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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:55
The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942

The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942


03.006.2015 source SHD
 

3 juin 1330 : Philippe VI de Valois crée officiellement deux charges de Maréchal de France.

 

3 juin 1565 : les Espagnols attaquent Fort Caroline (Floride). Première colonie française fondée par des Huguenots, Fort Caroline est attaqué et détruit par le capitaine général Menendez, commandant d’une flotte espagnole. Plusieurs centaines de rescapés des combats sont exécutés par Menendez, dont Ribault le chef des colons, qui est tué et brûlé comme hérétique. La tentative de colonisation de la Floride organisée par de Coligny échoue.

 

3 juin 1917 : début de mutinerie au 217ème RI. « Alors que les contre-attaques allemandes sont enrayées sur le Chemin des Dames, commence la mutinerie du 217ème RI, qui dure jusqu’au 12 juin. Les soldats refusent collectivement de monter vers les tranchées mais acceptent d’obéir à leurs officiers pour les taches du service intérieur. Les jugements, fin juin et début juillet, sont relativement modérés et correspondent à un retour à la normalité ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1918 : mort de Louis Jaurès. « Le fils de Jean Jaurès, Louis, est tué au front ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1940 : bombardement allemand de Paris. 300 bombardiers de Luftwaffe attaquent Paris. 167 morts.

 

3 juin 1942 : début de la bataille de Midway (Océan Pacifique). Du 3 au 6 juin, les flottes japonaise et américaine s’affrontent près de Midway par l’intermédiaire de leurs avions embarqués. Défaite japonaise (4 porte-avions coulés, 3500 marins nippons disparus dont beaucoup de pilotes chevronnés alors que les américains ne perdent qu’un porte-avions et un destroyer).

 

3 juin 1943 : création du CFLN (Comité français de libération nationale). Les généraux de Gaulle et Giraud créent le CFLN qu’ils président tous deux.

 

3 juin 1944 : création du GPRF (Gouvernement provisoire de la République française). Le CFLN se transforme en gouvernement où de Gaulle a pris l’ascendant sur Giraud.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:55
Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

 

02/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

La première utilisation de gaz de combat à grande échelle sur le front de l’Ouest pendant la Première guerre mondiale eut lieu le 22 avril 1915 près d’Ypres en Belgique par les forces allemandes contre les troupes françaises.

 

« Nous avons vu le ciel absolument obscurci par un nuage jaune-vert qui lui donnait l’aspect d’un ciel d’orage », devait témoigner un médecin de bataillon cité par l’historien Yves Buffetaut.

« Nous étions alors dans les vapeurs asphyxiantes. J’avais l’impression de regarder au travers de lunettes vertes. En même temps, l’action des gaz sur les voies respiratoires se faisait sentir : brûlures de la gorge, douleurs thoraciques, essoufflement et crachements de sang, vertiges. Nous nous crûmes tous perdus. »

Un autre médecin, Octave Béliard, qui était en seconde ligne, vit refluer « des hordes sans chefs qui fuyaient. Des régiments entiers avaient jeté leurs armes, tournaient le dos à l’ennemi. Des hommes se roulaient par terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang. Et une terrible odeur  charriée par le vent, entra dans nos narines »

Toutefois, le nuage se dissipant, les troupes françaises se ressaisissent. Les forces allemandes, méfiantes du gaz, n’exploitent pas vraiment leur succès.

En dépit des immenses effets  psychologiques résultant de son usage, les pertes causées par les gaz pendant la Première guerre mondiale furent relativement limitées, en partie grâce aux  masques de plus en plus performants. Dans l’armée française, « seulement » 8.000 morts dus aux gaz sur 1.4 million tués pendant la guerre. Et 190.000 dangereusement atteints sur quatre millions.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:55
Antoine de Saint Exupéry, pilote de guerre - Archives B. Marck

Antoine de Saint Exupéry, pilote de guerre - Archives B. Marck


source SHD
 

2 juin 1676 : bataille de Palerme. Durant la guerre de Hollande (1672-1678), le maréchal de Vivonne, général des galères de France, bat (avec ses adjoints bientôt prestigieux : Tourville, Duquesne, Forbin,…) une flotte hispano-hollandaise et donne à Louis XIV la suprématie en Méditerranée. Il surprend l’ennemi en train de se reconditionner dans le port de Palerme et sans perdre un seul bâtiment, lui cause de terribles dégâts. Vivonne a commencé sa carrière dans la cavalerie où il montre courage et esprit puis demande à servir sur mer avant de finir sa vie auprès de Louis XIV qui l’apprécie pour ses nombreuses qualités.

 

2 juin 1781 : prise de Tobago (Antilles). Le lieutenant général de Grasse débarque 1000 hommes aux ordres du marquis de Bouillé dans la baie de Courlande après avoir fait croire aux Anglais qu’il voulait attaquer l’ile de Sainte Lucie (250 km au Nord).

voir La stratégie de la Marine Française de l’arrivée de Sartine à la victoire de Chesapeake

 

2 juin 1805 : reprise du rocher du Diamant par les Français (La Martinique). Les Britanniques occupent l'îlot au large de la Martinique depuis janvier 1804 dans le cadre de la guerre que se livrent les Français et les Anglais pour le contrôle des Antilles. Le rocher du diamant est un promontoire permettant de surveiller le canal entre la Martinique et  l’ile de Sainte Lucie. Défendu par une petite garnison (une centaine d’hommes) et des canons hissés à son sommet, le rocher remplit la fonction d’un « vaisseau immobile » de sa majesté d’où le nom donné par l’amirauté britannique, HMS Diamond Rock. Le futur contre-amiral français Cosmao en attaquant, sur ordre de Villeneuve, la garnison retranchée sur l’ilot, a percé d’un coup de boulet de canon les citernes d’eau, obligeant celle-ci à se rendre.

 

2 juin 1898 : le capitaine Simond découvre le vecteur de la peste (Karachi – actuel Pakistan). Affecté au service de santé des colonies, le capitaine-médecin Paul-Louis Simond met en évidence le rôle de la puce du rat dans la transmission de la maladie (de la puce au rat), lors d’un séjour aux Indes anglaises où sévit une épidémie de peste. Il est l’un des plus grands épidémiologistes français. Il termine sa carrière en tant que directeur du service de santé de l’Indochine après avoir effectué de très nombreuses missions scientifiques (Chine, Empire ottoman, Indes …).  

 

2 juin 1940 : Saint Exupéry reçoit la croix de guerre.  Suite à une mission au-dessus de la ville occupée d’Arras, Saint Exupéry est cité à l’ordre de l’armée. C’est d’ailleurs cette mission qui lui donnera la matière pour son ouvrage Pilote de guerre, d’abord paru en anglais sous le titre Flight to Arras.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:55
Le commandant Marchand à travers l'Afrique - Musée de l'Armée

Le commandant Marchand à travers l'Afrique - Musée de l'Armée


01.06.2015 source SHD
 

1er juin 1815 : mort du maréchal Berthier (Allemagne). Né en 1753, il commence sa carrière comme ingénieur cartographe à l'école du génie de Mézières, fait la campagne de la guerre d'Indépendance américaine avec La Fayette puis ne quitte plus Napoléon jusqu'à la campagne de Russie où il démissionne pour manifester son désaccord. Grand organisateur, il sert principalement en tant que ministre de la guerre ou chef d'état-major de l'empereur. Il est avec La Fayette l’un des rares Cincinnati français. L’ordre des Cincinnati a été fondé en 1783 par George Washington afin d'honorer les ainés des familles les plus méritantes dans le combat pour l'indépendance des Etats-Unis et notamment les officiers étrangers. Il existe 14 sociétés des Cincinnati (13 américaines et 1 française) toujours actives. Ce sont les plus anciennes sociétés patriotiques américaines. L’appellation fait référence au héros romain Cincinnatus, modèle de l’honnête homme, aussi courageux dans la guerre que dans la paix.

1er juin 1823 : mort du maréchal Louis Nicolas d'Avout (dit Davout). Cavalier émérite et d'une grande loyauté, il est l'artisan principal des victoires d'Auerstedt et d’Eckmühl. Il n'a jamais perdu de bataille tout en ayant participé à la plupart des campagnes de l’Empire.

 

1er juin 1879 : mort au combat du Prince Louis Napoléon (Afrique du Sud). A 23 ans, le fils de Napoléon III demande avec insistance à être intégré dans les troupes britanniques d'Afrique australe. La reine Victoria l'y autorise et il s'embarque en février. Après un passage au Cap, il est versé dans une unité d'éclaireurs au Natal. Il y arrive au moment où les Britanniques, battus quelques mois plus tôt par les Zoulous, reprennent l'offensive. Le 1er juin, il participe à une mission de reconnaissance à cheval avec quelques hommes dans une région située à environ 50 kilomètres à l'ouest de Dundee. Lors d'une halte au bord d'une rivière, la patrouille est surprise par un groupe de 60 guerriers zoulous. Il meurt, atteint de 17 coups de lance (reçus de face). Le chef zoulou, capturé quelques jours plus tard, confirme que le jeune prince « s’est battu comme un lion ». Sa dépouille est inhumée à Chiselhurst, dans le Kent. Elle sera ensuite transférée à l'abbaye St Michel à Farnborough, dans le sud de l'Angleterre. L'impératrice Eugénie l’a fait bâtir pour que lui et son père y reposent. Une stèle existe aussi dans la chapelle royale de Windsor. L’émotion fut beaucoup plus vive en Angleterre qu’en France.

 

1er juin 1899 : réception triomphale du commandant Marchand (Paris). La mission « Congo-Nil » du CBA Jean-Baptiste Marchand est accueillie par une foule en liesse à Paris après sa traversée de l’Afrique, d’Ouest en Est. 6000 km parcourus en deux ans : une des plus grandes aventures africaines pour l’armée française.

 

1er juin 1915 : abandon du pantalon rouge au profit de la tenue « bleu horizon »

 

1er juin 1939 : naufrage du HMS Thetis (Baie de Liverpool). Lancé en 1938, le sous-marin britannique coule par 40 mètres de fond après une série d'erreurs : Un des tubes lance torpilles est resté accidentellement ouvert innondant une partie du submersible qui reste échoué malgré toutes les tentatives de renflouement des secours de la Royal Navy. Seuls 4 hommes parviennent à regagner la surface. 99 hommes périssent.

 

1er juin 1954 : Genevieve de Galard rentre à Paris. Convoyeuse de l'air et infirmière en Indochine à 28 ans, elle est faite prisonnière lors de la défaite de Dien Bien Phu (7 mai 1954). Son comportement exemplaire au quotidien dans la tourmente du camp retranché fait d'elle une héroïne. Libérée par le Vietnam, elle est célébrée en France et même décorée par le président américain Eisenhower. Elle est Grand-Croix de la légion d'honneur.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

 

01/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

Pourquoi la France célèbre-t-elle la reddition allemande de 1945 le 8 mai, et la Russie le 9 mai, quand un acte de reddition fut signé à Reims le 7 mai ? C’est parce que, pour des raisons diplomatiques, la reddition fut signée une deuxième fois, dans des termes presque identiques,  le lendemain, le 8 mai à Berlin.

 

« Berlin a eu beaucoup plus de publicité que Reims, et comme la chose a été annoncée le 8 mai, la mémoire collective se rappelle le 8 mai. On oublie un peu que c’est à Reims le 7 mai que ça s’est passé », explique à Terre information magazine M. Marc Bouxin,  Conservateur en chef du patrimoine et directeur du Musée de la Reddition à Reims.

 

Hitler est mort le 30 avril. Le 6 mai, le général Alfred Jodl, chef d’état-major allemand, vient négocier en essayant d’obtenir un délai  permettant  à un maximum de civils et soldats allemands de gagner les lignes occidentales en Allemagne pour ne pas tomber aux mains des Soviétiques.

 

Le délai fut accordé car les Alliés voulaient rapidement mettre fin aux négociations pour éviter du jusqu’au boutisme par les Allemands, et parce que l’armée rouge pénétrait de plus en plus profondément en Allemagne et en Europe centrale.

 

L’acte de reddition fut signé à Reims au quartier général allié à 2 heures 41 du matin le 7 mai, prévoyant la fin des combats le 8 mai à 23 h 01, pratiquement deux jours plus tard.

 

Mais le chef soviétique, le maréchal Staline, vexé, exigea ensuite une seconde cérémonie au quartier général soviétique à Berlin. Les Occidentaux acceptèrent pour ménager diplomatiquement l’URSS.

 

La cérémonie de Berlin eut lieu quelques minutes après le cessez-le-feu sur tous les fronts européens le 8 mai à 23 heures 01. Avec la différence de fuseau horaire, c’était déjà le 9 mai pour les Soviétiques.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

01/06/2015 Sources : Marine nationale

 

Du 27 au 31 mai 2015, le BCR Somme a fait escale à Narvik (Norvège), dans le cadre des commémorations de la bataille de Narvik (avril - juin 1940), aux côtés des détachements et représentants des forces armées norvégiennes, polonaises, britanniques et allemandes.

 

C’était pour la ville de Narvik l’occasion de commémorer le 75ème anniversaire de la bataille navale et terrestre qui suivit l’invasion de la Norvège par les allemands. Les combats se déroulèrent du 9 avril au 28 mai 1940, jour de la reprise de la ville par les forces Alliés (France, Pologne, Royaume-Uni, Norvège) engagées contre les 5000 « alpen jaeger » et marins du général allemand Eduard Dietl.

 

Un corps expéditionnaire français de 13 000 hommes, placés sous les ordres du Général Béthouard et composé de deux demi brigades de chasseurs alpins, de la 13ème demi-brigade de Légion Étrangère (DBMLE), d’une compagnie d’artillerie et de la brigade autonome polonaise des chasseurs de Podhale, opéra le débarquement de vive force qui réussit à libérer la ville et à repousser les allemands sur la frontière suédoise.

 

Les représentants et autorités locales et étrangères ont embarqué le 27 mai à bord du Magnus Lagabote (bâtiment de commandement et de support logistique des Gardes Côtes norvégiens) pour déposer des gerbes en mer à l’emplacement des épaves des bâtiments norvégiens, polonais, britanniques et allemands coulés et sabordés entre avril et mai 1940 dans l’Ofotjorden, face à la ville.

 

Le 28 mai, les cérémonies se sont déroulées en présence du Prince héritier de Norvège, son altesse royale le Prince Haakon, du Ministre de la Défense norvégien Mme Ine Eriksen Soreide, et du chef d’Etat major des armées norvégien, le Lieutenant Général Morten Haga Lunde, venus commémorer un moment important de l’histoire militaire du pays.

 

Sur les rangs, les marins du détachement de la Somme étaient présents aux côtés du détachement de chasseurs polonais et des sections norvégiennes composées de jeunes appelés effectuant leur service national. Après une cérémonie au Mémorial des Anciens Combattants, les troupes se sont rendues au cimetière de Narvik pour rendre hommage aux 8 500 soldats tombés au cours des combats, avant de défiler dans le centre ville.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 11:55
photo 27e BIM

photo 27e BIM

 

30/05/2015 SCH Beltran Sources : 27e BIM

 

A l’occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, un colloque international sur le thème des combats dans les Vosges en 1915 s’est tenu à Epinal et à Colmar du 21 au 23 mai dernier.

 

34 spécialistes et historiens sont venus de toute l’Europe pour aborder cette période particulièrement tragique pour la région. C’est en effet en 1915 qu’ont eu lieu les combats les plus acharnés sur le front des Vosges, unique front de montagne sur les sols français et allemand.

 

Les batailles héroïques menées dans la région par les bataillons de chasseurs alpins et le 152e régiment d’infanterie ont forgé l’identité des troupes de montagne. A cette occasion, la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) a rendu hommage au sacrifice de ses 20 000 soldats morts pour la France dans les Vosges.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 21:55
Puy du fou : Les amoureux de Verdun

 

29/05/2015 armée de Terre

 

Pour le centenaire de la Guerre des tranchées, le Puy du fou offre à ses visiteurs un nouveau spectacle : Les Amoureux de Verdun.

 

Cette pièce est une histoire originale, qui s’inspire du fait réel d’une correspondance amoureuse d’un Poilu et de sa fiancée au cœur de l’hiver 1916. Elle permet de renforcer le lien très fort qui unit la Vendée à l’armée française. C’était aussi l’occasion pour la chorale du 2e bataillon de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr de participer à l’inauguration de ce nouveau spectacle en interprétant un répertoire centré autour de la Grande Guerre.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:55
Chronique culturelle du 29 mai 2015 - SHD

La bataille du Day, les Bearcats bombardent et mitraillent les abords du rocher de Ninh Binh occupés par les viets, les chars sont également présents - ( photo Pivin Maxime)


29.05.2015 source SHD
 

29 mai 1453 : chute de Constantinople. Le sultan Mehmet II, s'empare de la capitale de l'Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu'alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l'Empire Romain d'orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l'échec.

 

29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes). Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu'en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l'ennemi des pertes très importantes. C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi.  Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin),  une partie de la flotte française, immobilisée suite aux dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires). Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

 

29 mai 1940 : campagne de France

- à Lilles, le général Alphonse Juin est fait prisonnier. Commandant la 15ème DIM, il défend pendant 4 jours l'entrée de la ville commandée par le général Molinié. 15 jours plus tôt, il participait à la bataille de Gembloux (Belgique) où le XVIème corps allemand a été tenu en échec jusqu'à l'ordre de replis. Dans Lille encerclée, Juin finit par se rendre après de très rudes combats. Les Allemands rendront d’ailleurs les honneurs aux défenseurs le 31 mai.

 

- à Dunkerque, l'opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre) se poursuit sous les tirs de l'artillerie allemande désormais à portée des plages. La Luftwaffe doit réduire ses attaques du fait du mauvais temps. Les Français reçoivent officiellement l'ordre d'embarquer eux aussi.

 

- à Abbeville, sur la Somme, le général Weygand ordonne à de Gaulle d'attaquer pour entamer le flanc gauche de la division Guderian. Malgré un premier succès, les chars de de Gaulle sont arrêtés par les tirs des redoutables 88mm.

 

29 mai 1951 : bataille du Day (Indochine). Le commando François (commandé par le LV Labbens), en résistant pendant près de 24 heures à Ninh Binh à l’attaque du général Giap, donne le temps au général de Lattre de préparer les troupes. L’effet de surprise ne peut plus jouer et la bataille du Day est perdue pour Giap. 47 hommes sont tués ou portés disparus, 5 reviendront après de longs mois de captivité. Seuls 24 hommes réussissent survivent au déluge de feu qui s’abat sur leur position et s’exfiltrent à travers les lignes ennemies.

voir L’ANNEE 1951 EN INDOCHINE

 

29 mai 1971 : premier tir technique d’un missile balistique. En plongée au large d’Arcachon, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Louzeau, effectue le premier tir technique français d’un missile balistique.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 11:55
29 Mai 1958 Le Colonel JEANPIERRE Commandant du 1er REP est tué au combat

29 Mai 1958 Le Colonel JEANPIERRE Commandant du 1er REP est tué au combat


28.05.2015 source SHD
 

28 mai 1291 : chute de Saint Jean d’Acre (actuel Israël). Le sultan El Achraf Khalil s’empare avec son armée de 220 000 hommes de la forteresse défendue par les Templiers, après un siège de 2 mois. C’est la fin du royaume franc d’Orient, de la présence templière en Terre Sainte et des Croisades.

 

28 mai 1701 : mort du maréchal de Tourville (Paris). Héros de la Marine française qui débute sa carrière dans la lutte contre les Barbaresque au sein de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem à Malte. Nommé immédiatement capitaine de vaisseau (à 24 ans) en passant à la Royale, il confirme ses talents durant la guerre de Hollande et celle de la Ligue d’Augsbourg. Même sa défaite lors de la bataille de la Hougue (22 mai 1692) ne parvient pas à ternir sa réputation auprès du roi Louis XV.

 

28 mai 1871 : fin de la semaine sanglante (Paris). La Commune de Paris, créée par les Parisiens révoltés contre le gouvernement d’Adolphe Thiers replié à Versailles s’achève avec leur reddition dans les quartiers du Nord-Est parisien. Les combats ont fait rage durant une semaine et font environ 20 000 morts, principalement chez les révoltés. Les destructions sont elles aussi très importantes : incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l’Hôtel de Ville et du Palais Royal.

 

28 mai 1908 : naissance de Ian Fleming (Londres). Le créateur de James Bond aurait 107 ans aujourd’hui. Elève à l’Académie de Sandhurst et officier de renseignement durant la seconde guerre mondiale, il s’est consacré ensuite à l’écriture des romans du mythique 007 et grâce à leur succès a pu en vivre. Son pendant français serait Gérard de Villiers avec SAS Malko qui n’a malheureusement pas profité des attentions d’Hollywood.

 

28 mai 1940 : capitulation belge. Les Allemands parvenant à franchir la Lys, à l’issue de la bataille (23 au 28 mai) du même nom, le roi Leopold III demande aux forces armées belges de se rendre.

 

28 mai 1958 : mort du LCL Jeanpierre (Djebel Mermera - Algérie). Le LCL Jeanpierre, chef du 1er REP meurt dans le crash de son hélicoptère abattu par l’ALN lors de la bataille des frontières.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:55
photo Elysée

photo Elysée

 

27/05/2015 L.Perier  - DICoD

 

Mercredi 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance, la Nation rend un hommage solennel à quatre résistants qui font leur entrée au Panthéon : Pierre Brossolette, Jean Zay, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion. La cérémonie, présidée par François Hollande, président de la République, se tient en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini.

 

Mercredi 27 mai en fin d’après-midi, quatre résistants font leur entrée au Panthéon : Pierre Brossolette, journaliste torturé par la Gestapo, et Jean Zay, ministre du Front populaire assassiné par la milice ; Geneviève de Gaulle-Anthonioz, fondatrice d’ATD Quart-Monde, et Germaine Tillion, ethnologue, toutes deux déportées à Ravensbrück. À cette occasion, la Nation leur rend un hommage solennel à travers une cérémonie présidée par le président de la République, François Hollande et en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini.

 

Les cérémonies d’hommage ont commencé dès mardi. Le cortège funèbre a traversé la capitale en empruntant le chemin de la libération de Paris. Parti de la porte d’Orléans, il a parcouru l’avenue du Général-Leclerc, l’avenue Denfert-Rochereau et le boulevard de Port-Royal. Après un hommage organisé par la mairie de Paris place Camille-Jullian, le cortège a rallié la Sorbonne. Dans la soirée, un hommage à ces quatre figures de la Résistance a été organisé par l’Ordre de la Libération, à l’Hôtel national des Invalides.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
Légionnaires du 2ème REP ratissant les environs de Kolwezi

Légionnaires du 2ème REP ratissant les environs de Kolwezi

 

20 mai, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Il y a 37 ans débutait l’une des plus fameuses opérations menées par l’armée française et la Légion étrangère. L’opération Bonite (ou Léopard) a conduit le 2ème Régiment étranger de parachutistes à sauter sur la cité minière zaïroise de Kolwezi (en actuelle République démocratique du Congo) pour sauver la population expatriée (majoritairement belge et française) qui s’y trouvait, menacée par des rebelles opposés au dirigeant zaïrois Mobutu.

 

La crise de Kolwezi, qui a débuté le 13 mai avec la déroute des forces zaïroises et la prise de la ville par les rebelles) a duré 9 jours, entre la prise de la ville et l’évacuation du dernier civil occidental de Kolwezi. Les gouvernements occidentaux (belge et français) hésitent à intervenir dans un premier temps, les Belges ne souhaitant pas montrer un soutien trop fort à Mobutu et les Français qui, bien que ne voulant pas trop empiéter sur les plates-bandes belges (le Zaïre étant une ancienne colonie belge) espèrent gagner des points auprès de Mobutu et étendre leur influence dans le plus grand pays francophone d’Afrique et l’un des plus riches du continent.

 

L’année précédente, la France avait déjà soutenu le Zaïre lors d’une première incursion rebelle dans la région de Kolwezi, qui avait duré plusieurs mois et avait nécessité un important renfort marocain pour reprendre le contrôle du territoire.

 

Lorsque les gouvernements européens concernés se rendent compte que la situation à Kolwezi se dégrade et que des civils commencent à être assassiner, ils se décident à intervenir. Cependant, les différences de points de vue politiques à propos du zaïre et de son dirigeant et les divergences sur le caractère de la mission à entreprendre empêchent qu’une opération commune soit mise en place.

 

Au lieu de cela, la France décide de lancer le 2ème REP de Calvi dans une opération qui a pour but de reprendre la ville et de la sécuriser pour écarter toutes menaces. La Belgique, elle, charge également son Régiment Para-Commando de reprendre la ville mais son objectif premier est l’évacuation de la population. Toute personne désirant quitter la ville, soit vers une autre ville zaïroise soit vers l’Europe (via Kinshasa et des vols affrétés par des compagnies occidentales) devra en avoir la possibilité.

 

De par cette différence dans les ordres donnés aux unités, les effectifs et les moyens engagés sont bien différents. La France estime que les quelques centaines d’hommes du 2ème REP seront suffisants pour reprendre la ville des mains des rebelles (dont le nombre est estimé entre 3 et 4000 hommes). Les légionnaires sont transférés à Kinshasa via des appareils commerciaux, sans une partie de leur matériel (notamment leurs parachutes et leur antenne médicale). Le gouvernement belge, lui, souhaite pouvoir mener son opération d’évacuation quoi qu’il arrive et donc ne veut pas compter sur les moyens zaïrois. Ce sont donc 8 C-130 (la quasi-totalité des moyens de transport tactique de la Force aérienne belge) qui sont envoyés au Zaïre emportant avec eux deux bataillons de para-commando, une compagnie anti-char, un escadron de reconnaissance et une antenne médicale parachutiste, soit un total d’un peu plus de 1100 hommes (le gros de la troupe partira par long-courriers commerciaux). Une vingtaine de véhicules est également chargée dans les appareils.

 

Grâce aux relations diplomatiques spéciales que la France entretient avec l’Algérie, les avions transportant les légionnaires peuvent traverser l’Afrique par la voie la plus rapide, alors que les Belges doivent contourner en passant par l’ouest. Ce détour pour les Belges permet aux Français d’être les premiers sur place.

 

De Kinshasa, la France lance directement son opération, le 19 mai, sans attendre les Belges. Ceux-ci atterrissent à Kamina (une base zaïroise située à deux pas de Kolwezi) lorsque les premiers légionnaires sautent sur Kolwezi. Ces derniers ont été équipés de parachutes américains, ce qui a impliqué un certain bricolage pour adapter les gaines de saut des légionnaires. Malgré un saut tardif (la nuit tombe vite) et le manque d’avions zaïrois (empêchant le 2ème REP de sauter avec l’ensemble de son effectif), les légionnaires prennent position et commencent à sécuriser la zone.

 

Le lendemain à l’aube, le 20 mai, les Belges effectuent un poser d’assaut sur l’aéroport de Kolwezi. Une fois celui-ci sécurisé, les bataillons para-commandos se mettent en route vers la ville. Plusieurs altercations ont lieu entre les parachutistes belges et français, mais une solution est vite trouvée après une discussion entre officiers légionnaires et para-commandos. Les zones d’habitation expatriée sont confiées aux Belges alors que les cités ouvrières où se concentrent les rebelles restant (la majorité d’entre eux ayant quitté la ville) reviennent aux légionnaires.

 

Les para-commandos commencent alors à ratisser la ville à la recherche des civils occidentaux, soulagés de voir enfin les secours après une semaine infernale. Les premiers convois arrivent à l’aéroport et un ballet incessant de C-130 commence afin d’évacuer tous les civils (car tous veulent partir) de Kolwezi. Il faudra deux jours pour évacuer plus de 2000 personnes. Une fois l’évacuation terminée, les para-commandos se replient sur Kamina tandis que les Français continuent à pourchasser les rebelles dans la région. Au final, 5 légionnaires et 1 para-commando mourront durant l’opération. Plusieurs légionnaires doivent la vie à l’antenne médicale avancée déployée par les Belges sur l’aéroport de Kolwezi.

 

Cette opération demeure le dernier grand saut mené par l’armée française. Ces dernières années, le 2ème REP a de nouveau fait parler de lui en effectuant plusieurs opérations aéroportées au Mali et dans la région sahélienne.

Civils expatriés attendant leur évacuation à bord de C-130 sur la piste de Kolwezi

Civils expatriés attendant leur évacuation à bord de C-130 sur la piste de Kolwezi

Para-commandos belges patrouillant dans Kolwezi à la recherche des expatriés

Para-commandos belges patrouillant dans Kolwezi à la recherche des expatriés

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 07:55
Chronique culturelle du 27 mai 2015 - SHD


27.05.2015 source SHD
 

27 mai 1905 : bataille navale de Tsushima (entre le Japon et la Russie). La situation militaire de la Russie en guerre contre le Japon se dégradant en Extrême-Orient, Nicolas II décide l'envoi d'une escadre de secours (4 cuirassés à peine achevés, 11 cuirassés et croiseurs anciens ou hors d'âge, 9 destroyers). Partie de la Baltique, aux ordres de l'amiral Rojdestvenski, l’escadre parvient à l'entrée du détroit de Corée en vue de l'île de Tsushima le 27 mai 1905, après un périple de sept mois de navigation épuisante pour contourner l'Afrique puis traverser l'océan Indien et les mers de Chine. Elle est attendue par l'amiral Tōgō  avec 4 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 14 croiseurs et 21 torpilleurs. Le tir japonais, très précis, disloque les trois lignes russes. En quelques heures, les quatre cuirassés de tête sont mis hors de combat. Rojdestvenski, blessé, est fait prisonnier. Son remplaçant Nebogatov capitule avec les rares bâtiments rescapés le 28 mai au matin. Seuls un croiseur et deux destroyers rallieront Vladivostok. Le reste de l'escadre russe est coulé, capturé ou interné. Les Russes comptent 5 000 morts, 6 000 prisonniers et 700 blessés, contre seulement 600 hommes mis hors de combat pour les Japonais. Cette victoire japonaise eut un grand retentissement à l'époque en Asie et fit entrer le Japon dans le cercle des grandes puissances maritimes.

 

27 mai 1913 : naissance de Jesse Glenn Gray (Pennsylvanie). Ecrivain et philosophe américain qui effectue la Seconde guerre mondiale dans le contre-espionnage durant les campagnes d'Italie et de France. Auteur du désormais classique "Au combat - Réflexions sur les hommes à la guerre", il dresse un portrait fin et émouvant de l'homme confronté à la peur et la violence, présentant avec une grande clarté ses pensées sur la mort, le courage, la lâcheté, l'ennemi, la culpabilité, la fraternité, le sacrifice,...  Gray écrit 10 ans après la guerre en s'appuyant sur les notes prises à l'époque. La force de son témoignage de "soldat" est intacte, gagnant même  en profondeur grâce à l'analyse rétrospective du philosophe. Comme Ernst Jünger, il avoue une fascination involontaire pour le déchainement de la puissance mais, tout en n'étant pas un rêveur irresponsable, dénonce aussi l'absurdité de l'homme qui tue l'homme .

 

27 mai 1916 : « mort de Gallieni, dont le corps est exposé aux Invalides et devant lequel les Parisiens se pressent en foule ». LCL Rémy Porte.

 

27 mai 1918 : Ludendorff attaque au chemin des Dames. Après les échecs dans ses tentatives de percée du front occidental en Artois et dans la Somme, Ludendorff lance son ultime attaque dans la région du Chemin des Dames, théâtre de la coûteuse offensive Nivelle un an plus tôt. Les Stosstruppen (troupes d'assaut) reprennent en 1 jour le terrain conquis en 1 an par les Français et ne seront arrêtés que sur la Marne à la fin du mois, grâce à l'engagement précipité des premières unités américaines : c'est le "Caporetto" de la France.

 

27 mai 1919 : arrivée de la première transat en avion (Lisbonne). Le commandant Albert Cushion Read de la marine américaine pose son hydravion, un Curtis NC4, dans le port de Lisbonne accomplissant la première traversée de l’Atlantique de l’histoire de l’aviation. Parti le 16 mai de Terre Neuve, il fait une escale de quelques jours à Horta dans les iles Açores. La première traversée sans escale fut quant à elle réalisée par les Britanniques Alcock et Whitten les 14 et 15 juin suivants à bord d’un bombardier Vicker Vimy.

 

27 mai 1926 : reddition d’Abd el Krim. Le chef rebelle et auto-proclamé de la « République du Rif », en guerre contre l’Espagne et la France au Maroc, se rend après 5 ans de combats. Il met ainsi fin à la guerre du Rif.

 

27 mai 1941 : la fin du Bismarck.  (Atlantique Nord). Poursuivi depuis son repérage au nord de l'Islande, après avoir coulé le HMS Hood le 24 mai (seulement 3 survivants parmi l'équipage), le  puissant cuirassé allemand Bismarck est coulé avec ses 2200 membres d'équipage (110 survivants). La Kriegsmarine va désormais éviter d'exposer au même sort son navire jumeau: le Tirpitz.

"After the Bismarck".

 

27 mai 1942 : opération commando contre Heydrich (Prague). Un commando de parachutistes tchèques, ayant fui l'invasion allemande en France puis au Royaume-Uni, est largué d'un Halifax au-dessus de la Tchécoslovaquie entre décembre 1941 et mars 1942. Après avoir repéré les habitudes du "boucher de Prague", ils lui tendent une embuscade en pleine ville. Mortellement blessé par des éclats de grenades, Heydrich décède le 4 juin. Chef du RSHA (regroupant tous les services spéciaux), il était le bras droit d'Hitler et de Himmler pour la "solution finale". La témérité de l'action qui lui coute la vie exaspère Hitler qui décide une série de représailles particulièrement sanglantes contre la population. Le commando bénéficie de la protection d'une écrasante majorité de Tchèques mais est trahi par un des siens, appâté par la récompense de 10 millions de couronnes. Les paras tchèques retranchés dans une crypte orthodoxe, se battent jusqu'au bout, se réservant leur dernière cartouche.

 

27 mai 1944 : bombardement de Marseille, Nice, Avignon et Nîmes. 250 bombardiers américains volant à haute altitude bombardent les nœuds ferroviaires des grandes agglomérations du Sud-Est dans le cadre de la préparation du débarquement en Provence (opération Dragoon – Aout 1944). A Marseille, le bombardement met fin – involontairement - à une grève de 10 000 ouvriers dirigée par la résistance communiste locale et tue près de 1800 civils.

 

27 mai 1952 : signature de la CED (Paris). Acte de naissance de la Communauté européenne de Défense, le traité de Paris est signé par la RFA, la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, les Pays-Bas et la France mais ne sera jamais ratifié par cette dernière alors que l’impulsion initiale du projet est française. 

 

27 mai 1995 : reprise du poste de Verbanja. (Sarajevo). La section Heluin du BATINF 4, déployé au centre de Sarajevo (constitué autour d'un noyau du 3e RIMa), reprend le poste tenu par le bataillon au débouché du pont de Verbanja, capturé traitreusement le matin même par des paramilitaires serbes de Bosnie. C'est la première action résolument offensive de la FORPRONU. Deux soldats sont tués au cours de l'opération commandée par le capitaine Lecointre. La section est montée à l’assaut dans des conditions contraignantes (pas d’appui lourd pour éviter les dommages collatéraux dans ce quartier très peuplé).

http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist023.htm

 

27 mai 1999 : acte d’accusation de Milosevic. Le Tribunal Pénal International poursuit le président de la République fédérale de Yougoslavie pour crimes de guerre et contre l’humanité commis au Kosovo. Il perd le pouvoir en octobre 2000 et est arrêté par la police serbe en avril 2001 après un assaut en règle de sa résidence.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 10:55
Compagnies d'Ordonnance – Archer, Homme d'Armes, Coustillier –source Legermuseum

Compagnies d'Ordonnance – Archer, Homme d'Armes, Coustillier –source Legermuseum


source SHD
 

26 mai 1445 : création des compagnies d’ordonnance. Charles VII crée l’ébauche d’une armée permanente pour tenter de remplacer progressivement l’Ost royal.

 

26 mai 1807 : reddition officielle de Dantzig

 

26 mai 1940 : opération Dynamo (évacuation par bateau vers l’Angleterre).

Les troupes franco-britanniques se sont repliées autour de Dunkerque face à l’avancée inexorable des Allemands et doivent maintenant traverser la Manche pour ne pas être détruites.  L'évacuation est dirigée depuis Douvres par l'amiral anglais Ramsay. Les premiers à êtres évacués sont les blessés et les non combattants. "Tout ce qui flotte en Manche est mobilisé" suivant les termes du contre-amiral Abrial qui commande les navires de guerre français. Navires de guerre, paquebots de la Manche, caboteurs, chalutiers, barges de la Tamise, remorqueurs, bateaux de plaisance sont rassemblés des deux côtés de la Manche et gagnent les plages et le port du camp retranché de Dunkerque afin d’évacuer les troupes alliées prises au piège.

 

26 mai 1942 : début de la bataille de Bir Hakeim. Du 26 mai au 11 juin 1942, la première brigade française libre du général Kœnig résiste pendant seize jours, aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (Afrika Korps) du général Rommel. Ce répit, gagné par des Français libres, permit aux Britanniques, en mauvaise posture, de se replier et de triompher par la suite à El Alamein. Le général Saint-Hillier dira en octobre 1991 dans un entretien : « Il fallut qu'un grain de sable enrayât l'avance italo-allemande, qui n'atteignit El-Alamein qu'après l'arrivée des divisions britanniques fraîches : le grain de sable s'appelait Bir Hakeim. »

 

26 mai 2009 : inauguration de la base Camp de la paix (Emirats arabes unis – Abou Dabi). Suite à un accord entre la France et les E.A.U, une base française interarmées permanente a été créée en janvier 2008 afin de manifester le resserrement des liens entre les deux pays et en vue de protéger les intérêts français dans la région. Les composantes Terre et Mer sont stationnées à Abou Dabi (13ème DBLE et base navale de Mina Zayed). La composante Air est à Al Dhafra (BA 104 accueillant les Rafales de l’escadron Lorraine).

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:55
photo CNE - La Saint-Cyrienne

photo CNE - La Saint-Cyrienne

 

24 mai 2015 par le Général Bertrand de Lapresle

 

Le Président de la République, Chef des Armées, garant de l’unité et de la cohésion nationale, n’a pas jugé opportun de répondre à la lettre que lui adressait, en décembre 2014, une cinquantaine d’associations du monde combattant, mandatées par des centaines de milliers de citoyens français. Cette lettre suggérait que soit substituée à la personnalité de Jean Zay celle de tel ou tel jeune Résistant au parcours de vie absolument exemplaire, qui avait délibérément sacrifié sa jeunesse à son idéal patriotique d’une France libérée.

 

La seule réponse a été un décret du 7 janvier 2015 qui décide le transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon le 27 mai prochain, dans le cadre des cérémonies officielles commémorant la Victoire de 1945.

 

Lâchement assassiné par la Milice de Vichy en 1944, Jean Zay a certes été un grand ministre de la Troisième République et il peut être crédité d’un sincère esprit de Résistance à l’occupant nazi. Mais il est aussi celui qui a publiquement qualifié le drapeau français de "torche-cul".

 

Ce n’était certes qu’un poème de jeunesse. Mais l’amour de la France n’a-t-il pas suscité de jeunes héros dont le sacrifice délibéré au service de la liberté du Pays n’est entaché d’aucun faux pas ?

 

Comment ne pas éprouver une absolue réprobation de la très prochaine "panthéonisation" de Jean Zay, et regretter amèrement que ne lui ait pas été préféré un jeune Résistant, choisi parmi une cohorte d’incontestables héros dont l’engagement peut être intégralement proposé à notre jeunesse en quête d’idéal.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 07:55
Chronique culturelle du 22 mai 2015 - SHD

 

source SHD

 

 

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 

22 mai 1809 : bataille d'Essling (Autriche). Lors de la campagne d'Autriche, Napoléon frise la défaite. L'Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 

22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 

22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 

22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.

 

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:55
photo CNE - La Saint-Cyrienne

photo CNE - La Saint-Cyrienne

 

21 mai 2015  par le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT, Président du Comité National d'Entente

 

Panthéon et hommage à la Résistance :nous voulons de jeunes héros !
 

2015. Les Français commémorent le 70 ème anniversaire de la Libération. C’est avant tout le combat contre les nazis et l’envahisseur. L’Honneur de la France a été porté par tous ceux qui ont agi en ce sens. Ils ont été nombreux, certains ont eu des conduites héroïques. Un plus grand nombre encore a été victime de la barbarie sans voir l’aube de la Libération.

 

Des hommes et des femmes se sont engagés dans la résistance à l’occupant soit dans les Forces Françaises Libres, soit au sein des différents réseaux de l’intérieur. Ils méritent que le pays se souvienne d’eux et les cite en exemples. Les associations patriotiques et du monde combattant ont vocation à s’exprimer en ce sens. Dans leurs rangs, très nombreux sont ceux, de toutes générations, qui ont donné des gages voire même leur sang au nom de leur indéfectible attachement à la France et donc à la République.

 

La Libération c’est avant tout le retour du drapeau qui est le symbole même de la France. Il doit être respecté en tout temps et en tout lieu par les anciens comme par les jeunes. Le Comité National d’Entente a proposé en décembre 2014 au Président de la République cinq noms de jeunes héros, dont quatre Compagnons de la Libération, pour les faire « entrer au Panthéon » à l’occasion de la commémoration de la Libération. Aucune réponse ne lui a été faite. Il déplore cette indifférence incompréhensible mais il regrette plus encore qu’un signal ambigu soit fait à cette occasion. La Jeunesse de France a généré des héros pour libérer la patrie durant cette deuxième guerre mondiale. Pourquoi alors leur préférer, à cette occasion, une victime de la barbarie, même comme Jean Zay ? La confusion trop fréquente entre ceux qui sont des victimes, ceux qui font leur devoir et les héros, est une erreur.

 

Le Comité National d’Entente réaffirme, à l’occasion de la prochaine cérémonie du 27 mai au Panthéon, qu’il eut été grand de glorifier de jeunes héros dont l’attachement au drapeau national n’aurait souffert d’aucune controverse ni d’aucune ambigüité.

 

Nous voulons au Panthéon de jeunes héros fiers du Drapeau de la République : tel est le sens de notre communiqué !

 
                
Le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT
Président du Comité National d'Entente
 
 
Associations signataires du présent communiqué
  • A.C.U.F. (Association des Combattants de l'Union Française)
  • A.E.A. (Association des Elèves de l’Ecole de l’Air)
  • A.E.N. (Association des Anciens de l’Ecole Navale)
  • A.E.T. (Association des Enfants de Troupes)
  • A.N.C.G.V.M. (Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire)
  • A.N.C.M. (Association Nationale des Commissaires de la Marine)
  • A.N.C.C.O.R. « Ceux de Cherchell »
  • A.N.O.C.R. (Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite)
  • ANOPEX (Association Nationale des Participants aux Opérations Extérieures)
  • A.N.O.R.GEND (Association Nationale des Réservistes de la Gendarmerie)
  • A.N.O.R.I. (Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie)
  • A.N.R.A.T. (Association Nationale des Réserves de l’Armée de terre)
  • F.A.C.S. (Fédération des Anciens Combattants résidant hors de France)
  • F.N.A. (Fédération Nationale de l’Artillerie)
  • F.N.A.O.M. / A.C.T.D.M. (Fédération Nationale des Anciens d’Outre-Mer et Anciens Combattants TDM)
  • F.N.A.C. (Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pieds, alpins et mécanisés)
  • F.N.A.P. (Fédération Nationale des Associations Parachutistes)
  • F.N.B.M.I.G. (Fédération Nationale des Blessés Multiples et Impotents de Guerre)
  • F.N.G. (Fédération Nationale du Génie)
  • F.N.T. (Fédération Nationale du Train)
  • F.R.E.S.M. (Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne)
  • F.S.A.L.E. (Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion Etrangère)
  • L’EPAULETTE (Association des officiers de recrutement interne et sous contrat)
  • La Fraternelle Militaire
  • La Saint-Cyrienne (Association des Elèves et anciens élèves de l’Ecole Spéciale Militaire)
  • MINERVE (association de l’enseignement militaire supérieur, scientifique et académique)
  • Promotion VICTOIRE
  • TREFLE (Elèves et anciens élèves de l’Ecole des Officiers de Gendarmerie)
  • U.A.G. (Union des Aveugles de Guerre)
  • U.N.A.A.L.A.T. (Union Nationale des Associations de l’A.L.A.T.)
  • U.N.A.B.C.C. (Union Nationale de l’Arme Blindée Cavalerie et Chars)
  • U.N.C. (Union Nationale des Combattants)
  • U.N.A.C.I.T.A. (Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des T.O.E. et d’AFN)
  • U.N.O.R. (Union Nationale des Officiers de Réserve)
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:55
A column of 45 Royal Marine Commandos yomp towards Port Stanley. Royal Marine Peter Robinson, carrying the Union Jack flag on his backpack as identification, brings up the rear. This photograph, taken in black and white and colour, became one of the iconic images of the Falklands Conflict

A column of 45 Royal Marine Commandos yomp towards Port Stanley. Royal Marine Peter Robinson, carrying the Union Jack flag on his backpack as identification, brings up the rear. This photograph, taken in black and white and colour, became one of the iconic images of the Falklands Conflict


source SHD
 

21 mai 1420 : traité de Troyes. Le duc de Bourgogne, Philippe Le Bon et le roi d'Angleterre, Henri V, signent le traité qui livre la France aux Anglais. C'est le résultat de la défaite française d'Azincourt et de la division du royaume entre les Bourguignons et les Armagnacs. Le dauphin Charles VI ne règne plus que sur la moitié sud de la France, son conseil et sa cour sont itinérants.

 

21 mai 1521 : fin du siège de Pampelune (Espagne). Le 20 mai, le général Lesparre prend la ville de Pampelune avec 13 000 franco-navarrais, dans le cadre de la lutte entre François Ier et Charles Quint. La forteresse, défendue par Miguel de Herrera et à peine 1000 Castillans, résiste encore quelques heures alors que tout espoir de vaincre a disparu. Le chef de la forteresse s'est laissé convaincre par la fougue d’Ignace de Loyola qui désire combattre jusqu’au bout quoiqu'il advienne. Noble, basque et chef militaire plein d'avenir, Loyola possède déjà certaines des qualités de persuasion et courage qui feront de lui quelques années plus tard, le fondateur et "général" de l'ordre jésuite. L’artillerie française tire juste et à force de concentrer son bombardement sur les remparts, finit par ouvrir une brèche. Loyola prend la tête d’un détachement pour repousser l’assaut qui se prépare contre l’ouverture pratiquée dans l’enceinte, mais un boulet de canon lui brise les jambes. Le prometteur mais dorénavant boiteux, Ignace de Loyola, vient d’entrer sans le savoir, dans sa deuxième carrière : Il sera général (des Jésuites) et conquérant (d’un empire spirituel).

 

21 mai 1813 : bataille de Bautzen. Lors de la campagne de Saxe, les maréchaux Oudinot et Ney culbutent une armée prusso-russe (Blücher et Barclay de Tolly), qui parvient néanmoins à se retirer en bon ordre. Le seul réel bénéfice de la journée est la confirmation de l'audace et de la ténacité des "Marie-Louise", ces jeunes  conscrits qui ont connu leur baptême du feu à Lützen (2 mai).

 

21 mai 1871 : début de la semaine sanglante (Paris). Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, envoie 130 000 hommes (« les Versaillais ») mettre fin à la tentative de révolution des communards parisiens. La reconquête de la capitale se fait quartier par quartier causant un minimum de 20 000 morts.

 

21 mai 1891 : Pierre Loti « immortel ». Le capitaine de frégate Julien Viaud (Pierre Loti en littérature) est élu à l’Académie française. Il n’ a que 42 ans.

 

21 mai 1940 : accident du général Billotte. (Ypres – Belgique). A l’issue de la conférence d’Ypres, qui a regroupé les représentants belges, britanniques et français pour décider des mesures à prendre suite à l’encerclement de l’armée du Nord par les forces allemandes, le général Billotte, commandant le corps français et chargé de conduire la contre-offensive contre les unités allemandes les plus avancées, se tue dans un accident de voiture en retournant à son PC. La vacance du commandement sera quasi-totale durant plusieurs jours, empêchant les alliés de saisir l’opportunité d’une « nouvelle Marne », alors même que des avions de reconnaissance français ont décelé la faille dans le dispositif allemand extrêmement étiré. Le commandant britannique, Lord Gort, conduit néanmoins l’attaque qui lui a été demandée à partir d’Arras avec un bataillon de chars qui sera presque totalement détruit, mais non sans mettre sérieusement en difficulté la 7° panzer division du Général Rommel ; toutefois, aucune troupe n’est prévue pour exploiter cette percée. En dehors de l’encerclement, au Sud-Est, le général Besson commandant le groupe d’armées N°3, mal informé des conclusions d’Ypres (cf. la mort de Billotte) et faisant peu confiance aux anglais, reste passif, malgré une supériorité numérique et matérielle croissante grâce à l’arrivée permanente de renforts de Lorraine.

 

21 mai 1982 : débarquement britannique à San Carlos (Iles Falkland). Depuis que l’Argentine a envahi les iles Falkland (2 avril), les troupes britanniques et argentines se sont affrontées très brièvement en Géorgie du Sud (coup de main des SAS) puis sur mer et dans les airs (Harrier/Mirage III). Le 21 mai, alors que les Britanniques débarquent avec succès 4000 hommes dans la baie de San Carlos pour y établir une tête de pont vers Port Stanley, une attaque aérienne argentine coule une frégate et endommage 2 destroyers en couverture de l’opération.

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:50
Commemorative “Battle of Britain” Painted RAF Typhoon Jet


20 mai 2015 by Royal Air Force

 

2015 is the 75th anniversary of the Battle of Britain. To commemorate this and acknowledge the immense sacrifice and bravery of all who fought in the battle the RAF has painted a Typhoon fast jet in a Battle of Britain colour scheme. The aircraft is also painted with the 249 Squadron identification number of the only Fighter Command pilot to be awarded a Victoria Cross medal during the battle: Flight Lieutenant James Brindley Nicolson VC DFC. http://www.RAF.mod.uk

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:55
Chronique culturelle du 14 mai 2015 - SHD


source SHD
 

14 mai 1747 : bataille naval du Cap Finisterre (au large du cap Ortegal - Espagne). Les Anglais (Amiral Anson), très supérieurs en nombre, battent les Français qui escortent 2 convois, l’un à destination du Canada (Chef d’escadre La Jonquière), l’autre de L’Inde (Chevalier Saint Georges). 800 marins français périssent dont La Jonquière. Les Anglais font l’éloge du comportement de leur adversaire. Le convoi pour le Canada réussi à s’esquiver et parviendra à destination.

 

14 mai 1807 : le sergent Chopot fait honneur au Génie à Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne). Le général Lefebvre assiège Dantzig où se sont repliés 20 000 Prussiens et Russes depuis le 19 mars. En repoussant une tentative de sortie, les troupes du génie découvrent une mine en cours d'excavation sous les positions récemment acquises par les assiégeants. Le sergent Chopot fait prisonniers, seul, 12 Prussiens en plein travail de sape.

 

14 mai 1915 : le général Gouraud commandant du CE des Dardanelles. Le général de division Gouraud succède au général d’Amade et reçoit le commandement du corps expéditionnaire d’Orient (CEO) des Dardanelles. Un mois et demi plus tard (30 juin) il perd un bras suite à l’explosion d’un obus turc alors qu’il inspecte un hôpital de campagne.

 

14 mai 1917 : bataille d’Otrante (Mer Adriatique). L’amiral Miklos Horthy commande l’attaque du barrage du détroit d’Otrante où Italiens, Britanniques et Français ferment l’accès à la Méditerranée à la marine Austro-hongroise. Horthy inflige de lourdes pertes aux Alliés après un raid audacieux qui lui vaudra d’être nommé commandant des forces navales austro-hongroises. (A noter la conférence de Catherine Horel sur l’Amiral Horthy au SHD le 18 juin 2015).

 

14 mai 1940 : l'Allemagne déferle

- En Hollande la Luftwaffe bombarde Rotterdam (30 000 civils tués), les parachutistes allemands prennent les aéroports malgré des pertes sévères. La Hollande capitule le jour même.

- En Belgique, la 7ème Panzerdivision de Rommel est à Dinant et franchit la Meuse.

- En France, les Allemands percent à Sedan depuis le 13, grâce aux Pionniers. Leur pont flottant permet au général Guderian de faire franchir ses blindés qui séparent la IIème armée du général Huntziger de la IX de Corap. Côté allemand : décision, rapidité des ordres, des mouvements et belle coordination entre l'appui aérien et l'attaque terrestre. Côté français : la prise de conscience progressive des erreurs et manquements paralyse la chaîne de commandement malgré ici et là des actions de résistance héroïques, vouées à l'échec car non coordonnées.

 

14 mai 1941 : les aérodromes français de Syrie bombardés par les Britanniques. Une révolution de palais à Bagdad ayant porté au pouvoir un gouvernement pro-allemand, le contrôle des sources d'approvisionnement en pétrole est dangereusement menacé pour les Britanniques. Les putschistes irakiens, le carré d'or, demandent l'aide de l'Allemagne qui est alors engagée dans la campagne des Balkans et qui de plus ne dispose pas de suffisamment d'allonge stratégique. Sollicité par l'Allemagne, Vichy après quelques hésitations accorde le droit d'escale sur ses aérodromes en Syrie. Londres les fait bombarder le 14.

 

14 mai 1955 : création du pacte de Varsovie. En réponse à l’OTAN (avril 1949) et à l’intégration de la RFA dans l’Alliance Atlantique (oct 1954), les Soviétiques constituent leur propre alliance avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la RDA, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Pologne.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:55
Chronique culturelle du 20 mai 2015 - SHD

 

source SHD

 

20 mai 1217 : seconde bataille de Lincoln (Angleterre). Défaite du capétien Louis VIII dit le Lion (père de Saint Louis et fils de Philippe Auguste), entrainant la perte de la couronne d’Angleterre. Arrivé en Angleterre un an auparavant parce que les barons anglais ne veulent plus de leur roi (Jean sans terre), il est acclamé roi d’Angleterre à Londres (1216). Constatant un an plus tard qu’il n’est pas suffisamment maniable, les barons le boutent hors du pays.

 

20 mai 1896 : Djibouti devient une colonie française. Sous le nom officiel de Côte française des Somalis et dépendances (Obock, Tadjoura, Gobad, Goubbet, Danakils) la colonie est créée et placée sous l’autorité du Ministre de France à Addis Abeba (Ethiopie).

 

20 mai 1940 : campagne de France. Rommel prend Arras et Guderian atteint la Manche à Noyelles : les forces alliées sont coupées en deux.

 

20 mai 1941 : les parachutistes allemands sautent sur la Crète. L’opération Merkur est déclenchée au matin avec le largage de 17 000 parachutistes sur trois aérodromes de l’île. La bataille de Crète durera deux semaines. Elle se solde par une victoire allemande mais au prix de lourdes pertes qui dissuaderont l’état-major allemand de tenter à l’avenir une opération aéroportée d’une telle envergure.

 

20 mai 1969 : fin de la bataille d’Ap Bia (Vietnam). Victoire sur le terrain, défaite dans les médias. L’aviation ainsi que l‘infanterie US et sud-vietnamienne donnent l’assaut final à la colline d’Ap Bia où sont solidement retranchés les derniers défenseurs nord-vietnamiens. Les américains perdent une compagnie et ont plus de 300 blessés alors que les défenseurs sont anéantis (630 tués et un nombre indéfini de blessés). Cette bataille apparait à l’opinion publique américaine comme une boucherie (Ap Bia devint la bataille de hamburger Hill !) lorsque les médias s’en font l’écho. Critiquée par des sénateurs US, l’opération initiale visant à causer un maximum de pertes chez les nord-vietnamiens, si elle réussit en partie sur le terrain, est perdue médiatiquement aux USA, l’état-major ne parvenant pas à rétablir les faits et surtout à les remettre en perspective.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 07:55
Chronique culturelle du 18 mai 2015 - SHD

Armes et sceau de l'empire français - Normand, Charles. Graveur - Gallica, BNF

 

source SHD


18 mai 1756 : l'Angleterre déclare la guerre à la France : début de la guerre de sept ans. Les Français et les Anglais s'affrontent violemment depuis 1754 dans le Nouveau Monde pour contrôler le futur Canada, appelé alors Nouvelle France. Maîtrisant les voies maritimes, les Anglais empêchent les Français de ravitailler et renforcer leurs colonies. Faute de soldats et de moyens, le marquis de Montcalm commandant des troupes françaises sera vaincu. Il obtiendra cependant quelques victoires sur le terrain. Le traité de Paris en 1763 officialise la perte du Nouveau Monde pour la France.

18 mai 1794 : bataille de Tourcoing. Le général Moreau bat les anglo-autrichiens qui doivent reculer et permettent ainsi aux Français de se réorganiser face à l'invasion des monarchies coalisées contre la Révolution.

18 mai 1804 : naissance du 1er Empire. Le 18 mai 1804, un sénatus-consulte confie le gouvernement de la République au Premier Consul, avec le titre d'Empereur des Français. Le résultat définitif du plébiscite, proclamé le 6 novembre 1804, entérine cet acte sénatorial avec 3 572 000 voix pour le « oui » contre seulement 2 572 voix pour le « non ». Ainsi la Constitution de l'an XII instaure l'Empire français.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 10:55
Les spahis chargeant les blindés de Guderian - 15 Mai 1940

Les spahis chargeant les blindés de Guderian - 15 Mai 1940


source SHD
 

15 mai 1917 : Pétain remplace Nivelle. « Le général Pétain remplace Nivelle au commandement en chef des armées françaises. En un mois, l’armée française a perdu 135 000 hommes, 25 000 tués ». LCL Rémy Porte (EMAT/ MGAT).

 

15 mai 1940 : 1460 soldats français tués ce jour. La 1ére armée repousse l'attaque du XVIème corps blindé allemand à Gembloux (Belgique) et le tient en échec pendant 72 heures. A Stonne (Ardennes), le combat est tout aussi furieux : le village change 19 fois de camps. Des poches vont y résister jusqu'au 25 mai. A la Horgne (Ardennes), ce sont les Spahis qui mettent un coup d'arrêt au général Guderian. Le résultat final de la campagne de France est certes un échec cuisant pour l'armée française et donne souvent l'impression que la combativité de nos forces y a été nulle. Cependant, le taux de pertes de cette période est tout aussi effrayant qu'aux mauvais jours de Verdun (1916)  ou de l’offensive du Chemin des Dames (Avril 1917) et la plupart des morts sont comptabilisées au combat et non lors d'une retraite.

 

15 mai 1941 : l'espion Sorge annonce Barbarossa. L'Allemand Richard Sorge, espion à la solde des Soviétiques et en poste à Tokyo, transmet un message à Moscou révélant que l'invasion de l'URSS par le IIIème Reich doit être déclenchée entre le 20 et le 30 juin. Le renseignement est d'une grande valeur mais Staline n'y croit pas. Le 22 juin, Hitler déclenchera le plan Barbarossa.

 

15 mai 1943 : naissance du Comité National de la Résistance. Le CNR est constitué sous l'égide de Jean Moulin. Celui-ci parvient après plusieurs réunions secrètes et quelques compromis à déclarer la primauté du politique (de Gaulle) sur l'ensemble des mouvements de la Résistance intérieure.

 

15 mai 1945 : la France est désignée comme membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU (San Francisco)

 

15 mai 1958 : de Gaulle sort de son silence. La IVème République vacille sous l’effet de la menace d’un putsch de l’armée française en Algérie à l’occasion d’une manifestation patriotique qui dégénère à Alger (13 mai). Une majorité de pied-noir souhaite le retour de de Gaulle pour enrayer le processus d’indépendance de l’Algérie. Le général Massu prend la présidence du Comité de salut public né de l’insurrection algéroise et en appelle au général de Gaulle, l’exhortant à sortir de son silence.  De Gaulle déclare qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».  Le président de la République, René Coty, conscient de l’état d’esprit des Français, appelle le 1er juin, « le plus illustre des Français» à former son gouvernement

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 16:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

14/05/2015 armée de Terre

 

Le vendredi 8 mai 2015, pour la première fois, des soldats allemands ont participé sur le sol français à la commémoration du 8 mai 1945 en France.

 

En présence notamment de monsieur Klaus Ranner, consul général d’Allemagne à Lyon et du général Eckart Klink, commandant le Land de Hesse en Allemagne, le général de corps d’armée Pierre Chavancy, Gouverneur militaire de Lyon, a présidé la cérémonie avec le général de brigade Marc Rudkiewicz, commandant la brigade franco-allemande (BFA) à ses côtés.

 

Après un dépôt de gerbe au Veilleur de pierre et une prise d'armes, la cérémonie s’est terminée sur le défilé des unités. Aux airs de la musique de l’infanterie de Lyon, près de 300 militaires ont défilé. Parmi eux : des soldats de la BFA, de l'école franco-allemande Tigre, du 7e Bataillon de chasseurs alpins, de la Préparation militaire marine de Lyon et de la base aérienne de Lyon-Mont Verdun.

Des collégiens et lycéens français et allemands ont également participé à la cérémonie, symbole important pour le devoir de mémoire de la jeune génération franco-allemande.

 

« Je suis très touché de voir défiler la BFA aux côtés des forces françaises, moi qui étais en poste à Paris lors de sa mise en place en 1989 », a déclaré le général Klink, à l’issue de la cérémonie. Le Gouverneur militaire de Lyon a conclu : « l’Allemagne et la France sont des membres fondateurs de l’Union Européenne. Il était légitime pour les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale de marquer par un symbole fort cette union par ces militaires et ces jeunes rassemblés et tournés dans un même élan vers l’avenir».

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:55
Libération de Lorient : geste mémoriel des ministres de la Défense

 

11/05/2015 DICOD

 

En images, l'hommage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des ministres européens de la Défense à l'occasion de la cérémonie internationale du 70e anniversaire de la libération de la Poche de Lorient (10 mai 1945) et de la commémoration de la bataille de l'Atlantique (1940-1945).

 

A voir aussi : [documentaire] Il y a 70 ans, la libération de Lorient

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