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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 13:55
L’ONERA prépare l’avenir européen du lancement des petits satellites

 

Paris, le 2 décembre 2015 Communiqué de presse ONERA

 

Le projet ALTAIR (Air Launch space Transportation using an Automated aircraft and an Innovative Rocket) est un projet européen H2020* coordonné par l’ONERA et faisant intervenir six pays partenaires. Objectif : démontrer la faisabilité industrielle d’un système de lancement à faible coût de petits satellites. Ce programme de recherche durera 36 mois.

 

Le projet ALTAIR est centré sur une solution innovante visant le lancement spatial de satellites dans la gamme 50 à 150 kg sur des orbites basses entre 400 et 1000 km d’altitude. ALTAIR s’appuiera sur un système semi ‐ réutilisable de type « lancement aéroporté », dont le porteur est un avion automatisé réutilisable, larguant en altitude un lanceur consommable.

 

Ce lanceur utilisera une propulsion hybride écologique, une structure composite haute performance, une avionique innovante et un étage supérieur apportant de la flexibilité aux missions. L’architecture des systèmes sol sera simplifiée et rendra les opérations plus économiques. La conception du système bénéficiera des méthodes de conception/optimisation multidisciplinaire (MDO) développées par l’ONERA depuis plus de dix ans.

 

Le projet aboutira à une définition détaillée du système complet (porteur, lanceur et segment sol), associée à un business plan ainsi qu’à une feuille de route et une proposition d’organisation industrielle.

 

En complément des travaux de conception du système, des essais en vol seront effectués avec le démonstrateur existant Eole (développé sous maîtrise d’œuvre ONERA pour le projet PERSEUS du CNES) afin de valider des technologies clés concernant notamment l’avionique du lanceur et sa séquence de largage.

 

Les partenaires de l’ONERA pour le projet ALTAIR sont : Bertin Technologies (FR), Piaggio Aerospace (IT), GTD Sistemas de Información S.A. (SP), Swiss Federal Institute of Technology Zurich (CH), NAMMO Raufoss AS (NO), SpaceTec Partners (BE) et CNES (FR).

 

* H2020 = Horizon 2020 est le programme de financement de la recherche et de l'innovation de l'Union européenne pour la période 2014 ‐ 2020.

 

A propos de l’ONERA

L’ONERA, acteur central de la recherche aéronautique et spatiale, emploie environ 2 000 personnes. Placé sous la tutelle du ministère de la défense, il dispose d’un budget de 207 millions d’euros dont plus de la moitié provient de contrats commerciaux. Expert étatique, l’ONERA prépare la défense de demain, répond aux enjeux aéronautiques et spatiaux du futur, et contribue à la compétitivité de l’industrie aérospatiale. Il maîtrise toutes les disciplines et technologies du domaine. Tous les grands programmes aérospatiaux civils et militaires en France et en Europe portent une part de l’ADN de l’ONERA: Ariane, Airbus, Falcon, Rafale, missiles, hélicoptères, moteurs, radars...

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:55
Au premier plan, aperçu du nouveau radar mobile GM 403, installé sur l'EAR de Nice Mont-Agel

Au premier plan, aperçu du nouveau radar mobile GM 403, installé sur l'EAR de Nice Mont-Agel

 

01/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Lundi 30 novembre 2015, l’état-major de l’armée de l’air (EMAA) a prononcé la mise en service opérationnel du radar Ground Master (GM) 403 T (transportable) sur le site de l’élément air rattaché (EAR) de Nice. Il s’agit d’une première en France pour ce radar mobile de nouvelle génération. Le GM 406, autre radar de dernière génération, équipe également le site de Kourou depuis novembre 2014.

 

L’EAR de Nice accueille désormais le dernier né de la famille des radars transportables de défense aérienne à moyenne et basse altitudes. Développé par Thales Raytheon Systems, ce système mobile améliore significativement la couverture radar dans le sud-est de la France. «Le GM 403T assurera la surveillance de l’espace aérien d’une grande partie de la côte méditerranéenne. Radar de haute technologie, il est entièrement numérique et capable de positionner en trois dimensions les mobiles aériens, y compris ceux de faible surface équivalente radar (SER)», détaille le commandant Thierry, du bureau expertise organique – programmes de l’EMAA.

 

Le déploiement du radar GM 403T, en remplacement d’un système d’ancienne génération, s’inscrit dans le cadre du programme SCCOA (système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales). «Enjeu majeur pour l’armée de l’air, SCCOA permet d’améliorer et de renouveler les capacités de 60 types de systèmes. Dans le domaine de la détection, l’arrivée de cette nouvelle génération de radars Ground Master représente un saut capacitaire déterminant, que ce soit en termes de performances, de couverture radar à basse, moyenne et haute altitudes, de disponibilité ou de maintenance», explique le lieutenant-colonel Philippe, chef de la division «Espace et systèmes d’information opérationnels» à l’EMAA.

 

Le système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales (SCCOA)

 

Vue aérienne du radar GM406 de Kourou

Vue aérienne du radar GM406 de Kourou

 

Lancé le 25 janvier 1993, le SCCOA représente un maillon essentiel du dispositif opérationnel de l’armée de l’air et de la préparation au combat des forces. Du contrôle aérien à la défense sol-air, en passant par le commandement et la conduite (C2) des opérations aériennes et la surveillance spatiale, il est au cœur des missions de l’armée de l’air.

 

Les systèmes qui le composent sont installés sur des bases aériennes et des centres militaires fixes pour les missions menées 24h/24 sur le territoire national. Certains systèmes mobiles permettent de disposer des mêmes capacités sur les théâtres d’opérations extérieures.

 

Appelée 4.2, l’étape en cours du programme SCCOA prévoit notamment le remplacement des radars de basse et moyenne altitudes, la modernisation du système GRAVES (surveillance de l’espace), le renforcement de la capacité de commandement et de conduite, le renforcement de la sécurité informatique des systèmes et le déploiement de l’Air Control and Command System (ACCS) qui concrétisera la pleine intégration de la France dans les opérations aériennes de l’OTAN. « Le SCCOA est la pierre angulaire du volet «air» de la posture permanente de sûreté, au titre de laquelle l’armée de l’air assure la protection de nos concitoyens », souligne le lieutenant-colonel Philippe.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

03/12/2015 armée de Terre

 

Souvenez-vous. Il y a deux semaines, Renault Trucks Défense recrutait un blessé psychique de l’armée de Terre. Aujourd’hui, c’est l’entreprise Michelin qui décide de relever le défi en signant une convention pour le recrutement de deux autres blessés atteints d’un syndrome post-traumatique.

 

Pour monsieur Jean-Dominique Senard, président-directeur général du groupe Michelin, cette convention est  « une façon de rendre hommage à l’armée française et d’offrir une nouvelle perspective à ses blessés en les intégrant à l’entreprise. » Le sergent-chef Pierre et le 1re classe Maxime sont actuellement en stage d’immersion au sein des usines Michelin à Clermont-Ferrand. Un nouvel exemple concret de la prise en compte des blessés de l’armée de Terre, du moment de la blessure jusqu’à la réinsertion socio-professionnelle.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 19:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

03/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 2 décembre 2015, le chef d’état-major de la Marine (CEMM) l’amiral Bernard Rogel, a admis au service actif la frégate multi-mission (FREMM) Aquitaine.

 

Les FREMM sont une pièce maîtresse de la modernisation de la Marine. Elles se distinguent notamment par leur haute technologie, leur polyvalence et leur souplesse d’emploi. Leur équipage optimisé se compose d’une centaine de marins contre près de 250 sur les unités d’ancienne génération. Les automatismes poussés des FREMM ont permis d’optimiser son dimensionnement.

 

À l’horizon 2022, la Marine disposera de 8 FREMM, venant renouveler sa composante « frégate ». Elles reflètent toute l’expertise de la Marine en matière de lutte anti-sous-marine et peuvent également agir dans le cadre des luttes anti-aérienne et anti navire.

 

photo Marine nationale

photo Marine nationale

Ces navires furtifs de nouvelle génération contribuent à la maîtrise d’une zone d’opération aéro-maritime, à la prévention des crises, ainsi qu’au soutien et à l’appui des opérations de projection.

 

Le triptyque, composé de la frégate multi-mission, de l’hélicoptère de combat Caïman Marine du missile de croisière naval, représente un bond capacitaire. Il constituera, à terme, une bascule stratégique.

 

L’Aquitaine déploiera bientôt ses capacités opérationnelles. Elle sera prochainement déployée au sein du groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles de Gaulledès le début de l’année 2016.

 

photo Marine nationale

photo Marine nationale

La FREMM Aquitaine en 5 chiffres…

142 mètres : la longueur du bâtiment

6000 tonnes : le déplacement en pleine charge

27 nœuds : la vitesse maximale sur TAG

108 personnes : le nombre de marins nécessaires à sa mise en œuvre,détachement hélicoptère inclus

45 jours : la période maximale d’autonomie

 

Et 5 dates :

31 mars 2007 : découpe de la première tôle

29 avril 2010 : mise à flot

18 avril 2011 : première sortie à la mer

2 décembre 2015 : admission au service actif

Début 2016 : déploiement au sein du groupe aéronaval pendant l’opération Arromanches 2

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:35
L’Inde pourrait commander 3 sous-marins Scorpène supplémentaires

 

4 décembre 2015. Portail des Sous-Marins

 

La marine indienne envisage de commander des sous-marins Scorpène supplémentaires, en plus de sa précédente commande de 6 exemplaires, a déclaré jeudi le commandant de la marine indienne, l’amiral Robin Dhowan.

 

Bien qu’il n’ait donné aucune précision sur le nombre de sous-marins envisagés, un haut responsable de la marine indienne précise qu’il pourrait s’élever à 3 sous-marin. Une note officielle pour demander cette commande n’a pas encore été adressée au ministère de la défense.

 

Le nombre de sous-marins opérationnels au sein de la marine indienne est passé de 21 en 1986 à aujourd’hui 4 sous-marins Kilo mis en service entre 1980 et 2000, 4 sous-marins U-209/1500 vieillissants et un SNA loué à la Russie il y a 2 ans.

 

Selon des responsables de la marine indienne, seuls la moitié des sous-marins sont opérationnels, les autres restent à quai en attente d’entretien et de modernisation.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:55
Radar à ondes de surface - PRISME credit ONERA

Radar à ondes de surface - PRISME credit ONERA

 

03.12.2015 – par ONERA

 

Ce jeudi 26 novembre se déroulait, sur le campus de l’École polytechnique à Palaiseau, la 4e édition du Forum DGA Innovation. 10 projets et thèses impliquant l’ONERA, soit 10% des innovations exposées, étaient présentés sur ce lieu d’échange et de rencontre professionnelle des acteurs clés de l’innovation et de la recherche de défense.

 

Petites et moyennes entreprises, établissements de taille intermédiaire, maîtres d’œuvres industriels, autorités de l’état, décideurs institutionnels, laboratoires universitaires et délégations étrangères, soit plus de 850 acteurs, ont ainsi pu découvrir les résultats et récentes innovations de la recherche menée à l’ONERA sur :

- le radar à ondes de surface, moyen pour une surveillance plus discrète et performante des zones maritimes, de 20 à 400 kilomètres des côtes

-  l’optimisation du flux des lasers intenses grâce à une nouvelle méthode d’optique adaptative

-  le contrôle de l’état de santé des matériaux composites par une technique non intrusive, la vibrothermographie

- des composites à bas coût, 10 fois moins cher, et résistant à haute température pour les missiles supersoniques et hypersoniques

- une solution logicielle de navigation sûre et embarcable sur drones pour optimiser leur autonomie

- une base de données de réflectance (proportion de la lumière réfléchie par la surface d’un matériau) des différents types de sol de l’Europe dans le visible et l’infrarouge

- la propagation basse altitude des ondes radar en environnement marin et en présence d’une cible (projet piloté par l’industriel Alyotech)

- La modélisation détaillée et la simulation prédictive des moteurs à propergol solide

- La miniaturisation de systèmes optiques (lentilles, prismes, convertisseurs de polarisation) et leur intégration  sur des détecteurs infrarouge et térahertz.

- La propagation des ondes HF dans l’ionosphère de moyenne altitude (thèse menée à l’IRAP).

 

« Le Forum DGA Innovation est une occasion unique pour l'ONERA de montrer à de nombreux interlocuteurs, dont son ministère de tutelle, l'excellence de sa recherche » a commenté, lors de sa venue, Bruno Sainjon, président-directeur général de l'ONERA.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:50
En plus de la version 30mm, Nexter propose également le VBCI-2 équipé de la tourelle 40 CTAS de 40mm développée avec BAE Systems (Crédit: Nexter)

En plus de la version 30mm, Nexter propose également le VBCI-2 équipé de la tourelle 40 CTAS de 40mm développée avec BAE Systems (Crédit: Nexter)

 

 4 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Le VBCI-2 décrochera-t-il bientôt son premier contrat à l’export ? C’est en tout cas ce qu’espère Nexter, qui vient officiellement de proposer l’un des fleurons de sa gamme à la Lituanie. Le petit pays baltique est en effet sur le point de choisir un nouveau véhicule blindé 8×8 pour remplacer son parc de transports de troupes chenillés M113.

 

Dévoilé durant le salon DSEI 2015 à Londres, le VBCI-2 est une version du VBCI spécifiquement conçue pour le marché à l’export. Le « Dash 2 » est le fruit de l’expérience récoltée grâce au déploiement des VBCI français en Afghanistan, au Liban, au Mali et en république Centrafricaine.

 

Si le programme lituanien (dont vous trouverez plus d’informations ici) prévoit un armement principal de calibre 30mm, Nexter a décidé d’aller plus loin en proposant non seulement un VBCI-2 équipé d’une tourelle téléopérée de 30 mm HITFIST OWS fabriquée par OTO Melara, mais également une version plus « musclée » du véhicule armée du canon 40 CTAS de 40mm fabriqué en partenariat avec BAE Systems.

 

Pour proposer le VBCI-2 calibré en 30mm, Nexter est allé chercher la tourelle téléopérée HITFIST OWS fabriquée par les Italiens d’OTO Melara (Crédit: Nexter)

Pour proposer le VBCI-2 calibré en 30mm, Nexter est allé chercher la tourelle téléopérée HITFIST OWS fabriquée par les Italiens d’OTO Melara (Crédit: Nexter)

 

Le VBCI profite d’une protection balistique de niveau 5, qui peut par ailleurs être porté au niveau 6, et atteint les standards de protection 4A-4B contre les mines et engins explosifs improvisés. De même, l’architecture vectronique du véhicule permet d’y intégrer des systèmes de missiles anti-char, tels que le Javelin, le Spike ou le MMP.

 

Par ailleurs, Nexter n’exclut pas de s’associer avec un partenaire local à tous les niveaux de production et de maintenance du véhicule. Il est vrai que le systémier français jouit déjà d’une certaines expérience en la matière, après avoir formé des partenariats avec, entre autres, Larsen & Toubro et Avibras pour promouvoir son CAESAR respectivement en Inde et au Brésil.

 

Dans cette compétition, Nexter et son VBCI-2 font face à neuf autres véhicules : Patria et son AMV équipé d’une tourelle UT 30 Mk2, le Boxer d’ARTEC armé soit d’une tourelle RCT 30 ou LANCE 30, le Superav d’IVECO doté également d’une UT 30 Mk2, le fameux LAV II de General Dynamics Land Systems assorti d’une tourelle MCT30 produite par le norvégien Kongsberg, General Dynamics European Land System et le Piranha, l’Arma et la tourelle Mizra-30 d’Otokar et, enfin, le PARS de FNSS pourvu d’une tourelle E30. Par ailleurs, Elbit Systems et Lockheed Martin ont quant à eux offert un système d’armement principal, à savoir respectivement les tourelles UT 30 Mk1 et 2, et la 40 CTAS.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:55
Arrêté du 30 novembre 2015 fixant la parité d'échange applicable au transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA


JORF n°0279 du 2 décembre 2015 page 22245 - texte n° 27


Arrêté du 30 novembre 2015 fixant la parité d'échange applicable au transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

NOR: FCPA1529072A

ELI: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/11/30/FCPA1529072A/jo/texte


Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques et notamment son article 189 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales ;
Vu l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 modifiée relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, et notamment son titre III ;
Vu le décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA,
La Commission des participations et des transferts entendue, et sur son avis conforme n° 2015 - A.C.- 4 recueilli le 25 novembre 2015 en vertu des dispositions des articles 26-II et 27 de l'ordonnance susvisée,
Arrêtent :

 

Article 1

Le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA. (Nexter Systems) s'effectuera par :
i. L'acquisition par GIAT Industries SA (GIAT), pour le prix de 22.500 euros, de 22.500 actions de la société Honosthor NV. (Honosthor), dont le siège est situé à Amsterdam (Pays-Bas), cette participation représentant la moitié du capital et des droits de vote d'Honosthor ;
ii. L'apport à Honosthor par GIAT de la totalité des actions de Nexter Systems, à l'exception d'une action détenue par l'Etat ;
iii. L'apport simultané à Honosthor de la totalité du capital et des droits de vote de Wegmann KMW Holding GmbH (KMWH), dont le siège social est situé à Kassel (Allemagne) ;
iv. L'émission par Honosthor de 299.955.000 actions nouvelles, dont la moitié (149.977.500 actions) sera attribuée à GIAT en rémunération de son apport.
A l'issue de cette opération, GIAT sera en conséquence actionnaire à 50 % de la société Honosthor, qui aura pour filiales Nexter Systems et KMWH.

 

Article 2

Le commissaire aux participations de l'Etat est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 30 novembre 2015.


Le ministre des finances et des comptes publics,

Michel Sapin


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,

Emmanuel Macron

 

Note RP Defense: voir aussi Décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:55
Forum DGA innovation : Investir dans l’innovation pour faire face aux menaces

 

26/11/2015 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a organisé le jeudi 26 novembre sur le campus de l’école polytechnique à Palaiseau (Essonne) le 4e Forum DGA Innovation. Ce forum sera l’occasion de présenter plus de 100 nouveaux projets dont une vingtaine de démonstrations dans des domaines aussi variés que les communications, les matériaux performants, l’énergie ou encore la santé.

 

Portés principalement par des PME, des laboratoires et des étudiants doctorants, ces projets sont tous soutenus par les dispositifs d’appui techniques et financiers mis en place par la DGA. L’un d’entre eux, le dispositif RAPID (régime d’appui aux PME/ETI pour l’innovation duale), a ainsi vu ses crédits augmentés de 25 % sur trois ans pour atteindre 50 millions d’euros en 2015.

 

Ces innovations seront au cœur de nos futurs systèmes de défense. Elles sont le fruit de la politique volontariste en la matière du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui avait lancé, il y a trois ans, le Pacte Défense PME et témoignent de la vision à long terme portée par la DGA.

 

Le Forum DGA Innovation 2015 rassemble 850 acteurs : patrons de PME, représentants des grands maîtres d’œuvres industriels, responsables de laboratoires, acteurs de la recherche académique, doctorants. Il se déroule autour d’un village exposition de 10 stands, de rencontres B2B organisées entre PME innovantes, grands maîtres d’œuvre et investisseurs, et d’ateliers permettant aux innovateurs d’identifier les grandes orientations technologiques et scientifiques de la DGA.

 

Au cours de la séance plénière qui réunira les acteurs clés de l’innovation et de la recherche de Défense, trois doctorants seront mis à l’honneur par le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon. Près de 450 thèses, majoritairement dédiées aux sciences de la matière et du vivant, mais aussi aux sciences humaines et sociales, sont à ce jour financées ou cofinancées par la DGA dans le but de soutenir la recherche et l’innovation.

 

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:55
Base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie Photo  BONNET - ECPAD

Base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie Photo BONNET - ECPAD

 

novembre 26, 2015 - ECPAD

 

Le 26 novembre 1965 est lancée la fusée Diamant A, permettant la mise en orbite du premier satellite artificiel français, Astérix A-1. L’ECPAD possède de nombreuses archives photographiques et filmiques illustrant cette avancée technologique qui a permis à la France de se placer sur le podium international de la conquête aérospatiale, aux côtés des Etats-Unis et de l’URSS. A l’occasion des 50 ans de ce lancement historique, retrouvez une sélection de ces images d’archives.

 

La fusée Diamant A est un lance-satellite haut de 19 mètres et pesant plus de 18 tonnes, elle est composée de trois étages propulsés un à un. Le 26 novembre 1965, la fusée décolle de la base de lancement du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) d’Hammaguir en Algérie.

Désireux d’inscrire la France dans l’histoire scientifique mondiale, le président Charles de Gaulle décide en 1959 de la création du Comité de recherches spatiales (CRS) et de la Société pour l’étude et la réalisation d’engins balistiques (SEREB) dans le cadre de la conquête spatiale et de la recherche nucléaire. Coordonnés par le Centre national d’études spatiales (CNES) crée en 1961 au sein du CRS, ces établissements dans lesquels travaillent civils et militaires, assurent la mise en œuvre du programme « Pierres précieuses ».

Débuté en 1961, ce programme tire son nom des fusées Agate, Topaze, Émeraude, Saphir ou encore Rubis lancées à plusieurs reprises dans le but de récolter des données permettant la construction de la fusée Diamant. Pour ce premier essai, le satellite Astérix n’est doté d’aucun équipement scientifique mis à part des appareils de mesures car le lancement sert avant tout à s’assurer de la performance de la fusée.

En 1967, après trois lancements de Diamant, la France quitte ses infrastructures algériennes conformément aux accords d’Évian de 1962. Les neufs essais suivants ont lieu sur la nouvelle base de lancement établie en Kourou en Guyane jusqu’en 1975.

Aujourd’hui, le CNES et l’agence spatiale européenne poursuivent leurs missions de recherche sur le développement durable, les télécommunications, l’innovation ou encore la sécurité.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:50
photo Bundeswehr

photo Bundeswehr


Dec 2, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Reuters; published Dec 2, 2015)

 

BERLIN --- The German Armed Forces took delivery of a second A400M military transport plane from Airbus in Seville on Wednesday, a Defense Ministry spokesman said on Wednesday.

Another A400M plane is due to be delivered by the end of the year, a military source said, taking the total Germany will have received to three.

Germany has ordered 53 of the planes from Airbus but deliveries have been delayed as the world's second-biggest aerospace group grapples with production delays.

Five of the planes were due to be delivered to Germany this year, but it will now only receive two.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 05:30
L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

 

2 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

La saga de l’achat de véhicules « américains » par l’armée française entre enfin dans son ultime phase, alors que les premiers véhicules 4×4 Ford Ranger sont sur le point d’entrer en service dans l’armée de Terre. En effet, après avoir passé les vérifications d’usage, les neuf Ford Ranger XL récemment livrés rejoindront prochainement leur première affectation au sein du 1er régiment de chasseurs (1er RCh), basé à Verdun.

 

Petit rappel.

 

En avril dernier, le ministère de la Défense français achetait 1000 véhicules 4×4 Ford Ranger, destinés à accomplir des tâches diverses sur le territoire métropolitain, et capable d’emporter cinq soldats et une tonne d’équipements. Ils ne sont par ailleurs pas destinés à être déployés en opération extérieure. Le Ford Ranger fut choisi parmi trois véhicules présentés « sur étagère » dans le catalogue de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP). Les deux autres véhicules proposés, davantage « made in France », étaient le Duster de Dacia (Renault) et le Berlingo de Citroën  (le premier étant en fait majoritairement fabriqué en Roumanie, le second en Espagne). Les trois véhicules présentant tous le même prix unitaire, mais « Seul le Ford Ranger permettait une charge utile satisfaisante, et le tout-terrain a été préféré au tout-chemin », expliquait alors le porte-parole du ministère Pierre Bayle, justifiant un choix lourdement critiqué par la suite par certains industriels et élus locaux français.

 

L’achat de ces 1000 Ford Ranger ne répondait finalement qu’à une demande urgente et à court terme de la part du ministère de la Défense, dont le parc de véhicules disponibles est fortement amputé par les nombreuses OPEX dans lesquelles sont actuellement impliquées les forces françaises. Il n’était donc nullement question d’éclipser les Peugeot P4 de l’armée française, en service depuis 1982 et usées au point que la France en retire 600 du service actif chaque année. Son remplaçant fera prochainement l’objet d’un appel d’offres ouvert aux industriels français pour la livraison de 4450 véhicules légers tactiques polyvalents » (VLTP). Un appel d’offres qui sera divisé en deux phases: un premier lot de 2450 véhicules suivi d’un second de 2000 VLTP. Le véhicule sélectionné commencera à remplacer les P4 restantes à partir de 2020.

 

L’industrie française a donc encore toutes les cartes en main pour envisager sereinement un marché autrement plus important que celui remporté par Ford. Enfin, le Duster de Dacia pourrait entamer prochainement une carrière à l’export, les français de MagForce ayant annoncé, durant le salon Milipol 2015 à Paris, leur intention de le promouvoir sur le marché africain.

 

Exit la polémique, place aux premières livraisons. Après leur passage au sein du 8e régiment du Matériel (8e RMAT) à Mourmelon et Woippy, les premiers véhicules Ford Ranger XL, assemblés en Afrique du Sud, viennent maintenant renforcer les capacités opérationnelles du 1er RCh. Une trentaine de véhicules supplémentaires devraient rejoindre Verdun en janvier 2016.

 

Le dernier chapitre de cette saga se clôture enfin, à l’heure où les premiers véhicules intègrent une armée française qui a, plus que jamais, davantage besoin de matériel performant que de polémiques.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 17:55
La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

 

01/12/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série hebdomadaire de cinq success-stories dans le monde de l'aéronautique civile et militaire. Deuxième volet de cette série, le groupe Deroure. En 2009, cette PME familiale allait droit dans le mur. En 2015, après quatre ans de croissance ininterrompue, elle va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire. Un redressement express signé Anne-Charlotte Fredenucci, présidente et héritière.


Moribond en 2009, le groupe familial Deroure a finalement vite retrouvé une très belle santé économique. Basée dans le 9e arrondissement de Paris, cette PME, qui réalise environ 55% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique et la défense, bat depuis 2011, à chacun de ses exercices, des records en termes de résultats, de chiffres d'affaires et de nombre de salariés, souligne la présidente de Deroure, Anne-Charlotte Fredenucci, qui a succédé en 2009 à son père et fondateur du groupe éponyme, Claude Deroure. Et 2015 ne fera pas exception à cette règle grâce aux récentes prises de commandes de ses deux principales filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, créées en 1978.

Spécialisée dans les câblages filaires et dans l'ingénierie, la PME va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire en réalisant un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros environ pour 520 salariés (contre 32 millions en 2014 et 29 millions en 2013). Dans ce contexte, elle a quasi doublé son chiffre d'affaires depuis 2009 (19 millions d'euros). Très exactement un bond de 84,2%. "C'est une croissance raisonnable, saine et consolidée", juge la présidente de Deroure, qui a séduit "une trentaine de nouveaux clients significatifs" depuis son arrivée aux commandes.

Interrogée par "La Tribune" sur les bénéfices réalisés par son groupe, Anne-Charlotte Fredenucci a simplement tenu à préciser que le groupe était bénéficiaire depuis 2011, après un retour à l'équilibre en 2010.

 

Quatre bonnes nouvelles à venir pour Deroure

Signe que les mauvais jours sont désormais loin, le groupe Deroure va bientôt clore cette période tourmentée en sortant enfin de la procédure de sauvegarde. "Début 2016, presque trois ans avant son terme", souffle la présidente, ravie par le redressement de son groupe plombé par un passif de plus de 2 millions d'euros fin 2009. "Nous avons déposé une requête au tribunal de commerce pour sortir de la procédure de sauvegarde, et elle est en train d'être examinée", précise-t-elle. Une initiative lancée grâce en partie à l'opération de financement signée récemment avec BpiFrance, qui était "destinée à apurer notre situation financière", explique Anne-Charlotte Fredenucci.

En outre, Deroure, qui souhaitait se lancer dans la croissance externe depuis plusieurs mois, va très prochainement signer sa première acquisition à l'étranger. Le groupe est sur le point de racheter une petite PME allemande, qui réalise entre 7 et 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en Allemagne et en République tchèque pour 80 salariés. La finalisation de cette opération (closing) est attendue fin 2015, voire début 2016. Et pourquoi pas franchir un jour l'Atlantique? Les grands donneurs d'ordres (Airbus, Dassault Aviation, Safran, Thales, Zodiac...) demandent de façon récurrente à leurs sous-traitants de "dollariser leurs coûts", signale-t-elle.

Enfin, en 2016, le groupe va poursuivre sa croissance en frôlant les 40 millions d'euros de chiffre d'affaires (hors croissance externe), estime Anne-Charlotte Fredenucci. Une croissance en grande partie liée aux contrats export Rafale gagnés par Dassault Aviation. La filiale Anjou Electronique réalise des câblages d'ensembles électroniques sur six systèmes de l'avion de combat tricolore (commandes de vol, cœurs électriques, structure et boitier de calcul du radar RBE2, missiles air-air...).

Le groupe Deroure pourrait en outre obtenir une bonne nouvelle d'ici à la fin de l'année avec le programme de drone tactique Watchkeeper proposé par Thales à l'armée de Terre et auquel il participe. La direction générale de l'armement (DGA) doit choisir d'ici à la fin de l'année le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem (groupe Safran).

 

2009, une année noire

Le groupe revient pourtant de loin, de très loin. En 2009, quand Anne-Charlotte Fredenucci, qui avait rejoint le groupe en 2001, prend le pouvoir, la petite PME familiale est au bord du précipice. Touché de plein fouet par la crise, le groupe Deroure perd 100.000 euros par mois. Inquiets, les maîtres d'œuvre se détournent de la PME, qui voit alors ses prises de commandes chuter de 35% en quinze jours. Une inquiétude fortement accentuée par l'âge du capitaine (84 ans) et par l'imminence du départ à la retraite du directeur général. "Et nos clients ne voyaient pas de relève arriver", se rappelle-t-elle.

A 33 ans, Anne-Charlotte Fredenucci se décide pourtant à relever le défi pour sauver la PME familiale en cessation de paiements et ses emplois. Une décision qu'elle a prise une fois assurée du soutien des salariés. "Sachant la société en réelle difficulté, le comité d'entreprise m'a accordé sa confiance, se souvient-elle. Fort de cette confiance, j'ai eu envie de me battre et je n'ai pas lâché. C'est ce qui fait que nous sommes encore là". Six ans plus tard, le groupe est effectivement toujours sur une phase ascendante.

Pour sauver l'entreprise familiale placée sous la procédure de sauvegarde - ce qui permet de geler un passif de 2 millions d'euros -, elle fait la tournée des clients pour leur expliquer que le groupe Deroure a une nouvelle gouvernance... et surtout un avenir. Résultat, elle récupère des commandes que la PME avait perdues en quinze jours. "On est passé de 35% à 25% de commandes perdues", précise-t-elle. Surtout, les maîtres d'oeuvre la soutiennent dans sa démarche pour redresser l'entreprise, qui fait partie des fournisseurs de rang 1 pour certains d'entre eux.

"Certains groupes comme Dassault Aviation, Thales et Zodiac ont passé des commandes supplémentaires dont ils n'avaient pas forcément besoin tout de suite pour soutenir le groupe", explique-t-elle. Pourquoi? "La filière aéronautique, dont les programmes sont sur le long terme, est vertueuse par nécessité, souligne-t-elle. Certains clients ne voulaient pas voir disparaître un sous-traitant important dans leur supply chain".

Le groupe Deroure travaille sur la plupart des programmes français et européens majeurs comme le Rafale, le Falcon 7X, l'A380, l'A320, l'A400M, Ariane 5...

 

Un redressement express...

Pendant la période d'observation, tout le passé de Deroure est "mis de côté" pour lui permettre de préparer l'avenir, notamment de reconstituer sa trésorerie et se réorganiser. Pour gagner son défi, Anne-Charlotte Fredenucci travaille sur trois pistes de redressement basés sur deux axes conjoints (économies et croissance). Classiquement, elle lance un plan d'économies sévère assorti d'un plan social douloureux qui touche 30 salariés. Tous les frais généraux sont également passés au crible (restauration, fournitures de bureau, entretien des espaces verts...).

Concomitamment, elle analyse avec son équipe de direction les affaires rentables et prend rendez-vous chez ces clients... qui s'entendent dire que les prix sont révisés à la hausse. Et ça marche... Dès 2010, le chiffre d'affaires est en forte croissance. A la fin de l'exercice, le groupe enregistre des ventes de 26 millions d'euros (+ 36%). Elle entreprend en outre une étude de circulation des flux pour dégager de façon urgente de la trésorerie. Et finit par réduire les stocks. Ce qui lui permet de trouver 300.000 euros de trésorerie et de payer les salaires... Les problèmes urgents réglés, elle passe au deuxième étage de son plan, le volet croissance.

 

... Et une croissance express

La nouvelle présidente veut notamment muscler les offres commerciales de la PME familiale. Comment? "En montant en gamme, en étant force de proposition et donc en augmentant notre valeur ajoutée auprès de nos clients, au travers des work-packages (lots, ndlr) alliant études et réalisation", explique-t-elle. Elle demande alors aux deux filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, qui travaillaient jusqu'ici de façon cloisonnée, de développer des synergies entre elles. Elle en profite également pour optimiser les cycles de production tout en renforçant le niveau de qualité des produits, à travers une nouvelle politique de "lean".

Et en peu de temps, le groupe Deroure passe, sous l'impulsion de sa nouvelle présidente, à l'ère du numérique et se lance dans l'innovation. Anne-Charlotte Fredenucci décide de mettre en œuvre une stratégie de produits et services innovants. Ametra a notamment développé des centres de services innovants pour ses clients. Résultats : jusqu'à 15% de réduction des coûts de développement. Au final, Anne-Charlotte Fredenucci ne s'est pas beaucoup trompé jusqu'ici pour redresser la PME familiale même si sa devise est : "Le courage de se tromper".

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:55
La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

 

 

25.11.2015 - ONERA - Photonique

 

Florence de la Barrière, ex-doctorante de l'Onera, a développé lors de sa thèse une caméra sur puce infrarouge extrêmement compacte, à très grand champ d'observation. Elle vient de recevoir le prix du Triangle de la Physique pour ses travaux.

 

Florence de la Barrière a reçu le 20 novembre 2015  l’un des douze prix du Triangle de la Physique*. La jeune chercheuse, qui a soutenu sa thèse** sur un sujet de photonique en 2012 avait reçu le prix des doctorants 2012 de l’Onera, puis le prix ParisTech  2013.

Les travaux de Florence de la Barrière ont été poursuivis à l'Onera dans le cadre d'un programme financé par la Direction générale de l'armement. Le concept de caméra sur puce a été ainsi adapté à un détecteur infrarouge cryogénique commercialisé par Sofradir pour aboutir à un prototype à un stade pré-industriel.

Réduire le volume des imageurs permettra, à terme, de les embarquer sur des drones pour l'imagerie aéroportée. De plus, l'architecture optique de ce démonstrateur ouvre la voie à de nouvelles générations de caméras infrarouges avec fonctions optiques intégrées, telles que l’imagerie multispectrale ou l’imagerie 3D.

 

* Le Triangle de la Physique est un réseau thématique en sciences physiques. Il rassemble des équipes de recherche du triangle Palaiseau-Orsay-Saclay. 

** Titre de la thèse : Vers l'intégration de fonctions d'imagerie sur le plan focal infrarouge. Application à la conception et à la réalisation d'une caméra sur puce infrarouge cryogénique.

 

Voir aussi :

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:55
Les Malouins de Tecknisolar jettent un coup de froid avec leur "absorbeur thermique"


.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Un de mes coups de cœur du salon Minipol 2015 va aux ingénieux Malouins de Tecknisolar, la société de Pascal Barguirdjian.

Cette année, Tecknisolar présente un « absorbeur thermique » qui devrait faire un tabac chez les militaires et dans les unités d’intervention. Ce produit est l’aboutissement de deux ans de recherche ; il a été finalisé il y a deux mois.

Réalisé en résines végétales, ce tissu atténue les émissions de chaleur émise par les corps et les moteurs. Il permet d’échapper aux appareils de vision infra-rouge (lunettes et caméras thermiques). La photo ci-dessus montre une l'image prise par une caméra thermique et l'occultation par un carré d''absorbeur de la tête du collaborateur de la société au second plan. Plusieurs vidéos prises lors de tests (certains réalisés par le 13e RDP) attestent des qualités du produit.

Selon Pascal Barguirdjian, cette matière permet de réaliser des treillis et combinaisons pour les militaires et forces spéciales, des couvertures, de la toile pour des tentes, des housses capables de recouvrir un véhicule.

Le recours aux résines végétales a aussi permis à Tecknisolar de produire un tissu qui protège des contaminations bactériologiques et qui pourrait donc devenir indispensable aux personnels soignants opérant dans des zones touchées par des épidémies virulentes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

20 novembre 2015 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Safran et Thales devraient savoir à la fin de l'année laquelle de leurs solutions a été sélectionnées par l'armée française. Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019.

 

Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

 

Des "boules optroniques"

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.

Mais le fait que Daech tende à se mêler à la population rend très utile les "boules optroniques" des drones comme celle du Patroller de Sagem, un équipement de détection sophistiqué qui permet de distinguer à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions.

"Cet équipement est très utile (...), en particulier en environnement urbain pour éviter tout dommage collatéral. Les combattants sont sur des pick-ups et les cibles sont éphémères", explique Hervé Bouaziz, responsable de la stratégie et du développement commercial chez Sagem.

Les drones tactiques, réservés aux interventions au sol, peuvent voler jusqu'à 15 heures d'affilée à 3.000 mètres d'altitude, après avoir décollé de quasiment n'importe où, voire être catapultés, et ne nécessitent que deux heures pour être activés.

Ils complètent les drones de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) qui peuvent rester en l'air entre 24h et 48h à 10.000 mètres. Ces drones sont de véritables petits avions, pesant jusqu'à 1,5 tonne, soit trois fois plus qu'un drone tactique, et nécessitant une piste préparée.

La maîtrise des technologies des drones tactiques de bout en bout est cruciale pour éviter de faire monter la facture.

"Le problème des drones est qu'ils génèrent d'autres besoins. Du coup, l'idée qu'ils sont plus économiques (..) est fausse", résume Alix Leboulanger, analyste chez Frost & Sullivan, faisant la comparaison avec un avion piloté.

Les équipes opérant le drone peuvent totaliser plusieurs dizaines de personnes et les pertes de drones tactiques, qui volent très bas, sont plus fréquentes que celles de drones MALE.

 

De l’autre côté de la colline

L'embuscade de la vallée d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français en août 2008, est souvent citée comme l'élément déclencheur du besoin de renouvellement des drones tactiques.

"Si vous êtes dans une vallée, vous avez souvent besoin de savoir ce qui se passe de l'autre côté de la colline. Le drone tactique vole relativement bas, au plus près du champ de bataille", souligne Massi Begous, spécialiste de l'aérospatiale et de la défense au sein du cabinet Roland Berger.

 

Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

L'armée de terre britannique avait de son côté largement utilisé en Afghanistan le Watchkeeper de Thales.

"En Afghanistan, il n'y avait pas un convoi, pas une base de soldats britanniques qui n'étaient pas surveillés par des drones tactiques", rappelle Pierre Eric Pommelet, chargé des systèmes de mission de défense chez Thales.

Mais ce que la France veut éviter par dessus tout, c'est le fiasco des drones MALE qui a conduit, après des années d'atermoiements, à l'achat "sur étagère" de 12 drones américains Reaper que l'armée française ne peut pas faire ni décoller, ni atterrir, n'ayant la main que pendant la phase de vol.

Les drones tactiques représentent environ 38% de la flotte mondiale de drones, estime Frost & Sullivan. Au total, le marché du drone militaire, tous types confondus, pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars d'ici 2020 contre 1,6 milliard actuellement.

Dans un marché du drone tactique largement dominé par les Etats-Unis et Israël, l'industrie européenne a du mal à proposer une technologie mature, exportable et accessible financièrement, soulignent des analystes.

"Le marché du drone tactique en général à l'export n'est pas totalement mature", reconnaît un industriel.

Il existe toutefois des prospects comme la Pologne, ou des pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, pour des utilisations souvent plus civiles que militaires, comme la surveillance de la piraterie et de l'immigration illégale le long des côtes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:50
Warplanes: Typhoon Was Too Late And Too Much

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

Deliveries of Typhoon jet fighters has been delayed for the second time in a year because of manufacturing quality problems. The current delay has to do with assembly of the fuselage and does not cause a short term safety problem but rather a long-term one. If not corrected the aircraft would face a shorter service life (number of flight hours) that could only be corrected with expensive rebuilding.

 

Developed and built by a consortium of the largest European defense firms Typhoon was a replacement for the Cold War era Tornado fighter (a contemporary of the Su-27, F-15 and F-16). Development began in the 1980s and first flight was in 1994, after the Cold War unexpectedly ended. This reduced the urgency to get Typhoon into service, which didn’t happen until 2003. At that point many of the main customers (European NATO members) began to have second thoughts. The huge Russian (Soviet Union) air force faded away in the 1990s and there was no new air threat to replace it. By 2007 most customers for Typhoon were cutting their orders in a major way. For example Britain initially planned to buy 232 (Germany was to get 180, Italy 121, and Spain 87.) Britain already had 144 Eurofighters from the first two batches by 2009 and bought few additional aircraft after that.

 

The Typhoon turned out to be a pretty good warplane. This was discovered early on. By 2008 there were 135 Eurofighter Typhoon fighters in service, and they aircraft have been in the air for a combined 35,000 hours (as of the end of 2007.) Half those hours were flown in 2007, as the Eurofighter entered regular service in several nations. About 20 percent of those flight hours were for flight testing, but the rest were for day-to-day operations. The future looked bright. But since then, competition from American and Russian fighters, for export sales, and lack of European enthusiasm for more purchases, has dimmed sales prospects. Typhoon got into combat in 2011 over Libya and performed well, but the demand from export customers (and local ones) was just not there.

 

Each aircraft costs over $120 million, including development costs. Current estimates indicate that about 600 will eventually be built. The Typhoon is a somewhat stealthy multi-role fighter. It is fast, maneuverable, and carries a lot of weapons. It also can be used for attack missions. This 23 ton aircraft will be the principal fighter in the air forces of Britain, Spain, Germany, and Italy. The Typhoon is closer in capability to the F-15, than the F-22, and is competing with the F-35 for many export sales. The Typhoon was purchased by Saudi Arabia, mainly to provide protection from Iran and some other Persian Gulf states did the same. But this was not enough to make up for the lost sales in Europe.

 

Typhoon has since been modified to operate as a fighter-bomber and can carry up to seven tons of weapons. Normally it carries a combination of smart bombs, missiles and additional fuel tanks and can stay in the air for two to four hours per sorties depending on the mission.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

In early 2015 the UAE (United Arab Emirates) sent troops into combat for the first time since 1991. This time around the UAE forces had more modern equipment, some of it made by UAE firms. For example there were two locally made armored vehicles sent to Yemen; NIMR and Enigma. The UAE military has bought over 1,500 NIMR military trucks. NIMR is produced by a UAE company with an assembly plant in Jordan. It is a hummer-like vehicle designed to cope with the high heat and abundant sand and dust found in the Middle East. The basic 4x4 NIMR weighs 4.4 tons, can carry 1.5 tons (or up to eight people), and be equipped with a remote control 12.7mm machine-gun turret. Top speed is 140 kilometers an hour on roads. This version costs about $82,000 each. There is a larger 6x6 version for carrying cargo. There is also an anti-aircraft version armed with four Mistral missiles ready-to-fire and four more as reloads. An anti-tank version comes equipped with four Milan ATGM (anti-tank guided missiles) ready to fire and four more as reloads. All NIMRs are equipped to take a variety of armor kits (providing different degrees of protection against bullets and explosions). NIMR development began in the late 1990s and production began in 2005. NIMR was designed with the help of Russian automotive company GAZ, which also helped set up the manufacturing operation and supplies some of the components. There have been several export customers (all Moslem states) for NIMR.

 

Another new UAE armored vehicle sent to Yemen, the Enigma 8x8 IFV (Infantry Fighting Vehicle), which only entered service recently and was still undergoing field testing. Despite that the 25 available Enigmas were sent off to war, where they have performed well. The Enigma is a 28 ton IFV with a V shaped bottom (for protection against mines and roadside bombs). It uses a Russian turret (the one for the BMP 3) and has a crew of three. Eight troops can be carried in the back. The turret is armed with a 100mm gun that fires laser-guided projectiles or several types of shells. In addition there is a 30mm automatic cannon and a 7.62mm machine-gun. Enigma was designed to handle other types of turrets including one with a 155mm howitzer or various missile systems. NIMR (the company that created the NIMR truck) has also developed an MRAP vehicle based on the popular South African RG35 design.

 

UAE troops in Yemen are armed with locally made CAR 816 assault rifles. This is another M-16 clone and has all the latest features and accessories.

 

Since the 1990s the UAE has invested heavily in defense manufacturers inside the UAE and the Middle East. One of these firms is Adcom Systems United which has been around for 25 years and produces a wide range of military equipment. It does this by licensing a lot of technology and forming partnerships with high-tech firms in the West. Adcom has been working on UAVs since 2003 and has delivered several models for both military, police and commercial use.

 

The UAE has been encouraging local companies to develop weapons for use by local forces and export markets. So far this has resulted in UAE firms manufacturing military trucks, guided missiles, and small arms. Despite this since 2008 UAE has become the third largest importer of weapons in the world and the largest in the Middle East. The other two big spenders worldwide are India and China. In the Middle East the UAE imports 50 percent more weapons than Israel.

 

The UAE is a confederation of small Arab states at the southern end of the Persian Gulf. With a population of only 5.5 million, and large oil and gas deposits, the emirates have a per-capita income of $43,000. Thus the UAE has a lot to defend and an increasingly belligerent neighbor just across the Gulf. The UAE controls one side entrance to the Gulf (the Straits of Hormuz). Iran is on the other end, and both nations dispute ownership of some islands in the middle.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Amos-E - credits IAI

Amos-E - credits IAI

 

November 14, 2015: Strategy Page

 

Israel has developed a much cheaper and lighter communications satellite that will do the same job for just as long (about 15 years) as current models. The Amos-E weighs less than two tons and costs a third less than comparable, and nearly twice as heavy, satellite designs. A key technology to make this work is a cheaper and lighter propulsion system to position the satellite (and keep it in position.)

 

Currently over a quarter of the operational satellites are for communications. Most are in a geostationary transfer orbit (GTO). This is one of the more difficult orbits to achieve, because it is 36,000 kilometers out, and exact positioning is required in order to get the satellite to the proper position to be most effective. GTO birds are usually communications satellite, with each one having 18 to 24 transponders. Each transponder is capable of relaying data at speeds of from 45 to 90 Megabits per second. While most communications traffic these days goes by much cheaper fiber optic cables, the satellites are still in demand for mobile communications. This is especially true as portable satellite dishes become smaller and cheaper. Military use of satellite communications got its first big workout during the 2003 Iraq invasion, where American troops used, on average 3,200 Megabits of bandwidth. That tied up a lot of transponders, which rented for over a million dollars a month each. Western militaries expect to rent transponders for troops sent overseas and there is a growing commercial demand for such rentals. Because of constant technical innovation like Amos-E the cost of using communications satellites has kept declining. This has kept this method of communications competitive with cheaper alternatives like fiber cable.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Pike munition - photo Raytheon

Pike munition - photo Raytheon

 

November 14, 2015: Adam Szczepanik – Strategy Page

 

An American firm (Raytheon) has successfully tested a new revolutionary weapon; the Pike 40mm laser guided missile. Pike is another step in the constant shrinking of precision guided munitions, much like the miniaturization of personal electronic devices everyone is familiar with. 40mm Pike is a major step in further miniaturization of laser guided missiles especially for infantry and ground vehicles. Pike will be much cheaper than heavier existing systems like Javelin. The tiny 0.7 kg  (1.5 pound) and 43 centimeter (17 inch) long Pike can reach targets up to two  kilometers distant and come within 4.5 meters (14.5 feet) of the designated target. The major advantage of this missile is that it can be fired from some of the already existing 40mm grenade launchers, like the M320 and FN EGLM. All that is needed is a second soldier with pistol sized laser designator illuminating a target for the missile, and thanks to the semi active laser homing and parabolic trajectory of the missile, the target needs to be illuminated only about 15 seconds after the missile is launched. This allows the missile to be launched from behind cover, and limits the time during which the spotter with laser designator has to be exposed to enemy fire. The Pike is also expected to be integrated with other launch platforms, including small UAVs, boats, and light vehicles. The missile’s 0.3 kg (0.6 pound) blast-fragmentation warhead, slightly larger than that of an ordinary 40mm grenade has 10 meter (32 feet) lethal radius. Further upgrades are also planned for Pike’s electronics, including data link capability and multiple-round simultaneous programming.

 

Pike is part of a trend. Rrecently developed laser guided versions of 70mm rockets, like the Talon, Cirit, DAGR, and APKWS program were the first examples of rapid progress in miniaturization of air launched weapons. Developed since 2002, and first was used in combat in 2012, the APKWS was the first of these missiles to prove the concept worked. These 70mm guided rockets are basically 13.6 kg (30 pound) 70mm missiles, with a laser seeker, a 2.7 kg (six pound) warhead, and a range of about six kilometers. Laser designators on a helicopter, aircraft, or with troops on the ground, are pointed at the target and the laser seeker in the front of the 70mm missile homes in on the reflected laser light. The $28,500 guided 70mm rocket is used against targets that don't require a larger (49 kg/108 pound), and more expensive (over $100,000), Hellfire missile but still needs some targeting precision. In tests the APKWS hit within a meter (a few feet) of the aiming point, about what other 70mm missiles are capable of.

 

The 70mm missile makes an excellent weapon for UAVs, especially since you can carry more of them. The launcher for carrying these missiles is designed to replace the one for Hellfire but can carry four missiles instead of one. Other launchers for 70mm Hydra rockets, like the 7-tube LAU-68 were also adapted for APKWS. However, the APKWS, being based on aircraft carried unguided rockets, have not received a launcher deployable by ground forces.

 

This has forced the infantry to rely on guided anti-tank weapons, like the American Javelin, if no other precision weapons were available. These weapons, designed to fight armored vehicles, are not only challenging for infantry to carry in significant quantity due to their considerable weight of 15.9 kg (35 pound) per 1.2m (4 feet) single missile and launch container, but are also extremely expensive to use, especially in light of the fact that in Afghanistan and Iraq they were generally used against buildings, light fortifications, and trucks. A lot of the cost is due to the advanced, 8.4 kg (18.5 pounds) HEAT (High Explosive Anti Tank) warhead that features a top-attack mode specifically meant for defeating modern main battle tanks. The newest variant of the Javelin, FGM-148F, has a multi-purpose warhead available for enhanced effectiveness against buildings and fortifications, costs $78,000 per shot, in addition to a re-useable $126,000 Command Launch Unit.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

 

November 18, 2015: Strategy Page

 

In 2015 American defense firms are having the second highest annual export sales in history; $46.6 billion. In practical terms 2015 was the highest year for sales because the current top year (2012) was $65 billion but 69 percent of that ($45 billion) was two very large sales. One was a large ($35 billion) order from Saudi Arabia for F-15s and the other was a $10 billion order from Japan for F-35s. Normally those orders are made in smaller quantities but the Saudis are concerned about Iran and Japan about China. Both countries are among the few countries that can place such large orders. Without those two orders 2012 sales would have been what was expected; $25 billion in smaller orders from many customers. That’s what all the 2015 orders were.  This was a 31 percent increase from the $34.2 billion in 2014 which was a 23 per increase over 2012.

 

While U.S. defense exports are growing so are those of China, which has become the third largest arms exporter in the world surpassed only by the United States and Russia. Now the top five consists of America, Russia, China, Germany and France. Britain was displaced from the top five in 2012. From 2005-9 China represented three percent of the world arms exports. From 2010-14 China moved up to five percent.

 

Meanwhile sales of the 100 largest weapons and military services firms fell for the third year in a row in 2013 and the situation has not improved since then. While the Russian and Chinese firms are doing very well and the American ones are holding on many European firms are losing ground. Then there’s all the new competition from firms in South Korea, Israel and China. Even the Japanese are changing their laws to allow their arms firms to export.

 

Russian arms sales rose sharply after 2001 because the economies of their two biggest customers (India and China) were increasing rapidly. That and the escalating price of oil (driven largely by increased demand from China and India) have sent international arms sales from $29 billion in 2003 to over $70 billion today. Oil rich countries, particularly those in the Persian Gulf, are eager to buy more weapons with which to defend their assets from an increasingly aggressive Iran.

 

The stall in Russian sales after 2007 arose from a special problem with China, long one of its biggest customers. Since the late 1990s about 40 percent of Russian arms exports went to China. That began to shrink as Russian manufacturers feuded with the Chinese over stolen technology. The Chinese have been quite brazen of late as they copy Russian military equipment and then produce their own versions, without paying for the technology. Worse, the Chinese are now offering to export these copies. The Russians tried to work out licensing deals without much success.

 

Another factor in the sharp growth in arms exports was largely because, after 2001 global defense spending increased nearly 50 percent to over $1.4 trillion. That's about 2.5 percent of global GDP. After the Cold War ended in 1991, defense spending declined for a few years to under a trillion dollars a year. But by the end of the 1990s it was on the rise again. The region with the greatest growth has been the Middle East, where spending has increased 62 percent in the last decade. The region with the lowest growth (six percent) was Western Europe. The 2008 recession led to global defense spending stalled at, or maybe even a little below, $1.4 trillion. But the spending growth has resumed, slowly, now that the recession is over in many parts of the world. China is making the most of that, especially since they will sell to anyone who can pay and are not deterred by demands for bribes and other off-book services.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:35
Rafale close-up photo Anthony Pecchi - Dassault Aviation

Rafale close-up photo Anthony Pecchi - Dassault Aviation

 

17 November 2015 dnaindia.com
 

The multi-billion dollar deal for purchase of 36 Rafale combat aircraft is in "final stages" of price negotiations, Defence Minister Manohar Parrikar has said.

A new roadmap for the upgradation of the inventory in the Indian Air Force is being prepared with focus on 'Make in India' initiative, and any future acquisition will be based on it, he told PTI. The minister said that issues that came up in talks with the French on the Rafale fighter planes, like 50 per cent offset clause, have "almost been sorted out". Refusing to put a timeline on when the final contract will be signed, Parrikar said, "It is in the final stages of price negotiations."

Prime Minister Narendra Modi had announced in April this year during his visit to France that India will acquire 36 Rafale planes in fly-away condition under a government-to- government contract. "As of now we are talking about 36 (planes). I am not saying that it means we are thinking of buying more. For our upgradation of the air force, we are preparing a roadmap. Once that roadmap is finalised and approved by the government, then we will go ahead as per the roadmap," he said when asked if India will be going in more Rafale aircraft.

Parrikar said that the roadmap will take into account the 'Make in India' initiative. "One option is the Light Combat Aircraft (Tejas). In principle we have agreed to buy 20 LCAs in present form and another 100 with some improvements," he said. On the offers made by global fighter jet plane makers to set up manufacturing bases in India, Parrikar said a decision would be taken as per the new policy. 

The Defence Ministry is expected to come out with a new Defence Procurement Procedure soon that will be in tune with the government's initiative of 'Make in India'. However, Parrikar made it clear that companies wanting to set up bases in the country will have to follow India's export control policy.

"Export also comes into play only once our order is finished. That will take 10-12 years. Even the best in the world can't make more than 16-20 per year unless they have multiple plants. Production for our own orders will take 8-10 years," he said.

From Swedish firm Saab to US' Lockheed Martin and France's Dassault Aviation, most of the global aircraft manufacturers have offered their planes in line with the government's push for 'Make in India'. Indian Air Force had last month said it would need at least six squadrons comprising 108 Rafale or similar planes to shore up its capabilities.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:30
Accord nucléaire: l'Iran a commencé le démantèlement d'installations

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Vienne (Autriche) - L'Iran a commencé à démanteler certaines de ses installations nucléaires, conformément à l'accord de Vienne conclu avec les grandes puissances en juillet, a annoncé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Iran a commencé à retirer des centrifugeuses et des infrastructures afférentes, tant sur les sites de Fordo que de Natanz, a indiqué l'agence dans son rapport mensuel dévoilé à Vienne. Ces mesures sont conformes aux engagements pris par la République islamique en vue d'une levée des sanctions internationales la frappant.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:20
Deux LRASM ont été intégrés sur un Super Hornet pour des essais en vol. © NAVAIR

Deux LRASM ont été intégrés sur un Super Hornet pour des essais en vol. © NAVAIR

 

18/11/2015 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Le Naval Air Systems Command (NAVAIR : Centre de recherche et de développement de l'aéronavale américaine) a annoncé le début des essais en vol du programme d'intégration du missile LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) sur F/A-18E/F Super Hornet. Les essais ont lieu sur la base aéronavale de Patuxent River.

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