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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55
photo Warein Confection Technique

photo Warein Confection Technique

 

15/06/2015 par DGA

 

Première mondiale : BULLE, un robot en textile à grande élongation pour intervenir rapidement et sans risques sur les aéronefs

 

Le ministère de la Défense présente au salon du Bourget 2015 « BULLE (Bras Ultra Léger articulé gonflabLE) », le démonstrateur d’un tout nouveau concept de robot en tissus.  Dédiés à l’intervention sur des équipements d’accès difficile ou confiné, y compris en environnement hostile, ces robots ouvrent des perspectives d’emploi totalement nouvelles. Dans le domaine aéronautique, BULLE va permettre par exemple d’assurer rapidement des opérations d’inspection et de maintenance sur un aéronef, à plus de 15 mètres de hauteur, sans grue ni échafaudage et sans risque d’endommagement. BULLE est développé par la PME WAREIN avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA).

Les articulations textiles de BULLE autorisent des mouvements de rotation d’une grande amplitude (±90°), tout en résistant à la torsion. La longueur du bras de BULLE et le nombre d’articulations sont ajustables. Un exemple : un bras de 2 mètres, pesant 800 g, peut porter 3 kg de charge utile. Grâce à sa matière textile, les opérations s’effectuent sans risque pour les utilisateurs et les équipements objets de l’intervention. 

Ultra léger, très mobile (dégonflé, il tient dans un sac à dos) et totalement autonome en énergie, résistant aux chocs et ne nécessitant pas d’entretien spécifique, BULLE est un robot « nomade » facile à déployer et d’un grand intérêt opérationnel. Il est utilisable en extérieur comme à l’intérieur d’un bâtiment. Opérable à distance, BULLE peut intervenir dans des environnements radioactifs, toxiques, encombrés, immergés. Toutes ses caractéristiques permettent d’envisager des perspectives d’applications civiles et militaires nombreuses et variées.

BULLE est une réalisation de la société WAREIN, membre du groupe FAUCHILLE, une PME de 16 salariés basée à Mayenne (53 Mayenne) qui a réalisé un chiffre d’affaire de 1,5 M€ en 2014. La DGA a permis le développement de BULLE à travers le dispositif RAPID* d’aide aux innovations à caractère dual, permettant des applications militaires et civiles. Le projet est mené en partenariat avec la PME rennaise R&D Tech et le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA/LIST) à l’origine du concept de robot textile. 

BULLE sera en démonstration dynamique sur le stand du ministère de la Défense pendant toute la durée du 51e salon international de l’aéronautique et de l’espace.

(*)Le dispositif RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) est un dispositif de la Direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la Direction générale des entreprises (DGE). Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils. Ces projets d’innovation duale sont proposés par des PME ou des ETI indépendantes de moins de 2 000 salariés, seules ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche. Depuis la création du dispositif RAPID en 2009, 205 M€ ont été investis dans plus de 300 projets innovants. Le budget de RAPID a été porté à 50 M€ en 2015 dans le cadre du Pacte Défense PME.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:20
H160 - photo Airbus HC

H160 - photo Airbus HC

 

16 juin 2015 Par Olivier James - Usinenouvelle.com


Les rumeurs de rapprochement entre Airbus Helicopters et Sikorsky vont bon train au salon aéronautique du Bourget. Un scénario qui reste très hypothétique.

Le marché des hélicoptères s'agite ! Lundi 15 juin, le conglomérat industriel américain United Technologies (UTC) a fait connaître son désir de se séparer de sa filiale de fabrication d'hélicoptères Sikorsky aux profits en fortes baisses. De quoi faire dire le lendemain même à Guillaume Faury, le pdg d’Airbus Helicopters qu’il "surveillait de près" cette opération. En moins de 24 heures, le salon du Bourget donne à voir un marché des hélicoptères en pleine reconfiguration.

C’est que ce marché est à la peine depuis quelques années. Entre la diminution des budgets militaires dans nombre de pays et la baisse de régime du secteur gazier et pétrolier, grand client d’hélicoptères civils, la filière fait grise mine. Quant au prometteur marché chinois, il reste bien trop encadré pour vraiment offrir des débouchés commerciaux massifs.

 

Un rapprochement d’égal à égal
Dans ce contexte, le rapprochement entre deux acteurs importants aurait du sens sur le papier et participerait à la consolidation de la filière. Mais Airbus Helicopters (filiale d’Airbus Group) compte-t-il vraiment racheter Sikorsky, dont le prix s’élèverait à environ 8 milliards de dollars ? Impossible avec les propos sibyllins de Guillaume Faury d’en conclure quoi que ce soit. "C’est une importante évolution, nous  regardons ce que fait UTC" , a affirmé le pdg d’Airbus Helicopters. Et de rajouter : "we keep an eye" (on regarde de près, en Français).

Sur le papier, le rapprochement aurait belle allure. Les chiffres d’affaires des deux groupes sont très proches : Sikorsky affiche 6,7 milliards d’euros de vente, contre 6,5 milliards pour Airbus Helicopters. Quant aux complémentarités industrielles, elles pourraient être au rendez-vous : la majeure partie des ventes de Sikorsky proviennent du militaire (70%), alors qu’Airbus Helicopters est le numéro un mondial des hélicoptères civils (même si son chiffre d’affaires est réparti à 50/50 sur les deux segments).

 

Un rapprochement impossible ?
"Ils auraient tout intérêt à racheter Sikorsky pour empêcher un autre concurrent de le faire", estime une source anonyme dans le secteur des hélicoptères. Parmi les concurrents les plus sérieux, Textron et Lockheed Martin. Mais ce scénario a ses limites. Sikorsky produit en effet le Black Hawk (best-seller de l’armée américaine) et le Marine One, l’hélicoptère utilisé par le président des Etats-Unis. Laisserait-on un européen produire ces appareils ?

"Il me semble peu probable qu’une société américaine dont de nombreux contrats sont liés au Département de la Défense des Etats-Unis passe sous contrôle européen", souligne une source proche du dossier. Impossible, alors, ce rapprochement ? Le système de base de données du FBI est bien fourni par une société française. Son nom : Safran.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
Le pacte Défense – PME au salon du Bourget

 

18/06/2015 Domenico Morano  -  DICOD

 

Arnaud Marois, délégué aux PME et PMI auprès du ministre de la Défense, nous explique le Pacte « Défense PME» et les actions concrètes menées en faveur des PME et ETI  sur le Salon international de l’aéronautique et de l’espace.

 

Qu’est-ce que le Pacte « Défense PME » ?

Le Pacte « Défense PME » se place au plus près des préoccupations concrètes des PME et des ETI (entreprises de taille intermédiaire) : accès à de nouveaux marchés, innovation, exportation, financement, sous-traitance. Depuis 2012, les actions concrètes engagées en faveur de ces entreprises font l’objet d’un suivi attentif au niveau ministériel, et ce par le ministre lui-même. Ce dispositif s’articule autour de quatre axes majeurs : une meilleure prise en compte des PME dans les stratégies d’achat du ministère de la Défense, la consolidation du soutien financier à l’innovation, des engagements réciproques entre le ministère et les maîtres d’œuvres industriels pour soutenir la croissance des PME et des ETI, et une action renforcée en région.

Les PME étant réparties sur l’ensemble de notre territoire, elles contribuent à le structurer et sont source d’innovation, d’emplois et de performance économique. Les services du ministère de la Défense vont à leur rencontre en région pour expliquer leurs marchés et leurs procédures ou pour organiser des séminaires de soutien à l’exportation, comme le 9 juillet à Lyon ou le 6 novembre à Marseille.  

De plus, le ministère mobilise son réseau au profit des PME et des ETI  en France comme à l’étranger. Il innove dans ses pratiques pour justement permettre aux PME de faire valoir leurs innovations. Ainsi, le ministère fait ainsi évoluer ses pratiques internes pour rendre ses marchés plus accessibles. Le ministre a par ailleurs signé des conventions bilatérales avec les principaux maîtres d’œuvre industriels de l’armement afin de favoriser concrètement la croissance des PME. Depuis 2013, les services ministériels ont rencontré, informé et conseillé plus de 4 000 entreprises lors de rencontres en région. Le ministère facilite ainsi les contacts directs des PME avec ses services achats et ceux des grands groupes participant à ces rencontres.

 

Pourquoi être présent lors de cette 51e édition du salon ?

Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) est une belle occasion pour les PME de se faire connaître, de présenter leurs innovations et d’échanger avec les services du ministère de la Défense. Celui-ci leur réserve un accueil particulier, comme il l’a fait lors des salons Eurosatory et Euronaval. Nous invitons ainsi les PME à venir nous rencontrer au point d’accueil que nous leur avons réservé sur notre stand afin de leur présenter les dispositifs mis en place à leur intention, d’échanger avec eux sur leurs préoccupations et leurs projets, et leur fournir des points de contact pour développer leur activité. Sur notre emplacement, nous mettons également en valeur plusieurs innovations de PME.

Qui plus est, l’ensemble des services du ministère de la Défense sont à la disposition des PME pour des contacts pendant le salon et après, que ces services relèvent du domaine de l’armement – comme la Direction générale de l’armement (DGA) –, du soutien et du maintien en condition opérationnelle des matériels – comme la Structure Intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD) – ou des forces, à l’instar de l’armée de l’Air.

 

Comment s’illustre ce processus de soutien aux PME lors du SIAE ?

Lundi 15 juin par exemple, lors du SIAE, la société HP Systems a signé avec la SIMMAD un contrat portant sur le contrôle périodique des bouteilles d’azote, d’oxygène et dioxyde de carbone à destination des pilotes et des personnels embarqués de l’armée de l’Air.

Par ailleurs, nous valorisons sur le stand du ministère de la Défense des équipements réalisés par les PME en exposant des projets RAPID. Le dispositif RAPID est un régime d’appui à l’innovation duale, via une subvention en matière de recherche et technologie dans des domaines qui peuvent avoir des applications aussi bien civiles que militaires. Ses crédits ont été augmentés de 25 % sur 3 ans dans le cadre du Pacte « Défense PME » et s’élèvent à 50 millions d’euros pour l’année 2015.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
Saegm - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Saegm - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

 

Le Bourget, Paris, le 15 juin 2015 CP Sagem

 

Sagem (Safran) et Défense Conseil International (DCI) signent un accord de coopération dans le domaine des systèmes de surveillance aéroportés à base d'avions légers et de systèmes drones, pour la France et l'international.

 

Les solutions et services pilotés d'aéro-surveillance proposés par DCI feront appel à l'avion bimoteur léger Diamond DA 42 doté notamment d'un ensemble optronique Euroflir 350 ou 410 de Sagem. Au titre de cet accord, DCI apportera son expertise dans les services, la formation, l'entraînement et l'assistance à la maîtrise d'ouvrage.

 

Sagem s'adresse aux marchés des drones de surveillance et de renseignement, et propose le drone Patroller avec l'appui opérationnel de DCI dans le cadre d'offres de mise en oeuvre et/ou de maintenance pour les forces gouvernementales ou le secteur privé.

 

Le DA 42 de Diamond Aviation est un avion bimoteur de quatre places développé et produit par la firme autrichienne Diamond. Aéronef innovant à hautes performances, le DA 42 peut atteindre une vitesse de croisière de plus de 300 km/h et affiche une autonomie de 6 à 10 heures. En plus de la charge optronique, DCI a équipé cet avion d'un radar de surveillance maritime, d'une transmission de données et de moyens de post-traitement des données.

 

Développé par Sagem, le Patroller est un système de drone de classe 1 tonne. Grâce à sa conception modulaire, il peut emporter jusqu'à 250kg de charge utile multicapteurs, en cellule ou en pods (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de plus de 20 heures et jusqu'à une altitude de 20 000 ft.

 

La conception du Patroller s'appuie sur 9 années d'expérience acquise par Sagem avec le système Sperwer déployé en Afghanistan. En octobre et novembre 2014, le Patroller a montré sa capacité à évoluer dans les espaces aériens civils en toute sécurité pour le trafic aérien, dans le cadre du programme européen Odrea.

 

La gamme Euroflir est un ensemble de systèmes optroniques gyrostabilisés multi-capteurs à hautes performances. Système modulaire, Euroflir permet l'observation et la localisation de cibles à grande distance, de jour comme de nuit. Les systèmes Euroflir ont prouvé leur efficacité en opérations depuis des hélicoptères de la marine nationale, de l'ALAT et des forces spéciales françaises. La version Euroflir 410 équipe le drone Patroller.

 

NB - Au Salon du Bourget, DCI expose l'avion DA42 avec une boule optronique Euroflir sur son pavillon externe (A4) et le drone Patroller de Sagem est présenté sur le stand B4 de l'exposition statique.

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 600 personnes en Europe, en Asie Pacifique, en  Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d'informations : www.sagem.com

 

Défense Conseil International. Créée en 1972, DCI est une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de services, dont l'Etat est actionnaire de référence. Culturellement proche du ministère de la Défense, DCI a pour mission le transfert du savoir-faire des armées françaises au profit des pays amis de la France et notamment :

• le conseil et l'assistance sur la totalité du cycle de vie des programmes d'armement,

• l'ingénierie de formation, dans les domaines académique, opérationnel et technique,

DCI et ses filiales se positionnent enfin depuis dix ans comme des partenaires des forces armées françaises dans le cadre de contrats de prestations de service et cherchent à ouvrir leurs activités aux pays de l'Union européenne.

http://www.groupedci.com

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
PSB panneaux sandwich biosourcés - photo LSM

PSB panneaux sandwich biosourcés - photo LSM

 

15/06/2015  par DGA

 

Des composites naturels dans les avions de demain ?

 

Le ministère de la Défense présente au salon du Bourget 2015 l’innovation SIMBAA (Sandwich innovant en matériaux biosourcés pour l’aéronautique et l’automobile). Ce projet soutenu par la Direction générale de l’armement (DGA) s’inscrit dans une double démarche d’écoconception et de soutien aux PME.

L’utilisation de fibre de lin à la place des fibres carbone ou verre pour fabriquer des pièces composites aéronautiques permet un gain de masse potentiel significatif puisque le lin est 20% plus léger que le carbone et 43% plus léger que le verre. À propriétés mécaniques équivalentes, SIMBAA se distingue également par sa capacité à absorber les vibrations. Et comme la fibre de lin est un matériau naturel (« bio-sourcé »), SIMBAA est parfaitement adapté au renforcement des règlementations environnementales, tout au long de son cycle de vie.

Les nombreux intérêts de la fibre de lin lui confèrent donc un avenir prometteur à la fois dans le domaine civil et militaire. Des produits existent déjà sur le marché civil : des panneaux intérieurs pour les automobiles et les bateaux, divers articles de sport (raquettes, skis, etc.), des meubles, de la décoration d’intérieur…

SIMBAA est développée par les sociétés LSM et LINEO, deux PME normandes d’une quarantaine d’employés au total et spécialisées dans la transformation du lin. La DGA soutient ce projet audacieux à travers le dispositif RAPID* d’aide aux innovations à caractère dual, permettant des applications militaires et civiles. SIMBAA a permis de lancer une ligne de production industrielle de composite lin en Normandie. Elle s’appuie sur une filière « lin » très dynamique et innovante qui compte 12000 emplois en France.

Sur le stand du ministère de la Défense, pendant toute la durée du 51e Salon international de l’aéronautique et de l’espace, vous pourrez voir une pièce aéronautique fabriquée avec le procédé SIMBAA et échanger avec les représentants de LSM et de la DGA sur les apports de cette nouvelle technologie.

(*)Le dispositif RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) est un dispositif de la Direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la Direction générale des entreprises (DGE). Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils. Ces projets d’innovation duale sont proposés par des PME ou des ETI indépendantes de moins de 2 000 salariés, seules ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche. Depuis la création du dispositif RAPID en 2009, 205 M€ ont été investis dans plus de 300 projets innovants. Le budget de RAPID a été porté à 50 M€ en 2015 dans le cadre du Pacte Défense PME.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:54
3DC2 - Innovations photo DGA

3DC2 - Innovations photo DGA


15/06/2015 par DGA

 

3DC2, système de « command and control » multi-utilisateurs à visualisations  personnalisées

 

Le ministère de la Défense présente au salon du Bourget 2015 « 3DC2 », une table tactile interactive permettant à plusieurs utilisateurs de bâtir ensemble une solution tactique, chacun  visualisant en même temps un niveau d’informations adapté à sa fonction. 3DC2 est développé par des PME françaises avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA).

3DC2 est un système de travail collaboratif, du type « Command & Control » (C2). Il facilite la prise de décision d’opérateurs devant traiter simultanément et en commun, dans un environnement complexe, une quantité importante d’objets dynamiques, répartis dans l’espace et présentant une grande richesse d’informations. 3DC2 associe l’utilisation de nouvelles technologies de visualisation stéréoscopique 3D et 2D à la technologie des lunettes actives permettant de proposer sur un même écran des vues différentes selon les utilisateurs, chaque paire de lunettes se synchronisant sur différentes images (dispositif connu sous le nom de Dual-View).

Les applications militaires pour 3DC2 concernent la préparation, le suivi et le commandement de mission coordonnées entres divers type de vecteurs (drones, avions de combat, hélicoptères, moyens au sol…), l’entraînement et la formation à ce type de missions et l’expérimentation de nouveaux concepts de C2, d’automatisation et d’autonomie décisionnelle pour de futurs systèmes de défense. De nombreuses applications civiles sont également envisageables, entre autres dans les domaines de la sécurité civile, la supervision de systèmes de transport et l’énergie, les interventions chirurgicales complexes.

3DC2 a été développé par les PME « Eyes3Shut » et « IMMERSION », en association avec l’école d’ingénieurs « TELECOM Bretagne » et la PME « Deev-Interaction » comme sous-traitant. La DGA a permis le développement de 3DC2 à travers le dispositif RAPID* d’aide aux innovations à caractère dual, permettant des applications militaires et civiles.

3DC2 sera en démonstration sur le stand du ministère de la Défense pendant toute la durée du 51e salon international de l’aéronautique et de l’espace.

(*)Le dispositif RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) est un dispositif de la Direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la Direction générale des entreprises (DGE). Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils. Ces projets d’innovation duale sont proposés par des PME ou des ETI indépendantes de moins de 2 000 salariés, seules ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche. Depuis la création du dispositif RAPID en 2009, 205 M€ ont été investis dans plus de 300 projets innovants. Le budget de RAPID a été porté à 50 M€ en 2015 dans le cadre du Pacte Défense PME

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 07:55
photo Starnav

photo Starnav

 

15 juin 2015 par Pascal Simon  - Ouest-France

 

La petite société de Chicheboville (Calvados) accompagne la délégation de Normandie AeroEspace au Salon international de l'aéronautique et de l'espace.


Quel rapport entre le navigateur Christophe Colomb et un missile balistique de sous-marin nucléaire ? Les étoiles ! Comme le découvreur de l'Amérique, certaines technologies militaires utilisent toujours les astres pour tracer leur route. On appelle cela la « navigation stellaire ».

C'est l'une des spécialités de la société Starnav, implantée dans le petit village de Chicheboville, à 20 km au sud-est de l'agglomération caennaise. Seulement quelques dizaines de mètres carrés de bureaux mais une petite équipe de cerveaux bien faits. « J'ai créé Starnav en janvier 2007, je venais de quitter l'armée », explique Georges Lamy-au-Rousseau, ingénieur en mécanique des fluides.

 

Une alternative au GPS

 

Après avoir servi dans les Balkans, il rejoint la direction générale de l'armement (DGA) et fait une thèse de doctorat sur la visée stellaire. A son compte depuis huit ans, il décline avec son équipe cette spécialité. Entre autres. « De nombreuses applications sont possibles sur terre à partir des algorithmes de reconnaissance de motifs d'étoiles. »

Un savoir-faire qu'utilise notamment Starnav en développant des interfaces homme-machines sans contact. Comme le système Heapilot qui permet notamment aux personnes handicapées, même sans l'usage de leurs mains, de faire fonctionner un ordinateur et de surfer sur Internet.

Starnav a aussi développé un sextant automatique, capable de donner instantanément la position en observant les astres. « Aujourd'hui, la plupart des navigateurs ou plaisanciers utilisent le système américain du GPS pour se repérer dans le monde. Et si un jour, ce système s'arrête ou ne fonctionne plus ? Il y a déjà eu des défaillances, indique Georges Lamy-au-Rousseau. Sans GPS, qui, aujourd'hui, est capable d'établir sa position avec un sextant ? Plus grand monde. C'est un principe vieux comme le monde autour duquel nous proposons un système totalement innovant. »

 

photo Starnav

photo Starnav

L'un des derniers systèmes du catalogue de Starnav est le « Rapace », « un système de réglage des armes permettant d'aligner parfaitement l'organe de visée d'une arme avec le lieu d'impact réel », explique Georges Lamy-au-Rousseau. Les spécialistes parlent de « tir de confiance ». Un système qu'il est allé présenter en avril, près de Bordeaux, au Salon international des forces spéciales (Sofins 2015).

Ce système, Starnav le présentera aussi cette semaine au Bourget, lors du Salon international de la défense et de l'aéronautique. « Nous accompagnons la délégation de Normandie AeroEspace (Nae). C'est une formidable vitrine. » Nae regroupe une centaine d'entreprises de Haute et de Basse-Normandie dont toute ou partie de l'activité est liée à l'industrie aéronautique. Avec sa navigation stellaire, Starnav compte bien se faire une place au soleil...

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 05:55
photo RP Defense

photo RP Defense


17 juin 2015 by Thales Group

 

The A400M is an all-new military transport aircraft in duty since 2013. Bigger and more versatile than other transport aircraft, this plane benefits from ultramodern technologies stemming from civil aeronautics.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:56
[Salon du Bourget] JT "Direct Défense", mercredi 17 juin 2015

17 juin 2015 Ministère de la Défense

En direct du salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le JT « Direct Défense » propose chaque jour la découverte des dernières innovations et des entreprises du secteur de la défense ainsi que des rencontres passionnantes au détour du stand du Ministère de la Défense.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:57
Interview of Christophe Simon, A330MRTT Program Director, French MOD, DGA


17 juin 2015 by Airbus DS

 

Why DGA choose MRTT aircraft and what will be its future missions? Answers by Christophe Simon, A330MRTT Program Director.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:55
photo RP Defense

photo RP Defense

 

15/06/2015 Par Massi Begous – LeFigaro.fr

 

TRIBUNE - Massi Begous, partner au sein de la « practice » aéronautique et défense du cabinet Roland Berger, explique pourquoi, après des années sans commandes à l'exportation, la filière française d'aviation de combat, avec à sa pointe le Rafale, multiplie les succès.

 

Alors que le Rafale était considéré depuis 15 ans comme un échec commercial, le début de l'année 2015 a été marquée par des annonces spectaculaires concernant l'exportation de ce programme. La surprise est d'abord venue d'Égypte avec l'acquisition de 24 avions, alors que les forces armées de ce pays sont largement équipées et financées par les États-Unis. L'évolution spectaculaire du contrat indien a ensuite pris tout le monde de court, avec l'annonce de négociations portant sur une vente directe de 36 avions fabriqués en France. Enfin, début mai, le contrat signé avec le Qatar pour la fourniture de 24 avions, couronne ce qui restera probablement comme le semestre le plus faste de l'industrie de défense française.

 

Le désengagement américain

 

C'est avant tout parce que les pays du Moyen-Orient ont des doutes sur la pérennité du soutien américain, qu'ils se sont tournés vers la France ; celle-ci, au contraire, est engagée militairement contre les djihadistes au Mali et en Irak, et son intransigeance sur le nucléaire iranien et sur la Syrie ont été saluées de Rabat à Riyad. Ces contrats, ne sont d'ailleurs que les éléments les plus spectaculaires d'accords qui concernent également une frégate, des missiles, et des blindés français (pour le Liban). Il faut donc les comprendre, à la fois comme une marque de confiance des pays de la région envers la France, mais aussi comme un signal fort, envoyé aux États-Unis.

 

Diplomatie et industrie

 

Tout contrat portant sur du matériel aussi sophistiqué que le Rafale, nécessite au préalable, la signature d'accords de partenariat stratégique. Or ces accords ne sont crédibles que s'il existe dans le pays fournisseur, une filière industrielle complète et indépendante au plan technologique. La France réunit ces deux conditions, et sa filière industrielle, parfaitement indépendante des technologies américaines, couvre les avions, les moteurs, les systèmes de mission, les capteurs et les armements. Aucun autre pays européen ou asiatique ne dispose d'un tel atout.

 

Un avion taillé pour un environnement incertain

 

Le succès du Rafale tient également à sa capacité d'engagement dans des conflits de nature très variée (Lybie, Afghanistan, Mali…). En effet, c'est est un avion multimissions: il permet donc, la mise en œuvre d'armements très divers par une même plateforme rapidement reconfigurable. Grâce à la filière industrielle structurée autour de Dassault Aviation, Thales, Safran et MBDA, la France peut proposer à ses partenaires une couverture complète de leurs besoins opérationnels. Cette capacité est d'autant plus cruciale qu'ils sont confrontés à des engagements militaires multiples et protéiformes, dans un contexte instable et incertain.

 

Ainsi, cet avion qu'un ministre de la Défense qualifiait encore récemment d'invendable car trop cher et trop sophistiqué, s'avère parfaitement adapté à l'environnement imprévisible de ce début de XXIe siècle au Moyen-Orient, dans la péninsule indienne, et demain en Asie.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:55
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

15 juin 2015 par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

 

Le Rafale, dont le succès à l'export dope le carnet de commandes de Dassault, est l'une des vedettes du Salon du Bourget, qui s'ouvre pour une semaine. En Gironde, les sous-traitants de l'avionneur projettent d'embaucher d'acheter de nouvelles machines pour faire face à la demande.

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:50
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

LE BOURGET, France--()

 

Dassault Systèmes, « The 3DEXPERIENCE Company », leader mondial des logiciels de création 3D, de maquettes numériques en 3D et de solutions de gestion du cycle de vie des produits (PLM — Product Lifecycle Management), annonce qu’Airbus Helicopters, division du Groupe Airbus, a choisi sa solution-expérience « Build to Operate » pour améliorer l’efficacité et la rentabilité des opérations de fabrication de ses programmes d’hélicoptères.

Airbus Helicopters est le premier constructeur mondial d’hélicoptères civils et militaires. Afin de mieux servir ses clients, la société s’est récemment engagée dans un plan de transformation mondial qui prévoit le remplacement des systèmes d’exploitation existants par les outils numériques les plus récents. Dans ce cadre, Airbus Helicopters souhaitait tout particulièrement se doter d’une solution puissante de planification des usines et des ateliers, qui lui permettrait de réduire les délais de mise sur le marché tout en améliorant son efficacité opérationnelle.

Spécialement conçue pour les secteurs de l’aéronautique et de la défense, la solution « Build to Operate » s’appuie sur le portefeuille d’applications de gestion des opérations de fabrication DELMIA Apriso. Avec « Build to Operate », Airbus Helicopters peut superviser, contrôler et valider tous les aspects des opérations de fabrication avec une précision numérique — des processus et séquences de production reproductibles jusqu’à la livraison et la circulation de livrables, d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement.

Avec cette solution, Airbus Helicopters peut modéliser, planifier, exécuter et partager ses meilleures pratiques, ses processus et ses produits au sein d’un environnement virtuel, tout au long des activités de conception, d’ingénierie, de fabrication et de livraison de ses hélicoptères, qu’ils soient nouveaux ou existants. Grâce à l’exécution des opérations de simulation et de validation des processus au sein d’un environnement de fabrication virtuelle, le groupe peut définir et mettre en œuvre des pratiques de fabrication « lean » qui améliorent les performances de ses programmes.

« Nous avons adopté la solution ‘Build to Operate’ de Dassault Systèmes basée sur plateforme 3DEXPERIENCE, pour améliorer l’exécution des activités de fabrication de nos programmes d’hélicoptères », déclare Jean-Luc Sturlese, vice-président, Production Flows Management, Airbus Helicopters. « Avec cette solution, nous pouvons réduire et optimiser nos délais d’approvisionnement mais aussi améliorer notre efficacité opérationnelle, ce qui constitue un avantage concurrentiel important, compte tenu de l’augmentation permanente de notre carnet de commandes d’hélicoptères ».

Jusqu’alors exécutées séparément, les opérations globales de gestion de la production, de la qualité, de la main d’œuvre et des chaînes d’approvisionnement sont désormais synchronisées sur un flux de données coordonné. De l’approvisionnement et du sous-assemblage des composants de base jusqu’à la ligne d’assemblage final, une plateforme numérique commune apporte la visibilité et le contrôle en temps réel nécessaires pour optimiser les processus métier. Les fonctions analytiques de l’usine numérique permettent à Airbus Helicopters d’évaluer l’impact des modifications d’ingénierie et ainsi de résoudre rapidement les éventuels problèmes de production.

« Les hélicoptères produits par Airbus sont des machines très complexes qui requièrent des processus de fabrication de haute précision et le soutien d’un ensemble complexe de fournisseurs et de propriété intellectuelle », déclare Michel Tellier, vice-président en charge de l’industrie Aéronautique et Défense chez Dassault Systèmes. « Avec ‘Build to Operate’, nous assurons à Airbus Helicopters la continuité numérique d’un bout à l’autre du processus de fabrication, du contrôle des opérations à l’exécution en atelier, afin de contribuer positivement à ses résultats».

Pour plus d’informations sur les solutions développées par Dassault Systèmes pour l’industrie Aéronautique et Défense : 3ds.com/fr/industries/aeronautique-et-defense/.

Dassault Systèmes est présent au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace du 15 au 21 juin, stand F183 (Hall 2B) et Chalet B 161 (exclusivement sur invitation).

 

À propos de Dassault Systèmes

Dassault Systèmes, « The 3DEXPERIENCE Company », offre aux entreprises et aux particuliers les univers virtuels nécessaires à la conception d’innovations durables. Ses solutions leaders sur le marché transforment pour ses clients, la conception, la fabrication et la maintenance de leurs produits. Les solutions collaboratives de Dassault Systèmes permettent de promouvoir l’innovation sociale et offrent de nouvelles possibilités d’améliorer le monde réel grâce aux univers virtuels. Avec des ventes dans plus de 140 pays, le Groupe apporte de la valeur à plus de 190 000 entreprises de toutes tailles dans toutes les industries. Pour plus d’informations : www.3ds.com.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:50
MALE 2020 photo RP Defense

MALE 2020 photo RP Defense

 

15/06/2015 Par Alain Guillot - LeFigaro.fr

 

TRIBUNE - Alain Guillot, associé et directeur général d'Alixpartners en France, analyse les blocages à la construction d'une Europe de la Défense qui reste toutefois un objectif pour les Européens.

 

Dans un contexte de contraction des budgets de défense, les industriels européens doivent faire face à une compétition accrue à l'international sans pouvoir s'appuyer sur une demande européenne harmonisée et soutenue.

 

Depuis le pic de 2010, les budgets de défense américains ont été réduits de 25% (de 765 milliards de dollars en 2010 à 578 en 2015), même s'il est prévu d'augmenter de 9% les achats de matériels et d'équipements entre 2013 et 2015 (de 169 à 185 milliards de dollars). En Europe, les budgets de défense en 2014 sont stables depuis 2010 (169 milliards de dollars pour la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne réunis). La Russie et la Chine augmentent leurs dépenses de défense mais restent des marchés très peu accessibles aux occidentaux. Le Moyen-Orient et l'Inde sont aujourd'hui les marchés les plus attractifs mais la compétition y est très forte. La croissance à l'international est le défi majeur des industriels dans des environnements géopolitiques très instables.

 

Les cinq principaux industriels américains de la défense réalisent 71 à 87% de leurs revenus aux États-Unis. Leurs parts de marché cumulées diminuent depuis 2003 mais leurs profits augmentent, signe d'une focalisation plus forte sur les marchés les plus rentables. Les dépenses américaines se concentrent sur un nombre plus réduit de programmes, les cinq principaux programmes ayant doublé leur poids dans les dépenses sur les 15 dernières années. Les industriels impliqués bénéficient ainsi d'un marché significatif permettant de maintenir niveau d'activité et rentabilité.

 

Consortiums muli-pays difficiles à gérer

 

Mais qu'en est-il pour les industriels européens? À première vue, on pourrait se féliciter des programmes lancés conjointement par différents États européens. Avion de combat Eurofighter, hélicoptères NH90 ou Tigre, frégates multi-missions FREMM, missiles Meteor ou avion de transport A400M en sont quelques illustrations. A priori, ces programmes permettent de consolider des volumes de production plus importants et donc de générer des économies d'échelle et un meilleur amortissement des frais d'études gages d'une meilleure compétitivité des industriels.

 

Cependant derrière ces programmes se cachent de multiples clients aux intérêts et besoins variés. Entre les différentes spécifications exigées par les états-majors, la diversité des missions à accomplir (parachutage, transport de troupes et de matériel, ravitaillement en vol…) et la maturité technique hétérogène des partenaires, les développements et intégration sont rendus longs, complexes et plus incertains.

 

Le protectionnisme à l'égard de sociétés et/ou de technologies nationales parfois plus coûteuses et moins matures est un second frein à l'efficacité d'une industrie européenne de la défense et à la maîtrise des coûts et délais de développement. De même le contrôle parfois excessif sur des approvisionnements à l'étranger de composants non stratégiques (les pièces mécaniques simples par exemple) est un frein à la réduction des coûts des produits.

 

Comparée à des consortiums multi-pays compliqués à gérer, lourds dans leurs circuits de décision et dupliquant souvent les ressources utilisées, une société intégrée est une structure plus efficace et opérationnelle. Cette société peut néanmoins être détenue directement ou indirectement par les États.

 

Émergence de nouveaux acteurs comme Google

 

En bloquant des consolidations voulues par les industriels pour des considérations nationales, les États se privent de la construction d'acteurs plus solides et capables de mieux attaquer les marchés internationaux avec des offres produits et services plus larges et mieux adaptées aux besoins des clients. Ces non-consolidations se traduisent par un recentrage des industriels sur un nombre plus limité de produits pour atteindre une meilleure rentabilité comme le montrent les cessions en cours ou prévues d'Airbus Defense & Space et de BAE Systems dans leurs activités défense.

 

En fragilisant les industriels européens, les États laissent le champ aux américains établis et disposant d'un marché intérieur important ou sur des produits futurs, comme dans le domaine des drones ou de la gestion de données, à de nouveaux acteurs venant du civil, comme Google, ayant de larges capacités financières.

 

La mise en place de politiques communes de défense entre les États membres, l'harmonisation des besoins des états-majors et des programmes portés par une société unique sont des enjeux clés d'intégration, d'efficacité et de rentabilité pour les industriels de la défense. Le programme annoncé de drone européen sera-t-il enfin la démonstration de ces évolutions nécessaires?

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:40
Kalachnikov: "Nous obtenons de nouveaux marchés grâce aux sanctions"

 

16.06.2015 Sputniknews.com

 

Kalachnikov, leader russe de la production d’armes d'infanterie, affirme que les sanctions occidentales contre la Russie ont fourni au groupe de nouveaux débouchés en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Proche-Orient.

 

Le consortium russe Kalachnikov ne dépend plus du marché américain, a annoncé le directeur général du groupe Alexeï Krivoroutchko dans une interview accordée à RIA Novosti.

 

"Les sanctions ont eu une incidence, certes. Mais à vrai dire, il y a plus d'avantages que d'inconvénients. Nous avons trouvé d'autres débouchés, et nous avons fixé des prix plus intéressants pour nous", a conclu M.Krivoroutchko.

 

Selon lui, les sanctions ont poussé Kalachnikov à réorienter son activité vers de nouveaux marchés, notamment les pays d'Afrique, du Proche-Orient, d'Asie du Sud-Est et d'Amérique latine.

 

Kalachnikov prend part au forum international "Armée-2015", qui se tiendra du 16 au 19 juin à Koubinka, dans la région de Moscou, à l'initiative du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. La plupart des entreprises du complexe militaro-industriel national, toutes les armes et subdivisions des forces armées russes et les représentants de 32 Etats participeront au forum et assisteront aux expositions et à la démonstration des derniers-nés de l'industrie de défense russe.

 

Le consortium Kalachnikov organisera une exposition de grande envergure qui comprendra des nouveautés dans le domaine des armes d'infanterie et des modèles d'équipement militaire de dernière génération.

 

Répondant aux questions de RIA Novosti, M.Krivoroutchko a mis l'accent sur l'embarcation de débarquement BK-16 équipée d'un module militaire automatique et d'un drone. Le navire sert à mener des opérations sur le littoral, à transporter des hommes, à débarquer des troupes, à réaliser un appui-feu, ainsi qu'à lutter contre la piraterie et le terrorisme.

 

"Selon ses caractéristiques techniques, le BK-16 peut concurrencer ses homologues produits en Occident, en outre le prix de l'embarcation russe est bien plus intéressant", a-t-il fait remarquer.

 

Le directeur général a également fait savoir que les clients étrangers sont déjà intéressés par l'achat éventuel de drones produits par la filiale du consortium ZALA Aero.

 

"Nous avons montré que les caractéristiques techniques de nos drones correspondent aux meilleurs modèles mondiaux, mais le rapport qualité/prix est plus intéressant. Voilà pourquoi cela suscite un grand intérêt", a-t-il ajouté.

 

Selon M.Krivoroutchko, le groupe russe a l'intention de participer à l'élaboration d'armes du futur. Il s'agit principalement de la production des cartouches à longue portée capables de percer le blindage le plus puissant.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:40
BPC Sebastopol photo Grigory Sysoev -  Sputnik

BPC Sebastopol photo Grigory Sysoev - Sputnik

 

17.06.2015 sputniknews.com

 

La compagnie française est disposée à proposer ses technologies les plus avancées à l'industrie navale russe.

 

Le leader mondial des logiciels de création 3D Dassault Systèmes est prêt à coopérer avec la Russie dans la construction de navires similaires aux BPC Mistral, a annoncé le vice-président du groupe Michel Tellier.

 

Dassault Systèmes compte parmi ses clients des compagnies comme Boeing, Airbus, Dassault Aviation (constructeur des chasseurs Rafale) ainsi que le groupe russe Soukhoї. La société coopère également avec le chantier naval français DCNS qui a construit deux porte-hélicoptères classe Mistral commandés par Moscou à la France.

 

"En conformité avec nos engagements internationaux et dans l'objectif de poursuivre le travail accompli au cours de nos dix années de partenariat, nous sommes prêts à proposer nos technologies les plus avancées à l'industrie navale russe", a déclaré M.Tellier dans une interview accordée à RIA Novosti (propos retraduits du russe).

 

Le constructeur naval français DNCS/STX a signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral pour la Russie.

 

La livraison du premier des deux navires, le Vladivostok, aurait dû avoir lieu à l'automne 2014, mais elle a été suspendue par le président François Hollande sine die au motif que les conditions "n'étaient pas réunies" en raison de la crise ukrainienne.

 

En mai 2015, les médias russes ont rapporté que la France envisageait de proposer à Moscou environ 785 millions d'euros à titre de dédommagement pour la rupture du contrat sur les Mistral. Cette somme ne sera payée à la partie russe qu’en échange d’une lettre autorisant la cession des porte-hélicoptères à un pays tiers.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:35
ShinMaywa US-2i

ShinMaywa US-2i

 

16.06.2015 par Jean Guisnel - lepoint.fr
 

Le Japon vient tout juste de lever la plupart des lourdes restrictions qui bloquaient les exportations de sa puissante industrie d’armement. Mais, pour l’instant, peu de matériels sont proposés à l’export. Le seul équipement pour lequel ce nouveau venu sur un marché en forte expansion en Asie fonde de gros espoirs n’est autre qu’un avion amphibie de 50 tonnes produit par la firme Shinmaywa, le US-2i, présenté comme le seul au monde capable d’amerrir dans des eaux agitées (creux de trois mètres) et de patrouiller à très basse vitesse (100 km/h).

Sa marine en possède une dizaine, basés à Atsugi et Iwakuny, et ces avions peuvent survoler l’océan durant deux heures à 1 900 kilomètres de leur point de départ. À ce stade, les premières prospections ont débouché sur une intention d’achat exprimée par l’Inde pour une douzaine d’appareils, mais - tout comme le contrat Rafale de Dassault avec ce pays - les discussions seront très longues.

 

Grandes ambitions

De manière plus inattendue, le Japon approche actuellement très discrètement des officiels français - au ministère de la Défense et de l’Intérieur, notamment - pour proposer que notre pays acquière un certain nombre d’exemplaires de cet avion, dont le prix avoisine les 100 millions d’euros l’unité. L’industriel japonais qui est présent au Salon du Bourget a confié ses intérêts à un agent commercial français très actif à Tokyo, Michel Théoval, un ancien d’Aérospatiale et ancien président de la filiale japonaise de Thales, qu'il a développée avec succès.

Il a de grandes ambitions pour cet avion, dont il estime qu’il correspond mieux que les Canadair CL-215 aux besoins de la sécurité civile française en emportant 15 tonnes d’eau dans sa version anti-incendies, contre 5 tonnes pour le Canadair. Et qu’il serait plus adapté pour répondre « depuis Marseille » aux gros besoins de l’arc de crise méditerranéen, tant contre les incendies que pour le sauvetage en mer. Michel Théoval estime également que l’appareil - assemblé comme une montre par les Japonais qui ont besoin de deux ans pour construire chaque exemplaire - pourrait être construit sous licence en France. Il chiffre les besoins européens actuels à 23 exemplaires et estime que ses missions le rendent particulièrement adapté à un partenariat public-privé.

 

Arguments

C’est un grand classique dans les relations entre États, y compris développés : quand un client achète de l’armement, il n’a aucune objection à ce que le fournisseur se procure chez lui un équipement qu’il ne produit pas. Alors qu’ils négociaient l’achat de deux BPC type Mistral à la fin de la dernière décennie, les Russes avaient ainsi caressé l’espoir d’une contrepartie : l’achat d’hydravions biréacteurs Beriev Be-200. Dans ce cas précis, les Japonais, qui viennent d’annoncer leur intention d’acquérir un nombre non précisé de Falcon 2000 MSA (Maritime Surveillance Aircraft) produits par Dassault, jugent qu’ils ont des arguments à faire valoir pour vendre leur US-2i.

Dans le cas des secours en mer au-delà de la zone d’intervention des hélicoptères de sauvetage, certains avions de patrouille maritime sont en mesure de larguer des « chaînes SAR », mais pas de récupérer les passagers en détresse qui doivent attendre l’arrivée de navires hauturiers. Pour autant, la France n’a jamais manifesté d’intérêt, à ce jour, pour ce type d’appareils. La précédente loi de programmation militaire ainsi que celle en cours actuellement ont identifié un programme AVSIMAR (Avion de surveillance et d'intervention maritime), mais sans en définir le financement. Serait-ce pour la prochaine ?

Consultez notre dossier : Salon du Bourget

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:20
CH-53K Super Stallion photo Sikorsky Aircraft

CH-53K Super Stallion photo Sikorsky Aircraft

Aéronautique Cette séparation va permettre aussi bien à UTC qu'à Sikorsky "de mieux se concentrer sur leur cœur de métier", a commenté le nouveau PDG du groupe Gregory Hayes, cité dans le communiqué.

 

15/06/2015 latribune.fr

 

La filiale d'UTC est considérée comme un des grands rivaux d'Airbus Helicopters dans le domaine militaire. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises ont été contactées, dont Boeing, Airbus et Lockheed Martin pour reprendre cette activité. Airbus surveille également de près une possible mise en vente.

 

Le conglomérat industriel américain United Technologies (UTC) a annoncé lundi 15 juin que, sous réserve de l'approbation finale de son conseil d'administration, il allait se séparer de sa filiale de fabrication d'hélicoptères Sikorsky. L'entreprise fabrique aussi les ascenseurs Otis et les moteurs d'avions Pratt and Whitney.

Le groupe industriel américain a précisé avoir décidé de se séparer de cette activité de 8 milliards de dollars (environ 7,13 milliards d'euros) après avoir passé en revue les différentes options qui se présentaient (vente ou création d'une filiale indépendante).

Cette séparation va permettre aussi bien à UTC qu'à Sikorsky "de mieux se concentrer sur leur cœur de métier", a commenté le nouveau PDG du groupe, Gregory Hayes, cité dans le communiqué.

 

Boeing, Airbus et Lockheed Martin contactés

Cette nouvelle n'est pas une surprise: après le départ abrupt de son PDG en novembre 2014, UTC avait lancé un examen stratégique de ses activités. Greg Hayes avait laissé entendre, mi-mars, que le groupe s'orienterait davantage vers une scission de la filiale, considérée comme un des grands rivaux d'Airbus Helicopters dans le domaine militaire.

Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises ont été contactées dont Boeing, Airbus et Lockheed Martin pour reprendre cette activité. Airbus surveille également de près une possible mise en vente, a déclaré la semaine dernière Allan McArtor, président exécutif d'Airbus Group Inc., la branche américaine de l'avionneur européen.

 

Suppression de 1.400 postes et recul des ventes

Le président de Sikorsky, Bob Leduc, a déclaré, lors d'une journée investisseurs, que l'entreprise comptait gonfler son chiffre d'affaires à 10 milliards de dollars au moins d'ici à 2025, en prenant en compte les 49 milliards de dollars que doit lui rapporter son carnet de commandes.

L'entreprise a par ailleurs annoncé, début juin, la suppression de 1.400 emplois sur 12 mois et la réorganisation de certains sites en raison d'une forte baisse de la demande dans les secteurs du pétrole et du gaz et d'un recul des ventes à l'international.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:20
DARPA Robotics Challenge Final Event Compilation


16 juin 2015 by DARPA

 

2015 DARPA Robotics Challenge Final Event Compilation video. See a fun video compiled from the whole event.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:20
Flight Ready: Spike 2015 Blk II Programmed Round Shot


16 juin 2015 by NAVAIRSYSCOM

 

Watch as Naval Air Warfare Center Weapons Division (NAWCWD) performs a live-fire demonstration of Spike missile with newly attached folding fins that were developed in-house. The design concept comes from years of work to develop a lightweight, portable missile that could deploy from a shoulder-launch configuration. The test, which took place April 27, 2015, in China Lake, California, analyzed and evaluated the trajectory of the two missiles.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 12:55
"Aéronautique : sans science et recherche, pas de technologie, ni de programme" (Bruno Sainjon, PDG Onera)

"Dans tous les produits aérospatiaux commercialisés, si vous faites une analyse ADN, vous allez trouver une forte dose d'Onera" (Bruno Sainjon, PDG de l'Onera) (Crédits : Onera)

 

15/06/2015 Propos recueillis par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Onera irrigue l'industrie aérospatiale de programmes technologiques souvent mal connus. Son président tire la sonnette d'alarme sur la nécessité de soutenir budgétairement la recherche fondamentale, prémices de futurs succès commerciaux dans vingt ans.

 

Quelle est la mission de l'Onera ?
A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, au cours de laquelle l'armée française s'est retrouvée en infériorité technologique dans certains domaines opérationnels comme la dimension aérienne, l'Etat a décrété : plus jamais ça. L'Onera [Office national d'études et de recherches aéronautiques, Ndlr] a donc été créé pour mettre en place, au service de la France, un outil d'excellence technologique dans l'aérospatial. La mission de l'Onera, aujourd'hui encore, est de piloter la recherche (sur des niveaux de 2 à 6 majoritairement, sur une échelle baptisée TRL allant de 1 à 9), puis de transférer aux industriels une innovation technologique. Nos programmes de recherche irriguent l'industrie aéronautique et spatiale : avions civils, avions militaires, drones, hélicoptères, missiles, y compris missiles balistiques... Et le rôle de l'Onera est loin d'être négligeable dans la plupart des programmes des industriels français, qui sont des industriels de premier niveau mondial. Dans tous les produits commercialisés, si vous faites une analyse ADN, vous allez trouver une forte dose d'Onera.

 

Par exemple, dans le spatial, quelle est votre contribution ?
Sur Ariane 5, et de manière générale sur toute la filière Ariane, on a travaillé en étroite coopération avec le CNES, qui est né en 1961 et s'est notamment appuyé au départ sur les travaux du programme Diamant lancé par l'Onera. Ce lien très fort entre le CNES et l'Onera - c'est une conviction forte - est un des éléments clés de l'excellence de la France dans le spatial. Sur Ariane, l'Onera a beaucoup travaillé, aussi bien sur les moteurs solides et liquides que sur les  systèmes. Ce lien s'est en revanche distendu une fois le développement d'Ariane 5 terminé. Avec Jean-Yves Le Gall [président du CNES, Ndlr], nous sommes en train de les resserrer à nouveau. Cela s'est traduit par un accord de coopération renforcée signé fin mars.

 

Sur Ariane 6, l'Onera a-t-il des programmes ? 
Nous avons déjà lancé des programmes d'intérêt commun, qui visent à faire en sorte qu'Ariane 6 conserve le haut niveau de fiabilité d'Ariane 5, sachant qu'il ne sera pas irrigué par de grandes innovations technologiques. C'est un projet piloté principalement par des enjeux commerciaux. Nous allons travailler principalement sur les moteurs solides ainsi que sur le nouveau moteur cryogénique Vinci. Nous vérifions que les transferts d'énergie du moteur Vinci se passent de manière tout aussi fiable que la solution actuelle.

 

Quelle est l'une de vos plus belles réussites dans le spatial ?
Le système Graves. C'est un système qui permet à l'armée de l'air française de détecter les satellites qui passent au-dessus de nos têtes. La France a été le troisième pays au monde, après les Américains et les Russes, à se doter d'un tel système. L'Onera a conçu Graves, a piloté sa réalisation et l'a transféré à l'armée de l'air en 2005. Ce programme a notamment permis des échanges de données avec les Etats-Unis. Et, en avril 2015, cette coopération s'est renforcée, les deux ministères de la Défense voulant désormais échanger des informations classifiées. Nous sommes par ailleurs en train de travailler avec la DGA à une amélioration des performances du système, notamment de son calculateur. Nous allons lui injecter de nouvelles capacités en vue d'améliorer la détection des objets plus petits. Le système sera donc plus puissant.

 

Et que faites-vous sur des programmes aussi emblématiques que le Rafale et le Neuron ?
Les deux programmes, comme tout aéronef civil et militaire, ont fait l'objet de campagnes d'essais en soufflerie. Sur le Rafale et le Neuron, nous avons beaucoup travaillé sur le compromis aéro-furtivité, la surface équivalente radar, les lois de contrôle et guidage, les prises d'air, les arrières corps discrets et les aubes de turbine du moteur ... Parmi les illustrations des apports de l'Onera aux grands programmes de défense, on peut rappeler qu'il est intervenu sur l'autodirecteur du missile Scalp, ou encore sur les lois de guidage et pilotage des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et du porte-avions Charles-de-Gaulle. Du très haut au très profond en quelque sorte.

 

Le budget de l'Onera est en baisse constante depuis des années. Cela veut-il dire que l'industrie aérospatiale française n'est plus correctement irriguée ? 
Les choix faits aujourd'hui en matière de financements étatiques tant dans la défense que dans le civil sont en faveur de démonstrateurs technologiques au détriment de la recherche plus amont qui n'est plus aujourd'hui suffisamment irriguée. L'Etat ne doit pas oublier d'aider  la recherche fondamentale sur la base de crédits budgétaires. Mais nous sommes en train d'y travailler et nous devrions par exemple avoir d'ici à la fin de l'année, la première arrivée d'activités amont significatives au titre du PIA aéronautique, qui apporte une première irrigation technologique et financière satisfaisante pour l'Onera. Ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.

 

Pourtant votre budget est en baisse...
... Le budget de l'Onera est construit majoritairement sur des contrats et non pas sur une subvention directe de l'Etat. Elle ne représente que 45% de son budget. C'est vrai que la subvention du ministère de la Défense est passée de 122 millions en 2010 à 94 millions en 2014. La direction générale de l'aviation civile (DGAC), qui versait jusqu'en 2011 une subvention de l'ordre de 4 millions, l'a arrêtée alors que l'activité de l'Onera en matière d'aviation civile reste très forte. Parallèlement, l'Onera a dû faire face à une forte réduction des contrats en provenance de la DGAC et de la DGA.

 

L'expertise de l'Onera semble être plus reconnue à l'étranger qu'en France.
Nous avons encore une excellente image internationale, la NASA dit régulièrement que nous sommes  son premier partenaire en termes de coopérations. Nous avons également des liens très forts avec des organismes comme la JAXA japonaise, le TSAGI russe, le DLR allemand...Nous venons d'ailleurs avec ce dernier de remporter deux importants contrats lors du dernier appel à projet européen Clean Sky.  De nombreux organismes de recherches européens et internationaux nous demandent de travailler davantage avec eux. C'est le cas du DSO et NUS à Singapour avec lesquels nous avons un laboratoire commun depuis 11 ans. Par exemple, quand Airbus Helicopters a vendu 50 Caracal au Brésil, il y avait derrière ce contrat des offset technologiques et scientifiques. Nous avons travaillé - Onera, Airbus Helicopters et les officiels Brésiliens - sur des thématiques qui ont donné entière satisfaction aux Brésiliens au point qu'ils sont en train de réfléchir à mettre en place un Onera local. L'Etat de Minas Gerais (l'un des deux états aéronautiques de la Fédération du Brésil) nous demande - j'ai accepté - de participer aux organes de gouvernance. Mais je rappelle que la direction des affaires internationales à l'Onera n'emploie... que quatre personnes, secrétaire comprise. Nous sommes donc en train de monter en puissance afin d'intervenir en soutien de nos industriels notamment dans leurs démarches d' exportation, comme en Pologne, pour proposer ce type de coopérations. Les Polonais veulent faire de la recherche avec nous. Pourquoi cela ne se fait pas ? Parce qu'on a oublié l'Onera.

 

Pourquoi l'Onera tombe-t-il dans l'oubli malgré des pépites incroyables ? 
Travailler majoritairement sur des sujets de défense n'incite pas à une communication tous azimuts. Et surtout la recherche fondamentale même à visée applicative n'a pas été mise en évidence ces dernières années. Pourtant sans la science et la recherche, il n'y a pas de technologie ni de programme. Par exemple, nous avons participé à la mise au point des nouvelles pales du futur hélicoptère d'Airbus, le H160, qui va arriver en service dans les années 2020. Airbus Helicopters en est au stade du démonstrateur. Mais l'Onera a commencé à travailler sur ces pales au début des années 90. Ce qui veut dire que nous avons travaillé sur des projets scientifiques portant sur ces pales pendant 10 ans, puis leur avons permis de monter en puissance grâce à un contrat financé par la DGAC à Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) et à l'Onera.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 12:55
photo MinDef Fr

photo MinDef Fr


 17/06/2015  DICoD

 

Pour cette 51e édition du Salon du Bourget, le ministère de la Défense a décidé de mettre en avant quelques-uns de ces équipements-phares. Aujourd’hui, focus sur le missile Mistral. Ses missions sont diverses : défense de sites, défense antiaérienne contre les menaces à basse et très basse altitude et très courte portée, autodéfense des bâtiments de la Marine nationale et des hélicoptères.

 

 
---> Fiche technique<---

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
Le Cetim et l’ONERA signent un accord stratégique pour renforcer leur offre partenariale dans le domaine des matériaux

 

Le Bourget, le 16 juin 2015 ONERA

 

Dans le contexte de ré-industrialisation de la France et des enjeux très forts liés à la filière matériaux, cet accord stratégique consiste à renforcer la coopération inédite entre le Cetim et l’ONERA afin de développer une offre technologique commune, innovante et performante.

 

L’ONERA et le Cetim sont deux acteurs majeurs de la recherche partenariale industrielle : l’ONERA, en tant que centre de recherche aérospatiale et pilote pour l’Etat de la nouvelle filière aéronautique Carnot (AirCar) ; et le Cetim en tant que centre d’expertise mécanique français en lice pour conduire la future filière Carnot « Industries Mécaniques et procédés » (IMP).

 

Forts de ce positionnement et de leurs domaines d’expertises respectifs et complémentaires, le Cetim et l’ONERA ont décidé de renforcer leur coopération en développant un partenariat stratégique visant principalement à :

-  Mettre en commun des moyens humains et techniques à forte valeur ajoutée ;

- Accroître la valeur de leur offre technologique au service des industriels (grands groupes, ETI et PME);

- Augmenter le volume de transfert technologique vers les utilisateurs

- Renforcer leur leadership européen dans le domaine des matériaux composites, des structures hybrides et des procédés de fabrication additive (impression 3D).

 

Cette coopération inédite entre le Cetim et l’ONERA a été initiée depuis 2007 au sein du réseau Carnot et a déjà conduit à la réalisation de premières mondiales comme le développement en 2012 d’un triangle de suspension automobile en composite thermoplastique avec PSA. Plusieurs contrats communs sont d’ores et déjà programmés pour le compte de Zodiac Aerospace ou du CNES.

 

A propos du Cetim, Innover en mécanique

A la croisée de la recherche et de l'industrie, le Cetim, institut technologique labellisé Carnot, est le centre d'expertise mécanique français. Outil R&D de plus de 6500 entreprises mécaniciennes, il compte 700 personnes dont plus des 2/3 d'ingénieurs et techniciens, pour 100 M€ de chiffre d'affaires.Fédérateur de programmes innovants, il pilote de grands projets industriels ou R&D multipartenaires et ce sur 5 axes principaux : conception, simulation, essais - procédés de fabrication et matériaux - mécatronique, contrôle et mesure - développement durable - management et appui aux pme.

www.cetim.fr

 

A propos de l’ONERA

L’ONERA est le centre français de recherche aérospatiale et de défense. Sous tutelle du ministère de la Défense, l’ONERA anticipe les ruptures technologiques du domaine aéronautique grâce à des recherches amont et appliquées associées à des moyens expérimentaux stratégiques. Labellisé Carnot et avec près de 60% d’activités contractuelles, l’ONERA met son expertise et ses technologies à la disposition de l’industrie. Force d’innovation et de prospective dont la recherche a irrigué tous les grands programmes aéronautiques et spatiaux français, civils et militaires, l’ONERA rassemble plus de 2000 personnes dont 13 % de doctorants.

www.onera.fr

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
From X to H: A look at the future of the H generation


17 juin 2015 by Airbus HC

 

The X program story continues! In a press conference held on June 16 during the second day of the Paris Air Show, Airbus Helicopters President & CEO Guillaume Faury shared the next chapter of the X story, announcing the launch of the X6 concept phase.
The X6 will become the company’s next-generation heavy-lift rotorcraft and will be tailored for the civil market. It will define the heavy helicopter sector for the next decade and beyond. Jean-Brice Dumont, Executive Vice President of Engineering and Chief Technical Officer, gave us a deeper look at what’s next in this interview conducted after the press conference.

And just three months after its unveiling at the Heli-Expo air show in Orlando, Florida, the H160 completed its first flight on June 13, with test pilot Olivier Gensse describing the helicopter’s handling as “extremely stable and extremely easy.”
Bernard Fujarski, head of the H160 program, describes the experience in greater detail from his perch inside the H160 cockpit at Airbus Group’s static display at the Paris Air Show.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
H135 in operation with the French Gendarmerie


16 juin 2015 by Airbus HC

 

On the occasion of the 51st Paris Air Show, Airbus Helicopters spoke with the French Gendarmerie about its involvement in the Charlie Hebdo operation that put the world on high alert last January.

Lcl Eric Espinal, head of aerial operations in Paris and H135 pilot during the operation, shares his experience and talks about why the H135 was an indispensible partner during the mission.

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