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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:55
source politique-actu.com

source politique-actu.com

 

16/01/2015 Communauté Défense

 

Communiqué de Monsieur Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire,

 

C’est avec une grande et sincère émotion que j’ai appris ce matin la disparition de monsieur Henri Beaugé, Compagnon de la Libération, à l’âge de 94 ans. Né à Brest le 6 septembre 1920, il intègre l’École nationale des Arts et Métiers lorsque la seconde guerre mondiale éclate.

 

En juin 1940, il quitte la France pour s’engager dans l’armée canadienne mais rejoint les Forces françaises libres le 1er juillet, aux côtés de son frère Jacques, tous deux fidèles aux valeurs que leur famille leur avait inculquées.

 

Affecté au bataillon de marche n°3 au Moyen-Orient, il prend part à la campagne de Libye en 1942 et 1943 au cours de laquelle son frère est grièvement blessé, puis aux campagnes de Tunisie et d’Italie comme chef de section antichars au bataillon de marche n°4. Henri Beaugé est alors blessé au bras mais il trouve dans les liens de camaraderie noués sur les champs de bataille la force de poursuivre le combat pour la liberté.

 

 Promu lieutenant, il débarque à Cavalaire, en Provence, le 16 août 1944 et participe à la Libération de la France jusqu’au 8 mai 1945.

 

Au lendemain de la guerre, Henri Beaugé devient aide de camp du général Koenig en Allemagne puis officier des affaires indigènes au Maroc avant de devenir directeur du centre pétrolier d’Hassimessaoud.

 

De 1963 à 1971, il est en poste à la délégation à l’aménagement du territoire. Il quitte l’armée en 1965. Dans les années 1970, Henri Beaugé devient alors directeur du centre culturel d’Arc-et-Senans dans le Doubs puis directeur du centre culturel de l’abbaye de Fontevraud dans le Maine-et-Loire.

 

Ses médailles et ses décorations témoignent de sa valeur militaire, de son courage, de son esprit de sacrifice et de son sens de l’engagement. Un engagement nourri d’un grand esprit de fraternité et de solidarité qu’il exprime dans son ouvrage « Vingt ans en 1940 » : «  Quand les derniers témoins, à leur tour, disparaîtront, […] qui parlera […] des Sarahs et des Cambodgiens de Libye, […] des goumiers et des tirailleurs marocains du Garigliano, des Mossis, des Bambaras, des Camerounais aux pieds gelés dans les Vosges ? Des milliers d'hommes de notre empire colonial sont morts pour notre liberté. Dans soixante ans, qui se souviendra de cette énorme dette de la France ? »

 

La France perd aujourd’hui un homme humble et généreux, un héros de la Libération mais elle garde intact le souvenir de cet engagement hors du commun qui fait l’honneur de notre pays.

 

La France veille aussi, aujourd’hui plus que jamais, à honorer la mémoire de tous ses compagnons d’armes venus des anciennes colonies. Henri Beaugé avait à cœur que nous leur adressions notre reconnaissance éternelle. Je veux lui dire que nous ne les oublions pas.

 

A la famille, aux proches et aux compagnons d’armes d’Henri Beaugé, j’adresse mes plus sincères condoléances.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 17:55
Débarquement de soldats en Algérie depuis un hélicoptère Vertol H-21 -  Musée de l'ALAT

Débarquement de soldats en Algérie depuis un hélicoptère Vertol H-21 - Musée de l'ALAT


13/01/2015 Bernard Edinger

 

L’aviation légère de l’armée de Terre a soixante ans. Mais ses origines remontent aux guerres de la Révolution française. C’est l’armée française qui inaugura la première reconnaissance aérienne au-dessus d’un champ de bataille, il y a 220 ans.

 

Le 2 juin 1794, à la bataille de Fleurus, en Belgique, face aux troupes autrichiennes, l’armée française est la première à utiliser un ballon d’observation à des fins militaires. « Ce fut l’acte fondateur de l’ALAT. En arrivant au camp de Maubeuge, le capitaine Coutelle et la petite équipe du ballon ont été regardés avec des yeux étonnés par les soldats au sol », raconte le général André Martini, ancien commandant de l’école de l’ALAT. « Pour affirmer sa présence, le CNE Coutelle a ordonné à ses gens de laisser là le ballon pour faire le coup de feu, au coin du bois, avec leurs camarades. Ils ont eu deux blessés. Cette petite histoire illustre bien la vocation de l’ALAT ; à la fois aéronautique et terrestre. »

Les ballons, puis les dirigeables, furent d’une grande utilité pour l’observation d’artillerie, jusqu’aux débuts de la Grande Guerre quand ils devinrent des cibles faciles pour l’aviation de chasse.

À partir de 1942, des sections d’observation d’artillerie, équipées de monomoteurs Piper Cub, furent créées dans chaque division de l’armée de Terre. Puis, c’est en Indochine que l’armée de Terre commença à utiliser les hélicoptères, notamment dans de très difficiles missions d’évacuation de blessés sous le feu.

L’ALAT est officiellement née le 22 novembre 1954, trois semaines après le début de la guerre d’Algérie pendant laquelle la nouvelle arme va se distinguer.


>>> Retrouvez l’intégralité de cet article dans Terre information magazine n° 259

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 17:55
photo Carlos Delgado

photo Carlos Delgado

 

Paris le 5 janvier 2015 La Saint-Cyrienne



Après concertation, les associations composant le Comité National d'Entente ont écrit au Président de la République le 18 décembre 2014, pour proposer des noms de jeunes Résistants pouvant entrer au Panthéon . Prenez connaissance du courrier (cliquez ici)

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 21:35
5 janvier 1952 : mort de l'ADC Vandenberghe

 

source SHD


5 janvier 1952 : mort de l'ADC Vandenberghe (Tonkin - Indochine)  "Que la France me donne 100 Vandenberghe et nous vaincrons le Viêt Minh" : de Lattre de Tassigny. Chef du commando n°24 aussi appelé commando des tigres noirs, Vandenberghe conduit jusqu'à sa mort (à 24 ans), des missions en terrain ennemi avec des hommes issus du vietminh qu'il a lui-même retournés et formés pour la plupart. Sous-officier possédant des qualités de chef de guerre incroyables, il est l'un des cadres les plus décorés de l'armée française. C'est lui qui tente le sauvetage du fils de Lattre, le lieutenant Bernard de Lattre, lors de la bataille du Day et parvient à récupérer sa dépouille (Mai 1951). Malheureusement, 7 mois plus tard, l'une de ces recrues le trahit et l'assassine, durant son sommeil dans la nuit du 5 au 6 janvier dans son camp à Nam Dinh. Son assassin, le sous-lieutenant N'Guyen Thin Koy, ancien de la division 308, était manipulé par l'ennemi qui retenait en otage sa famille.

5 janvier 1952 : mort de l'ADC Vandenberghe

Juillet 1951 - Au cours d'une séance d'instruction au commando nord-viêtnam n° 24 (commando "Vandenberghe" ou "des tigres noires"), l'adjudant-chef Vandenberghe commente un croquis devant son adjoint, le sergent-chef Tran Dinh Vy. En retrait, les bras croisés, le sous-lieutenant Nguien Tinh Khoï (ancien commandant de l'unité d'assaut du régiment 36 de la brigade 308 du viêt-minh, capturé lors de la bataille du Day), qui trahira son chef et participera à son assasinat. - photo Francis Jaureguy SCA - ECPAD

 

voir reportage photos Séance d’instruction au commando Vandenberghe .

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:55
Notre cinquième arme à l’oeuvre

 

5 janvier 2015 ECPAD

 

Film d’actualité réalisé par la section cinématographique de l’armée et diffusé aux soldats et au public de l’arrière.

 

Août 1915 - L’escadrille MS 3 (Morane-Saulnier) du capitaine Antonin Brocart est à l’œuvre. Des avions – Farman, Morane-Saulnier Parasol, Nieuport 11 et Maurice-Farman – sont sortis des hangars, armés et réglés avant de partir en mission de surveillance ou de combat.

 

Voir la vidéo 
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:55
AMX 13 -  source chars-francais.net

AMX 13 - source chars-francais.net

 
22.12.2014 ECPAD
 

Film d’information consacré aux engins blindés.

 

La « famille redoutable », c’est la gamme des engins blindés réalisés à partir d’un châssis unique, celui du char AMX 13 (AMX pour Ateliers de construction d’Issy-les-Moulineaux et 13 pour 13 tonnes).

Les divers véhicules, fabriqués dans des usines spécialisées, sont ainsi présentés. À la sortie de l’usine, soumis à plusieurs épreuves, ils sont testés en tout terrain avant d’être utilisés pour le transport de troupes et pour l’artillerie.

 

Voir la vidéo 

 

Note RP DefenseLes plans de blindés de l’atelier d’Issy-Les-Moulineaux

Une famille redoutable

 

source SGA

 

Le centre des archives de l'armement conserve, en sous-série 3H1, la collection de plans d'études de différents chars et chenillettes étudiés à l'atelier d'Issy-les-Moulineaux. Cette collection couvre la période 1936-1972 et comporte environ 19 000 plans (avant-projets, projets, prototypes et même plans de matériels étrangers), dont un échantillon est consultable en ligne.

Découvrez les plans du char Renault R 35, qui équipait l'armée en 1940, ou celui de l'AMX 1938 qui n'exista qu'à l'état de prototype et ne fut jamais construit en série.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 13:56
Une hélice Éclair, ayant équipé un Spad VII. Photo Dassault Aviation

Une hélice Éclair, ayant équipé un Spad VII. Photo Dassault Aviation

 

22 décembre 2014 Aerobuzz.fr

 

Dassault Aviation a décidé de soutenir la rénovation du Mémorial de Verdun. Une hélice Éclair, ayant équipé un Spad VII, y sera mise en dépôt. Cette hélice est la première création aéronautique de Marcel Dassault fabriquée en série. Elle équipe les avions Caudron, Nieuport et Farman qui participent à la première bataille aérienne de l’histoire, dans le ciel de Verdun, en 1916. Elle marque également les débuts de l’épopée des avions conçus par Marcel Bloch qui, dans l’entre-deux-guerres, réalisera des avions civils et militaires. A son retour de déportation, Marcel Bloch prendra le nom de Dassault.

 

Dassault Aviation souligne que ce mécénat met en avant les racines du groupe, « dernière grande société aéronautique au monde encore détenue par la famille de son fondateur et portant son nom ». Il rappelle aussi la contribution de Marcel Dassault au premier conflit mondial. Cette signature renvoie à son centenaire que le groupe aéronautique se prépare à célébrer en 2016.

 

Dassault apporte son soutien à la rénovation du Mémorial de Verdun

Signature de la convention de mécénat en présence de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants, du général Elrick Irastorza, président du conseil d’administration de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, et d’Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. – photo Dassault Aviation

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 11:55
Les Fusiliers-Marins à l’embouchure de l’Yser (Juin 1915)

15.12.2014 source ECPAD

Film d’actualité réalisé par la section cinématographique de l’armée et diffusé aux soldats et au public de l’arrière.

Le secteur belge de Nieuport est défendu par les fusiliers-marins dont les abris sont camouflés par du sable. Pendant leur temps de repos, leur approvisionnement en nourriture s’organise. En cas d’alerte, autocanons et automitrailleuses se mobilisent tandis que les pièces d’artillerie, défilées dans les dunes, harcèlent l’ennemi.

Voir la vidéo

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:50
Understanding our past: Naval life in the 1600's

 

12 déc. 2014 Saab


On the 10 August 1628 the Vasa warship capsized and sank into the depths of the archipelago off the island of Beckholmen at the entrance to Stockholm. There it remained until 24 April 1961, when the ship was fully returned to the surface, in preserved form, thanks to the mud down below. Now, 383 years after sinking, a replica of one of Vasa's cannons has been test-fired for the first time.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 08:55
L’artillerie fête la Sainte Barbe


14 déc. 2014 Armée de Terre

 

L’artillerie fête sa sainte patronne aux Invalides. Cet évènement, organisé en collaboration avec le musée de l’armée, à permis de faire découvrir l’arme et son histoire au public nombreux.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:55
Flottes du débarquement. Juin- juillet 1944 : la bataille pour la Manche


9 Décembre 2014 Marine Nationale

 

6 639 bâtiments de guerre de toutes tailles ont participé aux opérations de Débarquement en Normandie le 6 juin 1944. Cet ouvrage présente cette imposante flotte en évoquant les unités les plus représentatives, les engagements les plus significatifs et la dimension navale de la bataille dite « de Normandie ». Spécialiste du genre, l’auteur rappelle aussi que, pendant tout l'été, d'importants combats et engagements navals ont permis aux alliés de conserver la maîtrise de la Manche. « Ces actions, souvent négligées ou simplifiées par les historiens, ont joué un rôle crucial dans la réussite de la reconquête du territoire français. En effet, et c'est peu connu, les sous-marins allemands, les engins spéciaux, les vedettes et les avions de la Luftwaffe ont longtemps maintenu leur pression sur la flotte alliée », précise d’ailleurs Jean Moulin. Un livre illustré pour voir autrement le Débarquement

 

› Flottes du débarquement. Juin- juillet 1944 : la bataille pour la Manche de Jean Moulin. 128 pages - 25 € (Marines éditions)

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 08:55
Exposition "Amiral Ronarc'h, bataille de Dixmude" (11 dec – 29 jan 2015)

 

Source Marine Nationale

 

Le Service Historiqe de la Défense (SHD) de Brest propose au grand public l'exposition « Amiral Ronarc’h – bataille de Dixmude » présentée à bord du BPC Dixmude lors des commémorations de la bataille de Dixmude qui se sont déroulées dans la première quinzaine d'octobre 2014.

 

Cette exposition, réalisée par des élèves du lycée Amiral Ronarc’h de Brest, en partenariat avec la Marine nationale, est labellisée par la Mission du Centenaire. Elle est composée de quinze panneaux explicatifs et d'objets remarquables issus de fonds privés et de la Marine. Le SHD de Brest offre la possibilité aux Brestois de découvrir un épisode décisif de la Grande Guerre au cours duquel les fusiliers marins se sont particulièrement illustrés sous le commandement de l'Amiral Ronarc'h.

 

Du lundi 8 décembre 2014 au jeudi 29 janvier 2015

Hall d'accueil du SHD, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:55
Prolongation de l’exposition La Grande Guerre des aviateurs

 

source Musée de l'Air et de l'Espace

 

Bonne nouvelle ! Devant le succès remporté par l’exposition temporaire sur la Grande Guerre vue du côté des aviateurs, le musée a décidé de la prolonger jusqu’au 22 février 2015 (au lieu du 25 janvier). Vous qui n’avez pas encore pu venir voir cette grande exposition, vous avez encore presque trois mois pour le faire ! Nous vous donnons donc rendez-vous au musée, dans le salon Dollfus aménagé pour la circonstance, pour venir découvrir cette très belle exposition. Plus d’infos sur La Grande Guerre des aviateurs.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:20
Les Messins commémorent la libération

 

08/12/2014 Armée de Terre

 

Le 70e anniversaire de la libération de Metz a été célébré le 22 novembre.

 

Deux cérémonies ont été organisées, au mémorial américain de Bellecroix puis Place d’armes, en centre-ville. Deux détachements du 3e régiment de hussards et du 16e bataillon de chasseurs y ont participé, accompagnés d’une délégation de vétérans américains. De nombreux Messins de tous âges étaient présents pour célébrer cet événement et rendre hommage aux soldats d’hier et d’aujourd’hui. Au cours d’échanges, jeunes et anciens, civils comme militaires, ont pu constater que les valeurs ayant conduit à la libération de la ville sont encore partagées aujourd’hui.

22 novembre 2014 - Commémoration du 70ème anniversaire de la Libération de Metz par la IIIème Armée américaine en présence notamment du Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, Jean-Marc Todeschini. Crédit photos: Gregory Dufour pour le Comité du Souvenir français de Metz-Ville

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:55
Une journée au Struthof et au Mémorial d'Alsace-Moselle pour préparer le concours national de la Résistance et de la Déportation



04/12/2014 Sources : SGA/DMPA

 

Une centaine d'élèves prendront part à cette journée organisée le 8 décembre au Struthof et au Mémorial de l'Alsace-Moselle (67).

 

Le thème de la libération des camps nazis, du retour des déportés et de la découverte de l'univers concentrationnaire a été retenu pour l'édition 2014-2015 de ce concours qui mobilise chaque année plusieurs dizaines de milliers de collégiens et de lycéens. A cette occasion, le Struthof et le Mémorial d'Alsace-Moselle organisent une journée destinée à aider les élèves à préparer ce concours dans le cadre de visites, de la projection du film "Les survivants" de Patrick Rotman, et de rencontres avec des témoins.

La date des épreuves individuelles du concours a été fixée au 20 mars 2015. Les travaux collectifs peuvent donner lieu à la réalisation d'un mémoire, d'un diaporama, de créations artistiques, etc. Ils peuvent avoir recours à différents supports : dossiers manuscrits ou imprimés, panneaux d'exposition, supports amovibles de stockage de données numériques. Les candidats peuvent réaliser un site Internet ou un projet exclusivement audiovisuel. L'édition 2014-2015 du CNRD s'inscrit dans le cadre du 70ème anniversaire de la libération des camps et de la victoire sur la barbarie nazie.

Afin de préparer leurs travaux, les élèves et les enseignants disposent de nombreuses ressources documentaires en ligne :

Site dédié au CNRD : www.cndp.fr/cnrd/

Brochure pédagogique : http://fondationdeportation.wordpress.com

________

Pour en savoir plus :

Struthof : www.struthof.fr

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 08:55
13 décembre : journée d'étude "La Collaboration 1940-1945"


04/12/2014 Sources : SGA/DMPA

 

Cette manifestation est organisée par les Archives nationales et le ministère de la Défense (SGA/DMPA), en lien avec l'exposition présentée à Paris sur le même thème, jusqu'au 2 mars 2015.

 

Programme :

  • 14 h : ouverture (accueil à partir de 13h30)
  • 14h15 : "Les acteurs de la collaboration, entre choix et contraintes", table ronde animée par Thomas Fontaine et Denis Peschanski, avec Jean-Pierre Azéma, Marc Ferro, Julian T. Jackson, Barbara Lambauer, Henry Rousso.
  • 17 h : projection de Lacombe Lucien de Louis Malle (1974).

 

Journée d'étude : "La Collaboration 1940-945"

Samedi 13 décembre 2014, à partir de 14h

École militaire
Amphithéâtre Foch
1 place Joffre
75007 Paris

 

Métro : ligne 8 (station École militaire)

Inscription impérative avant le 10 décembre : dmpa-colloque.historique@defense.gouv.fr

En raison du plan Vigipirate, il est demandé d'indiquer, pour chaque personne présente, les renseignements suivants : Nom - Prénom - Date et lieu de naissance - organisme de rattachement (éventuellement).

________

Pour en savoir plus :

Exposition "La Collaboration 1940-1945" : www.archives-nationales.culture.gouv.fr

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 06:55
5 décembre : journée nationale d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie


05/12/2014 Sources : SGA/DMPA

 

Cette journée donne lieu chaque année, à des cérémonies à Paris et sur l'ensemble du territoire.

 

La journée nationale d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie a été instaurée par le décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003. Elle fait l'objet d'une cérémonie d'hommage à Paris, devant le Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. La cérémonie du 5 décembre 2014 sera présidée par le secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la mémoire, Jean-Marc Todeschini.

________

Pour en savoir plus :

Décret du 26 septembre 2003 : www.legifrance.gouv.fr

Base de données des "Morts pour la France" : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Fonds audiovisuels de l'ECPAD : www.ecpad.fr

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:35
Dien Bien Phu : faute stratégique ou bonne idée qui a mal tourné ?

source www.dienbienphu.org/

 

23 novembre 2014  Par Jean-François Daguzan - Diploweb.com

 

Quelles sont les leçons de la bataille de Dien Bien Phu, voici 60 ans ? Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique, J-F Daguzan offre aux lecteurs du Diploweb.com une étude remarquable. A la fois fresque historique et analyse stratégique, voici un texte de référence pour guider la réflexion, la décision et l’action.

 

« Messieurs, c’est pour demain 17h » Colonel Henri de Castries.

 

LA BATAILLE de Dien Bien Phu 1 qui s’est achevée le 8 mai 1954 par la défaite des armes françaises a vu son soixantième anniversaire un peu occulté par celui de la Première guerre Mondiale et du débarquement en Normandie. Pourtant, cette bataille épique (13 mars-8 mai 1954) est un des grands happenings psychologiques dont raffolent les Français. Ce Cameron, ce Waterloo du vingtième siècle enflamme encore les imaginations et concentre les fantasmes de toutes origines – va-t-en guerres, anticolonialistes, pacifistes, nostalgiques, romantiques, etc. Cette bataille a, avec le retour dramatique des survivants des camps de prisonniers vietminh, marqué et façonné les esprits d’une génération de militaires qui s’attachèrent à transposer en Algérie les « acquis » de la guerre d’Indochine. Un vétéran de Dien Bien Phu – le général Maurice Schmitt - fut même chef d’état-major des armées. 2 En réalité cet événement tragique mérite mieux que des fantasmes.

 

Sa survenue soixante ans plus tôt, est le fruit d’un continuum politico-stratégico-tactique dont les leçons potentielles retentissent encore jusqu’à nous. Que peut-on retirer de cet événement vieux de soixante ans qui s’est déroulé au fin fond de l’Asie du Sud-Est dans un coin perdu (« un coin d’enfer ! » comme dira Bernard Fall 3) aux confins du Vietnam et du Laos ?

 

Le général Navarre, puisqu’il avait perdu, a assumé le poids de la défaite et, d’une certaine manière, tout le monde s’est déchargé sur le perdant. Cependant, la décision de combattre à Dien Bien Phu fut un choix tactique plausible ab initio qui s’appuyait sur un écheveau complexe de relations nationales et internationales imbriquées auquel tout le monde participa et de contradictions qui se révélèrent au final insurmontables. Au plan théorique cette affaire confirme la théorie de Clausewitz des « centres de gravité » (Schwerpunkte), tant au plan tactique que stratégique. Raymond Aron, qui étudie Clausewitz, met en évidence ce moment dans la bataille qui décide de sorts multiples. « Il y a dans la guerre comme dans la mécanique, des centres de gravité « dont le mouvement et la direction décident des autres points. 4 » Ces centres de gravité sur lesquels il s’agira de faire porter l’effort pour modifier le sort de la guerre peuvent se trouver dans la bataille même (cela peut-être un homme, groupement ou un lieu) ; être la bataille elle-même (choisir ou pas d’engager) ; et se jouer aussi au niveau politique. Comme le rappelle également Aron, « Clausewitz l’emploie aussi en un sens politique pour traduire en terme réel la notion de renversement. » « Dès lors que la manœuvre de destruction du centre de gravité a été amorcée », note le général Vincent Desportes, « elle doit être poursuivie sans relâche, car par effet de cascade, elle doit entraîner l’effondrement de la volonté adverse. » 5 Et le stratège prussien conclut lui-même « Dans l’élaboration du plan de guerre, il faut donc tout d’abord chercher à reconnaître quels sont les centres de gravité de la puissance de l’ennemi et les réduire autant que possible à un seul. Il faut ensuite s’efforcer de réunir, en vue d’une action décisive contre ce centre de gravité unique, toutes les forces qui y peuvent être employées. 6 » Dien Bien Phu sera l’application à la lettre de ce principe côté Vietminh – côté Français ce sera son double inversé.

 

Contingences internationales et nationales : instabilités et incertitudes

 

L’affaire de Dien Bien Phu (car il y a affaire avant et après d’avoir bataille) se situe à un moment critique des relations internationales de l’après-guerre et à une période où la France enchaîne crise politique sur crise politique. 7

 

La situation internationale

 

Le retour de la France en Indochine après la courte mais très violente occupation de la péninsule (1945) par le Japon agonisant, est décidé par le Général De Gaulle dès son arrivée au pouvoir avant même la libération de la France. Elle correspond à l’obsession de ce dernier de rétablir l’empire dans toute sa plénitude quitte évidemment à faire progressivement évoluer les possessions françaises vers l’autonomie. 8 Cette reprise de l’Indochine est marquée par plusieurs éléments internes et externes qui en conditionneront l’issue fatale : la « décapitation » politique de l’administration vichyste survivante (dont son chef l’amiral Decoux) qui maîtrisait parfaitement le pays et ses arcanes et l’ignorance volontaire des contingents de l’armée française réfugiés en Chine après l’agression japonaise, d’une part ; et d’autre part, l’action des services secrets américains qui faciliteront la montée du Vietminh et le pourrissement du Nord assuré par les seigneurs de la guerre chinois qui en exerceront le contrôle jusqu’à l’arrivée du général Leclerc (octobre 1945-mars 1946).

 

Plus globalement, c’est une France faible qui défend désespérément ses acquis dans un monde marqué par l’affrontement impitoyable entre les grandes puissances et les deux blocs idéologiques. 9

 

La situation politique française

 

La situation politique est rendue instable en France par le système électoral mis en place par la quatrième République. Le jeu des partis qui fait et défait les majorités rend impossible la mise en place de toute ligne politique de longue durée et cohérente. Les communistes français surpuissants à l’époque, s’alignent sur l’Union soviétique et s’opposent frontalement à la politique indochinoise française (jusqu’à faciliter des actes de sabotage visant l’armement ou les équipements à destination de l’Indochine).

 

Lorsque le Président du Conseil, René Mayer, nomme le général Navarre, commandant en chef pour l’Indochine, il le fait sur la base de son ignorance de la question : souhaitant « un œil neuf » après le départ des grands anciens de l’équipe de Lattre (Salan, de Linarès, etc…) qui avaient tenus le Vietminh en respect depuis quatre ans. 10 Dans sa feuille de route, Navarre part aussi avec les vagues instructions de faire de son mieux avec les moyens du bord ; c’est-à-dire n’espérer aucune amélioration en hommes et matériels en attendant une vague issue politique dont les contours ne sont pas tracés.

 

La situation stratégique en Indochine et en Asie

 

Depuis 1946, les choses ont bougé en Asie. La Chine est devenue communiste après la défaite de Tchang Kaï Tchek et des armées nationalistes. Ce nouvel acteur majeur fait bouger le balancier au profit des mouvements révolutionnaires et/ou de libération. Les Britanniques perdent l’Inde et se battent en Malaisie. Mais le grand « moment » stratégique de l’époque est la guerre de Corée (juin 1950-juillet 1953) qui vient de se terminer. Les Etats-Unis, qui viennent de perdre 50 000 hommes dans ce pays pour un gain politique et stratégique limité et au risque d’une guerre totale avec la Chine, viennent de comprendre que le colonialisme à la française (qu’ils avaient combattu au départ) avait du bon - tout du moins dans sa fonction de stabilisation et de contrôle de la péninsule indochinoise. De ce point de vue, Eisenhower, fraîchement élu, est mieux disposé envers Paris que Truman que les Français agaçaient beaucoup. 11 Les Chinois (et les Soviétiques) soutiennent donc le champion vietminh alors que les Etats-Unis appuient le champion français d’abord diplomatiquement puis progressivement en armes et matériels jusqu’à couvrir la totalité du coût de la guerre.

 

La situation tactique sur le terrain

 

Une fois la reconquête partielle du pays assurée par le général Leclerc, la défense de l’Indochine devient de plus en plus difficile. Les choses sont gérables tant que la Chine ne représente pas un abri et un soutien pour les communistes indochinois. Mais à partir du moment où Mao Zédong prend le contrôle de l’empire du Milieu (octobre 1949), Ho Chi Minh s’assure une base arrière et un soutien en armement à partir desquels il devient possible de lancer des opérations de grande ampleur sur le Nord et le Delta.

 

Le désastre de Cao Bang (sorte de Dien Bien Phu avant la lettre mais en rase campagne) en 1949, fruit des aberrations du commandement français, fragilise très gravement la situation stratégique. Le gouvernement fait alors appel à l’homme providentiel, le général de Lattre qui, par son seul charisme et son seul génie militaire rétablit une situation considérée comme perdue. 12

 

De Lattre : le magicien de génie

 

Envoyé en Indochine avec aucun moyen, le général de Lattre, redresse la situation en quelques combats de génie. Giap pense que le temps est venu d’affronter les Français en rase campagne. Il déchantera. De Lattre gagne à Vinh Yen, Dong Trieu, Mao Khé, Ninh Binh et à la rivière Day. Il remonte le moral des troupes, lance l’indochinisation des forces et allie sans relâche défensive (il couvre le pays « utile » d’un cordon de postes et bunkers) et offensive. Mais malade, et très affecté par la mort de son fils au combat, il rentre en France pour mourir.

 

Salan, l’homme du terrain

 

Son remplaçant, le général Raoul Salan, n’a pas peut-être pas le génie flamboyant de son ancien patron mais présent en quasi-continu depuis 1945, il connaît parfaitement le pays (dont il parle plusieurs langues) et sait ce qu’il peut obtenir de ses hommes et de ses moyens. 13 Fin tacticien, il sait tenir avec des bouts de ficelle. Avec le camp retranché de Nasan qui fixe les divisions de Giap en haute région vers Son La près de la frontière avec le Laos, la bataille de Hoa Binh (commencée par de Lattre 14) saigne les corps vietminh en une bataille féroce gagnée sur le fil. Salan est le roi de « l’économie des forces » - le rêve de tout soldat. Il prélève, déplace, manoeuvre, contourne, fixe des forces vietminh pourtant combattant « comme un poisson dans l’eau » ; mais il sait aussi, comme son ancien patron, que cela ne peut pas durer éternellement.

 

Le Plan Navarre

 

A peine arrivé Navarre constate une situation difficile. Le vietminh est partout et la pression se fait sentir sur le Nord ou l’axe Hanoï-Haïfong, l’axe stratégique qui relie la capitale du Tonkin à la côte, est menacé. Tous les chefs de la période Salan sont en partance. Faute de mieux, il nomme le général René Cogny déjà sur place, commandant en chef pour le Tonkin et doit faire face à une pénurie massive et à l’usure des hommes et du matériel.

 

Sans indications de la part du gouvernement (qui change en permanence) il élabore une stratégie globale à partir de ce qu’il a retiré d’une visite d’un mois sur le terrain. Il s’agira donc de :

. Protéger le Delta 15 et l’axe Hanoï-Haïphong, priorité 1 ;

. Défendre le centre et Sud Annam pour éviter de voir l’Indochine coupée en deux, priorité 2 ;

. Défendre le Laos car le vietminh a décidé de peser sur le maillon le plus faible de la confédération indochinoise, priorité 3. 16

 

Il s’agit au final pour le commandant en chef de gagner du temps ; 1 pour créer une armée indochinoise performante ; 2 pour créer les conditions les plus favorables pour une négociation qui préserverait au mieux la présence française.

 

Ce plan fut présenté devant le Comité de défense nationale du 24 juillet 1953. La question de savoir s’il fallait défendre le Laos ou pas ne fut pas tranchée. 17

 

Au final, Navarre va décider de réunir les priorités 1 et 3 en une manoeuvre unique. Sur le papier cette décision est cohérente. Elle répond à deux besoins majeurs voire contradictoires avec un minimum de moyens. Le général décide de créer un abcès de fixation sous forme d’un camp retranché situé entre le Laos et le Delta et loin du sud - môle où viendront se briser les bataillons réguliers de l’armée vietminh. C’est là qu’intervient le choix de la petite ville de Dien Bien Phu (ou « la préfecture du Nord-Ouest ») à la frontière du Laos abandonnée aux mains des insurgés depuis février 1952. Il faudra donc la reprendre avec les bataillons parachutistes (opération Castor), créer un camp retranché lourd inspiré de Nasan, et attirer les bataillons vietminh dans une bataille décisive, s’ils s’y risquent. Mais, d’après les stratèges, Giap ne devrait pas résister à un tel appât ; et, de fait, il n’y résistera pas ...

 

Avant la bataille : impréparation tactique et contradictions stratégiques

 

La marche vers la bataille s’est accompagnée d’un ensemble d’erreurs tactiques et stratégiques qui ont fait d’une idée à priori cohérente un désastre majeur.

 

Confusions stratégiques (Nasan et Hoa Binh)

 

L’option Navarre s’appuie sur un précédent réussi : le camp retranché de Nasan (novembre-décembre 1952). Installé par le général Salan près de Son La à proximité de la route 41 près du Laos sur un ensemble de pitons, le camp de Nasan va concentrer l’action des bataillons viets qui vont se casser les dents sur une défense serrée. Nasan démontre improprement aux Français que les Viets ne peuvent déplacer une artillerie lourde sur une longue distance face à une organisation tactique appelée « le hérisson », concept de défense constitué d’un poste principal et d’un aérodrome entouré de plusieurs positions armées appelées points d’appui (PA). Une fois le service rendu, le camp est évacué par un pont aérien surprise ne laissant à l’ennemi épuisé que quelques matériels logistiques sabotés. 18 La leçon que tire le commandement français est que ce qui a été fait à une échelle moyenne peut-être tenté à une grande échelle. Le problème est que le commandement vietminh tire aussi ses propres conclusions. Si la situation se reproduit, ils viendront avec l’artillerie ! 19 Le commandement, dans son enthousiasme, oubliera aussi que l’action de l’aviation a été déterminante dans la bataille de Nasan. Or, à Dien Bien pas Phu, les conditions d’emploi sont beaucoup plus difficiles.

Une autre erreur fut l’oubli des avertissements tactiques. La bataille de Hoa Binh lancée par Salan pour saigner les forces vietminh en février 1952 fut un succès … parce qu’elle ne fut pas perdue. Les forces de Giap avaient au final perdu environ 10 000 hommes et l’évacuation de la zone fut réalisée certes de main de maître ; mais cette dernière fut effectuée in extremis et dans des conditions de dangerosité particulièrement élevées (900 morts et 1800 blessés pour les Français !) 20 Encore une fois, le but tactique d’affaiblir considérablement le dispositif de bataille adverse avait été atteint, mais l’effet stratégique mettait en évidence le retrait français et la « victoire » du vietminh qui demeurait maître du terrain. 21

 

Surestimation de ses capacités - sous-estimation de l’adversaire

 

En installant le camp retranché de Dien Bien Phu, le commandant en chef compte sur un certain nombre d’avantages considérés comme acquis :

. Les capacités offensives et de manœuvre de l’armée française sont son premier atout. Si les vietminh sont les maîtres de la guérilla, ils n’ont jamais pu s’aligner dans une bataille rangée (cf. de Lattre et Salan). Le camp a donc pour vocation initiale, non seulement de fixer le dispositif militaire ennemi, mais de le poursuivre. C’est à cette condition expresse que le colonel de Castries, qui est un cavalier a accepté le poste. Le Général Navarre lui « vend » une « base offensive ». 22 Cette mission s’avèrera dès le début impossible à remplir ; 23

. La supériorité aérienne est l’autre force française ; le vietminh n’en dispose pas. Les aviateurs de l’armée de l’air et de l’aéronavale prennent tous les risques. Or Dien Bien Phu est loin ; souvent sous la brume et les nuages et, surprise, l’ennemi a une DCA !

. La supériorité de l’artillerie est le dernier élément déterminant. Nasan a démontré que le système des points d’appuis multiples se protégeant mutuellement anihilait les charges vietminh les plus puissantes. Or la zone de Dien Bien Phu est beaucoup plus grande que celle de Nasan et la plupart de ces points d’appuis ne pourront pas se soutenir. 24 (Ainsi le PA Isabelle vivra-t-il séparé du reste du groupe jusqu’au bout.)

 

La deuxième erreur majeure sera la sous-estimation de l’adversaire :

. Les Français pensent que l’adversaire n’a pas d’artillerie ou ne pourra pas l’acheminer or, celui-ci dispose d’ores et déjà de ces capacités ;

. Ils pensent qu’il n’a pas de DCA or il en a et quand cette information sera connue, on n’en tiendra pas compte ;

. Le vietminh n’est plus seul dans son combat. Il a désormais une artillerie de campagne (notamment des canons sans recul), de la DCA et surtout des compétences d’emploi. Des conseillers soviétiques et chinois l’accompagnent et des déserteurs de l’armée française (légionnaires, Maghrébins ou Africains) servent les armes lourdes.

 

Enfin, il faut insister sur le fait que Navarre et Cogny (car ces frères ennemis sont au départ liés dans cette affaire) font des choix tactiques contradictoires pour la même mission. Ils voient dans Dien Bien Phu à la fois une base d’opération et un camp retranché : en réalité il ne sera ni l’un, ni l’autre.

 

Or cette aporie aura un impact sur le destin du camp lui-même. Alors qu’il sera rapidement démontré qu’il ne peut pas conduire d’opérations offensives, Dien Bien Phu n’est pas protégé comme un camp retranché devrait l’être. Les installations ne sont pas dissimulées ; les bunkers sont peu enterrés et en bois ; les abords ne sont pas nettoyés ; il n’y a pas de glacis ; les moyens médicaux et le nombre de lits sont insuffisants ; il manque du barbelé, des réserves et, un comble, même la dotation d’artillerie n’est pas complète ! 25

 

Un mal français ? Vantardises et rodomontades :

 

Les Français ont à l’occasion de cette bataille enfilé un nombre impressionnant de perles dont notre nation à le secret dans les grands moments de son histoire, sur le modèle de « la route du fer est coupée ! » de la seconde guerre mondiale ou du « ils ne passeront pas parce que nous sommes les plus forts ! ». On compte à ce florilège quelques pépites :

. Les Viets ne peuvent pas amener de l’artillerie si loin…

. … Mais si les Viets y parviennent cependant, elle sera détruite par les tirs de contre-batterie. « Des canons, j’en ai plus qu’il m’en faut ! » 26 Cette affirmation péremptoire conduira le colonel Piroth, chef de l’artillerie, au suicide.

. « Dien Bien Phu ce sera Nasan multiplié par dix. Nous n’écraserons pas une division mais quatre. » 27

. « Qu’attendez-vous pour déclencher cette bataille (…) Venez, je vous attends... » tracts signés du colonel de Castries, adressés au « généralissime » Giap et dispersés début février. 28

. « Ils ne faudrait pas qu’ils nous privent de la bataille ! » car l’inquiétude de certains est que l’ennemi n’attaque pas. « A quelques jours de l’offensive ennemie, la crainte principale du commandement en Indochine (dont Cogny 29) restait que le Vietminh renonçât à attaquer le camp retranché. » 30 Il ne sera pas déçu…

 

. Enfin, Navarre s’illustre devant la presse à Saïgon par un petit chef-d’oeuvre de jargon bureaucrato-militaire : « Le Vietminh est arrivé au plus haut point de ses prétentions et vient de donner la preuve qu’il a dépassé ses possibilités logistiques. » 31

 

L’extension des lignes de communication

 

En choisissant Dien Bien Phu, Navarre installe un dispositif majeur à 300 km par avion de son point de ravitaillement dans un pays où les conditions météorologiques sont régulièrement mauvaises. Le camp retranché ne peut survivre que par un approvisionnement régulier et par le soutien de l’appui feu de la chasse et des bombardiers, dont une partie est celle de l’aéronavale croisant sur les côtes du Tonkin. Le colossal pont aérien 32 réalisé après la conquête du site par les bataillons parachutistes, d’une part ne permettra pas l’équipement en matériel lourd (béton, notamment) des casemates mais surtout ne pourra être maintenu au fur et à mesure que le camp perdra sa piste d’atterrissage et que la DCA viet sera de plus en plus efficace malgré le courage insensé des aviateurs. Plus que par l’assaut, Dien Bien Phu périra par componction !

 

La dispersion des moyens

 

Opération Atlante : pendant que l’affaire Dien Bien Phu est en cours, le général Navarre lance l’opération Atlante qui vise à dégager le centre et le sud Annam d’une implantation de longue date des forces vietminh qui menacerai à terme le Cambodge. 33 Cette opération, à laquelle tient beaucoup le commandant en chef, certes mobilise des troupes disparates et/ou fatiguées mais elles consomment en réalité des réserves sur un objectif à l’importance relative. Installé dans cette zone dès 1945, le Vietminh n’a pas fait évoluer son dispositif depuis cette date mais a pu consolider ses défenses et recevra sévèrement les attaquants. De son côté Cogny est obsédé par le Delta et rechigne à prêter la main à Dien Bien Phu à la grande colère de Navarre qui oublie qu’il a aussi ses propres priorités. 34

 

Bureaucratie : gagner ou perdre pourvu que ce soit dans les règles de l’administration !

 

Le soutien logistique et humain organisé à Hanoï va atteindre des sommets de « courtelinisme ». Le chef des parachutistes d’Indochine (le colonel Sauvagnac) exige que les volontaires sautant sur Dien Bien Phu aient leur brevet para et leur fait suivre le stage complet ! 35 Cette obligation ne sera levée qu’à la toute fin du siège et les parachutés survivants n’auront confirmation de leur brevet para que bien des mois plus tard grâce à l’acharnement de Castries. Hanoï exige aussi que les parachutages d’hommes et de matériel soient faits dans les conditions réglementaires de largage. Ce qui s’avérera également impossible dès la moitié de la bataille. Les avions français approvisionneront donc les troupes de Giap en matériel frais dont des obus.

 

Dien Bien Phu : le mépris du renseignement ?

 

Comme dans de très nombreuses défaillances ou défaites françaises, dans cette affaire il ne sera guère tenu compte du renseignement, aussi exact soit-il. Comme en août 1914 et en juin 1940 où le deuxième bureau français donnait la date, le lieu et l’endroit des offensives allemandes avec la même absence de résultat, les services français ont suivi au jour le jour, les préparatifs vietminh jusqu’à donner au bout du compte le jour et l’heure de l’attaque. 36 Les Français, qui ont percé les codes de l’ennemi suivent donc la mise en place de l’encerclement, la remontée des divisions d’élite, le nombre des troupes, l’arrivée d’une capacité de DCA massive avec les canons de 37 mm, la disposition et le dessin précis des batteries d’artillerie jusqu’au nombre d’obus disponibles et les cadences de tir théoriques de l’ennemi. 37 De tout cela il n’en sera fait aucun usage alors que Navarre avait fait brillamment la première partie de sa carrière dans le renseignement (mais c’était contre l’Allemagne). 38 A quoi bon puisque l’on espère la bataille !

 

Le centre de gravité stratégique, refuser la bataille ?

 

Au plan stratégique, en janvier 1954, l’implantation à Dien Bien Phu, avant le déclenchement de la bataille elle-même, ne répondait déjà plus aux objectifs qui lui avaient été affectés. Le Delta subissait toujours la pression ; la pénétration vers le Laos avait été reprise par les hauts plateaux ; les opérations de nettoyage du Centre-Sud Annam (Atlante) ne rencontraient pas de résistance car les divisions ennemies s’étaient effacées. A partir de ce constat – mais qui avait le malheur de faire le bilan de sa propre stratégie - Navarre pouvait donc envisager l’évacuation du camp en réaffectant 10 000 hommes à d’autres tâches tout en les sauvant de la destruction. 39 Si le supposé « piège » de Dien Bien Phu n’avait pas fonctionné comme prévu et se révélait finalement une chausse-trape pour lui-même, il lui avait fait gagner un temps précieux et il avait rempli son troisième objectif : empêcher l’attaque du Laos.

 

Mais en décembre 1953, l’étau viet se resserrait déjà dangereusement autour de Dien Bien Phu et le concept de base d’attaque – fonction tactique initialement dévolue à Castries - se révélait définitivement inopérante. Navarre pouvait donc déjouer le « centre de gravité » recherché par Giap en lui refusant la bataille par l’évacuation de la garnison. Cette évacuation, il l’évoque lui-même dans une lettre du 13 décembre 1953 à « son » ministre Marc Jacquet (Secrétaire d’Etat aux relations avec les Etats associés) dans laquelle il révise considérablement à la baisse ses chances de succès et envisage une évacuation (si la présence de moyens d’artillerie lourd et de DCA venaient à être confirmés.) cette lettre restera sans réponse. 40 L’hypothèse de l’évacuation est également formulée par Navarre auprès du général Cogny qui balaye l’argument lui demandant ne pas porter atteinte au moral de la garnison : « exaltée à la perspective par une grande victoire défensive. » 41 Après la défaite, pour se dédouaner, Cogny saura faire entendre un autre son de cloche...

 

Un peu plus tard, les missions d’inspection sur le site avait corroboré les inquiétudes de certains inspecteurs et non des moindres. Evacuer Dien Bien Phu et redessiner le schéma stratégique autour d’une option resserrée fut débattue et présentée, en l’absence du général Navarre, au ministre Pleven et au Secrétaire d’état de Chevigné par les généraux Ely (président de l’état-major général des armées), Blanc (chef d’état-major de l’armée de terre) et Fay (chef d’état-major de l’armée de l’air) dans une réunion le 10 février 1954, à Saïgon longtemps restée secrète. Ses conclusions demeurèrent sans suite. 42 Le général Ely, rentré à Paris et parlant du camp, suggérera de « s’en débarrasser » ! 43 Blanc reformulera ses préconisations devant le Comité de défense du 9 février. 44 Mais aucune recommandation officielle ne viendra appuyer ce sentiment partagé des militaires de haut rang (à commencer par le Maréchal Juin). Fay, le plus critique sur le site écrira des propos lénifiants une fois rentré à Paris. 45 Sur le terrain Cogny, qui se répandra par la suite dans des « je l’avais bien dit » propres à protéger sa carrière, ne défendra en aucun moment l’option du retrait ; bien au contraire.

 

Pour le général Blanc, il s’agissait d’abandonner rapidement le Tonkin, indéfendable, et de se replier sur l’Annam et la Cochinchine dans lesquels une véritable défense était possible (ce qui correspondait peu ou prou après les accords de Genève à un peu plus que le Vietnam du Sud).

 

L’autre option eut été, dans une approche à la Giap, de tout jouer sur la bataille, et de mettre pour quelques jours tous les moyens français disponibles sur la défense de Dien Bien Phu. Selon le général Gras, le Delta et l’Annam aurait pu survivre quelques temps à ce prélèvement provisoire qui aurait pu permettre de couper les lignes de communication vietminh en encerclant les encercleurs . C’était jouer son va-tout mais c’était bien ce qui se jouait déjà dans la cuvette. « Il (Navarre) lui restait cependant la possibilité de reporter tout son effort sur la région la plus importante et la plus menacée du théâtre d’opérations. C’est alors qu’il aurait pu, lui aussi jouer le tout pour le tout avant la conférence de Genève, et tenter, à partir du Delta, de couper les communications de l’adversaire. Il n’est pas douteux qu’il a laissé passer, à ce moment là, la dernière occasion de gagner la bataille de Dien Bien Phu. » 46

 

Pendant et après : défaillances, héroïsme et illusions

 

Centre de gravité tactique : Les trois premiers jours et la faillite du commandement

 

La bataille est perdue entre le 13 et le 15 mars 1954.

 

Il ne s’agit pas ici de d’accabler une fois de plus les responsables dans la conduite tactique de la bataille. Certains s’acharnent sur Castries quand d’autres désignent Langlais, son adjoint opérationnel trop sûr de lui, ou fustigent toute la chaîne. Toujours est-il que le continuum de commandement Castries-Langlais-Hanoï-Saïgon commet deux erreurs majeures qui conditionneront la défaite inéluctable en ne reprenant pas, une fois la surprise et le choc passés, coûte que côute les positions perdues, surtout Béatrice 47, et ensuite Gabrielle et Anne-Marie dont le contrôle conditionne le maintien de la piste d’atterrissage. 48 En trois jours Giap a détruit le centre de gravité français qui en l’occurrence sont les défenses de l’aérodrome et donc l’aérodrome lui-même. Le reste n’est qu’une affaire d’héroïsme. Bigeard, avec son génie tactique évident ne pourra, plus tard, qu’aider à reculer l’inévitable. La bataille est donc perdue entre le 1er et le 3ème jour. On ne reviendra pas sur le déroulement tactique si souvent décrit. Les 77 jours suivants ne seront qu’une lente agonie.

 

Comme le dit de façon éclairante Henri de Brancion, « ... si la protection de la piste était prioritaire pour les Français, elle constituait, par symétrie, l’objectif n°1 de Giap. De fait elle fut mise hors d’usage la première nuit et ne put jamais reprendre son rôle essentiel dans la bataille ce qui modifia du tout au tout les conditions de l’affrontement. » 49 Effondrement psychologique, mauvaise appréciation de la conduite de la bataille ? Cet objectif prioritaire disparaît du souci tactique français dès le deuxième jour du combat et sonne le glas du camp retranché. Les parachutages et le sacrifice des « paras d’un jour » et des aviateurs ne servira qu’à retarder l’inévitable. Le 7 mai à 17h30 les combats s’achèvent en « laissant mourir le feu » selon les mots de Cogny et sans drapeau blanc. Le camp ne s’était pas rendu, il avait juste cessé de combattre. Giap venait de gagner la première bataille du Tiers-Monde contre une force occidentale depuis le XIXème siècle.

 

Rêves et illusions

 

. Les bombardements américains (du raid massif à la bombe atomique !)

 

La demande française ou la proposition américaine d’utiliser la bombe atomique pour sauver le camp retranché fut un des grands mystères historiques de l’affaire de Dien Bien Phu. 50 On ne peut que rester circonspect voire sceptique sur l’idée qu’ont pu se faire certains Français – y compris de haut rang – sur les intentions américaines. Rappelons que Truman ayant refusé d’utiliser l’arme nucléaire en Corée et mis à pied le général Mac Arthur pour l’avoir exigé. On voyait mal son successeur, le – Président et général Eisenhower, souscrire à cette demande « à l’emporte-pièce » pour une affaire sans commune mesure avec la dimension de la Corée. Le ministre des Affaires étrangères Georges Bidault qui était parti négocier à Washington, a juré qu’elle avait émané d’Allen Dulles lui -même. A-t-il surinterprété des paroles bienveillantes du ministre américain ; s’est-il auto-intoxiqué ; y a-t-il eu erreur de traduction ? On ne le saura pas. La « proposition » qui aurait eu l’aval de certains militaires des deux bords et qui avait pu également être étayée à partir de déclarations « va-t-en guerre » de Richard Nixon alors Vice-Président, sera repoussée par le Président du Conseil Joseph Lainiel et, au final, par Bidault lui-même... 51 Cette histoire acadabrantesque n’en demeure pas moins illustrative d’un état d’esprit général, notamment du côté français en attente d’un « miracle » qui ne viendra pas.

 

En revanche un bombardement massif des positions vietnamiennes par l’aviation américaine (opération Vautour) aurait pu débloquer la situation en évitant la reddition. Mais personne n’a finalement voulu assumer les conséquences politico-diplomatiques que ce geste aurait entraînées. Pourtant cette option a été à deux doigts de se concrétiser. C’est finalement l’opposition des Britanniques (Churchill !) qu’Eisenhower avait imprudemment consulté qui fit pencher la balance. Qui plus est, pour certains diplomates, l’intervention directe des Américains aurait internationalisé de facto le conflit (en oubliant que Russes et Chinois « conseillaient » déjà le Vietminh sur le terrain.) 52

. L’évasion impossible : opérations Xénophon, Ariane, Condor, Albatros, Desperado…

 

Faute d’une évacuation qui aurait pu être menée au bon moment avec les grands moyens, l’idée d’une « évasion » des combattants valides vers les maquis de l’arrière fit son chemin. Cinq options furent étudiées. La première de grande ampleur, Xénophon, dès janvier 1954 envisageait une évacuation avec hommes et matériels. En parallèle était étudiée une simple évacuation des troupes (Ariane). 53 Les autres plans ne furent que des variantes fortement dégradées de la deuxième qui prévoyait d’évacuer par la route l’ensemble des troupes ; mais, dans tous les cas de figure, l’ampleur des moyens nécessaires fit reculer le commandement. Les deux autres, Condor et Albatros furent élaborées au fur et à mesure que la situation empirait pour exfilter les survivants. 54 La dernière fut abandonnée. Fortement suggérées par Cogny mais réfutées par Navarre qui ne s’y résoudra que trop tard, le principe était que les groupements mobiles qui animaient la guérilla sur les arrières de l’ennemi en pays laotien, avec les supplétifs Meos notamment, se rapprochent le plus possible de Dien Bien Phu et accueillent les « évadés » selon un schéma prédéfini. Le capitaine Sassi, le lieutenant-colonel Godard (qui s’illustra plus tard différemment à Alger) et le capitaine Loustau commandaient ces groupements aux origines variées. 55 Mais là aussi cette hypothèse tenait du rêve. Giap tenait sa proie et n’allait pas la laisser s’échapper. 56 Les tentatives « d’offensives » avant la bataille proprement dite avaient toutes tourné court et l’évacuation de Laïchau (autre point d’appui au nord) dont la garnison devait en principe renforcer celle de Dien Bien Phu avait fini en massacre des supplétifs thaïs qui étaient censés rejoindre à pied… Les détachements avancés de ces groupes mobiles et commandos se contentèrent de voir brûler le camp et rentrèrent chez eux en ne ramenant qu’une poignée de survivants chanceux récupérés au hasard.

 

Le centre de gravité politico-stratégique : la conférence de Genève

 

La conférence de Genève qui s’ouvre le 26 avril 1954 change la nature de la bataille. De tactique, elle devient stratégique pour les Vietnamiens qui voient dans la conjonction des dates la fusion miraculeuse de leurs objectifs. Ce « détail » majeur n’est pas vu ou ne veut pas être vu par les Français qui s’enferrent eux-mêmes dans la nasse.

 

De fait, cette conférence que personne n’avait mise à l’agenda international est suggérée par la France même le 25 janvier 1954 lors de la conférence de Berlin, inaugurant ainsi une singulière forme de suicide diplomatique.

 

La sous-estimation du résultat ou Le syndrome du « Chevalier noir »

 

Dans le film « Sacré Graal » des humoristes britanniques, les Monty Python, un chevalier en armure noire barre la route des deux héros et les défie en combat singulier. Le Chevalier noir se fait couper un bras, se relève et veut continuer le combat. Il se fait couper un deuxième bras, et il repart à l’assaut. Ayant perdu successivement tous ses membres, le Chevalier noir saute sur son tronc démembré (humour anglais !) en traitant de lâches les chevaliers qui passent leur chemin. Cette parabole peut parfois s’appliquer à quelques généraux qui refusent d’admettre la défaite, mais pas seulement à des militaires : « La guerre n’est pas une catégorie autonome », constate Hervet Guineret, « c’est d’ailleurs ce que les militaires ont parfois du mal à comprendre. Le but de la guerre est d’amener une situation politique » 57…. « La force de caractère nous conduit à l’obstination qui en est une dégénérescence » rappelle Clausewitz. 58 C’est ce qui différencie pourtant Churchill en 1940 et Hitler en 1945.

 

De la défaite tactique à la défaite stratégique

 

Perdre est presque inclus dans l’ADN de la guerre. L’incertitude, « le brouillard » dont parle Clausewitz en est un des principes majeurs – « …le résultat n’est jamais assuré, mais seulement vraisemblable,… » 59. Les adversaires de Napoléon, sur 15 ans vont perdre presque toutes les batailles ou presque, sauf la bonne ! Cependant, le refus, de la part de certains chefs militaires de ne pas voir qu’une défaite tactique a priori relative signe en réalité le glas d’un désastre stratégique, diplomatique et politique demeure une constante historique.

 

Autrement dit, le soldat vaincu reproche au pouvoir politique d’avoir manqué du courage minimum qui eût permis de l’emporter au final sur l’adversaire dans un « ultime petit effort » – (« J’ai été trahi par l’arrière » clama le généralissime Gamelin en juin 1940 et le général Westmorland au Vietnam quelques années plus tard pensait qu’on l’avait privé de la victoire en n’envahissant pas le Nord). Parfois, le chef militaire a-t-il raison, mais pas toujours…

 

Clémenceau disait certes que « celui qui est vainqueur, c’est celui qui peut, un quart d’heure de plus que l’adversaire, croire qu’il n’est pas vaincu. 60 » mais il se plaçait dans le cadre d’une confrontation bilatérale qui se jouait à « armes égales » et à modes de pensée compatibles. Dans le cas particulier des guerres du Vietnam comme d’autres conflits asymétriques qui suivront (dont l’Algérie), il s’agit pour l’adversaire quantitativement le plus faible, de faire plier la volonté de l’autre en comptant sur ses faiblesses psychologiques (justesse de la cause au moment où elle se déploie, opinion publique, nombre de morts, etc.). A Dien Bien Phu nous sommes bien donc au cœur de la guerre clausewitzienne dont le résultat est « soumettre à notre volonté » 61. Mais elle est aussi la démonstration de ce que le général Gambiez 62 appelle « le style indirect » qui « vise à mettre l’adversaire en état d’infériorité par les actions préliminaires qui le disloquent moralement et matériellement, avant que de l’achever par la reddition ou par la bataille. 63 » Qui plus est, l’adversaire irrégulier dispose d’un avantage concurrentiel majeur : La défaite au sens militaire ne joue que pour l’un des partenaires et pas pour les deux car le temps est l’allié des guérillas. Giap pouvait perdre la bataille, mais pas Navarre ! Ce sont donc deux conceptions mentales de la guerre qui s’affrontent. Ce processus reste encore aujourd’hui incompréhensible pour certains. Ce sont pourtant les limites de la contre-insurrection et de ses théories.

 

La mise : poker ou roulette russe ? Le général Navarre dira un jour : "je considère donc que les effectifs réunis à Dien Bien Phu constituent la "mise" qu’il était possible et nécessaire de faire pour la défense du Haut Laos et pour maintenir notre présence en Haute région. Cette "mise" peut donner des résultats considérables si nous gagnons la bataille. Elle pourrait être en grande partie perdue si nous perdions cette bataille. En tout état de cause, Dien Bien Phu aura joué le rôle d’abcès de fixation et aura permis d’éviter la bataille générale du Delta." 64 Cette notion de « mise » est importante en stratégie. Tout général va faire un choix engageant ses forces et est censé calculé à la fois le gain et le risque. « Napoléon a joué son armée dans la campagne de Russie » note Raymond Aron, « et il a perdu sa mise ; prix payé pour de grandes espérances. 65 » « Enorme enjeu qu’il mit volontairement à cette partie colossale, au gain de laquelle il attachait tant de prix ! » renchérit Clausewitz. 66 Engager la guerre et la bataille est donc miser comme au poker. Mais dans cette affaire Navarre se contente de miser un peu alors que Giap, comme on dit, fait tapis. Et c’est là toute la différence. En refusant de se détourner de ses autres objectifs pourtant secondaires, le général en chef perd tout ; la bataille et l’Indochine. Navarre - argument qui fut également repris par le général Catroux - tenta de justifier son choix et d’en limiter l’importance en excipant que, dans cette bataille, il n’avait perdu que 5% du corps expéditionnaire et qu’il ne s’agissait que d’un revers tactique qui ne remettait pas en cause la défense globale de l’Indochine. 67 Sur l’analyse froide des chiffres, le général avait raison. 68 Mais c’était oublier le choc psychologique et la dimension stratégique et politique de Dien Bien Phu.

 

Comme le fit justement remarquer le général Beaufre, « Dien Bien Phu était un épisode de « mécanique rationnelle » dans une campagne menée sous le signe de la stratégie indirecte. 69 » Deux univers mentaux foncièrement différents s’opposaient. En pleine conférence de Genève, la défaite démontrait l’incapacité française à tenir l’Indochine et légitimait de facto Ho Chi Minh et le gouvernement du vietminh. Elle donnait également en France un argument décisif à ceux qui voulaient, quelle qu’en soit la raison, se débarrasser du fardeau indochinois. 70 Ce n’était pas une défaite tactique marginale ; Genève en avait fait un maelström stratégique.

 

Le lien politique entre la conduite de la bataille côté vietminh et les événements internationaux semble être confirmé par le timing du général Giap. D’après les renseignements français (confirmés ensuite par les sources vietnamiennes) Giap avait décidé l’ouverture des combats au 25 janvier. Or il va surseoir à cet engagement en invoquant des raisons prétendument techniques. En réalité, le pouvoir vietminh, très bien renseigné, sait que va s’ouvrir la conférence de Berlin, dans laquelle la question indochinoise sera évoquée. Pour Ho Chi Minh il est donc essentiel que la bataille suive le tempo diplomatique. 71

 

Cette coïncidence des combats avec le calendrier international pourrait expliquer un mystère tactique. Pourquoi Giap n’a t-il pas anéanti l’artillerie lourde française dès le début de la bataille alors que malgré ses faiblesses initiales, elle jouera un rôle considérable de retardement ? 72

 

Une hypothèse est que Giap fut dépassé par son succès comme l’avait été les Allemands qui, utilisant pour la première fois les gaz de combat dans la Somme, ne surent pas l’exploiter. Une autre pourrait être que le commandement vietminh ait décidé, en l’épargnant, de faire durer le camp retranché pour qu’il tombe juste au moment de la conférence. En conquérant le camp point d’appui par point d’appui et malgré les pertes colossales et les contestations internes qui s’en suivirent 73, Giap créait les conditions d’une bataille épique qui trouvait son apothéose au meilleur moment politique. Une défaite brutale et hors timing en aurait peut-être altérée la dimension et l’impact.

 

D’une certaine manière les deux hommes jouaient bien au poker. Mais la dimension politique (« l’enjeu colossal » de Clausewitz) sublimait la partie du vietnamien. L’un n’avait pas voulu tout miser ; l’autre si !

 

Le Crime

 

Français et vietnamiens se sont battus à la loyale dans cet affrontement homérique. L’un a gagné, l’autre perdu. De cela il n’y a rien à dire. Mais c’est dans l’après que la guerre se transforma en crime de guerre. Pour un effectif de 15 090 hommes au 5 mai (qui inclut les parachutés) et nonobstant les pertes des deux jours suivants, le vietminh captura donc 5 500 valides et 4 500 blessés. 858, les intransportables furent rendus juste après la chute du camp 74. A la signature des accords, quelques mois plus tard, il en restitua 3 900 sur 10 000 ! 75 Les autres étaient morts d’épuisement dans cette marche de la mort vers les camps, puis de privations et de mauvais traitements – le tout accompagné d’un matraquage idéologique qui marquera définitivement les esprits des survivants. 76

 

Conclusion : « celui qui n’a pas clairement conscience de ses objectifs ne sait pas répondre à l’ennemi »

77

 

« Le vaincu médite son sort parce que sa défaite résulte toujours des fautes de pensée qu’il a dû commettre, soit avant, soit pendant le conflit. » dit le général Beaufre. 78

 

En ce moment, la mode est à l’uchronie. 79 Le général Ely, qui remplaça Navarre comme commandant en chef, avait un jour posé la question de la victoire et de ses conséquences : et si Navarre avait gagné ? 80 Un peu de chance ; une meilleure défense sur le terrain ; des réactions pertinentes les trois premiers jours ; l’arrivée des Américains, comme la cavalerie dans les Westerns. A l’instar de Waterloo, on refait toujours les batailles perdues. Fuller nous dit que « si Napoléon avait gagné (…) il est presque certain que la septième coalition se serait effondrée. Mais elle aurait été sans doute suivi d’une huitième et peut-être d’une neuvième, et finalement la France aurait été vaincue. » 81 Comme pour Waterloo, il n’est pas sûr qu’à Dien Bien Phu la victoire eût pu changer grand chose à la grande histoire. Peut-être aurait-elle retardée la perte de l’Indochine ? Guère plus. L’abandon du Tonkin et le repli sur le Sud (envisagée par le général Blanc) se profilait comme une option stratégique et, déjà, les Américains pointaient leur nez puisqu’ils assuraient tout le financement de la guerre.

 

Mais pouvait-on gagner ? L’accumulation d’erreurs tactiques et stratégiques ont conduit inéluctablement à l’échec face à des vietnamiens qui eux disposaient de l’unité tactique et stratégique (un but politique, un but stratégique, un schéma tactique et les moyens pour y parvenir). La conjonction des buts de guerre (Zweck) et des buts dans la guerre (Ziel)- tels qu’identifiés par Clausewitz, produit un avantage déterminant face à celui qui ne l’a pas. De là découle l’impossibilité française – tant pour Navarre que le gouvernement d’utiliser les rares moments stratégiques disponibles pour sortir de la nasse. A aucun moment les Français ne savent ce qu’ils veulent vraiment ! Au delà de ses erreurs personnelles, Navarre ne fut que la victime expiatoire d’un système gangréné – ce que lui reconnut bien volontiers mais en termes voilés et en secret la commission d’enquête. La solitude du commandement et l’orgueil de l’homme seul firent le reste.

 

Obsédés par questions intérieures et européennes, les gouvernements successifs ne virent l’affaire indochinoise que comme secondaire. Pour le commandant en chef, Dien Bien Phu était un problème – certes important – parmi les autres… 82

 

Navarre reconnaîtra plus tard que la conférence de Genève avait changé la nature de la bataille. Mais sur le moment, il n’en tira aucune conclusion concrète. 83 De leur côté, Giap et Ho Chi Minh agiront sur les quatre centres de gravité de l’adversaire : au niveau international, la faiblesse de la position française ; au niveau national, l’indifférence puis l’hostilité de l’opinion publique ; au niveau stratégique, accepter la bataille proposée par les Français ; au niveau tactique, paralyser l’aérodrome. Tout est dit.

 

Le maître de sabre japonais du XVIIIème siècle, Matsumura Seisan, résume la question de Dien Bien Phu, en une formule éclairante : « Lorsqu’on gagne, il y a des victoires surprenantes mais lorsqu’on perd, il n’y a pas de défaite surprenante. » 84 Sans avoir forcément lu Clausewitz ni peut-être même les stratèges chinois, Giap sût utiliser la notion de « che » ou « le potentiel né de la disposition ». 85 Le commandement français le lui apporta sur un plateau. Restait à agir ensuite sur les centres de gravité ; ce qui fut fait avec un talent consommé. L’affaire de Dien Bien Phu montre bien qu’on ne peut opposer Sunzi et Clausewitz. Les lecteurs hâtifs prennent la lecture philosophique de la guerre qui est faite dans le livre 1 (duel, montée au extrêmes, trinité, non limite de la violence) pour des recettes à appliquer sur le terrain stratégique et tactique. Or la même souplesse se retrouve chez les deux auteurs dans l’emploi. Giap en fera l’éclatante démonstration et la synthèse implicite.

 

Finalement les Français s’engagèrent dans cette affaire sans tout faire pour la gagner (y compris sur le terrain même) et avec un mélange de légèreté et de morgue envers l’adversaire alors que les Vietnamiens y allaient en faisant tout pour la gagner.

 

1] Il y a plusieurs façons d’écrire Dien Bien Phu. Nous avons choisi la plus simple.

2 Jeune officier d’artillerie affecté à l’état-major, le général Schmitt fut un parachuté volontaire de la dernière heure. Il a raconté son histoire dans son livre, « De Dien Bien Phu à Koweït City », Grasset, Paris, 1992.

3 Dien Bien Phu un coin d’enfer, Robert Laffont, Paris, 1968. En Anglais : « The siege of Dien Bien Phu, hell in a very small place ».

4 Penser la guerre, Clausewitz, tome I L’âge européen, Gallimard, Paris, 1976, p. 258.

5 Vincent Desportes, « L’impertinente pertinence » de Clausewitz, CESAT – Pensées Mili-Terre ; penseemiliterre.fr/-l-impertinente-pertinence-de-clausewitz, p. 4.

6 De la guerre, traduction du Lieutenant-colonel de Vatry, Editions Gérard Lebovici, Paris, 1989, p. 872.

7 Voir la somme de Georgette Elgey, Histoire de la quatrième République, six tomes, Fayard, Paris, 1965-2012.

8 « Cette oeuvre sera poursuivie par la France qui est et demeurera sa propre mandataire. », discours du 15 février 1945, cité par Philippe Franchini, Les mensonges de la guerre d’Indochine, Editions France Loisir, Paris, 2003, p. 72. « Le général De Gaulle et ses conseillers ont bâti leurs projets sur une analyse idéale de la situation. » in Jacques Valette, La guerre d’Indochine 1945-1954, Armand Colin, Paris, 1994, p. 35

9 Voir Philippe Maxence, « Géopolitique d’une défaite », in Le Figaro Histoire, décembre 2013-Janvier 2014 n°11.dossier Dien Bien Phu – le piège, le sacrifice, la tragédie, p. 52-55.

10 Général Henri Navarre, Agonie de l’Indochine (1953-1954), Plon, Paris, 1956, p. 2.

11 Voir avec intérêt ses démêlés avec le général De Gaulle (« les dictateurs au petit pied » ! sic), Harry S. Truman, Mémoires L’année des décisions, tome 1 L’Amérique continue 1945, Plon, Paris, 1955, p. 193-203.

12 Pour la « geste » Latrienne voir la somme de Lucien Bodard, La guerre d’Indochine, (cinq tomes 1963-1967), réédition poche Folio, Paris, 1973.

13 Jeune lieutenant il commande une province au Tonkin et a un fils métis. Il reste 9 ans en Indochine de 1924 à 1933 pour revenir avec Leclerc en 1945 ; Voir ses mémoires, Fin d’un empire, tome 1, et tome 2 notamment pour la bataille d’Hoa Binh, Presses de la cité, Paris, 1970-1972.

14 Philippe Fouquet-Lapar, Hoa Binh (1951-1952) De Lattre attaque en Indochine, Éditions Economica, Paris, 2006

15 Zone formée par les eaux du Fleuve rouge et la Rivière noire et leurs affluents formant la zone stratégique entre la capitale du Nord à l’époque et la mer (le port d’Haïfong). Ne pas confondre avec le Delta du Mekong côté Saïgon.

16 Le texte du plan Navarre est publié dans le livre de Jean Pouget qui fut son chef d’état-major avant de sauter lui-même sur le camp retranché, Nous étions à Dien Bien Phu, Presses de la cité, Paris, 1964, p. 438.

17 « D’autre part et bien qu’il eût ce même 24 juillet, demandé à être fixé sur la conduite à adopter en cas de menace d’attaque sur le royaume du Laos, le commandant en chef n’a reçu ni instructions, ni directives l’éclairant sur ce point important. Si bien que lorsque le général commandant en chef eut l’impression que l’éventualité se réalisait, il a dû prendre de lui-même la responsabilité de la décision que l’on connaît. » Texte intégral du « Rapport concernant la conduite des opérations en Indochine sous la direction du général Navarre », rédigé par la Commission d’enquête militaire, in Georgette Elgey, Histoire de la IVe République, tome 2, op. cit. p. 616.

18 Voir Jacques Favreau & Nicolas Dufour, Nasan La victoire oubliée (1952-1953) Base aéroterrestre au Tonkin, Economica, Paris, 1999, 210 pages.

19 Voir Général Vo Nguyen Giap, Mémoires, tome II le chemin menant à Dien Bien Phu, Anako éditions, Fontenay-sous-Bois, 2004, p. 286-287.

20 Georges Fleury, Histoire de la guerre d’Indochine 1945-1954, Plon Paris, 1994, p. 504.

21 Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Plon, Paris, 1979, p451-455.

22 Jules Roy, La bataille de Dien Bien Phu, Paris, René Julliard, 1963, op. cit., p. 133.

23 Voir Pierre Rocolle, ¨Pourquoi Dien Bien Phu ? Flammarion, coll. L’histoire, Paris, 1968, p. 224-234.

24 Ces points d’appui sont passés à la postérité sous des noms féminins : Anne-Marie, Béatrice, Claudine, Dominique, Eliane, Françoise, Gabrielle, Huguette, Isabelle, Junon, Lily ; soit ABCDEFG … et non le nom des filles du général de Castries comme cela a été dit parfois !

25 Fall, op. cit., p. 125-131.

26 In Jules Roy, op. cit., p. 152.

27 Castries et Cogny, in Roy op. cit., p. 165.

28 Pierre Pélissier, Dien Bien Phu. 20 novembre 1953-7 mai 1954, Perrin, Paris, 2004, op. cit., p. 214.

29 Pélissier, op. Cit., p. 209.

30 Le Haut Commissaire pour l’Indochine Maurice Dejean qui a en charge les affaires politiques – seul de Lattre cumulera les fonctions civiles et militaires, in Roy, op. cit., p. 154.

31 Roy, op. cit., p. 178.

32 Qui sera également assuré par les pilotes mercenaires des Tigres volants du fameux général Chesnault qui s’était auparavant illustrés en Chine pendant la deuxième guerre mondiale.

33 Voir Pierre Rocolle, Pourquoi Dien Bien Phu ? op. cit., p. 124 & 125 et Pierre Bruge, Les hommes de Dien Bien Phu, Perrin, Tempus, 2003, p. 120.

34 Roy, op. cit. p. 456 et Navarre, Le temps des vérités, Plon, Paris, 1979, p.334.

35 Pélissier, op. Cit., p. 361 ; Rocolle, op. Cit. p. 455.

36 Celle du 26 janvier comme celle du 13 mars ; Voir Henri Jacquin, Guerre secrète en Indochine, Olivier Orban, Paris, 1979, p. 231-327.

37 Bernard Fall, op. cit. p. 141-142. Pierre Rocolle, op. cit., p. 240-256.

38 « Selon une importante étude émanant de l’Ecole de guerre, l’état-major de Saïgon aurait « substitué aux faits, c’est-à-dire aux renseignements sérieux qui lui parvenaient, l’idée préconçue qu’il se faisait du Vietminh. » in Fall, op . Cit., p. 76.

39 Gras, op. cit., p. 527

40 Delpey, op. cit. p. 287-289.

41 Henri Navarre, Le temps des vérités, Plon, Paris, 1979, p. 377.

42 Roger Delpey, Dien Bien Phu l’affaire, Paris, Editions de la pensée moderne, Paris, 1974, p. 320-326, et Bernard Fall, op. cit., p. 145 ; propos réitérés par le général Fay sur le site lors de l’inspection du 19 février avec les mêmes, voir Pierre Pélissier, op. cit. p. 229-232, idem pour Jules Roy, p. 177 et Georges Fleury, La guerre en Indochine 1945-1954, Plon, Paris, 1994, p. 617.

43 Jacques Valette, op. cit., p. 326.

44 Pélissier, op. cit., p. 224.

45 Voir Cdt. Gilbert Bonnier, « Rapport Catroux sur Dien Bien Phu », Revue historique des armées n°1 1994, p. 73. cet article est une analyse du « rapport sur la conduite des opérations ... » dont le texte intégral figure dans l’ouvrage de Georgette Elgey, op. cit. Le Rapport n’est pas tendre avec le général Fay à qui « il appartenait de tirer les conséquences des lacunes révélées par lui et de s’employer à procurer aux combattants les matériels, les personnels et les crédits qui leur manquaient. » p. 74

46 Général Yves Gras, op. cit., 537. La commission d’enquête partage le même point de vue. Cdt. Bodinier, « Rapport Catroux », op. cit., p. 74.

47 Il y a débat : Castries a affirmé que la décision avait été prise par Hanoï et qu’il l’aurait refusé s’il avait dû décider seul. Rocolle (p. 360) affirme qu’elle l’a été par le général Gambiez en l’absence de Navarre à Saïgon. Gras (p. 547) et Roy (p. 207) considèrent qu’elle a été prise par Cogny ce que semble confirmer les mémoires de Navarre qui aurait refusé la trêve s’il avait été saisi. Le temps des vérités, op. cit. p. 428.

48 Castries accepte la proposition du Vietminh d’une trêve pour ramasser les blessés après la chute de Béatrice, interdisant de facto la reprise de ce point clé de la défense.

49 Dien Bien Phu, Artilleurs dans la fournaise, Presses de la cité, Paris, 1993, p. 258.

50 Voir Laurent Césari et Jacques de Folin, « Le projet « Vautour » en France : nécessité militaire, impossibilité politique », in Denise Artaud & Laurence Kaplan (dirs), Dien Bien Phu, l’Alliance atlantique et la défense du Sud-Est asiatique, La manufacture, Lyon, 1989, p. 137-156.

51 Voir George Herring & Richard Himmerman, « Le jour où nous ne sommes pas entrés en guerre », La politique américaine au moment de Dien Bien Phu : un réexamen », idem, p. 103-136.

52 Général Catroux, op. cit., p. 213.

53 Nom symbolique qui fait référence au général Grec qui conduisit en 401 av. JC la retraite des « Dix mille » (mercenaires grecs du roi Cyrus). Il raconte lui-même cette épopée dans son ouvrage l’Anabase. Voir Pierre Journoud & Hugues Tertrais, Paroles de Dien Bien Phu, les survivants témoignent, Tallandier, Paris, p. 88-91.

54 Cadeau op. cit., p 149-150

55 Voir colonel Roger Trinquier, La guerre, Albin Michel, Paris, 1980, p. 271. Les actions vers le camp retranché des groupes Godart et Loustau sont improprement connues sous le nom de « colonne Crèvecoeur » du nom du colonel du même nom qui commandait au Laos.

56 Cerise sur le gâteau, l’engagement de ces groupements sera fait sans véritable coordination ni connaissance mutuelle car ils ne relèvent pas des mêmes directions opérationnelles (Vientane, Saïgon, les services secrets,…). Voir Jean Sassi avec Jean-Louis Temblay, Opérations spéciales 20 ans de guerre secrète, Nimrod, Paris, 2009, p. 240-247 et Henry-Jean Loustau, Les derniers combats d’Indochine 1952-1954, Albin Michel, Paris, 1984, p. 224-246.

57 Clausewitz et la guerre, PUF, Philosophies, Paris, 1999, p. 34.

58 De la guerre, op. cit., 245.

59 Idem, p. 169.

60 Discours du 8 mars 1918 devant les Chambres.

61 De la guerre, op. cit., p. 33.

62 Gambiez sait de quoi il parle. Il est chef d’état-major du général Navarre et perd un fils à Dien Bien Phu.

63 Général Gambiez & Colonel Suire, L’épée de Damoclès, la guerre en style indirect, Plon, Paris, p. 34.

64 Lettre au Secrétaire d’Etat Marc Jacquet du 1er janvier 1954, Roy, op. cit. p 441.

65 Penser la guerre, Clausewitz, 1 l’âge européen, op. cit. p. 334.

66 De la guerre, op. cit. , p. 886.

67 Navarre, L’agonie de l’Indochine, op. cit. , p. 260-263. Catroux, op. cit., p. 112.

68 Voir notamment Ivan Cadeau, Dien Bien Phu 13 mars-7 mai 1954, L’Histoire en bataille, Tallandier, Paris, 2013, p. 171.

69 Général André Beaufre, Introduction à la stratégie, Pluriel, Hachette Littératures, 1963 - 1998, p. 184.

70 Voir notamment Alain Ruscio, Dien Bien Phu, la fin d’une illusion, L’Harmattan, Paris, 1987.

71 Jean Pouget, op. cit., 1954, p. 179-180 ; et Pélissier, p. 207-208.

72 « …, tout en lançant sa marée humaine à l’assaut de Béatrice, (…) Giap est passé ce jour là à côté de l’idée de génie (…) le chef de l’A.P.V. avait les moyens d’anéantir l’artillerie française en déclenchant contre elle la totalité de ses tubes. » Henri de Brancion, op. cit. p. 285.

73 Pélissier, op. cit., p. 343-345 et Giap ; op. cit., p. 261.

74 Rocolle, op. cit. pp 548-549.

75 Valette, op. cit., p. 331.

76 Voir Jean Pouget, Le manifeste du camp n°1, Taillandier, Paris, 2012 & Erwan Bergot, Convoi 42, Presses de la Cité, Paris, 1986.

77 Sunzi, L’art de la guerre, Champs Flammarion, Paris, paris, 1972, p. 118.

78 Introduction à la stratégie, op. it., p. 181.

79 Selon Wikipedia, Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

80 Fall, op. cit. p 489.

81 J. C. F. Fuller, Les batailles décisives du monde occidental, Berger-Levrault, Stratégies, Paris 1981, p. 304.

82 Ce sera un des gros reproches de la commission d’enquête. »En définitive, ainsi qu’il a été déjà mentionné, le général Navarre ayant accepté la bataille du Nord-Ouest, a commis l’erreur de ne pas la situer à son véritable plan, c’est-à-dire de ne pas la considérer – du moins dès la fin de décembre – comme la bataille principale de la campagne, celle qu’il fallait gagner ... » in Elgey, p. 587.

83 Henri Navarre, L’agonie de l’Indochine, op. cit., p. 299.

84 Cité par Kenji Tokitsu, La voie du karaté, pour une théorie des arts martiaux japonais, Seuil, Paris, 1979, p. 167.

85 François Jullien, La propension des choses. Pour une histoire de l’efficacité en Chine, Seuil, Points Essais, Paris, 1992, p. 23.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 12:55
L'influence de la mer dans l'Histoire, voyage au coeur de l'Antiquité et du Moyen-Âge

 

source Marine Nationale

 

 Le colloque international d'Océanides est organisé les 11 et 12 décembre 2014 sur le campus Eiffel, dans le 15ème arrondissement de Paris.

 

Des personnalités scientifiques du monde entier se réuniront autour de tables rondes, telles que Christian Buchet, directeur scientifique du projet Océanides, Claudie Haigneré, présidente du Comité d'Honneur d'Océanides et Anne-Marie Idrac, présidente du Conseil d'Administration d'Océanides.

 

Ce voyage au cœur de l'histoire maritime, à l'époque antique et médiévale, sera introduit par Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France.

 

Retrouvez plus d'informations sur le site de l'association Océanides: http://www.oceanides-evenementiel.org

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:55
Dixmude et ses demoiselles

 

20 Novembre 2014 Marine Nationale

 

Octobre 1914 à Dixmude en Belgique. 6 500 fusiliers marins -  des poupins ou presque - font face à 40 000 allemands. Leur mission ? Les ralentir et surtout leur barrer la route de Dunkerque. Dans la glaise, les cendres et sous une pluie d’obus, ces « Demoiselles aux pompons rouges » (leur surnom du fait de leurs jeunes âges) résisteront, avec courage et héroïsme, trois semaines durant. Ce Beau-Livre leur rend hommage, 100 ans exactement après. Auteur d’un précédent ouvrage sur le commandant Philippe Kieffer, l’historien Benjamin Massieu continue d’imprimer sa marque à l’encre Marine.

 

 

Dixmude et ses demoiselles

Les demoiselles aux pompons rouges - La résistance héroïque des fusiliers marins à Dixmude de Benjamin Massieu. Préface de Jean-Yves Le Drian. 112 pages – 19.90 €  (Pierre de Taillac)

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:55
Une armée qui soigne, le service de santé durant la Grande Guerre


23/10/2014 Service de Santé des Armées

 

Exposition à découvrir au musée du service de santé des armées (Paris, Val-de-Grâce) à partir du 1er octobre 2014

 

Après le désastre sanitaire des premières semaines de guerre, une direction générale du service de santé, aux larges attributions et  désormais confiée à un médecin, est créée.

Cette nouvelle organisation permet au service de santé de s’adapter rapidement aux conditions du conflit : d’abord par une accélération de la relève des blessés et de leur évacuation puis par une réorganisation des hospitalisations. Parallèlement, on assiste à des avancées majeures dans différentes spécialités médicales et chirurgicales.

Ce sont ces deux aspects que le musée du service de santé des armées, à travers près de 400 œuvres, objets, photographies et documents d’archives, présente dans l’exposition Une armée qui soigne.

 

Exposition temporaire du 1er octobre 2014 au 4 octobre 2015
Ouvert mardi, mercredi, jeudi, samedi, dimanche de 12 h à 18 h
Fermé le 25 décembre, le 1er janvier et au mois d'août
Tarifs habituels : 5 € plein tarif, 2,50 € tarif réduit

 

Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran, 75005 PARIS

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:55
Kieffer animé

 

21 Novembre 2014 Marine Nationale

 

Beyond the Lines : derrière ce titre - trop Hollywoodien - se cache un court-métrage d’animation fort réussi réalisé par des étudiants de l’Ecole Supérieure des Métiers Artistiques (ESMA) de Montpellier. En 335 secondes, ces jeunes auteurs rendent un fort bel hommage à ces Français qui ont débarqué les premiers le 06 juin 1944 à Ouistreham : le commando Kieffer.

 

Au milieu de soldats au destin tracé, deux enfants sont embarqués dans une guerre qui ne les concerne pas... Ou presque.

What happens when the violence of a battlefield is seen through the eyes of children? Only a written feeling that floats in the air.

 

Realisateurs / Directors : Chloé Bonnet, Séraphin Guery, Elodie Houard, Baptiste Lebouc, Pierre Tarsiguel.

 

Music & Sound : José Vicente - Studio des aviateurs

 

Film d'animation réalisé dans le cadre de la formation cinéma d'animation 3D de l'école ESMA (promo 2013).

© ESMA - Ecole Supérieure des Métiers Artistiques

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 12:54
AMIRAL - Le prince des mers

 

24 Novembre 2014 Source : Marine nationale

 

[AMIRAL] āmyr āl-baḥr : littéralement le «prince de la mer». Les origines du terme sont incontestablement arabes, prouvant ainsi que ces derniers ont régné un temps en maître sur les océans.

 

À la croisée des mondes musulman et chrétien, les Siciliens employèrent ce terme dès 1210. En France, ce mot éclot 39 ans plus tard et désigne une sorte de chef suprême des flottes, des chantiers, des arsenaux et des galères avant de désigner tout officier commandant à la mer une flotte, une escadre ou une division. Ce n’est qu’avec l’essor d’une Marine militaire moderne au XVIIème siècle que le terme « Amiral » gagne définitivement ses lettres de noblesse. « Navire ou bâtiment-amiral », ainsi composé ce mot composé désigne le bateau sur lequel un « prince de la mer » est embarqué. Dans le monde des Arts, ce terme n’a étrangement pas fait florès à l’exception d’un poème virulent de Jacques Prévert s’intitulant : L’Amiral[1]. Un « jeu verbal enragé » (dixit les spécialistes) qui égratigne certes le « prince de la mer » mais fait surtout l’apologie de la rime et de l’allitération. À noter que Jacques Prévert a du sûrement s’inspirer d’un officier général de la Marine impériale japonaise, pilote et grand chantre de la technique de l’avion-suicide : l’Amiral Arima[2]. Des pouvoirs insoupçonnés de l’Amiral à coup sûr…

 

[1] : « L’amiral Larima / Larima quoi / la rime à rien / l’amiral Larima / l’amiral Rien »

 

[2] : Masafumi Arima (1895-1944)

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:55
Le bureau du « Tigre » reconstitué à l’hôtel de Brienne


18/11/2014   C. Bobbera

 

Le 17 novembre 2014, le ministre de la Défense a inauguré le bureau de Georges Clemenceau, à l’hôtel de Brienne. L’ancien bureau du président du Conseil a été reconstitué quasiment à l'identique afin de rendre hommage à celui qui conduisit la France à la victoire de 1918.

 

Cent ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le « Tigre » a retrouvé sa place à l’hôtel de Brienne. Le 17 novembre 2014, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense a inauguré le bureau restauré quasiment à l’identique de Georges Clemenceau, à l’Hôtel de Brienne.

 

« En 2012, quand j’ai pris mes fonctions, j’ai été ému de voir que l’hôtel de Brienne avait gardé la trace des deux séjours du général de Gaulle », raconte le ministre. « Dans le même temps j’ai été surpris de constater que le souvenir de Clemenceau n’avait pas perduré de la même façon. » Jean-Yves le Drian a ainsi souhaité que l’ancien bureau du « Père la Victoire » retrouve son prestige d’antan.

 

Tout au long du XXe siècle, ce bureau a changé plusieurs fois d’usage devenant un bureau de conseiller ministériel, une salle de presse ou un débarras. Attaché à la figure de Clemenceau et défenseur de sa mémoire, le ministre a tenu à restaurer ce bureau dans l’éclat qui était le sien lorsque la Grande Guerre faisait rage.

 

Avec le général de Gaulle, Georges Clemenceau est l’un des plus illustres personnages qui est passé par l’hôtel de Brienne. Le 16 novembre 1917, Georges Clemenceau devient président du Conseil et ministre de la Guerre. Il s’installe alors au premier étage, dans un salon qui donnait alors directement sur la rue Saint-Dominique. C’est dans ces lieux que Clemenceau a organisé l’effort de guerre en 1917, qui conduisit les troupes alliées à la victoire. Pour soutenir les poilus il se déplace alors sur le front, n’hésitant pas à se rendre dans les tranchées de première ligne. Le 11 novembre 1918, il annonce l’Armistice sous les acclamations du peuple français, de la fenêtre de ce bureau.

 

Le bureau du « Tigre » reconstitué à l’hôtel de Brienne

Le projet de restauration a mobilisé pendant dix mois les équipes du ministère ainsi que l’architecte en chef des monuments historiques. Comme pour une enquête policière, les spécialistes des monuments historiques ont travaillé à partir de deux photos en noir et blanc pour reconstituer le plus fidèlement possible l’atmosphère du bureau du « Tigre ». Les restaurateurs se sont également aidés des mémoires du général Mordacq, un des principaux collaborateurs de Georges Clemenceau, pour reconstituer précisément l’agencement du bureau.

 

Le résultat est spectaculaire : la pièce a été recréée avec son mobilier d’époque, ses livres et ses cartes d’état-major. On s’attend à tout moment à voir le Tigre pénétrer dans ce bureau.

 

 

Le bureau du « Tigre » reconstitué à l’hôtel de Brienne

Sa bibliothèque reflète la grande culture et l’éclectisme d’un homme d’État qui a toujours été un homme de lettres. Dans un coin du salon, se trouve un deuxième bureau monumental, le bureau du Comte Daru, secrétaire général du ministre de la guerre sous Napoléon. George Clemenceau utilisait ce meuble d’époque empire pour déployer et consulter les cartes d’état-major afin de diriger les opérations militaires.

 

Les restaurateurs ont eu quelques surprises : ils ont découvert près de cinq mètres cube de sable sous le plancher. Dans les années 50, un haut responsable du ministère avait jugé utile de protéger ainsi l’acoustique de la pièce contre d'éventuelles écoutes.

 

« En cette année de commémoration, le lieu où tant d’illustres ministres et chefs militaires se sont succédés, où tant de décisions majeures ont été prises pour préserver notre liberté et notre indépendance nationale, ce lieu, l’hôtel de Brienne, sera préservé. C’est aussi le sens de cette restauration », a déclaré le Jean-Yves Le Drian.

 

Le public pourra découvrir ces lieux emblématiques à l'occasion des prochaines journées du Patrimoine.

 

Restauration du bureau de Georges Clemenceau à l’Hôtel de Brienne

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:54
La Collaboration (1940-1945)  26 nov. 2014 - 2 mars 2015

 

source Archives Nationales

 

Organisée dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire contre le nazisme, l'exposition La Collaboration (1940-1945) propose une relecture de ce complexe héritage à travers de nombreux documents, pour la plupart inédits, provenant d'institutions patrimoniales françaises et étrangères prestigieuses ainsi que de collections privées.


http://www.le70e.fr

 

Prenant en compte le poids de l'Occupation allemande dans une France défaite militairement, elle cherche ainsi à mieux faire comprendre, au rythme de ces quatre « années noires » et de l'influence du cours de la guerre, toutes les évolutions dans le temps des choix politiques des trois acteurs en présence : les autorités allemandes, dans toute leur pluralité, dont le joug systématique et prégnant ne cessera de peser sur la vie des Français et de déterminer les adhésions et les renoncements des collaborateurs ; le Gouvernement de Vichy qui fait le choix d'entrer à l'automne 1940 dans la voie de la collaboration et de mettre en œuvre la Révolution nationale ; les partis collaborationnistes enfin dont l'engagement idéologique aux côtés de l'occupant dans une vision assumée de la France et de l'Europe constituera, pour le régime de Vichy, parfois un appui, plus souvent un aiguillon pressant et contraignant.
Elle présente aussi, selon une approche thématique, les différentes formes d'expression de la Collaboration qu'elle soit d'ordre politique, administratif, économique, militaire, idéologique ou culturel et aussi toutes ses nuances, avec en filigrane cette question obsédante : quelle a été l'attitude des Français et leur degré d'implication, depuis l'engagement absolu aux côtés de l'occupant jusqu'à l'accommodation plus ou moins franche aux circonstances ?

 

Commissariat scientifique
Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS et président du conseil scientifique du Mémorial de Caen et Thomas Fontaine, chercheur associé au centre d'histoire sociale du XXe siècle, docteur en histoire de l' Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

Commissariat associé
Violaine Challéat-Fonck, conservateur du patrimoine, Archives nationales, département de la Justice et de l'Intérieur, Pascal Raimbault, secrétaire de documentation, Archives nationales, département de la Justice et de l'Intérieur et Marion Veyssière, conservateur en chef, Archives nationales, responsable du département de la Justice et de l'Intérieur.


Communiqué de presse {pdf}
Dossier de presse {pdf}

 

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