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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:55

http://supersonique.blogs.challenges.fr/media/00/00/572189778.jpg

source supersonique.blogs.challenges.fr

 

15.12.2011 Liberation.fr (AFP)

 

PARIS  - L'armée de l'air américaine maintient en vol soixante drones de surveillance en permanence, les Européens n'en ont toujours pas produit un seul, risquant même de développer deux modèles concurrents.

 

Cassidian, division militaire du géant européen EADS basée en Allemagne, et Alenia aeronautica, filiale de l'italien Finmeccanica, ont annoncé mercredi un accord pour essayer de répondre aux besoins des armées allemande et italienne en drones de surveillance et de combat.

 

Cette initiative répond à la décision de la France de développer un drone de surveillance avec la Grande-Bretagne, dans le cadre de la coopération de défense résultant du Traité de Lancaster House (2 novembre).

 

La France a confié le développement d'un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) à Dassault en coopération avec le britannique BAE Systems, excluant de fait le drone Talarion en développement chez EADS.

 

"Le traité franco-britannique a entraîné les Allemands et les Italiens à se rapprocher, on parle d'un projet de traité germano-italien qui serait dans les cartons", explique Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

Pourtant, dit-il, "personne aujourd'hui n'a intérêt à faire un drone MALE sur une base nationale". D'autant que le marché européen du drone MALE est estimé à 50 ou 60 appareils maximum, souligne-t-il.

 

Pourtant, les drones sont devenus indispensables dans la guerre moderne.

 

L'US Air Force maintient en permanence 60 patrouilles de drones au-dessus de l'Irak et de l'Afghanistan, d'après l'hebdomadaire spécialisé DefenseNews. La Chine dispose déjà d'une gamme de 25 drones différents.

 

Comment l'Europe en est-elle arrivée là malgré sa volonté affichée de rapprocher ses industries de la défense ?

 

Aux différences d'approche des gouvernements s'ajoutent les rivalités industrielles et les querelles de personnes qui deviennent des querelles d'Etat.

 

Ainsi le projet Talarion avait été lancé pour répondre aux besoins des armées françaises, allemandes et espagnoles. Mais face aux hésitations de Berlin à soutenir le projet, Paris a répondu aux sollicitations des Britanniques.

 

Après les déboires de l'avion de transport militaire A400M, Paris comme Londres préfèrent lancer des projets sur une base bilatérale, quitte à les ouvrir ensuite à d'autres partenaires. Conçu pour satisfaire huit pays différents, l'A400M a accumulé retards et dépassements de coûts et sera livré en 2013.

 

Rivalités industrielles: EADS et Dassault sont à couteaux tirés. Le géant européen, né de la coopération industrielle franco-allemande, n'a pas avalé la décision de Paris de choisir Dassault pour développer un drone MALE.

 

"EADS a beau détenir 46% du capital de Dassault aviation, nous n'avons pas voix au chapitre", explique un de ses dirigeants.

 

Querelles personnelles: au sein des quatre divisions d'EADS, les différends entre Allemands et Français tournent vite aux tensions entre Etats.

 

"Mais ce n'est pas la fin de l'histoire", estime M. Maulny. Les cartes peuvent encore être redistribuées.

 

EADS continue à financer sur ses propres fonds le Talarion, auquel Turkish Aerospace Industries est associé depuis un an.

 

Le secrétaire d'Etat allemand à la Défense, Stéphane Beemelmans, s'est prononcé récemment pour une coopération avec la France dans le domaine des drones. "Je ne crois pas à deux projets de cette envergure au niveau européen", a-t-il déclaré.

 

A Paris, le ministère de la Défense s'inquiète de la vision britannique de la coopération. Pour Londres, il s'agit moins de construire un nouvel appareil MALE que d'en acheter un en commun: et pour le moment les seuls qui existent sont américains.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:06

http://referentiel.nouvelobs.com/file/2816358.JPG

 

14-12-2011 Par Challenges.fr (Avec AFP)

 

Cassidian, au nom d'EADS Allemagne, et Alenia Aeronautica ont signé un protocole d'accord pour explorer les possibilités de coopération sur les drones.

 

Cassidian, division défense du géant européen EADS, et le constructeur italien Alenia (Finmeccanica) ont annoncé mercredi 14 décembre un accord en vue de développer des drones de surveillance et de combat pour l'Allemagne et l'Italie. Les modèles concernés sont des drones MALE (moyenne altitude longue endurance) et des drones de combat.

 

"Les deux sociétés vont analyser les besoins exprimés par leurs gouvernements respectifs dans le secteur des drones avec pour objectif de créer un partenariat stratégique", explique le communiqué.

 

Bernhard Gerwert, directeur opérationnel des opérations de Cassidian cité dans le communiqué, se dit heureux d'explorer les possibilités de collaboration dans le secteur des drone MALE, "comme par exemple le Talarion qui est de la plus haute importance pour l'industrie européenne de l'aviation militaire".

 

Premier vol programmé pour 2015

 

Le programme Talarion a été lancé par Cassidian pour répondre aux besoins exprimés à l'origine par la France, l'Allemagne et l'Espagne. Son premier vol est programmé pour 2015 et la production en série pour 2018.

 

La France ne s'est pas montré intéressée par le Talarion et a confié à Dassault Aviation le développement d'un drone MALE, baptisé Telemos, en coopération avec le constructeur britannique BAE systems.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 08:55
Rafale : «Pas de cadeau fait par l'État à Dassault Aviation»

 

11/12/2011 Par Etienne Mougeotte – LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, affirme que l'avion de combat français répond à un besoin exprimé par les états-majors de l'armée et que le coût du programme a été maîtrisé.

Dassault Aviation (1) vient de vivre une quinzaine de jours agités, durant lesquels ses produits et sa stratégie ont été remis en cause. Négociation complexe avec les Émirats arabes unis ; choix par la Suisse du Gripen suédois contre le Rafale ; rejet par le Sénat du projet de drone franco-israélien Dassault IAI ; déclaration du ministre de la Défense, Gérard Longuet, sur le Rafale.Autant de sujets sur lesquels répond le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne.

 

LE FIGARO. - Charles Edelstenne, commençons par le Rafale, où en êtes-vous?

 

Charles EDELSTENNE. - Que le programme Rafale concentre des critiques parce qu'il n'est pas exporté, je peux le comprendre et j'y reviendrai. Mais les deux premières questions à se poser sur ce programme ne sont-elles pas d'abord: cet avion répond-il aux besoins des militaires et les autorités françaises ont-elles fait avec ce programme le choix le plus raisonnable économiquement? Sur la première question, Dassault Aviation et ses partenaires industriels n'ont pas réalisé le Rafale juste pour se faire plaisir, mais pour répondre à un besoin exprimé par les états-majors et la Direction générale de l'armement. Je constate la satisfaction des opérationnels sur les nombreux théâtres d'opérations où ils ont été engagés avec cet avion. Lors de la crise libyenne, le Rafale a fait la démonstration de sa parfaite polyvalence, c'est-à-dire de sa capacité à remplir toutes les missions afférentes à l'arme aérienne, ce qui le distingue de tous ses compétiteurs.

 

Quant à la seconde question et quelles que soient les critiques de certains, le Rafale a, sans aucun doute possible, été le choix le plus raisonnable que la France pouvait faire dans le domaine des avions de combat. En effet, la polyvalence du Rafale va permettre une rationalisation de l'arme aérienne qui, de 1995 à 2030, va passer de plus de 650 avions de combat à 286, comme vient de le rappeler le ministre de la Défense mercredi dernier. À titre d'illustration, un Rafale remplit les missions de deux Mirage 2000. Les armées françaises opéreront  donc un seul appareil pour l'armée de l'air et l'aéronavale, entraînant d'importantes économies en termes de soutien, là où les Anglais auront deux avions et les Américains trois!

 

Par ailleurs, à l'heure où l'emploi reste une préoccupation pour tous, il n'est pas inutile de rappeler que 100 % du Rafale sont fabriqués en France et qu'il procure de la charge de travail à près de 500 entreprises, dont de très nombreuses PME-PMI innovantes.

 

 

Le coût du programme est présenté comme pharaonique.  Que pouvez-vous répondre?

 

Malgré les critiques répétées sur son poids financier, le Rafale est le seul programme de cette ampleur dont les coûts ont été maîtrisés par un effort constant de la DGA et des industriels, et ce malgré un retard de dix ans en raison des contraintes pesant sur nos finances publiques. À ce sujet, je lisais récemment un article faisant mention d'une augmentation sensible du coût du programme, alors qu'il ne s'agissait que d'une actualisation de coût pour donner un montant en valeur économique de l'année. Tous ces éléments doivent être maniés avec précaution afin de ne pas induire les lecteurs en erreur. D'après le ministère de la Défense, le Rafale est resté dans son épure initiale ; le prix de série n'augmentant que de 4,7 %, alors que ses concurrents ont connu des dérives non maîtrisées de leurs coûts. La Cour des comptes britanniques, le NAO, a dénoncé cette année une dérive de 75 % du programme européen EF-2000. Pour ceux qui ont encore des regrets sur la sortie de la France de ce programme, il faut bien comprendre qu'un tel choix aurait augmenté de près de 50 % le coût pour le contribuable par rapport au Rafale.

Le JSF F-35 américain est, quant à lui, soumis au contrôle du Congrès pour une dérive de plus de 77 % de ses coûts depuis son lancement, en 2002. Et le développement n'est pas terminé: ce programme est d'ailleurs qualifié outre-Atlantique de «trillion programme«.

 

Il n'en reste pas moins que vous pesez lourdement sur l'exécution de la loi de programmation militaire, dont l'équilibre reposait sur une baisse des cadences de livraison des Rafale français…

 

Là encore, il y a des vérités qu'il est nécessaire de rétablir et des amalgames à corriger. Les livraisons annuelles de Rafale n'ont pas comme finalité de faire tourner les chaînes de production de Dassault Aviation. Elles sont là pour répondre aux besoins des forces. Dans le cadre de la préparation de la loi de programmation militaire, j'ai accepté, considérant les contraintes budgétaires, que dans l'hypothèse où l'appareil serait exporté d'ici à 2011, les cadences minimales de livraison à la France de onze avions par an, déjà en net recul par rapport aux cadences qui avaient été garanties précédemment, puissent être décalées d'un avion sur deux et compensées par les livraisons à l'export. L'export, pour des raisons liées aux aléas inhérents aux contrats internationaux, se décalant, il était indispensable de maintenir la cadence minimale initiale de onze avions par an, en deçà de laquelle toute l'équation industrielle aurait été déstabilisée. Il n'y a donc pas de cadeau fait par l'État à Dassault Aviation avec la livraison aux forces armées de onze Rafale par an. Ce qui se traduit, je vous le signale, par une cadence «infernale« d'un avion par mois sur onze mois ouvrables.

 

Pourtant, certains dénoncent un Dassault Aviation qui, fort de son monopole, vivrait au crochet de l'État.

 

Pour ceux qui continuent à penser que nous sommes un arsenal vivant grassement aux crochets de l'État, je veux juste leur indiquer que 75 % du chiffre d'affaires de notre société repose sur la vente d'avions civils et que les commandes de l'État ne représentent en moyenne que 20 % de notre activité! Par ailleurs, j'ai lu qu'il serait anormal que Dassault Aviation, entreprise privée, bénéficie d'un monopole en France sur les avions de combat. Je répondrai à cela que je ne suis pas sûr que la France ait les moyens d'entretenir deux bureaux d'études concurrents, ce que, d'ailleurs, même les Américains ne font plus. Ce serait contraire à la volonté maintes et maintes fois exprimée de rationalisation industrielle. D'autre part, Dassault n'a jamais failli dans la gestion de ses programmes et a toujours respecté ses engagements en termes de coûts, de délais et de performances, contrairement à tant d'autres…

 

Venons-en à l'export. On entend beaucoup dire que le Rafale est trop cher, inexportable, et que vous ne vous intéressez pas assez à l'export militaire. Qu'en pensez-vous?

 

Au regard de la qualité opérationnelle de cet avion, de l'engagement des personnels de l'entreprise, vous comprendrez que mon impatience à exporter le Rafale puisse être encore plus grande que celle de la presse!

D'abord un constat: l'exportation est une nécessité vitale pour l'industrie d'armement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les industriels du programme Rafale ont accepté, fait unique dans l'industrie aéronautique mondiale, de financer 25 % de son développement. Rien que pour les Émirats arabes unis, plus de 100 personnes de Dassault Aviation, et je ne compte pas ceux de nos coopérants Thales et Snecma, sont mobilisées dans les négociations Rafale depuis plus de deux ans. Croyez-vous que je dépenserais autant d'énergie juste pour faire de la figuration si je n'en étais pas convaincu?

 

Les effets de style sur l'exportabilité du Rafale sont dérisoires. De quoi parle-t-on? D'abord, de compétitions internationales où nos principaux concurrents sont américains et bénéficient d'une prime de compétitivité mécanique de 40 % grâce à la parité euro-dollar. Ensuite, les ventes d'avions de combat, parce qu'elles touchent au cœur de la souveraineté des États, sont avant tout des ventes où la dimension politique est essentielle. Les États-Unis mettent tout leur poids politique dans la balance pour empêcher l'exportation du Rafale. Ils savent qu'ils hypothéqueraient, ainsi, l'avenir de cette filière en France et en Europe. Ils y gagneraient un double monopole, militaire évidemment, mais aussi technologique, car l'aéronautique irrigue, par les technologies qu'elle développe, des pans entiers de l'économie.

 

Il reste tout de même le prix du Rafale!

 

Je rappelle d'abord que 70 % du coût d'un Rafale proviennent de nos partenaires et de l'ensemble de nos sous-traitants. Que nos prix sont validés par l'État, qui se porte garant qu'il n'y a pas de surmarge dans nos offres. Enfin, à l'export, il faut comparer le Rafale à ce qui lui est comparable. Si vous m'autorisez une métaphore que je tire de mon expérience de la fabrication, les industriels se sont dotés, en production, de machines-outils cinq broches en remplacement des machines à une ou deux broches pour optimiser leurs chaînes et réduire leurs coûts. Le Rafale, grâce à sa polyvalence, permet de remplacer plusieurs types d'avions différents, ce qui contribue à réduire la quantité d'avions nécessaires pour remplir les missions qui relèvent de l'aviation de combat. Il n'est donc pas possible de comparer un pour un.

 

Pour conclure sur ce registre du prix, je note que l'EF2000 a été vendu à l'Autriche par EADS Allemagne à un prix très largement supérieur à ceux du F-16 et du Gripen, et, étonnamment, cela n'a choqué personne. De même, en Arabie saoudite, quand soixante-douze appareils sont vendus pour 20 milliards de livres, il n'y a pas davantage de difficultés…

Je note également que la presse fait état, en relation avec des ventes de certains de nos concurrents, d'instructions judiciaires qui, quelques fois ont mêmes été arrêtées par les pouvoirs publics locaux. Je tiens à rappeler que notre société, qui opère dans le monde entier, respecte les lois votées par les élus de la nation.

 

Concrètement, quel est votre marché export et comment expliquer ces échecs?

 

Le marché traditionnel des avions de combat français est constitué des pays qui ne veulent pas acheter d'avions américains ou des pays qui veulent une double source. Des compétitions ont été organisées en Corée du Sud, à Singapour et aux Pays-Bas. Dans ces pays, les armées de l'air étaient alors uniquement équipées d'avions américains. Ces pays ont toujours eu des liens très étroits avec les États-Unis, pour des raisons géostratégiques en ce qui concerne la Corée ou Singapour. Pour des raisons de confort aux Pays-Bas, membre fondateur de l'Union européenne, mais farouche partisan de la préférence américaine pour ce qui relève de leur aviation de combat, souvenez-vous du marché du siècle! Nous avons peut-être commis une erreur en participant à ces premières compétitions, où nos chances étaient, dès le départ, assez limitées. Mais si nous ne l'avions pas fait, personne ne l'aurait compris. À chaque fois, nous avons éliminé l'EF2000 et nous nous sommes retrouvés en finale contre des avions américains.

 

Comment expliquez-vous l'échec marocain?

 

En 2007, c'est un véritable cafouillage étatique français en période électorale qui a fait perdre à la France un contrat, alors que les Marocains avaient la volonté de choisir français. Suite à cet échec, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé une reprise en main des contrats stratégiques, avec la création de la «war room« à l'Élysée, afin de coordonner la politique d'exportation française. Ce volontarisme présidentiel s'est traduit par une relance rapide des projets Rafale export, avec notamment les EAU (Émirats arabes unis) et le Brésil.

 

Précisément, où en êtes-vous de vos prospects export?

 

Les trois dossiers les plus avancés sont les Émirats arabes unis, l'Inde et le Brésil. Commençons par les EAU. Nous sommes depuis 2008 en négociation avec ce pays. Les EAU sont un client partenaire qui nous a toujours amenés à faire mieux. Les négociations se poursuivent, et la société s'emploie à développer des partenariats locaux qui, si le dossier Rafale aboutissait, devraient permettre de renforcer la relation stratégique entre nos deux pays sur la base d'une coopération industrielle et technologique élargie autour du Rafale.

 

En Inde, nous sommes en phase finale contre l'EF2000 d'EADS. Je ne ferai aucun commentaire sur ces négociations, mais je veux souligner tout l'intérêt que Dassault Aviation porte à ce client historique de l'aéronautique de combat française. Nous sommes très attachés à répondre aux préoccupations d'indépendance et de souveraineté des Indiens, qui veulent consolider une base industrielle déjà très performante.

 

Enfin, au Brésil, le volontarisme du président français a permis que le Rafale soit considéré au plus niveau par les autorités brésiliennes. La présidente Dilma Rousseff a décidé de geler le processus d'acquisition compte tenu de la situation économique mondiale. Nous attendons la reprise de la compétition pour 2012. Nous ne restons évidemment pas inactifs et nous avons là encore, parce que telle est l'ambition des autorités brésiliennes, multiplié les accords et partenariats technologiques, universitaires et industriels afin d'assurer les responsables brésiliens de notre volonté sans réserve de transférer le savoir-faire et les technologies qui assurent au Brésil le renforcement de sa souveraineté sur son arme aérienne.

 

Qu'en est-il de la décision suisse?

 

Les autorités militaires helvètes, dans le cadre d'un processus rigoureux d'évaluation, ont plébiscité le Rafale pour l'adéquation de ses performances au regard de leur besoin opérationnel. D'ailleurs, le rapport publié dans la presse suisse souligne la prééminence du Rafale sur ses deux concurrents. Le Conseil fédéral a annoncé qu'il orientait son choix vers le Gripen NG, le moins bien classé des trois avions en lice. Mais le choix d'un avion de combat est toujours un choix politique qui prend également en compte la qualité des relations bilatérales. Or celles-ci, vous le savez, ne sont pas en ce moment au beau fixe…

 

En juillet dernier, le ministre de la Défense a annoncé dans le domaine des drones Male avoir opté pour une solution proposée par Dassault Aviation sur la base du Heron TP de l'israélien IAI. Cette décision vient d'être durement mise en cause par le Sénat. Qu'en pensez-vous?

 

Avant de répondre directement à votre question, permettez-moi juste de la replacer dans son contexte pour que l'on en comprenne bien les enjeux.

 

Partant du constat que le futur avion de combat européen ne sera pas lancé avant 2030-2035, Dassault Aviation est confronté à la question centrale du maintien des compétences et du savoir-faire de son bureau d'étude en matière militaire. Il nous faut conserver la capacité de faire évoluer le Rafale en fonction des progrès technologiques et de l'évolution des menaces pendant les quarante ans de son activité dans les forces armées françaises, tout en se préparant au développement de l'avion qui un jour le remplacera.

 

Notre stratégie du maintien des compétences repose sur trois piliers, qui sont tous indispensables parce que complémentaires: les avions civils, qui nous permettent de développer les compétences duales, les évolutions Rafale France et export, et les drones. Dans ce dernier domaine, nous ne sortons pas du néant, mais avons depuis 2000 mis en œuvre une politique empirique.

 

En 2000 et en 2003, nous avons fait voler sur autofinancement des démonstrateurs l'AVE-D et l'AVE-C, qui nous ont permis notamment de valider les technologies des vols télécommandés et du vol d'une plate-forme sans dérive.

En 2003, Dassault Aviation s'est vu confier le plus important projet de recherche et technologie européen dans le domaine de l'aéronautique de combat, avec le démonstrateur d'avion de combat non piloté baptisé «nEUROn«. Ce projet est un double laboratoire: d'abord, de développement des technologies liées à la furtivité, à l'emport en soute, au vol automatique… pour une plate-forme de la taille d'un Mirage 2000 ; mais aussi de coopération européenne innovante, avec la sélection de cinq partenaires européens (Saab, Alenia, EADS-Casa, Ruag et HAI) choisis pour leurs compétences et soutenus financièrement ab initio par leur État.

 

Qu'en est-il de la coopération franco-britannique et du projet Heron TP?

 

En 2010, à la suite du traité franco-britannique de Lancanster House, une coopération dans le domaine des drones de surveillance Male (Medium Altitude Long Endurance) a été amorcée pour répondre aux besoins des forces armées des deux pays. Dans ce cadre, Dassault Aviation et BAE Systems ont proposé un projet de drone Male baptisé «Télémos«. Ce projet doit permettre, à l'horizon 2020, de fournir aux forces armées française et britannique un drone de surveillance reposant sur des technologies 100 % européennes! Cela vous montre que si, avec BAE, nous sommes concurrents aujourd'hui dans les avions de combat, nous sommes conscients que notre avenir passe de façon pragmatique par des coopérations. Le drone Male doit ouvrir cette voie.

 

Il s'agit là d'une perspective à l'horizon 2020. En parallèle des enjeux industriels, il existe des besoins militaires. Le conflit libyen a démontré la dépendance des armées françaises aux renseignements fournis par les Américains, faute de disposer de drones adaptés et modernes. Cette carence a été soulevée par des rapports parlementaires. Pour combler ce déficit capacitaire, le comité d'investissement du ministère de la Défense a décidé, en juillet dernier, d'entrer en négociation avec Dassault Aviation pour la fourniture d'une version francisée et évolutive du Heron TP israélien.

 

C'est cette décision qui est aujourd'hui reprochée au ministre de la Défense, le drone américain Predator semblant avoir de nombreux partisans, notamment au Sénat…

 

Face à cette carence capacitaire, les alternatives étaient pour le ministère de la Défense en vérité assez simples. D'un côté, un achat sur étagère auprès des Américains permettant de combler ce déficit, mais qui ne se traduisait par aucun transfert d'expérience et de savoir faire vers le territoire national et les industriels français. L'Amérique, vous le savez, ne partage pas! Pensez-vous que la France serait mieux traitée avec le Predator que ne le sont les britanniques avec le JSF F-35?

 

De l'autre côté, le choix d'une plate-forme israélienne, qui sera un peu plus onéreuse que le Predator en raison des travaux de francisation, gage de notre indépendance nationale. Ce projet est très important au plan industriel. Il va permettre à Dassault Aviation, en application de l'accord intergouvernemental franco-israélien, de bénéficier de transferts d'expériences de la part de la société israélienne IAI et de la connaissance approfondie des systèmes Male. Nous aurons, en outre, la responsabilité de l'ensemble des travaux de francisation et d'intégration de système.

Ce choix va conforter toute une filière industrielle française cohérente autour de Dassault Aviation, dans l'optique de mettre l'équipe France en position de force pour aborder la coopération franco-britannique. Je m'engage à ce que ce projet franco-israélien tienne toutes ses promesses, tant en termes de prix que de délais ou de performances. Je sais que les attentes sont fortes.

 

Dassault Aviation et Thales ont été l'objet d'une violente campagne médiatique. Où en êtes-vous avec Thales à ce jour?

 

Je ne suis pas devenu actionnaire de Thales en investissant deux milliards d'euros pour être juste un «sleeping partner«, mais avec la mission, confiée par l'État, d'opérateur industriel. Cette mission m'oblige à ne pas rester passif devant les difficultés. Or Thales, qui est un des fleurons technologiques français, a traversé une période difficile en raison d'une gestion que je qualifierais au minimum de hasardeuse! Je ne rentrerai pas dans le détail de mes découvertes, mais je rappelle que nous avons trouvé un certain nombre de contrats accusant des pertes pharaoniques de près de 2,5 milliards d'euros. Ceci a conduit Thales à faire trois «profit warning«. Alors que les Cassandre annonçaient l'effondrement de l'entreprise et l'incapacité de son nouveau président, la société est aujourd'hui gérée et contrôlée. Les commandes et le chiffre d'affaires sont au rendez-vous, les résultats annoncés au marché sont tenus et ceci sans avoir sacrifié les investissements de recherche, contrairement à certaines allégations, là encore mensongères.

 

Mon ambition d'opérateur industriel est claire. D'abord, assainir la situation dans laquelle se trouve Thales pour en faire un acteur industriel compétitif et flexible. Une fois ces fondamentaux restaurés, il sera possible de s'atteler à relever de nouveaux défis. J'aspire à ce que Thales devienne le champion européen dans les domaines des hautes technologies stratégiques, de l'aéronautique et de l'espace, de la défense et de la sécurité, à l'instar de ce qui s'est fait en Grande-Bretagne autour de BAE, tout en poursuivant la diversification vers des activités civiles pour équilibrer les cycles et compenser la baisse des budgets militaires.

 

On dit volontiers que Dassault Aviation est vieillissant, tant dans son actionnariat que dans son management?

 

Nous sommes, Serge Dassault et moi-même, extrêmement sensibles à ces marques d'intérêt pour notre santé. Je voudrais d'abord les rassurer tous, à moins que cela ne les inquiète davantage: il n'y aura pas de vacance de pouvoir dans la société, la continuité sera assurée. Chaque chose viendra en son temps et sans l'avis de tous ces «fameux experts«…

 

Dassault Aviation présente l'avantage d'être une société contrôlée par un actionnaire majoritaire. C'est une véritable chance pour elle, car cela permet une gestion sur le long terme, cohérente avec le cycle de nos produits, et sans que le management ait les yeux rivés sur les cours de l'action.

 

C'est également une chance pour la France que cet actionnaire s'intéresse à la défense, car ce n'est pas l'activité la plus lucrative pour les investisseurs, si j'en juge par les difficultés rencontrées en Allemagne pour trouver un actionnaire de substitution à Daimler chez EADS, où les candidats ne se sont pas bousculés! Il est certainement plus rentable d'investir dans le luxe que dans l'aéronautique et la défense!

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:45

http://www.flightglobal.com/blogs/the-dewline/assets_c/2011/12/C130%20slide-thumb-560x421-148608.jpg

 

December 2, 2011 By Stephen Trimble - The DEW Line

 

Lockheed Martin has quietly launched two new variants of the 57-year-old (and counting!) C-130 Hercules. The C-130XJ and the C-130NG both appeared in a presentation by Ralph Heath, executive vice president of Lockheed's Aeronautics division, on 1 December at the Credit Suisse aerospace and defense conference in New York.

 

Few details of both configurations have been made available so far. The C-130XJ is aimed at the export market, and is designed to make the aircraft affordable to a broader set of foreign buyers, Heath said. The "X" in the designation stands for "expandable", Heath added, and buyers can upgrade to the C-130J's full capability.

 

It appears the C-130NG, which includes winglets and a redesigned nose and tail, will be offered after 2020 to replace the C-130H fleet. See a comparison between the old and new versions of the C-130J and C-130NG below.

 

http://www.flightglobal.com/blogs/the-dewline/2011/12/02/C130%20old%20and%20new.jpg

 

Nearly 60 years has passed since Lockheed designer Willis Hawkins first unveiled the C-130 design. His legendary boss, Clarence L. "Kelly" Johnson, instantly hated the aircraft, warning Lockheed chief engineer Hal Hibbard the C-130 would "ruin" the company. Johnson was right about many things, such as his designs for the U-2 and SR-71, but he was completely wrong about the C-130. Rather than ruining the company, the C-130 series will be produced for at least 65 years, and possibly longer.

 

In the last several years, the C-130's reign over the tactical airlift market has been challenged like never before. The Airbus Military A400M and Kawasaki C-2 offer a larger platform as airlift demand increases, although the latter is forbidden to be sold outside of Japan. Meanwhile, the Embraer KC-390 and the Antonov An-178 are designed to compete directly against the C-130, albeit with a jet-powered aircraft.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:55
Du Rafale aux drones, Dassault perd des soutiens…

 

9 décembre 2011 by Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Infoutu de vendre le merveilleux avion à l’export alors que les Européens arrivent à placer l’Eurofighter et les Suédois le Gripen (en Suisse), Dassault peut se faire un peu de mourron. Car les soutiens nationaux commencent à être moins enthousiastes, que ce soit pour la fabrication du Rafale ou son option d’importer un drone israélien.

 

La chaîne du Rafale interrompue en 2018 s’il ne trouve pas de client à l’export

 

Cela a été sensible lors de la dernière intervention du ministre de la Défense, Gérard Longuet, sur LCP-FranceInfo-LeMonde, le 7 décembre. Le ministre a eu cette phrase qui en dit long sur une certaine confusion. « Si Dassault ne vend pas son appareil à l’étranger, la chaîne sera arrêtée » non pas en 2013 car il reste des commandes à assurer pour l’armée française mais en « 2018 ». Tout ne sera pas perdu pour l’industriel cependant a tenu à rassurer le ministre. Car dans le prix d’un avion « l’achat représente un tiers et la vie deux tiers. Lorsqu’on a un Rafale, sur sa durée de vie, on paiera deux fois le prix normal. Donc l’industrie sera servie. » a-t-il expliqué avant de défendre « Le Rafale est un avion réellement polyvalent qui permet le combat aérien, surveillance, frappes au sol. » Et s’il ne se vend pas c’est peut-être tout simplement une question de « savoir où on place son ambition » a-t-il ajouté.

 

La bataille des drones

 

Mais l’attaque majeure est venue du Sénat qui a choisi de frapper … au portefeuille. Dans son rapport sur le budget 2012, voté début décembre, le Sénat a, en effet, revu le choix effectué par le ministère de la Défense. Une révision effectuée – faut-il préciser – de façon non partisane puisque l’amendement a été proposé par des députés PS (Daniel Reiner), comme UMP (Xavier Pintat). Il a estimé qu’en comparant le projet de drone israélien Heron TP fabriqué par IAI et adapté par Dassault et celui du drone amériain Reaper, il y avait matière plutôt à opter pour le second, ce à la fois pour des raisons économiques que militaires.

 

Le drone Heron TP d’IAI (promu par Dassault) est un drone de surveillance produit à 7 exemplaires, qui n’est pas encore opérationnel dans l’armée israélienne. Pour le rendre apte au combat, il faudrait aussi modifier la liaison satellitaire (satcom) qui le relie au segment sol. La francisation, effectuée par Dassault, revient à 370 millions d’euros pour sept véhicules aériens et deux stations sol, maintien en conditions opérationnelles compris pour dix ans et francisation incluse. Mais ce drone ne pourrait pas être disponible « dans le meilleur des cas », pas avant 2015, voire après. Il est « 30 % plus cher, 20 % moins performant » a reconnu lui-même le ministre de la Défense Gérard Longuet lors des auditions.

 

Le drone Reaper de l’industriel américain General Atomics, « produit à plus de 150 exemplaires,  est un drone de maraudage et de combat ». Son coût est de 209 millions d’euros. Avec la francisation qui peut être effectuée par EADS, on arrive à « un coût total à 297 millions d’euros pour sept véhicules aériens et deux stations sol, maintien en conditions opérationnelles compris pour dix ans. Et sa disponibilité pourrait être un peu plus rapide : entre deux ou trois ans » selon que l’on « francise » ou non l’appareil.

 

Le choix du Sénat

 

Entre les deux programmes, il n’y a pas photo selon le Sénat. L’option du ministère de la Défense choisir le drone Héron TP, sans appel d’offres, est « difficile à comprendre : elle est financièrement désavantageuse, militairement contestable et industriellement hasardeuse, puisque selon l’offre de mai 2011 la Société Dassault ne serait responsable outre l’intégration de la satcom et des capteurs supplémentaires, que de l’importation, de la certification et des essais en vol. En outre, elle ne permettrait de satisfaire le besoin opérationnel qu’après la fin du contrat de maintien en conditions opérationnelles du drone Harfang, engendrant de ce fait une rupture capacitaire. » Du coup le Sénat a voté à la majorité de ses membres une coupe de 80 millions d’euros, laissant sur le programme 146, 289 millions d’euros pour acheter le drone Reaper (209 millions d’euros) et traiter les obsolescences du drone Harfang (29 millions d’euros). Les 80 millions d’euros économisés ne seront pas perdus pour la défense, ils seront affectés au programme de drone du futur.

 

Le mauvais choix du gouvernement

 

Non contents d’avoir opérés cette recomposition, les principaux artisans de cet amendement, UMP comme PS, cosignent un article publié dans le Monde aujourd’hui, intitulé « le mauvais choix du gouvernement », les sénateurs descendent en flamme le drone Heron. « Il est grand, lent et vulnérable face à des conditions météorologiques dégradées. Il a été conçu pour évoluer au-dessus du territoire réduit d’Israël afin d’écouter et d’observer à ses frontières. Il n’est pas armé et ne pourra jamais emporter un armement polyvalent en raison de son architecture. Enfin, il est produit à moins d’une dizaine d’exemplaires et n’est technologiquement pas abouti. »…

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:45

http://www.meretmarine.com/objets/500/39229.jpg 

Une corvette de la gamme Gowind (ici la Gowind Presence)

crédits : DCNS

 

09/12/2011 MER et MARINE

 

Un responsable de Boustead Naval Shipyard, un chantier malaisien retenu par le gouvernement malaisien pour construire de nouvelles corvettes, a indiqué mercredi qu'il pensait conclure le mois prochain la vente de 6 bâtiments avec le groupe français DCNS. Pour ce marché, DCNS, qui propose sa gamme de corvettes et patrouilleurs hauturiers de la famille Gowind, serait en compétition avec le Néerlandais Damen et le groupe allemand TKMS. Ce dernier est un fournisseur traditionnel de la marine malaisienne, à laquelle il a notamment livré deux corvettes de 1650 tonnes du type Meko A100 en 2006, avant d'opérer un transfert de technologie vers Boustead pour la réalisation de quatre unités supplémentaires, mises en service entre 2008 et 2010. Les Allemands ont également construits les deux frégates de 2100 tonnes Kasturi et Lekir, opérationnelles depuis 1984. Les Français ne sont donc partis sur un terrain largement occupé par la concurrence. DCNS a, toutefois, pu faire ses preuves avec la Malaisie en fournissant au pays ses deux premiers sous-marins, les Tunku Abdul Rahman et Tun Razak (type Scorpène), livrés en 2009 et 2010 et dont les équipages ont été formés par les sous-mariniers français.


Allié à Bustead, DCNS proposerait l'une des versions les plus grandes de la famille Gowind, soit un bâtiment d'une centaine de mètres affichant un déplacement de 2400 tonnes en charge. Pour mémoire, L'Adroit, première Gowind réalisée par DCNS et mis à disposition de la marine française entre 2012 et 2015, correspond à l'entrée de gamme de la famille Gowind. Il s'agit d'un patrouilleur de 87 mètres et moins de 1500 tonnes.


L'Adroit (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 08:30
BPC russes : La phase de réalisation lancée

Le BPC Dixmude quittant Saint-Nazaire, en juillet dernier

crédits : STX FRANCE - BERNARD BIGER

 

08/12/2011 MER et MARINE

 

La phase de réalisation du programme des bâtiments de projection et de commandement commandés par la Russie a débuté. C'est ce qu'annonce DCNS, maître d'oeuvre du programme, qui sous-traite à STX France la construction des deux navires, qui seront livrés par les chantiers de Saint-Nazaire en 2014 et 2015. DCNS et STX travaillent sur les études de conception visant à adapter le design de ces bâtiments, dérivés des BPC français du type Mistral, aux besoins de la marine russe. « Si ces deux BPC restent en grande partie identiques aux BPC français de type Mistral, quelques adaptations sont à l'étude pour répondre aux besoins du client. Les navires seront aménagés pour permettre l'accueil des hélicoptères à double rotors de Kamov. Les deux bâtiments seront équipés de systèmes spécifiques, tels que le dégivrage partiel du pont d'envol, pour affronter les conditions climatiques très froides. Enfin, les systèmes électriques seront adaptés pour répondre aux normes russes », explique DCNS.


Côté construction, après la découpe des premières tôles à Saint-Nazaire, la réalisation des blocs constituant les futurs navires (M33 et N33 selon la terminologie nazairienne) commencera début 2012.


Le Dixmude en construction, en 2010 (© : STX FRANCE - BERNARD BIGER)


Un Kamov Ka-52 (© : MARINE NATIONALE)

Soutenir la modernisation des chantiers russes

En dehors des seuls BPC, ce contrat vise également à mettre à niveau l'industrie navale russe, qui souhaite se moderniser. Pour se faire, les Français travaillent avec le groupe russe OSK. Les chantiers de l'Amirauté, à Saint-Pétersbourg, sont associés à la phase de réalisation dès le premier bâtiment. Ils réaliseront environ 20% de la coque, sous forme de blocs destinés à la partie arrière, qui seront acheminés à Saint-Nazaire pour être assemblés au reste de la coque. Les Russes doivent ensuite fournir environ 40% des blocs du second BPC, avec un niveau d'armement plus important. Là encore, les structures fabriquées en Russie seront transférées en France. Pour mener à bien ce transfert de technologie, des personnels russes sont attendus dans l'estuaire de la Loire pour se familiariser avec les méthodes de production de STX, qui enverra également une équipe à Saint-Pétersbourg pour superviser les travaux réalisés aux chantiers de l'Amirauté. Suivant le projet négocié entre Paris et Moscou, il est ensuite prévu que la Russie commande deux BPC supplémentaires, qui seraient achevés à Saint-Pétersbourg. En dehors de sa fonction de maître d'oeuvre, DCNS réalisera l'intégration du système de direction des opérations du navire et du système de communications.


Longs de 199 mètres pour un déplacement de 22.000 tonnes en charge, les futurs BPC russes pourront, comme leurs homologues français, déployer des hélicoptères, ainsi que des troupes et des véhicules via des engins de débarquement. Pour mémoire, les Mistral (2006), Tonnerre (2007) et Dixmude (2012) de la Marine nationale, armés par un équipage de 170 hommes, peuvent embarquer 16 hélicoptères lourds, ainsi que 450 soldats, 70 véhicules et deux engins de débarquement amphibie rapides (EDA-R). Ils disposent également d'importantes infrastructures de commandement et d'installations hospitalières très développées.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:45

http://www.techlahore.com/wp-content/uploads/2011/12/ch3nov2mo8.jpg

 

Dec.04, 2011 techlahore.com

 

Since the war on terror started in Afghanistan back in 2001, the United States Air Force has employed various different UAV platforms to target insurgents and the Taliban. Both on Afghan soil as well as in Pakistani territory, with the covert approval of the Pakistan government. Observing the efficacy of UAV platforms like the Predator, the Pakistani military establishment requested the United States to equip it with UAVs so that the war on terror could be prosecuted with more efficacy on the part of the Pakistani military. However these requests were denied repeatedly and America cited the potential use of these UAV platforms in military theaters outside the Afghan Pakistan border (i.e. India) as a flimsy excuse. Faced with these denials, but unwavering in its resolve to achieve its objectives, Pakistan undertook a domestic UAV development program. Even prior to Predator requisition requests being turned down, the Pakistani military had already invested in various autonomous target drones, built both by the private and public sectors. Here at TechLahore, we covered Pakistani drone developments a couple of years ago. In fact, we pointed out that the level of sophistication was such that – in a rather ironic twist -private Pakistani drone  manufacturers were exporting UAVs even to the United States homeland security department for oversight applications on the US-Mexico border.

 

Since then, much has happened. Pakistan entered into a deal with the Italian firm, Selex-Galileo, for the licensed production of fairly capable UAV aircraft at the Kamra Aeronautical facilities. In addition, the Pakistan Navy also acquired rotorcraft drones from foreign sources. Separately, the Pakistan Army has pursued partnerships with China and has incented local manufacturers to continue to develop more advanced platforms within the country. One of the more promising UCAV projects currently in progress in Pakistan is the Burraq armed drone. Burraq is envisioned as a high endurance, long-range, over the horizon, armed UAV aircraft. For the last four years it has been under development and rumors are now surfacing that it may be ready for deployment. At the recent Zhuhai airshow in China, in which the Pakistan Air Force participated with its JF-17 Thunder fighter aircraft, Chinese manufacturers also displayed miniaturized lightweight missiles that were particularly suited for carriage on a drone. Various parts of this sprawling Pakistani drone development program are coming together, in partnership with China – weapons development, control systems development, propulsion, airframe, ground stations and much else. The Burraq will only the first in a line of capable, armed Pakistani drones.

 

And soon. The Burraq, it seems, will be flying in early 2012.

 

http://www.techlahore.com/wp-content/uploads/2011/12/1_5_1_FALCO-1024x739.jpg

The Pakistani UAV program is a wonderful example of the breadth of technological capability that exists in the country, its ability to collaborate internationally without relying on problem-ridden dealings with America, and the benefits of investing in local development and local manufacturing as opposed to wiring a ton of money to a foreign country and importing somebody else’s equipment (Saudi Arabia style). As with the JF-17 Thunder fighter aircraft, Pakistan will discover that the flexibility of owning and running a domestically developed military platform allows unending customization, full control of capabilities, and absolutely no worries with regards to security or someone else knowing its true performance, or even inhibiting the capabilities by doctoring the IFF system or other internal electronics. Not only that, but for private technological firms based in Pakistan a program of this nature creates tremendous economic opportunity. A variety of different inputs, ranging from materials to software to optics to electronics and propulsion technologies are required to build a high-tech UAV. A sophisticated military program such as the Burraq will lead not only to an improvement in Pakistan’s defensive and offensive military capabilities, but also in significant benefits for the economy and local industry.

 

We hope that in future, with military programs such as Burraq, the continued development of the spectacularly successful JF-17 Thunder fighter aircraft and its various space technology ventures, Pakistan will continue to create domestic research and development capabilities which will ensure a brighter future for its people and a credible defense against any would-be aggressor.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:50

http://www.defenceweb.co.za/images/stories/AIR/Air_new/CZO-Archer_HMDS.jpg

The Archer Z-150 Helmet-Mounted Display System as

launched by Carl Zeiss Optronics at the LIMA2011 show

in Malaysia today.

 

07 December 2011 by defenceWeb

 

Carl Zeiss Optronics (CZ0) has launched a new version of its Helmet Mounted Display and Sighting System that can be utilised by aircrew flying fixed-wing aircraft or helicopters. The Archer Z-150 was unveiled at the Langkawi International Maritime and Aerospace Exhibition (LIMA 2011) in Malaysia today.

 

“The Archer Z-150 is based on our combat-proven system that is already used by a number of air forces around the world,” says Ben Ash, CZO's South African-based Executive Business Development Manager of CZO. “It is a cost-effective solution because it can be configured to fit onto most standard helmets worn by pilots and aircrew.”

 

South Africa pioneered the research and development of Helmet Mounted Display Systems (HMDS) in the 1970s and the SA Air Force was the first to fly helmet- mounted sights operationally. With a HMDS systems, all flight and mission data can be projected on a helmet-mounted display. The system follows the head movements of the pilot providing him with the ability to react and make mission-critical decisions within a fraction of a second.

 

In addition, information on the aircraft’s performance – such as airspeed and altitude – is also displayed, enabling the pilot to keep his head up and eliminating the need to look around in the cockpit. CZO says it has been leading the world in new product development and innovations in this field over the past three decades. CZO is part of Carl Zeiss Optronics, the Security and Defence division of the Carl Zeiss Group, global leaders in the manufacturing of optronics, optical and precision engineering products for military and civilian applications.

 

Ash says the LIMA 2011 exhibition is an important platform for CZO to demonstrate the quality of its products to existing and potential clients in the Asia-Pacific region. “Over the past 22 years LIMA has grown into one of the world’s premier aerospace exhibitions, bringing together key decision-makers in both the defence and civilian sectors,” he says.

 

HMDS are increasingly being used in non-military environments, says Frans Vermaak, responsible for the marketing and sales of airborne systems at CZO. This includes search-and-rescue operations, coastal patrols, fire fighting and the monitoring of high voltage electricity networks.

 

Archer Z-150 consists of two subsystems - a helmet-mounted display (HMD) and optical head tracking system (OHTS) configured to fit onto standard aircrew helmets. The entire system only adds approximately 600 grammes to the weight of the helmet.

 

The OHTS used in Archer Z-150 have been designed and manufactured at CZO’s facilities in South Africa.

 

CZO in a statement says Archer Z-150 provides high accuracy, low latency in-flight tracking of helmet orientation and position. “This is essential for slaving weapon systems and sensors while displaying stabilised symbols and images on the HMD. Information is relayed to the display within a few milliseconds and inflight accuracies of a few milliradians are achieved.”

 

The Archer Z-150 uses holographic optical waveguide display technology offering exceptional display performance and seamless night vision compatibility. Vermaak says that cockpit mapping and harmonisation of the HMDS is a one-off exercise and no calibration is required. Depending on the requirements of the client, between one and four miniature sensors are installed in the cockpit together with a processor unit that is integrated with the aircraft’s computer.

Installation and calibration of the HMDS can be completed within two hours. The unique data is stored on the HMDS and units can be replaced on the flight-line without the requirement to re-harmonise the HMDS.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 13:00

http://referentiel.nouvelobs.com/file/2780767.jpg

EADS croit aux chances de son Eurofighter Typhoon pour remplacer les vieux F5 et MiG 29 de l'armée de l'air malaisienne (SIPA)

 

07-12-11 par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

REPORTAGE Les Malaisiens choisiront-ils les Tigre d'Eurocopter et les Eurofighter Typhoon d'EADS ? Pour gagner la bataille, les géants français de l'aviation militaire se montrent sous leur plus beau jour au salon aéronautique LIMA à Langkawi.

 

C’est toute la beauté des compétitions entre les Rafale, Eurofighter, et autres F-18 : elles sont un éternel recommencement. A peine digérés les propos du prince héritier d’Abu Dhabi sur l’ "offre non compétitive" du Rafale, à peine intégrée la décision de la Suisse de préférer le chasseur Gripen du suédois Saab à l’appareil français, le grand barnum s’est déjà déplacé à quelques milliers de kilomètres à l’est, sur l’île malaisienne paradisiaque de Langkawi.

 

Le ring ? Le salon aéronautique LIMA, un des plus importants de la région. Dans les allées sur-climatisées pour compenser les 32°C et les 90% d’humidité du tarmac, des militaires à uniforme fluo et seyante plume bleue sur le képi voisinent avec le gratin du secteur, Lutz Bertling, le patron d’Eurocopter, Patrick Boissier, PDG de DCNS, ou Eric Trappier, le directeur commercial de Dassault Aviation. Au dessus du hangar, un boucan infernal : Rafale, F-18, Eurofighter et Su-30 règlent leurs comptes à grand renfort de postcombustion.

 

La Malaisie souhaite acheter entre 12 et 20 nouveaux hélicoptères

 

Le message est clair : la Malaisie est devenue un client de premier ordre pour l’industrie de défense européenne et mondiale. Après le retrait (provisoire ?) de l’Afrique du Sud, le pays est le seul client export de l’appareil de transport militaire A400M d’Airbus, avec quatre exemplaires commandés. Il a aussi pris livraison de deux sous-marins de la famille Scorpène à DCNS, et commandé une douzaine d’hélicoptères lourds EC725 à Eurocopter.

 

Et ce n’est pas fini : la Malaisie prépare une commande d’hélicoptères de combat – estimée de 12 à 20 appareils - où le Tigre, le fleuron d’Eurocopter, fait figure de favori. "Nous avons une bonne chance de gagner : le Tigre a prouvé ses capacités au combat et affiche une disponibilité au delà de 90% en Afghanistan, assure Lutz Bertling, président d’Eurocopter. Il ne faut pas s’attendre à une annonce sur le salon, mais ce genre de manifestation nous permet d’avancer dans les négociations"

 

Le pilote d’essai de l’appareil exposé ne chôme pas : en plus de l’impressionnante démonstration en vol, où l’hélicoptère vole sur le dos, il va également offrir quelques sensations fortes aux membres de l’état-major de l’armée de l’air qui ont demandé à tester l’appareil. Un appel d’offres courant 2012 et une décision fin 2012 - courant 2013 est le calendrier le plus crédible.

 

En attendant, le pays discute également avec DCNS d’une commande de six corvettes de la famille Gowind, des navires de 2500 tonnes destinés à la lutte anti-aérienne, anti-surface et anti-sous-marine, pour lesquels le groupe naval de défense français a reçu une lettre d’intention l’été dernier. Et les discussions semblent bien avancées : une maquette de la corvette Gowind est même exposée sur le stand du chantier naval malaisien Boustead, qui serait le partenaire industriel en cas de signature du contrat… "A priori, c’est très bien embarqué", assure un familier du secteur. La Malaisie serait la première référence export pour cette gamme de corvettes.

 

EADS croit aux chances de son Eurofighter

 

Et le Rafale ? Après l’échec suisse et le coup de semonce d’Abu Dhabi, il est plutôt en position d’outsider dans la compétition malaisienne, destinées à remplacer les vieux F-5 et MiG-29. Deux favoris semblent mieux placés : l’Eurofighter Typhoon, développé par EADS, BAE et Finmeccanica, que le ministre de la défense Ahmad Zahid Hamidi a récemment considéré comme le meilleur avion ; et le F-18 Super Hornet de Boeing, dont une version précédente équipe déjà l’armée de l’air locale.

 

Chez Eurofighter, on se veut confiant : "L’appareil est sans équivalent en termes d’enveloppe de vol, d’accélération, c’est presque un chasseur de cinquième génération, assure le commandant Foxy Gregory, pilote de la Royal Air Force appelé en renfort pour faire l’article. En Libye, 200 armements ont été délivrés, avec un taux de réussite de 99% pour les cibles fixes."

 

Le Rafale, de même que le Gripen suédois et le Su-30 de Sukhoi, semblent avoir un peu de retard, mais Dassault peut compter sur le soutien du chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Jean-Paul Palomeros, qui a fait le déplacement en Malaisie. Le soutien d’un grand client –et pour l’instant le seul- n’est jamais de trop.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 12:45

http://www.naval-technology.com/projects/gowind_corvettes/images/1-gowind-corvettes.jpg

The Gowind family of corvettes (l-r) – action, 2,000t

presence,1,000t control and 2,000t combat.

source naval-technology.com

 

7 décembre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La corvette Gowind, conçue par DCNS, a été choisie par la marine royale malaisienne pour son programme de navires côtiers.

 

Cependant, le contrat pour la construction des 6 bâtiments reste bloqué en raison de désaccords entre le constructeur, Boustead Naval Shipyard Sdn Bhd (BNS), et la marine malaisienne, selon des personnes ayant connaissance du programme.

 

Un des points de blocage est l’insistance de BNS et de DCNS que les bâtiments soient équipés du système de gestion de combat (CMS : combat management system SETIS, conçu par DCNS.

 

La marine malaisienne veut de son côté un autre système développé par Thales, le Tacticos, en train d’être intégré sur un de ses bâtiments, le KD Kasturi.

 

La marine malaisienne avait espéré réduire le nombre de systèmes CMS en service dans sa flotte pour réduire le problème de formation et de soutien. Le chef de la marine malaisienne, l’amiral Tan Sri Abdul Aziz Jaafar, a déclaré mardi que le gouvernement avait choisi la corvette Gowind.

 

Il a refusé de démentir ou de confirmer si la signature des contrats n’auraient lieu que lorsque la marine aurait satisfaction sur ses exigences. Cependant, il a confirmé que la plupart des spécifications du bâtiment avaient été fixées.

 

Le directeur de BNS, Tan Sri Ahmad Ramli Mohd Nor, a démenti pour sa part que le retard soit lié à un désaccord avec le client. « C’est le gouvernement, nous sommes prêts à avancer, » a déclaré Ahmad Ramli, un ancien chef de la marine malaisienne.

 

La corvette Gowind choisie par la Malaisie sera armée d’un canon de 57 mm, de missiles anti-aériens et de torpilles. Sa vitesse maximale sera de 29 noeuds.

 

Référence : Sun Daily (Malaisie)

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:50
Pour Dassault et l'Etat, l'avenir du Rafale se joue à Abu Dhabi

 

06/12/2011 Alain Ruello, journaliste chargé des questions de défense aux « Echos »

 

Après les déclarations assassines des Emirats arabes unis lors du Salon aéronautique de Dubaï, puis la fin de non-recevoir de la Suisse, qui lui a préféré le Gripen suédois, le Rafale court toujours après son premier succès à l'export. Avec, en filigrane, une question clef, rarement évoquée : le maintien des compétences françaises en matière d'avion de combat. Intervenant il y a quelques jours lors d'un colloque sur la guerre en Libye et en Afghanistan, Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l'armement, n'a pas esquivé le sujet. Le maintien des compétences ? « C'est plus facile avec un contrat export », a-t-il lâché devant un parterre de militaires et d'attachés de défense étrangers. Le nom des Emirats arabes unis, qui négocient depuis trois ans l'achat de 60 exemplaires de l'avion de combat français, n'a pas été cité. Mais l'auditoire a compris le message. En jugeant récemment le prix de Dassault « inacceptable », Abu Dhabi a douché les espoirs de signer rapidement. Pour l'Etat, qui compte désespérément ses sous, la perspective de financer à deux les évolutions du bijou de l'armement national a pris du plomb dans l'aile.

 

Les médias ont beau en avoir fait une cible facile, le Rafale concentre une vingtaine de technologies stratégiques que très peu de pays maîtrisent. Il s'agit du radar, des équipements de guerre électroniques ou encore de l'optronique ou du guidage inertiel. Contrairement, là encore, à ce que certains estiment, l'avion tricolore n'est pas dépassé, quand bien même son premier vol remonte au milieu des années 1980. Ses concurrents américains, F16 de Lockheed Martin par exemple, affichent bien plus d'ancienneté au compteur. Autrement dit, et c'est un point largement oublié, un avion de combat vit longtemps, très longtemps, parfois jusqu'à cinquante ans.

 

Le Rafale, qui est entré en service opérationnel dans l'aéronavale en 2004 et dans l'armée de l'air deux ans plus tard, n'échappe pas à la règle. Il devrait voler dans l'armée française jusqu'en 2040 au moins. A condition bien sûr de rester au goût du jour de la technologie. La DGA finance pour cela des évolutions périodiques de l'appareil, qu'on appelle « standard » dans le jargon militaire et qui correspondent à une configuration donnée pour une période donnée. Actuellement, la version en service, la plus moderne donc, est le standard dit « F3 », qui autorise l'emport du missile nucléaire ASMP-A, de l'Exocet dernier cri ou encore de l'armement par guidage laser.

 

La suite est déjà dans les cartons des ingénieurs de la DGA. Pour rester au top le plus longtemps possible, une autre grosse modification du Rafale sera nécessaire. Quand ? Les plans actuels tablent sur une mise en service entre 2020 et 2025, à condition de démarrer les travaux vers 2013. Certaines évolutions sont déjà connues. Cela concerne par exemple la nacelle de désignation de cibles Damoclès, qui guide les missiles. Conçu et produit par Thales, cet équipement date de la génération Mirage 2000. D'autres restent à préciser, dans le domaine de la furtivité par exemple. La feuille de route n'est pas complètement arrêtée, mais la facture pour le contribuable, elle, ne fait pas de doute : elle se chiffrera en centaines de millions d'euros. C'est le prix à payer si la France veut rester une nation militaire majeure. Et c'est là que l'export, et plus particulièrement aux Emirats, prend toute son importance.

 

Quand ils ont accepté en 2008 de négocier l'achat de 60 Rafale, Paris et Abu Dhabi se sont entendus sur un point crucial : en cas d'accord, le contrat portera sur une version améliorée « et » commune de l'avion. En d'autres termes, les deux pays sont prêts à harmoniser leurs besoins et donc à partager le financement de ce futur standard. Dans les autres pays où Dassault espère décrocher la timbale, ce n'est pas le cas. S'ils se prononcent pour l'avion de Dassault, le Brésil et l'Inde ne souhaitent que peu d'évolutions par rapport à la configuration en service dans l'armée française. Les Suisses n'en demandaient aucune.

 

Pour la DGA, qui sait que l'après-2013 va être dur, c'est du pain bénit. Que les Emirats signent, et ce sera autant d'économisé pour les finances publiques. Il en va de centaines d'emplois hautement qualifiés dans les bureaux d'études de Dassault, Thales ou Safran, pour ne reprendre que les trois principaux partenaires du Rafale. S'ils ne signent pas, il sera dur de maintenir cette compétence. Au mieux, compte tenu des coupes budgétaires à venir, cela se fera au détriment d'autres programmes d'armement. Au pis, il faudra que les politiques assument des choix difficiles. Le théorème ne souffre pas d'exception : s'il faut des décennies pour se forger une expertise de pointe, il ne faut que quelques mois pour la laisser filer. Les Anglais en ont fait l'amère expérience, obligés de faire appel à des ingénieurs américains pour concevoir la prochaine génération de leurs sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

 

Boeing est dans la même situation avec son F15 et son F18. S'il veut maintenir les bureaux d'études, l'américain doit accrocher un client export prêt à payer la modernisation des deux avions de combat puisque le Pentagone ne mise que sur le F35 de Lockheed Martin. Ses clients nationaux le lâchant en partie faute d'argent, l'Eurofighter a le même souci. En Suisse, l'appel d'offres spécifiait que l'avion choisi serait l'avion testé. Saab va pourtant essayer de se servir de Berne pour donner un coup de jeune à son Gripen, qui date de 1996.

 

Sans sombrer dans le chauvinisme industriel, il faut donc souhaiter que le gouvernement, durant les quelques mois qu'il lui reste, ou le suivant, sans trop tarder, trouve un accord avec les Emirats. Pour violente qu'elle ait été, la rebuffade d'Abu Dhabi vis-à-vis de Dassault ne signifie pas que les jeux sont faits, même si les concurrents du Rafale ont été invités au bal. Désigné pilote en chef des négociations par Nicolas Sarkozy, Alain Juppé maintient le contact. Le problème, c'est que cheikh Mohammed ben Zayed al Nahyane, le numéro deux du royaume, celui sans qui rien ne peut se faire, est en position de force. Avec 80 F16 et 60 Mirage 2000 qui lui donnent entière satisfaction, il a tout son temps...

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 07:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/39060.jpg

Pose de l'IM400 sur le patrouilleur Holland

crédits : THALES

 

06/12/2011 MER et MARINE

 

Le premier mât intégré produit par Thales a passé avec succès ses essais d'usine avant d'être intégré sur le Holland, tête de série des quatre nouveaux patrouilleurs néerlandais du type OGPV. Développé aux Pays-Bas, l'Integrated Mast IM400 permet de concentrer en un seul mât les différents systèmes électroniques mis en oeuvre par le bâtiment, facilitant l'intégration de matériels toujours plus nombreux. L'IM400 dont est doté le Holland comprend un radar de veille air à quatre faces planes SeaMaster 400 (bande S), dérivé des SMART et APAR. La veille surface est assurée par un radar fixe Seawatcher (également à quatre faces, bande X), qui pourra aussi assurer le guidage de l'hélicoptère embarqué. L'IM400 comprend, par ailleurs, un système électro-optique (IR/TV) de surveillance et d'alerte Gatekeeper. Ce système, avec une capacité de détection à 360 degrés, a été conçu pour traiter les menaces asymétriques, comme les attaques de petites embarcations rapides, de drones aériens ou de nageurs de combat. Le mât accueille enfin l'Integrated Communication Antenna System (ICAS), qui permet l'utilisation de systèmes de communication VHF/UHF et peut mettre en oeuvre une liaison de données tactique (L16), ainsi qu'un système d'identification « Friend or Foe » NR IFF.


En dehors des capacités de cette structure intégrée, on insiste aussi, chez Thales, sur les gains financiers que procure l'I-Mast. Ce dernier permet, en effet, de réduire les coûts d'intégration et de maintenance (il y a notamment une galerie technique à l'intérieur permettant aux marins, en cas d'intervention, de travailler à l'abri). Ainsi, l'électronicien livre la structure en un seul bloc à l'issue du montage et des tests des senseurs. La solution est donc beaucoup moins lourde qu'une intégration progressive des équipements électroniques sur le navire en construction. Certes, le planning initialement prévu a connu un peu de retard avec le Holland, qui a débuté ses essais en mer en mai dernier et vient tout juste de recevoir son mât intégré. Il convient néanmoins de rappeler qu'il s'agit là d'une première et que, comme pour tout « prototype », les glissements calendaires sont fréquents.


(© : THALES)


(© : THALES)

Fabriqué par l'usine Thales d'Hengelo, l'IM400 a été installé sur le Holland au chantier Damen Schelde Naval Shipbuilding de Flessingue, où a été réalisé le patrouilleur et où le mât est arrivé par barge. La structure a ensuite été transférée dans une cale où se situait le bâtiment, puis montée à bord au moyen d'un pont roulant. Le Holland va désormais mener la fin de ses essais en mer avec son mât intégré, avant d'entrer en service au sein de la marine néerlandaise. Destiné au patrouilleur Zeeland, second de la série des OGPV, le deuxième IM400 doit être installé début 2013. Deux autres mâts sont prévus pour les quatrième et cinquième patrouilleurs, un IM400 ayant été commandé à Thales pour équiper le bâtiment logistique Karel Doorman, que DSNS doit livrer en 2014.


(© : THALES)


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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 09:05

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/db/Gripen_3.jpg

photo US DoD

 

1. décembre 2011 - Par Marc-André Miserez, swissinfo.ch

 

Même jugé «sobre et modeste», l’avion de combat suédois que le gouvernement veut acheter peine à convaincre les commentateurs de la presse helvétique. Alors que les Romands ironisent sur «l’avion-Ikéa», certains Alémaniques considèrent carrément que le Gripen suisse ne décollera jamais.

 

«Le Gripen attrapera-t-il la grippe auprès du peuple», titre le Blick avec son sens habituel de la formule. Car pour le tabloïd alémanique, il est clair que dans cette affaire, c’est le peuple qui aura le dernier mot. Conviction plus ou moins partagée par l’ensemble des commentateurs.

 

En choisissant de dépenser trois milliards pour 22 Gripen, du groupe suédois Saab, le gouvernement a finalement abandonné jeudi les offres du français Dassault (Rafale) et du consortium européen EADS (Eurofighter), qui auraient coûté globalement un milliard de plus.

 

Victoire pour les pacifistes

 

Pour le Bund, c’est maintenant le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), opposé à tout achat d’avion de combat, «qui peut jubiler». Ce choix «rend de moins en moins vraisemblable l’achat futur d’un avion» pour remplacer le vieux Tiger.

 

En effet, argumente le quotidien bernois, les partisans d’un nouvel avion «ne voulaient pas le moins cher, mais le plus moderne, le plus génial. Il sera donc difficile de trouver une majorité parlementaire en faveur du Gripen». Et d’autre part, les économies nécessaires pour cet achat, dans des domaines comme les transports ou la formation, auront de la peine à passer en référendum.

 

Quant à savoir si le ministre de la défense Ueli Maurer, «dont il est de plus en plus douteux qu’il veuille vraiment de nouveaux avions», a voulu cela, le Bund laisse la question ouverte…

 

Grounding

 

Plus radical, le Tages Anzeiger promet à Ueli Maurer «une plantée programmée». L’avion suédois est déjà «menacé de grounding au parlement, avant même d’avoir décollé de Suisse». Le quotidien zurichois se demande même si le ministre de la Défense n’a pas fait ce choix «afin de diminuer ses chances devant le parlement, et d’avoir ainsi plus d’argent pour les autres secteurs de l’armée».

 

«Parfois, le débat sur l’armée en Suisse passe les bornes de l’absurde, écrit de son côté l’Aargauer Zeitung. Le gouvernement passe commande provisoire de 22 Gripen et les partisans d’une armée bien équipée ne se réjouissent même pas de cette victoire d’étape».

 

Pour le quotidien argovien, «il est sûr que le GSsA et la gauche obtiendront un vote populaire sur cette question. Et alors, même le Gripen bon marché pourrait tomber dans les urnes. Les forces aériennes se trouveraient ainsi revenues à la case départ».

 

Révolution culturelle

 

Plus positive, la presse romande n’en est pas moins sceptique elle aussi. Pour Le Temps, «le choix du Gripen, l’avion le moins cher, mais aussi le moins performant, marque une révolution culturelle et mentale. L’armée ne peut pas revendiquer uniquement ce qui est le plus performant, mais elle devra admettre ce qui est suffisant pour remplir sa mission».

 

«En présentant un choix modeste et raisonnable, Ueli Maurer met le maximum d’atouts dans son jeu. Rien n’est gagné pour autant. Il faudra convaincre le nouveau parlement, puis le peuple, que cet achat justifie les sacrifices qui seront imposés aux transports, à la recherche ou à l’agriculture», tempère le quotidien.

 

Dans un éditorial commun, L’Express et L’Impartial (Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds) et La Liberté (Fribourg) voient dans l’avion suédois «un break sans options plutôt qu’une rutilante berline. N’en déplaise aux pilotes qui rêvaient de technologie de pointe et de panache, le Gripen est un choix empreint d’une modestie toute helvétique».

 

Mais les trois quotidiens ne voient pas non plus la partie gagnée pour autant. «On entend déjà la gauche et les cantons se plaindre des sacrifices réclamés dans les transports, les assurances sociales, la recherche ou la formation. Le gouvernement, puis le parlement devront faire des choix. La vraie bonne nouvelle, c’est que le peuple y sera très probablement associé».

 

Avion-Ikéa

 

Reste, pour Le Temps, «à dissiper les doutes légitimes sur la capacité de la Suisse à maîtriser un projet aussi complexe, puisque le montage final et une partie du développement du Gripen devraient être effectués par l’entreprise de la Confédération RUAG. Il ne faudrait pas que le parlement ait le sentiment d’un avion suédois à monter soi-même, une sorte d’appareil de combat Ikéa».

 

Le rapprochement a frappé les caricaturistes. Tant La Liberté que Le Temps présentent des cartons frappés du nom de la maison de meubles, l’un avec un Ueli Maurer perplexe, l’autre avec un officier qui pleure devant ce trop peu rutilant cadeau de Noël, comme un enfant capricieux. Quant à 24 Heures, s’il n’a pas osé reproduire le nom sur les cartons, l’allusion est suffisamment claire pour que chacun lise «Ikéa» au lieu de «Saab» dans le logo bleu et jaune.

 

Lot de consolation

 

24 Heures justement, qui avec La Tribune de Genève, voit dans le Gripen «le choix qui ne satisfait personne». «Le Gripen acheté sera un développement de l’appareil qui a fini dernier des évaluations. A quoi donc a servi cette procédure, qui a coûté entre 50 et 100 millions, si à la fin, l’armée suisse prend le pari d’un modèle qui ‘n’existe encore que sur le papier’, selon Ueli Maurer?», interrogent les deux quotidiens.

 

«Et finalement, pourquoi doit-on acheter ces avions? Personne n’a encore prouvé la nécessité sécuritaire de cet achat. Le gouvernement, en optant pour le moins cher parce qu’il est le moins cher, envoie le message qu’il n’est pas davantage assuré de son choix. A trois milliards, c’est tout de même cher payé le lot de consolation», concluent les deux journaux lémaniques.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/Swedish_JAS-39_Gripen_landing.jpg/800px-Swedish_JAS-39_Gripen_landing.jpg

photo USAF

 

3 décembre 2011 – Opex360.com

 

Une enquête a été ouverte par la justice suisse dans le cadre du choix fait par la Confédération hélvétique d’acquérir 22 avions de combat Gripen NG, conçu par Saab, afin de remplacer les F-5 Tiger actuellement en service au sein de ses forces aériennes, au détriment du Rafale de Dassault Aviation et de l’Eurofighter.

 

Selon le Tages-Anzeiger, cette enquête porte sur la divulgation de deux rapports confidentiels peu élogieux concernant l’avion suédois par le quotiden Basel Zeitung, à quelques jours seulement de l’annonce officiel du choix du Conseil Fédéral suisse.

 

Pour le ministère public suisse, il s’agit d’une « violation du secret de fonction ». Selon ces deux rapports, le Gripen ne remplirait pas toutes les spécifications requises par les forces aériennes suisse. Et dans l’un des documents, le chef de ces dernières, le commandant Markus Gygax concluait que « le Rafale produit par Dassault sera proposé comme nouvel avion de combat par l’aviation suisse ».

 

Le choix du Gripen étant contesté par beaucoup de monde, dont les premiers intéressés, à savoir les aviateurs suisses, mais aussi des responsables politiques, qui ont fait par de leur préférence pour le Rafale, le nombre des « suspects » est large.

 

En attendant, le porte-parole des forces aériennes suisses a nié que ces derinères soient à l’origine de la fuite. Alors qui en est le responsable? Aux enquêteurs de le dire.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 08:00

http://www.flightglobal.com/assets/getAsset.aspx?ItemID=39132

photo Israel Sun/Rex Features

 

TEL AVIV, Israel, Dec. 2 (UPI)

 

The U.S. Army will decide in the next few weeks whether it will buy Israel's Iron Dome anti-rocket defense system, developed by Rafael Advanced Defense Systems, to protect bases in Iraq and Afghanistan.

 

Rafael and the U.S. Raytheon Co., which produces the Patriot air-defense system, teamed in August to market Iron Dome, currently used to defend against Palestinian rockets, in the United States.

 

Iron Dome is designed to counter rockets and artillery shells with a range of 2-43 miles. It's the first system of its type to be used in combat.

 

Yossi Druker, head of Rafael's Air-to-Air Directorate, said Wednesday that the winner of the tender issued by the Pentagon is expected to be announced in January.

 

"Iron Dome is said to be compatible with the U.S. Army's Counter-Rocket and Artillery and Mortar system, or C-RAM, as part of layered defense for military bases," The Jerusalem Post observed.

 

Iron Dome made its combat debut in April in southern Israel against Palestinian rockets and the military says it has notched a success rate of 85 percent against Palestinian rockets it sought to intercept.

 

The system's computer can distinguish which rockets will hit populated areas and those that won't. It only fires on those that endanger Israeli lives.

 

The Israeli air force, which is responsible for air defense, has three Iron Dome batteries operational, primarily in the south to counter short-range rockets fired by militants from the Hamas-ruled Gaza Strip.

 

But the military acknowledges that it needs 15-20 Iron Dome batteries to effectively provide protection from short-range missiles and rockets along the northern border with Lebanon and the southern frontier with Gaza.

 

So the Israelis may find themselves on the horns of a dilemma if the Americans decide they want Iron Dome: Who will get priority, homeland defense or developing a potentially lucrative export market for this unique system, the first operational short-range air-defense system in the world?

 

The Israelis say they face missile threats on several fronts, from Syria, Iran, Hezbollah in Lebanon and Hamas and its allies in Gaza.

 

These threats range from intermediate-range ballistic missiles from Iran and Syria, with shorter-range weapons from Hezbollah and the Palestinians.

 

The nightmare scenario is that if a new conflict erupts in the Middle East, every inch of the Jewish state will be exposed to a sustained and unprecedented bombardment by these foes.

 

Military planners say this could last for weeks, with up to 200 missiles and rockets a day hammering Israel, including the massive urban conurbation around Tel Aviv in the center of the country.

 

Every Iron Dome battery will be needed but Israel's defense industry, like those in the United States and Europe, is increasingly dependent on export sales to keep production lines rolling amid global cutbacks in defense spending.

 

Singapore has reportedly bought Iron Dome, although no details are available and the Israeli Defense Ministry hasn't confirmed the sale. India and South Korea have also shown interest.

 

The air force expects to take delivery of David's Sling, another anti-missile system developed by Rafael, within the next year, Brig. Gen. Doron Gavish, commander of the air force's Air Defense Division, said Thursday.

 

This system, also known as Magic Wand, is designed as the middle-tier of Israel's planned multilayer missile defense shield. It's designed to counter missiles and rockets with ranges of 25-185 miles.

 

Meantime, The Jerusalem Post reports that state-owned Israel Aerospace Industries is building a third battery of the Arrow-2 high-altitude, long-range missile interceptor to be deployed near Tel Aviv.

 

The Israeli air force has two Arrow batteries deployed in southern and northern Israel. The system is designed to counter Iran's Shehab-3b, Sejjil-2 and Soviet-designed Scud ballistic missiles. Syria also has Scuds.

 

Central Israel was chosen for the site of the new battery "because it provides the best protection for long-range threats which Israel faces from a number of directions," a military spokesman said.

 

IAI and Boeing in the United States are developing the Arrow-3, which will extend the range and altitude of the missile, which allows it to intercept ballistic missiles earlier in their trajectory and further from Israel.

 

The Arrow-3's first fly-out test is scheduled within the next few months. The United States contributed the bulk of the funds to develop the Arrow system.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 13:35

http://info-aviation.com/wp-content/uploads/2011/11/Su-30MKI-Indian-Air-Force.jpg

 

29 novembre 2011 par Daniel Favre – INFO-AVIATION

 

Le 23 novembre, le ministre indien d’État à la Défense Shri PallamRaju MM a évoqué les livraisons de Su-30 devant les parlementaires, en expliquant à la fois l’historique du projet, et les réponses de fabrication de HAL. Jusqu’à présent, il a déclaré que « Sur un total de 180 avions, l’Inde a reçu 99 SU-30MKI en 2010-11″ (source : gouvernement indien).


Les chasseurs-bombardiers Su-30MKI sont la fierté de la flotte de l’Indian Air Force. Jusqu’à 230 exemplaires ont déjà été commandés en 3 étapes : 50 Su-30MK et MKIS commandés directement en 1996, 40 autres commandés directement en 2007, et une construction sous licence avec HAL (Hindustan Aeronautics Limited), qui veut produire jusqu’à 140 avions supplémentaires de 2013 à 2017.

 

Les avions Su-30 sont performants et les équipages sont très bien formés comme ils l’ont montré à l’exercice Red Flag américain en 2008, ainsi qu’à l’exercice Indra Dhanush en 2007 où ils avaient gagné le respect de la RAF.

 

L’Inde développe aussi le programme TEJAS LCA pour combler ses besoins en avions de combat bas de gamme, et prévoit 10 milliards de dollars dans l’appel d’offre MMRCA qui vise à s’équiper d’avions de combat de 5e génération.

 

Mais l’Inde ne néglige pas l’avion de combat haut de gamme. Ses avions initiaux Su-30MK et MKI ont tous été mis à niveau vers la version Su-30MKI Phase 3, et l’Inde n’est pas l’intention de s’arrêter là. Des informations concordantes indiquent que l’achat d’une autre version SU-30MKI serait à l’étude, avec un programme de modernisation « Super 30″ des avions actuellement en service. Reste que HAL doit répondre à ces objectifs de production, et la tâche est rude.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:55
Le Yak-130 découle du démonstrateur Yak-AEM-346, développé au milieu des années 90, par Yakovlev. Photo Irkut Corp

Le Yak-130 découle du démonstrateur Yak-AEM-346, développé au milieu des années 90, par Yakovlev. Photo Irkut Corp

 

28 novembre 2011 par Rédaction - Aerobuzz

 

Irkut Corp a exposé pour la première fois au salon aéronautique de Dubaï (13-17 novembre 2011) son biplace d’entrainement Yak-130 qui doit entrer en service, en Algérie, avant fin 2011.

 

D’ici à la fin de l’année, les forces aériennes algériennes intègreront leur premier Yak-130. Ce biplace d’entraînement militaire sera utilisé pour la formation des futurs pilotes de Su-30 MKI. Les deux avions sont construits par Irkut Corp. Pour l’heure, la Russie est le seul pays à utiliser le Yak-130, en service depuis avril 2011. Ses besoins sont estimés entre 250 et 300 appareils à terme.

Le Yak-130 peut également être armé de bombes guidées de 500 kg et de missiles R-73 à courte portée. © Irkut Corp.

Le Yak-130 peut également être armé de bombes guidées de 500 kg et de missiles R-73 à courte portée. © Irkut Corp.

L’avion d’entraînement Yak-130 destiné à la formation des pilotes de combat © Irkut Corp.

L’avion d’entraînement Yak-130 destiné à la formation des pilotes de combat © Irkut Corp.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:35
Saab Continues to Support Swedish Armed Forces in Afghanistan

 

November 26, 2011 (Released Nov. 24, 2011) defpro.com

 

The Swedish Armed Forces will continue to entrust Saab with the operation and maintenance of power stations at three Swedish bases in Afghanistan. The contract is being extended for another year and is now valid to 2013.

 

“Our activities here in Afghanistan mainly involve operating the electrical installations at Camp Northern Lights, Camp Monitor and Camp Birka. We make sure they remain operational 365 days a year,” explains Carina Hörnfeldt, Head of Section and Field Support Manager at Saab.

 

CAMPS THROUGHOUT THE WORLD

 

For several years, Saab has been working with the Swedish Armed Forces’ bases throughout the world, for example in Kosovo, Cyprus and the UAE. Saab has been supporting ever since Camp Northern Lights was built in northern Afghanistan in 2006, and once the construction was finished Saab assumed the operational commitment.

 

“In parallel to this, we are also working on the expansion of various bases, where the projects include electricians, fibre technicians, project managers and supervisors. Altogether, there are about 40 people working on this in Afghanistan but the assignment also requires a great deal of administration back home, so there are many more people involved,” states Carina Hörnfeldt.

 

FEATHER IN THE CAP

 

Last year, Saab and the Swedish Armed Forces agreed a two-year contract and this has now been extended for another year to 2013.

 

“It feels great that they want to continue working with us. It is a key deal for our business and a feather in the cap for everyone who is working on the project,” says Carina Hörnfeldt.

 

Altogether, there are around 600 soldiers from Swedish units stationed at the three bases. Most are at Camp Northern Lights, where Finnish troops are also stationed. The Swedes are part of Isaf (International Security Assistance Force), which is working on behalf of the UN to enable the reconstruction of Afghanistan.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:15

http://the-diplomat.com/flashpoints-blog/files/2011/11/U.S.-Navy-400x285.jpg

 

November 28, 2011 By David Axe - the-diplomat.com/flashpoints-blog

 

The Chinese People’s Liberation Army has a new maritime patrol plane apparently optimized for finding and destroying submarines. But whose submarines? And how effective will it be?

 

The first pictures of the Y-8F-600 patroller, a derivative of the Soviet-designed An-12 cargo plane, appeared online last week. Sources indicate the PLA has taken possession of two of the patrol planes, apparently for testing. The PLA traditionally builds large numbers of new warplanes only after extensive trials and design changes.

 

The patroller appears to be equipped with a surface search radar, an infrared sensor, a magnetic boom for detecting submerged submarines and a bomb bay for torpedoes and other weapons.

 

 

“The appearance of the new Y-8 platform indicates that China is expanding its ASW ambitions,” Aviation Week journalist Bill Sweetman notes. “Building an aircraft is only a small part of the ASW battle. It also requires sensor and processing technology...and human expertise.”

 

Developing and sustaining an effective open-ocean anti-submarine capability, of the sort that can deter or defeat large, powerful nuclear-powered submarines (SSNs) in deep water, is a daunting challenge. During the Cold War, the U.S. Navy and the Japanese Maritime Self-Defense Force evolved complex Anti-Submarine Warfare (ASW) systems involving P-3 patrol planes, underwater sensors, surface vessels and their own submarines. The goal was to find and if need be sink Soviet subs before they could threaten U.S. and Japanese shipping.

 

In the decades since the end of the Cold War, the United States and Japan have shifted their sub-hunting focus towards China and its large force of diesel-powered submarines. Both countries have produced new patrol planes: the U.S. P-8 Poseidon and the Japanese P-1.

 

“Since this [the Y-8] is only a second generation ASW aircraft, it’s probably a generation behind P-8 Poseidon in terms of the platform and sensors,” notes “Feng,” a blogger from the highly-regarded website Information Dissemination.

For that reason, it’s likely the Y-8 patroller is meant to track the less-sophisticated submarines belonging to countries such as Vietnam and Taiwan – and only when they're close to shore where other Chinese forces can help.

 

“China has very limited ASW capabilities and appears not to be making major investments to improve them,” explains Owen Cote, Jr., an analyst at the Massachusetts Institute of Technology. “The ASW capabilities it does have appear focused on coastal defense, and on the threat posed by the diesel submarines of potential regional adversaries as opposed to American SSNs.”

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 07:20

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/61/ROVER_Laptop.jpg/800px-ROVER_Laptop.jpg

U.S. Air Force photo by Tech. Sgt. Shelly Burroughs

 

November 26, 2011: STRATEGY PAGE

 

For the last two years, one of the most popular electronic gadgets in Afghanistan was not the iPad or satellite phone, but Rover 5, otherwise known as the fifth generation ROVER (Remote Operations Video Enhanced Receiver). This is small (14cm/5.5 inch wide) handheld video device provides ground troops with UAV video feeds. Each Rover 5 costs about $35,000 and is the size of a seven inch tablet. Rover is more than three times heavier than a tablet (at 1.6 kg/3.5 pounds). But Rover can still be hand held, and enables the user to direct the camera on the UAV supplying the video. A stylus is used for this. The additional weight in the ROVER is for all the electronics needed to receive a wide variety of signals and display several different video types, plus a larger battery. Rover 5s are more often mounted in vehicles, giving convoys a top-down view of the terrain ahead. This has made it more difficult to ambush American troops. Commanders use Rover 5 to check UAV feeds and their own troops.

 

ROVER allows troops to view real-time video from a UAV or aircraft overhead. Aircraft with targeting pods (like Litening and Sniper) or surveillance gear (like AC-130 gunships) are much more effective when the guys on the ground have a ROVER unit that can receive that video feed.

 

 This kind of real-time, "common picture", capability makes air power much more effective, and reduces friendly fire incidents. U.S. Special Forces troops and infantry unit commanders use ROVER to obtain a larger view (than their low flying Raven UAVs can provide) of the surrounding area. This ROVER devices use a built in antenna to get the video from overhead UAVs or aircraft. The original ROVER system, as well as the current one, was developed and sent to the troops in record time. So don't let anyone tell you this sort of thing can't happen. However, except in wartime, such rapid technology development usually does not happen.

 

ROVER came to be nine years ago, when a Special Forces soldier, just back from Afghanistan, walked into the Aeronautical Systems Center at Wright Patterson Air Force Base, and asked the technical people why his guys could not have a device that would allow them to watch the video being generated by a Predator, AC-130 or other aircraft overhead. In particular, the soldiers wanted the capability of the AC-130 getting video from a Predator that had spotted something the AC-130 was being sent to destroy. Since it was the Special Forces troops on the ground who were running, and fighting, the ground battle, it would help them a lot if they could see the real time video from Predators and combat aircraft. At that time, the video was being viewed by people in the aircraft, or the UAV operators (who were back in the United States, running things via a satellite link.) The ground troops had to ask the air force what could be seen on the video, and there was usually a delay in getting that information. It would be much better for all concerned if the ground troops could see that video in real time.

 

 The air force geeks went to work, and in two weeks had a ROVER prototype that Special Forces personnel could take back to Afghanistan. ROVER I was not terribly portable, but the Special Forces could haul it around in a hummer, and see what any Predators overhead were seeing. This proved very useful. A few months later, Rover 2 appeared which allowed troops to view UAV vids on a laptop computer. By late 2004, Rover 3, a 5.5 kg (12 pound) unit built to be carried in a backpack, was put into service.

 

 Although Rover 3s cost $60,000 each, they addressed dozens of suggestions and complaints from the troops who used earlier ROVERs. Some 700 Rover 3s entered service within a year. They were used in Afghanistan and Iraq, and can grab video feeds from army, marine and air force UAVs and bomber targeting pods (which have great resolution, even when the aircraft are 20,000 feet up.)

 

 The Rover 4 appeared in 2005. It allowed users to point and click on targets to be hit. With Rover 3, the guys on the ground could see what they want bombed, or hit with a missile, but had to talk the bombers to it. This happens often, especially when the target is behind a hill or buildings, preventing the ground troops from using their laser range finders to get a GPS location. With Rover 4, the bomber pilot, or UAV operator, is looking at the same video as the ground troops, and can confirm that the indicated target is what is to be hit. This is particularly important in urban warfare, where the building next door might be full of innocent civilians.

 

Shortly after Rover 5 appeared two years ago, Tactical Rover appeared. This is a 440 gram (one pound) hand held device that uses a variety of display devices (like helmet monocle, laptop, PC or tablet). Tactical Rover was popular with the Special Forces, who often sneaked into hostile territory on foot, and need to minimize their weight load.

 

 The original ROVER gear was initially operated, mostly, by air force ground controllers. The larger number of ROVER units out there now allows platoon leaders and company commanders access, as well as Special Forces teams and some army or marine ground patrols.

 

 Without the wartime pressure, it would have taken a decade or more to get ROVER to where it got in only a few years. Special Forces frequently get special equipment made, as they have a "mad money" fund just for that sort of thing. But these new ideas do not always travel so quickly to the rest of the army. A decade ago, army planners did not see anything like ROVER being available until the 2020s.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:10

http://info-aviation.com/wp-content/uploads/2011/11/Yak-130-Russe.jpg

 

21 novembre 2011 par Valerie Cheron / INFO-AVIATION

 

Exhibé avec fierté par la Russie lors du salon aéronautique de Dubaï, le Yak-130 doit devenir un best-seller à l’exportation sur le marché des avions d’entraînement.

 

La Russie a pris de l’avance sur le vaste marché de l’avion subsonique d’entraînement au combat*. Ce secteur connait une forte croissance qui s’explique par le fait que la génération précédente (comme le Hawk britannique) accuse un retard considérable depuis que les avions de combat de 4ème et 5ème génération sont présents dans les armées.

 

Les pays clients attendent en effet des avions d’entraînement à la hauteur des performances des nouvelles générations d’avions de chasse qui offrent une meilleure maniabilité, un rapport poussée/poids plus élevé, une capacité de vol à angle d’attaque élevé, et des logiciels de bord sophistiqués.

 

Aujourd’hui, le Yak-130 semble pouvoir répondre à ces besoins. Le Yak-130 a été fabriqué sur la base du démonstrateur Yak-AEM-346, qui lui-même été développé au milieu des années 90 par Yakovlev DB (aujourd’hui Yakovlev Engineering Center de IRKUT Corp) avec la participation de spécialistes italiens.

 

 

http://info-aviation.com/wp-content/uploads/2011/11/Cockpit-dun-Yak-130.jpeg

Cockpit d'un Yak-130.

 

Il peut recevoir des bombes guidées de 500 kg, des bombes aériennes et des roquettes. Pour engager des cibles aériennes, le Yak-130 peut être armé de missiles à courte-portée R-73 pouvant être guidés jusqu’à 20 km de portée. De nouvelles options d’armes sont à l’étude pour compléter l’armement du Yak-130 utilisant l’imagerie thermique et le laser. Les capacités de combat des Yak-130 pourrait être également renforcées par l’installation d’un système de ravitaillement en vol.

 

Qu’en est-il des ventes ? Depuis avril 2011, les Yak-130 sont utilisés par la Russie pour la formation de ses pilotes de chasse. Les pilotes russes apprécient sa grande maniabilité et sa stabilité en vol. L’armée russe souhaite en acquérir 250 unités. Le contrat devrait être conclu d’ici la fin de 2011.

 

L’Algérie a commandé des Yak-130 afin de dispenser une formation de haute qualité pour ses futurs pilotes de Su-30MKI. Les livraisons devraient avoir lieues d’ici la fin de l’année 2011. Les Yak-130 sont fabriqués dans les installations de production d’Irkut et les pilotes algériens ont déjà terminé leur formation en Russie pour bientôt piloter leurs nouveaux avions.

 

Concernant la Libye, la guerre civile a changé la donne. La Russie était un gros vendeur d’armes pour Kadhafi mais la France occupe désormais le terrain suite à son rôle déterminant dans la chute du régime.

 

Certains experts estiment que le Yak-130 se caractérise par un prix élevé, des performances de combat plus modérés et qu’il intègre de nombreux composants de fabrication américaine.

 

Les experts en matériel de défense pensent néanmoins que les avions de combat légers ont un bel avenir devant eux. La demande pour ce type d’avion est en hausse en raison des conflits de faible intensité et des opérations anti-terroristes qui se multiplient dans le monde entier.

 

Avec leurs nouveaux équipements, ces avions « d’entraînement » seront assez efficaces pour lutter contre des avions de transport, des hélicoptères, et des drones.

 

* Le Yak-130 est en concurrence avec le T-50 de KAI (Corée du Sud), le M-346 d’Alenia Aermacchi (Italie), le Hawk de BAE (UK), le A-4 Skyhawk (USA) et à l’Aero L-159 Alca (République tchèque).

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 12:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4a/Air_Force_Flag_of_the_People%27s_Republic_of_China.svg/750px-Air_Force_Flag_of_the_People%27s_Republic_of_China.svg.png

 

2011-11-21 (China Military News cited from asianweek.com and by Arthur Hu)

 

Aviation Week says that while the PLA dreams of the day when their fleet of aircraft carriers, stealth fighters and hypersonic anti-carrier missles  can park off California and play "Rolling Thunder" bombing targets in California and Washington and have a re-do of Pearl Harbor Chinese style, they have a LONG LONG way to go to even reach parity with European powers let alone the mighty US Navy.

 

(On the other hand, in case you haven't noticed, England, not so long ago queen of the seas for most recorded history is going to hell in a handbasket, they're scrapping their Harrier carriers and selling their neat Harrier force to the US for parts, and they grounded and scrapped all their Nimrod patrol aircraft. The other Navy we haven't heard much about, the Phillipines really is a pathetic excuse for an armed forces that can barely stand up to Al Queda, let alone China)

 

China's People's Liberation Army (PLA) is modernizing. It has acquired an aircraft carrier, developed at least one unmanned aerial vehicle, and a stealth fighter, and is trying its hand at public relations.

 

During a trip to China by French defense journalists in September, Gen. Chen Zhou, author of China's defense white paper published in March, said with some humor, "We are learning military transparency but can't do it overnight, and it does have limits as we cannot put state security in peril." Hence, there was no mention of Taiwan, details of the aircraft carrier, missiles or the nation's space program during the tour.

 

A recurring theme of the PLA hosts was the technology gap between China and the West. Chen claimed the PLA "has a 25-30-year technology gap. We haven't even completed the mechanization process and now we have to move into the digital age. Digitalization [of military equipment] is our biggest technological challenge."

 

Gen. Qian Lihua, director of the defense ministry's foreign affairs bureau, said "our technological means and talents lag far behind those of Western nations. We are still in the primary phase of digitalization." He added that "we would like the countries of the European Union to sell us high technology."

 

Now what most people don't notice is that there is a 25-30 year tech gap compared to our NEWEST equipment like the F-22 which we can't afford to buy more than a token batch. Never mind that the entire fleet is grounded because they have a nasty habit of asphyxiating the pilots which our old Phantoms and Eagles never did. But most of what we are flying (A-10, AV-8, F-15, F-16, F-18, F/A-80E/F Superbug) is that old or derived from it ISs 25-30 year old technology, and we're cutting back. The 3-in-1 F-35 (It's a STOVL jump jet, it's a carrier fighter, it's a multi-role Phantom replacement) looks like a marvelous plane, but it's crazy overpriced and oversized when it's the size of the old F-105 Thud (previously known as the world's largest single engine fighter) to replace the A-10/F-16/F-18 which were supposed to be LIGHT WEIGHT INEXPENSIVE fighters.

 

This report doesn't even look at the state of strategic forces. The Russians still are building lots of scary advanced ICBMs, and the Chinese are finally building a credible fleet of submarines and SLBMs comparable to our 1st or 2nd generation Polaris / Poseidon missles, and they've been capable of PUTTING ICBMS ON A GOOD PORTION OF THE CONTINENTAL US LIKE SEATTLE for YEARS AND NOBODY HAS NOTICED. Again, a 25-30 year gap isn't a problem unless the US is deploying MINUTEMAN AND POSEIDON MISSLES THAT ARE 25-30 YEARS OLD WITH NO PLAN FOR UPGRADE OR REPLACEMENT.

 

Bottom line, China is still way, way behind the US and Europe if they want to send troops all over the planet to fight for or against Jiahd in Afghanistan or Libya though they are perfectly capable of scaring the heck of of their closeby neighbors in Japan, Vietnam, Taiwan and Phillipines. But they are nearing parity in number of ships, and their newest ships look very formidable. If we keep on giving them more money to build iPhones and cheap Walmart crap and do research for Microsoft and Hewlett Packard, they will continue to build up their military to when they will be able to cause at least as much military mischief as is usually attributed to our boys.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 12:35

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/82/Flag_of_Honduras.svg/800px-Flag_of_Honduras.svg.png

 

21 novembre 2011 par M.P. - IsraelValley

 

Le Honduras s’est tourné vers Israël et les Etats-Unis en vue de moderniser l’équipement de ses forces armées, lequel n’a pas évolué depuis le début des années 1980. « Nous allons obtenir des armements de plusieurs pays proches, et avons été autorisés à acheter des armes israéliennes », a déclaré le général René Osorio, chef d’état-major des forces honduriennes, qui comptent seulement 11.000 hommes.

 

Les importations israéliennes se composeront essentiellement de fusils-mitrailleurs de type Galil et Tavor-21, actuellement utilisés par les troupes d’infanterie de Tsahal. Ces armes légères doivent servir à la lutte contre la criminalité et les cartels de la drogue. « Nous communiquerons ultérieurement les détails de l’accord », a précisé le général Osorio.

 

Cette annonce intervient après que des tensions politiques aient éclaté entre Israël et le Honduras. En juin dernier, le gouvernement de Tegucigalpa s’était prononcé en faveur de la reconnaissance de la Palestine à l’ONU, alors qu’il s’était engagé à ne pas le faire. Jérusalem avait alors rappelé son ambassadeur Elyahou Lopez.

 

Dans les années 1970, le Honduras a été l’un des tout premiers clients de l’industrie militaire israélienne en Amérique centrale. Plusieurs radars de fabrication israélienne assuraient alors la défense des bases aériennes honduriennes. –

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 08:55

http://www.strategypage.com/gallery/images/c-27j-11-2011.jpg

 

11/19/2011STRATEGY PAGE

 

The C-27J Spartan is a fixed-wing multipurpose cargo aircraft.. Extremely maneuverable and versatile, the rugged C-27J boasts the highest power-to-weight ratio in its class and the ability to perform 3.0g force maneuvers in the style of fighter aircraft, enabling tight turns and a rapid climb and descent. The C-27J can fly farther, faster and higher than any other twin engine military transport aircraft in its class.

 

The C-27J features the capability to vary cargo floor height and continuously adjust attitude, making easy loading and unloading of large volume, highdensity payloads without ground support equipment and also facilitating drive-in/out of vehicles.

 

The C-27J can take-off on unpaved runways of 1,900 feet.  In a tactical environment, the aircraft is capable of climbing to 10,000 ft in 3 minutes, descending from 10,000 ft in under 2.5 minutes, and can handle up to 3.0g forces. At its maximum landing weight, the C-27J has a ground roll of less than 1,115 ft.

 

The C-27J is in service with the Air Forces of Greece, Italy, Lithuania and Bulgaria. The aircraft is also under production for the U.S. Army and Air Force’s Joint Cargo Aircraft (JCA) program.

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