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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:45
Adrar-des-Ifoghas-mountains-source-BBC

Adrar-des-Ifoghas-mountains-source-BBC

 

07 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

French and Malian forces have killed about 10 suspected Islamist fighters during an operation in northern Mali's mountainous Adrar des Ifoghas region, French army spokesman Gilles Jaron said on Thursday.

 

Confirming comments made by French Defence Minister Jean-Yves Le Drian earlier on Thursday, armed forces spokesman Gilles Jaron said the militants had been spotted by a drone.

 

Air units were immediately called in to intervene, he said.

 

A French-led offensive in January 2013 drove out Islamist militants who had seized control of northern Mali. Small groups of fighters loyal to Islamist groups including the Movement for Unity and Jihad in West Africa and al Qaeda in the Maghreb still operate in the desert region, carrying out periodic attacks.

 

"We discovered about a dozen jihadists that were handling rocket launchers around a weapons' cache in the Adrar," Le Drian told Le Figaro, describing the incident which took place on Tuesday night.

 

According to the newspaper it was one of the first successful missions by U.S.-made Reaper unarmed surveillance drones, which Paris bought at the end of last year to replace its EADS-made Harfang drones.

 

"This shows that there are a number of jihadist networks that are seeking to hide out," Jaron said.

 

France is winding down its troop presence in Mali to 1,000 soldiers as a 12,000-strong U.N. mission comes into force.

 

However, Paris, which now has about 1,600 troops in Mali has said it will redeploy its forces across the region to counter Islamist militancy.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 14:45
Serval : opération anti-terroriste dans les Ifoghas

La force Serval a engagé une action combinée impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre. - Crédit: DGA

 

06/03/2014 Sources : EMA

 

Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, les forces françaises ont conduit une opération combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas.

 

Le 4 mars dans l’après-midi, la force Serval a décelé la présence d’individus suspects qui progressaient dans la vallée de l’Amettetaï. Cette région, comme toutes celles susceptibles de servir d’abri aux terroristes, est une zone d’intérêt couverte par les moyens de renseignement français. Ces derniers ont permis d’identifier les membres de ce groupe comme des terroristes. Ils étaient entre autres armés de roquettes de 122mm, dont l’une a été mise à feu.

 

La force Serval a engagé une action combinée impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre. Elle a conduit à la neutralisation de ce groupe.

 

L’ensemble des capacités de renseignement et de combat présentes dans la région apporte souplesse et réactivité aux forces françaises pour conduire des opérations d’opportunité de ce type.

 

1600 militaires français sont présents sur le sol malien et poursuivent la mission de lutte contre les groupes armés terroristes tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

photo EMA

09.05.2013 Propos recueillis par Frédéric Pons - V.A.

 

Entretien exclusif. Le patron de la brigade qui a reconquis le Mali, héritier d’une longue tradition d’officiers “africains” fait le point sur Serval et sur l’ennemi.

 

Pour son anniversaire, le 4 février, ses hommes lui ont offert une canne africaine traditionnelle, symbole du chef : « Elle représente le vieux, le malin, le futé. » Saint-cyrien de la promotion “Général-de-Monsabert” (1982-1985), trois fois projeté en opération en Afrique, patron, depuis 2011, de la 3e brigade mécanisée, à Clermont-Ferrand, dite “brigade Monsabert”, Bernard Barrera, 51 ans, était peut-être prédestiné à assurer le commandement de la brigade Serval, à la mener au feu et au succès, au coeur de l’Afrique (lire notre encadré). Héritière de la 3e division d’infanterie algérienne, créée en 1943 par le général de Monsabert, formée d’engagés métropolitains, de pieds-noirs et d’indigènes, la “3” est la division française la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale. Les régiments de la brigade Monsabert chantent toujours les Africains. Ils portent l’insigne choisi par Monsabert : une petite Victoire romaine retrouvée à Constantine (Algérie) et trois croissants symbolisant son recrutement.

 

Officier chaleureux, père de quatre enfants, Bernard Barrera aura pourtant connu, dans les dernières années de la guerre froide, un début de carrière centré sur l’Europe, des camps d’Allemagne à ceux de Champagne. C’est au 92e régiment d’infanterie, déjà à Clermont-Ferrand, aujourd’hui fer de lance de sa brigade Serval, que la chance lui sourit enfin. Il y sert à deux reprises, dans les années 1990, projeté en Bosnie puis au Kosovo. Plus tard, chef de corps du 16e bataillon de chasseurs de Saarburg, en Allemagne, entre 2004 et 2006, il découvre l’Afrique, au Tchad puis en Côte d’Ivoire. Cette expérience opérationnelle lui permettra de décrocher trois citations. De 2009 à 2011, Bernard Barrera occupe un poste de confiance au cabinet militaire de François Fillon, alors premier ministre. Responsable du suivi des opérations extérieures et de la préparation des Conseils de défense, il y découvre les subtils rapports de force politico-militaires des échelons parisiens. Des enseignements qui lui auront été certainement utiles pour conduire au mieux sa chevauchée africaine.

 

Que retenez-vous de cette opération, depuis son déclenchement, le 11 janvier dernier ?

La mission de libération du Mali et de destruction d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été remplie parce que nous avons mis en application tout ce que nous apprenons dans l’armée de terre, avec de nouveaux matériels, performants, comme le canon Caesar, le blindé d’infanterie VBCI et l’hélicoptère Tigre. Ces capacités et ces connaissances nous ont permis de réussir sur un théâtre bien différent de celui de ces dernières années.

 

Comment l’avez-vous fait ?

En conduisant un combat aéroterrestre, interarmes et interarmées, avec l’armée de l’air, sur deux fronts, dans un tempo rapide et avec une boucle décisionnelle courte, en jouant sur la mobilité, la surprise et la supériorité. Toutes les composantes ont été utiles. Nous y sommes arrivés, avec peu de pertes, grâce à nos vingt ans d’opérations extérieures, nos vingt années de maturité professionnelle.

 

Mais n’est-ce pas une guerre africaine comme les autres ?

C’est une guerre en Afrique, mais pas une guerre africaine. Nous combattons des terroristes, ce qui est très différent.

 

En quoi ?

On a retrouvé le même ennemi qu’en Afghanistan. On connaît bien son savoir-faire terroriste. Cet ennemi pose des bombes, utilise des kamikazes, frappe sur les arrières, recrute des enfants-soldats.

 

Les appuis (canons, avions, hélicoptères) n’ont-ils pas été suremployés ?

On aurait pu ne pas les utiliser. On y serait peut-être arrivé de la même façon, mais ce n’est pas sûr. L’ennemi nous attendait sur un terrain défensif qui nous était très défavorable. L’utilisation de ces appuis a permis de sauver des vies humaines, notamment chez les fantassins et les cavaliers, qui ont dû s’emparer de force des lignes de résistance successives. L’artillerie, les blindés et les hélicoptères de combat, en particulier, ont permis la destruction des défenses terroristes. On a pu franchir ces lignes grâce au travail des sapeurs, qui ont déminé le terrain.

 

La tactique des djihadistes vous a-t-elle surpris ?

Ils ont accepté le combat dans la vallée de l’Amettetaï, dans l’adrar des Ifoghas, alors qu’ils fuyaient depuis un mois, irrattrapables. Leur but était en réalité de nous arrêter et de nous faire subir des pertes importantes sur un terrain qu’ils connaissaient bien, aménagé avec des réserves d’eau et de munitions, alors que nous, nous étions en limite logistique.

 

Que cherchaient-ils ?

Ils voulaient obtenir une victoire médiatique en nous bloquant dans cette vallée. Il était donc indispensable de la prendre en moins d’une semaine pour pouvoir casser Aqmi et ne pas risquer de défaite.

 

L’adrar des Ifoghas est-il sous contrôle ?

À l’heure actuelle, oui. L’ennemi a été détruit. Il n’est plus dans la zone des adrars et des vallées. Il n’y a plus personne. On y retourne régulièrement. On les survole souvent. Cette zone est sous contrôle, d’autant qu’on y mène des actions conjointes avec les forces tchadiennes.

 

Est-ce aussi le cas pour Gao, où le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a régné en maître jusqu’en janvier ?

Nous y avons conduit plusieurs interventions successives et nous continuons à le faire. C’est peut-être moins visible, car c’est un terrain plus dense, avec une population autochtone plus marquée. Le Mujao n’a pas la même physionomie qu’Aqmi.

 

Est-il la principale menace ?

Je ne dirais pas menace. L’ennemi a subi une très forte attrition. On en a détruit une grosse partie. À l’heure actuelle, l’ennemi évite le contact. Il n’y a plus de grosses résistances.

 

La montée en puissance de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) vous donne-t-elle satisfaction ?

Pour l’instant, cette montée est effective. Nos postes de Ménaka, Tombouctou, Gao ont été confiés aux forces nigériennes, burkinabés et maliennes, bien sûr. Cela nous permet de retirer nos unités des postes pour nous concentrer sur notre propre désengagement et sur la poursuite des opérations dans tout le secteur.

 

 

 

  

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