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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 20:45
Les 10 premiers véhicules ukrainiens KrAZ Shrek One ont été délivrés au Sénégal

 

22.06.2014 par Denys Kolesnyk - info-news.eu

 

Le premier lot de 10 véhicules blindés KrAZ Shrek One (Ukraine) a été délivré au Sénégal. En avril 2014, 10 véhicules blindés spéciaux KrAZ ont été délivrés à Dakar (Sénégal) du port Jabel Ali (EAU) par la compagnie « Dealex ».

 

Actuellement, on ne sait pas si le Sénégal est la destination finale de ces véhicules. Toutefois, ces véhicules sont adaptés pour une utilisation dans la région avec un risque accru d’utilisation d’EEI. Selon les tâches, KrAZ Shrek One est réalisé en trois versions : KrAZ Shrek One (véhicule de transport de troupes), KrAZ Shrek One RCV (véhicule utilisé pour le déminage), KrAZ Shrek One Ambulance.

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:50
Le drone de combat X-47B de Northrop Grumman (Northrop Grumman)

Le drone de combat X-47B de Northrop Grumman (Northrop Grumman)

 

23 juin 2014 par Benoît Maraval – 45e Nord.ca

 

Communément appelés « robots tueurs », les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) suscitent de nombreuses interrogations et inquiétudes sur lesquelles l’ONU travaille actuellement.

Une autonomie progressive qui pose question

 

Contrairement aux drones qui restent télé-opérés par l’homme, les SALA doivent permettre, une fois programmés – d’identifier, de sélectionner et d’engager n’importe quelle cible sans intervention humaine.

Si les SALA n’existent pas encore, des armes intègrent déjà des applications dotées d’un certain degré d’autonomie parmi lesquelles :

- “Phalanx” pour le système de combat Aegis (Etats-Unis) qui combine un radar de detection et d’acquisition de cible avec un calculateur de position associés à un canon multitube.

- Le système autonome « Harpy » de détection et de destruction d’émetteurs radars, développé par Israël.

-  Le drone britannique Taranis (toujours en stade de développement)

-  Le drone de combat X-47B de Northrop Grumman

-  Les robots de surveillance Techwin par Samsung, déployés dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

La multiplication de l’usage des drones ainsi que la progression de la robotique pourraient donc rapidement faire de ces technologies émergentes une réalité opérationnelle. Or, ces technologies soulèvent de nombreuses problématiques qui restent pour l’instant sans réponse :

-  Aucune définition précise et officielle des SALA n’a été agréée au niveau international

- Bien que de nombreux travaux sont en cours, le stade de développement technique des SALA est incertain

- La compatibilité de ces technologies avec le droit international (notamment avec le droit international humanitaire) est largement contestée

-  L’interrelation homme-machine et les questions éthiques – déjà problématiques dans le cas de l’utilisation des drones – soulevées par le développement des SALA n’a pas non plus fait l’objet d’études approfondies

- Les risques d’un recours à la force accru, d’une dissémination des technologies et d’une prolifération des SALA restent des sujets de réflexion théoriques.

 

Genève au travail

C’est justement pour tenter de répondre à ces questions que les Etats Parties à la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) adoptée en 1980, ont décidé fin 2013 d’organiser une réunion d’experts sur le sujet afin de progresser sur ces différents sujets. Cette réunion s’est tenue du 13 au 16 mai dernier au siège des Nations unies à Genève et constituait le premier rassemblement international officiel d’Etats consacré au SALA.

Si toutes les interrogations précitées n’ont bien entendu pas reçu de réponse précise et définitive, certains éléments potentiels d’une future définition ont été évoqués, notamment la nécessité pour l’homme de conserver une forme de contrôle sur le système d’armes. D’un point de vue technique, la question de la marge d’erreur d’un « robot tueur » a également été soulevée.

Sujet de désarmement potentiel, les SALA pourraient également, selon certains responsables militaires invités à s’exprimer, être encadrés par des mécanismes de contrôle des armements – à l’image de certains dispositifs existants : registre des armes classiques des Nations unies, document de Vienne, traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE) – ce dernier étant malheureusement loin de représenter un « modèle » comme évoqué dans une chronique précédente.

Le président de la réunion d’experts, l’Ambassadeur Jean-Hugues Simon-Michel, représentant permanent de la France auprès de la conférence du désarmement, doit désormais élaborer un rapport de compte-rendu des débats qu’il soumettra à la prochaine réunion des Etats parties à la CCAC, prévue en novembre prochain.

 

La société civile en première ligne

La réunion a également offert l’occasion aux représentants de la société civile de présenter leurs positions sur les SALA. Outre le comité international de la croix rouge (CICR), de nombreuses autres ONG ont pu faire valoir leurs inquiétudes quant à la perspective de voir ces technologies naissantes être utilisées sur des cibles humaines de manière incontrôlée et imprévisible.

Afin de mieux faire entendre leur voix, 53 ONG venant de 25 pays se sont rassemblées depuis avril 2013 au sein d’une coalition intitulée « Campaign to stop killer robots », répétant ainsi le mode d’action qui a fait le succès de négociations passées sur le désarmement ou le contrôle des armements (campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel, campagne « contrôlez les armes », etc.).

Leurs principales préoccupations portent sur le droit international et sur la dimension morale de l’utilisation de « robots » armés dont l’autonomie leur conférerait droit de vie ou de mort sur un individu. Les ONG impliquées craignent également que l’emploi de SALA modifie le rapport des autorités politiques au recours à la force. « Envoyer des robots plutôt que des personnes sur la ligne de feu […] reviendrait à faciliter la décision d’entrer en guerre, générant ainsi davantage de conflits » s’inquiète Ian Kerr, directeur de la Chaire de recherche en éthique, droit et technologie de l’Université d’Ottawa et membre de la coalition « Stop killer robots ». Pour la section canadienne du mouvement, le gouvernement canadien doit prendre une part active dans l’interdiction préemptive des « robots tueurs », notamment en décrétant un moratoire national sur leur utilisation et en s’assurant que les activités liées au développement de SALA respectent le droit international humanitaire.

 

Le droit international au cœur des débats

Le débat juridique et la question des droits de l’Homme sont sans doute les points centraux des discussions en cours et à venir dans la mesure où, en l’état actuel de la recherche, il semble difficile pour un système d’armes automatisé de respecter en toutes circonstances le droit international humanitaire, en particulier les principes de distinction (discrimination entre cible militaire et populations civiles), de proportionnalité et de précaution.

Il y a 11 jours, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires des Nations unies a présenté son rapport à Genève dans lequel il préconise au Conseil des droits de l’Homme de « rester saisi de la question des systèmes d’armes autonomes, et en particulier pour ce qui a trait aux droits à la vie et à la dignité », compte tenu du « risque que ces armes soient utilisées en dehors du champ géographique des conflits armés existants. ». En 2013, le Rapporteur spécial avait spécifiquement suggéré la mise en place de moratoires nationaux sur le test, la production, l’assemblage, le transfert, l’acquisition, le déploiement et l’utilisation de SALA.

En tout état de cause, une interdiction totale est sans doute difficilement envisageable. La nature duale de la robotique amène déjà de nombreux Etats à mettre en garde contre toute mesure ou décision trop ambitieuse sur les SALA susceptible de remettre en cause la recherche et le développement d’applications civiles potentiellement révolutionnaires dans les domaines de la santé, des opérations de sauvetage ou de l’agriculture.

Selon les sources, entre 4 et 8 pays développeraient actuellement des SALA ou auraient déjà déployé des systèmes aux degrés d’autonomie divers (Allemagne, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, Inde, Israël, Royaume-Uni, Russie). Rappelons cependant qu’au titre de l’article 36 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949, un Etat partie à l’obligation de déterminer si l’emploi d’une nouvelle arme est interdit par ces engagements internationaux. L’Iran, le Pakistan et l’Inde, entre autres, ne sont pas tenus par cette obligation.

De son côté, le Canada est le seul Etat partie à la CCAC dont la déclaration liminaire n’a pas été rendue publique lors de la réunion d’experts à Genève. Un éventuel rôle de premier plan du Canada dans les discussions onusiennes mériterait en premier lieu un niveau de transparence accru sur ce sujet.

Nous sommes donc loin d’assister à la réalisation du « complexe de Frankenstein » et les « robots tueurs » restent du domaine du fantasme pour certains, du cauchemar pour d’autres. Sarah Connor peut encore dormir tranquille, mais pour combien de temps ?

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:55
Hercule V3 photo RB3D

Hercule V3 photo RB3D

 

20/06/2014 Par Julien Bergounhoux

 

Le premier exosquelette français, Hercule, est exposé en ce moment au salon Eurosatory 2014 par son fabricant RB3D. Il est décliné en deux versions : l'une civile, à destination de l'industrie, et l'autre militaire, développée en partenariat avec la DGA et conçue pour déployer plus de puissance et procurer une meilleure protection aux forces armées.

 

RB3D, une PME bourguignonne spécialisée dans l’assistance à l'effort, a présenté le prototype de la version militaire de son exosquelette Hercule au salon Eurosatory 2014. Aurélie Riglet, chef de projet exosquelettes chez RB3D, était présente sur place et nous en a appris un peu plus sur ce projet innovant 100 % français.

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:55
Nware recrute une VP Alliances pour développer son activité cyberdefense

 

20.06.2014 distributique.com

 

L'intégrateur français spécialisé dans les infrastructures accueille Evelyne Bourderioux en tant que vice-présidente Alliances. A ce poste nouvellement créé, sa mission se concentrera principalement sur le développement de l'activité Cyberdefense de Nware.

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:54
Défense. Le Salon de l'armement bien morose

 

20 juin 2014 Philippe CHAPLEAU – Ouest-France

 

À Eurosatory, le Salon de l'armement terrestre, les exposants tentent d'ignorer la crise qui touche les budgets militaires.

 

La signature de deux ou trois beaux contrats très médiatisés ne doit pas cacher la réalité : le marché de l'armement et de la sécurité est touché de plein fouet par la crise économique et la fin des grandes opérations en Irak et en Afghanistan.

 

Eurosatory, qui se tient jusqu'à ce soir à Villepinte (Seine-Saint-Denis), est, à ce titre, une double vitrine : de la morosité budgétaire d'une part, de l'inventivité technologique et commerciale d'autre part. Ainsi, le fabricant américain de blindés Oshkosh a eu beau présenter son tout nouveau blindé M-ATV et sa variante destinée aux forces spéciales, il n'a pas réussi à faire oublier ses mauvais résultats et le licenciement de centaines d'employés.

 

Baisse du budget

 

Globalement, tous les fournisseurs d'équipements et de services américains sont en récession. La faute à la baisse du budget de la Défense, aux retraits d'Irak et d'Afghanistan qui font chuter les commandes des armées américaines. Face à cette crise, les industriels ont pris des mesures pour défendre leurs revenus et leur compétitivité : suppression d'emplois, ventes de filiales en mauvaise santé, fusions..., et recherches de nouveaux marchés.

 

Clairement, les ambitions sont dirigées vers l'Afrique et l'Asie, théâtres de crises en cours ou anticipées, ainsi que vers les opérations onusiennes de maintien de la paix. « Là, il y a encore de l'argent », résume l'un des dirigeants de SGF, entreprise française spécialisée dans la formation militaire. D'autres groupes tricolores ont créé des filiales à Washington pour être au plus près des centres de décisions. « Mais il n'y aura pas des contrats pour tout le monde », a prévenu le patron de DynCorp (17 000 employés), entreprise spécialisée dans le soutien militaire et sécuritaire.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 18:30
Stand MBDA

Stand MBDA


22 juin 2014 ambafrance-kw.org

 

Une délégation koweïtienne du ministère de la Défense a assisté à l’ouverture du salon EUROSATORY, le plus grand salon international de la défense et de la sécurité terrestre et aéroterrestre qui s’est tenu à Paris du 16 au 20 juin 2014.

 

Au cours de cette cérémonie d’ouverture qui a eu lieu en présence du ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, la délégation conduite par le vice chef d’état-major des armées koweïtiennes, le général de corps d’armée Mohamed Khaled El Koudor et composée de sept officiers a rencontré les industriels de l’armement français et étrangers.

 

Ceux-ci ont des entretiens avec les autorités militaires françaises.

 

Reportage photos

stand Nexter Systems

stand Nexter Systems

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:54
e-vigilante photo EOS Innovation

e-vigilante photo EOS Innovation

 

18.06.2014 electronique-eci.com


EOS Innovation, entreprise française spécialisée dans la robotique mobile de surveillance, présente au salon de la sécurité IFSEC International à Londres son robot de surveillance e-vigilante.

 

Intelligent et autonome, le robot de surveillance e-vigilant est idéal pour la surveillance des entrepôts et des sites industriels couverts. Il représente une solution de sécurité rentable qui permet d'optimiser les affectations de vigiles et d’améliorer la réactivité sur le terrain. Ce robot vient en complément de la surveillance humaine. Il agit en tandem avec un opérateur de télésurveillance qui garde la main sur les prises de décision lorsque le robot détecte une situation inhabituelle. Il peut aussi bien effectuer des patrouilles au hasard ou effectuer une ronde préprogrammée par l’exploitant du site concerné.
Equipé d’une caméra de vidéosurveillance haute résolution et rotative à 360°, l’e-vigilante transmet et enregistre les données audio et vidéo en temps réel, dès qu’un incident survient. Si tel est le cas, l’opérateur de télésurveillance prend le contrôle du robot à distance via une interface très simple d’utilisation. Le robot dispose de nombreux moyens de dissuasion tels qu’une alarme stridente et des haut-parleurs, qui peuvent être utilisés à distance par l’opérateur pour prévenir ou empêcher un vol.

 

Caractéristiques techniques de l’e-vigilante:
- Circule jusqu’à 10km/h
- Autonomie de batterie de 10 heures
- rechargement automatique sans action humaine
- Hauteur : 50 cm, largeur: 75 cm
- Poids : 50 kg
- Laser longue portée pour détecter les intrusions
- Caméra haute résolution pour transmettre des informations en temps réel vers l’opérateur de télésurveillance
- Coque robuste et résistante aux chocs
- Détection à 360°

 

Entièrement développé par EOS Innovation, ce robot a déjà convaincu par ses tests pilotes réussis dans de grandes entreprises industrielles françaises. L’e-vigilante entre aujourd’hui en phase de commercialisation et laisse présager un bel avenir dans un marché de la sécurité industrielle en plein essor. Pour David Lemaitre, fondateur et PDG d’EOS Innovation, " ce robot dispose d’un potentiel énorme dans le marché de la sécurité. e-vigilante est une solution de surveillance unique qui permet de réduire de manière significative les coûts et les aléas liés à la sécurité traditionnelle. "
 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:50
Destroyer deal boosts jobs in Portsmouth

A Type 45 destroyer enters Portsmouth Harbour (library image) [Picture Leading Photographer Dave Jenkins, UK MoD]

 

23 June 2014 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

A £70 million contract to support the Royal Navy's Type 45 destroyers will secure more than 100 engineering jobs.

 

The 2-and-a-half-year contract will protect around 100 highly skilled engineering jobs at BAE Systems in Portsmouth, the home port of the Royal Navy’s 6 Type 45 destroyers and future home of the Queen Elizabeth Class aircraft carriers. Further jobs will be sustained in the company’s wider supply chain.

The contract will ensure the effectiveness of these complex and capable warships is maintained, ensuring they are fit to operate effectively around the world.

Minister for Defence Equipment, Support and Technology, Philip Dunne, said:

This £70 million contract is good news for Portsmouth. It will protect the skills of around 100 expert engineers and makes clear that the future of the city’s ship support industry is bright.

Our Type 45 destroyers are the largest and most powerful the navy has ever had, featuring state-of-the-art equipment and weapons systems. It is essential that the ships receive top class support and Portsmouth has the skills needed to do this.

There is no question that the shipyard will continue to play an important role in the city’s future.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:50
Le groupe Arelis remporte un contrat Airbus Defence & Space

 

18 juin 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Arelis va développer un système constitué de baies RF et de leur pilotage pour des applications liées à la défense.

 

Expert français dans les secteurs de l’aéronautique et de la défense, le groupe Arelis vient d'annoncer la signature d’un contrat avec Airbus Defence & Space pour le développement de cartes électroniques, la conception de sous-ensembles ainsi que la fabrication et l’industrialisation de 4 modèles de baies différentes réalisant des fonctions de numérisation et de synthèse de fréquence.

 

Le groupe français réalisera, de plus, pour fin 2014, l’étude et les essais thermiques pour une baie ainsi que l’étude du rayonnement électromagnétique.

 

Membre du Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) et de Normandie Aerospace, le groupe français dispose d’une expertise de plus de trente ans dans ce secteur. Il dispose notamment d'un site, en Région Midi-Pyrénées, expert en traitement de signal et hyperfréquences pour des applications de télémesure et de transmission de données.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:50
Titus - photo Nexter Systems

Titus - photo Nexter Systems

 

20 juin 2014 Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle



En marge du salon Eurosatory, le directeur général délégué de Nexter Systems, prône une stratégie de rapprochement à l’échelle européenne pour son groupe. Il y a des synergies possibles avec les allemands RheinMetall et Krauss-Maffei ou encore l'italien Oto Melara.

 

L'Usine Nouvelle - De quel plan de charge disposent vos usines de Roanne et de Bourges?

 

Jean-Patrick Baillet - Nous ne sommes ni à crouler sous la charge, ni à bâtir des plans sociaux ou des plans de sauvegarde de l’emploi. La charge industrielle de Roanne et de Bourges est assurée pour 2014 avec la livraisons des derniers VBCI (véhicules blindés de combat d'infanterie, ndlr) à l'armée française. Elle sera vraisemblablement plus hypothétique en 2015.

Il nous faudra compter sur d'autres contrats exports - nous sommes par exemple short-listés au Danemark - pour compléter 2016 et 2017. L'export a représenté l'an dernier 30% de nos prises de commandes, et ce sera de l'ordre de 50% cette année. C’est une situation satisfaisante dans l’industrie en France en 2014. L'ère des arsenaux où l'on avait une vision à cinq ans et plus est révolue. 

 

Au niveau mondial, comment évolue le marché du véhicule blindé ?

Le besoin des armées évolue parce que les conflits modernes évoluent. Le scénario historique c’était le déboulé de chars russes dans les plaines de Champagne, auxquels il fallait faire un contrefeu. Aujourd’hui, c’est plutôt de rentrer dans des villes et d’éviter le tir du snipper caché au quatrième étage. Dans le premier cas, vous avez besoin d’une puissance de feu à l’horizontale qui perce du blindage de 30 cm d’épaisseur. Dans le second, vous avez besoin d’un véhicule capable de franchir des barricades improvisées, de tirer à 60° vers les étages, et de résister à l’agression d’IED (engins explosifs improvisés, ndlr).

D'où des véhicules plus légers, modulaires, plus mobiles, intégrant beaucoup plus de capteurs pour prévenir des agressions ennemies. Quand il n'y a qu'une poignée de fabricants dans le domaine des chars blindés, il y a environ une cinquantaine d'acteurs dans les blindés légers. Chacun se positionne sur des niches pour se différencier. Dans ce segment, nous avons par exemple conçu il y a cinq ans le 4x4 de type Aravis sur le segment du véhicule ultra-protégé. Nous positionnons aujourd’hui le Titus sur le créneau de véhicules très manœuvrant, à fort emport

 

N'y a t-il pas un risque que le marché des blindés devienne un marché de commodité ?

Il ne faut pas réduire le blindé à son habitacle renforcé, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La puissance de calcul et de traitement d’informations que vous trouvez dans ce type de véhicule est à peu près équivalente à celle d’un hélicoptère moderne ou d'un avion. Les systèmes de tracking des cibles en milieu terrestre sont plus sophistiqués car les cibles peuvent s’arrêter et faire demi-tour instantanément. Par ailleurs, la sollicitation en termes de vibrations et de contraintes thermiques de l’électronique dans un véhicule terrestre est bien supérieure à celle que subit un aéronef. 

 

Votre filiale Munitions vient de se renforcer avec les acquisitions des sociétés Mecar et Simmel du groupe Chemring. Pour quelles raisons ?

Il faut environ quinze ans pour développer un nouveau système d’armes, et Nexter consacre déjà près de 20% de son chiffre d'affaires à la R&D pour maintenir au meilleur niveau toutes les technologies intégrées dans un tel système. Aujourd’hui, l'échelle d’activités du groupe est un facteur de pérennité. Notre activité "munitions", soit jusqu’à présent 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, était vouée à un repli progressif sur des niches car nous n’aurions pas été capables, vu notre taille et le cash flow dégagé, de maintenir nos efforts dans tous les domaines technologiques munitionnaires, notamment la précision, l’insensibilité et la propreté des munitions. Avec ces acquisitions, le pôle Munitions affiche un chiffre d'affaires d'environ 350 millions d'euros et rejoint le groupe des trois grands munitionnaires européens : BAE, Namo et Rheinmetall. 

 

Etes-vous favorable à une consolidation dans le domaine des blindés?

Aujourd’hui, deux grands groupes internationaux General Dynamics et BAE/United Defense dominent le marché de l’armement terrestre avec un chiffre d'affaires supérieur à 3 milliards d’euros. Avec des ventes trois fois inférieures, Nexter ne pourra pas indéfiniment suivre. Soit nous décidons de nous replier et de devenir le champion de telle ou telle niche, soit nous voulons rester un acteur global et alors l’effet de taille est incontournable. C’est l’objet de notre cible stratégique de recherche de partenariats. 

 

Quels seraient les avantages d'un rapprochement?

Il y a clairement des synergies potentielles avec les industriels qui ont des positionnements analogues aux nôtres, par exemple les allemands RheinMetall et Krauss-Maffei ou encore l'italien Oto Melara. Ils ont le même métier que nous. Les économies d’échelle seraient évidentes, nous mutualiserions les investissements et nous consoliderions les empreintes commerciales.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:55
Thales provides effective protection for our troops, wherever they are in the world

 

230.06.2014 Thales

 

Thales has one objective: to design effective solutions to counter the threats

Protecting forces in the theatre of operations calls on a wide range of technologies — some of them simple, others much more complex. Thales has many years of experience in this field and has developed some particularly innovative solutions to protect soldiers against a broad array of threats.

These threats include improvised explosive devices, or IEDs. IEDs are low-cost weapons, but they are particularly devastating. Every year, many soldiers are wounded or killed by IEDs. With its ECLIPSE product for vehicles and STORM-H for dismounted soldiers, Thales offers effective solutions to counter the threat from remote-controlled IEDs.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 12:30
Défense. Quand les puces s'en mêlent

 

23 juin 2014 - Catherine Magueur - LeTelegramme

 

De petites puces électroniques compliquent la signature d'un gros contrat portant sur la vente de deux satellites espions à Abou Dhabi en raison d'un veto américain au titre du contrôle des exportations sensibles (Itar). Il aura fallu le feu vert d'Obama pour débloquer le dossier mais trop tard pour que la commande des Emirats arabes unis puisse être bouclée. La France est tragiquement dépendante en microélectronique de pointe, dangereusement affaiblie ces dernières années. Le secteur est mal en point. Il pourrait s'en sortir si Matignon et l'Elysée le veulent réellement. Explications.

 

Pas de pitié dans le monde de l'armement. C'est pire encore à l'export où les contrats font l'objet de très âpres et interminables tractations. De l'intox, du rocambolesque parfois, pour un travail qui se fait dans l'ombre sur ces dossiers sensibles que sont ceux de la Défense. Des millions, des milliards d'euros ou de dollars à la clé. Du lourd. Rappelons que notre industrie aérospatiale a un besoin vital d'exporter pour faire vivre ses bureaux d'études et ses 350.000 salariés. Rappelons aussi que l'espace français s'exporte à 100 %. Alors, on a du mal à comprendre comment de toutes petites choses, des semi-conducteurs, des « puces », peuvent gripper la machine. Pourtant, c'est bien le cas aujourd'hui.

Un terrible concurrent américain

Flash-back. Juillet 2013. Le contrat « Falcon Eye » (oeil de faucon) est signé à Abou Dhabi. À la clé, plus de 700 millions d'euros. Il porte sur la vente de deux satellites d'observation ou espions de très haute définition, construits par Airbus Defence and Space, ex-EADS, et Thales Alenia Space (Tas). Les industriels français ont réussi à arracher l'affaire de haute lutte avec, en face, un terrible et puissant concurrent, l'américain Lockheed-Martin. Un contrat sur lequel ont soufflé des vents contraires. La France n'avait rien signé dans les Émirats arabes unis depuis des années. L'enjeu était de taille. Un homme n'a pas hésité à mouiller le maillot dans cette affaire : le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Aux Émirats arabes unis, rien ne se décide sans la bénédiction du prince héritier, cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nathyan, le patron de la Défense. Jean-Yves Le Drian a réussi à nouer avec lui des relations de confiance. Ça a payé. Tout le monde ne pouvait que se féliciter. C'était signé. Et pourtant... rien n'était réglé, bien au contraire.

Le feu vert des États-Unis indispensable pour pouvoir exporter

L'administration américaine surveille son industrie, et notamment d'armement, comme le lait sur le feu. Elle ne fait pas de cadeaux. « Business is business ». Elle a sorti son arme fatale : la réglementation Itar (International Traffic in Arms Regulations). Il y a des composants américains dans les satellites. Il faut donc le feu vert des États-Unis pour pouvoir exporter. D'aucuns ont soupçonné les Américains d'avoir fait traîner les choses pendant des mois. Tant et si bien que le contrat a capoté. Les délais de validation du contrat ont été dépassés ! François Hollande en a parlé à Barack Obama lors de son voyage aux États-Unis en février dernier ! Tout cela à cause des composants électroniques qui, dit-on, n'étaient pas tous sensibles. Si c'est la guerre, elle est commerciale, explique un ancien d'EADS. Avec Itar, les Américains font la loi. Leur loi. De quoi s'arracher les cheveux pour les industriels français. « Comme par hasard, les listes Itar changent ou les composants changent de catégorie ! », souligne un industriel, partie prenante dans le dossier. C'est comme cela que la France, qui a vendu auparavant des satellites de télécommunications civiles à la Chine, ne peut plus le faire sans autorisation américaine. Ce qui est lourd de conséquences pour l'industrie d'armement française et européenne.

En jeu, la souveraineté industrielle de la France

Pourquoi accepter une telle dépendance qui touche aussi l'innovation dans notre pays ? Pourquoi ne pas faire avec des semi-conducteurs et autres puces « made in France », s'interroge le béotien ? C'est tout le problème. Le secteur de la microélectronique va mal en France et en Europe. Les concurrents américains et asiatiques lui dament le pion. Que peut faire un nain face à des géants ? C'est pourtant la souveraineté industrielle de la France qui est en jeu. C'est vrai sur le plan militaire. C'est vrai aussi pour le civil. Le destin de la puce est politique.

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 11:20
Confirmé: les Sea Kings retirés du service en 2015, assure encore Ottawa

Un hélicoptère CH-124 Sea King Canadien effectue des exercices d’appontage sur le USS Pearl Harbor (LSD 52) pendant PANAMAX 2007 (Photo: Archives/US Navy)

 

19 juin 2014 par Jacques N. Godbout  45eNord.ca

 

Ottawa confirme que toutes les modifications nécessaires ont été effectuées au contrat des de 28 hélicoptères CH-148 Cyclone avec la société Sikorsky Aircraft, permettant ainsi la livraison des hélicoptères ayant une capacité opérationnelle pour que l’on puisse commencer le retrait des hélicoptères Sea King en 2015.

 

Les modifications au contrat prévoient aussi l’élaboration d’un programme visant à améliorer cette capacité afin d’obtenir un hélicoptère maritime CH-148 pleinement fonctionnel en 2018.

«Dans sa configuration finale», dit le communiqué d’Ottawa annonçant les modifications, «le CH-148 Cyclone sera l’un des hélicoptères maritimes les plus performants au monde et il sera à la fine pointe de la technologie. Il pourra exécuter toute la gamme des missions de recherche et de sauvetage et des missions utilitaires dans des milieux exigeants. De plus, le CH-148 Cyclone sera entièrement interopérable dans un espace de bataille moderne et il pourra accomplir simultanément la gamme complète des missions de guerre anti-sous-marine et des missions de lutte antisurface dans un milieu hostile à menace élevée.»

«Le gouvernement du Canada a retenu les services d’un tiers indépendant – Hitachi Consulting – pour examiner et évaluer la viabilité du Projet des hélicoptères maritimes», prend la peine de préciser le gouvernement. «L’expert indépendant a confirmé que le projet serait viable avec une nouvelle structure de gouvernance et une livraison par étape des hélicoptères maritimes. Maintenant que le marché a été conclu, Hitachi Consulting continuera de surveiller des aspects du plan de mise en œuvre, veillant à ce que les dates de livraison promises à l’ARC soient respectées».

Le paiement à Sikorsky sera effectué seulement après livraison des hélicoptères.

 

La «saga» de projet d’hélicoptère maritime

Le projet d’hélicoptères maritime remonte au début des années 1990 lorsque le gouvernement Mulroney a passé commande de nouveaux hélicoptères CH-149 Cormorant pour remplacer les Sea King, mais en 1993, les libéraux de Jean Chrétien fraîchement élus ont annulé le contrat non sans un coût pour les contribuables de 478 millions $.

En 2004, c’est le gouvernement libéral de Paul Martin qui acheta finalement les Cyclones de Sikorsky pour un coût estimé de 5 milliards $, mais les problèmes ne faisait que commencer.

Bien que Sikorsky devait à l’origine commencer sa livraison en novembre 2008, et la terminer en 2011, pas un seul hélicoptère pleinement opérationnel n’a encore été produit. Seuls quatre ont été livrés à la base de Shearwater, en Nouvelle-Écosse, mais ont tous été rejetés par la Défense.

À automne 2013, le ministère des Travaux publics avait fait savoir qu’il envisageait acheter un autre appareil et n’avait pas caché qu’il examinait d’autres options, envoyant une équipe de l’armée de l’air en Grande-Bretagne pour examiner les hélicoptères HM-1 Merlin construits par AgustaWestland, écrit Murray Brewster. L’hélicoptère militaire bi-turbine européen de transport militaire NH-90 a aussi été envisagé.

Mais sortir du contrat avec Sikorsky aurait aussi coûter très cher, près d’un milliard disaient certains experts, et, finalement, le gouvernement du Canada a annoncé en janvier 2014 après l’examen de options qui s’offrait à lui qu’il continuerait avec Sikorsky, mais que la société aéronautique allait payer une amende de près de 90 millions $ pour le retard accumulé dans son programme de construction des CH-148 Cyclone.

«La décision de mener à bien le Projet des hélicoptères maritimes est conforme à notre objectif de fournir l’équipement nécessaire aux Forces armées canadiennes tout en protégeant l’investissement des deniers publics consacrés à ce programme», avait alors déclaré le ministre de la Défense nationale Rob Nicholson.

«Je suis heureuse que le marché ait été conclu et que nous puissions honorer l’engagement du gouvernement, à savoir commencer à retirer les Sea King du service en 2015 et à livrer à l’Aviation royale canadienne un nouvel hélicoptère maritime de pointe», dit aujourd’hui la Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Diane Finley.

Le budget total de 1,9 milliard de dollars pour l’acquisition des 28 hélicoptères Cyclone CH-148 n’a pas changé, dit Ottawa. Le budget total du contrat de soutien en service (y compris les modifications apportées au contrat) se chiffre à 5,7 milliards de dollars.

La modification apportée au contrat de soutien en service vise à prolonger la durée du contrat de 10 ans, tout en gardant les taux fixés en 2004. Cette modification permettra d’assurer l’entretien des hélicoptères Cyclone jusqu’en 2038.

Le projet sera mis en œuvre en fonction d’un nouveau modèle de gouvernance, qui comprendra des équipes intégrées de la société Sikorsky Aircraft Corporation et du Canada. Hitachi Consulting en assurera le soutien.

Avec cette confirmation cette semaine que les modifications apportés au contrat ont été bel et bien effectuées, devrait se terminer la «saga» du projet d’hélicoptère maritime avec la retraite des vénérables «Sea Kings» pour bientôt , à moins que, comme dans toutes les bonnes «séries télévisées», il y ait des rebondissements inattendues.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 05:55
Premier vol adaptatif d’un satellite avec la mission Picard

Pour un fonctionnement nominal des trois appareils de mesure constituant sa charge utile, le micro-satellite Picard doit pointer avec précision sur le soleil. Sur cette vue simplifiée, l’angle θ représente l’écart angulaire avec le pointage désiré. L’opérateur K(θ) représente la loi de commande assurant la régulation (le maintien du pointage). Montage réalisé à partir d'une image © Cnes. Détails sur la mission Picard

 

16.06.2014 - Espace - ONERA.fr

 

Janvier 2014, une nouvelle loi de commande, dite adaptative, est téléchargée à bord du satellite scientifique du Cnes "Picard" dédié à l’étude du soleil. Ce satellite, en mission au-delà de son espérance de vie nominale, s'est prêté à la démonstration de ces algorithmes innovants. Enjeux : améliorer les performances et surtout raccourcir les temps de conception.

 

Le satellite Picard doit pointer vers le soleil quelle que soit sa position en orbite ; il doit donc adapter en permanence sa position angulaire malgré des perturbations nombreuses et des signaux de mesure parfois défectueux.

L'innovation concerne la nature du dispositif de ce contrôle d'attitude : les règles de régulation sont adaptées dynamiquement, en fonction de l’écart à la position de pointage (les automaticiens disent que les gains sont adaptés en ligne en fonction de l'erreur mesurée).

En limitant la taille des gains aux « grands angles » (erreur importante)  cette stratégie permet d’économiser les actionneurs* (et l’énergie du satellite), sans recourir aux approches plus classiques fondées sur la commutation de modes (passage avec à-coup du pointage « grossier » au pointage « fin »).

On obtient ainsi une loi de contrôle d’attitude continue pour laquelle une preuve de stabilité (donc de bon fonctionnement) peut être obtenue a priori. En outre, les lois de commande adaptative** ainsi conçues vont aussi pouvoir s’adapter efficacement aux variations de charges utiles. On améliore les performances et surtout, on raccourcit  le temps de conception, pour un cycle de développement plus rapide. 

Ce succès rencontré aujourd’hui dans le domaine spatial a été rendu possible grâce aux travaux de thèse  d’Alexandru-Razvan Luzi, co-encadrés à Toulouse par Jean-Marc Biannic (ONERA/DCSD) et Dimitri Peaucelle (LAAS-CNRS) avec l'aide précieuse de deux ingénieurs experts du CNES-CST: Christelle Pittet et Jean Mignot.

En trois ans d'étude à peine, cette nouvelle architecture de commande est passée de l'idée théorique à la réalisation pratique sur un engin complexe et exigeant.

 

Contact Onera : Jean-Marc Biannic

 

Notes 

* Commande adaptative : Dans le monde aéronautique, la commande adaptive a connu un succès éphémère dans les années 1970 pour céder rapidement la place, suite à des expérimentations malheureuses, aux techniques de commande robuste que nous connaissons encore aujourd’hui et pour lesquelles l’expertise de l’Onera est largement reconnue. On peut cependant s’attendre dans un futur assez proche  à un mariage réussi entre les techniques adaptatives d’une part et les techniques de commande robustes d’autre part. Un tel mariage aurait pour ambition de rendre « certifiables » les lois de commande adaptatives. Nul doute aussi que l’automatisation croissante des drones, secteur dans lequel l’Onera joue un rôle clé, permettra d’accélérer ce processus à moindre risque et à moindre coût. 

** Actionneur de satellite : dispositif capable de créer un couple pour corriger l’attitude ou l’orientation du satellite en fonction des besoins.
En fonction des besoins, quatre types d’actionneurs peuvent être utilisés sur un satellite : les jets de gaz, les roues à inertie, les actionneurs gyroscopiques et les magnéto-coupleurs.  Sur le satellite Picard, on utilise trois roues à inerties pour effectuer les corrections principales sur un horizon court-terme. Cependant, dès leurs vitesses maximales atteintes, ces roues ne produisent plus de couple (saturation en vitesse). Il est donc essentiel, lors de la conception des lois de contrôle, de gérer la capacité d’actionnement des roues. Notons, sur un horizon plus long terme, une désaturation des roues peut être réalisée via un dispositif d’actionnement complémentaire par couplage magnétique. 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:30
Armement Le Qatar fait patienter le Rafale sur le tarmac

Armement Le Qatar fait patienter le Rafale sur le tarmac

 

22/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Même s'il est de plus en plus vraisemblable que le cheikh Tamin ben Hamad Al-Thani ne fera pas d'annonce sur l'avion de combat tricolore lundi à Paris, les négociations sont déroulent dans un climat excellent.


 

Le nouvel émir du Qatar annoncera-t-il ce lundi à Paris avoir sélectionné le Rafale ? C'est la Question du moment à laquelle toute la filière française défense et les autorités politiques françaises sont suspendues. Mais comme toujours, ces dossiers sont extrêmement compliqués autant pour les enjeux diplomatiques que par le manque de ressources humaines chez les clients pour traiter les dossiers d'une telle ampleur - la vente d'un système d'armes reste très complexe. Ce qui peut au final faire diverger les calendriers d'annonce.

Ces derniers jours, les plus hautes autorités politiques françaises, dont l'Elysée, qui ont ce dossier en main, tenaient beaucoup (trop ?) à une telle annonce. Quitte à forcer un peu la main de l'émir, le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, en visite officielle à Paris à partir de lundi, en raison certainement de la grande nervosité qui entoure toujours l'exportation du Rafale. Mais, confie un bon connaisseur du Qatar, "cela ne sert à rien de forcer la main. Les qataris ne cèdent pas aux pressions et discuteront jusqu'au bout les prix".

 

Le Rafale simplement évoqué ?

Une chose est sure, une partie des discussions entre le cheikh et Jean-Yves Le Drian puis avec François Hollande portera sur le Rafale. Ce sera aussi certainement le cas des frégates anti-aériennes (DCNS et MBDA). Mais il est de plus en plus vraisemblable, selon des sources concordantes bien que prudentes, qu'il n'y aura pas d'annonce formelle sur le Rafale à l'occasion de cette visite. Ce qui ne veut pas dire que les négociations se passent mal. Bien au contraire, elles sont au beau fixe depuis quelques petits mois. "Nous sommes convaincus que les Qataris veulent acheter le Rafale et les négociations se déroulent dans un climat excellent", confirme-t-on à La Tribune. Peut-être même avant l'Inde, estime-t-on.

D'autant que le cheikh Tamin Ben Hamad Al-Thani a, il y a quelques semaines, mis la pression sur ces équipes de négociateurs pour accélérer les différents processus d'acquisitions des matériels de défense en général, et du Rafale en particulier à l'approche de la Coupe du Monde de football que le Qatar doit organiser en 2022, selon nos informations. Des équipes de négociateurs très mobilisés sur le Rafale actuellement mais dont le nombre est toutefois limité.

 

Reprise des négociations en mars

Les discussions entre la France et le Qatar ont repris au mois de mars après une période où Doha avait mis en suspens ce dossier. Durant trois mois environ, les Qataris n'ont plus donné signe de vie sur le Rafale. Pour autant, à Paris, durant cette période, les industriels et les étatiques ne semblaient pas trop inquiets par ce silence. "Il faut s'inscrire dans la durée avec Doha, ils ont leur propre tempo", expliquait-on à "La Tribune".

Et c'est en mars que les Qataris ont finalement repris langue avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran) en posant de nouvelles questions sur l'avion de combat. Notamment sur le prix de l'appareil selon le volume d'une éventuelle commande (12, 24, 36, 72 Rafale) afin de mieux cerner la structure de coûts de l'avion de combat.

 

72 avions de combat

De douze appareils - des Mirage 2000-5 -, le Qatar voudrait augmenter sa flotte d'avions de combat à 72, dont un premier lot de 36. En tout cas c'est que Doha souhaitait l'été dernier. Un client qui a de toute façon les moyens de s'offrir 72 avions de combat. Dans ce cadre, l'émirat avait envoyé en août dernier un appel d'offres (Request for Proposal) à trois candidats : Dassault Aviation, Lockheed Martin et le consortium Eurofighter. Selon un calendrier informel, le Qatar devait choisir un fournisseur pour un premier lot de 36 appareils d'ici à la fin 2013 et entrer ensuite avec ce constructeur en négociations exclusives. Dassault Aviation tenait la corde pour ce premier lot.

Mais le calendrier a dérapé en raison, notamment, du jeu étrange des Américains. Mi-septembre, Londres, qui propose Eurofighter Typhoon, et Paris, qui soutient le Rafale (Dassault Aviation), avaient rendu leur offre conformément au calendrier fixé par Doha. Mais pas Washington. Du coup, les deux enveloppes contenant les offres du consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica) et de Dassault Aviation ont dormi plusieurs mois au fond d'un coffre avant d'être décachetées… une fois la réponse des Américains réceptionnée par les Qataris. Et curieusement, les États-Unis n'ont finalement pas proposé le F-35.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Crédits : Armée de Terre 2014

Crédits : Armée de Terre 2014

 

20/06/2014 Mme Boisgelot - Economie et technologie

 

Après avoir salué la performance de ses soldats, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux a participé à une démonstration de matériels dernière génération.

 

Au cours de ce grand salon d’EUROSATORY, l’armée de Terre a prouvé une nouvelle fois l’efficacité de ses hommes et de ses matériels engagés en opérations extérieures dans le sable du Mali comme dans la boue de Centre-Afrique.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Conflicts: more complexity tomorrow

 

20.06.2014 Thales

 

Re-emergence of symmetric conflicts in a more complex and integrated battlespace: how Thales is preparing the defence solutions of tomorrow.

 

The attacks of September 11 led to a series of asymmetric engagements, in which western forces pitched themselves against loosely organised transnational insurgent forces.

 

This refusal direct confrontation marked a turning point for western military superiority and forced both sides to develop new forms of warfare. Western forces therefore had to reconfigure to deal with the particular threats associated with this type of conflict, such as terrorism, sabotage, ambushes and fighting in populated areas. However, symmetric conflicts are by no means a thing of the past — as illustrated by the rising tensions between military powers in Eastern Europe and the Far East.

 

We are thus seeing a return to conventional types of confrontation — but between societies transformed by new information and communication technologies. This new, digital battlespa... (plus)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:35
Thales launches export version of the Hawkei at Eurosatory 2014

 

20.06.2014 Thales



During Eurosatory 2014, Thales is displaying its new export version of the Hawkei Light Protected Mobility vehicle. The highly innovative, next generation LPM vehicle, designed and
manufactured in Australia, was built with saving lives in mind. Based on the pedigree of the iconic Thales Bushmaster, the Hawkei provides class-leading protection, mobility and payload, while meeting customers' complex operational challenges.

The 7-tonne, 4x4 Hawkei is designed for rapid airmobile deployment. Available in a variety of variants including Command, Reconnaissance, Liaison and Utility, it is a compelling choice for operations with limited point-of-entry options.

The Hawkei has already proven to be a success in Australia, where, in 2013, six Hawkei vehicles were delivered to the Australian Department of Defence under Stage 2 of the

Manufactured and Supported in Australia option of the Land 121 Phase 4 programme. The vehicles, comprising two Command, two Utility and two Reconnaissance vari... (plus)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:56
Eurosatory 2014 : JT n° 4 - Jeudi 19 juin


 19/06/2014 Ministère de la Défense

 

Le journal télévisé en direct du salon Eurosatory 2014 est diffusé tous les jours à 14h du lundi 16 au vendredi 20 juin. Retrouvez l'édition du jeudi 19 juin en rediffusion.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:55
Eurosatory 2014 : nouvelle roquette guidée à précision métrique

 

18 Juin 2014 Thales
 

Testé au combat depuis 2009, le système de roquette proposé par TDA Armements SAS est plus léger, plus sûr, et plus précis. Il est également capable d’équiper toutes les plateformes dans le monde et offre une empreinte logistique réduite.

 

Filiale de Thales, TDA Armements SAS équipe les versions française et espagnole de l’hélicoptère de combat Tigre avec un nouveau système d’armes, basé sur la technologie induction. Aujourd’hui, c’est la technologie la plus performante disponible dans le monde.

A l’occasion d’Eurosatory 2014, la Roquette à Précision Métrique sera présentée sur le stand de Thales, sur le stand du Ministère de la Défense et sur différentes plateformes, comme le LH10 de LH Aviation.

 

Technologie induction

Dans le sillage du développement de l’hélicoptère de combat franco-allemand Tigre, TDA Armements SAS a amélioré son système de roquette pour plateformes aériennes, afin d’offrir une nouvelle gamme de produits répondant aux exigences opérationnelles du XXIe siècle, et conforme aux normes et réglementations actuelles.

Basé sur une technologie induction, ce système d’armes de 2e génération est maintenant en service depuis plus de 10 ans, et éprouvé au combat depuis 2009, notamment en Afghanistan, en Libye et au Mali.

 

Précision sub-métrique

En janvier 2014, TDA Armements SAS a procédé à un tir de démonstration final de sa Roquette à Précision Métrique (RPM) à guidage laser, depuis un hélicoptère Tigre HAP, dans le cadre d’un programme mis en œuvre par la DGA.

Ce tir réussi, resté confidentiel, a été complété le mois dernier par une démonstration en présence de la Presse, au centre d’essais missiles de Biscarosse, dans les Landes. L’essai a été réalisé depuis un Tigre HAD équipé du sous-système roquette de nouvelle génération, intégrant la technologie induction. Cette nouvelle démonstration a confirmé la précision sub-métrique de cette munition guidée.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:55
Transall C-160 : 50 ans de bons et loyaux services

 

19 juin 2014 par Philippe Chetail – Aerobuzz.fr

 

A travers des témoignages, Gérard Pons et Hervé Bertrand, deux anciens pilotes de Transall C-160, évoquent 50 années d’opérations de cet avion, du Tchad à la Mauritanie, au Zaïre ou plus récemment au Mali. Cet ouvrage à la gloire de cette machine emblématique des ailes françaises, est illustré par des photos de Gilles Bordes-Pages.

 

C’est le 24 septembre 1964, il y a donc tout juste cinquante ans, que les ministres de la défense, allemand et français, signaient les contrats portant sur 160 commandes (110 pour la RFA et 50 pour la France) d’un nouvel avion de transport destiné à remplacer "La Grise" comme on l’appelait dans l’Armée de l’Air, le célèbre N2501 Noratlas vieillissant.

 

Ce nouvel avion, le C-160 "Transall" avait effectué son premier vol un peu plus d’un an auparavant, le 25 février 1963. Il arrivait donc à point nommé pour équiper les deux pays et, grâce à sa polyvalence, se vit rapidement confier les missions les plus variées.

 

Suite de l'article

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:50
FN HUD (Head Up Display)

FN HUD (Head Up Display)

 

19.06.2014 Michel Gretry - RTBF.be
 

Le ministre Jean-Claude Marcourt a effectué mercredi 18 juin une visite-éclair au salon international de l'armement terrestre qui se tient, cette semaine, en région parisienne. Une visite en tant que ministre wallon de l'Economie, mais également en tant que ministre de l'Enseignement supérieur. Car les technologies militaires ne génèrent pas seulement de l'emploi, elles boostent également la recherche universitaire.

 

Nous avons rencontré à Paris le ministre Jean-Claude Marcourt: "L'industrie de l'armement est une industrie qui se développe, qui représente énormément d'emplois, mais qui représente aussi énormément d'innovations" explique-t-il. "Et quand on voit les compétences qui sont développées, notamment au travers du plan Marshall, et les retours que nous avons dans l'industrie civile, on peut se dire qu'il faut vraiment défendre notre industrie de la défense. Quand on est sur le stand de la FN, on voit, que ce soit en matière d'optique, d'optronique, mais aussi de tout ce qui est technologie de l'information, qu'on développe énormément de choses ici avec CMI. On voit aussi l'évolution de ce secteur de la défense qui intègre énormément de technologies et plus simplement de l'armement".

Comment faire pour que ces technologies militaires aient des retombées civiles ? "C'est justement l'intérêt du mélange de l'industrie et des universités" répond à cela le ministre. "Car quand les universités ont le know how technologique pour la défense, elles l'ont aussi pour le civil. On a énormément d'entreprises qui collaborent alors sur le transfert de ce qu'elles savent vers l'industrie civile et ça, c'est un point important".

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:40
BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

 

MOSCOU, 20 juin - RIA Novosti

 

400 marins russes vont embarquer sur le navire-école Smolny à Kronstadt, au large de Saint-Pétersbourg en mer Baltique, pour mettre le cap sur Saint-Nazaire en Bretagne, écrit vendredi 20 juin le quotidien Rossiyskaya Gazeta. Les marins russes suivront une formation de plusieurs mois sur le premier porte-hélicoptères Mistral construit en France pour la marine russe. Ce bâtiment, le Vladivostok, sera envoyé en octobre - au plus tard en novembre - sur le chantier naval de Saint-Pétersbourg pour y installer des armements russes.

 

Les États-Unis s'efforcent de ralentir la mise en œuvre du contrat russo-français, voire même de tirer un trait sur la coopération militaro-technique entre ces deux pays. Mais la machine américaine n'a pas réussi à faire plier la France. Paris est révolté par la pression transatlantique, dont l'obstination pourrait être utilisée à meilleur escient.

 

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a récemment fait comprendre aux Américains que son pays était une "nation indépendante" qui règlerait la question des Mistrals elle-même. De fait, il a repris les propos du président François Hollande lors du sommet du G7 à Bruxelles, quand le locataire de l'Élysée avait déclaré avec une irritation non dissimulée qu'il ne voyait aucune raison de ne pas livrer les porte-hélicoptères à Moscou à temps. "Si aucune sanction occidentale n'était adoptée d'ici octobre, les navires seraient transmis à la Russie. C'est très simple. De plus, il ne faut pas oublier que la rupture du contrat impliquerait des milliards d'euros de pénalités", avait expliqué le président français.

 

Selon Philippe Migault, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), les intérêts économiques de la France sont en jeu.

 

"Étant donné que le plus grand marché de l'armement, américain, nous est fermé, et que le marché européen est très limité, l'industrie militaire française doit s'orienter vers le reste du monde. Sinon elle sera tout simplement condamnée à disparaître. Nous n'avons pas d'autre choix. Et je pense que le gouvernement français en est parfaitement conscient", a déclaré le politologue français.

 

"Quant à la pression américaine, ce n'est pas une nouveauté. Washington poursuit ses propres intérêts qui, dans le cas présent, sont diamétralement opposés aux intérêts français et dans un sens plus large – européens. Ce n'est pas la première fois, et pour être franc on s'est habitué à cette pression. Aussi bien la France que d'autres pays de l'UE souhaitent coopérer avec la Russie, y compris dans le secteur militaire, énergétique et des hautes technologies. En ce qui concerne les Américains, ils veulent semer la discorde entre l'Europe et la Russie. D'autant que du point de vue économique cette dernière est loin d'être aussi importante pour les Américains que pour nous", conclut Philippe Migault.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:55
360Vue - photo Valeo

360Vue - photo Valeo

 

19/06/2014 ccfa.fr (autoactu.com 19/6/14)

 

A l’occasion du Salon de l’équipement militaire Eurosatory, Safran et sa filiale Sagem présentent un équipement de vision proximale à 360° pour véhicule militaire qui pourrait équiper le prochain VAB (véhicule de l’avant blindé) de l’armée française. Ce système composé de quatre caméras, offrant une image « sans couture » avec une résolution et un éclairage homogène, est directement issu du système « 360Vue » de Valeo. Il s’agit de la première application concrète du partenariat de recherche signé entres les deux entreprises en septembre 2013.

Sur le véhicule militaire, le système de vision à 360° permet d’avoir un « blindage transparent », c’est-à-dire de voir sans hublot, ni fantassin à l’extérieur qui assure la sécurité de proximité du véhicule. Il est couplé à une caméra à infrarouges et à un système de reconnaissance des silhouettes et des visages, deux technologies sur lesquelles Safran est leader européen et qui intéressent particulièrement Valeo. Les algorithmes de l’outil de reconnaissance faciale de Safran sont d’ailleurs d’ores et déjà utilisés par les équipes de recherche de Valeo pour développer un système de suivi de vigilance du conducteur qui pourrait être mis sur le marché dès cette année.

L’imagerie à infrarouges est une autre technologie que Valeo devrait utiliser à l’avenir, afin d’aider le conducteur à voir dans des conditions difficiles, de nuit ou dans le brouillard. Ce thème de recherche, sur lequel travaille les deux entreprises, a obtenu un financement par le fonds unique interministériel de la DGCIS dans le cadre de son 17ème appel à projets et est soutenu par les pôles de compétitivité Move’o, ViaMéca et Astech. Il doit déboucher sur le développement d’une caméra tout temps, à bas coût, capable de détecter les piétons, pour sécuriser la conduite de nuit et par mauvais temps, pour un usage civil et militaire.

« Par le passé, nous avons déjà équipé des Cadillac avec des caméras thermiques et même un écran à bord, avec le risque que le conducteur n’utilise que cet écran pour conduire », se rappelle Guillaume Devauchelle, directeur de la R&D de Valeo. « Aujourd’hui, l’infrarouge, et plus généralement le multispectral, s’inscrit dans un ensemble de source d’informations avec les systèmes de radars, d’ultrasons et de caméras, qui sont combinés pour fournir une analyse de la situation complète, fiable et sans fausse alarme, et alerter le conducteur du danger voir réagir à sa place, si sa vigilance est insuffisante. Tout cela à un coût compatible avec un véhicule de grande diffusion », ajoute-t-il.

« Ce système doit pouvoir équiper un véhicule premium dès 2016, à un prix de technologie divisé par 10, soit de l’ordre de 300 euros, puis d’ici à 2018-2020, un véhicule de moyenne gamme, avec un coût encore divisé par 10, soit de l’ordre de 30 euros », explique de son côté Thierry Dupoux, en charge du projet chez Safran. Ce calendrier s’inscrit dans le respect des objectifs de l’organisme EuroNcap, qui demande aux constructeurs d’équiper leurs véhicules de systèmes de freinage automatique d’urgence sur piéton de jour en 2016 et de nuit d’ici à 2018-2019.

Le dernier projet sur lequel les deux partenaires ont identifié des synergies est la « robotisation-dronisation » des véhicules. Sagem, numéro 1 européen des systèmes optroniques (associant optique et électronique) et des systèmes de drones tactiques, peut apporter son savoir-faire à Valeo dans le domaine de la voiture autonome, mais l’échange de technologie va aussi dans l’autre sens : « Nous avons testé, avec succès, sur notre drone, la dernière évolution du système de parking automatique de Valeo, qui sera très utile lors des phases de taxiing (roulage) des avions de ligne sur aéroport », indique M. Dupoux. Ce système de stationnement entièrement autonome de Valeo doit être proposé sur un véhicule de série dès l’année prochaine. « Nous avons encore bien d’autres sujets à explorer et d’échanges à opérer, comme par exemple sur la gestion des hautes températures ou les matériaux nouveaux », observe en conclusion M. Devauchelle, qui se réjouit de ce partenariat « pragmatique et simplifié par l’absence d’échanges financiers entre les deux partenaires ».

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:50
Titus - photo Nexter Systems

Titus - photo Nexter Systems

 

19.06.2014 par Vincent Lamigeon - Blog Supersonique

Une véritable armada. Comme tous les deux ans, le salon Eurosatory, grand raout de l’armement terrestre à Villepinte (16 au 20 juin), est l’occasion d’une saisissante exposition de blindés des Français Nexter et Renault Trucks Défense (RTD), des allemands Rheinmetall et Krauss Maffei Wegmann (KMW), du finlandais Patria ou du britannique BAE. Signe d’une industrie en pleine santé ? Symbole d’un éparpillement néfaste, plutôt : « L’industrie européenne est trop morcelée face aux géants américains et à l’émergence d’acteurs turcs ou sud-africains, souligne Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Iris. Les carnets de commandes fondent, une consolidation apparaît souhaitable. »

Créer une sorte d’Airbus des blindés : l’idée n’est pas nouvelle. Une fusion entre Nexter et son concurrent allemand KMW est évoquée depuis dix ans, pour mieux combattre des groupes américains cinq fois plus gros, comme General Dynamics. « Le projet reste sur la table », assure un proche du ministère de la Défense. Des discussions ont aussi régulièrement lieu entre Nexter, l’allemand Rheinmetall, l’italien Oto Melara et le finlandais Patria, sans qu’un projet de fusion n’ait jamais été finalisé. « Les Etats hésitent à lâcher les rênes d’une industrie qu’ils considèrent comme un facteur de souveraineté », explique Jean-Pierre Maulny.

L’autre option serait de se contenter, au moins au départ, d’une consolidation nationale. Une partie du chemin a été effectuée par RTD, qui avait déjà absorbé les français ACMAT en 2006 et Panhard en 2012. Le même RTD militait ainsi fin 2013 pour une fusion avec Nexter, qui permettrait de négocier en meilleure position un éventuel rapprochement européen. Le projet avait buté sur la volonté de RTD de ne reprendre que les blindés de l’ex-Giat, laissant de côté ses activités de munitions et d’armement, et sur l’actionnariat suédois de Renault Trucks Défense (filiale de Volvo). RTD assure aujourd'hui ne plus chercher à fusionner avec Nexter.

En attendant une hypothétique consolidation européennes, il est urgent d'avancer. Sur le plan national, d’abord, en lançant le programme Scorpion de modernisation des équipements de l’armée de terre au plus vite, ce qui permettra de remplacer les vieux VAB et autres antiques AMX-10RC et ERC-90 Sagaie, et redonnera de la visibilité aux industriels sur leurs plans de charge. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian annonçait le 28 mai devant l’Assemblée nationale le lancement de Scorpion cet été, et l’a confirmé lors de l’inauguration d’Eurosatory. Le programme prévoit notamment le développement du VBMR, successeur du VAB, et de l’EBRC, qui remplacera notamment l’AMX-10 et le Sagaie.

L’autre urgence est l’exportation. Faute de commande export rapide, Nexter verrait son plan de charge menacés dès le début 2015, du fait de la fin de la production des 630 VBCI livrés à l’armée française. Le groupe français se bat comme un beau diable, mais l’annulation de l’appel d’offres de blindés au Canada et le retrait du VBCI de la shopping-list du Liban (financée par l’Arabie Saoudite), dévoilé par les Echos, montrent la difficulté de la tâche. Outre le 4X4 blindé Aravis et le VBCI, Nexter a ajouté une corde à son arc avec le véhicule blindé Titus, plus léger que le VBCI et au prix offensif de 700.000 euros.

Même obligation de réussite à l’exportation pour Renault Trucks Défense, dont la part de l'activité à l'export est passée de 5% en 2011 à 60% en 2013, principalement du fait de la baisse des commandes françaises. Gérard Amiel, patron de RTD écarté depuis et remplacé par Stefano Chmielewski, expliquait fin 2013 que RTD réalisait un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros avec le ministère de la défense français en 2009, et que le chiffre était tombé à 180 millions d’euros en 2013, avec un impact équivalent à 250 emplois directs et 500 chez les fournisseurs.

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