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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
 USS Nautilus (SSN-571) on sea trials - photo US Navy

USS Nautilus (SSN-571) on sea trials - photo US Navy

 

21.01.2016 source SHD

 

21 janvier 1793 : Louis XVI est guillotiné (Paris).  Après l'attaque des Tuileries par le peuple parisien le 10 août 1792, Louis XVI est interné pour haute trahison à la prison du Temple avec sa famille. À l'issue de son procès, il est condamné à mort et décapité sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) dans la matinée du 21 janvier 1793. Depuis le 21 janvier 1815, ses restes et ceux de son épouse, Marie-Antoinette reposent à la basilique Saint-Denis.

 

21 janvier 1840 : la Terre-Adélie devient française (Antarctique). Le contre-amiral Dumont d’Urville débarque sur la terre qu’il vient de découvrir et en prend possession au nom de la France. Il la baptise « Terre Adélie », pour rappeler le prénom de sa femme Adèle. Cette étroite bande de terre d’une superficie d'environ 432 000 km2 est l'un des 5 districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

 

21 janvier 1924 : mort de Lénine (au Manoir de Gorki devenu musée Lénine). Son corps embaumé repose au Mausolée Lénine à Moscou et reste toujours exposé au public.

 

21 janvier 1950 : mort de George Orwell (Londres). De son vrai nom, Eric Arthur Blair. Auteur de 1984 et de La ferme des animaux, ouvrages dénonçant le totalitarisme. Inventeur du concept de big brother. Pendant 5 années, il sert dans la police impériale britannique (1922-1927) en tant que sergent et notamment en Birmanie. Il démissionne et devient communiste. Néanmoins, son engagement aux côtés du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) durant la guerre civile espagnole l’échaude et le rend méfiant vis-à-vis de l’impérialisme communiste.

 

21 janvier 1961 : mort de Blaise Cendrars (Paris). De son vrai nom Frédéric-Louis Sauser. Auteur de La main coupée, Bourlinguer. D’origine suisse, il s’engage en 1914 dans la Légion étrangère et y sert jusqu’à sa blessure au combat (amputation du bras droit) en septembre 1915. Il est naturalisé Français en février 1916.

 

21 janvier 1968 : début de la bataille de Khe Sanh (actuel Vietnam). L'armée populaire vietnamienne et le Viet Cong attaquent la base américaine de Khe Sanh ( à 10 km à peine de la frontière séparant les deux Vietnam) faisant croire que c'est leur effort principal. Dix jours plus tard, ils déclenchent l'offensive du Têt dans tout le pays. Le siège de Khe Sanh va durer plus de deux mois. Les Américains parviendront à éviter une réédition du piège de Ðiện Biên Phủ grâce à un pont aérien gigantesque. Les pertes viets sont très importantes et l'offensive est un échec sur le terrain. L'opinion américaine est cependant ébranlée par l'envergure de l'opération et par la détermination ennemie. Se faisant, l'opposition au conflit se renforce aux États-Unis.

 

21 janvier 1954 : lancement du premier sous-marin à propulsion nucléaire. Le Nautilus, premier sous-marin nucléaire américain, débute une carrière qui va durer 26 ans. Comme son parrain mythique (le Nautilus du capitaine Némo), il a parcouru 20 000 lieues sous les océans et a même quadruplé la distance. Il est aussi le premier sous-marin à avoir séjourné sous le pôle Nord.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 17:55
1919 - Jules Védrines pose Son Avion sur le Toit des Galeries Lafayette - source gallica.bnf.fr

1919 - Jules Védrines pose Son Avion sur le Toit des Galeries Lafayette - source gallica.bnf.fr

 

19.01.2016 source SHD
 

19 janvier 1794 : les Anglais prennent la Corse avec l'aide de Paoli. Ne reconnaissant plus les idéaux de la Révolution dans le régime de terreur que connaît aussi la Convention en Corse, Pascal Paoli prend officiellement contact avec l'Angleterre après avoir écarté ses principaux opposants locaux (dont les Bonaparte). Sautant sur l'occasion, les Anglais dépêchent la flotte de l'amiral Hood. L'île devient un protectorat anglais, appelé Royaume anglo-corse où Paoli n'obtient aucune fonction et est même renvoyé à Londres. La France reprend pied dans l'île de beauté en octobre 1796 avec l'armée du général Antoine Gentili, compagnon de Bonaparte durant la campagne d'Italie.

 

19 janvier 1839 : les Anglais occupent Aden (Yémen). Afin de se doter d'une escale vers leurs possessions aux Indes, les Anglais achètent au sultan de Lahej (sultanat dissout en 1967) le petit port d'Aden, qui dès lors ne va cesser de croître.

 

19 janvier 1871 : défaite française à la bataille de Saint Quentin. Confiés à l'habile général Faidherbe, les restes de l'armée du nord sont contraints de subir le choc de l'armée prussienne à Saint-Quentin, comme le général Chanzy au Mans (11 janvier). En dépit d'une résistance héroïque des mobiles et des gardes nationaux pendant près de sept heures, Faidherbe doit rompre le contact après que son artillerie, surclassée, a été réduite au silence. Paris ne dispose alors d'aucune force résiduelle pour tenter de forcer son blocus et doit affronter seul les rigueurs de l'hiver et du siège.

 

19 janvier 1915 : bombardement de l'Angleterre par les Zeppelins. Deux Zeppelins allemands bombardent des villages anglais (Great Yarmouth et Kingslynn) faisant 3 morts. Au cours de la Première Guerre mondiale, une cinquantaine de raids déversent 200 tonnes de bombes tuant environ 500 civils en France, Angleterre, Pologne et Belgique. L'efficacité réelle des bombardements par dirigeables décroît à mesure que les avions se modernisent. Initialement prévu pour faire du bombardement stratégique, le dirigeable est progressivement cantonné au sauvetage en mer, au minage maritime et à la reconnaissance du fait de sa vulnérabilité face aux chasseurs et à l'artillerie.  Le Kaiser Guillaume II espérait beaucoup de cet engin (capacité d’emport et rayon d’action énormes pour l’époque) mais comparativement, le sous-marin ou la « grosse Bertha » ont causé des dégâts beaucoup plus importants tant sur le plan matériel que psychologique. Ce phénomène est cependant l'acte fondateur du bombardement stratégique aérien contre des objectifs civils.

 

19 janvier 1919 : posé sur les Galeries Lafayette (Paris). L’aviateur Jules Védrines empoche la prime de 25 000 francs promise par le magasin, à tout pilote réussissant à se poser sur le toit des Galeries Lafayette (28 mètres de long seulement).

 

19 janvier 1915 : bataille de Jassin (actuelle Tanzanie). Après leur défaite lors de la bataille de Tanga (3 au 5 novembre 1914), les Britanniques tentent de reprendre l’avantage en Afrique orientale allemande. Ils pénètrent à nouveau sur le territoire allemand et, avec 4 compagnies indiennes, prennent la ville de Jassin située à 50 km de Tanga. Ne voulant pas laisser s’installer la menace si près de ses positions, le général allemand von Lettow-Vorbeck, attaque les Britanniques qui n’ont malheureusement pas eu le temps de durcir la place. Les pertes sont très élevées des deux côtés. Lettow-Vorbeck perd des officiers aguerris au combat, ce qui le pousse à adapter sa tactique. Il opte dorénavant pour le combat de guérilla afin de limiter ses pertes qui ne lui sont pas remplacées par Berlin, compte tenu de la maîtrise des mers des Anglais.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 12:55
Vers une meilleure intégration de l'histoire militaire dans la formation des terriens

C'est dans l’imposante Salle des emblèmes que sont conservés les drapeaux confiés au Service historique de la Défense par les formations militaires au moment de leur dissolution. Ces drapeaux portent tous des inscriptions des victoires de la Grande Armée, illustrant l’héritage de l’épopée impériale dans l’institution militaire. - C. Bobbera


15.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


A Coëtquidan, les élèves de l'ESM ne bénéficient que de 60 heures pour étudier l'histoire militaire, "soit 20 par semestre", résume, un peu dépité, l'un des enseignants.

Les futurs officiers ne sont pas les moins bien lotis: pour les sous-officiers et les mdr, histoire et géographie ne constituent que des enseignements très très annexes.

Or, comme l'a dit le CEMAT dans une récente directive (cité dans L'Estafette de Clio, le bulletin de liaison Histoire-Patrimoine de l'armée de terre), "la connaissance de l’histoire, et en particulier de l’histoire militaire, est absolument essentielle pour tout soldat. Elle permet à chacun de se situer dans le temps comme dans la société, de comprendre le sens de son engagement et d’approfondir ses savoir-faire".

"Tout soldat", c'est-à-dire des CFIM à l'Ecole de guerre!

D'où, dans le plan de recherche pluriannuel de l'armée de terre, six thèmes généraux puisque "l’histoire militaire concourt directement à la formation, à l’entraînement et à la préparation à l’engagement des chefs, des combattants et des unités terrestres tous niveaux confondus":
- Histoire des opérations extérieures: sur la base des archives, d’entretiens avec les acteurs et de témoignages personnels éventuellement publiés, écrire l’histoire de nos opérations extérieures depuis 1964,
- Histoire du système régimentaire à la française: Rechercher les fondements de l’organisation régimentaire depuis sa création, les justifications tactiques et organiques qui ont prévalu sur cette large période, identifier les périodes de rupture et les grandes étapes de son évolution jusqu’à la fin des années 1990,
- L’organisation du commandement territorial de l’armée de Terre depuis 1962: avec un focus particulier sur l’organisation de la défense opérationnelle du territoire (DOT) à partir du début des années 1980,
- L’organisation du commandement opérationnel de l’armée de Terre dans les années 1980-1990: avec un intérêt particulier pour les questions liées à la Force de réaction rapide, à la brigade aéromobile et au corps blindé mécanisé durant cette période,
- Le soldat français dans les missions de police: étude des atouts et des limites de l’emploi des forces de 3e catégorie dans le maintien de l’ordre et les missions de police sur le territoire national, à partir de cas concret.,
- L’histoire militaire dans la formation du personnel de l’armée de Terre: étude comparative en interarmées et interalliés, de la formation initiale du combattant à l’enseignement militaire supérieur.

Le processus sera long mais des étapes ont déjà été franchies dont la création d'un poste d'officier-référent au sein de l'EMAT (le colonel Rémi Porte, contactable à remi.porte@intradef.gouv.fr), la diffusion de la directive du CEMAT et la création d'une lettre électronique (L'Estafette de Clio).

C'est, par ailleurs, à Coëtquidan que va démarrer, le 19 janvier, un "audit" sur la place de l'histoire dans la formation militaire.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:55
Le général Chanzy à la bataille du Mans, tableau de Maurice Orange.

Le général Chanzy à la bataille du Mans, tableau de Maurice Orange.


12.01.2016 source SHD
 

12 janvier 1813 : début du siège de Dantzig. Au terme de la funeste campagne de Russie, le général Rapp prend le commandement de la place de Dantzig, à partir de laquelle il doit couvrir la retraite de l’empereur. Rapp, bien qu’en infériorité numérique remplit parfaitement sa mission et mène plusieurs contre-offensives qui mettent à mal les forces russes assiégeantes. Le nouvel hiver qu’il doit affronter sans ravitaillement à la fin de l’année 1813, lui enlève toutefois les deux tiers de ses forces. Il se résout finalement à négocier sa reddition et capituler le 29 novembre 1813 (plus de dix mois après).Depuis la campagne d’Egypte, le général Rapp (nommé à 32 ans) a participé à toutes les batailles majeures conduites par Napoléon (Marengo, Austerlitz, Iéna, Essling, la Moskowa…) au cours desquelles il a reçu pas moins de 24 blessures. Déjà gouverneur de Dantzig en 1809, il aurait désapprouvé la campagne de Russie auprès de Napoléon lui-même, sans pour autant remettre en cause sa fidélité à l’empereur.

 

12 janvier 1852 : naissance de Joseph Joffre (Rivesaltes). Lire la biographie du LCL Rémy Porte, Joffre.

 

12 janvier 1871 : fin de la bataille du Mans. L'armée de la Loire du général Chanzy, en constante retraite depuis la défaite de Loigny (2 décembre 1870) qui avait à nouveau livré Orléans aux Prussiens, tente vainement de reprendre l'initiative. Composée de troupes disparates faiblement équipées et peu entraînées (notamment les Bretons du camp de Conlie), elle finit par s'effondrer, autant en raison de la supériorité technique de l'artillerie allemande que par les rigueurs de l'hiver. Elle se retire vers la Mayenne.

 

12 janvier 1919 : les Corps-francs allemands écrasent les Spartakistes. (Berlin principalement). Moins de deux mois après la capitulation allemande, les révolutionnaires spartakistes (mouvance bolchevik constituée de soldats démobilisés, de chômeurs,…) décrètent la grève générale en Allemagne le 6 janvier, et s’arment  pour prendre le pouvoir. Le jour même, le ministre de la défense, Gustav Noske, fait appel aux corps-francs pour empêcher que le pays ne suive l’exemple russe. Après une « semaine sanglante » de combats urbains, ceux-ci reprennent le contrôle des grandes villes. Le socialiste Noske est surnommé « le boucher ». Beaucoup d’Allemands, encore abasourdis par la capitulation du 11 novembre 1918, attribuent la défaite aux traitrises de l'arrière : C'est le mythe du "coup de poignard dans le dos". Pour les membres des corps francs, la tentative révolutionnaire spartakiste en est une preuve. Sur les corps francs : les réprouvés de Ernst von Salomon. 

 

12 janvier 1943 : début de l’opération Etincelle « ou Iskra en russe visant  à établir un corridor avec Leningrad assiégée par les Allemands. Au prix de près 34 000 tués et disparus contre 12 000 Allemands, les Soviétiques créent un corridor dans le dispositif allemand. Tandis que les combats font toujours rage, il est décidé de construire une voie de chemin de fer afin de ravitailler plus rapidement Leningrad. Ce succès passera au second plan avec la chute de Stalingrad, mais la ville peut désormais avoir un soutien plus régulier et les civils être évacués des zones de combat. Lors de cette opération, les Russes capturent leur premier Tigre 1 intact ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

12 janvier 1954 : doctrine des « représailles massives » (Washington). Foster Dulles, secrétaire d’Etat américain, officialise cette doctrine qui repose à ce moment –là sur la supériorité nucléaire américaine, afin de garantir aux membres européens de l’OTAN un engagement militaire maximum des Etats-Unis en cas d’agression soviétique : Puisque les Etats-Unis sont les plus forts, ils estiment que l’URSS ne risquera pas une attaque où elle a tout à perdre. En 1962, changement de doctrine :  Mac Namara optera pour la  « réponse graduée » étant donné que l’URSS a largement rattrapé son retard.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 11:55
Gregory « Pappy » Boyington

Gregory « Pappy » Boyington

 

11.01.2016 source SHD

 

11 janvier  - 49 avant Jésus-Christ : César franchit le Rubicon . Jules César sommé par le Sénat de rentrer à Rome (sans ses légions), se livre à une intense réflexion avant de décider de sa conduite. Il vient de remporter la guerre des Gaules et sa popularité dans les troupes et à Rome ne cesse d’augmenter or, le Sénat, fragile à cette époque, ne veut pas d’un général trop puissant. C’est pourquoi il ordonne à César de se présenter devant lui en simple citoyen, ce qui le mettrait en fait à la merci de ses ennemis (notamment Pompée, son ancien allié).En obéissant, il se perd. En désobéissant, ce général ambitieux risque le tout pour le tout et décide de franchir le Rubicon avec ses légions pour prendre le contrôle de Rome. Plutarque et Suétone lui attribuent la phrase désormais célèbre de celui qui enfreint la légalité en connaissance de cause : Alea jacta est ! (le sort en est jeté). Le Rubicon est un petit fleuve frontière entre les terres directement administrées par Rome et la Gaule Cisalpine où César est proconsul.

 

11 janvier 1871 : combat d’Arcey.  Après sa victoire à Villersexel le 9 janvier 1871, l’armée de Bourbaki ne reprend sa progression sur Belfort que le 11. Le 13, elle se heurte à des avant-postes prussiens du XIVe corps à la hauteur du village d’Arcey, qu’elle enlève, ainsi que plusieurs autres localités. C’est le dernier succès français de la guerre de 1870-1871. Sur le sujet lire L'Armée de l’Est, 1870-1871 du Colonel Ortholan chez Bernard Giovanangeli Éditeur.

 

11 janvier 1923 : début de l’occupation complète de la Ruhr par les Français. « Suite au soulèvement communiste de 1920, les Français et les Belges occupent, conformément au traité de Versailles la région de Duisbourg et une partie de la zone démilitarisée. Devant l’impossibilité de la république de Weimar de pouvoir s’acquitter des réparation de guerre (qui devaient se terminer en 1988), les Français occupent la totalité de la Ruhr. Les autorité allemandes ripostent par le Ruhrkampf ou la résistance passive : les mineurs et cheminots refusèrent d’obéir aux Français et entrainèrent la paralysie économique de la région. Le Ruhrkampf se termine en septembre 1923 devant l’inflation galopante du Mark. Le retrait des troupes étrangère est obtenu en 1925 par l’application du plan Dawes ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

11 janvier 1952 : mort de de Lattre de Tassigny.  « Il avait effectivement choisi la cavalerie à la sortie de Saint-Cyr ( de la promotion qui précède celle des Juin, de Gaulle ou Bethouard) et sera d'ailleurs blessé par la lance d'un uhlan dans les premières semaines de la Grande Guerre en 1914 (voilà donc un homme qui aura combattu à cheval comme officier subalterne et qui connaîtra l'entrée dans l'ère atomique comme général d'armée). Mais, lorsque commencera la guerre des tranchées où la cavalerie n'avait plus sa place, il demandera à passer dans l'infanterie. C'est ainsi que, peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il commandera le 151e R.I. à Metz, laissant dès cette époque le souvenir d'un chef au comportement atypique. Dans l'armée d'armistice, il commande la Région dont le siège est alors à Montpellier et galvanise ses troupes pour la préparation de la revanche, tout en s'intéressant de très près à la jeunesse des camps de jeunesse. Ses tentatives pour s'opposer à l'invasion de la zone sud en novembre 42 lui valent d'être emprisonné par le gouvernement de Vichy... Il s'évade de la prison de Riom avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard. Il gagne Londres puis Alger. Pour les combats de la Libération et la période qui suit, il prend des décisions et donne des impulsions qui réorientent puissamment l'armée de terre : Amalgame des troupes venues d'Afrique du Nord et des unités FFI. Création de l'école des cadres de Rouffach, dont l'esprit orienté vers une vie rustique en plein air et la pratique intensive du sport anticipe le style qu'il impulsera à Saint-Cyr dont il obtient l'installation à Coëtquidan, en lieu et place de la banlieue parisienne. Amalgame à Saint-Cyr - Coëtquidan des recrutements directs et semi-directs au sein de l'Ecole Spéciale Militaire Interarmes, qui allait exister jusqu'en 1960. Le commandement en chef en Indochine lui échoit sur sa demande alors qu'il était inspecteur général de l'armée de terre (Juin avait décliné la proposition). Le témoignage de son fils Bernard, alors lieutenant sur ce théâtre d'opérations et qui devait y laisser la vie, a incontestablement joué un rôle dans cette décision. Nommé maréchal de France sur son lit de mort, il est inhumé dans son village vendéen de Mouilleron-en-Pareds, où il est le concitoyen de Clémenceau ». GA Jean-René Bachelet.
 

11 janvier 1988 : décès  de Gregory « Pappy » Boyington. « Passé à la postérité par la série télévisée Les têtes brûlées, Boyington exista vraiment et s’illustra comme pilote de l’USMC durant le second conflit mondial. D’origine Sioux, son caractère indiscipliné le conduit à démissionner avant de rengager et de se retrouver avec les Tigres volants en Chine où il obtiendra 6 victoires. Il prend ensuite la tête de l’escadrille VMF 214, appelée The Black Sheep, où il est appelé Pappy du fait de son âge. Ses 30 ans font de lui un ancien par rapport aux autres pilotes dont la moyenne d’âge est de 20 ans. Abattu et déclaré mort en janvier 1944, la Medal of Honor lui est décernée : en réalité, il est prisonnier des japonais. Libéré en août 1945, promu colonel, et détenteur de 28 victoires, sa carrière militaire s’achève. Il écrit ses mémoires intitulée Baa baa black sheep qui inspireront le créateur des Têtes brûlées ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 07:55
André Turcat à l’époque où il était pilote d’essai du N.1500 Griffon

André Turcat à l’époque où il était pilote d’essai du N.1500 Griffon

 

05/01/2016 Armée de l'air

 

C'est avec une réelle émotion que nous apprenons le décès d'André Turcat, survenu le 4 janvier 2016.

 

Polytechnicien (X40), ce dernier avait choisi de rejoindre les Forces Aériennes Françaises Libres. Breveté pilote en 1947, il avait servi en Indochine sur C-47 au sein du groupe de transport II/64 "Anjou", et s'était notamment illustré lors de missions d'évacuation d'urgence.

 

Fort de cette expérience, il fut ensuite admis en 1950 à l'école du personnel navigant d'essais et de réception basée au centre d'essai en vol de Brétigny-sur-Orge, dont il prit le commandement 2 ans plus tard. En 1953, il rejoignit Nord-Aviation, où il travailla en tant que chef pilote d'essais sur le Gerfaut et le Griffon.

 

Il devint ensuite directeur des essais en vol du projet Concorde, pour Sud-Aviation, réalisant notamment le premier vol de l'appareil le 2 mars 1969 et le premier vol supersonique le 1er octobre de la même année.

 

L'armée de l'air présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de ce pionnier de l'aviation, totalisant de nombreuses heures de vol sur plus de 20 avions différents.

 

Note RP Defense: voir l'Hommage de l'ECPAD à André Turcat, premier pilote d’essai du Concorde

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 20:55
Chronique culturelle 06 Janvier 2015 - SHD

 

06.01.2016 source SHD
 

6 janvier 1148 : bataille des gorges de Pisidie (côte sud de la Turquie). Le comté d'Edesse, Etat latin d'Orient (frontière actuelle entre Turquie et Syrie) étant tombé, la seconde croisade est prêchée par Bernard de Clairvaux. L'empereur Conrad III et le roi Louis VII "prennent la croix" pour rétablir Edesse. L'armée allemande partie avant les Français est détruite aux 3/4 en coupant par le centre des terres seldjouqides (octobre 1147 - Dorylée). Les Français contournent par le littoral et empruntent les gorges de Pisidie, propices aux embuscades. L'avant-garde n'obéit pas aux ordres pourtant stricts du roi et perd le contact avec le gros des troupes. Les Turcs, qui attendaient depuis les hauteurs qu'une faute soit commise, se jettent dans l'intervalle et infligent de lourdes pertes aux Français. Le capétien, Louis VII se bat cependant particulièrement bien et impose le respect aux assaillants qui laisseront un peu de champ aux Français avant de les harceler à nouveau. Louis VII embarque avec une partie des survivants à Antalya. La croisade est un échec cuisant du fait du manque d’unité des croisés, de l’absence de hauteur de vue (stratégique) de Louis VII et des intrigues byzantines de Constantinople. Référence pour l’histoire des croisades : L'épopée des croisades de René Grousset.

 

6 janvier 1558 : prise de Calais … par les Français. Vaincus par les Espagnols à Saint-Quentin en 1557, les Français, conduits par le Duc de Guise, profitent de l'hiver pour attaquer la citadelle de Calais dégarnie de troupes par les Anglais, qui la jugeaient inexpugnable. Avec Calais, les Français reprennent, la dernière possession anglaise sur le Continent. C'est la fin d'un très long contentieux entre les deux pays, qui remontait à l'avènement d'Henri II Plantagenêt (1154). Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, rentre en grâce après ses échecs en Italie et exauce le rêve de Jeanne d'Arc en mettant fin à la présence anglaise sur le continent et en coupant court à tout nouveau risque d’invasion. La population calaisienne, devenue entièrement anglaise après 2 siècles d'occupation, ne manifesta aucune joie à sa libération.

 

6 janvier 1694 : mort de Francesco Morosini (Naupli – Grèce actuelle). Commandant des forces vénitiennes défendant la ville de Candie (aujourd’hui Héraklion – Crête) pendant 18 des 23 années que dura le siège d’une des dernières villes chrétiennes de Crète, Morosini a réussi plusieurs exploits : La durée du siège en elle-même est unique et coute aux ottomans entre 130 000 et 200 000 hommes selon les sources. Tout en se révélant un adversaire redoutable de l’empire ottoman, Morosini est admiré par le grand Vizir turc Koprulu qui lui accordera lors de la reddition de la ville (1669) la sauvegarde des habitants et de leurs biens. Il remporte par la suite de nombreuses victoires face aux Ottomans lors de la reconquête de la Grèce et devient Doge de Venise. C’est probablement l’un des plus grands chefs de guerre de la péninsule italienne.

 

6 janvier 1649 : repli royal (Paris). Le futur Louis XIV n’a encore que 10 ans et apprend son métier de roi durant la régence de sa mère, Anne d’Autriche, qui est secondée par le cardinal Mazarin. Voulant influer sur le pouvoir royal, la noblesse parisienne instrumentalise la population pour faire pression sur la régente : c’est une des manifestations de la Fronde. Dans le plus grand secret, Anne d’Autriche, son fils et Mazarin fuient dans la nuit vers Saint Germain pour se soustraire au chantage.

 

6 janvier 1886 : protectorat français sur la Grande Comores (Océan indien). A la demande du prince Saïd Ali ben Saïd Omar, sultan le plus puissant de l’ile, un traité de protectorat est signé entre lui et le gouverneur français de Mayotte et le capitaine de vaisseau Bausset Roquefort Duchaine d’Arbaud.

 

6 janvier 1969 : embargo sur les armes à destination d’Israël. Le général De Gaulle décrète un embargo total à destination d’Israël après le bombardement de l’aéroport de Beyrouth et surtout l’affaire des vedettes de Cherbourg. Durant la nuit de Noel, une équipe des services secrets israéliens se fait passer pour une société suédoise acheteuse des vedettes (que la France refuse de vendre à Israël malgré l’accord commercial signé précédemment), … et après avoir pris possession des bateaux, file vers les eaux internationales et rejoint Haïfa.

 

6 janvier 1972 : décision de construire la navette spatiale (Washington – Etats-Unis). Le président Nixon annonce officiellement un programme de construction de navettes spatiales pour en finir avec les lanceurs classiques (Titan, Atlas, Delta). La première navette décolle  le 12 avril 1981. Le 28 janvier 1986, la navette Challenger explose en vol. La nouvelle navette Endeavour décolle en 1992.  Les crédits ayant été concentrés sur ce fleuron technologique, les Etats-Unis perdent peu à peu le marché du lancement de satellites au profit d’Ariane.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 16:55
L'Illustration 3872 du 19.05.1917 - le commandant Bossut devant son char qu'il utilisait le 16 avril 1917.

L'Illustration 3872 du 19.05.1917 - le commandant Bossut devant son char qu'il utilisait le 16 avril 1917.


05.01.2015 source SHD
 

5 janvier 1477 : bataille de Nancy. Charles le Téméraire, tentant de reprendre Nancy avec une armée de 3000 hommes est complètement surpris par celle de René II, duc de Lorraine qui arrive à la rescousse des assiégés. Forte de 20 000 hommes (dont beaucoup de mercenaires) elle est financée en grande partie par Louis XI, le roi de France. N’ayant rien vu venir, le Téméraire est tué durant le combat.

 

5 janvier 1675 : bataille de Turckheim (Alsace). A 60 ans et alors qu’il avait déjà prouvé toutes les qualités du plus grand capitaine de son temps, Turenne, remporte sa plus belle victoire et rend l’Alsace à Louis XIV. Depuis l’automne 1674, environ 50 000 Impériaux occupent la région. Pendant tout le mois de décembre, Turenne se renseigne sur la nature, les effectifs et les intentions de l’ennemi. Il mène des reconnaissances dans les Vosges qu’il compte traverser pour surprendre les Impériaux et fait réparer des chemins montagneux sensés impraticables. Le 27 décembre, il prend Belfort par surprise puis Mulhouse et défait complètement l’ennemi qui vient de se replier à Turckheim.

 

5 janvier 1895 : dégradation du capitaine Dreyfus. Dans la cour de l’Ecole militaire et sur le front des troupes, Alfred Dreyfus est dégradé après avoir été reconnu coupable de trahison au cours d’un procès bâclé et truqué. Grace, dans un premier temps, à l’acharnement de sa famille, puis à l’implication de personnalités, les preuves de la machination dont est victime le capitaine artilleur finiront par éclater au grand jour.

 

5 janvier 1916 : « premiers essais du tracteur chenillé Holt et du projet Morton au polygone de Vincennes dans le cadre des études du général Estienne sur les chars d’assaut. Le châssis de la firme du Creusot sur une base de tracteur Holt donnera naissance au char Schneider ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

5 janvier 1952 : mort de l'ADC Vandenberghe (Tonkin - Indochine)  "Que la France me donne 100 Vandenberghe et nous vaincrons le Viêt Minh" : De Lattre de Tassigny. Chef du commando n°24 aussi appelé commando des tigres noirs, Vandenberghe conduit jusqu'à sa mort (à 24 ans), des missions en terrain ennemi avec des hommes issus du vietminh qu'il a lui-même retournés et formés pour la plupart. Sous-officier possédant des qualités de chef de guerre incroyables, il est l'un des cadres les plus décorés de l'armée française. C'est lui qui tente le sauvetage du fils de Lattre, le lieutenant Bernard de Lattre, lors de la bataille du Day et parvient à récupérer sa dépouille (Mai 1951). Malheureusement, 7 mois plus tard, l'une de ses recrues le trahit et l'assassine, durant son sommeil dans la nuit du 5 au 6 janvier au camp de Nam Dinh. Son assassin, le sous-lieutenant N'Guyen Thin Koy, ancien de la division 308, était manipulé par l'ennemi qui retenait en otage sa famille.

 

5 janvier 1947 : opération Dédale. La première grande opération aéroportée de la guerre d'Indochine a pour but de reprendre Nam Dinh, dont le poste a été investi par le viêt minh. Combinée avec l'emploi de moyens amphibies et l'appui de l'aéronavale, elle amorce la mise en place du concept d'emploi des troupes aéroportées françaises, qui se développera jusqu'en 1954.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 08:55
Henri Leclerc de Hauteclocque - photo Fondation Leclerc

Henri Leclerc de Hauteclocque - photo Fondation Leclerc


04.01.2015 source SHD
 

4 janvier 1894 : signature de l’alliance franco-russe. Préparée par de nombreuses activités bilatérales dans les années précédentes, une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France, sous la présidence de Sadi Carnot, et le gouvernement impérial du tsar Alexandre III. En dépit de ce paradoxe, l’alliance remporte les faveurs de l'opinion française qui cultive sa haine de l'Allemagne et sa défiance de l'Angleterre. Les Parisiens feront un accueil enthousiaste au tsar Alexandre III lors de sa visite et lui dédieront un des plus beaux ponts de la capitale reliant l'esplanade des Invalides au rond-point des Champs-Élysées. Cette alliance met surtout fin à l'isolement diplomatique de la France, consécutif à sa défaite de 1870. Elle a été rendue possible par le resserrement des liens de l’Allemagne avec l'Autriche-Hongrie au détriment de la Russie, rivale de cette dernière dans les Balkans. En fait, elle resserre le bloc austro-allemand et contribue ainsi au processus fatal qui mènera à la Grande Guerre.

 

4 janvier 1930 : naissance de la ligne Maginot. (France). André Maginot, ministre de la guerre et héros du premier conflit mondial, présente à l’Assemblée Nationale en décembre 1929 le projet de loi de construction d’une ligne de défense fortifiée contre l’Allemagne. Le projet est voté sans difficulté le 4 janvier. La pensée militaire française est alors profondément marquée par la stratégie défensive. Même ceux qui prônent la mobilité, sont convaincus que la France doit tout de même se protéger derrière des fortifications. La ligne Maginot coute 3 milliards de francs et emploie 20 000 ouvriers pendant 5 ans. La frontière franco-belge ne sera cependant pas fortifiée pour des raisons diplomatiques (ne pas vexer la Belgique) et militaires (les Ardennes sont censées être infranchissables par des blindés). Or, c’est précisément là que les Allemands attaqueront au Printemps 1940 et contre-attaqueront durant l’hiver 1944.

 

4 janvier 1952 : mort au combat du lieutenant Henri Leclerc de Hauteclocque (Trung Khu - Indochine). La mort du fils de de Lattre (30 mai 1951) a curieusement laissé dans la mémoire collective un souvenir beaucoup plus fort que celle du fils de Leclerc. Pourtant, la fin de ce dernier est héroïque : alors qu'il commande sa compagnie en appui de l'attaque de Trung Khu, l'ennemi oppose une très forte résistance et repousse l'assaut. Grièvement blessé à la jambe, le fils Leclerc est dans un premier temps évacué par son adjoint qui le porte sur son dos. Lucide jusqu'au bout et constatant que l'ennemi les talonne, il ordonne à son adjoint de le laisser sur place après lui avoir donné tous les documents et munitions qu'il a sur lui. Sa jeunesse, 26 ans, fait oublier qu'il combattait depuis 10 ans dans l’armée française (Campagne d'Alsace -1944, et plusieurs séjours en Indochine depuis 1946).


4 janvier 1980 : Serge Gainsbourg chante la Marseillaise (Strasbourg). Opérant un retour sur scène à la faveur du lancement de son album provocateur Aux armes, etc., Gainsbourg tente de chanter la version reggae de la Marseillaise à Strasbourg. Un groupe de parachutistes retraités alsacien investit la salle de spectacle et oblige le chanteur à annuler le concert. Avant de quitter la scène, Gainsbourg chante a capella l'hymne national ... et les parachutistes se mettent au garde à vous. Cette version reggae est très controversée ce qui lui assure bien sur la médiatisation propice au succès commercial. Cela n’empêchera pas, par la suite, ni Gainsbourg ni les légionnaires de trinquer lors de la fête de Camerone.  

En cette année 2016, commémorant les 70 ans de l'inscription de la Marseillaise à l'article 2 de la Constitution de 1946, il est utile et intéressant de lire le texte de P. Nora dans les Lieux de mémoire.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 16:55
« pour la Patrie, toujours présents » - Lycée Militaire d'Autun - photo TBCM

« pour la Patrie, toujours présents » - Lycée Militaire d'Autun - photo TBCM


23/12/2015 Cne Flora Cantin  - DICOD

 

Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Aujourd’hui, la rédaction vous propose de découvrir l’histoire des enfants de troupe.

 

La défense n’a pas attendu le XXIesiècle pour devenir un ascenseur social offrant une chance d’évolution à chacun. Avant la deuxième moitié du XVIIIesiècle, les fils de sous-officier ou de soldat et de mère attachée à un Corps militaire, généralement en tant que blanchisseuse ou lavandière, suivaient leur famille avec la troupe. Très souvent, femmes et enfants étaient en charge de la logistique. Leur condition de vie n’était pas des plus enviée, baladés au grès des garnisons et des campagnes militaires. Rien ne les préparait à un avenir professionnel certain. Au sein même de l’armée, s’il existait des écoles d’officiers pour les fils d’officiers et les jeunes nobles, aucune école militaire n’ouvrait ses portes aux enfants de sous-officiers ou de soldats.

Tout change le 1ermai 1766 avec une ordonnance de Louis XV. Le roi demande à ce que deux postes soient ouverts aux enfants de la troupe dans chaque compagnie ou escadron de chaque régiment de l’armée royale. Dès l’âge de deux ans, (oui, deux ans…), un enfant de soldat ou de sous-officier pouvait être admis à ces postes, « sous la surveillance directe d’un officier du Corps, nommé à cet effet par le Chef de brigade » peut-on lire à l’article VIII de l’ordonnance. Une reconnaissance et un avenir assuré pour ces enfants qui pourront être soldés dès l’âge de 6 ans. Pendant ces années, ils seront apprentis d’un maître-ouvrier ou apprendront la musique. A partir de leur 16eannée, ces enfants « seront admis à contracter un enrôlement volontaire […] et jouiront de la solde entière […] », indique l’article IX. Vingt ans après cette ordonnance, une école d’éducation militaire pour cent enfants de soldats est créée aux Invalides. En 1800, Bonaparte, Premier Consul, consacre l’appellation « enfant de troupe » dans un arrêté, pour les garçons âgés de 13 à 18 ans. Un enfant de troupe devient pupille de la Nation au décès de son père, militaire.

En juillet 1884, les postes d’enfants de troupe dans les régiments sont supprimés, six écoles militaires préparatoires sont créées pour les accueillir. En 1974, ces écoles se transforment en collèges militaires avant de devenir, en 1982, les lycées militaires qui accueillent alors garçons et filles. La dénomination « enfant de troupe » existe encore aujourd’hui et désigne les élèves issus des lycées et collèges militaires. Leur devise est « pour la Patrie, toujours présents ». Au lycée militaire d’Autun, vous pourrez visiter le musée national des enfants de troupes, entretenant la mémoire de toutes les écoles.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 13:55
photo Jean-Pierre Delagarde – CMN

photo Jean-Pierre Delagarde – CMN

 

source patrimoine.blog.pelerin.info

 

Nouveau gestionnaire de l’Hôtel de la Marine à compter du 1er janvier 2016, le Centre des Monuments Nationaux (CMN) ouvre exceptionnellement le site au public les 2 et 3 janvier prochain. En attendant une ouverture normale à la visite en 2018…

 

Fort de sa tradition séculaire et de son expérience de l’exploitation de monuments historiques sur l’ensemble du territorial national, le Centre des monuments nationaux (CMN), établissement public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, a été désigné en qualité d’opérateur unique de l’Hôtel de la Marine à partir du 1er janvier 2016, après le départ de l’Etat-major de la Marine nationale.

Avant d’y conduire une importante campagne de travaux, le Centre des monuments nationaux propose au public de découvrir les salons d’apparat de l’Hôtel, ainsi qu’une vue imprenable sur Paris depuis la loggia, véritable balcon du pouvoir, au cours de ces deux journées d’ouverture gratuite.

De 10h à 17h, au fil du parcours, les visiteurs pourront s’imprégner de l’ambiance de l’édifice et de ses prestigieux intérieurs, qui ont été occupés par la Marine pendant plus de 200 ans. Le CMN offre ainsi un aperçu unique de ce haut-lieu de l’excellence à la française, avant de préparer son ouverture définitive à l’horizon 2018.

 

Informations pratiques

Entrée libre et gratuite pour tous (sans réservation)
Samedi 2 et dimanche 3 janvier 2016 de 10h à 17h – dernière entrée à 16h30.
Entrée par le 2 Place de la Concorde – 75008 Paris.

Plus d’informations sur www.hotel-de-la-marine.paris

 

L’Hôtel de la Marine

Situé sur la place de la Concorde à Paris, le monument connu sous le nom de l’Hôtel de la Marine a été conçu et réalisé entre 1757 et 1774 par Ange-Jacques Gabriel. Initialement Garde-Meuble de la Couronne (ancêtre du Mobilier national), il a été le théâtre d’événements historiques importants, telle l’abolition définitive de l’esclavage en France en 1848. Pillé en 1789, il devient à cette période le lieu d’installation du Secrétariat d’Etat à la Marine, qui lui a donné son nom. Il n’a cessé d’être le siège du commandement et de l’administration de la Marine jusqu’au 31 décembre 2015.

Le Centre des monuments nationaux ouvrira le monument à la visite en 2018.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:55
Les poilus d’Alaska… en Alsace


15/12/2015 Armée de Terre

 

On le sait peu mais, lors de la Grande Guerre, quelques 450 chiens d’Alaska ont participé au succès de la France. En leur mémoire, l’armée de Terre s’associe aux divers évènements commémoratifs du 18 au 20 décembre organisés en Alsace.

 

L’hiver 1914 est rude, les routes de montagne sont impraticables et les réserves en nourriture et munitions de nos soldats sur le front d’Alsace-Vosges s’amenuisent. La seule solution pour assurer la logistique est d’utiliser des chiens de traineau d’Alaska. La mission secrète du renfort canin est montée en août 1915 pour une arrivée sur le front le 15 décembre de la même année. Rapidité, déplacements silencieux, transport de matériel… Les chiens-soldats s’avèrent être d’une aide précieuse et inestimable. Ils permettent à la France de sauver des vies, de conserver et de reprendre tous les sommets des Vosges durant la Grande Guerre.C’est dans cette optique que bénévoles et passionnés (dont des représentants de toute l’armée de Terre : 132e BCAT, chasseurs alpins, transmetteurs, fantassins, sapeurs des équipages du train) seront réunis en Alsace ce week-end afin d’honorer la mémoire de ces chiens-soldats. Un véritable hommage aux chiens militaires dont l’utilité se confirme encore aujourd’hui sur tous les théâtres d’opérations, intérieures ou extérieures. 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:55
Un aviateur thésard en histoire militaire et études de défense

 

18/12/2015 Armée de l'air

 

Le 1er décembre 2015, le capitaine Aurélien, chargé de mission histoire au centre d’études stratégiques aérospatiales, a soutenu sa thèse en histoire militaire et études de défense à l’université Paul-Valéry Montpellier III.

 

Commencée au sein du centre de recherche de l’armée de l’air à Salon-de-Provence, sa thèse de doctorat porte sur « La stratégie française en Afrique pendant la Guerre froide : le rôle de l’armée de l’air, entre présence et interventions », sujet ayant déjà fait l’objet de plusieurs communications internationales et articles scientifiques.

 

L’objectif de cette thèse était de comprendre l’origine des capacités d’interventions des forces aériennes françaises et d’étudier comment les opérations extérieures ont pu forger l’identité de l’armée de l’air.

 

Présidé par le professeur Jacques Aben, directeur général de l’enseignement universitaire et de l’enseignement par la recherche à l’École de l’air, le jury a décerné au capitaine Aurélien la meilleure mention : « Très honorable avec les félicitations du jury » et a recommandé la publication de ses recherches.

 

Le jury était composé de Jean-François Murraciole, professeur à Montpellier III, directeur de thèse, de Patrick Facon, historien de l’armée de l’air, codirecteur, de Pascal Griset, professeur à l’université Paris-Sorbonne Paris 4, de Francis Simonis, maître de conférence à l’université d’Aix-Marseille, et de Julie d’Andurain, directrice des études au Centre de doctrine et d’emploi des forces, et chargée de cours à Paris-Sorbonne (Paris 4).

 

Le capitaine Aurélien fait partie de ces jeunes chercheurs qui ont conduit leurs travaux sous la direction de Patrick Facon, historien de renom, expert de la stratégie aérienne. Mieux faire connaître l’histoire aéronautique est l’une des missions du centre d’études stratégiques aérospatiales, au travers de ses publications et plus particulièrement de ses Chroniques ; les 150 premières, rédigées sous la direction de Patrick Facon, ont été rassemblées dans une publication qui contribue à nourrir l’identité de l’aviateur.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:55
NH90 - photo Airbus HC

NH90 - photo Airbus HC


18.12.2015 source SHD
 

18 décembre 1676 :  la France reprend Cayenne aux Hollandais (Guyane). Mettant à terre 800 soldats, le vice-amiral d’escadre d’Estrée enlève la garnison sans difficulté. Cayenne redevient établissement français. Il file vers Tabaggo où il lui faudra deux expéditions (en un an) pour reprendre l’ile.

 

18 décembre 1779 : combat naval de la Martinique (Antilles). La Motte Picquet s’illustre brillamment en sauvant d’une attaque anglaise la plus grande partie d’un convoi marchand qui rallie la Martinique depuis Marseille. Ne disposant momentanément que de 3 navires, La Motte Picquet affronte les 13 navires de l’amiral Hyde Parker et parvient sans trop de dommages pour lui, à leur faire rompre le combat. Impressionné mais chevaleresque, Parker envoi après coup une lettre au Français pour lui témoigner de son admiration.

 

18 décembre 1856 : Faidherbe bat Ely el Habib (Sénégal). Gouverneur du Sénégal, Faidherbe soumet El Habib qui tentait de susciter la rébellion, en venant l’arrêter personnellement dans le village de N’Guick où il s’était réfugié.

 

18 décembre 1903 : acquisition par les Etats-Unis de la zone du canal (Panama). Le tout jeune Etat panaméen (3 novembre 1903) accorde aux Etats-Unis moyennant une rente annuelle, la zone où le génie militaire américain va reprendre les travaux commencés par les Français (Ferdinand de Lesseps – 1882). Inauguré en 1914, le canal de Panama est un passage stratégique pour les marines marchandes et de guerre. Il est resté officiellement sous contrôle des Etats-Unis jusqu’en décembre 1999.

 

18 décembre 1944 : premier numéro du Monde (Paris). Le quotidien Le Monde daté du 19 décembre parait pour la première fois.

 

18 décembre 1978 : création d’Airbus Industrie. L’actuel numéro 2 du marché mondial de l’aéronautique est issu d’un groupement d’intérêt européen de EADS et BAE Systems. Airbus emploie plus de 50 000 personnes dans le monde. Il fabrique notamment l’avion de transport militaire A 400 M.

 

18 décembre 1995 : premier vol du prototype du NH 90. Hélicoptère multi rôles européen. Le NH 90 équipe une dizaine de pays. Airbus Helicopters, Agusta et Fokker sont les constructeurs.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:55
Les autochenilles Citroën

Les autochenilles Citroën


17.12.2015 source SHD
 

17 décembre 546 : prise de Rome par Totila. Le roi ostrogoth, Totila, prend Rome, après un siège méthodique de plus d'un an.  Venu voir Saint Benoit au mont Cassin, Totila apprend de la bouche du saint qu'il va conquérir Rome et la perdre peu de temps après.

 

17 décembre 1398 : bataille de Pānīpat (Près de Dehli - Inde). Le Turc Tamerlan écrase le sultan qui contrôle toute l'Inde du Nord, Mohamed Toughklak.

 

17 décembre 1793 : démonstration de force navale (baie de Naples). Parce que l’ambassadeur de France à Constantinople a été insulté par celui de Naples, la flotte du contre-amiral Latouche-Tréville mouille devant la ville. Le roi de Naples présente ses excuses.

 

17 décembre 1885 : protectorat français sur Madagascar. Un traité de paix est signé à bord du croiseur Naïade entre la France (CA Paul Miot) et le gouvernement malgache de la reine Ranavalo. Il sera ratifié le 17/02/1886.

 

17 décembre 1903 : premier vol motorisé par les frères Wright. « Sur un appareil de leur conception baptisé Flyer, ils effectuent le premier vol motorisé et contrôlé à Kitty Hawk en Caroline du Nord. Il volent à 3 mètres de haut sur 260 mètres durant 59 secondes. Le Flyer est un biplan de 274 kg, de 12 mètres d’envergure propulsé par un moteur de 16CV entrainant, grâce à des chaines de vélo, deux hélices ». CNE J-B P. (COMLE).

 

17 décembre 1922 :  première traversée du Sahara en automobile. André Citroën voulant tester son nouveau modèle de véhicule chenillé, l’autochenille B2, imagine en liaison avec l’armée de Terre, un raid expérimental et publicitaire démontrant que l’on peut rallier Touggourt (Algérie) à Tombouctou (Mali) en moins de trois semaines. Pari tenu.

 

17 décembre 1935 : premier vol du Douglas DC-3. « Appelé à devenir un appareil mythique, il est connu sous le nom de DC-3 pour la version civile et de C-47 Skytrain ou Dakota pour la majorité des appareils militaires. Véritable « bête de somme » des airs, il est de toutes les opérations aéroportées alliées de la seconde guerre mondiale. En usage dans l’armée de l’air française, il vole en Indochine. Des versions modernisées servent durant la Guerre du Viet-Nam (opérations de mitraillage au sol). Les russes le produisent à 2930 exemplaires sous licence avec l’appellation Lissounov Li-2. Aujourd’hui encore, des DC-3 continuent d’assurer le transport de passagers et de fret au Canada et en Amérique du Sud notamment ». CNE J-B P. (COMLE).

 

17 décembre 1939 : sabordage du croiseur cuirassé Admiral Graf Spee. Dès septembre, le cuirassé de poche allemand Graf Spee sème la terreur dans l'Atlantique Sud parmi les navires marchands britanniques et décide Churchill à lancer à ses trousses trois croiseurs pour le couler et ainsi maintenir la route commerciale vitale pour la Grande-Bretagne. Le Graf Spee est repéré au large de l'Uruguay et le premier grand combat naval de la Seconde Guerre Mondiale s'engage le 13 décembre, alors qu’en Europe la « drôle de guerre » se poursuit. Rapide, bien armé et technologiquement en avance (coque soudée et non plus rivetée, moteurs diesel et radar embarqué) il met hors de combat le HMS Exeter et cause de graves dommages au HMS Ajax. Il est cependant lui-même endommagé et doit  trouver refuge dans le port de Montevideo. Obligé de quitter l'Uruguay, pays neutre, le Graf Spee n'est plus opérationnel malgré quelques réparations. Son commandant craignant d'être vaincu par la marine anglaise qu'il pense, à tort, rassemblée à l'embouchure du Rio de la Plata, préfère saborder le navire. Il se suicidera trois jours plus tard.

 

17 décembre 1944 : massacre de Malmédy ou Baugnez (Ardennes). Le 285ème bataillon d'observation d'artillerie de campagne américain, faiblement armé, est pris sous le feu du régiment blindé SS Peiper alors qu'il s'engage sur une route à 4 km au Sud de Malmédy. Les américains ne peuvent résister longtemps face aux blindés allemands et finissent par se rendre au niveau du carrefour Baugnez. Selon toute vraisemblance, les 84 prisonniers sont abattus froidement sur le lieu de leur reddition.  Le témoignage des survivants conduira à un procès en 1946 où 74 condamnations à mort seront prononcées sans être exécutées. Ce crime de guerre a lieu dans le cadre de la contre-offensive allemande des Ardennes dont la pénétration des lignes américaines dépendait avant tout de sa vitesse d’exécution…Mais ce sont  en fait les erreurs tactiques de Peipper qui le ralentiront dans sa tentative de percée vers la Meuse.   L’unité du LCL Peiper était coutumière des crimes de guerre et s’est signalée tristement sur tous les théâtres d’opérations où elle a été engagée (Pologne, France, Russie,…) comme le procès de Dachau le montrera.

 

17 décembre 1971 : cessez-le-feu au Pakistan Oriental. Le Pakistan reconnait le Bengladesh comme un Etat souverain.

 

17 décembre 1976 : lancement du KH 11(Etats-Unis). Le premier satellite espion américain à retransmission d’images en quasi-direct (via un satellite relai) est mis sur orbite. Les satellites de la série Key Hole ont une résolution supposée de 10 cm grâce à une optique digne du télescope Hubble et à leur motorisation capable de les amener sur une orbite d’observation à très basse altitude.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Des « hélicoptéristes » reçoivent la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace

 

16/12/2015 Armée de l'air

 

Vendredi 27 novembre 2015, le général (2s) Michel Fleurence et le colonel Bertrand Sansu, pilote d’hélicoptères, actuellement en poste à l’état-major des armées, ont été récompensés par l’Académie de l’air et de l’espace, au titre de leur ouvrage consacré à l’«Histoire des hélicoptères de l’armée de l'air».

 

Lors de la séance solennelle de l’Académie, manifestation organisée chaque année en l’Hôtel de ville de Toulouse, le colonel Sansu et le général Fleurence ont reçu la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace. Cette récompense prestigieuse met en valeur l’action de personnalités ayant contribué à faire progresser les connaissances aérospatiales, grâce à des initiatives variées : publication, reportage, œuvre d’art, démarche éducative…

« Nous avons accueilli cette récompense avec fierté, confie le colonel Sansu. Cette médaille salue le travail de recherches que nous avons mené avec passion de 2008 à 2012, année de publication de l’ouvrage. »

Ouvrage collectif, «Histoire des hélicoptères de l’armée de l’air» retrace l'aventure humaine et technique initiée en 1935 sur autogires et en 1950 sur hélicoptères. Fort de 670 pages richement documentées et illustrées, ce livre est le premier du genre à retracer, de manière exhaustive, l’ensemble des unités de l’armée de l’air ayant mis en œuvre des hélicoptères.

« Nous avons eu accès à des archives jusque là inédites, précise le colonel. Nous avons notamment retrouvé une somme considérable de photos rares. » L’ouvrage répertorie ainsi pas moins de 712 hélicoptères, d’une quinzaine de types, ayant équipé l’armée de l’air. Livre de référence, il fait depuis sa parution le bonheur des amateurs avertis.

 

Des « hélicoptéristes » reçoivent la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace

«Histoire des hélicoptères de l’armée de l'air», Association Hélicoptères Air, mai 2012.

Bon de commande sur :  http://www.aha-helico-air.asso.fr/parution_2HAA.htm

 

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview du colonel Sansu parue au moment de la publication de l’ouvrage en 2012.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:55
Exposition Erwan Bergot au Musée du Souvenir de Saint-Cyr Coëtquidan

 

14.12.2015 Musée du Souvenir des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan

 

Le 4 décembre 2015, les 295 élèves-officiers en formation au 4e bataillon de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr ont été adoubés et ont reçu leur nom de promotion devant plus d’un millier de personnes réunies sur la cour Rivoli.

Cette cérémonie été précédée par l'inauguration au musée du Souvenir d'une belle exposition dédiée au parrain choisi par la promotion : le capitaine Erwan Bergot.

 

Biographie :
Elève-officier de réserve en situation d’activité puis officier d’active, il a servi dans de nombreuses subdivisions de l’infanterie lors des conflits indochinois et algériens : régiments parachutistes de choc, Légion étrangère, troupes de Marine, chasseurs parachutistes, infanterie métropolitaine et tirailleurs algériens. Bergot s’est illustré dans les batailles de Tu-Lé, Nha San ou Dien Bien Phu et a subit l'internement dans les camps Vietminh. Il a été blessé à deux reprises et cité cinq fois pour son comportement exemplaire et ses actions d’éclat.
Outre la richesse de son parcours militaire, il fut un écrivain renommé dont la qualité et l’intensité des écrits ont directement contribué à faire naître la vocation de nombreux officiers français.
Ainsi, sa carrière militaire autant que son parcours d'homme de lettres en font un parrain d’exception pour les huit cents élèves-officiers qui seront formés au 4e bataillon au cours du cycle 2015 – 2016. Qu’ils soient élèves-officiers sous contrat, polytechniciens ou de réserve, tous trouveront dans la personnalité et le parcours du capitaine Erwan Bergot un exemple à suivre.

 

Reportage photos

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:55
Fanion de la SPA 62 de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" mis à l'honneur pour les 100 ans de l'escadrille

Fanion de la SPA 62 de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" mis à l'honneur pour les 100 ans de l'escadrille

 

15/12/2015 Armée de l'air

 

Vendredi 11 décembre 2015, l’escadrille « SPA 62 », la plus décorée de la Première Guerre mondiale, fêtait son centième anniversaire sur la base aérienne 133 de Nancy, en présence de nombreux anciens.

 

Une cérémonie militaire et une exposition historique ont rassemblé près de 80 pilotes, mécaniciens et anciens de l’escadrille pour célébrer le centième anniversaire de la SPA 62. Fidèle à son emblème et plus combattante que jamais, cette vieille dame a revêtu une nouvelle robe de circonstance : une peinture commémorative orne désormais la dérive de l’un de ses avions.

 

Histoire de la SPA 62

Créée à Lyon le 11 août 1915, l’escadrille numéro 62 de l’arme aérienne effectue alors des missions de reconnaissance à des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies. Cette mission essentielle permettait de préciser les positions de l’adversaire et notamment celles des pièces d’artillerie. C’est elle qui identifia et positionna la fameuse « Grosse Bertha » qui pilonnait Paris. Loin derrière les lignes, les équipages dans leurs avions de bois et de toile étaient exposés à une météo souvent hostile et à des balles tirées du sol. Ces combats singuliers écrits dans le sang font partie des légendes entourant la future armée de l’air.

 

Le coq, comme symbole

Équipée en 1916 d’avions Spad, l’escadrille prit définitivement le nom de SPA 62 ; elle adopta le coq blanc symbole de la République comme emblème. Le coq est rapidement rouge, en mémoire du sang versé. En 1917, la SPA 62 arborait un coq de combat noir, celui-là même qui orne aujourd’hui encore les dérives de ses Mirage 2000 D.

 

Escadrille la plus décorée de la Première Guerre mondiale

Escadrille la plus décorée de France au 11 novembre 1918, elle a légué un patrimoine d’excellence à ses héritiers, qui l’enrichiront au travers des crises et guerres du XXe siècle. En 1995, elle est intégrée à l’escadron 1/3 « Navarre » sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey sur Mirage 2000 D. Elle aura été de toutes les guerres (Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Congo, Tchad, Lybie et, plus récemment, Mali, Sahel, Irak et Syrie).

SPA 62 : « Au combat depuis 100 ans »
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:55
Chronique culture du 11 Décembre 2015

photo Finland MoD

 

11.12.2015 Source SHD

 

11 décembre 1880 : décès d’Oliver Winchester. « Ingénieur, homme d’affaire et politique américain, il crée la Winchester Repeating Arms Company. Il compte parmi ses employés un armurier de génie, Benjamin Tyler Henry, qui devient le père des modèles Winchester 1866 et Winchester 1873. Cette dernière restera comme le modèle emblématique de la conquête de l’Ouest américain armant notamment Buffalo Bill, les frères Daltons (les vrais), Calamity Jane ou encore Billy the Kid ». CNE J-B P. (COMLE).

 

11 décembre 1898 : la colonne Marchand quitte Fachoda (actuel Soudan du Sud). Arrivé depuis le 10 juillet 1898 à Fachoda, le commandant Marchand reçoit l'ordre du gouvernement français, le 3 novembre, de céder la place au général Kitchener et à son armée, arrivés le 18 septembre. La colonne Marchand embarque sur des vapeurs en direction de Djibouti qu'elle n'atteindra qu'en mai.

 

11 décembre 1939 : début de la bataille de Suomussalmi (Finlande). Débutée le 30 novembre, l’invasion russe de la Finlande s’enlise alors que les effectifs soviétiques sont considérables face à la petite armée finlandaise. Jusqu’au 8 janvier 1940, les troupes soviétiques perdent 2 divisions suite aux harcèlements d’équipes finlandaises à skis .

 

11 décembre 1942 : publication en France de Pilote de guerre. Paru dans un premier temps aux Etats-Unis le 20 février 1942, sous le titre Flight to Arras, l'ouvrage reste pendant 6 mois la meilleure vente en librairie américaine. Autorisé par Vichy, le livre est interdit quelques mois plus tard par les Allemands. Le capitaine Saint-Exupéry y raconte la Campagne de France vue de son avion de reconnaissance au sein du groupe 2/33. "On meurt pour une maison. Non pour des objets et des murs. On meurt pour une cathédrale. Non pour des pierres. On meurt pour un peuple. Non pour une foule.[...] On meurt pour cela seul dont on peut vivre". Saint-Exupéry, Pilote de guerre.

 

11 décembre 1942 : première mission spéciale pour le Casabianca (Alger). Le sous-marin Casabianca du capitaine de corvette Lherminier, appareille pour la Corse avec à son bord la mission Pearl Harbour qui doit structurer la résistance sur l’ile et préparer un prochain débarquement.

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:55
Saint Ambroise

 

07/12/2015 armée de Terre

 

Le saviez-vous ? Les officiers du corps administratif et technique de l’armée de Terre (OCTA) célèbrent aujourd’hui Ambroise, leur saint patron. Mais qui est donc Saint-Ambroise et pourquoi les OCTA ont-ils choisi son patronage ?

 

Ambroise (340-397) est né à Trèves (Allemagne) où sont père, préfet du prétoire, est alors en poste. Après des études à Rome, il entre comme son père dans une carrière administrative et devient consul à Milan. C’est là qu’il est choisi par le peuple chrétien comme évêque.

Ambroise devient alors l’un des quatre grands docteurs de l’Église latine : il est a la fois un sage administrateur, un défenseur vigilant de l’Église face au pouvoir impérial et un prédicateur profondément pédagogue pour instruire son peuple des vérités de la foi et lui faire découvrir le sens des écritures. Ambroise joue également un rôle essentiel dans la conversion de Saint Augustin.

C’est donc à la sagesse et à l’autorité de l’administrateur que se réfère le corps administratif et technique en choisissant Saint-Ambroise comme sainte protecteur.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 11:55
Ras Mekonnen à la bataille d'Amba Alagi - Le Petit Journal

Ras Mekonnen à la bataille d'Amba Alagi - Le Petit Journal

 

07.12.2015 source SHD

 

7 décembre : Saint Ambroise, patron du corps technique et administratif (CTA). Sage administrateur de la ville de Milan dont il devient évêque au IVème siècle, Saint Ambroise est docteur de l’Eglise. Réputé pour ses qualités de pédagogue, de défenseur des lois et de l’Eglise, il a été choisi comme Saint patron du CTA.

 

7 décembre 1815 : exécution du Maréchal Ney (Paris). Un rassemblement important étant signalé sur le lieu traditionnel des exécutions (plaine de Grenelle), le « braves des braves » est exécuté rue de l’observatoire, pour éviter tout dérapage populaire.


7 décembre 1895 : Les Ethiopiens infligent une défaite aux Italiens à Amba Alagi (Abyssinie). Durant la première guerre italo-éthiopienne, 2500 soldats italiens et érythréens sont battus par les 20 000 hommes de Makonen, le père du futur Hailé Sélassié. Quelques semaines plus tard, les Italiens sont à nouveau défaits à Mekele puis Adoua. Ces revers inattendus vont alimenter le désir de revanche italien qui peut aussi expliquer pour partie la montée en puissance de Mussolini.

 

7 décembre 1936 : disparition en mer de Jean Mermoz à bord du « Croix-du-Sud ». Après une courte carrière dans l’aviation militaire, il acquiert ses lettres de noblesse dans l’aéropostale avec la traversée des Andes, en juillet 1929, et celle de l’Atlantique Sud sans escale avec le même avion en mai 1930. Il est l’auteur de Mes vols.

 

7 décembre 1941 : attaque surprise japonaise du port de Pearl Harbour (Hawaï). La flotte de l’amiral Yamamoto détruit en deux heures les trois quarts de la flotte américaine basée à Hawaï, sauf trois porte-avions, en mer, au moment de l’attaque. 2400 marins périssent sous les bombes japonaises. L’indignation dans l’opinion publique américaine est telle que le président Roosevelt n’a aucune peine à faire entrer officiellement en guerre les Etats-Unis qui jusque là refusaient de s’impliquer dans le conflit mondial grandissant.

 

7 decembre 1942 : opération Frankton (Estuaire de la Gironde). Voulant gêner les échanges maritimes entre le Japon et le Reich, Churchill demande qu’une opération soit montée contre le port de Bordeaux d’où part le commerce armes contre caoutchouc. Lord Mountbatten, chef des opérations combinées, fait préparer une opération commando. Le sous-marin HMS Tuna débarque près de l’estuaire de la Gironde 10 Royal Marines qui remontent l’estuaire à bord de 5 kayaks pour aller poser des charges explosives sur les bateaux à quai. Le 11 décembre, 6 cargos et forceurs de blocus sont gravement endommagés par les explosions. Seuls, 2 commandos survivent et rejoignent la Grande-Bretagne avec l’aide de la Résistance. Les 8 autres périssent : 2 noyés, 6 fusillés après dénonciation et arrestation et ce malgré leurs uniformes empêchant de les confondre avec des terroristes.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 08:50
credit European Union

credit European Union

 

06.12.2015 par Henri Weill - Ainsi va le monde !
 

Ancien directeur des études de l’Ecole royale militaire de Bruxelles, le colonel Marsia (e.r ) plaide pour une défense européenne "passant par la création des Etats-Unis d’Europe". Proposition développée dans une thèse présentée, en septembre dernier, à l’Université libre de Bruxelles qui sera publiée, très prochainement, dans un ouvrage. Cet  ancien conseiller militaire du Premier ministre Elio Di Rupo, fait ici part de ses convictions.

 

Vous n’en démordez pas, l’Europe de la défense que vous appelez de vos vœux passe par la création des Etats-Unis d’Europe. Jean Marsia, n’est-ce pas idéaliste ?

Ce qui est irréaliste, c'est vouloir faire, comme Jean-Claude Juncker ou Guy Verhofstadt, l’Europe de la défense sans passer par la création des Etats-Unis d’Europe. Le 7 janvier 1951, Charles de Gaulle a récusé la Communauté européenne de défense (CED), "car une armée se bat avant tout pour son pays, sous l'autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs". Le 25 février 1953, il insistait pour qu'il y ait "l'armée européenne, c'est-à-dire l'armée de l'Europe, il faut d'abord que l'Europe existe, en tant qu'entité politique, économique, financière, administrative et, par-dessus tout, morale, que cette entité soit assez vivante, établie, reconnue, pour obtenir le loyalisme congénital de ses sujets, pour avoir une politique qui lui soit propre". La défense, le renseignement sont au cœur de la souveraineté. Tocqueville l'a montré dans De la démocratie en Amérique ; l'exemple à suivre, ce sont les USA. C'est pourquoi l'appel récent du Premier ministre belge Charles Michel, à créer une agence européenne de renseignement, ne rencontre pas vraiment d'enthousiasme comme l'a mentionné votre confrère Nicolas Gros-Verheyde dans son blog Bruxelles2 (1).

 

Suite de l'entretien

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:50
La bataille d'Austerlitz reconstituée par 2000 amateurs d'histoire

photo Thomas Riegler

 

05.12.2015 Romandie.com (ats)

 

Environ 2000 figurants en costumes historiques ont reconstitué samedi près de Slavkov (200 km à l'est de Prague) la bataille d'Austerlitz. L'affrontement avait permit à Napoléon de défaire le 2 décembre 1805 les armées russe et autrichienne.

 

Selon les organisateurs, quelque 18'000 spectateurs, dont le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka, ont assisté dans l'après-midi à cet événement commémoratif traditionnel, dont le scénario prévoit chaque année une série de manifestations étalées sur plusieurs jours.

 

"A l'occasion du 210e anniversaire de la bataille, l'ampleur de l'événement a été environ deux fois plus grande que les autres années", a déclaré le président de l'association organisatrice "Projet Austerlitz", Miroslav Jandora.

 

"Les spectateurs ont vu la reconstitution du 'Saut de Lion', une manoeuvre menée au centre du front, grâce à laquelle Napoléon a décidé du sort de la bataille", a-t-il précisé.

 

Napoléon a été une nouvelle fois incarné par l'acteur américain Mark Schneider, tenu pour un sosie de l'empereur. Environ 120 chevaux ont foulé le champ de bataille.

 

La bataille d'Austerlitz, surnommée la "Bataille des Trois Empereurs", opposa Napoléon (qui fêtait le premier anniversaire de son couronnement) à François II (empereur d'Autriche et neveu de Marie-Antoinette) et Alexandre Ier (empereur de Russie). La bataille d'Austerlitz fut suivie du traité de Presbourg (aujourd'hui la capitale slovaque Bratislava), le 26 décembre de la même année.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 17:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

03/12/2015 Armée de Terre

 

Fête de famille fin novembre à Paris ; les militaires de l'arme du matériel se sont retrouvés pour célébrer leur jubilé de diamant, soit 75 ans d'existence !

 

L'arme des maintenanciers évolue dans un "milieu particulièrement favorable et privilégié pour assouvir à la fois son goût pour l'aventure, le bel ouvrage et l'acte technique". C'est en ces mots que le général de brigade Pascal Cavatore, commandant l’école du matériel, a évoqué les 75 ans de l'arme dont il est également le père.

 

 Célébrée à l'École militaire de Paris le 26 novembre 2015, la journée du souvenir du matériel était destinée à honorer la mémoire des maintenanciers morts pour la France ou décédés au cours de l'année. Ce moment privilégié de cohésion, de rayonnement et de mémoire était présidé par le général de division Patrick Hocquard, directeur du service de la maintenance industrielle terrestre (SIMTER), et par le général de division Daniel Gérard, président de l’association nationale du matériel de l’armée de Terre (ANAMAT).

 

 Découvrez également dans cette vidéo les différentes récompenses attribuées, ainsi que la remise de l'insigne à des blessés de guerre :

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:55
Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie - photo MinDefFr

Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie - photo MinDefFr

 

03/12/2015 Ministère de la Défense

 

Monsieur Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, présidera samedi 5 décembre 2015 une cérémonie commémorative au Quai Branly (Paris) pour la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Il remettra également à cette occasion des décorations à plusieurs anciens combattants d’Afrique du Nord.

 

Déroulé :

15h50    Arrivée de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire au Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie (Quai Branly – Paris).

- Cérémonie militaire

- Remise de décorations

- Dépôt de gerbe

- Allocution

-Chant des Africains

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