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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:50
photo Bundeswehr

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Dec 2, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Reuters; published Dec 2, 2015)

 

BERLIN --- The German Armed Forces took delivery of a second A400M military transport plane from Airbus in Seville on Wednesday, a Defense Ministry spokesman said on Wednesday.

Another A400M plane is due to be delivered by the end of the year, a military source said, taking the total Germany will have received to three.

Germany has ordered 53 of the planes from Airbus but deliveries have been delayed as the world's second-biggest aerospace group grapples with production delays.

Five of the planes were due to be delivered to Germany this year, but it will now only receive two.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 05:30
L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

 

2 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

La saga de l’achat de véhicules « américains » par l’armée française entre enfin dans son ultime phase, alors que les premiers véhicules 4×4 Ford Ranger sont sur le point d’entrer en service dans l’armée de Terre. En effet, après avoir passé les vérifications d’usage, les neuf Ford Ranger XL récemment livrés rejoindront prochainement leur première affectation au sein du 1er régiment de chasseurs (1er RCh), basé à Verdun.

 

Petit rappel.

 

En avril dernier, le ministère de la Défense français achetait 1000 véhicules 4×4 Ford Ranger, destinés à accomplir des tâches diverses sur le territoire métropolitain, et capable d’emporter cinq soldats et une tonne d’équipements. Ils ne sont par ailleurs pas destinés à être déployés en opération extérieure. Le Ford Ranger fut choisi parmi trois véhicules présentés « sur étagère » dans le catalogue de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP). Les deux autres véhicules proposés, davantage « made in France », étaient le Duster de Dacia (Renault) et le Berlingo de Citroën  (le premier étant en fait majoritairement fabriqué en Roumanie, le second en Espagne). Les trois véhicules présentant tous le même prix unitaire, mais « Seul le Ford Ranger permettait une charge utile satisfaisante, et le tout-terrain a été préféré au tout-chemin », expliquait alors le porte-parole du ministère Pierre Bayle, justifiant un choix lourdement critiqué par la suite par certains industriels et élus locaux français.

 

L’achat de ces 1000 Ford Ranger ne répondait finalement qu’à une demande urgente et à court terme de la part du ministère de la Défense, dont le parc de véhicules disponibles est fortement amputé par les nombreuses OPEX dans lesquelles sont actuellement impliquées les forces françaises. Il n’était donc nullement question d’éclipser les Peugeot P4 de l’armée française, en service depuis 1982 et usées au point que la France en retire 600 du service actif chaque année. Son remplaçant fera prochainement l’objet d’un appel d’offres ouvert aux industriels français pour la livraison de 4450 véhicules légers tactiques polyvalents » (VLTP). Un appel d’offres qui sera divisé en deux phases: un premier lot de 2450 véhicules suivi d’un second de 2000 VLTP. Le véhicule sélectionné commencera à remplacer les P4 restantes à partir de 2020.

 

L’industrie française a donc encore toutes les cartes en main pour envisager sereinement un marché autrement plus important que celui remporté par Ford. Enfin, le Duster de Dacia pourrait entamer prochainement une carrière à l’export, les français de MagForce ayant annoncé, durant le salon Milipol 2015 à Paris, leur intention de le promouvoir sur le marché africain.

 

Exit la polémique, place aux premières livraisons. Après leur passage au sein du 8e régiment du Matériel (8e RMAT) à Mourmelon et Woippy, les premiers véhicules Ford Ranger XL, assemblés en Afrique du Sud, viennent maintenant renforcer les capacités opérationnelles du 1er RCh. Une trentaine de véhicules supplémentaires devraient rejoindre Verdun en janvier 2016.

 

Le dernier chapitre de cette saga se clôture enfin, à l’heure où les premiers véhicules intègrent une armée française qui a, plus que jamais, davantage besoin de matériel performant que de polémiques.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 17:55
La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

 

01/12/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série hebdomadaire de cinq success-stories dans le monde de l'aéronautique civile et militaire. Deuxième volet de cette série, le groupe Deroure. En 2009, cette PME familiale allait droit dans le mur. En 2015, après quatre ans de croissance ininterrompue, elle va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire. Un redressement express signé Anne-Charlotte Fredenucci, présidente et héritière.


Moribond en 2009, le groupe familial Deroure a finalement vite retrouvé une très belle santé économique. Basée dans le 9e arrondissement de Paris, cette PME, qui réalise environ 55% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique et la défense, bat depuis 2011, à chacun de ses exercices, des records en termes de résultats, de chiffres d'affaires et de nombre de salariés, souligne la présidente de Deroure, Anne-Charlotte Fredenucci, qui a succédé en 2009 à son père et fondateur du groupe éponyme, Claude Deroure. Et 2015 ne fera pas exception à cette règle grâce aux récentes prises de commandes de ses deux principales filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, créées en 1978.

Spécialisée dans les câblages filaires et dans l'ingénierie, la PME va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire en réalisant un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros environ pour 520 salariés (contre 32 millions en 2014 et 29 millions en 2013). Dans ce contexte, elle a quasi doublé son chiffre d'affaires depuis 2009 (19 millions d'euros). Très exactement un bond de 84,2%. "C'est une croissance raisonnable, saine et consolidée", juge la présidente de Deroure, qui a séduit "une trentaine de nouveaux clients significatifs" depuis son arrivée aux commandes.

Interrogée par "La Tribune" sur les bénéfices réalisés par son groupe, Anne-Charlotte Fredenucci a simplement tenu à préciser que le groupe était bénéficiaire depuis 2011, après un retour à l'équilibre en 2010.

 

Quatre bonnes nouvelles à venir pour Deroure

Signe que les mauvais jours sont désormais loin, le groupe Deroure va bientôt clore cette période tourmentée en sortant enfin de la procédure de sauvegarde. "Début 2016, presque trois ans avant son terme", souffle la présidente, ravie par le redressement de son groupe plombé par un passif de plus de 2 millions d'euros fin 2009. "Nous avons déposé une requête au tribunal de commerce pour sortir de la procédure de sauvegarde, et elle est en train d'être examinée", précise-t-elle. Une initiative lancée grâce en partie à l'opération de financement signée récemment avec BpiFrance, qui était "destinée à apurer notre situation financière", explique Anne-Charlotte Fredenucci.

En outre, Deroure, qui souhaitait se lancer dans la croissance externe depuis plusieurs mois, va très prochainement signer sa première acquisition à l'étranger. Le groupe est sur le point de racheter une petite PME allemande, qui réalise entre 7 et 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en Allemagne et en République tchèque pour 80 salariés. La finalisation de cette opération (closing) est attendue fin 2015, voire début 2016. Et pourquoi pas franchir un jour l'Atlantique? Les grands donneurs d'ordres (Airbus, Dassault Aviation, Safran, Thales, Zodiac...) demandent de façon récurrente à leurs sous-traitants de "dollariser leurs coûts", signale-t-elle.

Enfin, en 2016, le groupe va poursuivre sa croissance en frôlant les 40 millions d'euros de chiffre d'affaires (hors croissance externe), estime Anne-Charlotte Fredenucci. Une croissance en grande partie liée aux contrats export Rafale gagnés par Dassault Aviation. La filiale Anjou Electronique réalise des câblages d'ensembles électroniques sur six systèmes de l'avion de combat tricolore (commandes de vol, cœurs électriques, structure et boitier de calcul du radar RBE2, missiles air-air...).

Le groupe Deroure pourrait en outre obtenir une bonne nouvelle d'ici à la fin de l'année avec le programme de drone tactique Watchkeeper proposé par Thales à l'armée de Terre et auquel il participe. La direction générale de l'armement (DGA) doit choisir d'ici à la fin de l'année le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem (groupe Safran).

 

2009, une année noire

Le groupe revient pourtant de loin, de très loin. En 2009, quand Anne-Charlotte Fredenucci, qui avait rejoint le groupe en 2001, prend le pouvoir, la petite PME familiale est au bord du précipice. Touché de plein fouet par la crise, le groupe Deroure perd 100.000 euros par mois. Inquiets, les maîtres d'œuvre se détournent de la PME, qui voit alors ses prises de commandes chuter de 35% en quinze jours. Une inquiétude fortement accentuée par l'âge du capitaine (84 ans) et par l'imminence du départ à la retraite du directeur général. "Et nos clients ne voyaient pas de relève arriver", se rappelle-t-elle.

A 33 ans, Anne-Charlotte Fredenucci se décide pourtant à relever le défi pour sauver la PME familiale en cessation de paiements et ses emplois. Une décision qu'elle a prise une fois assurée du soutien des salariés. "Sachant la société en réelle difficulté, le comité d'entreprise m'a accordé sa confiance, se souvient-elle. Fort de cette confiance, j'ai eu envie de me battre et je n'ai pas lâché. C'est ce qui fait que nous sommes encore là". Six ans plus tard, le groupe est effectivement toujours sur une phase ascendante.

Pour sauver l'entreprise familiale placée sous la procédure de sauvegarde - ce qui permet de geler un passif de 2 millions d'euros -, elle fait la tournée des clients pour leur expliquer que le groupe Deroure a une nouvelle gouvernance... et surtout un avenir. Résultat, elle récupère des commandes que la PME avait perdues en quinze jours. "On est passé de 35% à 25% de commandes perdues", précise-t-elle. Surtout, les maîtres d'oeuvre la soutiennent dans sa démarche pour redresser l'entreprise, qui fait partie des fournisseurs de rang 1 pour certains d'entre eux.

"Certains groupes comme Dassault Aviation, Thales et Zodiac ont passé des commandes supplémentaires dont ils n'avaient pas forcément besoin tout de suite pour soutenir le groupe", explique-t-elle. Pourquoi? "La filière aéronautique, dont les programmes sont sur le long terme, est vertueuse par nécessité, souligne-t-elle. Certains clients ne voulaient pas voir disparaître un sous-traitant important dans leur supply chain".

Le groupe Deroure travaille sur la plupart des programmes français et européens majeurs comme le Rafale, le Falcon 7X, l'A380, l'A320, l'A400M, Ariane 5...

 

Un redressement express...

Pendant la période d'observation, tout le passé de Deroure est "mis de côté" pour lui permettre de préparer l'avenir, notamment de reconstituer sa trésorerie et se réorganiser. Pour gagner son défi, Anne-Charlotte Fredenucci travaille sur trois pistes de redressement basés sur deux axes conjoints (économies et croissance). Classiquement, elle lance un plan d'économies sévère assorti d'un plan social douloureux qui touche 30 salariés. Tous les frais généraux sont également passés au crible (restauration, fournitures de bureau, entretien des espaces verts...).

Concomitamment, elle analyse avec son équipe de direction les affaires rentables et prend rendez-vous chez ces clients... qui s'entendent dire que les prix sont révisés à la hausse. Et ça marche... Dès 2010, le chiffre d'affaires est en forte croissance. A la fin de l'exercice, le groupe enregistre des ventes de 26 millions d'euros (+ 36%). Elle entreprend en outre une étude de circulation des flux pour dégager de façon urgente de la trésorerie. Et finit par réduire les stocks. Ce qui lui permet de trouver 300.000 euros de trésorerie et de payer les salaires... Les problèmes urgents réglés, elle passe au deuxième étage de son plan, le volet croissance.

 

... Et une croissance express

La nouvelle présidente veut notamment muscler les offres commerciales de la PME familiale. Comment? "En montant en gamme, en étant force de proposition et donc en augmentant notre valeur ajoutée auprès de nos clients, au travers des work-packages (lots, ndlr) alliant études et réalisation", explique-t-elle. Elle demande alors aux deux filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, qui travaillaient jusqu'ici de façon cloisonnée, de développer des synergies entre elles. Elle en profite également pour optimiser les cycles de production tout en renforçant le niveau de qualité des produits, à travers une nouvelle politique de "lean".

Et en peu de temps, le groupe Deroure passe, sous l'impulsion de sa nouvelle présidente, à l'ère du numérique et se lance dans l'innovation. Anne-Charlotte Fredenucci décide de mettre en œuvre une stratégie de produits et services innovants. Ametra a notamment développé des centres de services innovants pour ses clients. Résultats : jusqu'à 15% de réduction des coûts de développement. Au final, Anne-Charlotte Fredenucci ne s'est pas beaucoup trompé jusqu'ici pour redresser la PME familiale même si sa devise est : "Le courage de se tromper".

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:55
La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

 

 

25.11.2015 - ONERA - Photonique

 

Florence de la Barrière, ex-doctorante de l'Onera, a développé lors de sa thèse une caméra sur puce infrarouge extrêmement compacte, à très grand champ d'observation. Elle vient de recevoir le prix du Triangle de la Physique pour ses travaux.

 

Florence de la Barrière a reçu le 20 novembre 2015  l’un des douze prix du Triangle de la Physique*. La jeune chercheuse, qui a soutenu sa thèse** sur un sujet de photonique en 2012 avait reçu le prix des doctorants 2012 de l’Onera, puis le prix ParisTech  2013.

Les travaux de Florence de la Barrière ont été poursuivis à l'Onera dans le cadre d'un programme financé par la Direction générale de l'armement. Le concept de caméra sur puce a été ainsi adapté à un détecteur infrarouge cryogénique commercialisé par Sofradir pour aboutir à un prototype à un stade pré-industriel.

Réduire le volume des imageurs permettra, à terme, de les embarquer sur des drones pour l'imagerie aéroportée. De plus, l'architecture optique de ce démonstrateur ouvre la voie à de nouvelles générations de caméras infrarouges avec fonctions optiques intégrées, telles que l’imagerie multispectrale ou l’imagerie 3D.

 

* Le Triangle de la Physique est un réseau thématique en sciences physiques. Il rassemble des équipes de recherche du triangle Palaiseau-Orsay-Saclay. 

** Titre de la thèse : Vers l'intégration de fonctions d'imagerie sur le plan focal infrarouge. Application à la conception et à la réalisation d'une caméra sur puce infrarouge cryogénique.

 

Voir aussi :

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:55
Les Malouins de Tecknisolar jettent un coup de froid avec leur "absorbeur thermique"


.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Un de mes coups de cœur du salon Minipol 2015 va aux ingénieux Malouins de Tecknisolar, la société de Pascal Barguirdjian.

Cette année, Tecknisolar présente un « absorbeur thermique » qui devrait faire un tabac chez les militaires et dans les unités d’intervention. Ce produit est l’aboutissement de deux ans de recherche ; il a été finalisé il y a deux mois.

Réalisé en résines végétales, ce tissu atténue les émissions de chaleur émise par les corps et les moteurs. Il permet d’échapper aux appareils de vision infra-rouge (lunettes et caméras thermiques). La photo ci-dessus montre une l'image prise par une caméra thermique et l'occultation par un carré d''absorbeur de la tête du collaborateur de la société au second plan. Plusieurs vidéos prises lors de tests (certains réalisés par le 13e RDP) attestent des qualités du produit.

Selon Pascal Barguirdjian, cette matière permet de réaliser des treillis et combinaisons pour les militaires et forces spéciales, des couvertures, de la toile pour des tentes, des housses capables de recouvrir un véhicule.

Le recours aux résines végétales a aussi permis à Tecknisolar de produire un tissu qui protège des contaminations bactériologiques et qui pourrait donc devenir indispensable aux personnels soignants opérant dans des zones touchées par des épidémies virulentes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

20 novembre 2015 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Safran et Thales devraient savoir à la fin de l'année laquelle de leurs solutions a été sélectionnées par l'armée française. Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019.

 

Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

 

Des "boules optroniques"

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.

Mais le fait que Daech tende à se mêler à la population rend très utile les "boules optroniques" des drones comme celle du Patroller de Sagem, un équipement de détection sophistiqué qui permet de distinguer à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions.

"Cet équipement est très utile (...), en particulier en environnement urbain pour éviter tout dommage collatéral. Les combattants sont sur des pick-ups et les cibles sont éphémères", explique Hervé Bouaziz, responsable de la stratégie et du développement commercial chez Sagem.

Les drones tactiques, réservés aux interventions au sol, peuvent voler jusqu'à 15 heures d'affilée à 3.000 mètres d'altitude, après avoir décollé de quasiment n'importe où, voire être catapultés, et ne nécessitent que deux heures pour être activés.

Ils complètent les drones de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) qui peuvent rester en l'air entre 24h et 48h à 10.000 mètres. Ces drones sont de véritables petits avions, pesant jusqu'à 1,5 tonne, soit trois fois plus qu'un drone tactique, et nécessitant une piste préparée.

La maîtrise des technologies des drones tactiques de bout en bout est cruciale pour éviter de faire monter la facture.

"Le problème des drones est qu'ils génèrent d'autres besoins. Du coup, l'idée qu'ils sont plus économiques (..) est fausse", résume Alix Leboulanger, analyste chez Frost & Sullivan, faisant la comparaison avec un avion piloté.

Les équipes opérant le drone peuvent totaliser plusieurs dizaines de personnes et les pertes de drones tactiques, qui volent très bas, sont plus fréquentes que celles de drones MALE.

 

De l’autre côté de la colline

L'embuscade de la vallée d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français en août 2008, est souvent citée comme l'élément déclencheur du besoin de renouvellement des drones tactiques.

"Si vous êtes dans une vallée, vous avez souvent besoin de savoir ce qui se passe de l'autre côté de la colline. Le drone tactique vole relativement bas, au plus près du champ de bataille", souligne Massi Begous, spécialiste de l'aérospatiale et de la défense au sein du cabinet Roland Berger.

 

Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

L'armée de terre britannique avait de son côté largement utilisé en Afghanistan le Watchkeeper de Thales.

"En Afghanistan, il n'y avait pas un convoi, pas une base de soldats britanniques qui n'étaient pas surveillés par des drones tactiques", rappelle Pierre Eric Pommelet, chargé des systèmes de mission de défense chez Thales.

Mais ce que la France veut éviter par dessus tout, c'est le fiasco des drones MALE qui a conduit, après des années d'atermoiements, à l'achat "sur étagère" de 12 drones américains Reaper que l'armée française ne peut pas faire ni décoller, ni atterrir, n'ayant la main que pendant la phase de vol.

Les drones tactiques représentent environ 38% de la flotte mondiale de drones, estime Frost & Sullivan. Au total, le marché du drone militaire, tous types confondus, pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars d'ici 2020 contre 1,6 milliard actuellement.

Dans un marché du drone tactique largement dominé par les Etats-Unis et Israël, l'industrie européenne a du mal à proposer une technologie mature, exportable et accessible financièrement, soulignent des analystes.

"Le marché du drone tactique en général à l'export n'est pas totalement mature", reconnaît un industriel.

Il existe toutefois des prospects comme la Pologne, ou des pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, pour des utilisations souvent plus civiles que militaires, comme la surveillance de la piraterie et de l'immigration illégale le long des côtes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:50
Warplanes: Typhoon Was Too Late And Too Much

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

Deliveries of Typhoon jet fighters has been delayed for the second time in a year because of manufacturing quality problems. The current delay has to do with assembly of the fuselage and does not cause a short term safety problem but rather a long-term one. If not corrected the aircraft would face a shorter service life (number of flight hours) that could only be corrected with expensive rebuilding.

 

Developed and built by a consortium of the largest European defense firms Typhoon was a replacement for the Cold War era Tornado fighter (a contemporary of the Su-27, F-15 and F-16). Development began in the 1980s and first flight was in 1994, after the Cold War unexpectedly ended. This reduced the urgency to get Typhoon into service, which didn’t happen until 2003. At that point many of the main customers (European NATO members) began to have second thoughts. The huge Russian (Soviet Union) air force faded away in the 1990s and there was no new air threat to replace it. By 2007 most customers for Typhoon were cutting their orders in a major way. For example Britain initially planned to buy 232 (Germany was to get 180, Italy 121, and Spain 87.) Britain already had 144 Eurofighters from the first two batches by 2009 and bought few additional aircraft after that.

 

The Typhoon turned out to be a pretty good warplane. This was discovered early on. By 2008 there were 135 Eurofighter Typhoon fighters in service, and they aircraft have been in the air for a combined 35,000 hours (as of the end of 2007.) Half those hours were flown in 2007, as the Eurofighter entered regular service in several nations. About 20 percent of those flight hours were for flight testing, but the rest were for day-to-day operations. The future looked bright. But since then, competition from American and Russian fighters, for export sales, and lack of European enthusiasm for more purchases, has dimmed sales prospects. Typhoon got into combat in 2011 over Libya and performed well, but the demand from export customers (and local ones) was just not there.

 

Each aircraft costs over $120 million, including development costs. Current estimates indicate that about 600 will eventually be built. The Typhoon is a somewhat stealthy multi-role fighter. It is fast, maneuverable, and carries a lot of weapons. It also can be used for attack missions. This 23 ton aircraft will be the principal fighter in the air forces of Britain, Spain, Germany, and Italy. The Typhoon is closer in capability to the F-15, than the F-22, and is competing with the F-35 for many export sales. The Typhoon was purchased by Saudi Arabia, mainly to provide protection from Iran and some other Persian Gulf states did the same. But this was not enough to make up for the lost sales in Europe.

 

Typhoon has since been modified to operate as a fighter-bomber and can carry up to seven tons of weapons. Normally it carries a combination of smart bombs, missiles and additional fuel tanks and can stay in the air for two to four hours per sorties depending on the mission.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

In early 2015 the UAE (United Arab Emirates) sent troops into combat for the first time since 1991. This time around the UAE forces had more modern equipment, some of it made by UAE firms. For example there were two locally made armored vehicles sent to Yemen; NIMR and Enigma. The UAE military has bought over 1,500 NIMR military trucks. NIMR is produced by a UAE company with an assembly plant in Jordan. It is a hummer-like vehicle designed to cope with the high heat and abundant sand and dust found in the Middle East. The basic 4x4 NIMR weighs 4.4 tons, can carry 1.5 tons (or up to eight people), and be equipped with a remote control 12.7mm machine-gun turret. Top speed is 140 kilometers an hour on roads. This version costs about $82,000 each. There is a larger 6x6 version for carrying cargo. There is also an anti-aircraft version armed with four Mistral missiles ready-to-fire and four more as reloads. An anti-tank version comes equipped with four Milan ATGM (anti-tank guided missiles) ready to fire and four more as reloads. All NIMRs are equipped to take a variety of armor kits (providing different degrees of protection against bullets and explosions). NIMR development began in the late 1990s and production began in 2005. NIMR was designed with the help of Russian automotive company GAZ, which also helped set up the manufacturing operation and supplies some of the components. There have been several export customers (all Moslem states) for NIMR.

 

Another new UAE armored vehicle sent to Yemen, the Enigma 8x8 IFV (Infantry Fighting Vehicle), which only entered service recently and was still undergoing field testing. Despite that the 25 available Enigmas were sent off to war, where they have performed well. The Enigma is a 28 ton IFV with a V shaped bottom (for protection against mines and roadside bombs). It uses a Russian turret (the one for the BMP 3) and has a crew of three. Eight troops can be carried in the back. The turret is armed with a 100mm gun that fires laser-guided projectiles or several types of shells. In addition there is a 30mm automatic cannon and a 7.62mm machine-gun. Enigma was designed to handle other types of turrets including one with a 155mm howitzer or various missile systems. NIMR (the company that created the NIMR truck) has also developed an MRAP vehicle based on the popular South African RG35 design.

 

UAE troops in Yemen are armed with locally made CAR 816 assault rifles. This is another M-16 clone and has all the latest features and accessories.

 

Since the 1990s the UAE has invested heavily in defense manufacturers inside the UAE and the Middle East. One of these firms is Adcom Systems United which has been around for 25 years and produces a wide range of military equipment. It does this by licensing a lot of technology and forming partnerships with high-tech firms in the West. Adcom has been working on UAVs since 2003 and has delivered several models for both military, police and commercial use.

 

The UAE has been encouraging local companies to develop weapons for use by local forces and export markets. So far this has resulted in UAE firms manufacturing military trucks, guided missiles, and small arms. Despite this since 2008 UAE has become the third largest importer of weapons in the world and the largest in the Middle East. The other two big spenders worldwide are India and China. In the Middle East the UAE imports 50 percent more weapons than Israel.

 

The UAE is a confederation of small Arab states at the southern end of the Persian Gulf. With a population of only 5.5 million, and large oil and gas deposits, the emirates have a per-capita income of $43,000. Thus the UAE has a lot to defend and an increasingly belligerent neighbor just across the Gulf. The UAE controls one side entrance to the Gulf (the Straits of Hormuz). Iran is on the other end, and both nations dispute ownership of some islands in the middle.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Amos-E - credits IAI

Amos-E - credits IAI

 

November 14, 2015: Strategy Page

 

Israel has developed a much cheaper and lighter communications satellite that will do the same job for just as long (about 15 years) as current models. The Amos-E weighs less than two tons and costs a third less than comparable, and nearly twice as heavy, satellite designs. A key technology to make this work is a cheaper and lighter propulsion system to position the satellite (and keep it in position.)

 

Currently over a quarter of the operational satellites are for communications. Most are in a geostationary transfer orbit (GTO). This is one of the more difficult orbits to achieve, because it is 36,000 kilometers out, and exact positioning is required in order to get the satellite to the proper position to be most effective. GTO birds are usually communications satellite, with each one having 18 to 24 transponders. Each transponder is capable of relaying data at speeds of from 45 to 90 Megabits per second. While most communications traffic these days goes by much cheaper fiber optic cables, the satellites are still in demand for mobile communications. This is especially true as portable satellite dishes become smaller and cheaper. Military use of satellite communications got its first big workout during the 2003 Iraq invasion, where American troops used, on average 3,200 Megabits of bandwidth. That tied up a lot of transponders, which rented for over a million dollars a month each. Western militaries expect to rent transponders for troops sent overseas and there is a growing commercial demand for such rentals. Because of constant technical innovation like Amos-E the cost of using communications satellites has kept declining. This has kept this method of communications competitive with cheaper alternatives like fiber cable.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Pike munition - photo Raytheon

Pike munition - photo Raytheon

 

November 14, 2015: Adam Szczepanik – Strategy Page

 

An American firm (Raytheon) has successfully tested a new revolutionary weapon; the Pike 40mm laser guided missile. Pike is another step in the constant shrinking of precision guided munitions, much like the miniaturization of personal electronic devices everyone is familiar with. 40mm Pike is a major step in further miniaturization of laser guided missiles especially for infantry and ground vehicles. Pike will be much cheaper than heavier existing systems like Javelin. The tiny 0.7 kg  (1.5 pound) and 43 centimeter (17 inch) long Pike can reach targets up to two  kilometers distant and come within 4.5 meters (14.5 feet) of the designated target. The major advantage of this missile is that it can be fired from some of the already existing 40mm grenade launchers, like the M320 and FN EGLM. All that is needed is a second soldier with pistol sized laser designator illuminating a target for the missile, and thanks to the semi active laser homing and parabolic trajectory of the missile, the target needs to be illuminated only about 15 seconds after the missile is launched. This allows the missile to be launched from behind cover, and limits the time during which the spotter with laser designator has to be exposed to enemy fire. The Pike is also expected to be integrated with other launch platforms, including small UAVs, boats, and light vehicles. The missile’s 0.3 kg (0.6 pound) blast-fragmentation warhead, slightly larger than that of an ordinary 40mm grenade has 10 meter (32 feet) lethal radius. Further upgrades are also planned for Pike’s electronics, including data link capability and multiple-round simultaneous programming.

 

Pike is part of a trend. Rrecently developed laser guided versions of 70mm rockets, like the Talon, Cirit, DAGR, and APKWS program were the first examples of rapid progress in miniaturization of air launched weapons. Developed since 2002, and first was used in combat in 2012, the APKWS was the first of these missiles to prove the concept worked. These 70mm guided rockets are basically 13.6 kg (30 pound) 70mm missiles, with a laser seeker, a 2.7 kg (six pound) warhead, and a range of about six kilometers. Laser designators on a helicopter, aircraft, or with troops on the ground, are pointed at the target and the laser seeker in the front of the 70mm missile homes in on the reflected laser light. The $28,500 guided 70mm rocket is used against targets that don't require a larger (49 kg/108 pound), and more expensive (over $100,000), Hellfire missile but still needs some targeting precision. In tests the APKWS hit within a meter (a few feet) of the aiming point, about what other 70mm missiles are capable of.

 

The 70mm missile makes an excellent weapon for UAVs, especially since you can carry more of them. The launcher for carrying these missiles is designed to replace the one for Hellfire but can carry four missiles instead of one. Other launchers for 70mm Hydra rockets, like the 7-tube LAU-68 were also adapted for APKWS. However, the APKWS, being based on aircraft carried unguided rockets, have not received a launcher deployable by ground forces.

 

This has forced the infantry to rely on guided anti-tank weapons, like the American Javelin, if no other precision weapons were available. These weapons, designed to fight armored vehicles, are not only challenging for infantry to carry in significant quantity due to their considerable weight of 15.9 kg (35 pound) per 1.2m (4 feet) single missile and launch container, but are also extremely expensive to use, especially in light of the fact that in Afghanistan and Iraq they were generally used against buildings, light fortifications, and trucks. A lot of the cost is due to the advanced, 8.4 kg (18.5 pounds) HEAT (High Explosive Anti Tank) warhead that features a top-attack mode specifically meant for defeating modern main battle tanks. The newest variant of the Javelin, FGM-148F, has a multi-purpose warhead available for enhanced effectiveness against buildings and fortifications, costs $78,000 per shot, in addition to a re-useable $126,000 Command Launch Unit.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

 

November 18, 2015: Strategy Page

 

In 2015 American defense firms are having the second highest annual export sales in history; $46.6 billion. In practical terms 2015 was the highest year for sales because the current top year (2012) was $65 billion but 69 percent of that ($45 billion) was two very large sales. One was a large ($35 billion) order from Saudi Arabia for F-15s and the other was a $10 billion order from Japan for F-35s. Normally those orders are made in smaller quantities but the Saudis are concerned about Iran and Japan about China. Both countries are among the few countries that can place such large orders. Without those two orders 2012 sales would have been what was expected; $25 billion in smaller orders from many customers. That’s what all the 2015 orders were.  This was a 31 percent increase from the $34.2 billion in 2014 which was a 23 per increase over 2012.

 

While U.S. defense exports are growing so are those of China, which has become the third largest arms exporter in the world surpassed only by the United States and Russia. Now the top five consists of America, Russia, China, Germany and France. Britain was displaced from the top five in 2012. From 2005-9 China represented three percent of the world arms exports. From 2010-14 China moved up to five percent.

 

Meanwhile sales of the 100 largest weapons and military services firms fell for the third year in a row in 2013 and the situation has not improved since then. While the Russian and Chinese firms are doing very well and the American ones are holding on many European firms are losing ground. Then there’s all the new competition from firms in South Korea, Israel and China. Even the Japanese are changing their laws to allow their arms firms to export.

 

Russian arms sales rose sharply after 2001 because the economies of their two biggest customers (India and China) were increasing rapidly. That and the escalating price of oil (driven largely by increased demand from China and India) have sent international arms sales from $29 billion in 2003 to over $70 billion today. Oil rich countries, particularly those in the Persian Gulf, are eager to buy more weapons with which to defend their assets from an increasingly aggressive Iran.

 

The stall in Russian sales after 2007 arose from a special problem with China, long one of its biggest customers. Since the late 1990s about 40 percent of Russian arms exports went to China. That began to shrink as Russian manufacturers feuded with the Chinese over stolen technology. The Chinese have been quite brazen of late as they copy Russian military equipment and then produce their own versions, without paying for the technology. Worse, the Chinese are now offering to export these copies. The Russians tried to work out licensing deals without much success.

 

Another factor in the sharp growth in arms exports was largely because, after 2001 global defense spending increased nearly 50 percent to over $1.4 trillion. That's about 2.5 percent of global GDP. After the Cold War ended in 1991, defense spending declined for a few years to under a trillion dollars a year. But by the end of the 1990s it was on the rise again. The region with the greatest growth has been the Middle East, where spending has increased 62 percent in the last decade. The region with the lowest growth (six percent) was Western Europe. The 2008 recession led to global defense spending stalled at, or maybe even a little below, $1.4 trillion. But the spending growth has resumed, slowly, now that the recession is over in many parts of the world. China is making the most of that, especially since they will sell to anyone who can pay and are not deterred by demands for bribes and other off-book services.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:35
Rafale close-up photo Anthony Pecchi - Dassault Aviation

Rafale close-up photo Anthony Pecchi - Dassault Aviation

 

17 November 2015 dnaindia.com
 

The multi-billion dollar deal for purchase of 36 Rafale combat aircraft is in "final stages" of price negotiations, Defence Minister Manohar Parrikar has said.

A new roadmap for the upgradation of the inventory in the Indian Air Force is being prepared with focus on 'Make in India' initiative, and any future acquisition will be based on it, he told PTI. The minister said that issues that came up in talks with the French on the Rafale fighter planes, like 50 per cent offset clause, have "almost been sorted out". Refusing to put a timeline on when the final contract will be signed, Parrikar said, "It is in the final stages of price negotiations."

Prime Minister Narendra Modi had announced in April this year during his visit to France that India will acquire 36 Rafale planes in fly-away condition under a government-to- government contract. "As of now we are talking about 36 (planes). I am not saying that it means we are thinking of buying more. For our upgradation of the air force, we are preparing a roadmap. Once that roadmap is finalised and approved by the government, then we will go ahead as per the roadmap," he said when asked if India will be going in more Rafale aircraft.

Parrikar said that the roadmap will take into account the 'Make in India' initiative. "One option is the Light Combat Aircraft (Tejas). In principle we have agreed to buy 20 LCAs in present form and another 100 with some improvements," he said. On the offers made by global fighter jet plane makers to set up manufacturing bases in India, Parrikar said a decision would be taken as per the new policy. 

The Defence Ministry is expected to come out with a new Defence Procurement Procedure soon that will be in tune with the government's initiative of 'Make in India'. However, Parrikar made it clear that companies wanting to set up bases in the country will have to follow India's export control policy.

"Export also comes into play only once our order is finished. That will take 10-12 years. Even the best in the world can't make more than 16-20 per year unless they have multiple plants. Production for our own orders will take 8-10 years," he said.

From Swedish firm Saab to US' Lockheed Martin and France's Dassault Aviation, most of the global aircraft manufacturers have offered their planes in line with the government's push for 'Make in India'. Indian Air Force had last month said it would need at least six squadrons comprising 108 Rafale or similar planes to shore up its capabilities.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:30
Accord nucléaire: l'Iran a commencé le démantèlement d'installations

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Vienne (Autriche) - L'Iran a commencé à démanteler certaines de ses installations nucléaires, conformément à l'accord de Vienne conclu avec les grandes puissances en juillet, a annoncé mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Iran a commencé à retirer des centrifugeuses et des infrastructures afférentes, tant sur les sites de Fordo que de Natanz, a indiqué l'agence dans son rapport mensuel dévoilé à Vienne. Ces mesures sont conformes aux engagements pris par la République islamique en vue d'une levée des sanctions internationales la frappant.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:20
Deux LRASM ont été intégrés sur un Super Hornet pour des essais en vol. © NAVAIR

Deux LRASM ont été intégrés sur un Super Hornet pour des essais en vol. © NAVAIR

 

18/11/2015 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Le Naval Air Systems Command (NAVAIR : Centre de recherche et de développement de l'aéronavale américaine) a annoncé le début des essais en vol du programme d'intégration du missile LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) sur F/A-18E/F Super Hornet. Les essais ont lieu sur la base aéronavale de Patuxent River.

Suite de l’article

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:55
Les vapocraqueurs 1 et 2 du site TOTAL de Carling Saint-Avold, en Moselle - Crédits : Total

Les vapocraqueurs 1 et 2 du site TOTAL de Carling Saint-Avold, en Moselle - Crédits : Total

 

18 novembre 2015 Par Gaëlle Fleitour - Usine Nouvelle

 

Information Usine Nouvelle : Préoccupés par les risques d’attentats pesant sur les sites hébergeant des produits dangereux, les industriels ont obtenu mardi de l’Etat de faire retirer du Web des informations trop précises. Explications.

 

 Depuis les attentats, la vigilance est maximale dans les usines classées Seveso, cette réglementation européenne qui encadre les sites industriels les plus sensibles. A travers la France, 1 170 établissements sont concernés, dont la moitié d’entre eux hébergent des produits chimiques jugés dangereux. Les industriels le savent, la menace est réelle depuis que des actes terroristes sont survenus cet été dans l’usine d’Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et sur le site pétrochimique de Berre-L’Étang (Bouches-du-Rhône). Mardi 17 novembre, une réunion a donc rassemblé durant l’après-midi le Ministère de l’Ecologie et l’Union des Industries Chimiques (UIC). Avec une urgence : retirer les informations sensibles des sites internet.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:30
Paveway II Plus Laser Guided Bomb

Paveway II Plus Laser Guided Bomb

 

17 novembre 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Le gouvernement américain a autorisé la vente de bombes et de bombes guidées à l’armée de l’air saoudienne pour près d’1,3 milliard de dollars, a annoncé le département d’État lundi.

 

Le Congrès devrait donner son feu vert à cette vente, qui a lieu au moment où des avions de l’Arabie saoudite bombardent les rebelles houthis au Yémen.

 

En dépit des critiques sur ces frappes accusées de coûter la vie à de nombreux civils, les États-Unis soutiennent leur allié saoudien, également engagé dans la coalition anti-djihadiste menée par Washington en Irak et en Syrie, où sévit le groupe État islamique.

 

Interrogé sur cette vente à la monarchie du Golfe accusée par les groupes de défense des droits de l’homme de bombarder hors du cadre légal, le porte-parole de la diplomatie américaine a expliqué qu’il «ne peut pas y avoir de solution militaire au conflit» au Yémen.

 

«Nous appelons les Houthis à cesser de harceler et d’attaquer les citoyens et le territoire saoudiens et soutenons le processus de l’ONU, soit une résolution pacifique», s’est borné à dire Mark Toner.

 

L’arsenal saoudien est faible «en raison de la cadence soutenue des nombreuses opérations de contre-terrorisme» dans lesquelles est engagée l’armée de l’air, a de son côté souligné l’agence américaine de coopération militaire (DSCA).

 

La commande saoudienne comprend 12.000 bombes de 200 à 900 kg, 1.500 «bunker busters» qui peuvent pénétrer des cibles fortifiées ou souterraines et 6.300 bombes guidées de type Paveway II et Paveway III.

GBU-24 Paveway III

En plus de ces bombes, les Saoudiens doivent recevoir des équipements permettant de guider les bombes par satellite.

 

«La vente proposée accroît la capacité de l’Arabie saoudite à faire face aux menaces actuelles et futures», a souligné la DSCA, assurant que la livraison «encourageait la stabilité dans la région».

 

Fin octobre, le gouvernement américain avait aussi approuvé la vente de quatre navires de guerre dernier cri à l’Arabie saoudite pour 11 milliards de dollars.

 

Riyad veut moderniser sa flotte au moment où s’accroissent les tensions dans la région, où les navires saoudiens sont notamment confrontés aux bateaux iraniens dans le Golfe, à l’est du pays.

 

L’Arabie saoudite est actuellement à la tête d’une coalition militaire arabe qui bombarde, depuis mars, les positions des rebelles chiites houthis au Yémen.

 

Selon l’ONU, ce conflit a fait quelque 5000 morts, dont plus de la moitié des civils, depuis le début de cette intervention en soutien au gouvernement yéménite de Khaled Bahah, reconnu par la communauté internationale.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:55
Décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

 

source JORF n°0266 du 17 novembre 2015 page 21418 texte n° 7

NOR: FCPA1527206D

ELI: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/11/16/FCPA1527206D/jo/texte
Alias: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/11/16/2015-1483/jo/texte


Public concerné : société Nexter Systems.
Objet : autorisation du transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le présent décret est pris en application de l'article 189 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques. Cette loi autorise le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales. Le transfert au secteur privé d'une participation majoritaire au capital d'une société dont l'Etat détient directement, depuis plus de cinq ans, plus de la moitié du capital social et dont les effectifs augmentés de ceux de ses filiales sont supérieurs à cinq cents personnes au 31 décembre de l'année précédant le transfert, ou dont le chiffre d'affaires consolidé avec celui de ses filiales est supérieur à 75 millions d'euros à la date de clôture de l'exercice précédant le transfert, entre dans le champ du I de l'article 22 de l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance des opérations sur le capital des sociétés à participation publique. En outre, au regard du V de ce même article, les participations détenues par une société ayant pour objet principal la détention de titres et dont la totalité du capital appartient à l'Etat sont assimilées à des participations détenues directement par l'Etat. Conformément aux termes de l'article 22 de l'ordonnance précitée, le transfert envisagé de la majorité du capital de Nexter Systems SA au secteur privé a été autorisé par la loi et respecte les conditions précitées, peut être décidé par décret.
Références : le décret peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

 

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre des finances et des comptes publics et du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, notamment son article 189 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales ;
Vu l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 modifiée relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, notamment son titre III,
Décrète :

 


En application de l'article 189 de la loi du 6 août 2015 susvisée, le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA est décidé.

 


Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 16 novembre 2015.


Manuel Valls
Par le Premier ministre :


Le ministre des finances et des comptes publics,
Michel Sapin


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Emmanuel Macron

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:55
L’ONERA aux Rendez-vous Carnot 2015

 

17.11.2015 par ONERA

 

L’ONERA tiendra un stand aux Rendez-vous Carnot 2015 qui, pour cette 8ème édition, se dérouleront à Paris à la Cité de la Mode, les 18 et 19 novembre 2015.

Objectif : faire se rencontrer des laboratoires publics et des entreprises ou collectivités territoriales, porteuses de projets recherchant un accompagnement R&D en réponse à leur besoin d’innovation. Un objectif partagé par l’ONERA

Labellisé Institut Carnot depuis 2007, pilote de la nouvelle filière aéronautique AirCar, l’ONERA fera connaître à cette occasion son capital de compétences et technologies, développées pour l’aéronautique et le spatial, aux acteurs industriels de tous secteur et contribuer ainsi à leur développement et compétitivité.
 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:50
Outcome EDA Steering Board


Brussels - 17 November, 2015 European Defense Agency
 

Ministers of Defence today met in the European Defence Agency (EDA) Steering Board, under the chairmanship of Federica Mogherini as the Head of the Agency. The EDA presented progress on the four capability programmes and initial roadmaps for potential future cooperative programmes: Biological Joint Deployable Exploitation and Analysis Laboratory (Bio-JDEAL), medical evacuation and anti-tank weapons. Minister of Defence also discussed the three year planning framework detailing the Agency’s work plan and priorities for 2016-2018 as well as the resources required to support this.

 

Three Year Planning Framework and 2016 General Budget

Federica Mogherini in her capacity as Head of Agency invited the Steering Board to approve the 2016 EDA General Budget of €33.5m. 

Approval of the EDA budget requires unanimity. Despite very positive feedback by Member States on the work and support by the Agency, there was no unanimity on the increased budget. Instead, the budget will remain at this year’s level – €30.5m (zero growth).

 

Implementation of Key Taskings and Next Steps

Ministers of Defence welcomed the progress achieved in the four capability programmes: Air-to-Air Refuelling, cyber defence, governmental satellite communications, Remotely Piloted Aircraft Systems.

Given the increasingly volatile and challenging security environment in and around Europe it is equally important that other critical capability priorities as identified in the Capability Development Plan also be addressed. Potential future cooperative activities require guidance to avoid fragmentation, focus future investment and give clarity to defence industry.

Ministers of Defence have today adopted the initial roadmaps for potential future cooperative programmes as proposed by the Agency: Biological Joint Deployable Exploitation and Analysis Laboratory (Bio-JDEAL), Medevac and Anti-Tank Weapons.

 

Bio-JDEAL: The proliferation of biological agents means the biological threat to Member States’ forces employed on operations remains real. Furthermore, the use of biological weapons or devices, particularly by non-state actors, can have a disproportionate effect on morale. Enhancing CBRN capabilities in operations has been outlined in the Agency’s Capability Development Plan as a priority action.

In order to counter these threats and assess the risk of exposure, a biological laboratory which could be deployed at short notice by a Member State would be able to:

  • Conduct unambiguous in-theatre biological threat identification;
  • Provide threat information to Command, enhancing the protection of EU forces and local populations and thus limiting casualties;
  • Maintain Member States’ freedom of movement and action.

Following today’s approval, the roadmap foresees start of the expert group’s work still this year with a view to producing a Common Staff Target by the end of 2016 and a possible project launch by the end of 2017.

So far, eight Member States (Luxembourg, Slovakia, Rumania, Germany, Portugal, the Czech Republic, Spain, Italy) and Norway have expressed interest in this project.

 

Medevac: Effective medical evacuation is a fundamental requirement for any military operation. Cooperation, interoperability, as well as common training, is paramount for Member States to constitute reliable MEDEVAC capabilities. As with the previous proposal, enhancing this capability is a priority action of the Capability Development Plan which was endorsed by Member States.

Following Minister’s endorsement, the work will start with a study on “Interoperability in Forward Aeromedical Evacuation with Rotary Wing” which will be launched this year. Based on the outcome of the study, the Agency will make proposals on possible interoperability activities and training.

This work builds on interest shown by seven Member States (Luxembourg, Slovakia, Bulgaria, Austria, Finland, Germany, the Czech Republic and Italy.

 

Anti-tank weapons: Anti-Tank capabilities are still of fundamental importance in the context of National security strategies. Some Member States still have in service equipment designed in the late 1970s which will become obsolete in the near future; they will need to consider upgrade or replacement of their systems. Others are willing to address the anti-tank weapon gap by developing new capability requirements potentially through joint procurement programmes.

To move ahead quickly, the Agency will together with Member States evaluate possible urgent requirements for commercial off-the-shelf solutions still in 2015. This project represents also a quick win opportunity for Pooling & Sharing.

Anti-tank is a domain where work will build on interest shown by nine Member States (Estonia, Rumania, Finland, Sweden, Hungary, Ireland, Lithuania, Greece, Latvia) and Norway.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (3 Nov.)

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.
 

03.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

 

Mme la présidente Patricia Adam. Je vous remercie, Monsieur le ministre, d’être une nouvelle fois présent devant notre commission, pour évoquer les opérations extérieures (OPEX). Vous venez d’ailleurs de conclure, à Balard, un colloque fort intéressant de deux jours intitulé « droit et OPEX ».

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Je souhaite faire le point sur nos différentes opérations extérieures. Je ferai aussi quelques remarques sur l’Europe de la défense, compte tenu d’un certain nombre de progrès significatifs avec nos amis allemands. Je dirai enfin deux mots de nos exportations d’armement, ainsi que de notre coopération avec le Royaume-Uni. À l’issue de cette réunion, je me rendrai d’ailleurs à Londres pour célébrer le cinquième anniversaire du traité de Lancaster House. À cette occasion, je décorerai plusieurs soldats britanniques et j’aurai un échange avec mon homologue, Michael Fallon.

Je commence par la situation dans la bande sahélo-saharienne. S’agissant du Mali, lors de la visite d’État du président Ibrahim Boubacar Keïta en France, il y a quelques jours, nous avons constaté avec lui qu’il y avait une stabilisation politique, un retour de la croissance – elle devrait se situer autour de 4 % cette année – et une amélioration considérable de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2013, en particulier depuis la signature de l’accord d’Alger.

Cela étant, nous devons rester très vigilants dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Même s’ils sont beaucoup moins nombreux et actifs, ils n’ont pas renoncé à faire dérailler le processus politique ni à agresser les forces internationales, celles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comme celles de l’opération Barkhane. Ainsi, le groupe Al-Mourabitoune continue à mener des actions au Sud, de même que le mouvement Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghali, et les restes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Nord, dans l’Adrar des Ifoghas. Un nouveau groupe, le Front de libération du Macina, issu d’autres groupes à dominante arabe, est apparu au sud de Tombouctou, à la frontière avec le Burkina Faso. Il a provoqué à quelques reprises nos forces et, surtout, les forces maliennes. Il ne s’agit pas d’un mouvement majeur, mais il convient d’y faire très attention.

Dans ce contexte, les militaires de Barkhane continuent d’assurer une présence très forte et de mener régulièrement des opérations. En ce moment, il s’agit d’une opération très intense d’une durée de un mois, baptisée « Vignemale », qui vise à repérer des caches, à neutraliser des acteurs et à poursuivre la stabilisation et la sécurisation du pays. Les effectifs de Barkhane varient entre 3 500 et 3 800 hommes en fonction des opérations. Actuellement, ils s’établissent à 3 800 hommes, compte tenu de la phase opérationnelle forte que je viens de mentionner. Notre organisation reste la même : un état-major central situé à N’Djamena et quatre pôles, avec des positions avancées à Faya Largeau, Tessalit et Madama. Cohérente et fonctionnelle, elle donne de bons résultats.

 

D’autre part, depuis l’accord d’Alger – signé en fait à Bamako le 20 juin dernier –, le Mali est engagé dans un processus vertueux de rétablissement de la paix intérieure entre les autorités de Bamako et les différents groupes qui perturbaient la situation et se battaient souvent entre eux, à savoir, d’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la branche pro-Azawad du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) – et, de l’autre, la Plateforme – qui comprend les mouvements favorables à Bamako, notamment le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), dirigé par El Hadj Ag Gamou, et la branche arabe du MAA. Malgré quelques accrochages, nous sommes globalement dans une phase de stabilisation. Des missions et des patrouilles communes sont même envisagées au Nord entre les forces armées maliennes, le GATIA et la CMA, ce qui serait sans précédent.

Je rappelle que l’accord d’Alger comprend trois volets : un volet militaire, avec la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) des groupes armés, ainsi qu’une réforme du secteur de la sécurité (RSS), mise en œuvre de manière concomitante ; un volet institutionnel, avec un processus de décentralisation donnant plus d’autonomie aux territoires du Nord ; un volet économique qui vise à favoriser les investissements dans ces territoires. Sur ce dernier point, la conférence internationale pour la relance et le développement du Mali, qui s’est tenue le 22 octobre à Paris au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a produit des résultats plutôt positifs.

Par ailleurs, j’ai pris quelques décisions concernant notre présence au Mali. Premièrement, ayant considéré que le commandement de la MINUSMA était sous-dimensionné, nous contribuons au renforcement de son état-major, aux côtés des Belges, des Canadiens et des Autrichiens, en réponse à l’appel du secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous.

Deuxièmement, nous constatons que les Européens sont de plus en plus présents au sein des effectifs de combat et de logistique de la MINUSMA : aux Néerlandais et aux Suédois vont se joindre des Allemands et des Danois. Cette montée en puissance est peut-être un peu tardive, mais c’est une bonne chose.

Troisièmement, nous souhaitons qu’une orientation complémentaire soit donnée à la mission de formation de l’Union européenne au Mali, EUTM Mali, lorsque son mandat arrivera à échéance au printemps prochain : il s’agira de l’articuler avec le processus de DDR des groupes armés signataires (GAS) de l’accord d’Alger. Je soulèverai cette question lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne le 18 novembre prochain à Bruxelles. Je pense obtenir le soutien de mes collègues. Je solliciterai celui de mon homologue britannique dès ce soir, le Royaume-Uni étant présent au sein de la mission EUTM Mali. Rappelons que celle-ci a déjà formé environ 4 000 militaires de l’armée malienne et qu’elle assure un suivi dans les unités. Ce processus est, selon moi, positif.

 

En ce qui concerne la République centrafricaine, je suis pessimiste pour le court terme, mais plutôt optimiste pour le moyen terme. À court terme, la situation reste tendue et préoccupante. Les derniers chiffres font état de quinze morts et d’une centaine de blessés à Bangui depuis le 28 octobre. Cette recrudescence des violences, à laquelle nous assistons depuis environ un mois, tient notamment à l’approche des échéances électorales. Un certain nombre d’acteurs refusent le processus électoral et veulent en découdre : d’une part, les éléments les plus radicaux de l’ex-Séléka, emmenés en particulier par Noureddine Adam ; d’autre part, les plus extrêmes des anti-balaka, activés en partie par l’ancien président François Bozizé. Ces groupes s’affrontent pour le moindre prétexte : tout récemment, le vol d’une moto s’est soldé par la mort de trois personnes. Les forces de Sangaris sont obligées d’intervenir, notamment en faisant voler les hélicoptères Tigre, afin d’éviter que la situation ne s’enflamme. Compte tenu de l’aggravation des tensions, j’ai proposé au président de la République de maintenir l’effectif de Sangaris à environ 1 000 hommes jusqu’à la fin du processus électoral, alors que nous envisagions de le faire descendre à 600 à la fin de l’année.

De plus, l’environnement des pays voisins est moins stimulant qu’auparavant, car les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui jouissaient d’une certaine autorité sur la zone, sont actuellement repliés sur leur propre territoire : le président tchadien Idriss Déby est confronté à la menace de Boko Haram ; le président gabonais Omar Bongo et son collègue congolais Denis Sassou-Nguesso sont en période préélectorale.

Il existe néanmoins des perspectives à moyen terme. Premièrement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est désormais au complet : elle compte 10 000 hommes bien répartis sur l’ensemble du territoire, à la différence de la MINUSMA, qui était restée concentrée sur Bamako à ses débuts. À mesure que la MINUSCA s’est déployée, nous avons retiré les forces de Sangaris, qui ne sont plus présentes, aujourd’hui, qu’à Sibut et à Bangui.

Deuxièmement, la MINUSCA a revu son organisation et fonctionne, selon moi, plus efficacement. La coordination avec l’opération Sangaris se passe bien.

Troisièmement, nous allons demander à l’Union européenne d’envoyer en République centrafricaine une mission de formation du type d’EUTM Mali mais de moindre dimension, pour succéder à la mission de conseil militaire EUMAM RCA. Il convient en effet de reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), aujourd’hui faibles et disparates, afin que le nouveau président dispose d’un un outil militaire suffisamment cohérent, structuré et indépendant des groupes de pression qui s’affrontent actuellement.

En tout cas, les conditions sont réunies pour que les élections se tiennent. Si le dernier calendrier connu est respecté, le premier tour aura lieu avant Noël. La proportion d’électeurs recensés, encore très faible il y a six mois, atteint aujourd’hui 91 %. Une quarantaine de candidats se sont déclarés. Le processus politique est donc en cours, et c’est assez encourageant.

 

Pour ce qui est de la situation autour du lac Tchad, après avoir subi un certain nombre d’échecs, le mouvement Boko Haram, que l’on considérait auparavant comme une armée bien organisée, s’est rabattu sur des actions de type terroriste – certaines perpétrées tout récemment. En revanche, aucun élément ne nous permet de confirmer à ce stade l’information selon laquelle le chef de Boko Haram Abubakar Shekau aurait été neutralisé. Quant au ralliement de Boko Haram à Daech, il semble être uniquement de façade, car rien ne prouve l’existence de liens militaires entre les deux mouvements, même si Daech est aujourd’hui présent en Libye.

La France n’intervient pas directement dans la lutte contre Boko Haram : elle s’en tient à un appui logistique, médical ou en termes de renseignement aux armées alliées concernées, en particulier à celles du Niger et du Tchad. Le fait nouveau, c’est que les pays de la zone, notamment le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, ont constitué une force multinationale mixte (FMM), dont l’état-major est basé à N’Djamena, à proximité de celui de Barkhane. Dans le prolongement du sommet organisé à l’Élysée en mai 2014, nous avons mis en place, à N’Djamena, une cellule de coordination et de liaison (CCL) qui comprend des représentants des pays concernés, ainsi que du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le nouveau président nigérian, Muhammadi Buhari, que j’ai rencontré lors de sa visite à Paris à la mi-septembre, se montre beaucoup plus allant que son prédécesseur pour sécuriser le Nord du pays et semble déterminé à rendre la FMM pleinement opératoire. Le poste de commandement tactique de la FMM, situé à Maiduguri, est dirigé par un général nigérian. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer à apporter notre appui à la structuration de la FMM. Les Britanniques ont annoncé qu’ils enverraient une soixantaine de formateurs pour aider l’armée nigériane à se préparer au combat – ce que mon homologue devrait me confirmer ce soir –, et les Américains ont décidé d’installer 300 militaires et quatre drones au nord du Cameroun dans les jours qui viennent. Les renseignements fournis par ces drones seront très utiles à la FMM pour lutter contre Boko Haram.

La montée en puissance de la FMM est lente, mais en bonne voie. Elle participe de l’appropriation par les Africains de leurs problématiques de sécurité, avec le soutien d’un certain nombre de pays volontaires.

 

J’en viens à la situation au Moyen-Orient. En Irak, depuis que nous avions arrêté la progression de Daech vers Bagdad et Erbil l’année dernière, la ligne de front s’était stabilisée. Or, pour la première fois, les forces irakiennes enregistrent quelques succès contre Daech, qui recule : Baïji a été reprise après plusieurs mois d’affrontement ; les combats se poursuivent à Ramadi, que l’on considérait jusqu’à présent comme entièrement sous l’emprise de Daech. D’autre part, des otages ont été libérés. Un mouvement positif semble donc à l’œuvre, qui demande à être confirmé. Les forces de la coalition continuent à bombarder pour appuyer les forces irakiennes ou kurdes.

Le gouvernement de Bagdad est apparemment traversé par des tensions, les différents groupes chiites s’opposant sur la stratégie à mener. Certains d’entre eux veulent jouer le jeu de la reconstitution de l’Irak. Le Premier ministre, Haïder Al-Abadi, renforce ses positions malgré les difficultés qu’il rencontre avec son prédécesseur, Nouri Al-Maliki. Je rappelle que le président irakien est kurde.

En Syrie, les frappes russes sont dirigées à 25 % contre Daech, notamment à Palmyre. Pour le reste, elles visent les groupes d’insurgés dans les zones où ils sont en conflit avec les forces syriennes loyales au régime de Bachar el-Assad. Il s’agit aussi bien de l’Armée syrienne libre (ASL) – la 1re brigade côtière, unité modérée encadrée par d’anciens officiers syriens, est l’une des principales cibles de ces frappes – que d’autres groupes, dont certains, tel Jabhat Al-Nosra, sont plutôt liés à Al-Qaïda. Notons que la frontière entre ces groupes est parfois poreuse.

Selon mon analyse personnelle, les Russes – qui disposent d’une trentaine de chasseurs et d’une trentaine d’hélicoptères basés à Lattaquié, ainsi que de quelques navires en Méditerranée orientale – ont sans doute pensé que leur appui aérien permettrait aux forces syriennes loyalistes de reprendre du terrain sur les groupes d’insurgés. Or, après un mois de frappes russes pourtant intenses, ce scénario ne s’est pas concrétisé : à Alep notamment, l’ASL résiste bien et les forces de Bachar el-Assad ne parviennent pas, à ce jour, à progresser. C’est peut-être ce qui explique l’accélération du processus diplomatique. D’autre part, ni l’armée syrienne loyaliste ni Daech ne semblent en mesure de déstabiliser les forces kurdes de l’YPG – Unités de protection du peuple –, qui tiennent un territoire allant de Kobané au Sinjar. D’une manière générale, la situation n’est donc pas nécessairement celle que l’on pouvait imaginer.

D’autre part, les bombardements russes provoquent des mouvements migratoires, en particulier vers la Jordanie. L’arrivée massive de réfugiés dans le nord du pays suscite une vive inquiétude de la part des autorités jordaniennes, notamment du roi, ainsi que j’ai pu le constater lors de ma récente visite à Amman. Pour une grande part, les réfugiés sont non pas installés dans des camps, mais intégrés au sein de la population. Il s’agit d’un geste d’ouverture très fort de la part des Jordaniens, mais cela peut aussi être source de complications, voire de risques majeurs.

 

En Libye, la situation demeure préoccupante. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bernardino León, qui achèvera sa mission dans quelques jours, a proposé la constitution d’un gouvernement d’unité nationale avec un premier ministre et trois vice-premiers ministres, mais ce compromis est rejeté par certains éléments tant des autorités de Tobrouk que de celles de Tripoli. Son successeur, Martin Kobler, devra reprendre le dossier. Je suis très pessimiste : tant que nous n’aboutirons pas à une solution politique, les métastases de Daech continueront à se développer, avec un soutien depuis l’Irak et la Syrie. Avec 3 000 combattants, le mouvement contrôle déjà 250 kilomètres de côtes autour de Syrte et progresse très sensiblement vers le Sud. Certains groupes s’y rallient parce qu’il leur apporte, disent-ils, une forme de sécurité. Les antagonismes et les coalitions entre les différents groupes libyens varient, de manière parfois surprenante, selon un fonctionnement clanique. Il faut tout faire pour que les deux parties principales prennent conscience du danger et dépassent leur rivalité.

Face à cette aggravation de la situation, la Tunisie est en première ligne. Je m’y suis rendu il y a quelques jours et me suis entretenu avec le Premier ministre et le ministre de la Défense. La France va apporter une aide de 20 millions d’euros à la Tunisie pour équiper et former ses forces spéciales, et contribuer ainsi à la sécurisation de ses frontières. D’autre part, nous allons travailler étroitement avec les Britanniques, qui sont très sensibilisés à la situation en Libye, pour les raisons que vous connaissez.

Le 22 juin dernier, l’Union européenne a pris la décision de mener une lutte armée contre les trafiquants de migrants en Méditerranée centrale, et lancé, à cette fin, l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Les trafics de migrants opérés à partir de la Libye sont bien évidemment concernés au premier chef. Nous sommes très présents dans le dispositif, en partenariat notamment avec les Italiens, les Espagnols, les Allemands et les Britanniques. L’état-major de l’opération, situé à Rome, est commandé par un amiral italien, le numéro 2 est un amiral français. L’opération mobilise plusieurs navires européens, dont une frégate porte-hélicoptères française, le Courbet. Nous participons aussi aux vols de surveillance maritime.

L’opération Sophia comporte trois phases. La première, qui a consisté à collecter et échanger des renseignements, est terminée. L’opération est aujourd’hui entrée dans sa deuxième phase : nous sommes en mesure d’intercepter, dans les eaux internationales, des navires transportant des migrants, voire de faire usage de la force dans certains cas face aux passeurs. Nous avons déjà sauvé un certain nombre de vies dans ce cadre. À ce stade, nous ne pouvons pas passer à la phase 3, qui consisterait à intervenir dans les eaux territoriales libyennes, car il faut soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies en ce sens, soit une demande émanant d’un gouvernement libyen reconnu internationalement.

 

Nous avons enregistré quelques avancées lors du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 – même si nous aurions aimé en obtenir davantage –, dont la décision fondamentale de conduire une action préparatoire à la recherche intéressant la défense. Le budget de l’UE contribuera à des projets militaires en matière de recherche ; le financement, encore modeste puisqu’il ne dépasse pas 50 millions d’euros, soutiendra très en amont des plans qui pourront déboucher sur une production européenne. La réunion des ministres de la Défense du 17 novembre prochain sera l’occasion de renforcer cette initiative. Les premiers programmes concerneront probablement des hélicoptères dronisants, c’est-à-dire à voilure tournante, et des composants électroniques. Ce premier acte, très significatif, se déploiera dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

Le Conseil européen de juin dernier a également abouti au lancement de l’initiative « former et équiper » – ou « train and equip » –, dont l’objectif vise, au-delà de l’accompagnement de l’EUTM, à fournir de l’équipement non létal aux forces armées formées dans le cadre des missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il s’agira donc de procurer à ces forces des matériels de communication, de logistique et des vêtements.

Il a par ailleurs été décidé de mandater la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour élaborer la stratégie globale de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui n’a pas été modifiée depuis 2003. En outre, nous avons avancé, lors de ce Conseil européen, sur la stratégie maritime, les menaces hybrides et la cybersécurité. Un mouvement a donc été amorcé, même s’il ne va pas aussi loin que nous le souhaitions en termes financiers.

 

Le rapprochement bilatéral franco-allemand a, quant à lui, beaucoup progressé au cours de ces derniers mois. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’investir dans le programme du système multinational d’imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l’observation (MUSIS) comprenant les satellites de la composante spatiale optique (CSO), en contribuant à 80 % du financement du troisième satellite, les deux premiers ayant été élaborés par la France. Cette coopération comprend un accord sur l’échange d’images radars dans la constellation SAR-Lupe allemande, compétence pour laquelle il n’existe pas de programme français. En outre, nous avons trouvé un accord le 31 juillet dernier pour le projet KANT de rapprochement des industries de défense terrestre, qui reposera sur la fusion, entérinée avant la fin de l’année, du groupe français Nexter et de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Enfin, nous travaillons avec l’Allemagne à la constitution d’un drone européen, dossier dans lequel je me suis fortement engagé car il est essentiel de faire émerger une génération européenne pour succéder au drone MALE Reaper. L’Allemagne mène en collaboration avec la France, l’Italie et l’Espagne les études de définition et de faisabilité de cet Eurodrone. L’Allemagne est prête à assumer une part majeure du financement. Les études seront contractualisées via l’OCCAr dans le courant du premier semestre 2016. Elles devraient démarrer avec une équipe multinationale sous pilotage allemand, à Bonn.

Nous fêterons ce soir à Londres le cinquième anniversaire des accords de Lancaster House. Les relations avec le Royaume-Uni s’avèrent très pragmatiques et elles progressent puisque nous pourrons déployer dès 2016 la Force expéditionnaire interalliée et interarmées – ou combined joint expeditionary force (CJEF). En outre, nous collaborons dans la logique du projet One MBDA pour les missiles de croisière futurs et le missile anti-navire léger (ANL). Enfin, nous coopérons dans le nucléaire, en mettant en commun les installations permettant de tester la fiabilité de nos armes dans le cadre du programme « EPURE ». Ce dernier, créé par le traité de Lancaster House, est très important et se déroule normalement. Nous avons également lancé avec les Britanniques l’opération devant aboutir au drone de combat du futur (SCAF).

Il y a quelques jours, nous avons signé un contrat portant sur des hélicoptères avec le Koweït qui devrait nous permettre d’atteindre le montant de 16 milliards d’euros d’exportations dans le domaine de la défense en 2016.

 

M. Joaquim Pueyo. Les Russes effectuent des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines ; la France participe aux côtés des États-Unis à une coalition internationale, et le ministère de la Défense américain a indiqué avoir renoncé à quelques frappes pour éviter une trop grande proximité avec les avions russes. À la mi-octobre, on avait évoqué l’élaboration d’un protocole aérien qui paraissait indispensable. Monsieur le ministre, ne serait-il pas judicieux que l’ensemble des puissances intervenant en Syrie se coordonnent par le biais d’un protocole ? L’opinion publique ne comprend pas ce manque de coopération, alors que tout le monde reconnaît en Daech l’ennemi numéro un.

 

M. Yves Fromion. Monsieur le ministre, comment a évolué la situation des chrétiens en Syrie et en Irak ?

Envisagez-vous une réduction des effectifs de l’opération Barkhane, puisque, même si rien n’est jamais acquis, vous estimez que les positions sont stabilisées ?

Le versement des premiers acomptes des contrats d’exportation déclenche le processus industriel ; or il semblerait que ces paiements n’aient pas été effectués pour certaines commandes : pouvons-nous espérer qu’ils le soient rapidement ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le ministre, l’article 35 de la Constitution, disposant que, lorsque la durée d’une intervention atteint quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement, n’a pas été respecté pour l’opération Barkhane. Je vous ai écrit à ce sujet le 22 janvier 2015, et vous m’avez adressé le 11 mai une réponse qui me paraît contestable. Selon vous, cette opération en poursuit d’autres – Serval au Mali et Épervier au Tchad –, déjà autorisées par le Parlement. Certes, mais les opérations armées conduites au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso n’ont jamais été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat. À vos yeux, Barkhane entre dans le champ des exceptions à l’application de l’article 35 de la Constitution. Celles-ci – qui concernent les opérations humanitaires et des forces spéciales, les actions ne poursuivant pas de but opérationnel et les prépositionnements dans le cadre d’un accord de défense – ne me semblent pas concerner Barkhane ; d’ailleurs, vous avez vous-même reconnu que l’envoi de forces s’appuie uniquement sur des accords de coopération opérationnelle ou technique. Dans le cadre de Barkhane, des militaires mènent des actions opérationnelles en situation de crise dans des territoires étrangers, ce qui nécessite une autorisation du Parlement au titre de l’article 35. Pouvez-vous me démontrer le contraire, monsieur le ministre ?

 

M. Damien Meslot. Monsieur le ministre, dans le cadre de l’opération Sentinelle, beaucoup de militaires sont mobilisés dans notre pays ; cela rassure la population, mais nous ne pouvons pas prévenir toutes les tentatives d’attentat. Ne devrions-nous pas réduire la voilure de ce dispositif ?

Avec le maire de la commune, nous étions venus vous voir pour évoquer le cas de la réduction des effectifs du 1er régiment d’artillerie stationné à Bourogne et nous attendons une réponse de votre part dans ce dossier.

 

M. Alain Marty. Monsieur le ministre, vous aviez admis, lors d’une précédente réunion, que la France était intervenue en Syrie pour armer des insurgés se battant contre M. Bachar el-Assad. Quels sont les groupes que nous avons soutenus ? Jabhat al-Nosra ? Ahrar al-Sham ? L’Armée syrienne libre, qui semble aujourd’hui en déclin ?

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, vous vous rendrez dans quelques jours au deuxième Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. Quel message y ferez-vous passer ? Quel rôle les parlementaires français et africains pourraient-ils y jouer ? Comment pourrait-on contribuer à l’élaboration d’une réflexion stratégique africaine ?

Il y a deux ans, deux journalistes français, Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, étaient assassinés au Niger, et certains éléments relatifs à ce meurtre ont été classés secret-défense. Un déclassement est-il envisageable ?

Un militaire du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes a été assassiné et un autre blessé à Cayenne, en Guyane, suite à une altercation nocturne. Disposez-vous d’éléments relatifs à ce meurtre ?

 

M. Michel Voisin. Nos forces sont envoyées dans des théâtres toujours plus nombreux et importants ; j’ai lu récemment que l’essoufflement voire l’asphyxie nous guettaient compte tenu des conditions dans lesquelles nos militaires sont employés. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

 

M. Alain Moyne-Bressand. Un accident ou un attentat a touché un avion russe il y a trois jours en Égypte ; ce pays, ami de la France, est-il exposé à un risque terroriste que représenteraient des groupes djihadistes bien organisés dans une partie de son territoire ? Avez-vous des informations en la matière ? Comment pouvons-nous aider nos amis égyptiens ?

 

M. le ministre. Monsieur Pueyo, nos interventions en Syrie sont ciblées : elles touchent Daech, ses infrastructures et ses centres d’entraînement, et elles reposent sur des renseignements que nous avons acquis nous-mêmes et recoupé avec nos Alliés. En revanche, si nous avons maintenu notre autonomie d’action, la maîtrise du ciel est américaine. Nous agissons donc en articulation avec les États-Unis qui, de leur côté, ont développé des accords de « déconfliction » avec les Russes. Nous n’entretenons pas nous-mêmes de rapports directs avec la Russie sur l’utilisation du ciel syrien.

Monsieur Fromion, ne vous inquiétez pas pour les versements des acomptes, y compris pour ceux dus par le pays auquel vous pensez. Les interrogations ont été levées.

Je ne suis pas favorable à la diminution du nombre de militaires engagés dans l’opération Barkhane pour l’instant. Il s’avère nécessaire, pour ce dispositif complet et articulé, de compter sur les effectifs actuels quand, comme actuellement, nous menons des opérations d’envergure. Le chef d’état-major des armées pense également que le moment de réduire la voilure humaine de Barkhane n’est pas encore venu, car nous devons toujours faire face à des actions « asymétriques de harcèlement, recourant par exemple à des engins explosifs improvisés – ou improvised explosive devices (IED) – et à des attentats. En outre, la situation en Libye reste dangereuse et instable.

Les chrétiens au Levant sont largement dans la zone kurde autour d’Erbil dans le Nord de l’Irak, et la situation apparaît stabilisée dans cette région après une phase marquée par des départs massifs. En revanche, il convient d’agir dans le Sinjar et de reprendre des lieux où la population chrétienne s’avère très menacée. Davantage d’opérations sont menées actuellement, et il y a lieu de maintenir cet effort. De nombreux chrétiens se trouvent parmi les réfugiés, et j’en ai d’ailleurs vu beaucoup en Jordanie. Dans le Nord de la Syrie, une partie de la population chrétienne soutient Bachar el-Assad. Les interrogations relatives à la stabilité du Liban subsistent, mais Daech n’est pas parvenu à rompre les digues existantes à proximité de la frontière syro-libanaise. L’axe reliant Damas à Homs se révèle essentiel pour assurer la sécurité du Liban, ce pays connaissant une situation politique toujours incertaine.

Monsieur Candelier, je maintiens ma position : Barkhane ne constitue pas une opération nouvelle entrant dans le champ de l’article 35 de la Constitution, car elle s’inscrit dans la suite d’Épervier et de Serval, qui ont été autorisées par le Parlement. Les missions de contre-terrorisme sont identiques, et le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont signé des accords de défense avec la France. En revanche, la prolongation de l’intervention engagée en Syrie nécessitera dans quelque temps l’approbation du Parlement.

Monsieur Meslot, la loi de programmation militaire (LPM) précise que l’on doit pouvoir en permanence mobiliser, dans le cadre de Sentinelle, de 7 000 à 10 000 hommes. Le président de la République a souhaité que 7 000 militaires soient déployés depuis les attentats de janvier dernier, et nous voulons conserver un dispositif de cette ampleur car il assure, en plus d’une fonction dissuasive, la sécurité des lieux de culte et des transports. Le risque d’attentat reste significatif et nous recevons des informations sensibles presque toutes les semaines. Nous devons donc rester vigilants, et tout signe de désengagement pourrait être perçu comme une opportunité par les groupes terroristes.

Comme je m’y suis engagé, je vous ferai parvenir cette semaine un courrier sur la situation à Bourogne et me rendrai peut-être dans cette commune.

Monsieur Marty, nous n’avons jamais soutenu Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Sham, et n’aidons que l’ASL. Nous suivons très précisément la situation avec nos alliés qui livrent des armes dans cette zone. Je pensais que l’ASL était beaucoup plus faible que ce qu’elle n’est en réalité ; elle apporte en ce moment la preuve qu’elle est capable de résister, même si la situation peut bien entendu évoluer.

Monsieur Folliot, le Forum sur la paix et la sécurité se réunira à Dakar pour la deuxième fois la semaine prochaine ; l’objectif principal réside dans l’émergence chez les leaders africains d’une culture de la sécurité et de défense. Les Africains doivent en effet être capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité. Il convient d’entreprendre ce travail de longue durée, afin d’aboutir à l’émergence d’une communauté stratégique africaine qui dépasse le simple stade des mots et entre en action. La lutte contre Boko Haram représente un exemple positif, même si la tâche s’avère dure et qu’elle n’aboutira que lentement. Plusieurs chefs d’État et ministres de la Défense se rendront à ce Forum, qui prendra donc de l’ampleur par rapport à la première réunion que nous avons initiée l’année dernière. Reste maintenant à obtenir des succès de fond, qui découleront d’une réelle prise de conscience. Des opérations comme EUTM au Mali et en République centrafricaine (RCA) ont permis de reconstruire les armées nationales de ces pays qui ont remplacé les forces claniques. Étendre ce modèle assurerait la sécurité en Afrique dans la durée.

J’ai bien reçu les lettres, largement diffusées, demandant la déclassification d’éléments concernant l’assassinat de Mme Ghislaine Dupont et de M. Claude Verlon ; une procédure est en cours afin de déclassifier l’ensemble de ce dossier, mais elle se révèle lente. Seuls les juges peuvent réclamer cette opération : M. Marc Trévidic nous a sollicités en ce sens en mai dernier, mais nous avons effectivement un peu tardé à lui répondre. Néanmoins, tout sera déclassifié d’ici à la fin de l’année, une fois rendu l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

L’incident à Cayenne que vous avez évoqué date d’octobre 2014, et je ne dispose pas d’éléments particuliers sur cette affaire.

Monsieur Moyne-Bressand, les Égyptiens ont du mal à faire face aux groupes terroristes opérant dans le Sinaï et ralliés à Daech. Il s’agit d’une zone de non-droit peuplée de tribus bédouines, et l’armée égyptienne ne possède pas les outils militaires permettant de lutter contre le groupe Ansar Baït al-Maqdis, indépendant et labellisé récemment sous l’étendard de Daech. J’ai évoqué ce sujet avec mon homologue égyptien, qui dispose d’une armée dont l’équipement, la stratégie et la formation restent de type soviétique ; en effet, le tank ne constitue pas le meilleur outil de lutte contre ces organisations ! La France et l’Égypte ont décidé d’engager une collaboration dans le domaine des forces spéciales, afin de lutter contre Ansar Baït al-Maqdis qui représente un vrai danger aux yeux du président Abdel Fattah al-Sissi – des militaires égyptiens ont d’ailleurs été récemment tués.

Nous n’avons aucune information à ce stade sur le récent crash de l’avion russe. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) intervient sur place à la demande des autorités égyptiennes.

Monsieur Voisin, l’année 2015 s’avère difficile pour l’armée de terre : les nouveaux recrutements ne sont pas encore opérationnels, et de fortes rotations ont lieu pour l’opération Sentinelle et celles conduites à l’extérieur. La situation devrait s’améliorer en 2016, puisque les nouvelles recrues seront formées ; en outre, les aménagements logistiques et des logements en région parisienne seront achevés, et de nouveaux personnels seront engagés. Tout cela permettra de fluidifier la mobilisation des effectifs qui, aujourd’hui, se trouvent en effet particulièrement exposés.

 

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Informations relatives à la commission

La commission a procédé à la désignation des membres des missions d’information suivantes :

 

Mission d’information sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national :

– MM. Olivier Audibert Troin et Christophe Léonard.

 

Mission d’information sur le rôle de la marine nationale en Méditerranée :

– MM. Jean-David Ciot et Alain Marleix.

 

La séance est levée à dix-sept heures quarante-cinq.

 

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Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, Mme Marianne Dubois, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Stéphane Saint-André, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, M. Serge Grouard, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Philippe Vitel

 

Assistait également à la réunion. - M. Jean-François Lamour

 

Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:30
Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang


15.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La Turquie a annulé un mégacontrat d’un montant de 3 milliards d’euros (4,29 milliards $ CAD) remporté il y a deux ans par la Chine pour équiper son armée de missiles sol-air, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche du gouvernement turc.

 

« Cette décision a été récemment prise par le gouvernement », a déclaré cette source. Ce contrat attribué en 2013, à la surprise générale, à la firme China Precision Machinery Export-Import Corporation (CPMIEC), avait suscité l’ire des États-Unis.

L’information survient alors que la Turquie accueille dimanche et lundi à Antalya (sud) les dirigeants des pays du G-20, les plus riches de la planète, dont le président chinois Xi Jinping.

La Turquie a décidé d’annuler le projet, à la traîne notamment en raison de la réticence de la partie chinoise de partager une grande partie de sa technologie durant plusieurs mois de longues discussions, a rapporté la chaîne d’information CNN-Türk.

Pour l’heure, « Ankara projette de produire ses propres missiles avec le soutien d’un système d’armement mondialement reconnu », a affirmé la chaîne.

Ankara ne devra donc pas lancer un nouvel appel d’offres, un processus qui risque encore de prendre de longs mois, a-t-on précisé de source informée.

En 2013, sa décision de retenir une entreprise d’État chinoise avait provoqué la levée de boucliers des alliés de la Turquie au sein de l’Otan. Tous ont regretté l’absence de compatibilité du matériel chinois avec leurs propres systèmes et rappelé que CPMIEC faisait l’objet de sanctions de Washington pour avoir livré des armes à la Syrie et à l’Iran sous embargo.

Sous pression, Ankara a donc été contraint de revoir à plusieurs reprises sa position en repêchant les deux autres candidats de l’appel d’offres (les américains Raytheon et Lockheed Martin, et le consortium franco-italien Eurosam), priés de reformuler leurs propositions.

Au début de l’année 2014, la Turquie située dans une position géostratégique particulièrement instable et dangereuse, avait fait finalement savoir que son choix pour les missiles chinois n’est pas définitif et étendu à deux reprises le délai de soumission pour favoriser, semble-t-il, de nouvelles offres.

La Turquie envisage à la fois de renforcer sa protection contre des attaques aériennes ou de missiles, de diversifier ses fournitures d’équipements et de trouver des partenaires en vue de la coproduction d’armements.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:55
Saft dévoile une nouvelle stratégie et des objectifs à moyen terme plus prudents

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Saft a dévoilé lundi un nouveau plan stratégique à horizon 2020, tourné vers une réduction de ses coûts de fabrication et une plus grande efficacité commerciale mais se montre désormais plus prudent sur ses ambitions à moyen terme.

 

Le fabricant de batteries de haute technologie, qui connait un tassement de ses ventes depuis cet été, vise désormais pour 2019 un chiffre d'affaires supérieur à 900 millions d'euros et une marge d'excédent brut d'exploitation (marge d'ebitda) supérieure à 16%, a détaillé le groupe dans un communiqué.

 

En 2014, le chiffre d'affaires de Saft avait atteint près de 680 millions d'euros pour un bénéfice net de 48,1 millions d'euros, en progression de près de 32% par rapport à l'année précédente.

 

Le groupe table également sur des investissements industriels stables représentant environ 5 à 6% du chiffres d'affaires et une distribution de dividendes annuels à hauteur de 40 à 50% du résultat net.

 

Un programme de rachat d'actions doté de jusqu'à 60 millions d'euros sera aussi lancé au cours des 12 prochains mois.

 

Ces annonces seront détaillées lundi lors d'une journée investisseurs par le président du directoire Ghislain Lescuyer, arrivé à la tête du groupe en mars, après le décès de l'ancien patron John Searle en septembre 2014.

 

Elles sont toutefois en retrait par rapport aux ambitions affichées par Saft en fin d'année dernière. Le groupe visait alors une croissance organique annuelle de 8 à 10% qui aurait amené le chiffre d'affaires près du milliard d'euros en 2018 et une marge d'ebitda au dessus de 17% à moyen terme.

 

Le plan de transformation Power 2020 dévoilé lundi confirme le positionnement du groupe sur les batteries de technologies, notamment lithium-ion, mais Saft veut désormais se concentrer davantage sur les sous-segments et les applications à croissance rapide et les zones géographiques les plus dynamiques.

 

Mais le groupe veut aussi améliorer sa performance opérationnelle en réduisant le coût d'achat des matières premières de 4 à 5% et en abaissant les coûts totaux de fabrication de 5 à 6%.

 

Affichant sa volonté d'être plus orienté vers ses clients, le groupe revoit également son organisation. Les anciennes divisions Batteries industrielles et Batteries de spécialité sont remplacées par quatre nouvelles branches: Electronique civile, Stationnaire industriel, Espace & Defense, Transports, Télécom et réseaux électriques.

 

Elle permettra la mise en oeuvre d'économies d'échelle entre divisions et une plus grande culture du résultat selon le communiqué du groupe.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

16/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le constructeur de Marignane va annoncer cette semaine l'implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage (FAL) à Brasov en Roumanie. Ce sera la quatrième FAL d'Airbus Helicopters à l'international, en attendant celle de Qingdao en Chine.


Brisbane (Australie), Itajuba (Brésil), Colombus (Mississippi aux États-Unis) et maintenant Brasov (Roumanie) et Qingdao (Chine)... Cinq villes dans lesquelles Airbus Helicopters a installé des chaines d'assemblage ou va le faire en plus de celles de Marignane, de Donauwörth en Allemagne et d'Albacete en Espagne. Sans compter enfin celle du partenaire du constructeur européen en Corée du Sud, Korean Aerospace Industries (KAI), qui assemble le Surion, un hélicoptère de transport co-développé en coopération entre les deux groupes.

Et ce n'est peut-être pas fini. La filiale hélicoptériste d'Airbus Group prévoit d'en implanter une nouvelle à Lodz si le nouveau gouvernement polonais confirme le choix du Caracal. Et pourquoi pas aussi à Queretaro au Mexique et en Inde si le constructeur de Marignane gagne de grosses campagnes commerciales en cours. Une chaîne d'assemblage "est emblématique pour un pays qui l'accueille sur son sol, c'est la garantie d'un investissement local durable", estime le vice-président exécutif en charge des ventes et des services au niveau mondial, Dominique Maudet.

 

"On veille à la cohérence de nos capacités industrielles"

Finalement y a-t-il une cohérence industrielle de multiplier les chaines d'assemblage? "On y veille, assure Dominique Maudet. Nous ne mettons pas à risques nos capacités industrielles en multipliant les chaines d'assemblage. Pour autant, Airbus Helicopters souhaite être au plus près des clients pour gagner de nouvelles commandes. Enfin, nous devons faire de la place pour les nouveaux programmes à Marignane et à Donauwörth". Très clairement, le projet d'une implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage doit répondre à au moins une des quatre exigences du constructeur européen : le marché du pays, le volume de la commande, les coopérations et, enfin, les pays à meilleurs coûts, les fameux pays "best cost".

Dominique Maudet planche d'ailleurs sur un projet d'organisation pour les régions au niveau mondial. "Comment optimiser au niveau mondial nos capacités industrielles et de MRO, explique-t-il. Les sites de production doivent-ils produire pour un marché local ou un marché global? Par exemple, l'Espagne fabrique des poutres de queue de l'ensemble de la gamme pour le marché mondial et le site mexicain de Queretaro produit des éléments de structure pour les besoins globaux".

 

La Roumanie, tête de pont pour concurrencer les Russes

C'est décidé Airbus Helicopters, qui avait signé l'a dernier un protocole d'accord avec Bucarest, installe en Roumanie une chaine d'assemblage du Puma C1e, la nouvelle version du Super Puma qui offre une configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison et les coûts d'exploitation et de maintenance. Cette version a déjà été vendue à l'Afrique du Sud, l'Albanie et la Bolivie.

Le constructeur doit faire cette semaine l'annonce de l'implantation de cette nouvelle chaine d'assemblage en Roumanie, un pays à meilleurs coûts, qui monte dans la chaine de valeur. Brasov était jusqu'ici un centre de MRO doté d'une main d'oeuvre qualifiée, de bonne qualité et compétitive. "Cette chaine va nous permettre d'attaquer le marché utilitaire avec un produit fiable et sûr‎ face à la concurrence russe", assure Dominique Maudet.

Assemblé à Brasov, cet appareil, propulsé par un moteur Makila 1A, doit permettre à Airbus Helicopters de mieux rivaliser face aux hélicoptères russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, dont les flottes civiles et militaires sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters, selon les syndicats. "Ce partenariat devrait entraîner une baisse du prix de vente de notre appareil", estime FO

Les syndicats ne sont d'ailleurs pas contre ce projet. "Cette stratégie sur le marché à bas coût doit être favorable également pour les emplois à Marignane", explique FO. La CGC rappelle de son côté que sur le marché visé, "les produits de très hautes technologies ne sont pas en adéquation avec les capacités financières des clients". Et de faire valoir que "l'allongement de la durée de vie du Puma, programme éprouvé, serait ainsi au bénéfice de nos investissements, comme cela a été fait avec l'ancienne gamme, telle l'Alouette".

La CGC considère "sans tabou toute initiative propre à générer de la charge supplémentaire, y compris dans le cadre d'une implantation chez nos partenaires et à des transferts de production si les gains engendrés par ce type d'opération sont réinjectés et dédiés au développement de nouveaux programmes, sources de création d'emplois en France".

 

Des chaines dans des pays au marché très porteur

Aux États-Unis, la division hélicoptères d'Airbus Group a décidé en 2013 d'installer en 2014 une chaine d'assemblage d'Écureuil (H125) au Mississippi, en vue de compenser la fin du contrat des UH-72A Lakota destinés à l'armée de terre américaine et des autres agences fédérales. Le site de Colombus continuera à fabriquer des H125 et à faire le support et à moderniser les Lakota.

Pourquoi avoir implanté une chaine d'Écureuil dans le Mississippi? "Les États-Unis sont le premier marché pour l'Écureuil, souligne Dominique Maudet. Airbus Helicopters en vend en moyenne 150 Écureuil par an ces dernières années, dont la moitié aux États-Unis". Le constructeur détient d'ailleurs "près de 50% du marché mondial civil et parapublic" sur ce segment, estime-t-il. Au total, il vend entre 60 et 80 machines par an aux États-Unis. "Nous sommes bien contents d'avoir une chaîne d'assemblage locale", note-t-il. Un hélicoptère avec le label "Made in USA"...

Pour gagner le marché militaire des Lakota, Airbus Helicopters avait décidé de créer une chaine de H145 aux États-Unis, qui d'ailleurs demandait aux constructeurs qu'au moins 50% de la valeur du contrat soit fabriqué localement. En outre, le constructeur européen peut bénéficier du programme FMS (Foreign Military Sales), une procédure de vente d'état à état de matériels, services et programmes d'entraînement militaires américains, pour vendre le Lakota à l'international. C'est d'ailleurs pour cela que Airbus Helicopters avait installé une chaine d'assemblage aux États-Unis.

C'est aussi le cas avec la Chine où le constructeur a prochainement prévu d'installer une nouvelle chaine de H135. Il va assembler au moins 100 H135 à Qingdao dans la province de Shandong (sud de Pékin) lors des dix prochaines années. Le H135 est, selon Dominique Maudet, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. "Le potentiel en Chine, entre autres pour les besoins EMS (services médicaux d'urgence, ndlr), est gigantesque. Elle est également désireuse d'acquérir un savoir-faire industriel", affirme-t-il.

 

Des chaines pour des méga-commandes

Pour gagner des compétitions, Airbus Helicopters peut proposer d'implanter des chaines d'assemblages locales dans le cadre de campagnes militaires. Cela a été le cas avec l'Australie (47 NH90 en 2005 et 9 NH90 néo-zélandais en 2006) et le Brésil (39 H225M fabriqués à Itajuba sur 50). Ce sera le cas pour la Pologne (50 Caracal), voire au Mexique (50 Caracal) si ces deux pays confirment leur expression d'intérêt.

Les pays en font aussi souvent la demande pour bénéficier de transferts de technologies. "Nous ne le faisons pas pour moins de 40-50 appareils", explique Dominique Maudet. Une fois la production terminée, ces chaines peuvent être reconvertie dans le MRO et le support.

 

Des coopérations dans des pays clés

Que ce soit en Chine (H175), en Corée du Sud avec Korean Aerospace Industries (Surion et maintenant LCH/LAH) et en Roumanie avec IAR Brasov, et prochainement en Inde avec l'industriel Mahindra, Airbus Helicopters travaille à mettre en œuvre des partenariats en vue de développer des hélicoptères, qui compléteront le portefeuille du constructeur européen. "Ces pays ont appris à travailler avec nous, rappelle Dominique Maudet. Ils savent que nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce qu'on a dit".

En Corée du Sud, le programme LCH/LAH offre une seconde vie au Dauphin (H155), qui sera commercialisé à partir de l'usine Sacheon. Ce partenariat va aider Airbus Helicopters à vendre un Dauphin modernisé dans le monde entier. Et le départ de la chaine vers la Corée du Sud va libérer de la place pour industrialiser le tout nouveau programme H160.

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 12:55
NX110m - photo Novadem

NX110m - photo Novadem


13.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le ministère de l'Intérieur vient d'attribuer à la firme Novadem le premier marché d'équipements de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale. Ce marché de trois ans (voir ici mon post de juin) concerne la fourniture de quatre drones NX 110, la formation des opérateurs et le maintien en condition opérationnelles des systèmes. Les premières livraisons sont prévues dès le début 2016.

Selon le constructeur, "le drone NX110 est un drone compact de moins de 2 Kg. Sa structure entièrement pliable brevetée permet un transport à dos d’homme de toute la solution. Son rayon d’action atteint 1km et son autonomie dépasse 20 minutes. Le NX110 peut assurer des missions de jour comme de nuit grâce à sa charge utile interchangeable sans outillage. Sa station-sol durcie intègre tous les éléments de transmission et de visualisation garantissant ainsi la mobilité de l’opérateur au sol. Les transmissions de données chiffrées, les moyens de vision jour et thermique et la discrétion du drone en font la solution de choix pour les métiers de la sécurité.

Novadem, constructeur de drones civils et militaires depuis 2006, est le leader français des micro-drones destinés à des applications de Défense et de Sécurité. Dans ces domaines, la société compte déjà parmi ses clients des services de l'état emblématiques tels que la Direction Générale de l'Armement (DGA), la Section Technique de l'Armée de Terre (STAT) ou encore les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône (SDIS 13).

Novadem travaille en relation avec la société rennaise InPixal qui apporte des solutions en matière de traitement vidéo.

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