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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:55
L'écusson de la Multinational Entry into Service Team. Photo Olivier Fourt RFI

L'écusson de la Multinational Entry into Service Team. Photo Olivier Fourt RFI

14 juillet 2013 Olivier Fourt/RFI

 

L’avion-cargo A400M a ouvert le défilé aérien de ce 14 juillet. L’avion a survolé les Champs-Elysées, suivi d’une cinquantaine d’aéronefs, mais en réalité il faudra encore des mois avant qu’un premier escadron d’A400M soit réellement opérationnel.

France : L’A400M à la Multinational Entry into Service Team
(02:22)
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:40
Vikhr anti-tank missiles installed on a Ka-50 Alligator helicopter. Photo Allocer.

Vikhr anti-tank missiles installed on a Ka-50 Alligator helicopter. Photo Allocer.

25 July 2013 airforce-technology.com

 

The Russian Ministry of Defence (MoD) has awarded a contract to Izhmash for the delivery of antitank guided missiles to the national armed forces.

 

Under the RUB13bn ($401m) contract, the company will supply unspecified units of Vikhr-1 laser-guided anti-tank missile system to the Russian military.

 

Calling the contract to be the company's biggest state contract for delivery of high-precision weapons to the MoD, Izhmash director general Konstantin Busygin was quoted by ITAR-TASS as saying that the company has all the production facilities, qualified personnel and technologies required for effective fulfilment of the contract under the original schedule.

 

''We are taking this contract very seriously and will do our best to have it fulfilled completely in time,'' Busygin said.

 

The director general was also quoted by RIA Novosti as saying earlier that the Vikhr-1 contract is expected to enable the company to solve almost all of its financial problems.

 

Izhmash, the manufacturer of Kalashnikov assault rifle, or AK-47, currently has debts of up to RUB3bn ($92.7m), according to the news agency.

 

Manufactured by Konstruktorskoe Buro Priborostroeniya (KBP) bureau, the Vikhr is a long-range, air launched missile designed for engagement of vital ground targets, such as armoured targets equipped with built-in and add-on explosive reactive armour between 8-10km ranges during the day and 5km at night depending on the launch platform used.

 

Air-launched from the Ka-50, Ka-52 helicopters and Su-25T aircraft, the missile is also capable of engaging a range of low-speed air targets in conditions of air defence assets activity.

 

Vikhr missiles are currently operational with the Russian Air Force.

 

Deliveries under the contract are scheduled to be completed by 2015.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:20
Photo Lockheed Martin

Photo Lockheed Martin

25/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Saft a récemment signé un contrat avec le motoriste General Electric Aviation, pour la fourniture d'une "batterie haute puissance à la pointe de la technologie" qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol du F-35. Un contrat d'un montant de 6,5 millions de dollars.

 

Le leader mondial de la conception et de la fabrication de batteries de haute technologie pour l'industrie, Saft, reste à bord de l'avion de combat américain, le F‐35 de Lockheed Martin. Il introduit "une technologie Li‐ion sans précédent" pour cet avion de combat. Saft a récemment signé un contrat avec le motoriste américain General Electric Aviation, pour un montant de 6,5 millions de dollars dans le cadre de la phase de production initiale à faible cadence (LRIP 6) du F‐35. "Travailler sur le programme F‐35 donne à Saft une opportunité exceptionnelle de promouvoir les solutions Li‐ion dans les avions de combat de dernière génération », a déclaré le directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft, Thomas Alcide, cité dans le communiqué de Saft.

 

Dans le cadre de ce contrat, Saft prendra en compte les objectifs industriels MEA (More Electric Aircraft) visant une optimisation des performances et une réduction des émissions de CO2. Le groupe français produira "une batterie haute puissance à la pointe de la technologie qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol". La batterie fournira une alimentation de secours en vol aux systèmes critiques de l'appareil. Chaque ensemble livré se composera d'une batterie JSF 270V et d'une batterie JSF 28V par appareil.

 

A bord du F-35 depuis 2002

 

Saft fournit des batteries à GE Aviation depuis 2006. Cette solution s'appuie sur 15 ans de recherche sur la technologie Li‐ion et sur un historique de plus de 60 ans de développement et de fourniture de batteries à base de nickel à l'aéronavale américaine. Aujourd'hui, le programme de développement de batteries pour le F‐35 a enregistré plus de 6.000 heures de vols.

 

Saft travaille depuis le début des années 2000 sur le F-35. En 2002, Saft America avait achevé l'étape préliminaire de la phase de conception et de développement (SDD - System Design and Development) du système de gestion de l'alimentation électrique du F-35. Le groupe a remporté les contrats de fourniture des batteries 28 V, qui délivreront l'énergie nécessaire au démarrage du groupe auxiliaire de puissance, et des batteries 270 V, qui assureront l'alimentation de secours des surfaces de commande de vol. La batterie 28 V AMFB a notamment participé au succès du programme lors du premier vol du chasseur en décembre 2006. Saft a terminé la phase SDD du programme JSF en 2008 et a reçu commande de batteries Li-ion 28 V et 270 V pour les phases I, II et III du programme LRIP. Les premières livraisons de batteries LRIP ont eu lieu en 2009.

 

Des résultats en chute

 

Le groupe français a annoncé ce mercredi une chute de 44,5 % de son bénéfice net au premier semestre, en raison de ventes moins profitables, la situation devant s'améliorer lors de la deuxième moitié de l'année. "Globalement, le second semestre devrait enregistrer un plus fort niveau de ventes, tant dans nos activités traditionnelles que dans les nouveaux marchés du lithium-ion", a indiqué Saft dans un communiqué. Lors des six premiers mois de l'année, Saft a dégagé un bénéfice net de 11,1 millions d'euros, contre 20,0 millions lors du premier semestre 2012. Le chiffre d'affaires a affiché une légère baisse de 1 % à taux de change et périmètre constants, à 284,9 millions d'euros.

 

Outre une perte de 5,2 millions d'euros due à SNB (42 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 pour 340 salariés), son activité désormais vendue de petites batteries au nickel, ce recul s'explique surtout par une baisse des marges du fabricant de batteries, dont les ventes les plus rentables ont piqué du nez. "Le niveau global des ventes a été inférieur à nos attentes, ce qui a eu pour effet d'affecter la profitabilité du premier semestre", a expliqué le président du directoire, John Searle, cité dans le communiqué. Saft a certes affiché des ventes "excellentes" sur certains créneaux comme les réseaux de télécommunication, avec un gros contrat avec un client indien, mais "la rentabilité de ces ventes additionnelles a été faible". Quant aux ventes de la division de batteries de spécialité, la plus rentable, elles ont décliné par rapport à 2012, précise Saft.

 

Avertissement sur résultat début juillet

 

Saft avait émis un avertissement sur résultat début juillet. Le groupe s'attend désormais à un excédent brut d'exploitation (Ebitda) annuel entre 90 et 95 millions d'euros contre 102 et 106 millions attendus initialement et à un chiffre d'affaires dans le bas de la fourchette de 630 à 650 millions prévue auparavant. Ces prévisions ont été confirmées mercredi. L'Ebitda du premier semestre s'est établi à 40 millions d'euros, en diminution de 20,2 %.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:55
L’ONERA organise une convention pour les équipementiers en octobre

14.07.2013 - ONERA - Recherche & Industrie

 

L’ONERA va à la rencontre des équipementiers et organise une convention qui leur est dédiée le 22 octobre 2013, à l’espace Hamelin à Paris, dans le 16ème arrondissement.Exposés sur la R&T et rendez-vous d'affaire individuels sont au programme.

 

Depuis toujours, l’ONERA sait travailler avec des partenaires de toutes tailles, les grands constructeurs de l’aéronautique, l’espace et la défense, mais également les équipementiers, acteurs incontournables dans l’évolution du transport aérien. Pour les soutenir dans la relève des nouveaux défis de l’aéronautique, l’ONERA va à leur rencontre et organise une convention qui leur est dédiée le 22 octobre 2013, à l’espace Hamelin à Paris, dans le 16ème arrondissement. Des exposés permettront de découvrir la variété des disciplines couvertes par l’ONERA, et des rendez-vous d’affaires individuels seront organisés pour permettre aux équipementiers présents d’exposer leurs besoins en R&T et innovation. L’ONERA est aussi partenaire des Aerospace Days les 16 et 17 octobre 2013 qui se déroulement à Orly et participe aux Rendez-vous Carnot les 9 & 10 octobre 2013 à Lyon.

 

Pour s’inscrire gratuitement à la Convention Equipementiers :
sylvie.moitel-gin \@/ onera.fr

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:54
Le ministère de la Défense parraine le Contrat de génération Thales

25/07/2013 CNE Laetitia Périer - Economie et technologie

 

Dans le cadre de son engagement en faveur des industries de défense et de l’emploi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a parrainé mardi 23 juillet la signature du Contrat de génération Thales. Véritable dispositif d’aide à l’emploi visant à encourager l’embauche des jeunes et à garantir le travail des seniors, ce Contrat mis en place au sein du groupe de 67 000 salariés spécialisé dans la défense, la sécurité, l’aéronautique, l’espace et le transport terrestre prévoit notamment 2 000 contrats à durée indéterminée au profit de jeunes de moins de 30 ans.

 

C’est aux côtés de Jean-Bernard Levy, PDG de Thales, que Jean-Yves Le Drian a parrainé mardi dernier la signature du Contrat de génération Thales, conclu entre la direction générale, la direction des ressources humaines et les représentants du personnel du groupe. Entré en vigueur le 18 mars 2013, le Contrat de génération est un dispositif d’aide à l’emploi visant à encourager l’embauche des jeunes et à garantir le travail des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Il prévoit en contrepartie une aide financière versée par l’Etat.

 

Au sein de Thales, ce dispositif se concrétisera notamment par 2 000 contrats à durée indéterminée réservés à des jeunes de moins de 30 ans, des formations diplômantes en alternance, un soutien à l’éducation des moins diplômés et des initiatives en faveur de la diversité. Pleinement engagé dans la bataille du gouvernement pour l’emploi et la compétitivité, Jean-Yves Le Drian a souligné « l’enjeu majeur » qu’était la protection de l’industrie de défense « tant d’un point de vue stratégique, que d’un point de vue social et économique ». Avec 4 000 entreprises et 165 000 emplois directs, les industries de défense constituent un secteur industriel capital. Le ministre de la Défense a déclaré que la signature de ce contrat représentait à ce titre « une démarche significative, tant pour Thales et ses salariés, que pour la Nation toute entière ».

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:50
Vers une politique européenne de défense plus intégrée ?

24 juillet 2013 .lalibre.be (AFP, Belga)

 

International La Commission ébauche une politique européenne de défense en vue du sommet de décembre.

 

La Commission européenne a présenté mercredi une série de mesures destinées à améliorer l'efficacité de la défense européenne, en renforçant la coopération entre les Etats membres de l'UE, mais aussi les capacités communes. Cette communication, établie à la demande des Etats dans la perspective du sommet européen de décembre consacré à la défense, touchent à la politique industrielle, au marché intérieur et à la recherche notamment.

 

L'intensification des synergies, dans un contexte budgétaire difficile, est au cœur de la démarche. "En ces temps de restrictions budgétaires, nous avons particulièrement besoin d'une coopération et d'une intégration accrues pour devenir plus efficaces. La défense continue de relever de la souveraineté nationale et les États membres sont naturellement en première ligne sur cette question. La Commission peut toutefois les soutenir et mobiliser ses politiques pour renforcer le secteur", souligne le commissaire au marché intérieur, Michel Barnier.

 

L'une des pistes est l'acquisition par l'Union européenne elle-même de certaines "capacités à double usage", comme par exemple des bateaux hôpitaux, des moyens pour la cybersécurité, des avions de transport stratégique, des canadairs ou encore des bateaux capables de pomper le pétrole en haute mer en cas de catastrophe.

 

Barroso tempère

 

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a insisté sur le fait que Bruxelles n'avait "pas de compétences militaires" et ne voulait "pas en avoir". Et il a appelé les Etats membres à progresser vers une défense commune, "tout en respectant les engagements" vis-à-vis de l'Otan. M. Barroso, auquel on prête des ambitions à la tête de l'Alliance atlantique après son deuxième mandat à la présidence de la Commission, a assuré que sa communication n'avait "rien à voir" avec son avenir. "Tout lien entre cette communication et ce que je pourrais faire ou ne pas faire à l'avenir est de la pure spéculation", a-t-il insisté.

 

Il a souligné que l'industrie européenne de la défense employait directement quelque 400.000 personnes pour un chiffre d'affaires d'environ 96 milliards d'euros en 2012. Mais le secteur souffre de contraintes budgétaires et de la fragmentation du marché européen, et la Commission estime qu'il faut agir pour maintenir les capacités industrielles et technologiques européennes.

 

La Commission entend intervenir sur la normalisation, les marchés publics et les distorsions de marché, le soutien à la compétitivité et aux PME, mais aussi pour plus de synergies entre recherches civile et militaire et le développement des capacités de double usage.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:45
Denel to produce new small arms range

19 July 2013 by Guy Martin - defenceWeb

 

State owned defence company Denel has partnered with Swiss firm B&T to offer a new range of small arms, from submachineguns to grenade launchers.

 

B&T and Denel have signed a technology transfer agreement that will see Denel produce several B&T weapons in South Africa. Initially production will use some Swiss made parts while Denel gets its production line up and running, according to Patric Staudt, Technical Support Manager, Africa, at B&T.

 

One of the new weapons on offer is the GL-06 40 mm single shot grenade launcher, designed to only use less lethal ammunition, as it is aimed primarily at the police. It was procured by the South African Police Service for use during the 2010 Soccer World Cup.

 

B&T’s MP9 9 mm submachinegun will be manufactured by Denel as the GMP9. This closed bolt weapon comes standard with a number of different attachments, including a suppressor, shell catcher (mainly for use on aircraft), red dot sight and holster. It can accept 15 to 30 round magazines and has been designed to be lightweight and modular.

 

B&T’s carbine, the 9 mm Advanced Police Carbine 9 (APC9 - called GPC9 by Denel) was designed in 2011 as a firearm bridging the gap between a personnel defence weapon and a 5.56 mm rifle. It features a number of innovations like a hydraulic recoil reduction system to reduce muzzle lift. It is ambidextrous, modular and comes with a suppressor and different barrel length options. A 5.56 mm version is also available – Denel may offer this as a replacement for the South African National Defence Force’s R4/R5 series of assault rifles.

 

B&T approached Denel several years ago, and after receiving permission from the Swiss government, signed a technology transfer agreement with Denel a year ago. The Swiss company exhibited with Denel at the Africa Aerospace and Defence (AAD) exhibition outside Pretoria last year.

 

Denel exhibited at the Land Forces Africa conference outside Pretoria earlier this week, with the grenade launcher, submachinegun and assault rifle on display.

 

B&T has further collaborations with Denel and is working on an upgrade kit for Denel’s SS77 7.62 mm machinegun, which will cover things like a redesigned rail, top cover, magazine belt attachment etc. B&T may in the future sell the SS77.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:37
« L'industrie de Défense, un atout stratégique pour l'Europe » par Arnaud Danjean, député européen

24 juillet 2013 creusot-infos.com

 

« La communication sur l'industrie de sécurité et de défense présentée aujourd'hui par la Commission Européenne est une contribution importante au débat qui doit s'engager à tous les niveaux en vue du sommet européen de décembre » a déclaré mercredi l’eurodéputé UMP-PPE Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

 

« Ce texte, préparé par les commissaires Barnier et Tajani,  que la sous-commission Défense du Parlement européen avait auditionnés récemment, met en évidence l'atout stratégique que constitue l'industrie de défense européenne, tant sur les plans économiques que technologiques et opérationnels » a indiqué Arnaud Danjean.

 

« Je suis particulièrement satisfait de voir figurer explicitement, à plusieurs reprises  dans la communication, la notion d'autonomie stratégique, à savoir la nécessité pour les Européens de pouvoir décider et agir sans dépendre des capacités de pays tiers.

 

Ceci suppose que l'Union européenne identifie des capacités et technologies-clefs dans lesquelles des investissements européens pourront intervenir, et pour lesquels le contrôle des chaines d'approvisionnement sera assuré. Voir ces priorités explicitement reconnues par la Commission est rassurant, tant il est important que les spécificités du secteur de la Défense soient reconnues et s'inscrivent dans la vision plus large d'une Europe acteur de sa propre sécurité » a-t-il poursuivi.  

 

« La possibilité d'acquisition, par l'UE, de certaines capacités civilo-militaires, ainsi que les investissements communautaires possibles dans la recherche et le développement de ces technologies duales, sont des pistes prometteuses ».

 

« La Commission européenne se fixe ainsi des objectifs légitimes dans la limite de ses compétences. Il reste à espérer que les Etats-Membres, qui conservent l'essentiel des responsabilités en matière de défense, prennent pleinement conscience de la menace de déclassement stratégique du continent européen et s'accordent sur les priorités politiques et capacitaires pour enrayer cette tendance dramatique » a conclu Arnaud Danjean.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:33
Communication sur le secteur de la défense et la sécurité – 24.07.2013

24.07.2013 ec.europa.eu

 

Le 24 juillet 2013, la Commission a adopté une Communication intitulée « Vers un secteur de la défense et de la sécurité plus compétitif et efficace ». Cette Communication sera discutée par les Chefs d’Etat et de gouvernement au Conseil européen de décembre 2013.

La Communication prend l’acquis de deux directives « défense » sur les marchés publics (2009/81) et les transferts (2009/43), et le développe davantage, essayant notamment d’exploiter des synergies entre la défense et la sécurité.

La Communication contient un plan d’actions avec des initiatives dans les domaines du Marché intérieur, la Politique industrielle, la Recherche et Innovation, Capacités, l’Espace, l’Energie et le Commerce international. L’objectif général du plan d’action est d’améliorer l’efficacité et la compétitivité du secteur de la défense et de la sécurité en Europe.

En ce qui concerne les marchés publics de la défense, la Communication annonce plusieurs initiatives : l’établissement d’un mécanisme de suivi du marché, des explications sur certaines exclusions de la Directive 2009/81/CE, et l’abolition rapide des offsets.

Voir aussi :

  • En savoir plus sur les marchés publics de défense et la directive en
  • Cadre législatif
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 08:55
DCNS termine les travaux d’entretien intermédiaire sur le porte-avions Charles de Gaulle

24/07/2013 DCNS

 

Le service de soutien de la flotte (SSF) a prononcé la fin de l’arrêt technique du porte-avions Charles de Gaulle au terme de 6 mois de travaux réalisés par DCNS. De la coque au système de combat, en passant par le passage aux normes environnementales, la modernisation du réseau de télécommunication ou encore la rénovation des locaux de vie, ce sont 950 personnes et 1 million d’heures de travail qui ont été nécessaires.

 

Entretien et modernisation du navire

 

DCNS - PACDGCet arrêt technique a été l’occasion d’entretenir le navire et de le moderniser. Le porte-avions Charles de Gaulle aura notamment profité d’un passage au bassin Vauban de la base navale de Toulon. Le bâtiment a profité d’un lifting complet avec plus 26 000 m² de surfaces repeintes et la remise à neuf d’une des cuisines. Un certain nombre de modernisations ont été réalisées parmi lesquelles figure le remplacement du calculateur de stabilisation du navire. Toutes les installations à bord et l’ensemble de l’appareil propulsif ont été contrôlés, révisés et testés pour assurer le fonctionnement optimal en opérations. Par ailleurs, dans la perspective de l’installation ultérieure d’un réseau IP (internet protocol) de dernière génération, 35 km de câbles ont été passés.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle a ainsi bénéficié d’un entretien minutieux réalisé par les équipes DCNS et leurs partenaires avec l’appui quotidien de l’équipage.

 

Un défi industriel, une réussite collective

 

« Ces six mois de travaux ont été essentiels pour redonner toute sa jeunesse au porte-avions Charles de Gaulle. La période d’intense activité industrielle est désormais terminée. Elle laisse place au début du suivi quotidien du navire depuis la terre », souligne Franck Bouffety, directeur des programmes porte-avions Charles de Gaulle chez DCNS.

 

Avec plus de 1 000 travaux en cours en permanence toutes les semaines, l’activité de ce chantier a été très intense. Malgré la multiplicité des tâches à accomplir, les délais ont été respectés. DCNS a achevé les 6 000 lignes de travaux nécessaires pour moderniser et entretenir le porte-avions Charles de Gaulle durant cet arrêt technique programmé. Outre les membres de l’équipage, la totalité des unités de production du site de Toulon se sont mobilisées pour le succès de cet « arrêt au stand ». De la même manière, la quasi-totalité des sites de DCNS ont participé aux travaux. Au total, près de 500 collaborateurs du Groupe ont travaillé sur cet entretien.

 

Les chiffres clefs de l’entretien

- 950 personnes en moyenne

• 250 collaborateurs DCNS, 200 sous-traitants et 500 membres d’équipage

- 60 entreprises sous-traitantes

- 1 million d’heures de travail

- 1 000 travaux en cours toutes les semaines

- 6 000 lignes de travaux

- 20% de travaux d’anticipation pour le prochain arrêt technique majeur

- 26 000 m² de surfaces peintes

- 35 km de câbles installés

- Dans les machines, ce sont :

• 25 000 tubes contrôlés et nettoyés,

• 6 000 nouveaux tubes installés.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle

- En service depuis le18 mai 2001, 12 années d’activité

- Un équipage de près de 2 000 hommes et femmes (15% de féminisation)

- 42 000 tonnes à pleine charge

- 261,50 mètres de long

- 64,36 mètres de large

- 75 mètres de hauteur (un immeuble de plus de 20 étages)

- Une mobilité de 1 000km par jour

- 1 million de km déjà parcourus (23 tours du monde)

- Des opérations récentes en Libye (Harmattan) ou encore en Afghanistan.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 08:50
Communication on the European Defence and Security Sector adopted on 24 July 2013

24 July 2013 ec.europa.eu


The Communication sets out Commission proposals to strengthen the internal market and support the competitiveness of the defence and security industries.

  1.  European Commission Communication pdf - 111 KB [111 KB] : Towards a more competitive and efficient defence and security sector
  2. Commission Staff Working Document pdf - 788 KB [788 KB] accompanying the Communication
  3. Citizen's summary pdf - 21 KB [21 KB] български (bg)čeština (cs)dansk (da)Deutsch (de)eesti keel (et)ελληνικά (el)español (es)français (fr)hrvatski (hr)italiano (it)latviešu valoda (lv)lietuvių kalba (lt)magyar (hu)Malti (mt)Nederlands (nl)polski (pl)português (pt)română (ro)slovenčina (sk)slovenščina (sl)suomi (fi)svenska (sv) on reforming the defence and security sector

The Commission's defence industrial policy is designed to promote competition, innovation, support SMEs and provide a strong industrial base for the Common Security and Defence Policy (CSDP).

At the heart of this policy is the Defence Package, designed to set out a modern policy and legislative framework to improve competitiveness, introduce greater transparency and cut unnecessary red tape. The strategy includes two directives aiming to simplify the transfers of defence-related products within the EU and coordinate procedures for contract awards in the fields of defence and security.

Following the adoption of the Defence Package and the transposition of the legislation, the Commission established a Task Force on Defence Industries and Markets.  Its objective is to examine what more the Commission can do to support Member States to help improve the competitiveness of the defence industry and strengthen the internal market.

 

Why is more competition necessary?

  • The European defence market is highly regulated at a national level. Europe's defence-related industries (primarily the defence part of sectors such as aeronautics, space, electronics, land systems and shipbuilding) largely operate outside the internal market.
  • Fragmented markets create red tape, hamper innovation and lead to duplication of defence programmes and research – undermining our global competitiveness and the effectiveness of the CSDP.
  • Reduced defence budgets and escalating development costs make it too expensive for any single European country to maintain a comprehensive national defence industrial base.

The defence industry is mostly concentrated in six Member States (France, Germany, Italy, Spain, Sweden and the UK) although companies producing ancillary equipment and systems are found all over Europe. More than 1.350 SMEs play an important role in the European defence sector and are of critical importance to the supply chain.

The defence sector can provide an important contribution to regional economic development. In order to introduce the concept of smart specialisation and regional policy funding to European companies and research centers the European Commission and the European Defence Agency carried out a workshop on 28 January 2013. For more information see the agenda, the presentations and the proceedings of the event.

The European defence equipment market is technology and research-intensive (electronics, IT, transport, biotechnology and nanotechnology – with many important spin-offs in civil sectors, e.g. satellite navigation).

 

Data on the industry can be found on the European Defence Agency website.

 

Defence package - for more information refer to the Legislation page.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:55
La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

24/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au premier semestre 2013, DCNS a vu chuter ses prises de commandes. Mais la possible signature avant la fin de l'année du contrat de rénovation des frégates saoudiennes Sawari 1 (LEX) devrait regonfler les voiles du groupe naval.

 

DCNS peut voir venir. Même si la situation actuelle n'est pas satisfaisante en termes de prises de commandes, elle est loin d'être inquiétante. Le groupe naval a engrangé des commandes représentant un montant total de 578 millions d'euros au premier semestre 2013 (contre 813 millions au premier semestre 2012). Le carnet de commandes de DCNS s'établit à 13,23 milliards d'euros à la fin du premier semestre 2013 (contre 14,2 milliards à la fin du premier semestre 2013). Il représente aujourd'hui "plus de quatre années d'activité", pércise le groupe dans un communiqué publié mardi.

Bref, il n'y a pas le feu au lac. D'autant que l'on reparle avec beaucoup d'insistance du contrat LEX (Life Extension Sawari 1) en Arabie saoudite pour la rénovation des frégates Sawari 1. Selon des sources concordantes, ce contrat d'un montant de 1 milliard d'euros environ pourrait être signé assez rapidement, en tout cas d'ici à la fin de l'année. Mais prudence car plusieurs fois attendu par Paris, il n'a jamais été concrétisé. Un tel contrat embellirait bien sûr le bilan commercial de 2013. Au-delà, DCNS, qui est engagé dans plusieurs campagnes importantes à l'export, devra patienter plutôt en 2014 pour signer ou pas de nouveaux contrats export.

 

>> Lire aussi: DCNS: pourquoi le contrat LEX sur la modernisation des frégates saoudiennes est bloqué

 

Chiffre d'affaires en hausse mais résultat opérationnel en baisse

Le chiffre d'affaires atteint 1,63 milliard d'euros (contre 1,4 milliard au premier semestre 2012). Cette croissance résulte de l'exécution de programmes industriels tant pour la France (frégates FREMM, sous-marins Barracuda et maintenance de la flotte de navires de premier rang de la Marine nationale) que pour l'international (notamment Brésil, Inde et Russie). Le PDG de DCNS, Patrick Boissier, cité dans le communiqué, s'est réjoui d'avoir "au cours du premier semestre 2013, de nouveau enregistré une croissance de notre chiffre d'affaires, ce qui confirme notre potentiel de développement.

Mais, a-t-il ahouté, "notre résultat opérationnel, impacté par certaines difficultés opérationnelles et par l'intensification de nos investissements en R&D, n'a pas connu la même croissance". Le résultat opérationnel courant avant amortissement des écarts d'évaluation s'élève à 95 millions d'euros (soit 5,8 % du chiffre d'affaires) au premier semestre 2013 contre 98 millions (soit 7 % du chiffre d'affaires) l'année passée.

Selon le communiqué de DCNS, le groupe connaît des difficultés opérationnelles sur certains projets industriels, principalement dans le nucléaire civil. Certains contrats signés auraient occasionné des pertes dans cette nouvelle activité pour le groupe (EPR de Flamanville, Chine). C'est le prix à payer de la courbe d'apprentissage, explique-t-on chez DCNS, qui va mettre des équipes dédiées à cette activité et ne plus faire jouer la polyvalence. Le groupe doit également adpater sa façon de travailler aux méthodes en cours dans le nucléaire civil.

 

Des effectifs en hausse

Enfin, DCNS accélère également ses investissements en Recherche et Développement (R&D) par rapport à ceux du premier semestre 2012 pour prendre une longueur d'avance technologique sur ses marchés. Pour autant, le groupe a réagi en engageant un plan d'actions "afin d'améliorer la situation en matière de rentabilité". Le groupe veut notamment réduire les frais fixes et les dépenses courantes, sans pour autant toucher aux effectifs. Fin juin 2013, ils s'établissaient à 13.511 équivalents temps plein (contre 12. 987 à la fin du premier semestre 2012).

 

>> Lire aussi: Défense: quel avenir pour DCNS?

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
British Army tests deployable simulation system in Kenya source army-guide.com

British Army tests deployable simulation system in Kenya source army-guide.com

19 July 2013 by Guy Martin - defenceWeb

 

Saab yesterday gave a live demonstration of its Deployable Tactical Engagement Simulation (DTES) system, which is used by the British Army for training is soldiers in Kenya and which is being promoted to the South African military.

 

The DTES system was designed to train a battlegroup with an opposing force (OPFOR) and a civilian population, Saab said. Each soldier carries simulation equipment, including a Personnel Detection Device (PDD) consisting of a laser-detector vest, GPS, communications with a tracking system and a link to a laser small arms transmitter (SAT). Each soldier’s weapon carries a laser sight that activates when the soldier fires a round (such as a blank training round). If another soldier gets hit by a laser shot, his PDD will indicate that he has been killed.

 

The entire training scenario is tracked via a computer in real time and data is sent to a command post, allowing for comprehensive after-action play-by-play review.

 

Saab demonstrated its DTES system at the Murrayhill Special Forces training facility outside Pretoria, as part of the Land Forces Africa conference this week. During the simulation, nearly a dozen South African National Defence Force (SANDF) soldiers approached a building in two Mamba armoured vehicles, before a simulated IED knocked out one of the Mambas (also fitted with a simulation system that marked it inoperable). The troops then dismounted and, moving through tall grass, approached the building. Firing hundreds of rounds at the enemy, they proceeded to capture their objective.

 

Saab is hopeful that the SANDF will order the DTES training system, which is attracting “considerable” interest from other nations. It is already in service with the British Army Training Unit Kenya (BATUK), which has been using it for combined training since August 2009. In April 2012 Saab was awarded a two year contract extension to continue offering the training service to the British Army.

 

As part of the agreements with the UK, Saab will provide the DTES service for five training periods each year with an option for two additional ones, with 98% availability. Brian Drummond, the manager of the Saab base site in Nanyuki, Kenya, who is responsible for all logistic support and maintenance, said they have achieved an average 99.7% availability rate by maintaining a buffer stock of equipment at the base site, having forward-deployed technicians from Saab in Sweden and Saab Grintek Defence in South Africa.

 

Saab also demonstrated some of its other technology at Murrayhill, including a throwable unmanned aerial vehicle (UAV) and a hexacopter UAV. Also on display was the company’s Chaka command and control system.

 

“By lending technological support to the British Army in Kenya or providing logistics and infrastructure to the SANDF, we are extremely pleased, as Saab South Africa, that our contribution is assisting defence forces fulfil their mandates,” stated Magnus Lewis-Olsson, CEO of Saab Grintek Defence.

 

He was referring to Saab’s involvement in Operation Corona, the SANDF’s border patrol initiative, which necessitates army training camps along the northern and eastern border between South Africa and Zimbabwe and Mozambique. Saab is currently engaged in upgrading operational base facilities for the SANDF, following the re-launch late in 2012 of the upgraded and expanded Operational Base Madimbo. This base, east of Musina near the Zimbabwe border, is the first of a number to be modernised and improved since the SANDF assumed responsibility for border security.

 

Operational Base Madimbo includes a command centre, airstrip, a parade ground, water purification facilities, and new medical and two way radio battery charging facilities. Roads, the electrical supply, and sewerage systems, and a vehicle wash bay with oil and water separators were upgraded, while new messes with enlarged kitchen, laundry and recreation facilities were installed. The base also includes a new military police facility.

 

Saab has camp building experience on peacekeeping operations, having assisted the African Union and the United Nations on the continent. One mission has seen Saab setting up a complete turn-key camp solution in the horn of Africa. In the same multilateral environments, Saab said it has successfully provides explosive ordance disposal products in East and West Africa for training of and for safe unexploded ordance and IED (Improvised Explosive Device) destruction purposes. The company has also provided maintenance, repair and overhaul activities for vehicles, generators, water purification plants, air-conditioning units and patrol boats.

 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Des mauvais chiffres pour l’industrie française de l’armement

23 juillet 2013 Par Myriam Berber - RFI

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse.

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse par rapport à l'année précédente. Résultat : la France perd sa place de quatrième exportateur mondial, dépassée par Israël. C'est ce que révèle le rapport au Parlement du ministère de la Défense, publié le lundi 22 juillet 2013.

 

Depuis le record de 2009, avec plus de huit milliards d'euros d'exportations, les entreprises françaises de défense ont vu leurs ventes à l'étranger divisées par deux. L'année dernière, ces exportations sont passées sous la barre des cinq milliards d’euros. Un chiffre en baisse de 26% par rapport à l'année précédente.

 

La France se maintient dans le « Top cinq » des exportateurs mondiaux, mais très loin derrière les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et Israël. En 2012, la région Asie-Pacifique est la principale destination des exportations françaises, avec plus de la moitié des prises de commandes.

 

Missiles air-air et corvettes

 

Avec 1,2 milliard d'euros de commandes, l'Inde est devenue en 2012 le premier partenaire commercial de la France. Viennent ensuite l'Arabie saoudite avec 636 millions, la Malaisie avec 461 millions, les Etats-Unis avec 208 millions et la Russie avec 185 millions.

 

En 2012, les principales commandes ont concerné des missiles air-air pour l'armée indienne, des corvettes pour la Malaisie et des équipements pour l'Arabie saoudite. En dehors de cela, les gros contrats sont de plus en plus difficiles à décrocher pour l'industrie française d'armement.

 

De nombreux petits contrats

 

Plusieurs facteurs expliquent ce recul. D’abord, le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d’euros, au profit des petits contrats de 50 millions d'euros. Ensuite, la forte concurrence des Etats-Unis qui essaient de compenser les baisses de commandes nationales en décrochant des marchés à l'exportation. Enfin, la montée en puissance des pays émergents, et notamment de la Chine, de la Corée du Sud et de la Turquie.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:40
SU-35 photo RP Defense

SU-35 photo RP Defense

MOSCOU, 23 juillet- RIA Novosti

 

Le groupe Sukhoï arrive en tête de liste des constructeurs russes d'avions de combat et occupe la 43e place pour le volume des ventes dans le classement établi par le magazine américain Defense News.

 

"Le magazine militaire Defense News a publié une étude annuelle du marché mondial des armements pour 2012. La place la plus élevée parmi les constructeurs russes de matériel aéronautique de guerre revient de nouveau au groupe Sukhoï. Le groupe s'est placé à la 43e position du classement établi selon le volume des ventes", lit-on dans un communiqué de Sukhoï.

 

Le top 100 comprend deux autres constructeurs aéronautiques russes: le consortium Irkout (62e place) et le fabriquant de chasseurs MiG (93e place).

 

"Le magazine Defense News constate que dans son ensemble, le volume des  ventes réalisées en 2012 par les 100 plus grands producteurs d'armements ont chuté de 3%. Seule la Russie a enregistré une augmentation substantielle de ses exportations d'armes", souligne le communiqué.

 

Selon le document, "les succès notables des sociétés russes s'explique dans une large mesure par la hausse des exportations qui ont plus que doublé depuis 2005".

 

Le consortium américain Lockheed Martin arrive en  tête du top 100, suivi de Boeing et du groupe britannique BAE Systems.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:35
Scorpene-class submarine

Scorpene-class submarine

 

 

23 juillet 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

C’est officiel : les jours moroses ne sont pas terminés pour le projet indien de sous-marins Scorpène. Touché par des années de retard et les dépassements de budget qu’elles ont entraînés, le chantier naval Mazagon Dock de Mumbai a de nouveau manqué l’échéance, retardant encore l’objectif de la marine indienne de renforcer sa flotte sous-marine impuissante.

 

Les sous-marins de conception française, construits dans le cadre d’un contrat de transfert de technologie, ne pourront pas être mis en service en 2015, comme promis par le chantier. La nouvelle date prévue pour la livraison du premier des 6 sous-marins Scorpene est septembre 2016, avec l’espoir que les suivants soient mis en service au rythme d’un par an.

 

« Nous avons fixé la nouvelle date de livraison du 1er Scorpène à septembre 2016, » a confirmé le contre-amiral Rahul Kumar Shrawat, directeur du chantier Mazagon Dock Limited (MDL). Le contre-amiral Shrawat indique que la 3è série — et dernière — de 178 équipements de grande valeur — des équipements qui ont gagné une réputation peu glorieuse comme MDL-Procured Material (MPM) après que les procédures d’achat du chantier, lourdes et opaques, aient bloqué le projet pendant plus de 2 ans — a été commandée à DCNS en novembre dernier.

 

La commande a été faite auprès d’un seul fournisseur pour épargner au chantier le fardeau de devoir traiter avec de multiples fournisseurs étrangers. Cette procédure allie transparence garantie et facilité de gestion, précise le contre-amiral Shrawat pour expliquer le retard.

 

Cependant, la marine indienne est furieuse du non-respect persistant des échéances par le chantier. De hauts responsables craignent que, lorsque les Scorpène seront enfin mis en service, ils ne soient obsolètes. Les 3 premiers exemplaires ne seront même pas équipés de propulsion anaérobie, une technologie qui améliore grandement l’autonomie en plongée, soulignent-ils. Sans cette technologie, les sous-marins sont contraints de remonter en surface au bout de quelques jours pour recharger leurs batteries, là où ils sont le plus susceptibles d’être détectés.

 

Référence : The Hindu (Inde)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:30
Radar Ground Master 200 fabriqué par Thales

Radar Ground Master 200 fabriqué par Thales

23/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Un jour après la signature de deux satellites d'observation hyper sophistiqués, la France est à nouveau à l'honneur aux Emirats Arabes Unis. Thales remporte une compétition pour la fourniture de 17 radars Ground Master 200 pour un montant estimé à environ 250 millions d'euros.

 

La France est vraiment à nouveau en cour aux Emirats Arabes Unis (EAU). Après avoir remporté de haute lutte face à l'américain Lockheed Martin un contrat pour deux satellites d'observation de type Pléiades (Astrium et Thales Alenia Space), qui a été signé lundi, la France a gagné mardi une nouvelle belle commande aux Emirats, selon des sources concordantes. Thales a été retenu pour la fourniture de 17 radars de défense aérienne Ground master 200 (GM200). Le montant du contrat est estimé à environ 250 millions d'euros. Ce qui fait au total en deux jours un volume de contrats de l'ordre d'un 1 milliard d'euros pour la France aux Emirats.

 

Un signe vraiment tangible que la relation de confiance est rétablie entre la France et les Emirats. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est démené pour obtenir le contrat des satellites d'observation, a expliqué avoir pris le temps d'établir un "dialogue serein et respectueux des intérêts des deux parties", où l'on admet que l'autre puisse avoir d'autres partenaires et fournisseurs. Et de préciser qu'il avait trouvé à sa prise de fonction en mai 2012 une relation "cassée: il y avait une rupture de confiance, il ne se passait plus rien".

 

Une compétition très dure

 

C'est une belle victoire pour Thales. Car à l'image du contrat des satellites, la compétition pour les radars a été tout sauf un long fleuve tranquille pour le groupe d'électronique. Les Emirats avaient lancé la compétition en 2009 à laquelle ont participé, outre Thales, le suédois Saab, l'italien Selex et EADS. En 2011, Abu Dhabi élimine Saab et Selex, puis au printemps 2012, EADS. Thales a gagné. Le groupe négocie le contrat et est tout près de le signer - le contrat est même paraphé - quand Saab resurgit avec une offre très compétitive (trop ?), qui séduit les Emiratis. Le groupe suédois propose de fabriquer un nouveau radar de défense aérienne localement avec l'industriel local Tawazun.

 

A l'été 2012, les négociations entre Abu Dhabi et Thales sont rompues. Les Emirats entament alors un nouveau round de négociations avec Saab et Tawazun. Mais au fil des discussions, ils découvrent que la proposition des deux partenaires est plus un coup de poker qu'un dossier bien établi. Surtout le devis proposé serait trois fois plus cher que celui de Thales. La coupe est pleine. En février, au salon de l'armement d'Abu Dhabi, IDEX), les Emiratis reviennent voir Thales après avoir rejeté la proposition de Saab et Tawazun. Cinq mois plus tard, Thales remporte une seconde fois la compétition.   

 

Limours et Ymare, esl deux sites principaux qui fabriquent le GM200

 

Le Ground Master 200 (GM200) est un radar de défense aérienne base couche, 3D tactique multi-missions à moyenne portée (200 kilomètres). Ce radar mobile est dédié à la protection des ressources clés et des forces déployées. Il est notamment fabriqué à Limours (Essonne) et à Ymare, près de Rouen (Seine-Maritime).

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Manurhin en quête de munitions pour grandir

23/07 Christian Lienhardt, Correspondant à Strasbourg – LesEchos.fr

 

Le producteur français de machines à fabriquer les cartouches repart et embauche. Le groupe, sauvé de la faillite l’an dernier, envisage de lancer un emprunt obligataire.

 

Avec 800.000 euros de résultat net au premier semestre et un chiffre d’affaires de 15,5 millions en hausse de 120 %, Manurhin récolte les premiers fruits de sa restructuration. « Nous entrons dans un cercle vertueux », se réjouit le président du conseil de surveillance, Rémy Thannberger, qui avait participé à la reprise en 2011 d’une société au bord du gouffre dont le chiffre d’affaires ne dépassait pas 7 millions d’euros.

 

Depuis janvier, l’homme d’affaires originaire de Mulhouse a cédé la direction opérationnelle à Gabriel Horvath, qui représente l’actionnaire slovaque Delta Defence (34 %). Il reste au capital, à côté de salariés, d’investisseurs divers et des actionnaires publics français Nexter et Sofired, qui détiennent 45 % de l’entreprise.

 

Exportateur à 100 %

 

Au rythme actuel, le groupe coté en Bourse devrait terminer 2013 sur un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et dégager un résultat proche de 3 millions, estime le dirigeant. Et pour 2014, il table sur 50 à 60 millions d’euros. Les commandes de lignes de production de munitions de petits et moyens calibres affluent devront quasiment doubler cette année. Au total, le carnet d’ordres avoisinnera près de 200 millions.

 

La totalité des ventes est faite aujourd’hui à l’export vers trois zones principales : le Moyen-Orient avec notamment les pays du Golfe, qui prennent le relais de l’Egypte, jusque-là premier client, l’Asie centrale et l’Amérique latine.

 

Coopération européenne

 

Pour faire face à cette montée en puissance, le groupe vient de lancer un plan d’embauche de 40 personnes pour porter les effectifs à 150 salariés. Il crée aussi un réseau d’une demi-douzaine de sous-traitants en France. Rémy Thannberger travaille également sur un projet de consolidation de l’entreprise au dernier trimestre 2013 par le biais d’un emprunt obligataire sur les places de Paris et de Francfort. Il estime les besoins de financement à 10 millions d’euros.

 

Parallèlement, des tractations sont menées au plan européen avec le belge New Lachaussée et l’allemand Fritz Werner en vue d’une consolidation du secteur des industriels de la cartoucherie. « Un tel rapprochement ferait sens sur un marché mondial de plus en plus ­concurrentiel, d’autant que nous avons des offres très complémentaires », reconnaît Rémy Thannberger. Mais il évoque également d’autres pistes avec des acteurs plus importants de l’industrie de la défense, y compris français.

 

A cet égard, on sait que les deux actionnaires publics de Manurhin ont été approchés et que des propositions de rachat auraient même été présentées. Reste à savoir, dans ce secteur forcément sensible de la défense, quelle sera la marge de manœuvre laissée par le gouvernement.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:50
L'industrie européenne de la défense : combien de divisions ?

23/07/2013 Pierre Goudin Conseiller au Bureau des conseillers de politique européenne du Président de la Commission européenne

 

LE CERCLE. - Alors que la Turquie, membre de l'OTAN, subit directement les conséquences des combats en Syrie, l'Europe ne dispose toujours pas de politique de sécurité et de défense, ni d'un marché intérieur des industries de défense. Il est urgent de dépasser les intérêts nationaux pour réaliser ce projet porteur d'indépendance et d'emplois.

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'intérêt des observateurs se porte avec constance sur les événements qui se déroulent en Turquie. Ce qui frappe, ce sont, premièrement, la porosité de ce pays à ce qui se passe dans la Syrie voisine, qu'il s'agisse de l'afflux de réfugiés que n'arrêtent pas une frontière loin d'être étanche ou des combats sporadiques qui se déroulent de part et d'autre ; ensuite, et plus visiblement encore, l'opposition grandissante d'une partie de la population aux orientations, aux évolutions et aux décisions récentes du pouvoir en place, qui a pourtant longtemps fait figure de précurseur et de laboratoire d'un gouvernement islamique démocratique.

 

Si ces événements sont aujourd'hui pour les Européens un réel motif de surprise, voire d'inquiétude,  c'est certes parce que, comme lors des printemps arabes, personne n'a rien vu venir. C'est aussi parce que jusqu'à présent, dans une aire géographique soumise à une forte instabilité politique et sociale, la Turquie donnait l'image d'un élève modèle, au statut atypique : tant son arrimage à l'Union européenne que ses bonnes performances économiques semblaient la mettre à l'abri des mouvements revendicatifs qui ont éclos un peu partout autour de la Méditerranée au cours des deux dernières années.

 

C'est précisément ce qui frappe aujourd'hui : que même un pays comme la Turquie, membre de l'OTAN (avec tous les enjeux stratégiques qui en découlent), qui s'imagine un destin commun avec l'Europe, et qui se trouve à ses frontières immédiates, puisse connaître des soubresauts dont l'issue ne peut bien sûr être devinée à ce stade, mais dont l'ampleur empêche qu'on les ignore.

 

Or, l'impréparation patente de l'Europe face à une telle situation souligne les limites des instruments actuels de sa politique extérieure, qu'il s'agisse de la politique de voisinage ou même d'un processus de pré-adhésion devenu de plus en plus incertain. Elle montre aussi, cruellement, comme si elle n'avait toujours pas tiré les leçons de l'expérience passée du Kosovo, que l'Union manquerait encore de moyens et d'outils concrets pour garantir une paix réelle à ses frontières, si les intérêts européens en venaient à être menacés en termes de sécurité, stricto sensu.

 

Sans jouer les Cassandre, ce qui se passe actuellement en Turquie devrait inciter l'Union européenne à renoncer à cet angélisme dont elle fait encore trop souvent preuve en matière de relations internationales. Dans un monde parcouru de tensions de toute nature, qui s'expriment dans des zones de plus en plus proches des frontières de l'Union, le moment semble aujourd'hui venu de plaider en faveur d'une véritable politique de sécurité et de défense, assortie d'un non moins véritable marché intérieur des industries de défense, porteur d'indépendance et d'emplois. Sur le fondement de ses compétences, la Commission européenne appelle de ses vœux la création d'un tel marché, depuis 1996. Certes, quelques avancées ont eu lieu depuis lors, dont la création de l'Agence européenne de la défense, ainsi que l'adoption du paquet défense en 2008, sous présidence française. Mais ces mesures demeurent insuffisantes, ne suscitent pas l'unanimité et ne reflètent en aucun cas l'ambition qui devrait être celle de l'Europe en la matière.

 

Les besoins existent, pourtant : l'achat récent de drones américains le prouve, qui souligne a contrario l'incapacité regrettable des Européens à s'entendre sur un modèle qui leur soit propre, les conduisant in fine à se doter d'un équipement qui au fond ne satisfait véritablement personne.

 

Ce cas de figure, parmi d'autres, justifie que le Président de la Commission a souhaité reprendre l'initiative en créant en 2011 une taskforce sur les industries et les marchés de défense, dont les travaux ont donné lieu à l'élaboration d'une communication qui sera adoptée fin juillet et qui jettera les bases des avancées à venir dans ce champ.

 

Alors que le salon du Bourget vient de souligner une nouvelle fois, s'il en était besoin, la vitalité et le succès de l'industrie aéronautique européenne, on se prend à rêver qu'un tel schéma se reproduise en matière d'industrie de défense. Mais faudra-t-il attendre que la menace extérieure se fasse plus forte et plus précise encore pour qu'enfin naisse un vrai marché intérieur? Car dans ce domaine comme dans d'autres, c'est bien parce que les Etats membres privilégient la préservation de leur pré carré que les choses ne tournent pas rond.

 

(Les opinions exprimées dans cet article le sont à titre personnel. Elles n'engagent que son auteur et ne représentent pas la position de l'Institution sur ces sujets.)

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

23/07/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Avec 4,8 milliards de prises de commandes en 2012, l'industrie française de l'armement réalise sa moins bonne année depuis 2006. Et manque de gros contrats.

 

La France a encore vu le montant des prises de commandes pour ses matériels militaires baisser en 2012, à 4,8 milliards d'euros. C'est même sa moins bonne année depuis 2006 (5,8 milliards d'euros), qui avait marqué une rupture avec cinq années de ventes particulièrement basses. Les meilleures prises de commandes récentes demeurent celles de l'année 2009 (7,95 milliards d'euros - ventes de sous-marins et d'hélicoptères au Brésil). La France est aujourd'hui en cinquième position mondiale pour les ventes d'armes, avec 8,6 % de part de marché, derrière les États-Unis (48 %), la Russie (12 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). Avec 5 % des ventes mondiales d'armement, Israël arrive en sixième position.

 

Consolidation de l'industrie française

 

Ces chiffres concernant l'année 2012 sont tirés du traditionnel rapport au Parlement sur les exportations d'armes de la France, qui était habituellement publié à l'automne mais dont la parution a été avancée cette année, non pas "avant l'été", comme l'annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans sa présentation du document, mais plus tôt que d'habitude... Le ministre présentera le texte officiellement le 11 septembre prochain devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Dans le communiqué accompagnant cette publication, le ministère de la Défense précise que les ventes d'armes "participent directement au développement et à la consolidation de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l'outil de production et les efforts de recherche et développement".

 

Moins de gros contrats

 

Ce rapport confirme les grandes tendances déjà connues : les premiers clients des industriels français de l'armement sur la période 2003-2012 demeurent l'Arabie saoudite, suivie de l'Inde, du Brésil, des Émirats, des États-Unis, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Mais, sauf au Brésil ou en Inde qui ont acquis des sous-marins, les contrats demeurent marqués par leur relative modicité : ils sont le plus souvent inférieurs à 200 millions d'euros, ce qui illustre une faiblesse française. Car ce sont justement les ventes de ces "plateformes" que sont les navires ou les avions de combat, ou les matériels terrestres lourds, qui garantissent d'énormes contrats de maintenance, de munitions, de formation ou de modernisation pouvant aller jusqu'à multiplier par trois la valeur du contrat initial ! C'est ainsi que les prises de commandes de l'année 2011 avaient intégré la modernisation de 51 Mirage 2000 vendus à l'Inde au début des années 1980. Montant de la rénovation bénéficiant aux industriels Thales et Dassault Aviation : 1,4 milliard d'euros, auxquels se sont ajoutés plus de 950 millions d'euros pour des missiles achetés à MBDA. Trente ans après la vente des avions ! Mais ces temps-là semblent bien compromis : la France n'a toujours pas vendu d'avions de combat depuis 13 ans, ses dernières ventes en la matière remontant à l'an 2000, marqué par la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce. Certes, un contrat pour la vente de 126 Rafale à l'Inde est dans les tuyaux depuis janvier 2012, mais la concrétisation tarde...

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Armement : Israël double la France à l'export

23/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


 

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

 

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet. Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

 

Armement : Israël double la France à l'export

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.

 

Les grands contrats sont plus sophistiqués

 

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

 

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

 

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:55
Publication du rapport au parlement sur les exportations d’armement 2013

22/07/2013 DICoD

 

Le 19 juillet dernier, députés et sénateurs ont reçu le rapport au parlement sur les exportations d’armement pour l’année 2012. Une publication qui intervient avant la fin de la session parlementaire, conformément à l’engagement du ministre de la Défense et qui confirme la place de la France parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériel de Défense.

 

"Une démarche de transparence prolongée et renforcée". C'est à la rentrée, en 11 septembre que Jean-Yves Le Drian présentera personnellement à la Représentation nationale, les conclusions de ce rapport. A cette occasion, le ministre réunira pour la première fois, les membres de la commission des Affaires étrangères et de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ainsi que ceux de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
Au menu de cette édition rénovée et enrichie : la généralisation de la présentation des données sur une base pluriannuelle ou encore la création de deux nouvelles annexes avec une synthèse par pays des commandes et livraisons des vingt principaux clients de la France et un récapitulatif des autorisations de réexportation délivrées en 2012. 

 

Une offre française très compétitive

Malgré une baisse des prises de commandes qui s’élèvent à 4,8 milliards en 2012, la France figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de Défense. Ces exportations doivent s’apprécier dans la durée : au-delà d’un socle consolidé de contrats inférieurs à 200 millions d’euros, le poids des contrats majeurs est prépondérant d’une année sur l’autre. L’offre française reste très présente et compétitive sur une grande partie des segments de marché de l’industrie d’armement.

 

Vers un dispositif de contrôle moderne

Ces exportations sont une base fondamentale pour le développement de notre outil de défense et pour l’équipement de nos forces qui assurent en France ou à l’étranger la protection de la Nation. Elles participent directement au développement et à la consolidation de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l’outil de production et les efforts de recherche et développement. La France doit en retour en assurer un contrôle rigoureux : la transition vers un dispositif de contrôle moderne, simplifié et préventif se poursuit. Ainsi, les dispositions instaurant la licence unique de transfert et d’exportation entreront en vigueur en 2014.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:55
le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

16/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Mêmes usines, mêmes produits, mêmes compétences. Beaucoup de doublons qui augurent d'une casse industrielle et sociale importante. Pour autant, ne pas se rapprocher pourrait condamner à longue échéance Nexter face à l'arrivée de nouveaux acteurs venus des pays émergents.

 

C'est un véritable serpent de mer... même si cela concerne l'industrie de l'armement terrestre. Quoi donc ? Le dossier de la restructuration européenne que l'ancien patron de Nexter, Luc Vigneron, avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il poursuit sa route tout seul. Mais cela fait près de dix ans qu'une opération avec le groupe allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) est envisagée selon les humeurs des uns et des autres.

 

Aujourd'hui, les deux entreprises reparlent de mariage. Il faut toutefois rester prudent car cela fait quand même deux-trois ans, selon nos informations, que les discussions sont commencées et ont traversé des hauts et des bas. Les négociations avaient d'ailleurs été interrompues avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France. Elles ont ensuite sérieusement repris depuis le début de l'année. Cela reste toutefois une opération à très haut risque sur le plan industriel et social. Sans compter qu'il faudra passer par une loi de privatisation.

 

L'Aravis face au Dingo allemand

 

Pourquoi une telle opération est-elle très risquée ? Parce que, comme le notent tous les observateurs, la fabricant du char de combat Leclerc et celui du Leopard sont en concurrence sur l'ensemble de la gamme des blindés. Ce qui n'est pas le cas dans les munitions, un domaine où n'est pas présent KMW contrairement à Nexter, et dans l'artillerie, à l'exception notable du PzH 2000 allemand, le redoutable rival du Caesar. La grand majorité des produits de Nexter doit néanmoins se battre sur tous les marchés export contre ceux de Krauss Maffei.

 

C'est notamment vrai pour le véhicule blindé de combat d'infanterie VBCI, sur lequel fonde beaucoup d'espoir Nexter au Canada, au Danemark, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis notamment. Mais le Boxer de KMW se dresse très souvent sur sa route. C'est le cas aussi pour le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices hautement protégé, l'Aravis, qui doit convaincre les éventuels pays clients face au Dingo allemand. L'Aravis a d'ailleurs été choisi en 2011 par l'Arabie Saoudite.

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup (trop ?)

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Trop ? Mêmes usines, mêmes produits et mêmes compétence, rappelle un bon connaisseur des deux groupes. Jusqu'aux chiffres d'affaires qui sont quasi identiques. Si Nexter a bouclé l'année 2011 à 851 millions d'euros (1,07 milliard en 2010), Le groupe public emploie 2.700 salariés sur neuf sites de production. KMW (3.500 personnes, sept sites en Allemagne, dont le siège social à Munich) a quant à lui enregistré un chiffre d'affaire de 1 milliard en 2011, le dernier chiffre connu pour l'entreprise familiale, qui ne publie pas ses comptes (915 millions en 2010).

 

Seule différence notable, les prises de commandes de KMW surfent sur le succès actuel du char Lepoard à l'exportation en dépit de la claque subie en Arabie saoudite. Une telle opération ne se fera pas sans une casse industrielle et sociale si les deux groupes se rapprochaient. Comme le notent certains observateurs, l'idéal pour créer le troisième acteur européen (derrière General Dynamics et BAE Systems) serait de passer par une étape nationale pour renforcer Nexter. Pas sûr que les Allemands voient d'un bon oeil ce tour de passe-passe pour muscler le groupe public.

 

Plus question de faire entrer Thales au capital de Nexter

 

Que peut espérer Nexter en France ? Deux projets, dont l'un est très avancé, restent possibles. L'acquisition du fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui a réalisé 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés), est en très bonne voie. Elle suit son cours dans le cadre des modalités classiques pour une telle opération. Elle devrait se concrétiser avant la fin de l'année. Cette opération va notamment permettre à Nexter d'internaliser la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

 

Le dossier est en revanche beaucoup plus difficile avec TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. Si en 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter, cela ne semble plus être le cas. Le nouveau PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, n'a pas l'air très intéressé. "Je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes", avait-il expliqué en juin dans une interview accordée à La Tribune.

 

Et si Nexter reste seul ?

 

Si Nexter reste seul, pour certains observateurs, il est voué à disparaitre lentement face à la montée en puissance sur les marchés de l'armement terrestre des nouveaux entrants, qui sont très compétitifs. Pour Nexter, ils constituent « la vraie menace », selon le PDG de Nexter, Philippe Burtin. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre », avait-il expliqué en début d'année. C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Une opération qui  peut délivrer "beaucoup de valeurs"

 

Nexter doit donc choisir... entre la peste et le choléra. Se rapprocher de KMW ou s'exposer à un lent déclin. Ce qui vaut également pour KMW, qui peut choisir son compatriote et rival Rheinmetall - une opération qui n'a jamais pu se faire... "Les Etats vont avoir de plus en plus de difficultés à justifier une préférence nationale pour acheter des blindés", explique un bon connaisseur du dossier, qui estime que l'opération Nexter/KMW a "potentiellement pas mal de sens". A condition, précise-t-il, que cela aille au-delà d'un simple rapprochement capitalistique.

 

Car cette opération peut délivrer "beaucoup de valeurs". Surtout un rapprochement permettra de "disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose, avait expliqué Philippe Burtin. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ».

 

Nexter majoritaire ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont le portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen "permettant l'autonomie des choix et des actions" de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, "l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe" et de "préserver sa liberté de systémier". Enfin, l'ambition de Nexter "vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces".

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 10:50
L'Italie n'exclut pas des ventes de participations pour se désendetter

19/07/2013 .finances.net (AFP)

 

MILAN (Lombardie), 19 juil 2013 -: L'Italie n'exclut pas de céder des parts dans les groupes énergétiques Eni et Enel, et de défense Finmeccanica pour réduire sa forte dette, a déclaré vendredi le ministre de l'Economie Fabrizio Saccomanni à Bloomberg TV.

 

Outre des cessions de biens immobiliers de son patrimoine, "nous envisageons aussi la possibilité de réduire notre participation dans des entreprises contrôlées par l'Etat", comme ces trois groupes, a-t-il dit depuis Moscou, où il se trouve pour une réunion du G20.

 

Le gouvernement n'exclut pas non plus d'utiliser ses parts comme "collatéral (garantie) dans des schémas de réduction de la dette", a-t-il ajouté selon la transcription de l'entretien. "Nous prenons en compte différentes idées", a-t-il dit.

 

Interrogé sur le calendrier d'une éventuelle vente de parts, il a répondu: "Nous sommes en train d'examiner le programme en termes plus généraux. J'espère que d'ici à la fin de l'année nous pourrons dire ce que nous envisageons concrètement dans notre stratégie globale de réduction de la dette".

 

La dette italienne a atteint un nouveau sommet historique de 2.075 milliards d'euros en mai 2013, selon des statistiques publiées cette semaine par la Banque d'Italie

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 06:08
L'avenir de notre défense passe par l'Europe

22/07 de François Lureau - Les Echos

 

La réduction des budgets de défense est une réalité durable. Elle n'est pas une opportunité pour la défense, elle est une obligation de penser différemment, sur le long terme. La défense participe à l'effort de redressement budgétaire que tous les pays européens ont entrepris. C'est le sens du budget de 31,4 milliards d'euros fixé par le président de la République. Des réductions supplémentaires d'effectif sont hélas nécessaires pour continuer à améliorer la « productivité » de l'outil de défense, comme cela l'a déjà été fait de façon continue depuis quinze ans. Les cadences de production des matériels de défense devront être réduites. Les nouveaux programmes devraient être strictement placés dans un cadre européen, c'est-à-dire soit un choix d'équipements existant en Europe, soit un codéveloppement pour ce qui n'existe pas (les missiles et les drones), les souhaits des uns et des autres devant être impérativement soumis à cette contrainte. Les matériels peuvent et doivent être utilisés plus longtemps. La compétitivité des actions de maintenance devient une exigence : réexamen du partage des tâches avec l'industrie, contrats de performance systématiques, adaptation des effectifs, maîtrise des coûts d'utilisation. En regard de ces sacrifices douloureux et pour préserver l'avenir, il est impératif d'investir dans la recherche à hauteur de 800 millions d'euros par an.

 

Penser différemment, à mon sens, porte sur trois points : l'utilisation et la gestion conjointe entre pays volontaires de moyens communs, la recherche de financements européens, la spécialisation industrielle entre pays. Rien dans ces domaines ne peut produire d'effets immédiats. Tout est politique, structurant et doit donc avancer au rythme du temps politique. Mais il y a urgence et c'est la voie de sortie par le haut d'une nouvelle souveraineté française et européenne.

 

L'idée, de bon sens, de gérer en commun des ressources rares, est défendue par l'Agence européenne de la défense sous le concept de « pooling & sharing ». Comme l'expérience l'a montré dans les opérations récentes, la planification commune et plus tard la gestion des flottes de transport de quatre pays, via le centre de commandement du transport aérien européen (EATC) situé à Eindhoven, offrent une souplesse et une efficacité d'emploi incomparables. Cette bonne pratique doit être transposée à d'autres secteurs et notamment au ravitaillement en vol, dont la faiblesse capacitaire européenne est notoire. Peut-on imaginer que le futur programme français MRTT ne soit pas l'occasion de construire cette capacité européenne et de mettre en place une unité multinationale regroupant une partie des moyens ? Dans un autre registre, tout aussi potentiellement générateur d'économies, la mise en service prochaine de l'A400M, avion performant mais nécessairement coûteux à l'emploi, devrait obliger les partenaires de ce programme à mettre en place un dispositif de formation et de soutien commun à tous. Ce qui manque pour avancer : une réelle volonté politique qui s'impose aux conservatismes de toute nature.

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Airbus military

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Airbus military

Deuxième piste : l'union européenne. Il ne s'agit nullement de rêver à une hypothétique Europe de la défense à Vingt-Six. Il s'agit d'inscrire dans la réflexion en cours de l'Union européenne sur la défense, la dimension de souveraineté que l'industrie de défense porte en elle. Susciter et financer au plan européen des projets globaux à finalité civile et militaire est une voie possible qui aiderait ce secteur à garder sa compétitivité internationale. Les thèmes possibles : l'espace, les drones légers.

 

Enfin, la défense ne peut être efficace et souveraine que si son industrie est performante et compétitive. La France ne peut plus être compétitive dans tous les domaines. Pour fixer les priorités entre secteurs, il est instructif de regarder leurs performances à l'exportation. Pour 1 euro investi dans la défense, l'effet de levier peut atteindre 2, avec les mêmes effets sur l'emploi. Une souveraineté partagée de la base technologique et/ou une spécialisation progressive des Etats sont aussi des réponses à considérer dans un cadre politique approprié. La rationalisation de l'offre missiles de MBDA sous les auspices du traité de Lancaster House dépasse le cas du missile (ANL/FASGW) entre 2 pays pour tester la faisabilité d'un portefeuille binational de produits. La spécialisation a commencé dans l'imagerie spatiale. Elle ne pourra se poursuivre et offrir tous les bénéfices escomptés que si les pays concernés décident de réellement mettre en commun une large partie de l'information recueillie.

 

La situation de la défense en France et en Europe est préoccupante. C'est le moment d'élargir le champ des possibles avec les partenaires les plus proches, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie pour citer ceux avec lesquels nous avons des histoires communes. L'Agence européenne de la défense est un outil pour progresser, si le mandat politique lui en est réellement confié. Mais, au préalable, il faut se convaincre que l'outil de la défense français, aujourd'hui très performant, ne pourra trouver sa pérennité que dans un ensemble plus vaste d'alliances au sein de l'UE.

 

François Lureau est ancien délégué général pour l'armement

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