Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 15:55
photo Safran

photo Safran

29 janvier 2018 Safran E&D

Safran Electronics & Defense a remporté le Projet de Science et Technologie (PST) Furious de la Direction Générale de l'Armement (DGA), un projet majeur de robotique terrestre pour les cinq prochaines années, qui prépare le futur programme d'insertion de robots terrestres au sein des forces, dans le cadre de Scorpion. Pour le réaliser, Safran s'est appuyé sur l'agilité de PME et le soutien du monde académique, la DGA incitant ces partenariats d'innovation entre les maîtres d'oeuvres industriels, la recherche, les PME et les start-ups.

Pour répondre à ce programme d'études amonts, Safran Electronics & Defense a su mettre à profit le lien étroit existant entre robotique et dronique. Les fonctionnalités de base nécessaires dans ces deux domaines : navigation, optronique, électronique embarquée critique, sont, en effet, le coeur de métier de la société.

Le PST Furious consiste à développer trois démonstrateurs de robots de tailles et missions différentes dans divers types d'environnement (par exemple exploration de bâtiments, transport de charge pour fantassins), qui seront insérés au sein d'une section d'infanterie et testés dans différentes configurations. Le plus gros des trois robots sera le véhicule autonome eRider développé par Safran Electronics & Defense en partenariat avec Valeo et PSA. Depuis 2013, Safran collabore avec le monde civil sur ces thématiques, tirant profit de leurs technologies et les adaptant aux spécificités du monde militaire.

Compte-tenu de l'exigence du planning (18 mois pour la première étape) et forte de l'expérience du cluster Patroller, Safran Electronics & Defense s'est associée à des PME motivées, agiles et performantes : Effidence, Technical Studio, Sominex, Kompai et 4D Virtualiz. Safran a également sollicité la collaboration des meilleurs laboratoires robotiques français : le CNRS, l'Institut Pascal, l'IRSTEA, les Mines de Paris et le LORIA notamment. La chaire sur le soldat augmenté, mise en place au sein du laboratoire de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 2017, a aussi été mobilisée.

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l'Aéronautique, de l'Espace et de la Défense. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie près de 58 000 collaborateurs pour un chiffre d'affaires de 15,8 milliards d'euros en 2016. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie des indices CAC 40 et Euro Stoxx 50. 

Safran Electronics & Defense est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. La société équipe notamment plus de 500 navires, 7 000 véhicules blindés et 10 000 avions à travers le monde.

Pour plus d'informations : www.safran-group.com et www.safran-electronics-defense.com / Suivez @Safran et @SafranElecDef sur Twitter

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 13:55
Iveco DV Eurocargo 4X4 - photo Iveco DV

Iveco DV Eurocargo 4X4 - photo Iveco DV

 

 

LONDON, Jan. 10, 2018 /PRNewswire

 

Iveco Defence Vehicles, the defence and civil protection brand of CNH Industrial, announced two important contracts signed in December 2017.

 

The first of these contracts marked a significant order from the German BwFuhrpark Service GmbH for a new fleet of military medium multipurpose 4x4 trucks for the German Army. The order foresees the delivery of 280 Eurocargo trucks within 2018.

 

A further contract was signed with the Romanian Ministry of National Defence for the delivery of 173 military logistic vehicles, to be completed within 2018.

 

Over the last decade, Iveco Defence Vehicles has delivered nearly 1,000 vehicles to the German Army from its wide product range, which have already been extensively fielded in operational areas such as Afghanistan and Mali. The latest order for MLL 150 E 28 WS vehicles will be supplied with an unprotected long-distance-driver cab with a highly comfortable new seating arrangement, flexible storage for radio systems and soldier equipment, off-road single tires, a roof hatch, a NATO-blackout-light, trailer version, a spare wheel carrier and an innovative multipurpose swap-body-frame to support multi-mission-operations outside Germany. All vehicles will be fully Euro 6 emission compliant, including full single-fuel-operation-capability and offer a best-in-class payload. The contract between Iveco Defence Vehicles and BwFuhrpark Service GmbH is the result of two years of intensive market evaluation and comprehensive practical trials with a demonstrator vehicle. Other recent contract awards with the Bundeswehr also include 133 armored Trakker-8x8 trucks. Both are further testament to Iveco Defence Vehicles' leadership in technical and economic terms.

 

The contract with the Romanian Ministry of National Defence consists of purpose designed 6x6 military logistic vehicles from Iveco Defence Vehicles' high mobility truck range. Designed as troop and transport carriers with a self-recovery winch, the vehicles offer exceptional mobility (Central Tire Inflation System included) and fording capability to provide tactical support to any military operation. Moreover they are C-130 air transportable. It results from the Ministry's full satisfaction with the performance and reliability of the 57 vehicles ordered in 2015, consisting of high mobility trucks, which have been already fielded in Romanian territory.

 

With these contracts, the solid, established and trusted relationships between the German and Romanian Armed Forces and Iveco Defence Vehicles are further extended, enhancing the company's position as a key defence partner.

 

CNH Industrial N.V. is a global leader in the capital goods sector with established industrial experience, a wide range of products and a worldwide presence. Each of the individual brands belonging to the Company is a major international force in its specific industrial sector: Case IH, New Holland Agriculture and Steyr for tractors and agricultural machinery; Case and New Holland Construction for earth moving equipment; Iveco for commercial vehicles; Iveco Bus and Heuliez Bus for buses and coaches; Iveco Astra for quarry and construction vehicles; Magirus for firefighting vehicles; Iveco Defence Vehicles for defence and civil protection; and FPT Industrial for engines and transmissions. More information can be found on the corporate website: www.cnhindustrial.com

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 08:55
Belh@rra France - Crédits Naval Group

Belh@rra France - Crédits Naval Group

 

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, France, January 10, 2018 /PRNewswire/ --

 

iXblue, spécialiste de la navigation et du positionnement maritime, a été sélectionné par Naval Group pour équiper les cinq nouvelles frégates de taille intermédiaire (FTI) destinées à la Marine nationale. Responsable du développement de ces navires, Naval Group a ainsi signé un contrat avec iXblue pour l'acquisition de centrales de navigation inertielles Marins et de calculateurs & systèmes de distribution de données Netans pour équiper ces cinq frégates de nouvelle génération.

 

« iXblue est fier de la grande marque de confiance accordée par Naval Group pour la réalisation de ce programme majeur de renouvellement des forces navales françaises. » explique Thomas Buret, Responsable de la division Systèmes Inertiels et Applications. « Ce contrat est l'aboutissement d'une collaboration de longue date avec Naval Group que nous accompagnons sur plusieurs programmes à l'export. C'est en revanche la première fois que les systèmes iXblue sont choisis par Naval Group pour équiper, dès son neuvage, un navire de premier rang de la marine nationale. Ce contrat témoigne ainsi de la qualité et de la fiabilité des systèmes de navigation iXblue, devenus des équipements de référence sur le marché de la défense navale. »

 

Déjà sélectionnées en 2016 par les marines anglaises et allemandes, les centrales Marins proposent ainsi des systèmes de navigation inertielle haut de gamme répondants aux exigences militaires des navires de combat les plus modernes. Basées sur la technologie iXblue des gyroscopes à fibre optique, les centrales Marins proposent de très hautes performances et fournissent des informations très précises de position, cap, roulis, tangage et de vitesse quel que soit l'environnement et y compris lorsque les signaux GNSS sont inaccessibles.

 

Au cœur du système de navigation, le calculateur & système de distribution de données Netans s'interface directement avec les capteurs du navire, dont il analyse, fusionne puis distribue les données vers l'ensemble des systèmes de bords. La gamme Netans procure ainsi une information de navigation fiable, cohérente et précise au sein des environnements opérationnels les plus difficiles, tout en répondant aux problématiques de cybersécurité rencontrées par les principales marines du monde.

 

Réunis sur une même plate-forme, les systèmes de navigation Marins et les calculateurs Netans répondent précisément aux exigences recherchées pour les navires de premier rang en termes de performances, de capacité et de coût de possession. Ainsi, les systèmes de navigation iXblue équipent déjà plus de 35 marines et garde-côtes dans le monde ainsi qu'un certain nombre de navires de la marine française. iXblue équipe par ailleurs la totalité de la flotte française en logiciel de navigation (SENIN). Ce nouveau contrat passé avec Naval Group vient ainsi renforcer la présence d'iXblue sur ce marché et permet au groupe de se positionner comme un acteur français de référence dans le domaine de la navigation.

 

A propos d'iXblue

iXblue est reconnu mondialement pour la conception et la fabrication d'équipements de haute technologie destinés aux domaines de la navigation, du positionnement et de l'imagerie sous-marine, ainsi que de la construction navale. A partir de ses technologies uniques développées en interne, iXblue propose à ses clients civils et militaires des solutions clés en main leur permettant de réaliser leurs opérations maritimes, terrestres et spatiales avec la plus grande efficacité. Le groupe emploie plus de 600 collaborateurs dans le monde et réalise son activité dans plus de 35 pays.

 

A propos de Naval Group

Naval Group est le leader européen du naval de défense et un acteur majeur dans les énergies marines renouvelables. Naval Group est une entreprise de haute technologie d'envergure internationale et compte parmi les rares leaders mondiaux des systèmes navals de défense qui maîtrisent l'ensemble de la chaîne de réalisation des programmes complexes. Naval Group répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques.

Le groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, le groupe propose un large panel de solutions dans les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de responsabilité sociale d'entreprise, Naval Group est adhérent au Pacte mondial des Nations unies. Le groupe réalise un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros et compte environ 12 800 collaborateurs (données 2016).

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 13:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

09.01.2017 par Alain Establier - SDBR

 

SDBR : Vous étiez il y a peu Officier général Cyberdéfense donc COMCYBER du MINDEF. Après 6 ans passés à construire cette responsabilité, quel regard portez-vous sur cette période ?

 

Arnaud Coustillière : Lorsque j’ai commencé, à l’été 2011, nous étions quatre pour traiter le cœur du sujet Cyber au sein du ministère de la Défense, aidés par une petite centaine de personnes éparpillées dans le ministère. A mon départ en septembre 2017, l’état-major COMCYBER, d’environ 75 personnes, avait la tutelle sur environ 3000 personnes décentralisées au sein du MINDEF. Cela montre d’une part  que les engagements, annoncés par les Lois de Programmation Militaire (LPM) de 2008 et 2013, ont été tenus, d’autre part que les Armées disposent d’une vraie capacité de combat cohérente sur l’ensemble de l’espace numérique, allant de la prévention, de la protection et de la réaction à l’engagement contre nos ennemis dans le cadre du droit des conflits armés. C’est la preuve aussi que le Cyber n’était pas un effet de mode, puisque les attaques informatiques ont aujourd’hui envahi tout notre quotidien : pas un jour sans attaque, pas un jour sans exemple que la révolution numérique est en marche, avec des risques qui menacent les forces militaires mais aussi la vie privée de chacun de nous, au travers des objets connectés, des jouets, etc. Nous assistons vraiment à une « révolution numérique » qui envahit toute la vie en société. Pour leur capacité de combat, les Armées françaises ont été précurseurs en ce domaine en Europe, grâce au soutien sans faille des ministres, des parlementaires et des chefs d’Etat-major successifs, ce qui leur permet de ne pas être aujourd’hui en retard d’une guerre.

 

Que reste-t-il à faire à votre successeur, le général Olivier Bonnet de Paillerets, nouveau COMCYBER ?

 

J’ai eu la chance de participer à la création d’une capacité de combat des Armées, qui a atteint une taille significative en moins de 6 ans grâce à un processus très « start-up ». Dans le cadre de la LPM et de la revue Cyber, cette capacité va continuer à grossir et va donc devoir se structurer et s’industrialiser. Cependant, n’oublions pas que nous sommes avant tout des acteurs du numérique, donc nos organisations doivent rester agiles, mobiles, mouvantes, capables de s’adapter à la menace aussi rapidement qu’elle évolue, ce qui ne cadre pas forcément avec des organisations lourdes. Nous sommes une force de combat permanente (Etat-major, Task Force), dans laquelle sont puisés des combattants qui sont ensuite agrégés à des dispositifs opérationnels. Le COMCYBER doit rester agile face à des attaques de plus en plus surprenantes et déstabilisantes : exemple, pendant des mois Daech (EI) est resté caché au cœur du Web des démocraties occidentales avant qu’on ne l’en déloge ; autre exemple, contrairement à Conficker en 2009 (9 millions d’ordinateurs sous Windows XP infectés), WannaCry en 2017 a été le premier virus propagé avec une charge, d’où sa possibilité de sabotage à grande échelle ; dernier exemple, les risques à l’échelle d’une nation se sont concrétisés en 2016 par l’attaque du botnet Mirai qui a fait tomber l’internet du Liberia et, plus récemment, par le Vietnam qui a perdu totalement son Internet pendant quelques heures.       

 

Vous êtes aujourd’hui en charge de la direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC). Quelle est votre mission ?

Le ministère de la Défense est engagé dans une profonde transformation numérique, comme toutes les organisations aujourd’hui. La différence entre la transformation numérique et la démarche de numérisation des processus nécessite de tenir compte de la propagation absolument galopante du numérique, de prendre en compte les nouveaux modes de relations que le numérique génère (plateforme), avec la nouvelle organisation que cela amène (ruptures dans les usages et dans les processus). Cette notion d’espace a sa propre logique qui nous amène à changer notre façon de travailler et nous sommes au début de cette révolution. Nous sommes aussi au début d’une révolution informatique, les gros systèmes atteignant leurs limites, qui va imposer la généralisation des démarches agiles tout en assurant la résilience des systèmes (ce que les grands projets informatiques ont encore du mal à intégrer) ; concilier informatique agile et informatique « socle » est un vrai défi. Nous sommes face à un secteur très agile au contact des utilisateurs (avec des applis en mouvement) qui repose en fait sur un socle un peu comme un  iceberg, qui fait appel à la très haute technologie qui évolue vite et coûte très cher (IA, Big Data, flux de transport des données, etc.). Donc il s’agit bien d’une révolution numérique en marche et nous voyons, dans les organisations, des DSI groupe accompagner la transformation numérique et les modèles d’organisation. De la même façon, le MINDEF est en train de suivre ce mouvement, que le ministre appuie comme une priorité : c’est un axe de progrès et de transformation important du ministère.

 

Quel est votre calendrier de mission ?

La lettre de mission du ministre me donne deux grands axes : une autorité fonctionnelle élargie pour consolider la gouvernance de la fonction SIC du MINDEF de façon rapide (coordination des ressources humaines et des ressources financières) et pour mettre en place, si nécessaire, une bonne gouvernance des projets ; être chef d’orchestre de la transformation numérique du ministère, c'est-à-dire être en fait le DSI groupe, aidé par les 40 personnels de DGSIC. La DSI groupe doit donc prouver sa valeur ajoutée, en comblant ce que les DSI des entités ne font pas (SGA, DIRISI**, etc.) et en faisant du transverse. C’est un mouvement qui se veut cohérent avec les autres mouvements au sein de l’Etat (secrétariat d’état au numérique, DINSIC, volet numérique d’Action Publique 2022). 

 

Vous avez également été nommé « administrateur ministériel des données ». Concrètement, que recouvre ce titre ?

Le numérique permet d’échanger des données et « l’or noir » du numérique réside dans la bonne exploitation de ces données : les rendre disponibles pour être capable d’échanger et de passer des outils d’analyse (ce qui a fait la fortune des GAFA). La donnée doit donc être partagée dans des zones de confiance internes : RH, MCO, réseaux, opérations, etc. Pour cela, il faut commencer par cartographier les données du ministère, savoir où elles se trouvent, sous la responsabilité de qui, pour pouvoir constituer des « data lakes » : un endroit de confiance, où sont rassemblées différentes données du MINDEF, capable de supporter des technologies d’analyse et d’intelligence artificielle. Le « data lake » permet à des métiers, différents mais complémentaires, de venir y chercher des informations nécessaires à la mission. Ce qui est aujourd’hui dans des silos doit pouvoir être hébergé dans des serveurs communs, pour autant ces serveurs doivent être capables de supporter ces énormes flux de données. Ces données seront essentiellement conservées dans le Cloud du MINDEF ; si certaines données peuvent être hébergées à à terme l’extérieur, elles le seront chez des partenaires de confiance (sous contrôle ANSSI), avec une charte éthique, en France et sous la loi française.

 

Madame le ministre a fixé, dans le cadre de la LPM, la mission de « restaurer la soutenabilité de nos engagements ». Quelle implication pour DGSIC ?

La transformation numérique va permettre de simplifier un certain nombre d’actes administratifs, de dématérialiser toute une série de relations internes : par exemple, dans « mission numérique » a été placé l’objectif « dites-lui qu’une fois », ce qui va être très dur à atteindre mais c’est un objectif qu’il faut s’efforcer de réaliser pour l’identification des personnels (à travers le projet Eureka de portail unique de soutien). Derrière ces objectifs, restent à solutionner les problématiques d’identifiant unique numérique au sein du MINDEF. Mon rêve serait d’arriver à donner un avatar unique à l’engagé, à son entrée au ministère, qui devienne son sésame dans toutes ses démarches durant son passage au sein des Armées : exemple, j’ai 38 ans de service et, lorsque je passe la visite médicale, je perds à chaque fois un certain temps à remplir des papiers où on me demande mes nom, prénom, âge et adresse… des milliers d’heures perdues par an par l’ensemble du personnel ! Voilà le type de révolution culturelle que la révolution numérique doit permettre, pour améliorer la productivité et pour que chaque personnel se consacre à des taches à valeur ajoutée. Mais une simple gestion de droits nécessite un système complexe, l’iceberg dont je parlais, pour un corps social qui connaît environ 50.000 déménagements d’individus par an !

 

Madame Parly a écrit aussi « investir résolument dans l’avenir pour que notre outil de défense puisse faire face aux menaces de demain ». Quel impact pour DGSIC ?

Dans tout ce que dit la revue stratégique, le numérique est aussi prégnant dans le domaine du combat. Le numérique est en fait le nouveau nom des SIC, davantage tourné vers les usages de niveau stratégique et moins considéré comme élément d’appui et de soutien : c’est un espace à part entière dans lequel il faut concevoir la manœuvre au même titre qu’elle est conçue en milieu terrestre, aérien ou marin. Aujourd’hui, nous concevons la manœuvre numérique pour attaquer ou nous défendre, mais nous devrons aller au-delà du management des informations en utilisant les futurs « data lakes », en étant capables d’y faire des analyses ou des requêtes et en recevant des informations directement exploitables comme avantage par les forces de combat.

 

Quel est votre horizon de déploiement ?

Le document d’ambition numérique est sorti le 30 novembre 2017 et nous allons proposer au ministre un plan stratégique fin février 2018. Ce plan définira les jalons et les rendez-vous nécessaires, et un calendrier. Parallèlement, se déroule le projet « Défense Plateforme » qui est un ensemble de briques fonctionnelles, dont DGSIC est pilote fonctionnel. Chaque brique est destinée à résoudre un problème particulier, instrumentalisé par sa réalisation technique confiée, dans la plupart des cas, à la DIRISI. Ce projet démarre rapidement pour être au rendez vous des premières application mais va ensuite durer plusieurs années. Les premières briques vont concerner la cartographie puis mise à disposition des données par secteur (technologies particulières des data center), la gestion des identités, l’hébergement (projet de hard), la fonction de transfert Intranet/Internet. La brique de cartographie des données vient de débuter avec une assistance externe pour des premiers livrable en exploitation avant  l’été 2018. La révolution numérique des Armées est donc en marche…

 

 

 

*Le 1er septembre 2017 il a été nommé directeur général des systèmes d’information et de communication du ministère des Armées, et élevé au rang de vice-amiral d’escadre. Il est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et commandeur de l’ordre de la Croix de l’Aigle de la république d’Estonie.

** DINSIC : direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État. DIRISI : direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense.

 

Partager cet article

Repost0
28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 14:00
Credits Simthetiq

Credits Simthetiq

 

Montreal, November 27, 2017 PR Simthetiq

 

Simthetiq is pleased to announce that it will be presenting key elements of its comprehensive libraries of mission-ready 3D simulation models and terrains in Station IX, an immersive display system, at the I/ITSEC 2017 conference in Orlando.

Simthetiq is proud to partner with Station IX in order to showcase its high quality products and solutions in a compelling virtual environment designed to offer a true-to-life experience and which is ideally suited to the military simulation and training industries.

During the conference, attendees will have the opportunity of being transported into a virtual hangar to inspect a complex industrial vehicle before being dropped into the middle of a real-time JTAC environment rendered in Unity. With an extended field of view and true depth perception, Station IX is a visual system that allows Simthetiq to showcase tomorrow's simulation solutions in an immersive and collaborative environment.

“We look forward to presenting Simthetiq’s high quality visual content in Station IX at I/ITSEC as this will offer attendees a powerful visual experience that brings realism to a whole new level” said, Vincent Cloutier, CEO.

 

About Simthetiq

Founded in 2005, Simthetiq brings together a team of experienced professionals in the training and simulation fields to serve the civil aviation and defense markets. We provide one of the largest mission-ready simulation entity library to major corporations and governments around the world.

For more information about Simthetiq, visit www.simthetiq.com .

 

About Station IX

Station IX is a unique immersive environment that enables professionals working with high value 3D content to leverage the full potential of their data. Station IX is built to answer the requirements of multiple industries for simulation, training and visualization applications.

For more information about Station IX, visit www.stationix.com .

Partager cet article

Repost0
22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 11:50
Scania Exchangeable Cabin - photo Centigon

Scania Exchangeable Cabin - photo Centigon

 

PARIS, November 22, 2017 /PRNewswire/ --

 

Le Danemark se dote de camions SCANIA dont les cabines seront blindées par le spécialiste français du blindage 

 

Centigon France, une filiale du groupe Centigon Security, un des principaux acteurs sur le marché mondial des véhicules blindés civils et militaires, annonce aujourd'hui avoir été sélectionnée par SCANIA pour le blindage des cabines de camions destinés aux forces armées du Danemark.

 

Le marché initial avec l'organisme en charge des achats et de la logistique de la défense danoise Danish Defense Acquisition and Logistics Organization  porte sur l'acquisition d'une importante flotte de camions militaires tactiques (environ 500) et civils (250 environ) destinés aux opérations militaires nationales, internationales et logistiques. Plus d'une centaine seront équipés de cabines blindées pouvant résister aux menaces balistiques et à l'explosion de mines et d'IED; les cabines seront disponibles en plusieurs niveaux de blindage selon la norme OTAN STANAG 4569.

Pour concevoir la protection balistique adaptée, CENTIGON s'est appuyée sur plusieurs décennies d'expérience dans le domaine du blindage et de l'intégration de matériaux balistiques, mais également sur des technologies innovantes comme la simulation digitale qui permet de tester la résistance de la cabine en amont de la conception. Centigon s'est également chargée de la réalisation de tests destructifs réels ainsi que de l'intégration d'équipements propriété des forces armées danoises.

« Nous sommes particulièrement fiers d'être associés à un constructeur de la renommée de SCANIA pour un projet militaire d'une telle envergure », a déclaré Franck Baucher , président directeur général de CENTIGON France. « C'est une commande stratégique qui prouve la capacité de CENTIGON à collaborer avec les OEM pour répondre aux attentes de clients très exigeants du secteur de la défense. »

Le contrat porte sur sept ans et comprend la livraison à SCANIA d'un ensemble de services de support, d'entretien et de réparation (MCO), la fourniture de pièces détachées et de la formation. Les livraisons de cabines blindées à SCANIA commenceront en 2019 pour se terminer en 2021.

 

À propos de Centigon France SAS 

Avec plus de 60 ans d'expérience dans l'intégration de protection balistique et de blindage, CENTIGON produit tous types de véhicules blindés : transport de fonds, civils, et militaires. Fort d'un important savoir-faire industriel et d'une expertise balistique, les véhicules CENTIGON offrent une protection contre de multiples menaces (arme de poing, fusil d'assaut, arme perforante, IED, blast et mines). Leader sur son marché en Europe, Afrique et Moyen-Orient, Centigon France emploie 160 personnes et a livré plus d'un millier de véhicules blindés au cours des cinq dernières années.

Partager cet article

Repost0
21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 08:55
JIM Compact (Jumelle Infrarouge Multifonction)  - photo Bruno RANVIER / Safran E&D

JIM Compact (Jumelle Infrarouge Multifonction) - photo Bruno RANVIER / Safran E&D

 

Milipol, 21 Novembre 2017 - CP Safran Electronics & Defense

 

Dévoilée à Eurosatory en 2016, la JIM Compact (Jumelle Infrarouge Multifonction) de Safran Electronics & Defense équipe désormais les forces armées de 7 pays de l’OTAN. Jumelle multifonction de dernière génération, la JIM Compact a été reconnue comme la solution la mieux adaptée aux missions des forces spéciales. Elle répond aux besoins stratégiques de renseignement, d’observation et de ciblage des forces (ISTAR : Intelligence, Surveillance, Target Acquisition & Reconnaissance).

Légère (moins de 2kg batterie incluse), de longue portée et dotée d’une connectivité avancée sur le champ de bataille, la JIM Compact répond aux attentes les plus exigeantes des utilisateurs comme la taille, le poids et l’autonomie (SWaP : Size, Weight and Power). Grâce à son ergonomie intuitive, à son capteur à bas niveau de lumière qui s’ajoute aux capteurs jours et infrarouge refroidis déjà présents sur la JIM LR (Jumelle Infrarouge Multifonction Long Range) et à la visualisation des pointeurs et désignateurs lasers (See-Spot), la JIM Compact offre à ce jour le meilleur rapport poids/performance du marché.

La JIM Compact tire parti du succès de la famille JIM, dont près de 10 000 exemplaires sont en service ou en commande dans une quarantaine de pays.

 

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique, de l’Espace et de la Défense. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie près de 58 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 15,8 milliards d’euros en 2016. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie des indices CAC 40 et Euro Stoxx 50.

Safran Electronics & Defense est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. La société équipe notamment plus de 500 navires, 7 000 véhicules blindés et 10 000 avions à travers le monde.

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 17:55
Une nouvelle solution connectée pour les véhicules des forces de sécurité

 

20.11.2017 MILIPOL PARIS COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

A l’occasion du salon Milipol Paris, Thales et Gruau annoncent un partenariat pour développer une nouvelle solution de connectivité pour les véhicules de patrouille de futur, un véritable coffre de toit connecté, afin d’accompagner la transformation digitale des forces de sécurité intérieure.

 

Pour répondre aux besoins quotidiens et aux contraintes des forces de sécurité intérieure, Thales et Gruau s’associent pour proposer un coffre de toit connecté en lieu et place de la rampe traditionnelle transposable sur les véhicules de nouvelle génération. De nouvelles fonctionnalités permettront aux patrouilles d’accéder à des applications métiers et des bases de données à distance, de partager des documents (photos, vidéos), grâce à une connectivité haut-débit sécurisée et une capacité de traitement des données et vidéos en local et en central.

Le coffre de toit, renforcé, intègre l’ensemble des moyens techniques actuels du véhicule (radio, signalisation et capacité de lecture automatisée de plaques d’immatriculation) ainsi que des fonctionnalités innovantes (hébergement local d’application, traitement vidéo, caméra 360° avec visionnage nocturne, alarme de proximité, drone) et une connectivité haut débit sécurisée.

Grâce à l’intégration de l’ensemble des équipements techniques dans le coffre de toit, les forces de sécurité bénéficient d’un meilleur aménagement des véhicules de patrouille et d’un espace intérieur allégé Pour une meilleure ergonomie et une meilleure sécurité. Avec son système d’installation « plug and play », le coffre de toit se démarque par sa rapidité d’installation et garantit, pour les forces de sécurité, une transformation minimale et simplifiée des véhicules ainsi qu’une optimisation économique.

Pour aller plus loin et accompagner davantage les forces de sécurité dans l’utilisation de la solution, le coffre de toit est proposé avec un ensemble de services allant du maintien en condition opérationnelle à la gestion capacitaire du système et de la flotte au travers d’engagements de performances mesurés.

Les forces de sécurité verront leurs missions quotidiennes facilitées, la disponibilité des moyens améliorée, et l’ergonomie et la sécurité à bord renforcée. Ainsi, le coffre de toit de Thales et Gruau accompagne la transformation digitale des métiers de la sécurité et s’adapte pleinement aux contraintes opérationnelles et économiques actuelles.

 

A propos de Gruau

Le Groupe Gruau, leader européen de la Carrosserie sur Véhicule Utilitaire, est partenaire de la Sécurité Intérieure depuis 2003. Il imagine depuis près de 130 ans des solutions globales innovantes de transport. Multi-spécialiste, multimarque, multi-site, le Groupe Gruau, propose une gamme de plus de 20 produits : transport de personnes, véhicules de distribution (fourgons et isothermes), utilitaires pour le BTP (bennes, plateaux, cabines approfondies…), véhicules de sécurité (Police, Gendarmerie), ambulances et véhicules d’urgence, véhicules funéraires, …. Le Groupe Gruau emploie 1500 collaborateurs, transforme plus de 52 000 véhicules par an sur 20 sites (13 en France, 2 en Pologne, 1 en Espagne, 1 en Algérie, 1 aux États-Unis et 2 en Italie) et réalise un chiffre d’affaires de 275M€. Pour plus d’informations : www.gruau.com

 

A propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l’Aérospatial, du Transport, de la Défense et de la Sécurité. Fort de 64 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 14,9 milliards d’euros. Avec plus de 25 000 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.

www.thalesgroup.com

Partager cet article

Repost0
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 12:30
Mirage 2000-9. U.A.E. photo Dassault Aviation - F. Robineau

Mirage 2000-9. U.A.E. photo Dassault Aviation - F. Robineau

 

15.11.2017 Thales Group

 

Lors du salon aéronautique de Dubai, les Forces armées des Émirats Arabes Unis (EAU) annoncent leur intention de signer un contrat de modernisation de leur flotte de Mirage 2000-9. Thales, aux côtés de Dassault Aviation, remercie les autorités émiriennes pour leur confiance.

 

A bord du Mirage 2000-9, Thales fournit des solutions de combat électroniques complètes pour répondre aux besoins tactiques du pilote : information, survivabilité accrue et efficacité opérationnelle, ordinateur de mission, radar de conduite de tir, suite de guerre électronique, systèmes optroniques, suite de Navigation, Communication et Identification, systèmes d'affichage de cockpit, viseur de casque tête haute, système électrique

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 11:55
Forum Entreprises Défense 2017 : rencontrer les différents acteurs du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres

 

Le Forum Entreprises Défense (FED) 2017 se déroulera les 18 et 19 octobre à Versailles Satory.

Organisé en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Île-de-France et le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT) il a pour objectif de faire rencontrer les différents acteurs du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (MCO-T) : grands groupes industriels, PME, etc... et acteurs institutionnels.

Ce sont près de 150 exposants privés et 10 exposants institutionnels du monde de la MCO-T qui sont attendus les 18 et 19 octobre.

Pour en savoir plus et vous inscrire gratuitement au FED 2017

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 15:55
photo Thales

photo Thales

 

source Thales

 

Le Centre de Développement et d'Ingénierie de l'Aviation et des Missiles de l'Armée américaine (AMRDEC) va procéder à une évaluation de la technologie de roquettes à induction de Thales.

Thales a été notifié d’un contrat, d’une durée de six mois, dans le cadre d’un FTAS (« Foreign Technology Assessment Support »). Sur cette période, les lance-roquettes Telson-22 and Telson-12 ainsi que les roquettes à induction Aculeus seront évalués en France par une délégation Américaine en collaboration avec des ingénieurs de Thales.

Cette technologie digitale, déjà éprouvée au combat depuis 2009 présente des avantages opérationnels de précision et de légèreté, une plus grande facilité d’utilisation et  réduit la maintenance. En ligne avec  les objectifs technologiques de l'Armée américaine, ces caractéristiques apportent un élan très favorable à l’évaluation de ce  système d’armes 100% français, déjà opérationnel sur l’hélicoptère de combat Tigre.

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 10:55
photo Naval Group

photo Naval Group

 

22.09.2017 CP de Naval Group

 

Naval Group est fier d’avoir livré vendredi 22 septembre 2017 sa première corvette Gowind® 2500 à la Marine égyptienne. La cérémonie s’est déroulée à Lorient en présence de l’Amiral Ahmed Khaled, commandant en chef de la marine égyptienne, d’Hervé Guillou, Président-Directeur général de Naval Group et de hautes autorités de la Marine nationale et de la Direction générale de l’Armement. Ce navire, déjà commandé à dix exemplaires à ce jour, vient compléter la gamme étendue de navires et sous-marins du groupe.

 

Un programme mené dans des délais record

Livrée en 36 mois, la corvette ENS ELFATEH prendra la mer dès le 23 septembre pour rejoindre son port d’attache en Egypte. Ce navire est la première des quatre unités commandées par la marine égyptienne.

Hervé Guillou, Président Directeur général de Naval Group déclare : « Naval Group est particulièrement fier d’annoncer la livraison ce jour, conçu et réalisé en un temps record de trois ans, de la première corvette Gowind® destinée à l’Egypte, client et partenaire stratégique du groupe. Naval Group et ses partenaires industriels sont totalement mobilisés pour apporter leur soutien à l’Egypte dans la construction en transfert de technologie des trois corvettes suivantes. Une fois encore, je tiens à souligner le professionnalisme exceptionnel de l’équipage et des ingénieurs égyptiens. Ce programme illustre la capacité de Naval Group, avec le soutien des plus hautes autorités françaises, à contribuer à l’autonomie de ses clients. »

 

Naval Group poursuit son partenariat stratégique avec l’Egypte

La corvette ENS ELFATEH est le quatrième navire livré par Naval Group à la marine égyptienne. Elle s’inscrit dans un partenariat stratégique et de long terme avec l’Egypte. Pour mémoire, Naval Group a déjà livré une frégate FREMM en 2015 et deux BPC de type Mistral en 2016.

 

10 exemplaires : la corvette Gowind®, un navire multi-missions à succès

Le design particulièrement modulaire de la corvette Gowind® a permis de répondre aux attentes spécifiques de la marine égyptienne, tout en préservant des délais de livraison très attractifs. Ce même design Gowind® est aujourd’hui proposé à d’autres clients désireux de se doter d’un navire performant et « sea proven », qui a démontré lors de ses essais à la mer qu’il tenait parfaitement toutes ses promesses.

La corvette Gowind® 2500 a été également été commandée en six exemplaires par la Malaisie. Le 24 août dernier, le partenaire malaisien de Naval Group, Boustead Naval Shipyards, a ainsi procédé à la mise à flot de la 1ère corvette destinée à la marine royale malaisienne.

Commandée au total en dix exemplaires, la corvette Gowind® 2500 répond aux enjeux des Marines de disposer d’un navire de combat complet et multi-missions pour des opérations de souveraineté, de lutte contre les trafics illicites ou de sauvegarde maritime.

La corvette Gowind® 2500 est un concentré des dernières avancées technologiques développées et maîtrisées par Naval Group dans le naval de défense. Elle intègre la dernière génération de systèmes de combat développée par Naval Group, SETIS®, le « Panoramic Sensors and Intelligence Module (PSIM) » – ensemble regroupant la mâture intégrée avec ses différents capteurs et le Centre Opérationnel ainsi que les locaux techniques associés – et le haut niveau d’intégration, d’automatisation et de convivialité des systèmes Naval Group.

• Longueur hors tout : 102 mètres

• Largeur : 16 mètres

• Déplacement : 2 600 tonnes

• Vitesse maximale : 25 nds

• Equipage : 80 personnes (détachement hélicoptère inclus)

• Autonomie : 3 700 nautiques à 15 noeuds

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 15:55
Premier défilé sur les Champs-Elysées pour le futur véhicule blindé connecté de l’armée de Terre

 

Versailles, le 17 juillet 2017 – source Thales

 

Les sociétés Nexter, RENAULT TRUCKS Defense et Thales sont fières d’avoir contribué au succès du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées avec la présence d’un Véhicule Blindé MultiRôles (VBMR) en démonstration dynamique devant la tribune présidentielle.

Le VBMR succèdera aux VAB, fabriqués dans les années 70 et 80 et utilisés intensivement par l’armée de Terre sur tous les théâtres d’opération depuis plus de trente ans. Le VBMR sera un véhicule infovalorisé et interconnecté en temps réel avec les autres véhicules apportant ainsi une nouvelle capacité opérationnelle, le combat collaboratif.

Cette première démonstration dynamique du VBMR, dont le marché de développement, de fabrication et de soutien des véhicules a été attribué par la Direction générale de l’armement (DGA) en décembre 2014, reflète les avancées concrètes du programme Scorpion. Elle démontre un respect des plannings de développement et d’industrialisation par l’équipe France, avec l’objectif des premières livraisons d’engins fin 2018. Elle est aussi le résultat d’une collaboration fructueuse et efficace entre Nexter, RENAULT TRUCKS Defense et Thales, constitués en GME (Groupement Momentané d’Entreprises), leurs prestataires et partenaires, sous le pilotage de la DGA pour le compte de l’armée de Terre.

Ce programme, structurant pour Nexter, RENAULT TRUCKS Defense et Thales ainsi que pour tout le tissu industriel français irrigué par les commandes de sous-traitance du GME, donne une impulsion significative à notre industrie de défense terrestre.

 

A propos de Nexter

Nexter, société du groupe KNDS, est le leader français de la défense terrestre, et également le 3ème munitionnaire européen. Le Groupe a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d’activité s’étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les forces aériennes et navales. Nexter apporte également des systèmes et des solutions de protection dans le domaine de la sécurité. La société poursuit sa politique de développement à l’international avec 60% de prises de commandes à l’export en 2016. En France, Nexter est pleinement mobilisé pour répondre aux objectifs du programme SCORPION, à travers la rénovation du char Leclerc et le développement au sein d’un GME (Nexter, Renault Trucks Defense, Thales) des futurs engins VBMR et EBRC. Le chiffre d'affaires de Nexter s'est établi pour 2016 à 866 millions d’euros, dont 19% sont alloués aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits du groupe est composée des véhicules blindés ARAVIS®, TITUS® et VBCI, des systèmes d’artillerie CAESAR®, TRAJAN® et 105LG1, de munitions intelligentes (BONUS), ainsi que de services clients, soutien et revalorisation.

 

A propos de RENAULT TRUCKS Defense

RENAULT TRUCKS Defense développe et fabrique une gamme complète de véhicules blindés, tactiques et logistiques de 7,9 à 42 t. Fournisseur historique des forces armées françaises avec quasiment tous les camions en service et de nombreux véhicules blindés, l’entreprise fournit également la chaîne cinématique (« driveline ») complète 8x8 des 630 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie VBCI de l’armée de Terre française, ainsi que le châssis spécial de l’automoteur d’artillerie à roues de 155 mm Caesar® de Nexter. RENAULT TRUCKS Defense compte des clients dans plus de 65 pays à travers le monde. A ce jour, 5000 Véhicules de l’Avant Blindé VAB Mk1 de transport de troupes ont été vendus à l’international, tandis que des nouveaux modèles comme le véhicule tactique Sherpa Light 4x4 ont déjà remporté leurs premiers contrats à l’export.

 

 

A propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l’Aérospatial, du Transport, de la Défense et de la Sécurité. Fort de 64 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 14,9 milliards d’euros. Avec plus de 25 000 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.

Partager cet article

Repost0
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:55
ITW de Jacques Gautier, ancien VP de la Commission des affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat (SDBR)

 

 

11/07/2017 par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review n° 175

 

SDBR : Vous avez été en 2016 rapporteur, avec le sénateur Daniel Reiner, d’un excellent rapport sur les OPEX de la France. Qu’en est-il sorti concrètement ?

 

Jacques Gautier : Pour l’instant, je devrais dire « rien » ! Mais, en pédagogie, il faut savoir répéter souvent… Comme le dit le CEMA Pierre de Villiers, en matière de Défense, « pour gagner la guerre il faut aussi savoir gagner la paix ». Cela signifie, qu’avec les nations européennes (pour disposer de budgets conséquents), il faut intervenir en amont des crises avec une approche globale d’aide au développement, incluant l’aide à l’agriculture, à l’éducation, à la bonne gouvernance, au règlement des différents ethniques ou religieux… Parallèlement, il faut investir et former les armées locales pour qu’elles puissent progressivement assurer le maintien de la sécurité et de la paix dans leur propre région ou leur propre pays. C’est un travail de longue haleine, à coût élevé, mais c’est le seul moyen d’éviter, dans le futur, la multiplication des zones de crises et la faillite des états. De plus, c’est la seule solution pour « fixer les populations » et limiter la crise migratoire massive de l’Afrique sahelienne vers l’Europe, liée à l’insécurité ou à la misère. Si nécessaire, la France doit être capable d’intervenir militairement pour mettre un terme à une menace de déstabilisation d’un Etat ou à des génocides potentiels, mais elle ne doit pas être « engluée » dans ces pays et doit être relevée par des forces de stabilisation des Nations unies ou régionales. Cela implique notamment une modification profonde de l’organisation des casques bleus onusiens, avec un noyau permanent de troupes bien entraînées, capables d’être projetées assez rapidement et aptes à des missions plus dures que le simple maintien de la paix. Cela nécessite aussi de repenser la formation des armées africaines, en les équipant, en les encadrant et en mettant en place un « mentoring » comme nous l’avons fait avec l’ANA*. J’espère que Jean-Yves Le Drian, qui connaît bien ces problématiques, pourra, dans ses nouvelles fonctions de Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, porter ce message auprès de nos amis européens et au Conseil de Sécurité des Nations unies.

 

Mais la Minusca**, entre autres, n’est-elle pas à même de remplir ce rôle ?

 

Les 11.000 soldats de la Minusca sont soit enfermés dans leurs casernes, soit font la police à des carrefours, soit gardent des bâtiments publics, mais ils sont incapables de remplir une mission militaire forte ou une mission de formation des soldats locaux, encore moins de proximité avec les populations. L’armée française, elle, va au contact des populations et écoute les gens, c’est une grande différence. N’ayons pas peur de dire qu’en Centrafrique, comme au Mali, former des militaires sans les équiper et sans les encadrer est un échec dramatique. Soit l’Europe a la volonté de s’engager réellement, y compris en finançant l’équipement militaire des armées locales, soit ses interventions avec la PSDC resteront au niveau d’une bonne ONG. Ce qui est vrai pour les Européens l’est encore plus pour les casques bleus de l’ONU ; je l’ai déjà expliqué. Je crois que pour longtemps la France ne pourra échapper à son destin et restera le seul recours lorsque l’action militaire devient nécessaire.

 

Mais ne disiez vous pas vous-même, lorsque vous étiez encore sénateur, que la France n’avait plus les moyens de cette ambition ?

 

La commission parlementaire, à laquelle j’ai eu l’honneur de participer, a recommandé dans le passé que la France se concentre sur la protection de son territoire (métropole et outre-mer) et de ses zones d’influence, n’ayant plus les moyens de rayonner partout sur le globe. Limitons nous, là où nous pouvons agir et là où nous sommes attendus : du golfe de Guinée à la Somalie. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons pas de l’influence ailleurs, en montrant le drapeau, mais nous ne pouvons pas être chef de file partout ou toujours le meilleur élève derrière les Américains…

 

Comment jugez-vous le budget Défense de la France aujourd’hui ?

 

Je sais ce qu’il faudrait et il y a ce que j’espère, que nous n’aurons sans doute pas. Comme il faut être pragmatique, je suis en accord avec les 2% de PIB avec pensions de 2022 et les 2% de PIB sans pensions de 2025, qui semblent être l’engagement du Président de la République et qui est celui du CEMA. Ces 2% ont valeur symbolique et il convient cependant d’entrer dans certains détails. Il est nécessaire de faire un effort de 2 milliards d’euros supplémentaires, dès 2018, et parallèlement d’atteindre un budget annuel de recherche et développement de 1 milliard (actuellement 750M€/an) : total 2.25 milliards annuels en plus. Réduire la déflation des effectifs puis la supprimer, comme l’a fait, avec raison, le président Hollande, entraine environ un surcoût pérenne lié aux effectifs de 900 millions d’euros par an. Malheureusement, nous avons de vrais problèmes de MCO***, de lacunes capacitaires, de matériels modernes dont nous sommes fiers, mais qui n’arrivent dans les régiments qu’au compte goutte et nécessitent donc des rénovations lourdes de matériels anciens peu adaptés au combat moderne : c’est l’exemple du VAB, rénové à grand frais, qui coûte presque le prix d’un Griffon. Nous n’aurons pas le premier MRTT avant 2019, alors que les C135 et KC135 sont usés jusqu’à la corde. Les retards sur les A 400M nous ont obligés à acheter six C130 J, etc. Nous avons des efforts à faire sur la disponibilité de nos hélicos : il est inacceptable d’avoir 33% d’hélicoptères disponibles, soit moins de 100 sur une flotte de 300! La rusticité a parfois des avantages sur les théâtres d’engagement que la sophistication ne parvient pas à concurrencer en termes de disponibilité et de fiabilité, et ne parlons pas des coûts ! Il faut empêcher les technos de penser à rationnaliser les hélicoptères militaires comme on le fait, chez Renault ou Peugeot, pour les véhicules citadins ; ça ne marche pas ! Ce qui est bon pour l’industriel ne l’est pas toujours, au fond du désert, pour nos armées et nos soldats qui, eux, risquent leur vie.

 

Que proposez-vous ?

 

Toutes ces idées doivent être versées dans la réflexion de la nouvelle LPM, qui doit être votée pour début 2018 pour couvrir les années 2018/2023, en intégrant le passif et en marquant la volonté du nouveau Président de la République, tout en faisant coïncider LPM et quinquennat. Il faut préparer l’avenir, en essayant, par exemple, de trouver la ou les deux plateformes les plus adaptées aux hélicos légers : pour mémoire, rénover 30 « Gazelle » et les déployer au Sahel n’aurait coûté au final que 120M€…Dans le même esprit, nous avons besoin d’unités navales légères, dotées d’un drone VTOL, pour sécuriser les 200 nautiques de notre littoral, tant en Méditerranée qu’aux Antilles ou à Mayotte : il y a des solutions moins chères que nos beaux bâtiments de guerre pour ce type d’emploi ; pourquoi s’en priver ? Nous avons parlé du milliard supplémentaire pour le personnel, il faut rajouter un supplément annuel constant d’un milliard pour payer les équipements lancés et non budgétés dans la LPM, accélérer les livraisons nécessaires de matériels, retrouver un niveau acceptable d’entrainement des soldats, améliorer le MCO, faire les dépenses d’infrastructures qui sont à un niveau critique (pour ne pas dire plus), réfléchir à l’intégration du surcoût des OPEX, maintenir la recherche et les compétences nécessaires au renouvellement futur des deux composantes de la dissuasion et investir dans les technologies d’avenir (cybersécurité, connectivité, IoT, IA, etc.). Je pourrais entrer dans le détail des programmes, mais il nous faudrait 10 pages de plus…

 

Comment interpréter la nomination à la Défense de ministres totalement étrangers aux sujets militaires ?

 

Des présidents de la République ont dans le passé choisi des ministres pour leur appartenance politique : c’était une erreur, mais on pouvait le comprendre dans un environnement politique particulier ou avec le souci d’équilibrer des majorités. Le Président Hollande a fait un choix, que tout le monde a applaudi, avec la nomination à la Défense de Jean-Yves Le Drian : il était préparé, il connaissait les dossiers à fond, il avait anticipé, il avait visité nos alliés pour comprendre leurs attentes. Madame Florence Parly, nouveau ministre des Armées, ne semble pas connaître la Défense, mais elle a montré, dans d’autres fonctions, sa capacité à diriger, aussi bien dans le privé que dans le public, et à avoir rapidement une vision d’ensemble des orientations stratégiques des thématiques auxquelles elle était confrontée. Elle a une vraie compétence en matière budgétaire. Compte tenu de son engagement, je forme des vœux pour qu’elle mette cette capacité et cette technicité au profit de la Défense lors des discussions, toujours difficiles, avec Bercy. Je rajouterais qu’il faut renforcer l’accord franco-britannique de Lancaster House, tout en nous appuyant sur le couple franco-allemand, sans ignorer les pays plus petits, pour faire une refondation européenne et tout en respectant nos accord au sein de l’OTAN. J’espère que Madame Parly partagera mon point de vue.

 

Vous représenterez-vous aux élections sénatoriales cet automne ?

 

Oui. Car je souhaite continuer à porter, au sein de la commission de la Défense du Sénat, la voix des Armées et de ses besoins (programme 146), en restant économe mais pragmatique. Ceci dit, l’avenir politique est incertain et, beaucoup de mes amis maires ayant perdu aux dernières élections législatives, nul ne peut dire aujourd’hui ce qu’il adviendra des élections sénatoriales du fait des scissions que vous observez comme moi. Si je ne suis pas élu sénateur, je prendrai ma retraite de maire de Garches en mars 2019… un an avant la fin du mandat.

 

 

*ANA : armée nationale afghane

**Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique

***MCO : maintien en condition opérationnelle

 

Partager cet article

Repost0
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:55
photo Thales

photo Thales

 
source Thales
 
In June 2017, on the occasion of the Belgian Defense Technology & Industry Day trials, held at the Naval Base at Zeebrugge, Thales successfully demonstrated the performances of its latest SAMDIS Multi-view Synthetic Aperture Sonar (SAS) system integrated onboard an ECA A27 AUV platform.

The A27 proved to be an extremely stable, enduring and reliable platform, capable of withstanding the strong tidal currents usually encountered in the North Sea.

The SAMDIS sonar generates long range, high resolution images (1 inch x 1 inch) with excellent reverberation-to-shadow contrast even in very shallow waters. Owing to its Multi-View capability, unique on the market, SAMDIS simultaneously generates 3 views of a given contact under different angles in a single path. The combination of high resolution and several independent views in a single pass is key in order to drastically reduce ambiguity when taking a detection/classification decision. This capability enables SAMDIS to combine high coverage with very high confidence rates of probability of detection and probability of classification of mines, with a very low false alarm rate.

SAMDIS outputs are best processed by the PRACTIS software that has again proven to be a powerful detection and classification tool that drastically optimise operator workload. PRACTIS is so efficient and user-friendly that Belgian Navy operators learned to operate it easily during the sea trials. The combination of SAMDIS and PRACTIS enables high confidence in classification of contacts as NON-MILCO, thus avoiding losing time in lengthy investigations to identify the contact.
 
SAMDIS is designed for seamless integration into various platforms with a combination of several array lengths for medium and heavy weight AUVs as well as side scan sonars towed by USV’s.

Thales has 50 years of cumulative experience in developing advanced technologies to support major Navies in their Mine-Hunting operations.
 
The A27/SAMDIS combination is part of the equipment package that will be delivered to France and the UK as part of their MMCM programme. This on-going European programme aimed at delivering a robust, proven unmanned mine hunting package to these two Navies as they switch to Unmanned MCM capabilities.

In 2016, Thales performed a number of successful demonstrations of its HALCYON USV off the North Sea Coast of Zeebrugge in Belgium and in Northern Scotland for the Royal Navy Unmanned Warrior exercises. During both trials, the HALCYON USV was towing its Towed Synthetic Aperture Sonar (TSAS) system. At the end of the trials in Belgium, Thales was well assessed for detection performance against all mine type, thus recognising the quality of the group’s unmanned mine-hunting systems’ capabilities.

In the framework of the Belgian/Dutch MCM capability replacement programme, Thales intends relying on its multi domain pedigree to offer state-of-the-art solutions in MCM: mission system integration and naval combat system. This will ensure a strong level of local industry involvement in terms of system development as well as future system support, combined with a very high level of operational efficiency.
 

Partager cet article

Repost0
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 07:55
Séminaire SimDef 2017

 

source Groupe ADIS

 

La simulation de défense est devenue, bien au-delà l’entraînement des forces, un outil socle, filigrane de toutes les phases des programmes d’armement.

 

Le groupe ADIS (Armées, Académie, DGA, Industries pour la Simulation) œuvre depuis plus de 10 ans à la mise en synergie des moyens et innovations de ces technologies trop mal connues. Tout au long du cycle de vie d'un programme d'armement comme un char, un avion, un bateau ou même un système d'information, la simulation est une technologie efficace pour mieux maîtriser les risques techniques, calendaires et financiers. Avec des programmes de plus en plus complexes, on parle de « systèmes de systèmes », son utilisation devient indispensable. Elle concerne toutes les phases de l'ingénierie système (définition, développement et qualification).

 

Pour le SimDef 2017, le groupe ADIS a donc choisi de s'intéresser à "la simulation pour l'ingénierie" qui comprend à la fois de la simulation d'ingénierie et de la simulation opérationnelle. Le séminaire portera sur les phases de la vie des systèmes avant leur mise en service opérationnel : de l'initialisation du besoin à la qualification opérationnelle.

Le thème simulation technico-opérationnelle et simulation technique pour l’ingénierie des systèmes de défense adresse donc à la fois les quatre collèges Armées, Académie, DGA et Industrie. Le SimDef2017 a pour ambition de présenter un état de l'art des usages de la simulation dans la conduite des programmes d'armement afin de constituer une première référence sur laquelle de futurs travaux ou d'autres séminaires pourront s'appuyer pour aller plus loin.


Conférences, stands, concours innovation, vous attendent à l'ENSTA Palaiseau les 5 et 6 juillet prochains

Inscriptions sur
le site de l'ADIS
 

Partager cet article

Repost0
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 11:20
Simthetiq Algeria VTE available in Openflight and correlated VBS 3 formats

Simthetiq Algeria VTE available in Openflight and correlated VBS 3 formats

 

Montreal, 31 May 2017 - Simthetiq

 

Meggitt Training Systems along with Simthetiq and TrianGraphics will showcase true joint simulation and training capabilities at CANSEC 2017. The powerful demonstration will connect virtual Armoured Fighting Vehicle, 81mm mortar and small arms trainers running in two different simulation platforms in the same correlated terrain environment.

 

 

Attendees at Canada’s annual Global Defence and Security Tradeshow will experience the benefits of interconnecting different training systems and technologies to unleash the full potential of collaborative training scenarios. Using a common 3D terrain of Algeria from Simthetiq as the collaborative environment, Meggitt’s Anti-Tank Guided Missile (ATGM) and Remote Weapon Station (RWS) trainers (running in an Openflight terrain) together with their flagship FATS 100MIL small arms trainer (using a correlated VBS3 output) will conduct tactical manoeuvres in a hostile training environment.

 

Simthetiq worked closely with TrianGraphics, using their VBS Exporter tool to generate a correlated VBS terrain that allows common, networked scenarios to be conducted across Meggitt’s different training systems.

 

Vincent Cloutier, Simthetiq CEO, stated: "The cross-platform flexibility we provide was key for Meggitt - who placed their trust in Simthetiq and TrianGraphics' expertise and innovative approach to terrain generation for their key simulation product demonstrations at CANSEC."

 

To see the collaborative demonstrations in action, visit Meggitt’s booth (#121) at CANSEC, held at the EY Centre in Ottawa from 31 May to 1 June 2017.

 

 

 

About Simthetiq

Simthetiq, a CADSI member, is a leading developer of 3D solutions for simulation, research and serious gaming. With over 2000 high-definition, plug and play 3D military and civilian vehicles, Simthetiq’s library facilitates rapid procurement of DIS/HLA compatible, standardized COTS products that enhance the training capability and value of any simulation and training tool.

 

For more information visit: www.simthetiq.com

 

About TrianGraphics

TrianGraphics is specialized in creative tools and services for terrain database generation. TrianGraphics' flagship product Trian3DBuilder is a database generation system with a comprehensive feature set and a modern user interface. Trian3DBuilder is meeting the most demanding visual and technical requirements for real-time simulation and has grown to become one of the most powerful and efficient solutions on the market.

 

For more information visit:

www.triangraphics.com

 

About the 3D terrain

The Algeria VTE product can help bring your simulation and training ever closer to reality. Companies interested in evaluating Trian3DBuilder or Simthetiq 3D terrains can contact sales@simthetiq.com to request an evaluation.

 

About Meggitt Training and Simulation

Meggitt’s networked simulation solutions provide for realistic synthetic training including state of the art visual effects and sounds. Training solutions that enable crews to train their tactics, techniques and procedures in a mounted or dismounted virtual domain.

 

Meggitt Training Systems leads the way in small arms marksmanship and judgmental simulation training, as well as armoured fighting vehicle trainers and simulators. Meggitt’s train-as-you-fight approach reflects a commitment to remaining true to fit, form and function in weapons simulation, helping ensure the preparedness and safety of the forces that protect us.

 

For more information visit: https://www.meggitttrainingsystems.com

Partager cet article

Repost0
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 09:50
EDA Defence Industry workshop looking at the long-term outlook for RPAS


16.05.2017 source EU Defence Agency
 

EDA has opened a call for submissions from defence industry representatives on the topic of Remotely Piloted Air Systems (RPAS). This call is in response to the agreement between EDA defence ministers to develop a more structured and regular dialogue with industry. In this domain, the EDA has developed an approach that is supported by Member States and invites defence industry representatives and research institutes to respond to the call for papers (attachment below). Submissions must be sent to the EDA by the 16th of June 2017.

The aim of the process is to enrich the CDP long-term view with industry inputs on the long term perspective of the industrial and technological outlook for specific capability areas. This will not be a forum for discussing the commercial aspects of current systems but a dialogue intended to explore the long-term (20 years ahead) aspects of military warfare focused on Remotely Piloted Air Systems (RPAS).

The EDA will hold a one day workshop on the 12th of September 2017. Selected industry representatives will be invited to share their views of long-term outlooks focusing on the questions listed in the questionnaire. Speakers will be selected based on this call for papers, which will be evaluated by the EDA. Submissions are sought from as wide as possible a range of industries involved in aspects of development related to RPAS. Though responses to all questions in the questionnaire are encouraged, submitters may develop answers to specific questions in greater detail based on their area of expertise. This will allow thematic discussion panels to be formed. Submissions will be judged on their innovativeness and relevance as well as ability to stimulate discussion on the future role of RPAS in the military context. Participation in this call for papers is open to companies of any size as well as academic, semi-governmental research institutes and associations or grouping of industrial suppliers.

 

How to submit

Download the call for papers here: Annex to EDA201705069 - CDP Industry Questionnaire

Send your completed files to cps@eda.europa.eu with a copy to aleksandrs.bucens@eda.europa.eu

Deadline for submissions is the 16th of June 2017

Partager cet article

Repost0
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:55
ITW du GCA (2S) Alain Bouquin, Conseiller Défense du Groupe Thales - @SDBRNews

 

Interview par Alain Establier - SDBR N°170 daté du 25/04/2017

 

SDBR : Général, vous avez eu de nombreuses responsabilités au sein de la Légion étrangère*. Pourquoi fait-on le choix d’intégrer un groupe industriel comme Thales ?

Bouquin : C’est une excellente question. D’abord, au cours de ma carrière je n’ai pas fait que la Légion et j’ai une double culture : une culture opérationnelle (légionnaire) et une culture capacitaire (opérations d’armement, programmes, préparation de l’avenir). La dimension capacitaire m’avait permis de connaître le monde industriel. Ensuite et c’est le plus important, je continue à servir mon pays. En France, nous avons le défaut de considérer que la seule manière noble de défendre son pays c’est par les armes. Je suis persuadé que servir dans l’industrie de défense est une autre manière de servir mon pays et j’ai l’ambition que mon pays soit doté des meilleurs équipements, des meilleurs matériels et des meilleures capacités pour permettre à ses armées de remplir leur mission.

 

Quel est votre rôle au sein de Thales ?

Je suis conseiller de défense, pour faire du lien entre l’industriel et l’opérationnel. L’industriel a besoin de comprendre le besoin des militaires mais il a aussi besoin de comprendre leur environnement, la complexité militaire et ce ne sont pas de simples spécifications posées sur un papier qui permettent à l’industriel de correctement appréhender le vrai besoin des Forces. A l’inverse, les Forces ont besoin de connaître les contraintes de l’industriel (certaines technologies ne sont pas matures, certains équipements coûtent très cher) donc il est nécessaire de se parler pour converger vers ce qui sera accessible à un horizon donné : répondre efficacement aux besoins en restant raisonnables. Mon rôle est aussi de préserver un certain équilibre entre l’Homme et la machine. L’Homme doit rester dans la boucle, sinon l’industriel risque de produire une très belle solution complètement automatisée, avec beaucoup d’intelligence artificielle, des logiciels, etc. mais, en opération, le militaire veut garder le contrôle. Donc il faut, dans tout système délivré aux Forces, une place pour que le militaire conserve la maitrise de l’emploi de l’équipement. Cela ne veut pas dire que certains automatismes ne seront pas acceptés, mais il faut que l’équipement soit débrayable pour que le militaire conserve la maitrise du feu, par exemple pour éviter le tir fratricide ou l’erreur de tir.

 

En juin prochain, au Paris Air Show, les SALA (Systèmes d'Armes Létaux Autonomes) seront probablement très visibles. Les Forces Spéciales de demain seront-elles robotisées ?

Je ne le pense pas, car il y aura toujours des cas non conformes. Le chef militaire est là pour prendre des décisions et ses responsabilités dans des situations complètement inimaginables. C’est ce qui fait souvent la différence de culture entre l’ingénieur et l’officier. L’officier doit décider car, à la guerre, il y a toujours des décisions à prendre. Il y aura donc toujours la présence d’un Homme en charge de ce qui va se produire. La « guerre des étoiles » ne remplira pas toute son efficacité face à des situations complètement originales où seule l’intelligence humaine reste pertinente. A cela, il faut ajouter les problèmes éthiques posés : nos démocraties peuvent-elles accepter qu’un jour un adversaire soit éliminé non pas sur une décision humaine mais sur la décision d’une machine ? Donc je reste persuadé que les systèmes que nous allons concevoir, même bourrés de logiciels et d’intelligence artificielle, laisseront place à l’Homme dans les boucles de décision. La force aérienne demain sera sans doute mixte, composée d’appareils pilotés et de drones de combat complètement automatiques ou pilotés depuis le sol. C’est imaginable dans le milieu aérien qui est un milieu homogène.

 

Et dans le milieu terrestre ?

C’est beaucoup plus compliqué en milieu terrestre, mais nous pouvons imaginer une force mixte composée d’hommes et de robots terrestres qui, dans un premier temps, assureront les servitudes les plus simples : transport, logistique, fourniture d’énergie. Progressivement, nous pourrons avoir des robots capteurs et de surveillance, voire de combat. Un tourelleau téléopéré sur un char n’est-il pas déjà un embryon de robot de combat ? Aujourd’hui, le tourelleau est téléopéré par un opérateur mais, demain, peut-être fonctionnera-t-il seul à l’aide de ses capteurs intelligents ? Et s’il est posé sur un socle à roulette, il deviendra un robot de combat… Tout cela viendra progressivement, mais il faudra d’abord apprendre à faire coopérer l’Homme et le robot sur le terrain, en faisant en sorte que l’Homme ait toujours la main. L’avantage du robot est tout de même sa réactivité et parfois son efficacité : exemple, un drone de combat aérien encaisse plus de G qu’un pilote, voit plus vite que le pilote grâce à ses senseurs tous azimuts et peut déclencher un départ missile plus rapidement qu’un pilote.

 

L’amiral Isnard, G-COS, évoquait au Sofins le temps d’avance nécessaire pour les Forces Spéciales. Que signifie pour vous ce temps d’avance ?

Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, la vision nocturne est un différenciateur majeur face à nos adversaires. Il y a peu d’écarts sur l’armement, grâce à des fusils d’assaut de calibre 5.56 aux précisions équivalentes. En revanche, le vrai différenciateur des Forces Spéciales est l’aptitude à voir l’ennemi quand lui ne peut pas vous voir ; sauf que, dans 5 mois ou dans 5 ans, l’ennemi pourra acquérir les mêmes lunettes de vision nocturne que celles produites aujourd’hui par Thales. Il faudra donc imaginer un autre différenciateur dans le duel : meilleure résolution, meilleure portée, etc. Nous avons un temps d’avance sur la vision nocturne actuellement. Mais, me direz-vous, les Forces Spéciales sont rarement « au contact », alors pourquoi se préoccuper de la vision nocturne ? En fait, les Forces Spéciales sont un outil d’action dans la profondeur, au même titre qu’un missile de croisière ; elles n’agissent pas sur la ligne de front (s’il y en a) mais beaucoup plus loin dans la profondeur stratégique. En revanche, là où est leur action, elles sont face à un ennemi tactiquement à une distance courte (15/20 mètres). Elles agissent donc « au contact », avec discrétion et discernement.

 

Les Forces Spéciales agissent-elles seules ?

Et non. Elles agissent seules dans la conduite de l’action proprement dite, dans l’exécution de leur mission principale : destruction d’une infrastructure, libération d’un otage, etc. Par contre, elles s’appuient sur le Groupement d’Appui aux Opérations Spéciales (GAOS) pour tout ce qui est appui, soutien ou service : appui feu, logistique, énergie de leurs radios ou essence des véhicules, maintenance de leurs armes, pour traverser un champ de mines (sapeurs), etc. pour se concentrer sur leur mission majeure et ne pas perdre en efficacité en dispersant leur ressources sur des missions annexes.

 

Y a-t-il des relations particulières entre les Forces Spéciales et les industriels ou la DGA ?

La DGA est une interface indispensable pour les industriels et pour les Forces, faisant un métier que les Forces ne peuvent pas remplir, à savoir traduire un besoin opérationnel en une spécification technique, à chiffrer un coût, à estimer ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas, puis à passer un marché public. La DGA fait remarquablement ce métier, le militaire ne saurait pas le faire. Ce qu’on peut en revanche parfois reprocher à la DGA, c’est un cloisonnement un peu trop hermétique alors que les Forces et les industriels ont besoin de se parler en tête à tête pour mieux se comprendre. L’industriel doit parler avec le militaire pour mieux prendre la mesure de ses besoins ; les attendus d’un document contractuel ne suffisent pas.

 

Et le processus classique est donc trop lourd et trop long pour les Forces Spéciales ?

Forces Spéciales revendiquent leur particularisme et leur réactivité avec un tempo réduit, idéalement de l’ordre de 6 mois : elles cherchent donc des méthodes d’acquisition qui permettent de réduire les délais. Elles peuvent par exemple prendre le prototype d’un industriel, avec encore des défauts, s’il leurs donne le temps d’avance dont elles ont besoin. C’est une logique d’urgence opérationnelle qui bouscule les états-majors, les industriels et bien sûr la DGA. Les Forces Spéciales partagent d’ailleurs cette vision avec la DRM. Pour que les industriels s’adaptent à ce tempo, il faut qu’ils sachent être réactifs. C’est pourquoi un industriel comme Thales est friand du RETEX des Forces Spéciales, par exemple sur un prototype de vision nocturne pour en faire de l’adaptation réactive et gagner des mois de mises au point.

 

N’est-ce pas un chemin risqué pour la garantie de prix raisonnables ?

Je ne le pense pas car nous sommes challengés par des PME innovantes et les « start-up », et si Thales veut rester dans la course à l’innovation face aux PME, il faudra rester sur le même tempo qu’elles et sur des registres de prix comparables. Sur l’aspect réactivité, il est possible de gagner du temps en sélectionnant des produits sur étagères qui conviennent à peu près, pour un certain emploi, et en demandant à la DGA d’en faire des opérations d’expérimentation réactives (OER) : cette procédure peut faire gagner plusieurs mois de délais. Ceci étant, l’acquisition de produit sur étagère ne peut pas se faire sur l’ensemble du spectre. Pour les produits susceptibles d’être exposés à des menaces électromagnétiques et cyber, nous devons être très prudents et passer par des produits durcis et normalisés.

 

A propos d’innovation, Thales a évoqué récemment quelques avancées sur des armes non létales. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous réfléchissons de plus en plus au non-cinétique. Depuis l’invention de la poudre, le mot arme fait penser à arme à feu. Demain, nous aurons des effecteurs qui reposeront sur d’autres effets : jet de particules, émission électromagnétique de forte puissance, émission laser, etc. Beaucoup de travail reste encore à faire pour les rendre portables, mais ces outils fonctionnent. Par exemple, le projet REPTILE (micro-onde de forte puissance), capable de faire un trou dans une plaque métallique à 200 mètres, peut faciliter la chasse aux minidrones ou la progression de troupes. Le projet PEPS est capable de délivrer des émissions magnétiques micro-ondes pour détruire par impulsion toute l’électronique embarquée d’un objet non durci : par exemple, pour stopper un véhicule suspect à un barrage. Voilà des exemples de ce que Thales peut apporter aux Forces Spéciales en matière d’innovation.

Nous sommes à l’aube d’une belle histoire à construire avec les Forces Spéciales, en les convaincant que Thales est un partenaire de confiance, avec une panoplie d’outils qui couvrent déjà un large spectre pour elles, que nous ne sommes pas simplement des électroniciens de très haut niveau et que nous pouvons mettre en place une organisation de proximité avec elles.

 

* Saint-Cyrien de la promotion général ROLLET, le général BOUQUIN a été affecté au 4ème Régiment étranger en 1980 puis au 2ème REP en 1981. Il y occupera successivement jusqu'en 1990 les fonctions de chef de section, d'officier adjoint, de commandant de compagnie puis d'officier traitant au bureau opérations instruction. Après différentes responsabilités à l’EMA, en 2000 il prend le commandement du 2ème REP. En 2009, il prend le commandement de la Légion étrangère jusqu’en 2011. Il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du mérite, titulaire de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze et de la croix du combattant.

Partager cet article

Repost0
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:55
Corvette Gowind 2500 - photo DCNS

Corvette Gowind 2500 - photo DCNS

 

22.03.2017 Communiqué DCNS

DCNS est fier d'annoncer le succès des premiers essais en mer de la toute première corvette Gowind® 2500 réalisée à Lorient par DCNS. Ce navire, commandé à 10 exemplaires à ce jour, vient compléter la gamme étendue de navires et sous-marins du Groupe.

 

Les premiers essais de la première corvette Gowind® 2500 conçue et réalisée à Lorient soulignent la qualité de la conception et de la production par DCNS de cette nouvelle gamme de navires. « C'est un moment très important pour DCNS : cette corvette spécialement développée pour le marché international est désormais sea-proven », explique Eric Chaplet, directeur Marketing de DCNS.

« Nous sommes très fiers d'annoncer qu'avec la corvette Gowind® 2500, DCNS dispose à présent d'un navire de dernière génération qui vient enrichir notre offre à destination du marché mondial du naval militaire ».

« Le succès des premiers essais en mer de la corvette Gowind® 2500 démontre une nouvelle fois la capacité industrielle de DCNS à gérer et exécuter des programmes majeurs pour nos clients avec des produits adaptés à leurs besoins », ajoute Pierre Legros, directeur des Programmes de DCNS. La première corvette Gowind® 2500 est réalisée sur le site DCNS de Lorient, l’un des chantiers navals les plus modernes d’Europe. 9 autres sont en cours de construction, en Egypte et en Malaisie, sur la base d’un transfert de technologie réalisé par DCNS.

 

Un succès à l’international pour DCNS

« La corvette Gowind® 2500 répond aux enjeux des Marines de disposer d’un navire de combat complet et multimissions pour des opérations de souveraineté, de lutte contre les trafics illicites ou de sauvegarde maritime », a expliqué Eric Chaplet. Commandée déjà à 10 exemplaires, la corvette Gowind® 2500 est un concentré des dernières avancées technologiques développées et maîtrisées par DCNS dans le naval de défense. Elle intègre le système de combat SETIS développé par DCNS pour les frégates FREMM et les corvettes Gowind®, le « Panoramic Sensors and Intelligence Module (PSIM) » - ensemble regroupant la mâture intégrée avec ses différents capteurs et le Centre Opérationnel ainsi que les locaux techniques associés – et le haut niveau d’intégration, d’automatisation et de convivialité des systèmes DCNS.

 

• Longueur hors tout : 102 mètres

• Largeur : 16 mètres

• Déplacement : 2 600 tonnes

• Vitesse maximale : 25 nds

• Equipage : 80 personnes (détachement hélicoptère inclus)

• Autonomie : 3 700 nautiques à 15 noeuds

Partager cet article

Repost0
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:55
SOFINS 2017 : le GICAT dévoile ses deux nouvelles offres capacitaires pour les forces spéciales et les unités d'intervention

 

22.03.2017 source GICAT

 

Du 28 au 30 mars 2017 se tiendra la troisième édition du salon SOFINS sur le camp de Souge. Cet événement est un concept inédit visant à développer une synergie en matière d’équipements entre les forces spéciales françaises et le tissu national des industriels, des PME et du monde de la recherche.

Cette année, notre groupement sera le plus représenté avec pas moins de 58 sociétés membres qui viendront présenter leurs offres, produits et services aux forces spéciales françaises et étrangères.

A cette occasion, le GICAT a décidé de lancer ses deux nouvelles offres capacitaires "Made in France" destinées à répondre aux problématiques très spécifiques des forces spéciales et unités d'intervention.

suite de l'article

Partager cet article

Repost0
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:50
News Review for Industry - March 2017 edition - EU Defence Agency

News of the News

 

EDA organised a “Jumbo” workshop on 28 February and gathered Member States and industry representatives from 4 EDA networks on Defence Market & Industry issues, to discuss proposals to improve EDEM transparency, EDTIB competitiveness and to promote cooperation in defence procurement

 

 

As announced in President Juncker's 2016 State of the Union speech, the European Commission presented a White Paper on the Future of Europe, which forms the Commission's contribution to the Rome Summit of 25 March 2017. Please, download the document here !

Places to be

 

Maritime and Defence Dual-Use Conference 2017 will be organised by Marine South East, UK and the European Commission in Southampton, 4-5 April 2017. Registration is still open.

 

Second European Test and Evaluation Community Days Conference 2017 “European priorities - challenges and opportunities for a large EU network of Test & Evaluation Centres“ on 25-27 April 2017 in Vienna, Austria. Registration is still open until 7th April 2017.

 

Dual-Use Conference 2017 – Drones & Space will be organised by CenSec (Center for Defence, Space & Security) in DK and the European Commission in Aarhus on 4-5 May 2017. Registration is still open.

 

EDA is organizing a workshop on “European opportunities for Defence-related clusters” on 28 March, at EDA premises. Further to a plenary session focusing on current and forthcoming European opportunities for defence-related clusters, there will be a dedicated Cluster2Cluster session. You can register still by sending an e-mail to esi@eda.europa.eu

Hot Spot

 

Blueprint for cooperation on skills in the defence sector is the recently published Commission brochure on defence skills policy presenting the new framework for strategic cooperation between key stakeholders for addressing sector-specific skills gaps.

 

The European Defence Agency (EDA) has just completed a project aimed at increasing the accuracy of artillery systems used by Member States’ Armed Forces. Read the article and factsheet on EDA website page!

 

EDA Publications

EDA 2016 Annual Report is now available on the EDA website and can be downloaded here. “2016 was a seminal moment for European defence and a defining year for the European Defence Agency (EDA). The events that shaped 2016 added a new sense of urgency and determination to see Europe delivering on its potential in defence. …”

Partager cet article

Repost0
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:50
News review for Industry - European Defence Agency

 

source European Defence Agency

If you want to subscribe to the News Review, or if you want to stop receiving the News review: News4Ind@eda.europa.eu

News of the News

EDA Study on the Impact of REACH & CLP European Chemical Regulations on the Defence Sector: the study concluded that considering the complexity of defence supply chains and long lifecycles of military equipment, REACH (and associated CLP) regulation, as they stand now, may impact the actual operability of Member States’ Armed Forces. Review the EDA webnews and download the full report here!!

 

 

EDA just released the executive summary of a late 2016 study on Response strategies to the cost escalation of defence equipment. Four interesting recommendations to EDA and Member States are formulated.

Places to be

EDA and European Space Agency (ESA) are pleased to announce a joint Workshop on Space and CBRNE (Chemical, Biological, Radiological, Nuclear and Explosive) threats on 7 March 2017, at ESTEC in Noordwijk (The Netherlands). You can register through the dedicated webpage.

 

 

EDA is organizing a workshop on “European opportunities for Defence-related clusters” on 28 March 2017, at EDA premises. Further to a plenary session focusing on current and forthcoming European opportunities for defence-related clusters, there will be a dedicated Cluster2Cluster session. You can register by sending an e-mail to esi@eda.europa.eu.

 

The European Commission published its 2017 “Sector Skills Alliances” call for proposals, with a new Lot 3 dedicated to six pilot sectors: defence, automobile, maritime technology, space, textile and tourism. Falling under the EU’s Erasmus+ instrument, the call is the first Commission action to implement the Blueprint for Sectoral Cooperation on Skills, part of the wider initiative known as the “New Skills Agenda for Europe”, adopted in June 2016. The call is available following this link ! A Sector Skills Alliances Infoday will be organized on 16 February 2017.

Hot Spot

European Defence Matters, Magazine issue 12: The latest European Defence Matters magazine is now available with a special focus on the European Defence Action Plan (EDAP) presented by the European Commission in November 2016. Check it out HERE.

 

 

Southampton, 4-5 April 2017, organised by Marine South East, UK and the European Commission: This workshop will promote SME engagement in the Solent region’s dual use strategy, while stimulating consortium-building and investment in dual-use innovation. It will focus on two technology themes: marine autonomous systems and satellite surveillance & data analytics. Register now !

 

 

High industry attendance at Vienna seminar on EU funding for defence R&T projects: EDA’s Deputy Chief Executive, addressed on 24 January 2017 Austrian security and defence stakeholders at a seminar in Vienna on EU funding opportunities for defence research (R&T) projects. The event was jointly organised by the EDA, the Austrian Ministry of Defence (MoD) and the Austrian Research Promotion Agency (FFG) with the support of the Austrian Defence & Security Industry (ASW).

 

 

EDA organises the next Test and Evaluation Community Days Conference (TECD) 2017 in Vienna. TECD 2017 will focus on T&E requirements in support of CDP Priority Actions, in the wider context of the implementation of the EU Global Strategy (EUGS). The conference addresses T&E Experts, Industry working with government and decision makers of EU Defence Test centres. Download conference flyer here ; Link to registration page

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 16:55
ITW SDBR : général Vincent Desportes, Professeur des Universités associé à Sciences Po Paris, Ancien directeur de l’Ecole de Guerre

 

23.01.2017 par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review N°164

 

SDBR : Quel regard portez-vous sur la Défense de la France ?

Vincent Desportes* : A l'issue de cette mandature, nous voyons un empilement d'actions réactives, à vocations plus politiciennes que politiques, une usure certaine de nos forces armées, mais nous ne voyons pas émerger de stratégie générale. Nous avons globalement une Défense qui vit sur sa lancée sans qu’une direction forte ne lui ait été donnée. C’est vrai avec les différentes interventions extérieures, c’est vrai aussi dans le rapport à l’OTAN et à l’Europe. Sur ce point, la France vit avec son héritage « sarkozien » qui lui a fait grand mal en statuant la perte de son autonomie stratégique sans bénéfice retour au niveau européen. Tout cela mériterait d’être ordonné autour d’une vision claire, absente aujourd’hui. Nous avons une Défense en déshérence en termes de cohérence générale, avec des discours de gestionnaire à tous les niveaux mais aucun souffle sur ce qu’est la France, sur ce que doit être sa défense, ses principes fondateurs, son autonomie.

 

Et concernant les forces armées ?

En ce qui concerne les forces armées, comme tous les connaisseurs lucides, je suis critique : aucun gouvernement de la Vème République n’aura laissé la Défense dans un tel état ! Au-delà des discours convenus, l’héritage sera désastreux ; en effet, durant les cinq dernières années, même si toutes les interventions extérieures n’ont pas été inutiles, le capital militaire aura été usé sans être restauré. Initiée avant même l’effondrement du pacte de Varsovie, vite aggravée par la LOLF et la RGPP, la dégradation des armées s’est accélérée en 2008 sous la présidence Sarkozy qui a planifié la suppression de 57.000 postes, où les réorganisations ont été faites avec un esprit gestionnaire contraire à la rationalité opérationnelle ; elle s’est poursuivie avec le Livre Blanc 2014 puis la « nouvelle gouvernance » voulue par Jean-Yves Le Drian. Ce qui a accéléré le phénomène avec la Présidence Hollande, c’est que les forces armées ont été engagées très au-delà de leurs capacités : le futur a été sacrifié au présent. S’il y a pourtant un domaine où il est irresponsable de le faire, c’est bien celui de la défense ! Le CEMA Pierre de Villiers le dit de façon plus voilée, mais il répète depuis 2014 que l’application de la Loi de Programmation Militaire (LPM) dans le contexte des opérations actuelles représente un effort dangereux pour les armées, « dont le costume est déjà taillé au plus juste » et que « l’armée française se dégrade plus rapidement qu’elle ne peut se reconstituer ».

 

Comment expliquez-vous cette dégradation accélérée ?

Cela vient de la distorsion initiale entre les missions théoriques prévues dans la LPM et les moyens accordés par cette même loi. Cette distorsion s’est accrue avec la multiplication des opérations extérieures, le suremploi des forces n’étant plus du tout en adéquation avec leurs moyens réels. Cela se traduit par exemple par le sous-entraînement des armées : un pilote d’hélicoptère vole 150 heures par mois alors qu’il devrait voler 180 heures (-20%), les soldats de l’armée de Terre devraient sortir 90 jours par an alors qu’ils ne sortent que 64 jours (-40%), les pilotes de Transall devrait voler 240 heures par mois alors qu’ils volent 180 heures (-33%), donc les parachutistes sautent moins, etc. La France a aujourd’hui une armée globalement sous-entraînée, sous-équipée, avec un taux de disponibilité des équipements dangereusement bas, des trous capacitaires de plus en plus béants, à l’encontre d’un de nos principes fondateurs depuis plus d’un demi-siècle, celui de l’autonomie stratégique. Pour conduire une opération, nous avons besoin du ravitaillement en vol américain, du lift américain, du renseignement américain, nos drones Reaper ne volent que si les Américains le veulent bien, etc. Ainsi, notre autonomie stratégique s’est très fortement dégradée sans qu’aucune mesure forte n’ait été prise pour la restaurer ! La faute est de ne pas avoir maintenu l’indispensable cohérence entre les finalités et les moyens de la Défense.

 

Pourtant le ministre de la Défense Le Drian (MINDEF) est très populaire auprès des militaires et des industriels…

Vous savez, chacun se réjouit de l’accroissement de nos exportations de matériels militaires, qui implique d’ailleurs un lourd accompagnement de la part de nos forces armées, mais il n’a aucune retombée immédiate sur l’impératif redressement de ces dernières ! Jean-Yves Le Drian a exécuté les missions qui lui sont confiées par le PR - c’est bien sa première légitimité - mais il aurait dû exiger en retour la mise en place des moyens de ces missions. Le chef d’état-major des armées l’a redit récemment de manière claire : à la guerre doit correspondre l’effort de guerre ! Or, c’est à l’inverse auquel nous avons assisté. Le militaire agit en militaire, donc il se tait et remplit sa mission mais, au bout de cette éthique, ce sont les Français et leur défense qui pâtissent, car l’armée française est aujourd’hui dans un état qui ne correspond plus aux nécessités de défense et se trouve face à une pente qui sera très longue à remonter. Les Français doivent le savoir : l’outil brillant qu’on présente chaque 14 juillet est en réalité rongé de l’intérieur pour rester brillant à l’extérieur. Il faut y ajouter un moral en berne chez nos militaires, affectés personnellement par les tensions sur les effectifs. Malgré cette situation, nos militaires sont trop silencieux : sur-interprétant leur devoir de réserve, ils se méprennent le plus souvent sur le loyalisme et la neutralité qu’on attend d’eux. Ce qui est inquiétant dans la période électorale actuelle, c’est que même un candidat comme François Fillon hésite devant l’indispensable réinvestissement militaire… Les politiques savent que c’est nécessaire mais, oubliant que la défense est la première mission de l’Etat, comme ils ont de multiples urgences à rattraper, ils tergiversent sur la Défense et bottent au mieux à l’horizon 2025, ce qui est beaucoup trop tard. Ou pourquoi pas ! Mais alors il faut diminuer les déploiements internes et externes, et n’engager plus les armées qu’à la hauteur des moyens qu’on lui consent. Malgré tout d’ailleurs, compte tenu des renouvellements de matériels nécessaires et en réduisant les engagements actuels, il faudrait tout de même porter le budget de la Défense à 2% du PIB, uniquement pour rétablir les capacités minimales de défense. Quand le chef d’état-major des armées demande 2% du PIB, ce n’est pas pour aller sur la lune, c’est juste pour pouvoir faire rouler les chars, voler les avions et naviguer nos vaisseaux de guerre !

 

Ne pensez-vous pas qu’actuellement certains politiques ou hauts fonctionnaires utilisent ce chiffre de 2% comme écran de fumée ?

Absolument, car c’est un fourre-tout que l’on conserve dans le brouillard de l’ambiguïté : on y mélange hardiment vie courante, investissements, solde des militaires, pensions des retraités etc., ce qui permet de noyer le poisson. Mais ce n’est pas le problème. La question pour le PR est : « je dois avoir une armée qui a les moyens des missions que je lui donne ». Si nous voulons poursuivre sur le rythme actuel notre politique extérieure d’interventions réactives, ce n’est pas 2% qui sont nécessaires, mais 3%. Vous voyez bien qu’on prend le problème à l’envers ! Il faut, je le redis, mettre en adéquation les moyens et les missions sinon vous cassez l’outil : c’est cela l’objectif. D’ailleurs, si l’OTAN considère que la norme est 2% pour les pays européens isolationnistes et ne possédant pas l’arme nucléaire (Allemagne, Pays-Bas, Danemark et les autres !), c’est bien plus que la France doit viser, elle qui est interventionniste et dépense un tiers de son budget d’investissement pour sa dissuasion nucléaire ! Il est ridicule de dire aujourd’hui « nous avons gagné la guerre » car la guerre ne va pas s’arrêter miraculeusement : nous sommes entrés dans un temps de guerre permanente de basse intensité. Donc l’important ce n’est pas de se battre sur 2%, l’important est de vérifier si nous sommes capables de remplir dans la durée les missions que la France confie à ses armées ? La réponse est « non avec les moyens actuels ».

 

Vous parliez du moral des armées ?

Le moral des armées est bas pour de nombreuses raisons ; nous en avons abordé certaines. Il faut ajouter que les conditions de vie du soldat se dégradent du fait de l’état déplorable des casernements : le coût normal d’entretien d’un bâtiment public est de l’ordre de 11€/m² par an, les armées accordent 6€/m² par an au budget et les dépenses effectives sont descendues à 2€/m² par an ! Les armées sont incapables d’empêcher la dégradation de leur patrimoine immobilier ; il y aura aussi dans ce domaine un effort considérable à consentir.

 

Quel jugement portez-vous sur l’actuel CEMA Pierre de Villiers ?

C’est un homme courageux, malgré le contexte et les difficultés de la fonction. Tous les militaires apprécient qu’il tienne un discours fort, un discours de vérité. Le général Georgelin, avant lui, a été un très grand CEMA qui a fait entendre la voix des armées, les a fait respecter du politique et sans cesse insisté sur la spécificité militaire et l’importance pour une nation de disposer de forces armées solides.

 

Dans quelques semaines, la France va voter pour un nouveau chef des Armées. Que devrait-il faire de mieux selon vous ?

La première chose à faire, immédiatement, c’est extraire les armées des enjeux politiciens, ce qui passe en premier lieu par la réalisation d’un audit fait par un organisme indépendant et non politicien, qui pourrait être aidé par une commission de parlementaires spécialistes et neutres : il s’agit de voir exactement où en sont les armées aujourd’hui pour pouvoir lancer la reconstruction. Ce doit être une opération vérité pour pouvoir repartir d’un vrai état des lieux. Nous sommes descendus à un niveau qui nécessite un vrai bilan apolitique. Il ne s’agit pas de définir ce qu’il faudra faire, car c’est par essence politique, mais le bilan peut être apolitique. Ensuite, il y a deux armées à construire : l’armée des nécessités et l’armée des choix. L’armée des nécessités (et des nécessiteux), c’est de boucher les trous et de réparer les matériels : voila ce qu’il faut faire pour que les soldats soient entrainés, que les avions volent, que les bateaux soient opérationnels, que les casernements soient entretenus, etc. Autre nécessité, les trous capacitaires. L’armée a pudiquement inventé le concept d’abandon temporaire de capacité ; il est temps d’ôter le « temporaire », qui dure depuis des années pour ne pas dire plus : nous ne patrouillons plus notre zone économique exclusive, nous ne disposons pas d’armes pour détruire les missiles adverses, nous ne maitrisons plus notre propre ravitaillement en vol, nous n’avons pas d’hélicoptères lourds, etc. On ne peut revendiquer l’autonomie stratégique avec autant de vides capacitaires. La troisième forme de nécessité concerne la menace actuelle, le premier rôle de l’Etat consistant à être capable de défendre le territoire et de protéger les citoyens : la France est aujourd’hui attaquée, elle doit avoir les moyens de contre-attaquer.

 

Parfait pour l’armée des nécessités. Qu’entendez-vous par l’armée des choix ?

La question à se poser par le PR est : « suis-je capable de continuer à m’engager en Afrique, au Moyen-Orient, dans les pays Baltes, etc. ? ». Pour répondre à cette question, il faut avoir une vision pour la France, son rôle, sa place dans le monde, ses valeurs intangibles… et décider. Quel choix politique fort fera le nouveau PR et quel rôle veut-il pour la France dans le monde ? A titre personnel, je pense que la France devrait protéger en permanence sa zone économique exclusive (200 milles marins des côtes). Elle doit aussi se réengager en Afrique francophone, car c’est notre profondeur stratégique et ce serait le moyen d’éviter une immigration bien plus massive encore qu’aujourd’hui en participant au développement de la sécurité et des économies de ces pays.

 

Que faut-il faire avec les OPEX actuelles ?

C’est la réponse à la vision stratégique de la France qui donnera une réponse à la question des OPEX. Le PR doit dire clairement que la sécurité du Sahel et de l’Afrique noire est le problème de la France. Ceci n’est pas dit clairement aujourd’hui. S’il y a nécessité, parce que nous sommes attaqués, il faut s’engager de manière plus convaincante : ainsi nous devrions être plus engagés dans Chammal, mais nous ne le pouvons pas faute de moyens. Par contre, nous sommes devenus otages de l’OTAN et des perceptions stratégiques américaines dans les opérations en Europe du Nord et de l’Est : ce n’est pas raisonnable. Autre opération bien inutile : Sentinelle ! Si les 10.000 soldats étaient sur les OPEX, la tension diminuerait et tout le monde s’en porterait mieux, sans que la situation intérieure n’en soit affectée, car Sentinelle est une gabegie capacitaire et budgétaire.

 

Le nouveau Président de la République devra t-il revoir la LPM ?

Ce qu’il ne faut pas, c’est recommencer l’opération Livre Blanc. Le Livre Blanc est devenu un exercice purement politicien, qui ne vise qu’à donner de l’argumentation pour diminuer les budgets de Défense. Les deux derniers ont été conçus et écrits comme cela. Ce qu’il faut faire, après le bilan dont nous avons parlé, c’est une revue stratégique du monde, confiée à des non politiques, qu’il ne faut pas lier au budget de la Défense. C’est une façon de prendre en compte la menace dans le monde. Ensuite, le PR doit choisir dans cette revue stratégique les zones et les sujets où il souhaite faire porter notre action de défense en fonction de sa Vision. Faut-il une LPM par la suite ? Ce n’est pas certain, puisqu’au-delà des discours convenus, ces lois ont beaucoup moins protégé la Défense que ne l’auraient fait de solides visions présidentielles de la France. Le minimum est de modifier immédiatement la trajectoire de l’actuelle LPM. Ce qu’il faut, c’est une politique de Défense claire, dépolitisée, car s’il y a bien un domaine qui devrait être apolitique, c’est bien la Défense du pays et de ses citoyens. Lors de son discours d’entrée à l’Académie française le 5 février 1920, le maréchal Foch déclara : « … de même qu’un gouvernement ne peut avoir dans la paix que la politique de son état militaire, de même une armée, quand elle entre en campagne, ne peut avoir qu’une attitude et une tactique : celles correspondant à la politique jusqu’alors pratiquée par l’État ». Aujourd’hui, la politique extérieure de la France a été déconnectée de sa politique de Défense. Rappelons que ce fut la première cause de la défaite de 1940…

 

* auteur de « La dernière bataille de France », Gallimard – Grand Prix 2016 de l’Académie française

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Le-Debat/La-derniere-bataille-de-France

** PR : Président de la République

Partager cet article

Repost0
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 12:20
Brazilian Navy H225M Naval Combat Configuration


17 nov. 2016 Airbus Helicopters

Helibras and Airbus Helicopters have opened a new chapter in the history of the H225M multirole utility helicopter with the official presentation of the first aircraft in naval combat configuration.


More info

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories