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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:40
Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

 

04 septembre 2014 Par Julien Bergounhoux - Usinenouvelle.com

 

La France a suspendu la livraison du premier navire de classe Mistral qu'elle devait fournir à la Russie d'ici la fin de l'année. Une sanction qui n'est pas anodine étant donné le climat conflictuel autour de la situation ukrainienne, et qui pourrait pénaliser durablement la marine militaire russe, privée de ce joyau des mers.

 

La France a annoncé mercredi 3 septembre qu'elle suspendait la livraison du Vladivostok, le premier des deux navires de classe Mistral qu'elle doit livrer à la Russie. Ce contrat de 1 370 millions d'euros, approuvé fin 2010 après 8 mois de discussions et dont une partie a déjà été avancée début 2011, représente l'une des plus importantes ventes de matériel militaire passées entre la Russie et l'un des pays membres de l'OTAN.

 

Le contrat comprend la livraison de deux bâtiments, plus une option pour en construire deux supplémentaires avec des transferts de technologies. Il est important pour la marine russe d'un point de vue stratégique car elle ne possède pas à l'heure actuelle de navires d'assaut amphibie polyvalents capables de projeter à la fois des forces aériennes (hélicoptères) et des forces terrestres (infanterie et véhicules). Un manque qui s'était notamment avéré pénalisant lors de la deuxième guerre d'Ossétie du Sud, qui a opposé la Russie en 2008 à la Géorgie. Le chef de l'état-major russe, Nikolai Makarov, avait alors justifié cet achat car le développement d'un modèle aux capacités similaires par les entreprises nationales aurait requis au moins 10 ans d'études.

 

Un rôle de porte-hélicoptères déterminant

 

Les navires de classe Mistral, appelés "bâtiments de projection et de commandement" (BPC), jouent un rôle important au sein de la Marine nationale française. Avec une longueur de 199 mètres et un tirant d'eau de 6,2 mètres, ce sont les plus gros bâtiments en service après le porte-avion nucléaire Charles de Gaulle. Leur pont de 6400 mètres carrés permet d'accueillir 6 hélicoptères, plus 16 dans hangar situé sur le pont inférieur (de 1800 m2). Ils peuvent embarquer une grande variété d'hélicoptères, notamment l'intégralité des appareils utilisés par l'armée française ainsi que des hélicoptères américains comme le CH-53E Super Stallion de Sikorsky, le plus lourd de l'armée US (près de 21 tonnes). Les Mistral russes sont de leur côté censés accueillir des Kamov Ka-29 et Kamov Ka-52K Alligator. Ce rôle de porte-hélicoptères est aussi important pour la flotte russe que pour la flotte française, qui ne possèdent chacune qu'un seul porte-avions.

 

Côté terrestre, les Mistral peuvent transporter jusqu'à 450 hommes, plus une grande variété de blindés (jusqu'à 59 véhicules) dans un hangar dédié de 2650 m2. Ceux-ci sont acheminés à terre par quatre véhicules de débarquements, les Chalands de Transport de Matériel (CTM). Pour faciliter au mieux le déploiement, ils sont équipés de deux propulseurs en nacelle sous la coque. Ils sont orientables à 360° et permettent une grande manoeuvrabilité, ainsi qu'une vitesse maximale de 18 noeuds. Le tout est contrôlé depuis un poste de commandement et de gestion de combat avancé, équipé de radars et de connexions par satellites sécurisées. C'est cette polyvalence qui fait l'attrait de la classe Mistral auprès des russes, et notamment sa fonction de porte-hélicoptères, un rôle qui complémenterait la force de frappe aérienne du porte-avions Kouznetsov, le navire amiral de la marine russe. Par extension, si elle devait rentrer en conflit avec l'OTAN, la Russie souffrirait inévitablement de ce manque dans son arsenal.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 20:20
Dual Mode Brimstone's Greatest Hits MBDA Inc


4 sept. 2014 MBDA Inc

 

MBDA Inc's Dual Mode Brimstone Missile test shots targeting fast moving targets from an MQ-9 Reaper, Tornado jet and SALVO fires against multiple incoming fast in-shore attack craft (FIAC). Combat footage from RAF action in Libya (2011).

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:50
Un Spartan en service sous les couleurs de la British Army

Un Spartan en service sous les couleurs de la British Army

 

4 septembre, 2014 Frédéric Lert

 

Le ministère de la défense britannique annonce l’achat par la Lettonie de 123 véhicules blindés de la famille du FV 103 Spartan, pour la modeste somme de 39,4 M£. Le Spartan, créé par Alvis (aujourd’hui intégré dans le giron de BAe Land Systems) a été fabriqué à plus de 3000 exemplaires. C’est un véhicule chenillé léger de transport de troupe, de la classe des 9 tonnes, capable d’emporter jusqu’à cinq combattants armés en plus de son équipage de deux ou trois hommes. Il est entré en service en 1978 au sein de la British Army qui en a utilisé de nombreuses versions (commandement, appui feu, dépannage, anti-char, ambulance… ). Ces véhicules entament donc aujourd’hui une deuxième carrière sur les bords de la Baltique et face à l’ennemi désigné pour lequel ils avaient été conçus, au temps de la première guerre Froide.

 

Sous les couleurs britanniques, les Spartan ont servi au combat en Irlande du Nord, en Bosnie Herzegovine, en Irak et plus récemment en Afghanistan, avant d’être définitivement retirés du service en 2010. En Afghanistan, les véhicules chenillés avaient été finalement remplacés par les Iveco Panther à roues qui offraient une meilleure protection contre les IED.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:50
Remplacement des F-16: un document secret interne sème le doute

 

2 septembre 2014 RTBF.be

 

    La Défense convoiterait-elle les avions de combat les plus chers? C'est ce qui ressort d'un document secret interne à la Défense que la VRT a pu consulter : la Défense opte pour le Joint Strike Fighter F-35, le chasseur-bombardier de Lockheed Martin, déjà choisi par l'armée américaine, mais dont le coût s'envole. Les partenaires de la suédoise devront faire un choix qui n'est pas sans lourdes conséquences budgétaires. Déjà le sp.a et les écologistes réclament des explications. La Défense n'a pas cherché à favoriser l'un ou l'autre concurrent à l'obtention du contrat de renouvellement des F-16, a-t-elle laissé entendre mardi dans un communiqué.

    Le ministre de la Défense sortant, Pieter De Crem (CD&V) le voulait, et il semble que son département lui emboîte le pas.

    Cet été la Défense a envoyé un questionnaire au cinq producteurs d'avions de combat susceptibles de fournir un successeur au F-16, question de défricher le marché. Ce document est parvenu à la rédaction de la VRT qui l'a fait analysé par un spécialiste, Christ Klep.

 

Suite de l’article

Remplacement des F-16: un document secret interne sème le doute

5 candidats à la succession des F-16 

  • F-35 Lightning II, Joint Strike Fighter de l'américain Lockheed Martin
  • F/A-18F Super Hornet de l'américain Boeing
  • Rafale du français Dassault
  • JAS-39 Gripen du suédois Saab
  • Eurofighter-Typhoon, européen
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:40
Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

 

04/09/2014  Par

 

Les conditions pour la livraison du premier Mistral à la Russie ne sont pas réunies, a annoncé l'Elysée ce mercredi. La vente des deux navires de guerre par la France a été vivement critiquée par les Etats-Unis et en Europe en raison de la crise en Ukraine. 

 

Paris fait volte-face. Les conditions pour que la France autorise la livraison du premier navire Mistral à la Russie "ne sont pas à ce jour réunies", a déclaré l'Elysée ce mercredi à l'issue d'un Conseil de défense. "Le contrat est suspendu jusqu'en novembre", précise une source diplomatique française qui affirme que "la France a entendu la pression de la communauté internationale".  

Devant "la situation en Ukraine" jugée "grave", le "président de la République a constaté que, malgré la perspective d'un cessez-le-feu qui reste à confirmer et à être mis en oeuvre, les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC (Bâtiment de projection et de commandement, ndlr) ne sont pas à ce jour réunies", a déclaré la présidence dans un communiqué. 

"Les actions menées récemment par la Russie dans l'est de l'Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe", fait valoir l'Elysée à la veille d'un sommet de l'Otan

 

 

Suite de l'article

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:50
Le remplacement des F-16, la défense y est favorable! - photo Belgium MoD

Le remplacement des F-16, la défense y est favorable! - photo Belgium MoD

 

03 septembre 2014 Emmanuel HUET - lavenir

 

On n’avait pas encore entendu la Grande muette sur le remplacement des F-16. La Défense y est favorable afin de maintenir une coopération internationale.

 

À propos du remplacement des F16, la Défense belge y est clairement favorable. Si elle se montre prudente comme un sioux sur le type d’appareil souhaité, la Défense se positionne clairement sur le renouvellement de sa flotte aérienne. Entre une armée plus à vocation humanitaire telle que modelée sous le ministre Flahaut, ou une armée plus va-t-en guerre comme souhaitée par De Crem, l’État-major de la Défense précise sa volonté «de maintenir une capacité de combat aérien importante sur le plan opérationnel pour les 40 à 50 années à venir. Pendant tout son cycle de vie, la capacité de combat aérien doit être dotée de systèmes avancés et d’un armement moderne, entièrement interopérable dans le contexte opérationnel de l’OTAN, ou de l’UE afin d’être mis en opération.»

 

Si aucune décision politique n’a encore été prise, elle se fera au cours de la prochaine législature, la Défense a déjà préparé le terrain. « Une demande préparatoire d’information a été envoyée le 2 juin aux partenaires étatiques identifiés.»

 

Dans ce document technique d’environ 25 pages, la Défense demande des informations spécifiques dans le domaine des capacités opérationnelles possibles, de l’appui technico-logistique, du partenariat recherché et des coûts et risques associés.

 

Une coopération internationale étroite

 

La Défense veut continuer à s’inscrire dans la coopération internationale grâce à sa flotte aérienne. «Suite à l’expérience de la coopération multinationale F-16 depuis 1975, la Défense reconnaît les avantages d’une coopération internationale étroite: besoins opérationnels communs, concepts opérationnels communs, appuis communs. Dans ce cadre, la demande préparatoire d’information explore les possibilités d’une collaboration multinationale étroite pendant le cycle de vie du système d’arme.»

 

À aucun moment, la Défense n’évoque les fameux F-35, qui semblent avoir la cote auprès du gouvernement. Dernièrement le député Denis Ducarme avait relevé que l’achat des F-35, pour plus de 4 milliards d’euros, ne permettrait aucune retombée économique pour la Belgique. «Je pense qu’aujourd’hui, en termes de retour industriel, les offres européennes du point de vue du retour industriel sont plus intéressantes. Je parle ici en milliers d’emplois. Remplacer des F-16, c’est aussi créer de la richesse en Belgique». D’autres solutions -européennes celles-là - permettraient à la Belgique de participer à la fabrication des avions.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:35
Thales et l'Etat freinent DCNS dans son développement en Inde

Le sous-marin Scorpène, l'un des grands succès à l'export de DCNS en Inde - photo DCNS

 

03/09/2014 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Thales et l'Agence de participations de l'Etat (APE) ont retoqué un projet de prise de participation du groupe naval dans le chantier naval indien Pipavav.

 

Copie à refaire pour DCNS. Un projet de participation dans le chantier naval indien Pipavav du groupe français a été retoqué au début de l'été par ses deux actionnaires, Thales et l'Agence des Participations de l'Etat (APE), selon des sources concordantes. Un peu avant son départ en juillet, l'ancien PDG du groupe Patrick Boissier a reçu un veto de ses deux actionnaires pour ce projet évalué par DCNS à 50 millions de dollars pour monter dans le capital de Pipavav, basé dans l'état du Gujarat, fief du Premier ministre indien, Narendra Modi.

Pourquoi un tel refus ? Projet mal ficelé, explique-t-on à La Tribune. "Prendre un ticket dans Pipavav pour voir, c'est comme jouer 50 millions de dollars à la loterie", précise-t-on. Du coup, c'est au nouveau patron de DCNS, Hervé Guillou, de reprendre le dossier à zéro, qui n'est pas mort, et de trouver les arguments afin de convaincre Thales et l'APE du bien fondé de cette opération pour DCNS, selon plusieurs sources. "Le projet est toujours vivant", confirme-t-on chez le groupe naval. Hervé Guillou pourrait d'ailleurs aller en Inde prochainement en vue de discuter avec le patron de Pipavav. Il devra notamment se forger la conviction que le gouvernement indien peut passer des contrats avec des chantiers privés comme Pipavav.

 

Déjà partenaires

DCNS et Pipavav avaient conclu en juin 2012, un partenariat stratégique. L'objectif du groupe naval, à travers ce partenariat, est de proposer à la Marine et aux garde-côtes indiens le meilleur niveau d'expertise et de process de réalisation, adaptés à la mise sur le marché de navires toujours plus performants et à la pointe de la technologie. DCNS avait expliqué qu'il effectuera les transferts de technologies nécessaires pour répondre aux besoins de sécurité nationale de l'Inde. Pour autant, Pipavav a également des alliances avec SAAB AB (Suède), Babcock (Grande-Bretagne), Rosoboronexport (Russie), Northrop Grumman et Textron (Etats-Unis) ainsi que Sagem (groupe Safran).

Ce partenariat entre DCNS et Pipavav doit contribuer au développement de la fabrication locale de matériel de défense. Car DCNS a en projet de fabriquer en partenariat avec Pipavav pour le compte de la marine indienne des portes-hélicoptères (BPC) de type Mistral. L'Inde en voudrait quatre (4 milliards de dollars). Par ailleurs, Pipavav a une société commune (joint-venture) avec Mazagon Dock Limited (MDL), le partenaire de DCNS pour la fabrication à Mumbai de six sous-marins Scorpène pour la marine indienne (projet P75), dont le premier doit être désormais livré en septembre 2016. Un projet considéré comme très important pour l'Inde et la marine.

 

Vers de nouvelles commandes de sous-marins

DCNS et MDL, qui maîtrise désormais la construction de sous-marins, lorgnent sur de nouvelles commandes de l'Inde qui pourraient fournir de la charge de travail au-delà de 2018, date de livraison du dernier Scorpène. D'autant que l'Inde a besoin très rapidement de nouveaux sous-marins face à la puissance navale de Pékin. New Delhi souhaiterait disposer de 24 nouveaux sous-marins modernes à l'horizon 2030, dont 18 encore à commander (24 milliards de dollars). C'est dans ce contexte géopolitique que les deux partenaires ont proposé à New Delhi de fournir à la marine indienne deux nouveaux sous-marins Scorpène dans le cadre d'une procédure d'urgence (« fast track »). Ces deux nouveaux navires seraient assemblés en un temps record à Cherbourg mais DCNS achèterait les deux coques à MDL.

Ensuite, il a été convenu en 2005 lors de la signature du contrat P-75 qu'il y ait un "repeat order", une clause équivalente à des options pour la fourniture de trois à six sous-marins supplémentaires fabriqués par MDL. Ce qui fournirait au chantier naval indien une charge de travail pour une quinzaine d'années supplémentaires après 2018. Enfin, l'Inde est sur le point de lancer un nouvel appel d'offre international (P-75 I) pour l'acquisition de six sous-marins supplémentaires après une décision du conseil d'acquisition du ministère de la Défense. Quatre sous-marins seront construits par deux chantiers navals indiens - MDL (3 sous-marins) et Hindustan Shipyard Limited (1) contre initialement six fabriqués en Inde - sur la base d'un nouveau transfert de technologies et les deux autres par le chantier naval étranger sélectionné. Pipavav ?

 

Ouverture accrue du capital des groupes de défense indiens

L'Inde a entériné début août l'ouverture accrue des entreprises de défense et de transport ferroviaire aux investisseurs étrangers pour pallier son fort déficit d'investissements dans ses équipements et infrastructures. Le gouvernement du nationaliste hindou Narendra Modi, qui a promis de relancer l'économie, a décidé d'autoriser les investissements étrangers dans les projets ferroviaires sans plafond de participation.

Le secteur de la défense en Inde, premier importateur d'armes au monde, est également concerné mais les investissements directs étrangers ne pourront excéder plus de 49 % d'un partenariat industriel ou capitalistique. Narendra Modi veut libéraliser le complexe militaro-industriel indien en favorisant les investissements étrangers, qui jusqu'à présent ne pouvaient dépasser 24 %, à travers des joint-ventures, et privatiser certains groupes étatiques. Ces annonces semblent avoir dopé la valorisation des entreprises de défense indiennes.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 18:50
DCNS propose ses sous-marins Scorpène dotés de missiles de croisière à la Pologne

 

2 septembre 2014 par ActuNautique.com

 

La Pologne, travaille sur un appel d'offre ans le secteur de l'armement, qui reflète bien son inquiétude par rapport à l'attitude russe.

 

La crise en Ukraine et l'imprévisibilité de ses dirigeants ont pour corollaire de faire des heureux : les acteurs du secteur de l'armement.

 

La Suède vient ainsi d'accélérer le renouvellement de ses sous-marins (A26) et l'achat de 60 nouveaux chasseurs Saab, sans participation de la Suisse à leur financement et un peu plus au sud, c'est désormais la Pologne, membre de l'Otan, qui travaille sur "le marché du siècle" dans ce domaine.

 

Car le pays est l'un  des rares à ne pas avoir connu de crise économique depuis 2008 et l'un des seuls à ne pas avoir rogné son budget de la défense, gravé dans la loi à 2% du budget, une démarche à faire pâlir d'envie les officiers français.

 

Le gouvernement polonais travaille ainsi actuellement sur quatre appels d'offres importants, deux dans le domaine des hélicoptères, un dans celui des systèmes d'interception sol-air et le quatrième dans celui des sous-marins.

 

Dans ce dernier cas, la Pologne, dans le cadre de son programme Orka, souhaite acquérir 3 sous-marins diesel-électriques afin de modernier sa flotte de la Baltique, pour des livraisons prévues en 2019, 2022 et 2030.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:55
Morpho acquiert la société Dictao

 

Paris, le 29 août 2014 Morpho (Safran)

 

Morpho (Safran) a finalisé aujourd’hui l’acquisition de Dictao, éditeur logiciel de référence dans le domaine de la sécurité et de la confiance numérique. Basée en France et employant 100 personnes, Dictao propose des solutions innovantes d’authentification forte, de sécurisation des transactions en ligne et d’archivage sécurisé pour les marchés publics et privés à travers le monde.

L’acquisition de Dictao s’inscrit dans la stratégie de développement de Morpho et dans l’affirmation de sa position de leader sur le marché de la sécurité. La forte complémentarité entre les activités des deux sociétés dans l’identité numérique, de la gestion à l’usage des titres d’identité permettra de proposer des solutions complètes et sécurisées aux marchés gouvernementaux et privés (banques, assurances et entreprises) et génèrera un fort potentiel de croissance notamment à l’international grâce au réseau mondial de Morpho. 

« Dictao est un acteur de confiance qui nous fournit, depuis des années, des produits de sécurité numérique dans le cadre de programmes d’identité de grande envergure, » a déclaré Philippe Petitcolin, Président-directeur général de Morpho. « Cette acquisition reflète notre volonté de couvrir la chaîne complète de l’identité numérique afin de garantir une authentification plus sûre et plus simple dans les transactions en ligne. »

« L’intégration de Dictao au sein de Morpho va amplifier la dynamique d’excellence technique et d’innovation qui nous porte depuis plus de 10 ans. Cette nouvelle étape nous engage dans une stratégie internationale », a déclaré Jacques Pantin, Président-directeur général de Dictao. « La forte complémentarité de nos activités va nous permettre d’offrir à nos clients des solutions de sécurité et de confiance complètes et intégrées, répondant exactement aux besoins de la nouvelle économie numérique. »

****

À propos de Morpho
Morpho, filiale de Safran, est le leader mondial sur le marché de la sécurité. La société emploie plus de 8 400 personnes dans 40 pays et a généré en 2013 un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. L’expertise unique de Morpho réside dans sa capacité à fournir des solutions de sécurité pour les marchés suivants : systèmes d’identification civile, sécurité publique, protection des infrastructures sensibles et des transports, solutions dédiées aux entreprises. Morpho est le leader mondial des systèmes automatisés d’identification biométrique, des documents d’identité biométriques et des systèmes de détection d’explosifs (SDE). Morpho est également l’un des principaux fournisseurs de cartes à puce, de cartes SIM, d’équipements de détection de traces et de terminaux de jeux. Avec des systèmes déployés dans plus de 100 pays, les solutions de Morpho sécurisent et facilitent la vie des personnes dans le monde entier.
Pour plus d’informations : www.morpho.com - www.safran-group.com
Suivez @MORPHO_NEWS sur Twitter


À propos de Dictao
Dictao est l’éditeur logiciel de référence dans le domaine de la sécurité et de la confiance numérique.
Sa plate-forme logicielle permet de garantir la sécurité des échanges numériques et de donner confiance aux utilisateurs grâce à des preuves fiables. Elle assure trois fonctions fondamentales : authentification forte des utilisateurs, sécurisation des transactions (signature électronique), intégrité des informations (coffre-fort numérique et traçabilité). Dictao est le seul éditeur dont la gamme de produits répond à des standards de performance très élevés, est éprouvée dans des contextes d’utilisation variés et est certifiée au niveau EAL3+ de la norme internationale des Critères Communs par l’ANSSI (Agence Nationale à la Sécurité des Systèmes d’Information).
Plus d’information sur www.dictao.com

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:50
Jean-Yves le Drian et son homologue polonais Tomasz Siemoniak, à l’ouverture du salon MSPO (crédits Guillaume Belan)

Jean-Yves le Drian et son homologue polonais Tomasz Siemoniak, à l’ouverture du salon MSPO (crédits Guillaume Belan)

 

2 septembre, 2014 Guillaume Belan

 

La France à l’honneur

 

Le salon polonais d’armement MSPO (Międzynarodowy Salon Przemysłu Obronnego) a ouvert ses portes à Kilce le lundi 1er septembre, à 200 km au sud de Varsovie. Cette année, l’invitée d’honneur est la France. Jean Yves Le Drian, a donc fait le déplacement malgré un épais brouillard qui a retardé son arrivée et bousculé sa visite sur le pavillon français, hier. Pour sa 22ème édition, MSPO fait le plein, et enregistre une participation en forte hausse : 54 délégations officielles venues de 38 pays visiteront les 25 000 m2 sur lesquels sont installés près de 500 exposants issus de 27 pays. Soit une forte hausse comparé à l’édition 2013. Il faut dire que la Pologne est un marché particulièrement intéressant et dynamique. En fait, le seul pays européen qui se réarme, soutenu par une crise ukrainienne qui inquiète, alors que le reste de l’Europe désarme. « La France comprends les inquiétudes de la Pologne, elle les partage » a annoncé le ministre de la défense français lors de l’ouverture du salon polonais, relevant un « fort resserrement des liens en matière de défense » entre les deux pays. Reste que Varsovie voit d’un mauvais œil la vente du BPC Mistral à la Russie. Une livraison qui pourrait bien plomber les prospects français dans le pays, malgré les assurances de Jean-Yves le Drian que la France considère le lien qui l’unit avec la Pologne « comme un partenariat sur le long terme, dans une dépendance mutuelle consentie ».

 

Plus de 33 milliards d’euros sur 10 ans

 

Varsovie a lancé un processus de modernisation massif de ses forces, avec un budget qui fait bien des envieux: 33,5 milliards d’euros (139 milliards de zlotys) d’ici à 2020 pour la seule partie équipement. Pour les industriels, les prospects sont légions et de nombreux français ont fait le déplacement.

 

Airbus helicopters présente le tandem Caracal et Tigre avec des équipages français qui reviennent d’opex (crédits: G Belan)

Airbus helicopters présente le tandem Caracal et Tigre avec des équipages français qui reviennent d’opex (crédits: G Belan)

 

Déjà d’importantes compétitions sont lancées. Hélicoptères de transport, d’attaque pour lesquels Airbus tente de placer son tandem Caracal et Tigre pour respectivement 70 et 30 hélicoptères. En face l’AW149 d’AgustaWestland, qui bénéficie de sa filiale polonaise, PZL-Swidnik, racheté il y a quelques années et de Sirkosky qui s’appuie lui sur l’industriel PZL Mieliec, racheté en 2007. Autre décision attendue l’année prochaine, celle de la défense aérienne où MBDA et Thales présente le système SAMP/T basé sur le radar Arabel de Thales et le missile Aster de MBDA. En face le Patriot PAC-3 américain. Mais les prospects ne s’arrêtent pas là : sous-marins avec le Scorpene de DCNS, drones pour Sagem, Airbus defence ou Thales, plateforme terrestre pour le Hawkei de Thales, munitions et tourelles aussi avec le Bonus de Nexter et la T40… (FOB reviendra sur certains de ces sujets). La plupart des industriels français sont sur le pieds de guerre, et espèrent réinvestir un pays qui, traditionnellement achète très peu français (dans les 50 millions d’euros de prises de commandes entre 2007 et 2012) alors que les américains sont très présents, et espèrent tirer profit de leur forte implication sur la crise ukrainienne.

 

Restructuration polonaise

 

La défense polonaise a entamé un important virage. Outre le contexte compliqué de la crise ukrainienne, qui réveille d’inquiétants souvenirs, Varsovie, sous l’impulsion de son président Bronislaw Komorowski est entré dans une phase profonde restructuration depuis 2013 : amélioration des structures de commandement et de contrôle, modernisation des équipements et regroupement industriel national avec la volonté de monter en gamme pour les industriels nationaux. Ce qui rend compliquées les choses, à la fois pour les polonais qui doivent mener plusieurs fronts simultanément, mais aussi pour les industriels étrangers qui doivent se plier à des conditions d’offset et de transferts de technologies très importants, un processus baptisé « polonisation ». Un pays donc difficile d’accès mais qui a entamé un virage de modernisation massif et qui devrait devenir un partenaire européen de premier plan en matière de défense.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:45
South African soldiers training photo Guy Martin

South African soldiers training photo Guy Martin

 

02 September 2014 by Dean Wingrin - defenceWeb

 

The locally developed Impi tactical modem is fast gaining acceptance within the South African National Defence Force (SANDF) as a cost-effective blue-force tracker, already in use by members of the Special Forces and the South African Air Force (SAAF).

 

Launched in 2011 by Saab Systems South Africa, the 0.6 kg device can either be fitted onto vehicles, aircraft or naval vessels as well as be carried by soldiers. The Impi incorporates a GSM modem, allowing a cell phone network to transmit the tracks. Where no cellphone coverage is available, an embedded Iridium satellite modem is used. It also has a mil-standard data connection, allowing the utilisation of HF, VHF and UHF radios to transmit the tracks.

 

The communications data carrier for the position relay is determined via a “least-cost” mechanism, meaning that the GPRS data channel of the GSM network will automatically be selected if available. Should no GSM network coverage be available, the Impi positional update will automatically be routed via the Iridium satellite network. This means that Impi provides positional updates from any geographic position on Earth, to any designated control system. Data security is ensured by encryption.

 

Impi has been integrated into the Chaka tactical C2 (Command & Control) support software which, according to Cobus Valentine, the Command & Control specialist at Saab Grintek Defence, is the only tool currently used by the SANDF to provide ‘jointness.’

 

“It is capable of two-way data communication. If all other means of communication fails, you can connect the computer to this with Chaka,” Valentine explains. “You can still send and receive messages.”

 

Together with an onboard battery, a panic button is also incorporated into the unit. When pressed, a message will flash on Chaka, giving position, call sign as well as the direction of travel of the person in duress.

 

However, when used for blue force tracking, Chaka is not required as the data can be sent via a Link-ZA IL6 message.

 

Designed from the outset to tough mil-spec criteria, the system was deployed during the multinational Exercise Oxide off the Mozambican coast in September last year as part of a technology demonstration.

 

Valentine told defenceWeb that during the exercise, there was a case where an incident was simulated that involved a submarine.

 

“A Parachute Action Group was flown from Waterkloof onboard a SAAF C-130. The aircraft was tracked as well as the Special Forces members aboard the aircraft. They then jumped over the submarine and while they jumped, the parachutists were tracked. Only when they went under the water did we lose the track, but as soon as they popped up from the water, the track was transmitting again,” Valentine recalled.

 

A further trial was conducted during a combat search and rescue exercise with the Special Forces, first without and then utilising the Impi. Valentine says the difference was astronomical in getting to the person on the ground quickly.

 

Besides the Impi recording tracks which are then available for replay, everything that goes into the system and comes out of it is automatically recorded in a War Diary which is date/time stamped.

 

Special Forces have used the unit operationally on outside deployments for the past two years. The system has been flight certified by the Air Force, with the installation on the Rooivalk conducted under the auspices of Denel. The entire Rooivalk fleet have been installed with the blue force tracking devices, the same as with the C-130 fleet. The Oryx is also having the Impi permanently fitted into the helicopter, connected to the aircraft’s power supply.

 

The SAAF is currently using the commercial Spidertrack aircraft tracking system, which utilises an overseas-based server and the internet to communicate.

 

The Impi software is installed on a server housed at a SAAF facility, meaning only Air Force personnel can access the server and the data that emanates from the blue force tracking devices, greatly increasing operational security.

 

Considering the loss of Malaysia Airlines’ flight MH370 earlier this year, Saab are in discussions with the Civil Aviation Authority (SACAA) to certify a tracker, based on Impi, for commercial installations.

 

Saab is hoping to shortly certify the tracking device on Airbus and Boeing airliners in order for airlines to track their aircraft in real time.

 

In June it was announced that the International Air Transport Association (IATA) confirmed that the Aircraft Tracking Task Force (ATTF) was expected to be in a position to deliver draft options for enhanced global aircraft tracking to the International Civil Aviation Organization (ICAO) in September, leading to presentation to the industry before year-end.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 14:30
Contrat franco-saoudien de 3 milliards de dollars pour des armes au Liban

Armement "Notre priorité commune c'est la paix et la sécurité et notamment au Moyen Orient. Cette exigence est plus que jamais nécessaire maintenant que la crise syrienne a débordé en Irak et qu'un mouvement terroriste (L'Etat islamique) prétend devenir un Etat", a souligné François Hollande.

 

02/09/2014 latribune.fr 

 

L'Élysée a annoncé un contrat franco-saoudien de 3 milliards de dollars d'armement pour le Liban en cours de finalisation. L'objectif est de renforcer la coopération au Moyen-Orient, très instable entre le conflit en Syrie et la progression de l'État islamique.

 

Un contrat franco-saoudien de livraison d'armes au Liban d'un montant de trois milliards de dollars est en voie de "finalisation", a indiqué l'Elysée, où le président François Hollande a reçu lundi le prince héritier d'Arabie saoudite Salmane Ben Abdel Aziz.

 

"Le contrat est acquis"

"Le contrat est acquis, il manque juste quelques éléments techniques pour le bouclage. Il ne sera pas signé ce (lundi) soir mais il est en finalisation", a-t-on indiqué dans l'entourage du chef de l'Etat.

Pays "magnifique et en même temps vulnérable", le Liban a "besoin lui aussi de sécurité au moment où il accueille des milliers de réfugiés", a déclaré François Hollande, lors d'un dîner officiel en l'honneur de son hôte auquel avaient été conviés quelques 200 invités, parmi lesquels de nombreux chefs d'entreprises.

Le pays du Cèdre accueille notamment plus d'un million de réfugiés syriens fuyant le conflit meurtrier dans leur pays.

"Alors nous avons convenu ensemble, l'Arabie saoudite et la France, d'aider le Liban à la condition aussi qu'il s'aide lui-même, pour sa propre sécurité", a-t-il ajouté, sans citer expressément ce contrat.

 

Un partenaire sur la Syrie

Le président français s'est par ailleurs félicité de "la coopération militaire de grande qualité" entre la France et l'Arabie saoudite, soulignant que leurs armées respectives avaient "établi de longue date une action opérationnelle dans les domaines cruciaux de la sécurité du Royaume et au-delà de la sécurité de la région".

"Notre priorité commune c'est la paix et la sécurité et notamment au Moyen Orient. Cette exigence est plus que jamais nécessaire maintenant que la crise syrienne a débordé en Irak et qu'un mouvement terroriste (l'Etat islamique) prétend devenir un Etat", a souligné François Hollande.

"En Syrie, la France et l'Arabie saoudite ont été particulièrement lucides sur la gravité de la crise" mais "nous n'avons pas été assez entendus", a-t-il de nouveau déploré. Samedi, le roi Abdallah, cité par des médias saoudiens, avait lui prévenu les pays occidentaux qu'en l'absence d'une réaction "rapide", ils seraient la prochaine cible de la menace jihadiste.

 

Visite de quatre jours

Demi-frère du roi Abdallah, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 78 ans, qui est arrivé lundi à Paris pour une visite officielle de quatre jours, participera mardi à un conseil d'affaires franco-saoudien, et aura un entretien avec le Premier ministre Manuel Valls. Mercredi, il rencontrera le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et celui de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Il achèvera sa visite jeudi par une rencontre avec des représentants des musulmans de France et des étudiants, et un discours à l'Unesco.

 

Deuxième partenaire commercial au Moyen-Orient

Sur le plan économique, la visite du prince héritier devait permettre de développer les échanges entre la France et le Royaume déjà au beau fixe.

"Nos échanges commerciaux ont doublé ces 5 dernières années. L'Arabie est notre 2e partenaire commercial au Moyen Orient après la Turquie", souligne l'Elysée, chiffrant à "près de 3,7 milliards d'euros" les contrats (hors armement) conclus par des entreprises françaises avec le Royaume en 2013.

"Pour 2014, on a des perspectives très prometteuses notamment dans les transports, qui nous permettraient d'aller très au-delà de ce chiffre", indique-t-on de même source.

La visite du prince héritier survient par ailleurs deux semaines après l'attaque spectaculaire, le 17 août à Paris, du convoi d'un autre prince saoudien, Abdel Aziz Ben Fahd, dernier des fils du roi Fahd mort en 2005.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:55
Mistral perdant

 

01.09.2014 Par Sylvie Kauffmann – LeMonde.fr

 

C’est l’histoire d’un deal qui aurait pu être en or s’il avait été conclu au bon moment et avec le bon partenaire. Négocié à un moment douteux avec un partenaire qui ne l’était pas moins, le deal en or se révèle un boulet que, trois ans après, le gouvernement français qui en a hérité traîne piteusement derrière lui, incapable de s’en débarrasser, concentrant sur lui le feu des critiques.

 

Depuis l’annexion de la Crimée, en mars, la question de la vente des Mistral à la Russie empoisonne la politique française sur l’Ukraine. La France peut-elle livrer deux gros porte-hélicoptères construits à Saint-Nazaire pour la marine russe, alors que le président Poutine est engagé dans une politique expansionniste qui viole ouvertement le droit international aux portes de l’OTAN et de l’Union européenne dont il ignore tous les avertissements ?

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:50
Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

 

02 septembre 2014 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

C’est un débat qui n’est ni simple ni totalement clos. L’opinion publique allemande reste fortement attachée à la tradition pacifiste de l’après-guerre. Au sein même du gouvernement allemand et de l’appareil diplomatique, tous les dirigeants ne partagent pas la même vision. Mais après avoir annoncé il y a quelques mois, par la voix du Président de la République, des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, que l’Allemagne était maintenant prête à sortir de sa traditionnelle neutralité en matière de politique étrangère, ce mois de septembre 2014 pourrait marquer un tournant. En approuvant, hier, par un vote symbolique, la décision du gouvernement Merkel (annoncée le 20 août) de fournir des armes aux combattants kurdes d’Irak  qui luttent contre l’Etat islamique, hier, le Bundestag vient de tourner une page importante de l’histoire contemporaine allemande. Jusqu’ici, bien que très gros exportateur d’armes (voir les chiffres plus bas), l’Allemagne a été fortement conditionnée dans sa politique étrangère par le tabou militaire, hérité du drame nazi. Cette ère est en passe d’être révolue…

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:35
L’Inde, nouvel eldorado pour les entreprises de Défense françaises

 

27/08 par Olivier Garrigos – LesEchos.fr

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes, représentant 14 % des importations entre 2009 et 2013 selon le Stockholm International Peace Research Institute.

 

Le pays est devenu le premier client des États-Unis et continu à être le plus important de la Russie. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, l’Inde importe près de 80 % de son matériel militaire, pour la plupart russe, avec néanmoins quelques touches françaises comme avec l’Ouragan et le Mirage 2000 de Dassault ou encore des missiles tels que le Milan. En revanche, la part des ventes d’armes françaises en Inde durant la Guerre froide ne dépasse pas les 5 % du total des importations d’armes du pays.

 

Avec la fin de la Guerre froide, l’Inde voit son principal fournisseur rencontrer des difficultés et va donc se tourner vers d’autres pays comme en autres Israël, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, pour satisfaire ses besoins.

 

De plus, cette période est aussi marquée par la libéralisation de l’économie indienne, événement qui va voir la naissance d’une économie à forte croissance. Enfin, suite a au conflit dans les montagnes de Kargil en 1999 avec le Pakistan, de nombreuses déficiences dans le matériel militaire furent soulignées, certains hauts gradés indiens n’hésitant pas à estimer que l’Inde ne pourrait soutenir une guerre soutenue de plus de 20 jours.

 

De nombreuses réformes furent alors entreprissent, notamment la libéralisation du secteur de la Défense en 2002, jusqu’à lors détenu par des entreprises publiques et l’autorisation de l’investissement direct étranger à hauteur de 25 % (il est récemment passé à 49 %).

 

Les institutions du Ministère de la Défense Indien en charge des décisions stratégiques, comme les futures acquisitions, furent aussi remaniées. Finalement, le budget consacré à la modernisation fut considérablement augmenté, passant de 12 milliards d’euros en 2000 à 27 milliards d’euros pour l’année 2014-2015. Il est estimé que dans les années à venir, l’Inde dépensera plus de 80 milliards de dollars pour sa Défense.

 

Le gâteau indien est donc important et nombreux sont les pays souhaitant leur part, car les Indiens ont des besoins multiples : dans l’Aviation de nouveaux chasseurs de combats, hélicoptères, dans la Marine de nouveaux sous-marins, frégates, porte-avions et dans l’Armée de Terre de nouveaux tanks, véhicules légers, artillerie... la liste est longue.

 

Nos entreprises ont toutes leurs chances en Inde, tout d’abord puisque certaines d’entre elles à l’instar de Dassault ou de Safran y sont déjà depuis un certain temps. Ensuite parce que notre pays entretient de bonnes relations avec l’Inde, relations qui se sont réchauffées dans les années 1990 avec la signature d’un partenariat stratégique qui inclut la Défense comme aspect majeur.

 

De plus, notre savoir-faire est mondialement reconnu, la France étant le 5e exportateur mondial d’armes et étant capable de fournir de l’armement de haute technologie que cela soit dans le domaine maritime, terrestre ou aérien.

 

De récents contrats comme celui remporté par DCNS pour la construction de 6 sous-marins Scorpène ou les contrats répétés de Sagem pour l’installation pour l’aviation indienne de systèmes de navigations démontrent un atout technologique indéniable et surtout un lien de confiance durable. Nexter concourt aussi actuellement avec Elbit pour un contrat de 3 milliards de dollars pour la livraison de 1 480 canons de 155 mm à l'Armée indienne.

 

Le contrat historique en cours de négociations entre Dassault et Hindustan Aeronautics portant sur la construction de 126 avions de combat multi-role (Medium Multi-Role Combat Aircraft) évalué à plus de 10 milliards de dollars est aussi un signe fort, Dassault ayant remporté ce dernier face à des poids lourds du secteur tels que General Dynamics et Eurofighter. Il ne faut cependant pas oublier les PME, 4 000 en France dans le secteur de la Défense, qui bénéficient elles aussi de tels contrats.

 

Si le marché de la Défense indienne est actuellement l’un des plus importants, il est néanmoins de plus en plus difficile d’accès, car le gouvernement indien a décidé de favoriser la production locale, qui n’est actuellement que de 30 % pour 70 % d’importations.

 

Ce favoritisme se traduit par une politique d’offsets obligatoire pour les achats directs d’équipements étrangers (à hauteur de 30 % du montant de l'acquisition) ainsi que pour les équipements achetés et produits en Inde à travers un transfert de technologie. La lenteur du déroulement des contrats, la corruption et le budget de Défense insuffisant, malgré son augmentation constante, sont aussi des freins à l’investissement étranger.

 

Il n’en reste pas moins que la France est actuellement le 3e fournisseur d’armes à l’Inde d’après une récente annonce du gouvernement indien en août 2014, les États-Unis et la Russie occupant les premières places. Les entreprises françaises de Défense se sont donc trouvé une belle place sous l’eldorado indien, mais ces dernières sont très convoitées et il serait bien dommage de les céder.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

from L to R SA342 Gazelle EC665 Tiger AS532 Cougar and EC725 Caracal - Crédits Jérôme Maire

 

01-09-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Seul pays européen dont le budget militaire augmente tous les ans, la Pologne est un champ de bataille majeur pour l'industrie française. Airbus, Thales, DCNS sortent l'artillerie lourde face aux Américains.

 

Ils sont venus, ils sont tous là. Géants américains de la défense (Sikorsky, Raytheon), champions européens de l’armement (Airbus Helicopters,Airbus Defence and Space, Thales, MBDA, DCNS, Nexter...), tous ont bravé l'épais brouillard matinal de Kielce, morne bourgade à l'architecture soviétique à 200km au sud de Varsovie, pour participer au salon MSPO (1er au 4 septembre), le grand raout polonais de l’armement. Même le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a fait le déplacement pour soutenir des industriels français, pour une édition 2014 dont la France est l'invitée d'honneur.

 

La Pologne, nouvelle place forte de la défense européenne ? On pourrait appeler cela l'«effet Donald Tusk». Dans une Europe qui ne cesse de réduire ses dépenses militaires, le premier ministre polonais, futur président du conseil européen, a fait le choix inverse. Fort d'un bilan économique solide - la Pologne est le seul pays européen à avoir échappé à la récession de 2009, Tusk augmente le budget militaire tous les ans (7,7 milliards d’euros en 2013, en croissance de 2%), et a même lancé un plan de modernisation des forces armées de 33,6 milliards d’euros d'ici à 2022. Un chiffre énorme qui interpelle : certains spécialistes assurent que des choix devront être faits dans les équipements commandés.

Soutenu par Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré Donald Tusk le 31 août, le camp français mène en tout cas la bataille sur tous les fronts. Airbus Helicopters est opposé à l’américain Sikorsky et à l’italien AgustaWestland pour un contrat de 70 hélicoptères lourds estimé à 3 milliards d’euros, et devrait aussi participer à un appel d’offres pour 32 hélicoptères d’attaque. Le groupe naval DCNS, opposé à l'allemand TKMS, espère placer trois sous-marins Scorpène. Le consortium Eurosam (MBDA-Thales) vise, lui, un énorme contrat de défense anti-missiles, pour lequel il est en finale face à l'américain Raytheon, favori avec ses missiles Patriot. "C'est le projet le plus important de défense aérienne en Europe", souligne le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.

 

Un assemblage local pour Airbus Helicopters

Les champions français ont-ils une chance dans ce pays connu pour son atlantisme, qui avait préféré les F-16 américains aux Mirage 2000-5 français ? A voir. La Pologne boude l'armement français depuis quelques années, avec moins de 55 millions d'euros de commandes de 2007 à 2011, soit une demi-Rafale à peine. Challengers, les groupes français mettent l'accent sur le retour industriel sur le sol polonais en cas de victoire. "Il est temps de voir la Pologne rejoindre les quatre pays «domestiques» d'Airbus Group [les quatre fondateurs, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni] en termes d'implantations industrielles", martèle ainsi Guillaume Faury, le patron d'Airbus Helicopters. En cas de victoire, l'hélicoptériste installerait ainsi les lignes d'assemblage des Caracal et Tigre commandés par Varsovie. "Ces appels d'offres peuvent être un catalyseur pour accélérer notre déploiement en Pologne, même si nous investirons de toute façon", pointe Marwan Lahoud, numéro deux d'Airbus Group.

Même stratégie pour Turbomeca, le fabricant des moteurs des appareils. "Nous voulons que la Pologne devienne un véritable hub, avec la production des moteurs, d'équipements de puissance et d'optronique", assure Olivier Andriès, le PDG de la filiale de Safran, qui évoque une extension de l'usine polonaise du groupe (Hispano-Suiza) et un possible nouvel investissement industriel dans les boîtes de transmission, via une coentreprise avec le britannique Rolls-Royce.

 

La crise ukrainienne change la donne 

Le problème, c'est que la concurrence part avec un temps d'avance en termes d'implantation locale. L'hélicoptériste américain Sikorsky avait racheté dès 2007 le groupe local PZL Mieliec, qui produit depuis la version export du légendaire Black Hawk, le S-70i. UTC, la maison-mère de Sikorsky, affiche une présence impressionnante dans le pays, avec 10.000 salariés sur place. Quant à l'italien AgustaWestland, il avait mis la main en 2010 sur un autre champion local, le fabricant polonais d'hélicoptères PZL-Swidnik, et s'appuie sur 3.500 salariés, quand Airbus Helicopters part quasiment de zéro. "Cela peut être un argument : les concurrents ne feraient qu'utiliser leur présence locale, nous serions les seuls à vraiment embaucher et installer des usines" , assure-t-on côté français.

Si Jean-Yves Le Drian a réussi à instaurer une relation de confiance avec son homologue Thomasz Siemoniak, le contexte diplomatique n'est pas idéal : "Les Polonais ont une vraie envie d'Europe, ils étaient prêts à faire un grand pas, mais avec la crise ukrainienne, la tentation est grande de se mettre sous le parapluie américain", assure un industriel français. "Il est probable que les Polonais répartiront le gâteau entre les groupes américains et européens, avance Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Iris. Mais la part européenne peut aussi aller aux Italiens ou aux Allemands... »

 

"La question du Mistral pollue les négos"

Car la France part avec un véritable boulet au pied : le maintien des livraisons des deux porte-hélicoptères de type Mistral à la Russie, qui irrite passablement Varsovie. Certes, le ministre de la défense polonais Thomasz Siemoniak, un des successseurs possibles de Donald Tusk, a assuré ce matin qu'il n'y a "pas de lien" entre cette question diplomatique et les appels d'offres en cours, qui seront "examinés du point de vue de l'offre industrielle et technologique".

Jean-Yves Le Drian assure aussi que la décision définitive de livrer ou non les Mistral ne sera pas prise avant novembre, et qu'elle dépendra du nouveau paquet de sanctions contre la Russie en cours de définition au niveau européen. Mais le contexte n'est clairement pas idéal. "La question du Mistral pollue les négociations", reconnaît un industriel. L'eldorado polonais va devoir se gagner avec les dents.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:50
Modernisation de l'armée polonaise : la crise en Ukraine fragilise les positions françaises

 

02/09 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Airbus, MBDA ou encore Thales sont en lice sur les méga appels d'offres de Varsovie. Washington déploie sa diplomatie et la vente des BPC à la Russie joue contre la France.

 

Airbus pour les hélicoptères, le tandem MBDA/Thales pour la défense anti-missile ou encore DCNS pour les sous-marins : les grands noms de l'armement français sont mobilisés comme jamais pour tenter de remporter quelques uns des grands appels d'offres en cours ou en préparation en Pologne, Varsovie ayant fait de la modernisation de son armée une priorité nationale. Tous ont mis le paquet au salon MSPO près de Kielce, dans le sud du pays, qui a ouvert lundi. La Pologne a lancé un « vaste effort de modernisation de son armée, et de montée en puissance de son industrie. C'est un projet que l'on partage », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense venu réaffirmer le soutien de la France, invitée d'honneur de cette 22e édition, envers son allié de l'Est.

 

Las, le contexte régional, marqué par l'agravation de la crise en Ukraine, fragilise les positions hexagonales face aux Etats-Unis. « Washington déploie son rouleau diplomatique », constate, amer, un responsable, sous couvert d'anonymat. L'Ukraine, « c'est LE gros caillou dans notre chaussure », reconnaît un autre. Qui plus est, les Raytheon et autres Sikorsky sont fortement soupçonnés de faire du dumping, comme souvent. « Il va falloir faire un très gros effort sur les prix », déplore, désabusé, un troisième. Enfin, la livraison des navires BPC à la Russie n'arrange pas vraiment les chances française, comme le reconnaît a demi-mot Thomasz Siemoniak, ministre polonais de la Défense.

 

Entre parapluie américain et préférence européenne

 

Bref, malgré l'excellence des relations bilatérales, cela va être dur de convaincre Varsovie de se passer du parapluie américain pour jouer la préférence européenne. Et ce d'autant plus que Washington préparerait une offre globale incluant tous les matériels en jeu, comme cela a été le cas au Qatar. Pour autant, vu les milliards de dollars en jeu, le camp français est décidé à jouer sa carte à fond en mettant en avant le même argument : chaque appel d'offre est l'occasion de faire de la Pologne un véritable partenaire industriel en installant sur place bureaux d'études, ligne d'assemblage et centre de maintenance, le tout à grand renfort de transfert de technologie et fort du soutien plein et entier des autorités françaises. « Nous sommes prêts à partager comme jamais », a assuré Antoine Bouvier, le PDG de MBDA, à Thomasz Siemoniak à qui il a vanté les vertus de son système anti-missile SAMP/T, arrivé en finale face au Patriot de Raytheon. « C'est une opportunité unique pour la Pologne d'être leader dans ce domaine », a-t-il ajouté un peu plus tard lors d'une conférence de presse. L'argument portera-t-il au moment où Washington déploie des batteries de Patriot en Pologne pour protéger son allié ? Pas sûr.

 

« Il est temps pour la Pologne de rejoindre les pays stratégique d'Airbus Group », a pour sa part déclaré Guillaume Faury, le PDG d'Airbus Helicopters. L'ex-Eurocopter n'a pas vraiment le choix : les grands appels d'offres militaires sont rares, et celui de la Pologne en fait partie. Mais elle part de loin : quelques centaines d'emplois dans le pays (majoritairement chez son partenaire Safran), quand UTC (maison mère de Sikorsky) emploie au moins 2.000 salariés dans l'aéronautique et a localisé dans le pays la chaîne d'assemblage de ses Black Hawk destinés à l'export. Et que dire de l'Italien AgustaWestland qui, ayant racheté il y a quelques années le seul fabricant local d'hélicoptères polonais, en revendique 3.500...

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Français et Saoudiens unis face à la menace djihadiste

 

01/09/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

Le prince héritier Salman a entamé une visite officielle de trois jours à Paris, dominée par le danger que fait planer l'État islamique.

 

Menace djihadiste, nucléaire iranien, Syrie, contrats: les sujets de discussion ne manquent pas entre le prince héritier saoudien Salman Ben Abdelaziz, qui a entamé sa visite de trois jours en France lundi par un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande et des industriels à l'Élysée. Officiellement, la convergence est quasi-totale entre Riyad et Paris. Il n'y a guère que le dossier égyptien sur lequel les deux partenaires n'épousent pas les mêmes vues, Paris s'opposant à l'ostracisme contre les Frères musulmans, prôné par les Saoudiens. Mais François Hollande, qui a fait de l'Arabie un «partenaire de référence», attend des retombées commerciales de son rapprochement avec le premier pays producteur mondial de pétrole et poids lourd du Golfe.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Armement : la Pologne va-t-elle faire payer à la France les livraisons des Mistral à la Russie ?

 

31/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au moment où le salon de l'armement de Kielce s'ouvre lundi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera en Pologne pour défendre les intérêts des groupes d'armement tricolores dans un contexte géopolitique compliqué pour la France avec la crise ukrainienne.

 

C'est à Kielce, petite ville touristique tranquille du sud de la Pologne, que la plupart des grands patrons de l'industrie d'armement française vont faire leur rentrée à l'occasion du salon de défense MSPO Expo (1er au 4 septembre). Pourquoi un tel engouement des groupes français pour Kielce ? Parce que la France est cette année l'invitée d'honneur du salon et surtout, les industriels tricolores sont engagés dans trois très importantes campagnes commerciales : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle.

Dans ce cadre, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian fait un déplacement de deux jours en Pologne où il rencontrera plusieurs fois son homologue polonais, Thomasz Siemoniak. Après avoir visité la base aérienne de Malbork, il dînera dimanche soir avec le ministre de la Défense polonais au château de Malbork. Puis, il rencontrera lundi le Premier ministre Donald Tusk, qui a été choisi samedi pour présider le Conseil européen, lors d'une cérémonie militaire commémorant le début de la seconde guerre mondiale. Enfin, il inaugurera le salon de Kielce, en présence de Thomasz Siemoniak et d'une belle délégation de PDG de groupes français, notamment Guillaume Faury (Airbus Helicopters), Olivier Andriès (Turbomeca), Antoine Bouvier (MBDA) et Patrice Caine, numéro deux de Thales.

 

Contexte géopolitique compliqué

La crise entre l'Ukraine et la Russie sera-t-elle fatale en Pologne à la France, qui a pris la décision de livrer les deux porte-hélicoptères Mistral vendus en 2011 à la marine russe ? Les différentes sources interrogées par la Tribune sont inquiètes. "La France a choisi de sauvegarder ce contrat, explique-t-on à Paris. La Pologne va-t-elle faire payer à la France le prix de ces livraisons ? Cela pèse lourd dans les relations franco-polonaises". D'autant que l'Ukraine est pour la Pologne un enjeu stratégique. Parallèlement, les relations entre Varsovie, membre de l'Alliance atlantique (OTAN), et Moscou sont à l'heure actuelle très chaotiques, le gouvernement polonais se montrant l'un des plus critiques à l'égard des événements se déroulant sur le sol ukrainien Le nouveau président du conseil européen, Donald Tusk s'était prononcé pour des sanctions efficaces à l'égard de Moscou à la suite des opérations russes en Ukraine.

Le salon de Kielce et les entretiens de Jean-Yves Le Drian avec les responsables politiques polonais, très inquiets des intentions de la Russie en Ukraine, devrait donner le ton des relations entre les deux pays entachées par le dossier des Mistral. Et donc donner des indications sur les chances de réussite des industriels français.

 

De nouvelles relations entre la France et la Pologne

De façon générale, la Pologne a jusqu'ici royalement ignoré les industriels de l'armement français, notamment Dassault Aviation en 2002 préférant les F-16 de Lockheed Martin aux Mirage 2000. Ainsi, sur la période 2007 et 2011, Varsovie, qui achète américain, allemand ou israélien, n'a commandé à l'industrie tricolore que pour 54,7 millions d'euros d'équipements militaires, selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France publié en octobre 2012. C'est peu, très peu.

Mais à partir de 2008, la France a commencé un très gros travail de séduction après avoir noué sous la présidence de Nicolas Sarkozy un partenariat stratégique entre les deux pays. Un travail qui a été poursuivi par François Hollande et Jean-Yves Le Drian, qui ont été très régulièrement en contact avec leurs homologues polonais. De nouvelles relations qui ont permis lors de la dernière visite de François Hollande en Pologne en novembre 2013 de lancer un programme de coopération très détaillé dans plusieurs domaines, dont la défense et l'armement.

 

Renforcement de la coopération dans la défense et l'armement

Dans ce programme de coopération, les deux pays doivent identifier des intérêts partagés en matière de défense et de sécurité, grâce au dialogue stratégique commun renforcé, notamment par la mobilisation des directions des ministères de la défense, des états-majors, des structures d'acquisition d'armements...

Trois LoI (Letter of Intent) ont été signées le 29 novembre 2013 entre les deux ministres de la défense, Jean-Yves Le Drian et Tomasz Siemoniak. Elles concernent les secteurs naval (sous-marins et corvettes), aéroterrestre (hélicoptères et équipements terrestres) et aérospatial (spatial, avions ravitailleurs, avions de transport et défense sol-air).

 

La puissance américaine

Mais la puissance américaine pourrait emporter la volonté des Polonais de s'ouvrir un peu plus à l'Europe en général et à la France en particulier dans le domaine de l'armement. "Vu des Polonais, les Etats-Unis, c'est leur assurance tous risques", observe un grand patron français. C'est donc peut-être un match déséquilibré que livre en Pologne la France face aux Etats-Unis. Ainsi, le constructeur Sikorsky, par ailleurs très présent sur le plan industriel en Pologne, est en compétition face à Airbus Helicopters, et le missilier Raytheon (missile Patriot), est un rival très sérieux pour Eurosam (MBDA et Thales), qui propose le système SAMP/T armé du missile Aster 30.

Les Etats-Unis, qui sont à la pointe des critiques et des sanctions contre la Russie, avaient projeté dès la mi-août d'augmenter les effectifs de l'US Army en Pologne. Le 14 août dernier, le commandant des forces américaines en Europe s'était rendu en Pologne pour évoquer ce projet. Devant l'aggravation de la situation, les Etats-Unis ont décidé jeudi d'envoyer des chars et des soldats en Europe de l'Est pour tenter de rassurer leurs alliés de l'Otan, ont indiqué ce jeudi des responsables du Pentagone. Environ 600 soldats de la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie doivent être déployés en octobre en Pologne et dans les pays baltes pour des exercices avec des membres de l'Alliance atlantique. Les soldats de cette brigade dite des "Chevaux de fer" (Iron Horse) basée à Fort Hood, au Texas (sud), seront déployés avec des chars M-1 Abrams et des véhicules d'infanterie.

La Pologne et les Etats-Unis ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Drones tactiques : Thales en course pour équiper la Pologne

Le drone Watchkeeper de Thales volera-t-il dans le ciel polonais (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

29/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Pologne est tout près de lancer un appel d'offre pour équiper ses forces armées de drones tactiques. Thales UK ainsi que les groupes israéliens (Elbit et IAI), italien Selex et sud-africain Denel sont dans les starting-blocks.

La Pologne est sur le point de lancer un appel d'offre pour l'acquisition d'un drone de reconnaissance tactique. Probablement au moment du salon de l'armement MSPO de Kielce (1er au 4 septembre) où la France est l'invitée d'honneur dans un contexte politique compliqué avec la prochaine livraison en plein coeur de la crise ukrainienne du premier des deux porte-hélicoptères de DCNS vendus à la Russie. En tout cas, le ministère de la Défense polonais souhaite lancer un appel d'offre (Request for proposal, RFP) au mois de septembre pour ce type de drones, qui disposera de fonctions d'observation. La Pologne semblerait ainsi exclure les drones MALE de la compétition.

Selon nos informations, Thales, qui a participé au dialogue technique l'an dernier, est très intéressé par cette compétition. Le groupe d'électronique propose logiquement via sa filiale Thales UK le système de drone britannique Watchkeeper, qui a été mis en service en mars dernier dans l'armée britannique et qui dispose de fonctions ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). La filiale britannique du groupe tricolore devrait rencontrer une très vive compétition dans le cadre de cet appel d'offre. Les groupes israéliens Elbit et IAI (Israel Aerospace Industries), en général très présents en Pologne, ainsi que l'italien Selex et le sud-africain Denel, qui ont également participé au dialogue technique, devraient concourir. Enfin, Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, qui peut être armé, pourrait également participer à la compétition. Recevra-t-il le RFP alors qu'il n'a pas participé au dialogue technique ? A suivre...

 

Un drone armé

Quels sont les besoins de l'armée polonaise ? Le ministère, qui souhaite avoir un drone tactique en service avant 2017, veut pouvoir armer son système. Thales pourrait proposer d'armer le Watchkeeper avec son missile Lightweight Multi-role Missile (LMM), un missile air-sol courte-portée guidé par laser conçu et fabriqué au Royaume-Uni par Thales UK. En outre, Varsovie veut développer son industrie de défense à travers les appels d'offres lancés via des transferts de technologies. Ce sera aussi le cas pour le drone tactique.

Dans le cadre de son plan de modernisation, la Pologne souhaite se doter d'une flotte de drones complète d'ici à 2022. Soit une centaine de drones de toute catégorie (tactique, MALE et voilure tournante). A ce jour, les forces armées n'ont que des petits drones de très courte portée en service dans l'artillerie et les forces spéciales.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:55
Journées Européennes du Patrimoine 2014 : Safran ouvre les portes de son musée

 

Paris, le 1er septembre 2014 Groupe Safran

 

A l’occasion de la 31ème édition des Journées Européennes du patrimoine, le Musée Aéronautique et Spatial Safran ouvre ses portes les 20 et 21 septembre prochains.

Vous êtes en famille, passionné d’aviation et d’histoire, venez découvrir une collection de pièces aéronautiques vieille de plus de 100 ans et participer aux nombreuses animations proposées par Safran.

Cette année, le Musée proposera deux expositions :

  • Les « As de la Grande Guerre » qui s’inscrit dans le cadre des commémorations de la Première Guerre mondiale (exposition photos)

  • L’« Oiseau Blanc » : avion équipé du légendaire moteur Lorraine-Dietrich1, qui aurait traversé l’Atlantique 12 jours avant Lindbergh en 1927. Une maquette de l’avion sera exposée ainsi que le moteur Lorraine.

A noter la participation des Armées (Air, Terre et Marine nationale) qui présenteront leurs métiers, dont celui de l’adjudant Ludovic Quenin, spécialiste du Mirage 2000 et du moteur M53.

 

Tous les visiteurs pourront profiter d’animations organisées par le Musée en collaboration avec différentes associations :

  • Le cockpit de l’A320 d’Airbus équipé du moteur le plus vendu au monde, le CFM56, sera mis en place sur le site. Il permettra aux visiteurs de s’initier au pilotage d’un avion de ligne, du décollage à l’atterrissage.
    (En partenariat avec GG Production « Le rêve n‘a pas de limite »)

  • Un simulateur hélicoptère Bell 206, célèbre hélicoptère américain. Les visiteurs pourront prendre les commandes de cet outil d’entrainement réaliste et faire des vols d’initiation VFR (vol à vue) & IFR (vol aux instruments).
    (En partenariat avec Nonolight « L ‘hélicoptère à portée de tous »)

  • Trois ateliers Fusées à eau et trois ateliers Micro-fusées à poudre seront proposés aux jeunes (dès 8 ans) afin de leur présenter de façon ludique les différentes étapes de la propulsion spatiale. Les fusées seront tirées depuis le parking du Musée (Altitude moyenne : 20 m).
    (En partenariat avec « Planète Sciences »)

  • Un atelier animation mini hélicoptères radiocommandés permettra une initiation au pilotage de ces machines électriques. Cet atelier fonctionnera en continu, par période de 10-15 min.
    (Proposé par l’AAMS : Association des Amis du Musée Safran)

Enfin, toutes les collections permanentes du Musée seront accessibles de 9h à 18h, avec notamment :

  • L’automobile Messier 1925 (première voiture équipée d’une suspension oléopneumatique).

  • La moto à gazogène (Gnome & Rhône D3 de 1929).

  • L’avion « Mirage III C » et l‘hélicoptère « Alouette II » à bord desquels les visiteurs pourront se faire photographier.

  • L’avion « Blériot 11 » (équipé du premier moteur Gnome Omega)

  • Démonstration du réacteur à décollage vertical (Coléoptère).

  • Présence sur le parking tout au long de la journée du foodtruck Goody’s

Les 20 et 21 septembre deux petits trains seront mis à disposition de tous les visiteurs et feront la navette entre les animations proposées par la commune de Réau et le Musée Safran.

 

 

1 L’entreprise Lorraine-Dietrich créée en 1871 construisait des automobiles, du matériel roulant ferroviaire puis du matériel lourd et des moteurs d’avion. Elle est reprise par l’entreprise Gnome et Rhône en 1941. Le moteur Lorraine-Dietrich fera d’ailleurs bientôt partie de la collection permanente du musée Safran.

****

Le Musée Aéronautique et Spatial Safran présente une collection unique de plus de 100 moteurs d’avions, de fusées et d’hélicoptères, dont la plupart ont été restaurés par l’Association des Amis du Musée Safran (moteurs d’avions) ou par des anciens de SEP (moteurs-fusées). Fruits de l’histoire du groupe Snecma, ces moteurs racontent toute l’épopée de la conquête du ciel et de l’espace. Le Musée permet aux visiteurs de parcourir une exposition vivante et interactive où, aux cotés des objets et des maquettes mis en scène, l’audiovisuel apporte un indispensable complément. Le Musée présente également les principaux équipements fabriqués par le groupe : trains d’atterrissage, systèmes de freinages… ainsi que différents produits prestigieux qui ont marqué son histoire ; voitures, motos, etc.

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 66 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2013*. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2013 des dépenses de 1,8 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.
* Le chiffre d’affaires 2013 retraité des impacts IFRS11 s’établit à 14,4 milliards d’euros
Pour plus d’informations, www.safran-group.com / Suivez @SAFRAN sur Twitter

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:40
L'Australie a introduit des sanctions contre l'industrie de la défense, les domaines financier et pétrolier de la Fédération de Russie

 

01.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

Le gouvernement australien a élargi les sanctions contre la Russie. Elles touchent, en particulier, le complexe militaro-industriel, les secteurs du pétrole et du gaz, et le domaine financier.

 

Les sanctions prévoient une interdiction sur les exportations d’armes, de l'équipement pour le secteur du pétrole et du gaz. Egalement, les banques d'Etat russes sont visées par les restrictions d'accès sur le marché de la capitale australien. Les investissements dans la Crimée, et le commerce avec la république sont tombés sous ces sanctions.

 

Le Premier ministre australien Tony Abbott a annoncé l'élargissement de la liste des personnes visées par l’interdiction d’entrée dans le pays.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 07:57
Armement : quelles sont les armes de la France pour séduire la Pologne ?

Le système de défense aérienne (MBDA et Thales) est l'un des équipements de haute technologie que la France propose à la Pologne. C'est aussi le cas des hélicoptères Caracal et Tigre (Airbus Helicopters) ainsi que les sous-marins Scorpène (DCNS)

 

01/09/2014 Michel Cabirol - Latribune.fr

 

Les industriels français sont en compétition pour quatre grands appels d'offre en Pologne : 70 hélicoptères de transport Caracal et 32 d'attaque Tigre (Airbus Helicopters), trois sous-marins Scorpène (DCNS) et huit systèmes de défense aérienne SAMP/T (MBDA et Thales).

 

C'est ce lundi que s'ouvre le salon MSPO Expo à Kielce (Pologne) premier rendez-vous de la rentrée pour les industriels de la défense du monde entier après la trêve estivale. Un rendez-vous très important pour les industriels tricolores, qui sont engagés dans trois campagnes commerciales d'envergure : renouvellement de la flotte d'hélicoptères de transport (70 appareils), puis d'attaque (32) des forces armées polonaises, acquisition d'un système de défense aérienne et, enfin, de trois sous-marins à propulsion conventionnelle. Un rendez-vous toutefois compliqué pour la France en raison de la crise ukrainienne qui doublonne avec la livraison des deux Bâtiments de commandement et de projection (BPC) de type Mistral (DCNS) à la Russie.

Pour autant, les industriels de l'armement français ont remis de belles propositions pour convaincre Varsovie de s'offrir enfin des matériels tricolores. Et les Polonais ont vraiment tout à gagner sur le volet industriel à choisir du "Made in France". Car pour les séduire, les industriels français ont joué à fonds le jeu de la coopération industrielle. Souvent bien plus que leurs rivaux américains (défense aérienne) et allemands (sous-marins). Aussi bien Airbus Helicopters que DCNS et le GIE Eurosam (MBDA et Thales) ont inclus dans leur offre une participation industrielle substantielle des groupes de défense polonais à condition bien sûr de remporter les contrats. Enfin, il est très improbable que la Pologne ne choisisse pour les trois compétitions que des groupes tricolores, qui se livrent donc entre eux à une rivalité franco-française acharnée.

Face à la crise ukrainienne, le gouvernement polonais a décidé d'accélérer un certain nombre d'opérations d'acquisitions. C'est le cas pour les hélicoptères d'attaque et le système de défense aérienne de moyenne portée. Auparavant, Varsovie avait décidé de lancer un plan très ambitieux de modernisation de son armée (2013-2022) et a prévu de consacrer 33,6 milliards d'euros pour la rééquiper. Contrairement aux autres pays européens, la Pologne, membre de l'Otan depuis 1999 et de l'Union européenne depuis 2004, n'a rien sacrifié de son budget Défense à la crise. En vertu d'une loi de 2001, ce budget reste fixé à 1,95 % du PIB. En 2014, il s'élève à 32 milliards de zlotys (7,7 milliards d'euros), dont plus du quart est consacré à la modernisation. Récemment, le président polonais Bronislaw Komorowski s'est engagé à porter le budget défense de son pays à 2 % du PIB.

 

Airbus Helicopters a misé gros sur la Pologne

La compétition : l'armée polonaise souhaite acquérir 70 hélicoptères de transport pour un montant estimé entre 2,5 et 3 milliards d'euros. "C'est le contrat de la décennie en Europe", estime-t-on chez Airbus Helicopters. Les trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou EC725) et l'américain Sikorsky (S-70) - doivent remettre fin septembre leur proposition. Une décision est attendue fin 2014, voire début 2015. La compétition se jouerait entre le Caracal et le S-70, explique-t-on à La Tribune. Les PDG d'Airbus Helicopters (Guillaume Faury) et de Turbomeca (Olivier Andriès) feront lundi une conférence commune.

Ce que propose Airbus Helicopters : Après avoir pris du retard à l'allumage en Pologne, le constructeur franco-allemand a mis les gaz pour rattraper ses concurrents partis plus vite et déjà bien installés en Pologne. La filiale d'Airbus Helicopters souhaite que la Pologne devienne l'un de ses piliers pays au même titre que la France et l'Allemagne. Ainsi, le PDG d'Airbus Helicopters Guillaume Faury compte jouer la carte européenne et démontrer que cet appel d'offres peut déboucher sur des partenariats plus globaux. "Nous sommes convaincus de la capacité d'Airbus Group de proposer des produits mais aussi d'offrir l'opportunité pour l'industrie polonaise de prendre part à un rôle plus important, de participer à l'avenir à des programmes d'envergure, que ce soit des programmes militaires ou civils, que le groupe Airbus lance et développe par nature", avait expliqué son PDG, Guillaume Faury, lors du salon de Farnborough en juillet.

Dans le cadre de la campagne stratégie, le constructeur basé à Marignane a signé en 2013 un accord industriel avec le polonais WZL 1. Cette entreprise basée à Lodz et spécialisée dans la maintenance aéronautique assemblera le Caracal si le constructeur franco-allemand gagne la compétition. De son côté, le motoriste et partenaire d'Airbus Helicopters dans cet appel d'offre, Turbomeca (groupe Safran), installera également une chaîne d'assemblage pour les turbines de l'EC725. Safran a pour sa part une usine implantée à Sedziszow Malopolski dans le sud-est de la Pologne (Hispano-Suiza) et qui emploie plus de 500 personnes. Elle produit des pignons et des carters pour les transmissions de puissance et fait le montage. Elle produit des composants pour moteurs d'avions, d'hélicoptères et de nacelles.

En outre, l'armée polonaise a véritablement découvert les qualités de l'EC725 présenté par Airbus Helicopters à Kielce en 2012. Elle s'est montrée très intéressée par cet appareil, qui correspond bien à ses besoins opérationnels et qui a fait ses preuves au combat (combat proven) en Afghanistan, en Libye et au Mali même si dans ce pays du Sahel, les turbines ont souffert. Mais en règle général, l'EC725 s'est très bien comporté sur tous ces théâtres d'opération. Mieux en tout cas que les deux autres appareils en compétition.

Ce que propose la concurrence : AgustaWestland et Sikorsky ont également des accords industriels avec des groupes polonais s'ils remportent la compétition. Le groupe italien a racheté en 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies et le transport, notamment militaire. Ils sont vendus en Pologne, en République tchèque et en Corée du Sud. Sikorsky Aircraft produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère Black Hawk, S70i, destinée à l'exportation.

Extraballe : Pour ce qui ont perdu, une seconde chance d'offre à eux. Le ministère polonais de la Défense polonais a lancé début juillet un programme d'achat d'hélicoptères (une trentaine), estimé à près d'un milliard d'euros. Il pourrait équilibrer leur choix, comme au Qatar (hélicoptères de transport pour la France, d'attaque pour les Etats-Unis); Le lancement de cette opération a été avancé de quelques années à la suite de la crise en Ukraine. Airbus Helicopters concourt avec le Tigre contre l'Apache de l'américain Boeing et l'AW-129 Mangusta d'AgustaWestland. Les constructeurs intéressés avaient jusqu'au 1er août pour manifester leur volonté de participer à une étude du marché. Une demande d'informations (RFI) sera lancée mi-octobre et un appel d'offre (RFP) est attendu en 2015.

 

MBDA et Thales, l'offre qui ne se refuse pas ?

La compétition : la Pologne prévoirait de consacrer un budget de plus de 6 milliards jusqu'à 2022 à l'acquisition d'un ensemble de systèmes de missiles de courte et moyenne portée (défense aérienne). Le volet moyenne portée (programme Wisla) devrait s'élever à 4 milliards d'euros pour huit batteries. Et le match oppose l'industrie américaine (Raytheon avec le Patriot) à celle d'Europe (MBDA/Thales via le GIE Eurosam avec le système SAMP/T armé de missiles Aster 30).

Thales et Raytheon ont été retenus fin juin par Varsovie comme les deux seuls candidats encore en lice. Les offres du gouvernement israélien et du groupe américain Lockheed Martin n'ont pas été retenues. La Pologne devra donc choisir entre un achat sur étagère (États-Unis) et une coopération industrielle poussée avec l'Europe. Le PDG de MBDA Antoine Bouvier, et le numéro deux de Thales Patrice Caine feront une conférence commune à Kielce pour présenter leur offre, qui sera remise avant la fin du mois de septembre (offre définitive et ferme).

Ce que proposent MBDA et Thales : Bon élève, Eurosam a collé au plus près des demandes de la Pologne. Ainsi, le GIE propose le système SAMP/T, un système européen déjà opérationnel dans les pays de l'OTAN, donc compatible Alliance atlantique. Le SAMP/T bénéficie des dernières technologies, dont la capacité ATBM. En Turquie, faut-il rappeler qu'il est arrivé en deuxième position derrière le système chinois CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) mais devant les américains Lockheed Martin/Raytheon (PAC-3). Et comme les Polonais ont suivi avec beaucoup d'attentions le déroulement de cette compétition, le système SAMP/T a toutes ses chances en Pologne si l'on évacue le volet politique d'un tel appel d'offre.

D'ailleurs, ce sont les Polonais eux-mêmes qui ont demandé à Eurosam de concourir alors que le GIE n'avait pas été invité à participer en 2013 au dialogue technique. Clairement, les Polonais veulent aujourd'hui un système très vite opérationnel. Ce qui n'était pas le cas au début de la compétition. L'effet Ukraine ?

MBDA et Thales proposent un partenariat de haut niveau à la Pologne via un transfert de technologies (Tot) très élevé qui concerne aussi bien le missile que les fonctions Commande et Controle, les radars, les lanceurs et les communications (développement, production, intégration, tests, maintenance, formation...). Ce qui induira des milliers d'emplois à la clé pour Varsovie selon le degré du ToT négocié in fine. Ils proposent aussi un partenariat sur le long terme avec l'industrie polonaise, notamment la possibilité de rejoindre la feuille de route Aster grâce à la modernisation du système (Aster B1NT).

Si Eurosam gagne le contrat, les industriels français signeront des partenariats avec les groupes polonais Bumar PIT Radwar, Mesko et HSW filiales de la holding Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ). Des déclarations d'intention (Letter of Intent) ont déjà été signées. Thales a déjà une coopération étroite avec Radmor sur les postes de radio PR4G fabriqués en Pologne, ou encore la technologie IFF qui fait l'objet d'une coopération entre Thales et Radwar.

Enfin, les deux partenaires au sein d'Eurosam donnent, contrairement aux Américains, la maîtrise totale du système. Soit une indépendance opérationnelle de l'armée polonaise. Au-delà, la France propose un partenariat stratégique avec un choix d'un système européen pour participer à la construction de l'Europe de la défense et ne pas reposer uniquement sur les Etats-Unis.

Ce que propose Raytheon : Le groupe américain propose le système Patriot tel qu'il est, déjà déployés dans le nord de la Pologne, qui a en revanche spécifié que cet appel d'offre était indépendant du déploiement en 2018 d'un bouclier antimissile par les Etats-Unis. Les deux pays ont signé début juillet un accord sur la mise en place d'un bouclier antimissile révisé, malgré les objections de la Russie. Cet accord permet aux deux pays de stationner des intercepteurs de missile américains en territoire polonais afin de défendre le pays contre d'éventuelles menaces de l'Iran ou d'autres parties du monde.

 

DCNS, un travail de longue haleine pour convaincre Varsovie

La compétition : Varsovie veut acquérir dans le cadre du programme ORKA trois sous-marins pour un montant de plus de 1,8 milliard d'euros, dont le premier doit être livré en 2019, puis en 2022 et 2030. DCNS postule avec le Scorpène mais ThyssenKrupp Marine Systems AG (TKMS) reste le favori avec les U212A. Navantia (S-80) et les Coréens devraient également participer à la compétition. Longtemps, Varsovie a voulu procéder à une opération de gré à gré avec TKMS mais les Polonais y ont renoncé pour se conformer à la réglementation européenne.

Ce que propose DCNS : Le groupe naval a travaillé sur une offre très compétitive. DCNS propose notamment à la Pologne d'équiper les Scorpène du nouveau missile de croisière naval (MdCN) développé par MBDA. C'est clairement un plus par rapport aux offres concurrentes, notamment allemande. En outre, DCNS a offert à la Pologne, contrairement à TKMS, un transfert de technologies (ToT) ambitieux. C'est dans ce cadre que le groupe a signé en juillet un partenariat avec le groupe polonais MARS-Nauta, portant sur la construction et l'entretien en Pologne de sous-marins.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:30
Summer break 2 – back in Sept. ! Follow @RPDefense on Twitter
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:45
PMP expanding product portfolio

 

14 August 2014 by Guy Martin - defenceWeb

 

Ammunition manufacturer Pretoria Metal Pressings (PMP) is diversifying its product range, manufacturing Russian calibre ammunition and investing in research and development, such as polymer bullet casings and less than lethal ammunition.

 

PMP recently concluded an agreement with US company PolyCase on the manufacture of heavy metal free ammunition and polymer cartridge cases, which are lighter and much cheaper than conventional brass. PMP is also conducting its own research into these areas and aims to double its research and development efforts in the next two years as it keeps abreast of technology and increases its portfolio and turnover.

 

Some of the research and development projects PMP is involved with deal with programmable fuses, heavy metal-free primary explosives and incorporating 3D printing in components and manufacturing processes.

 

PMP is collaborating with a number of institutions on research and development, such as the Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), Armscor and various local universities. PMP is looking at a number of new areas, including less than lethal ammunition, and is exploring collaboration with various small arms and ammunition manufacturers such as Brugger and Thomet (B&T) on less than lethal ammunition production (Denel is marketing some of B&T’s small arms). Phaladi Petje, CEO of PMP, said that less than lethal ammunition was needed for the local security clusters in South Africa.

 

Petje noted that the 2012 Defence Review calls for the support of the South African National Defence Force and the consolidation of sovereign capabilities within South Africa. As a result, the company is trying to be sure it can localise some technologies that are critical to the defence force.

 

Part of the process of expanding the product portfolio and finding new markets involves being competitive and for this reason PMP is embarking on a massive machinery improvement programme worth R400 million over the next five years. This will see new machinery bought and older machinery upgraded and improved. The plant renewal process has begun, with some systems set to come on line in the next two to three years.

 

PMP aims to double its turnover to more than R1 billion over the next five years as it increases its presence in Africa and meets the needs of the local market. As part of its strategy of expanding into Africa, PMP recently made the decision to begin manufacturing Russian 7.62 x 39 mm ammunition for the AK-47 series of assault rifles and their generics. At the moment the company is ready to produce and deliver this type of ammunition and has sent out quotations to interested customers. It is also nearly ready to deliver 23 mm Russian calibre cannon ammunition. Petje told defenceWeb that there are requirements for the 23 mm ammunition and PMP is in discussions with clients for a ‘substantial amount’. He added that PMP has been having successes supplying ammunition to some countries in Africa.

 

“We realised that to penetrate the African market, we need products to complement their systems,” Petje said of the decision to manufacture Russian calibre ammunition, as a significant number of African countries use Russian rather than Western ammunition and military equipment.

 

As a state-owned company, PMP exists primarily to serve South Africa’s needs first. “We exist to meet the SANDF’s requirements and have an obligation to add to the national development objectives,” Petje said. In addition to supplying the South African National Defence Force with various calibres of ammunition, PMP also disposes of old ammunition stocks and recovers the copper, which is used in other applications, but the company is exploring the possibility of ammunition disposal on the rest of the continent.

 

PMP is currently producing 30 x 173 mm ammunition for the 30 mm GI30 CamGun of the Badger infantry fighting vehicle (IFV) being built for the South African Army. The company is busy qualifying the 30 x 173 mm CamGun ammunition for the Bushmaster cannon, which is extremely popular throughout the world and therefore a good export prospect. Petje said PMP would hopefully soon be having a foreign sale involving this type of ammunition.

 

PMP also developed the 20 x 42 mm ammunition for the shoulder-fired Neopup weapon. The ammunition is ready for production.

 

Since Swartklip ceased manufacturing .22 Long ammunition some years ago, there has been no local production of this type of ammunition and this is something PMP may consider as there is lots of demand. “It is in our thoughts,” Petje said, noting that the company receives many requests for quotes for such ammunition.

 

Some 40-55% of local manufacture is exported but in a good year Petje said PMP can export up to 60%. This year he expects the company to export 55-60% of its turnover. For the first time in many years PMP has a good order book – normally at this time of year he said the company has around 55% order coverage but at the moment it is sitting on 100%. “Next year is exciting,” Petje said, in terms of both orders and partnerships, with a ‘significant’ order pipeline.

 

One third of PMP’s turnover goes towards non-military business, such as chemicals for the mining industry, blasting fuses for mines and brass strip for industry. As PMP increases its turnover, it is expecting to sell mining drill bits outside South Africa, which is currently its main market for drill bits.

 

PMP makes ejection seat cartridges under license from Martin Baker and supports the ejection seats of the Hawk Lead-In Fighter-Trainer and Gripen fighter jet of the South African Air Force. The company also supplies different power cartridges e.g. fire extinguisher cartridges, bomb release cartridges, etc. for some international clients.

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