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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:45
Thales présente ses activités à ShieldAfrica 2014

 

5 Mai 2014 Thales

 

Thales participe à la deuxième édition du salon ShieldAfrica, l’événement le plus important du continent africain en matière de défense et de sécurité du territoire, qui se tient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 6 au 8 mai.

 

Les spécialistes présents pourront notamment y partager leurs expertises en gestion des catastrophes naturelles ou encore en lutte contre la piraterie maritime ; ces sujets concernant l’Afrique au premier chef. Répondant à cet agenda, Thales présentera trois grands domaines d’activité :

 

Sécurité maritime

Dans le domaine naval, la coopération et la bonne coordination des différents acteurs autour de la surveillance côtière et de la sécurité civile constituent un véritable défi pour les autorités concernées. La lutte contre la piraterie, contre les activités illicites, ou contre le terrorisme, nécessitent un haut niveau d’agilité et de polyvalence des systèmes coopératifs C4I. Thales contribue à la transformation des forces maritimes et frontalières en renforçant l’efficacité opérationnelle entre les organismes. Le Groupe fournit des solutions de bout-en-bout intégrées qui permettent aux différents acteurs d’acquérir, d’exploiter et d’échanger les informations requises pour assurer la protection de leurs intérêts. L’interopérabilité permet d’envisager des actions alliant des forces interarmées aux autorités maritimes ou encore aux forces de l’OTAN ; dans le domaine maritime, elle est le moyen d’assurer une appréciation fine du statut des ressources critiques.

 

Sécurité des citoyens et des infrastructures

Leader dans l’intégration de systèmes de sécurité de grande envergure, Thales offre des solutions intelligentes et intégrées qui contribuent à assurer la sécurité des citoyens. Ces solutions permettent également aux gouvernements et aux opérateurs d’infrastructures d’atteindre leurs objectifs opérationnels et économiques. Au Mexique, Thales a ainsi été choisi pour fournir une solution de sécurité complète à la ville de Mexico, troisième métropole mondiale avec ses 22 millions d’habitants. Sur place, Thales a déployé une solution entièrement intégrée pour la conduite des opérations de sécurité publique déclenchées par appels d’urgence, et mis en place un système de vidéo-surveillance à grande échelle. Le système permet de sélectionner les signaux d’alarme prioritaires et d’informer les opérateurs. Ces derniers peuvent visionner les incidents et réagir en temps réel. Aucun système au monde n’offre un niveau d’intégration aussi poussé. Les solutions de sécurité élaborées par Thales incluent aussi les opérations de supervision et de contrôle, une protection complète contre les incidents opérationnels et les menaces malveillantes. Pour les opérateurs industriels, le Groupe propose également des solutions faisant appel à des architectures ouvertes pour répondre à des exigences opérationnelles et de sécurité spécifiques.

 

Surveillance des frontières terrestres

Avec l’émergence de risques nouveaux, de menaces globales, et l’augmentation des flux transfrontaliers de personnes et de marchandises, les gouvernements cherchent à renforcer la sécurité et la sûreté des zones frontalières. La surveillance et le contrôle des frontières demeurent des questions critiques pour assurer la sécurité du territoire. Ce sont également des éléments essentiels à la prospérité et à la stabilité d’un pays.

Thales offre une suite complète de solutions modulaires et économiques, depuis les systèmes de surveillance standard jusqu’aux solutions de surveillance intégrées clés en main, permettant de répondre aux besoins environnementaux et opérationnels de chaque client. Les solutions Thales s’appuient sur :

  • Des capteurs éprouvés sur le terrain, tels que radars de surveillance sol et radiogoniomètres ;
  • Des capteurs sol et caméras électro-optiques et infrarouges ;
  • Des logiciels de commandement, contrôle et information dédiés à la surveillance frontalière ;
  • Des réseaux IT et de communication assurant des liaisons voix, données et vidéo ;
  • Des services entre les différents centres opérationnels nationaux, régionaux et locaux.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:30
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

 

07-05-2014 French.china.org.cn

 

La 10e édition du salon jordanien SOFEX dédié aux forces d'opérations spéciales a ouvert ses portes mardi, avec la participation de nombreux exposants de l'industrie de la défense.

 

Ce salon SOFEX 2014 réunit 371 exposants de renommée mondiale du secteur de la défense, de la sécurité intérieure et de la lutte contre le terrorisme, qui viennent de 41 pays.

 

On y trouve exposés des solutions de défense, des véhicules blindés, des avions et hélicoptères, des armes et autres équipements provenant du monde entier.

 

Cet événement est bien plus qu'une conférence ou une exposition, a déclaré le directeur général de SOFEX Amer Tabbaa lors de la cérémonie d'ouverture.

 

"C'est un melting-pot où les experts et les concepteurs les plus pointus de l'industrie de la défense du monde entier et les décideurs gouvernementaux de la communauté internationale partagent des perspectives et se renseignent en découvrant les dernières tendances et innovations", a expliqué M. Tabbaa.

 

Le salon, qui a été organisé pour la première fois en 1996, est aussi un lieu de rencontre permettant de discuter des technologies émergentes qui serviront de base aux armées modernes de demain, a ajouté M. Tabbaa.

Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

Note RP Defense : liste des industriels français

 

Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

CILAS

 

Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

GICAT

 

Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie
Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

Thales

 

Ouverture d'un salon de l'armement en Jordanie

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 16:55
photo Herakles (Safran)

photo Herakles (Safran)

 

Saint-Médard-en-Jalles, le 24 avril 2014. Herakles (Safran)

 

Stéphane Abrial, Directeur général délégué de Safran en charge du Secrétariat général, Philippe Schleicher, Président-directeur général d’Herakles (Safran), Bruno Sainjon, Directeur des Opérations à la Direction générale de l’armement (DGA) et Alain Rousset, Président du Conseil régional d’Aquitaine, ont inauguré ce jour la nouvelle unité de traitement biologique Herakles, baptisée LICORNE™ (Ligne Industrielle de Collecte des Objets pyrotechniques et de Réduction Naturelle des Effluents).

 

Cette nouvelle installation, pionnière en matière d’environnement, apporte la solution adaptée au traitement du perchlorate d’ammonium, constituant majeur du propergol destiné notamment à propulser lanceurs et missiles. LICORNE™ utilise en effet un procédé issu d’un brevet Herakles, qui emploie des bactéries transformant le perchlorate et l’ammonium en azote et en chlorure. Implantée sur le site de Saint-Médard, cette unité possède une capacité de traitement annuelle de 300 tonnes de perchlorate d’ammonium, ce qui couvre l’ensemble des besoins actuels.

 

Philippe Schleicher, PDG d’Herakles, souligne : « La mise en place d’une solution d’élimination du propergol respectueuse de l’environnement, s’appuyant sur des études menées avec le soutien de la DGA, est un enjeu majeur pour Herakles. L’unité LICORNE™ permet à notre société de s’engager dans une véritable démarche éco-responsable pour les générations actuelles et futures. »

 

Le site Herakles de Saint-Médard produit en effet du propergol, matériau hautement énergétique, dont les applications sont multiples : moteurs spatiaux d’Ariane 5, de Vega, propulsion des missiles stratégiques et tactiques, gonflement des coussins d’airbags… Bien que toujours conforme à la réglementation, le brûlage, moyen d’élimination traditionnel des déchets de propergol ou des propulseurs en fin de vie, génère encore des émissions atmosphériques.

 

Attachée à une exemplarité environnementale, la DGA a souhaité investir aux côtés d’Herakles dans le développement des technologies permettant de démarrer les activités de démantèlement de ses missiles et de détruire l’ensemble des déchets de propergol et de perchlorate d’ammonium présents dans ces propulseurs en fin de vie. La DGA et Herakles se sont ainsi engagés en décembre 2013 à assurer le traitement des déchets de production pour les 10 prochaines années, ainsi que le démantèlement du missile M45 en retour de dotation et le démarrage du démantèlement du missile M51. Le Conseil Régional d’Aquitaine a également apporté son soutien en co-finançant cette unité.

 

Fruit de travaux de R&D initiés il y a 20 ans, l’unité LICORNE™ permet ainsi à Herakles de maîtriser le cycle de vie complet de ses produits. Les investissements réalisés démontrent sa volonté d’anticiper et de prendre une longueur d’avance sur la réglementation relative au brûlage. Leader de la propulsion à propergol solide, notre société s’engage ainsi dans une démarche responsable sur le plan environnemental.

****

Herakles, filiale de Safran, conçoit, développe, produit et commercialise des moteurs à propergol solide, des matériaux et des matières premières énergétiques, des matériaux composites thermostructuraux et organiques, pour la défense, le spatial, l’aéronautique, la sécurité automobile et l’industrie. Herakles fournit des services, produits et équipements pour les missiles stratégiques et tactiques et les lanceurs spatiaux, pour l’aéronautique civile et militaire et la sécurité automobile, ainsi que des outillages pour l’industrie.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 16:30
407MRH - photo NorthStar Aviation

407MRH - photo NorthStar Aviation

 

May 6th, 2014 by Brendan McGarry - defensetech.org

 

NASHVILLE, Tennessee — U.S. helicopter pilots and maintainers couldn’t stop gawking at NorthStar Aviation’s new light-attack helicopter, the 407MRH, at the Army Aviation Association of America’s annual conference.

 

“This is amazing,” Spc. Jessica Sanford, 26, an unmanned aerial vehicle maintainer who previously worked on OH-58 Kiowa Warrior armed scout helicopter, gushed on Tuesday at the event, known as Quad A.

 

The Abu Dhabi-based company took a standard commercial Bell 407GH helicopter and transformed it with state-of-the-art sensors, electronic avionics and weapons systems to create the 407MRH, according to Adam Gunn, the company’s technical director.

 

 

The platform can perform any number of missions — from light attack to close air support to intelligence, surveillance and reconnaissance — thanks in part to the FLIR 260HLD electro-optical/infrared sensor beneath the nose, a four-station weapons set-up beneath the wings and an electronic mission-management system in the cockpit.

 

It also features night-vision compatible interior and exterior lighting, meaning those without night-vision goggles can’t see the illumination.

 

The price tag: $9 million. “Not everybody has $80 million to buy an Apache,” Gunn explained.

 

The company, which is owned by a member of the United Arab Emirates’ royal family, has a contract to supply the UAE armed forces with 30 aircraft. It has already delivered two production models and plans to deliver about one a month through 2016. (The model on display was a prototype that was flown from the company’s hangar in Florida.) It has received interest at the show from potential customers in Europe, South America and the Middle East, Gunn said.

 

Sanford, the soldier, said she liked the fact that there was so much room in the front of the cockpit. She once had to squeeze under the chin bubble compartment in a Kiowa to replace a radar component that failed. Another time, one of the maintainers had to crawl up on the top of the aircraft to replace a sensor payload.

 

“Everything is so clear and easy to access,” she said.

NorthStar Turns Commercial Helo into Gunship

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 13:35
photo Livefist

photo Livefist

 

06 mai 2014 techniques-ingenieur.fr (AFP)

 

Narendra Modi, candidat du parti nationaliste hindou au poste de Premier ministre en Inde, promet d'améliorer l'approvisionnement en matériel militaire de l'Inde et de favoriser la fabrication d'armes sur le sol national, dans un entretien publié mardi.

 

L'Inde, premier importateur mondial d'équipement militaire conventionnel, a retardé ou annulé depuis une vingtaine d'années plusieurs grands contrats militaires pour des soupçons de corruption ou en raison d'une bureaucratie trop lourde.

 

Dassault est en négociations exclusives avec New Delhi depuis janvier 2012 pour vendre 126 avions de combat Rafale. L'Inde a par ailleurs annulé en janvier l'achat de 12 hélicoptères à l'italien AgustaWestland en raison de soupçons de versement de pots-de-vin.

 

"Les 10 dernières années ont vu un affaiblissement de nos capacités militaires en raison de procédures d'approvisionnement freinées par d'importants retards qui ont conduit à un manque d'armes et d'équipement", déclare le leader du Bharatiya Janata Party (BJP) au Times of India.

 

Suite de l’article

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:55
Prises de commandes en hausse de 10% pour Thales grâce aux pays émergents au premier trimestre 2014

 

 

30 avril 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Les nouvelles prises de commandes s'établissent à 2,03 milliards d'euros, en hausse de 10% (+13% à périmètre et taux de change constants). Elles devraient continuer à augmenter, avec une croissance attendue à deux chiffres sur l'ensemble de cette année.

 

Thales vient de publier les chiffres concernant ses prises de commandes et son chiffre d'affaires du premier trimestre 2014. Ils font état d'une progression des prises de commandes qui a été tirée par les marchés émergents.

 

Prises de commandes en hausse de 10% pour Thales grâce aux pays émergents au premier trimestre 2014

Les nouvelles prises de commandes s'établissent à 2,03 milliards d'euros, en hausse de 10% (+13% à périmètre et taux de change constants), tandis que le chiffre d’affaires est resté stable, à 2,40 milliards d'euros.

 

Au 31 mars 2014, le carnet de commandes consolidé se monte à 24 175 M€, soit près de deux années de chiffre d'affaires. Deux grandes commandes d'un montant unitaire supérieur à 100 M€ ont été enregistrées : un contrat d'équipements de satellite d'observation pour un client européen, et un nouveau contrat de sécurité urbaine pour la ville de Mexico.

 

Les prises de commandes dans les marchés émergents affichent de nouveau une forte augmentation (+39% par rapport au premier trimestre 2013) et se montent à 608 M€, soit 30% des prises de commandes totales, contre 24% sur la même période de 2013.

 

Les prises de commandes dans les marchés émergents devraient continuer à augmenter, avec une croissance attendue à deux chiffres sur l'ensemble de cette année, permettant de compenser la baisse des commandes attendue dans les pays matures, notamment en défense. Le chiffre d’affaires devrait demeurer stable en 2014.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:55
Airbus Group revoit à la baisse ses suppressions d'emploi chez Astrium France

 

06 mai 2014 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

Le plan de suppressions d'emploi prévu par Airbus pour sa division espace devrait concerner 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu.

 

La direction d'Airbus group a révisé à la baisse son plan de suppressions d'emploi dans sa branche espace, qui ne devrait plus toucher que 605 postes chez Airbus Defence & Space France (ex-Astrium France) contre 779 initialement prévu, a appris l'AFP de sources syndicales lundi 5 mai à l'issue du comité central d'entreprise d'Astrium.

 

125 postes seront épargnés en raison de commandes de satellites meilleures que prévu en septembre 2013 lors de la préparation du plan de restructuration annoncé en décembre.

 

Une cinquantaine d'autres suppressions de postes ne seront par ailleurs pas nécessaires, l'effectif réel de la société à fin 2013 étant finalement inférieur de 49 unités à ce qui était comptabilisé par la direction jusqu'ici (environ 6340 CDI).

 

Les cinq syndicats d'Astrium (CFE-CGC, CFDT, FO, CGT, CFTC) réclamaient avec insistance que la direction "tienne compte des succès commerciaux" d'Astrium et leur patron, François Auque, s'y était engagé il y a un mois devant 1 500 salariés réunis à Toulouse.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:40
Les satellites russes vont surveiller la Terre en permanence

 

MOSCOU, 5 mai - RIA Novosti

 

Le premier fabricant russe privé de satellites Dauria Aerospace, compagnie fondée par l’ancien copropriétaire de Tekhnosila Mikhaïl Kokoritch, a annoncé un nouveau projet baptisé Deimos Perseus en collaboration avec la société espagnole Elecnor Deimos, écrit lundi le quotidien Izvestia.

 

"Nous comptons créer le premier groupe de satellites au monde assurant une surveillance quotidienne de toute la planète. La résolution des images sera de 22 mètres par pixel. Une telle qualité permet d’identifier rapidement des incendies, des inondations, de déterminer le rendement des produits agricoles, la composition des forêts, ou encore d’obtenir d’autres informations", a déclaré Mikhaïl Kokoritch.

 

Elecnor Deimos est actuellement l’opérateur d’un satellite de sondage à distance de la Terre, Deimos 1. Cet appareil a été fabriqué par la compagnie britannique Surrey Satellite Technologies en 2009 et lancé en orbite par la fusée ukrainienne Dnepr. L’appareil enregistre des images à large bande de la surface terrestre avec une périodicité élevée.

 

D’après Mikhaïl Kokoritch, Dauria Aerospace prévoit de fabriquer et de mettre huit satellites Perseus O sur l’orbite héliosynchrone, à une altitude d’environ 650 km. Ils utiliseront le segment terrestre conçu pour le Deimos 1, le réseau de distribution et les équipements d’enregistrement et de traitement d’images.

 

"Les investissements s’élèveront au total à près de 20 millions de dollars. Ceux dans le segment spatial seront pris en charge par Dauria et la partie terrestre sera développée en collaboration. Selon nos estimations, le projet sera rentabilisé en quelques années", a expliqué Mikhaïl Kokoritch.

 

En octobre dernier, Dauria Aerospace avait reçu 20 millions de dollars du fonds I2BF Global Ventures, qu’elle comptait utiliser pour réaliser ses projets.

 

"En 2016 déjà notre équipe filmera quotidiennement l’ensemble de la planète. A ce que je sache, aucun projet de ce genre n’existe déjà", a déclaré Mikhaïl Kokoritch.

 

Andreï Ionine, membre de l’Académie d'astronautique Tsiolkovski, pense que le projet Deimos Perseus est intéressant du point de vue de la recherche de nouvelles formes d’exploitation de la télédétection spatiale, mais également "relativement risqué".

 

"Le secteur des satellites atmosphériques – les drones spatiaux – se développe activement.

La télédétection spatiale subit déjà une pression marchande et il faudra en tenir compte lors du développement des business-programmes. Google et Facebook s’intéressent déjà aux satellites atmosphériques, ce qui met en évidence les perspectives de cette technologie", a déclaré Andreï Ionine.

 

Le terme "satellite atmosphérique" est apparu l’an dernier, quand la compagnie Titan Aerospace avait présenté à l’exposition Unmanned Systems 2013 de Washington deux drones spatiaux Solara 50 et Solara 60, qu’elle avait qualifié d’atmosphériques. Chacun d’eux est capable de monter à 20 km d’altitude et d’y rester jusqu’à 5 ans. Les Solara sont dotés d’un moteur à hélice de grande diamètre alimenté par des batteries solaires disposées sur toute la surface du satellite. La charge utile du Solara 50 est de 31 kg, et celle du Solara 60 est de 10 kg.

 

Selon les pronostics de Transparency Market Research (TMR), d’ici 2019 le marché mondial des images satellites commerciales de la planète atteindra 5 milliards de dollars. En 2012, il représentait déjà 2 milliards de dollars. Selon TMR, Les principaux moteurs de croissance seront les systèmes de suivi des gazoducs et des oléoducs, le développement des produits d’assurance et des services commerciaux basés sur les données satellites.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 11:55
 Ce drone, il est canon

 

06/05/2014 DGA

 

Ultra léger, mobile, rapide à mettre en œuvre et doté d’une caméra à deux champs de vision… ce petit engin volant qui est littéralement projeté par un tube à la façon d’un canon ne manque pas d’atouts. Le drone GLMAV (Gun Launched Micro Air Vehicle) a été mis au point par l’Institut de recherches de Saint-Louis (ISL)* pour des missions d’observation. Entretien avec Patrick Gnemmi, manager et à l’initiative du projet.

 

Quel est le principe du GLMAV ?

Il s’agit d’un drone miniature d’environ 1kg qui est propulsé par un tube dédié. Au moment du lancement, ce drone est encapsulé dans une enveloppe de protection de 8cm de diamètre. Une fois que le projectile arrive à son apogée balistique, 2 rotors contrarotatifs sont déployés et il se transforme en drone sans perte d’éléments constitutifs. L’appareil est ensuite freiné et atteint un vol stationnaire. Il est piloté depuis sa station au sol. Lorsqu’il est déployé, notre drone mesure 35 cm de diamètre et 46 cm de hauteur.

 

Peut-on parler de drone canon, alors ?

Oui le principe est là, mais le mot canon fait penser à la grosse Bertha… Alors que notre système lui est très mobile ! C’est dans cet esprit que nous l’avons conçu. Le lanceur pèse environ 10 kg. Rien à voir avec un canon classique, même si l’opération de mise à feu se fait directement sur le tube. Cette rapidité se retrouve également dans l’étape du lancement. Notre drone peut être opérationnel en moins de 15 secondes alors qu’il faut 1 à 2 minutes à ses concurrents pour arriver en position d’observation. Un gain de temps considérable !

 

Rapide à mettre en œuvre… mais pour quoi faire ?

Le GLMAV est équipé d’une caméra qui envoie en temps réel ses images. Elle a la particularité de pouvoir filmer dans deux directions différentes grâce à son prisme séparateur. Nous avons donc deux champs de vision : un à la verticale pour filmer le sol et un autre à l’horizontale pour regarder devant lui. Il s’agit donc, vous l’aurez compris, d’un drone d’observation. Pour qui ? A priori, plutôt pour les forces de police. Ce matériel est particulièrement adapté aux zones urbaines et peut se déplacer facilement dans la rue, voire même entrer dans des bâtiments… enfin on y travaille. Avec cette innovation, nous visons également les militaires en opération. Le système ayant une portée de 500 mètres, on peut facilement le projeter à l’avant des troupes pour de la reconnaissance, et ce très discrètement puisqu’il est tout petit !

 

Avez-vous rencontré les futurs utilisateurs pour vous assurer que votre drone est conforme à leurs besoins ?

Oui, bien entendu. Le GIGN, la DGA et le missilier MBDA France ont même participé à notre comité de pilotage. Nous nous sommes donc rencontrés au moins une fois par an pour présenter l’avancée de nos recherches, recueillir leurs avis et discuter des orientations à donner au projet. Des rencontres vraiment indispensables ! C’est d’ailleurs le GIGN qui nous a suggéré d’ajouter à notre caméra embarquée une seconde vision à l’horizontale. Au départ, elle ne faisait pas partie du projet. C’est important d’être « connecté » au terrain pour répondre vraiment aux besoins de ceux qui vont utiliser le drone.

 

Et il vole déjà ce drone miniature ?

 

 Ce drone, il est canon

Bien sûr ! Les premiers essais que nous avons réalisés sur notre terrain au Nord de Mulhouse sont vraiment très concluants. Il ne reste plus qu’à procéder aux tests de validation de la phase de transition. C’est-à-dire le passage du mode projectile au mode drone. L’institut de recherche St Louis (ISL)* devra toutefois terminer ce projet sur ses fonds propres puisque notre contrat avec l’ANR (Agence nationale de recherche) qui finançait en partie notre projet, s’est terminé fin 2013. Mais nous avons toute confiance en l’avenir, nous ne pouvons pas abandonner si près du but ! Nous prévoyons de finaliser notre drone en 2015 ou 2016.

 

Les drones sont au cœur de l’actualité. Pensez-vous qu’il faille encadrer davantage leur utilisation ?

Je suis un peu sceptique quant à une utilisation massive des drones. Même si Amazon a "fait le buzz" avec sa publicité dans laquelle le drone livre à domicile les colis, un engin pareil reste très difficile à manœuvrer, surtout en ville avec des obstacles. Et s’il y a du vent, on n’en parle même pas ! Il faut rappeler que ces appareils présentent certains dangers, d’autant plus s’il n’y a pas de procédure d’atterrissage d’urgence. Aujourd’hui, la réglementation impose de ne pas voler au-dessus de 150m d’altitude. Assouplir ces règles ne serait pas sérieux, ou alors je ne mets plus un pied dans un avion ! Il y a de toute manière des réflexions qui sont menées à ce sujet au niveau européen. Il faut, à mon avis, réserver l’usage des drones volants aux forces de police, aux sapeurs-pompiers, aux militaires... Car certes, les images réalisées sur le tour de France sont d’une incroyable beauté, mais sont-elles vraiment nécessaires ? Que dira-t-on en cas d’accident ?...

* L’Institut de Recherche Saint-Louis dépend des ministères de la Défense français et allemand.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 11:20
X-37B - photo US Air Force

X-37B - photo US Air Force

 

18.04.2014 Johan CORNIOU-VERNET - Portail de l'IE
 

En matière de technologies de demain, les drones tiennent la part belle aux côtés de la robotique et de l’impression 3D. Mais si les drones dits terrestres, utilisés notamment dans l’armée pour la reconnaissance ou les bombardements, alimentent régulièrement les débats, on oublie trop souvent leurs cousins spatiaux.

 

Les informations qui filtrent sur ces « drones aérospatiaux », comme les nomment le Colonel Lefebvre dans son ouvrage Stratégie spatiale, restent limitées, alimentant fantasmes et interrogations.

Point de terminologie. Concrètement un drone spatial ressemble davantage à une navette spatiale miniature qu’aux drones conventionnels. Le point commun principal entre tous les drones réside dans leur automatisation et l’absence de pilote. Mélange de sciences fictions et de technologies innovantes, les drones spatiaux offrent de nombreuses perspectives où les enjeux militaires, scientifiques, économiques mais aussi juridiques sont énormes.

 

Les premières applications qui viennent à l’esprit sont militaires

Le rêve de pouvoir mener des actions ciblées de reconnaissance, d’espionnage de satellites, de bombardement ou de débarquement de troupes depuis l’espace est ancien. Si les Israéliens sont experts en matière de drones, ce sont les Etats-Unis, et ses puissantes sociétés Boeing et Lockheed Martin, qui les premiers, ont marqué une vraie avancée dans cette conquête spatiale.

Issu d’un long programme de recherche hérité de la Guerre froide, le X-37 américain, sous le commandent de l’US Air Force, présenté comme un avion spatial militaire, a ainsi réalisé entre 2010 et 2012, trois missions orbitales pour réaliser des « expériences » classées secret défense. L’armée américaine envisagerait désormais une nouvelle version de son X-37, plus gros, capable de transporter des petits commandos armés.  

Plus impressionnant encore, le projet SR-72, un avion spatial furtif supersonique totalement automatisé. Sa mission : pénétrer à grande vitesse des espaces aériens disputés sur des théâtres opérationnels pour procéder à des bombardements ciblés avec des missiles de nouvelle génération. Ce chasseur furtif orbital commandé par l’USAF pourrait être livré à l’horizon 2030.

Face à cette démonstration de force, la Russie et la Chine tentent de rattraper leur retard et développer à leur tour des technologies militaires orbitales. La Chine aurait ainsi procédé au lancement, ni daté ni confirmé, de son Dragon divin

 

Un statut juridique incertain

Méconnu, car longtemps considéré comme extravagant, le Traité sur l’Espace extra-atmosphérique et les Corps célestes de l’ONU, signé en 1967, pourrait reprendre tout son sens. Ce Traité définit les règles relatives aux activités d’exploration, d’utilisation mais aussi de militarisation de l’espace et des corps célestes comme la Lune. Aucune arme de destruction massive, notamment nucléaire, ne peut être déployée dans ces zones qualifiées de res nullius, c’est à dire biens de l’Humanité. A l’inverse, des armes conventionnelles peuvent être placées en orbite. Il est alors envisageable qu’avec les évolutions technologiques, des drones orbitaux soient équipés d’armes miniaturisées notamment lasers, soniques ou magnétiques. Ces cas ne sont pas pris en compte par le Traité.

Néanmoins, l’élection puis la réélection de Barack Obama marquent un tournant dans la politique d’ « arsenalisation » de l’espace prévue par son prédécesseur G.W Bush. En affirmant sa volonté d’Arms control, notamment nucléaire, dont il a fait une des priorités de ses mandats, le Président Obama pourrait être une force d’impulsion favorable à la mise à niveau des réglementations.

 

Des drones réutilisables, une aubaine économique

Ces bijoux de technologie ont un atour majeur : ils sont réutilisables. Alors que le développement et le lancement d’un satellite coûtent au minimum 200 millions d’euros, une étude réalisée par le Centre d’enseignement supérieur aérien français estime le coût de la conception et du lancement d’un drone spatial entre 20 et 30 millions. De telles économies attisent espoir et convoitise de la part des grands industriels aéronautiques. D’autant plus, qu’à l’inverse des satellites, ces drones pourront être ramenés sur Terre puis renvoyés en orbite.  

L’Union européenne n’est pas en reste dans cette compétition. Malgré un retard relatif, l’Agence spatiale européenne (ESA) a mis en place une initiative innovante participative qui permet, via une application IPhone, aux utilisateurs propriétaires du drone AR. Parrot de simuler une mise à quai de leur drone à la Station spatiale internationale. Les données recueillies serviront pour créer une intelligence artificielle capable de mettre à quai un vaisseau spatial.

La France elle aussi tente de se positionner sur ce marché ultra compétitif, via des pôles de compétitivité et des centres d’innovation à l’instar de Pulseo. Son cluster AETOS, mis en place dans la région Aquitaine-Midi Pyrénées, ambitionne de devenir leader européen à l’horizon 2020 sur le marché des drones. Thales Alenia Space a également présenté son projet de dirigeable autonome, Stratobus. A mi-chemin entre le drone et le satellite, il pourra effectuer en autonomie totale pendant cinq ans une large couverture télécommunication.  

 

Un modèle de développement durable

Dernière innovation et non des moindres, ces drones nouvelle génération sont plus respectueux de l’environnement et des ressources naturelles. Les drones spatiaux sont équipés de cellules solaires et photovoltaïques permettant une large autonomie de fonctionnement géostationnaire. Ces cellules sont plus économiques et durables que les hydrocarbures, et plus simples à miniaturiser qu’un moteur nucléaire. Issues des recherches de ces dix dernières années, qui se sont soldées notamment par le crash du projet Helios en 2003, ces nouvelles sources d’alimentation en énergie sont à la pointe de la technologie et de la fiabilité.  

Afin de mieux protéger l’environnement et trouver une solution durable au problème de la pollution orbitale, ces nouveaux drones spatiaux pourraient également servir de « nettoyeurs de l’espace ». Alors que le tourisme spatial et l’hôtellerie orbitale font partie des grands rêves de l’Homme pour le futur, des projets comme le Space Debris Collector ou le CleanSpace One prendraient une dimension à la fois économique et écologique majeure.

 

Pour aller plus loin :

-       Quelles perspectives de marché pour les déchets spatiaux ?

-       Drones civils ou la naissance d’une opportunité française

-       Impression 3D et marché de l’armement : un mariage à risques ?

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:00
Dirigeables, ballons, drones... : les satellites sont-ils une espèce en voie de disparition ?

Thales Alenia Space se dit prêt à relever le défi du dirigeable stratosphérique stationnaire

 

05/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'arrivée de nouveaux systèmes non spatiaux capables de missions d'observation, de surveillance et de relais télécoms sont-ils une menace pour les satellites. Des systèmes qui sont également beaucoup moins chers qu'un satellite.


 

L'industrie satellitaire va-t-elle être confrontée d'ici peu à un big-bang ? Ou à une évolution de rupture avec l'arrivée de nouveaux systèmes non spatiaux remplaçants une partie des missions des satellites d'aujourd'hui, notamment dans l'observation et la surveillance, et surtout beaucoup moins cher ? Pas impossible. "On sent bien que l'espace pourrait être une solution, mais pas la seule", constate le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël.

Une nouvelle génération de systèmes non spatiaux arrive à maturité comme les ballons de Google (Loon) et le pseudolite à haute altitude (High Altitude Pseudo-Satellite - HAPS) d'Airbus Defence & Space (Zephyr) ou en voie de développement comme celui de Thales Alenia Space (TAS) avec son fameux dirigeable StratoBus, des Américains (Lockheed Martin, Northrop Grumman…) et des Japonais (JAXA). "Peut-être que l'avenir c'est plus le satellite low cost que le lanceur low cost", s'interroge Stéphane Israël, qui estime qu'"il faut que le coût d'accès à l'espace soit le plus limité possible". Une tendance qui peut favoriser le come-back des dirigeables.

 

Le Zephyr, un vent d'avance

Airbus Defence & Space (ADS), qui travaille sur les pseudolites à haute altitude depuis 2008, a pris une longueur d'avance commerciale avec le programme Zephyr. Le groupe européen s'apprête à commercialiser cette année un HAPS, qui détient le record du monde d'endurance (350 heures de vol d'affilée) et vole à 20 km d'altitude au-dessus du trafic aérien. "Le Zephyr 7 a manifestement des années d'avance sur tous les autres systèmes HAPS existants, et nous avons passé l'année dernière à en analyser et concevoir les aspects perfectibles", explique le directeur technique du Zephyr au sein d'ADS, Chris Kelleher. Une longueur d'avance certes, mais avec un produit qui sera beaucoup moins performant que les futurs dirigeables stratosphériques imaginées par les Américains et par TAS. A condition bien sûr de valider les projets en cours. Ces engins devraient arriver sur le marché commercial dans sept ans environ, estime le patron du programme StratoBus Jean-Philippe Chessel chez Thales Alenia Space.

Avec une envergure de 23 mètres et pesant 50 kilos, le Zephyr ne peut emporter qu'une charge utile de cinq kilos : transmetteur, caméras optiques et infrarouges. Avant de choisir ce type de HAPS, le directeur du programme Zephyr Jens Federhen avait abandonné la piste des dirigeables stratosphériques, estimant qu'ils consommeraient trop d'énergie pour se maintenir sur place face au vent.

 

Thales tente le pari du stratosphérique

Fort de ses études de préfaisabilité, Thales Alenia Space se dit quant à lui prêt à relever le défi du dirigeable stratosphérique stationnaire, qui répond pour le moment au cahier des charges du groupe pour développer un démonstrateur. Le groupe spatial prévoit de développer un démonstrateur dans cinq ans, puis deux ans plus tard de commercialiser un dirigeable avec des technologies qui arrivent aujourd'hui à maturité.

"C'est le time-to-market à tenir", juge Jean-Philippe Chessel, qui prévoit déjà une nouvelle génération de dirigeables plus performants à un horizon de 15 ans. Un "marché qui existe" et qu'il estime à 1 milliard de dollars, partagé entre un tiers pour le marché institutionnel et deux tiers pour le marché commercial. La Direction générale de l'armement (DGA), qui se montre intéressée par ce projet dont elle a suivi l'étude de faisabilité, selon TAS, pourrait apporter son écot. "Le premier fabricant aura un avantage vis-à-vis de ce marché", estime en tout cas Jean-Philippe Chessel.

 

Cinq ans de durée de vie

Pour être attractif, TAS vise certaines performances incontournables. Les premiers StratoBus emporteront une charge utile de 200 kg (soit une charge utile d'un satellite de la gamme Globalstar) et seront à l'abri des Jet Stream. Soit à une altitude comprise entre 18 et 25 km. Ce qui lui permettra de balayer par tous les temps avec un petit radar une zone de 500 km à une altitude 20 km (contre une vision continentale pour les satellites) et de lutter contre des vents moins forts. Le StratoBus devra également être repositionnable pour pouvoir revendiquer une autonomie à poste de douze mois sur douze et 24h sur 24. Mais, selon la force des vents, la première génération des StratoBus ne pourrait assurer des missions que de huit mois sous les latitudes françaises, mais en revanche pourrait atteindre des durées de mission de 12 mois autour de l'équateur.

Le StratoBus devrait avoir une durée de vie de cinq ans sans interruption de mission. Tous les ans, il devra être redescendu (trois heures, contre quatre heures de montée) pour "une à deux semaines de maintenance pour vérifier l'état de l'enveloppe et des équipements", explique Jean-Philippe Chessel. Et selon les études de marché de TAS, le Stratobus sera trois à quatre fois moins cher en termes de coût de possession par rapport à un drone MALE (Moyenne altitude et longue endurance) ou HALE (haute altitude, longue endurance).

 

Des verrous technologiques à faire sauter

Pour arriver à développer ce type de dirigeable, Thales devra faire sauter des verrous technologiques. Notamment trouver une solution pour lutter contre les vents en haute altitude. La première génération de dirigeables de TAS sera capable, selon le patron de Stratobus, de lutter contre des vents d'au moins de 90 km/h grâce à une double motorisation électrique. Il devra abandonner la position au-delà. La deuxième génération devrait quant à elle pouvoir lutter contre des vents de 130 km/h, qui sont assez fréquents dans la stratosphère quand on s'éloigne de l'Equateur.

Mais les défis technologiques sont liés essentiellement à la gestion de son énergie pour des missions de longue durée dans un environnement (vent et thermique) sévère. Il faudra que TAS et ses concurrents développent d'une part une pile à combustible réversible qui permettra de stocker l'énergie solaire le jour pour produire de l'électricité la nuit. C'est l'une des missions du CEA-Liten, à Grenoble, de développer cette fameuse pile à combustible réversible ultra-légère pour StratoBus.

Et TAS devra mettre au point d'autre part une enveloppe transparente en fibres de carbone qui permettra de placer une surface réduite de cellules photovoltaïques vers l'intérieur du ballon au lieu d'en couvrir toute l'enveloppe comme dans les projets japonais et américains. C'est l'un des défis de Zodiac Marine, qui depuis 1966 fabrique à Ayguesvives (proche de Toulouse en Haute-Garonne) des ballons sondes pour le CNES. Que ce soit dans les petits ballons sphériques survolant les océans à basse altitude aux ballons BSO de type Z, capables d'atteindre la haute stratosphère, la société a acquis une solide réputation auprès de la communauté scientifique internationale. Mais TAS a déjà déposé un brevet pour un système d'amplification de l'énergie solaire. 

 

Les atouts des dirigeables stratosphériques

La permanence sur zone est un des enjeux majeurs de certaines missions de surveillance et d'observation. C'est donc l'un des atouts des dirigeables stratosphériques qui peut assurer cette permanence. Le StratoBus, tout comme les projets concurrents, pourront assurer sur une longue période des missions de surveillance de sites, de personnes, de piraterie, de frontières, des pays (comme par exemple au Mali), estime Jean-Philippe Chessel. Pour exemple il suffirait selon lui de trois ballons pour surveiller la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Sans compter également des missions saisonnières de surveillance des plages, des forêts...

Outre les missions de surveillance et d'observation, le Stratobus peut également remplir des fonctions de relais de télécoms et d'internet. Il permettra de renforcer le réseau GSM au cours d'événements de grande ampleur ou l'amélioration du système GPS sur les zones de trafic intense. Par exemple, le projet Loon de Google vise à développer l'accès à l'Internet dans les zones les plus reculées de la planète. Chaque ballon, de quinze mètres de diamètre, flotte à une vingtaine de kilomètres d'altitude et permet une connexion sur 40 kilomètres autour de lui, avec des débits équivalents à de la 3G, selon Google. Une première expérience a été tentée en Nouvelle-Zélande en juin 2013.

Mais d'une façon générale, le marché classique des satellites n'est pas mort pour autant. Bien au contraire, "le dirigeable stratosphérique, parce que sa portée est régionale, est un parfait complément du satellite", explique Jean-Philippe Chessel.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:50
New Director European Synergies and Innovation (ESI)
 

Brussels - 30 April, 2014 European Defence Agency

 

As of May 1st, Denis Roger will begin his role as Director, European Synergies and Innovation (ESI) of the European Defence Agency.

 

The ESI directorate acts as an interface between Ministries of Defence and wider EU policies. Denis Roger’s portfolio includes Innovative Research, Space, Horizon 2020, European Structural Funds and Market & Industry policies as well as Energy and Environment and Single European Sky-related issues.

Before joining EDA, Denis worked in the department of the French Prime Minister as the Deputy Head, International, Strategic and Technological Affairs, at the French General Secretariat for Defence and National Security. In this position, he was in charge of issues relating to export control, counter-proliferation and international crisis.

Throughout his career, Denis has held a range of international research and technology orientated positions. He has previously worked at the European Commission, for French Defence Technology and Procurement Agency, and as the French Defence Equipment Attaché in Australia.

 

More information

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:35
Le Japon, marché potentiel pour les industriels de défense européens?

 

05-05-2014 par RFI

 

Le Premier ministre japonais est en visite en Europe. Il va notamment se rendre à Paris pour y rencontrer François Hollande. ll rencontrera aussi des responsables de l’Otan et de l’Union européenne. Une visite placée sous le signe de l’économie et du commerce, mais aussi des questions de sécurité-défense.

 

Si la France tente de nouer des partenariats stratégiques en Asie et si le Japon redoute la montée en puissance de l'armée chinoise, en matière d'armement, le marché nippon est toujours considéré comme LA chasse gardée des Etats Unis. Tokyo dépense de plus en plus pour sa Défense, avec une hausse prévue de 2,8 % pour la période 2014-2015. 

 

→ A (RE)LIRE : L'armée japonaise renoue-t-elle avec l'esprit des samouraï ?

 

« Le gouvernement nationaliste japonais a une certaine tendance militariste, explique Vincent Boulanin chercheur à l'institut de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri). Il y a en tout cas une volonté de réarmer. Le Japon cherche essentiellement à développer ses capacités navales. Il y a plusieurs contrats en cours pour l'année prochaine, dont notamment des hélicoptères Osprey, des véhicules amphibies, des avions de surveillance et des drones. »

 

Le Japon reste enfin très fermement attaché au programme F-35, des avions d'attaque furtifs conçu par l'américain Lockeed Martin qui seront assemblés au Japon et qui embarqueront à bord des porte aéronefs de la classe Izumo, dont le premier exemplaire devrait être admis au service actif en 2015.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:30
Syrie: la Russie entend livrer 36 avions d'entraînement Iak-130 d'ici 2016 (journal)

 

 

MOSCOU, 5 mai - RIA Novosti

 

Moscou entend livrer à Damas un premier lot d'avions d'entraînement et de combat Iak-130 d'ici fin 2014 et livrer la totalité de 36 appareils prévue par un contrat d'ici 2016, annonce lundi le quotidien Kommersant se référant à une source proche à l'agence russe d'exportation d'armements "Rosoboronexport".

 

Selon l'interlocuteur du journal, neuf avions seront livrés à Damas d'ici fin de l'année, 12 appareils - en 2015 et 15 appareils - en 2016.

 

"De cette façon, nous respecterons nos engagements selon le contrat signé auparavant qui prévoyait la livraison de 36 avions Iak-130", a indiqué l'interlocuteur du journal.

 

En juin 2013, le journal a annoncé que la Syrie avait versé à la Russie un acompte de 100 millions de dollars pour les premiers six avions Iak-130 prévus par un contrat signé en décembre 2011. A cette époque, une source a annoncé à RIA Novosti que les avions étaient prêts et n'attendaient qu'une décision politique pour être livrés.

 

La Russie a plusieurs fois déclaré qu'elle ne livrait en Syrie, pays en proie à un conflit armé depuis mars 2011, que des armements défensifs, sans violer les normes du droit international.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:20
Maiden Flight for Boeing AH-6i Light Helicopter

 

 

May 5th, 2014 By Boeing - defencetalk.com

 

Boeing’s AH-6i light attack/reconnaissance helicopter has flown for the first time in its production configuration, moving the program another step closer to full-scale production while continuing to prove the helicopter’s close air support and attack capabilities.

 

Boeing pilots flew the aircraft for less than 20-minutes at low speeds in forward, rearward and sideward flight at low elevations during a recent test. Future tests will expand the flight envelope over the next several months.

 

“This first AH-6 flight in the production configuration takes us closer to delivering an advanced light attack and reconnaissance helicopter that meets the needs of defense forces around the world,” said Boeing AH-6 Program Director Scott Rudy.

 

The AH-6i is a single-turbine helicopter that is based on the combat-proven OH-6A Cayuse. It is an advanced variant of the AH-6M helicopter operated by the U.S. Army Special Operations Forces. It incorporates advanced technologies from the Boeing AH-64E Apache multirole attack helicopter that give it superior performance over other aircraft in its class.

 

The helicopter is intended to provide close-air support for land-based forces and serve as an attack platform for destroying tanks, armored vehicles and fortifications.

 

A unit of The Boeing Company, Boeing Defense, Space & Security is one of the world’s largest defense, space and security businesses specializing in innovative and capabilities-driven customer solutions, and the world’s largest and most versatile manufacturer of military aircraft. Headquartered in St. Louis, Boeing Defense, Space & Security is a $33 billion business with 57,000 employees worldwide.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:50
Communications contract secures 140 jobs in Wales

A soldier equipped with a personal role radio during operations in Afghanistan – Photo Corporal Paul Morrison, UK MoD

 

1 May 2014 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

More than a hundred jobs in south Wales are being sustained by a £364 million investment in military communications.

 

The Ministry of Defence has awarded two 5-year contracts to General Dynamics UK to support the Bowman radio system used by UK armed forces personnel.

General Dynamics UK will provide design, engineering and logistic support for the radio system that is used by service personnel across the British Army, Royal Navy and Royal Air Force.

The work will sustain the jobs of 140 highly skilled engineers at General Dynamics UK’s site in Blackwood near Newport in south Wales, with further roles being secured in the company’s wider supply chain.

Minister for Defence Equipment, Support and Technology Philip Dunne said:

For more than a decade, Bowman radios have played a vital role on operations, helping our personnel communicate sensitive information.

I am delighted that these significant contracts will protect 140 skilled engineering jobs in south Wales, allow us to deliver better value for money for the taxpayer, and, most importantly, ensure personnel on operations have the secure equipment they need.

This is more good news for south Wales ahead of the Nato summit later this year.

 
Communications contract secures 140 jobs in Wales
Soldiers on operations in Afghanistan using the PRC-255 medium-power VHF radio (library image) [Picture: Sergeant Barry Pope, Crown copyright]

Bowman radios allow personnel on land, at sea and in the air to communicate on operations around the world. The radios use an encrypted frequency to share intelligence and increase situational awareness and have seen extensive service in Afghanistan by troops on patrol, on Royal Navy ships during relief efforts in the Philippines, and by the Royal Air Force when providing air support to land operations.

Chief Operating Officer of General Dynamics UK Steve Rowbotham said:

With our proven supply chain and support infrastructure, General Dynamics UK is uniquely placed to successfully deliver these contracts in parallel and ensure that the British armed forces have the security of supply and support as they continue to meet operational requirements around the world.

We are delighted to be able to continue with the successful partnership that has delivered world-class secure tactical communications to the British armed forces, building on this unique UK sovereign capability.

The new contract will see improved management of the radios and repair services. It will also allow competition within the supply chain to be opened up which is expected to deliver better value for money for the taxpayer.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 08:55
De la feuille blanche à la première livraison, rencontre avec le père du Rafale

 

source ANAJ-IHEDN

 

Jean-Claude HIRONDE, Ancien Directeur Technique Défense de Dassault Aviation
Responsable du programme « Rafale »


Mercredi 14 mai 2014 19h30 à 21h00

Amphithéâtre Des Vallières, École militaire



Informations  : aeronautique-et-espace@anaj-ihedn.org


Le programme Rafale, fer de lance de notre Défense Nationale, sera présenté dans son cycle complet, depuis les études amont jusqu’à la livraison à la Marine et à l’Armée de l’Air Française. Les spécifications du programme Rafale sont très ambitieuses : à lui seul, le nouvel avion doit remplacer six avions différents, actuellement en service dans l’Armée Française. Il a été nécessaire d’imaginer une nouvelle configuration capable de satisfaire toutes les spécificités Navales et les spécificités Air. Les missions d’interception et de combat rapproché, qui nécessitent une grande agilité et des vols à Mach élevé, ont conduit à l’optimisation d’entrées d’air révolutionnaires. Maintenant largement déployé sur des théâtres opérationnels, le Rafale montre son efficacité et sa fiabilité au combat démontrant ainsi la maturité technologique gage de sa capacité à être exporté par la France.

Entré en 1969 aux A.M.D.-B.A (Avions Marcel Dassault-Breguet Aviation), Jean-Claude HIRONDE va effectuer l’ensemble de sa carrière des Dassault Aviation. Il commence à travailler sur différents programmes pour devenir le responsable Technique des MIRAGE F 1 Exportation, puis du MIRAGE F1 CR. Nommé Responsable des études de définition des avions destinés à l’Armée de l’Air et de la Marine pour la prochaine décennie, il prend en charge l’avion expérimental ACX/RAFALE A de la conception jusqu’aux essais en vol. Il devient Directeur Technique Adjoint aux A.M.D.-B.A. en 1987, Responsable Technique de l’ensemble du programme RAFALE. En Janvier 2000, il est nommé Directeur Général Technique Adjoint, Directeur Technique Défense de Dassault Aviation. En Février 2003, il devient Directeur technique du nouveau programme Falcon 7X jusqu’en septembre 2007,  pour départ à la retraite après la livraison des premiers Falcon 7X.

 

 

 photo Dassault

photo Dassault

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 16:55
Le business sans fin du déminage

 

01 mai 2014 par Ludovic Dupin - L'Usine Nouvelle n° 3375

 

Le centenaire de la Grande Guerre n’est pas qu’une affaire de commémorations. Les conflits ont laissé des souvenirs explosifs dans le sous-sol français.

 

A chaque guerre, ses tristes souvenirs. Obus, grenades, bombes et autres engins de destruction restent encore très présents sur le territoire français, enfouis ici ou là. La guerre de 1870 a ainsi frappé le sud de Paris, quand les Prussiens ont assiégé les forts de Vanves et d’Issy-les-Moulineaux. La Grande Guerre a laissé des millions de munitions enterrées dans le nord-est : près de 30% du milliard d’obus tirés pendant le conflit n’ont pas explosé. Entre 1939 et 1945, les bombardements allemands, puis alliés, ont visé des villes et des points stratégiques (aéroport, ports, usines…). On retrouve même des boulets explosifs datant du Premier Empire !

En France, la loi n’impose pas de dépollution pyrotechnique, sauf pour les anciennes bases militaires et usines d’armement lorsqu’elles sont cédées. Seule la Normandie a connu une dépollution systématique après la Seconde Guerre mondiale. Ailleurs, les découvertes se font au hasard des travaux des champs et des projets d’aménagement et de construction. Le chantier de l’autoroute A29, entre Amiens et Saint-Quentin, a ainsi mis au jour 60 tonnes de munitions sur 75 kilomètres. Bon an mal an, ce sont plus de 500 tonnes de munitions qui sont exhumées dans l’Hexagone. La majorité est prise en charge par les 300 démineurs de la Sécurité civile. Pour le reste, deux sociétés se partagent quasiment tout le marché : Pyrotechnis (55 salariés, 6,5 millions d’euros de chiffres d’affaires), filiale de Veolia Environnement, et Sita Remédiation (24 salariés, 5 millions de chiffre d’affaires), filiale de Suez Environnement. Le travail de ces hommes, d’anciens démineurs militaires, débute par des études historiques pour savoir quels lieux ont été bombardés et par qui. "Certaines munitions allemandes utilisaient des condensateurs. Il ne faudrait pas que des outils sur le chantier les rechargent", indique Jean-Frédéric Dartigue-Peyrou, le directeur général de Pyrotechnis.

 

 

15 tonnes d’armes chimiques déterrées par an

"Le problème de la France est que la dépollution pyrotechnique est très diverse. Il est difficile de développer des modèles géophysiques uniques", analyse Stéphane Briat, le directeur adjoint de la division pyrotechnique de Sita Remédiation. Le repérage des objets métalliques dans le sous-sol se fait à l’aide de magnétomètres. Pyrotechnis a développé un outil d’imagerie 3 D pour optimiser les relevés. Mis en œuvre sur l’aéroport de Villacoublay (Yvelines) qui devait accueillir l’A400M, cet outil a permis de réduire considérablement le nombre d’échos identifiés comme d’éventuelles bombes. La filiale de Veolia travaille sur le développement de drones équipés de magnétomètres en vue d’éviter l’étape de débroussaillage, coûteuse, voire dangereuse en cas d’obus affleurant.

Autre difficulté : l’élimination. Les sociétés sont autorisées à détruire les armes conventionnelles in situ. Que faire quand la bombe pèse 1 000 livres et que son rayon d’action atteint 1 200 mètres ? Si la pièce est trouvée près d’une ville ou au cœur d’un site industriel, il est difficile d’évacuer les personnes et d’interrompre toute activité trop longtemps. Les sociétés spécialisées ont mis au point de lourdes pièces d’acier et de sable. Pour les petits obus de la guerre de 14-18, Sita dispose d’une protection de 19 tonnes, Pyrotechnis de 24 tonnes. Pour les plus grosses bombes de 39-45, la protection monte à 500 tonnes chez Sita et 700 tonnes chez Pyrotechnis. Ces dernières demandent plusieurs jours pour être déployées. "La découverte d’une grosse bombe américaine, en 2007, à Brest avait nécessité l’évacuation de 17 000 personnes. En 2013, une même munition à Chartres n’a fait évacuer que 300 personnes grâce à la protection", se souvient Stéphane Briat.

Les sociétés privées n’ont pas le droit de toucher aux armes chimiques, datant principalement de la Grande Guerre. "2 à 3% des munitions déterrées sont chimiques, soit environ 15 tonnes par an", rapporte Éric Lombard, le chef adjoint au bureau de déminage de la Sécurité civile. La France stocke 17 000 obus chimiques (250 tonnes au total). Pour en venir à bout, l’État fait construire par Airbus Defence & Space (ex-Astrium) l’usine Secoia, dans le camp militaire de Mailly (Aube). "Ce sera une usine unique au monde, entièrement automatisée et sans aucune intervention humaine", souligne Albert Dapra, le chef de projet Secoia chez Airbus DS.

L’arme chimique sera placée dans un caisson étanche et blindé, rempli d’explosifs. L’explosion détruira l’arme et neutralisera le produit contenu. Les déchets résiduels, morceaux de métal et gaz, seront récupérés et traités par Séché Environnement. La plupart des robots sont fournis par l’entreprise lyonnaise Reel. Quant à la chambre de détonation, elle vient du Japon. L’usine, qui représente un investissement de 100 millions d’euros, sera mise en service mi-2016 pour trente ans. Armes chimiques, armes classiques : au rythme actuel, il faudra 700 ans pour dépolluer les sols et faire oublier la Grande Guerre. Un business sans fin !

 

Des français spécialistes des destructions complexes

 

Les armes chimiques syriennes

Société Veolia
La destruction de l’arsenal chimique syrien passe par une série d’appels d’offres auprès d’entreprises spécialisées. Début 2014, Veolia a remporté, auprès du ministère de la Défense britannique, un contrat pour prendre en charge 150 tonnes de précurseurs B. Ce produit sera détruit dans l’usine d’incinération d’Ellesmere Port dans le Cheshire.

 

L’arsenal nucléaire américain

Société Areva
Dans le cadre de la diminution de son arsenal nucléaire, les États-Unis ont lancé le programme "Mox for peace" (Mox pour la paix). Il s’agit d’utiliser les charges atomiques militaires pour produire du combustible destiné aux réacteurs civils. Areva participe au projet en construisant, en joint-venture avec l’américain Shaw, une usine de Mox à Savannah River en Caroline du Sud.

 

Gaz de la Première Guerre Mondiale

Société Airbus Defence & Space
La France possède 250 tonnes d’armes chimiques datant de la Première Guerre mondiale. Ce stock augmente de 10 à 15 tonnes par an au fur et à mesure des découvertes. Pour le détruire dans des conditions sûres, l’État a confié à Airbus DS la construction de l’usine Secoia. Située dans l’Aube, elle devrait être opérationnelle en 2016 et traiter 42 tonnes de munitions par an.

 

L’armement français high-tech

Société MBDA
Dans sa nouvelle usine de démantèlement à Bourges (Cher), MBDA va détruire 2 500 tonnes de munitions par an. Elle doit déjà traiter un millier de missiles et 22 000 roquettes de l’armée française arrivés en fin de vie. Cette usine répond à la volonté de l’État de se doter d’une capacité nationale de démantèlement et de protéger les secrets de fabrication de ces armes.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:55
photo Subsea Tech

photo Subsea Tech

 

28/04/2014 Economie et technologie

 

L’entreprise Subsea Tech a développé* un nouveau modèle de robot doté d’un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre. Baptisé « Lamparo », ce projet fait aujourd’hui la fierté de la PME marseillaise spécialisée dans la conception et la fabrication de robots sous-marins. Interview de son président, Yves Chardard.

 

Vous avez mis au point un système de Wifi sous-marin, de quoi s’agit-il ?

Ce projet consiste à développer un système de communication sous-marine par voie optique. L’idée, c’est de remplacer l’actuelle technologie sans fil acoustique par un système laser. Nous l’appelons Wi-fi sous-marin car il a plusieurs points communs avec le Wi-fi terrestre que tout le monde connaît. Il permet de transmettre une très grande quantité d’informations, et ce, à la vitesse de la lumière, le tout à quelques dizaines voire centaines de mètres de distance.

 

En quoi est-il révolutionnaire ?

À titre de comparaison, c’est à peu près la même révolution que lorsque l’on est passé du téléphone classique au sans-fil ! Aujourd’hui, il n’existe pas de moyen de communication sous-marin sans fil à si haut débit. Le projet Lamparo va nous donner la possibilité de passer de grandes quantités d’informations sans l’inconvénient d’un câble et avec des performances en débit bien plus élevées que par acoustique ! Il va permettre de franchir de nouvelles barrières en termes de portée optique sous-marine et de débit pour atteindre les performances équivalentes à celle du Wifi terrestre. La transmission en un temps record de données de type vidéo ou sonar pourra se faire depuis notre petit robot sous-marin vers la surface sur un navire ou vers les plateformes pétrolières dans le civil par exemple. Les communications sont également possibles entre plusieurs robots sous-marins.

 

Quel est le rôle de la DGA dans ce projet ?

La DGA est financeur à travers le dispositif Rapid pour les innovations duales, mais pas seulement. Elle a aussi un rôle précieux de suivi et de conseil, puisqu’elle intervient dans les revues techniques pour réorienter si besoin les avancées du projet.

 

À quelle étape en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premiers essais il y a deux ans, en eau claire, en Méditerranée avec des lasers rouges, les plus conventionnels. Depuis, nous sommes passés à d’autres longueurs d’ondes, notamment des lasers bleus qui permettent d’avoir une portée plus importante et enfin des lasers avec une fréquence adaptée pour communiquer dans les milieux « turbides », c’est-à-dire avec une visibilité plus restreinte. Pour cela, nous avons fait des essais en bassin et en milieu naturel en Bretagne car les eaux y sont moins claires qu’en Méditerranée. Aujourd’hui, nous sommes en phase finale du projet Lamparo. Ce Wi-fi sous-marin devrait d’ailleurs être commercialisable à l’horizon 2015. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque nous envisageons déjà d’améliorer ses performances !

* avec ses partenaires Oxxius et III-V Lab ainsi que ses sous-traitants LCFIO, Eiscom et Thales

 

Subsea Tech a développé un nouveau modèle de robot doté d'un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre

 

Lamparo en chiffres

 

- 70 cm de long, 26 cm de large et 22,4 cm de hauteur ;

- un poids de 9 kilos ;

- un débit d’informations entre 10 et 50 méga bits par seconde ;

- une vitesse de circulation de l’information de 300 000 km par seconde, soit la vitesse de la lumière (contre 1 500 m par seconde par voie acoustique sous-marine).

- Une portée déjà supérieure à 35 m mais en constante amélioration

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:55
Le bouclier Targalight CX est un bouclier blindé portable

Le bouclier Targalight CX est un bouclier blindé portable

 

30/04/2014 Economie et technologie

 

Un bouclier d’un tout nouveau genre vient de voir le jour. Destiné à protéger l’homme en intervention et baptisé Targalight CX+, il a la particularité d’être portable contrairement à son « ancêtre » à roulettes. A la fois plus léger et plus efficace, ce petit bijou de technologie mis au point par la société TenCate Advanced Armour va révolutionner l’univers pointu de la balistique.

 

La DGA a lancé le défi, Tencate Advanced Armour l’a relevé. Imaginer un bouclier portable à la main et disposant d’un niveau de protection maximal. C'est-à-dire résistant aux armes de guerre du niveau le plus élevé, le niveau 4. «Jusqu’à ce jour de tels boucliers pesaient dans les 25 kilos, explique Cyril Veillat, responsable de la division protection personnelle chez TenCate Advanced Armour. Les unités d intervention les utilisent posés sur des chariots à roulettes pour les déplacer. Ce type de bouclier n’est pas adapté pour les terrains accidentés ou dansles escaliers… Nous avons donc commencé par travailler sur le poids du bouclier en recourant à des matériaux de toute dernière génération. » En intégrant, entre autres, des céramiques très hautes performances Tencate Advanced Armour a fait perdre 8 kilos à son bouclier. « Avec ses 17,2 kg, il peut désormais être transporté à la main partout en opérations. »

 

D’autres innovations technologiques ont également été développées et intégrées. Par exemple, les bords du bouclier sont équipés d’une protection supérieure aux chocs. « Elle permet de préserver la céramique. Nous l’avons testée en faisant tomber le bouclier de 1m de haut. La céramique reste intacte et le soldat est donc toujours en sécurité », précise Cyril Veillat. Il y a eu également l’ajout d’une finition Rosist®. Grâce à elle, le bouclier résiste aux produits chimiques, à l’eau et aux flammessans altération de ses performances. « Nous avons travaillé aussi sur la poignée, que nous avons voulu ambidextre, avec plusieurs prises de positionnement, réglable et ajustable pour une maniabilité optimale. »

 

Unique au monde… et déjà en action !

 

« Si la DGA a initié le projet, elle l’a surtout chapeauté en amont. Notamment en faisant remonter les attentes des différentes unités qui n’interviennent pas forcément sur des théâtres d’opérations identiques. Connaitre les besoins réels des opérationnels tels que le CPA10, le Commando Hubert, le 1er RPIMA, le GIGN, …, nous a permis d’envisager le produit le plus abouti », ajoute Cyril Veillat. TenCate Advanced Armour a ainsi travaillé à partir d’un cahier des charges très précis dès la fin 2011. Par ailleurs, la DGA a eu un rôle de financeur. « Et grâce à cela, nous avons pu utiliser des technologies vraiment très avancées par rapport à ce qui existe actuellement sur le marché. Aujourd’hui, nous sommes les seuls au monde à avoir un produit de cette sorte ! », indique le responsable.

 

Les tests finaux du targalight CX+ se sont déroulés à la DGA en mai et juin 2013. Et les résultats sont plus que satisfaisants. Le bouclier résiste aux tirs de kalachnikov, aux balles perforantes en multi-impact. Depuis, des contrats sont déjà arrivés de plusieurs points du globe, en Asie notamment. « Toutefois, ce n’est pas un marché de masse. Ce type de boucliers est utilisé par les forces spéciales, par exemple, pour des applications extrêmement spécifiques lors de certaines opérations, militaires bien sûr mais aussi civiles ».

 

La prochaine étape ? « Son amélioration! Certes, nous sommes sur un produit premium en termes de qualité et de performance. Mais ce qui nous intéresse maintenant c’est d’avoir le plus de retours terrains possibles sur son utilisation afin d’adapter parfaitement ce bouclier à l’homme », conclut Cyril Veillat.

 

Innovation : le premier bouclier balistique enfin portable

Jusqu'à ce jour, l'équivalent du bouclier de Tencate (en haut) pèse 25 kg et est à roulette

 

La diversité de TenCate

 

TenCate Advanced Armour est la filiale française du groupe néerlandais Royal TenCate, composé de 4 500 salariés avec 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Pour la petite histoire, cette entreprise qui a plus de 300 ans fabrique des produits aussi divers et variés que des tissus techniques résistants aux flammes pour les pompiers , de l’herbe synthétique pour les stades de football, , des composites pour l’A380 et l’A350 ou encore des produits balistiques comme c’est le cas du bouclier. Basée à Primarette (Isère), TenCate Advanced Armour est spécialisée dans les produits balistiques pour la protection personnelle, véhicule et aéronautique.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:55
Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Jean-René LECERF sénateur du Nord, président du Haut comité français pour la défense civile vous invite à la Conférence parlementaire sur la Sécurité qui se tiendra le jeudi 15 mai 2014, à la Maison de la Chimie sur le thème : 

 

Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Avec la participation de : 

Michel FIAT

Président du Pôle Risques 

 
Hervé GUILLOU
Président du Conseil des industries
de confiance et de sécurité (CICS)
 
Evence RICHARD
Directeur de la protection et de la sécurité de l’État,
Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale
 
Vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur notre site Internet ou en nous envoyant votre bulletin d'inscription dûment complété à l'adresse inscription@rivington.fr, par fax au 01 84 16 56 58, ou par courrier avant le 13 Mai 2014.
 

Sous la direction scientifique de :

 

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:20
TE Connectivity rachète le groupe Seacon

 

22 avril 2014 par  Pascal Coutance - electroniques.biz

 

En mettant 490 millions de dollars en cash sur la table, le géant mondial des solutions d’interconnexions étend son offre au secteur du pétrole et du gaz.

 

TE Connectivity, premier fabricant mondial de solutions d’interconnexions avec un chiffre d’affaires de 13 milliards de dollars, s’est porté acquéreur de Seacon, un groupe spécialisé dans la connectique et les systèmes dédiés aux applications sous-marines, en particulier dans les secteurs du militaire, du pétrole et du gaz, de l’environnement et de l’océanographie.

 

Et si TE Connectivity a déboursé la coquette somme de 490 millions de dollars en numéraire pour cette acquisition, c’est que cela en vaut clairement la chandelle, comme le précise Tom Lynch, Pdg du groupe : « Le rachat de Seacon renforce encore la position de leader de TE Connectivity dans le domaine de la connectique pour environnements sévères, mais surtout, cela nous permet d’enrichir grandement notre offre dans le domaine en forte croissance du pétrole et du gaz. »

 

Il faut dire que la société possède des arguments puisqu’elle va combiner l’expertise de Seacon en interconnexions optiques sous-marines, le savoir-faire de TE Connectivity en câbles et la connaissance de Deutsch (société rachétée par TE Connectivity en 2012) en connecteurs de puissance.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 16:40
Armes à feu: Kalachnikov bat des records de production

 

MOSCOU 28 avril - RIA Novosti

 

Au premier trimestre 2014, le consortium Kalachnikov a augmenté la production de ses armes à feu de 230% par rapport à la même période de 2013, a annoncé lundi à RIA Novosti le service de presse du consortium.

 

"A l'issue des trois premiers mois de cette année, nous avons enregistré un volume record de production d'armes à feu, soit 31.000 armes, ce qui constitue 41% des armes fabriquées en 2013 et dépasse de 230% les résultats du premier trimestre de l'année passée", a indiqué le service de presse.

 

Le consortium Kalachnikov, qui réunit le groupe de recherche et de production Ijmach et l'usine des constructions mécaniques d'Ijevsk, est un important producteur russe de fusils automatiques et de précision, d'obus téléguidés, ainsi que de fusils de chasse et de sport. Il a été créé en 2013.

 

Les armes fabriquées sont exportées dans 27 pays du monde, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Norvège, l'Italie, le Canada, le Kazakhstan et la Thaïlande.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:55
2013 année record pour l’Industrie française aéronautique, spatiale, de défense et de sécurité

 

28 avril Aerobuzz.fr

 

En termes de commandes, 2013 est une année record pour l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale, de Défense et de Sécurité, avec 73,1 Md€ de commandes soit une progression de 49% par rapport à 2012, principalement grâce au secteur civil qui représente 84% des commandes reçues. Le carnet de commandes global de la profession représente entre 5 à 6 années de production. « Ces performances permettent à la profession de dégager, une fois de plus, le premier solde excédentaire de la balance commerciale française en 2013 avec +22 Md€ » a souligné Marwan Lahoud, président du GIFAS.

 

Le chiffre d’affaires de l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale, de Défense et de Sécurité s’élève à 47,9 Md€ (+9% à périmètre constant) avec une très forte part à l’exportation de 30,4 Md€ (+11,4%) qui représente 79% du chiffre d’affaires consolidé. Le secteur civil représente 75% du chiffre d’affaires.

 

2013 est aussi une année record en termes d’emplois avec 177.000 hommes et femmes dans la profession (170.000 en 2012), 13.000 recrutements et 6.000 emplois nets créés et 1.000 personnes de plus du fait des nouveaux adhérents au GIFAS.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:50
Organisation des industries de défense en Europe source ead-minerve.fr

Organisation des industries de défense en Europe source ead-minerve.fr

 

28.04.2014 affaires-strategiques.info

 

Alors que la Commission européenne a rappelé cet été l’importance de développer et de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE), le GRIP se propose d’analyser les défis auxquels sont confrontés les industries de défense et les gouvernements européens.

 

Le chercheur du think tank belge, Yannick Quéau, présente tout d’abord l’évolution du processus de mondialisation de l’industrie d’armement depuis la fin de la Guerre froide, processus qui comprend, selon lui, cinq étapes distinctes. Ainsi, après une première phase de consolidation encouragée par les gouvernements américain et européens, la seconde étape fut celle de la ‘transatlantisation’ de l’industrie d’armement caractérisée par « l’acquisition de capacités de production sur une rive de l’Atlantique par une firme venue de l’autre rive ». Suivirent un troisième stade marqué par la prospérité de l’industrie d’armement et son réajustement vers des armes de guerre asymétrique ainsi qu’un quatrième cycle qui verra l’émergence de nouveaux acteurs industriels dans les pays du ‘Sud’. La dernière étape implique les impacts de la crise financière de 2008 qui a amené de nombreux gouvernements à réévaluer leurs priorités budgétaires, le secteur de la défense représentant dans la majorité des cas une variable d’ajustement.
 

C’est dans ce contexte que se trouvent actuellement les firmes européennes qui restent en compétition les unes avec les autres pour l’obtention de contrats d’exportation, une lutte qui fera assurément des victimes sur le ‘Vieux Continent’ d’où la nécessité de consolider la BITDE. Cela dit, comme le souligne Yannick Quéau, il n’est pas sûr que les Etats européens aient la volonté politique ou la capacité matérielle de s’engager sur cette voie. D’autant plus que les pays émergents et surtout les Etats-Unis influent également sur le développement d’une puissance militaire européenne. Ainsi, tout en encourageant l’Europe à prendre en main sa sécurité, le pivot américain en Asie réduit les opportunités des firmes européennes sur le marché asiatique qui reste primordial pour le maintien de la BITDE et donc pour l’émergence d’une défense européenne. C’est également de ce point de vue que les ambitions industrielles des pays émergents remettent en cause le projet de défense européenne puisqu’ils représentent des concurrents supplémentaires.
 

Dès lors, comme le note le chercheur du GRIP, « le futur ne s’annonce (…) pas sous les meilleurs auspices pour les industriels européens » sauf s’ils parviennent à se diversifier significativement vers les marchés civils. Aussi, il est essentiel que les gouvernements européens se mettent d’accord sur des fusions industrielles ce qui est loin d’être une tâche facile. En effet, la plupart des Etats concernés refusent de perdre leur autonomie stratégique ou de transiger sur ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts vitaux. En témoigne le rôle de l’Allemagne dans l’échec du rapprochement entre BAE et EADS. Malgré tout, le projet de défense européenne demeure pertinent, d’autant plus qu’il représente le seul moyen pour les industriels européens de survivre et pour les Etats de l’UE de maintenir une BITDE nécessaire à leur sécurité. Cependant, si un ‘réveil’ des pays du Vieux Continent n’est pas impossible, « le temps est un facteur critique et il vient à manquer ». Entre-temps, « l’industrie européenne ne peut pas rester passive », la sécurisation de son accès au marché américain et le renforcement de ses partenariats avec les pays émergents représentant ses principales options.
 

Le rapport sur le site du GRIP

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