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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 16:55
photo Laurent Guichardon MBDA

photo Laurent Guichardon MBDA

 

Monday, 2nd February 2015 : by MBDA

 

The French Defence Procurement Agency (Direction Générale de l’Armement) successfully carried out the first firing of MMP (Missile de Moyenne Portée or Medium Range Missile), the successor to the Milan weapon system. Carried out at the DGA Techniques Terrestres site in Bourges (central France), the firing test served to confirm MMP’s excellent accuracy in locking onto a target at a distance of more than 4,000m and that was hidden from view at launch. This success is the result of the coordinated efforts of both state (DGA and French Army) and industrial (MBDA France) participants.

 

MMP is a high technology, new generation missile forming one of the French MoD’s new programmes within the Military Planning Act 2014-2019 aimed at modernising the French Army.

 

This versatile missile, conceived by MBDA France, is currently in its development phase following the notification of a development contract by the DGA on 3rd December 2013. It will enable the armed forces to neutralise, with a high level of precision, the many different types of target that might be confronted during operations, ensuring that collateral damage is kept to a minimum and at the same time maximizing the safety of the operator. The delivery date of the system to the French Army is scheduled for 2017.

 

Further test firings have already been programmed by the DGA Techniques Terrestres to take place during the first quarter of 2015.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 14:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

Armement "L'Allemagne est l'Allemagne : les Allemands sont formidables, ils adorent les rapprochements, mais quand ils se sentent plus forts" (Hervé Morin, ancien ministre de la Défense)

 

11/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

"La France se prépare une fois encore à travailler pour le roi de Prusse". Comme l'a souligné le député Yves Fromion (UMP, Cher), le rapprochement entre Nexter et le groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann suscite beaucoup de méfiances, notamment sur l'exportation.

A l'Assemblée nationale, le débat a été long et intense lundi soir sur la privatisation du groupe public d'armements terrestres Nexter en vue de son rapprochement avec le groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Des débats qui ont porté en grande partie sur les problématiques d'exportations pour le futur groupe en raison des positions restrictives de l'Allemagne dans ce domaine, notamment vers les pays de la péninsule arabique, en particulier vers l'Arabie Saoudite. Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a été "très clair sur ce point" et a assuré qu'en "aucun cas les pouvoirs publics allemands ne pourront bloquer des exports décidés par la filiale (Nexter, ndlr) qui restera en France".

"La politique d'export est arrêtée par la holding" (qui va chapeauter les entreprises KMW et Nexter, ndlr) mais,"durant les cinq premières années, les exportations de Nexter seront décidées par Nexter".

L'opposition a pointé du doigt cette interrogation. Ainsi, Pierre Lellouche (UMP, Paris), favorable à cette opération, a toutefois expliqué que notre "gêne tient à la position de votre ami politique, monsieur le ministre, le vice-chancelier actuel, Sigmar Gabriel, qui a récemment posé un certain nombre de conditions aux exportations d'armes allemandes. Il ne faudrait pas que cette union aille à l'encontre de nos objectifs en matière de politique étrangère et qu'elle compromette nos marchés d'armement à l'exportation". De son côté, Hervé Morin (UDI, Eure) a rappelé que "personne ne peut oublier que les Allemands nous ont empêchés de vendre, il n'y a pas si longtemps, le missile Milan dans un pays du Golfe". Berlin n'a pas empêché la vente du Milan mais sa livraison en raison de la fabrication de certains sous-systèmes en Allemagne.

 

L'exportation, une "sensibilité politique" à Berlin

Pour autant, Emmanuel Macron a bien conscience que la politique d'export allemande présente une "sensibilité politique, mais l'option prise ici est de développer des synergies à la fois stratégique et commerciale avec notre partenaire allemand sans qu'il puisse y avoir à ce stade de blocage, mais en continuant à définir une politique commune et en traitant cette sensibilité, qui est certes une réalité, mais qui, pour être franc, pose aujourd'hui davantage plus de problèmes pour Airbus que pour ce projet commun".

Berlin a toutefois interdit à KMW d'exporter des chars de combat Leopard vers l'Arabie Saoudite, qui figure parmi les clients de Nexter à l'exportation. Mais a donné l'autorisation d'exporter 146 patrouilleurs fabriqués par le chantier naval Lürssen, dont un des sites est dans la circonscription d'Angela Merkel (Wolgast), et destinés au ministère de l'Intérieur saoudien (1,4 milliard d'euros).

En outre, répondant à André Chassaigne (président du groupe GDR, Puy-de-Dôme), qui s'opposait à cette opération - "cette fusion est vouée à l'échec car il n'y a pas de marché européen de la défense" -, le ministre de l'Économie lui a expliqué que "si nous avions la chance que le budget de la défense permette de passer des commandes et d'assurer la stabilité de Nexter, peut-être pourrions-nous nous offrir le luxe d'une réflexion différente, mais si vous privez aujourd'hui Nexter de ses capacités à exporter, vous le tuez".

 

KMW et Nexter se concurrencent à l'export

Pour sa part, Jean-Frédéric Poisson (UMP, Yvelines) soulève un autre problème dans le cadre de la politique d'exportation du futur groupe. Il rappelle que "les capacités d'exportation des deux entreprises ne sont absolument pas les mêmes. Entrer dans un contrat ou dans un échange avec un tel déséquilibre augure mal de la solidité future du groupe". Le carnet de commandes de KMW, qui exporte 80% de son chiffre d'affaires, s'élève à 4 milliards d'euros tandis que celui de Nexter, qui dépend à 80% des commandes nationales, à 2 milliards, hors programme Scorpion.

En outre, le blindé à roues VBCI (8x8), l'un des espoirs de Nexter à l'exportation mais jusqu'ici assez vain, se retrouve souvent face au Boxer de KMW. Le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices, l'Aravis, qui a remporté un succès à l'exportation (Arabie Saoudite), est quant à lui confronté au Dingo. Enfin dans l'artillerie, KMW, plutôt absent de ce segment de marché, oppose toutefois au Caesar, l'un des best-sellers de Nexter à l'export (Arabie Saoudite, Thaïlande et Indonésie), son PzH 2000 allemand (Grèce et Qatar), un redoutable rival.

Emmanuel Macron a tenté de rassurer mais s'est un peu pris les pieds dans le tapis. "Au-delà des complémentarités évidentes et de la non-superposition entre une artillerie chenillée et une artillerie à roues, la complémentarité géographique que nous examinons aujourd'hui dans le cadre de la préparation de l'opération par les deux sociétés montre bien que les VBCI et les Boxer ne relèvent pas des mêmes marchés internationaux, ni des mêmes doctrines d'emploi. Ainsi, le VBCI équipe le Qatar, les Émirats arabes unis et le Danemark - et hier le Canada -, qui ne sont pas les marchés vers lesquels s'oriente le Boxer. L'analyse que font aujourd'hui Jean-Yves Le Drian et la société est donc qu'il n'y a pas de risque de cannibalisation d'une entreprise par l'autre en termes de capacité à l'export, mais plutôt une complémentarité". Notons que le VBCI n'équipe malheureusement pas les pays cités par Emmanuel Macron.

 

"La France se prépare une fois encore à travailler pour le roi de Prusse"

Lors du débat de lundi mais celui du 19 janvier, les députés ont montré une certaine méfiance vis-à-vis de l'Allemagne. Ainsi, l'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin a souligné que "l'Allemagne est l'Allemagne : les Allemands sont formidables, ils adorent les rapprochements, mais quand ils se sentent plus forts". Et de rappeler : "on l'a souvent vu dans l'industrie navale, où aucun rapprochement n'a été possible car DCNS est plus puissante que les entreprises allemandes : à chaque fois, nous nous heurtons donc à un obstacle".

Le 19 janvier, Yves Fromion (UMP, Cher), qui préconise d'abord un rapprochement franco-français (Thales-Nexter ou Renault Trucks-Nexter), estimait que "nous sommes face à une décision politique délibérée qui favorise la mainmise de l'industrie allemande sur GIAT, donc sur Nexter. Rappelons-nous comment les Allemands ont torpillé le rapprochement entre EADS et BAE, où ils ne trouvaient pas leur compte. Je crains que la France ne se prépare une fois encore à travailler pour le roi de Prusse, et il ne s'agit pas d'un vain jeu de mots !". Ce qu'a réfuté le ministre de l'Economie lundi : "il n'y a pas de mainmise du camp allemand, bien au contraire".

 

Le calendrier de l'opération

Selon le calendrier donné par Emmanuel Macron, "il est prévu de poursuivre durant trois mois les expertises techniques, qui seront suivies de trois à cinq mois de négociations, puis de trois à quatre mois devant le régulateur. Il s'agit, je le répète, d'un rapprochement au niveau de la holding, assorti pendant cinq ans d'une stabilité de l'actionnariat".

Et de rappeler que pour qui est de l'actionnariat, "les deux parties s'engagent à une stabilité de cinq ans, qui permettra aussi de voir comment fonctionne - ou non - cette première phase. Il nous faudra alors être très pragmatiques : si la première phase, qui consiste à mettre au niveau de la holding la stratégie commerciale et la stratégie de lancement, devait conduire à des impasses ou à un échec, l'intégralité des décisions opérationnelles et structurantes et de la production restant au niveau des filiales, et donc dans chaque pays, il serait possible, à l'issue de ces cinq ans et avant une décision qui viserait éventuellement à regrouper davantage d'actifs au niveau de la holding commune, de revenir en arrière".

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 17:30
Rafale en Egypte : signature en fin de semaine ?

 

11/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La signature des trois contrats portant sur la vente à l'Égypte de 24 Rafale (Dassault Aviation), d'une frégate FREMM (DCNS) et des missiles (MBDA) devrait avoir lieu en fin de semaine.

 

La signature des trois contrats portant sur la vente à l'Égypte de 24 Rafale (Dassault Aviation), d'une frégate FREMM (DCNS) et des missiles (MBDA) devrait avoir lieu en fin de semaine, selon des sources concordantes, et son officialisation un peu plus tard si François Hollande souhaitait la mettre en scène. Ce que l'on sait c'est que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a donné son accord de principe en début de semaine sur la proposition française concernant le financement des trois contrats. Des équipements qui feront l'orgueil de la nation égyptienne lors de l'inauguration de l'élargissement du canal de Suez, prévue à l'été 2015.

 

Un premier accord entre Bercy et la délégation égyptienne

Vendredi la délégation égyptienne était repartie avec en poche un accord pour la vente de 24 Rafale, dont six exemplaires pourrait être prélevés sur la flotte de l'armée de l'air, d'une frégate multi-missions FREMM - et non plus deux comme prévues initialement - et des missiles pour les deux plateformes pour un montant d'environ 5,6 milliards d'euros : 3,5 milliards pour les avions de combat fabriqués par Dassault Aviation, 1 milliard pour le navire de guerre (achat, formation, maintien en condition opérationnel) et 1,1 milliard pour les missiles (Mica, Scalp Naval...). La France va fournir au Caire la frégate Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine qui était destinée à la Marine nationale et qui est en train d'effectuer les dernières mises au point de son système de combat. Des modifications sont prévues pour la livrer à la marine égyptienne.

Ce qui posait question dans les négociations, c'était surtout le financement de la transaction. Finalement Paris a consenti beaucoup d'efforts pour séduire Le Caire et faciliter cette opération. Sous pression en raison d'une loi de programmation militaire qui prévoit la vente à l'export des Rafale et des FREMM pour sa bonne exécution financière, la France propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l'acompte sera payé à 50 % par l'Egypte et à 50 % par les banques.

 

Le film des négociations

L'affaire commence à se nouer en septembre quand l'Egypte exprime un intérêt pour le Rafale lors de la visite mi-septembre au Caire de Jean-Yves Le Drian. Une demande qui n'était pas nouvelle. Déjà au début de l'été 2011 avant les élections législatives prévues en fin d'année, les militaires égyptiens avaient déjà adressé à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris est alors très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé. Pour autant, Paris commence à discuter avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes égyptiens essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

L'opération prend vraiment tournure lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi à Paris fin novembre. Le président égyptien confirme à François Hollande son intérêt pour le Rafale et pour également deux frégates FREMM. Le Caire veut effectivement acquérir des frégates multi-missions très rapidement. Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. DCNS a déjà conclu en un temps record (six mois) un contrat portant sur la vente de quatre corvettes de type Gowind.

 

Des visites fréquentes au Caire et à Paris

Quinze jours environ après la visite à Paris du président Abdel Fattah al-Sissi, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, arrivent le 10 décembre en France en vue de discuter avec Dassault Aviation et le groupe naval DCNS. La délégation égyptienne doit rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. Mais les négociations butent finalement sur le financement de l'opération. "Il y a un écart très (trop ?) important entre la volonté politique et Bercy qui reste très frileux", expliquait-on alors à La Tribune.

Mais les fils ne sont pas rompus entre Paris et Le Caire même si beaucoup d'observateurs ne croient toujours pas à cette opération. Mais finalement, tout s'accélère mi-janvier quand une délégation du Trésor se rend au Caire pour évaluer les garanties de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens répondent positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. Parallèlement, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, sont le 16 janvier au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes. Ce ne sera pas le cas mais les deux pays ont la volonté de conclure. Ce qui pourrait être le cas très prochainement.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:30
La Fremm « Normandie » pourrait être rapidement livrée à l'Égypte

 

 

La frégate Normandie, en cours d'admission au service actif pour la Marine nationale, pourrait en fait être livrée avant l'été à l'Égypte (ce qui coïnciderait avec l'inauguration du canal de Suez élargi). Ceci dans le cadre d'un contrat global de 5 milliards d'euros (dont 1milliard pour le volet Fremm, armes, formation des équipages et maintenance comprises) comportant 24 Rafale, qui trouveraient là leur premier contrat à l'export, doublant le Qatar, en phase de concrétisation.

Selon le quotidien Le Monde, la décision aurait été prise par le président de la République arabe d'Égypte, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi le 9 février.

Paradoxe, ce même jour, il recevait Vladimir Poutine, dont la presse a relaté le voyage au Caire, destiné à renforcer l'influence de la Russie en Égypte et à concrétiser des ventes d'armes. 

Quoi qu'il en soit, l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui entretient de bonnes relations personnelles avec al-Sissi, lui même ancien ministre de la Défense avant de devenir président en 2014, a confirmé au Monde que la signature du contrat était en bonne voie et pourrait même intervenir dans les semaines à venir. Ce qui en ferait, pour un contrat de cette importance, l'un des plus rapidement menés à terme. 

Reste, après l'accord informel, à finaliser le financement et à concrétiser officiellement un engagement ferme. La Coface est pressentie pour assurer une part substantielle du crédit export, des banques françaises apportant de leur côté plusieurs prêts.

Le contenu précis des armes qui seraient apportées en complément de la Fremm n 'est pas connu à ce jour. Les Fremm destinées à la Marine nationale, à vocation anti-sous-marine pour les 11 premières, mais dotées d'une bonne capacité antiaérienne ou d'action vers la terre grâce au missile de croisière naval (équivalent des Tomahawks américains), sont normalement dotées de 16 missiles de croisière naval, 16 missiles Aster de défense aérienne, 8 missiles antinavires Exocet, de torpilles légères et d'un canon de 76 mm. L'un des éléments essentiels de la lutte anti-sous-marine est l'hélicoptère embarqué doté d'un sonar actif permettant de détecter à coup sûr un sous-marin tout en restant hors de sa portée.

L'Égypte, partenaire historique des États-Unis, est également un client régulier de l'industrie française d'armement, à laquelle elle a notamment acheté des Mirage. Tout récemment, c'est auprès de l'Égypte que DCNS a placé, en juin 2014, quatre corvettes Gowind de 2 400 tonnes (contre 1 400 tonnes pour L'Adroit) pour un montant estimé d'un milliard d'euros.

Du point de vue français, il permettra de soulager un peu le budget de la Défense et d'éviter d'éventuels glissages des programmes destinés à la Marine.

Les industriels français concernés se refusent à toute déclaration, mais selon l'un d'entre eux, ce contrat illustre un nouvel état d'esprit, mettant un terme aux rivalités internes des industriels français, insufflé par l'amiral Édouard Guillaud, ancien chef d'état-major des armées et de la Marine et actuel PDG d'Odas, organisme français de soutien à l'exportation d'armement.

 Le nouveau contrat aurait l'approbation à la fois de l'Arabie saoudite et d'Israël. L'Égypte redoute l'évolution des crises et tensions à la fois en Syrie, chez son voisin lybien ainsi que sur son propre territoire dans la péninsule du Sinaï (est du canal de Suez). 

Elle doit, en outre, faire face au développement des trafics au large de ses eaux en Méditerranée, comme en témoigne l'attaque mortelle contre une des vedettes de sa marine, en novembre, vraisemblablement causée par des trafiquants.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Qui se cache derrière le Label France Cybersecurity ?

 

11 Février 2015 Par Louis Adam - zdnet.fr

 

Sécurité : Lors du FIC 2015, Axelle Lemaire remettait en grande pompe les premiers labels France Cybersecurity à 17 heureux élus, récompensant ainsi la fine fleur de la cybersécurité à la française. Vraie certification ou outil marketing ?

 

Point d’orgue de l’intervention d’Axelle Lemaire au deuxième jour du FIC 2015 à Lille, le label France Cybersecurity faisait connaître ses premiers lauréats. Au total, 24 labellisations ont été remises à 17 entreprises différentes parmi lesquelles DenyAll, Sogeti, Thales ou encore Wallix. Et ce n’est qu’un début. «  Pris par le temps, on a un peu accéléré la procédure pour les premiers sélectionnés en choisissant des sociétés qui avaient déjà été certifiées par l’Anssi» explique Jean Noel de Galzain, président d’Hexatrust qui pilote, conjointement avec ACN, le label France Cybersecurity. « Mais aujourd’hui le label est ouvert à toute entreprise française qui souhaiterait bénéficier de cette marque pour une de ses offres. »

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent

 

10 février 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com
 

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

 

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

 

Les cinq clés du succès

 

Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

 

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

 

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

 

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

 

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

 

Retrouvez aussi notre dossier L'EGYPTE, NOUVEL ÉPISODE DANS LE FEUILLETON DE L'EXPORTATION DU RAFALE

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Sécurité : Serma Technologies obtient l’accréditation américaine NVLAP

 

10 février 2015 par  Didier Girault - electroniques.biz

 

L'accréditation NVLAP porte sur les tests de cryptographie et de sécurité. Cela renforce l’offre en évaluation sécuritaire du laboratoire Cesti qui, d’une manière générale, a pour objectif d’évaluer la résistance à l’intrusion des supports d’informations sensibles, en particulier des cartes à puce.

 

Le centre d’évaluation de la sécurité des technologies de l’information (Cesti) de Serma Technologies vient d’obtenir l’accréditation américaine NVLAP (National Voluntary Laboratory Accreditation Program) qui porte sur les tests de cryptographie et de sécurité. « Notre équipe d’experts a travaillé dur pendant deux ans pour obtenir ce certificat », annonce François-Xavier Dupla, le directeur du Cesti.

Cette accréditation renforce l’offre de services du Cesti. Rappelons que ce laboratoire est dédié à l’évaluation de la sécurité des supports d’informations (cartes à puce…) ; il évalue en particulier la robustesse de ces supports vis-à-vis des intrusions.

Le Cesti fait partie du département Serma Technologies du groupe Serma. Ce département propose des services d’audit et de consulting, d’expertise physique et de tests électriques ainsi que d’évaluation de la sécurité de l’information.

 

Le groupe Serma s’appuie sur 750 personnes

Serma Technologies appartient lui-même au groupe Serma qui est une société de services en électronique qui cible les environnements difficiles et les milieux à fortes contraintes (aéronautique, défense, automobile, sécurité des cartes à puce…). En 2013, ce département a réalisé un chiffre d’affaires de 24,7M€ avec 171 personnes.

L’ensemble du groupe Serma s’appuie sur 750 ingénieurs et techniciens disséminés dans 12 sites. En France, ce groupe comprend, outre Serma Technologies, les entités Serma Ingenierie (27,9M€ de CA 2013 avec 313 personnes), ID MOS (9,5M€ de CA avec 17 personnes) et HCM Systrel (8,5M€ avec 62 personnes). En Allemagne, Serma inclut aussi PE GmbH et Serma GmbH.

Pour 2014, le groupe Serma annonce un chiffre d’affaires de 84M€. D’ores et déjà, il prévoit, pour 2015, un chiffre d’affaires de 88M€.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
photo Laurent Guichardon - MBDA

photo Laurent Guichardon - MBDA

 

10/02/2015 par Marek Boudeville - Air  & Cosmos

 

MBDA annonce avoir livré début décembre 2014 pour la première fois à un client export non dévoilé un PCP ( poste de commandement pour défense aérienne) et un IMCP ( poste de contrôle de missiles améliorés). Les PCP et  IMCP permettront de coordonner un système de défense aérienne mettant en œuvre des missiles sol-air Mistral et Mica.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:55
Nouvelle déconvenue pour l'A400M, il ne ravitaillera pas en vol les hélicoptères

Pour le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, il faut désormais oublier la mission de ravitaillement en vol des hélicoptères par l'A400M pourtant prévu dans les spécifications. Trop dangereux pour les hélicoptères. (Crédits : Airbus Defence & Space)

 

10/02/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Décidément le programme A400M n'en finira jamais avec les déboires. Le patron de la DGA Laurent Collet-Billon estime qu'il est trop dangereux de ravitailler les hélicoptères en vol avec l'A400M


Chaque jour qui passe, on en apprend un peu plus sur les déboires de l'A400M, l'avion de transport militaire développé et fabriqué par Airbus Group. Pour le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, il faut désormais oublier la mission de ravitaillement en vol des hélicoptères par l'A400M pourtant prévu dans les spécifications. Trop dangereux pour les hélicoptères, qui sont par définition des appareils instables a-t-il précisé, en raison des turbulences des hélices contracycliques de l'A400M, dont un exemplaire sera exposé la semaine prochaine au salon Aero India en Inde à Bangalore.

Encore une déconvenue pour cet appareil, qui est toutefois "bien né" et offre d'excellentes capacités de transport, a assuré lundi le patron de la direction générale de l'armement (DGA) lors la présentation du bilan 2014 de sa maison. Un atout qui reste donc précieux au vu du déploiement de troupes françaises en Afrique. Pour autant il a également évoqué une autre difficulté pour cet appareil : la mission de parachutage par les portes latérales n'est pas encore satisfaisante, a-t-il expliqué. D'après "Der Spiegel", l'armée allemande a décelé "875 manquements", dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques. En fait, ce serait 1.300 manquements...

 

La France pas satisfaite du développement et de la production

Laurent Collet-Billon, qui doit rencontrer à Berlin la semaine prochaine le nouveau patron du programme A400M Fernando Alonso, a précisé que la France attendait "contractuellement" cette année la livraison de quatre avions de transport militaire d'Airbus Group, en plus des six qu'elle possède déjà. "Les armées les attendent. Notamment celles qui sont engagées en Afrique pour faire le job. Il nous faut ces avions", a-t-il expliqué, suggérant également que le besoin opérationnel des armées françaises devraient être prioritaire dans l'établissement du nouveau calendrier qui va être annoncé fin février par Airbus Group. "Nos armées sont engagées opérationnellement en Afrique, contrairement à d'autres", a-t-il martelé.

D'ailleurs, la DGA sera "extrêmement attentive" au nouveau calendrier de l'appareil, a bien souligné Laurent Collet-Billon. "Nous sommes extrêmement attentifs au bon respect du calendrier d'Airbus", a-t-il précisé. Et d'exprimer déjà un très sérieux reproche à Airbus Group "concernant la production et le développement, nous ne sommes pas satisfaits dans les deux cas". Laurent Collet-Billon attend également le calendrier du prochain standard de l'A400M, le standard 1.5, c'est-à-dire une première version militarisée de l'appareil attendue en octobre prochain..

"Nous écouterons ce qu'ils ont à nous dire en termes de capacité de livraison en 2015 de cet avion", a-t-il souligné. "Nous écouterons également ce qu'Airbus a à nous dire sur la fourniture du standard 1.5 qui devait être livré à la rentrée".

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:57
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

10/02/2015 Boursorama (AFP)

 

La privatisation du constructeur de blindés français Nexter (Giat) a été votée lundi soir à l'Assemblée nationale. Elle devrait permettre de lancer la fusion avec l'allemand KMW pour créer le troisième groupe d'armement terreste mondial.

 

La fusion entre les constructeurs des chars Leclerc et Leopard, annoncée le 1er juillet, nécessitait une adaptation législative, dans la mesure où Nexter est aujourd'hui une entreprise publique et que son rapprochement avec KMW constitue une privatisation de fait.

 

L'État français, actuellement actionnaire à 100% de Nexter via Giat Industries, verra sa participation tomber à 50% dans la future entité fusionnée dénommée Kant. Il se retrouvera ainsi à parité au capital avec famille Bode-Wegman, propriétaire de KMW.

 

Avec 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 6.000 salariés, le nouveau groupe sera le premier acteur d'armement terrestre européen et le troisième mondial. Les deux parties s'engageront par un pacte d'actionnaires à ne pas céder de parts pendant 5 ans minimum. La future société aura son siège aux Pays-Bas pour des raisons de "neutralité fiscale" selon le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron.

 

"Ce désengagement brutal de l'Etat, doublé d'un rapprochement avec un groupe étranger, est une faute grave contre notre indépendance stratégique et militaire", a estimé le FN. Cette fusion risque aussi, selon les spécialistes, de se traduire par une casse industrielle et sociale importante accentuée par le positionnement similaire des deux entreprises".

 

"Les liquidateurs de notre outil de défense liquident maintenant ouvertement notre industrie militaire et notre indépendance nationale. Notre mission sera claire: remettre cette indépendance au coeur de nos choix stratégiques, militaires et économiques", a ajouté le parti.

 

"Ce rapprochement permet d'avancer vers l'Europe de la défense et l'Europe industrielle", a plaidé de son côté la présidente de la commission Défense de l'Assemblée, Patricia Adam (PS). "Nous avons besoin d'industriels de taille critique pour l'export et la recherche et développement", a renchéri l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin (UDI).

 

Cette fusion est en revanche contestée par le Front de gauche André Chassaigne pour qui elle est "vouée à l'échec car il n'y a pas de marché européen de la défense". "Une industrie nationale d'armement ne peut plus tenir avec les seules commandes publiques, c'est une chimère", lui a répondu le socialiste Jean-Jacques Bridey.

 

Les députés UMP se sont divisés sur le sujet. Nicolas Dhuicq a accusé les socialistes de "forfaiture" en "vendant un bijou de la nation" alors que "l'Allemagne ne paye pas le prix du sang" sur les conflits...

 

Plus modérés, certains d'entre eux se sont interrogés sur la politique traditionnellement restrictive de l'Allemagne en matière de ventes d'armes. "Il y a une sensibilité qui existe, mais elle ne changera pas avec ce rapprochement. Les exportations de Nexter durant ces cinq premières années seront décidées par Nexter", a assuré Emmanuel Macron.

 

Alors que André Chassaigne a exprimé ses doutes sur la complémentarité des deux sociétés, Emmanuel Macron a assuré au contraire qu'il n'y avait "pas de risque de cannibalisation d'une société par rapport à l'autre".

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:50
EDA releases 2014 annual report

 

Brussels - 10 February, 2015 European Defence Agency

 

The European Defence Agency has just released its 2014 annual report. The document highlights the Agency’s achievements during the past year and showcases the progress made on key programmes and projects.

 

Working on the taskings set by the December 2013 European Council, where Heads of State and Government addressed defence issues, the European Defence Agency has made significant progress on the four key capability programmes identified by Member States. It also developed innovative proposals to incentivise and promote cooperation, while maintaining its efforts in multiple domains such as training and exercises, standardisation or research & technology.

 

Transparency

The Agency’s annual report aims to provide EDA’s stakeholders with a clear and transparent overview of its activities in the field of capability development, armament cooperation, research and technology, industry and market as well as coordination with other European institutions and partners. The document also includes updated facts and figures on the Agency’s activity in 2014.

 

The 2014 annual report is available for download HERE.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10 février 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Les négociations sur la vente de 24 avions de chasse français Rafale à l'Egypte, soit un contrat de 4 à 5 milliards d'euros, sont suspendues à un feu vert du président Abdel Fattah al-Sissi et vont nécessiter encore plusieurs jours de dialogue, a indiqué mardi le ministère français de la Défense.

 

Contrairement aux informations relayées ici ou là sur une approbation ou une signature de l'offre francaise par le président égyptien Sissi, aucune officialisation, signature ni approbation de cette offre n'a été émise au Caire, a relevé un porte-parole du ministère.

 

Il reste encore plusieurs jours de dialogue pendant lesquels nous restons extrêmement prudents quant à toute annonce intempestive, a-t-on ajouté de même source.

 

Les discussions pourraient aboutir cette semaine, a-t-on indiqué de source diplomatique française. Nous leur avons fait des conditions financières intéressantes. On devrait y arriver. Dans la semaine. Mais tant que ce n'est pas signé, ce n'est pas signé, a souligné cette source.

 

Ce contrat, très attendu, représenterait le premier succès à l'exportation du Rafale, qui équipe depuis 2004 l'armée française mais n'a jamais trouvé jusqu'ici preneur à l'étranger. Les discussions ont notamment tourné court avec le Brésil, les Emirats arabes unis, la Suisse et le Maroc.

 

Des succès à l'export sont cruciaux pour le constructeur Dassault Aviation, afin de pérenniser la chaîne de production de l'appareil, tout comme l'Etat français qui doit s'engager dans le cas contraire à en acheter un certain nombre d'exemplaires alors que le budget de la Défense est déjà calculé au plus près.

 

Le fait d'avoir une vente à l'export est important car cela ouvrira la porte à d'autres ventes à l'étranger, explique Philippe Plouvier, du Boston Consulting Group. L'Inde et le Qatar sont également en négociations pour acheter des Rafale.

 

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, avait affirmé samedi dans le quotidien Le Figaro que l'avionneur était en passe de réussir le premier contrat export du Rafale.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné dans la foulée que les discussions avec l'Egypte étaient bien avancées mais pas conclues. J'espère que ça se fera, a-t-il dit dimanche.

 

L'Egpyte est aussi en discussions pour l'achat d'une frégate multimissions FREMM. La Marine française pourrait ainsi renoncer à la prochaine FREMM qu'elle doit recevoir, le Normandie, au profit de son homologue égyptienne.

 

Selon le quotidien Les Echos, l'accord prévoit que la Coface, organisme français d'assurance-crédit, garantisse 50% de la commande, hors paiement de l'acompte, qui représente en général 15% du montant de ce genre de contrat. Le Caire, qui souhaitait au départ une garantie portant sur 90% du montant hors acompte, aurait ainsi accepté de revoir ses prétentions à la baisse, affirme le quotidien.

 

Amnesty International France a appelé pour sa part Paris à suspendre tous les transferts d'armes à l'Egypte en raison de la répression, sans précédent depuis 30 ans qui sévit dans le pays.

 

A la veille du quatrième anniversaire de la chute du président Hosni Moubarak, le 11 février 2011, l'ONG a demandé, dans un communiqué, la libération d'Ahmed Maher, Mohamed Adel et Ahmed Douma, figures de proue de la révolution qui a conduit au renversement du Raïs, emprisonnés pour avoir appelé à manifester il y a plus d'un an.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 06:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

09.02.2015 par Vincent Lamigeon - Supersonique

On peut être le premier investisseur de l’Etat et avoir des problèmes de fins de mois. Le délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon a présenté ce 9 février un bilan 2014 de la DGA à double face : côté pile, la direction a su tenir son rôle d’investissement dans l’industrie, avec 11,3 milliards d’euros payés l’année dernière, dont les principaux bénéficiaires ont été DCNS (2,141 milliards), Airbus Group (1,969 milliard), le CEA (1,942 milliard) et Thales (1,439 milliard). Côté face, la situation financière de la vénérable maison de Bagneux reste problématique, avec entre 2,3 et 2,4 milliards d’euros de report de charges.

 

Report de charge, kézako ? En gros, c’est la somme que la DGA devait à ses fournisseurs, et n’a pu payer sur l’exercice 2014. Laurent Collet-Billon a ainsi souligné que la DGA a bouclé l’année dernière avec 1,9 milliard d’euros de demandes d’impayés, une « situation pas si simple que ça », a-t-il reconnu avec son art consommé de la litote. Cette bosse budgétaire récurrente amène chaque année la DGA à payer près de deux milliards d’euros à ses fournisseurs dès le mois de janvier, pour limiter au maximum les intérêts moratoires.

 

Si le report de charges n’a guère augmenté en 2014, signe d’un tour de vis budgétaire, le problème reste ardu. Interrogé, Laurent Collet-Billon a expliqué que le niveau soutenable de report de charges était de l’ordre d’ « un petit milliard d’euros ». Le spectre d’une cessation de paiements de la DGA est d’ailleurs régulièrement brandi par le ministère de la défense quand la pression de Bercy sur les budgets se fait trop intense.

 

Comment régler le problème ? « Aujourd’hui, on est dans un contexte où il va falloir changer de logiciel très très vite, a prévenu le DGA. C’est une condition absolument essentielle pour ne pas se prendre le mur budgétaire en pleine poire.» Laurent Collet-Billon a notamment cité les sociétés de projets (leasing d’A400M et de frégates FREMM) envisagées pour trouver les 5,5 milliards d’euros de ressources exceptionnelles manquantes.

 

Mais le vrai test sera l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), prévue avant l’été. La question est claire : le pouvoir politique va-t-il accepter de mettre les moyens financiers idoines en face des missions sans cesse croissantes attribuées aux armées, sur les théâtres extérieurs comme sur le territoire national ? Plutôt que la stabilisation –hautement théorique- actée par la LPM actuelle et confirmée par François Hollande en janvier, les industriels militent désormais clairement pour une hausse du budget de défense, une décision qu’ont déjà prise les Etats-Unis et le Japon. La fin du casse-tête financier de la DGA passe probablement par ce choix fort. En bon français, on appelle ça un arbitrage politique.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 17:55
Helena Landing Craft - photo Chantier Gléhen

Helena Landing Craft - photo Chantier Gléhen

 

08.02.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Le chantier Gléhen de Douarnenez va réaliser une embarcation destinée à la Marine nationale. Cette EIH (embarcation d'instruction à l'hélitreuillage) est capable de maintenir une vitesse de 15 nœuds. Ses missions sont les suivantes:
- instruction à l’hélitreuillage,
- entraînement des plongeurs,
- soutien à l’entraînement à la survie en mer,
- mobilité.

L’EIH est armée par un équipage de deux personnes et accueille vingt-cinq personnes de type personnel spécial. L’EIH accueille six personnes en timonerie, dispose d’une salle de réunion pour six personnes, d’un abri « humide » pour douze plongeurs. L’EIH n’assure pas de fonction d’hébergement ou de restauration et n’effectue que des sorties à la journée.

 

Voir l'article de Ludovic Le Signor.

Pour l'instruction à l'hélitreuillage, une embarcation de 24 m en construction chez Gléhen
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 17:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)


10 /02/ 2015 communiqué de presse de Philippe Meunier

"L'adoption de l'article 47 de la loi Macron autorisant la création d'une holding « Nexter/KMW », enregistrée aux Pays-Bas, remet gravement en cause notre souveraineté nationale.

Cette faute, commise à l'encontre de notre nation, signifie notamment, à terme, l'impossibilité pour la France de construire le successeur du char Leclerc.

Avec cette opération, KMW prendra le contrôle de nos exportations puisque celles-ci auront des composants qui lui appartiendra suite à la fusion des deux budgets "recherche et développement".

Après avoir sacrifié la filière du « petit calibre », en faisant le choix d'acheter le remplaçant du fusil d'assaut français à l'étranger, François Hollande donne maintenant les clefs de notre indépendance dans l'armement terrestre à une puissance étrangère qui conservera de surcroît un constructeur national avec Rheinmetall."

Télécharger ici le communiqué en format.pdf.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:55
L'insolente santé de l'armement "made in France" à l'exportation

Après une année record en 2014, 2015 pourrait être encore meilleure grâce au Rafale - photo Dassault Aviation

 

10-02-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Selon les chiffres de la Direction générale de l’armement (DGA), les ventes françaises de matériel militaire ont atteint 8,06 milliards d’euros en 2014, soit une progression de 17,3%.

 

L’armement made in France ? Il se porte bien, merci pour lui. Selon les chiffres - encore provisoires - publiés lundi 9 février par la Direction générale de l’armement (DGA), les ventes françaises de matériel militaire ont atteint 8,06 milliards d’euros en 2014, soit une progression de 17,3% par rapport à 2013. Le millésime 2014 s’impose ainsi comme le deuxième meilleur exercice depuis 2000, seulement devancé par une année 2009 qui avait vu la méga-commande brésilienne de quatre sous-marins Scorpène. Comme un coin de ciel bleu dans le paysage désolant du grand export français, qui a encore affiché 53,8 milliards d’euros de déficit commercial en 2014.

Pourquoi cette bonne performance ? D’abord parce que Paris a pu décrocher ce que l’aéropage de défense appelle un "éléphant blanc" : la commande de 3 milliards de dollars de matériel militaire, destinée au Liban et financée par l’Arabie Saoudite. Un contrat historique à plus d’un titre. Sa taille, d’abord : elle représente près d’un tiers des exportations annuelles d’armement français. Son montage financier, ensuite : elle a été financée par un pays tiers, un cas rarissime. L’étendue des matériels concernés, enfin : la France va livrer au Liban à la fois des véhicules de l’avant blindés (VAB) MkIII et des véhicules blindés légers (VBL), des navires patrouilleurs, des missiles Mistral, des canons, des hélicoptères Gazelle et Cougar, mais aussi des drones tactiques.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:30
Rafale Photo  JL. Brunet Armée de l'air

Rafale Photo JL. Brunet Armée de l'air

 

10.02.2015 Par Dominique Gallois - Le Monde.fr

 

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a approuvé, lundi 9 février dans la soirée, le contrat d’achat de 24 Rafale, d’une frégate multimission FREMM et de missiles MBDA d’un montant de plus de 5 milliards d’euros. La signature officielle pourrait intervenir dans les jours prochains, voire dès mercredi ou jeudi. « Il reste encore plusieurs jours de dialogue », a précisé l’entourage du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian à Reuters.

Chez Dassault Aviation, le fabricant du Rafale, on ne fait aucun commentaire à ce stade. Ce contrat est le premier conclu à l’exportation par l’industriel français. Ce dernier attendait d’abord de conclure une première vente du Rafale avec le Qatar pour 36 appareils, suivi de l’Inde pour 126.

« Ce serait du jamais vu », indique-t-on à Paris, car l’affaire égyptienne serait ainsi bouclée en trois mois. Les questions de financement, qui posaient quelques problèmes, ont été réglées la semaine dernière à Paris lors de la visite d’une délégatino égyptienne de haut niveau.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:55
Johann Gautier et Gaël Guillerm - Redcore - photo Ouest-France

Johann Gautier et Gaël Guillerm - Redcore - photo Ouest-France

 

09.02.2015 entreprises.ouest-france.fr

 

Bientôt installés à Lanester, Gaël Guillerm et Johann Gautier conçoivent des produits de neutralisation défensive. Ils s'appuient sur des compétences locales.

 

Gaël Guillerm, 51 ans, a passé une partie de sa carrière professionnelle dans la gendarmerie. Une fois l'uniforme remisé, il a exercé différentes activités dans le privé. « J'avais en mémoire ces faits divers où des personnes ont été gravement blessées du fait de l'utilisation des armes de défense, de type « Flash-ball », explique-t-il. En 2012, j'ai pensé à monter mon entreprise pour créer un projectile innovant, pour les armes à létalité réduite. »

Gaël Guillerm prend alors son bâton de pèlerin. Toque aux portes. Dont celle de l'Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de Bretagne-Sud, à Lorient. L'ancien gendarme y rencontre d'abord Florent De Lamotte, enseignant. Puis un élève ingénieur en mécatronique, Johann Gautier.

Son stage de fin d'études, en 2013, le jeune homme le consacre au projet de Gaël Guillerm. L'été dernier, tous deux créent leur entreprise : Redcore SAS. Hébergée actuellement à la pépinière d'entreprises du pays de Lorient, à Ploemeur, elle emménagera au 1er mars au pôle d'activités Technellys, à Lanester.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:35
Visite du ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon en Inde le 17 février.

 

06.02.2015 IsraëlValley

 

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon, se rendra le 17 février en Inde, première visite du genre pour un ministre de la Défense depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Jérusalem accorde une importance stratégique à cette visite, qui marque un tournant dans les relations sécuritaires avec New-Delhi et qui pourrait ouvrir la voie vers de nouveaux marchés dans le domaine de la défense.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:30
Dans les pays arabes des experts israéliens chassent des contrats de défense

 

07.02.2015 IsraelValley Desk | Défense

 

Selon letemps.ch "La loi israélienne interdit aux ressortissants de l’Etat hébreu de se rendre dans les pays avec lesquels il est en guerre. Elle prévoit également des peines pour ceux qui y mèneraient des tractations commerciales. Mais en Israël comme partout ailleurs au Proche-Orient, tout est négociable. Il suffit d’avoir les bonnes connexions pour obtenir l’accord de la commission ad hoc, du Shabak (la Sûreté générale), voire du gouvernement lorsque les contrats sont importants.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 12:30
Des chercheurs d'Israël préparent la fin des périscopes dans les sous-marins.

 

06.02.2015 israël Valley (LesEchos.fr)
 

Sortez le périscope ! » Cette phrase ne résonnera peut-être plus dans les futurs sous-marins grâce aux recherches d’une équipe de l’institut de technologie israélien Technion.

Les chercheurs sont partis de ce que tout plongeur a pu expérimenter : si l’on regarde l’extérieur quand on se trouve juste sous la surface, on peut voir relativement loin, en raison de la réfraction de la lumière passant de l’air à l’eau.

Le problème est la qualité de l’image, qui parvient très déformée à cause de la surface de l’eau, qui n’est jamais parfaitement plane. « La distorsion peut être considérablement réduite en estimant l’ondulation à la surface de l’eau à l’instant précis où l’image est prise », explique l’article scientifique publié par les chercheurs.

Cette solution, comparable à celle utilisée pour améliorer les images en astronomie, a permis de mettre au point un premier « périscope virtuel », composé d’un appareil photo et d’un calculateur permettant de corriger les images.

L’intérêt du système, appelé Stella Maris, est évidemment la discrétion en supprimant le risque de se faire repérer à cause du périscope. Dans l’avenir, les chercheurs espèrent même en développer une version nocturne.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 11:55
Le classement des entreprises qui ont profité des milliards de la défense en 2014

Selon le chiffre encore provisoire de la DGA, le montant des exportations a atteint 8,06 milliards d'euros en 2014. (Crédits : DCNS)

 

10/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 2014, DCNS a été l'industriel de la défense qui a le plus profité des paiements du ministère de la Défense (2,14 milliards d'euros). Le groupe naval est suivi de près par Airbus Group (1,9 milliard) et le CEA (1,94 milliard).

 

C'est DCNS, qui a décroché en 2014 le pompon dans le cadre de la répartition des paiements de la direction générale de l'armement (DGA) aux industriels de la défense. Soit 11,32 milliards au total à se partager en hausse par rapport à 2013 (10,9 milliards). L'année dernière, le groupe naval a touché 2,14 milliards d'euros de versements de la part de la DGA (contre 1,94 milliard pour Airbus Group en 2013). DCNS, qui avait déjà engrangé 1,82 milliard de paiements en 2013, continue de profiter de l'exécution de ces grands programmes : les frégates FREMM, les sous-marins nucléaire d'attaque (SNA) Barracuda ainsi que de la modernisation des SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) pour les adapter au dernier standard du missile nucléaire M51.3.

Airbus Group doit se contenter l'an dernier de la deuxième place, le montant des paiements de la DGA restant toutefois stable (1,97 milliard) tandis que le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) complète le podium en 2014 (1,94 milliard). Derrière ce trio de tête, suivent Thales (1,43 milliard, contre 1,47 milliard en 2013), Safran (967 millions, contre 1 milliard en 2013), l'avionneur Dassault Aviation (700 millions, contre 656 millions en 2013), le Centre national d'études spatiales (385 millions, contre 105 millions en 2013), Nexter (330 millions, contre 529 millions en 2013), MBDA (304 millions, contre 498 millions en 2013) et enfin Renault Trucks Defense (94 millions, contre 128 en 2013). Enfin, les autres entreprises se partagent 1,05 milliard d'euros. "Nous sommes au rendez-vous de la base industrielle et technologique de défense", a affirmé le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon.

 

Thales à nouveau champion de la R&T

Dans le domaine de la préparation de l'avenir dans le cadre des études amont, c'est une nouvelle fois Thales qui a terminé au premier rang des fournisseurs de la DGA (188 millions, contre 198 millions en 2013) sur un total de 774 millions d'euros investis par le ministère de la Défense (contre 776 millions en 2013). "Un montant juste suffisant", a rappelé Laurent Collet-Billon.

Safran (89 millions, contre 86 millions en 2013) et DCNS (71 millions, contre 52 millions) complètent le podium. Airbus Group (67 millions), Dassault (44 millions), MBDA (42 millions) et Nexter (10 millions) ont également engrangé des paiements de la DGA en 2014.

 

Un report de charges contenu

"Ce résultat est conforme à la loi de programmation militaire, dès sa première année. Il préserve tous les secteurs industriels de défense et permet de développer les technologies et les compétences dont nous aurons besoin demain", a estimé Laurent Collet-Billon, qui a assuré que "le démarrage de la LPM était capital". Tous les grands programmes ont été notifiés, a-t-il rappelé. Enfin, la DGA a passé des commandes majeures pour l'équipement des armées : avions ravitailleurs MRTT (Airbus Group), Scorpion (Nexter, Renault Trucks Defense et Thales), missile nucléaire M51.3 (Airbus Group) et sous-marins d'attaque (SNA) Barracuda (DCNS).

En outre, le report de charges a été stabilisé à 2,3/2,4 milliards d'euros, selon le patron de la DGA. Comment ? La DGA a mis un "léger coup de frein aux engagements", a profité de "bonnes négociations" avec les industriels et surtout a réglé aux fournisseurs une somme de 1,8 milliard d'euros avant le 10 janvier dernier. Pour 2015, Laurent Collet-Billon compte sur les sociétés de projets pour garantir la bonne exécution de la deuxième année de la LPM. "Il faut changer de logiciel sinon on va se prendre le mur budgétaire en pleine poire", a-t-il estimé. D'où le recours aux sociétés de projet, très certainement "une par matériel" : entre 4 et 6 A400M et deux ou trois frégates FREMM.

 

Des exportations à plus de 8 milliards d'euros

Selon le chiffre encore provisoire de la DGA, le montant des exportations a atteint 8,06 milliards d'euros en 2014. Soit une hausse de 17 % par rapport à 2013, qui était déjà une bonne année. Ce montant de plus de 8 milliards est seulement la seconde fois qu'il a été atteint depuis 2000 (en 2009 : 8,16 milliards grâce à l'exportation des Scorpène au Brésil). Une très belle année qui comprend notamment le contrat tripartite Donas entre l'Arabie Saoudite, le financier, le Liban, l'acheteur et la France, le vendeur pour un montant de 3 milliards de dollars... même si les contrats pour les industriels ne sont pas encore entrés en vigueur.

En outre, en moins de six mois, DCNS a vendu au Caire quatre corvettes Gowind de 2.400 tonnes, équipées de son système de combat Setis, pour un montant de 1 milliard d'euros. Airbus Space Systems et Thales Alenia Space ont réussi également à finaliser le contrat de deux satellites d'observation aux Émirats Arabes Unis (EAU) pour un montant de 700 millions d'euros. Airbus Space Systems a également vendu un satellite d'observation au Pérou pour 200 millions d'euros environ. En octobre, Thales a signé un contrat près de 200 millions d'euros portant sur la fourniture d'un système de communications militaires pour le Qatar.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 11:50
Pour une politique industrielle de défense européenne

 

10/02/2015 Par Noël Farnault, stagiaire de la promotion Maréchal Leclerc, Ecole de guerre – LaTribune.fr

 

Construire une Europe de l'industrie de la Défense est plus que jamais essentiel. Si les gouvernements ne le font pas, les industriels s'y résoudront, au risque de voir passer au second plan les enjeux stratégiques.

 

La croissance économique est proche de zéro en France mais également dans de nombreux pays européens. La plupart des économistes s'accordent à dire que les taux de croissance de 6 à 7 % connus avant les chocs pétroliers risquent de rester de simples souvenirs. Sans aller aussi loin, la France peine à atteindre une croissance à peine positive et les prévisions ne sont pas optimistes. Dans ce contexte économique morose, il convient d'analyser les impacts sur notre industrie de défense. Acteur essentiel de notre autonomie stratégique, notre industrie de défense, a permis la modernisation de nos armées. Dans des domaines aussi variés que la dissuasion, l'aviation de chasse jusqu'aux SNLE(1), nos industriels sont à la pointe de la technologie. Cependant, cet aboutissement est le fruit d'une vision stratégique qui a abouti grâce à des efforts économiques conséquents et réguliers, efforts peu compatibles de la situation économique prévisible à moyen terme.


Pourquoi concrétiser la défense européenne ?

Que l'on soit pro-européen ou non, il semble admis que l'Europe, en tant que puissance économique est une réussite. Au vue de sa relative jeunesse, les initiatives lancées à six ont permis d'établir à 28, en un temps record, une zone de libre échange suivant des normes et des règlements communs. Néanmoins, en terme de défense, force est de constater que l'Europe ne pèse pas sur la scène internationale. Certes elle s'est dotée d'une politique de gestion de crise aussi bien militaire que civile, cependant, elle n'a pas de moyens dédiés et fait appel aux états membres pour constituer les forces d'intervention. Cette absence de moyens prive l'UE d'une autonomie stratégique primordiale.

La crise ukrainienne en est la preuve indéniable, aux portes de l'Europe, la stratégie de l'UE ne repose que sur les sanctions économiques. Le manque de leadership de l'UE est prégnant, tout comme il l'était lors des opérations en Lybie ou au Mali.

 

Trois raisons principales

Trois raisons principales imposent de concrétiser la défense européenne. Dans un premier temps, le recentrage de la politique américaine vers le pacifique, avec une nette volonté de voir l'Europe assurer sa défense et sa sécurité. Les États-Unis ne souhaitent plus être l'unique gendarme du monde, à l'UE maintenant de prendre en compte les crises européennes et de reprendre sa place de « gendarme de l'Afrique ».
Dans ce contexte, la dégradation du contexte sécuritaire du bassin sud méditerranéen, s'impose aux pays de l'UE. Elle met clairement en évidence les lacunes capacitaires et institutionnelles de l'UE, et souligne la nécessité de se doter d'une stratégie et de moyens dédiés.
Enfin, dans un contexte de crise économique, la baisse des budgets de défense de l'ensemble des pays de l'UE est notable et impose aux industriels de la défense, de se tourner vers l'exportation.


Les enjeux du développement d'une industrie de défense européenne

Les conflits en Libye mais également au Mali ou en Irak mettent en évidence les lacunes capacitaires de l'UE. Elles sont nombreuses, nombre insuffisant d'avions ravitailleurs, absence de moyens SEAD(2), manque de drone, capacités ISR3insuffisantes, faible protection anti-missile...L'UE est incapable d'intervenir seule sans l'aide de l'OTAN ou des Etats Unis.
Il est illusoire pour un état d'acquérir et maintenir seul l'ensemble de ces capacités.

L'unique solution repose sur un effort financier concerté, une politique de recherche et de développement commune, et la volonté politique de développer des programmes industriels communs. Excepté les Etats-Unis, aucun pays ne dispose de l'ensemble des capacités nécessaires pour mener un conflit d'envergure. L'établissement d'un outil de défense européen est le gage d'une autonomie stratégique militaire qui permettrait à l'UE d'assumer ses responsabilités sur la scène internationale.

 

La survie d'un secteur industriel essentiel

Au delà des enjeux capacitaires et géopolitiques, il en va de la survie d'un secteur industriel essentiel. Comment croire que la France pourra seule construire le successeur du Rafale tout en améliorant son arsenal nucléaire et construire un successeur au « Charles De Gaulle »... Les programmes modernes, à l'image du programme F-35, atteignent fréquemment des coûts prohibitifs et respectent rarement les délais. Les risques sont nombreux, aussi bien financiers que technologiques. Dans un contexte économique morose, il semble compliqué pour un État seul d'assumer ces risques. Face à la domination de l'industrie américaine, combinée à la concurrence des pays émergents, ce sont des secteurs entiers de l'industrie de défense qui pourraient disparaître.

 

Conduire des programmes internationaux

Cependant, ceci n'est pas une fatalité. L'établissement d'une politique industrielle de défense n'est certes pas une tâche aisée mais doit être réalisable. Conduire des programmes internationaux est bien plus compliqué, mais la réussite de l'A400 M ou du NH90 démontre que nous pouvons les mener à terme avec succès. L'UE s'est dotée d'organismes pour mener les programmes européens (OCCAr (4)) et d'agences afin de faciliter les échanges et le partage de données, l'Agence Européenne de Défense(5) est devenue une réelle plateforme d'échange, de réflexion et de génération de projets.

 

Un marché européen gigantesque

 Les processus et les structures se mettent en place mais il manque une réelle volonté politique se traduisant par des actes fondateurs. A quand un porte avion européen, un avion de chasse européen, un char européen, un drone européen, une dissuasion européenne... Le marché est gigantesque, 28 pays, 3000 avions de chasse, 1500 avions de transport, 6500 chars et plus de 1,5 million de combattants à équiper. De plus, même dans cette période économique de crise, il reste de l'argent. Les pays européens ont investi 8 milliards d'euros dans le développement du programme F-35, soit 75% du coût total du développement du Rafale.

Les initiatives se développent, la signature par les ministres de la défense anglais et français d'un contrat sur le système aérien de combat du futur est encourageant, mais ne faut-il pas aller au-delà des alliances bilatérales ?

Avons-nous seulement le choix? Si les états de l'UE n'établissent pas une politique industrielle commune de défense, les industriels le feront. Le risque est alors de voir les enjeux stratégiques des États passer après les seuls enjeux économiques et de voir se creuser les lacunes capacitaires européennes. La crise ukrainienne doit faire évoluer notre approche des conflits sur le continent européen. Au vue de cette crise, la construction d'une Europe de la défense s'impose comme une évidence, mais sans politique industrielle européenne de défense, aucune autonomie stratégique ne sera vraiment acquise.

 

1 Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins
2 Suppression of Enemy Air Defenses
3 Intelligence, Surveillance, and Reconnaissance
4 Organisation Conjointe de Coopération en matière d'Armement
5 Agence Européenne de Défense

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:55
e-vigilante photo EOS Innovation

e-vigilante photo EOS Innovation

 

9 février 2015, par Gilles Solard - strategieslogistique.com

 

Thibault Depost aura pour mission de conduire des développements et la mise en production des robots e-vigilante, de piloter les projets et d’encadrer l’équipe technique.

 

La société spécialisée dans la robotique de service appliquée à la rélésurveillance structure son département R&D avec le recrutement de son directeur technique. Thibault Depost est ingénieur de formation (Supelec et ESME) et titulaire d’un MBA de l’Universtié de Paris 1 Sorbonne. Il a réalisé une bonne partie de sa carrière chez EADS en tant que chef du département Instrumentation, puis responsable des opérations et enfin directeur technique. Co-fondateur et directeur technique de la société AndroMc Systems, il était également en charge du développement du robot humanoïde Nao chez Aldebaran avant d’entrer chez EOS Innovation.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:55
Euromaritime. Les industries navales à la pointe

 

07.02.2015 André THOMAS (le marin) - entreprises.ouest-france.fr

 

La deuxième édition du salon Euromaritime vient de réunir, durant trois jours, plus de 300 exposants, dont un tiers de sociétés étrangères, à Paris.

 

Plus de 5 000 visiteurs venus de 48 pays ont découvert, de mardi à jeudi, le dernier-cri des industries navales, qu'il s'agisse de navires de servitude, de pêche, de transport, ou des technologies de l'offshore pétrolier et des énergies marines renouvelables.

Dans le domaine des navires de travail civils, le paysage était jusqu'à présent dominé par les salons du nord de l'Europe. L'offre française est désormais plus complète, Euromaritime (doublé d'une série de stands dédiés au fluvial, en plein essor) venant compléter les salons Euronaval (consacré aux navires militaires) et Nautic (plaisance).

Pour relever ce pari audacieux, le Gican, qui fédère les industries navales françaises, s'est allié en 2013 au marin, hebdomadaire de l'économie maritime appartenant au groupe Sipa Ouest France. Les industries navales souffrent, en France, d'un notable déficit d'image, alors qu'en dépit de la crise qui frappe notamment la plaisance et certains armements de la marine marchande, elles sont en plein essor.

Le constructeur de navires militaires DCNS, malgré de mauvais résultats sur l'exercice passé, continue d'assurer un matelas de plus de 3 milliards d'activité, auxquels s'ajoutent le plan de charge bien rempli de STX à Saint-Nazaire et ceux des chantiers de taille intermédiaire tels que Piriou, Ocea ou Socarénam.

 

Technologies de pointe

Au-delà des constructeurs de navires, les industries navales ont affiché, à Euromaritime, un ensemble de technologies de très haut niveau : des équipements anti-piraterie (avec un étonnant nouveau système proposé par Sagem), des centrales inertielles pour la précision de navigation, des sonars, des robots sous-marins filoguidés ou autonomes. Sans oublier les systèmes de positionnement dynamique permettant à un navire ou à un véhicule sous-marin de tenir une position au mètre près au milieu de l'océan ; les bureaux d'études qui planchent sur les usines flottantes de production de gaz ou de pétrole ou des hydroliennes qui doivent être implantées, par centaines, au large de Cherbourg et de Brest.

Les perspectives économiques des industries navales ont suscité la venue de plusieurs personnalités politiques : le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le secrétaire d'État chargé de la Mer Alain Vidalies, le commissaire européen chargé des Affaires maritimes Karmenu Vella, ainsi que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

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