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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:50
Airbus Group et Safran lancent leur Joint-Venture

 

Amsterdam / Paris, le 3 décembre 2014Safran

 

Airbus Group et Safran annoncent la création de leur nouvelle Joint-Venture nommée Airbus Safran Launchers.

 

Avec un effectif initial de 450 personnes, Airbus Safran Launchers sera opérationnelle le 1er janvier 2015. Elle a pour objectif de maintenir le niveau exceptionnel de qualité et de fiabilité d’Ariane 5, tout en développant une famille de lanceurs spatiaux de nouvelle génération destinée à conforter le leadership de l’Europe dans l’industrie spatiale. La nouvelle entreprise réunira l’expertise d’Airbus Group et de Safran dans le domaine des lanceurs spatiaux sur leurs principaux sites industriels en France et en Allemagne. Le siège de la société sera situé à Issy-les-Moulineaux, près de Paris.

Cette création concrétise l’annonce faite en juin dernier par Airbus Group et Safran de leur intention de regrouper leurs activités Lanceurs respectives pour accroître la compétitivité et garantir la rentabilité de la filière européenne des lanceurs spatiaux face à une concurrence internationale accrue.

Airbus Group et Safran saluent la décision prise hier par l’Agence spatiale européenne (ESA) sur le développement et la production du nouveau lanceur Ariane 6. Les deux industriels avaient émis une proposition ambitieuse, dont l’approbation était essentielle au succès de la Joint-Venture. Cette proposition suppose de fait un accord de principe pour le transfert à la Joint-Venture des actions Arianespace détenues par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) français.

« Avec cette Joint-Venture, l’industrie affirme son leadership et son profond engagement à garantir durablement l’accès autonome de l’Europe à l’espace. On se souviendra de la Conférence ministérielle de l’ESA qui s’est tenue hier comme de celle ayant scellé l’avenir de la nouvelle famille de lanceurs Ariane pour les prochaines décennies. Elle aura ouvert également un nouveau chapitre dans la manière dont l’Europe mène et gère ses ambitions spatiales. Si nous voulons contrer avec succès la concurrence internationale grandissante et éviter le risque de voir le secteur spatial européen marginalisé, beaucoup reste à faire. C’est pourquoi nous espérons que cette Conférence ministérielle de l’ESA serve de catalyseur pour transformer la manière dont les agences spatiales institutionnelles opèreront et interagiront avec l’industrie à l’avenir », a déclaré Tom Enders, CEO d’Airbus Group.

« La création d’Airbus Safran Launchers juste après la tenue de la Conférence ministérielle est plus qu’un symbole, c’est la marque de notre forte volonté et de notre capacité à nous mobiliser et tenir nos engagements d’industriels. C’est ce que nous continuerons à réaliser pour que nous tous, industriels et Etats européens, soyons en mesure de poursuivre l’incontestable succès du programme Ariane, en continuant de garantir à l’Europe un accès à l’espace indépendant, fiable et compétitif. J’en suis convaincu, Airbus Safran Launchers deviendra un fleuron mondial dans le domaine des lanceurs, capable de profiter de la croissance du marché et de mieux servir les clients institutionnels et commerciaux ; l’Europe a en effet tous les atouts pour faire la course en tête en matière de technologies, dont les retombées irrigueront tout comme par le passé l’ensemble du secteur aéronautique et spatial », a déclaré Jean-Paul Herteman, Président-directeur général de Safran.

Jean-Paul Herteman et Tom Enders remercient également leurs équipes qui, au cours de ces derniers mois, ont préparé l’établissement de cette nouvelle entreprise en un temps record. Avec le soutien des clients et des actionnaires, la plupart des procédures de consultation et d’approbation réglementaires ont pu être réalisées, auprès notamment des autorités de la concurrence, d’Arianespace et des Comités d’entreprise des Groupes, afin de valider cette création, dont la finalisation (closing) est prévue le 31 décembre 2014 à l’issue des dernières formalités.

La signature de la création d’Airbus Safran Launchers lance la première phase opérationnelle de la société. Dans un deuxième temps, toutes les activités Lanceurs d’Airbus Group et de Safran seront intégrées à la Joint-Venture.

****

Airbus Group est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2013, le Groupe - qui comprend Airbus, Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters - a enregistré un chiffre d’affaires de 57,6 milliards d’euros (retraité) avec un effectif d’environ 138 000 personnes (retraité).

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 66 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2013*. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2013 des dépenses de 1,8 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.
* Le chiffre d’affaires 2013 retraité des impacts IFRS11 s’établit à 14,4 milliards d’euros.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:30
Les EAU créent un Emirates de la défense, dirigé par l'ancien patron de Thales Luc Vigneron

 

03 décembre 2014 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Les Emirats arabes unis (EAU) ont annoncé le 2 décembre la fusion de plusieurs sociétés publiques de défense pour créer une entreprise intégrée de services et de construction baptisée Emirates Defence Industries Company (Edic).

 

Les Emirats Arabes Unis créent un nouveau groupe industriel dédié à la défense. Luc Vigneron, l'ancien PDG du groupe français Thales, prendra la direction de cette nouvelle entité, selon l'agence officielle WAM.

Edic (Emirates Defence Industries Company) rassemblera 11 sociétés issues des filiales d'entreprises publiques d'investissement appartenant à Mubadala Development Company, Tawazun Holding et Emirates Advanced Investment Group dans la première phase d'intégration. Plusieurs autres filiales industrielles de Mubadala et Tawazun sont à l'étude pour la deuxième phase d'intégration, qui sera lancée début 2015, a ajouté l'agence.

 

Stratégie de diversification de l'économie

"Le résultat (...) sera une plate-forme de défense intégrée bénéficiant des améliorations dans l'alignement, la performance et l'augmentation de capacité, qui est mieux placée pour servir les forces armées des EAU et participer aux appels d'offres dans la région," a déclaré Homaid Al Shemmari, président de la nouvelle structure.

Le développement des industries de défense fait partie des initiatives déployées par Abou Dhabi, principal exportateur de pétrole des Emirats arabes unis, pour diversifier son économie.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:56
Le calepin des entreprises internationales de défense 2014 est en ligne

 

01/12/2014 DGA

 

Le service des affaires industrielles et de l’intelligence économique (S2IE) de la direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la fondation pour la recherche stratégique (FRS), met en ligne l’édition 2014 du calepin des entreprises internationales de défense.

Cet ouvrage présente un vaste panorama de l’industrie de défense mondiale en fournissant, pour chaque entreprise française ou étrangère, les données synthétiques essentielles (gouvernance, actionnariat, données économiques, principales filiales et participations, programmes et coopérations). En complément de ces informations, une partie « orientation stratégique » a été ajoutée pour chaque entreprise.

Au-delà du fond, le format de publication a également été entièrement modifié pour offrir une lecture simplifiée et encore plus fluide.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’informations plus détaillées ou pour nous faire part de vos commentaires ou propositions d’amélioration. Ce document peut être diffusé à l’extérieur de la DGA et du ministère de la défense sans aucune restriction. Une édition papier est en cours d’impression et peut être demandée auprès de Alain Durand : alain3.durand@intradef.gouv.fr 

Bonne lecture.

 

> Télécharger le calepin (PDF - 3,83 Mo)

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:50
Council at Ministerial Level for the European Space Agency (ESA) in Luxembourg on 2 December

 

27 November 2014 ESA - PR N° 43–2014

 

The next Council at Ministerial Level (C/M 14) for the European Space Agency (ESA) takes place in Luxembourg on 2 December. The main topics for decision are reflected in three Resolutions: the Resolution on Europe’s access to space, which recognises the strategic and socio-economic value for Europe to maintain an independent, reliable and affordable access to space for institutional and commercial European customers and underlines the new governance principles related to the exploitation of Europe’s next launcher, Ariane 6, and of the evolution of Vega, Vega-C; the Resolution on Europe’s space exploration strategy, addressing ESA’s three destinations (low-Earth orbit (LEO), Moon and Mars) and, for the LEO destination, in particular the International Space Station (ISS) Programme; and, finally, the Resolution on ESA evolution.

 

Europe's access to space

 

Space activities require independent access to space, so the decision to be taken on Europe’s next-generation launcher is of fundamental importance. Ariane 5, with its roots planted in the Ministerial meeting in 1985, is a remarkable European success story: it has now had more than 60 successful launches in a row, it has secured over 50% of the commercial market for launch services and has generated direct economic benefits in Europe exceeding 50 billion euros.

 

However, the world launch service market is changing rapidly, in both supply and demand.

 

On the supply side, new non-European launch service providers are now present in the commercial market at highly competitive prices, providing a challenge to the cost model of Ariane 5.

 

On the demand side, satellites are also changing. The commercial market, consisting mostly of telecommunication satellites, favours the introduction of electric propulsion, which could reverse the decades-long trend of higher and higher tonnages and will require new orbit injection strategies.

 

At the same time, there is an increasing number of European institutional payloads with the advent in particular of the Galileo and Copernicus constellations, providing a fairly stable market for recurrent launches of medium-sized satellites.

 

In response to these rapid changes, the ESA Executive and European launcher industry have defined a modular Ariane 6 in two configurations to serve the medium and heavy launch segments as from 2020, and a Vega upgraded launch system (Vega C) to serve the small launch segment. Ariane 6 will profit from the best re-use of Ariane 5 Midterm Evolution results and investments and from the common use of a solid rocket motor (P120C) as both first stage of Vega C and strap-on booster for Ariane 6.

 

In Luxembourg, Ministers will therefore be asked to take decisions on the development of Ariane 6 and Vega C which, through modularity and flexibility, will be able to satisfy the European institutional market requirements and to compete on the world-wide market.

 

These development decisions are associated with a new governance of the European launcher sector allocating increased responsibilities to industry and with a decision point by Participating States in 2016 on the continuation of Ariane 6 on the basis of a set of technical and financial criteria, including respective commitments for the exploitation phase.

 

The budget required from Member States for completion of Ariane 6 and Vega C development programme is 3.8 billion  Euro.

 

ISS exploitation and space exploration

 

Within the three destinations of exploration (LEO, Moon, Mars), the operation and utilisation of the International Space Station is an essential element.

 

In addition to the invaluable research activities which are conducted on board the ISS, the Station yields a wealth of experience for ESA and its international partners that will be crucial as we plan the next stages of human exploration.

 

The decisions to be taken in December by Ministers relate to supporting ESA’s ISS exploitation activities for the next three years (to the end of 2017), at a cost of €820 million, as well as supporting its research activities (ELIPS Programme) with additional funding.

 

As a contribution to the ISS common operation costs, ESA is developing NASA’s new Multi-Purpose Crew Vehicle Service Module, drawing upon the expertise gained with the ATV. Funding to complete the MPCV-ESM development is included in the €820 million to be funded at C/M14.

 

Regarding the “Moon destination”, ESA is proposing preparatory elements of a contribution to Russia’s Luna-Resource Lander (planned for launch in 2019) and Lunar Polar Sample Return (planned for launch in the early 2020s) missions; a full decision on this programme would be sought at the Ministerial in 2016.

 

Regarding the “Mars destination”, ESA’s ambitious ExoMars programme, involving two missions to Mars in 2016 and 2018, is also on the table for further subscription in order to ensure the implementation of the ExoMars programme. In addition, the Mars Robotic Exploration Preparation Programme (MREP-2) is proposed for further subscriptions, allowing for the adequate preparation of future exploration activities, leading to a broad Mars Sample Return mission in which Europe should be involved as a full partner.

 

ESA evolution

 

The third topic on the agenda for Ministers, the Evolution of ESA, focuses on the vision to enable ESA to maintain its role as one of the world-leading space institutions, addressing its key relationships with its partners and its efficiency.

 

The main partners of ESA are: its Member States, the scientific communities, industry, the European Union, European non-Member States and the non-European States. These relationships are intricately interrelated and driven by the common objectives of achieving a competitive European space sector and ensuring maximum return on public investment in space.

 

The previous Ministerial Council in 2012 decided to establish a High-Level Forum involving industry, the Member States and the ESA Executive. This has met twice and made a number of recommend-ations to the ESA Director General. The most important of these is to request that industry be given a greater degree of responsibility in ESA R&D programmes, with a commensurate change in risks and rewards sharing. The Forum also proposed that ESA increase its presence in the development of space services and be prepared to be an economic actor in the upstream space sector.

 

Since 2012, measures have been taken to strengthen ESA’s relationships with its Member States, seeking better coordination and cooperation of space programmes in Europe through the sharing of information on national space-related programmes. Ministers are invited to go further in this area to achieve mutual further benefits.

 

ESA’s relationship with the EU both in programmes and in setting the context in which the European space sector operates is vitally important for Europe. C/M 12 mandated the Director General to elaborate and assess scenarios together with the European Commission for responding to a series of objectives on how this relationship might develop.

 

After intense discussions among delegations of Member States, Ministers are invited to confirm the preference of Member States for a relationship between ESA and the European Union which keeps ESA as an independent, world-class intergovernmental space organisation and makes ESA the long-term partner of choice of the EU for jointly defining and implementing the European Space Policy together with their respective Member States.

 

Following the conclusion of the Ministerial Meeting, the adopted Resolutions will be made public on ESA’s web site.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:50
Swedish Armed Forces to Test CybAero RPAS from Visby Corvette

 

December 2nd, 2014 defencetalk.com

 

First North-listed CybAero has been selected by the Swedish Defence Materiel Administration (FMV) to conduct test and demonstration flights from Sweden’s world-leading Visby class corvette in Q3, 2015.

 

Sweden-based CybAero was chosen ahead of other international competitors. It is estimated that the flights, which will employ CybAero’s APID helicopter systems, are to be conducted by the Swedish Armed Forces over Swedish waters in Q3, 2015. The purpose of the flights is to test the strategic and tactical benefits of these systems onboard Swedish Navy vessels.

 

“We are, of course, very proud to have been selected, and this is a testament to the high level of confidence FMV has placed in us,” says Mikael Hult, CEO of CybAero.

 

One of the most important applications of remotely piloted aircraft systems (RPAS) is within maritime applications, and in recent years, CybAero has worked hard to establish its systems in this segment. CybAero will soon make its first deliveries to China Customs, which is the company’s first end client within maritime applications.

 

“Now that we have been chosen by FMV to conduct the test and demonstration flights, we have a great opportunity to put our systems on display, and this will serve as a good reference point for potential clients in Sweden and abroad,” says Mikael Hult.

 

CybAero develops and manufactures Remotely Piloted Aircraft Systems (RPAS) and associated sensor systems for safer and more cost-effective operations in hazardous environments. The company has made a great international impact with its APID 60 helicopter, which can be adapted to coastal and border surveillance, search and rescue missions, and mapping.

 

CybAero’s head office is in the Mjärdevi Science Park in Linköping, Sweden. The company has more than 40 employees and has been listed on the NASDAQ OMX First North since 2007. Remium Nordic AB is the company’s certified adviser.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:35
China builds advanced warship for Bangladesh

 

2014-12-01 China Defense Blog (Source: CNTV)  

   China has launched its most advanced warship for export. Built by the China Shipbuilding Industry Corporation, the frigate, named Independent, is made for the Bangladeshi navy and is due to be delivered next year.

  This will become the Bangladeshi navy's most advanced warship, and be a real boost to its coastal defence capability.

   25 knots sailing speed, anti-radar design, highly adaptable to weather and oceanic conditions, and decked out with powerful weapons.

  The frigate "Independent" is made to be an all-rounder.

   "We believe this ship has very good cost performance. It can serve to protect the sovereignty and interests of a country out at sea. It can patrol, escort, protect fishing boats and conduct law enforcement," said Yang Zhigang, president of China Shipbuilding Industry Co..

  The "Independent" is one of two vessels ordered from China by Bangladesh.

   Researchers at the China Shipbuilding Industry Corporation have redesigned the ship's structure to suit the complex conditions of the Indian ocean.

  "We made a new ship form. It's cross-section looks like a deep Vee. Compared to the traditional round bilge hull form, it improves the performance of the ship when there are waves, guaranteeing high sailing speed in unfavorable oceanic condition," said Sun Lianfei, chief designer of China Shipbuilding Industry Co..

  Designers also gave a boost its mobility and survivability.

   "It has two engines and two propellers. They can work independently. This design makes it more reliable and durable. Its powerhouses are separately located, improving its survivability," Sun said.

  The newly launched frigate will stay in the port for months while electronic equipment and weaponry systems are installed.

  And after 6 months, the "Independent" will leave her mother port, and take up her post as a mighty guard on the Indian Ocean.

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:30
Israël, vol au-dessus d’un nid de drones

 

26.11.2014 Par , LeMonde.fr

 

Pour le visiteur néophyte, l’atelier ultra-sécurisé de l’entreprise Israel Aerospace Industries (IAI) pourrait parfois ressembler à une salle d’exposition pour avions modèles réduits. Dans ce hangar baigné d’une lumière crue, une délégation venue d’Asie déambule entre des engins à différents stades d’assemblage, dont les plus petits peuvent être soulevés à deux mains. Mais ces appareils à la silhouette futuriste n’ont guère à voir avec le monde ludique de l’aéromodélisme : nous sommes chez Malat, la division « avion sans pilote » d’IAI.

La compagnie étatique est l’un des champions de l’Etat hébreu en matière de défense. Et le point de passage obligé pour qui veut comprendre comment Israël s’est imposé premier exportateur mondial de drones, devant les Etats-Unis. Une prouesse que ce pays de 8 millions d’habitants, plus petit que la Lorraine, est en passe de rééditer en 2014 malgré une concurrence accrue.

« Le marché local est bien trop petit pour nous : plus de 90 % de nos produits sont vendus à l’export et nous comptons une cinquantaine de clients sur les cinq continents », énumère Jacques Chemla, directeur de la branche Malat, où il œuvre depuis le début des années 1980. Avec huit sortes de drones opérationnels au catalogue, l’entreprise développe une gamme d’une rare diversité. De l’engin électrique assez petit pour être transporté dans un sac à dos au drone MALE (moyenne altitude longue endurance) Heron TP dont l’envergure est proche de celle d’un Boeing 737, en passant par le kamikaze Harop, qui détruit sa cible en fondant sur elle comme un missile. Parmi les projets en développement, le Butterfly (« papillon »), 15 grammes seulement, équipé d’une caméra miniaturisée et conçu pour voler à l’intérieur d’un bâtiment…

Selon une étude du cabinet Frost & Sullivan publiée en 2013, l’industrie israélienne des drones a totalisé 4,6 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) d’exportations entre 2005 et 2012. Les Etats-Unis, premier producteur mais très orienté vers le marché intérieur, arrivent derrière avec moins de 3 milliards de dollars.

 

Rôle précurseur

La formule du succès ? Un mélange d’histoire et de géopolitique, relevé d’un goût prononcé pour l’innovation et d’un fort sens commercial. Dans le hangar d’IAI, fièrement accroché au plafond, un modèle Scout de la toute première génération d’appareils télécommandés rappelle le rôle précurseur joué par Israël dans cette industrie. Le programme a été lancé juste après le désastre de la guerre du Kippour, en 1973, qui avait vu l’armée de l’air subir des dégâts considérables faute d’informations fiables.« Le pays a été pionnier, car il a très vite dû mener des conflits asymétriques, estime ainsi Yaki Baranes, expert chez Frost & Sullivan. Et, compte tenu de sa petite taille qui lui interdit de disposer d’une armée très nombreuse, il a toujours mis l’accent sur la technologie. »

Au sein de l’armée de l’air, les drones assurent déjà plus de la moitié des missions. Une place prépondérante confirmée cet été lors de l’opération « Bordure protectrice » à Gaza, où ces robots volants ont été omniprésents. Une grande conférence réunissant hauts responsables de l’armée et de l’industrie de défense, mercredi 26 novembre, près de Tel-Aviv, prévoyait justement de se pencher sur « le rôle des systèmes sans pilote pendant l’offensive à Gaza ». Cette symbiose est dénoncée par les Palestiniens, qui accusent Israël de se servir de ces conflits comme d’un laboratoire pour tester ses armements.

La proximité avec Tsahal offre à l’industrie un autre avantage : celui du « système de la réserve », comme l’appelle le spécialiste Alon Unger, organisateur de l’UVID, la principale conférence israélienne consacrée au secteur. Au sein des groupes de défense, de nombreux ingénieurs sont aussi des réservistes régulièrement actifs dans l’armée. Cette double casquette permet « un retour sur expérience rapide de la façon dont la technologie est utilisée concrètement et peut être améliorée », explique M. Unger. Elbit Systems, grand concurrent privé d’IAI, coté au Nasdaq, n’hésite pas à faire figurer la mention « combat proven »(« ayant fait ses preuves au combat ») sur la notice de certains de ses produits phares. Le groupe de Haïfa, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, est le premier fournisseur de l’armée israélienne en drones tactiques avec son modèle Hermes 450, capable de rester dix-sept heures en vol.

 

Applications civiles

A en croire les professionnels du secteur, la géostratégie et le partenariat avec l’armée ne sont pas les seuls arguments commerciaux des fabricants.« Notre politique de coopération avec l’industrie des pays clients est un élément décisif pour comprendre notre réussite à l’export », assure M. Chemla, qui évoque « une approche typiquement israélienne ».

Dès la phase de conception, les drones sont pensés de façon modulaire et ouverte. Le client n’est pas contraint d’acquérir les applications développées par l’entreprise mais peut choisir d’installer lui-même les charges utiles et les options. Autrement dit, les caméras, viseurs-lasers et autres systèmes de communication qui donnent à l’appareil toute sa valeur. Telle fut l’approche privilégiée par la France pour ses quatre drones MALE Harfang, codéveloppés avec EADS à partir du Heron.

IAI et Elbit sont les deux géants d’un marché qui compte localement d’autres acteurs, plus petits mais non moins dynamiques. « Nous essayons de nous battre comme David contre Goliath, en étant créatifs et flexibles », fait valoir Dany Eshchar, vice-président du fabricant Aeronautics. Pour faire la différence, l’entreprise se positionne sur un segment à fort potentiel : celui des mini-drones. Elle compte déjà 35 clients dans le monde pour son petit modèle Orbiter. Aeronautics s’engouffre aussi dans le marché des applications civiles, « encore immature mais très prometteur », selon M. Eshchar. Certains de ses drones Dominator et Aerostar sont aujourd’hui utilisés pour de la surveillance agricole, d’autres pour aider à combattre les incendies.

Si celui-ci est toujours balbutiant faute de réglementations adaptées, le marché commercial est un débouché que n’ignore plus aucun producteur. Elbit a ainsi vendu au Brésil son nouveau modèle Hermes 900 pour effectuer des missions de surveillance et de sécurité lors de la Coupe du monde de football cet été.

 

Concurrence plus rude

Les groupes israéliens étudient toutes les stratégies, soucieux de conserver leur avantage à l’heure où la concurrence se fait plus rude. La décision de la France, mi-2013, de commander douze drones Reaper à l’américain General Atomics, au détriment du Heron TP qui devait être « francisé » par Dassault, a marqué les esprits. Le marché des avions sans pilote reste promis à une belle expansion : les dépenses qui lui sont consacrées devraient doubler en dix ans pour atteindre 11,6 milliards de dollars annuels, selon une étude du cabinet Teal publiée en 2013. Mais, de la Chine à la Russie, en passant par les Emirats arabes unis ou l’Inde, de plus en plus de pays veulent aujourd’hui leur part du gâteau.

Dans cette course, l’Etat hébreu conserve toutefois de sérieux atouts. Une combinaison d’expérience et d’inventivité qu’un détour par la jeune entreprise Tactical Robotics permet d’illustrer. Physique sec, regard bleu acier, le patron, Rafi Yoeli, est un vétéran du secteur. Ancien d’IAI, il a participé au premier programme Scout. « A l’époque, ce fut une véritable percée. L’engin que nous construisons aujourd’hui est une nouvelle révolution qui marquera un tournant dans la façon dont sont utilisés les drones », affirme-t-il sans ciller.

Trônant au milieu des locaux, l’AirMule, machine étrange aux airs de voiture volante, est le résultat de douze années de travail et de 37 brevets. Cet hélicoptère sans pilote, à décollage et atterrissage vertical, a l’étrange particularité d’avoir ses rotors intégrés à l’intérieur du fuselage. Objectif : pouvoir évacuer les blessés et ravitailler les troupes dans des zones de guerre où ne peut intervenir un hélicoptère traditionnel, rendu vulnérable par le rayon de ses pales. Mi-2015, l’appareil sera testé dans le désert du Néguev (Sud).

Rafi Yoeli table sur une première commande l’an prochain et évoque de nombreuses marques d’intérêt de l’étranger. « Au début, on nous prenait pour des fous, mais sans doute est-ce bon signe », s’amuse cet ingénieur aéronautique selon lequel la formule du succès à l’israélienne se résumerait ainsi : toujours penser « out of the box ». Hors des sentiers battus.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:25
Brazil Picks MBDA’s Sea Ceptor for New Corvettes

 

December 2nd, 2014 defencetalk.com

 

The Brazilian Navy has selected MBDA’s Sea Ceptor to provide the local area air defence for its next generation Tamandaré class corvettes. After the UK’s Royal Navy (RN) and the Royal New Zealand Navy (RNZN), Brazil’s is now the third navy to have chosen Sea Ceptor. With discussions also well advanced with other leading navies around the world, Sea Ceptor is rapidly establishing a significant user community.

 

A production contract was awarded by the UK MoD in September 2013 for Sea Ceptor to provide the next generation Air Defence capability and so replace the Seawolf system on the Royal Navy’s Type 23 frigates from 2016 onwards. Sea Ceptor will subsequently be transferred to the Royal Navy’s new ships as they start entering service, when the Type 23s are replaced by the future Type 26s. This long term commitment to Sea Ceptor by the Royal Navy is a solid assurance to each new member of the weapon’s user community of the longevity of this new system over the years to come.

 

Sea Ceptor provides all-weather, night and day, 360° local area air defence coverage against multiple simultaneous targets including sea-skimming anti-ship missiles, helicopters and fast combat jets. In facing saturating attacks posed by a range of diverse threats, Sea Ceptor has a clear advantage thanks to its advanced technology, active radar seeker. The weapon is also capable of engaging surface targets.

 

A major feature lies in Sea Ceptor’s soft launch technology which does away with the need for a launcher efflux management system, thereby reducing overall mass and onboard footprint characteristics. This allows greater flexibility for the customer in choosing the weapon’s installation position, a particularly important feature for smaller vessels. It also allows for easy installation as a retrofit on older ships.

 

With a significant presence in five European countries and within the USA, in 2013 MBDA achieved a turnover of 2.8 billion euros with an order book of 10.8 billion euros. With more than 90 armed forces customers in the world, MBDA is a world leader in missiles and missile systems.

 

MBDA is jointly held by Airbus Group (37.5%), BAE Systems (37.5%), and Finmeccanica (25%).

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:55
Bientôt des drones stratosphériques pour l'armée ?

 

02/12/2014 par Guerric Poncet - Le Web en lignes / Le Point.fr

 

Un député suggère de s'intéresser à ces plateformes de haute altitude, qui pourraient optimiser l'action des drones de combat et remplacer les satellites.


La stratosphère intéresse de plus en plus les militaires, et l'armée française pourrait s'équiper dans les prochaines décennies de drones stratosphériques. C'est en tout cas ce que suggère le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, qui a remis un rapport parlementaire relayé par Zone Militaire. De tels engins ne seraient pas armés, mais pourraient remplacer en partie les satellites afin d'assurer une exploitation optimale des autres systèmes de drones, évoluant à une altitude inférieure. Ils emporteraient pour cette mission des équipements d'observation et de télécommunications.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 21:50
Jean-Jacques Dordain, ESA Director General - photo ESA

Jean-Jacques Dordain, ESA Director General - photo ESA

 

01/12/2014  Alain Ruello - LesEchos.fr

 

Nommé en 2003, Jean-Jacques Dordain achèvera son troisième mandat l’année prochaine. Johann-Dietrich Wörner, le patron du DLR, le Cnes allemand, est sur les rangs.

Pour Jean-Jacques Dordain, la conférence ministérielle des Etats membres de l’Agence spatiale européenne, l’ESA, ces lundi et mardi à Luxembourg, sera la dernière d’une longue carrière au service de l’Espace. Nommé à la tête de l’Agence en 2003, le Français achèvera son troisième mandat l’année prochaine. On connaîtra le nom de son successeur le 18 décembre prochain.

A ce stade quatre candidats sont en lice. Trois sont de la maison : l’Allemand Volker Liebig, en charge des programmes d’observation ; le Belge Eric Morel de Westgaver, directeur en charge de l’Industrie, des achats des services juridiques ; et le Hollandais Gaele Winters, responsable des lanceurs et du siège de l’agence à Paris. Le dernier candidat est externe, il s’agit de Johann-Dietrich Wörner, le patron du DLR, l’équivalent du Cnes outre-Rhin.

Compte tenu du poids de Berlin dans le budget de l’ESA, la direction devrait logiquement échoir à Allemand après avoir été assurée pendant douze ans par un Français.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:50
Ariane 6 : l’Europe à la veille d’une décision historique

 

30.11.2014 Alain Ruello et Thibaut Madelin - lesechos.fr

 

Les ministres de l’Espace vont donner le top départ du projet ce mardi.Le premier tir du lanceur européen est prévu en 2020.
 

Après le vrai-faux départ de Naples fin 2012, les ministres de l’Espace des Etats membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) devraient donner le top départ ce mardi à Luxembourg au lancement d’Ariane 6. Les propos de Sigmar Gabriel, le ministre de l’Economie outre-Rhin, jeudi, à l’occasion de la remise du rapport Enderlein-Pisany-Ferry, ont effacé les derniers doutes, s’ils en étaient, sur la volonté de l’Allemagne de suivre la France pour doter Ariane 5 d’un successeur. Montant de la facture : 4 milliards d’euros sur dix ans, pas de tir inclus. « Ce n’était pas un choix évident pour nos deux économies il y a encore quelques mois (...). Nous avons su évoluer parce que c’est notre intérêt mutuel », a-t-il déclaré en compagnie du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron.

L’Europe spatiale est donc à la veille d’une décision historique, comme lors de la conférence ministérielle de Rome en 1985 quand furent jetées les bases d’Ariane 5. Le lanceur, depuis, a fait du chemin au point d’avoir mis en orbite plus de la moitié des satellites commerciaux dans le monde, affirme Airbus.

Mais, voilà, la donne a changé depuis deux ans : la montée en puissance des satellites à propulsion électrique et surtout l’arrivée fracassante de l’américain Space X et de ses lancements à prix cassés, ont mis l’Europe au pied du mur. « La version actuelle d’Ariane 5 n’est pas en mesure de répondre à toutes les attentes en matière de réduction de prix à long terme », reconnaît Airbus dans la lettre spécialisée TTU. Dit autrement, le lanceur européen est trop cher et trop peu flexible.

Fin 2012 à Naples, lors de la précédente réunion ministérielle de l’ESA, le constat avait été mis sur la table. Les Etats membres avaient alors pris une double décision : poursuivre les travaux d’Ariane 5 ME, une évolution d’Ariane 5, et enclencher ceux d’Ariane 6 en s’assurant que le maximum de technologies soient communes aux deux projets.

 

Apres discussions

Le schéma avait ses vertus, mais il s’est heurté à une double résistance : celle des opérateurs de satellites, qui refusaient la configuration retenue pour Ariane 6, et celle de Berlin, pour des raisons de charge industrielle, de budget et des considérations techniques. Le déclic est venu en juin quand Airbus et Safran ont décider de regrouper leurs actifs dans les lanceurs dans une JV, pour baisser les coûts et proposer une nouvelle configuration.

Déclinée en deux versions, celle-ci a généré pas mal de débats entre la France qui l’a poussée à fond et l’Allemagne qui préférait en passer d’abord par la case Ariane 5 ME. Geneviève Fioraso n’a pas ménagé sa peine pour convaincre son homologue allemande, jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé entre Paris et Berlin, les deux principaux bailleurs du lanceur européen (50 % et 22 % respectivement, « Les Echos » du 14 novembre). L’accord entre Airbus et OHB a aussi contribué à lever l’opposition de Berlin (lire ci-contre).

« Notre objectif a toujours été de trouver un bon accord, car il y a une signification énorme pour les sites de recherche et l’industrie, en Allemagne comme en France, explique aux « Echos » Brigitte Zypries, secrétaire d’Etat au ministère de l’Economie allemand. Beaucoup de questions sont réglées  ; d’autres doivent encore être traitées, mais cela fait l’unanimité parmi les Etats signataires » .

 

Ariane 6 : l’Europe à la veille d’une décision historique
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:35
Garuda 5 - photo Livefist

Garuda 5 - photo Livefist

 

November 29, 2014 Livefist

 

So, as I mentioned in my earlier post, sticking points in negotiations between Dassault Aviation and HAL remain the chief reason why a draft contract hasn't reached finality. There have been a few reports that point to general difficulties in negotiations between HAL and Dassault on liability for the 108 aircraft that the former will license build in Bangalore. What you probably haven't heard about are the specific stumbling blocks. There are basically three:
 

 

  1. Responsibility for the 108 aircraft in terms of liability, damages and attendant clauses on access, inspection and post-manufacture testing. Dassault's concern is that HAL hasn't built up any of the fixed assets which the company feels would be the minimum requirement to begin discussing the modalities of the kind of liability HAL wants Dassault to take on for the jets built in India. With the last 60 aircraft to be as much as 90% 'Made in India',   

  2. The ball is apparently in HAL's court, with Dassault telling the Cost Negotiation Committee (CNC) that it still awaits figures from HAL on the financial specifics of the liability it is seeking to transfer to Dassault. Dassault has asked HAL to clarify the specifics of any similar liability parameters in comparable deals like HAL's Su-30 MKI production line on license from Russia.

  3. Modalities of licensee/licensor and the manner in which the final agreement sets down their roles. Things are actually more contentious than most believe/report. Dassault has even flagged up issues with access to HAL's facilities.

Done and dusted clauses of the exhaustive contract cover pretty much all other aspects. The company's aversion for HAL manifested itself two years ago when it was revealed that Dassault wanted to built some of its aircraft with Reliance Industries' new defence business. With an irritated HAL putting its foot down and asserting itself as the principal production partner, the relationship between the two has been, well, uncertain at best. Both sides will be looking to new leadership at the MoD to get things moving.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:35
Inde : les grands de la défense multiplient les partenariats

Snecma créé co-entreprise maintenance moteurs d’avions militaires. La filiale Safran associée l’indien Max Aerospace (25 % 75 % respectivement capital). L’activité concerne notamment Mirage 2000H «Vajra » de l’Indian Air Force.

 

26/11/2014 Patrick de Jacquelot / Correspondant en Inde

 

Boeing et ses homologues occidentaux nouent des alliances locales. Le but : répondre à la volonté de New Delhi d’indigéniser son industrie militaire.

Boeing est à la recherche de partenaires indiens dans le secteur de la défense pour nouer « des relations stratégiques et approfondies », vient d’affirmer le vice-président en Inde du groupe américain d’aéronautique et de défense dans une interview à Bloomberg. La déclaration fait suite, selon lui, à la décision prise cet été par le nouveau gouvernement de porter le plafond des intérêts étrangers dans les sociétés indiennes du secteur de 26% à 49%, décision « bienvenue » selon le responsable de Boeing.

Le groupe américain se joint à un mouvement bien engagé, marqué par des partenariats de plus en plus nombreux et étroits entre fournisseurs d’armements internationaux et groupes indiens. Cette vague résulte non pas du relèvement du plafond des investissements directs étrangers, mais plutôt de la volonté des pouvoirs publics de pousser à la fabrication en Inde du matériel acheté par ses armées.

 

Des contrats de plus en plus souvent passés avec un groupe indien chef de fille

Premier importateur mondial d’armes, l’Inde achète à l’étranger plus de 70% de ses équipements, en l’absence de groupes nationaux capables de fournir les matériels sophistiqués dont son armée a besoin. Narendra Modi, le nouveau Premier ministre, qui veut promouvoir le développement de l’industrie indienne dans tous les domaines a, du coup, mis particulièrement l’accent sur celui de la défense.

Dès lors, les règles du jeu sont en train de changer. Ces dernières années, les contrats étaient souvent passés avec un fournisseur étranger, à charge pour lui de faire fabriquer une partie du matériel par un sous-traitant en Inde. C’est le cas du contrat en cours de négociations pour l’achat de Rafale : c’est Dassault qui les fournira, la majeure partie des appareils devant être fabriqués sur place par le groupe public HAL.

Dorénavant, on s’oriente de plus en plus vers des contrats passés avec un groupe indien chef de file qui se fournit en technologie auprès d’un partenaire étranger. L’exemple le plus flagrant est intervenu l’été dernier quand le gouvernement a annulé l’appel d’offres lancé auprès des constructeurs internationaux pour 197 hélicoptères, pour le remplacer par un appel d’offres destiné aux groupes indiens – à charge pour eux de trouver le bon fournisseur étranger.

Il devient dès lors essentiel pour les groupes occidentaux d’identifier des partenaires avec qui répondre ensemble aux appels d’offres. Comme le dit le représentant à Delhi d’un groupe français, « si on veut se développer ici, il est clair que nous n’avons pas d’autre choix que d’y accroître notre présence industrielle ». D’où la vague de partenariats ces derniers mois : Airbus, Thales, Safran ont pris récemment de telles initiatives. A noter qu’aucuns n’implique la création de co-entreprise où le partenaire étranger détiendrait 49% : « à 26% on est minoritaire, à 49% on le reste », note un professionnel qui déplore que le gouvernement n’ait pas relevé la barre à 51%.

La recherche de partenaires ne va pas de soi : les groupes privés du pays n’ont pas ou peu d’expérience dans la défense. Tous les projets n’aboutissent d’ailleurs pas. L’été dernier, une co-entreprise entre DCNS et le groupe Pipavav pour la construction de navires militaires a été bloquée par l’Etat français en raison de l’opacité des opérations du constructeur naval indien.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:30
Extended & Protected M-113 APCs?

 

23/11/2014 IsraelDefense

 

BAE and IMI offer the IDF an extended and upgraded version of the veteran M-113 APC, fitted with an active protection system and passive and reactive protection

 

Not just Merkava (NAMER) APCs? BAE and IMI have jointly offered IDF a project involving the acquisition of extended and upgraded M-113 Armored Personnel Carriers.

The need for the prompt renewal of at least a portion of the IDF APC fleet is one of the significant lessons derived from the fighting in the Gaza Strip. IDF entered the operation with an insufficient amount of protected Merkava (NAMER) APCs, and were consequently compelled to also employ outdated M-113 APCs, dating back to the 1970s. One of these APCs was bogged down owing to a technical malfunction during the operations of the Golani brigade in the northern part of the Gaza Strip, and was subsequently destroyed by an antitank missile. In the attack on the stranded APC and the subsequent evacuation operations, 13 troopers and commanders were killed and dozens were injured. IDF had to employ artillery fire in order to support the evacuation effort.

As reported in the special edition of Israel Defense magazine that concluded Operation Protective Edge (Issue #22), IDF hastened to cancel a planned cut in the manufacture of future NAMER APCs pursuant to the operation. The NAMER APCs are manufactured as a joint project with the General Dynamics Company in the USA, with some of the financing provided through US Aid funds.

During the visit by Defense Minister Ya'alon to the USA in late October 2014, it appeared that IDF will increase by 200 the number of NAMER APCs originally ordered prior to the war.

Israel Defense has learned that the joint proposal of BAE and IMI involves the renewal and upgrading of APCs in a manner similar to a project recently completed in Canada. According to the proposal, the old APCs are to be cut across the middle and extended. At the same time, all of the APC assemblies are to be replaced, including the engine and the steering system: the old joystick-driven system will be replaced by a steering-wheel driven system. The new engine has a 400hp output and this power boost will enable the fitting of 6 tons of passive and reactive protection, in addition to an active protection system.

The cost of the upgrading process can be significantly lower than the cost of a new NAMER APC, which is estimated at around US$ 5 million, but according to the proposal submitted to the IDF Ground Arm, the upgrading project is just a "complementary project" to the planned acquisition of the NAMER APCs. IDF are to review the proposal over the coming weeks.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:20
Une étape importante franchie dans la modernisation des frégates canadiennes

Après de récents essais en mer, le NCSM Fredericton se prépare maintenant en vue d’un déploiement à niveau élevé en tant que première frégate modernisée au début de 2015 (MDN)

 

24 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le Canada investit 4,3 milliards $ dans la modernisation frégates de classe Halifax, passerelle vers la flotte future, et le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a annoncé ce lundi 24 novembre une étape importante dans la modernisation des quatre premières frégates de cette classe: la première d’entre elles, le NCSM Fredericton sera déployée début 2015 et les experts du ministère de la Défense assurent en outre que l’échéancier de l’ensemble du programme sera respecté.

 

Les navires de classe Halifax sont appelés à jouer un rôle d’autant plus important que le Canada se retrouve maintenant avec un seul destroyer et que la Marine Royale canadienne pourrait avoir de la difficulté à maintenir son état de préparation.

Le projet de modernisation des navires de classe Halifax et de prolongation de la vie de l’équipement des frégates (MCH/FELEX) est un programme de 4,3 milliards $ visant à moderniser et améliorer la flotte existante. Il demeure dans les limites du budget, et les travaux devraient être achevés d’ici 2018, a assuré  aujourd’hui le ministère de la Défense à la session d’information technique qui a suivi l’annonce.

En septembre dernier, on apprenait que quatre navires allaient être retirés du service actif, dont les destroyers NCSM Iroquois et NCSM Algonquin, ce qui laissait la Marine royale canadienne avec un seul destroyer, l’Athabaskan.

Les destroyers sont de navires commandement et de contrôle, mais ils étaient également les seuls navires de guerre canadiens dotés des systèmes de missiles de défense aérienne à longue portée.

C’est dire à quel point la modernisation  des frégates de la classe Halifax pour ajouter des systèmes de radar et de commandement et de contrôle, tout en améliorant les capacités radar et de missiles, est  d’une importance cruciale pour la Marine royale canadienne.

 

Passerelle vers la flotte future

L’annonce de la modernisation des quatre premières frégates tombe à pic, alors que le mois dernier l’évaluation des forces navales menée par le Chef – Service d’examen révélait que la Marine Royale canadienne, qui traverse actuellement la période de modernisation et de renouvellement la plus intense et la plus complète de son histoire en temps de paix, pourrait avoir des difficultés à maintenir son état de préparation.

Mis en service de 1992 à 1996, les navires de la classe Halifax font actuellement l’objet, comme prévu, d’une modernisation de mi-vie qui comprend un nouveau système de gestion de combat, de nouveaux radars, un nouveau système de guerre électronique, des systèmes de communication et de missiles améliorés ainsi qu’un nouveau Système intégré de plate-forme.

 

 

«La modernisation des frégates de la classe Halifax servira de passerelle vers la flotte future et, de concert avec les navires de défense côtière de la classe Kingston et les sous-marins de la classe Victoria, elle permettra à la Marine royale canadienne de continuer à réaliser sa principale mission selon les directives du gouvernement du Canada jusqu’à l’arrivée du nouveau navire de combat de surface canadien.», a déclaré à ce propos le Vice-amiral Mark Norman, commandant de la Marine royale canadienne des Forces armées canadiennes, qui n’avait pas caché à 45eNord.ca lors d’un entretien le printemps dernier que les problèmes avec les destroyers étaient survenus avant que les navires de classe Halifax puissent prendre la relève.

Mais, fort heureusement, après de récents essais en mer, la frégate, NCSM Fredericton se prépare maintenant en vue d’un déploiement à niveau élevé en tant que première frégate modernisée au début de 2015.

Les douze frégates de patrouille polyvalentes de la classe Halifax fabriquées au Canada formeront dorénavant le pivot central de la flotte, souligne aujourd’hui la Défense nationale.

Les quatre premiers navires qui seront modernisés dans le cadre du programme MCH/FELEX sont le NCSM Halifax, le NCSM Fredericton, le NCSM Calgary, et le NCSM Winnipeg.

Outre la modernisation des douze frégates de la classe Halifax, le Canada ajoutera aussi à sa flotte trois nouvelles classes de navires, notamment les navires de soutien interarmées (NSI), les navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) et les navires de combat de surface canadiens (NCSC), en plus de l’intégration d’un nouvel hélicoptère maritime au sein de la flotte.

 

L’échéancier devra être respecté

Mais, chat échaudé craignant l’eau froide ( sans jeu de mot ), les questions des journalistes à la session d’information technique ont presque toutes porté sur le respect de l’échéancier,

Le responsable du programme de modernisation, Jeffrey Simpson, s’est alors fait rassurant, affirmant que le programme était «on time, on budget and on schedule».

On devrait donc avoir complété le programme tel que prévu, en 2018 et nos frégates, refaites de fond en comble, ou de la cale au dernier pont, devrait-on dire, devraient alors voguer, inchangées, jusqu’à 2030, permettant à la Marine royale canadienne de remplir sa mission.

Si, bien sûr, la réalité s’avère à la hauteur de l’annonce….

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 07:35
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

November 29, 2014 Livefist

 

An exhausted French government is probably seeing it as fortuitous that new Indian defence minister Manohar Parrikar's first foreign guest will be French defence minister Jean-Yves Le Drian, who arrives tomorrow in Delhi on a two-day visit. He meets Parrikar on Monday late in the morning. This will be Le Drian's third visit as his country's defence minister to India.

 

In January, the Indian MoD and Dassault Aviation will mark three years since the Rafale won the final downselect in 2012. A contract for 126 Rafale fighters remains in final negotiations, heaving and jerking across over 24 months. As the French minister arrives for what Paris hopes will be the last political push required to see the deal through, here's a quick round-up of six key developments that set out the state of play:
 

 

  1. On November 28 in Parliament, defence minister Parrikar made his most direct comment on the MMRCA negotiations, on which he is reported to have said, "Where defence acquisitions have almost come to end stage, we will stick to RFP (request for proposal)." In other words, while the new government focus would be on procurement routes that were reserved for Indian-made equipment or foreign equipment license-built in India, deals like the MMRCA would not be tinkered with. The MMRCA

  2. IAF chief Air Chief Marshal Arup Raha has met defence minister Parrikar three times since the latter took office (the first was a courtesy call, and they didn't talk shop). At both of the other two meetings, the IAF chief stressed the 'No Plan-B' message initiated by his predecessor.

  3. While negotiations are largely complete, the issue of OEM liability for the 108 aircraft that HAL will build in Bangalore hasn't been ironed out just yet. Reports on this issue have only touched the surface. It's a far greater sticking point than its being reported to be (my next goes into specifics). This could take a while to fix. The French defence minister's team will almost definitely have something to add on this. We'll know Monday.

  4. As negotiations plod through the so-called final stretch, the political establishment is looking for a way to peg the Rafale deal as a shining package for Prime Minister Modi's 'Make in India' campaign (he wants to do this with the navy's P75I too). Apart from certain voices on the inside, the deal isn't politically contentious given that negotiations took place largely under the previous government. In that light, I hear the present administration may be looking to own the deal better if it needs to.

  5. It's been nine months since then defence minister A.K. Antony threw his hands up in Feb this year and said the Rafale deal had to be pushed back because of a funds crunch. His successor Arun Jaitley, who doubled usefully as Finance Minister for the six months he spent at the MoD, didn't quite clarify on budgetary flexibility except to say that funds for all priority acquisitions would be made available. That's saying a lot without saying anything at all. Like most things in the MMRCA so far.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:55
L’industrie française de défense – Claude Serfati

 

source Chaire Economie de Défense

 

Ouvrage édité par La Documentation française, en octobre 2014.

 

L’industrie française de défense est peu connue. Or, elle occupe une place importante dans le système productif et les grands groupes industriels de défense sont très présents dans la politique technologique conduite depuis la fin des années 1950. Elle demeure un des fleurons de la France sur les marchés internationaux, alors que la dégradation inquiétante de son industrie manufacturière devient un thème de débat dans les politiques publiques.

Cet ouvrage analyse les mécanismes de l’industrie française de défense, il souligne les singularités de son mode d’organisation, de fonctionnement et son importance qui résultent de son caractère régalien. dans le contexte géoéconomique prévalant depuis le début des années 2000, les enjeux de sécurité nationale ouvrent des perspectives importantes aux groupes de l’armement qui peuvent y trouver un « relais de croissance ».

Les perspectives et les limites de la coopération internationale, ainsi que le volume des exportations d’armes et les conditions particulières de leur mise en œuvre sont également analysés.

Ce livre entend ainsi contribuer aux réflexions nécessaires sur la place de l’industrie de défense dans l’économie française.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:50
MSN15 Complete Process


25 nov. 2014 Airbus DS

 

Check out the First Engine run, First Taxi, Painting and First Flight of A400M aircraft for the Royal Air Force.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:20
F-35C Sea Trials Success


26 nov. 2014 Lockheed Martin

 

The F-35C successfully completed its first phase of sea trials three days early aboard the USS Nimitz. The cadre of F-35C test pilots logged a total of 39.2 flight hours as they conducted 33 flights featuring 124 catapults, 124 arrestments and 222 touch and go landings.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 07:50
AS332 C1e - Cargo Sling Demo

 

27 nov. 2014 Airbus HC

 

During few days, Airbus Helicopters invited customers at Marignane, France to discover and get flight demo of the latest version of this helicopter.
At this occasion, the AS332 C1e makes cargo sling demo.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:50
Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

 

Bruxelles, Agence Européenne de Défense, 25 novembre 2014 EDEN Cluster

 

Strengthening Europe's Defence industry - Dual use and smart clustering

 

EDEN Cluster et l'importance des activités duales : les autorités de défense ont besoin d'un tissu d'entreprises fiables et pérennes sur leur territoire

 
Jean-Luc Logel, Président du cluster EDEN, réseau des PME de la défense, de la sécurité et de la sûreté, est intervenu au cours de la réunion annuelle de l'Agence Européenne de Défense, le 25 novembre 2014 à Bruxelles. Cette rencontre, intitulée "Strengthening Europe's Defence industry - Dual use and smart clustering", s'est consacrée au renforcement de l'industrie de défense à travers les activités duales et le clustering. Elle était organisée conjointement par la Commission européenne, l'Agence Européenne de Défense et l'Association Européenne des Agences de Développement (EURADA) dans le but d'explorer les possibilités, pour les clusters de défense européens, de développer leurs activités duales, de faciliter la mise en réseau et les partenariats.

 

Les 4 clusters représentés (Portugal, Pologne et Estonie en plus d'EDEN pour la France) ont insisté sur l'encouragement de leurs PME à pénétrer de nouveaux marchés, et à cet égard sur l'importance de la coopération internationale entre clusters. Par exemple, EDEN est partenaire de son homologue allemand GSW NRW, avec lequel il se rapproche aujourd'hui de la Pologne. 

 

Jean-Luc Logel a souligné que « la dualité est inhérente à la démarche du cluster EDEN car le secteur de la défense représente 30% du CA consolidé de nos 130 membres, le reste de leur activité étant dans le domaine civil. Les six membres fondateurs d'EDEN - en 2008 - dirigent presque tous des entreprises duales. La dualité est eu cœur de notre ADN. »

 

Pour les dirigeants des quatre clusters, le développement vers des besoins civils viendra principalement des nouvelles frontières et des nouvelles menaces (faim, eau, infrastructures...). La robotique, très largement mise en avant à l'occasion de la dernière édition d'Eurosatory, contribuera à cet essor. La défense a impérativement besoin de l'avantage compétitif des nouvelles technologies, qui ne peuvent être financées que par le développement d'une activité duale. Mais comme le fait remarquer un intervenant, le langage de la Commission et celui des PME ne sont pas compatibles. Il faudrait qu'ils le deviennent car les autorités de défense ont nécessairement besoin d'un tissu d'entreprises fiables et pérennes sur leur territoire !

 

Dans le cadre des relations avec les acteurs français de la Défense, Jean-Luc Logel cite l'exemple du programme RAPID de la DGA, comportant le financement de projets duals pour les PME. Cette solution souple est adaptée aux besoins des PME. Il évoque également le Pacte Défense PME, dont EDEN participe au groupe de travail national pour sa mise en application opérationnelle. 

 

Les mots clés du débat

 

La dualité, un enjeu vital pour les entreprises... et pour les donneurs d'ordres de la Défense

 

La dualité, c'est le fait de travailler à la fois au service des secteurs militaires et civils. Depuis sa création en 2008, le cluster EDEN s'appuie fortement sur la dualité de ses adhérents, mettant en place des actions mutualisées vers des marchés civils tels que ceux de l'énergie, de la cybersécurité ou du ferroviaire. EDEN aide notamment ses membres à aborder les marchés de la sécurité, en forte croissance au niveau international : 7 % de croissance mondiale en 2014, 14 % attendus en 2015.

 

La convention signée en mai dernier entre la DGA (Direction Générale de l'Armement) et le cluster EDEN souligne l'importance de mutualiser le potentiel de développement international et d'innovation des membres du cluster, afin de maintenir en France la vitalité et la pérennité d'une base industrielle et technologique de défense (BITD), dont le pays a impérativement besoin. Bien que la part de défense des entreprises d'EDEN soit de l'ordre de 30% en moyenne, certaines sociétés d'EDEN travaillent à plus de 90% pour la défense. Une des missions d'EDEN est de les aider à diversifier leurs activités pour ne plus dépendre exclusivement des marchés de la défense, à acquérir des nouveaux savoir-faire qui pourront intéresser la DGA et ainsi à pérenniser leur existence.

 

Quelques exemples de réalisation pour le marché civil :

·  Petzl et Bollé (EDEN Rhône-Alpes) ont créé ensemble des lunettes de protection à destination de la sécurité industrielle.

·  Bollé et Rostaing (EDEN Rhône-Alpes) travaillent ensemble sur des produits à destination de la sécurité industrielle.

·  Labaronne Citaf et Titan aviation (EDEN Rhône-Alpes) remportent ensemble des marchés dans l'aéronautique, en Amérique Latine et en Afrique.

·  Survey Copter (EDEN Rhône-Alpes) et SenSup (EDEN Bretagne) travaillent ensemble sur des drones de protection civile.

·  Sofresud (EDEN PACA) a développé une application sur la sûreté des activités pétrolières offshore.

 

Un cluster, qu'est-ce que c'est ?

Un cluster, mot anglais qui signifie « grappe », est une association d'entreprises, de centres techniques et d'écoles de la même filière d'activité, souvent proches géographiquement. Ces clusters constituent de véritables réseaux de compétences qui ont pour but de mutualiser tout ce que des entreprises complémentaires, parfois aussi concurrentes, peuvent réunir avec profit, tout spécialement la R&D (recherche et développement), qui mène à l'innovation, et l'exportation. Par exemple, EDEN Cluster, qui regroupe près de 130 PME de la défense, de la sécurité et de la sûreté, organise des missions dans des zones géographiques éloignées, sur des Salons où les PME ne pourraient, seules, financer leurs déplacements, s'offrir des mètres carré de stands ni s'ouvrir les portes des ambassades. En tirant leur filière vers le haut grâce à ce travail collaboratif, les clusters créent de la richesse et de l'emploi sur leur territoire et au-delà.

 

Participants : clusters EDEN (France), CTM INESC TEC (Portugal), Aviation Valley (Pologne) et Defense ans Security Cluster (Estonie), débat animé par Christian Saublens, Directeur d'EURADA, Association européenne des agences de développement.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:50
Airbus a commencé à vendre ses actions dans Dassault

L'action Dassault Aviation, dont le Groupe industriel Marcel Dassault détient 50,55%, a clôturé vendredi en hausse de 0,66% à 1.079 euros, donnant une capitalisation de 10,93 milliards, après avoir atteint un plus haut de l'année à 1.225 euros en juillet.

 

28/11/2014 latribune.fr (avec Reuters)

 

D'après Le Monde, Dassault aurait racheté moins de 10% de ses propres actions. Selon deux sources proches du dossier, Airbus Group et Dassault Aviation ont pour objectif de conclure la vente de l'intégralité des 46,3% détenus par la maison-mère d'Airbus dans le constructeur du Rafale d'ici la fin 2015.

 

 

Dégagement du capital amorcé. Airbus Group a cédé vendredi 28 novembre 8% de Dassault Aviation à l'avionneur dans le cadre de son dégagement du capital du constructeur de l'avion de combat Rafale, selon un communiqué de presse publié par Dassault Aviation, confirmant des information du Monde.

Dassault a ainsi racheté un montant total d'environ 794 millions d'euros de ses propres actions, représentant une décote de 9,2 % par rapport au dernier cours de Bourse de ce jour, est-il écrit dans le communiqué. Il est précisé que le groupe détient désormais "9,4% de son capital".

 

Une opportunité "saisie"

La maison mère de l'avionneur européen avait indiqué début octobre réfléchir à la vente d'une première tranche d'environ 10%, avant de préciser à la mi-novembre qu'elle attendrait probablement des conditions de marché plus favorables en 2015 pour démarrer le processus.

"Une première tentative de cession avait été faite voici quelques semaines, mais elle avait été stoppée au dernier moment. Une autre opportunité s'est ouverte aujourd'hui. Elle a été saisie", précise Le Monde sur son site Internet.

 

Airbus voudrait sortir totalement de Dassault d'ici fin 2015

Selon deux sources proches du dossier, Airbus Group et Dassault Aviation ont pour objectif de conclure la vente de l'intégralité des 46,3% détenus par la maison-mère d'Airbus dans le constructeur du Rafale d'ici la fin 2015.

Les actionnaires de Dassault Aviation ont voté le 24 septembre en faveur du rachat par le groupe de ses propres actions dans la limite de 10% du capital et pour un prix plafond de 1.200 euros par action, soit un investissement maximal de 1,2 milliard d'euros.

L'action Dassault Aviation, dont le Groupe industriel Marcel Dassault détient 50,55%, a clôturé vendredi en hausse de 0,66% à 1.079 euros, donnant une capitalisation de 10,93 milliards, après avoir atteint un plus haut de l'année à 1.225 euros en juillet.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 13:50
Vassilis Tsiamis- EDA is helping Europe's defence and technological base access structual funds for dual-use projects

Vassilis Tsiamis- EDA is helping Europe's defence and technological base access structual funds for dual-use projects

 

Brussels - 27 November, 2014 European Defence Agency

 

More than 120 attendees gathered on 25 November in Brussels to exchange views and offer ways forward on an important issue for the European defence industry: dual-use and smart clustering. The workshop was organised jointly by the European Commission, the European Defence Agency (EDA) and the European association of development agencies (EURADA).

 

The event was divided into three successive panels, the first one focusing on the European Union’s existing policies and tools to support dual-use research and clustering. “The EU is working to support clusters as a good breeding ground for innovative small & medium-sized enterprises”, a Commission representative pointed out. “This is all the more important as 38% of European jobs are based in clusters”, he added.

 

Actions and tools

 

Presentations were given on the COSME, Horizon 2020 programme, European Structural and Investment Funds as well as EDA actions and tools in support of defence-related SMEs, clusters and the defence supply chain. An EDA official underlined that “those SMEs and clusters that participate in defence markets are typically involved in dual-use activities and the increasing convergence of defence and security creates even greater emphasis on dual-use”.

 

A second panel offered stakeholders from defence-related clusters an opportunity to share their experiences and the associated challenges. Clusters from Estonia, France, Poland and Portugal were represented. They emphasised the need for greater cooperation at EU level in order to develop their dual-use activities. “Dual-use is in our DNA”, stated Jean-Luc Logel, president of the French EDEN cluster.

 

Opportunities

 

After a networking session held over lunch, a third and final panel focused on ways to develop dual-use opportunities at European level and saw interventions from the ECSEL Joint Undertaking, the European Commission and EDA. Reinhard Marak, from the Austrian National Defence Industry Association, provided industrial views on the subject: “We have to identify new funding schemes to alleviate the decline in defence spending and investment, but dual-use is no cure for all: if you want to access those funds you first need national buy-in”, he stressed.

 

In their concluding remarks, Tarja Jaakkola (EDA) and Sylvia Kainz-Huber (European Commission) underlined that this event provided a good opportunity for European policy-makers and representatives of the defence-related clusters and industry to exchange views on current and on-coming policies and tools with impact on clusters and dual-use activities. They encouraged participants to take advantage of such tools and stressed the need for more cooperation and networking between defence-related actors at European level.   

 

Participants then had the opportunity to engage with other attendees during a networking session of pre-arranged one-on-one meetings. About 60 of those pre-arranged meetings were held and most of the attendees expressed a wish to see more similar opportunities in the future.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:50
Recherche européenne au cœur du BMPM

 

27 Novembre 2014 Source : Marine nationale

 

Jeudi 27 novembre 2014, à 14h30, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille a accueilli l’exercice final du projet E-sponder, projet européen regroupant plusieurs acteurs industriels et universitaires pour la recherche et le développement de services novateurs, à destination des acteurs du secours et des crises d’envergure.

 

Fort de son expertise en matière de feux de navire, le Bataillon a été choisi pour accueillir cet ultime exercice de mise en œuvre du matériel et des outils développés, dans des conditions similaires à celles d’une intervention pour incendie à bord d’un navire.

 

Le projet E-Sponder qu’est-ce que c’est ?

 

Le projet E-SPONDER, cofinancé par la commission européenne à hauteur de 8 millions d’euros, a pour objectif principal de développer une plateforme de services « du futur » pour les opérationnels et les gestionnaires d’une crise d’envergure exceptionnelle, quelle qu’en soit la thématique : attentat, séisme, épidémie, feu important…

 

Les technologies et matériels développés par le consortium de 15 acteurs industriels et universitaires de 8 pays, permettent de collecter des données variées telles que le rythme cardiaque, la géo localisation des acteurs de terrain ou la météo, des images de la zone d’intervention et de les centraliser afin de fournir une synthèse exploitable aux décideurs de différents niveaux.

 

Trois exercices organisés par les utilisateurs potentiels ont étés mis en œuvre pour leur permettre d’éprouver les technologies et matériels développés dans les conditions les plus proches de la réalité et du terrain.

 

Recherche européenne au cœur du BMPM

 

L’expertise « feux de navires » du BMPM au service du dernier exercice de validation du projet

 

La façade maritime marseillaise s’étale sur environ 57 kilomètres, dont 24 kilomètres de calanques, et compte également l’archipel du Frioul ainsi que l’île du Planier.

 

Cet environnement maritime exceptionnel engendre une activité humaine intense : commerce maritime, croisière, activités sportives aquatiques et subaquatiques…

 

Le BMPM, unité de la Maine nationale, fort de son ADN de marin, a donc historiquement développé des compétences et une expertise dans le domaine des interventions nautiques et maritimes et notamment les interventions à bord des navires.

 

Rapidement identifié comme expert national « feux de navires » le BMPM est le seul service d’incendie en France à pouvoir former les cadres pompiers dans ce domaine.

 

C’est donc logiquement que l’équipe projet d’E-Sponder a sollicité l’expertise du BMPM pour tester les matériels développés durant un exercice « feux de navires » au Centre d’Entraînement aux Techniques d’Incendie et de Survie du BMPM (CETIS).

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:55
L’ONERA cherche un second souffle

Essais de trajectographie d’Exocet AM39 tiré depuis un Rafale dans la grande soufflerie S1MA de l’ONERA à Modane - photo ONERA

 

26 novembre 2014 par Gil Roy - Aerobuzz.fr

 

Les très grandes souffleries de l’ONERA ont un urgent besoin d’une remise à niveau pour que la France puisse conserver sa suprématie dans le domaine. Le « French Aerospace Lab » estime avoir besoin de 218 M€ pour continuer à accueillir les plus ambitieux programmes aéronautiques de la planète, se positionner face aux USA et surtout pour faire face à la montée en puissance de la Chine.

 

La France n’a pas seulement le plus grand parc de très grandes souffleries aéronautiques au monde (12 au total), elle a aussi la soufflerie sonique la plus puissante dans laquelle ont été soufflées les plus prestigieuses machines volantes, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, jusqu’à aujourd’hui. Cette installation gigantesque est située en Savoie, près de Modane, à Avrieux très précisément. Tous les bureaux d’études aéronautiques du monde connaissent le nom de cette petite commune des Alpes. En toute discrétion, les plus grands constructeurs viennent y affiner leurs calculs et valider les géométries des futurs avions ou systèmes d’armes en testant des maquettes de formes différentes.

 

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