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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:55
Inauguration de l'suine de démilitarisation à Bourges (crédits G Belan)

Inauguration de l'suine de démilitarisation à Bourges (crédits G Belan)

 

3 juillet, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

La cérémonie d’inauguration d’hier près de Bourges de la nouvelle usine de démilitarisation de MBDA revêt d’importants enjeux, pas seulement pour MBDA, mais pour la souveraineté nationale. Avec ces installations, la France se dote enfin d’une filière qu’elle ne possédait pas : pouvoir démanteler ses armements les plus sensibles, c’est à dire contenant des technologies protégés par le secret défense, un objectif par ailleurs fixé dans la LPM. C’était tout l’enjeu de la demande de la France, qui est passé par l’OTAN pour attribuer à MBDA ce contrat en 2011 :  la démilitarisation de 36 000 munitions complexes, permettant à MBDA de financer en partie ces nouvelles installations. L’industriel qui a gagné ce contrat a dû mettre de sa poche pour se doter de cette nouvelle compétence somme toute naturelle : au total les investissements ont représenté 12 millions d’euros, dont 75% financés par le missilier européen.  Il faut reconnaître que  pour MBDA l’occasion était trop belle pour ne pas s’y engouffrer : étendre son activité missile sur un domaine dans la continuité de ses compétences (fin de vie de ses missiles) et surtout très alléchant: le traitement des éléments pyrotechniques, et pas seulement défense. Que l’on pense à tous les équipements airbag, fusées de détresse, petites munitions diverses… Aujourd’hui MBDA s’offre des installations de retraitement efficaces et modernes pour pouvoir démanteler tous les équipements pyrotechniques. Tandis que la France et ses clients exports peuvent êtres sereins pour la fin de vie en toute sécurité de leurs armements les plus sensibles.

 

Bien que l’inauguration ait été faite hier, les usines fonctionnent déjà depuis un mois, et MBDA va avoir achevé le contrat attribué par la NSPA (Nato Support and Procurement Agency, ex-NAMSA) avant le terme de 2018, fixé par la convention d’Oslo pour le traitement des armes à sous-munitions.

 

Parmi ces 36 000 munitions, MBDA aura démilitarisé 1000 missiles AS30Laser, Super 530 et Magic 2, 14 000 obus Ogre, des petites munitions d’artillerie et 22 000 roquettes LMRS, bien que pour cette dernière, ce soit un sous-traitant italien, spécialisé dans les LMRS et moins cher, qui s’en charge. Contrat donc rempli pour MBDA qui doit impérativement décrocher de nouveaux contrats d’ici l’année prochaine pour faire tourner son usine : « des discussions sont en cours avec d’autres clients, pas seulement militaires » assurait confiant Antoine Bouvier, le PDG de MBDA hier.

 

 

démontage d'un missile (crédits G Belan)

démontage d'un missile (crédits G Belan)

 

Les étapes de la démilitarisation

 

Les installations de MBDA, proches de Bourges, sont toutes neuves et équipées pour assurer le maximum de sécurité, notamment pour l’environnement et sont en mesure de traiter 2500 tonnes par an. Bien que fonctionnant depuis juin, elles sont toujours en processus de qualification qui devrait être achevé à la rentrée estivale. L’usine doit pouvoir démilitariser tous les missiles de sa gamme. Ce processus devra fixer les limites et les cadences que pourront atteindre l’usine. La première étape est le démontage des missiles, soit sa décomposition en sous-ensembles de l’armement. 3 à 4 missiles peuvent être démontés par jour tandis que les éléments électroniques sensibles sont envoyés à un partenaire lyonnais pour être broyés. Ensuite le propulseur, élément le plus sensible du missile (la charge militaire n’est pas traitée par MBDA qui la confie à un partenaire norvégien) est découpé par un jet d’eau haute pression (eau plus abrasifs) en tronçons de 3 kg maximum. A titre d’exemple, un missile Magic est découpé ici en 45 minutes en une dizaine de tronçons. Ces éléments passent ensuite dans une chambre à combustion pour un traitement thermique. A 500° toutes les parties pyrotechniques s’enflamment dans un four sécurisé. Les gaz sont recueillis et traités par un processus chimiques dans un bâtiment réhabilité pour cette fonction. L’ensemble de ce processus est étroitement surveillé par des caméras et capteurs. Et si toutes les capacités ne sont aujourd’hui pas assurées par MBDA qui s’est entouré de partenaires, l’industriel ne s’interdit pas de développer sa nouvelle filière. Avec ces installations, MBDA devient un nouvel opérateur de référence parmi les grands de ce secteur, et surtout le seul en France.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:55
Les innovations technologiques des PME françaises pour la Défense

La caméra Cat eye permet de voir avec une précision extrême, de jour comme de nuit - photo lheritier-alcen.com

 

2 juillet 2014 Véronique Moreau - RFI

 

Tous les deux ans, le salon Eurosatory accueille au parc des expositions de Villepinte, pas très loin de Paris, des centaines d'exposants et de visiteurs du monde entier spécialisés dans le domaine de la Défense. On y trouve de tout : des tenues de camouflage aux armes les plus sophistiquées, en passant par les tanks et les hélicoptères dernière génération. Dans cette immense foire militaro-industrielle, trois nouveautés ont retenu l'attention de notre reporter, Véronique Moreau : ces drôles d'objets ont en commun d'être fabriqués par des PME françaises et peuvent tout aussi bien servir sur un champ de tir que dans le civil.

 

Ecouter sur RFI

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:55
Évolution à la tête de DCNS

 

 

Paris, le mercredi 2 juillet 2014 - Ministère de la Défense

 

Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, et Jean-Yves le Drian, ministre de la défense, prennent acte du départ à compter du 23 juillet 2014 de Patrick Boissier, Président- Directeur général de la société DCNS dont l’Etat détient 63,6% du capital via l’Agence des participations de l’Etat (APE).

 

Après cinq ans et demi à la tête de DCNS, Patrick Boissier a choisi d’anticiper son départ prévu à la fin de l’année 2014. Il donne ainsi les meilleures chances à son successeur d’engager sans tarder un nouveau cycle stratégique et de préparer DCNS à relever les défis qui s’offrent à la société pour les années à venir, tels que la croissance à l’export.

 

Le comité des nominations de DCNS, réuni ce jour, a recommandé au conseil d’administration la nomination d’Hervé Guillou. Composé de trois représentants des actionnaires (l’État et Thales) et d’un administrateur indépendant, le comité s’est appuyé sur un travail de sélection professionnel et approfondi effectué ces derniers mois. Au cours de ce processus, Hervé Guillou s’est distingué par sa motivation, sa connaissance du secteur naval et son expérience dans l’industrie de défense. La candidature d’Hervé Guillou sera soumise au conseil d’administration de DCNS du 23 juillet 2014. Si cette candidature est retenue, le conseil d’administration devra alors proposer au Président de la République la nomination par décret de M. Guillou en tant que Président-Directeur général de DCNS.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:55
Gilles Vergnaud photo ENSTA ParisTech

Gilles Vergnaud photo ENSTA ParisTech

 

2 juillet Aerobuzz.fr

 

À compter du 1er juillet 2014, Gilles Vergnaud prend les fonctions de directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech. Il succède à Isabelle Tanchou, appelée à d’autres fonctions.

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:30
Skylens, HUD, Head Up Display EFVS, Enhanced Flight Vision System

Skylens, HUD, Head Up Display EFVS, Enhanced Flight Vision System

 

23.06.2014 Dr Hendrik Eijsberg, Volontaire international chercheur au Technion - Israel Institute of Technology - bulletins-electroniques.com

 

L'entreprise israélienne Elbit Systems [1], basée à Haïfa et employant 12.000 personnes [2], est un leader mondial dans plusieurs technologies militaires comme les drones [3] et les systèmes d'affichage tête haute [4]. Pour autant, le nouveau Directeur général d'Elbit, Bezhalel (Butzi) Machlis, a promis que d'ici 5 ans, 20% des revenus de l'entreprise viendraient du civil [5]. L'évolution est déjà amorcée, comme l'atteste le nombre grandissant de projets réalisés pour le marché civil.



Des lasers défensifs aux bus électriques

Des efforts humains et financiers conséquents ont été réalisés en Israël ces dernières années pour compléter le bouclier anti-missile Iron Dome avec des technologies laser comme Iron Beam [6]. L'utilisation de lasers de haute puissance nécessite d'avoir un solide réseau électrique, des batteries de haute capacité, ainsi que des condensateurs hors-norme. Elbit a donc mis au point un supercondensateur [7] capable de fournir des courants de 10.000 ampères [5] en occupant un volume de seulement 26 cm3. En comparaison, une batterie AAA peut fournir au mieux des courants de 1 ampère et ce, pour une durée courte.

Elbit a décidé d'utiliser cette technologie pour répondre à une problématique bien connue des civils : l'efficacité des transports en commun. L'entreprise israélienne a ainsi pris part au programme Electric Urban Public Transportation, qui vise à relier par des bus électriques les villes de Netanya et Beit Yehoshua. Elle fournira aux bus des supercondensateurs qui se rechargeront à chaque arrêt [5,8]. L'intérêt est d'éviter de rajouter des câbles électriques pendants à un milieu urbain déjà sali par un enchevêtrement de fils de tous genres. Ce programme s'inscrit dans une dynamique générale de l'Etat hébreu, qui cherche à minimiser sa dépendance aux énergies fossiles en explorant notamment la piste des véhicules électriques [9].

La surveillance de masse au service des touristes

L'expérience acquise par Israël dans la surveillance de frontières et de zones sensibles lui a permis de mettre au point des technologies de pointe. Les systèmes terrestre (GroundEye) et aérien (SkyEye) mis au point par Elbit sont ainsi utilisés pour surveiller en temps réel, en recoupant plusieurs points d'observation, les frontières nord du pays, source d'inquiétude depuis quelques années [11]. Ce système est de plus en plus utilisé pour surveiller des forêts ou des villes, comme lors du dernier festival de Salvador de Bahia au Brésil, afin de s'assurer de la sécurité des touristes [12].

Collaboration renforcée avec le Technion

Basés sur le campus technologique Matam de Haïfa, Elbit entretient naturellement des liens forts avec le Technion, université et centre de recherche d'excellence. L'entreprise y finance d'ailleurs un laboratoire ainsi que plusieurs chercheurs [13]. Les ingénieurs du Technion sont également nombreux à intégrer ses équipes une fois leur diplôme en poche.

Assurer la sécurité des civils

Une autre expansion vers le marché civil est la conception du Miniature Reactive Jammer, un tout petit appareil de 60 kg qui permet de détecter, d'analyser et, si possible, d'interférer avec un piège explosif [10]. Evidemment, le citoyen lambda n'est pas encore concerné par l'acquisition d'un tel engin, mais on relève là une tendance à la miniaturisation qui pourrait conduire un jour à l'équipement de véhicules de particuliers.

Tous ces projets sont autant de signes attestant de l'implication croissante d'Elbit dans le marché civil. Cette évolution n'est guère surprenante ni nouvelle pour une entreprise militaire. Elle pourrait toutefois augurer d'un ralentissement bienvenu de la course à l'armement que connaît la région.

 

- [1] http://www.elbitsystems.com/elbitmain/
- [2] http://en.wikipedia.org/wiki/Elbit
- [3] http://www.elbitsystems.com/elbitmain/uas
- [4] http://www.elbitsystems.com/elbitmain/HMS
- [5] http://www.haaretz.com/business/.premium-1.586749
- [6] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/o0Sd0
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/AipzP
- http://en.wikipedia.org/wiki/Tactical_High_Energy_Laser
- [7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Supercondensateur
- [8] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/vlL9g
- [9] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Dvrje
- [10] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ObQ8U
- [11] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/FVXRL
- [12] http://www.israeldefense.com/?CategoryID=512&ArticleID=2787
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/sxIlF
- [13] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/TiMaf
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/An2US

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:55
Developments at the head of DCNS

 

July 2, 2014 Thales
 

Patrick Boissier, Chairman and CEO of DCNS, has informed its main shareholders, the French State (through the Agence des participations de l’Etat) and Thales, that he intends to ask the Board of Directors to cut short his term, 5 months before the end of his tenure, to provide clarity on the designation of his successor, hence setting the proper conditions for the Company to prepare its future.

Shareholders acknowledged this decision, which reflects Patrick Boissier’s commitment to the Company’s interests, and have thanked him for the work carried out and the results achieved during his tenure.

Following a selection process conducted by the Nomination Committee of DCNS, Hervé Guillou will be proposed as his successor at the July 23 Board Meeting. The Board’s proposal will then be sent to the French President, as the decision to appoint the Chairman and CEO of DCNS rests with him and is issued by decree.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:55
Laurent Collet-Billon - photo DGA

Laurent Collet-Billon - photo DGA

 

July 2, 2014 Thales

 

Following the resignation of Bruno Parent, the Thales Board of Directors has co-opted Laurent Collet-Billon to replace him as a board member proposed the French State. Mr Collet-Billon's term as director will run until the end of the Annual General Meeting called to approve the 2015 financial statements.

Laurent Collet-Billon was formerly the representative of the French State's golden share in Thales; he has been replaced in that capacity by Bertrand Le Meur.

 

---

Biographical notes

 

General (armament corps) Laurent Collet-Billon was appointed chief executive of the French defence procurement agency (DGA) by the French Council of Ministers on 28 July 2008.

Laurent Collet-Billon is a graduate of the Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace and joined the DGA in 1974.

In 1987, he was appointed technical advisor for strategic, industrial and armaments matters in the private office of defence minister André Giraud.

In 1988, back at the DGA, he was appointed programme manager for the air-to-ground nuclear armament programme (Horus); then, in 1992, he took over the overall responsibility for the satellite and space portfolio. From 1994, he held several managerial responsibilities in the field of land armaments and electronic and computer systems.

He was appointed architect of the tactical and strategic mobility force system when this new position was created in February 1997.

In August 1997, Laurent Collet-Billon was appointed director of the DGA's observation, telecommunications and information programme office (SPOTI).

On 2 May 2001, the French Council of Ministers appointed him deputy head of the DGA and director of the weapons systems directorate, supervising all national armament programmes. He also served as French representative on the supervisory board of the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAr).

From July 2006 to July 2008, Laurent Collet-Billon was senior vice-president for defence and security matters at Alcatel-Lucent Group.

Laurent Collet-Billon was born in 1950. He is married. He is a Commander of the Legion of Honour, an officer of the National Order of Merit, and studied at the Centre des Hautes Etudes de l'Armement (CHEAr).

 

Bertrand Le Meur is a General Armaments Engineer (Ingénieur Général de l’Armement) and a graduate of the Ecole Polytechnique and the Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées.

Since 1 March 2014, he has been head of industrial affairs and economic intelligence at the Strategy Directorate of the French defence procurement agency (DGA), with responsibilities spanning the entire scope of the defence industry.

He began his career with the DGA in 1990, first at the telecommunications and information department and then at the Programmes and Methods Directorate.

In 2001, he joined SFR, where he held a series of senior positions within the Networks Department.

In 2009, Bertrand Le Meur returned to the DGA as projects director to the Director of plans, programmes and budget; then, from 2012, he served as deputy director of industrial affairs for land and naval electronics.

Bertrand Le Meur was born in 1965. He is married and has three children.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:30
Irak: chasseurs russes, un besoin urgent (diplomate)

 

MOSCOU, 2 juillet - RIA Novosti

 

L'Irak a besoin urgent de chasseurs russes pour combattre les extrémistes, a déclaré mercredi l'ambassadeur irakien à Washington Loqman al Fili.

 

"En ce qui concerne l'achat de chasseurs à la Russie, nous n'avons pas d'autre choix. La situation qui s'est créée dans le pays nous oblige à coopérer avec tout pays nous proposant son assistance", a expliqué M.Fili.

 

Fin juin, le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a annoncé que Bagdad avait récemment acheté à la Russie et à la Biélorussie plusieurs chasseurs d'occasion de type Soukhoï (Su) en vue d'endiguer l'offensive fulgurante du groupe Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui aspire à instaurer un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie.

 

Face à la progression des islamistes, Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis, qui craignent une déstabilisation de toute la région. Or, selon le diplomate, l'actuel retard dans la livraison d'armes américaines met en péril la sécurité du pays.

 

La première partie de 10 chasseurs Su-25 est arrivée en Irak en juin. Bagdad compte également acheter des avions supplémentaires russes avant la fin de l'été.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:20
BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

 

WASHINGTON, 2 juillet - RIA Novosti

 

Washington considère comme inopportune la coopération de Paris avec Moscou sur la livraison des BPC Mistral sur fond de crise ukrainienne, a déclaré mardi soir le conseiller adjoint du président américain pour la sécurité nationale Ben Rhodes.

"Compte tenu de la situation en Ukraine, nous estimons que le moment est mal choisi pour conclure des contrats militaires", a indiqué le responsable US lors d'une conférence de presse.

Dans le même temps, M.Rhodes a souligné que la partie américaine ne cherchait pas à politiser cette question.

Auparavant, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou était au courant de la pression exercée par les Etats-Unis sur la France à propos des porte-hélicoptères Mistral et considère ce comportement comme une forme de chantage.

La Russie et la France ont signé en 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros pour la construction de deux bâtiments de type Mistral pour la Marine russe. Ces navires sont en cours de construction aux chantiers STX de Saint-Nazaire. Le premier bâtiment - le Vladivostok - a été mis à l'eau et sera remis à la Russie à l'automne 2014, et le second - baptisé Sébastopol - à l'automne 2015.

Sur fond de crise ukrainienne, la livraison des BPC français à la Russie a provoqué des tensions entre Paris et ses alliés. Les Etats-Unis se montrent particulièrement hostiles à la vente des navires à Moscou. Or, les autorités françaises promettent de remplir leurs engagements malgré les pressions de Washington.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:55
XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

 

01-07-2014 Par Vincent Lamigeon - Challenges.fr

 

Les constructeurs du Leclerc et du Leopard font une « fusion entre égaux ». L’Etat français et la famille allemande Bode se partagent le capital.

 

L’Airbus de l’armement terrestre décolle enfin. Après dix ans d’allers- retours et de négociations plus ou moins intenses, le français Nexter, fabricant du char Leclerc et du blindé VBCI, et son concurrent allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW), concepteur du char Leopard, viennent d’annoncer leur fusion entre égaux, chacun représentant environ 800 millions d’euros de chiffre d’affaires et 3.000 salariés. Le nouveau champion européen sera détenu à 50% par l’Etat français, aujourd’hui seul actionnaire de Nexter, et à 50% par la famille allemande Bode, propriétaire de KMW. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a négocié une action spécifique pour l’Etat au sein de la filiale munitions de Nexter, jugée stratégique.

Pourquoi ces grandes manœuvres? Dans un marché dominé par les groupes anglo-saxons, notamment les géants BAE Systems (4,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et General Dynamics (4,6 milliards), et attaqué par les pays émergents comme l’Afrique du Sud ou la Turquie, l’Europe souffre d’une industrie trop morcelée. « L’Europe a 17 lignes de production de blindés contre deux aux Etats-Unis », déplorait fin avril Tom Enders, le patron d’Airbus Group.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:50
Lancement de l'initiative européenne Ecsel doté d'un budget de 5 milliards d'euros

 

02 juillet 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

L’Union européenne investira 1,18 milliard d’euros dans l'initiative technologique conjointe Ecsel.  26 États membres et Etats associés ont fait part de leur intention de consacrer une somme équivalente de 1,17 milliard d’euros. Les partenaires privés y contribueront, quant à eux, à hauteur de plus de 2,34 milliards d’euros.

 

La Commission européenne vient de lancer un partenariat public-privé d'une valeur de 5 milliards d'euros intitulé Ecsel (« Composants et systèmes électroniques pour un leadership européen »), afin de stimuler les capacités de conception et de fabrication européennes en matière d'électronique. Cette initiative est au cœur de la stratégie électronique pour l’Europe dont le but est de mobiliser 100 milliards d’euros en investissements privés et de créer 250000 emplois en Europe d’ici à 2020. En même temps, la Commission a reçu les recommandations finales du groupe des leaders de l’électronique, qui rassemble les Pdg des plus grandes sociétés d’électronique en Europe, pour la mise en œuvre concrète et immédiate de cette stratégie.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:50
Un " Airbus des blindés " avec le rapprochement début 2015 entre Nexter et l'Allemand KMW

 

02.07.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter, deux leaders européens des blindés (Leopard pour le premier, Leclerc pour le second), ont signé, avec l'Agence de participation de l'Etat (puisque Nexter est public) ce mardi 1er juillet un protocole d'accord pour la future création d'une société holding conjointe.

 

Après EADS dans l'aéronautique en 2000 et MBDA pour les missiles en 2001, ce nouveau rapprochement franco-allemand pourrait créer une sorte d'Airbus des blindés avec un chiffre d'affaires de près de 2 milliards d'euros, un carnet de commandes d'environ 6 milliards d'euros et plus de 6 000 salariés.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

Jul. 1, 2014 - By PIERRE TRAN and ALBRECHT MÜLLER – Defense News

 

PARIS AND BONN — Nexter and Krauss-Maffei Wegmann (KMW) said on Tuesday their owners have agreed to set up an alliance with the creation of a 50:50 joint venture to house the French-German defense technology group, marking a major move in European cross-border consolidation in land armaments.

 

The owners met in Paris and signed heads of agreement, showing a determination to “share their future and the road ahead,” the companies said in a joint statement.

 

A target date for completion of the deal is “early 2015,” the companies said.

 

Nexter is state-owned while KMW is controlled by the Bode family.

 

Under the agreement, there is an “intended unification” of the two companies, with the owners putting their shares into a newly incorporated joint holding company, the statement said.

 

The owners will receive 50 percent of the holding company, which will be the sole shareholder in KMW and Nexter, the statement said.

 

The deal will mark a step in consolidation of defense technology in Europe, while boosting standardization and interoperability of military equipment for European and NATO customers, the companies said. The alliance also would create a dependable industrial base, they said.

 

The alliance will create a European defense technology group with combined annual sales nearing €2 billion (US $2.7 billion), a combined order book worth €6.5 billion and more than 6,000 staff.

 

Nexter CEO Philippe Burtin, ahead of the Eurosatory trade show, told Defense News the company is pursuing consolidation talks.

 

“The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense,” he said.

 

In May 2013, a French source told Defense News, “We’re extremely keen for a very strong partnership between Krauss-Maffei Wegmann and Nexter.

 

“It’s being discussed between owners,” the source said

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:50
Jean-Yves Le Drian : « Rapprocher Nexter et KMW pour mieux affronter la concurrence internationale »

 

01/07 Alain Ruello - lesechos.fr

 

Pour Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, le rapprochement permettra aux deux entreprises d’atteindre la taille critique pour être compétitif à l’exportation.

 

Cela fait des années qu’on évoque la création d’un champion franco-allemand de l’armement terrestre. Pourquoi maintenant ?

 

C’est la première fois que l’on réalise une consolidation européenne de cette ampleur dans l’armement depuis EADS en 2000 et MBDA en 2001. Nous allons constituer un Airbus du terrestre. Cela permettra de mieux affronter la concurrence internationale : ensemble, Nexter et KMW formeront le premier groupe d’armement terrestre européen. C’est une réponse aux contraintes sur les budgets de défense en Europe. C’est une nécessité pour disposer d’une gamme complète et de capacités d’innovation majeures. Cela méritait d’en parler dans le cadre franco-allemand et de dépasser les blocages historiques. C’est une étape majeure. On rentre dans une phase de fiançailles pour aboutir au mariage en avril prochain.

 

Pourquoi ce schéma plutôt qu’un rapprochement avec Renault Trucks Defense par exemple ?

 

La co-entreprise Nexter-KMW va ouvrir des synergies importantes pour l’avenir en matière de R&D et de développement international. Le rapprochement va immédiatement créer de la valeur dans ces domaines. Ce schéma préservera les deux entreprises et les programmes de chacune d’entre elles puisque les commandes engagées resteront chez Nexter et KMW.

 

Nexter était menacé sinon ?

 

La dépendance de Nexter à l’égard des commandes françaises est importante. L’entreprise doit muscler ses capacités de développement international.

 

Quel est l’intérêt pour KMW, qui exporte très bien, de se rapprocher de Nexter ?

 

La nouvelle société vaudra plus que la somme actuelle des deux entités. Les entreprises mutualiseront leurs gammes et le groupe atteindra la taille critique pour être compétitif à l’export. C’est favorable pour l’emploi car chacun garde ses carnets de commandes et s’associe à l’autre pour innover et exporter. C’est aussi un plus considérable pour l’Europe de la Défense. Avec de la volonté, on parvient à des résultats.

 

Même si l’Etat conserve 50 %, il va falloir privatiser Nexter. Craignez-vous une levée de boucliers en interne ?

 

Nos intérêts seront parfaitement protégés. L’Etat conserve 50 % de cet ensemble ainsi qu’une action spécifique pour préserver ses intérêts stratégiques, dans le domaine des munitions.

 

Ce rapprochement en appelle-t-il d’autres ?

 

Une étape importante s’ouvre aujourd’hui, dont je souhaite le plein succès. Demain, cet ensemble pourra s’ouvrir à d’autres.

 

Ce qui est possible dans l’armement terrestre, l’est-t-il aussi dans le naval ? On évoque la nécessité d’un Airbus des sous-marins depuis des années entre DCNS et TKMS...

 

J’agis de manière pragmatique et concrète pour développer nos industries de défense. Nous évaluons nos intérêts, travaillons avec des partenaires éventuels et aboutissons à un résultat qui préserve notre industrie de défense et qui nous projette à l’export. La solution Nexter-KMW répond à ces conditions. Comme j’ai pu l’encourager dans le domaine spatial (Airbus Safran), la consolidation européenne peut concerner d’autres secteurs. J’en ai fait un objectif majeur car le ministère de la Défense est aussi celui des industries de défense.

 

Le divorce entre TKMS et Kockums vous donne-t-il des idées sur une alliance franco-suédoise ?

 

La ministre suédoise de la défense et moi-même avons évoqué toutes ces questions vendredi dernier. Nexter-KMW montrent qu’il y a de l’intérêt à se consolider tout en préservant ses atouts.

 

La ministre de la défense allemande va prendre position sur les drones. Attendez-vous un top départ pour un projet franco-allemand sachant que Dassault, Airbus et Finmeccanica piaffent d’impatience ?

 

En Allemagne, l’opinion publique a été marquée par le Global Hawk. Je fais de l’équipement de nos armées en drones une priorité et ma collègue allemande partage mon intérêt pour le sujet

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:50
Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

 

2 juillet 2014 par Emmanuel Cugny Tout info, tout éco

 

Un premier pas vient d'être franchi pour la construction d'un grand Airbus de l'armement terrestre. Les fabricants de blindés français Nexter et allemand KMW ont entamé hier un rapprochement pour former le leader européen dans ce secteur.

 

Les représentants des deux entreprises et l'Agence française des participations de l'Etat ont signé un accord qui ouvre une phase de discussions pour constituer une co-entreprise dans les neuf prochains mois. La nouvelle entité qu'ils détiendront à égalité dépassera en chiffre d'affaires l'allemand Rheinmetal ainsi que le britannique BAE-Systems. Cet accord marque une nouvelle étape dans la consolidation de l'industrie européenne de l'armement après la constitution du géant de l'aéronautique EADS, récemment rebaptisé Airbus Group. A terme, Nexter détenu à 100% par l'Etat français - c'est l'ancien Giat Industrie - qui fabrique le char Leclerc, et KMW (groupe familial) qui fabrique le Léopard, ont vocation à fusionner.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 14:55
Armement : Patrick Boissier quitte la barre de DCNS

 

02/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le patron du groupe naval va demander au conseil d'administration d'écourter son mandat de PDG. Le conseil évoquera ce sujet lors d'une réunion prévue le 23 juillet prochain

 

La succession de Patrick Boissier à la tête de DCNS s'accélère bien. Le patron du groupe naval va demander au conseil d'administration d'écourter son mandat de PDG, selon un communiqué publié ce mercredi matin. Une réunion du conseil évoquera le sujet le 23 juillet prochain. "L'anticipation de la fin du mandat de Patrick Boissier permettra à son successeur de maîtriser deux processus qui influenceront largement le déroulement de sa mission : les négociations en cours avec des prospects majeurs ainsi que l'élaboration du budget 2015 et du plan 2015-2018", a précisé le communiqué.

Pour sa part, Patrick Boissier pourra, dans ses nouvelles fonctions de président du GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales), se consacrer à la préparation d'Euronaval qui "revêt cette année une importance considérable pour l'industrie française étant donné l'état du marché mondial". L'ancien patron des activités de cyberdéfense d'Airbus Group, Hervé Guillou, devrait prendre la succession de Patrick Boissier.

 

Croissance de 40 % sur quatre ans

Le mandat de Patrick Boissier a été marqué par "la croissance de 40 % de l'activité de DCNS sur quatre ans (2010-2013) grâce aux initiatives prises pour élargir son portefeuille de produits et services, son portefeuille de clients à l'international et son portefeuille d'activités vers l'énergie et grâce à l'amélioration de la performance du groupe".

Hervé Guillou devra encore "accélérer l'amélioration de la performance interne de DCNS afin d'assurer la poursuite de son développement sur des marchés de plus en plus contraints et concurrentiels", a expliqué le communiqué. L'avenir du groupe passera par l'accroissement des investissements en R&D, notamment dans les activités de sous-marins conventionnels ainsi que dans le maintien et le développement des compétences, l'établissement de plusieurs implantations et partenariats à l'international et la modernisation de ses moyens de travail en France.

 

Chasse aux sorcières ?

La succession de Patrick Boissier va se passer finalement en douceur pour DCNS, qui aborde une année cruciale à l'export. La deuxième partie de l'année aurait pu être complètement parasitée, voire paralysée, par la course à la présidence. Pour autant, beaucoup craignent que l'arrivée d'un nouveau président soit une occasion pour déclencher une chasse aux sorcières. Déjà, le patron de l'activité sous-marins, Olivier Dambricourt a été récemment et brutalement débarqué après avoir remplacé en octobre 2013 Pierre Quinchon, qui a pris les rênes de la Direction Technique et Innovation (DTI) et qui a payé l'échec de la campagne de Singapour.

Une chasse aux sorcières néfaste à l'obtention de contrats proches d'être signés ou nuisible à des campagnes très importantes pour l'avenir du groupe, voire de la loi de programmation militaire (LPM), notamment celles concernant les frégates multimissions FREMM. Le groupe naval a signé un contrat avec l'Egypte (4 corvettes Gowind), qui n'est pour le moment pas mis en vigueur. DCNS est également en très bonne posture en Uruguay (trois patrouilleurs Gowind dont l'Adroit), le président de la République José Mujica ayant personnellement choisi le groupe français.

 

Le Moyen Orient important pour DCNS

Surtout le groupe naval lorgne un contrat en Arabie Saoudite de plus de 15 milliards d'euros (Sawari 3). L'Arabie Saoudite et la France négocient un projet de vente de six frégates multimissions FREMM et de cinq à six sous-marins dans le cadre du programme Sawari 3. Un mégacontrat estimé à plus de 15 milliards d'euros. Il fait tourner les têtes des principaux groupes concernés : DCNS, Thales, le missilier MBDA et l'hélicoptériste Eurocopter (EADS). La France avait signé une LoI (Letter of intent) sur l'ensemble du spectre naval (40 milliards d'euros de projets) avec l'Arabie Saoudite. Mais les nombreux changements de ministre de la Défense semblent avoir eu raison de cette initiative franco-saoudienne.

En outre, DCNS en coopération avec MBDA, propose au Qatar trois frégates ATBM (défense antimissile balistique), armées de missiles Aster 30 (MBDA et Thales) et de missiles mer-mer Exocet. Ces navires de 4.000 tonnes seraient des dérivés des frégates singapouriennes Delta vendues par DCNS dans les années 2000. Le contrat est estimé à 2,5 milliards d'euros environ.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:57
XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

 

2 juillet, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Le secret avait été bien gardé ! Hier en fin de journée, après plus de 18 mois de négociations, Nexter et Krauss-Maffei Wegmann ont annoncé leur projet d’alliance. Un peu plus tôt dans la journée, les propriétaires des deux entreprises (famille Bode-Wegmann pour KMW, l’état français pour Nexter) avaient signé un protocole d’accord. Le rapprochement des deux groupes sous l’égide d’une holding qui s’appellera KANT (KMW And Nexter Together, comme quoi chars lourds et humour ne sont pas incompatibles) jette les bases d’un groupe franco allemand de défense fort de 6000 salariés, avec un carnet de commande de plus de 6 Mds€ et d’un chiffre d’affaires annuel de 2 Mds€. La part des deux sociétés dans cet ensemble est relativement équilibrée, ce qui a sans doute facilité le rapprochement, avec simplement un léger avantage à KMW sur le chiffre d’affaires et les effectifs.

 

Depuis une bonne décennie, le mariage de Nexter faisait partie des arlésiennes du secteur de l’industrie de Défense. Pour de nombreux observateurs, l’actionnariat public du groupe français constituait un frein rédhibitoire à toute évolution de son périmètre.  Les deux industriels ont donc décidé d’un commun accord de bousculer la situation et de faire taire les augures. Reste que la signature d’hier n’est qu’une étape et le chantier à venir est bien plus conséquent que les négociations qui ont précédé. Les gammes sont complémentaires de part et d’autre du Rhin, mais avec des zones de recouvrement non négligeable : on trouvera par exemple deux 8×8, le VBCI et le Boxer, ou deux MRAP, le Dingo et l’Aravis. Sans oublier bien entendu le Léopard et le Leclerc dans les chars lourds. On fait toutefois remarquer chez Nexter que ces gammes ne se retrouvent que rarement en concurrence frontale. D’abord parce que les produits présentent tout de même des différences notables en terme de masse ou de technologie et que les terrains de chasse commerciaux des deux groupes ne se superposent pas.

 

Le mariage annoncé hier présente en revanche l’avantage de faire naitre un groupe européen puissant et cohérent non seulement dans les blindés, mais aussi dans la canonnerie, les systèmes d’armes, les munitions et les poudres grâce au savoir-faire de Nexter dans ces domaines. Il écarte du même coup le scénario d’un mariage consanguin entre KMW et Rheinmetall, ou celui du dépeçage prévisible du groupe Nexter s’il avait du se rapprocher de Renault Trucks Defense. Reste une interrogation majeure : le groupe franco-allemand Eurocopter, aujourd’hui numéro 1 de l’hélicoptère dans le monde, était né en 1992 du rapprochement de la division hélicoptère d’Aerospatiale en France et de MBB en Allemagne. Ce mariage, qui fait figure d’exemple, avait été cimenté par une coopération ancienne et surtout par le lancement du programme Tigre, qui avait su fédérer les équipes des anciens concurrents. Quel sera le ciment du futur groupe KANT ?

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:56
Nexter et l'allemand KMW sur la voie de la fusion


01.07.2014 leberry.fr

 

Les fabricants de blindés français Nexter et allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont entamé mardi un rapprochement pour former "le leader européen de l'armement terrestre", a annoncé le gouvernement français, qui détient le capital de Nexter.

 

Les représentants des deux entreprises et l'Agence des participations de l'Etat (APE) ont signé un accord qui ouvre une phase de discussion entre industriels pour constituer d'ici quelque neuf mois une coentreprise, a-t-on expliqué au ministère de la Défense.

 

La nouvelle entité, qu'ils détiendront à égalité, dépassera en chiffre d'affaires l'allemand Rheinmetall et même le britannique BAE Systems, si l'on exclut ses importantes filiales aux Etats-Unis.

 

Cet accord marque une nouvelle étape dans la consolidation de l'industrie européenne de l'armement, après la constitution du géant de l'aéronautique EADS (aujourd'hui Airbus Group) en 2000 et du fabricant de missiles MBDA (co-entreprise de BAE Systems, Airbus Group et de l'italien Finmeccanica) en 2001.

 

A terme, "les deux entreprises ont vocation à fusionner", selon un conseiller du ministre de la défense, qui ne s'avance pas sur le temps que cela prendra.

 

Dans le Cher, le groupe Nexter est présent sur deux sites : Nexter Systems, route de Guerry à Bourges, et Nexter Munitions, route de Villeneuve à La Chapelle-Saint-Ursin.

 

KMW, société familiale qui emploie quelque 3.000 personnes, a dégagé en 2013 un bénéfice net de 80 millions d'euros sur un chiffre d'affaires d'un milliard. Nexter a réalisé la même année un chiffre d'affaires de 787 millions d'euros et un bénéfice de 74 millions.

 

Nexter bénéficiera du réseau commercial de son partenaire "sans commune mesure avec le sien", reconnait-on au ministère de la Défense. KMW a ainsi vendu 3.400 chars Leopard, alors que Nexter n'a vendu que quelque 800 chars Leclerc, une moitié en France et l'autre, à perte, aux Emirats Arabes Unis. Son carnet de commandes, à 4 milliards d'euros, est le double de celui de Nexter.

 

Krauss-Maffei, à son tour, bénéficiera de la gamme de blindés modernisés de Nexter, et financés par les programmes de la défense française.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:56
Fusion franco-allemande dans l'industrie de l'armement terrestre

 

01/07/2014 à 20:20 Capital.fr (Reuters)

 

Les groupes français Nexter et allemand Krauss-Maffei-Wegmann (KMW) sont entrés mardi en négociations exclusives, premier acte d'un rapprochement qui ferait de la future coentreprise le leader de l'armement terrestre européen en terme de chiffre d'affaires, dans un marché de plus en plus concurrentiel.

 

Véritable serpent de mer, cette décision a été actée par la signature à Paris d'un accord entre les deux entreprises et l'agence française des participations de l'Etat, a-t-on appris auprès du ministère français de la Défense.

 

Nexter, fabricant du char Leclerc, est détenu à 100% par l'Etat. Côté allemand, l'entreprise KMW, qui fabrique les chars Leopard, est détenue à 100% par la famille Bode-Wegmann.

 

A l'issue du rapprochement, la nouvelle structure baptisée Kant (pour "KMW and Nexter together") sera détenue à 50% par l'Etat français et à 50% par la famille Bode-Wegmann et fera l'objet d'une coprésidence franco-allemande du directoire jusqu'à la fusion qui interviendrait dans trois à quatre ans.

 

Les deux sociétés ont confirmé leur projet de fusion dans un communiqué commun diffusé de Francfort.

 

L'Etat français conservera une action spécifique pour protéger les activités stratégiques, comme les systèmes d'armes et les activités munitionnaires.

 

"Cette signature ouvre une phase de discussions entre les deux entreprises visant à réaliser l'opération de rapprochement à proprement parler", explique-t-on dans l'entourage du ministre Français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en évoquant des "fiançailles".

 

Cette phase durera environ neuf mois et aboutira à la création de la "joint-venture" au début du deuxième trimestre 2015, vers le mois d'avril, précise-t-on.

 

D'ici là, une loi devra ajouter Nexter à la liste des sociétés qui peuvent être privatisées et l'opération devra recevoir le feu vert de la Commission européenne.

 

"On a la certitude qu'il n'y aura pas de blocage de la Commission du fait d'une position dominante de ce nouvel acteur", dit-on à Paris. "Il y a plein d'acteurs en Europe, ce qui fait qu'on ne se retrouve pas avec un monopole.

 

FORTE CONCURRENCE

 

L'enjeu est de taille à l'heure où le marché de l'armement terrestre est de plus en plus concurrentiel, avec l'arrivée de nouveaux acteurs, et où la défense fait l'objet de coupes budgétaires dans de nombreux pays européens.

 

"Chaque pays a encore son industrie terrestre mais là on arrive à une réduction telle des budgets de défense qu'il n'y a plus assez pour chacun des marchés nationaux", souligne-t-on au ministère.

 

La mise en commun des savoir-faire des deux fabricants de blindés devrait donc se traduire par des "gains financiers pour les deux et des gains de chiffres d'affaires à assez court terme sans faire de destructions d'emplois", fait-on valoir.

 

Concurrents directs, Nexter et KMW sont sensiblement similaires tant en taille (2.800 personnes côté français, 3.000 côté allemand) qu'en chiffres d'affaires (787 millions d'euros pour Nexter et un milliard d'euros pour KMW fin 2013).

 

Le groupe français affichait un résultat net de 74 millions d'euros contre 88 millions d'euros pour le groupe allemand.

 

Seule différence significative entre les deux entreprises, le volume des carnets de commande avec quatre milliards d'euros pour KMW et deux milliards d'euros pour Nexter (hors programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre française).

 

"Aujourd'hui la fusion de ces deux entités va créer le leader européen de l'armement terrestre" avec un chiffre d'affaires compris entre 1,8 et deux milliards d'euros, indique-on à Paris, devant le groupe britannique BAE et l'américain General Dynamics, dont les CA réalisés en Europe sont respectivement de l'ordre de 1,5 milliard d'euros et de un milliard.

 

EXPORT

 

Reste à savoir dans quelle mesure le rapprochement se traduira par des doublons susceptibles d'entraîner des suppressions d'emplois, une perspective écartée à court et moyen terme par Paris, qui voit dans la fusion l'occasion de renforcer l'industrie européenne de la défense.

 

"La société Nexter telle qu'elle est aujourd'hui n'a pas une viabilité assurée, au moindre à coup budgétaire elle est très vite fragilisée pour une raison simple : l'armement terrestre, qui est de plus en plus concurrentiel et commercial, n'est pas un secteur de souveraineté", dit-on. "Pour être un acteur qui compte sur le paysage européen et mondial il faut avoir une taille critique".

 

Au sein de la nouvelle entité, Nexter pourra bénéficier du réseau commercial d'exportation très solide de KMW.

 

L'entreprise allemande pourra de son côté profiter de la modernisation des véhicules blindés de combat français avec l'arrivée des véhicules blindés multi-rôles (VBMR) prévue dans le cadre du programme Scorpion et pourra désormais se fournir en tourelles et canons au sein de son propre groupe via la technologie de Nexter, et éviter ainsi de faire appel à son concurrent allemand Rheinmetall.

 

Le rapprochement Nexter-KMW, qui progressivement cédera la place à une fusion avec un seul PDG d'ici 3 ou 4 ans, n'aura aucun impact sur les contrats en cours, selon l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:50
EDA Launches Security of Information Portal

 

Brussels - 01 July, 2014 European Defence Agency

 

The EDA launched today a public web-portal containing information on participating Member States’ Security of Information (SoI) related agreements and arrangements, policies, practices, as well as on relevant European and other multinational agreements and arrangements.

 

Rules protecting classified information have to be adequately transparent and non-discriminative to enable suppliers from different European Member States to participate in defence procurement procedures across the European Union. Therefore, Security of Information is a precondition for a more open and transparent European Defence Equipment Market (EDEM) and underpins successful defence procurement and European collaboration.

The mapping and sharing of information on different national, international and institutional regulations, arrangements and agreements on processing, storing and circulating classified information, will contribute towards removing Security of Information barriers in defence procurement among Member States. The launch of the EDA SoI Portal is considered as a significant step in this process.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:45
Mechem about to ship first Casspir wide body ambulances

 

01 July 2014 by Guy Martin - defenceWeb

 

Specialist Denel division Mechem is about to ship off the first three wide body ambulance versions of its popular Casspir armoured personnel carrier and will deliver them to the United Nations in Somalia.

 

The United Nations and Angola are the launch customers of the wide body ambulance, the latest version of the Casspir NG2000, development of which was completed in 2012. The United Nations will use the vehicles as part of the Amisom hybrid African Union and UN mission in Somalia.

 

Ashley Williams, General Manager of Mechem, told defenceWeb that the vehicles would be shipped out within a week. He said the wide body ambulance has the same dimensions as the Rinkhals armoured ambulance and can accommodate four lying and two sitting patients plus two medics. The vehicle is fully equipped to treat any operational casualty. Older generation Casspir ambulances were much more confined and could only accommodate two stretchers, one sitting patient and a medic.

 

The new generation NG2000 Casspirs feature more powerful engines and better manufacturing techniques than their predecessors and can withstand a 21 kg TNG blast under a wheel and a 14 kg blast under the hull. Various Casspir NG2000 variants are available, including cargo, water, fuel, command and control, infantry fighting, and recovery. To meet customer demand, the vehicles can be fitted with different drivetrains, such as Mercedes or Powerstar South Africa.

 

Williams said that Mechem was mainly focusing on Casspirs as there is still a big need for them. Mechem also offers armoured truck cabs and two countries are interested in this product at the moment. Benin became the launch customer for the armoured trucks and has also bought Casspir NG2000s.

 

Because customers often want fast turnaround times on vehicle deliveries, Mechem has decided to keep a small stock of vehicles, with around 15-20 Casspirs as stock on hand.

 

Williams said an African country has just signed a large vehicle order but the contract is still being finalised. He estimated demand for 50 to 100 Casspirs a year – Mechem sold 50 last year.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:40
Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo Franck Dubray

Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo Franck Dubray

 

1er juillet 2014. Portail des Sous-Marins

 

Un des 2 bâtiments de type Mistral construits en France pour la Russie naviguera sous peu avec un équipage russe pour un voyage test, indique une source militaire.

 

Lundi matin, 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire à bord du Smolny pour y être formés à l’utilisation et à la mise en oeuvre du nouveau porte-hélicoptères. Le Vladivostok sera remis à la marine russe en octobre ou en novembre.

 

« Tout se passe comme prévu. Presque tous les problèmes administratifs ont été réglés avec les autorités de Saint-Nazaire. L’équipage peut commencer sa formation dès aujourd’hui. Un voyage d’essai interviendra dans un avenir proche, » a indique la source.

 

Référence : ITAR-TASS (Russie)

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 00:55
Projet d’alliance entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems

 

Münich/Versailles, 01 juillet 2014 – Nexter Systems

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter Systems (Nexter), deux entreprises européennes leaders des systèmes de défense terrestres marquent leur intention de se rapprocher. Le 1er juillet, les propriétaires des entreprises allemande et française ont signé à Paris un protocole d’accord à cet effet. L’alliance des deux groupes sous l’égide d’une société holding conjointe ouvre la voie à un groupe franco-allemand de technologie de défense fort d’un chiffre d’affaires annuel approchant 2 Md€, d’un carnet de commandes d’environ 6 Md€ et d’un effectif de plus de 6000 salariés.

 

KMW, Nexter et leurs actionnaires respectifs considèrent cette étape comme décisive pour la consolidation de l’industrie de défense en Europe. Leur convergence stratégique rend possible la préservation d’emplois et de compétences au coeur de l’Union Européenne. Les portefeuilles produits des deux entreprises et leurs présences commerciales dans les différentes régions du monde sont complémentaires. L’alliance de KMW et Nexter donnera naissance à un groupe doté de la force et de la capacité d’innovation requises pour réussir et se développer dans un environnement international concurrentiel. En outre, elle offre à ses clients de l’Union Européenne ou membres de l’OTAN la perspective d’avancées en matière de standardisation et d’interopérabilité de leurs équipements de défense, avec une base industrielle sur laquelle pouvoir s’appuyer.

 

Nexter Systems SA est intégralement détenue par la société publique Giat Industries SA ; Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG est intégralement détenue par Wegmann GmbH & Co basée à Kassel (Hesse). Pour mettre en oeuvre le rapprochement des deux entreprises, il est prévu que leurs actionnaires actuels transfèrent leurs actions à une société conjointe nouvellement créée. Ils recevront chacun 50% des parts de cette société holding commune qui sera le seul actionnaire de Nexter et KMW. La gouvernance de la société holding conjointe tiendra compte de la parité entre ses deux actionnaires, qui seront les investisseurs de référence du nouveau groupe combiné dans une perspective industrielle de long terme.

 

Le rapprochement devrait être effectif dans les premiers mois de l’année 2015. D’ici là, un processus de diligence des deux partenaires sera mis en oeuvre. Le projet d’alliance sera soumis aux autorisations réglementaires et légales d’usage.

 

A propos de Krauss Maffei Wegmann GmbH & Co. KG

Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG est leader du marché en Europe pour les véhicules à roues et chenillés fortement blindés. Environ 3 200 collaborateurs développent, fabriquent et suivent une gamme de produits très étendue sur des sites répartis dans les pays suivants : Allemagne, Brésil, Grèce, Grande-Bretagne, Mexique, Pays-Bas, Singapour, Turquie et États-Unis. Cette gamme s'étend à des véhicules à roues fortement blindés et aptes au transport aérien (MUNGO, AMPV*, F2, DINGO, GFF4 et BOXER*) aux chars de combat (LEOPARD 1 et 2), véhicules de combat d'infanterie (PUMA*) et systèmes de pose de travures, en passant par les systèmes de reconnaissance, de défense anti-aérienne et d'artillerie (FENNEK, GEPARD, LeFLaSys*, Panzerhaubitze 2000, DONAR* et AGM). À ceci s'ajoutent les systèmes de commandement et d'information, ainsi que des affûts télécommandés avec dispositifs de reconnaissance et d'observation. En outre, KMW dispose de compétences étendues en matière de systèmes dans les domaines de la simulation civile et militaire. Les forces armées de plus de 30 nations dans le monde font confiance aux systèmes stratégiques de KMW.

 

A propos de Nexter Systems

Nexter, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d'activité s'étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l'Air et de Terre, et la Marine. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée de véhicules multi-missions ARAVIS®, véhicules multirôles 6x6 TITUS ®, véhicules de combat VBCI, systèmes d'artillerie CAESAR®, TRAJAN® et 105 LG, munitions intelligentes BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:55
Un véhicule blindé de combat et d'infanterie (VBCI), fabriqué par Nexter, sur le terrain en Afghanistan. Crédit Nexter

Un véhicule blindé de combat et d'infanterie (VBCI), fabriqué par Nexter, sur le terrain en Afghanistan. Crédit Nexter

 

le 01/07/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Nexter qui sera privatisé, et l'allemand KMW donnent naissance au leader européen de l'armement terrestre.

 

Deux accords industriels franco-allemands annoncés en quinze jours. Voilà de quoi relativiser l'échec d'un rapprochement entre Alstom et Siemens dans l'énergie. Mardi 1er juillet, le français Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont annoncé leur rapprochement dans les blindés et les munitions, afin de donner naissance au numéro un européen de l'armement terrestre, devant le britannique BAE Systems (sans ses filiales américaines). Cette annonce intervient après l'accord franco-allemand dans les lanceurs spatiaux.

Les fiançailles ont été signées au ministère de la Défense à Paris, entre Philippe Burtin, PDG de Nexter, et Franc Aun, son homologue de KMW, ainsi que les représentants de l'Agence des participations de l'état, détentrice de 100 % de Nexter, et de la famille Bode-Wegmann, actionnaire à 100 % du fabricant du char Leopard.

Les deux groupes entrent en négociations exclusives afin de créer une coentreprise, détenue à 50-50, à laquelle KMW apportera tous ses actifs et Giat, la holding de contrôle française, 100 % de Nexter. Neuf mois devraient être nécessaires pour franchir cette étape. «Les deux parties s'assurent que le 50-50 préserve leurs intérêts», dit-on à l'Hôtel de Brienne. Une soulte est prévue si un déséquilibre apparaît dans un sens ou dans l'autre. Les deux entreprises ont lancé hier le processus d'information de leurs 5.800 salariés. Avec un message rassurant: l'emploi sera préservé. Du moins à court et moyen terme.

 

Le processus de fusion prendra des années

A l'instar des trois sociétés qui forment le missilier européen MBDA, Nexter et KMW continueront à gérer leurs programmes en parallèle dans leurs usines respectives. Le processus de fusion au sein d'un groupe intégré, assorti de spécialisation des sites et de définition de programmes communs, prendra des années. Des économies immédiates seront toutefois réalisées dans les achats, le partage des frais de R & D ainsi que sur le front commercial, en particulier à l'export. «Nexter bénéficiera du réseau commercial de KMW plus performant que le sien», souligne le ministère de la défense. La future société qui aura son siège aux Pays Bas, sera codirigé par les deux PDG actuels.

Préparée depuis un an, l'opération baptisée «KANT» pour «Krauss And Nexter Together» n'a rien d'improvisé. «Jean-Yves Le Drian qui a la volonté de renforcer l'industrie de défense européenne, a remis le sujet sur la table. C'est un rapprochement historique dont on parle depuis très longtemps» souligne-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. La baisse des budgets militaires européens, la recrudescence de la concurrence asiatique notamment, à l'export et la trop petite taille des acteurs en Europe ont fait sauter les derniers verrous. «La viabilité de Nexter n'était plus, assuré», affirme-t-on. Plusieurs scénarios ont été étudiés notamment le découpage de la société avec l'apport de l'activité munitions au groupe Thales et des blindés à Renault Trucks Defense (RTD). «Un adossement à KMW a été privilégié. C'est un mariage entre deux groupes sain et de taille quasi équivalente», dit-on à l'hôtel de Brienne. A 4 milliards d'euros, le carnet de commandes de KMW pèse deux fois plus lourd que celui de Nexter, même en y ajoutant sa part (500 millions) dans Scorpion, le plan de modernisation de l'armée de terre, qui représente 1 milliard sur la période 2014-2019.

 

Plusieurs obstacles à franchir

Pour aboutir, l'opération devra franchir plusieurs obstacles. Le gouvernement doit faire voter la privatisation de Nexter par le Parlement, puisque la participation de l'Etat tombe de 100 à 50 %. «L'État conservera ces 50 %, il détiendra une action spécifique, afin de protéger ses technologies et il aura des droits de représentation au conseil et de veto notamment sur des cessions d'actifs», précise-t-on. Les députés devraient se prononcer d'ici la fin 2014 ou début 2015. Paris et Berlin devront se mettre d'accord sur une licence d'exportation de matériels militaires franco-allemands. L'opération devra enfin être approuvée à Bruxelles.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:21
Leclerc (Nexter) - Leopard 2A7 + (KMW)

Leclerc (Nexter) - Leopard 2A7 + (KMW)

 

01.07.2014 Par Dominique Gallois – LeMonde.fr

 

Feu vert mardi 1er juillet pour « l'opération Kant ». Ce n'est pas un film d'action qui se cache derrière ce nom de code, mais la signature de la première grande manoeuvre industrielle franco-allemande dans l'armement terrestre.

 

Car Kant veut dire: KMW and Nexter together. Ce nom de code traduit la volonté de marier le groupe public français Nexter Systems, plus connu son ancien nom de GIAT fabricant du char Leclerc , avec son homologue familial allemand KMW, ex-Krauss Maffei, et son char Léopard.

 

L'accord signé à Paris est d'autant plus «historique» que cette alliance des deux fabricants de blindés est évoquée depuis plus de dix ans, sans jamais avoir pu aboutir. Un événement exceptionnel puisque, depuis la création d'EADS en 1999, dans l'aéronautique de défense, et de MBDA en 2001, dans les missiles, aucun mouvement d'envergure n'avait eu lieu dans l'industrie d'armement européenne.

 

Les négociations menées en dix-huit mois, sous la houlette du ministère de la Défense et de l'Agence des participations de l'Etat coté français, permettront aux deux entreprises de taille similaire, de constituer un ensemble pesant 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires et employant 6000 personnes.

 

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