Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:50
Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

 

02 septembre 2014 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

C’est un débat qui n’est ni simple ni totalement clos. L’opinion publique allemande reste fortement attachée à la tradition pacifiste de l’après-guerre. Au sein même du gouvernement allemand et de l’appareil diplomatique, tous les dirigeants ne partagent pas la même vision. Mais après avoir annoncé il y a quelques mois, par la voix du Président de la République, des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, que l’Allemagne était maintenant prête à sortir de sa traditionnelle neutralité en matière de politique étrangère, ce mois de septembre 2014 pourrait marquer un tournant. En approuvant, hier, par un vote symbolique, la décision du gouvernement Merkel (annoncée le 20 août) de fournir des armes aux combattants kurdes d’Irak  qui luttent contre l’Etat islamique, hier, le Bundestag vient de tourner une page importante de l’histoire contemporaine allemande. Jusqu’ici, bien que très gros exportateur d’armes (voir les chiffres plus bas), l’Allemagne a été fortement conditionnée dans sa politique étrangère par le tabou militaire, hérité du drame nazi. Cette ère est en passe d’être révolue…

 

Suite de l’article

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:35
L’Inde, nouvel eldorado pour les entreprises de Défense françaises

 

27/08 par Olivier Garrigos – LesEchos.fr

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes, représentant 14 % des importations entre 2009 et 2013 selon le Stockholm International Peace Research Institute.

 

Le pays est devenu le premier client des États-Unis et continu à être le plus important de la Russie. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, l’Inde importe près de 80 % de son matériel militaire, pour la plupart russe, avec néanmoins quelques touches françaises comme avec l’Ouragan et le Mirage 2000 de Dassault ou encore des missiles tels que le Milan. En revanche, la part des ventes d’armes françaises en Inde durant la Guerre froide ne dépasse pas les 5 % du total des importations d’armes du pays.

 

Avec la fin de la Guerre froide, l’Inde voit son principal fournisseur rencontrer des difficultés et va donc se tourner vers d’autres pays comme en autres Israël, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, pour satisfaire ses besoins.

 

De plus, cette période est aussi marquée par la libéralisation de l’économie indienne, événement qui va voir la naissance d’une économie à forte croissance. Enfin, suite a au conflit dans les montagnes de Kargil en 1999 avec le Pakistan, de nombreuses déficiences dans le matériel militaire furent soulignées, certains hauts gradés indiens n’hésitant pas à estimer que l’Inde ne pourrait soutenir une guerre soutenue de plus de 20 jours.

 

De nombreuses réformes furent alors entreprissent, notamment la libéralisation du secteur de la Défense en 2002, jusqu’à lors détenu par des entreprises publiques et l’autorisation de l’investissement direct étranger à hauteur de 25 % (il est récemment passé à 49 %).

 

Les institutions du Ministère de la Défense Indien en charge des décisions stratégiques, comme les futures acquisitions, furent aussi remaniées. Finalement, le budget consacré à la modernisation fut considérablement augmenté, passant de 12 milliards d’euros en 2000 à 27 milliards d’euros pour l’année 2014-2015. Il est estimé que dans les années à venir, l’Inde dépensera plus de 80 milliards de dollars pour sa Défense.

 

Le gâteau indien est donc important et nombreux sont les pays souhaitant leur part, car les Indiens ont des besoins multiples : dans l’Aviation de nouveaux chasseurs de combats, hélicoptères, dans la Marine de nouveaux sous-marins, frégates, porte-avions et dans l’Armée de Terre de nouveaux tanks, véhicules légers, artillerie... la liste est longue.

 

Nos entreprises ont toutes leurs chances en Inde, tout d’abord puisque certaines d’entre elles à l’instar de Dassault ou de Safran y sont déjà depuis un certain temps. Ensuite parce que notre pays entretient de bonnes relations avec l’Inde, relations qui se sont réchauffées dans les années 1990 avec la signature d’un partenariat stratégique qui inclut la Défense comme aspect majeur.

 

De plus, notre savoir-faire est mondialement reconnu, la France étant le 5e exportateur mondial d’armes et étant capable de fournir de l’armement de haute technologie que cela soit dans le domaine maritime, terrestre ou aérien.

 

De récents contrats comme celui remporté par DCNS pour la construction de 6 sous-marins Scorpène ou les contrats répétés de Sagem pour l’installation pour l’aviation indienne de systèmes de navigations démontrent un atout technologique indéniable et surtout un lien de confiance durable. Nexter concourt aussi actuellement avec Elbit pour un contrat de 3 milliards de dollars pour la livraison de 1 480 canons de 155 mm à l'Armée indienne.

 

Le contrat historique en cours de négociations entre Dassault et Hindustan Aeronautics portant sur la construction de 126 avions de combat multi-role (Medium Multi-Role Combat Aircraft) évalué à plus de 10 milliards de dollars est aussi un signe fort, Dassault ayant remporté ce dernier face à des poids lourds du secteur tels que General Dynamics et Eurofighter. Il ne faut cependant pas oublier les PME, 4 000 en France dans le secteur de la Défense, qui bénéficient elles aussi de tels contrats.

 

Si le marché de la Défense indienne est actuellement l’un des plus importants, il est néanmoins de plus en plus difficile d’accès, car le gouvernement indien a décidé de favoriser la production locale, qui n’est actuellement que de 30 % pour 70 % d’importations.

 

Ce favoritisme se traduit par une politique d’offsets obligatoire pour les achats directs d’équipements étrangers (à hauteur de 30 % du montant de l'acquisition) ainsi que pour les équipements achetés et produits en Inde à travers un transfert de technologie. La lenteur du déroulement des contrats, la corruption et le budget de Défense insuffisant, malgré son augmentation constante, sont aussi des freins à l’investissement étranger.

 

Il n’en reste pas moins que la France est actuellement le 3e fournisseur d’armes à l’Inde d’après une récente annonce du gouvernement indien en août 2014, les États-Unis et la Russie occupant les premières places. Les entreprises françaises de Défense se sont donc trouvé une belle place sous l’eldorado indien, mais ces dernières sont très convoitées et il serait bien dommage de les céder.

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

 

01-09-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Seul pays européen dont le budget militaire augmente tous les ans, la Pologne est un champ de bataille majeur pour l'industrie française. Airbus, Thales, DCNS sortent l'artillerie lourde face aux Américains.

 

Ils sont venus, ils sont tous là. Géants américains de la défense (Sikorsky, Raytheon), champions européens de l’armement (Airbus Helicopters,Airbus Defence and Space, Thales, MBDA, DCNS, Nexter...), tous ont bravé l'épais brouillard matinal de Kielce, morne bourgade à l'architecture soviétique à 200km au sud de Varsovie, pour participer au salon MSPO (1er au 4 septembre), le grand raout polonais de l’armement. Même le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a fait le déplacement pour soutenir des industriels français, pour une édition 2014 dont la France est l'invitée d'honneur.

 

La Pologne, nouvelle place forte de la défense européenne ? On pourrait appeler cela l'«effet Donald Tusk». Dans une Europe qui ne cesse de réduire ses dépenses militaires, le premier ministre polonais, futur président du conseil européen, a fait le choix inverse. Fort d'un bilan économique solide - la Pologne est le seul pays européen à avoir échappé à la récession de 2009, Tusk augmente le budget militaire tous les ans (7,7 milliards d’euros en 2013, en croissance de 2%), et a même lancé un plan de modernisation des forces armées de 33,6 milliards d’euros d'ici à 2022. Un chiffre énorme qui interpelle : certains spécialistes assurent que des choix devront être faits dans les équipements commandés.

Soutenu par Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré Donald Tusk le 31 août, le camp français mène en tout cas la bataille sur tous les fronts. Airbus Helicopters est opposé à l’américain Sikorsky et à l’italien AgustaWestland pour un contrat de 70 hélicoptères lourds estimé à 3 milliards d’euros, et devrait aussi participer à un appel d’offres pour 32 hélicoptères d’attaque. Le groupe naval DCNS, opposé à l'allemand TKMS, espère placer trois sous-marins Scorpène. Le consortium Eurosam (MBDA-Thales) vise, lui, un énorme contrat de défense anti-missiles, pour lequel il est en finale face à l'américain Raytheon, favori avec ses missiles Patriot. "C'est le projet le plus important de défense aérienne en Europe", souligne le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.

 

Un assemblage local pour Airbus Helicopters

Les champions français ont-ils une chance dans ce pays connu pour son atlantisme, qui avait préféré les F-16 américains aux Mirage 2000-5 français ? A voir. La Pologne boude l'armement français depuis quelques années, avec moins de 55 millions d'euros de commandes de 2007 à 2011, soit une demi-Rafale à peine. Challengers, les groupes français mettent l'accent sur le retour industriel sur le sol polonais en cas de victoire. "Il est temps de voir la Pologne rejoindre les quatre pays «domestiques» d'Airbus Group [les quatre fondateurs, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni] en termes d'implantations industrielles", martèle ainsi Guillaume Faury, le patron d'Airbus Helicopters. En cas de victoire, l'hélicoptériste installerait ainsi les lignes d'assemblage des Caracal et Tigre commandés par Varsovie. "Ces appels d'offres peuvent être un catalyseur pour accélérer notre déploiement en Pologne, même si nous investirons de toute façon", pointe Marwan Lahoud, numéro deux d'Airbus Group.

Même stratégie pour Turbomeca, le fabricant des moteurs des appareils. "Nous voulons que la Pologne devienne un véritable hub, avec la production des moteurs, d'équipements de puissance et d'optronique", assure Olivier Andriès, le PDG de la filiale de Safran, qui évoque une extension de l'usine polonaise du groupe (Hispano-Suiza) et un possible nouvel investissement industriel dans les boîtes de transmission, via une coentreprise avec le britannique Rolls-Royce.

 

La crise ukrainienne change la donne 

Le problème, c'est que la concurrence part avec un temps d'avance en termes d'implantation locale. L'hélicoptériste américain Sikorsky avait racheté dès 2007 le groupe local PZL Mieliec, qui produit depuis la version export du légendaire Black Hawk, le S-70i. UTC, la maison-mère de Sikorsky, affiche une présence impressionnante dans le pays, avec 10.000 salariés sur place. Quant à l'italien AgustaWestland, il avait mis la main en 2010 sur un autre champion local, le fabricant polonais d'hélicoptères PZL-Swidnik, et s'appuie sur 3.500 salariés, quand Airbus Helicopters part quasiment de zéro. "Cela peut être un argument : les concurrents ne feraient qu'utiliser leur présence locale, nous serions les seuls à vraiment embaucher et installer des usines" , assure-t-on côté français.

Si Jean-Yves Le Drian a réussi à instaurer une relation de confiance avec son homologue Thomasz Siemoniak, le contexte diplomatique n'est pas idéal : "Les Polonais ont une vraie envie d'Europe, ils étaient prêts à faire un grand pas, mais avec la crise ukrainienne, la tentation est grande de se mettre sous le parapluie américain", assure un industriel français. "Il est probable que les Polonais répartiront le gâteau entre les groupes américains et européens, avance Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Iris. Mais la part européenne peut aussi aller aux Italiens ou aux Allemands... »

 

"La question du Mistral pollue les négos"

Car la France part avec un véritable boulet au pied : le maintien des livraisons des deux porte-hélicoptères de type Mistral à la Russie, qui irrite passablement Varsovie. Certes, le ministre de la défense polonais Thomasz Siemoniak, un des successseurs possibles de Donald Tusk, a assuré ce matin qu'il n'y a "pas de lien" entre cette question diplomatique et les appels d'offres en cours, qui seront "examinés du point de vue de l'offre industrielle et technologique".

Jean-Yves Le Drian assure aussi que la décision définitive de livrer ou non les Mistral ne sera pas prise avant novembre, et qu'elle dépendra du nouveau paquet de sanctions contre la Russie en cours de définition au niveau européen. Mais le contexte n'est clairement pas idéal. "La question du Mistral pollue les négociations", reconnaît un industriel. L'eldorado polonais va devoir se gagner avec les dents.

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
Modernisation de l'armée polonaise : la crise en Ukraine fragilise les positions françaises

 

02/09 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Airbus, MBDA ou encore Thales sont en lice sur les méga appels d'offres de Varsovie. Washington déploie sa diplomatie et la vente des BPC à la Russie joue contre la France.

 

Airbus pour les hélicoptères, le tandem MBDA/Thales pour la défense anti-missile ou encore DCNS pour les sous-marins : les grands noms de l'armement français sont mobilisés comme jamais pour tenter de remporter quelques uns des grands appels d'offres en cours ou en préparation en Pologne, Varsovie ayant fait de la modernisation de son armée une priorité nationale. Tous ont mis le paquet au salon MSPO près de Kielce, dans le sud du pays, qui a ouvert lundi. La Pologne a lancé un « vaste effort de modernisation de son armée, et de montée en puissance de son industrie. C'est un projet que l'on partage », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense venu réaffirmer le soutien de la France, invitée d'honneur de cette 22e édition, envers son allié de l'Est.

 

Las, le contexte régional, marqué par l'agravation de la crise en Ukraine, fragilise les positions hexagonales face aux Etats-Unis. « Washington déploie son rouleau diplomatique », constate, amer, un responsable, sous couvert d'anonymat. L'Ukraine, « c'est LE gros caillou dans notre chaussure », reconnaît un autre. Qui plus est, les Raytheon et autres Sikorsky sont fortement soupçonnés de faire du dumping, comme souvent. « Il va falloir faire un très gros effort sur les prix », déplore, désabusé, un troisième. Enfin, la livraison des navires BPC à la Russie n'arrange pas vraiment les chances française, comme le reconnaît a demi-mot Thomasz Siemoniak, ministre polonais de la Défense.

 

Entre parapluie américain et préférence européenne

 

Bref, malgré l'excellence des relations bilatérales, cela va être dur de convaincre Varsovie de se passer du parapluie américain pour jouer la préférence européenne. Et ce d'autant plus que Washington préparerait une offre globale incluant tous les matériels en jeu, comme cela a été le cas au Qatar. Pour autant, vu les milliards de dollars en jeu, le camp français est décidé à jouer sa carte à fond en mettant en avant le même argument : chaque appel d'offre est l'occasion de faire de la Pologne un véritable partenaire industriel en installant sur place bureaux d'études, ligne d'assemblage et centre de maintenance, le tout à grand renfort de transfert de technologie et fort du soutien plein et entier des autorités françaises. « Nous sommes prêts à partager comme jamais », a assuré Antoine Bouvier, le PDG de MBDA, à Thomasz Siemoniak à qui il a vanté les vertus de son système anti-missile SAMP/T, arrivé en finale face au Patriot de Raytheon. « C'est une opportunité unique pour la Pologne d'être leader dans ce domaine », a-t-il ajouté un peu plus tard lors d'une conférence de presse. L'argument portera-t-il au moment où Washington déploie des batteries de Patriot en Pologne pour protéger son allié ? Pas sûr.

 

« Il est temps pour la Pologne de rejoindre les pays stratégique d'Airbus Group », a pour sa part déclaré Guillaume Faury, le PDG d'Airbus Helicopters. L'ex-Eurocopter n'a pas vraiment le choix : les grands appels d'offres militaires sont rares, et celui de la Pologne en fait partie. Mais elle part de loin : quelques centaines d'emplois dans le pays (majoritairement chez son partenaire Safran), quand UTC (maison mère de Sikorsky) emploie au moins 2.000 salariés dans l'aéronautique et a localisé dans le pays la chaîne d'assemblage de ses Black Hawk destinés à l'export. Et que dire de l'Italien AgustaWestland qui, ayant racheté il y a quelques années le seul fabricant local d'hélicoptères polonais, en revendique 3.500...

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Français et Saoudiens unis face à la menace djihadiste

 

01/09/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

Le prince héritier Salman a entamé une visite officielle de trois jours à Paris, dominée par le danger que fait planer l'État islamique.

 

Menace djihadiste, nucléaire iranien, Syrie, contrats: les sujets de discussion ne manquent pas entre le prince héritier saoudien Salman Ben Abdelaziz, qui a entamé sa visite de trois jours en France lundi par un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande et des industriels à l'Élysée. Officiellement, la convergence est quasi-totale entre Riyad et Paris. Il n'y a guère que le dossier égyptien sur lequel les deux partenaires n'épousent pas les mêmes vues, Paris s'opposant à l'ostracisme contre les Frères musulmans, prôné par les Saoudiens. Mais François Hollande, qui a fait de l'Arabie un «partenaire de référence», attend des retombées commerciales de son rapprochement avec le premier pays producteur mondial de pétrole et poids lourd du Golfe.

 

Suite de l’article

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Armement : la Pologne va-t-elle faire payer à la France les livraisons des Mistral à la Russie ?

 

31/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au moment où le salon de l'armement de Kielce s'ouvre lundi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera en Pologne pour défendre les intérêts des groupes d'armement tricolores dans un contexte géopolitique compliqué pour la France avec la crise ukrainienne.

 

C'est à Kielce, petite ville touristique tranquille du sud de la Pologne, que la plupart des grands patrons de l'industrie d'armement française vont faire leur rentrée à l'occasion du salon de défense MSPO Expo (1er au 4 septembre). Pourquoi un tel engouement des groupes français pour Kielce ? Parce que la France est cette année l'invitée d'honneur du salon et surtout, les industriels tricolores sont engagés dans trois très importantes campagnes commerciales : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle.

Dans ce cadre, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian fait un déplacement de deux jours en Pologne où il rencontrera plusieurs fois son homologue polonais, Thomasz Siemoniak. Après avoir visité la base aérienne de Malbork, il dînera dimanche soir avec le ministre de la Défense polonais au château de Malbork. Puis, il rencontrera lundi le Premier ministre Donald Tusk, qui a été choisi samedi pour présider le Conseil européen, lors d'une cérémonie militaire commémorant le début de la seconde guerre mondiale. Enfin, il inaugurera le salon de Kielce, en présence de Thomasz Siemoniak et d'une belle délégation de PDG de groupes français, notamment Guillaume Faury (Airbus Helicopters), Olivier Andriès (Turbomeca), Antoine Bouvier (MBDA) et Patrice Caine, numéro deux de Thales.

 

Contexte géopolitique compliqué

La crise entre l'Ukraine et la Russie sera-t-elle fatale en Pologne à la France, qui a pris la décision de livrer les deux porte-hélicoptères Mistral vendus en 2011 à la marine russe ? Les différentes sources interrogées par la Tribune sont inquiètes. "La France a choisi de sauvegarder ce contrat, explique-t-on à Paris. La Pologne va-t-elle faire payer à la France le prix de ces livraisons ? Cela pèse lourd dans les relations franco-polonaises". D'autant que l'Ukraine est pour la Pologne un enjeu stratégique. Parallèlement, les relations entre Varsovie, membre de l'Alliance atlantique (OTAN), et Moscou sont à l'heure actuelle très chaotiques, le gouvernement polonais se montrant l'un des plus critiques à l'égard des événements se déroulant sur le sol ukrainien Le nouveau président du conseil européen, Donald Tusk s'était prononcé pour des sanctions efficaces à l'égard de Moscou à la suite des opérations russes en Ukraine.

Le salon de Kielce et les entretiens de Jean-Yves Le Drian avec les responsables politiques polonais, très inquiets des intentions de la Russie en Ukraine, devrait donner le ton des relations entre les deux pays entachées par le dossier des Mistral. Et donc donner des indications sur les chances de réussite des industriels français.

 

De nouvelles relations entre la France et la Pologne

De façon générale, la Pologne a jusqu'ici royalement ignoré les industriels de l'armement français, notamment Dassault Aviation en 2002 préférant les F-16 de Lockheed Martin aux Mirage 2000. Ainsi, sur la période 2007 et 2011, Varsovie, qui achète américain, allemand ou israélien, n'a commandé à l'industrie tricolore que pour 54,7 millions d'euros d'équipements militaires, selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France publié en octobre 2012. C'est peu, très peu.

Mais à partir de 2008, la France a commencé un très gros travail de séduction après avoir noué sous la présidence de Nicolas Sarkozy un partenariat stratégique entre les deux pays. Un travail qui a été poursuivi par François Hollande et Jean-Yves Le Drian, qui ont été très régulièrement en contact avec leurs homologues polonais. De nouvelles relations qui ont permis lors de la dernière visite de François Hollande en Pologne en novembre 2013 de lancer un programme de coopération très détaillé dans plusieurs domaines, dont la défense et l'armement.

 

Renforcement de la coopération dans la défense et l'armement

Dans ce programme de coopération, les deux pays doivent identifier des intérêts partagés en matière de défense et de sécurité, grâce au dialogue stratégique commun renforcé, notamment par la mobilisation des directions des ministères de la défense, des états-majors, des structures d'acquisition d'armements...

Trois LoI (Letter of Intent) ont été signées le 29 novembre 2013 entre les deux ministres de la défense, Jean-Yves Le Drian et Tomasz Siemoniak. Elles concernent les secteurs naval (sous-marins et corvettes), aéroterrestre (hélicoptères et équipements terrestres) et aérospatial (spatial, avions ravitailleurs, avions de transport et défense sol-air).

 

La puissance américaine

Mais la puissance américaine pourrait emporter la volonté des Polonais de s'ouvrir un peu plus à l'Europe en général et à la France en particulier dans le domaine de l'armement. "Vu des Polonais, les Etats-Unis, c'est leur assurance tous risques", observe un grand patron français. C'est donc peut-être un match déséquilibré que livre en Pologne la France face aux Etats-Unis. Ainsi, le constructeur Sikorsky, par ailleurs très présent sur le plan industriel en Pologne, est en compétition face à Airbus Helicopters, et le missilier Raytheon (missile Patriot), est un rival très sérieux pour Eurosam (MBDA et Thales), qui propose le système SAMP/T armé du missile Aster 30.

Les Etats-Unis, qui sont à la pointe des critiques et des sanctions contre la Russie, avaient projeté dès la mi-août d'augmenter les effectifs de l'US Army en Pologne. Le 14 août dernier, le commandant des forces américaines en Europe s'était rendu en Pologne pour évoquer ce projet. Devant l'aggravation de la situation, les Etats-Unis ont décidé jeudi d'envoyer des chars et des soldats en Europe de l'Est pour tenter de rassurer leurs alliés de l'Otan, ont indiqué ce jeudi des responsables du Pentagone. Environ 600 soldats de la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie doivent être déployés en octobre en Pologne et dans les pays baltes pour des exercices avec des membres de l'Alliance atlantique. Les soldats de cette brigade dite des "Chevaux de fer" (Iron Horse) basée à Fort Hood, au Texas (sud), seront déployés avec des chars M-1 Abrams et des véhicules d'infanterie.

La Pologne et les Etats-Unis ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Drones tactiques : Thales en course pour équiper la Pologne

Le drone Watchkeeper de Thales volera-t-il dans le ciel polonais (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

29/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Pologne est tout près de lancer un appel d'offre pour équiper ses forces armées de drones tactiques. Thales UK ainsi que les groupes israéliens (Elbit et IAI), italien Selex et sud-africain Denel sont dans les starting-blocks.

La Pologne est sur le point de lancer un appel d'offre pour l'acquisition d'un drone de reconnaissance tactique. Probablement au moment du salon de l'armement MSPO de Kielce (1er au 4 septembre) où la France est l'invitée d'honneur dans un contexte politique compliqué avec la prochaine livraison en plein coeur de la crise ukrainienne du premier des deux porte-hélicoptères de DCNS vendus à la Russie. En tout cas, le ministère de la Défense polonais souhaite lancer un appel d'offre (Request for proposal, RFP) au mois de septembre pour ce type de drones, qui disposera de fonctions d'observation. La Pologne semblerait ainsi exclure les drones MALE de la compétition.

Selon nos informations, Thales, qui a participé au dialogue technique l'an dernier, est très intéressé par cette compétition. Le groupe d'électronique propose logiquement via sa filiale Thales UK le système de drone britannique Watchkeeper, qui a été mis en service en mars dernier dans l'armée britannique et qui dispose de fonctions ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). La filiale britannique du groupe tricolore devrait rencontrer une très vive compétition dans le cadre de cet appel d'offre. Les groupes israéliens Elbit et IAI (Israel Aerospace Industries), en général très présents en Pologne, ainsi que l'italien Selex et le sud-africain Denel, qui ont également participé au dialogue technique, devraient concourir. Enfin, Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, qui peut être armé, pourrait également participer à la compétition. Recevra-t-il le RFP alors qu'il n'a pas participé au dialogue technique ? A suivre...

 

Un drone armé

Quels sont les besoins de l'armée polonaise ? Le ministère, qui souhaite avoir un drone tactique en service avant 2017, veut pouvoir armer son système. Thales pourrait proposer d'armer le Watchkeeper avec son missile Lightweight Multi-role Missile (LMM), un missile air-sol courte-portée guidé par laser conçu et fabriqué au Royaume-Uni par Thales UK. En outre, Varsovie veut développer son industrie de défense à travers les appels d'offres lancés via des transferts de technologies. Ce sera aussi le cas pour le drone tactique.

Dans le cadre de son plan de modernisation, la Pologne souhaite se doter d'une flotte de drones complète d'ici à 2022. Soit une centaine de drones de toute catégorie (tactique, MALE et voilure tournante). A ce jour, les forces armées n'ont que des petits drones de très courte portée en service dans l'artillerie et les forces spéciales.

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:55
Journées Européennes du Patrimoine 2014 : Safran ouvre les portes de son musée

 

Paris, le 1er septembre 2014 Groupe Safran

 

A l’occasion de la 31ème édition des Journées Européennes du patrimoine, le Musée Aéronautique et Spatial Safran ouvre ses portes les 20 et 21 septembre prochains.

Vous êtes en famille, passionné d’aviation et d’histoire, venez découvrir une collection de pièces aéronautiques vieille de plus de 100 ans et participer aux nombreuses animations proposées par Safran.

Cette année, le Musée proposera deux expositions :

  • Les « As de la Grande Guerre » qui s’inscrit dans le cadre des commémorations de la Première Guerre mondiale (exposition photos)

  • L’« Oiseau Blanc » : avion équipé du légendaire moteur Lorraine-Dietrich1, qui aurait traversé l’Atlantique 12 jours avant Lindbergh en 1927. Une maquette de l’avion sera exposée ainsi que le moteur Lorraine.

A noter la participation des Armées (Air, Terre et Marine nationale) qui présenteront leurs métiers, dont celui de l’adjudant Ludovic Quenin, spécialiste du Mirage 2000 et du moteur M53.

 

Tous les visiteurs pourront profiter d’animations organisées par le Musée en collaboration avec différentes associations :

  • Le cockpit de l’A320 d’Airbus équipé du moteur le plus vendu au monde, le CFM56, sera mis en place sur le site. Il permettra aux visiteurs de s’initier au pilotage d’un avion de ligne, du décollage à l’atterrissage.
    (En partenariat avec GG Production « Le rêve n‘a pas de limite »)

  • Un simulateur hélicoptère Bell 206, célèbre hélicoptère américain. Les visiteurs pourront prendre les commandes de cet outil d’entrainement réaliste et faire des vols d’initiation VFR (vol à vue) & IFR (vol aux instruments).
    (En partenariat avec Nonolight « L ‘hélicoptère à portée de tous »)

  • Trois ateliers Fusées à eau et trois ateliers Micro-fusées à poudre seront proposés aux jeunes (dès 8 ans) afin de leur présenter de façon ludique les différentes étapes de la propulsion spatiale. Les fusées seront tirées depuis le parking du Musée (Altitude moyenne : 20 m).
    (En partenariat avec « Planète Sciences »)

  • Un atelier animation mini hélicoptères radiocommandés permettra une initiation au pilotage de ces machines électriques. Cet atelier fonctionnera en continu, par période de 10-15 min.
    (Proposé par l’AAMS : Association des Amis du Musée Safran)

Enfin, toutes les collections permanentes du Musée seront accessibles de 9h à 18h, avec notamment :

  • L’automobile Messier 1925 (première voiture équipée d’une suspension oléopneumatique).

  • La moto à gazogène (Gnome & Rhône D3 de 1929).

  • L’avion « Mirage III C » et l‘hélicoptère « Alouette II » à bord desquels les visiteurs pourront se faire photographier.

  • L’avion « Blériot 11 » (équipé du premier moteur Gnome Omega)

  • Démonstration du réacteur à décollage vertical (Coléoptère).

  • Présence sur le parking tout au long de la journée du foodtruck Goody’s

Les 20 et 21 septembre deux petits trains seront mis à disposition de tous les visiteurs et feront la navette entre les animations proposées par la commune de Réau et le Musée Safran.

 

 

1 L’entreprise Lorraine-Dietrich créée en 1871 construisait des automobiles, du matériel roulant ferroviaire puis du matériel lourd et des moteurs d’avion. Elle est reprise par l’entreprise Gnome et Rhône en 1941. Le moteur Lorraine-Dietrich fera d’ailleurs bientôt partie de la collection permanente du musée Safran.

****

Le Musée Aéronautique et Spatial Safran présente une collection unique de plus de 100 moteurs d’avions, de fusées et d’hélicoptères, dont la plupart ont été restaurés par l’Association des Amis du Musée Safran (moteurs d’avions) ou par des anciens de SEP (moteurs-fusées). Fruits de l’histoire du groupe Snecma, ces moteurs racontent toute l’épopée de la conquête du ciel et de l’espace. Le Musée permet aux visiteurs de parcourir une exposition vivante et interactive où, aux cotés des objets et des maquettes mis en scène, l’audiovisuel apporte un indispensable complément. Le Musée présente également les principaux équipements fabriqués par le groupe : trains d’atterrissage, systèmes de freinages… ainsi que différents produits prestigieux qui ont marqué son histoire ; voitures, motos, etc.

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 66 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2013*. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2013 des dépenses de 1,8 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.
* Le chiffre d’affaires 2013 retraité des impacts IFRS11 s’établit à 14,4 milliards d’euros
Pour plus d’informations, www.safran-group.com / Suivez @SAFRAN sur Twitter

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:40
L'Australie a introduit des sanctions contre l'industrie de la défense, les domaines financier et pétrolier de la Fédération de Russie

 

01.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

Le gouvernement australien a élargi les sanctions contre la Russie. Elles touchent, en particulier, le complexe militaro-industriel, les secteurs du pétrole et du gaz, et le domaine financier.

 

Les sanctions prévoient une interdiction sur les exportations d’armes, de l'équipement pour le secteur du pétrole et du gaz. Egalement, les banques d'Etat russes sont visées par les restrictions d'accès sur le marché de la capitale australien. Les investissements dans la Crimée, et le commerce avec la république sont tombés sous ces sanctions.

 

Le Premier ministre australien Tony Abbott a annoncé l'élargissement de la liste des personnes visées par l’interdiction d’entrée dans le pays.

Repost 0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:57
Armement : quelles sont les armes de la France pour séduire la Pologne ?

Le système de défense aérienne (MBDA et Thales) est l'un des équipements de haute technologie que la France propose à la Pologne. C'est aussi le cas des hélicoptères Caracal et Tigre (Airbus Helicopters) ainsi que les sous-marins Scorpène (DCNS)

 

01/09/2014 Michel Cabirol - Latribune.fr

 

Les industriels français sont en compétition pour quatre grands appels d'offre en Pologne : 70 hélicoptères de transport Caracal et 32 d'attaque Tigre (Airbus Helicopters), trois sous-marins Scorpène (DCNS) et huit systèmes de défense aérienne SAMP/T (MBDA et Thales).

 

C'est ce lundi que s'ouvre le salon MSPO Expo à Kielce (Pologne) premier rendez-vous de la rentrée pour les industriels de la défense du monde entier après la trêve estivale. Un rendez-vous très important pour les industriels tricolores, qui sont engagés dans trois campagnes commerciales d'envergure : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle. Un rendez-vous toutefois compliqué pour la France en raison de la crise ukrainienne qui doublonne avec la livraison des deux Bâtiments de commandement et de projection (BPC) de type Mistral (DCNS) à la Russie.

Pour autant, les industriels de l'armement français ont remis de belles propositions pour convaincre Varsovie de s'offrir enfin des matériels tricolores. Et les Polonais ont vraiment tout à gagner sur le volet industriel à choisir du "Made in France". Car pour les séduire, les industriels français ont joué à fonds le jeu de la coopération industrielle. Souvent bien plus que leurs rivaux américains (défense aérienne) et allemands (sous-marins). Aussi bien Airbus Helicopters que DCNS et le GIE Eurosam (MBDA et Thales) ont inclus dans leur offre une participation industrielle substantielle des groupes de défense polonais à condition bien sûr de remporter les contrats. Enfin, il est très improbable que la Pologne ne choisisse pour les trois compétitions que des groupes tricolores, qui se livrent donc entre eux à une rivalité franco-française acharnée.

Face à la crise ukrainienne, le gouvernement polonais a décidé d'accélérer un certain nombre d'opérations d'acquisitions. C'est le cas pour les hélicoptères d'attaque et le système de défense aérienne de moyenne portée. Auparavant, Varsovie avait décidé de lancer un plan très ambitieux de modernisation de son armée (2013-2022) et a prévu de consacrer 33,6 milliards d'euros pour la rééquiper. Contrairement aux autres pays européens, la Pologne, membre de l'Otan depuis 1999 et de l'Union européenne depuis 2004, n'a rien sacrifié de son budget Défense à la crise. En vertu d'une loi de 2001, ce budget reste fixé à 1,95 % du PIB. En 2014, il s'élève à 32 milliards de zlotys (7,7 milliards d'euros), dont plus du quart est consacré à la modernisation. Récemment, le président polonais Bronislaw Komorowski s'est engagé à porter le budget défense de son pays à 2 % du PIB.

 

Airbus Helicopters a misé gros sur la Pologne

La compétition : l'armée polonaise souhaite acquérir 70 hélicoptères de transport pour un montant estimé entre 2,5 et 3 milliards d'euros. "C'est le contrat de la décennie en Europe", estime-t-on chez Airbus Helicopters. Les trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou EC725) et l'américain Sikorsky (S-70) - doivent remettre fin septembre leur proposition. Une décision est attendue fin 2014, voire début 2015. La compétition se jouerait entre le Caracal et le S-70, explique-t-on à La Tribune. Les PDG d'Airbus Helicopters (Guillaume Faury) et de Turbomeca (Olivier Andriès) feront lundi une conférence commune.

Ce que propose Airbus Helicopters : Après avoir pris du retard à l'allumage en Pologne, le constructeur franco-allemand a mis les gaz pour rattraper ses concurrents partis plus vite et déjà bien installés en Pologne. La filiale d'Airbus Helicopters souhaite que la Pologne devienne l'un de ses piliers pays au même titre que la France et l'Allemagne. Ainsi, le PDG d'Airbus Helicopters Guillaume Faury compte jouer la carte européenne et démontrer que cet appel d'offres peut déboucher sur des partenariats plus globaux. "Nous sommes convaincus de la capacité d'Airbus Group de proposer des produits mais aussi d'offrir l'opportunité pour l'industrie polonaise de prendre part à un rôle plus important, de participer à l'avenir à des programmes d'envergure, que ce soit des programmes militaires ou civils, que le groupe Airbus lance et développe par nature", avait expliqué son PDG, Guillaume Faury, lors du salon de Farnborough en juillet.

Dans le cadre de la campagne stratégie, le constructeur basé à Marignane a signé en 2013 un accord industriel avec le polonais WZL 1. Cette entreprise basée à Lodz et spécialisée dans la maintenance aéronautique assemblera le Caracal si le constructeur franco-allemand gagne la compétition. De son côté, le motoriste et partenaire d'Airbus Helicopters dans cet appel d'offre, Turbomeca (groupe Safran), installera également une chaîne d'assemblage pour les turbines de l'EC725. Safran a pour sa part une usine implantée à Sedziszow Malopolski dans le sud-est de la Pologne (Hispano-Suiza) et qui emploie plus de 500 personnes. Elle produit des pignons et des carters pour les transmissions de puissance et fait le montage. Elle produit des composants pour moteurs d'avions, d'hélicoptères et de nacelles.

En outre, l'armée polonaise a véritablement découvert les qualités de l'EC725 présenté par Airbus Helicopters à Kielce en 2012. Elle s'est montrée très intéressée par cet appareil, qui correspond bien à ses besoins opérationnels et qui a fait ses preuves au combat (combat proven) en Afghanistan, en Libye et au Mali même si dans ce pays du Sahel, les turbines ont souffert. Mais en règle général, l'EC725 s'est très bien comporté sur tous ces théâtres d'opération. Mieux en tout cas que les deux autres appareils en compétition.

Ce que propose la concurrence : AgustaWestland et Sikorsky ont également des accords industriels avec des groupes polonais s'ils remportent la compétition. Le groupe italien a racheté en 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies et le transport, notamment militaire. Ils sont vendus en Pologne, en République tchèque et en Corée du Sud. Sikorsky Aircraft produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère Black Hawk, S70i, destinée à l'exportation.

Extraballe : Pour ce qui ont perdu, une seconde chance d'offre à eux. Le ministère polonais de la Défense polonais a lancé début juillet un programme d'achat d'hélicoptères (une trentaine), estimé à près d'un milliard d'euros. Il pourrait équilibrer leur choix, comme au Qatar (hélicoptères de transport pour la France, d'attaque pour les Etats-Unis); Le lancement de cette opération a été avancé de quelques années à la suite de la crise en Ukraine. Airbus Helicopters concourt avec le Tigre contre l'Apache de l'américain Boeing et l'AW-129 Mangusta d'AgustaWestland. Les constructeurs intéressés avaient jusqu'au 1er août pour manifester leur volonté de participer à une étude du marché. Une demande d'informations (RFI) sera lancée mi-octobre et un appel d'offre (RFP) est attendu en 2015.

 

MBDA et Thales, l'offre qui ne se refuse pas ?

La compétition : la Pologne prévoirait de consacrer un budget de plus de 6 milliards jusqu'à 2022 à l'acquisition d'un ensemble de systèmes de missiles de courte et moyenne portée (défense aérienne). Le volet moyenne portée (programme Wisla) devrait s'élever à 4 milliards d'euros pour huit batteries. Et le match oppose l'industrie américaine (Raytheon avec le Patriot) à celle d'Europe (MBDA/Thales via le GIE Eurosam avec le système SAMP/T armé de missiles Aster 30).

Thales et Raytheon ont été retenus fin juin par Varsovie comme les deux seuls candidats encore en lice. Les offres du gouvernement israélien et du groupe américain Lockheed Martin n'ont pas été retenues. La Pologne devra donc choisir entre un achat sur étagère (États-Unis) et une coopération industrielle poussée avec l'Europe. Le PDG de MBDA Antoine Bouvier, et le numéro deux de Thales Patrice Caine feront une conférence commune à Kielce pour présenter leur offre, qui sera remise avant la fin du mois de septembre (offre définitive et ferme).

Ce que proposent MBDA et Thales : Bon élève, Eurosam a collé au plus près des demandes de la Pologne. Ainsi, le GIE propose le système SAMP/T, un système européen déjà opérationnel dans les pays de l'OTAN, donc compatible Alliance atlantique. Le SAMP/T bénéficie des dernières technologies, dont la capacité ATBM. En Turquie, faut-il rappeler qu'il est arrivé en deuxième position derrière le système chinois CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) mais devant les américains Lockheed Martin/Raytheon (PAC-3). Et comme les Polonais ont suivi avec beaucoup d'attentions le déroulement de cette compétition, le système SAMP/T a toutes ses chances en Pologne si l'on évacue le volet politique d'un tel appel d'offre.

D'ailleurs, ce sont les Polonais eux-mêmes qui ont demandé à Eurosam de concourir alors que le GIE n'avait pas été invité à participer en 2013 au dialogue technique. Clairement, les Polonais veulent aujourd'hui un système très vite opérationnel. Ce qui n'était pas le cas au début de la compétition. L'effet Ukraine ?

MBDA et Thales proposent un partenariat de haut niveau à la Pologne via un transfert de technologies (Tot) très élevé qui concerne aussi bien le missile que les fonctions Commande et Controle, les radars, les lanceurs et les communications (développement, production, intégration, tests, maintenance, formation...). Ce qui induira des milliers d'emplois à la clé pour Varsovie selon le degré du ToT négocié in fine. Ils proposent aussi un partenariat sur le long terme avec l'industrie polonaise, notamment la possibilité de rejoindre la feuille de route Aster grâce à la modernisation du système (Aster B1NT).

Si Eurosam gagne le contrat, les industriels français signeront des partenariats avec les groupes polonais Bumar PIT Radwar, Mesko et HSW filiales de la holding Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ). Des déclarations d'intention (Letter of Intent) ont déjà été signées. Thales a déjà une coopération étroite avec Radmor sur les postes de radio PR4G fabriqués en Pologne, ou encore la technologie IFF qui fait l'objet d'une coopération entre Thales et Radwar.

Enfin, les deux partenaires au sein d'Eurosam donnent, contrairement aux Américains, la maîtrise totale du système. Soit une indépendance opérationnelle de l'armée polonaise. Au-delà, la France propose un partenariat stratégique avec un choix d'un système européen pour participer à la construction de l'Europe de la défense et ne pas reposer uniquement sur les Etats-Unis.

Ce que propose Raytheon : Le groupe américain propose le système Patriot tel qu'il est, déjà déployés dans le nord de la Pologne, qui a en revanche spécifié que cet appel d'offre était indépendant du déploiement en 2018 d'un bouclier antimissile par les Etats-Unis. Les deux pays ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

 

DCNS, un travail de longue haleine pour convaincre Varsovie

La compétition : Varsovie veut acquérir dans le cadre du programme ORKA trois sous-marins pour un montant de plus de 1,8 milliard d'euros, dont le premier doit être livré en 2019, puis en 2022 et 2030. DCNS postule avec le Scorpène mais ThyssenKrupp Marine Systems AG (TKMS) reste le favori avec les U212A. Navantia (S-80) et les Coréens devraient également participer à la compétition. Longtemps, Varsovie a voulu procéder à une opération de gré à gré avec TKMS mais les Polonais y ont renoncé pour se conformer à la réglementation européenne.

Ce que propose DCNS : Le groupe naval a travaillé sur une offre très compétitive. DCNS propose notamment à la Pologne d'équiper les Scorpène du nouveau missile de croisière naval (MdCN) développé par MBDA. C'est clairement un plus par rapport aux offres concurrentes, notamment allemande. En outre, DCNS a offert à la Pologne, contrairement à TKMS, un transfert de technologies (ToT) ambitieux. C'est dans ce cadre que le groupe a signé en juillet un partenariat avec le groupe polonais MARS-Nauta, portant sur la construction et l'entretien en Pologne de sous-marins.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:30
Summer break 2 – back in Sept. ! Follow @RPDefense on Twitter
Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:45
PMP expanding product portfolio

 

14 August 2014 by Guy Martin - defenceWeb

 

Ammunition manufacturer Pretoria Metal Pressings (PMP) is diversifying its product range, manufacturing Russian calibre ammunition and investing in research and development, such as polymer bullet casings and less than lethal ammunition.

 

PMP recently concluded an agreement with US company PolyCase on the manufacture of heavy metal free ammunition and polymer cartridge cases, which are lighter and much cheaper than conventional brass. PMP is also conducting its own research into these areas and aims to double its research and development efforts in the next two years as it keeps abreast of technology and increases its portfolio and turnover.

 

Some of the research and development projects PMP is involved with deal with programmable fuses, heavy metal-free primary explosives and incorporating 3D printing in components and manufacturing processes.

 

PMP is collaborating with a number of institutions on research and development, such as the Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), Armscor and various local universities. PMP is looking at a number of new areas, including less than lethal ammunition, and is exploring collaboration with various small arms and ammunition manufacturers such as Brugger and Thomet (B&T) on less than lethal ammunition production (Denel is marketing some of B&T’s small arms). Phaladi Petje, CEO of PMP, said that less than lethal ammunition was needed for the local security clusters in South Africa.

 

Petje noted that the 2012 Defence Review calls for the support of the South African National Defence Force and the consolidation of sovereign capabilities within South Africa. As a result, the company is trying to be sure it can localise some technologies that are critical to the defence force.

 

Part of the process of expanding the product portfolio and finding new markets involves being competitive and for this reason PMP is embarking on a massive machinery improvement programme worth R400 million over the next five years. This will see new machinery bought and older machinery upgraded and improved. The plant renewal process has begun, with some systems set to come on line in the next two to three years.

 

PMP aims to double its turnover to more than R1 billion over the next five years as it increases its presence in Africa and meets the needs of the local market. As part of its strategy of expanding into Africa, PMP recently made the decision to begin manufacturing Russian 7.62 x 39 mm ammunition for the AK-47 series of assault rifles and their generics. At the moment the company is ready to produce and deliver this type of ammunition and has sent out quotations to interested customers. It is also nearly ready to deliver 23 mm Russian calibre cannon ammunition. Petje told defenceWeb that there are requirements for the 23 mm ammunition and PMP is in discussions with clients for a ‘substantial amount’. He added that PMP has been having successes supplying ammunition to some countries in Africa.

 

“We realised that to penetrate the African market, we need products to complement their systems,” Petje said of the decision to manufacture Russian calibre ammunition, as a significant number of African countries use Russian rather than Western ammunition and military equipment.

 

As a state-owned company, PMP exists primarily to serve South Africa’s needs first. “We exist to meet the SANDF’s requirements and have an obligation to add to the national development objectives,” Petje said. In addition to supplying the South African National Defence Force with various calibres of ammunition, PMP also disposes of old ammunition stocks and recovers the copper, which is used in other applications, but the company is exploring the possibility of ammunition disposal on the rest of the continent.

 

PMP is currently producing 30 x 173 mm ammunition for the 30 mm GI30 CamGun of the Badger infantry fighting vehicle (IFV) being built for the South African Army. The company is busy qualifying the 30 x 173 mm CamGun ammunition for the Bushmaster cannon, which is extremely popular throughout the world and therefore a good export prospect. Petje said PMP would hopefully soon be having a foreign sale involving this type of ammunition.

 

PMP also developed the 20 x 42 mm ammunition for the shoulder-fired Neopup weapon. The ammunition is ready for production.

 

Since Swartklip ceased manufacturing .22 Long ammunition some years ago, there has been no local production of this type of ammunition and this is something PMP may consider as there is lots of demand. “It is in our thoughts,” Petje said, noting that the company receives many requests for quotes for such ammunition.

 

Some 40-55% of local manufacture is exported but in a good year Petje said PMP can export up to 60%. This year he expects the company to export 55-60% of its turnover. For the first time in many years PMP has a good order book – normally at this time of year he said the company has around 55% order coverage but at the moment it is sitting on 100%. “Next year is exciting,” Petje said, in terms of both orders and partnerships, with a ‘significant’ order pipeline.

 

One third of PMP’s turnover goes towards non-military business, such as chemicals for the mining industry, blasting fuses for mines and brass strip for industry. As PMP increases its turnover, it is expecting to sell mining drill bits outside South Africa, which is currently its main market for drill bits.

 

PMP makes ejection seat cartridges under license from Martin Baker and supports the ejection seats of the Hawk Lead-In Fighter-Trainer and Gripen fighter jet of the South African Air Force. The company also supplies different power cartridges e.g. fire extinguisher cartridges, bomb release cartridges, etc. for some international clients.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:50
Crise ukrainienne: la Suisse renforce ses sanctions militaires

 

MOSCOU, 14 août - RIA Novosti

 

Le gouvernement suisse a élargi l'interdiction d'exporter du matériel de guerre en Russie et en Ukraine, annonce jeudi le site officiel du Conseil fédéral dans une déclaration.

 

Selon la déclaration, "face à l'aggravation du conflit en Ukraine", le Conseil fédéral a décidé "d'étendre l'interdiction existante d'exporter du matériel de guerre vers la Russie et l'Ukraine, en incluant des biens militaires spécifiques conçus ou modifiés à des fins militaires, mais qui ne sont pas des armes ou d’autres moyens de combat".

 

Il s’agit par exemple de véhicules terrestres, de drones, d’avions Pilatus ou de produits chimiques.

 

Par ailleurs, le Conseil fédéral a décidé de renforcer les mesures pour éviter que le territoire helvétique ne serve à contourner les sanctions imposées par l'UE à l'encontre de la Russie.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:25
Elbit Awarded an $80 M Contract to Supply Latin American Country

 

Aug 13, 2014 ASDNews Source : Elbit Systems Ltd.

 

Elbit Systems, announced today that it was awarded an $80 million contract to supply a Latin American country with Command, Control, Computer & Communications (C4I) systems.

 

The project, to be performed over a three-year period, is part of the Army's extensive modernization program and is designated for all echelons, from the maneuvering forces up to the command headquarters. The new, unified communications network will play an important role during emergencies and natural hazards and disasters and will facilitate a real-time common operational picture, providing the Land Forces with enhanced operational performance and situational awareness.

 

Read more

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:20
Royal Canadian Air Force CP-140 Aurora aircraft

Royal Canadian Air Force CP-140 Aurora aircraft

 

12 Aug 2014 By: Dominic Perry - FG

 

Canada has shelved plans to acquire up to four manned intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) platforms “due to reasons of security and technical feasibility”.

Ottawa launched the procurement process in August last year with the publication of a letter of interest (LoI) seeking an “enduring, operational level, multisensor, manned [ISR] capability”. It would look to buy three to four aircraft, it said.

An industry day was subsequently held on 20 September 2013 to further discuss the requirement.

However, just short of one year later Canada has pulled the plug on the process. In a notice posted on its public procurement website on 4 August, Ottawa says that “upon completion of an options analysis” it will no longer seek a “complete manned airborne [ISR] platform solution, due to reasons of security and technical feasibility”.

 

Read more

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:20
Navy Designs New Amphib

 

August 13, 2014 by Kris Osborn

 

The Navy is evaluating designs, costs and specifications for a new class of amphibious assault ships designed to replace the current fleet of cargo-carrying LSD 41/49 dock landing ships, service officials said.

The existing fleet of dock landing ships, which function in a key cargo-carrying capacity as part of an amphibious ready group, will be nearing the end of their expected 40-year life span in coming years, said Marine Corps Maj. Gen. Robert Walsh, director of the Navy’s expeditionary warfare division.


Read more: Defense.org

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:20
Northrop Grumman Delivers Lightning Fast, Self-Deploying Antennas for Canada's RADARSAT Constellation Mission

 

CARPINTERIA, Calif., Aug. 13, 2014 – Northrop Grumman Corporation

 

Thirteen lightweight antennas that self-deploy in 200 milliseconds have been delivered to support Canada's RADARSAT Constellation Mission (RCM) by Astro Aerospace, a strategic business unit of Northrop Grumman Corporation (NYSE:NOC).

 

The highly configurable antennas are stored energy monopoles that deploy quickly and will be a critical part of the RCM Earth Observation satellites. The antennas will be integrated into the Automatic Identification System payload that will be used to provide an advanced maritime identification capability; enabling ship identification, position, course and speed data. The antennas were delivered to prime contractor, MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA).

 

"We are pleased to provide an affordable and reliable antenna solution to the next generation of RADARSAT to support the Canadian Space Agency," said Dan Johansen, RCM program manager, Northrop Grumman Astro Aerospace. "Our continued emphasis on breakthrough engineering has resulted in a 100 percent success rate on more than 1,000 units on satellite missions."

 

The antennas have an adaptable and reliable design that can be easily tailored to specific applications and have been used in the Gemini and Apollo missions and in the most recent U.S. Air Force GPS satellites.

 

The stowed package is one of the smallest available and most compact for a deployable antenna of a given size. For example, the 13 antennas used in the RCM stow in a low mass and compact 4-inch by 4-inch by 2.5-inch canister.

 

The versatile antennas are available in monopole diameters from one-half inch to 1 3/8 inches and any length up to 25 feet.

 

For more information about Astro Aerospace products

 

Northrop Grumman is a leading global security company providing innovative systems, products and solutions in unmanned systems, cyber, C4ISR, and logistics and modernization to government and commercial customers worldwide. Please visit www.northropgrumman.com for more information.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:20
photo USAF

photo USAF

 

August 13, 2014 David Pugliese

 

Nine airmen became the first U.S. Air Force recruits to graduate initial skills technical training as F-35 Lightning II crew chiefs after completing Mission-Ready Airmen training at Elgin Air Force Base on August 7, the U.S. Air Force reports.

 

More from George Woodward, 82nd Training Wing Public Affairs:

 

“The opportunity to be the first of something so important means a lot. I know many people are looking at us to be the best – it’s a big honor,” said Airman 1st Class, Saovada Pum.

“To be among the first to earn my 3-Level as an F-35 Crew Chief is a feeling of responsibility and also a significant measure of pride,” said Airman 1st Class Gideon R. Burris. “It’s special because the F-35 is the most technologically advanced aircraft in the air.”

 

Read more

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:35
NZ Navy's Newest Ships May Have Short Life

The amphibious ship Canterbury was part of New Zealand's Project Protector program. Two of the four inshore patrol vessels that are also part of the program could be replaced by a larger ship. (New Zealand Navy)

 

Aug. 12, 2014 - By NICK LEE-FRAMPTON – Defense News

 

WELLINGTON — New Zealand’s government is considering cutting half of the Royal New Zealand Navy’s inshore patrol vessel (IPV) fleet.

 

Two of the four 180-foot IPVs, commissioned in 2009, could be swapped for a larger ship, said Defence Minister Jonathan Coleman.

 

“Obviously, if we felt that what we had already was ideal we wouldn’t be looking at this potential change,” he said.

 

The four IPVs, ordered under the NZ $500 million (US $423 million) Project Protector contract, which included two 279-foot offshore patrol vessels (OPVs) and the 430-foot amphibious ship Canterbury, which participated in the recent Rim of the Pacific exercise, were ordered to help police, customs, fisheries and other government agencies protect New Zealand’s borders and exclusive economic zone.

 

However, staff shortages, particularly a chronic lack of technicians, have meant the Navy struggled to crew all the ships. The Navy has 2,059 regular personnel, down from 2,162 in 2010.

 

Business case documents, obtained under the Official Information Act by a New Zealand television channel, show two of the four patrol vessels would be sold and replaced by one longer-range ship, effectively a third OPV, in about five years.

 

Coleman says he will put the case to Cabinet next year if the government wins next month’s election.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:30
US Clears Major Arms Sales to Saudi, Turkey

A Royal Saudi Air Force AWACS takes off. The US has approved upgrades to five Saudi AWACS aircraft. (Jim Anderson / Boeing)

 

Aug. 12, 2014 - By AARON MEHTA – Defense News

 

WASHINGTON — The US cleared two major potential sales to Saudi Arabia and Turkey, the Defense Security Cooperation Agency (DSCA) announced Tuesday.

 

The Saudi government has requested $2 billion in upgrades for its E-3A airborne warning and control system (AWACS) aircraft. The Saudi military operates five of the command-and-control planes, produced by Boeing.

 

Upgrades include “Block 40/45 Mission Computing Upgrade systems, 20 Next Generation Identification Friend or Foe (NG IFF) AN/UPX-40, communication equipment, provisioning, spare and repair parts, support equipment, Mission Planning System, repair and return, publications and technical documentation, personnel training and training equipment.”

 

The sale would help “improve the security of a friendly country that has been and continues to be an important force for political stability in the Middle East,” DSCA said in its notice.

 

Boeing will be the principal contractor on the proposed deal. On Aug. 6, the company announced a $250 million agreement to upgrade NATO’s AWACS fleet.

 

The agency also cleared a possible sale to Turkey for 145 AIM-120C-7 advanced medium-range air-to-air missiles missiles and associated equipment. That sale would be worth an estimated $320 million.

 

Those missiles will be used on the Turkish Air Force’s fleet of F-16 fighters, although the DSCA notice adds that they could also be used on the country’s eventual F-35 fleet.

 

The weapons will help “maintain the TAF’s air-to-air capability to defend its extensive coastline and borders against future threat,” according to DSCA. Raytheon would produce the equipment in its Tucson, Arizona, facility.

 

While both sales have now been cleared by the State Department, they are subject to congressional approval and further negotiations with the potential customers.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:30
Turkey Selects Local Firm in Tank Engine Program

 

Aug. 12, 2014 - By BURAK EGE BEKDIL – Defense News

 

ANKARA, TURKEY — Turkey’s top procurement panel selected a local tractor and diesel engine manufacturer to design and develop an engine for the country’s first indigenous new generation main battle tank, the Altay.

 

The Defense Industry Executive Committee said that it decided to launch contract negotiations with Tumosan in connection with the engine program for the Altay.

 

Kurtulus Ogun, Tumosan’s general director, told reporters Aug. 12 that the contract involved development of a diesel engine and transmission system for the planned tank.

 

“This program will increase Turkey’s self-sufficiency in defense industry and end its dependency on foreign suppliers (of diesel engines),” he said.

 

Turkey’s procurement authorities are preparing to officially launch a multi-billion-dollar competition for an eventual batch of 1,000 Altays.

 

The race for the serial production will involve an initial batch of 250 tanks, followed by three additional orders each comprising 250 more tanks, officials said.

 

The Altay program has faced hurdles and delays, as the most problematic development feature concerned its engine. Turkey’s months-long negotiations with Japan’s Mitsubishi Heavy Industries for joint development and production of an engine for the Altay failed earlier this year.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:20
Northrop Grumman Awarded $300 Million Contract to Continue Air Force Weather Support

 

BELLEVUE, Neb. – Aug., 13 2014 – Northrop Grumman Corporation

 

Northrop Grumman Corporation (NYSE:NOC) has been awarded an indefinite delivery, indefinite quantity contract valued at up to $300 million to continue helping U.S. Air Force Weather (AFW) deliver a full range of terrestrial and space environmental information, products and services to military users worldwide.

 

The Air Force, Army, special operations forces and others rely on AFW environmental information and forecasts for mission planning, combat operations by military units in the field, and airfield and flight operations.

 

Under the Systems Engineering, Management and Sustainment (SEMS) III contract, Northrop Grumman will continue to facilitate enterprise-level systems engineering, systems management and sustainment services. In addition, the company will support scientific projects, the transition of new capability to operations, logistics analysis and management, and testing and fielding support. The company has been the prime contractor for SEMS since 2002.

 

Northrop Grumman's SEMS work includes supporting AFW's continuing enhancement of existing systems, development of enterprise-level distribution methods that use network-centric services, expanding on-demand capabilities and fully integrating environmental domain data from land, sea, atmosphere and space sensors.

 

"We are very pleased to build upon our strong partnership with the Air Force Weather community as we work together to implement the government's single baseline architecture for the future," said Linnie Haynesworth, vice president and general manager, Intelligence Systems and Reconnaissance division, Northrop Grumman Information Systems. "The Northrop Grumman SEMS team ensures all systems are operational and available, enabling the Air Force to provide the continuous, complete and current weather information that is so critical to our military for mission success. We have a long history of delivering strong performance and are dedicated to increasing performance levels to satisfy existing and emerging missions while reducing total cost of ownership."

 

Supported systems include the Weather Data Analysis, Point Analysis Intelligence System and Air Force Weather Web Services, which provide timely data and services to warfighters making critical operational decisions; the Space Weather Analysis and Forecast System, which characterizes the near earth electrical and magnetic fields for global Defense Department space operations and communications; and operational numerical weather modeling systems including the Land Information System, Weather Research and Forecast Model, Cloud Depiction and Forecast System II, and AFWA Coupled Assimilation and Prediction System to analyze and predict environmental conditions worldwide for mission planning, current operations and post-strike analysis.

 

The SEMS III contract was awarded by the 55th Contracting Squadron, based at Offutt Air Force Base. Work will be performed primarily at the Air Force Weather Agency, also headquartered at Offutt. AFWA runs the strategic center for weather for the Air Force and supplies all weather-related information to the Air Force, Army, other Defense Department activities, the intelligence community and many civilian agencies.

 

Northrop Grumman was first awarded SEMS in 2002, initially tasked with consolidating the Air Force's weather systems to reduce the costs of maintaining individual weather systems. Under related contracts, the company has supported the Air Force's weather mission for more than 25 years.

 

Northrop Grumman is a leading global security company providing innovative systems, products and solutions in unmanned systems, cyber, C4ISR, and logistics and modernization to government and commercial customers worldwide. Please visit www.northropgrumman.com for more information.

Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:55
USAF awards hosted payloads contract to Airbus

 

12 August 2014 airforce-technology.com

 

Airbus Defense and Space has secured a contract for the provision of services related to hosting US Air Force (USAF) communications systems onboard commercially operated satellites.

 

The firm fixed-price indefinite-delivery, indefinite-quantity (IDIQ) contract features a five-year ordering period and has maximum potential value of $500m.

 

The contract pre-qualifies Airbus to submit proposals for hosted payloads, which is a business model designed to provide government customers with more rapid access to space for their programmes and missions without the costs associated with buying or leasing an entire spacecraft.

 

Airbus Defense and Space president Michael Cosentino said: "As a major satellite manufacturer and commercial operator, Airbus Defense and Space is well-positioned to offer the USAF and other US Government customers affordable and dependable access to space for both geostationary and low earth orbit hosted payloads."

 

Airbus Defense and Space US Government satellite communications unit president Ed Spitler said: "This is a great opportunity for Airbus Defense and Space to leverage its expertise in support of critical US space missions.

 

"Over the past two decades, Airbus Defense and Space has facilitated more than 30 hosted payload programmes worldwide and for US Government organisations, including the Federal Aviation Authority, Jet Propulsion Laboratory, NASA, National Research Laboratories and the National Oceanic and Atmospheric Administration."

 

Managed by the Air Force Space and Missile Systems Center (SMC) Developmental Planning Directorate, the contract covers multiple deliveries, including fully functioning on-orbit hosted payload systems, along with integrated ground system equipment and interfaces.

 

Work under the contract is scheduled to be complete by January 2029.

 

As well as the latest contract, the company also holds multiple future commercial satellite communications contract awards that are jointly managed by the Defense Information Systems Agency and the General Services Administration.

 

The contracts enable the company to provide US Government and military customers with access to its entire portfolio of transponded capacity and fixed and mobile subscription services.

Repost 0
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:30
Armements: la Russie pourrait lancer une coproduction avec les Emirats

 

JOUKOVSKI (région de Moscou), 13 août - RIA Novosti

 

La Russie envisage de produire des armements conjointement avec les Emirats arabes unis, a annoncé mardi Igor Sevastianov, directeur général adjoint du principal exportateur d'armes russe Rosoboronexport.

 

"Il existe une proposition afin d'engager une coopération avec les Emirats dans la production d'armements", a déclaré M. Sevastianov aux journalistes, sans préciser de quels armements il s'agit.

Repost 0
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 16:45
Khrizantema-S photo RIA Novosti. Vitaly Belousov

Khrizantema-S photo RIA Novosti. Vitaly Belousov

 

JOUKOVSKI (région de Moscou), 13 août - RIA Novosti

 

La réalisation du contrat prévoyant la livraison à la Libye de missiles antichar russes Khrizantema-S touche à sa phase finale, a annoncé mercredi à RIA Novosti Gueorgui Kouzyk, responsable du bureau d'études KBM.

 

"Il y a avait des problèmes politiques sérieux (…) en Libye. Le calendrier d'exécution a été officiellement modifié. Mais à l'heure actuelle, le contrat est en phase finale de l'exécution",  a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

 

Le contrat en question a été signé avant la guerre civile libyenne qui a débuté au printemps 2011. Après la chute de Mouammar Kadhafi, le pays a plongé dans le chaos, devenant le théâtre d'affrontements entre bandes armées.

Repost 0

Présentation

  • : RP Defense
  • RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories