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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:35
L’Inde doute des capacités opérationnelles du T-50 de Sukhoi

Malgré son allure d’avion furtif, le T-50 FGFA nécessite encore plusieurs années de mise au point, ce qui rend cet ambitieux programme risqué  - photo Sukhoi

 

22 janvier 2014 Aerobuzz.fr

 

Des hauts responsables de l’Indian air force émettent des doutes sur les performances du futur avion de combat de cinquième génération, dérivé du T-50 PAK FA de Sukhoi. Cette prise de position pose d’autant plus un problème que le programme est développé en commun par l’Inde et la Russie.

Le torchon brulerait t il entre New Delhi et Moscou ? Sans en arriver jusqu’à cette conclusion extrême, il apparaît néanmoins que la coopération militaire entre l’Inde et la Russie semble avoir un peu de plomb dans l’aile. C’est en effet la première fois depuis 2008, date de lancement du programme d’avion de combat de russo-indien de cinquième génération FGFA, que des divergences apparaissent ouvertement entre les deux partenaires.

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Le T-50 de Sukhoi a effectué plus de 300 vols d’essais se veut plus furtif que le F-22 Raptor américain - photo Sukhoi

Les mises en doute du chef d’état major adjoint des forces aériennes indiennes, également en charge des acquisitions, portent sur les performances de l’appareil et la volonté réelle de la Russie de transférer tout son savoir-faire en matière d’avion de combat moderne. Au niveau technique, les critiques ne manquent pas, notamment au niveau des moteurs « 117 », également désignés AL-41F1, de Saturn Lyulka de 147 kN de poussée ; cette évolution des AL-31F du Sukhoi 30 ne tiennent pas leurs promesses en termes de fiabilité.

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L’avion de combat russo-indien FGFA sur le salon aéronautique Aero India (Bangalore, février 2013) - photo Sukhoi

La qualité de construction et la furtivité de la cellule ne seraient pas au niveau des attentes des militaires indiens. Le radar à antenne active N036, développé par l’institut russe NIIP Tikhomirov s’avère décevant également. Enfin l’Indian Air force estime que le partage industriel actuel est défavorable à l’Inde en termes de transfert de technologie. En un mot, ce programme ne vaut pas les 6 milliards de dollars réclamés par Moscou pour participer à ce programme risqué.

D’aucuns à New Delhi se demandent si ces critiques acerbes sur un programme prometteur ne sont pas en réalité une tentative de sécuriser un budget de 18 milliards de dollars pour l’achat au plus tôt de 126 Rafale. Un avion moins avancé technologiquement sur le papier mais qui tient déjà toutes ses promesses et dont le transfert de technologie intégral est assuré.

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L’avion de combat de 5ème génération développé par l’Inde et la Russie est dérivé du T-50 PAK FA de Sukhoi. - photo Sukhoi

Moscou de son côté poursuit le développement du T-50. A ce jour les cinq prototypes ont effectué plus de 300 vols. Un sixième prototype est en cours de finition dans les ateliers de Sukhoi à Komsomolsk sur Amour. Et la société russe Rostec, abréviation de « Technologies russes » ne tarit pas d’éloges sur les promesses d’un avion dont la furtivité serait largement supérieure à celle du F-22 Raptor américain.

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Le différend qui oppose russes et indiens porte notamment sur la motorisation du FGFA - photo Sukhoi

Sa signature équivalente radar serait comprise entre de 0,1 et 0,3 M2 contre 0,4 M2 pour le Raptor. Pour faire simple, l’avion de combat russe, dans des conditions optimales, ne serait pas plus visible pour un radar de conduite de tir qu’une balle de tennis !
Par comparaison la signature d’un SU-27 est plus proche de celle d’un autobus.
Des progrès qui s’expliquent par des formes planes soigneusement étudiées, ou les bords d’attaque et les bords de fuite sont alignés.

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L’Inde souhaite se doter de 144 FGFA - photo Sukhoi

La qualité d’assemblage évite au maximum les interstices, entre les différents organes, tandis que les compresseurs des moteurs sont « masqués » par des dispositifs incorporés dans les entrées d’air. Enfin, la cellule qui fait largement appel à des matériaux composites, est dotée de revêtements absorbant les ondes radar. On peut dans le détail voir des surimpressions en forme de zigzag sur des points clés de la structure du T-50. Ces zébrures dissipent l’énergie radar reçue autour de zones clés de l’appareil tels que les bords d’attaque de voilure.

Les protubérances, et autres arrêtes sont évitées au maximum. Ainsi les antennes radio sont intégrées dans la peau de l’avion. C’est le cas des aériens V/UHF et HF placés dans les dérives. Le capteur optronique OSF se rétracte dans le nez de l’avion pour masquer son optique à des senseurs adverses. Les armements sont logés dans une large soute ventrale afin d’éviter les points brillants que sont les points d’emport sous voilure.

Il n’empêche, la Russie reconnaît que, à l’instar du F22 Raptor ou du Rafale, il faudra encore de nombreuses années avant que le T-50 ne soit définitivement au point. L’avion sera produit en deux versions. Une première version avec des moteurs provisoires AL-41F améliorés (117S) et une version de base du système d’arme, dérivée de celle du SU-35 présentée au Bourget, dotée d’un radar à antenne active N036 munie de 1526 modules émetteurs récepteurs et fonctionnant en bande X. Son ensemble d’autoprotection L402, signé KNIRTI utilise entre autres, l’antenne radar principale ainsi que des antennes actives secondaires déployées entre les deux moteurs et sur les côtés de l’avion.

Moscou prévoit de mettre en service 60 T-50 de première génération d’ici à 2016.
Il sera suivi d’une version plus évoluée avec de nouveaux moteurs désignés Izdelye 30 (article 30) plus puissants produisant 177 Kn de poussée en cours d’étude, des tuyères à poussée dirigée améliorées et un radar NO36 complété par des antennes latérales fonctionnant en bande L intégrées dans les bords d’attaque de voilure. Ainsi équipé le T-50 pourra traquer à plusieurs centaines de kilomètres des cibles à 360 degrés autour de lui. C’est précisément cet avion là que souhaitent acquérir l’Inde, à hauteur de 144 unités, et la Russie, dans dix ans au mieux. Un pari qualifié de très ambitieux par de nombreux experts.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:55
Dassault lance la version très lourdement armée du Rafale

Selon Dassault Aviation, le Rafale s'inscrit dans une démarche d'amélioration continue afin de répondre aux exigences des utilisateurs

 

23/01/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'avionneur a effectué avec succès ses premiers vols d’essais dans une nouvelle configuration très lourdement armée, comprenant douze missiles.

 

Les performances du programme Rafale sont en constante évolution. Entré en service en 2004 dans la Marine nationale et en 2006 dans l'armée de l'Air française, l'avion de combat fabriqué par Dassault Aviation a effectué avec succès ses premiers vols d'essais dans une nouvelle configuration très lourdement armée, comprenant six missiles air-sol de précision AASM Hammer (Safran), quatre missiles air-air moyenne et longue portée de la famille MICA (MBDA), deux missiles Meteor très longue portée (MBDA) ainsi que trois réservoirs de 2.000 litres.

 

Ces travaux préliminaires, financés sur fonds propres de Dassault Aviation et qui aboutiront à une ouverture complète du domaine de vol, sont le fruit d'une collaboration avec la direction générale de l'armement (DGA). Grâce à cette nouvelle performance technique, Dassault Aviation démontre, quelques jours après la notification du standard F3 R par le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, que "le Rafale s'inscrit dans une démarche d'amélioration continue afin de répondre aux exigences des utilisateurs", explique Dassault Aviation dans un communiqué publié ce jeudi.

 

Le Rafale capable de porter 1,5 fois sa propre masse

 

En démultipliant les capacités de ses 14 points d'emport dont 8 sous voilure, "le Rafale est le seul chasseur au monde capable de porter 1,5 fois sa propre masse", assure Dassault Aviation. Sa capacité à être omnirôle doit répondre aux besoins de pays qui veulent compter, à coûts maîtrisés, sur un outil opérationnel et polyvalent susceptible de remplir toutes les missions plus efficacement, en mobilisant moins de moyens. "Deux Rafale représentent ainsi un potentiel équivalent à six avions de la classe Mirage 2000", a précisé l'avionneur.

 

Cette nouvelle configuration, "inégalée par sa polyvalence et la puissance de feu qu'elle représente", selon Dassault Aviation, a été rendue possible grâce à l'architecture ouverte de l'avion conçue, dès l'origine, pour remplir l'ensemble des missions dévolues jusqu'alors à sept types d'avions différents en France. "Véritable multiplicateur de forces, le Rafale est un outil de rationalisation des armées", a rappelé l'avionneur. Sur les 180 Rafale commandés par la France à ce jour, 126 ont été livrés. La flotte totalise actuellement près de 120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations. Depuis mi-2013, les RAFALE de série sont dotés du radar à antenne active RBE2 AESA de Thales.

 

Une capacité omnirôle unique au monde

 

Cette nouvelle évolution, qui allie grande autonomie et polyvalence du système d'armes, "démontre la puissance et la supériorité opérationnelle du Rafale qui dispose déjà d'un éventail inédit de configurations", souligne Dassault Aviation. Et de citer une capacité unique de frappe dans la profondeur, avec deux missiles de croisière Scalp et trois réservoirs de 2.000 litres, utilisée par les armées françaises lors de l'opération Harmattan en Libye en 2011.

 

Seul appareil totalement "omnirôle" au monde, selon Dassault Aviation, le Rafale a été conçu pour accomplir toutes les missions de l'aviation de combat : interception et combat air-air avec canon de 30 mm, missiles Mica IR/EM et missiles Meteor (à partir de 2018) ; appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées GPS AASM et GBU-49 (utilisés en Afghanistan, en Libye et au Mali) ; frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp-Storm Shadow (utilisés en Libye) ; attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface ; reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos (utilisée en Afghanistan, en Libye et au Mali) ; ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre ("buddy-buddy") et enfin dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:40
Les blindés Armata dotés de nouveaux radars

 

MOSCOU, 23 janvier – RIA Novosti

 

Les blindés russes seront équipés des mêmes radars que ceux des chasseurs T-50 de cinquième génération. D'après les documents du ministère de l'Industrie et du Commerce, les blindés montés sur le châssis chenillé Armata devraient être munis de ces dispositifs d'ici 2015, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

Le châssis chenillé Armata est destiné à devenir une plateforme universelle pour différents véhicules blindés lourds. Son principe modulaire devrait permettre de supporter des chars mais aussi des véhicules de défense antiaérienne, balistiques et d'artillerie. Le radar de ces véhicules, de même que le châssis, sera modulaire – c’est-à-dire que les éléments seront interchangeables pour permettre de réparer rapidement les problèmes électroniques.

D'après le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine, les forces armées recevront les premiers chars montés sur le châssis Armata en 2014-2015. La conception des technologies nécessaires pour la production en série de l'électronique du radar durera jusqu'à début 2016, selon les prévisions du ministère de l'Industrie et du Commerce. Le radar sera ensuite installé sur le matériel blindé déjà prêt.

Selon le cahier des charges du ministère de l'Industrie et du Commerce, Armata sera doté de radars de la bande Ka (26,5-40 GHz) sur base d'un radar tridimensionnel à balayage électronique conçus à partir de céramique de basse température. Le T-50, chasseur de cinquième génération élaboré par le bureau d'étude de Sukhoi et dont la production devrait commencer en 2015, dispose d'un radar identique.

Le radar tridimensionnel à balayage électronique se compose d'une multitude de transmetteurs microondes. Une telle antenne est capable de changer l'orientation de la localisation et ne nécessite donc pas le déplacement mécanique de la parabole du radar. Elle se distingue par sa fiabilité : la panne d'un élément n'entraîne pas une baisse significative de la puissance ou une détérioration du signal.

Viktor Mourakhovski, expert militaire et rédacteur en chef de la revue Arsenal Otetchestva (Arsenal de la Patrie), remarque que l’installation d’un tel radar sur les blindés aidera à remplir des tâches défensives et offensives.

"Il pourra être couplé au système de conduite de tir ou servir comme un complexe de défense active. Il comprend une antenne qui identifie les moyens offensifs qui approchent du char.
Le radar déterminera les coordonnées et les paramètres de la menace pour que le char puisse l’éliminer", explique Viktor Mourakhovski.

La Russie dispose déjà de chars dotés de défense active, qui permet de localiser un obus en approche, assure son suivi à partir d'une certaine distance, avant que les armes du char le détruisent. C'est ainsi que fonctionnait le système Drozd qui équipait les chars T-55. Cependant, ces systèmes n'étaient pas dotés d’un radar tridimensionnel à balayage électronique avec les avantages offerts par cette technologie.

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 08:20
Enhanced Missile Warning System to Protect U.S. Army Troops

The CMWS (AAR-57A(V) Gen3 missile warning system features a modular, customizable design that allows for seamless integration with other aircraft and survivability systems. According to BAE Systems, beyond the provision of missile warning and hostile fire indication it can also serve as a centralized processing system for Integrated Aircraft Survivability Equipment. Photo: BAE Systems.

 

January 20, 2014 defense-update.com

 

The U.S. Army has awarded BAE Systems a $39 million contract for more than 300 third-generation (Gen3) Common Missile Warning System (CMWS), a key element in helicopter and aircraft countermeasures  systems protecting US aviators in combat theatres; The Army has already acquired 2,100 such systems and has operated them in combat, accumulating more than 2,000,000 combat flight hours. Based on the accumulated experience the Army is upgrading the CMWS into the AN/AAR-57A(V) standard, enabling systems to better respond to evolving threats, a wider range of countermeasures and decoys including laser-based Directed InfraRed Countermeasures (DIRCM). By providing Hostile Fire Indication (HFI) capability, the system combines warning cue and situational awareness for guided and unguided threats to host platform. Furthermore, the system effectively protects against surface and air launched missile threats. Besides providing warning and triggering countermeasures against missile attacks the CMWS Gen3 system also indicates when small arms fire is directed at the protected platform. The system can also record the data throughout the mission for post mission debriefing and threat signal processing.

 

Enhanced Missile Warning System to Protect U.S. Army Troops

Besides providing warning and triggering countermeasures against missile attacks the CMWS Gen3 system also indicates when small arms fire is directed at the protected platform. Photo: BAE Systems

 

“The Gen3 enhancements allow us to provide a missile warning, hostile fire indication, and data recording system all in one box. This can immediately make a difference for our troops by improving survivability and increasing situational awareness,” said Bill Staib, director of Threat Management Solutions at BAE Systems.

 

As a highly automated and tightly integrated infrared countermeasures suite, CMWS locates threats and dispenses countermeasures without requiring pilot intervention. The system features a modular, customizable design that allows for seamless integration with other aircraft and survivability systems. To that end, CMWS has demonstrated its ability to serve as a centralized processing system for Integrated Aircraft Survivability Equipment.

 

The $39 million order is the first under a proposed $496 million indefinite delivery, indefinite quantity (IDIQ) contract and increases the total U.S. Army Gen3 procurement to more than 1,300 units. The current contract includes unit spares and engineering and technical services. The Gen3 systems will be fielded to more than 1,000 U.S. Army platforms over the next two years, and has already begun with in-theater installations on the Apache, Kiowa, and Blackhawk aircraft in Afghanistan.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:50
Le Gripen de Saab dans les turbulences d'un référendum en Suisse

 

 

21/01/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les Suisses vont voter le 18 mai prochain contre le financement de l'avion de combat suédois. Un vote qui pourrait annuler l'achat controversé du Gripen par Berne.

 

C'est un très beau succès des opposants en faveur de l'achat d'un avion de combat par la Suisse. Près de 100.000 Suisses, soit environ le double des 50.000 signatures requises, ont signé en trois mois en faveur d'un référendum contre l'achat d'un nouvel avion de combat et leur demande a été déposée le 14 janvier auprès du gouvernement, le référendum pouvant se tenir le 18 mai prochain. Cette procédure vise à empêcher l'achat de 22 Gripen du constructeur suédois Saab, un projet décidé par le gouvernement en 2011 et validé l'année dernière par le parlement.

 

Du fait de la décision parlementaire, les opposants, des membres de la gauche, des verts et des anti-militaristes ne pouvaient s'opposer directement à la commande. Ils ont donc choisi de rejeter la loi prévoyant son financement, en moyenne 300 millions de francs suisses (245 millions d'euros) ponctionnés sur le budget de l'armée pendant 10 ans, pour une facture totale annoncée de 3,12 milliards de francs suisses. Les opposants dénoncent également le fait que la version du Gripen retenue est encore en cours de développement et n'existe pas.

 

Saab dans la campagne ?

 

L'alliance anti-Gripen n'a pas manqué d'épingler la "nervosité" des milieux favorables au nouvel avion de combat qui acceptent que Saab s'immisce dans la campagne. Les dons d'une entreprise d'armement étrangère n'ont rien à faire dans une campagne de votation suisse, d'après le comité "non aux milliards pour des avions de combat".

 

Au total, 166 Gripen sont déjà en service dans le monde, dont 100 en Suède, 26 en Afrique du Sud où des soupçons de corruption planent encore, 14 en République Tchèque, 14 en Hongrie et 12 en Thaïlande, selon des chiffres communiqués par le constructeur. Des appareils pour la plupart prélevés dans les stocks de l'armée de l'air suédoise (Hongrie, République Tchèque et Thaïlande) et dont certains ont fait l'objet d'un contrat de leasing (jusqu'en 2026 pour la Hongrie et jusqu'en 2015 pour la République Tchèque).

 

De nouvelles ventes d'occasion ?

 

La Suède disposerait d'environ une cinquantaine d'appareils de première génération (JAS 39A) en stock qui sont proposés sur le marché export, notamment en Malaisie (leasing) ou en Thaïlande (six appareils supplémentaires). Ce serait aussi le cas en Bulgarie (16 appareils), en Hongrie (10 appareils supplémentaires), en République Tchèque (12 appareils supplémentaires) et en Croatie (12).

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 12:40
La flotte russe de la mer Noire se dotera de nouveaux sous-marins

 

20.01.2014 Oleg Nekhaï, La Voix de la Russie

 

Six sous-marins non nucléaires du projet 636.3 renforceront la flotte de la mer Noire russe d’ici 2016. Trois d’entre eux entreront en service dès cette année.

 

Il s’agit des sous-marins diesel-électriques Novorossiïsk, Rostov-sur-le-Don et Stary Oskol. Ces navires font partie de la troisième génération de navires de la classe Varchavianka (Kilo, selon la classification de l’OTAN). Novorossiïsk sera mis en service en premier. Ce sous-marin est de 73 mètres de long, 10 mètres de large et 350 mètres de profondeur d’immersion. Sa vitesse de déplacement en en immersion peut atteindre 20 nœuds. Selon les informations qui sont en accès ouvert, ces navires sont dotées d’armes puissantes et peuvent porter des coups grâce aux missiles de croisière Club-S à leur bord, explique le vice-président de l'Académie des problèmes géopolitiques, le capitaine Konstantin Sivkov.

 

« Ces missiles peuvent avoir une portée allant jusqu’à 300 km. Si les sous-marins sont équipés de complexes Calibre, la portée de ces derniers atteindra 1200 à 1500 kilomètres. Selon le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, ce système a été mis en service par la marine russe. Et par cet indicateur, l’armement russe est comparable aux missiles de croisière américains Tomahawk. Avec une aussi grande portée, les missiles peuvent atteindre les cibles sur le territoire des pays qui se trouvent au-delà de la région de la mer Noire, dans la région la région du Proche et du Moyen-Orient. »

 

Les nouveaux sous-marins possèdent des caractéristiques uniques en termes de protection contre le bruit. Leurs prédécesseurs, les sous-marins du projet 877 Varchavianka ont été baptisés « Trou noir » par les experts occidentaux pour leur discrétion. Par ce paramètre, les navires russes dépassent sensiblement leurs analogues occidentaux. Le sous-marin du projet 636,3, qui représente une version modernisée du sous-marin Varchavianka, se distingue par un niveau de bruit encore plus bas. Et le fait d’être équipé d’un système de sonar sophistiqué, cela donne à ce navire un avantage sensible par rapport aux sous-marins étrangers de la même classe. Même par rapport aux sous-marins atomiques. Les nouveaux navires vont pouvoir résoudre un large spectre de missions, notamment en matière de la lutte contre les sous-marins dans les zones adjacentes aux côtes de l’ennemi éventuel, et non pas près de côtes russes. C’est aussi la défense des bases navales, et des communications côtières et maritimes.

 

« Il ne faut pas oublier que la situation est tendue au bassin méditerranéen, qui se trouve tout près. Sous certaines conditions, cette tension peut s’étendre sur la mer Noire, surtout si le conflit en Syrie n’est pas résolu, ou en cas d’un conflit avec l’Iran. Le flux de réfugiés pourrait s’étendre jusqu’à cette région et les terroristes pourraient également y pénétrer », ajoute Konstantine Sivkov.

 

Selon les experts, l'augmentation de six unités en trois ans du nombre de sous-marins à la flotte de la mer Noire, permettra de protéger les côtes des attaques d’un ennemi éventuel. A l’avenir, la flotte sous-marine de la mer Noire devrait être composée de 12 à 15 sous-marins non-nucléaires, ce qui permettra à la marine russe de relever efficacement toutes les mission qui se posent devant elle.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 12:20
Harris Receives $18 M for Falcon III Wideband Tactical Radios from USSOCOM

 

 

Jan 20, 2014 ASDNews Source : Harris Corporation

 

    Providing USSOCOM forces with additional wideband tactical radios.

    Radios deliver wideband voice and data for tactical networking and communications.

    Expands fielding of Harris tactical radios across Department of Defense.

 

Harris Corporation (NYSE:HRS), an international communications and information technology company, has received orders totaling $18 million for Falcon III® manpack and handheld tactical radios from the U.S. Special Operations Command (USSOCOM). The orders were received during the second quarter of fiscal 2014.

 

USSOCOM is acquiring more Falcon III AN/PRC-117G and AN/PRC-152A radios as it expands deployment of a SOCOM-accredited wideband tactical communications network. The network enables operators to send and receive tactical voice, video and data, resulting in enhanced situational awareness and intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR). In addition to advanced wideband data networking, the AN/PRC-117G and AN/PRC-152A provide users with interoperability through legacy narrowband waveforms.

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:55
Le cluster cyber-défense breton bientôt porté sur les fonts baptismaux

20.01.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Dans un discours du 3 juin 2013, à Rennes, Jean-Yves Le Drian avait rappelé son ambition de voir la mise en place d'un "pôle d’excellence de cyberdéfense" en Bretagne, région qui se distinguerait par "son excellence" dans ce domaine.

Et le ministre de la Défense d'expliquer: "Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux, avec un centre de cyberdéfense associant les compétences des armées et de la DGA, à celles des écoles d’ingénieurs (SUPELEC, TELECOM Bretagne…) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l’Université de Bretagne Sud avec la mise en place d’une formation originale par alternance en apprentissage)." On se souviendra qu'en septembre a bien ouvert à Vannes  (université de Bretagne-Sud) cette formation par alternance en cyberdéfense (cliquer ici pour lire un article sur ce sujet).

Outre ce pôle "formation", le projet du ministre et ancien/futur président de la Région Bretagne, comporte un volet industriel, avec la mobilisation autour de quelques grands acteurs comme la DGA (Bruz, près de Rennes) d'une myriade de PME/PMI.

D'où la création d'un "cluster cyberdéfense". Ce projet rassemble la Région Bretagne, la DGA-MI, la Meito (association qui contribue au développement économique des activités Electronique, Informatique et Télécommunications de Bretagne) et le cluster Eden.

Mardi soir à Lille, lors du 6e Forum International de la Cybersécurité, le ministre de la Défense devrait en dire davantage sur ce cluster.

Le 28 janvier, lors de la journée qu'organise le cluster Eden à Bruxelles (lire mon post en cliquant ici), d'autres précisions pourraient être apportées sur ce nouveau cluster dont le centre de gravité sera situé en région rennaise (DGA-MI, école des Transmissions). 

A noter aussi que le CyberCercle recevra le mercredi 5 février le contre-amiral Arnaud Coustillière, officier général à la Cyberdéfense à l'Etat-major des armées, l'ingénieur en Chef de l'armement Guillaume Poupard, chef du Pôle Sécurité des Systèmes d'Information à la Direction Générale de l'Armement, et Paul-André Pincemin, chargé de mission au cabinet du ministre de la Défense, pour un petit déjeuner-débat sur le thème : "Le pôle d'excellence en cyberdéfense en Région Bretagne".
Ce petit-déjeuner sera présidé par Gwendal Rouillard, député du Morbihan, Secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées. Il se déroulera dans le Salon Gouraud à l'Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

Pour s'inscrire, cliquer ici.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:55
Eurosatory 2014

20.01.2014 expoprotection.com
 

Le salon Eurosatory organisé par Coges Events rassemblera 1452 exposants de 53 pays et sera l’occasion pour les professionnels de la défense et de la sécurité terrestre et aéroterrestre de se rencontre autour de rendez-vous d’affaires, de nombreuses conférences et ateliers. Cet évènement aura lieu du 16 au 20 juin 2014 au Parc des expositions de Paris nord à Villepinte.

Les " Rendez-vous d'affaires d'Eurosatory ® ", Défense et Sécurité

Véritables " accélérateurs de business " des domaines Défense et Sécurité

 

 

Préparés en amont du salon et sur accord mutuel des participants, les rendez-vous sont réalisés pendant Eurosatory. Ce service, gratuit pour les Exposants et unique dans le monde de la Défense terrestre et aéroterrestre, met en relation :

  • des preneurs d'ordres (acheteurs) et des donneurs d'ordres (fournisseurs de solutions) dans le domaine Défense ;
  • des fournisseurs de solutions avec des acheteurs dans le domaine de la Sécurité.
visuel RDV affaires
 

La mise en relation Exposants - Visiteurs

 
 

Les Visiteurs ont la possibilité de demander des rendez-vous aux Exposants ayant souscrit au service de mise en relation Exposant - Visiteur.

Les demandes de rendez-vous se font en consultant le Catalogue du Salon qui sera actif à partir du mois de mai 2014.

En s'abonnant à ce service gratuit, les Exposants s'engagent à accueillir leurs Visiteurs.

 
La mise en relation Exposants - Visiteurs
 
Les Think Tanks internationaux
 

Pour permettre d'enrichir la vision stratégique des Exposants et des Visiteurs, Eurosatory réunit des Think Tanks dans un espace dédié. Ces organismes présentent leurs travaux de recherche et organisent quotidiennement des ateliers-débats. Ils participent aux différentes conférences thématiques du salon.

En 2012, la participation d'Instituts et de Cercles de réflexion stratégique a apporté au salon une dimension d'analyse géopolitique et de conception de la Défense et de la Sécurité particulièrement appréciée.

Les Think tanks internationaux
Pour vous inscrire cliquez ici : INSCRIPTION
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:55
DCNS et la Marine nationale simulent avec succès l’embarquement de missiles de croisière navals sur FREMM Normandie

 

10/01/2014 DCNS

 

Les équipes de DCNS poursuivent leurs travaux sur la FREMM Normandie, troisième de série, actuellement en bassin sur le site DCNS de Lorient. En décembre 2013, l’équipage de la Marine nationale du navire a notamment procédé, avec l’appui des équipes de DCNS, à l’embarquement d’une maquette de missile de croisière naval. A terme, la mise en œuvre de ces missiles donnera aux FREMM la capacité inédite pour une frégate d’une marine européenne de neutraliser une cible située à plusieurs centaines de kilomètres.

 

L’embarquement de cette maquette de missile a été mené à la demande de la Direction Générale de l’Armement (DGA) par l’équipage de la FREMM Normandie, avec l’assistance technique des équipes de DCNS et MBDA, le fournisseur des munitions et des installations de tir. Ces essais ont permis de vérifier la capacité des équipages à embarquer en sécurité des missiles de croisière navals à bord des FREMM.

 

« Des discussions sont en cours avec l’Etat pour l’organisation d’un tir du Missile de Croisière Naval, qui pourrait avoir lieu dès la fin 2014. Il marquerait une étape importante du programme FREMM » rappelle Anne Bianchi, Directrice des programmes FREMM au sein de DCNS. « Grâce à l’investissement des collaborateurs de DCNS, les FREMM constituent des navires de référence, avec les systèmes les plus performants qui soient ».

 

La possibilité de mettre en œuvre des missiles de croisière navals fera des FREMM les premiers bâtiments de surface d’Europe dotés de la capacité de neutraliser des cibles situées en profondeur dans les terres, à plusieurs centaines de kilomètres. Cette performance inédite est permise grâce au système de combat polyvalent de la FREMM qui offre également des capacités inégalées d’intervention dans de multiples situations, en particulier en matière de lutte anti-sous-marine.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:50
Gripen suisse : Le référendum populaire aura lieu le 18 mai

 

20.01.2014 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Le Conseil fédéral suisse a annoncé le 17 janvier dernier qu’une « votation populaire » se tiendrait le 18 mai prochain, soumettant notamment aux citoyens suisses le mécanisme de financement des 22 Gripen E que le pays souhaite acquérir.

 

Ce processus fait l’objet d’une loi fédérale qui prévoit la constitution d’un fonds spécial, le fonds Gripen. Celui-ci serait alimenté directement par le budget de l’armée, ponctionné de 300 millions de francs suisses (243 millions d’euros) jusqu’en 2024. Le Conseil fédéral précise toutefois que 50 000 signatures citoyennes sont nécessaires pour que cette loi soit proposée au referendum populaire.

 

La Suisse s’était décidée le 30 novembre 2011 pour l’acquisition de 22 Gripen E, afin de remplacer ses F-5E Tiger vieillissants. Le chasseur du constructeur suédois avait été préféré au Rafale de Dassault Aviation et à l’Eurofighter Typhoon. Le contrat est évalué à 3,1 milliards de francs suisses (2,6 milliards d’euros). Les livraisons sont attendues entre 2018 et 2021. Après des retards dus à des blocages politiques, le Parlement a fini par approuver cet achat le 27 septembre dernier.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:35
La torpille légère MU90 plébiscitée par la Marine australienne

15.01.2014 DCNS

Le 14 août dernier, la Royal Australian Navy (RAN) a réalisé le premier tir de combat d’une torpille légère MU90, torpille  développée par le groupement européen d’intérêt économique EUROTORP formé par DCNS, Thales et l’entreprise italienne WASS.  Tirée à  partir de la frégate  « HMAS STUART » de la classe ANZAC, la torpille a détecté, classifié  puis engagé avec sa charge creuse* la cible immergée, représentative d’un sous-marin de petite dimension.

 

Ultime jalon d’un vaste et long processus d’évaluation

Ce tir de combat est venu conclure une campagne d’évaluation intensive qui s’est déroulée ces dernières années. En effet, de nombreux tirs d’exercice ont été réalisés pour tester la torpille dans différentes situations complexes : en eau tropicale, par très petits fonds (< 40m), à grande distance (stand off distance) et contre des sous-marins protégés par des systèmes de contre-mesures.

Avec un taux de succès de plus de 90% au cours de la campagne d’évaluation, la MU90 a démontré sa capacité à remplir ses missions quels que soient l’environnement et le scénario. Une réussite qui a permis de valider son acceptation en service opérationnel au sein de la flotte australienne.

 

La MU90 EUROTORP en « pole position »

Ces résultats ouvrent la porte à de nouvelles opportunités pour la torpille MU90 qui pourrait aussi équiper les avions de patrouille et les hélicoptères de la Marine australienne. Cette dernière reconnait en effet les performances de cette torpille légère : « La torpille MU90 améliore considérablement les performances en lutte anti sous-marine de tous les navires de combat de surface de la Royal Australian Navy (RAN). Cette arme dote la RAN d’une capacité d’engagement des sous-marins à grande distance, inégalée parmi toutes les autres torpilles légères ».**

Deux nouvelles marines viennent aussi d’acquérir la MU90 en 2013, ce qui porte maintenant à 8 le nombre de marines équipées dans le monde.

* La charge creuse est un type de munition destiné à percer un blindage.

** Extrait du communiqué officiel du Ministère de la Défense australienne après le tir de combat MU90 le 14 août 2013.

 

 En savoir plus :

La Torpille légère MU90

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:20
Pentagon Still Scaremongering on Budget Cuts

 

January 20, 2014 defense-aerospace.com

(Source: U.S Department of Defense; issued January 17, 2014)

 

Kendall: Military Technological Superiority Not Assured

 

WASHINGTON --- The decline in research and development brought on by budget cuts is contributing to the erosion of the U.S. military’s technological superiority at an alarming rate, the undersecretary of defense for acquisition, technology and logistics said.

 

“Technological superiority is not assured,” Frank Kendall told a conference yesterday sponsored by the Center for a New American Society. “The United States came out of the Cold War, and demonstrated in the first Persian Gulf War, a very significant superiority in military technology and the application of those technologies. And we’ve sort of had an assumption [during] the last 20-plus years that that {American] technological superiority would be a fact of life in the world.”

 

The Defense Department has “a big part of sustaining the levels of [research and development] investment that I think we need,” Kendall added.

 

Despite the relief provided by a trillion dollar plus spending bill approved by Congress for 2014, Kendall said the department still faces heavy budget cuts.

 

“We’re still taking substantial cuts, and [2015] is much worse than ’14 is,” he said. “And then we don’t know what will happen to us after that.

 

“So with budgets heading in that direction,” he continued, “and all the uncertainty we’re dealing with, the Department of Defense has a very difficult planning problem.”

 

Part of that planning problem, according to Kendall, is the uncertainty of how much force structure DOD will be able to retain.

 

“There’s always a tendency to hang onto force structure in order to do to the things we need to do in the world,” he said. “But if we do hang onto that force structure, the consequence of that is R&D has to be cut,” in order to pay salaries and readiness.

 

 

“And that’s what you’re seeing even with the appropriations bill the Senate just passed,” Kendall said. “And it gets much worse as we go further out.”

 

Eventually, “if we know where the [budget] is going, we can get our force structure down to where we can get in balance between those different accounts that I mentioned,” he said.

 

The undersecretary laid out three points supporting his concern for the erosion of U.S. technological superiority.

 

“[Research and development] is not a variable cost. There’s a tendency in the Defense Department, when we cut budgets, to kind of cut everything.

 

“But what drives R&D is the rate of modernization that we desire,” Kendall continued. “[It] is really not dependent on the size of the force structure.”

 

Kendall’s second point is time is not a recoverable asset. R&D really buys that time in something of a race for technological superiority, he said.

 

“I can buy back readiness, I can increase force structure, but I don’t have any way to buy back the time it takes me to get a new product,” Kendall said.

 

That timeline in the acquisitions business is relatively long, Kendall said, noting how often he gets remarks about the length of an acquisitions process which hasn’t changed much over the years.

 

Essentially, Kendall said, it takes about two years before the department can get a budget to spend serious money on an idea.

 

“Then we have two or three years to four years of risk reduction where we develop the technology to where we’re confident we can put it into a product,” he said. “Then we have five or six years of development of making the product ready for production.”

 

Combine that with the “few years of buying enough numbers to make a difference militarily,” Kendall said, and the timeline easily becomes 10 or 15 years.

 

“So for that reason as well, I’m concerned,” he said. “I’m trying to do a lot of things now to hedge against these [challenges] and make people aware of these things and do more about them.”

 

Kendall reiterated how important he believes research and development is to maintaining DOD’s edge in technological superiority.

 

“It’s critical to the department, it’s critical to our future,” he said. “It is not ‘the wolf closest to the sled’ right now, necessarily. But I think it is absolutely paramount that we keep our R&D budgets funded.”

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:20
US Army Studying Replacing Thousands of Grunts with Robots

A US soldier drops an unmanned ground vehicle over a wall during an exercise at White Sands Missile Range, N.M., in 2010. (US Army)

 

Jan. 20, 2014 - By PAUL McLEARY – Defense News

 

WASHINGTON — The postwar, sequestration-era US Army is working on becoming “a smaller, more lethal, deployable and agile force,” according to Gen. Robert Cone, head of the service’s Training and Doctrine Command.

 

But just how much smaller might come as a surprise.

 

During remarks at the Army Aviation Symposium in Arlington, Va., on Jan. 15, Cone quietly dropped a bomb. The Army, he said, is considering the feasibility of shrinking the size of the brigade combat team from about 4,000 soldiers to 3,000 over the coming years, and replacing the lost soldiers with robots and unmanned platforms.

 

“I’ve got clear guidance to think about what if you could robotically perform some of the tasks in terms of maneuverability, in terms of the future of the force,” he said, adding that he also has “clear guidance to rethink” the size of the nine-man infantry squad.

 

He mentioned using unmanned ground vehicles that would follow manned platforms, which would require less armor and protection, thereby reducing the weight of a brigade combat team.

 

Over the past 12 years of war, “in favor of force protection we’ve sacrificed a lot of things,” he said. “I think we’ve also lost a lot in lethality.” And the Army wants that maneuverability, deployability and firepower back.

 

The Army is already on a path to shrink from 540,000 soldiers to about 490,000 by the end of 2015, and will likely slide further to 420,000 by 2019, according to reports.

 

Cone said his staff is putting together an advisory panel to look at those issues, including fielding a smaller brigade.

 

“Don’t you think 3,000 people is probably enough probably to get by” with increased technological capabilities, he asked.

 

It’s hard to see such a radical change to the makeup of the brigage combat team as anything else than a budget move, borne out of the necessity of cutting the personnel costs that eat up almost half of the service’s total budget.

 

Cone used the Navy as an example of what the Army is trying to do.

 

“When you see the success, frankly, that the Navy has had in terms of lowering the numbers of people on ships, are there functions in the brigade that we could automate — robots or manned/unmanned teaming — and lower the number of people that are involved given the fact that people are our major cost,” he said.

 

Some of Cone’s blue-sky thinking was echoed by Lt. Gen. Keith Walker in a Jan. 6 interview with Defense News.

 

In what Walker called the “deep future” — about the 2030 to 2040 time frame — he said that “we’ll need to fundamentally change the nature of the force, and that would require a breakthrough in science and technology.”

 

While Walker, the commander of the Army Capabilities Integration Center, which oversees much of the Army’s modernization and doctrinal changes, didn’t talk about replacing soldiers with robots, he did say the Army wants to revamp its “tooth-to-tail” ratio, or the number of soldiers performing support functions versus those who actually pull triggers.

 

“Right now our force is roughly two-third tooth and one-third tail, so as we decrease the size of the Army you may end up reducing one-third tooth and two-third tail, but what if you could slide that fulcrum? Maybe it’s one-half to one-half. The point is you get to keep more tooth, more folks that actually conduct operations on the ground and less supporting structure.”

 

The Army is already heading down that path in the structure of its brigade combat teams, announcing last year that it was adding a third maneuver battalion to each brigade, along with engineering and fires capabilities. It is adding more punch to its brigade combat teams while reducing the number of teams it fields from 45 to 33 by the end of fiscal 2017, while transferring some of those soldiers to the existing brigades.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:50
8 Foreign, Polish Bidders Apply For Submarine Contest

The Polish submarine Kondor is one of four Kobben-class boats.

 

Jan. 20, 2014 - By JAROSLAW ADAMOWSKI – Defense News

 

WARSAW — Eight offers have been submitted for the technical dialogue to supply three submarines to the Polish Navy. The defense companies include foreign and Polish entities, according to a statement obtained from the Ministry of Defense by local news site Defence24.pl.

 

The bidders include France’s DCNS and Thales, Spanish shipbuilder Navantia, Germany’s ThyssenKrupp Marine Systems, a consortium of Sweden’s state-run defense procurement agency Försvarets Materielverk and Kockums shipyard, Poland’s defense company Kenbit, Sweden’s Saab, and Norway’s Kongsberg Defence & Aerospace.

 

In addition, the ministry’s Armament Inspectorate reserves “the right to invite other entities which did not reply to the call to participate in the [dialogue],” the statement said.

 

Local media have reported that the submarine procurement is estimated to be worth at least 7.5 billion zloty (US $2.44 billion).

 

The ministry is aiming to acquire two new submarines by 2022, and a further one by 2030 as part of its Navy modernization program. The Polish Navy has one Kilo-class submarine and four Kobben-class submarines in its fleet. The latter four were acquired from Norway and are expected to be withdrawn from service by 2015

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:55
Fin de l’expérimentation tactique du VHM. Crédit : SIRPATerre

Fin de l’expérimentation tactique du VHM. Crédit : SIRPATerre

20/01/2014 CNE ROSSI

 

Durant l’exercice CERCES, le 7e bataillon de chasseurs alpins a manœuvré à bord des véhicules haute mobilité (VHM). Perçu il y a un an par le régiment, le VHM est dans sa dernière phase d’expérimentation tactique.

 

Déjà testé en montagne, en périodes estivale et hivernale, mais aussi en combat en zone urbaine et en configuration amphibie, ce nouveau matériel semble recueillir tous les suffrages. Adapté aux zones montagneuses habituellement inaccessibles, il permet de transporter les unités plus vite et plus loin. Il permet également de disposer d’un abri sous blindage, doublé d’un appui feu de calibre 12,7 mm au plus près du personnel débarqué. Enfin, il intègre parfaitement le système Félin puisqu’il permet de recharger les batteries du Félin Le VHM  apporte une réelle plus-value logistique mais reste avant tout un véhicule de combat.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:50
The UK Defence Ministry displays a new Ridgeback troop carrier in 2008

The UK Defence Ministry displays a new Ridgeback troop carrier in 2008

The UK Defence Ministry displays a new Ridgeback troop carrier in 2008

 

Jan. 20, 2014 - By ANDREW CHUTER  - Defense News

 

LONDON — A trio of British defense companies is in line for a deal to provide support and sustainment services for nearly half of the 2,000 protected mobility vehicles being brought permanently into the Army’s core equipment program, which had been purchased for the war in Afghanistan.

 

A team involving Morgan Advanced Materials, Ricardo, and Ultra Electronics has been selected by Britain’s Defence Ministry to undertake post-design services on around 685 Cougar-based mine resistant ambush protected (MRAP) vehicles purchased from Force Protection, sources here said.

 

A Defence Ministry spokeswoman declined to name the winning bidder, but confirmed a preferred contractor had been selected and a deal was close.

 

“Contract award is expected later this month, following completion of the mandatory standstill period,” she said.

 

The three companies selected by the MoD announced late last year they had formed a team to bid for the post-design services deal.

 

Morgan Advanced Materials declined to comment on selection of the partnership in which it is the prime contractor. Ultra and Ricardo will serve as subcontractors.

 

Announcing the tie-up last year, the companies said the all-British line-up “offered the possibility of optimizing electronic and power systems synergies between vehicle, future soldier and base systems.”

 

The precise contract value is unknown. The deal is what is known as a Category C program, putting the value somewhere between £20 million (US $33 million) and £100 million.

 

Post-design services cover configuration management, technical support, various technical evaluations and other work.

 

The deal runs for two years with options for a five-year extension, the MoD spokeswoman said.

 

The British Army announced in December it is bringing virtually all of the 2,000 or so protected mobility vehicles purchased for urgent operational requirements (UOR) in Afghanistan into its core long-term equipment program.

 

Other UOR vehicles becoming a permanent feature in the British military include nearly 400 Foxhound light patrol vehicles built by General Dynamics-Force Protection Europe (which had also bid on the post-design services deal), 325 Navistar Defense supplied Huskies, 100 ST Kinetics Warthogs and 400 Jackal patrol vehicles, and 70 Coyote tactical support machines built by Supacat.

 

Post-design service contracts are already in place with the original equipment manufacturers for other vehicle fleets outside of the Cougar family.

 

Navistar and Supacat have already formed a team to deliver collaborative future support to the MoD for their respective vehicle fleets.

 

Nearly 700 Cougar MRAPS, along with a small number of Buffalo mine clearance vehicles, were purchased from General Dynamics Land Systems-Force Protection as the British sought to better protect against improvised explosive devices in Afghanistan.

 

The British purchased 6x6 and 4x4 versions of Cougar, along with the Wolfhound protected truck variant of the MRAP and the Buffaloes.

 

Modified versions of the Cougar featured theater-entry standard equipment and other changes implemented by Coventry, England-based Morgan Advanced Materials Composites and Defence Systems business — formally known as NP Aerospace.

 

In British service, the 6x6 vehicle is known as the Mastiff and the 4x4 as the Ridgeback.

 

The MoD is running a number of competitions to upgrade protected mobility vehicles returning from Afghanistan, including the Cougar family, with contracts likely to start being let in the next few weeks

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:20
photo Lockheed Martin

photo Lockheed Martin

 

 

January 20, 2014 David Pugliese Defence Watch


 

U.S. Special Operations Command nearly tripled its investment in the C-130J aircraft fleet over the last two years, according to National Defense magazine.

More from the article:

Special-mission C-130s — including MC-130 customized cargo planes and AC-130 gunships — are among SOCOM’s largest procurement programs. Spending on new aircraft and add-on equipment will increase substantially, from $89 million in 2012 to $232 million in 2014, according to new estimates by Frost & Sullivan, a market intelligence firm.

About $124 million will be spent in 2014 on new aircraft, and $108 million on a “precision strike package” for the AC-130 gunship that includes sensors, a 30 mm gun, standoff precision-guided munitions, a mission operator console, a communications suite and flight deck hardware.

SOCOM purchases of C-130J aircraft and high-tech add-ons are expected to continue in the coming years, said Brad Curran, senior analyst at Frost & Sullivan aerospace and defense practice. C-130J manufacturer Lockheed Martin Corp. is currently SOCOM’s largest contractor, capturing 18 percent of the command’s $2.6 billion modernization budget in 2013.

The command intends to buy 94 MC-130Js of which 37 will be converted to AC-130J gunships. So far, 27 MC-130Js are on contract, and an additional 17 have “advanced procurement funding against them,” an Air Force spokesman told National Defense.

 

Full article here

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 18:50
Italian G550 fleet to get additional capabilities

 

Jan. 20, 2014 By Arie Egozi - FG

 

Tel Aviv - The two airborne early warning and control (AEW&C) system aircraft that Italy will get from Israel – linked to the latter's acquisition of the Alenia Aermacchi M-346 trainer – will have some "extra" capabilities, based mainly on the miniaturisation of the different building blocks.

 

Israel Aerospace Industries' Elta Systems subsidiary is currently manufacturing the AEW&C system selected by the Italian air force, with the service's modified Gulfstream G550 business jets expected to be delivered in late 2015.

 

The Israeli air force is to field a fleet of 30 M-346 trainers, which it will refer to as the "Lavi".

 

IAI has previously supplied G550-based AEW&C aircraft to the air forces of Israel and Singapore. These operate a combined six of the model, according to Flightglobal's Ascend Online Fleets database.

 

In a parallel effort, Elta continues to offer a version of its AEW&C package with the Airbus Defence & Space C295 – a radome-equipped demonstrator of which has already been shown to potential clients.

 

The G550 and C295 are offered with a full range of equipment, including an AEW radar, electronic intelligence and communications intelligence sensors, plus self-protection systems, command and control systems and a comprehensive communication suite – including datalinks and a satellite communication capability.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:55
Safran crée un nouveau site de R&amp;T à Paris-Saclay (Yvelines)

Paris, le 20 janvier 2014 Safran

 

La stratégie de Safran est fondée sur l’innovation et la différenciation par la technologie. Elle prend aujourd’hui une dimension nouvelle avec la création d’un centre dédié à la Recherche et Technologie et à l’Innovation. Dès la fin de l’année, il regroupera les équipes Innovation et R&T centrales de Safran, au service du développement de nouvelles technologies destinées à l’ensemble des activités du Groupe.

Le nouvel établissement situé dans les Yvelines permettra une symbiose accrue avec le plateau de Saclay, premier pôle scientifique et technologique de France.

Il accueillera à terme 1 500 personnes dont 300 scientifiques et technologues, ainsi que des ingénieurs et techniciens d’autres entités du Groupe aujourd’hui installées en région parisienne (notamment Safran Engineering Services et Aircelle). Le centre a vocation, à terme, à héberger des organismes de recherche extérieurs travaillant sur des thématiques complémentaires à celles de l’industriel, constituant ainsi un ensemble scientifique de premier plan.

Le nouveau centre de R&T permettra à Safran d’accélérer ses percées technologiques dans les domaines des systèmes avancés aéronautiques, le numérique, et les matériaux et procédés et capteurs.

« En créant ce nouveau centre, Safran donne une nouvelle dimension à sa R&T en favorisant les synergies technologiques entre les différentes sociétés du Groupe, et en accroissant de 25% son investissement dans les disciplines clefs pour ses activités d’aéronautique, de défense et de sécurité », a déclaré Jean-Paul Herteman, Président-directeur général de Safran.

Safran consacre 12 % de son chiffre d’affaires à la R&D (1,6 Md€ en 2012) dont le tiers pour la R&T. Classé 3ème déposant de brevets en 2013 en France (750 brevets/ an en moyenne), le Groupe figure dans le Top 100 des Global Innovators de Thomson-Reuters.

****

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 68 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de 2013. Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui représentent des dépenses équivalentes à 12% de son chiffre d’affaires. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

Pour plus d’informations, www.safran-group.com / Suivez @SAFRAN sur Twitter

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:30
Israeli Westwind maritime patrol fleet to fly on

 

 

Jan.20, 2014 By Arie Egozi – FG

 

Tel Aviv - The Israeli navy will continue to rely on a mix of manned and unmanned systems for maritime patrol missions .

 

Two years ago the Israeli air force, together with the navy, decided to prolong the service life of their jointly-operated Israel Aerospace Industries Westwind 1124 maritime patrol aircraft. The business jet-based type is equipped with advanced sensors, mostly produced by IAI's Elta Systems subsidiary, including a maritime search radar.

 

Recently, the services decided to extend the Westwind's use further, by performing fuselage and wing treatment work and upgrading its sensors.

 

Over the last few years the Israeli military has used IAI Heron unmanned air systems in parallel with its manned maritime patrol aircraft, with the intention of replacing the capabilities provide by the latter, aged type. However, an Elta source says that while the Heron is capable of performing many such missions, the long-endurance design lacks the speed needed to perform some other tasks.

 

According to the company source, the Westwind fleet will be kept flying until a suitable manned substitute has been identified. Potential options include the Gulfstream G550 – a model previously adapted by Elta for use in the airborne early warning and control system and ground surveillance applications, and the Bombardier Q400.

 

The Israeli air force has an active fleet of three maritime patrol-adapted Westwinds. These were manufactured between 1971 and 1975, according to Flightglobal's Ascend Online Fleets database.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:40
La modernisation des forces de surface russes : les nouveaux projets

 

 

16.01.2014 rusnavyintelligence.com

 

Les forces de surface russes sont encore aujourd'hui largement composées de bâtiments ex soviétiques de seconde et de troisième génération. Tout comme pour les forces sous-marines, le programme d'armement 2011-2020 prévoit la construction de nouvelles unités dites de quatrième génération, mais il est également prévu de moderniser et prolonger la durée de vie de certaines unités en service ou placées en réserve. Cet article propose un récapitulatif des l'état d'avancement des nouveaux projets en cours de développement pour les forces de surface.

 

Le plan d'armement d'Etat 2011-2020 prévoit que la Russie investisse près de €500 milliards dans la modernisation de ses forces armées, dont environ €120 milliards, soit presque 25%, rien que pour ses forces navales. Environ 47% de cette somme attribuée à la marine (soit €56 milliards) servira à financer la construction de nouvelles unités, tandis que 30% (environ €40 milliards) servira à financer la réparation et la modernisation d'unités en service ou actuellement placées en réserve. Nous proposerons bientôt un article sur la modernisation des unités ex soviétiques.

 

D'ici à 2020, les forces navales russes de surface doivent recevoir 54 nouveaux bâtiments de combat, dont 20 frégates, 20 corvettes, 10 petits navires lance-missiles et 4 grands bâtiments amphibies. Elles doivent également être dotées de 96 bâtiments de soutien, 21 avions et 54 hélicoptères. Il est aussi prévu de réparer, mettre à niveau et moderniser 65 bâtiments de combat et 74 bâtiments de soutien déjà existants.

Fin 2013, le ministère russe de la Défense avait passé commande pour 41 bâtiments de combat de surface, dont 2 navires d'assaut amphibies universels (les 2 BPC de type Mistral commandés à la France), 2 grands navires de débarquements, 14 frégates, 15 corvettes et 8 petits navires lance-missiles. Sur ces 41 bâtiments, 24 étaient déjà à différents stades de construction, dont les 2 BPC de type Mistral, les 2 grands navires de débarquements, 9 frégates, 5 corvettes et 6 petits navires lance-missiles. Fin 2013, 6 de ces bâtiments avaient déjà été mis à l'eau : 1 BPC, 1 grand navire de débarquement, 1 frégate, 1 corvette et 2 petits navires lance-missiles. Tout comme pour la modernisation des forces sous-marines, le programme de modernisation des forces de surface constitue un défi technique et technologique important pour le complexe militaro-industriel russe.

 

Les frégates

 

Frégates du Projet 22350, classe Amiral Gorshkov

 

Les frégates du Projet 22350 ont été conçues par le bureau d'étude Severnoye et sont construites au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg). Il s'agit d'un programme entièrement nouveau et qui pose de sérieux défis à l'industrie de la défense russe.

A ce jour, le ministère russe de la Défense a signé un contrat portant sur l'achat de 8 unités. Toutefois, il a été question de considérer l'achat d'un lot de 14 unités. Quatre unités de ce projet sont en cours de construction: l'Amiral Gorshokov (navire tête de série), l'Amiral Kasatonov (mise sur cale en novembre 2009), l'Amiral Golovko (mise sur cale en février 2012) et l'Amiral Isakov (mise sur cale en novembre 2013). Mise sur cale à l'été 2006, l'Amiral Gorshkov a été finalement mis à l'eau en octobre 2010. Outre les problèmes de financements qui ont retardé la construction de cette première unité, le retard constaté dans l'admission au service actif de l'Amiral Gorshkov serait causé par l'équipementier Almaz-Antey qui n'a pas livré le complexe anti-aérien Poliment-Redut dans les délais. La livraison du canon A-192 Armat a également connu des retards qui ont repoussé d'autant le début des essais en mer.

Au mois de novembre 2013, la frégate poursuivait ses essais à quai à Saint-Pétersbourg. La fin des essais de cette première unité est prévue pour le printemps 2014 avec une admission au service actif au sein de la flotte du Nord prévue pour l'automne 2014. Ce calendrier paraît toutefois bien optimiste. Suivant les sources ouvertes considérées, la seconde frégate, l'Amiral Kasatonov, pourrait être affectée à la flotte du Nord, à celle du Pacifique, voire à celle de la mer Noire. En revanche, la troisième unité et quatrième unité devraient être versées à la flotte du Nord. En ce qui concerne l'affectation des autres unités, peu d'informations ont été données.

Côté armement, les frégates du Projet 22350 seront notamment dotées du système 3R 14 UKSK, le VLS russe, et elles mettront en oeuvre les missiles surface-surface SS-N-26 Yakhont (Onyx P-800), SS-N-27 Sizzler (3M54 Klub) et les rockets ASM SS-N-29 (RPK-9 Medvedka).

Il est prévu de mettre sur cale 2 unités en 2014 (la cinquième unité devrait porter le nom de Amiral Youmachev), avec une admission au service actif prévue pour 2017. Deux autres unités devraient être mises sur cale en 2015, et leur admission au service actif serait prévue pour 2018. Compte tenu du rythme de construction actuel, l'objectif de 8 unités sera difficilement atteint d'ici 2020 : il est plus probable qu'il le soit vers 2023.

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La frégate Amiral Gorshkov à quai au chantier naval du Nord, novembre 2013. Source : airbase.ru

 

Frégates du Projet 11356M, classe Amiral Grigorovitch

 

Ces frégates multi rôles, également développées par le bureau Severnoe, sont des version améliorées des frégates soviétiques de type Krivak (Projet 1135 et 1135M). Il s'agit donc d'un programme de bâtiment de troisième génération dont le développement se déroule globalement selon le calendrier prévu. La marine russe devrait recevoir 6 unités de ce type d'ici 2020, toutes destinées à la flotte de la mer Noire.

A ce jour, 5 unités sont en cours de construction au chantier naval Yantar (Kaliningrad). La première unité, l'Amiral Grigorovitch, a été mise sur cale au mois de décembre 2010, et devrait être admise au service actif en 2014. Elle n'a toutefois toujours pas été mise à l'eau. L'Amiral Essen a été mise sur cale en juillet 2011, l'Amiral Makarov, en février 2012, l'Amiral Butakov, en juillet 2013, et l'Amiral Istomin, en novembre 2013. Il est prévu que la 6e unité, l'Amiral Kornilov, soit mise sur cale à l'hiver 2014.

Ces frégates mettent en oeuvre le système Shtil dont les VLS seront probablement équipés avec des missiles Buk-M3. Elles mettront également en oeuvre à partir de leurs VLS des missiles anti-navires SS-N-26 Yakhont (P-800 Onyx) et de  missiles SS-N-27 Sizzler (3M54 Klub).

Ce programme de construction de frégates semble réalisable dans les délais fixés. Si le lot de 6 unités ne sera probablement pas livré dans son intégralité d'ici 2016, il le sera d'ici 2020, voir dès 2018.

 

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Frégate du Projet 11356M. Source : sdelounas.ru

 

Les corvettes

 

Corvettes du Projet 20380 et 20385, classe Steregushchiy

 

Ces corvettes sont parfois classées comme des frégates par les experts navals occidentaux.

Ce projet a été conçu par le bureau d'étude Almaz, et les corvettes sont construites au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) et au chantier naval de l'Amour (Komsomolsk sur l'Amour). Les unités du Projet 20385, version améliorée du Projet 20380, sont en revanche construite uniquement au chantier naval du Nord.

A ce jour, la marine russe dispose dejà de 3 unités, les corvettes Steregushchiy (ASA 11.2007), Soobrazitelniy (ASA 10.2010) et Boikiy (ASA 05.2013), toutes en service dans la flotte de la Baltique. Le ministère de la Défense russe a signé un contrat portant en tout sur l'achat de 18 unités : 8 du Projet 20380 (dont les 3 déjà en service), et 10 du Projet 20385.

En ce qui concerne le Projet 20380, la construction des unités avance plus rapidement à St Pétersbourg où la corvette Stoïkiy a été mise à l'eau en mai 2012. Ses premiers essais en mer dans le golfe de Finlande ont débuté fin décembre 2013. Son admission au service actif au sein de la flotte de la Baltique est prévue pour le premier semestre 2014. Il convient de remarquer que le retard constaté entre la mise à l'eau et le début des essais en mer a été causé là aussi par des délais supplémentaires demandés pour la livraison du canon A-190 par Arsenal (St Pétersbourg) qui a perdu le marché au profit de Burevestnik (Nijni-Novgorod) en 2011. La corvette Sovercheniy, pourtant mise sur cale avant la corvette Stoïkiy, est toujours en cours de construction au chantier naval de l'Amour où a également été mise sur cale la corvette Gromkiy en mai 2012. Le chantier de Komsomolsk sur l'Amour devrait par ailleurs procéder à la mise sur cale des 2 dernières unités du Projet 20380 en 2014 avec une livraison prévue pour 2017. Toutes les unités construites dans ce dernier chantier sont destinées à la flotte du Pacifique.

Les 10 unités du Projet 20385 devraient toutes être construites par le chantier naval du Nord qui a déjà mis sur cale les 2 premières unités, les corvettes Gremiashchiy (02.2012) et Provorniy (07.2013). Toutefois, cette version améliorée du Projet 20380 a été critiquée pour son coût jugé trop élevé (environ $450 millions par unité). Trois nouvelles unités doivent être mises en chantier en 2014 (la prochaine unité ayant reçu le nom de Sposobniy). Les dernières corvettes de ce type doivent être livrées en 2019. Il y a peu d'informations sur leur affectation.

En terme d'armement, les corvettes du Projet 20380 mettent en oeuvre des missiles anti-navires SS-N-26 Yakhont, des rockets ASM SS-N-29 et disposent d'un système de lutte anti-aérienne Kashtan-M.

Les unités du Projet 20385 bénéficient d'un armement plus conséquent avec un système VLS Redut (missiles surface-air 9M96), et des VLS qui mettent en oeuvre des missiles anti-navires Onyx et des missiles de la famille Kalibr.

 

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La corvette Stoïkiy (Projet 20380) se prépare pour les essais en mer en décembre 2013. Source : russiadebate.com

 

Petits navires lance-missiles du Projet 21631, classe Buyan-M

 

Ces navires sont parfois considérés comme des corvettes. Ils ont été conçus et sont construits par le chantier naval Gorki de Zelenodolsk. Le ministère russe de la Défense a passé commande pour 8 unités. Les deux premières unités, le Grad Sviazhsk et le Ouglich, ont accompli avec succès leurs essais en mer en janvier 2014, et devraient être affectées à la flottille de la Caspienne cette année. Les 2 suivantes, le Velikiy Oustioug (mise sur cale en août 2011) et le Zeleniy Dol (mise sur cale en août 2012), seront également affectées à la flottille de la Caspienne. Les 4 unités suivantes devraient quant à elles être affectées à la flotte de la mer Noire. Le Serpukhov a été mis sur cale en janvier 2013, et sa mise à l'eau est prévu pour cette année. La sixième unité, le Vichniy Volochek, a été mis en chantier au mois d'août 2013 : sa mise à l'eau devrait avoir lieu en 2015. Les deux dernières unités devraient être livrées en 2016.

Ces corvettes mettent en oeuvre des VLS équipés de missiles Onyx et Kalibr.

 

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La corvette Grad Sviazhsk, janvier 2014. Source : service de presse du district militaire Sud

 

Les forces amphibies

 

Navire d'assaut amphibie universel, type Mistral.

 

La Russie a passé commande en juin 2011 de 2 BPC de type Mistral pour un montant de €1,2 milliard. Les navires seront construits par STX à St Nazaire (80% pour la première unité, 60% pour la seconde) et par l'usine de la Baltique (St Pétersbourg) dans le cadre d'un transfert de technologies. La première unité, le Vladivostok, a été mise sur cale en février 2012, et mise à l'eau en octobre 2013. Ses essais en mer doivent débuter au printemps prochain, et son admission au service actif devrait avoir lieu à l'automne 2014. La seconde unité, le Sébastopol, a été mise sur cale en juin 2013. Sa mise à l'eau devrait intervenir en octobre 2014, et son admission au service actif est prévue pour 2015. Ces deux bâtiments seront affectés à la flotte du Pacifique. La commande de 2 unités supplémentaires, si elle a lieu, interviendra après que la marine russe ait pratiqué les 2 premiers BPC, soit fin 2015/début 2016. Nous avons abordé cette question, ainsi que celle de l'armement et des moyens amphibies dans un article posté précédemment.

 

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Le futur BPC russe. Source : DCNS.

 

Grand navire de débarquement du Projet 11711, classe Ivan Gren

 

Il s'agit là d'un des programmes de construction de bâtiments de surface les plus compromis.

L'Ivan Gren est un  bâtiment dérivé du projet 1171 soviétique de grands navires de débarquement. Il a été conçu par le bureau d'étude Nevsky et c'est le chantier naval Yantar (Kaliningrad) qui se charge de sa construction. A l'origine, la marine comptait commander 6 unités de ce type. Toutefois, compte tenu des retards et problèmes accumulés par l'unité tête de série, l'Ivan Gren pourrait bien rester la seule unité de ce projet. L'Ivan Gren a été mis sur cale en décembre 2004, et sa construction a été ralentie pas des problèmes de financement ainsi que par des changements de spécifications intervenus au cours de sa construction. Le bâtiment a finalement été mis à l'eau au mois de mai 2012. Les essais du navire qui ont lieu à Yantar à l'automne 2013 ne se sont pas avérés concluants puisqu'au mois de janvier 2014, le chantier naval annoncé que la livraison du bâtiment n'interviendrait pas avant 2015. Une explication mise en avant pour justifier ce nouveau retard serait que les militaires russes souhaiteraient disposer d'un navire doté d'une plus grande autonomie afin qu'il soit capable d'opérer sur des théâtres navals éloignés. Autrement dit, basé en mer Baltique ou en mer Noire, l'Ivan Gren devrait pouvoir facilement opérer en Méditerranée, voire au large de l'Afrique. Selon certaines sources, la quille de la seconde unité aurait bien été posée, mais la construction immédiatement gelée en attendant la mise en exploitation de l'Ivan Gren

Comme indiqué auparavant, ce type de bâtiment devait prioritairement être affecté à la flotte de la mer Noire et la flotte de la Baltique en remplacement des grands navires de débarquement des projets 775 et 1171 à bout de souffle.

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L'Ivan Gren. Source : inconnue

 

Le futur destroyer

 

Les destroyers actuellement en service dans la marine russe sont les Sovremenny (Projet 956) qui ne prennent en fait jamais la mer dans la mesure où leur système de chaudière est très peu fiable. Sur les 17 unités entrées en service entre 1980 et 1993, seules 5 unités restent officiellement encore en service. Ces bâtiments constituaient, avec les grands navires de lutte ASM du Projet 1155 (type Oudaloy) l'épine dorsale de la flotte hauturière ex soviétique.

La mise en chantier d'une nouvelle génération de destroyers fait partie du plan d'armement 2011-2020 qui prévoit le début de la construction en série à compter 2019. Le bureau d'étude Severnoe (Saint Pétersbourg) est en charge de la conception du bâtiment, et c'est probablement le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg), fort de sa longue expérience dans la construction de destroyers (destroyers de l'époque impériale, destroyers soviétiques du Projet 956, et frégates du Projet 22350), qui devrait se charger de la réalisation des navires. Le design du bâtiment doit être révélé en 2014, et la construction de la première unité devrait par la suite avoit lieu en 2015/2016. Mais que sait-on sur ce futur destroyer en ce début d'année 2014 ?

Les travaux de conception du bâtiment se poursuivaient encore fin 2013 : au mois de septembre 2013, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, s'est rendu chez Severnoe. Suite à cette visite, son porte-parole a indiqué que la propulsion du bâtiment pourrait bien être nucléaire, mais qu'une propulsion classique était également considérée. 

D'après les différentes pistes évoquées, le futur destroyer pourrait disposer aussi bien d'un tonnage de 7 500 tonnes (propulsion classique) que d'un tonnage deux fois supérieur, soit 15 000 tonnes (propulsion classique de type CODAG ou propulsion nucléaire). Toutefois, l'hypothèse d'un bâtiment disposant d'un déplacement de 12 000 tonnes semblent la plus probable, ce qui le rapprocherait des croiseurs lance-missiles de type Moskva (Projet 1164).

Severnoe devrait proposer un destroyer polyvalent, disposant de capacités ASM, anti-surfaces et anti-aériennes, et qui pourrait en outre mettre en oeuvre une défense anti-missile (on parle notamment d'y installer un système S-500 Prométhée, qui dispose de la capacité de traiter jusqu'à 10 cibles sur une portée de 600 km). Le bâtiment devrait être équipé en UKSK qui pourrait tirer des missiles de la famille Kalibr ainsi que des missiles anti-navires Onyx. Il serait également doté du système SAM Poliment-Redut développé par Almaz-Antey. Le destroyer devrait enfin être équipé du système de combat Sigma qui est graduellement installé sur les bâtiments de guerre russe.

Une des missions assignées au futur destroyer sera la protection des BPC de type Mistral russe, ainsi que celle du, voire des, groupes aéronaval(s) russe(s). En ce qui concerne le coût du bâtiment construit en série, certains experts avancent la somme de €1 milliard à €1,5 milliard par unité. En terme de nombre d'unité, il serait question de construite d'ici à 2030 jusqu'à 16 unités de ce type. Là encore, un véritable défi pour le complexe militaro-industriel et l'économie russe.

Nous avons consacré un article aux pistes envisagées pour le design du bâtiment en 2013.

 

Le futur porte-avions

 

En 2008, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vissotsky, avait déclaré que la Russie aurait besoin de 6 groupes aéronavals d'ici à 2030. Cette déclaration reflétait au passage l'assimilation au sein de la pensée navale russe du concept américain de groupe aéronaval. Toutefois, au mois de novembre 2013, le vice premier ministre Dmitri Rogozine rappelait, tout en mettant en doute la nécéssité pour la Russie de disposer d'un tel bâtiment, que la décision portant sur la construction d'un nouveau porte-avions n'avait pas encore été prise et qu'elle était avant tout politique.

Il convient de rappeler que le programme d'armement d'Etat 2011-2020 n'a prévu aucune forme de financement pour la construction d'un porte-avions. Le sujet alimente les débats au sein de l'élite politico-militaire russe en cette période de crise économique. Il n'en demeure pas moins que le ministère de la Défense russe a lancé les études concernant le développement d'un tel bâtiment.

En 2012, l'institut Krilov a ainsi développé conjointement avec le bureau d'étude Nevski (tous deux sont basés à Saint-Pétersbourg) un avant projet de porte-avions nucléaire d'un déplacement de 60 000 tonnes. Ce projet n'aurait cependant pas donné satisfaction à la marine dans la mesure où il s'inspirait encore trop de l'Oulianovsk, l'unique porte-avions nucléaire soviétique, mis sur cale en 1988 et jamais achevé. Ce projet reposait donc sur des technologies des années 1980, alors que la marine russe souhaiterait disposer d'un bâtiment pouvant rivaliser en terme de technologies avec la nouvelle génération de porte-avions américains de classe Gerald Ford. Fin 2013, les travaux portants sur la conception du futur porte-avions russe se poursuivaient, mais aucune décision quant à sa construction n'avait encore été prise. En revanche, le programme de constructions navales d'ici à 2050 devrait prévoir le développement d'un tel bâtiment. Il faudra atteindre également de voir si le plan d'armement 2016-2025 prendra en compte la construction de porte-avions. En tous les cas, si ils sont construits, les porte-avions russes seront déployés dans les flottes du Nord et du Pacifique.

D'après les dernières informations ouvertes disponibles, le design du futur PA sera présenté courant 2015, tandis que toutes la documentation technique serait prête pour 2018. La construction de la première unité pourrait débuter en 2020/2021, avec une mise à l'eau intervenant en 2024 et enfin, la livraison de la première unité vers 2027.

A quoi ressemblera le futur porte-avions russe ? Nous avons publié cet été sur ce blog un article concernant le design probable du bâtiment. Rappelons qu'à ce jour, deux options semblent se détacher : un porte-avions d'un déplacement de 60 000 tonnes, donc assez proche de celui du Kouznetsov, ou un porte-avions d'un déplacement de 80 000 t et d'environ 300 à 320 mètres de long.

Afin de construire le futur PA, l'industrie navale russe devra apprendre à mettre en oeuvre la construction sous forme de blocs. En ce sens, elle devait bénéficier de l'expérience acquise lors de la construction des BPC de type Mistral. Plus généralement, la construction de navires par blocs devrait être progressivement introduite dans les chantiers navals russes, d'abord pour les unités de taille modeste (corvettes) puis pour les unités plus importantes (frégates) avant de concerner le futur destroyer.

Le futur porte-avions embarquera entre 25 et 40 appareils qui seront soit des MiG-29K, soit des T-50 navalisés. En ce qui concerne l'entrainement des pilotes, la Russie construit un nouveau simulateur terrestre NITKA sur une base aérienne à côté de Ieïesk (kraï de Krasnodar) qui devrait être pleinement opérationnel en 2015. Moscou s'affranchit ainsi des installations situées en Crimée.

Enfin, le bâtiment devrait également intégrer des systèmes anti-aériens et une défense anti-missiles (S-500 ?). Concernant le coût unitaire du PA, aucune nouvelle information n'est apparue : nous pouvons donc rester sur le chiffre d'environ €2 milliards donné cet été.

 

PA rus 2013 1

Une maquette du futur PA russe présenté lors du salon naval international de St Pétersbourg cet été. Source : flotprom

 

Sources : flotprom, RIA Novosti, Interfax, Voice of Russia, Izvestia, Pravda, Russian Military Reform, Russian Defence.net, Rusarmy.com, IHS Jane's 360, veille de l'auteur.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:20
The Battle Over the Littoral Combat Ship Heats Up

 

January 20, 2014 By James R. Holmes - thediplomat.com

 

The Pentagon and the Navy seek to frame the debate over the LCS as the budget is written.

 

Whoa. The Naval Diplomat attempts to go on travel, and gets whiplash from the maritime news cycle. Attempted travel? You know the routine. Nighttime flight, broken airplane, every 15 minutes a sorrowful agent comes on the speaker to announce departure is 15 minutes off. Etc. Eventually I clambered into the Diplomatmobile, fired up the rocket assist, and hurtled back down I-95 to my undersea lair somewhere on Narragansett Bay. Fuggedaboutit.

So I was offline for a few hours Wednesday and missed out on big yet seemingly contradictory news from the Littoral Combat Ship world. The first LCS-related story came out of the Surface Navy Association National Symposium in Crystal City, Virginia, just outside Washington. The great and powerful from the U.S. Navy surface-warfare community assemble periodically to deliberate about weighty matters facing the service. LCS is one such matter.

The proceedings were upbeat by most accounts. Reporter Sandra Irwin assures us, for instance, that “After years of battling naysayers, Navy leaders are confident that the much-maligned Littoral Combat Ship has left its troubles behind. They insist the ship is no longer an experiment and will become a linchpin of the Navy’s Pacific pivot,” Irwin goes on to catalog statements from senior leaders to the effect that the LCS has proved itself — silencing its detractors. Take that!!!

Really?

The second story comes from the redoubtable Chris Cavas over at Defense News. Cavas reports that the Office of the Secretary of Defense “has directed the Navy to limit its overall buy of littoral combat ships to a total of 32 ships, foregoing 20 more of the small, fast and controversial warships.” That’s a cut of nearly 40 percent to the final tally (just over 40 percent of the original goal of 54 hulls). Navy officials, notes Kris Osborn of DOD Buzz, subsequently reaffirmed plans to purchase 52 of the vessels.

In short, the program’s future appears to remain up in the air as the Pentagon and the navy wrangle over the military’s budget request for 2015. Hence the clashing stories. In all likelihood they’re the outward manifestations of an internal bloodletting over dollars and fleet composition.Now let me grind an LCS-related axe. The LCS debate is a necessary one and should be waged evenhandedly. That doesn’t always happen, even in purportedly objective reporting on the program. Exhibit A: the use of terms like “naysayer” to describe those who raise legitimate objections to the concept or the hull itself. Naysayer isn’t a neutral word for someone who disagrees with you. It’s a political label you hang on someone to get people to ignore him. I would dismiss Irwin’s use of the word as lazy wordsmithing, a one-off thing and no big deal. Except that if you Google “littoral combat ship naysayer,” you’ll discover how often the term (and similar ones) has been deployed on LCS’s behalf over the years.

That looks like a tactic, not a slipshod word choice. The reciprocal tactic would be for folks like yours truly to start branding LCS backers “cheerleaders” for the program. The one group mindlessly opposes, the other mindlessly, well, cheers on its team. Yay! That sounds like an old B-movie: Naysayers vs. Cheerleaders. It doesn’t get us far, does it? Such terms have no place in serious reporting — let alone debate over a program on which the U.S. Navy has staked both its future and America’s standing as the world’s premier sea power.

But since we’re having fun with words, why don’t we rehabilitate this one? There’s nothing intrinsically wrong with being a naysayer. It all depends on what you’re saying nay to, doesn’t it? As theologian and author C. S. Lewis observes, if you find yourself on the wrong road, “progress means doing an about-turn and walking back to the right road” — in which case “the man who turns back soonest is the most progressive man.” As with progressive politics, so with weapons programs. Yea may be the enlightened answer to some question. Or it could be a retrograde answer. It all depends on the merits of the case.

Labels also mask differences among those being labeled. I don’t consider myself an LCS naysayer, even in Lewis’s sense. More like an eh? sayer. A proposition has been advanced. I await proof. The data to reach judgment are far from complete. It’s tough to gainsay the basic concept behind LCS, namely that future platforms should be able to swap out sensors and weapons swiftly as new technologies mature. But great ideas may work in practice, they may not, or they may underperform. That’s where we find ourselves with LCS. Will the hardware vindicate the claims put forward on its behalf, letting the vessel accomplish missions X, Y, and Z?

That question remains open. And it will remain open for some time to come. For example, mine-countermeasures and anti-submarine-warfare “modules” will comprise the LCS’s main armament for hunting mines and subs. The ship will carry one module at a time, equipping it for one mode of combat. Defense manufacturers and LCS crews will test out these systems over the next few years. Neither will be fully operational before 2018, according to official estimates.

Navy spokesmen such as Vice Admiral Tom Copeman, commander of navy surface forces, voice optimism about the MCM and ASW modules’ prospects. That’s right and fitting for someone in his lofty position. But even Admiral Copeman concedes that these systems must undergo testing “to prove it to the world.” Right. Thanks, admiral!! That’s how the scientific method (http://books.google.com/books/about/The_Logic_of_Scientific_Discovery.html?id=Yq6xeupNStMC) works. You make a hypothesis, test the hypothesis, and draw conclusions — in that order.

No skipping ahead to the conclusions. We are all skeptics now. Or should be.

Furthermore, weapons engineers are adding an anti-ship missile to the LCS’s surface-warfare package. But that missile, the Griffin, boasts such short range (only about 3.5 miles, well within visual sight) and limited hitting power that it will only be good for knife fights, not the extended-range engagements of which many prospective adversaries are capable. You don’t want to fight at close range. Accordingly, opponents sporting longer-range weaponry may simply stand off beyond the LCS’s gun and missile range and pound away, hoping to exhaust its supply of defensive missiles or sneak a round past. This handicap will persist until something longer-legged makes its way into the LCS arsenal. When that will happen is anyone’s guess.

Bottom line, it seems the LCS program remains about where it was before this week’s flurry of news. That’s probably why its legion of skeptics has been quiet of late. It’s certainly the case with this one.

Eh?

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:40
La Russie crée un consortium des moyens de renseignement

 

MOSCOU, 18 janvier - RIA Novosti

 

La Russie créera un consortium de cinq entreprises produisant des moyens de renseignement et de télécommunications et des systèmes automatiques de commande, a annoncé vendredi le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine.

 

"Le président russe Vladimir Poutine a accepté notre proposition de créer un consortium public puissant chargé de produire des systèmes automatiques de commande, des moyens de télécommunications et de renseignement. Le holding de hautes technologies Rostec sera élargi aux consortiums "Avtomatika" (sécurité de l'information-ndlr.), "Vega" (équipements radio), "Sozvezdie" (systèmes de commande et de guerre électronique), "Systèmes de commande" et à l'Institut central d'économie, d'informatique et des systèmes de commande", a indiqué M.Rogozine sur son Twitter.

 

"Nous achevons ainsi la restructuration du secteur électronique et des télécommunications de l'industrie de défense russe et concentrons les ressources intellectuelles et industrielles dans le domaine de la conception, production, maintenance, modernisation, réparation et démantèlement des moyens de télécommunications, des dispositifs de cryptage, des systèmes automatisés de commande, des moyens de reconnaissance électronique et radar", a ajouté le vice-premier ministre.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 13:50
Photo J Gietl

Photo J Gietl

 

16.01.2014 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Un Eurofighter d’essai, IPA7, a emporté deux missiles de croisière Taurus KEPD 350 sous voilure pour un vol d’essai le 15 janvier. L’avion a décollé depuis le site de Manching, près de Munich en Allemagne afin notamment de réaliser des essais sur l’aérodynamique de cet équipement.

 

Le missile de croisière Taurus est développé par une co-entreprise entre MBDA Deutschland et Saab Dynamics. Pesant 1,4 tonne et mesurant cinq mètres de longueur, sa portée dépasse les 500 kilomètres selon MBDA. Il équipe déjà les Tornado allemands et les EF-18 espagnols.

 

Le consortium européen mène en parallèle des essais d’intégration du missile de croisière Storm Shadow (SCALP) sur l’avion d’essai IPA2 en Sardaigne.

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