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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:55
Un FÉLIN chez les paras

13 févr. 2014 Armée de Terre

 

Les paras de la 4e compagnie du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine s'entraînent avec le nouvel équipement FÉLIN.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:55
Paul Boyé Technologies, bientôt racheté par Nexter, change de dimension

 

16 février 2014 par Isabelle Meijers - touleco.fr


Classé parmi les premiers fabricants européens d’uniformes, de tenues de combat, ou d’équipements de sécurité, Paul Boyé Technologies a acquis depuis son contrat avec le Pentagone en 2012 ses galons de chef de file mondial dans les tenues de protection NBC (nucléaire, biologique, chimique). « Notre recette a toujours été d’innover et d’exporter », souligne Jacques Boyé, président de Paul Boyé Technologies. La mise en place d’un centre de logistique ultramoderne de 12.000 m² à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse, représentant 6 millions d’euros d’investissement, en témoigne.

Une décision motivée par l’obtention en 2011 d’un contrat de 20 millions d’euros annuels pendant trois ans, en cours de renégociation pour quatre années supplémentaires, avec la gendarmerie nationale qui a externalisé auprès de Paul Boyé Technologies l’ensemble de sa fonction habillement. Depuis le centre de Labarthe-sur-Lèze, futur siège social de l’entreprise abritant aussi l’unité de recherche et développement, sont assurées les commandes individuelles des 120.000 gendarmes nationaux en tenues et en équipements mais aussi l’après-vente (réparation, entretien ou lavage des tenues). Entre 2000 et 5000 colis sont acheminés quotidiennement. Une offre globale de fabrication, distribution et support qui s’inscrit dans la stratégie de diversification vers les services de Paul Boyé Technologies.

 

Le marché américain en ligne de mire

 

L’entreprise familiale, créée à Sète en 1904, qui emploie aujourd’hui 250 personnes, a presque triplé son chiffre d’affaires depuis 2005 pour atteindre 62 millions d’euros en 2013. La forte croissance de 30% entre 2012 et 2013 est principalement imputable à « l’export avec de gros contrats avec la défense suédoise, l’Arabie Saoudite, Singapour et le Brésil ». Une même progression de 30% de l’activité est anticipée pour 2014. Et tous les yeux sont rivés sur le continent nord-américain où Paul Boyé Technologies dispose d’une filiale de représentation depuis 2008. L’objectif est de transformer ce bureau en véritable usine de fabrication et centre de commercialisation pour prendre sa part du lion d’un marché colossal. « Le marché aux Etats-Unis de la protection des individus ou combattants est plus gros que le reste du marché mondial », confie Philippe Boyé, directeur général de Paul Boyé Technologies.

 

Rachat annoncé par Nexter

Dans ces conditions, les besoins en capitaux deviennent pressants. Le géant Nexter (ex Giat Industries), leader de la défense terrestre appartenant à l’État, s’est porté acquéreur de Paul Boyé Technologies dans une logique de synergie, pour constituer un leader européen dédié à la protection individuelle des combattants. Jacques et Philippe Boyé, respectivement âgés de 59 ans et 62 ans, ont confirmé leur intérêt. Les négociations en cours devraient aboutir courant 2014. « Nous travaillons déjà avec Nexter sur des programmes de recherche. Cet adossement nous donnera plus de moyens pour aborder les marchés internationaux », confirme Jacques Boyé.
 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:55
Le RHM Malabar crédits MICHEL FLOCH

Le RHM Malabar crédits MICHEL FLOCH

 

17.02.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Du nouveau du côté des Bâtiments de Soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Le projet de PPP tombe à l'eau... C'est officiel!

 

La Défense envisageait un "achat de prestations de service au profit du ministère de la Défense pour assurer des missions militaires et/ou civiles de soutien et d'assistance hauturier, comprenant la mise à disposition et le maintien en conditions opérationnelles de navires avec et sans équipage."

 

Selon un avis du 15 février, le marché n'a pas été attribué. L'avis précise que "constatant que la comparaison du coût global de l'offre finale à celui d'un mode d'acquisition patrimoniale ne permet pas de démontrer un intérêt économique, le ministère de la Défense renonce à poursuivre la passation du contrat cité au ll.1.2) et déclare sans suite la procédure de consultation dudit contrat."

 

Il s'agissait d'un contrat de partenariat au sens de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée. L'avis de 2010 précisait que la composante militaire de la flotte serait constituée de 4 bâtiments, deux basés à Brest et deux basés à Toulon. La composante civile de la flotte était alors évaluée à 2 bâtiments par façade, étant précisé qu'a minima un bâtiment sera basé initialement dans chacun des ports de Brest, Cherbourg et Toulon. 8 BSAH donc, toujours inscrits dans la LPM.

 

Le projet prévoyait que

"le cocontractant mettra progressivement à disposition du ministère de la Défense, idéalement à partir de 2014 et avant fin 2015, une flotte de Bâtiments de Soutien et d'assistance Hauturiers (bsah) dont il assurera l'acquisition et le maintien en conditions opérationnelles pendant la durée du contrat, estimée à 15 ans et qui sera définitivement fixée lors du dialogue. Les BSAH seront mis en œuvre pour réaliser les missions de servitude, de défense et d'action de l'état en mer qui sont du ressort de la Marine nationale et activées par elle.
L'existence de certaines missions à caractère militaire conduit à organiser la flotte de BSAH en deux composantes, l'une militaire armée par du personnel de la Marine nationale, l'autre civile armée par le cocontractant. Les principales capacités attendues des BSAH et leurs caractéristiques générales sont décrites en section Vl.3 sous la rubrique " compléments de description de l'achat ".
Certaines installations des ports militaires d'accueil des BSAH pourront être utilisées par le cocontractant dans des conditions à définir lors du dialogue, les adaptations et moyens spécifiques nécessaires à l'exécution du contrat étant à la charge du cocontractant. Le cocontractant pourra commercialiser auprès d'autres clients que le ministère de la Défense le potentiel non utilisé pour le besoin du contrat. Une option concernant un bâtiment supplémentaire sera discutée lors du dialogue."

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:50
Défense européenne: ne tirez pas sur les pianistes !

 

18/12/2013 Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman

 

Les questions de défense sont suffisamment essentielles pour être laissées à l'écart des polémiques. La réunion d'un Conseil européen qui leur sera spécialement consacré doit donc être regardé avec objectivité et réalisme comme une bonne nouvelle.


Dans ce domaine, en effet, les certitudes sont connues depuis longtemps:

Les Européens ne partagent pas tous la même vision du monde ni la même conception de l'usage de la force dans les relations internationales. Les industries de défense ne sauraient être organisées comme le marché des petits pois et selon les mêmes principes de concurrence et d'ouverture. Elles n'ont que des clients étatiques. La souveraineté en la matière ne peut être partagée qu'avec l'assurance d'une défense plus forte et surtout politiquement assumée par des pouvoirs légitimes et démocratiquement désignés. Ce ne sont donc pas les traditionnelles institutions communautaires qui doivent la réguler. Seule une coopération volontaire des Etats peut y réussir. Mais elles peuvent les y aider. Pendant que le monde réarme, l'Europe désarme bien que ses dépenses de défense cumulées occupent encore le deuxième rang mondial. N'ayant pas d'ennemi déclaré, elle pense ne jamais plus en avoir, ce qui n'est pas vraiment conforme aux enseignements de l'histoire.
Ces constats doivent nous conduire à apprécier la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement sur la défense pour ce qu'elle est: une avancée significative.


Les services de Mme Ashton, l'Agence européenne de défense, les ministres, ont bien travaillé. Ils font des propositions concrètes qui devraient permettre de mutualiser certains moyens militaires sans porter atteinte à la capacité d'agir des Etats, mobiliser les crédits de recherche européens au profit de la sécurité européenne, lancer quelques innovations.


Manquent bien sûr à ces projets de vrais programmes d'équipements, financés dans le long terme et soutenant les technologies européennes, trop souvent initiées et supportés en Europe par les seuls acteurs économiques. On attend aussi une véritable stratégie européenne renouvelée et l'urgence en sera partagée au Sommet à propos de la sécurité maritime. 90% du commerce européen, le 1er dans le monde, passe par la mer. L'essentiel de nos ressources énergétiques et minérales du futur y dorment encore inexploitées. Il est temps d'en assurer la sécurité, le libre accès et pas seulement au plus près de nos côtes. Une stratégie maritime européenne ambitieuse est attendue pour le mois d'avril 20014. Elle est urgente.


Enfin sera évidemment évoquée l'actualité. L'Europe est interpellée par le monde: Syrie, Iran, Afrique, Ukraine, Russie.


A cet égard, deux pays se distinguent particulièrement.


Des soldats français sont engagés en Afrique et la France peine à faire partager l'urgente nécessité d'être présents là où nos intérêts et nos principes sont en cause.  La France porte un message que l'Europe ne peut ignorer et elle doit elle-même redoubler d'efforts  pour mieux le faire partager par ses partenaires.


Enfin, le Royaume-Uni s'oppose à toute avancée européenne en la matière et préfère les accords bilatéraux, ce que la France a intelligemment exploité, ou l'OTAN, confrontée au "pivot asiatique" de l'Amérique et peu utile envers l'Afrique ou d'autres causes lointaines.


On attend du Conseil européen quelques décisions modestes et pragmatiques. Mais réunir les chefs d'Etat et de gouvernement pour évoquer ces grandes questions d'intérêt majeur est déjà un événement. La seule chose qu'on puisse regretter est qu'ils ne le fassent pas plus souvent!

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:40
Marine russe : l’avenir de la flotte

 

14.02.2014 Ilia Kramnik La Voix de la Russie

 

Anatoli Chlemov, directeur du département des commandes d’État pour la défense du Consortium naval unifié, a abordé la construction de la flotte russe et la coopération technico-militaire avec l’Inde dans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie lors du salon DEFEXPO 2014 qui se tient en Inde.

 

La Voix de la Russie : L’Inde a récemment reçu le porte-avionVikramaditya, de construction russe. D’autres projets communs d’une telle ampleur sont-ils prévus ?

 

Anatoli Chlemov : « Ce projet est le plus grand de toute l’histoire de la coopération russo-indienne. Mais les travaux dans ce domaine ne s’arrêtent pas au Vikramaditya. La Russie a fourni des équipements aéronautiques développés par le bureau d’études Nevski pour le simulateur indien de l’aviation embarquée, et aussi pour le nouveau porte-avion indien du projet 71. De plus, des négociations sont menées sur la maintenance technique après garantie et l’accompagnement du cycle de vie du porte-avion. »

 

LVdlR : Faut-il s’attendre à l’avenir à la construction d’un nouveau porte-avion pour la Russie ?

 

A. C. : « Il y a en ce moment des études sur plusieurs variantes de navire de cette classe, mais je ne pourrais dire quelque chose de concret qu’après la validation du programme à long terme de construction navale militaire russe, qui doit être terminé cette année. Il fixe les paramètres de la construction de la flotte russe et les besoins en navires des principales classes jusqu’en 2050. »

 

LVdlR : Que pouvez-vous nous dire sur la réparation du croiseur lance-missile nucléaire lourd Admiral Nakhimov? Cette réparation peut-elle être considérée comme une préparation à celle du Pierre le Grand?

 

A. C. : « Pour le moment, la réparation en est au stade des travaux préliminaires. Dans un avenir proche, le navire sera mis dans le bassin où se trouvait encore récemment le Vikramaditya. Le navire devrait être livré à la flotte en 2018. Au cours des réparations, de nouvelles possibilités seront ajoutées au croiseur grâce à de nouveaux systèmes d’armement et d’équipements électroniques. Le Pierre le Grand, qui est aussi très important pour la flotte, remplit un grand nombre de missions. Le navire a intégré la flotte en 1998 et est activement utilisé depuis. La date de sa réfection approche, et il faudra aussi le moderniser, comme l’Admiral Nakhimov. »

 

LVdlR : Comment avance le projet Leader ? Sera-t-il classé comme contre-torpilleur ou comme croiseur ?

 

A. C. : « L’année dernière, le ministère de la Défense a conclu un contrat de recherche-développement Leader pour créer un navire de surface pour les zones océaniques. Nous parlons pour l’instant d’un navire de surface militaire multi-rôle pour les zones océaniques. Ce terme correspond mieux aux objectifs et aux possibilités du futur bâtiment.

La flotte n’a pas encore décidé si elle avait besoin d’un navire équipé d’un moteur à turbine, duquel il faudra déterminer sa taille et son tirant d’eau. S’il s’agit d’une propulsion nucléaire, ce sont alors des paramètres tout à fait différents. En ce qui concerne l’armement, nous devons étudier ce qu’un navire pour zones océaniques doit avoir à son bord sur la frégate du projet 22350 (c’est un type de frégate multi-rôle pour zone maritime éloignée, élaborée pour le réarmement de la marine russe). »

 

LVdlR : Que pouvez-vous nous dire sur les perspectives des forces amphibies de la marine ?

 

A. C. : « Le destin de l’Ivan Gren, et du projet 11711 en général (c’est un type de nouveaux vaisseaux amphibies pour les débarquements et le transport de matériel et d’équipements de guerre) est lié à la modification du cahier des charges de la marine. Nous cèderons ce navire l’année prochaine. 2-3 autres grands navires amphibies de ce projet devraient être construits.

Deux porte-hélicoptères amphibies de classe Mistral vont bientôt intégrer la flotte militaire de la marine. Mais ce sont des bâtiments assez chers. Il n’y en aura pas un grand nombre. Je suppose que le type principal de navire amphibie sera des porte-hélicoptères amphibies de taille moyenne, proche des navires hollandais de classe Rotterdam, d’un tirant d’eau de 13 000-15 000 tonnes. Il est possible de construire 6-8 unités de ce bateau. Ensemble, les Mistral, le projet 11711 et les réparations navires amphibies déjà dans la flotte permettront de maintenir les forces amphibies au niveau nécessaire. »

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:50
Airbus Group : vers un nouveau contrat d'export pour l'A400M cette année ?

 

13.02.2014 (Boursier.com)

 

Le patron des ventes d'Airbus Defence & Space, Christian Scherer, pense signer un contrat export supplémentaire pour l'A400M cette année. Il l'a annoncé lors d'un entretien relayé par Bloomberg en marge du Salon de Singapour. L'A400M a été commandé à 174 exemplaires, dont 170 par le consortium OCCAR, qui regroupe la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. Les quatre autres l'ont été par la Malaisie. Le premier appareil a été livré il y a quelques mois à l'armée de l'air française.

 

Airbus estimait le potentiel de l'appareil à 400 unités sur trente ans.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:50
Ferrostaal: tous les accusés du procès des sous-marins acquittés au Portugal

 

14 fév 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

LISBONNE -  Les dix accusés d'un procès pour escroquerie lié à l'achat par le Portugal de deux sous-marins au consortium allemand Ferrostaal en 2004, parmi lesquels figuraient trois Allemands, ont été acquittés vendredi par la justice portugaise.

 

Les sept hommes d'affaires portugais et les trois Allemands, dont deux anciens cadres de l'entreprise allemande, avaient été inculpés en mai 2009 pour escroquerie aggravée, faux et usage de faux.

 

Selon l'acte d'accusation, ils étaient soupçonnés d'avoir présenté des fausses factures pour justifier les investissements que le consortium allemand devait faire au Portugal dans le cadre des contreparties prévues par le contrat d'achat des sous-marins.

 

Les juges du tribunal de Lisbonne ont considéré que le parquet n'avait pas prouvé que ces factures étaient fausses, ont-ils expliqué lors de la lecture du verdict. Le ministère public a aussitôt fait part de son intention de faire appel de cette décision.

 

Tous les accusés avaient clamé leur innocence.

 

L'affaire avait rebondi en Allemagne, où Ferrostaal a été condamné fin 2011 à payer 140 millions d'euros d'amende pour ne pas avoir empêché des faits de corruption en Grèce et au Portugal.

 

Un tribunal de Munich (sud) a estimé que Ferrostaal avait manqué à ses obligations de contrôle interne, ce qui avait permis le paiement de pots-de-vin pour obtenir des contrats de construction de sous-marins.

 

L'achat des deux sous-marins par le Portugal avait été décidé par l'actuel vice-Premier ministre portugais Paulo Portas, à l'époque ministre de la Défense du gouvernement dirigé par José Manuel Barroso, qui est aujourd'hui président de la Commission européenne.

 

Ferrostaal, anciennement détenu par le fabricant de poids lourds MAN et le fonds souverain d'Abu Dhabi, est passé fin 2011 aux mains d'un fonds allemand, MPC.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:40
photo Royal Navy

photo Royal Navy

 

 

13.02.2014 Oleg Nekhaï La Voix de la Russie

 

Le bureau de construction de la Neva est en train d’élaborer des projets des porte-avions de trois classes pour la flotte de la Russie : léger, moyen et lourd. Si une décision sur le choix d’un de ces porte-avions est prise par le ministère de a Défense de la Russie, les concepteurs vont pouvoir passer à la phase de construction.

 

La flotte russe possède actuellement à son armement le croiseur porte-avions lourd Admiral Kuznetsov. Il a rejoint la marine russe il y a plus de 20 ans. Ce n’est pas un âge trop avancé pour un navire de cette classe, souligne le vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques Konstantine Sivkov.

 

« Les porte-avions américains servent généralement 50 ans, voire davantage. Les porte-avions, c’est un type de navires particulier. Ils vieillissent lentement. Quant à leur potentiel de modernisation, il est énorme. Il suffit de remplacer le groupe d’aviation et son potentiel va augmenter de façon spectaculaire. »

 

La Russie a toutefois besoin de navires de nouvelle génération. La marine russe devrait posséder par temps de paix, et par temps de guerre, au moins un porte-avions dans la région de l'Atlantique et un porte-avions dans le Pacifique. Ces porte-avions devraient avoir des navires de remplacement pendant leur entretien technique ou les travaux de réparation. Il en faut donc deux au Nord du pays, et deux dans l’océan Pacifique. De nombreux experts estiment que la centrale électrique de ces navires devrait être non nucléaire, car si un missile touche le navire et que le réacteur est endommagé, le porte-avions ne pourra plus être utilisé. La destruction de la centrale électrique du porte-avions provoquerait une contamination qui ferait pas mal de victimes parmi les membres de l’équipage à son bord. Le groupe aérien du futur porte-avions devrait être composé d’au moins 70 à 75 avions militaires et d’hélicoptères. Parmi eux, 40 à 45 appareils devraient être des avions de frappe – des chasseurs ou des avions polyvalents, par exemple des Su-33. Les 30 avions restants pourraient être des avions d'appui au combat, poursuit Konstantine Sivkov.

 

« Un navire avec un tirant d’eau de 75.000 à 85.000 tonnes devrait être construit pour abriter un groupe aérien aussi important. Il est souhaitable qu’il soit doté d’un système de défense antimissile, capable de refléter des tirs des petits groupes de missiles de croisière, dans des conditions des parasites radar. Le navire doit également être doté des moyens modernes de détection radar et de brouillage, ainsi que d’un système de contrôle de circulation aérienne. »

 

Le nombre de porte-avions au sein de la flotte est dicté par les missions qui permettent de garantir la sécurité militaire. A titre d'illustration, on peut citer dans ce cas l’expérience de la Seconde guerre mondiale. La Grande-Bretagne, un pays insulaire, garantissait toujours sa sécurité grâce à sa flotte puissante. Le pays a construit beaucoup de croiseurs qui garantissaient la protection de ses frontières maritimes. Ce fut l'une des raisons pour lesquelles Hitler a refusé d’envahir la Grande-Bretagne par la mer. Les États-Unis disposent de 11 porte-avions menant des missions qui s'imposent aux forces armées américaines. Cette mission consiste à augmenter au maximum l’influence des Etats-Unis dans le monde. Lors de la réalisation des grandes opérations Tempête du désert et Choc et effroi contre l'Irak, les Américains utilisaient 5-6 porte-avions. La flotte russe n’a pas pour objectif d'établir un contrôle sur d'autres pays. Sa mission est de mener des actions politiques et diplomatiques ponctuelles. Dans le même temps, le porte-avion soutient la flotte dans la zone où les forces de combat côtières ne sont plus efficaces. Un porte-avions est une condition essentielle à la survie de la flotte russe en mer en cas de conflit. 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:55
Les dirigeants de Paul Boyé Technologies confirment le rachat imminent de l'entreprise par Nexter Systems

 

13/02/2014 Marie Vivent — ObjectifNews.com

 

Paul Boyé Technologies, entreprise spécialisée dans les vêtements de protection et de sécurité pour la Défense et la Sécurité civile, sera bel et bien rachetée dans le courant de l’année 2014 par le groupe Nexter Systems. Les dirigeants de l'entreprise familiale basée au Vernet (31) l'ont confirmé ce jeudi 13 février. Jacques et Philippe Boyé ont également dressé leur bilan 2013 et exposé leurs perspectives pour 2014.

 

Le groupe Nexter Systems, fournisseur de systèmes et de munitions pour les armées, avait annoncé, dans un communiqué en décembre dernier, être "en négociations pour l’acquisition de Paul Boyé SA, dans le cadre du développement de son pôle Équipements". L’objectif : "constituer un leader européen du NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique)". "C’est notre activité NRBC qui les intéresse, confirme Jacques Boyé ce jeudi 13 février. Nous concevons des tenues, des accessoires et des équipements de protection nucléaire, biologique et chimique. Ces produits s’adressent aux armées, aux forces spéciales, à la sécurité civile ou encore à la médecine d’urgence." Pour les dirigeants, il fallait saisir cet intérêt de Nexter Systems, car "nous sommes une société familiale. Nous sommes la 3e génération mais il n’y a pas de 4e génération qui peut reprendre le flambeau."

"Les discussions sont en cours avec Nexter Systems", affirme Jacques Boyé. "Le contrat de cession devrait être signé cette année", ajoute son frère Philippe, sans donner de date précise. Ce dernier souligne qu’il s’agit "juste d’un changement de propriétaire. Jacques et moi ne partirons pas. Et cela n’aura pas d’incidence sur nos salariés (240 au total, NDLR)."

Un nouvel ensemble pour "s’imposer sur le marché international"
De son côté, dans son communiqué, Nexter Systems espère qu’un accord définitif entre les deux sociétés sera signé "au début de l’année 2014 après l’obtention des accords des instances et autorités concernées". Toujours selon ce communiqué, "le nouvel ensemble serait en capacité de s’imposer sur le marché international. Il permettrait d’initier de nouveaux programmes R&D, de générer de nombreuses synergies et d’améliorer l’offre et la compétitivité de sa gamme élargie de systèmes et de produits, tant dans le domaine de la défense que dans celui de la protection civile."

Outre cette annonce à la presse ce jeudi 13 février, les dirigeants de Paul Boyé Technologies ont également dressé le bilan de l’année qui vient de s’écouler. En 2013, le chiffre d’affaires s’établit à 61,8 M€, soit 30 % de plus qu’en 2012. Le plus gros marché de l’entreprise est celui de la gendarmerie nationale (30 % du CA). "Paul Boyé Technologies fournit les tenues des 120.000 gendarmes nationaux, détaille Jacques Boyé. Nous traitons les commandes individuelles et les expédions directement dans les gendarmeries de France et d’Outre-mer. En 2013, à la demande de la gendarmerie nationale, nous avons augmenté notre capacité de traitement logistique pour intégrer la gestion des effets d’habillement des corps spécialisés : motocyclistes, maintien de l’ordre, montagne, hélicoptère et maritime." Au total, 6 M€ ont été investis par les dirigeants dans cette activité.

 

Le site de Labarthe-sur-Lèze s’agrandit en 2014
Toutefois, Paul Boyé Technologies pourrait perdre ce marché cette année. "Nous avons signé un contrat de 3 ans en 2011, renouvelable une fois, rappelle Philippe Boyé. Or, en 2014, la gendarmerie a décidé de repasser un appel d’offres, ce qui nous inquiète car nous sommes soumis à la concurrence." "Nous sommes en face de 4 concurrents, complète Jacques Boyer. Ce sont des gros groupes, comme Ineo Suez." La gendarmerie nationale devrait rendre sa décision au mois de mars.

Malgré cette incertitude, les dirigeants de Paul Boyé Technologies misent sur un chiffre d’affaires de 83,5 M€ pour 2014. Cette année, ils prévoient également de regrouper toutes les activités de l’entreprise sur le site de Labarthe-sur-Lèze, de 13.000 m2, qui héberge le centre logistique d'où sont expédiées les tenues des gendarmes (le siège et l’activité R&D se situent actuellement au Vernet). "Nous pouvons encore construire des bâtiments et agrandir notre site de 5.000 à 6.000 m2", conclut Jacques Boyé.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:54
photo ONERA

photo ONERA

 

12.02.2014 ONERA

 

Pour la première fois en Europe, un laboratoire peut opérer de multiples capteurs optiques et radars simultanément sur un site en le survolant depuis un avion. Et croiser ces données grâce à ses capacités informatiques dédiées. De quoi faire évoluer l'analyse urbanistique, la surveillance de grandes infrastructures ou même la prospection pétrolière.
LIMA, laboratoire d'imagerie aéroportée "tout en un"
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 17:55
Nexter robotics vend son Nerva en Asie

Le robot Nerva en démonstration à Defexpo (crédits: G Belan)

 

11 février, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

C’est discrètement que le petit robot Nerva (relire l’article sur Nerva ici) engrange ses premiers succès. Il faut dire que le premier client surprend, il s’agit de la Birmanie. Nexter Robotics a en effet vendu ses 2 premiers Nerva en novembre dernier. Le groupe français s’apprête à les livrer dans les prochains jours. Il s’agit d’une première commande « pour voir » qui devrait être suivi d’un contrat pour une cinquantaine de systèmes. Le Nerva est ici vendu sous une version civile (senseurs dégradés). Mais il y a mieux: Nexter Robotics est en discussions avancées avec deux autres pays asiatiques : le Vietnam et les Philippines, pour leur vendre une dizaine de machines chacun.

 

Tant qu’à la Birmanie, leur utilisation sera de la surveillance et de la détection de mouvements grâce à une caméra thermique et des batteries additionnelles pour une autonomie accrue.

 

Une politique commerciale agressive

 

La petite filiale de Nexter a décidé d’adopter une politique commerciale plus volontariste et met à disposition gratuitement pour tout éventuel client intéressé, un parc de 10 robots Nerva. Et propose de développer, sur fonds propres, toutes charges utiles qui seraient demandées.

 

Et continue les discussions et tests avec les institutions françaises. Le 13 RDP l’a malmené pendant 2 semaines, « les retours sont enthousiastes » précise Joël Morillon, Directeur de Nexter Robotics. Reste que les responsables militaires semblent encore assez réticents à ce genre de nouveautés, qui vient bousculer leurs doctrines d’emplois. En France, la Gendarmerie (GIGN) ou encore les pompiers (BSPP) s’y intéressent et ont demandé des charges utiles spécifiques à Nexter (armes non létales fumigènes ou assourdissants, capteurs audio, NRBC…). Ils vont bientôt tester ces petits robots.

 

Nexter développe également la famille Nerva, avec le petit frère à deux roues (relire l’article de FOB ici), qui achève ses tests de qualification, tandis que Robotics réfléchit à un grand frère à 6 roues, beaucoup plus costaud.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:35
Pourquoi l'Inde fait patienter le Rafale sur la piste d'envol

Six raisons pour comprendre pourquoi le contrat pour l'acquisition des 126 Rafale par l'Inde est si long à se concrétiser

 

10/02/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La semaine dernière, le ministre de la Défense indien a confirmé que le contrat Rafale ne serait pas notifié avant les élections. Pourquoi ce ce contrat met-il autant de temps à être signé ? Explications.

 

L'Inde ne signera pas d'accord d'achat de l'avion de combat Rafale de Dassault Aviation avant les élections prévues d'ici à mai en raison de contraintes budgétaires, a déclaré jeudi dernier le ministre de la Défense, A. K. Antony. Ce qui n'est pas réellement une surprise, les industriels du Team Rafale misant pour une mise en vigueur du contrat en 2015. "Les grands contrats d'équipement militaire devront attendre le prochain exercice qui commence en avril", a encore expliqué le ministre et beaucoup de ces contrats "sont à un stade final". Ce qui ne remet pas en cause cette opération entre Dassault Aviation et New Delhi.

"En raison du manque de fonds, il ne faut pas attendre d'accord ou de décision finale lors de cet exercice" budgétaire, qui s'achève fin mars, a dit le ministre lors d'une conférence de presse. "J'espère que les choses pourront se matérialiser l'année prochaine", avait-il précisé en référence au prochain exercice budgétaire. Au 1er février, l'Inde avait déjà dépensé 92 % de son budget d'équipement militaire, a précisé le ministre. L'Inde a choisi d'entrer en négociations exclusives avec Dassault en janvier 2012 pour l'achat de 126 avions de combat, soit un montant estimé à 12 milliards de dollars. Parmi ces avions, 108 doivent être assemblés par des industriels indiens.

 

Pourquoi faut-il à l'Inde autant de temps pour signer ce contrat

Lors de la 8e édition de DEFEXPO, le salon international de défense organisé tous les deux ans par New Delhi depuis 1999, qui a fermé ses portes ce dimanche, les industriels étaient résignés. Ils devront patienter encore quelques mois de plus pour signer des contrats en cours de négociations ou en cours de validation par l'administration indienne. Car à seulement trois mois des élections générales prévues en mai, le gouvernement actuel s'impose un gel sur les décisions importantes, notamment les contrats d'armement.

Et après ? "Le temps que le nouveau gouvernement s'approprie les dossiers en cours, il ne faut pas s'attendre à des décisions avant 2015", explique-t-on à "La Tribune". Et encore tout dépendra du résultat des élections. "Si c'est une grande coalition qui sort des urnes, les décisions seront encore plus compliquées à prendre". C'est bien pour cela que la plupart des grands patrons de l'industrie de défense française, à l'exception de celui de Nexter, Philipe Burtin, ont déserté cette année DEFEXPO.

Tout dépendra également de la volonté de l'armée de l'air indienne (IAF), qui a besoin de ces avions rapidement, à exiger la signature de ce contrat. Très respectée en Inde, elle peut - à condition qu'elle le souhaite - débloquer un contrat rapidement. En tout cas, l'IAF a toujours soutenu le deal depuis le début des négociations.

 

Un contrat hors norme

La masse incroyable de détails qui ont été négociés et qui restent encore à négocier, est à l'origine de la difficulté de conclure rapidement un contrat hors norme baptisé "Mother of all deals" (la mère de tous les contrats). Et les négociateurs  français ont dû fatalement se mettre à l'heure indienne. D'autant que les industriels français doivent négocier pied à pied avec le principal partenaire indien de Dassault Aviation, Hindustan Aeronatics Ltd (HAL) très ambitieux. "Ils veulent tout faire mais être responsables de rien", constate un connaisseur de ce dossier.

Ce qui n'est pas réellement nouveau, car, précise-t-il, "ils ont toujours été de redoutables négociateurs". Mais les discussions entre Dassault Aviation et HAL se sont terminés sur qui est responsable de quoi. Enfin, Dassault Aviation, qui veut faire les choses de façon extrêmement propres, souhaite coller au plus près de la proposition qui lui a permis de gagner le droit de négocier en exclusivité avec New Delhi.  L'Inde avait demandé des offres basées sur le coût de possession des appareils. Soit sur la durée de vie des appareils. Et le ministre de la défense indien a indiqué la semaine dernière qu'il y avait encore des contestations "sur des procédures, sur le calcul du + life cycle cost + (coût du cycle de vie, ndlr) qui doivent être résolues mais n'affectent pas le processus de négociation". Des questions qui ne retardent pas les négociations.

 

La roupie malmenée par la politique monétaire de la FED

La remontée des taux longs américains et la décision récente de la FED de réduire de 10 milliards de dollars supplémentaires ses achats mensuels d'obligations sur les marchés influent sur le taux de change des devises entre le dollar et les monnaies des pays émergents, dont la roupie indienne. La dernière semaine de janvier, la roupie indienne a chuté de 2,45 %. Ce qui renchérit d'autant le coût de ses importations, et donc de ses achats d'armement. Du coup, New Delhi qui achète entre 60 % et 70 % de ses matériels de défense à l'étranger sur un budget d'acquisition évalué à 11,6 milliards d'euros pour l'exercice 2013-2014 clos le 31 mars, n'a plus de crédits budgétaires pour signer des grands contrats d'équipements. Pour autant, les autorités indiennes ont pris certaines dispositions pour assurer la stabilité des marchés financiers en dépit de la politique monétaire américaine.

Depuis son plus bas d'août 2013, la roupie indienne a partiellement regagné du terrain face au dollar américain, bien que la tendance reste à la baisse à court terme. Les turbulences monétaires, qui avaient fait chuter la roupie à un plus bas historique en août 2013, ont d'ailleurs renforcé le mécontentement contre le Premier ministre, Manmohan Singh. La roupie n'a cependant cédé que moins de 1% face au dollar au moins de janvier mais cela n'a pas empêché la banque centrale indienne de relever ses taux d'un quart de point le 28 janvier pour lutter contre l'inflation, notamment des prix des produits alimentaires.

 

Un système qui favorise la corruption

Les très nombreuses affaires de corruption paralysent la plupart des processus d'acquisition. "Plus personne ne veut prendre de décision", explique-t-on à La Tribune. En décembre, le Parlement indien a approuvé une loi anti-corruption prévoyant la création d'un médiateur ayant le pouvoir d'enquêter sur les politiques et les fonctionnaires soupçonnés de corruption. En mai, le Premier ministre s'était engagé à ce que les achats d'armements et d'équipements militaires soient "plus transparents, lisses, efficaces et moins vulnérables aux pratiques contraires à l'éthique".

"Le principal problème est que les Indiens ont crée un système obligeant les vendeurs étrangers à payer des pots-de-vin", estime Bharat Verma, du magazine Indian Defence Review interrogé par l'AFP. Il relève ainsi qu'au moins 18 services doivent approuver tout accord d'achat militaire, créant ainsi autant de fenêtres de corruption possible et que rares sont les responsables politiques ou administratifs convaincus de corruption à avoir été condamnés.

La décision récente de l'Inde d'annuler un important achat d'hélicoptères au constructeur italien AgustaWestland s'ajoute à une longue liste de contrats avortés pour des soupçons de corruption qui met en difficulté la modernisation des équipements vieillissants de l'armée indienne. New Delhi a officiellement mis fin le 1er janvier à l'achat de 12 hélicoptères de transport de personnalités pour 556 millions d'euros, une enquête en Italie ayant mis au jour des soupçons de versement de pots-de-vin à des responsables militaires.

Plusieurs contrats ont subi le même sort depuis 20 ans en raison de soupçons de corruption, comme l'affaire Bofors en 1986 ou un contrat pour l'achat de 197 hélicoptères en 2007 attribué à Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) puis annulé. En 2009, l'Inde a banni de son marché sept groupes de défense comme Singapore Technologies, Rheinmettal Air Defence et l'israélien Military Industries, toujours pour des soupçons de corruption. Ce qui n'est pas encore le cas d'AgustaWestland. Aucune décision a été prise, selon le ministère de la Défense.

 

Des nouvelles procédures qui vont complexifier les achats ?

New Delhi a promulgué en juin dernier de nouvelles procédures de passation des marchés de défense en plus des 30 % d'offset que les Indiens exigent pour accorder des contrats aux industriels étrangers. Pour le contrat Rafale, c'est 50 % ! Ces exigences visent notamment à développer une industrie de défense indienne robuste, selon le ministère de la Défense indien, avec les plus hauts standards de transparence, de probité et de responsabilité publique. Clairement, New Delhi donne une impulsion à l'indigénisation des achats d'armements. "Une plus grande préférence sera maintenant accordée explicitement" aux entreprises indiennes.

Pour autant, l'Inde peine à développer ses propres programmes. Ainsi, le développement de la phase deux de l'avion de combat LCA (Light Combat Aircraft) sous l'autorité du DRDO indien (Defence Research and Development Organisation) devait être achevé…. en décembre 2008. Il le sera en décembre 2015, selon le ministère de la Défense. Tout comme le missile LR-SAM (Long range surface to air Missile) développé avec les Israéliens est aujourd'hui attendu en décembre 2015 au lieu de mai 2011.

Par ailleurs, le manque de compétences et de connaissances techniques de l'administration indienne complique aussi l'achat de matériel, estime Manoj Joshi, du think tank Observer Research Foundation basé à Delhi, interrogé par l'AFP. "Une personne chargée de l'élevage un jour va se retrouver à la Défense le lendemain. Nos fonctionnaires civils n'ont pas l'expertise des marchés et des matériels, ce qui complique la situation", relève-t-il.

 

La légendaire lenteur de l'administration indienne

Un contrat même signé peut attendre des mois et des mois, voire des années, avant d'être mis en vigueur. C'est le cas du programme SR-SAM gagné par le missilier MBDA et signé en décembre 2011 mais pas encore mis en vigueur à ce jour. Le contrat doit être approuvé successivement par le ministère de la Défense, puis par celui des Finances et enfin par le CCS (Cabinet Committee on Security), présidé par le Premier Ministre. Le CCS réunit également les ministres indiens de la Défense, des Finances, de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Le contrat SR-SAM est actuellement entre les mains du Bercy indien.

Airbus Helicopters, qui a répondu en 2008 à un nouvel appel d'offre pour la fourniture de 197 hélicoptères, attend désespérément depuis 2010 l'ouverture des enveloppes commerciales par New Delhi. Et Charles Edelstenne, l'ancien patron de Dassault Aviation, ne se lassait pas de raconter cette anecdote sur la lenteur de l'administration indienne. Il avait gardé en travers de la gorge un appel d'offres lancé par New Delhi pour des avions d'entraînement sur lequel l'avionneur, qui proposait ses Alpha Jet, avait négocié... pendant vingt-deux ans, avant de jeter l'éponge.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:20
2014 Global Aerospace and Defense Industry outlook

by Deloitte

 

The Deloitte Touche Tohmatsu Limited Global Manufacturing Industry group has released this year’s Global Aerospace and Defense Industry outlook, which shows that revenue growth in the 5 percent range is expected for the overall industry in 2014. The commercial aerospace sector is expected to continue its significant revenue and earnings growth, with record setting production both at the platform level, as well as in the supplier base. On the other hand, continued declines in revenue and earnings are expected for the global defense sector.

 

Click to enlarge our infographic

Key findings in this report:

  • Revenue growth in the 5 percent range is expected for the overall Aerospace and Defense (A&D) industry in 2014.
  • Global revenues for defense companies are on a downward trend, declining 1.3 percent in 2012 and 1.9 percent in 2011. It is anticipated for 2013, global revenues for defense companies will track to similar levels in the past two years, around an estimated minus 2.5 percent.
  • Global defense spending is declining, resulting mainly from reduced armed conflict in Iraq and Afghanistan and affordability concerns in many traditional militarily active governments. However, defense spending is increasing in several areas of the globe, especially in the Middle East, India, China, Russia, South Korea, Brazil, and Japan.
  • 2014 will likely bring high single to double-digit levels of growth in the commercial aerospace sub-sector.

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 19:45
Cancellation of SA spy satellite project could cost taxpayer R100 million plus

 

 

10 February 2014 by Kim Helfrich - defenceweb

 

South Africa could face a claim exceeding R100 million for not meeting contractual obligations regarding the acquisition of a Russian radar surveillance satellite.

 

The acquisition was apparently spearheaded by now retired Lieutenant General “Mojo” Motau when he headed Defence Intelligence and would have cost at least R1.2 billion.

 

Opposition Democratic Alliance (DA) party shadow defence and military veterans minister David Maynier, who has been investigating the issue, said he had been given information on it by Auditor General Kimi Makwetu.

 

“He confirmed the bungled project had resulted in a possible claim against the State of R115 914 849.

 

“The Auditor General furnished me with a copy of the 2006/07 annual report on Special Defence Account (SDA) financial statements which includes the amount as a contingent liability.

 

“The reason for this, according to the report was ‘for a potential claim against the state by a foreign company as a result of the withdrawal of approval for the sensitive project by the Minister’,” Maynier said.

 

Maynier reverted to asking for information on what has become known as South Africa’s spy satellite saga in terms of the Promotion of Access to Information Act after Defence and Military Veterans Minister Nosiviwe Mapisa-Nqakula accused him of not having state security at heart. She said he was using the now cancelled satellite acquisition to score political points ahead of the May 7 election.

 

Government reportedly entered into a contract with Russian company, NPO Mashinostroyenia, for the development of a Kondor-E reconnaissance satellite in 2006. At that time it was called Project Flute and was later renamed Project Consolidated Flute.

 

In January Maynier said the project to develop the Kondor-E satellite was frozen for a period, sometime before 2008 by the Department of Defence, causing NPO Mashinostroyenia to threaten legal action.

 

“Project Flute is believed to have been frozen, in part, because a flaw was discovered in the contract, something Defence Intelligence failed to recognise,” he said adding the flaw was that Defence Intelligence would be “entirely dependent” on the Russian company.

 

“Images would have to be requested from them at additional cost and with a significant time delay. Defence Intelligence would have no control over the satellite or be allowed to operate it from South Africa.”

 

Maynier said the statement by the Auditor General was the “first official” one with direct reference to project Flute.

 

“The fact that there is a possible R100 million plus claim against the state and that the matter was pursued by the Minister at inter-state level, suggests there may have been major financial misconduct as a result of Project Flute.

 

“We have to determine whether there was financial misconduct and if there was whether any disciplinary proceedings were instituted as required by the Public Finance Management Act.”

 

Maynier said he would continue to seek answers. This despite Defence and Military Veterans Minister Nosiviwe Mapisa-Nqakula’s assertion he did not have national security interests at heart.

 

“Exposing a bungled satellite development project which, after eight years has cost over R1 billion and has not launched a satellite, hardly compromises national security,” he said adding he would submit further questions on the issue and request records relating to possible financial misconduct regarding the project.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:35
US Official Promoting Business at Singapore Airshow

 

Feb. 10, 2014 - by WENDELL MINNICK  - Defense News

 

SINGAPORE AIRSHOW – The US deputy secretary of state for political-military affairs is at this year’s Singapore Airshow to promote US defense companies in the regional market.

 

Kenneth Handelman said he believes buying American helps promote regional stability, build military-to-military relationships, and is part of the U.S. “rebalance” to Asia policy, often referred to as the “Asia pivot.”

 

The US foreign military sales program provides for all the follow-on training and support a company needs to build a solid relationship with the buyer, he said during an interview with Defense News.

 

“We are here to promote the ‘American brand’ in a region that has become increasingly important on all fronts: economic, diplomatic, and strategic,” he said.

 

Handelman is part of a larger Washington delegation attending the Singapore Airshow. They include Frank Kendall, the US undersecretary of defense for acquisition, technology and logistics; Kenneth Hyatt, acting undersecretary of commerce for international trade; and Michael Huerta, administrator of the Federal Aviation Administration. The team also includes military leadership from the US Pacific Command, including Air Force Gen. Herbert Carlisle, commander of U.S. Pacific Air Forces. Carlisle also participated as a speaker at the Asia Pacific Security Conference being held alongside the airshow.

 

The delegation will hold consultations on defense trade issues and promote more than 163 US companies exhibiting at the airshow. The delegation will advocate for the overseas marketing efforts of US companies bidding on commercial and defense contracts, engage with senior government officials to promote defense sales of particular importance to the US, discuss how progress toward export control reform is supporting our partners and allies, and consult governments on broader strategic cooperation issues, such as advancements in aviation safety and efficiency.

 

Export control reform is moving forward quickly, Handelman said, with the possibility of completion in the “autumn of this year,” he said, adding that past bureaucratic inertia held up many sales. “You don’t really need an export license for a bayonet, do you?” he said.

 

In his current position, Handelman manages the Directorate of Defense Trade Controls and provides overall policy guidance regarding the transfer of defense technologies to other countries through commercial defense trade, and serves as a key link between the State Department and the Defense Department.

 

The Singapore Airshow is being held Feb. 11-16 and will include both defense and commercial aviation companies exhibiting their wares. It is considered the biggest aviation show in Asia.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:35
Nexter dévoile son Caesar pour l’Inde

Le canon Caesar monté sur un châssis indien d’Ashok Leyland (crédits: Nexter)

 

7 février, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Durant le salon indien de Defexpo, Nexter a dévoilé son imposant canon Caesar pour la première fois sur un châssis indien. Suite à l’accord de partenariat signé durant la précédente édition du salon Defexpo (relire l’article de FOB ici) entre Nexter et Larsen & Toubro, Nexter présente pour la première fois son canon de 155 mm Caesar monté sur un châssis de camion militaire indien d’Ashok Leyland. Outre le fait que Nexter en impliquant fortement l’industrie indienne remplit son quota de Transfert de Technologie (ToT), le Caesar sur châssis Super Stallion est aussi mieux adapté aux besoins indiens.

 

Nul besoin d’être aérotransportable, comme le Caesar français, le châssis est donc plus lourd (25 tonnes contre 18 pour le châssis RTD) et permet une capacité d’emport supérieure (notamment pour embarquer d’avantage de munitions) ainsi que des améliorations ultérieures. A noter également que la cabine n’est pas sur-blindée mais pourrait l’être. Le système d’artillerie (« la partie haute ») est exactement le même que le système français, offrant la même précision, allonge (portée de 42 km pour des obus conventionnels) et rapidité d’action (6 tirs/ minute). Le châssis, avec une bonne mobilité, offre une vitesse maximale supérieure à 80 km/h sur route, plus de 30 km/h en tout-terrain, une autonomie de 600 km ainsi qu’un rayon de braquage de 20 mètres.

 

Pour l’appel d’offre indien, Larsen & Toubro est le chef de file. Rappelons que le besoin indien pour le Mounted Gun System (MGS) est de 800 pièces d’artillerie sur camion. Le Request for Information (RfI) a été émis en juin. La procédure en cours est donc encore « papier » et les essais pourraient débuter prochainement. Larsen & Toubro est donc le prime contractor avec Nexter pour la partie artillerie et Ashok Leyland pour le châssis, L&T réalisant certains équipements de la partie haute. Le Caesar indien est prévu pour être assemblé localement.

 

Le TGS (Tracted Gun System)

 

Nexter est également en compétition pour fournir à l’armée indienne son canon tracté Trajan de 155 mm/52 cal (relire l’article de FOB ici). Toujours avec son partenaire indien L&T, qui réalise la partie basse. Les essais « temps été » ont été réalisé dans le Rajasthan en juillet et aout dernier tandis que ceux « hiver » ont été terminé en décembre dans l’Himalaya. Cette campagne d’essais devraient s’achever cet été. L’appel d’offre indien concerne 1580 pièces d’artillerie. Nexter propose que les 400 premiers soient réalisés en France et le reste en Inde, sous licence à l’arsenal d’Etat OFB (Ordnance Factory Booard).

 

Rénovation des M-46

 

Nexter est aussi en lice pour proposer la modernisation des 300 pièces d’artillerie indiens de 130 mm M-46., L’objectif est de les porter au calibre 155 mm/46 cal. Le RfP (Request for Proposal) vient d’être émis. Là aussi, le français s’appuit sur son partenaire L&T.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 13:55
Cybersécurité : Thales regroupe ses forces

 

07/02 Par Alain Ruello

 

Thales rassemble deux entités pour constituer un ensemble cohérent de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.

 

Le cyber est à l'honneur. Avec quelques heures d'avance sur la présentation par Jean-Yves Le Drian des détails de son pacte « défense cyber », Thales a annoncé hier une réorganisation importante de ses activités de cybersécurité. Pour la grande muette comme pour l'industriel, le constat est le même : avec la multiplication des terminaux, l'interconnexion des réseaux informatiques, le très haut débit et l'éclosion du « big data », la menace explose, et, avec elle, la nécessité de se protéger.

 

« Le marché est en forte croissance », confirme Marc Darmon, directeur général adjoint en charge des systèmes d'information et de communication sécurisés de Thales, sur le site flambant neuf de Gennevilliers, près de Paris. Même si le périmètre de ces activités est très large, donc difficile à appréhender, les dépenses en matière de cyber-sécurité se comptent en dizaines de milliards d'euros, et tutoient les 10 % de croissance chaque année. Thales, comme tous ses pairs historiques du monde de la défense, y voit un débouché naturel. Le thème de la sécurité contre les intrusions informatiques est omniprésent au sein du groupe, assurait récemment son PDG, Jean-Bernard Lévy (« Les Echos » du 20 décembre).

 

Fusion interne

 

Pour mieux peser face à ses concurrents, comme BAE ou General Dynamics, deux « business lines » vont être fusionnées, sous la responsabilité de Laurent Maury : celle qui conçoit des réseaux sécurisés, et celle en charge de commercialiser des technologies ou des prestations de sécurité. Avec 5.000 personnes, dont 1.500 experts, l'ensemble pèse 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, auxquels il faut ajouter plus de 250 millions vendus pour les autres entités du groupe.

 

Adoptant un discours marketing que ne renierait pas une grande SSII, Thales revendique une « complétude » de son offre « cyber » quasi unique : de l'audit aux téléphones sécurisés en passant par la gestion de crise. « Nous avons des concurrents présents sur tel ou tel segment de marché. Mais très peu sont capables de maîtriser l'ensemble », estime Marc Darmon. Principal défi pour la nouvelle entité : accroître son implantation internationale en dehors de ses quatre grands pays, France, Royaume-Uni, Norvège et Etats-Unis, complète Laurent Maury.

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:55
Sagem modernise l’optronique des frégates de lutte anti-aérienne de la Marine nationale

 

New Delhi, salon Defexpo India, le 7 février 2014 Safran

 

La Direction générale de l’armement (DGA) vient de notifier à Sagem (Safran) la modernisation des systèmes optroniques des quatre frégates de lutte anti-aérienne classes Horizon et Cassard de la Marine nationale. Au titre de ce programme, les bâtiments seront dotés du système EOMS-NG (Electro-Optical Multifunction System - Nouvelle Génération).

 

Développé et produit par Sagem, l’EOMS-NG est un système optronique à haute performance de troisième génération qui assure les fonctions de veille infrarouge panoramique, de reconnaissance, d’identification et de poursuite. De jour comme de nuit, EOMS-NG opère en haute mer, comme en zone littorale, contre tout type de menaces (surface, aérienne, missiles), conventionnelles comme asymétriques. Les systèmes EOMS-NG seront exploités sur des consoles Sagem dans le central opérations et en passerelle de défense à vue.

 

Ce programme prévoit le maintien en condition opérationnelle sur trois ans des systèmes livrés, des équipements de rechange et un outil de simulation pour la formation des opérateurs au Centre d’Instruction Naval de Saint-Mandrier.

 

Les EOMS-NG seront produits par l’établissement de Sagem de Dijon pour une livraison entre l’été 2014 et fin 2015, chacune des quatre frégates recevant un système.

 

Sagem affiche plus de 40 ans d’expérience dans les systèmes optroniques pour bâtiments de surface et sous-marins. L’EOMS-NG équipe les frégates classe Floréal, l’OPV Adroit de DCNS et les corvettes Baynunah des Emirats arabes unis. Version de veille infrarouge de l’EOMS-NG, VAMPIR-NG équipe les frégates ANZAC (Australie et Nouvelle Zélande), les porte-aéronefs et destroyers antiaériens AWD de l’Australie.

****

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem.com

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:55
La DGA commande 250 camions militaires de transport logistique

 

06/02/2014 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé, le 24 janvier 2014, 250 camions militaires de transport logistique au groupement constitué par les sociétés Iveco (groupe Fiat) et Soframe (groupe Lohr).

 

Cette série fait partie du programme « porteurs polyvalents terrestres » (PPT), lancé fin 2010, qui vise à doter l’armée de Terre d’une flotte de véhicules logistiques modernes. Les livraisons de cette tranche débuteront en 2016. Prévue dans la loi de programmation militaire 2014-2019, cette commande illustre l’effort de renouvellement des capacités logistiques de l’armée de terre.

 

La gamme PPT comprend deux modèles : un transport de fret (porteur polyvalent logistique - PPLOG), et un véhicule dépanneur (porteur polyvalent lourd de dépannage - PPLD). Leur châssis, identique, possède 4 essieux toutes roues motrices (8x8) leur permettant de rouler sur toutes les routes et dans toutes les conditions climatiques (routes montagneuses enneigées par exemple). Le transport de fret est doté d’un système de chargement autonome, pour le transport de conteneurs et de plateaux. Sa charge utile peut aller jusqu’à 19 tonnes. Le dépanneur est équipé d’une grue de levage.

 

Les cabines des PPT bénéficient d’un standard de confort élevé et sont pré-équipées pour recevoir des moyens militaires modernes de communication et de commandement. Les 200 véhicules commandés en 2010 (150 PPLOG et 50 PPLD) disposent d’une cabine blindée, équipée de protections balistiques et anti-mines.  Les 250 nouveau PPT commandés sont des PPLOG non blindés. Interchangeables, les cabines blindées et non blindées peuvent être installées sur tous les châssis, en fonction du niveau de menaces.

 

Les premiers exemplaires de PPT, entrés en service en juillet 2013, ont été aussitôt utilisés au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Ils donnent pleine satisfaction à leurs utilisateurs du fait de leur capacité d’emport élevée, leur mobilité apportée par la transmission intégrale et le confort de leur cabine dans des conditions pourtant difficiles.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:55
Un pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL NG) sous un Rafale

Un pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL NG) sous un Rafale

 

06/02/2014 Economie et technologie

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 30 décembre 2013 pour un montant de 119 M€ les travaux de développement du pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL NG) dont la qualification est attendue mi-2018 en cohérence avec celle du nouveau standard F3-R du Rafale.

 

Développé par Thales Optronique, ce nouvel équipement vise à disposer des moyens adaptés pour la recherche et l’identification de cibles de petite taille et permettant des frappes air-sol de grande précision.

 

Ce programme, prévu au titre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, permet de soutenir la filière optronique française. La LPM prévoit la commande de 20 PDL NG dont 16 seront livrés en 2018-2019.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:50
Taranis in flight

Picture: Chris Ryding, BAE Systems

 

It has been revealed that the Taranis unmanned combat air vehicle surpassed all expectations during its first flight trials. The most advanced aircraft ever built by British engineers made its maiden flight at an undisclosed test range on Saturday 10 August 2013 and, under the control of a human operator, is capable of undertaking sustained surveillance, marking targets, gathering intelligence, deterring adversaries and carrying out strikes in hostile territory. Click here to read more.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 12:55
photo Thierry Mamberti Safran

photo Thierry Mamberti Safran

 

 

04.02.2014 Safran

 

Safran a annoncé au mois de janvier la création d’un centre de Recherche & Technologie sur le plateau de Saclay en région parisienne. Christian Picollet, adjoint au directeur Recherche & Technologie Groupe, revient sur le rôle et les objectifs de ce futur site qui sera opérationnel dès novembre 2014.

 

Quels sont les objectifs de ce nouveau centre ?

 

La stratégie de Safran est fondée sur l’innovation et la différenciation par la technologie. Avec la création de ce centre, Safran se dote d’un dispositif central de recherche, en amont, au service du Groupe et de ses sociétés, dont l’objectif sera de détecter et de faire émerger de nouvelles technologies. Le centre fournira à leurs équipes R&T les résultats de ses travaux menés sur les « grands systèmes Safran ». Cet apport représentera un complément essentiel aux travaux de recherche spécifiques que mènent les sociétés sur leurs technologies, produits et services.

 

Comment le centre sera-t-il structuré ?

 

Le centre sera structuré autour de trois axes principaux : les systèmes avancés aéronautiques (énergétique et propulsion, systèmes électriques et électroniques), le numérique (technologies du signal et de l’information, modélisation et simulation) et les matériaux, procédés et capteurs (laboratoire d’expertise, matériaux et procédés, technologies et applications des capteurs).

 

L’axe « systèmes avancés aéronautiques » a pour objectif de comprendre et d’anticiper les besoins technologiques des équipements que nous développerons pour nos clients.

 

L’axe « numérique » dotera le Groupe d’outils permettant la modélisation, la conception de systèmes globaux et le traitement des informations (big data) de nos produits.

 

L’axe « matériaux, procédés et capteurs » a pour but d’amplifier les travaux de développement des matériaux et procédés destinés aux prochaines générations de nos équipements. En outre, le centre sera doté d’un laboratoire dédié aux nouvelles technologies pour les capteurs, aujourd’hui essentielles au développement de fonctions avancées.

 

Qu’est-ce qui a motivé le choix de sa localisation sur le plateau de Saclay ?

 

Paris-Saclay va devenir un pôle de premier plan mondial en France en termes de recherche et d’enseignement supérieur. En s’y installant, Safran bénéficiera d’une proximité géographique avec de nombreux laboratoires en sciences fondamentales et en sciences de l’ingénierie. Le centre viendra par ailleurs renforcer la présence d’industriels déjà implantés comme EDF, Air Liquide ou Thales...

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 12:20
Le Canada sort sa nouvelle stratégie d’approvisionnement en matière de défense

 

5 février 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le Canada vient de dévoiler ce mercredi sa nouvelle Stratégie d’approvisionnement en matière de défense (SAMD) au Economic Club of Canada. C’est la ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada Diane Finlay, et le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, qui en ont fait l’annonce.

 

Dans cette stratégie, le gouvernement Harper met l’accent sur la façon de «tirer profit de l’approvisionnement en matière de défense pour créer des emplois et assurer la croissance économique».

«Le gouvernement Harper est résolu à faire en sorte que nos militaires aient l’équipement nécessaire plus rapidement, de façon économique, tout en offrant la meilleure valeur pour les contribuables.  Dorénavant, nous tirerons profit de nos investissements en vue de créer des emplois bien rémunérés et hautement spécialisés ici au Canada», a déclaré Diane Finlay.

La Stratégie, poursuit le communiqué, repose sur d’importantes activités de mobilisation menées par le gouvernement auprès de l’industrie ainsi que sur les recommandations formulées dans le rapports Jenkins de février 2013 intitulé «Le Canada d’abord –Exploiter l’approvisionnement militaire en s’appuyant sur les capacités industrielles clés» et le rapport Emerson de 2012 sur les intérêts et l’avenir du Canada dans l’aérospatiale et dans l’espace.

«Le lancement de la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense aujourd’hui réaffirme l’engagement du gouvernement à l’égard de l’établissement et du maintien d’une armée moderne et de première classe qui est bien équipée pour relever les défis du 21e siècle. Le ministère de la Défense nationale continue de voir les conséquences positives du nouvel équipement sur les opérations de défense», a déclaré pour sa part le ministre de la Défense, Rob Nicholson.

La Stratégie d’approvisionnement en matière de défense (SAMD), marque un changement radical dans l’approche du gouvernement à l’égard des approvisionnements en matière de défense:

Fournir le bon équipement aux Forces armées canadiennes et à la Garde côtière canadienne en temps opportun:

  • Assurer la mobilisation hâtive et soutenue de l’industrie et de la clientèle dans le cadre du processus d’approvisionnement.
  • À compter de juin 2014, publier annuellement le Guide d’acquisition de la défense, qui décrira les priorités en matière d’approvisionnement du ministère de la Défense nationale.
  • Établir un processus d’analyse critique des besoins militaires, dirigé par un tiers indépendant, au sein du MDN.

Tirer parti de nos achats de matériel de défense pour créer des emplois et assurer la croissance économique au Canada:

  • Utiliser une proposition de valeur cotée et pondérée pour l’évaluation des soumissions relatives aux approvisionnements en matière de défense et aux approvisionnements importants de la Garde côtière canadienne.
  • Mettre en œuvre une stratégie d’exportation à l’appui des occasions de vente à l’étranger et de la participation aux chaînes de valeur mondiales.
  • Déterminer et appliquer les capacités industrielles clés pour connaître les retombées économiques possibles de chacun des achats de manière à répondre aux besoins des Forces canadiennes et à accroître la compétitivité des entreprises canadiennes sur le marché mondial.
  • Établir de façon indépendante un institut d’analyse de la défense dont les experts fourniront des analyses éclairées à l’appui des objectifs de la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense (SMAD) et des évaluations qui en découlent.

Simplifier les processus d’approvisionnement en matière de défense:

  • Adopter un nouveau régime pour veiller à ce que le processus décisionnel concernant les approvisionnements en matière de défense et les approvisionnements importants de la Garde côtière canadienne soit simplifié et coordonné.
  • Mettre sur pied un secrétariat d’approvisionnement en matière de défense au sein de TPSGC afin de s’assurer d’une étroite coordination entre les ministères clés.
  • Passer en revue les pouvoirs délégués actuels du MDN pour l’achat de biens, tout en envisageant la possibilité de hausser le plafond existant de 25 000 $, ce qui permettrait d’accroître l’efficacité des pratiques d’approvisionnement.

La mise en œuvre de la Stratégie d’approvisionnement en matière de défense commencera immédiatement; une mise en œuvre progressive aura lieu après les consultations en cours avec l’industrie et, annonce aussi Ottawa aujourd’hui, le ministère de la Défense publiera son premier Guide d’acquisition en matière de défense annuel en juin 2014.

Le Guide indiquera la liste de projets d’acquisition que le gouvernement compte développer sur les cinq, 10, 15 ou 20 ans années à venir, et comprend les projets de plus de 100 millions $, ainsi que ceux d’une plus petite valeur qui offrent des possibilités de retombées pour l’industrie canadienne.

Le Canada compte plus de 650 entreprises qui fournissent des biens et des services en matière de défense et qui génèrent 9,4 milliards $ en recettes, ainsi que des retombées économiques estimatives de 6 milliards $ et 64.000 emplois à temps plein. La moitié des recettes de l’industrie proviennent des exportations.

La nouvelle stratégie a été bien accueillie par les représentants de l’industrie, le Président de l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité, Tim Page, louant le gouvernement et déclarant lui donner «tout le crédit [...] pour la réponse exhaustive d’aujourd’hui à son engagement pris dans le cadre du budget de 2013 à améliorer les résultats de ses approvisionnements en matière de défense».

« L’annonce d’aujourd’hui est une excellente nouvelle pour l’industrie aérospatiale, nos forces armées et les contribuables canadiens. L’engagement du gouvernement à évaluer la valeur que représentent les approvisionnements pour les emplois, l’innovation et la recherche et le développement au Canada contribuera à faire en sorte que l’acquisition de matériel militaire profitera au maximum à l’économie canadienne», a pour sa part déclaré Jim Quick, le Président et chef de la direction de l’Association des industries aérospatiales du Canada.

Il faut toutefois se rappeler que, pour l’industrie de la défense du pays, les navires, les véhicules ou les aéronefs peuvent être plus chers, moins performants ou moins nombreux, ce qui compte, c’est que les achats militaires se fassent le plus possible ici au Canada. Le contribuable, lui, peut parfois être d’un avis différent.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:20
Le VBCI n'est pas encore britannique...


05.02.2014 par Jean-Dominique Merchet
 

La coopération militaire franco-britannique n'est vraiment plus au beau fixe. Nous annonçions sur ce blog que la British Army allait tester le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter et nous le faisions sur la base de déclarations du Premier ministre David Cameron lui-même lors de sa conférence de presse, à l'issue du sommet franco-britannique du 31 janvier. "The UK will also try out the French VBCI tank with a view to possibly purchasing it for the Army", rapportait la presse britannique.

Las ! Cette affaire de VBCI ne figure pas dans la déclaration finale du sommet... du fait du refus du ministère français de la défense. Pas plus d'ailleurs que le drone tactique Watchkeeper. Les deux affaires font l'objet de discussions très serrées et n'ont pas (encore?) abouties.

Des deux côtés de la Manche, les militaires sont pourtant favorables à ce prêt d'une vingtaine de VBCI, mais les politiques l'entendent autrement. 

Rappelons que le VBCI n'a toujours pas trouvé preneur à l'exportation. 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:50
L’Europe de la défense, éternelle pomme de la discorde entre la France et le Royaume-Uni

 

31.01.2014 by Hajnalka Vincze

 

Au sommet franco-britannique de vendredi, en plein milieu des annonces concernant la coopération militaire bilatérale, le président Hollande a frôlé le crime de lèse-majesté, en osant prétendre que « Le drone de combat préfigure ce que pourrait être une Europe de la défense ». Pour les Britanniques, coopérer, pourquoi pas, mais n'évoquons surtout pas l'Europe, et en particulier pas en l'associant aux questions de défense.

 

Crédit: UK Ministry of Defence

Ils ne voient que deux usages possibles, de préférence simultanément, à cette prétendue Europe de la défense. D’une part comme agence civilo-humanitaire de l’OTAN. De l’autre, en tant que courroie de transmission des injonctions US en vue d’améliorer les capacités militaires des supplétifs européens de l’Amérique. Le reste sont des chimères dangereuses, à éliminer au plus vite.

 

Afin de bien illustrer l’incompatibilité persistante des deux visions, française et britannique, rappelons juste le compte rendu fait par les deux ministres délégués aux affaires européennes sur le déroulement du sommet « défense » de décembre dernier.

 

Pour le Français Thierry Repentin, « le premier ministre britannique a abordé le sommet en cherchant à introduire différents amendements visant à affirmer une priorité à l’OTAN, à subordonner la politique de défense et de sécurité commune à l’action de celle-ci », mais « nous avons quant à nous refusé le langage inféodant la PSDC à l’OTAN ».  

 

Dans le même temps, son homologue britannique rassure les parlementaires de Sa Majesté que, dans les conclusions du sommet, « nous avons un langage qui marque clairement la primauté de l’OTAN dans la défense européenne ». C’est là tout le charme de l’entente cordiale entre les deux rives de La Manche.

 

NB : Les références à l’OTAN sont en effet omniprésentes dans les conclusions du dernier Conseil européen. Si, pour la plupart, elles reprennent les expressions alambiquées qui avaient déjà été employées ici ou là dans les textes officiels depuis un bon moment, il n’en reste pas moins que leur nombre et leur visibilité ont remarquablement augmenté par rapport au projet de texte mis au point trois jours auparavant.

 

Ainsi, dans la version définitive :

« La PSDC continuera à se développer en pleine complémentarité avec l'OTAN dans le cadre agréé du partenariat stratégique entre l'UE et l'OTAN et dans le respect de leur autonomie de décision et de leurs procédures respectives. » (absent du projet de texte)

« Pour que l'UE et ses États membres puissent faire face [aux nouveaux défis en matière de sécurité], en concordance avec les efforts de l'OTAN ». (absent du projet de texte)

« utiliser plus efficacement les ressources disponibles et de garantir l'interopérabilité, y compris avec les principales organisations partenaires telles que l'OTAN ».

« … présenter d'ici la fin de 2014 un cadre d'action approprié, en parfaite cohérence avec les processus de planification existants de l'OTAN » (au sujet de la planification de la défense)

« l'élaboration de normes industrielles dans le domaine de la défense, sans double emploi avec les normes existantes, en particulier les normes de l'OTAN ». (absent du projet de texte…)

 

 

(Une analyse détaillée suivra prochainement, dans un papier sur la PSDC post-sommet “Défense”)

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