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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 22:00
EADS regroupe ses activités défense et va se rebaptiser Airbus

25/07/2013 boursorama.com (AFP)

 

Le groupe européen EADS se prépare à regrouper ses activités défense et à prendre le nom de sa principale filiale Airbus, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier.

 

Selon un schéma qui doit être soumis la semaine prochaine au conseil d'administration, le groupe, actuellement formé de quatre divisions, n'en aurait plus que trois.

 

L'actuelle division défense Cassidian fusionnera avec la division espace Astrium et avec Airbus Military, filiale de l'avionneur qui produit les appareils de transport militaire, au sein d'une seule et même entité, Airbus Defence.

 

Le groupe profitera lui-même de cette opération de regroupement pour abandonner son nom historique d'EADS au profit de celui d'Airbus. L'avionneur deviendra Airbus Civil Aircraft et le fabricant d'hélicoptères Eurocopter sera rebaptisé Airbus Helicopters.

 

Selon la lettre d'information spécialisée AeroDefenseNews, la direction d'Airbus Defence serait confiée au patron de Cassidian, Bernhard Gerwert. Il serait secondé par Christian Scherer, qui possède les nationalités française et allemande.

 

"Ce qui est sûr, c'est que cette entité ne peut pas être confiée à un Français", a souligné une des sources proches du dossier , deux Français, Fabrice Brégier et Guillaume Faury, dirigeant déjà les deux autres divisions.

 

Un porte-parole du groupe européen s'est refusé à tout commentaire sur les décisions que pourrait prendre le conseil d'administration. Celui-ci doit approuver les résultats semestriels avant leur publication mercredi.

 

EADS est né en 2000 d'une fusion d'actifs industriels français, allemands et espagnols. Son chiffre d'affaires est dominé par les résultats de l'avionneur.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 20:50
La France salue l'intérêt de l'UE pour les industries de défense

2013-07-25 xinhua

 

Le ministère français des Affaires étrangères a salué jeudi la publication d'un document se penchant sur les industries européennes de défense, la veille, par la Commission européenne, organe exécutif de l'Union européenne ( UE) basé à Bruxelles.

 

"La France se félicite de la communication diffusée hier par la Commission, 'Vers un secteur de la défense et de la sécurité plus compétitif et efficace'", a déclaré le porte-parole du Quai d' Orsay, Philippe Lalliot.

 

"Il s'agit d'une contribution substantielle à la réflexion sur le renforcement de la base industrielle et technologique de défense - qui constitue une nécessité pour assurer la crédibilité de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC)", a-t-il estimé.

 

"(..) Nous relevons d'ores et déjà parmi les nombreux aspects positifs (du document) la volonté de la Commission de participer à cet objectif, notamment par la mobilisation des PME et le soutien aux programmes de recherche et de développement, particulièrement lorsqu'ils ont un caractère dual, militaire et civilo-militaire", a souligné le haut diplomate français. 

 

"Le document s'inscrit dans la perspective du conseil européen de décembre (2013), consacré à la politique de sécurité et de défense commune (PSDC)", a ajouté M. Lalliot.

 

"Cette échéance sera l'occasion pour les chefs d'État ou de gouvernement (des 28 pays membres de l'UE) de fixer des orientations ambitieuses et concrètes dans trois domaines : les opérations, les capacités et le développement de l'industrie européenne de défense", a-t-il conclu.

 

La volonté de regrouper l'industrie de défense européenne devrait, selon plusieurs Etats membres, dont la France, bénéficier à l'UE, à la fois militairement et économiquement.

 

Le continent européen abrite en effet plusieurs fleurons très réputés dans ce domaine à l'échelle internationale, tels que les groupes Thalès, Safran, EADS ou encore Dassault Aviation.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:40
la poupe du premier porte-hélicoptères russe arrive en France - Photo DCNS

la poupe du premier porte-hélicoptères russe arrive en France - Photo DCNS

PARIS, 24 juillet - RIA Novosti

 

La poupe du premier porte-hélicoptère de classe Mistral destiné à la Marine russe, le Vladivostok, est arrivée mardi à Saint-Nazaire, en France, a appris l'agence RIA Novosti auprès du service de presse du groupe français de construction navale DCNS.

 

Assemblée par l'Usine de la Baltique, la poupe du premier BPC a été expédiée le 7 juillet depuis la ville russe de Saint-Pétersbourg conformément au contrat de construction. En France, le navire de guerre sera mis au point. 

 

Yves Destefanis, directeur du programme BPC russes chez DCNS, avait antérieurement déclaré que le BPC achevé devrait être mis à l'eau en octobre 2013 et partirait pour la Russie pour être équipé d'armements.

 

La cérémonie de mise en cale sèche du premier des deux Mistral commandés par la Russie s'est tenue aux chantiers navals de Saint-Nazaire, en France, le 1er février dernier. La Russie assure 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Un responsable du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) a annoncé en février que la Russie avait déjà produit les 30 premiers petits blocs de la poupe du BPC, qui seront envoyés en France.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes. 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:35
South Korea launches second Incheon frigate

SEOUL, July 25 (UPI)

 

South Korea has launched its second Incheon-class FFX coastal defense vessel, Yonhap News Agency reported.

 

The chairman of the Joint Chiefs of Staff and senior naval officials attended the launching ceremony for the 2,300-ton frigate Gyeonggi at Hyundai Heavy Industry's shipyard in the southeastern city of Ulsan.

 

The Incheon, lead vessel in the class, was designed under the government's Future Frigate Experimental program and launched in January.

 

Yonhap reported naval officials said the Gyeonggi -- named after Gyeonggi province that surrounds Seoul -- will be delivered to the navy next year and deployed for operation in 2015.

 

The Incheon is expected to be commissioned next year.

 

About 20 frigates will be built to replace the country's aging Ulsan and Pohang patrol escort ships by 2020. The vessels were built between the early 1980s and the early 1990s.

 

The Pohang-class vessels were built by Korea Shipbuilding Corp., Hyundai Heavy Industries, Daewoo Shipbuilding and Korea Takoma. Hyundai Heavy Industries also built the Ulsan guided missile ships.

 

The Incheon and Gyeonggi vessels are South Korea's first coastal patrol vessels built after the sinking of the patrol ship Cheonan -- a Pohang-class ship -- allegedly by North Korea in March 2010. The incident raised many questions by South Korean politicians and defense analysts about the condition of the navy's equipment.

 

The 1,200-ton naval corvette Cheonan sank rapidly after an explosion from a suspected torpedo ripped the vessel in half. It sank just more than 1 mile southwest of Baeknyeong Island near the de facto sea border with North Korea.

 

North Korea consistently denies it had anything to do with the sinking.

 

The South Korean government also became concerned the country's maritime protection was left wanting in the face of increasing intrusions by foreign fishing ships, especially Chinese and North Korean, into its economic zones.

 

In December 2011, then-South Korean President Lee Myung-bak called for "strong" measures to protect the country's coast guard sailors during an increasing crackdown on illegal fishing by Chinese boats. Lee said he wanted no repeat of the attack earlier that month on two coast guard sailors during a raid on a Chinese boat suspected of fishing illegally in South Korean waters earlier.

 

A coast guard officer allegedly was stabbed by the captain of the Chinese fishing boat and died shortly after in hospital. Another coast guard member was stabbed but lived, Yonhap reported.

 

The confrontation between the coast guard and Chinese fishing vessel was one of the most difficult in years, said the team that boarded the ship, a report in Joongang Daily said at the time.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:35
Mi-17 helicopter

Mi-17 helicopter

WASHINGTON, 18 juillet - RIA Novosti

 

Le Pentagone a toujours l'intention d'acheter des hélicoptères russes Mi-17 destinés à l'armée afghane, a déclaré jeudi à Washington le président du Comité des chefs d'Etats-majors interarmées des Etats-Unis Martin Dempsey.

 

"Je soutiens ce programme. Nous ne pouvons pas y renoncer, puisque les forces afghanes devront prochainement prendre en charge la sécurité dans le pays", a indiqué le général Dempsey.

 

Plusieurs parlementaires américains proposent aux autorités de renoncer à l'achat d'hélicoptères russes pour l'Afghanistan en signe de protestation contre les livraisons d'armes russes à la Syrie.

 

Moscou et Washington ont signé un contrat prévoyant la livraison de 30 hélicoptères russes Mi-17V5 (version exportée de l'hélicoptère Mi-8) à l'Armée nationale afghane à la mi-juin dernier. En mai 2011, l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport et le département US de la Défense ont signé un contrat sur la livraison de 21 hélicoptères de combat et de transport Mi-17B5 en Afghanistan. Le contrat prévoyait en outre une option d'achat de 12 autres hélicoptères russes pour l'armée afghane.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 14:50
EU Flags Defense Sector Revamp Ahead of Summit

Jul. 24, 2013 Defense News (AFP)

 

BRUSSELS, BRUSSELS CAPITAL REGION — The European Commission on Wednesday set out recommendations to improve Europe’s fragmented and cash-strapped defense industry, with a focus on pooling resources in areas with dual military and civilian applications.

 

The ideas were drawn up at the request of European Union member states, who are to discuss defense issues at a summit in December.

 

There has been notoriously little cross-border cooperation on defense, an area where the EU occupies a backroom role compared to NATO.

 

The commission highlighted potential areas of cooperation between civilian and military research to boost competitiveness and generate home-grown know-how shared across EU borders.

 

It cited satellite applications as a key example, and suggested offering incentives to reduce what have often proved prohibitive costs for European producers.

 

The commission also envisages a beefed-up, EU-badged role in peacekeeping and peace-enforcement beyond its borders.

 

The defense sector in the EU already provides some 400,000 jobs and generated turnover of around 96 billion euros (US $125 billion) in 2012.

 

But sharp cuts to government budgets due to the eurozone debt crisis have left the commission arguing that research, technology, manufacturing and procurement should all be better integrated, to make money go further.

 

Special EU rules that allow governments to close off procurement for sensitive defense contracts will also be up for debate by leaders in the run-up to the defense summit.

 

Commission President Jose Manuel Barroso — who did little to douse what he told journalists was “speculation” that he may be a candidate to head up NATO next year — said “the US is asking Europe to do more.”

 

He said a more integrated defense approach would be “complementary to, but not in contradiction with, NATO.”

 

He underlined that “the commission has no intention of buying military equipment.”

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:40
Vikhr anti-tank missiles installed on a Ka-50 Alligator helicopter. Photo Allocer.

Vikhr anti-tank missiles installed on a Ka-50 Alligator helicopter. Photo Allocer.

25 July 2013 airforce-technology.com

 

The Russian Ministry of Defence (MoD) has awarded a contract to Izhmash for the delivery of antitank guided missiles to the national armed forces.

 

Under the RUB13bn ($401m) contract, the company will supply unspecified units of Vikhr-1 laser-guided anti-tank missile system to the Russian military.

 

Calling the contract to be the company's biggest state contract for delivery of high-precision weapons to the MoD, Izhmash director general Konstantin Busygin was quoted by ITAR-TASS as saying that the company has all the production facilities, qualified personnel and technologies required for effective fulfilment of the contract under the original schedule.

 

''We are taking this contract very seriously and will do our best to have it fulfilled completely in time,'' Busygin said.

 

The director general was also quoted by RIA Novosti as saying earlier that the Vikhr-1 contract is expected to enable the company to solve almost all of its financial problems.

 

Izhmash, the manufacturer of Kalashnikov assault rifle, or AK-47, currently has debts of up to RUB3bn ($92.7m), according to the news agency.

 

Manufactured by Konstruktorskoe Buro Priborostroeniya (KBP) bureau, the Vikhr is a long-range, air launched missile designed for engagement of vital ground targets, such as armoured targets equipped with built-in and add-on explosive reactive armour between 8-10km ranges during the day and 5km at night depending on the launch platform used.

 

Air-launched from the Ka-50, Ka-52 helicopters and Su-25T aircraft, the missile is also capable of engaging a range of low-speed air targets in conditions of air defence assets activity.

 

Vikhr missiles are currently operational with the Russian Air Force.

 

Deliveries under the contract are scheduled to be completed by 2015.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:20
Photo Lockheed Martin

Photo Lockheed Martin

25/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Saft a récemment signé un contrat avec le motoriste General Electric Aviation, pour la fourniture d'une "batterie haute puissance à la pointe de la technologie" qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol du F-35. Un contrat d'un montant de 6,5 millions de dollars.

 

Le leader mondial de la conception et de la fabrication de batteries de haute technologie pour l'industrie, Saft, reste à bord de l'avion de combat américain, le F‐35 de Lockheed Martin. Il introduit "une technologie Li‐ion sans précédent" pour cet avion de combat. Saft a récemment signé un contrat avec le motoriste américain General Electric Aviation, pour un montant de 6,5 millions de dollars dans le cadre de la phase de production initiale à faible cadence (LRIP 6) du F‐35. "Travailler sur le programme F‐35 donne à Saft une opportunité exceptionnelle de promouvoir les solutions Li‐ion dans les avions de combat de dernière génération », a déclaré le directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft, Thomas Alcide, cité dans le communiqué de Saft.

 

Dans le cadre de ce contrat, Saft prendra en compte les objectifs industriels MEA (More Electric Aircraft) visant une optimisation des performances et une réduction des émissions de CO2. Le groupe français produira "une batterie haute puissance à la pointe de la technologie qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol". La batterie fournira une alimentation de secours en vol aux systèmes critiques de l'appareil. Chaque ensemble livré se composera d'une batterie JSF 270V et d'une batterie JSF 28V par appareil.

 

A bord du F-35 depuis 2002

 

Saft fournit des batteries à GE Aviation depuis 2006. Cette solution s'appuie sur 15 ans de recherche sur la technologie Li‐ion et sur un historique de plus de 60 ans de développement et de fourniture de batteries à base de nickel à l'aéronavale américaine. Aujourd'hui, le programme de développement de batteries pour le F‐35 a enregistré plus de 6.000 heures de vols.

 

Saft travaille depuis le début des années 2000 sur le F-35. En 2002, Saft America avait achevé l'étape préliminaire de la phase de conception et de développement (SDD - System Design and Development) du système de gestion de l'alimentation électrique du F-35. Le groupe a remporté les contrats de fourniture des batteries 28 V, qui délivreront l'énergie nécessaire au démarrage du groupe auxiliaire de puissance, et des batteries 270 V, qui assureront l'alimentation de secours des surfaces de commande de vol. La batterie 28 V AMFB a notamment participé au succès du programme lors du premier vol du chasseur en décembre 2006. Saft a terminé la phase SDD du programme JSF en 2008 et a reçu commande de batteries Li-ion 28 V et 270 V pour les phases I, II et III du programme LRIP. Les premières livraisons de batteries LRIP ont eu lieu en 2009.

 

Des résultats en chute

 

Le groupe français a annoncé ce mercredi une chute de 44,5 % de son bénéfice net au premier semestre, en raison de ventes moins profitables, la situation devant s'améliorer lors de la deuxième moitié de l'année. "Globalement, le second semestre devrait enregistrer un plus fort niveau de ventes, tant dans nos activités traditionnelles que dans les nouveaux marchés du lithium-ion", a indiqué Saft dans un communiqué. Lors des six premiers mois de l'année, Saft a dégagé un bénéfice net de 11,1 millions d'euros, contre 20,0 millions lors du premier semestre 2012. Le chiffre d'affaires a affiché une légère baisse de 1 % à taux de change et périmètre constants, à 284,9 millions d'euros.

 

Outre une perte de 5,2 millions d'euros due à SNB (42 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 pour 340 salariés), son activité désormais vendue de petites batteries au nickel, ce recul s'explique surtout par une baisse des marges du fabricant de batteries, dont les ventes les plus rentables ont piqué du nez. "Le niveau global des ventes a été inférieur à nos attentes, ce qui a eu pour effet d'affecter la profitabilité du premier semestre", a expliqué le président du directoire, John Searle, cité dans le communiqué. Saft a certes affiché des ventes "excellentes" sur certains créneaux comme les réseaux de télécommunication, avec un gros contrat avec un client indien, mais "la rentabilité de ces ventes additionnelles a été faible". Quant aux ventes de la division de batteries de spécialité, la plus rentable, elles ont décliné par rapport à 2012, précise Saft.

 

Avertissement sur résultat début juillet

 

Saft avait émis un avertissement sur résultat début juillet. Le groupe s'attend désormais à un excédent brut d'exploitation (Ebitda) annuel entre 90 et 95 millions d'euros contre 102 et 106 millions attendus initialement et à un chiffre d'affaires dans le bas de la fourchette de 630 à 650 millions prévue auparavant. Ces prévisions ont été confirmées mercredi. L'Ebitda du premier semestre s'est établi à 40 millions d'euros, en diminution de 20,2 %.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:55
L’ONERA organise une convention pour les équipementiers en octobre

14.07.2013 - ONERA - Recherche & Industrie

 

L’ONERA va à la rencontre des équipementiers et organise une convention qui leur est dédiée le 22 octobre 2013, à l’espace Hamelin à Paris, dans le 16ème arrondissement.Exposés sur la R&T et rendez-vous d'affaire individuels sont au programme.

 

Depuis toujours, l’ONERA sait travailler avec des partenaires de toutes tailles, les grands constructeurs de l’aéronautique, l’espace et la défense, mais également les équipementiers, acteurs incontournables dans l’évolution du transport aérien. Pour les soutenir dans la relève des nouveaux défis de l’aéronautique, l’ONERA va à leur rencontre et organise une convention qui leur est dédiée le 22 octobre 2013, à l’espace Hamelin à Paris, dans le 16ème arrondissement. Des exposés permettront de découvrir la variété des disciplines couvertes par l’ONERA, et des rendez-vous d’affaires individuels seront organisés pour permettre aux équipementiers présents d’exposer leurs besoins en R&T et innovation. L’ONERA est aussi partenaire des Aerospace Days les 16 et 17 octobre 2013 qui se déroulement à Orly et participe aux Rendez-vous Carnot les 9 & 10 octobre 2013 à Lyon.

 

Pour s’inscrire gratuitement à la Convention Equipementiers :
sylvie.moitel-gin \@/ onera.fr

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:54
Le ministère de la Défense parraine le Contrat de génération Thales

25/07/2013 CNE Laetitia Périer - Economie et technologie

 

Dans le cadre de son engagement en faveur des industries de défense et de l’emploi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a parrainé mardi 23 juillet la signature du Contrat de génération Thales. Véritable dispositif d’aide à l’emploi visant à encourager l’embauche des jeunes et à garantir le travail des seniors, ce Contrat mis en place au sein du groupe de 67 000 salariés spécialisé dans la défense, la sécurité, l’aéronautique, l’espace et le transport terrestre prévoit notamment 2 000 contrats à durée indéterminée au profit de jeunes de moins de 30 ans.

 

C’est aux côtés de Jean-Bernard Levy, PDG de Thales, que Jean-Yves Le Drian a parrainé mardi dernier la signature du Contrat de génération Thales, conclu entre la direction générale, la direction des ressources humaines et les représentants du personnel du groupe. Entré en vigueur le 18 mars 2013, le Contrat de génération est un dispositif d’aide à l’emploi visant à encourager l’embauche des jeunes et à garantir le travail des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Il prévoit en contrepartie une aide financière versée par l’Etat.

 

Au sein de Thales, ce dispositif se concrétisera notamment par 2 000 contrats à durée indéterminée réservés à des jeunes de moins de 30 ans, des formations diplômantes en alternance, un soutien à l’éducation des moins diplômés et des initiatives en faveur de la diversité. Pleinement engagé dans la bataille du gouvernement pour l’emploi et la compétitivité, Jean-Yves Le Drian a souligné « l’enjeu majeur » qu’était la protection de l’industrie de défense « tant d’un point de vue stratégique, que d’un point de vue social et économique ». Avec 4 000 entreprises et 165 000 emplois directs, les industries de défense constituent un secteur industriel capital. Le ministre de la Défense a déclaré que la signature de ce contrat représentait à ce titre « une démarche significative, tant pour Thales et ses salariés, que pour la Nation toute entière ».

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:50
Vers une politique européenne de défense plus intégrée ?

24 juillet 2013 .lalibre.be (AFP, Belga)

 

International La Commission ébauche une politique européenne de défense en vue du sommet de décembre.

 

La Commission européenne a présenté mercredi une série de mesures destinées à améliorer l'efficacité de la défense européenne, en renforçant la coopération entre les Etats membres de l'UE, mais aussi les capacités communes. Cette communication, établie à la demande des Etats dans la perspective du sommet européen de décembre consacré à la défense, touchent à la politique industrielle, au marché intérieur et à la recherche notamment.

 

L'intensification des synergies, dans un contexte budgétaire difficile, est au cœur de la démarche. "En ces temps de restrictions budgétaires, nous avons particulièrement besoin d'une coopération et d'une intégration accrues pour devenir plus efficaces. La défense continue de relever de la souveraineté nationale et les États membres sont naturellement en première ligne sur cette question. La Commission peut toutefois les soutenir et mobiliser ses politiques pour renforcer le secteur", souligne le commissaire au marché intérieur, Michel Barnier.

 

L'une des pistes est l'acquisition par l'Union européenne elle-même de certaines "capacités à double usage", comme par exemple des bateaux hôpitaux, des moyens pour la cybersécurité, des avions de transport stratégique, des canadairs ou encore des bateaux capables de pomper le pétrole en haute mer en cas de catastrophe.

 

Barroso tempère

 

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a insisté sur le fait que Bruxelles n'avait "pas de compétences militaires" et ne voulait "pas en avoir". Et il a appelé les Etats membres à progresser vers une défense commune, "tout en respectant les engagements" vis-à-vis de l'Otan. M. Barroso, auquel on prête des ambitions à la tête de l'Alliance atlantique après son deuxième mandat à la présidence de la Commission, a assuré que sa communication n'avait "rien à voir" avec son avenir. "Tout lien entre cette communication et ce que je pourrais faire ou ne pas faire à l'avenir est de la pure spéculation", a-t-il insisté.

 

Il a souligné que l'industrie européenne de la défense employait directement quelque 400.000 personnes pour un chiffre d'affaires d'environ 96 milliards d'euros en 2012. Mais le secteur souffre de contraintes budgétaires et de la fragmentation du marché européen, et la Commission estime qu'il faut agir pour maintenir les capacités industrielles et technologiques européennes.

 

La Commission entend intervenir sur la normalisation, les marchés publics et les distorsions de marché, le soutien à la compétitivité et aux PME, mais aussi pour plus de synergies entre recherches civile et militaire et le développement des capacités de double usage.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:45
Denel to produce new small arms range

19 July 2013 by Guy Martin - defenceWeb

 

State owned defence company Denel has partnered with Swiss firm B&T to offer a new range of small arms, from submachineguns to grenade launchers.

 

B&T and Denel have signed a technology transfer agreement that will see Denel produce several B&T weapons in South Africa. Initially production will use some Swiss made parts while Denel gets its production line up and running, according to Patric Staudt, Technical Support Manager, Africa, at B&T.

 

One of the new weapons on offer is the GL-06 40 mm single shot grenade launcher, designed to only use less lethal ammunition, as it is aimed primarily at the police. It was procured by the South African Police Service for use during the 2010 Soccer World Cup.

 

B&T’s MP9 9 mm submachinegun will be manufactured by Denel as the GMP9. This closed bolt weapon comes standard with a number of different attachments, including a suppressor, shell catcher (mainly for use on aircraft), red dot sight and holster. It can accept 15 to 30 round magazines and has been designed to be lightweight and modular.

 

B&T’s carbine, the 9 mm Advanced Police Carbine 9 (APC9 - called GPC9 by Denel) was designed in 2011 as a firearm bridging the gap between a personnel defence weapon and a 5.56 mm rifle. It features a number of innovations like a hydraulic recoil reduction system to reduce muzzle lift. It is ambidextrous, modular and comes with a suppressor and different barrel length options. A 5.56 mm version is also available – Denel may offer this as a replacement for the South African National Defence Force’s R4/R5 series of assault rifles.

 

B&T approached Denel several years ago, and after receiving permission from the Swiss government, signed a technology transfer agreement with Denel a year ago. The Swiss company exhibited with Denel at the Africa Aerospace and Defence (AAD) exhibition outside Pretoria last year.

 

Denel exhibited at the Land Forces Africa conference outside Pretoria earlier this week, with the grenade launcher, submachinegun and assault rifle on display.

 

B&T has further collaborations with Denel and is working on an upgrade kit for Denel’s SS77 7.62 mm machinegun, which will cover things like a redesigned rail, top cover, magazine belt attachment etc. B&T may in the future sell the SS77.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:37
« L'industrie de Défense, un atout stratégique pour l'Europe » par Arnaud Danjean, député européen

24 juillet 2013 creusot-infos.com

 

« La communication sur l'industrie de sécurité et de défense présentée aujourd'hui par la Commission Européenne est une contribution importante au débat qui doit s'engager à tous les niveaux en vue du sommet européen de décembre » a déclaré mercredi l’eurodéputé UMP-PPE Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

 

« Ce texte, préparé par les commissaires Barnier et Tajani,  que la sous-commission Défense du Parlement européen avait auditionnés récemment, met en évidence l'atout stratégique que constitue l'industrie de défense européenne, tant sur les plans économiques que technologiques et opérationnels » a indiqué Arnaud Danjean.

 

« Je suis particulièrement satisfait de voir figurer explicitement, à plusieurs reprises  dans la communication, la notion d'autonomie stratégique, à savoir la nécessité pour les Européens de pouvoir décider et agir sans dépendre des capacités de pays tiers.

 

Ceci suppose que l'Union européenne identifie des capacités et technologies-clefs dans lesquelles des investissements européens pourront intervenir, et pour lesquels le contrôle des chaines d'approvisionnement sera assuré. Voir ces priorités explicitement reconnues par la Commission est rassurant, tant il est important que les spécificités du secteur de la Défense soient reconnues et s'inscrivent dans la vision plus large d'une Europe acteur de sa propre sécurité » a-t-il poursuivi.  

 

« La possibilité d'acquisition, par l'UE, de certaines capacités civilo-militaires, ainsi que les investissements communautaires possibles dans la recherche et le développement de ces technologies duales, sont des pistes prometteuses ».

 

« La Commission européenne se fixe ainsi des objectifs légitimes dans la limite de ses compétences. Il reste à espérer que les Etats-Membres, qui conservent l'essentiel des responsabilités en matière de défense, prennent pleinement conscience de la menace de déclassement stratégique du continent européen et s'accordent sur les priorités politiques et capacitaires pour enrayer cette tendance dramatique » a conclu Arnaud Danjean.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:33
Communication sur le secteur de la défense et la sécurité – 24.07.2013

24.07.2013 ec.europa.eu

 

Le 24 juillet 2013, la Commission a adopté une Communication intitulée « Vers un secteur de la défense et de la sécurité plus compétitif et efficace ». Cette Communication sera discutée par les Chefs d’Etat et de gouvernement au Conseil européen de décembre 2013.

La Communication prend l’acquis de deux directives « défense » sur les marchés publics (2009/81) et les transferts (2009/43), et le développe davantage, essayant notamment d’exploiter des synergies entre la défense et la sécurité.

La Communication contient un plan d’actions avec des initiatives dans les domaines du Marché intérieur, la Politique industrielle, la Recherche et Innovation, Capacités, l’Espace, l’Energie et le Commerce international. L’objectif général du plan d’action est d’améliorer l’efficacité et la compétitivité du secteur de la défense et de la sécurité en Europe.

En ce qui concerne les marchés publics de la défense, la Communication annonce plusieurs initiatives : l’établissement d’un mécanisme de suivi du marché, des explications sur certaines exclusions de la Directive 2009/81/CE, et l’abolition rapide des offsets.

Voir aussi :

  • En savoir plus sur les marchés publics de défense et la directive en
  • Cadre législatif
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 08:50
Communication on the European Defence and Security Sector adopted on 24 July 2013

24 July 2013 ec.europa.eu


The Communication sets out Commission proposals to strengthen the internal market and support the competitiveness of the defence and security industries.

  1.  European Commission Communication pdf - 111 KB [111 KB] : Towards a more competitive and efficient defence and security sector
  2. Commission Staff Working Document pdf - 788 KB [788 KB] accompanying the Communication
  3. Citizen's summary pdf - 21 KB [21 KB] български (bg)čeština (cs)dansk (da)Deutsch (de)eesti keel (et)ελληνικά (el)español (es)français (fr)hrvatski (hr)italiano (it)latviešu valoda (lv)lietuvių kalba (lt)magyar (hu)Malti (mt)Nederlands (nl)polski (pl)português (pt)română (ro)slovenčina (sk)slovenščina (sl)suomi (fi)svenska (sv) on reforming the defence and security sector

The Commission's defence industrial policy is designed to promote competition, innovation, support SMEs and provide a strong industrial base for the Common Security and Defence Policy (CSDP).

At the heart of this policy is the Defence Package, designed to set out a modern policy and legislative framework to improve competitiveness, introduce greater transparency and cut unnecessary red tape. The strategy includes two directives aiming to simplify the transfers of defence-related products within the EU and coordinate procedures for contract awards in the fields of defence and security.

Following the adoption of the Defence Package and the transposition of the legislation, the Commission established a Task Force on Defence Industries and Markets.  Its objective is to examine what more the Commission can do to support Member States to help improve the competitiveness of the defence industry and strengthen the internal market.

 

Why is more competition necessary?

  • The European defence market is highly regulated at a national level. Europe's defence-related industries (primarily the defence part of sectors such as aeronautics, space, electronics, land systems and shipbuilding) largely operate outside the internal market.
  • Fragmented markets create red tape, hamper innovation and lead to duplication of defence programmes and research – undermining our global competitiveness and the effectiveness of the CSDP.
  • Reduced defence budgets and escalating development costs make it too expensive for any single European country to maintain a comprehensive national defence industrial base.

The defence industry is mostly concentrated in six Member States (France, Germany, Italy, Spain, Sweden and the UK) although companies producing ancillary equipment and systems are found all over Europe. More than 1.350 SMEs play an important role in the European defence sector and are of critical importance to the supply chain.

The defence sector can provide an important contribution to regional economic development. In order to introduce the concept of smart specialisation and regional policy funding to European companies and research centers the European Commission and the European Defence Agency carried out a workshop on 28 January 2013. For more information see the agenda, the presentations and the proceedings of the event.

The European defence equipment market is technology and research-intensive (electronics, IT, transport, biotechnology and nanotechnology – with many important spin-offs in civil sectors, e.g. satellite navigation).

 

Data on the industry can be found on the European Defence Agency website.

 

Defence package - for more information refer to the Legislation page.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:55
La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

24/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au premier semestre 2013, DCNS a vu chuter ses prises de commandes. Mais la possible signature avant la fin de l'année du contrat de rénovation des frégates saoudiennes Sawari 1 (LEX) devrait regonfler les voiles du groupe naval.

 

DCNS peut voir venir. Même si la situation actuelle n'est pas satisfaisante en termes de prises de commandes, elle est loin d'être inquiétante. Le groupe naval a engrangé des commandes représentant un montant total de 578 millions d'euros au premier semestre 2013 (contre 813 millions au premier semestre 2012). Le carnet de commandes de DCNS s'établit à 13,23 milliards d'euros à la fin du premier semestre 2013 (contre 14,2 milliards à la fin du premier semestre 2013). Il représente aujourd'hui "plus de quatre années d'activité", pércise le groupe dans un communiqué publié mardi.

Bref, il n'y a pas le feu au lac. D'autant que l'on reparle avec beaucoup d'insistance du contrat LEX (Life Extension Sawari 1) en Arabie saoudite pour la rénovation des frégates Sawari 1. Selon des sources concordantes, ce contrat d'un montant de 1 milliard d'euros environ pourrait être signé assez rapidement, en tout cas d'ici à la fin de l'année. Mais prudence car plusieurs fois attendu par Paris, il n'a jamais été concrétisé. Un tel contrat embellirait bien sûr le bilan commercial de 2013. Au-delà, DCNS, qui est engagé dans plusieurs campagnes importantes à l'export, devra patienter plutôt en 2014 pour signer ou pas de nouveaux contrats export.

 

>> Lire aussi: DCNS: pourquoi le contrat LEX sur la modernisation des frégates saoudiennes est bloqué

 

Chiffre d'affaires en hausse mais résultat opérationnel en baisse

Le chiffre d'affaires atteint 1,63 milliard d'euros (contre 1,4 milliard au premier semestre 2012). Cette croissance résulte de l'exécution de programmes industriels tant pour la France (frégates FREMM, sous-marins Barracuda et maintenance de la flotte de navires de premier rang de la Marine nationale) que pour l'international (notamment Brésil, Inde et Russie). Le PDG de DCNS, Patrick Boissier, cité dans le communiqué, s'est réjoui d'avoir "au cours du premier semestre 2013, de nouveau enregistré une croissance de notre chiffre d'affaires, ce qui confirme notre potentiel de développement.

Mais, a-t-il ahouté, "notre résultat opérationnel, impacté par certaines difficultés opérationnelles et par l'intensification de nos investissements en R&D, n'a pas connu la même croissance". Le résultat opérationnel courant avant amortissement des écarts d'évaluation s'élève à 95 millions d'euros (soit 5,8 % du chiffre d'affaires) au premier semestre 2013 contre 98 millions (soit 7 % du chiffre d'affaires) l'année passée.

Selon le communiqué de DCNS, le groupe connaît des difficultés opérationnelles sur certains projets industriels, principalement dans le nucléaire civil. Certains contrats signés auraient occasionné des pertes dans cette nouvelle activité pour le groupe (EPR de Flamanville, Chine). C'est le prix à payer de la courbe d'apprentissage, explique-t-on chez DCNS, qui va mettre des équipes dédiées à cette activité et ne plus faire jouer la polyvalence. Le groupe doit également adpater sa façon de travailler aux méthodes en cours dans le nucléaire civil.

 

Des effectifs en hausse

Enfin, DCNS accélère également ses investissements en Recherche et Développement (R&D) par rapport à ceux du premier semestre 2012 pour prendre une longueur d'avance technologique sur ses marchés. Pour autant, le groupe a réagi en engageant un plan d'actions "afin d'améliorer la situation en matière de rentabilité". Le groupe veut notamment réduire les frais fixes et les dépenses courantes, sans pour autant toucher aux effectifs. Fin juin 2013, ils s'établissaient à 13.511 équivalents temps plein (contre 12. 987 à la fin du premier semestre 2012).

 

>> Lire aussi: Défense: quel avenir pour DCNS?

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Des mauvais chiffres pour l’industrie française de l’armement

23 juillet 2013 Par Myriam Berber - RFI

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse.

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse par rapport à l'année précédente. Résultat : la France perd sa place de quatrième exportateur mondial, dépassée par Israël. C'est ce que révèle le rapport au Parlement du ministère de la Défense, publié le lundi 22 juillet 2013.

 

Depuis le record de 2009, avec plus de huit milliards d'euros d'exportations, les entreprises françaises de défense ont vu leurs ventes à l'étranger divisées par deux. L'année dernière, ces exportations sont passées sous la barre des cinq milliards d’euros. Un chiffre en baisse de 26% par rapport à l'année précédente.

 

La France se maintient dans le « Top cinq » des exportateurs mondiaux, mais très loin derrière les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et Israël. En 2012, la région Asie-Pacifique est la principale destination des exportations françaises, avec plus de la moitié des prises de commandes.

 

Missiles air-air et corvettes

 

Avec 1,2 milliard d'euros de commandes, l'Inde est devenue en 2012 le premier partenaire commercial de la France. Viennent ensuite l'Arabie saoudite avec 636 millions, la Malaisie avec 461 millions, les Etats-Unis avec 208 millions et la Russie avec 185 millions.

 

En 2012, les principales commandes ont concerné des missiles air-air pour l'armée indienne, des corvettes pour la Malaisie et des équipements pour l'Arabie saoudite. En dehors de cela, les gros contrats sont de plus en plus difficiles à décrocher pour l'industrie française d'armement.

 

De nombreux petits contrats

 

Plusieurs facteurs expliquent ce recul. D’abord, le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d’euros, au profit des petits contrats de 50 millions d'euros. Ensuite, la forte concurrence des Etats-Unis qui essaient de compenser les baisses de commandes nationales en décrochant des marchés à l'exportation. Enfin, la montée en puissance des pays émergents, et notamment de la Chine, de la Corée du Sud et de la Turquie.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:40
SU-35 photo RP Defense

SU-35 photo RP Defense

MOSCOU, 23 juillet- RIA Novosti

 

Le groupe Sukhoï arrive en tête de liste des constructeurs russes d'avions de combat et occupe la 43e place pour le volume des ventes dans le classement établi par le magazine américain Defense News.

 

"Le magazine militaire Defense News a publié une étude annuelle du marché mondial des armements pour 2012. La place la plus élevée parmi les constructeurs russes de matériel aéronautique de guerre revient de nouveau au groupe Sukhoï. Le groupe s'est placé à la 43e position du classement établi selon le volume des ventes", lit-on dans un communiqué de Sukhoï.

 

Le top 100 comprend deux autres constructeurs aéronautiques russes: le consortium Irkout (62e place) et le fabriquant de chasseurs MiG (93e place).

 

"Le magazine Defense News constate que dans son ensemble, le volume des  ventes réalisées en 2012 par les 100 plus grands producteurs d'armements ont chuté de 3%. Seule la Russie a enregistré une augmentation substantielle de ses exportations d'armes", souligne le communiqué.

 

Selon le document, "les succès notables des sociétés russes s'explique dans une large mesure par la hausse des exportations qui ont plus que doublé depuis 2005".

 

Le consortium américain Lockheed Martin arrive en  tête du top 100, suivi de Boeing et du groupe britannique BAE Systems.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Manurhin en quête de munitions pour grandir

23/07 Christian Lienhardt, Correspondant à Strasbourg – LesEchos.fr

 

Le producteur français de machines à fabriquer les cartouches repart et embauche. Le groupe, sauvé de la faillite l’an dernier, envisage de lancer un emprunt obligataire.

 

Avec 800.000 euros de résultat net au premier semestre et un chiffre d’affaires de 15,5 millions en hausse de 120 %, Manurhin récolte les premiers fruits de sa restructuration. « Nous entrons dans un cercle vertueux », se réjouit le président du conseil de surveillance, Rémy Thannberger, qui avait participé à la reprise en 2011 d’une société au bord du gouffre dont le chiffre d’affaires ne dépassait pas 7 millions d’euros.

 

Depuis janvier, l’homme d’affaires originaire de Mulhouse a cédé la direction opérationnelle à Gabriel Horvath, qui représente l’actionnaire slovaque Delta Defence (34 %). Il reste au capital, à côté de salariés, d’investisseurs divers et des actionnaires publics français Nexter et Sofired, qui détiennent 45 % de l’entreprise.

 

Exportateur à 100 %

 

Au rythme actuel, le groupe coté en Bourse devrait terminer 2013 sur un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et dégager un résultat proche de 3 millions, estime le dirigeant. Et pour 2014, il table sur 50 à 60 millions d’euros. Les commandes de lignes de production de munitions de petits et moyens calibres affluent devront quasiment doubler cette année. Au total, le carnet d’ordres avoisinnera près de 200 millions.

 

La totalité des ventes est faite aujourd’hui à l’export vers trois zones principales : le Moyen-Orient avec notamment les pays du Golfe, qui prennent le relais de l’Egypte, jusque-là premier client, l’Asie centrale et l’Amérique latine.

 

Coopération européenne

 

Pour faire face à cette montée en puissance, le groupe vient de lancer un plan d’embauche de 40 personnes pour porter les effectifs à 150 salariés. Il crée aussi un réseau d’une demi-douzaine de sous-traitants en France. Rémy Thannberger travaille également sur un projet de consolidation de l’entreprise au dernier trimestre 2013 par le biais d’un emprunt obligataire sur les places de Paris et de Francfort. Il estime les besoins de financement à 10 millions d’euros.

 

Parallèlement, des tractations sont menées au plan européen avec le belge New Lachaussée et l’allemand Fritz Werner en vue d’une consolidation du secteur des industriels de la cartoucherie. « Un tel rapprochement ferait sens sur un marché mondial de plus en plus ­concurrentiel, d’autant que nous avons des offres très complémentaires », reconnaît Rémy Thannberger. Mais il évoque également d’autres pistes avec des acteurs plus importants de l’industrie de la défense, y compris français.

 

A cet égard, on sait que les deux actionnaires publics de Manurhin ont été approchés et que des propositions de rachat auraient même été présentées. Reste à savoir, dans ce secteur forcément sensible de la défense, quelle sera la marge de manœuvre laissée par le gouvernement.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:50
L'industrie européenne de la défense : combien de divisions ?

23/07/2013 Pierre Goudin Conseiller au Bureau des conseillers de politique européenne du Président de la Commission européenne

 

LE CERCLE. - Alors que la Turquie, membre de l'OTAN, subit directement les conséquences des combats en Syrie, l'Europe ne dispose toujours pas de politique de sécurité et de défense, ni d'un marché intérieur des industries de défense. Il est urgent de dépasser les intérêts nationaux pour réaliser ce projet porteur d'indépendance et d'emplois.

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'intérêt des observateurs se porte avec constance sur les événements qui se déroulent en Turquie. Ce qui frappe, ce sont, premièrement, la porosité de ce pays à ce qui se passe dans la Syrie voisine, qu'il s'agisse de l'afflux de réfugiés que n'arrêtent pas une frontière loin d'être étanche ou des combats sporadiques qui se déroulent de part et d'autre ; ensuite, et plus visiblement encore, l'opposition grandissante d'une partie de la population aux orientations, aux évolutions et aux décisions récentes du pouvoir en place, qui a pourtant longtemps fait figure de précurseur et de laboratoire d'un gouvernement islamique démocratique.

 

Si ces événements sont aujourd'hui pour les Européens un réel motif de surprise, voire d'inquiétude,  c'est certes parce que, comme lors des printemps arabes, personne n'a rien vu venir. C'est aussi parce que jusqu'à présent, dans une aire géographique soumise à une forte instabilité politique et sociale, la Turquie donnait l'image d'un élève modèle, au statut atypique : tant son arrimage à l'Union européenne que ses bonnes performances économiques semblaient la mettre à l'abri des mouvements revendicatifs qui ont éclos un peu partout autour de la Méditerranée au cours des deux dernières années.

 

C'est précisément ce qui frappe aujourd'hui : que même un pays comme la Turquie, membre de l'OTAN (avec tous les enjeux stratégiques qui en découlent), qui s'imagine un destin commun avec l'Europe, et qui se trouve à ses frontières immédiates, puisse connaître des soubresauts dont l'issue ne peut bien sûr être devinée à ce stade, mais dont l'ampleur empêche qu'on les ignore.

 

Or, l'impréparation patente de l'Europe face à une telle situation souligne les limites des instruments actuels de sa politique extérieure, qu'il s'agisse de la politique de voisinage ou même d'un processus de pré-adhésion devenu de plus en plus incertain. Elle montre aussi, cruellement, comme si elle n'avait toujours pas tiré les leçons de l'expérience passée du Kosovo, que l'Union manquerait encore de moyens et d'outils concrets pour garantir une paix réelle à ses frontières, si les intérêts européens en venaient à être menacés en termes de sécurité, stricto sensu.

 

Sans jouer les Cassandre, ce qui se passe actuellement en Turquie devrait inciter l'Union européenne à renoncer à cet angélisme dont elle fait encore trop souvent preuve en matière de relations internationales. Dans un monde parcouru de tensions de toute nature, qui s'expriment dans des zones de plus en plus proches des frontières de l'Union, le moment semble aujourd'hui venu de plaider en faveur d'une véritable politique de sécurité et de défense, assortie d'un non moins véritable marché intérieur des industries de défense, porteur d'indépendance et d'emplois. Sur le fondement de ses compétences, la Commission européenne appelle de ses vœux la création d'un tel marché, depuis 1996. Certes, quelques avancées ont eu lieu depuis lors, dont la création de l'Agence européenne de la défense, ainsi que l'adoption du paquet défense en 2008, sous présidence française. Mais ces mesures demeurent insuffisantes, ne suscitent pas l'unanimité et ne reflètent en aucun cas l'ambition qui devrait être celle de l'Europe en la matière.

 

Les besoins existent, pourtant : l'achat récent de drones américains le prouve, qui souligne a contrario l'incapacité regrettable des Européens à s'entendre sur un modèle qui leur soit propre, les conduisant in fine à se doter d'un équipement qui au fond ne satisfait véritablement personne.

 

Ce cas de figure, parmi d'autres, justifie que le Président de la Commission a souhaité reprendre l'initiative en créant en 2011 une taskforce sur les industries et les marchés de défense, dont les travaux ont donné lieu à l'élaboration d'une communication qui sera adoptée fin juillet et qui jettera les bases des avancées à venir dans ce champ.

 

Alors que le salon du Bourget vient de souligner une nouvelle fois, s'il en était besoin, la vitalité et le succès de l'industrie aéronautique européenne, on se prend à rêver qu'un tel schéma se reproduise en matière d'industrie de défense. Mais faudra-t-il attendre que la menace extérieure se fasse plus forte et plus précise encore pour qu'enfin naisse un vrai marché intérieur? Car dans ce domaine comme dans d'autres, c'est bien parce que les Etats membres privilégient la préservation de leur pré carré que les choses ne tournent pas rond.

 

(Les opinions exprimées dans cet article le sont à titre personnel. Elles n'engagent que son auteur et ne représentent pas la position de l'Institution sur ces sujets.)

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

23/07/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Avec 4,8 milliards de prises de commandes en 2012, l'industrie française de l'armement réalise sa moins bonne année depuis 2006. Et manque de gros contrats.

 

La France a encore vu le montant des prises de commandes pour ses matériels militaires baisser en 2012, à 4,8 milliards d'euros. C'est même sa moins bonne année depuis 2006 (5,8 milliards d'euros), qui avait marqué une rupture avec cinq années de ventes particulièrement basses. Les meilleures prises de commandes récentes demeurent celles de l'année 2009 (7,95 milliards d'euros - ventes de sous-marins et d'hélicoptères au Brésil). La France est aujourd'hui en cinquième position mondiale pour les ventes d'armes, avec 8,6 % de part de marché, derrière les États-Unis (48 %), la Russie (12 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). Avec 5 % des ventes mondiales d'armement, Israël arrive en sixième position.

 

Consolidation de l'industrie française

 

Ces chiffres concernant l'année 2012 sont tirés du traditionnel rapport au Parlement sur les exportations d'armes de la France, qui était habituellement publié à l'automne mais dont la parution a été avancée cette année, non pas "avant l'été", comme l'annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans sa présentation du document, mais plus tôt que d'habitude... Le ministre présentera le texte officiellement le 11 septembre prochain devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Dans le communiqué accompagnant cette publication, le ministère de la Défense précise que les ventes d'armes "participent directement au développement et à la consolidation de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l'outil de production et les efforts de recherche et développement".

 

Moins de gros contrats

 

Ce rapport confirme les grandes tendances déjà connues : les premiers clients des industriels français de l'armement sur la période 2003-2012 demeurent l'Arabie saoudite, suivie de l'Inde, du Brésil, des Émirats, des États-Unis, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Mais, sauf au Brésil ou en Inde qui ont acquis des sous-marins, les contrats demeurent marqués par leur relative modicité : ils sont le plus souvent inférieurs à 200 millions d'euros, ce qui illustre une faiblesse française. Car ce sont justement les ventes de ces "plateformes" que sont les navires ou les avions de combat, ou les matériels terrestres lourds, qui garantissent d'énormes contrats de maintenance, de munitions, de formation ou de modernisation pouvant aller jusqu'à multiplier par trois la valeur du contrat initial ! C'est ainsi que les prises de commandes de l'année 2011 avaient intégré la modernisation de 51 Mirage 2000 vendus à l'Inde au début des années 1980. Montant de la rénovation bénéficiant aux industriels Thales et Dassault Aviation : 1,4 milliard d'euros, auxquels se sont ajoutés plus de 950 millions d'euros pour des missiles achetés à MBDA. Trente ans après la vente des avions ! Mais ces temps-là semblent bien compromis : la France n'a toujours pas vendu d'avions de combat depuis 13 ans, ses dernières ventes en la matière remontant à l'an 2000, marqué par la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce. Certes, un contrat pour la vente de 126 Rafale à l'Inde est dans les tuyaux depuis janvier 2012, mais la concrétisation tarde...

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Armement : Israël double la France à l'export

23/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


 

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

 

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet. Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

 

Armement : Israël double la France à l'export

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.

 

Les grands contrats sont plus sophistiqués

 

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

 

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

 

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:40
Le BPC Vladivostok a fait une sortie en Loire vendredi

20.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Selon mes camarades du Marin, le BPC russe Vladivostok en cours de construction, pour sa partie avant, au chantier naval nazairien STX, est dans l’attente de la partie arrière. Partie voici quelques semaines d’un chantier russe, elle doit arriver à Saint-Nazaire, mardi 23 ou mercredi 24 juillet. Vendredi 19 juillet, dans l’après-midi, la partie avant du BPC russe est sortie dans la Loire, escortée par quatre remorqueurs, pour effectuer une manœuvre de retournement. Désormais, la proue du BPC pointe vers l’intérieur des terres, ce qui va permettre à l’autre partie de se positionner juste derrière afin de faciliter la jonction des deux. Le navire doit être livré au dernier trimestre 2014.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:55
Publication du rapport au parlement sur les exportations d’armement 2013

22/07/2013 DICoD

 

Le 19 juillet dernier, députés et sénateurs ont reçu le rapport au parlement sur les exportations d’armement pour l’année 2012. Une publication qui intervient avant la fin de la session parlementaire, conformément à l’engagement du ministre de la Défense et qui confirme la place de la France parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériel de Défense.

 

"Une démarche de transparence prolongée et renforcée". C'est à la rentrée, en 11 septembre que Jean-Yves Le Drian présentera personnellement à la Représentation nationale, les conclusions de ce rapport. A cette occasion, le ministre réunira pour la première fois, les membres de la commission des Affaires étrangères et de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ainsi que ceux de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
Au menu de cette édition rénovée et enrichie : la généralisation de la présentation des données sur une base pluriannuelle ou encore la création de deux nouvelles annexes avec une synthèse par pays des commandes et livraisons des vingt principaux clients de la France et un récapitulatif des autorisations de réexportation délivrées en 2012. 

 

Une offre française très compétitive

Malgré une baisse des prises de commandes qui s’élèvent à 4,8 milliards en 2012, la France figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de Défense. Ces exportations doivent s’apprécier dans la durée : au-delà d’un socle consolidé de contrats inférieurs à 200 millions d’euros, le poids des contrats majeurs est prépondérant d’une année sur l’autre. L’offre française reste très présente et compétitive sur une grande partie des segments de marché de l’industrie d’armement.

 

Vers un dispositif de contrôle moderne

Ces exportations sont une base fondamentale pour le développement de notre outil de défense et pour l’équipement de nos forces qui assurent en France ou à l’étranger la protection de la Nation. Elles participent directement au développement et à la consolidation de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l’outil de production et les efforts de recherche et développement. La France doit en retour en assurer un contrôle rigoureux : la transition vers un dispositif de contrôle moderne, simplifié et préventif se poursuit. Ainsi, les dispositions instaurant la licence unique de transfert et d’exportation entreront en vigueur en 2014.

----> Lire le rapport sur calaméo< ----

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:55
le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

16/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Mêmes usines, mêmes produits, mêmes compétences. Beaucoup de doublons qui augurent d'une casse industrielle et sociale importante. Pour autant, ne pas se rapprocher pourrait condamner à longue échéance Nexter face à l'arrivée de nouveaux acteurs venus des pays émergents.

 

C'est un véritable serpent de mer... même si cela concerne l'industrie de l'armement terrestre. Quoi donc ? Le dossier de la restructuration européenne que l'ancien patron de Nexter, Luc Vigneron, avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il poursuit sa route tout seul. Mais cela fait près de dix ans qu'une opération avec le groupe allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) est envisagée selon les humeurs des uns et des autres.

 

Aujourd'hui, les deux entreprises reparlent de mariage. Il faut toutefois rester prudent car cela fait quand même deux-trois ans, selon nos informations, que les discussions sont commencées et ont traversé des hauts et des bas. Les négociations avaient d'ailleurs été interrompues avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France. Elles ont ensuite sérieusement repris depuis le début de l'année. Cela reste toutefois une opération à très haut risque sur le plan industriel et social. Sans compter qu'il faudra passer par une loi de privatisation.

 

L'Aravis face au Dingo allemand

 

Pourquoi une telle opération est-elle très risquée ? Parce que, comme le notent tous les observateurs, la fabricant du char de combat Leclerc et celui du Leopard sont en concurrence sur l'ensemble de la gamme des blindés. Ce qui n'est pas le cas dans les munitions, un domaine où n'est pas présent KMW contrairement à Nexter, et dans l'artillerie, à l'exception notable du PzH 2000 allemand, le redoutable rival du Caesar. La grand majorité des produits de Nexter doit néanmoins se battre sur tous les marchés export contre ceux de Krauss Maffei.

 

C'est notamment vrai pour le véhicule blindé de combat d'infanterie VBCI, sur lequel fonde beaucoup d'espoir Nexter au Canada, au Danemark, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis notamment. Mais le Boxer de KMW se dresse très souvent sur sa route. C'est le cas aussi pour le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices hautement protégé, l'Aravis, qui doit convaincre les éventuels pays clients face au Dingo allemand. L'Aravis a d'ailleurs été choisi en 2011 par l'Arabie Saoudite.

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup (trop ?)

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Trop ? Mêmes usines, mêmes produits et mêmes compétence, rappelle un bon connaisseur des deux groupes. Jusqu'aux chiffres d'affaires qui sont quasi identiques. Si Nexter a bouclé l'année 2011 à 851 millions d'euros (1,07 milliard en 2010), Le groupe public emploie 2.700 salariés sur neuf sites de production. KMW (3.500 personnes, sept sites en Allemagne, dont le siège social à Munich) a quant à lui enregistré un chiffre d'affaire de 1 milliard en 2011, le dernier chiffre connu pour l'entreprise familiale, qui ne publie pas ses comptes (915 millions en 2010).

 

Seule différence notable, les prises de commandes de KMW surfent sur le succès actuel du char Lepoard à l'exportation en dépit de la claque subie en Arabie saoudite. Une telle opération ne se fera pas sans une casse industrielle et sociale si les deux groupes se rapprochaient. Comme le notent certains observateurs, l'idéal pour créer le troisième acteur européen (derrière General Dynamics et BAE Systems) serait de passer par une étape nationale pour renforcer Nexter. Pas sûr que les Allemands voient d'un bon oeil ce tour de passe-passe pour muscler le groupe public.

 

Plus question de faire entrer Thales au capital de Nexter

 

Que peut espérer Nexter en France ? Deux projets, dont l'un est très avancé, restent possibles. L'acquisition du fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui a réalisé 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés), est en très bonne voie. Elle suit son cours dans le cadre des modalités classiques pour une telle opération. Elle devrait se concrétiser avant la fin de l'année. Cette opération va notamment permettre à Nexter d'internaliser la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

 

Le dossier est en revanche beaucoup plus difficile avec TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. Si en 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter, cela ne semble plus être le cas. Le nouveau PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, n'a pas l'air très intéressé. "Je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes", avait-il expliqué en juin dans une interview accordée à La Tribune.

 

Et si Nexter reste seul ?

 

Si Nexter reste seul, pour certains observateurs, il est voué à disparaitre lentement face à la montée en puissance sur les marchés de l'armement terrestre des nouveaux entrants, qui sont très compétitifs. Pour Nexter, ils constituent « la vraie menace », selon le PDG de Nexter, Philippe Burtin. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre », avait-il expliqué en début d'année. C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Une opération qui  peut délivrer "beaucoup de valeurs"

 

Nexter doit donc choisir... entre la peste et le choléra. Se rapprocher de KMW ou s'exposer à un lent déclin. Ce qui vaut également pour KMW, qui peut choisir son compatriote et rival Rheinmetall - une opération qui n'a jamais pu se faire... "Les Etats vont avoir de plus en plus de difficultés à justifier une préférence nationale pour acheter des blindés", explique un bon connaisseur du dossier, qui estime que l'opération Nexter/KMW a "potentiellement pas mal de sens". A condition, précise-t-il, que cela aille au-delà d'un simple rapprochement capitalistique.

 

Car cette opération peut délivrer "beaucoup de valeurs". Surtout un rapprochement permettra de "disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose, avait expliqué Philippe Burtin. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ».

 

Nexter majoritaire ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont le portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen "permettant l'autonomie des choix et des actions" de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, "l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe" et de "préserver sa liberté de systémier". Enfin, l'ambition de Nexter "vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces".

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