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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

22/07/2015 Armée de l’Air

 

Le 7 juillet 2015 la commission des titres d’ingénieur (CTI) a émis un avis favorable au renouvellement de l’accréditation de l’École de l’air à délivrer un diplôme d’ingénieur.

 

La CTI est un organisme chargé, en partenariat avec l’Éducation nationale, d’évaluer toutes les formations d’ingénieurs et de promouvoir le titre et le métier d’ingénieur en France comme à l’étranger. C’est elle qui accrédite toutes les écoles d’ingénieurs françaises souhaitant obtenir l’habilitation à délivrer un titre d’ingénieur diplômé. L’avis de la CTI est celui sur lequel le ministère de la Défense se fonde pour prononcer la décision d’habilitation pour l’École de l’air.

 

Suite de l’article

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:55
Chloé, ingénieur informatique

 

04/04/2015 SCH Beltran – Armée de Terre

 

Chloé, étudiante civile à l’INSA de Rennes a participé à l’exercice DEFNET organisé par l’école des transmissions de Rennes. Il avait pour but d’évaluer l’ensemble des mesures prises dans le cas d’une cyberattaque d’envergure.

 

L’échange de procédés avec les spécialistes militaires a permis de définir et d’optimiser la riposte dans le domaine de la sécurité informatique.

 

Mise au point avec Chloé

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 07:55
Sébastien Bombal encadre ses élèves de l’Epita lors de leur participation à l’exercice Defnet 2015. - DEFNET

Sébastien Bombal encadre ses élèves de l’Epita lors de leur participation à l’exercice Defnet 2015. - DEFNET


31/03/2015 Nelly Moussu  - DICOD

 

Huit établissements d’enseignement supérieur étaient partenaires de l’exercice de cyberdéfense Defnet 2015 qui s’est achevé le 27 mars. A cette occasion, Sébastien Bombal de l’Epita, Philippe Godlewski et François Lonc de Télécom ParisTech, reviennent sur les savoir-faire des étudiants et leur plus-value dans le cadre de la future réserve de cyberdéfense.

 

« Nous n’avons pas piraté, on nous a laissé entrer. C’est un piège ! Incroyablement sophistiqué… » Cette réplique, tirée de la série télévisée Person of Interest, laisse entrevoir des cyberattaques de plus en plus complexes. Qu’en est-il réellement et quels impacts peuvent-elles avoir ?

 

Sébastien Bombal, responsable du développement « Systèmes, réseaux et sécurité » à l’Epita, capitaine dans la réserve citoyenne cyber (RCC) et directeur des opérations d'Orange cyberdéfense : « Nous préparons nos étudiants à toute sorte de menaces : l'exfiltration de données, le sabotage, l'altération d'un système, la subversion… C’est pourquoi ils doivent connaître les méthodologies actuelles, être capables de cartographier des réseaux, réussir à trouver et exploiter des vulnérabilités. La protection et la défense des systèmes réseaux comme le sans-fil, des systèmes d’information de gestion, des systèmes industriels comme le SCADA, ou des objets connectés sont un enjeu majeur. Le champ des possibles est large en termes de scénarii d'attaque, dont les impacts peuvent s’avérer bien réels. »

 

François Lonc, doctorant à Télécom ParisTech : « Du côté des entreprises, les cyberattaques peuvent causer aujourd’hui des pertes financières ou des dégradations d'image ; dans un avenir sombre, elles pourraient cibler les voitures connectées, les compteurs électriques ou les pacemakers, et mener à des accidents touchant à la vie des citoyens. Dans nos différentes formations en cybersécurité,  nous préparons  avant tout nos étudiants à la conception sécurisée de tous les systèmes. »

 

A la question « Shall…we…play…a…game? » extraite du film Wargames, tout le monde répond que le combat numérique n’est pas un jeu. Comment y sensibilisez-vous les étudiants ?

 

S. Bombal : « Il est important de leur expliquer ce qu'est un incident de cybersécurité et ses impacts. Demain, employés par une entreprise, ils devront peut-être rendre des comptes auprès de toutes les parties prenantes, c’est-à-dire les actionnaires, les partenaires, et même les autorités. C'est loin d'être un jeu : les conséquences sur un écosystème sont bien réelles et leur responsabilité juridique peut être engagée. »

 

Philippe Godlewski, professeur à Télécom ParisTech : « On leur apprend à distinguer ce qui relève de l’internet "loisir", le jeu, de l’internet "technique" professionnel, qui nécessite d’être manié avec sérieux et maturité. »

 

F. Lonc : « Il y a une image ancrée de l'expert en sécurité qui flirte parfois avec l’illégalité... Or, j'ai le sentiment que nos étudiants n’y correspondent pas : ce sont des ingénieurs qui s'intéressent à la cybersécurité, pas des hackers. »

 

« Passez-moi le PDA, il faut que j’appelle "Le Sorcier". C’est un Jedi numérique. Il est hallucinant. » Est-ce que vos étudiants pourraient être ce fameux sorcier, ce Jedi numérique, que souhaite contacter un personnage de Die Hard 4 ?

 

P. Godlewski : « La culture internet est artisanale, tout est accessible en ligne, chacun peut se former. En conséquence, les élèves peuvent avoir l’impression d’être à la pointe sur un sujet, mais c’est une illusion. Seuls un ou deux étudiants par promotion ont la capacité de devenir très compétent rapidement. Mais tous doivent beaucoup travailler pour atteindre l’excellence. »

 

S. Bombal : « Il n'y a pas de sorcier ou de Jedi ! L’informatique est un domaine compliqué et la cybersécurité impose des compétences transverses, de sorte qu’il est quasiment impossible d’en maîtriser seul tous les aspects. Nous donnons à nos étudiants des clés de compréhension, mais ils doivent constamment se former et s’informer sur les nouveautés. »

 

Lorsque dans Skyfall, l’un des personnages assure : « Je peux faire plus de dégâts en restant en pyjama devant mon ordinateur avant ma première tasse d'Earl Grey que ce que vous pouvez faire en un an sur le terrain », on est en droit de s’inquiéter. Pour compléter leurs moyens, les armées expérimentent actuellement une réserve de cyberdéfense à laquelle participeraient vos étudiants volontaires. Comment leurs compétences pourraient être utiles ?

 

S. Bombal : « Des personnes mal intentionnées peuvent concevoir assez facilement des outils menaçants une nation. Il est donc nécessaire d’utiliser toutes les ressources humaines dont on dispose pour nous protéger. Si l’Etat et les opérateurs d’importance vitale possèdent souvent des capacités de défense, en cas de crise grave il faudra davantage de moyens pour traiter toutes les entreprises touchées. D’autres réserves comme la santé peuvent gonfler les effectifs avec des médecins retraités ; pour la cybersécurité, on n’a pas cette opportunité, on doit prendre des disponibilités dans l’autre bout de la chaîne : des étudiants ayant un niveau technique suffisant. »

 

F. Lonc : « Aujourd'hui, nous manquons en France de personnes formées à la cybersécurité et les entreprises ne sont pas toujours prêtes à investir dans ce domaine. En cas de crise, nos étudiants pourraient donc pallier ces manques au sein de la réserve de cyberdéfense. »

 

Dans The Big Bang Theory, l’un des personnages s’adresse à des jeunes ainsi : « La vue de vos jeunes visages boutonneux me rappelle l’époque où, moi aussi, je devais décider de mon orientation en tant que modeste universitaire diplômé… » En quoi un engagement dans la réserve de cyberdéfense pourrait être un atout pour l’avenir professionnel de vos étudiants ?

 

P. Godlewski : « Un engagement dans la réserve imposera aux étudiants de maintenir à niveau leur culture de l’internet. Ils se reposeront sans doute moins sur leurs acquis et rencontreront des profils très différents, plus matheux, plus réseau ou plus informaticien, ce qui leur ouvrira l’esprit, les enrichira, et leur permettra d’être toujours à la pointe. »

 

F. Lonc : « Pour les étudiants souhaitant travailler pour l'armée ou l’une des entreprises qui gravitent autour des institutions, la réserve leur permettra d’avoir un premier contact avec  leur futur environnement de travail.»

 

S. Bombal : « Non seulement la réserve leur apportera une expérience et une formation supplémentaires, mais elle donnera également du sens à ce qu’ils apprennent. En termes de pédagogie et de cadre, elle sera très enrichissante. »

François Lonc, doctorant à Télécom ParisTech. Du côté des entreprises, les cyberattaques peuvent causer aujourd’hui des pertes financières.

François Lonc, doctorant à Télécom ParisTech. Du côté des entreprises, les cyberattaques peuvent causer aujourd’hui des pertes financières.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

27 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Cette année, la Marine nationale a proposé à une quinzaine d’étudiants de Centrale Nantes d’intégrer des sujets d’étude liés à la Marine dans le cadre des projets d’étude Industrielle (PEI). Ces projets étudiants font partie du cursus de formation des élèves-ingénieurs et seront menés en collaboration avec des officiers de la Marine.

 

Le 17 mars à Brest, dans le cadre de ces PEI, neuf élèves ingénieurs de l’école Centrale de Nantes ont visité la frégate anti-sous-marine Primauguet et le chasseur de mines Tripartite Sagittaire.

 

Pour ces élèves-ingénieurs, cette journée a été l’occasion de porter un premier regard sur la vie embarquée et de les aider à affiner leur projet professionnel.

 

« Je ne savais pas que cette frégate réalisait autant de missions » s’exclame Madeleine. « Le central opération plongé dans une semi-obscurité, c’est comme dans les films ! La visite était très complète : la passerelle, la soute à torpilles, les carrés, les lieux de vie... Il y a une très bonne ambiance générale. J’ai même découvert quelques traditions propres à la Marine. »

 

Moment de découverte pour Thomas : « C’est exigu mais très fonctionnel. Les marins nous ont fait partager leur enthousiasme et la passion de leur métier. »

 

Après un déjeuner à bord du Primauguet, place à la visite Sagittaire. Raphaël, le plongeur du groupe, trouve les missions plus parlantes : « Ici, la plongée est un métier, et non un loisir. C’est beaucoup plus encadré, mais il n’y a pas le droit à l’erreur. Je n’imaginais pas qu’un plongeur pouvait toucher une mine ! On retrouve facilement nos marques en passerelle, c’est la même que sur la frégate, en plus petit. »

 

Si des vocations sont nées, elles pourront se concrétiser via le partenariat existant entre l’Ecole navale et Centrale Nantes. Celui-ci permet à un étudiant de l’école centrale de rejoindre l’Ecole navale pour deux ans de formation et ainsi obtenir le diplôme des deux écoles afin d’être recrutés comme officier sous contrat.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 22:55
Des élèves ingénieurs à la découverte de la base de Saint-Dizier

 

26/03/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 19 mars 2015, la base aérienne 113 de Saint-Dizier a accueilli quinze élèves ingénieurs de deuxième année de Centrale Supélec Metz.

 

Dans le prolongement d’une démarche initiée en 2013, les élèves se sont rendus sur la base aérienne de Saint-Dizier, en compagnie de leur directeur des études, officier de réserve sup aéro.

 

Après la visite en 2014 du site d'assemblage de tronçons de l'avion Rafale à Argenteuil, les futurs ingénieurs ont découvert l'avion dans son environnement opérationnel. La visite les a conduits à l'escadron de soutien technique de l'aéronautique 15/007 « Haute-Marne » et à l'escadron de transformation 2/92 « Aquitaine », où sont formés les pilotes de Rafale.

 

Les exposés ont donné lieu à de nombreuses questions et à des échanges fructueux. Cette journée était l’occasion de renforcer le lien armée-Nation. L’école Centrale Supélec entretient d’ailleurs des liens étroits avec le monde militaire. En effet, chaque année, Centrale Supélec Paris accueille des officiers au sein de leur cycle d’ingénieur.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:55
Signature d’une convention de partenariat entre MBDA et Phelma

Signée pour trois ans par Pierre Benech, directeur de Phelma, Stéphanie Kraemer, responsable relations écoles et marketing RH à MBDA et Bruno Lerat, responsable du département « composants, technologies & prototypes » de l’ingénierie éectronique à MBDA, cette convention de partenariat permettra d’inscrire dans la durée les relations entre MBDA et Phelma.

 

12 janvier 2015 par Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Chaque année, MBDA recrute des stagiaires ou diplômés de Phelma.

 

Grenoble INP-Phelma, grande école d'ingénieurs de physique, électronique et matériaux, vient de signer une convention de partenariat avec MBDA, spécialiste des missiles et systèmes de missiles. MBDA recrute chaque année environ 300 collaborateurs. Les profils recrutés sont majoritairement des ingénieurs des secteurs de l’électronique, de la simulation, de la mécanique, des études systèmes, du logiciel ou du système embarqué. Dans une moindre mesure, le secteur des matériaux de structure est également concerné.

 

Chaque année, MBDA recrute des stagiaires ou diplômés de Phelma. Pour l’année 2014 la société a ainsi accueilli quatre stagiaires de troisième année en projets de fin d’études et embauché trois élèves diplômés Phelma. L’entreprise participe depuis 4 ans à sa Journée des partenaires. Son service RH participe également depuis plusieurs années à la journée de simulations d’entretiens d’embauches pour les élèves de 3ème année de Phelma.

 

MBDA est une société d’intérêt pour le groupe Grenoble INP et plus particulièrement pour les filières propres à Phelma (comme Systèmes électroniques intégrés – SEI) et celles communes avec l’Ense3 et l’Ensimag, (comme Signal, image, communication, multimédia – SICOM ou Systèmes et logiciels embarqués - SLE). Elle est fortement intéressée par la filière par apprentissage que Phelma propose depuis quelques années dans le domaine de la conception de systèmes intégrés.

 

Suite à ce partenariat, la société MBDA sera amenée à faire des conférences techniques au sein des cours pour les filières d’intérêt pour l’entreprise.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 07:55
L’École de l’air à nouveau primée

 

04/12/2014 Armée de l'air

 

Pour la deuxième année consécutive, l’École de l’air est classée numéro 1 des meilleures écoles d’ingénieurs spécialisées en aéronautique, mécanique et automobile – Post Prépa.

 

Le cabinet SMBG a dévoilé, le 30 novembre 2014, la 5e édition de son classement des meilleurs licences, bachelors et grandes écoles. À ce titre, l’École de l’air monte sur la plus haute marche du podium dans le classement des écoles d’ingénieurs spécialisées en aéronautique et mécanique – post-prépa.

 

Les trois critères qui ont présidé à ce classement sont :

• la notoriété de la formation

• les salaires et débouchés

• le retour de satisfaction des élèves.

L’École de l’air à nouveau primée
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:55
Inquiétude pour l'emploi chez les ingénieurs de l'armement

15.10.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Environ 950 postes pourraient être supprimés d'ici à 2019, soit 10 % des effectifs.

 

Pièce importante du ministère de la Défense, la DGA sait qu'elle devra prendre sa part aux 23.500 suppressions de postes supplémentaires inscrites dans la loi de programmation. Reste à savoir à quelle hauteur. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a beau marteler qu'il refuse tout dégraissage à l'aveugle, une rumeur circule parmi les ingénieurs de l'armement : 950 postes seraient supprimés d'ici à 2019, soit environ 10 % des effectifs.

 

Contactée, la DGA réfute tout chiffrage. Rappelant les 3.000 postes déjà supprimés dans le cadre de l'ex-RGPP du gouvernement Fillon, une porte-parole indique que le délégué général, Laurent Collet-Billon, a entamé une analyse précise de l'expertise de ses troupes pour préparer l'avenir. Une sorte de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences en quelque sorte, comme cela se pratique dans le privé. C'est d'ailleurs conforme aux déclarations de Jean-Yves Le Drian, qui a demandé une analyse semblable à chacun de ses grands subordonnés avant de trancher, service par service, ou armée par armée.

 

Guerre de tranchées

 

N'empêche. Après avoir dû encaisser le gel des embauches de 75 ingénieurs civils, la DGA attend fébrilement de savoir à quelle sauce elle va être mangée. Réponse en fin d'année ou au début de la prochaine, en principe. En attendant, une « guerre de tranchées » a déjà démarré au sein du ministère de la Défense. Comme en témoigne sa récente sortie au Sénat, Laurent Collet-Billon est décidé à se battre bec et ongles comme chacun des patrons des trois armées et du secrétariat général pour l'administration afin de rendre le moins de postes possible.

 

Auditionné par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées à l'occasion de l'examen de la loi de programmation, le délégué général a mis en avant le fait que les missions de la DGA restent inchangées. « Le maintien de l'ensemble des programmes en cours, les nouveaux programmes à lancer et les négociations requises avec l'industrie pour adapter les échéanciers de livraison, nécessitent que les unités de management, les centres techniques et le service de la qualité puissent assurer la charge correspondante », a-t-il déclaré.

 

Quant à l'obligation de réduire le pourcentage de gradés, obligation mise en avant par la Cour des comptes (« Les Echos » du 14 octobre), Laurent Collet-Billon a été encore plus clair : « Un ingénieur en chef est d'abord un ingénieur, avant d'être un militaire à cinq barrettes. »

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:55
DGSE: quand les espions cherchent des ingénieurs

 

12 juillet 2010 Par RÉMY MAUCOURT - Usinenouvelle.com


Jusqu’en 2014, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) va recruter entre 100 et 150 ingénieurs par an. Les services secrets français renforcent leurs capacités techniques, et cherchent donc à attirer de nouvelles candidatures.

Quel métier ?

"Il faut le reconnaître, on intercepte." Celui qui s’exprime aussi directement, c’est Thomas, un jeune ingénieur qui travaille précisément sur l’interception des télécommunications. Récolter des renseignements par des moyens technologiques, c’est la principale mission de la direction technique (DT) de la DGSE. 2000 personnes travaillent pour la DT, sur les 4500 de la maison. Un autre de ses collègues, Olivier, a des occupations plus… romanesques. Il conçoit des systèmes télécoms miniaturisés et sécurisés, pour équiper les agents sur le terrain. Le Q de James Bond, c’est lui.

Ces deux jeunes ingénieurs (trois ans et un an d’expérience) ne regrettent pas d’avoir tourné le dos au secteur privé. Dans leurs laboratoires, ils disposent d’un matériel de pointe, de moyens impressionnants. Olivier parle de "conditions idéales", mais également d’un état d’esprit qui permet de les utiliser au mieux : "Ici, on se donne les moyens de faire ce qu’on veut." Une culture du résultat confirmée par Thomas : "Tant que les résultats suivent, on ne regarde pas trop la méthode".

La plupart des membres de la direction technique effectuent les mêmes tâches que dans le privé. On pourrait presque croire qu'ils travaillent pour une société comme une autre, mais les enjeux restent fondamentalement différents. La pression est importante, venant de la hiérarchie mais surtout de la nature des missions. Les contraintes de confidentialité sont extrêmes: un agent ne parle pas de ses activités, ni à ses proches ni à sa famille. Au public, il ne donne que son prénom. Il ne consulte pas ses mails personnels au bureau: pour des raisons de sécurité, son réseau est fermé.

Thomas et Olivier se sont habitués à ces contraintes. Selon eux, il existe deux catégories d’ingénieurs à la DGSE: les techniciens purs, et ceux qui s’intéressent au monde du renseignement. Ils se placent clairement dans la deuxième catégorie. "On est régulièrement au contact des analystes, c’est très intéressant et gratifiant". Olivier lâche le mot "ego", "c’est valorisant de travailler pour la nation." Les deux apprécient de voir le résultat de leurs travaux rapidement, de suivre les projets. Certains épisodes particulièrement tendus leur ont fait prendre conscience de leur importance : "Des pirates somaliens ont pris des otages, il faut savoir où ils sont et ce qu’ils se disent…" La nature gratifiante de son emploi, Olivier la résume en une phrase : "C’est rare de pouvoir sauver des vies quand on est ingénieur".

 


Comment ?

Le processus de recrutement est assez long : cinq mois en moyenne entre la candidature et l’arrivée du nouvel agent. Après une série d’entretiens (futurs supérieurs hiérarchiques, DRH…), le postulant est soumis à une enquête de sécurité. Un officier de sécurité cherche à connaître les faiblesses du candidat, à détecter ce qui pourrait poser problème ultérieurement. Relations, amis, familles sont étudiés, pour évaluer les possibilités que le futur agent soit recruté par des services étrangers. Il reste encore au postulant à passer des tests psychotechniques, et au service à justifier son embauche auprès d’un contrôleur budgétaire. Deux à trois mois de délai sont nécessaires avant l’accord final, avant que le futur agent ne puisse démissionner de son ancien emploi.

Les ingénieurs sont généralement recrutés en CDD, pour des durées allant de un à trois ans. Ces contrats sont renouvelables une fois, après six ans se pose la question d’un éventuel CDI. Il est également possible d’intégrer la DGSE en tant que fonctionnaire, via un concours de catégorie A. Les conditions salariales sont avantageuses pour les jeunes (2650 euros nets par mois pour Thomas, 2600 pour Olivier par exemple), mais sont beaucoup moins alléchantes pour les profils expérimentés. "La difficulté, c’est de trouver de bons profils entre six et dix ans d’expérience" explique Patrice, le chef du service recrutement de la DGSE.

Le type de personnalité recherchée est assez clair : la DGSE cherche avant tout des caractères stables, équilibré. Et qui soient près à s’adapter à la culture de la maison. "Si vous étouffez dans un milieu secret, vous n’êtes pas fait pour la DGSE" prévient Patrice. Il affirme que le patriotisme n’entre pas en ligne de compte dans le recrutement, mais que la nature des missions ne convient pas à tous. "Certains candidats réalisent que la finalité ne leur convient pas. C’est assez rare."

Dans la DT, l'ambiance sociale semble être au beau fixe. Pour Patrice, "l’indicateur social, c’est le turnover. Dans la direction technique, il n’y en a pas." Cette situation va jusqu'à poser problème : "si on ne veut pas que l’organisation se sclérose, nous allons devoir organiser ce turnover." Des conditions avantageuses (23 jours de RTT), viennent compenser l'interdiction de se syndiquer ou de faire grève.

Quel besoin ?

Le Directeur Technique, Bernard Barbier, voit son service s’agrandir. Une nécessité pour suivre l’évolution des communications. Ceux qui cherchent à obtenir des renseignements sur internet font face à un problème: "absorber cette quantité d’information". Bernard Barbier rappelle un élément essentiel, de son point de vue : "Internet n’a pas été conçu pour être sécurisé". Les possibilités techniques sont établies : "La technologie nous permet de trouver une aiguille dans un champs de foin", mais les moyens mis en œuvre sont insuffisants.

La France a pris du retard dans ce domaine. "Dans le renseignement technique, il existe une première division des pays occidentaux, dont les Etats-Unis sont le chef de file. Ces pays ont investi suffisamment pour obtenir des renseignements utiles par ces méthodes. Notre objectif : entrer en première division."  Pour y parvenir, le Directeur Technique compte sur la structure même de la DGSE: une agence intégrée, plus petite et donc plus réactive que ses homologues américaines. Outre le renseignement, les nouvelles recrues vont venir renforcer les moyens défensifs et offensifs de la DGSE.

Aujourd'hui, la défense des intérêts de la nation n'est plus le principal argument pour attirer les candidats vers les services secrets. Bernard Barbier présente les choses différement: "c'est un bon début de carrière". Les vocations ne suffisent plus à assurer les besoins.

Si travailler dans le secret ne vous dérange pas, que vous adhérez aux actions et à la culture de la DGSE, les services secrets seront peut-être intéressés par votre CV. Vous trouverez au bas de cette page, une adresse (postale) où vous pourrez envoyer votre candidature.

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