de manœuvre pour transporter une force, saisir un pont, récupérer des otages, exfiltrer des personnes ».  Les états-majors des RHC n’en étaient pas capable auparavant ?

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:55
L’aéronavale française par Frédéric Lert - Editions Histoire et collections

L’aéronavale française par Frédéric Lert - Editions Histoire et collections

 

23 mai 2015 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

L’Aéronavale est un sujet inépuisable et cette fois-ci, c’est au tour de Frédéric Lert d’aborder le sujet avec un livre bien écrit et richement illustré, qui passe en revue de façon vivante les différents aéronefs porteurs de la cocarde à hameçon.

 

Une première partie historique, illustrée de quelques photos et commentaires bien sentis, est une forme d’échauffement pour le lecteur qui est rapidement transporté sur le pont du Charles de Gaulle ou dans le ciel de Bretagne. Au fil des 144 pages, on déroule progressivement les différents avions et hélicoptères, en commençant par le Rafale pour finalement arriver au Cap 10 qui ferme la marche.

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 16:20
Premier vol du Sikorsky S-97 Raider

Avec une vitesse de 240 kt, Sikorsky vise les clients militaires... et civils. Avec ses deux rotors contrarotatifs et son hélice propulsive, ce combiné incarne une nouvelle génération d’hélicoptères. - photo Sikorsky

 

31.05.2015 par Aerobuzz.fr
 

Le Sikorsky S-97 Raider a débuté ses essais en vol. Successeur du démonstrateur X2, ce combiné possède deux rotors contrarotatifs et une hélice propulsive – mais pas de moignons d’ailes. Le constructeur américain vise d’abord des applications militaires mais n’exclut pas un usage civil.

Le premier vol a eu lieu à West Palm Beach, en Floride, a annoncé Sikorsky le 22 mai. Il a duré environ une heure, au cours de laquelle le pilote Bill Fell et son copilote Kevin Bredenbeck ont testé le vol stationnaire et les basses vitesses. Les évaluations à venir vont porter sur les performances liées à des missions de reconnaissance armée, d’attaque et d’opérations spéciales.

 

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:50
Vente de 50 Caracal : Airbus Helicopters a passé une nouvelle étape en Pologne

Les négociations avec Airbus Helicopters pourraient débuter en juin et durer 90 jours (photo Airbus HC)

 

27/05/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

L'appareil H225M Caracal du constructeur de Marignane a passé avec succès les essais en vol en Pologne, en vue de conclure un contrat d'acquisition de 50 exemplaires de cet appareil fabriqués localement.

 

 

C'est encore une bonne nouvelle pour Airbus Helicopters. L'appareil H225M Caracal du constructeur de Marignane a passé avec succès les essais en vol en Pologne, en vue de conclure un contrat d'acquisition de 50 exemplaires de cet appareil, a indiqué ce mercredi l'armée polonaise. "Je peux annoncer aujourd'hui avec certitude que cet hélicoptère a rempli toutes les exigences des forces armées, en conformité avec l'offre d'Airbus", a déclaré à la presse sur la base aérienne de Powidz, le général Miroslaw Rozanski, du ministère de la Défense.

Désormais, le dossier passe au ministère de l'Économie pour des négociations avec Airbus Helicopters d'un programme d'investissement et de transfert de technologies et, une fois cet accord acquis, au ministère de la Défense qui va "négocier les précisions à apporter au contrat final", a-t-il précisé. "Nous sommes à mi-chemin" sur ce dossier, a estimé le général Rozanski. Les négociations avec Airbus Helicopters pourraient débuter en juin et durer 90 jours, a-t-il indiqué.

 

Airbus Helicopters sélectionné

Varsovie avait annoncé fin avril avoir choisi l'offre d'Airbus pour des essais en vol, ce qui déjà laissait augurer une signature d'un contrat définitif, estimé par la presse polonaise à 13 milliards de zlotys (3,2 milliards d'euros). La Pologne a préféré l'offre d'Airbus Helicopters à celles de l'américain Sikorsky et du groupe italo-britannique AgustaWestland. Après la conclusion du contrat, les premiers appareils, encore montés en France, devraient arriver en Pologne en 2017, tandis que ceux assemblés en Pologne les suivraient en 2018, avait précisé par la suite le PDG d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury.

Selon Guillaume Faury, Airbus Helicopters souhaite faire de la Pologne son "cinquième pilier" en Europe, après la France, l'Allemagne, l'Espagne et la Grande-Bretagne. La commande attendue de 50 hélicoptères Caracal devrait déboucher sur la création de 1.250 emplois directs et 2.000 indirects en Pologne, a-t-il indiqué. Il a déclaré que son groupe, qui emploie actuellement 900 personnes en Pologne, installerait une chaîne de montage de Caracal à Lodz (centre), où Airbus Group avait déjà ouvert récemment un centre de recherche.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:25
Le Mexique pourrait acheter 50 H225M (Crédits : Eurocopter Lorette Fabre)

Le Mexique pourrait acheter 50 H225M (Crédits : Eurocopter Lorette Fabre)

 

27/05/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Le Mexique pourrait commander 50 H225M (SuperPuma) qui seraient assemblés localement. Une signature est attendue à l'occasion du 14 juillet, jour de fête nationale où le Mexique est invité d'honneur.


 

Selon des sources concordantes, le Mexique pourrait très vite acheter à Airbus Helicopters 50 H225M (ex-EC725). Si le contrat évalué à 2 milliards d'euros environ est suffisamment mûr, une signature est attendue en présence des deux présidents - François Hollande et Enrique Peña Nieto - à l'occasion du 14 juillet, jour de la fête nationale où le Mexique est invité d'honneur cette année. Des militaires mexicains défileront à cette occasion sur les Champs-Élysées.

Si cette commande se confirmait, ce serait une troisième bonne nouvelle à l'exportation pour le constructeur de Marignane après les contrats majeurs en Corée du Sud et en Pologne et peut-être avant le Qatar"En 2015, les commandes vont être une priorité, avait reconnu en janvier lors de la présentation des résultats le PDG d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury. Nous voulons réaliser plus de commandes que de livraisons en 2015". Le pari est en train d'être gagné par l'hélicoptériste européen.

 

Des hélicoptères assemblés au Mexique

Initialement, Airbus Helicopters négociait depuis plusieurs mois avec Mexico une nouvelle commande de six à douze H225M supplémentaires en complément des 15 exemplaires déjà commandés. Mais les discussions se sont accélérées il y a deux mois environ et ont pris une nouvelle tournure. Ce n'est plus une douzaine d'appareils que souhaite le Mexique mais une cinquantaine de H225M, qui serait assemblés localement. Tout comme au Brésil, Airbus Helicopters a fait une proposition en ce sens.

Le constructeur de Marignane avait inauguré en février 2013 à Queretaro en présence du président mexicain Enrique Peña Nieto une usine qui fabrique des composants métalliques de haute technologie pour structures d'aéronefs. Implantée dans le complexe industriel Aerotech voisin de l'aéroport intercontinental de Queretaro, ce site d'une superficie de 12.000 mètres carrés, est le seul site de production des poutres de queue des hélicoptères AS350 Ecureuil. Il héberge par ailleurs un centre de maintenance de 1.000 mètres carrés. Spécialisé dans les appareils de la famille Ecureuil, ce centre servira les opérateurs du célèbre hélicoptère léger d'Airbus Helicopters dans toute la région.

 

Des frégates et/ou des corvettes en discussion

Outre les hélicoptères, la France et le Mexique discutent d'une coopération navale, qui pourrait inclure la vente de bâtiments fabriqués par DCNS. Pour autant, ce dossier est beaucoup moins mûr que celui des H225M. "Le dossier avance bien", explique-t-on à La Tribune. Selon des sources concordantes, le Mexique s'intéresse aux frégates multi-missions (FREMM) et/ou à des corvettes Gowind de 2.500 tonnes. Les besoins de la marine mexicaine restent encore à affiner. D'autant qu'elle est très partagée entre les partisans qui souhaitent poursuivre une relation de proximité avec les États-Unis, qui lui vend des bâtiments d'occasion pas toujours adaptés à ses besoins, et ceux qui veulent s'offrir des navires en France.

Les échanges commerciaux entre la France et le Mexique sont en hausse constante depuis plusieurs années (4,2 milliards d'euros en 2014), avec une balance commerciale excédentaire. De nombreux projets ont été lancés dans des secteurs stratégiques comme l'aéronautique et les transports au moment de la visite de François Hollande au Mexique le 10 et 11 avril 2014.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

21 Mai 2015 Source : Marine nationale

 

Mardi 19 mai 2015, le Groupe Aérien Embarqué (GAé) est revenu de sa mission avec le porte-avions Charles de Gaulle. Parmi les aéronefs composant le GAé, 1 Alouette III et 2 Dauphin PEDRO de la flottille 35F, assurant la sauvegarde tant des pilotes d’avions que du porte-avions, sont rentrés sur la base d’aéronautique navale (BAN) d’Hyères.

 

Les neuf appareils hyérois de la 35F ont donc été réunis sur la BAN : trois Alouette III, trois Dauphin Pedro et trois Dauphin de type N. Fait assez rare pour être signalé, car la flottille n’embarque pas qu’à bord du porte-avions, mais aussi sur un bon nombre de bâtiments de la Force d’action navale (transport de chalands de débarquement, pétroliers-ravitailleurs,…). De plus, un détachement à part entière sur la BAN assure les missions de service public pour la façade méditerranéenne. La flottille 35F a donc profité de l’occasion pour organiser un vol en formation au-dessus de la BAN. Les neuf hélicoptères ont effectué deux passages, le premier avec trois dispositifs en chevrons, le second en échelons refusés, avant d’effectuer un « break » au-dessus de la tour de contrôle et de terminer par un atterrissage en ligne.

 

Le personnel de la flottille et les familles venues accueillir le détachement ont profité de cette occasion rare de voir voler 9 hélicoptères en formation.

 

Rappelons que la flottille comporte, en plus de ceux d’Hyères, deux autres détachements de service public sur les façades métropolitaines (La Rochelle et Le Touquet), et un autre à Tahiti. Le soleil ne se couche jamais sur la 35F….

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale

photo Marine Nationale

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:50
Photos: Patrick Brion – MIL.be

Photos: Patrick Brion – MIL.be

 

21/05/2015 Tiffany Mestdagh – MIL.be

 

Les nouveaux hélicoptères NH90 de la Défense sont fins prêts à mener des opérations en envionnement non-hostile. La base aérienne de Beauvechain a entendu le chef de la Composante Air déclarer ce 20 mai la 18me escadrille "initial operational capable".

 

"Nous sommes heureux d'enfin disposer d'une nouvelle capacité opérationelle", s'enthousiasme le général-major aviateur Frederik Vansina, chef de la composante Air. "Avec les Sea King, nous ne pouvions mener que des opérations de sauvetage en mer. À présent, nous sommes également capables de transporter des unités terrestres, par exemple. L'hélicoptère peut également transporter du matériel lourd."

Les pilotes NH90 ont réalisé une démonstration des capacités de leur appareil à l'occasion d'un scénario fictif se déroulant à Beauvechain. Quelques rebelles avaient caché un important prisonnier politique dans un complexe de trois conteneurs oranges. Depuis un vol stationnaire, une descente rapide via une corde (fast roping), puis un hissage (hoisting), les militaires ont réussi à libérer rapidement le prisonnier.

"Avec le NH90, nous pouvons facilement larguer des personnes sur des positions où il serait impossible d'atterrir: sur des toits ou des navires, notamment", explique le capitaine aviateur Bart Vanhauwaert. Il est l'un des dix pilotes pouvant voler sur NH90. "Nous sommes également en mesure de transporter des objets lourds, jusqu'à quatre tonnes. Très pratique pour l'aide humanitaire." Aucune opération n'est actuellement prévue. Mais s'il devait y avoir une décision politique en ce sens, les hélicoptères seraient disponibles.

Les hélicoptères seront complètement opérationnels fin de l'année prochaine. "Nous devons avant tout rendre l'armement fonctionnel afin que les hélicoptères puissent également être opérationnels en environnement hostile." Un hélicoptère peut aujourd'hui évacuer des personnes et transporter des militaires ou de lourdes charges.

 

Repérer des aéronefs

La démonstration opérationnelle s'est tenue en même temps qu'un exercice international d'hélicoptères belges et étrangers. Ceci a attiré beaucoup d'observateurs. Afin que le tout se déroule sans heurt, la base avait organisé un concours photo. "Nous en attendions 200", raconte le capitaine aviateur Bart Vanhauwaert. "Finalement, nous avons dû limiter les inscriptions à 400 participants, et ce pour des raisons de sécurité." Parmi eux se trouvaient notamment des amateurs venus des Pays-Bas, de France et de Grande-Bretagne. Grâce à une navette, les observateuirs ont eu l'occasion de photographier une variété d'hélicoptères dans différentes zones de la base. Ils ont également eu la chance d'assister à une démonstration F-16, en parallèle bien entendu avec celle du NH-90.

 

Photos: Patrick Brion – MIL.bePhotos: Patrick Brion – MIL.bePhotos: Patrick Brion – MIL.be
Photos: Patrick Brion – MIL.be

Photos: Patrick Brion – MIL.be

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:55
Des capitaines en stage au CFCU

 

14/05/2015 Armée de Terre

 

Dix-neuf stagiaires de l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre (EAALAT) ont participé au cours de formation des commandants d’unité (CFCU) qui se déroule pendant 4 mois. Du 12 au 24 avril, le groupe a effectué les exercices tactiques en régiment qui clôturent le CFCU.

 

Dans ce cadre, un exercice de restitution s’est déroulé dans la région de Phalsbourg 2015. Cette manœuvre d’ampleur a mobilisé 16 hélicoptères du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) et une section d’infanterie renforcée par un groupe anti-char du 27e bataillon de chasseurs alpins (27e BCA). Des moyens matériels et humains conséquents pour une instruction à la hauteur des ressources engagées dans les sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) en opérations.

 

L’entraînement a permis aux futurs commandants d’unité de s’exercer au combat interarmes dans la perspective de futures projections.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:20
Un Cyclone CH-148, à Shearwater (Archives -Sikorsky)

Un Cyclone CH-148, à Shearwater (Archives -Sikorsky)

 

12 mai 2015 par Benoît Maraval – 45eNord.ca

 

Le premier hélicoptère maritime CH-148 Cyclone doit être livré officiellement aux forces armées en juin 2015, vient d’annoncer le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney.

 

S’exprimant à l’hôtel de ville d’Ottawa mardi 12 mai 2015, le ministre s’est félicité de cette première livraison dans le cadre d’un programme d’acquisition qui, de l’aveu même du ministre, aura nécessité plusieurs décennies de travaux, ponctuées par divers retards, annulations et circonvolutions politiques. Le chiffre de «45 ans» avancé par le ministre sous forme de boutade lors de son allocution n’est pourtant pas si loin de la réalité dans la mesure où on peut raisonnablement situer la genèse du programme au début des années 80, une époque où les CH-124 SeaKing célébraient déjà 20 ans de mise en service.

 

Un processus long et coûteux

Au sein de la communauté intéressée par les questions de défense au Canada, si les avis divergent souvent sur certains processus d’acquisition (F-35 notamment), experts et observateurs s’accordent volontiers pour considérer le programme des hélicoptère maritimes comme le parfait exemple à ne pas suivre: première annulation pure et simple du programme en 1993 accompagnée d’atermoiements successifs de 10 ans – notamment dus aux 500 millions $ de pénalités d’annulation – avant qu’un premier accord ne soit conclu avec Sikorsky  en 2004 sous la forme de deux contrats (acquisition d’une part, maintenance d’autre part) pour un montant total de 5 milliards $.

S’ensuivirent des retards non seulement dans la livraison de la version finale des Cyclone – prévue initialement en 2008 – mais également dans celle d’appareils provisoires censés assurer la transition avec le retrait progressif des Sea King.

Enfin, en 2013, alors même que les Sea King célèbrent leur demi-siècle, le ministère des Travaux Publics et Services Gouvernementaux Canada charge la société Hitachi Consulting de procéder à une évaluation du programme et menace Sikorsky de dénoncer le contrat compte tenu des nombreux retards accumulés.

Aujourd’hui, après deux modifications de contrats et une augmentation substantielle des coûts (le budget total du programme atteint désormais 7,6 milliards $, soit une augmentation totale de 52% par rapport à l’enveloppe initiale), quatre CH-148 Cyclone sont déjà stationnés à la 12e Escadre Shearwater à Halifax, le centre de l’aviation navale du Canada et la base d’attache des vieillissants CH-124 SeaKing. Les quatre appareils sont utilisés par Sikorsky afin de former les membres du cadre initial d’instructeurs des Forces armées canadiennes.

 

Tirer les leçons du passé ?

Conscient des difficultés que posent les processus d’approvisionnement de défense (complexité de la technologie militaire, longueur des cycles de gestion des projets, implication de plusieurs ministères et agences gouvernementales, volonté de garantir le meilleur rapport qualité/prix), M. Kenney a cependant estimé que des progrès étaient perceptibles, citant successivement la création du groupe de travail ministériel responsable de coordonner le processus décisionnel, celle du secrétariat d’approvisionnement en matière de défense ainsi que du comité consultatif en matière d’approvisionnement.

Les deux premières structures évoquées ne sont pas nouvelles et renvoient à la stratégie d’approvisionnement en matière de défense présentée par le gouvernement début 2014. En revanche, la logique qui sous-tend la création d’un comité consultatif provient d’une évaluation trop tardive des besoins militaires exprimés. «Une fois exprimés par l’autorité militaire, ces besoins ne sont remis en cause que des années plus tard, pendant le processus d’acquisition» a regretté Jason Kenney, assurant que ce nouveau comité permettrait d’évaluer la pertinence des besoins en amont, «au moment de leur définition».

Bien que de nature relativement différente, on ne peut s’empêcher de se remémorer d’autres comités semblables. En 2008, Peter MacKay, alors ministre de la défense nationale, décrivait déjà les attributions du «comité consultatif supérieur de projet», réunissant les représentants des ministères impliqués dans chaque grand projet de l’Etat.

«De même, toutes les acquisitions de plus de 2 millions de dollars font l’objet d’un suivi par des comités interministériels d’examen» poursuivait le ministre en réponse à un rapport du comité permanent de la Défense nationale à la Chambre des Communes.

Encore plus tôt, en 2003, le ministère avait également fait appel à un comité d’experts chargé de fournir des recommandations concernant «le processus d’acquisition du matériel et d’approvisionnement au ministère de la Défense nationale».

Ces différents organismes n’ont pourtant pas empêché l’accumulation des retards et obstacles survenus dans d’autres programmes. Les prochains projets d’acquisition – notamment ceux relevant de la stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale – devraient permettre de constater d’éventuelles améliorations concrètes.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12 Mai 2015 Source : Marine nationale

 

Mardi 5 mai 2015, l’hélicoptère Caïman Marine a participé à l’opération « Archange 2015 », un entraînement de sauvetage de grande ampleur qui s’est déroulé au Mont-Saint-Michel. Il était organisé par la Préfecture de la Manche et la Préfecture de la zone de défense et de sécurité Ouest. Le scénario de l’entraînement prévoyait la chute d’un groupe de personnes en contrebas de l’une des terrasses des jardins de l’abbaye à la suite de l’attaque d’un chien agressif. 19 touristes ont chuté, certains sont gravement blessés tandis que d’autres sont décédés.

 

Les forts coefficients de marées coupent le Mont-Saint-Michel du continent, empêchant ainsi l’intervention des secours terrestres. Plusieurs hélicoptères sont alors mis en alerte et rejoignent le lieu du drame en vue d’extraire les victimes et les ramener sur la partie continentale. Des moyens aériens de la Sécurité civile, de la gendarmerie, du SMUR et de la Marine nationale se relaient entre 10h15 et 14h00, soit le déploiement de 7 aéronefs. L’hélicoptère Caïman Marine, arrivé sur zone à 13h15, a permis l’évacuation de  huit victimes médicalisées en vue de les déposer au Centre hospitalier universitaire de Rennes.

 

Il s’agissait de la première participation d’un moyen aérien de la Marine nationale à un exercice mené par les autorités civiles dont l’objectif était de tester la coordination et l’optimisation des moyens aériens à l’échelle zonale en situation de crise.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:50
Le Caracal (H225M – photo Airbus HC) a remporté la compétition en Pologne face à ses concurrents américain et italien

Le Caracal (H225M – photo Airbus HC) a remporté la compétition en Pologne face à ses concurrents américain et italien

 

21/04/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le constructeur de Marignane a remporté une compétition estimée entre 2 et 2,3 milliards d'euros en Pologne. Elle porte sur la livraison de 50 appareils de transports multirôles de type Caracal (H725) à Varsovie.

 

C'est une très grande performance commerciale réalisée par Airbus Helicopters. Selon une information du journal polonais "Gazeta Wyborcza", que "La Tribune" a confirmé selon des sources proches du dossier, le constructeur de Marignane a remporté l'appel d'offres pour une commande de 50 hélicoptères de transport multirôles passée par la Pologne. Les autorités polonaises ont retenu le Caracal (H225M) d'Airbus Helicopters dans le cadre d'un contrat estimé entre 2 et 2,3 milliards d'euros. Une annonce devrait être faite cet après-midi.

 

Pour livrer à la Pologne 50 hélicoptères militaires (contre 70 initialement), ils étaient trois en lice. L'américain Sikorsky, l'italo-Britannique AgustaWestland et l'européen Airbus Helicopters, avaient répondu à un appel d'offres de Varsovie pour un contrat estimé trois milliards de dollars (2,5 milliards d'euros), avait annoncé fin décembre le ministère de la Défense polonais.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:50
système SAMP/T - photo DGA

système SAMP/T - photo DGA

 

21/04/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Une bonne nouvelle en cache une mauvaise. Si Varsovie a choisi les Caracal d'Airbus Helicopters (2 milliards d'euros), la Pologne a toutefois sélectionné Raytheon pour sa défense antimissile (4 milliards) au détriment de MBDA et Thales. Clairement, Varsovie a confié à Washington la commande la plus stratégique pour sa défense.

 

C'est officiel cette fois-ci. La Pologne a choisi pour de nouveaux "tests" les Caracal, les hélicoptères multirôles d'Airbus Helicopters, dans le cadre d'un appel d'offres estimé entre 2 et 2,3 milliards d'euros (50 appareils au lieu des 70 fixés par l'appel d'offre), a annoncé mardi le président polonais Bronislaw Komorowski. Une façon originale d'indiquer que le constructeur de Marignane est entré en négociations exclusives avec Varsovie. Et surtout de préciser élégamment que le Caracal a remporté la compétition face aux deux autres hélicoptères en compétition jusqu'ici, le S-70i de l'américain Sikorsky et l'AW149 de l'italo-britannique AgustaWestland.

"Le gouvernement a pris la décision politique de retenir pour tests l'appareil de la société Airbus", a déclaré à la presse Bronislaw Komorowski, à l'issue d'une rencontre avec la Première ministre polonaise, Ewa Kopacz.

Si Airbus Helicopters parvenait in fine à gagner un tel appel d'offre, ce serait la première fois que la Pologne passe une commande significative dans le domaine de l'armement à la France. Historique... Entre 2009 et 2013, la Pologne a par exemple commandé royalement à la France pour un total de 53,6 millions d'euros de matériels militaires. C'est peu et cela dure depuis de très nombreuses années.

La signature du contrat pourrait intervenir "en septembre" et les premiers hélicoptères devraient être livrés "à partir de 2017", a-t-on expliqué de source proche du ministère de la Défense, qui a estimé que la quantité d'hélicoptères pourrait être revue à la hausse. Enfin, Paris a démenti que la décision de Varsovie en faveur des hélicoptères français étaient liée à une promesse française de ne pas livrer les deux porte-hélicoptères de type Mistral à la Russie.

 

Les États-Unis choisis pour la défense antimissile

Paris n'a pas toutefois réalisé le grand chelem en perdant en parallèle une compétition dans la défense aérienne (Air defence). Peu d'observateurs estimaient d'ailleurs possible une victoire total de Paris sur Washington. Le président polonais Bronislaw Komorowski a donc annoncé que la Pologne ouvrirait des négociations avec les États-Unis qui visaient également à l'image de la France le grand chelem, pour finaliser l'appel d'offres des missiles."Les États-Unis visaient le grand chelem, ils ont mis une pression politique majeure au cours des derniers mois sur la Pologne", explique-t-on de source proche du ministre de la Défense.

Varsovie, qui avait accéléré cet automne le processus de sélection du fournisseur de son nouveau système de défense antimissile en raison des tensions liées à la situation en Ukraine, s'est donc employé à réaliser un équilibre transatlantique dans un contexte de montée des tensions avec la Russie. La Pologne, membre de l'Otan depuis 1999, s'est peu à peu rapprochée du reste de l'Europe ces dernières années. Surtout depuis que Barack Obama a réduit le bouclier de défense anti-missiles en Europe de l'Est. Depuis la fin de la Guerre froide, Varsovie entretenait auparavant des liens de défense et de sécurité étroits avec Washington.

 

La très belle offre de MBDA/Thales que Varsovie a refusé

Le ministère de la Défense polonais a précisé pour sa part que Varsovie avait approuvé sa recommandation de passer une commande de missiles Patriot de l'américain Raytheon au détriment d'un consortium tricolore formé par le missilier européen MBDA et Thales (système SAMP/T). Soit un possible contrat de l'ordre de 4 milliards d'euros, ce qui serait le plus gros marché public de l'histoire militaire de la Pologne. Surtout la Pologne a encore choisi les États-Unis, qui a réinvesti l'Europe de l'est avec la crise ukrainienne, pour le contrat le plus stratégique, sa défense antimissile.

"MBDA et Thales avaient une très belle offre qui était en cohérence avec les savoir-faire des deux groupes, regrette-t-on dans l'entourage du ministre. Nous avons le sentiment que cette offre a été sérieusement considérée par la Pologne. Mais il faut savoir d'où vient la Pologne, qui ne peut pas effacer comme cela en deux ans sa relation avec les États-Unis". Une très belle offre qui donnait la part belle à l'industrie polonaise. Bon élève, Eurosam a collé au plus près des demandes de la Pologne.

Ainsi, le GIE proposait le système SAMP/T, un système européen déjà opérationnel dans les pays de l'OTAN, donc compatible avec l'Alliance atlantique. Le SAMP/T bénéficie des dernières technologies, dont la capacité ATBM. En Turquie, faut-il rappeler qu'il est arrivé en deuxième position derrière le système chinois CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) mais devant les américains Lockheed Martin/Raytheon (PAC-3). D'ailleurs, ce sont les Polonais eux-mêmes qui avaient demandé à Eurosam de concourir alors que le GIE n'avait pas été invité à participer en 2013 au dialogue technique.

 

Une offre qui donnait la part belle à l'industrie polonaise

Contrairement à Raytheon, qui a fait le minimum, MBDA et Thales proposaient un partenariat de haut niveau à la Pologne via un transfert de technologies (ToT) très élevé qui concerne aussi bien le missile que les fonctions Commande et Contrôle, les radars, les lanceurs et les communications (développement, production, intégration, tests, maintenance, formation...). Ce qui aurait pu induire des milliers d'emplois à la clé pour Varsovie selon le degré du ToT négocié. Ils proposaient aussi un partenariat sur le long terme avec l'industrie polonaise, notamment la possibilité de rejoindre la feuille de route Aster grâce à la modernisation du système (Aster B1NT).

Concrètement si Eurosam avait gagné le contrat, les industriels français auraient signé des partenariats avec les groupes polonais Bumar PIT Radwar, Mesko et HSW filiales de la holding Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ). Des déclarations d'intention (Letter of Intent) avaient déjà été signées. Thales a déjà une coopération étroite avec Radmor sur les postes de radio PR4G fabriqués en Pologne, ou encore la technologie IFF qui fait l'objet d'une coopération entre Thales et Radwar.

Enfin, les deux partenaires au sein d'Eurosam donnaient, contrairement aux Américains, la maîtrise totale du système. Soit une indépendance opérationnelle de l'armée polonaise. Au-delà, la France proposait un partenariat stratégique avec un choix d'un système européen pour participer à la construction de l'Europe de la défense et ne pas reposer uniquement sur les États-Unis. Raté...

 

Airbus Helicopters remporte la mise

"Nous nous préparons maintenant pour les prochaines étapes de l'appel d'offres, a réagi Airbus Helicopters dans un communiqué. Nous coopérerons étroitement avec les forces armées polonaises, pendant la période des essais, afin de répondre à toutes questions et demandes et démontrer ainsi que le Caracal satisfait à l'ensemble des critères de l'appel d'offres et des besoins opérationnels". Dans le camp français, on s'attend à des recours des deux rivaux. "La procédure a été respectée", a-t-on expliqué.

Mais on explique dans l'entourage du ministre de la Défense, que le choix de Varsovie est "difficilement réversible" même si Airbus Helicopters "n'a pas encore gagné". Pourquoi un tel optimisme? Parce qu'au ministère, on estime que l'annonce a été faite par le président polonais, c'est donc "un peu plus qu'une étape technique", veut-on croire. D'autant que le Caracal a convaincu les Polonais, a-t-on insisté : "ils achètent un matériel dans la perspective d'un engagement militaire. Ils l'ont déjà vu fonctionner, sur le terrain et en exercice".

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:50
Méga-contrat en Pologne : les trois clés du succès d'Airbus Helicopters

Défense l'armée polonaise a véritablement découvert les qualités de l'EC725 présenté par Airbus Helicopters à Kielce en 2012 (photo Armée de l'Air)

 

21/04/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La machine - le Caracal -, l'offre industrielle et les hommes ont été les trois facteurs déterminants du succès d'Airbus Helicopters en Pologne. Le constructeur de Marignane est présélectionné pour un contrat de l'ordre de 2 à 2,3 milliards d'euros pour la vente de 50 appareils.

 

Airbus Helicopters a remporté "le contrat de la décennie en Europe" dans le domaine des hélicoptères. C'est comme cela qu'en interne on désignait cette campagne majeure pour le constructeur de Marignane, qui a longtemps été considéré comme un simple outsider face à ses deux rivaux, l'américain Sikorsky et l'italien AgustaWestland, déjà très bien implantés industriellement en Pologne. Avec son partenaire le motoriste Turbomeca (Safran), Airbus Helicopters se sont d'ailleurs beaucoup engagés sur le plan industriel pour séduire la Pologne.

Avec succès finalement, le constructeur franco-allemand ayant été présélectionné pour entrer en négociations exclusives avec Varsovie. La signature du contrat est attendue en septembre tandis que les premières livraisons du Caracal sont prévues à partir de 2017.

 

Une compétition très, très dure

Que la compétition fut longue et extrêmement difficile pour les équipes d'Airbus Helicopters face à des concurrents prêts à tout, y compris à des opérations de piratage informatique. En outre, la saga de la livraison des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie a compliqué les chances d'Airbus Helicopters à l'automne 2014 et a miné le moral des équipes engagées dans cette campagne.

Le gouvernement polonais a également hésité sur les volumes qu'il souhaitait offrir à son armée, désireuse d'acquérir des hélicoptères de transport. Au bout du bout, il a finalement opté pour l'acquisition de 50 hélicoptères de transport (contre 70 appareils dans l'appel d'offre) pour un montant estimé entre 2 et 2,3 milliards d'euros. Trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou H225M) et l'américain Sikorsky (S-70) - se sont rapidement positionnés.

 

Comment Airbus Helicopters a gagné

Deux personnes, bien aidées par toutes les équipes d'Airbus Helicopters et d'Airbus Group mobilisées par cette campagne majeure pour l'avenir de l'entreprise, incarnent cette grande performance commerciale. Notamment les deux principales chevilles ouvrières de la campagne en Pologne, Olivier Michalon, patron des ventes Europe d'Airbus Helicopters, et son adjoint Mickaël Péru. Le vice-président exécutif en charge des ventes et des services au niveau mondial Dominique Maudet, a également beaucoup mouillé sa chemise pour la réussite du constructeur franco-allemand. Trois anciens de la maison qui ont su garder le cap et la tête froide malgré les montagnes russes par lesquelles ils sont passés pendant trois ans. Enfin, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, qui a rencontré depuis son arrivée à l'Hôtel de Brienne en 2012 au moins quinze fois son homologue polonais, Tomasz Siemoniak, ainsi que François Hollande se sont également beaucoup dépensé comme à leur habitude pour faire aboutir l'offre française.

Après avoir pris du retard à l'allumage en Pologne en 2012, en raison du manque de fair-play d'AgustaWestland, le constructeur franco-allemand a mis les gaz pour rattraper ses concurrents partis plus vite et surtout déjà bien installés en Pologne. Airbus Helicopters a proposé dans son offre que la Pologne devienne l'un de ses piliers pays au même titre que la France et l'Allemagne. Ainsi, le PDG d'Airbus Helicopters Guillaume Faury a joué à fonds la carte européenne et a démontré que cet appel d'offres peut déboucher sur des partenariats plus globaux.

"Nous sommes convaincus de la capacité d'Airbus Group de proposer des produits mais aussi d'offrir l'opportunité pour l'industrie polonaise de prendre part à un rôle plus important, de participer à l'avenir à des programmes d'envergure, que ce soit des programmes militaires ou civils, que le groupe Airbus lance et développe par nature", avait expliqué son PDG, Guillaume Faury, lors du salon de Farnborough en juillet 2014.

En outre, l'armée polonaise a véritablement découvert les qualités du H225M présenté par Airbus Helicopters à Kielce en 2012. Elle s'est montrée très intéressée par cet appareil, qui correspond bien à ses besoins opérationnels et qui a fait ses preuves au combat (combat proven) en Afghanistan, en Libye et au Mali même si dans ce pays du Sahel, les turbines ont souffert. Mais en règle général, H225M s'est très bien comporté sur tous ces théâtres d'opération. Mieux en tout cas que les deux autres appareils en compétition.

 

Des projets d'usine en Pologne

Dans le cadre de cette campagne stratégique, le constructeur basé à Marignane a signé en 2013 un accord industriel avec le polonais WZL 1. Cette entreprise basée à Lodz et spécialisée dans la maintenance aéronautique assemblera le Caracal si le constructeur franco-allemand gagne la compétition. En outre, le groupe Airbus a ouvert en février un centre de recherche et de développement à Lodz, en Pologne. "Nous sommes maintenant à Lodz parce que nous avons trouvé ici de très bons ingénieurs, un très bon environnement pour des investissements", avait expliqué Guillaume Faury.

De son côté, le motoriste et partenaire d'Airbus Helicopters dans cet appel d'offre, Turbomeca, installera aussi une chaîne d'assemblage pour les turbines du H225M. Safran a déjà pour sa part une usine implantée à Sedziszow Malopolski dans le sud-est de la Pologne (Hispano-Suiza) et qui emploie plus de 500 personnes. Elle produit des pignons et des carters pour les transmissions de puissance et fait le montage. Elle produit des composants pour moteurs d'avions, d'hélicoptères et de nacelles.

 

Ce que proposait la concurrence

AgustaWestland et Sikorsky avaient également des accords industriels avec des groupes polonais s'ils remportent la compétition. Le groupe italien a racheté en 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies et le transport, notamment militaire. Ils sont vendus en Pologne, en République tchèque et en Corée du Sud.

Sikorsky Aircraft produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère Black Hawk, S70i, destinée à l'exportation.

 

Une extraballe

Pour AgustaWestland et Sikorsky, une seconde chance d'offre à eux. Le ministère polonais de la Défense polonais a lancé en juillet 2014 un programme d'achat d'hélicoptères (entre 20 et 30), estimé à près d'un milliard d'euros. L'appel d'offre pourrait être formellement lancé "d'ici à la fin de 2015", explique-t-on de source proche du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Il pourrait donc équilibrer leur choix, comme au Qatar (hélicoptères de transport pour la France, d'attaque pour les États-Unis). Le lancement de cette opération a été avancé de quelques années à la suite de la crise en Ukraine.

Airbus Helicopters concourt avec le Tigre contre l'Apache de l'américain Boeing et l'AW-129 Mangusta d'AgustaWestland. Les constructeurs intéressés avaient jusqu'au 1er août pour manifester leur volonté de participer à une étude du marché. Une demande d'informations (RFI) sera lancée mi-octobre et un appel d'offre (RFP) est attendu en 2015.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:55
[Entretien] Des pales et du courage

 

09/04/2015 par Samantha Lille

 

Certaines histoires d’hommes vous captivent. « Envoyez les hélicos » fait partie de celles-là. A travers les 228 pages de ses carnets de guerre, le colonel Pierre Verborg* relate avec un style percutant et efficace des nuits de combats redoutables, où les équipages de l’aviation légère de l’armée de Terre (Alat) s’illustrent avec succès. Mais bien au-delà de la mise en exergue de l’aérocombat, cet officier au charisme indiscutable livre un hommage touchant aux soldats qu’il a commandés. Le « grizzly »** sort de sa tanière et cela vaut le détour.

 

« Envoyez les hélicos » cet ordre de l’Elysée tombe le 13 mai 2011. A ce moment-là, la France est engagée en Libye depuis plusieurs semaines et pour vous c’est le début d’une aventure sans précédent…

Chaque fois que l’on part au combat, on s’apprête à vivre quelque chose d’hors norme ! Cependant, pour l’opération Harmattan, on s’est rapidement rendu compte que le mode opératoire et le moment choisi pour intervenir allaient être décisifs à très haut niveau. Faire décoller de nuit, une dizaine d’hélicoptères d’un bâtiment de la Marine, voler tous feux éteints, au ras des flots pour aller au contact de l’ennemi, le pari était risqué mais nous étions formés et préparés pour cela. Il fallait créer une rupture sur le terrain, il fallait un électrochoc pour débloquer la situation. Les hélicos ont su le faire.

 

Vous êtes à l’époque, chef du groupement aéromobile sur le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre et vous devez trouver vos marques…
La coopération interarmées sur le terrain n’est pas un problème, elle se fait avec une grande intelligence pour le succès des armes et tout simplement pour notre efficacité qui et notre survie.  Mais il est évident qu’au début nous nous sommes confrontés à un choc des cultures, un choc qui était sain à mon avis. La force des armées, c’est aussi leur diversité. Nous nous sommes donc adaptés au fonctionnement de la Marine et la Marine s’est adaptée à nos impératifs opérationnels. Au final, on est passé, si je puis dire, du pacs à un mariage en bonne et due forme concrétisé désormais par une doctrine qui évoluera encore, c’est certain.

 

D’ailleurs, au fil des chapitres, l’Alat apparait comme un monde un peu à part…
C’est une arme jeune, méconnue qui a parfois été incomprise ; pourtant elle a toute sa place au sein de l’armée de Terre et des armées en générale. J’espère que ce livre montrera que c’est une arme qui a une âme, une identité et permettez-moi, une gueule ! On vit et on se bat à la vitesse de 240 km/h dans trois espaces différents (terre/air/mer). Dans un laps de temps très court, nous pouvons récupérer des commandos à partir d’un sous-marin, délivrer des rations  dans le cadre d’une mission humanitaire, évacuer des ressortissants et aller combattre. Et ce sont les mêmes hélicoptères et les mêmes équipages qui vont vivre ces multiples missions. L’aérocombat bouleverse profondément la manière de se battre et à façonner un système d’hommes effectivement très particulier.

 

Ce livre, n’est-il pas aussi le récit de l’expérience du commandement ?

En effet, il m’a semblé utile de partager ce qu’est la réalité du commandement lorsque l’on sert sous les armes. J’ai eu la chance de pouvoir participer de très nombreuses fois, et aux différents niveaux de responsabilités du domaine des hélicoptères qui ont été les miens, à des missions de guerre dans des situations qui imposaient un engagement total. Je crois qu’il est intéressant de partager et d’expliquer que le commandement n’est pas un bloc monolithique mais un art subtil, à la fois prédictible et plein d’incertitudes. Nous n’avons pas le monopole du commandement. On pourrait penser que dans un système militaire, commander peut être une pression et une contrainte, en ce qui me concerne, cela fait 27 ans que j’exerce au quotidien des responsabilités que le commandement bien voulu me confier et je me sens un homme et un officier libre dans un cadre bien normé. Oui, commander, c’est être libre. Etre libre, c’est choisir et choisir, c’est parfois renoncer et être surpris. Je tenais à faire découvrir toute cette diversité du commandement. D’autres pourraient tout autant témoigner pour enrichir chacun de ses expériences. Personnellement, c’est en lisant et en écoutant de témoignages que j’ai appris et pu enrichir ma posture de commandement. C’est un travail intellectuel qui est nécessaire. Dans l’action, il est trop tard pour se poser des questions vous devez seulement amener de bonnes réponses et vite.

 

Justement, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ? 
Je ne vous cache pas qu’il a été difficile de prendre la plume sans me départir de l’épée.  Toutefois, pour moi, ce témoignage s’est imposé, à la demande aussi de mes chefs, comme un devoir pour trois raisons. Tout d’abord,  pour sa dimension historique, au sens de témoignage, de cet aspect de la guerre et du système d’hommes décisifs qu’est l’aérocombat dans la conduite et la réussite des opérations ; ensuite pour sa dimension humaine collective d’une équipe qui s’inscrit dans un dynamique de réussite avec une méthode et une volonté maitrisée où les ressorts et les liens  qui lient le chef  à ses subordonnés sont déterminants, et enfin, la nécessité de transmettre un témoignage vécu, de l’intérieur, non pas d’un combat mais de nombreuses expériences de guerre, à une période où d’importants choix capacitaires se font dans les armées et qui ont des répercussions très concrètes pour nous lorsqu’il est décidé de nous engager au service de notre pays. .

 

Envoyez les hélicos
Carnets de guerre – Côte d’Ivoire – Libye - Mali
Pierre Verborg
18€90 – Editions du Rocher

[Entretien] Des pales et du courage

* Le colonel Pierre Verborg est officier de carrière dans l’aviation légère de l’armée de Terre et totalise plus de 3 300 heures de vol. Il a participé à de très nombreuses opérations en métropole et à l’étranger (Kosovo, Côte d’Ivoire, Libye, Mali) et a commandé le bataillon d’hélicoptères et d’assaut du 5e régiment d’hélicoptères de combat. Aujourd’hui, il officie en tant que chef du bureau « engagement opérationnel aéromobilité » au sein du commandement des forces terrestres à Lille.

 

** pseudo de l’auteur

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03/04/2015 Sources : Marine nationale

 

En ce début du mois d’avril, la composante anti-sous-marine (ASM) de la flotte  hélicoptères de la force de l’aéronautique navale est en plein renouveau. Grâce à une disponibilité retrouvée du Lynx et à la montée en puissance du Caïman Marine, elle peut répondre présente aux sollicitations d’embarquements de ses appareils.

 

Ainsi, on dénombre cette semaine à bord des frégates à la mer, pas moins de sept détachements de Lynx(34F) et de Caïman(31F et 33F), répartis en trois zones différentes. Le contrat est rempli quantitativement et qualitativement, les deux frégates de défense aérienne, la frégate multimissions et les frégates anti sous-marines déployées sont équipés des aéronefs adaptés à leur configuration.

 

Qu’il s’agisse du déploiement du groupe aéronaval, pour la mission « Arromanches », où l’on retrouve un Caïman(31F) sur le Chevalier Paul, de celui du Jean de Vienne avec un Lynx, ainsi qu’ ou bien d’une mission en Atlantique, avec deux Lynx sur le Latouche-Trévilleet le Primauguet, et un Caïman (33F) sur l’Aquitaine, ou même encore d’un entraînement en Méditerranée, avec un Caïman(31F) sur le Forbin et un Lynx sur le Montcalm, les « Marins du ciel », aux côtés de leurs camarades de la force d’action navale, sont sur tous les fronts. Véritable prolongement des systèmes de combat des bâtiments, avec leur capacité de projection au-delà de l’horizon, ces hélicoptères constituent le bras armé des frégates, en assurant la maîtrise de l’espace aéro-maritime, avec leurs capacités de lutte en-dessous mais aussi au-dessus de la surface.

 

C’est un vrai défi technique et opérationnel auquel font face quotidiennement les équipages et les techniciens aéronautiques, pour que leurs appareils puissent honorer ces embarquements et faire du binôme frégate-hélicoptère un adversaire toujours aussi redoutable.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 11:35
Stinger® missile - photo Raytheon

Stinger® missile - photo Raytheon

 

Mar 31, 2015 ASDNews Source : Raytheon

 

Systems to Go Aboard Apache Helicopters

 

Raytheon Company (NYSE: RTN) signed a $35 million contract to deliver Stinger® missiles and air-to-air launchers to the Republic of Korea Army in support of their recent procurement of AH-64 Apache helicopters.

 

Under the previously announced foreign military sale, Raytheon will begin deliveries of the Stinger weapon systems in 2017.

 

"Stinger provides vital self-protection capabilities as well as defensive counter-air protection of aviation and ground forces," said Michelle Lohmeier, vice president of Raytheon's Land Warfare Systems product line. "Most importantly, Stinger operates day and night, in all environmental conditions and allows for the engagement of multiple targets within seconds."

 

This agreement highlights a renewed global interest in air-to-air Stinger as a key component of attack and light attack helicopter mission configurations. Stinger greatly enhances the capabilities of the aircraft to successfully perform today's missions while countering existing threats.

 

"With the emergence of unmanned aerial vehicles in the battlespace and the key role of helicopters, the evolved technology of air-to-air Stinger is easily adapted to defeat evolving threats," said Jack Elliot, Raytheon's Stinger program director. "Stinger is an immediate- response weapon of choice against a wide range of air threats for protection of both fixed sites and maneuver forces."

 

About Stinger

Stinger-RMP (reprogrammable microprocessor) Blk 1, the current production version of Stinger, has maintained a greater than 90 percent success rate in reliability and training tests against advanced threat targets. The combination of supersonic speed, agility, highly accurate guidance and control system, and lethal warhead gives Stinger the operational edge against all classes of helicopters, UAVs, cruise missiles, and fixed-wing aircraft. In service in 19 countries, Stinger not only has a surface-to-air capability from land and sea, but also an air-to-air capability that can be integrated into most fixed- or rotary-wing platforms.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 07:20
Laser-Based Aircraft Countermeasure Provides 'Unlimited Rounds' Against MANPADS

 

Apr 1, 2015 ASDNews Source : US Army

 

The Army expects later this year to reach a Milestone B decision with its laser-based common infrared countermeasures, or CIRCM, defense system program. The CIRCM system, under development now by both BAE and Northrup Grumman, provides a light-weight, laser-based countermeasure against man-portable air defense systems, which are missile launched from the ground at their targets -- including Army and Navy aircraft.

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 16:40
Hélicoptère Ka-27 - photo Russian Helicopters

Hélicoptère Ka-27 - photo Russian Helicopters

 

30.03.2015 sputniknews.com

 

L'exercice aéronaval qui a débuté lundi dans l'Extrême-Orient russe est la plus importante depuis la chute de l'URSS.

 

Le plus grand exercice de l'aviation et des forces navales depuis la chute de l'Union soviétique a commencé lundi dans l'Extrême-Orient russe, a annoncé une source au sein du ministère de la Défense. L'exercice réunit plus de 100 avions et hélicoptères de différentes classes, des systèmes sol-air S-300 et S-400 et des bâtiments de guerre de la Flotte russe du Pacifique.

 

Ces manœuvres ont pour but de perfectionner les techniques de transfert de l'aviation et de riposte à une frappe massive contre les bases navales russes.

 

Le service de presse de la Flotte du Pacifique a fait état lundi d'une phase de l'exercice liée à la vérification des systèmes de liaison et à la coopération entre aéronefs et navires.

 

"L'exercice qui s'est déroulée sur la base aérienne d'Elisovo visait à perfectionner l'utilisation opérationnelle des avions Il-38 et des hélicoptères Ka-27 pour effectuer des missions de reconnaissance et rechercher des cibles navales. Les équipages ont rempli des missions de débarquement et d'évacuation de blessés conventionnels de la zone d'opération",  a annoncé Roman Martov, porte-parole de la Flotte du Pacifique.

 

Selon le porte-parole, une attention particulière été accordée à la coopération au sein des binômes et des sections d'avions, ainsi qu'entre les aéronefs et les bâtiments faisant partie des groupes de recherche et de reconnaissance.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 12:55
Stéphane Chéry photo Airbus Helicopters

Stéphane Chéry photo Airbus Helicopters

 

31 mars Aerobuzz.fr

 

Stéphane Chery a été nommé Directeur de la Stratégie digitale d’Airbus Helicopters, rattaché à Clive Schley, Directeur de la Stratégie et du Marketing. Dans ses fonctions, il sera chargé de mettre en œuvre « la vision et les objectifs clés de l’entreprise dans ce domaine, développant ainsi la culture et les comportements en cohérence avec les technologies introduites dans l’ensemble de la société », précise le constructeur.

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 11:50
Le cockpit dispense un nombre incalculable d’informations. Photo Daniel Orban – MIL.be

Le cockpit dispense un nombre incalculable d’informations. Photo Daniel Orban – MIL.be

 

31/03/2015 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Les pilotes de la version navale du NH90 suivaient un entraînement intensif les deux dernières semaines du mois de mars en Italie. Ils s’y sont entraînés à affronter toutes sortes de situations qu’ils risqueraient de rencontrer au-dessus de la mer du Nord lors de missions de sauvetage.

 

La société Rotorsim abrite le simulateur NH90 de la Défense néerlandaise. Les pilotes de la base de Coxyde s’y exercent comme en pleine mer. « C’est très réaliste, on s’y croirait », vante le capitaine aviateur Eline Leurs. « On peut y simuler à peu près tout. C’est très utile, surtout pour cet appareil qui est l’un des plus complexes actuellement. »

 

 Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be

Photo Daniel Orban – MIL.be

Eline est la plus jeune pilote de la version navale du NH90, l’hélicoptère remplaçant prochainement le Sea King. NH90 NFH et Sea King commenceront à alterner les vols de Search and Rescue (SAR) dès septembre. Il est donc temps que les pilotes soient fins prêts à maîtriser la nouvelle perle technologique, qu’un fossé sépare des précédents hélicoptères de la Défense.

 

« L’intérêt de la formation sur simulateur est notamment qu’il est des situations trop dangereuses à tester en conditions réelles », avance le major aviateur Kristof Geerts, responsable NH90 NFH de la base de Coxyde. Les pilotes apprennent à affronter toutes les situations pour continuer à sauver des vies lors de leurs missions SAR en mer du Nord.

Vidéo : Erwin Ceuppens

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