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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:50
"Il faut absolument avancer dans la coopération entre Européens" (Jorge Domecq, Agence européenne de défense)

"Toutes les possibilités d'établir des programmes en coopération sont le seul moyen d'intégrer l'industrie de la défense en Europe", estime le directeur exécutif de l'Agence européenne de défense, Jorge Domecq

 

14/09/2015 par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Lors de l'Université d'été de la défense, qui se tient le 14 et 15 septembre à Strasbourg, le directeur exécutif de l'Agence européenne de défense, Jorge Domecq, appellera à une consolidation de l'industrie de la défense en Europe. Sinon, explique-t-il, "elle perdra des capacités industrielles et technologiques dans les cinq à dix ans".

 

Quelle est votre ambition pour l'Agence de défense européenne (AED)?
Depuis que je suis arrivé à la tête de l'AED, j'ai établi des priorités dans des domaines où je pense que l'Agence peut aider à bâtir une Europe de la défense, qui est inscrite dans le Traité de Lisbonne. Nous devons disposer d'instruments au sein de l'Agence pour atteindre cet objectif. J'ai donc soumis aux ministres de la Défense des pays membres un plan de travail en trois volets pour ne pas disperser les efforts de l'AED : soutenir les efforts des Etats membres dans le développement de capacités structurantes, par exemple dans la mise en place d'un programme de drone de surveillance européen ; contribuer au renforcement de la base industrielle de défense en Europe notamment à travers la Recherche et technologie, être le relais des intérêts de la communauté défense dans les enceintes européennes. Nous ne sommes qu'une petite agence de 125 personnes. Mon action, et donc mon ambition, dépend uniquement de la volonté des Etats membres. Ce sont souvent des questions de souveraineté nationale que nous traitons. Nous ne pouvons avancer qu'avec l'accord des Etats.

 

Quel bilan tirez-vous du sommet européen du 25 et 26 juin?
Il était important que l'Europe se rende compte qu'elle n'a plus de temps à perdre sur les questions de défense. Chaque année qui passe, se pose effectivement la question du poids de l'industrie de la défense européenne. Pourquoi ? Pour être un contributeur à un monde plus stable et un monde en paix, l'Europe doit disposer de capacités opérationnelles et donc d'une base industrielle et technologique robuste . Je voudrais insister sur un élément très important de ce sommet: l'action préparatoire en matière de recherche. La Commission Européenne, en étroite concertation avec l'Agence européenne de la défense, planifie son prochain cycle de financement de projets en recherche et développement incluant - pour la première fois - des possibilités de financement pour la recherche et technologie dans le domaine de la défense. Il s'agit d'une avancée majeure, tant pour les ministères de la défense que pour la Commission européenne. Nous commencerons des 2016 avec des projets-pilotes.

 

Quelles sont vos trois priorités?
Premièrement l'Agence doit se concentrer sur le développement de capacités pour la défense européenne. Et nous voulons développer des programmes en coopération structurants d'un point de vue opérationnel et industriel à la fois pour les grands et les petits pays. Par exemple, dans la lutte contre la menace initiée par les mini-drones. Sur le plan opérationnel, nous devons aider les armées européennes à disposer de capacités leur permettant d'agir ensemble si les pays le souhaitent. Sur le plan industriel, nous devons pousser à une intégration progressive des industries de défense. L'offre capacitaire est aujourd'hui trop fragmentée en Europe. Il faut harmoniser dès le départ les décisions portant sur les besoins militaires des ministères de la Défense. Cela donnerait d'abord de la visibilité aux industriels et pourrait contribuer à une intégration au moment du lancement de la production.

 

Sinon?
Si l'Europe perd ces capacités industrielles et technologiques dans les cinq à dix 10 ans à venir, alors son poids, comme partenaire pour d'autres pays, y compris pour nos alliés, va faiblir. L'Europe deviendra alors un contributeur secondaire. Nous avons donc besoin d'avancer dans les domaines capacitaires et d'avancer vers une plus grande intégration de l'industrie pour qu'elle soit plus compétitive et qu'elle dispose d'un poids technologique à la hauteur des futurs besoins de la défense européenne.

 

Peut-être pouvez-vous influer sur les priorités concernant la recherche?
C'est effectivement notre deuxième priorité. Comme l'Agence n'a ni la taille, ni les instruments régulatoires ni financiers adaptés pour mettre en route une politique industrielle commune à l'Europe, nous avons la possibilité de créer un réseau d'experts pour stimuler la recherche et de consolider les besoins de nos forces armées. C'est précisément dans les activités de recherches et d'innovations que nous pouvons arriver à une harmonisation. La politique de soutien aux PME dans le domaine de la recherche et l'innovation est aussi très importante pour essayer d'intégrer l'industrie européenne de la défense. En général, l'AED doit servir d'outil pour soutenir l'industrie européenne de la défense qui pourrait être confrontée d'ici à quelques années à de graves problèmes.

 

Quels sont les thèmes de recherche que l'AED souhaite développer?
Pour l'AED, il est fondamental que les efforts dans le domaine de la recherche répondent bien sûr à des améliorations technologiques. Mais ce qui est plus important, nous devons concentrer l'élan de notre industrie sur des priorités capacitaires au niveau européen. Un plan de travail, le Plan de développement des capacités (Capability Development Plan), a été adopté par les ministres de la Défense en novembre 2014. Ce sera notre guide pour les efforts dans le domaine de la recherche et des futurs programmes menés en coopération, que ce soit sur une base multilatérale, ou dans le cadre de l'AED.

 

Et votre troisième priorité?
Nous devons nous assurer que les politiques générales mises en place par l'Union européenne dans différents domaines n'ont pas d'impact sur les politiques de défense. Par exemple, le programme européen « Ciel ouvert » avec son pilier technologique SESAR a un impact important sur les capacités des forces aériennes européennes, qui disposent in fine de la plus grande flotte européenne. En Europe, il y a 150.000 vols militaires par an effectués par plus de 9.500 avions. L'AED a été désignée par les ministères de la défense pour représenter les intérêts militaires auprès de la Commission européenne. Nous jouons un peu le rôle de sentinelle de la défense dans les politiques européennes en général. En même temps, l'Agence travaille sur des projets qui vont permettre aux forces aériennes d'accéder à des financements de l'Union européenne pour intégrer des adaptations technologiques sur tous les appareils de contrôle de l'espace aérien dans les années à venir.

 

L'Europe ne devrait-elle pas avoir une défense commune, les menaces étant en grande partie communes à tous les pays européens?
Absolument. Les menaces actuelles au sud et à l'est de l'Europe impliquent une mise en commun des moyens européens. Mais pas seulement. Avec la crise économique actuelle, le mot d'ordre doit être la coopération dans le secteur de la défense. Cela devrait être un must. Au contraire, aujourd'hui seulement 8% des dépenses R&T de défense en Europe sont consacrés à des programmes en coopération. Il faut absolument avancer dans la coopération entre Européens. Mais peut-être pas à 28 sur tous les dossiers. Nous n'avons plus le choix même si nous retardons encore les décisions. Les pays européens doivent dépenser plus efficacement qu'aujourd'hui leurs ressources dédiées à la défense. Par exemple, l'Europe ne peut pas dépenser la moitié de l'argent que les États-Unis mettent chaque année dans la défense et n'obtenir que 15% de leurs résultats en terme de restitution opérationnelle.

 

Quelles économies pourraient faire les ministères de la Défense?
On peut se demander si effectivement il est raisonnable que les ministères de la Défense consacrent 50% des dépenses de défense en Europe aux salaires des personnels au moment où les Etats réinvestissent dans leurs capacités de défense. Déjà 16 pays de l'OTAN, dont douze pays de l'Union européenne, ont décidé d'augmenter leurs dépenses de défense C'est très important que des pays arrêtent de couper leurs dépenses de défense. Il faut que cet argent soit dépensé de façon plus efficace. Notamment qu'il bénéficie à des efforts de recherche menés en commun, ou à des programmes en coopération dans le domaine de l'armement.

 

Mais les programmes en coopération coûtent en général plus cher que les programmes nationaux...
... Pas dans tous les cas. Il est clair que nous avons eu des mauvaises expériences dans le domaine de la coopération dans le passé. Tout le monde a en tête des programmes qui ont coûté beaucoup plus cher qu'initialement prévu, y compris parce que la l'architecture mise en place pour mener à bien ces programmes n'était pas appropriée ; et aussi parce que les Etats ne sont pas parvenus à harmoniser leurs spécifications. C'est le cas sur l'hélicoptère de transport, le NH90. Mais il faut se demander si c'est raisonnable et soutenable de maintenir encore 14 types de chars de combat et 19 véhicules blindés en Europe. La coopération est vraiment nécessaire.

 

Comment pouvez-vous réduire les surcoûts des programmes en coopération?
Le travail de l'Agence est d'identifier les besoins capacitaires très tôt et de tenter rallier le plus grand nombre de pays sur un programme avant même que la chaine de décision au niveau national commence à bouger. Dès qu'il y a des intérêts nationaux et industriels, il est beaucoup plus difficile de faire travailler ensemble des pays sur un programme. C'est pour cela que qu'il est très important de commencer à faire bouger les lignes avec la recherche. Nous devons absolument faire ce travail sur les lacunes capacitaires européennes déjà identifiées.

 

Et concrètement? 
Sur les futurs programmes en coopération, nous devons agir différemment. Premièrement, nous devons harmoniser les besoins militaires très tôt et, ensuite, laisser l'industrie exécuter le programme sans aucune intervention des Etats. Deuxièmement, il faut absolument réduire les temps de prise de décision dans les pays membres. Cela prend trop longtemps et, parfois, les capacités arrivent en retard. Ce sont deux axes de travail sur lesquels l'Agence va se concentrer. Nous devons nous inspirer des industries les plus novatrices dans le domaine civil.

 

L'AED pourrait-elle lancer le futur système aérien de combat piloté ou pas?
Cela pourrait être un programme structurant. En tout cas, l'Agence est là si les pays membres souhaitent profiter de ce cadre. D'autant que l'Agence agit à la carte. Il n'y a aucun problème de lancer un programme avec deux pays ou plusieurs. Nous travaillons à la mise en place d'incitations fiscales pour favoriser les coopérations. C'est également un axe de travail très important.

 

Quel est le niveau d'adhésion des pays européens à une Europe de la Défense ? Existe-t-il vraiment une adhésion collective, notamment des pays appartenant à l'OTAN?
J'aimerais que les Etats membres utilisent plus l'Agence qu'ils ne l'utilisent aujourd'hui. Il faut avancer à la carte. L'AED a le potentiel pour faire plus en matière d'Europe de la défense mais il faut que les Etats viennent à l'Agence avec des programmes qu'ils veulent mener en coopération. Et cela ne concerne pas seulement les pays appartenant à l'OTAN. Car des pays qui ont foi en l'Europe de la défense n'utilisent pas l'Agence au maximum. J'aimerais que cela change.

 

Même le concept de "pooling and sharing" n'a pas véritablement explosé...
... L'idée de "pooling sharing" est encore là. Mais ce concept est arrivé au moment où les budgets de défense étaient réduits. En réaction, les pays ont renationalisé leur approche de la défense pour sauver des emplois. Mais nous avons eu des réalisations intéressantes dans le domaine de l'entrainement par exemple. Même les pays les plus eurosceptiques participent à des programmes dans le domaine des hélicoptères, des avions de transport. Des programmes qui représentent une vraie possibilité pour mieux utiliser les moyens réduits dont l'Europe dispose.

 

En clair, vous défendez une politique des petits pas.
Peut-être mais cette initiative va déboucher dans deux ou trois ans sur la création de groupes d'utilisateurs (« users groups »). Des pays, qui ont une même capacité, pourraient décider de se regrouper en matière d'appui logistique, d'entretien, de pièces détachées. Ce qui leurs ferait faire des économies. C'est le futur pour beaucoup de pays. Et je crois, même si c'est une question très sensible, à une spécialisation du travail dans le domaine de la défense. De facto, cela est déjà en train de se produire. Il y a beaucoup de taches que des pays ne peuvent plus se permettre de continuer à faire. Par exemple, des pays n'ont plus de capacités dans la lutte contre les mines. Ils confient cette mission à un autre partenaire ou à un allié. Cette division du travail existe déjà dans les pays du Benelux.

 

Et que pensez-vous des pays qui achètent du matériel américain?
J'ai un message pour ces Etats. Dans les pays qui sont en train d'augmenter leurs dépenses de défense, je souligne la responsabilité des gouvernements dans le processus d'intégration de leur industrie dans l'industrie européenne de défense. Ils ont la possibilité avec les systèmes de défense du futur d'établir une base technologique dans leur pays. J'attends qu'ils prennent une décision dans ce sens. C'est à eux de décider quel est le meilleur chemin pour disposer à l'avenir d'une base industrielle dans leur pays.

 

Prenons l'exemple de la Pologne qui a le choix d'acheter du matériel américain ou de profiter d'offres de transferts de technologies importants de la part de l'industrie européenne.
Au-delà de ces achats de court terme, je pense que le point le plus important, dans le cas de la Pologne ou d'autres pays, est d'identifier des programmes de coopération pour produire les prochains systèmes dont nous aurons besoin. Il faut commencer maintenant car les systèmes dont les militaires vont avoir besoin devront livrer dans cinq à dix ans. La Pologne doit prendre ces décisions maintenant. Par exemple, nous devons penser à produire la troisième génération de chars de combat en Europe. Faisons-le ensemble et pas chacun dans son coin.

 

Justement le rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann n'est-elle pas une bonne base de travail?
Toutes les possibilités d'établir des programmes en coopération sont le seul moyen d'intégrer l'industrie de la défense en Europe.

 

Vous avez beaucoup évoqué une intégration industrielle européenne. Pourquoi ne pas consolider l'AED, l'OCCAR et la NSPA (Nato Support and Procurement Agency)?
La défense est un domaine très complexe... Et chaque pays a ses arrière-pensées et ses difficultés théologiques qu'il faut respecter. Il faut jouer avec les équipes que l'on a.

 

Mais mettre la préparation de l'avenir, l'exécution des programmes et leur entretien ne serait-il pas logique?
Bien sûr mais la logique politique n'a pas toujours l'obligation de suivre la logique matérielle.

 

Aujourd'hui comment l'AED et l'OCCAR coopèrent?
La relation est très bonne. Nous avons les idées très claires sur ce que nous devons faire à l'AED et à l'OCCAR. Et je peux vous citer un exemple - l'acquisition d'une flotte d'avions ravitailleurs pour la Pologne, les Pays-Bas et la Norvège - où notre coopération a été efficace. L'AED a déterminé les besoins militaires et le business case. Puis l'OCCAR va s'occuper de la procédure d'achat des avions. Et enfin, l'entretien des appareils sera confié à une agence de l'OTAN, la Nato Support and procurement agency (NSPA). Dans ce cas, il y a eu une division du travail. Par ailleurs, l'AED travaille à convaincre d'autres pays à se joindre à ce programme. D'ici à la fin de l'année, au moins deux autres pays devraient rejoindre le programme.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:35
Australia: Government invests $14 million in Defence technology

 

14 Sept. 2015 Pacific Sentinel
 

Seven Australian organisations will receive Australian Government funding of $14.2 million to develop and demonstrate innovative technologies that can enhance defence capability.

 

The funding is made available under the Capability and Demonstrator Program managed by the Defence Science and Technology Group.

 

Seven technology proposals from Australian companies, universities and science organisations have been selected this year to demonstrate possible defence application.

 

These proposals have the potential to advance Defence capability, produce innovative products for Defence and civilian use, and stimulate Australian industry growth.

 

This year’s successful proposals include:

 

  • a low profile body armour for better soldier protection;

  • a miniaturised wide-band, low-noise radio frequency antenna;

  • mobile x-ray imagers for use during field deployments and detecting improvised explosive devices;

  • a stealthy unmanned surface vessel to track submarines and torpedoes;

  • a tactile flight display that improves helicopter safety in poor visibility and threat environments;

  • technology to securely transmit three-dimensional geospatial data to ships at sea; and

  • a low-cost, high-G centrifuge for simulators used in pilot training.

The successful proposals were submitted by Armor Composite Engineering, CSIRO, Micro-X Pty Ltd, Ocius Technology, University of Canberra, the Bureau of Meteorology and Deakin University.

 

I congratulate all those involved in putting forward proposals and supporting innovative research and development for defence applications.

 

Since the Capability and Technology Demonstrator Program began, Defence has invested $270 million in 118 projects, half of them proposed by small-to-medium enterprises.

 

Of these, 104 projects have successfully demonstrated the feasibility of their technologies.

 

These are very good results for high risk research and development projects that benefit Defence and Australian industry.

 

AUS DoD

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:55
Le CNES et l’ONERA font un point d’étape sur leur coopération

 

Paris, le 11 septembre 2015 par ONERA CP166 – 2015

 

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Bruno Sainjon, Président-directeur général de l’ONERA se sont rencontrés jeudi 10 septembre, au Siège du CNES pour faire un point d’étape sur leur coopération scientifique et technologique, à la suite de l’accord-cadre signé le 30 mars dernier entre les deux organismes.

 

L’accord-cadre signé le 30 mars dernier régit, pour une période de cinq ans, les activités de coopération entre le CNES et l’ONERA, dans les domaines des lanceurs et des systèmes orbitaux. C’est afin de réaliser un premier bilan et de renforcer cette collaboration qu’a eu lieu hier, au Siège du CNES, une rencontre bilatérale entre MM. Le Gall et Sainjon.

 

Dans le domaine des lanceurs, dans le cadre des études prospectives systèmes et de R&T conjointes récemment engagées, ce sont au total six Programmes d’Intérêt Commun (PIC) qui ont été formellement lancés depuis la signature de l’accord, avec un programme supplémentaire devant être engagé sous peu. Ces programmes concernent des thématiques très variées et précises, comme la compréhension des phénomènes complexes dans les moteurs à propergols solides et liquides ou encore la conception et le dimensionnement de structures composites. Parmi les autres sujets évoqués, un plan d’activités communes sur les lanceurs réutilisables a été discuté.

 

En ce qui concerne les systèmes orbitaux, l’autre pan principal de l’accord-cadre, le CNES et l’ONERA  ont  décidé  un  programme  d’intérêt  commun  relatif  à  l’aérothermodynamique,  en particulier sur la modélisation de la rentrée atmosphérique des débris orbitaux. Il a aussi été question des deux autres programmes d’intérêt commun en préparation, à mettre en œuvre d’ici la fin d’année, qui pourraient s’appuyer en particulier sur des thèses cofinancées.

 

Enfin, sur le plan des missions scientifiques, les discussions se sont articulées autour des thématiques Climat et Observation de la Terre et sur la façon pour l’ONERA de se positionner au mieux avec les équipes scientifiques, dans l’optique de futurs projets.

 

A la suite de cette réunion, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Je me félicite de la tenue de cette réunion bilatérale avec Bruno Sainjon et ses collaborateurs. La qualité des échanges que nous avons pu avoir avec l’ONERA montre à quel point notre coopération, que nous avons désiré amplifier dès octobre 2014, s’est étoffée. Le travail mené de concert se traduit d’ores et déjà par des projets concrets et un désir mutuel d’innover ensemble. »

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:45
Alger commande encore russe

 

12 septembre 2015 par Henri Weill Ainsi va le monde !

 

L’armée de l’air algérienne vient d’acquérir 14 Sukhoi 30 (Su30), qui devraient être livrés d’ici 2017. Alger possédait, depuis 2007, 44 chasseurs russes de ce type. Autre chantier pour la défense aérienne : le renouvellement des bombardiers Su 24, le remplacement des Mig 25 et 29 par un appareil plus moderne. Si les négociations, avancées, sont menées avec les habituels fournisseurs russes, l’issue, aujourd’hui, ne semble pas être encore évidente. "Certains courants" seraient favorables à l’achat d’appareils occidentaux. Les précédents lots russes étant équipés de technologies occidentales, en particulier françaises ou suédoises.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:35
Bangladesh to receive Yak-130’s from Russia

 

September 14, 2015 By: George Allison

 

Russia will deliver the first Yak-130 trainer aircraft to Bangladesh this week.

 

The Yak-130 is reportedly able to replicate the characteristics of several fourth generation fighters and also perform light attack and reconnaissance duties.

 

Bangladesh is the second foreign country beyond former Soviet states to order the Yak-130 combat trainer. Algeria had received 16 of the type before it. At first, Bangladesh wanted 24 Yak-130s, but had to reconsider due to financial constraints.

 

According to Rostec Director General Sergei Chemezov: “The shipping of the first Yak-130 consignment to Bangladesh will start on September 17, with six aircraft out of the 16 ordered planes to be delivered.”

 

The aircraft were purchased with an extended loan from Russia.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:55
photo NSE

photo NSE


13.09.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

La société NSE va assurer "le soutien en service des équipements électroniques, optiques, optroniques, accessoires et armement félinisé", selon un avis du 8 septembre (lire ici).

NSE, société créée en 1983 par François Lacoste, fait en particulier du MCO Défense (lire ici).

L'avis précise la valeur du marché: 360 000 000 euros. Ce marché doit permettre d'assurer les prestations suivantes:
- Logistique des matériels cités en objet,
- Centrale d'achat d'articles connus par leurs références primaires,
- Traçabilité RFID avec tableaux de bords en temps réel,
- Maîtrise technique pour assurer le référencement primaire,
- Niveaux techniques d'intervention Nti1/Nti2 à l'école d'infanterie (Draguignan) pour les technologies du combattant,
- Échanges de données SI étatique/industriels.

On se rappellera qu'en avril, Sagem, filiale de Safran, s'est vu notifié par la DGA le contrat 'FELIN V1.3' portant sur l'intégration de plusieurs améliorations opérationnelles au système FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés) dont 18 00 exemplaires ont été commandés au total. Selon le Sénat, le coût total du programme représente 1,052 milliard d'euros, soit un coût unitaire moyen, par système, de 42 000 euros.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 11:55
BPC Sebastopol - photo RP Defense

BPC Sebastopol - photo RP Defense

 

Paris, 11 sept 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le démontage de matériels militaires russes intégrés aux deux navires de guerre de type Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, devrait durer jusqu'en janvier, selon des informations transmises par un haut responsable français à des parlementaires et obtenues vendredi par l'AFP.

 

Le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), Louis Gautier, a également indiqué, lors d'auditions parlementaires organisées mardi à huis clos, que le montant total des indemnisations à verser au constructeur des navires militaires, le groupe DCNS, en attendant une éventuelle revente des navires, devrait grimper à 1,1 milliard d'euros.

 

"Les montants finalement garantis par la Coface pourraient être de l'ordre de 1,1 milliard d'euros, dont il faudra soustraire "le montant de la transaction" en cas de revente, a indiqué M. Gautier aux élus, selon un résumé de l'audition obtenu par l'AFP.

 

Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, qui s'élèvent à 2 millions d'euros par jour, mais pas encore les frais de remplacement des matériels russes en vue d'une revente à un autre pays, dont le montant n'est pas encore connu.

 

Le SGDSN, qui était le négociateur français avec Moscou dans ce dossier, a toutefois réfuté la facture totale de 2 milliards d'euros avancée par Le Canard Enchaîné, un montant jugé "absurde" au sein de l'organe gouvernemental, qui dépend de Matignon.

 

Le Canada, l'Inde, Singapour mais surtout l'Egypte ont exprimé leur intérêt "sérieux" pour les navires, a également expliqué M. Gautier, alors que la France espère conclure rapidement une revente.

 

"Les opérations de démontage et de retour en Russie sont prévues pour durer six mois", a indiqué M. Gautier lors d'une double audition à l'Assemblée nationale puis au Sénat.

 

Des équipes d'ingénieurs et techniciens russes, assistées d'équipes techniques françaises, sont à Saint-Nazaire pour effectuer ces travaux, a confirmé son entourage.

 

Le projet de loi entérinant l'accord franco-russe après la décision de Paris de renoncer à livrer deux Mistral, du fait de l'implication de Moscou dans la crise ukrainienne, doit être débattu jeudi à l'Assemblée.

 

Quelque 949,7 millions ont déjà été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe dès la conclusion de l'accord avec Moscou le 5 août.

 

Cette somme inclut l'avance de 893 millions versée par la partie russe, plus un montant de 56,7 millions payé par l'Etat français, qui couvre notamment des frais de formation de marins russes.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:50
DCNS et Fincantieri négocient un rapprochement dans les bâtiments de surface

Fincantieri et DCNS qui ont développé en commun la frégate multimissions FREMM, vont se rapprocher dans les bâtiments de surface (Crédits : DCNS)

 

11/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes navals ont signé un "Head of Agreement" (HoA) en vue de négocier un rapprochement à 50/50 dans les bâtiments de surface, selon nos informations.

 

C'est un coup de tonnerre dans l'industrie navale militaire européenne. DCNS et Fincantieri sont actuellement en train de négocier un rapprochement à parité dans les bâtiments de surface, selon des sources concordantes. Avec le soutien de Paris et de Rome et de leur conseil d'administration respectif, les deux groupes navals, qui ont développé en commun le programme de frégates multimissions (FREMM), ont secrètement signé cet été un "Head of Agreement" (HoA), un document non engageant pour encadrer leurs négociations après des discussions entamées depuis la fin de l'année dernière.

En France, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a déjà à son actif le rapprochement réussi entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann dans l'armement terrestre, suit le dossier de très près. Et pour cause, il est l'ancien maire de Lorient, le principal site concerné de DCNS. Interrogé par La Tribune, le groupe naval n'a pas souhaité faire de commentaires.

 

Des négociations qui vont être compliquées en France

Le PDG de DCNS, Hervé Guillou, s'est toujours dit prêt à participer à une consolidation du secteur : "Je ne peux faire aucune prévision concernant une éventuelle consolidation ou m'engager sur un calendrier mais je m'engage à être prêt si un tel  moment se présente". Mais pour pour celui, qui a la "foi du charbonnier", comme il l'a si souvent répété aux journalistes qui posaient des questions sur les alliances, la partie est toutefois compliquée à jouer.

Car il est également engagé dans une négociation très difficile avec les syndicats pour faire accepter son plan de performance qui prévoit une baisse de 1.000 postes sur trois ans, hors production, au travers de départs en retraite non remplacés et d'incitations au départ. De même, DCNS souhaite le déménagement de plus de 250 postes des sites d'Îles de France vers la province. Pas sûr que les syndicats lui accordent un blanc-seing pour cette négociation avec Fincantieri.

 

Morcellement de l'industrie navale européenne

Le morcellement de l'industrie navale militaire européenne se résorbe peu à peu grâce à une consolidation au niveau national autour de grands maîtres d'œuvre dans six pays avec BAE Systems (Royaume-Uni), DCNS (France), Fincantieri (Italie), ThyssenKrupp Marine (Allemagne), Navantia (Espagne) et Damen (Pays-Bas). Des groupes qui se retrouvent en concurrence frontale pour les marchés à l'export.

DCNS, détenu à 62,48% par l'Etat et à 35% par Thales, réalise plus de 90% de son chiffre d'affaires dans le militaire tandis que Fincantieri, qui est également très intéressé par STX, n'y enregistre qu'environ 25 % de ses ventes. Pour autant, le chantier naval italien, détenu à 27,5% par une une holding financière étatique (72,5% dans le flottant), est le principal constructeur militaire italien.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:20
Ex-BPC russes - photo Philippe Chapleau

Ex-BPC russes - photo Philippe Chapleau

 

Ottawa, 11 sept 2015 LeMarin.fr (AFP)

 

Le Canada n'est plus intéressé "pour le moment" par les navires de guerre Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, a annoncé vendredi le ministère canadien de la Défense.

 

Suite à la décision prise par Paris de suspendre, puis d'annuler, la vente de ces deux "bâtiments de projection et de commandement" (BPC) à Moscou, le gouvernement canadien avait fait part aux autorités françaises de leur intérêt à acquérir l'un des deux bateaux, selon une source officielle française.

 

La marine canadienne dispose en effet d'une flotte vétuste dont plusieurs navires ont été victimes d'avaries ces derniers mois, et l'idée d'acheter l'un des deux Mistral avait été défendue par des parlementaires du gouvernement conservateur au pouvoir.

 

Or, une porte-parole du ministère canadien de la Défense, Ashley Lemire, a déclaré vendredi à l'AFP que "les Forces armées canadiennes ne visent pas l'acquisition de ces navires pour le moment".

 

Ce revirement intervient alors que Paris a annoncé que quatre pays (Canada, Inde, Singapour et Égypte) avaient exprimé un intérêt "sérieux" pour les navires destinés initialement aux troupes russes.

 

L'Egypte, où le Premier ministre français Manuel Valls doit se rendre en octobre, apparaît comme le "prospect" le plus avancé, a confirmé à l'AFP une source gouvernementale. D'autant que les équipements dans la marine égyptienne sont similaires à ceux que les Russes sont en train d'enlever des deux BPC.

 

Les travaux nécessaires pour vendre les navires au Canada, qui dispose d'équipements de standard Otan, seraient eux plus complexes et donc plus coûteux, a expliqué cette source.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 15:55
BPC Vladivostok photo Marine Nationale

BPC Vladivostok photo Marine Nationale

 

11 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Le Canada, l'Inde, Singapour mais surtout l'Egypte ont exprimé un intérêt sérieux pour acheter les navires de guerre Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, selon le compte-rendu d'une audition parlementaire à huis clos d'un haut responsable français obtenu par l'AFP.

 

En attendant cette éventuelle revente, la facture totale des indemnisations à verser par l'Etat français à la suite de l'annulation de la transaction avec Moscou devrait grimper à 1,1 milliard d'euros, a également indiqué mardi Louis Gautier, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, un poste rattaché aux services du Premier ministre. M. Gautier avait été chargé de négocier ce délicat dossier avec Moscou.

 

Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, qui s'élèvent à 2 millions d'euros par jour, mais pas encore les frais de remplacement des matériels russes en vue d'une revente à un autre pays, dont le montant n'est pas encore connu, a expliqué M. Gautier, lors d'une double audition à l'Assemblée nationale puis au Sénat.

 

En vertu d'un accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou, le gouvernement français avait annoncé le versement aux autorités russes d'une somme légèrement inférieure à un milliard d'euros, correspondant aux avances versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat s'élevait à 1,2 milliard d'euros. Quelque 949,7 millions ont déjà été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe.

 

Cet accord indique que Paris récupérera la pleine propriété des navires après avoir intégralement remboursé Moscou des sommes avancées au titre du contrat et d'elles seules.

 

Le projet de loi entérinant l'accord franco-russe après la décision de Paris de renoncer à livrer deux Mistral, du fait de l'implication de Moscou dans la crise ukrainienne, doit être débattu jeudi à l'Assemblée nationale française.

 

Selon ce projet de loi, la partie française disposera des deux bâtiments librement, y compris en vue de leur exportation à un Etat tiers, sous réserve d'en informer préalablement par écrit la partie russe.

 

Ce qui signifie que la France s'engage à ne pas revendre les Mistral à un pays qui contreviendrait aux intérêts de la Russie, a expliqué à l'AFP une source diplomatique qui a requis l'anonymat : en clair, il n'est pas question de les vendre à la Pologne ou aux pays baltes.

 

Des équipes d'ingénieurs et techniciens russes, assistées d'équipes techniques françaises, effectuent depuis août des opérations de démontage des matériels russes sur les deux navires. Ces travaux sont prévus pour durer six mois.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 14:55
BPC : le démontage de matériels russes devrait dépasser un milliard d'euros

Le navire "Vladivostok" à quai à Saint-Nazaire pourrait avoir trouvé un repreneur après l'annulation de sa vente à la Russie. photo RP Defense

 

11/09/2015 Le Point.fr (AFP)

 

Le Canada, l'Inde, Singapour, et surtout l'Égypte ont exprimé leur intérêt "sérieux" pour le rachat des navires qui étaient destinés à la Russie.

 

Le démontage de matériels militaires russes intégrés aux deux navires de guerre de type Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, devrait durer jusqu'en janvier, selon des informations transmises par le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), Louis Gautier, à des parlementaires et obtenues vendredi par l'Agence France-Presse.

 

 

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 12:55
photo Thales Alenia Space

photo Thales Alenia Space

 

Paris, le 11 septembre, 2015 - thalesgroup.com

 

Thales Alenia Space a signé avec le Centre national d’études spatiales (CNES) un contrat d’étude de faisabilité pour le développement des satellites d’observation optique à haute résolution destiné à succéder aux satellites Pléiades au début de la prochaine décennie. D’ici le second semestre 2016, cette étude s’attachera à définir l’architecture optimale de ces satellites et le choix des technologies à mettre en œuvre.

Fournisseur de tous les instruments optiques à haute résolution en Europe depuis Helios 1  lancé en 1995, Thales Alenia, en co-traitance avec Airbus Defence & Space, .participera aux choix de conception de niveau satellite et sera en charge plus particulièrement de la charge utile et les systèmes associés.

Ce satellite permettra de qualifier en vol les technologies de rupture développées par Thales Alenia Space dans le cadre de travaux de R&D financés par la DGA et le CNES, dont le programme OTOS (Observation de la Terre Optique Super-Résolue) de l’agence spatiale française.

« Ce nouveau programme va permettre de pérenniser l’excellence de la filière spatiale optique française en renforçant l’équipe de France industrielle pour préparer les futurs programmes d’observation, qu’ils soient duaux et de défense au niveau national, ou destinés à l’export » a déclaré Jean-Loïc Galle, Président Directeur Général de Thales Alenia Space.

Thales Alenia Space bénéficie d’une expertise inégalée en Europe dans ce domaine grâce aux programmes d’observation optique à haute résolution Hélios 1 et 2, Pléiades et CSO en France, ainsi qu’à plusieurs programmes à l’export dont Falcon Eye aux Emirats Arabes Unis et Göktürk 1 en Turquie.

 

A propos de Thales Alenia Space

Acteur spatial incontournable en Europe dans les domaines des télécommunications, de la navigation, de l’observation de la terre, de l’exploration et de la réalisation d’infrastructures orbitales, Thales Alenia Space est une Joint-Venture entre les groupes Thales (67%) et Finmeccanica (33%). Aux côtés de Telespazio, Thales Alenia Space forme la Space Alliance et propose une offre complète de solutions incluant les services. Grâce à son expertise unique en matière de missions duales, de constellations, de charges utiles flexibles, d'altimétrie, de météorologie ou d'observation optique et radar haute résolution, Thales Alenia Space se positionne comme le partenaire industriel naturel pour accompagner les grands pays dans le développement de leur plan spatial. Thales Alenia Space a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 2 milliards d’euros en 2014 et emploie 7500 personnes dans 8 pays. www.thalesaleniaspace.com

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 12:20
Remplacement des F-16: l'industrie belge prête à conclure ses premiers accords avec l'Américain Lockheed Martin

 

11 Septembre 2015 lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

 

Le géant américain de l’industrie de défense Lockheed Martin, constructeur du chasseur F-35, l’entreprise américaine Esterline et trois sociétés belges (Sonaca, Sabca et Ilias Solutions) signeront jeudi prochain un protocole d’accord en vue de l’établissement de «partenariats industriels» dans le cadre du marché de plusieurs milliards d’euros qui s’annonce pour le remplacement des F-16 vieillissants, a annoncé le groupe américain vendredi.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 11:55
J-3 pour la 13e édition de l’Université d’été de la Défense

 

11/09/2015 Capitaine Candice Thomassin  - DICOD

 

La 13e édition de l'Université d'été de la Défense se tiendra au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg les 14 et 15 septembre 2015.

 

Savoir, pouvoir, agir sont les maîtres mots de cette édition 2015 des Universités d’été de la Défense (UED).

 

Pour cette 13e cession organisée cette année en Alsace, les participants plancheront les 14 et 15 septembre sur l’armée au cœur du lien social (la fonction citoyenne), la continuité des opérations à l’extérieur et sur le territoire national, la défense européenne (l’exemple franco-allemand), les conséquences géopolitiques du changement climatique dans les espaces maritimes (l’exemple de l’Arctique), le renforcement du renseignement et la lutte anti-terroriste en Afrique.

Présidée par Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale et par Jean-Pierre Raffarin, président de la Commission des affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, l’édition est placée sous le haut patronage de François Hollande, président de la République, en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et du général Pierre de Villiers, chef d’État-major des armées.

Les UED s’inscrivent dans le paysage institutionnel de pré-rentrée de la Défense. Ses objectifs : se réunir pour réfléchir à la Défense de demain.

 

Pour en savoir plus : www.universite-defense.org/fr/2015/ledition-2015.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 10:25
30-satellite Galileo constellation Credits P. Carril - ESA

30-satellite Galileo constellation Credits P. Carril - ESA

 

11.09.2015 Romandie.com (ats)

 

Deux satellites destinés au système européen de navigation Galileo ont été placés en orbite "avec succès" vendredi par le lanceur russe Soyouz, selon Arianespace. Il s'agit du 9e et du 10e satellites de la constellation Galileo, qui doit en compter 30 d'ici 2020.

 

"La mission a été parfaitement réussie", a déclaré Stéphane Israël, le PDG de la société française Arianespace. "Aujourd'hui, c'est un succès pour Galileo", a-t-il dit depuis le Centre spatial guyanais.

La fusée Soyouz avait décollé du port spatial de l'Europe à Kourou (Guyane française) le 10 septembre à l'heure prévue, à 23h08 heure locale (11 septembre, 04h08 heures suisses). Tout a fonctionné comme prévu et Fregat, l'étage supérieur de la fusée, a largué les satellites sur leur orbite cible, à une altitude proche de 23.500 km, 3 heures et 48 minutes après la mise à feu du lanceur.

 

Bientôt une couverture mondiale

"Le rythme de déploiement de la constellation Galileo s'accélère", a estimé Jan Woerner, directeur général de l'ESA, cité dans un communiqué. "Avec l'augmentation constante du nombre de satellites en orbite et l'implantation de nouvelles stations au sol dans le monde entier, Galileo aura bientôt une couverture mondiale. Le jour où Galileo atteindra sa capacité opérationnelle complète approche, et ce sera un grand jour pour l'Europe", a-t-il souligné.

Projet emblématique de la Commission européenne, Galileo vise à réduire la dépendance de l'Europe à l'égard du GPS américain, tout en améliorant les services rendus aux utilisateurs grâce à sa très grande précision dans de très nombreux domaines (routier, maritime, agricole, etc). Mais il a essuyé de nombreuses difficultés au fil des ans, accumulant les retards et voyant son coût s'accroître.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les essais comparatifs des fusils d'assaut étrangers présélectionnés, qui remplaceront les FAMAS, vont très prochainement commencer. Le ministère de la Défense va notifier en 2016 un contrat à un des cinq armuriers européens encore en compétition.

 

Ils sont cinq fabricants à se disputer le marché français de remplacement des FAMAS dans le cadre de l'appel d'offre européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 200 et 250 millions d'euros. Et ils sont cinq industriels, tous de nationalité  étrangère, à lorgner un marché d'environ 90.000 fusils d'assaut (contre une cible initiale de 101.000) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l'armée de terre, ainsi que le commandement des opérations spéciales (COS). La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'acquisition de plus de 21.000 fusils d'assaut alors qu'initialement l'armée de terre devait en être entièrement équipée vers 2018, selon les déclarations d'octobre 2013 de l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

Le belge FN Herstal, l'italien Beretta, l'allemand Heckler & Koch (HK), le suisse Swiss Arms (ex-SIG Arms) et enfin, semble-t-il, le croate, HS Produkt, ont été invité par la direction générale de l'armement (DGA) à participer très prochainement à des essais comparatifs. En revanche, Thales, qui a développé le fusil d'assaut F90 sélectionné en août par l'armée australienne, n'a pas souhaité participer à cet appel d'offre en raison de contraintes techniques exigées par la DGA.

 

Notification en 2016

Initialement attendue fin 2015, la notification de ce marché ne devrait intervenir que l'année prochaine, peut-être au début de 2016. Car les premières livraisons sont attendues dès 2017, comme l'avait expliqué en mars à l'Assemblée nationale le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il n'est que temps car le parc moyen des FAMAS est âgé en moyenne de 25 ans. Le successeur du célèbre fusil d'assaut de la manufacture de Saint-Étienne sera choisi à l'issue d'une évaluation de plusieurs modèles de fusils d'assauts sur étagère au calibre 5,56 mm OTAN, a expliqué le ministère de la Défense en réponse à une question au député Les Républicains Jean-François Lamour.

La conception du futur intègrera nécessairement une culasse calée et un tube rayé à 7 pouces contrairement au FAMAS qui possède une culasse flottante avec un tube rayé à 12 pouces. Ces caractéristiques donneront à l'AIF la capacité de tirer toutes les munitions 5,56 mm au standard OTAN avec un niveau de sécurité encore supérieur à celui du FAMAS. Le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait précisé dès octobre 2013 qu'il "faudra procéder à des achats sur étagère ne nécessitant pas d'adaptations trop importantes auprès d'industriels allemands, belges, voire suisses".

 

Nexter, la clé de ce marché?

Selon une source proche du dossier, l'industriel qui aura la bonne idée de se rapprocher de Nexter, pourrait obtenir ce marché même si la DGA n'a exigé aucune obligation en termes de compensations industrielles pour l'armurier sélectionné dans l'appel d'offre. Si telle était le cas, cela permettrait de donner une activité de sous-traitance au site de Tulle, Nexter Mechanics qui travaille encore sur le FAMAS : maintien en condition opérationnelle (MCO) du fusil d'assaut, modernisation (retrofit) et intégration du FAMAS dans le cadre du système Felin, le programme soldat du futur. Tulle a été l'un des grands armuriers de France jusque dans les années 80. C'est aussi le cas de la société Manurhin, basée à Mulhouse et qui espère des retombées industrielles de cet appel d'offre.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait estimé en juin 2014 à l'Assemblée nationale qu'il était "très ouvert à ce que des entreprises françaises répondent d'une manière ou d'une autre à cet appel d'offres, et je les incite fortement à le faire".

Les deux sociétés attendent également l'appel d'offre portant sur le MCO du futur fusil d'assaut des militaires français et de la distribution des pièces détachés. Nexter mais aussi Manurhin ont des atouts au regard des enjeux de sécurité d'approvisionnement de l'armée française, très souvent en opération extérieure, grâce à un soutien régulier des fusils d'assaut.

 

Un débat de souveraineté nationale

La France ne produisant plus d'armes de petit calibre depuis la fermeture de l'usine de Tulle, le successeur du FAMAS sera étranger. Ce qui suscite un débat politique. En janvier 2015, le député Les Républicains, Philippe Vitel, estimait que "nous devions réfléchir à la manière d'exercer notre souveraineté" dans le domaine de la défense. Et d'expliquer : "je suis inquiet car, pour la première fois dans l'histoire, depuis trois cents ans, lorsque nous aurons à remplacer le FAMAS, les armées seront dotées d'un fusil qui ne sera pas français. Nous devons nous interroger sur ce qui doit rester dans le domaine national et ce qui peut être ouvert".

"En cette année de centenaire (1914-2014, ndlr), rappelant le sacrifice de nos soldats armés de leurs fusils Lebel, ne soyez pas le ministre de la défense qui, pour la première fois de notre histoire, prendrait la décision d'équiper nos fantassins d'un fusil étranger", avait pour sa part interpelé le député Les Républicains Philippe Meunier. Jean-Yves Le Drian avait répondu : "Conformément à la réglementation, nous avons dû lancer un appel d'offres européen, puisque, avec les nouveaux dispositifs, nous y sommes tenus.Les entreprises françaises capables de produire directement ce type d'armement il y a une quinzaine d'années ne le font plus ou ont été fermées ; je pense à la manufacture d'armes de Saint-Étienne et à l'atelier munitionnaire du Mans de GIAT-Industries. Il n'y a plus en France ce type d'activités".

Le patron de Manurhin, Rémy Thannberger, dans un entretien accordé en février dernier au  quotidien "L'Alsace", avait pour sa part estimé que la France "dépendait de l'étranger. Cette situation suscite de plus en plus d'inquiétudes et de débats dans les milieux autorisés. Et ce qui n'était plus considéré comme stratégique hier pourrait bien le redevenir".

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:55
Drones tactiques : et le gagnant sera connu avant la fin de 2015

Les drones tactiques Sperwer arrivent en fin de service opérationnel. Safran et Thales proposent des systèmes de nouvelle génération au ministère de la Défense. (Crédits :JC Moreau - Safran)

 

09/09/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Safran et Thales se disputent un appel d'offre pour la fourniture de 14 systèmes de drones tactiques. En revanche, Airbus Defence and Space n'a finalement pas déposé d'offre engageante fin août.

 

C'est la toute dernière ligne droite pour la sélection d'un industriel dans le cadre de l'appel d'offres sur les drones tactiques, baptisé SDT (système de drone tactique). Les industriels ont remis fin août leur offre engageante (BAFO, ou Best And Final Offer) à la direction générale de l'armement (DGA) qui est en train de les étudier. La décision doit être prise d'ici à la fin de l'année lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) et la notification par la DGA devrait intervenir fin décembre.

Et il y a urgence d'ailleurs. "Nous avons un besoin opérationnel fort", confirme-t-on au sein du ministère. Destinés à l'armée de terre, ces systèmes doivent remplacer à l'horizon 2017 les drones SDTI (ou Sperwer), fabriqués par Safran.

 

Airbus hors-jeu

Dans le cadre de cette compétition, Sagem (groupe Safran) s'est lancé dans la bagarre avec le Patroller, une plateforme à partir d'un planeur motorisé fabriqué par l'entreprise allemande Stemme. De son côté, Thales compte gagner avec le Watchkeeper, qui est une "anglicisation" par Thales UK d'un drone du groupe israélien Elbit. Dans le cadre du traité franco-britannique de Lancaster House, une première évaluation du Watchkeeper a été menée en France en 2012-2013.

En revanche, Airbus Defence and Space n'a pu remettre à temps son offre engageante en raison d'un problème technique avec son partenaire américain, selon nos informations. Le groupe proposait le système Artémis, qui aurait été développé à partir du drone américain Shadow 200 fabriqué par le groupe Textron. Enfin, le groupe israélien IAI (Heron) n'a pas non plus remis d'offre en dépit de sa volonté de s'associer à Latécoère et à d'autres partenaires français.

 

Watchkeeper toujours favori?

Le Watchkeeper a fait longtemps figure de favori. Il a même failli être acheté sans passer par un appel d'offres. Car l'armée de terre, qui a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel, avait déjà porté son choix sur ce drone. Mais il n'a pas était possible à la DGA de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique. En dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense, le groupe électronique et l'armée de terre n'ont pu éviter l'appel d'offres. Au grand dam de l'armée de terre et du chef d'état-major Pierre de Villiers, qui voulait absolument fin 2014 le Watcheeper et qui trouvait la décision de la DGA frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

Les solutions seront appréciées dans une approche de coût complet prenant en compte tous les aspects de la capacité et notamment les possibilités de mutualisation. C'est un programme "dimensionnant" pour l'armée de terre qui nécessite un "lancement dès 2015" en raison des "obsolescences incompatibles avec le maintien en service du SDTI au-delà de 2017", avait expliqué fin 2014 le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Et ce d'autant que "le financement est programmé", a rappelé le général Bosser, précisant qu'une "approche par les coûts, trois fois inférieurs au MALE, à l'achat et en soutien, me porte à penser que son acquisition est justifiée".

 

Que prévoit la loi de programmation militaire?

Que dit la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 à propos des drones tactiques ? "La génération actuelle (SDTI) arrivera à obsolescence entre 2015 et 2017 ; de nouveaux systèmes de drones plus récents seront acquis pour disposer d'une quinzaine de vecteurs à l'horizon 2019 (14 exactement, ndlr), sur la trentaine prévue dans le modèle. Une coopération avec le Royaume-Uni est lancée, afin de bénéficier de l'acquis de nos partenaires britanniques et d'inscrire ce programme dans la dynamique des réalisations du traité de Lancaster House (force expéditionnaire interarmées conjointe)". Ce qui aurait dû renforcer les chances du Watchkeeper mais... la plateforme israélienne inquiète certains militaires français.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:50
Une colonne B-FAST avec un véhicule terrestre ICARUS en tête (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)

Une colonne B-FAST avec un véhicule terrestre ICARUS en tête (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)

 

07/09/2015 Stijn Verboven – - MIL.be

 

ICARUS, tel est le nom du projet de recherche européen visant à développer l'utilisation de drones lors d'opérations de sauvetage. L'École Royale Militaire coordonne les actions des 24 partenaires provenant des 10 pays participants. Afin de démontrer les capacités de ces engins, l'école organisait une grande rencontre à Marche-en-Famenne le 4 septembre dernier.

 

Lors de la démonstration, les collaborateurs ICARUS ont simulé un village dévasté par un fort tremblement de terre. Des survivants nécessitant des secours se trouvent encore dans des immeubles à appartements, des écoles et des fabriques. Une équipe B-FAST, proche du lieu de la catastrophe, se tient prête à intervenir mais l'avion solaire ICARUS reconnaît déjà l'itinéraire. Cet appareil détient le record du monde du vol autonome depuis peu. Il dresse des cartes des environs de manière à ce que l'équipe sache ce que l'on attend d'elle.

 

 (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be) (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be) (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)
 (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be) (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)
 (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be) (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be) (Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)

(Photo Jürgen Braekevelt – MIL.be)

Voici l'une des manières dont les drones ICARUS peuvent aider une équipe de secours mais cela ne s'arrête pas là. Ils détectent également des victimes grâce à leurs caméras thermiques ou dressent des cartes en trois dimensions. Les engins terrestres peuvent ainsi déblayer des décombres, étançonner des bâtiments et travailler dans d'autres constructions trop instables pour les équipes de secours.

 

Le travail de sauvetage n'est pas la tâche principale de la Défense mais selon le chercheur de l'ERM Geert De Cubber, coordinateur du projet, celui-ci présente également des applications militaires intéressantes. « Dans une période où les budgets de la Défense diminuent, ce type de projet est indispensable à l'obtention de financements complémentaires », explique-t-il. Nous œuvrons dans un domaine proche des préoccupations de la Défense. Nos drones peuvent rechercher des victimes ou des ennemis également. Ils peuvent rendre des services dans la protection d'installations par la détection d'intrus. »

 

Le projet ICARUS prendra fin dans quelques mois en janvier 2016. De Cubber est toutefois satisfait des résultats. « La commission européenne voit notre projet promis à un bel avenir », dit-il. « Elle l'utilise comme un projet exemplaire dans lequel les fonds auront été bien investis en débouchant jusqu'à présent sur des applications concrètes. »

Vidéo : Wim Cochet

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:50
photo Paramount Pictures - Airbus DS

photo Paramount Pictures - Airbus DS

 

8 sept. 2015 Airbus DS


Paramount Pictures and Airbus Defence & Space worked closely together to set up the logistics of Tom Cruise sequence with A400M. Check out the clip to learn more!

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:50
Le premier F-35 "Made in Italy" a réussi son premier vol

 

07/09/2015 par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le premier avion de combat F-35 assemblé par Finmeccanica en Italie a réussi son premier vol sur la base aérienne de Carmeri, près de Novare.

 

Le premier avion de combat F-35 assemblé en Italie par le groupe italien Finmeccanica, et plus précisément par sa filiale Alenia Aermacchi, a réussi son premier vol sur la base aérienne de Carmeri, près de Novare, a annoncé le groupe italien dans un communiqué publié ce lundi. Le F-35 est un avion de combat furtif multi-rôle de nouvelle génération développé et produit par l'avionneur Lockheed Martin dans le cadre du programme international Joint Strike Fighter. Le F-35 est aussi le programme d'armement le plus cher de l'histoire américaine, avec un coût explosant à 390 milliards de dollars, sans compter quelque sept ans de retard.

"Le succès du premier vol témoigne de la capacité de Finmeccanica à respecter ses engagements de production dans un programme très ambitieux dans le domaine industriel et technologique", a expliqué le groupe aérospatial italien dans son communiqué.

 

L'Italie à bord du F-35

Après sa participation dans la phase de conception avec des équipes intégrées au sein de  Lockheed Martin, Finmeccanica, à travers Alenia Aermacchi, est l'industriel italien leader parmi plus de 25 entreprises transalpines travaillant sur le F-35. Le groupe italien est notamment responsable de l'assemblage des avions de combat pour le compte de l'armée de l'air italienne et pour une partie des appareils destinés à l'armée de l'air néerlandaise.

En outre, le site Cameri fabrique également les composants des ailes du F-35 en plus de la ligne principale gérée directement par Lockheed Martin. Enfin, Cameri a été choisi comme le centre de soutien logistique de l'avion de combat en Europe. Par ailleurs, Finmeccanica est aussi impliqué dans la production de certains des composants électroniques de l'avion par Selex ES.

 

Le F-35 surclasse-t-il vraiment le F-16?

En juillet, l'armée de l'air américaine a souligné que le tout nouveau et très coûteux avion de combat F-35 surclassait bien au combat le robuste et éprouvé F-16, malgré un témoignage de pilote très critique sur les capacités comparées des deux avions. "Il y a eu de nombreuses occasions ou des groupes de F-35 ont engagé des groupes de F-16 en simulation de combat, et les F-35 ont gagné chacune de ces rencontres, grâce à leurs capteurs, leurs armements et leur technologie furtive", a précisé dans un communiqué l'armée de l'air (US Air Force).

Pourtant le site américain "War is Boring" a publié cette semaine le compte-rendu sévère d'un pilote de F-35 après un exercice de combat rapproché contre un F-16 en janvier en Californie. Les deux avions se sont livrés à une série de manœuvres brutales pour tenter d'abattre au canon leur adversaire, mais le F-35 a constamment manqué "d'énergie" pour réaliser ces manœuvres, perdant ainsi face au F-16, selon le compte-rendu. L'armée de l'air n'a pas démenti le compte-rendu du pilote, mais a souligné que le combat rapproché ne figurait pas au programme théorique de cet avion furtif multitâches.

 

Quelles missions pour le F-35?

La technologie du F-35 "est destinée à engager, viser et abattre l'ennemi depuis de longues distances, pas nécessairement en situation de combat visuel", a souligné l'US Air Force. "Les tests opérationnels et de développement continuent. Il est trop tôt pour tirer des conclusions finales sur la capacité à manœuvrer l'appareil", a également souligné le général Jeffrey Harrigian, chargé de l'intégration du F-35 au sein de l'US Air Force.

Le F-35 n'est pas encore en service dans les forces américaines. Les Marines devraient être la première force américaine à le déclarer opérationnel, peut-être dès cet été. Le F-16 avait été développé dans les années 70 par General Dynamics, racheté depuis par Lockheed Martin, qui a développé le F-35.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:50
photo MIL.be

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7/09/15 – 7sur7.be (Belga)

 

Aucun des 54 chasseurs-bombardiers F-16 en service en Belgique n'a encore atteint le seuil des 6.000 heures de vol, alors que la durée de vie maximale fixée par le constructeur, le groupe américain Lockheed Martin, est de 8.000 heures, a indiqué le ministre de la Défense, Steven Vandeput, en réponse à une question parlementaire.

L'appareil ayant accumulé le plus d'heures de vol était, au 31 mai dernier, le FA-94, un monoplace livré le 31 janvier 1985 et faisant partie de la commande initiale passée en 1975 pour 116 avions (96 F-16A monoplaces et 20 F-16B biplaces). Il comptait 5.811 heures de vol et était en service au 10e wing tactique de Kleine-Brogel (Limbourg), a précisé M. Vandeput (N-VA) en réponse à une question écrite du député Sébastian Pirlot (PS).
 

Sute de l'article

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:50
photo BMZ

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03 septembre 2015 par  Philippe Corvisier - electroniques.biz

 

Spécialiste de la conception de packs d'accumulateurs spécifiques, conformes aux cahiers des charges de ses clients, BMZ a ouvert cette année une filiale en France.

 

Spécialiste de la batterie lithium-ion sur-mesure depuis plus de 20 ans, l'allemand BMZ (Batterien-Montage-Zentrum) a ouvert une filiale en France. Créée en 1994, suite à la reprise de l'activité "pack maker" de Saft GmbH, BMZ adresse aujourd'hui trois marchés principaux : les vélos à assistance électrique (40%), l'électroportatif (30%) et le secteur médical (10%). Pour le reste, la société est présente dans les secteurs de la défense, de l'industrie, de l'électroménager, de l'automobile et de l'aérospatiale.

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:55
Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

 

08/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dans un rapport au vitriol, la Cour des comptes critique la gestion, la gouvernance ainsi que le manque d'implication de l'ONERA dans le domaine de l'aéronautique civile. Mais son nouveau patron Bruno Sainjon est en train de remettre en tension le centre de recherche de l'aérospatial français.

Trop tard ou trop tôt. Le rapport de la Cour des Comptes sur l'ONERA, qui couvre la période 2008-2013, tombe plutôt à plat... Car depuis l'arrivée le 30 mai 2014 du nouveau PDG, Bruno Sainjon, cet organisme public de recherches est en train de se réveiller et de retrouver un réel dynamisme. Pour autant, ce rapport n'est pas non plus inutile. Notamment il montre l'incapacité de l'État à valoriser un bijou technologique, envié dans le monde entier et, surtout, il pointe son manque de vision dans la recherche et, par conséquent, dans l'avenir de la filière aérospatiale civile et militaire française, en réduisant considérablement sa subvention au fil des années.

Depuis 2010, le budget de l'ONERA a pris le bouillon, passant de 257,9 millions d'euros à 207 millions en 2014, selon les derniers chiffres disponibles. Soit une chute de près de 20%, essentiellement liée à la réduction de la subvention accordée à l'ONERA, qui est tombée à 96,4 millions (contre 123,9 millions en 2010). Elle représentait 46,6% de son budget, contre 48% en 2010. Et ce contrairement à ce qu'affirme la Cour des comptes, qui estime que "les financements publics sont relativement stables, au moins ceux de la DGA". Une remarque qui a fait bondir le PDG de l'ONERA dans sa réponse aux sages de la rue Cambon;

"Cette observation est inexacte, c'est même précisément la baisse des moyens publics qui explique en grande partie la situation financière actuelle de l'ONERA", qui traine effectivement en 2014 un déficit de 16 millions d'euros, a expliqué Bruno Sainjon. Dans le budget initial 2015, le conseil d'administration de l'ONERA a voté un déficit de 3 millions d'euros.

En 2015, son budget prévisionnel s'élève à 228,9 millions. A suivre...

 

La DGAC a lâché l'ONERA

Parmi les critiques soulevées par la Cour des Comptes, les relations très distantes entre la direction générale de l'aviation civile (DGAC) et l'ONERA. Ce qui s'est notamment traduit par l'arrêt par la DGAC d'une subvention à l'ONERA à partir de 2001 (contre 3,8 millions en 2010). De même, elle a réduit pratiquement à zéro son activité contractuelle avec l'ONERA, qui est passée de 24 millions d'euros 2010, à 0,3 million en 2014.

Pourquoi une telle défiance? Selon la Cour des comptes, "les causes sont multiples : réduction du budget de la DGAC, volonté de la DGAC de cibler son soutien et d'encadrer l'utilisation de sa subvention afin d'éviter une contrariété potentielle aux règles du commerce international et du droit de la concurrence, perte de pertinence de l'ONERA aux yeux de la DGAC et dégradation des relations". Pourtant l'ONERA travaille sur ce que seront les avions du futur, et plus précisément sur le programme "Nova" (Next-generation Onera Versatile Aircraft), qui pourrait remplacer les actuels moyen-courriers. Il est destiné à transporter 180 passagers à 900 km/h sur une distance de 5 à 6.000 km. Par ailleurs, les relations avec la DGAC sont en train de se réchauffer...

En outre, la DGAC estime, selon la Cour des Comptes, que l'Office "ne s'est pas adapté aux évolutions profondes du secteur de l'aéronautique civile depuis les années 1980, notamment l'émergence de nouveaux sujets structurants : gestion de l'énergie, avionique, cockpit et navigation, nouveaux procédés de production". Enfin, elle "regrette la faible participation de l'ONERA aux programmes européens et aux initiatives locales".

Bruno Sainjon fait pourtant part dans sa réponse à la Cour des Comptes des succès remportés récemment par l'ONERA dans le cadre de trois appels d'offres lancés au titre du programme européen Cleansky 2 pour un montant de plus de 30 millions d'euros étalés sur huit ans. Tout comme il rappelle l'implication de l'ONERA "beaucoup plus affirmée" dans le Conseil pour la recherche aéronautique et civile (CORAC).

 

Pourquoi un tel désintérêt de l'État?

Dans sa réponse à la Cour des Comptes, le Premier ministre, Manuel Valls, assure pourtant que "l'action de la tutelle a été conduite dans un souci de préservation de la position de l'ONERA". On a vu mieux comme soutien financier à un organisme public... Car quand l'État le veut, les subventions suivent. Comme le montrent les dotations aux Établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), CNRS inclus, qui sont passées de 4,9 à 5,7 milliards d'euros entre 2008 et 2014.

Dans une interview accordée en juin à La Tribune, Bruno Sainjon avait tenté d'expliquer le désintérêt de l'Etat vis-à-vis de l'ONERA : "travailler majoritairement sur des sujets de défense n'incite pas à une communication tous azimuts. Et surtout la recherche fondamentale même à visée applicative n'a pas été mise en évidence ces dernières années. Pourtant sans la science et la recherche, il n'y a pas de technologie ni de programme". C'est vrai que l'ONERA est complètement sorti des radars de la plupart des responsables politiques français. A tel point que la plupart d'entre eux ne savent pas ce que cet organisme fait exactement. Un peu désolant...

 

L'ONERA au cœur des enjeux aéronautiques

En dépit des critiques de la Cour des Comptes sur son isolement, l'expertise de l'ONERA a été à plusieurs reprises plébiscitée dans de nombreux domaines, dont certains liés à une actualité très brûlante. Ainsi, en avril dernier, un consortium piloté par l'Office a été sélectionné par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour la lutte anti-drone. En 2014, l'ONERA, à la demande de la direction générale de l'armement (DGA), a commencé à travailler sur le projet d'étude amont DEMPERE, dont l'objectif est de développer un démonstrateur de simulation numérique destiné à évaluer le degré de perturbation d'un radar par les parcs éoliens.

En outre, l'ONERA s'est récemment rapproché de plusieurs organismes de recherche à la fois concurrents et partenaires. Ainsi, l'Etat a mandaté l'ONERA comme pilote de la nouvelle filière aéronautique Carnot, baptisée AirCar (Air Carnot) et financée pendant six ans à hauteur de 10,5 millions d'euros. L'objectif de ce consortium multidisciplinaire et complémentaire sera de comprendre les besoins des PME et ETI de la filière aéronautique afin de booster leur capacité d'innovation et répondre ainsi au mieux aux besoins industriels.

Par ailleurs, l'ISAE-SUPAERO et l'Office ont renforcé en mars dernier leur coopération en signant une convention de partenariat scientifique créant deux équipes de recherche communes (ERC). Enfin, le Cetim et l'ONERA ont renforcé leur coopération en vue de développer une offre technologique commune, innovante et performante dans le contexte de ré-industrialisation de la France et des enjeux liés à la filière matériaux.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:40
L’hélicoptère russe d’attaque K-52 Alligator de Russian Helicopters. (Russian Helicopters)

L’hélicoptère russe d’attaque K-52 Alligator de Russian Helicopters. (Russian Helicopters)

 

7 septembre 2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Juste quand on pensait que cette histoire était enfin finie et que le divorce se passait plutôt bien, la saga du Mistral pourrait repartir de plus belle: Moscou mettrait son veto à la vente des Mistral sans hélicoptères russes, rapporte cette semaine la très officielle agence russe Ria Novosti.

 

Depuis que la France et la Russie sont parvenues début août à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral à la Russie, la France cherche de nouveaux acheteurs pour ses deux Mistral commandés et construits spécifiquement pour les Russes.

L’accord stipulait bien que la France, qui avait intégralement remboursé à la Fédération de Russie les sommes avancées au titre du contrat, obtenait la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments.

Mais voilà que Moscou ne sait plus quoi faire de ses hélicoptères de combat Ka-52K, une version conçue spécialement pour le Mistral du maintenant célèbre hélicoptère russe d’attaque K-52 Alligator de Russian Helicopters.

La seule solution: vendre les hélicos aux acheteurs potentiels des porte-hélicoptères français.

« Le sort des deux porte-hélicoptères est directement lié aux projets de commercialisation des hélicoptères de combat Ka-52K, qui ont été initialement produits et destinés spécialement pour être déployés à bord des Mistral russes », rapporte de son côté le quotidien économique russe Kommersant citant une source proche du dossier.

Dans le cas où les acheteurs potentiels des porte-hélicoptères français refuseraient d’acheter les hélicoptères russes, Moscou pourrait utiliser son droit de veto. L’Inde, le Brésil, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Vietnam et l’Egypte figurent sur la liste des acheteurs potentiels des deux navires de classe Mistral.

En outre, font remarquer les Russes, si les hélicoptères Ka-52K ont été développés spécifiquement pour les Mistral, l’inverse est aussi vrai: réciproquement, les Mistral ont été construits pour ce type d’hélicoptères

De plus, les autres technologies ont aussi été adaptées aux exigences russes, souligne l’agence officielle russe: système de géolocalisation GLONASS, appareils de communication, de cryptage, radars, double coque pour la navigation polaire.

Les futurs acheteurs des Mistral seront donc obligés de traiter avec la Russie à un moment ou à un autre pour pouvoir exploiter ces navires, concluent les Russes. S’ils ont raison, le destin et l’avenir des deux navires seraient alors encore lié à la Russie, entente de rupture de contrat ou pas. Pas facile le divorce.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:30
SDBR Interview with Luc Vigneron, CEO of the Emirates Defence Industries Company (EDIC)

 

08/09/2015 by Alain Establier - SDBR N°133

 

Recently Alain Establier met with Mr. Luc Vigneron *, Chief Exective Officer of the Emirates Defence Industries Company (EDIC) to discuss the rationale and future of the recently formed company, based in Abu Dhabi, United Arab Emirates. The interview was possible thanks to the courtesy of emirates authorities. Below is a transcript of their conversation:

 

SDBR: Is EDIC a financial institution, an OEM or something else?

Luc Vigneron (LV): Following a law issued by His Highness Sheikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan, the President of the UAE, Ruler of Abu Dhabi and Supreme Commander of the UAE Armed Forces, EDIC was formed as an integrated defence manufacturing and services platform by its principal shareholders Mubadala Development Company and Tawazun Holding. It is a strategic asset of the UAE Government, and its mandate is to help keep the Armed Forces of the UAE at a peak state of readiness while also competing for business across the region. However, it is of equal importance to mention the national defence industry landscape, which set the conditions for a transformation to occur at this time. Over the last two decades, the UAE has built a robust and successful indigenous defence industry. Each company under EDIC has played an important role in achieving this.

As a result, both time and conditions were right to combine the country’s defence industries to position them for the next phase of growth. In fact, the UAE joins many other emerging economies that have followed a similar path, successfully consolidating their defence industry assets and becoming regional and global players. As a new national defence industry champion, EDIC is positioned to do the same.

 

SDBR: What’s your mission at EDIC?

LV: EDIC aims to unlock synergies across the industry, and create value through the strategic alignment of our capabilities. We will be the leading integrated defence industries platform for the UAE, and we aspire to be recognised globally as the region’s premier partner for manufacturing, services, and technology development. Furthermore, EDIC will deliver cutting-edge products and services and provide world-class facilities to better serve the Armed Forces of the UAE while working to transfer technical know-how to UAE Nationals. The UAE has established a strong and globally respected national defence industry over the last two decades. EDIC is proud to carry on this tradition. By working closely with our stakeholders and partners, we will build a new national defence champion over the next decade. Specifically, we are:

1.  Strengthening our strategic alignment to the needs of the UAE Armed Forces, and enhancing collaboration among our companies through shared services to reap economies of scale

2.  Balancing our relationships with OEMs, with a focus on increasing the transfer of technology and know-how

3.  Strengthening Emirati leadership in the defence industry and building world-class national capabilities

4.  Providing dynamic career opportunities to UAE Nationals in a high-skilled industry, with a focus on engineering and project management, and the technology sector in general

 

SDBR: What is the stage of EDIC evolution?

LV: We are working through the legal process of transferring ownership of each of the 16 companies to EDIC. At the same time, we are exploring synergies with a view to strengthening the industry, building national capabilities and increasing our capacity. When this transformation is complete, EDIC will be a substantial industrial services player and one of the largest such companies in the Arabian Gulf region, with 10,000 personnel employed in manufacturing and services across air, land and sea platforms. 

 

SDBR: It seems that the goal is to build a champion…A champion for what to do? In which specialities?

LV: EDIC companies operate in manufacturing and assembly; maintenance, repair and overhaul; autonomous systems; training; communications; and technology development. This new national defence industry champion will benefit three key stakeholders – our country, our customers and our companies.

 

SDBR: What is the contribution from Mubadala Development Company and Tawazun Holding?

LV: Both companies serve as EDIC’s principal shareholders.

 

SDBR: Do you have other plans for external growth? In which areas?

LV: Our focus now is on achieving a successful national defence industry transformation and building a national defence champion. As part of this process, we will work to promote innovation, technology development, state-of-the-art manufacturing and human capital development, specifically growing the next generation of Emirati engineers and project managers. We will also serve as a centralised hub of enhanced technological capabilities, resources and expertise – and deliver ease of access to a range of world-class products and services across all defence platforms.

 

SDBR: Do you have partnership projects outside the UAE?

LV: Our companies already have some leading global defence partners on board. We fully expect that by building an integrated defence manufacturing and services platform we will not only benefit our primary stakeholder, the Armed Forces of the UAE but, as a centralised facilitator for world-class products and services, serve as an attractive partner from the UAE with whom to do business.

 

 

* Mr. Vigneron’s brings extensive leadership experience in the global defence arena to EDIC, previously serving as the Chairman and CEO of Thales Group from 2009 to 2012. Prior to that, he served as Chairman and Chief Executive Officer of Giat Industries. During his time at Giat, he managed an extensive restructuring, which led to a relaunch of the company under the Nexter name in 2001.

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