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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 20:50
Projet d'ordre du jour Sous-commission "sécurité et défense" EP - 13 octobre 2014
 
07-10-2014 SEDE

 

1.        Adoption de l'ordre du jour

2.        Approbation du procès-verbal de la réunion du:

· 11 septembre 2014                                                                PV – PE537.357v01-00

3.        Communications de la présidente

En présence du Conseil, de la Commission et du SEAE

4.        L'avenir de la recherche en lien avec la PSDC
Échange de vues avec:
- Denis Roger, Directeur, Synergies Européennes et Innovation, Agence européenne de défense (AED)
- Slawomir Tokarski, Chef d'unité, Industrie aérospatiale, maritime, de sécurité et de défense, DG Entreprises et industrie, Commission

5.        PSDC - nouveaux partenariats: la participation de pays voisins
Échange de vues avec:
- Alessandro Mariani, Chef de division, PSDC, Partenariats et accords, Direction "Gestion des crises et planification", SEAE
- Tamar Kekenadze, Représentant civil du ministre géorgien de la défense auprès de l'Union européenne et de l'OTAN

6.        Questions diverses

7.        Prochaines réunions

· 5 novembre 2014, de 9 heures à 12 h 30 et de 15 heures à 18 h 30 (Bruxelles)

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:20
L’ US Navy va déployer des bateaux de patrouille robots armés

Un seul marin suffirait à opérer jusqu'à 20 patrouilleurs robots. - photo ONR US Navy

 

05/10/2014, latribune.fr

 

L'Armée américaine devrait utiliser dans moins d'un an des bateaux de patrouille sans marins à bord pour escorter et protéger ses bâtiments de guerre dans les eaux sensibles.

 

L'importance des robots dans l'armée américaine va s'accroître un peu plus. La Marine américaine compte déployer des des bateaux de patrouille robots armés. Sans marins à bord, ils serviront à escorter et protéger ses bâtiments de guerre dans les eaux sensibles dans moins d'un an selon le Bureau des recherches navales.

Cette technologie a été développée à partir des robots utilisés par l'agence spatiale Nasa sur Mars, comme Curiosity.

 

Simulation de protection d'un bâtiment de guerre

Le Bureau des recherches navales a ainsi dévoilé dimanche 5 octobe, les résultats de ce qu'il présente comme une démonstration sans précédent. Il avait engagé en août 13 patrouilleurs robots escortant un bâtiment dans la James river, en Virginie (sud des États-Unis).

Suivant un scénario de simulation, cinq patrouilleurs robots ont assuré la protection d'un grand bâtiment, tandis que huit autres étaient chargés de surveiller un bateau suspect. Les patrouilleurs robots ont ensuite encerclé la "cible", permettant au bâtiment de naviguer sans encombre dans la zone.

L'exercice, mené pendant deux semaines, était destiné à simuler "un passage dans un détroit", a indiqué le chef de la recherche navale, le contre-amiral Matthew Klunder. "Cela pourrait être le détroit de Malacca, cela pourrait être le détroit d'Ormuz", a-t-il lancé.

 

Armes non létales et mitrailleuses

Les patrouilleurs, des bateaux gonflables à coque rigide de 11 mètres de long, sont généralement manoeuvrés par trois ou quatre marins. Mais dans leur version robotisée, un seul marin suffirait à opérer jusqu'à 20 patrouilleurs.

Le contre-amiral Klunder a expliqué que ces patrouilleurs pourraient être équipés d'armes non létales, mais aussi de mitrailleuses et ouvrir le feu sur un bateau ennemi si l'ordre en était donné par un marin.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:30
L’économie israélienne : entre innovation et économie de guerre

 

source ANAJ-IHEDN

 

Zvi TAL, Ministre plénipotentiaire de l’Ambassade d’Israël en France

&

Daniel ROUACH, Professeur à l’ESCP Europe
Président de la chambre de commerce et d’industrie Israël - France


Mercredi 17 septembre 2014
19h30 à 21h00

Ecole Militaire
Amphithéâtre Louis



Informations  :  moyen-orient@anaj-ihedn.org


Dans un contexte régional tumultueux et une situation militaire explosive, l’Etat d’Israël incarne un modèle économique unique au Moyen-Orient et dans le monde. Fort d’un solide secteur bancaire et d’un faible taux d’endettement, il compte la plus grande part d’ingénieurs dans sa population active au monde, ainsi que le plus grand nombre de sociétés cotées au NASDAQ. Malgré l’opération militaire « Bordure protectrice » en cours depuis le 4 juillet dernier, les experts prédisent 3,3% de croissance à l’économie israélienne pour cette année et affichent leur optimisme sur les fondamentaux de l'économie.

Principal moteur de ce succès : l’innovation. Au sein de cet Etat dont la superficie ne dépasse pas celle de deux départements français, se trouve en effet le deuxième centre mondial pour les entreprises de hautes technologies, la « Silicon Wadi », nommée en référence au célèbre pôle californien. Néanmoins, cette apparente bonne santé économique est quotidiennement menacée par des conflits qui n’ont quasiment pas cessés depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 et qui sont donc l’un des facteurs de fragilité de cette économie.

Quels sont les ressorts qui tirent l’économie israélienne vers le haut ? Comment l’Etat hébreu parvient-il à concilier créativité entrepreneuriale et économie de guerre ? Pourquoi Israël est-il souvent comparé à une « nation start-up » ?

Pour approfondir ces questions, le comité Moyen-Orient de l’ANAJ-IHEDN a l’honneur de recevoir M. Zvi TAL, ministre plénipotentiaire de l'ambassade d'Israël en France et M. Daniel ROUACH, professeur à l’ESCP Europe et Président de la chambre de commerce et d’industrie Israël France.
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:55
Les forces spéciales Terre décernent leur prix de l’innovation

 

24 juin, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Les forces spéciales sont aussi spéciales dans leurs équipements, leurs procédures d’acquisition, leurs contraintes et bien sûr leurs besoins opérationnels. C’est dans cette perspective que la brigade des forces spéciales Terre (BFST) vient d’organiser, ce 23 juin, la seconde édition de son prix de l’innovation à Pau.

 

« L’innovation est un point de clé de la réussite des opérations spéciales dans la mesure où il s’agit de conserver en permanence un temps d’avance. (…) Au fond, l’innovation c’est la créativité au service de l’adaptation aux besoins opérationnels, c’est une façon de « penser autrement », c’est la marque d’une intelligence de situation. Bref pour les forces spéciales c’est une marque de fabrique » a expliqué le général Pierre de Nortbécourt, commandant la BFST.

 

Ce lundi, toutes les unités de la BFST étaient présentes, à savoir le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (1er RPIMa), le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes (13ème RDP), le 4ème Régiment d’hélicoptères des Forces Spéciales (4ème RHFS), et la Compagnie de Commandement et de Transmissions des Forces Spéciales (CCT FS), pour proposer des projets qui devaient répondre à un réel besoin opérationnel des forces spéciales. Car de nombreux équipements, qui sont désormais largement utilisés par les forces, ou en passe de l’être, proviennent de la réflexion des  opérateurs.

 

Les forces spéciales Terre décernent leur prix de l’innovation

Le général Liot de Nortbécourt (au centre), commandant la BFST à la remise des prix, entourés des partenaires (crédits: BFST)

 

Pour cette édition 2014, le premier prix a été attribué au 4ème RHFS pour son pointeur laser qui améliore l’efficacité de la coordination entre les hélicoptères et les troupes au sol.

 

Les autres projets primés étaient un véhicule de commandement tout terrain, tous milieux, proposé par la CCT FS, ou un support adaptateur pour JVN Félin qui s’adapte sur tout type de casque. Ce dernier projet, déjà utilisé en opération, a été pensé et développé par le 1er RPIMa.

 

Cet événement a été organisé grâce à l’appui de partenaires industriels innovants, à savoir  Terrang – MP Sec et Defcon 5 France, spécialistes dans l’équipement militaire.

 

Ce prix s’inscrit dans une démarche permanente visant à favoriser les nombreuses initiatives au profit des forces spéciales. Les unités de la BFST sont très impliquées dans ces processus d’innovation et mettent en œuvre des cellules d’études étoffées, en lien étroit avec l’état-major, les autres unités du COS et les industriels. On peut mentionner à ce titre le séminaire SOFINS, organisé par le COS, dont un prochain rendez-vous est attendu (relire l’article de FOB ici ou encore ).

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:55
Projet Caméléon de la DGA photo Julien Bergounhoux

Projet Caméléon de la DGA photo Julien Bergounhoux

 

19/06/2014 Par Julien Bergounhoux - industrie-techno.com

 

Les équipes techniques de la Direction générale de l'armement travaillent à la conception d'un système de camouflage électronique dynamique, capable de s'adapter à n'importe quel environnement, et efficace aussi bien pour le spectre de lumière visible que pour l'infrarouge. Une démonstration en est faite au salon Eurosatory 2014.

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a dévoilé Caméléon au salon Eurosatory 2014, un projet à la pointe des technologies de furtivité et dont le principe de "peau active", composée de macro-pixels qui changent automatiquement de couleur en fonction de leur environnement, a été breveté par la DGA. Afin d'en apprendre un peu plus, Industrie & Technologies s'est entretenu avec Laurent Sauques, expert en matériaux furtifs et pilote technique du projet Caméléon.

 

La première chose à savoir est qu'il s'agit d'un programme franco-français. Il n'emploie que des sous-traitants et des chercheurs nationaux, dont certains ont été suivis dès l'université. Nexter est le maître d'œuvre du projet, qu'il développe en suivant le cahier technique et fonctionnel établi par la DGA. Le travail sur Caméléon a débuté il y a environ deux ans et son développement est financé à hauteur d'un million d'euros par an.

 

Il utilise une peau active multispectrale, c'est-à-dire qu'elle engloble les spectres de lumière visible, proche infrarouge et infrarouge bandes 2 et 3. Cela lui confère un camouflage hors du commun, capable de tromper à la fois une vision "normale" et une vision thermique, et que Laurent Sauques juge inégalé dans le reste du monde. A tel point qu'il attire les convoitises étrangères sur le salon, qu'il s'agisse d'offres de participation financière au développement ou de propositions d'achat

 

Suite de l’article

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:55
La DGA au salon #Eurosatory 2014

 

13/06/2014 DGA

 

Comme tous les deux ans, la DGA participe au salon Eurosatory 2014 sur le stand du ministère de la Défense. Aux côtés de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences, la DGA présente notamment un panel d’innovations et d’équipements.  Le plus grand salon d’armement terrestre au monde se déroule au parc des expositions de Paris Villepinte du 16 au 20 juin 2014.

 

L’hélicoptère Tigre et ses tous nouveaux équipements, dont la roquette guidée laser de précision métrique, le canon Caesar, Le VBCI félinisé ou le SAMP/T ou encore la radio de nouvelle génération Contact présentée pour la première fois… Les tout derniers équipements terrestres sont à découvrir le stand Défense d’Eurosatory. Pour les présenter, un binôme composé d’ingénieurs de la DGA et de représentants des forces. Cette année, les matériels démontrent la capacité du ministère de la Défense à préparer la complexité des menaces et à agir dans l’urgence, mais aussi dans la durée.

 

A découvrir également, de nombreuses innovations qui valorisent la capacité d’innovation de la DGA avec toujours le même objectif ; maintenir les programmes d’armement au meilleur niveau technologique. Parmi les innovations présentées, Boost, le futur bandeau communicant du Félin qui permet de suivre les données physiologiques du combattant. Mais aussi Giante, l’antenne souple qui s’intègre au textile de la tenue du fantassin, ou Caméléon, le camouflage pour véhicule qui, grâce à ses pixels vidéos, s’adapte en temps réel à l’environnement de celui-ci pour une invisibilité tant à la vue qu’en infrarouge.

 

D'une surface de plus de 2 200 m², le stand du ministère de la Défense reproduit un véritable théâtre opérationnel sur le thème « Prêt à l’engagement ». Il s'articule en six zones représentant les fonctions opérationnelles :

  • Renseignement, capacité d’analyse, aide à la décision ;
  • Commandement (planification, conduite, transmission) ;
  • Contact ;
  • Protection de la force ;
  • Appui de la force (génie, artillerie) ;
  • Soutien de la force
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:55
Eurosatory 2014: innovation
 

June 11, 2014 Thales

 

For the first time at Eurosatory, Thales is presenting a zone dedicated to innovation. Innovation is at the heart of everything Thales does. We are constantly looking to innovate with our customers to give their users the battle winning edge. Thales is showing three exciting, interactive demonstrations showing the breadth and depth of our innovation in C4ISR and cybersecurity.

BattleSpace Vista

This demonstration of Thales C4ISR integration capabilities shows aerospace support to land forces in a digitised battlespace.

Multiple UAVs Control Station

This system proposes a dedicated console for managing several UAVs by a single operator (military or civilian) for surveillance missions.

Cybels and Nexium

Thales showcases its end-to-end cybersecurity approach to critical system security and resilience engineering, which is perfectly aligned with the new challenges facing the world today.


Innovation: at the hearth of Thales technologies

With its 25,000 engineers and researchers, Thales has a unique capability to design, develop and deploy equipment, systems and services that meet the most complex security requirements.

Eurosatory 2014: innovation
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:55
Remise du 11e prix de l'Audace


02/06/2014 DGA

 

Dans le cadre de la journée dédiée à l’innovation participative de Défense, Jean-Yves Le Drian a remis le prix de l’Audace à sept lauréats le 28 mai 2014 à l’Ecole militaire, en présence du Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon. Ce prix est décerné tous les deux ans par la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque*. Il récompense les personnels les plus audacieux et innovants du ministère de la Défense et de la gendarmerie.

 

L'état-major des armées, la direction générale de l’armement, le secrétariat général pour l’administration, les trois armées et la gendarmerie présélectionnent les trois dossiers les plus innovants au titre de leur entité et un jury élit les projets primés. Chacun d'eux est récompensé par un prix de 2 500 €. Un coup de projecteur est ainsi donné sur les solutions concrètes émanant des opérationnels facilitant notamment le travail au quotidien et les interventions en opérations extérieures.

 

Lauréat pour l’armée de terre

Le lieutenant Jean-Baptiste Colas pour Auxylium, interface légère de communication multi-usage pour le combattant débarqué et les forces de secours.

Le démonstrateur réalisé réunit sur un même support civil de type smartphone ou tablette tactile l’ensemble des outils numériques utiles à la gestion d’actions de combat pour un soldat sur le terrain : radio tactique, cartographie, GPS, prise d’images, gestion d’événements et accès à distance à des objets connectés comme des capteurs ou des robots.

 

Lauréat pour la marine nationale

Le lieutenant de vaisseau Jean-Christophe Philippi pour la règle atmosphère Philippi, calcul rapide de la viabilité de l’air respiré à bord des sous-marins.

La règle de calcul Philippi présente une solution rapide pour estimer la viabilité de l’air respiré dans le sous-marin. Développée pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), la règle est généralisable à l’ensemble des sous-marins français et étrangers.

 

Lauréat pour l’armée de l’air

L’adjudant-chef Hervé Le Borgne et l’adjudant Christophe Fournier pour TITAAN, Technologies intégrées au travail d’appui aérien numérisé

Cette innovation permet lors d’une mission d’appui aérien de maintenir une liaison permanente entre le combattant et sa chaîne de commandement en minimisant les contraintes d’espace et de temps. TITAAN garantit une interopérabilité interarmées et interalliée.

 

Lauréat pour la gendarmerie nationale

L’adjudant-chef Frédéric Amardeil et l’adjudant-chef Cyriaque Poinsignon pour la tente et colis de survie aéro-largables

Le lot de survie embarqué est destiné d’une part aux équipages et d’autre part à être aérolargué aux personnes en péril lorsque les conditions de vol limitent les capacités de l’hélicoptère. Il est articulé autour d’une tente à structure autoportée et autogonflable. Sa mise en œuvre est optimisée pour du personnel traumatisé qui trouvera à l’intérieur une collection complète de matériel de survie.

 

Lauréat pour la DGA

L’ingénieur navigant d’essais Pierre-Henri Papelard (DGA Essais en vol) pour les platines de protection BLU-111

Grâce à cette innovation, les corps de bombe BLU-111 peuvent dorénavant être employés par le Rafale Marine sur le porte-avions Charles de Gaulle pour le bombardement d’emploi général, et non plus seulement sur le Super Etendard Modernisé.

Lire l'interview de Pierre-Henri Papelard

 

Lauréat pour l’EMA

Le médecin chef des services Anne Sailliol et la pharmacienne en chef Anne-Virginie Gachet, pour le plasma lyophilisé

L’optimisation du processus de production proposé du Plasma Lyophilisé « PLYO », plasma de référence pour une prise en charge immédiate du blessé hémorragique, autorise l’augmentation de la production et la diminution des coûts, en permettant de proposer ce produit au secteur civil de la santé tout en répondant aux référentiels nationaux.

 

Lauréat pour le SGA

L’ingénieur de 2e classe Maxime Esquerre, pour Waterbelt

Le dispositif Waterbelt, conçu pour atténuer les effets d’une détonation lors des opérations de détection, de désamorçage ou de destruction d’objets suspects, est basé sur l’emploi d’eau et de mousse bas-foisonnement. Seul 25 % des éclats perforent le mur d’eau avec une vitesse résiduelle relativement faible et une capacité vulnérante très atténuée.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:55
Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014


04/06/2014  Constance Guillermin

 

En partenariat avec la mission pour le développement de l’innovation participative (MIP), qui fête ses 25 ans cette année, la fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque a remis son prix de l’audace à des innovateurs des armées et de la gendarmerie, en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 28 mai 2014 à l’École militaire à Paris. Deux aviateurs de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan ont été récompensés pour leur ingéniosité. 

 

TITAAN : lauréat 2014

 

Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014

 

L’adjudant-chef Hervé Le Borgne et l’adjudant Christophe Fournier ont été récompensés pour leur projet baptisé : «TITAAN» (technologies intégrées au travail d’appui aérien numérisé). Cette innovation permet, lors d’une mission d’appui aérien, de maintenir une liaison permanente entre le combattant et sa chaîne de commandement grâce à un gilet tactique comprenant une tablette et deux téléphones Iridium (émission et réception). «Ergonomie, gain de poids, rapidité et interopérabilité » sont les termes employés par l’adjudant-chef Le Borgne et l’adjudant Fournier pour qualifier les plus values apportées à l’armée de l’air grâce à leur innovation. «L’idée est née de retours d’expérience opérationnelle. Il s’agissait de trouver une solution pour améliorer l’appui aérien apporté au sol » précisent les deux lauréats qui travaillent sur le projet depuis deux ans. Par ailleurs, TITAAN visait également à alléger ses usagers grâce à des technologies plus modernes et compactes : « Nous effectuons un travail de fond afin que le logiciel soit de plus en plus interopérable, soit avec des systèmes français, soit avec des systèmes Otan et étrangers».

 

Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014

 

TITAAN, qui a déjà été expérimenté par les Américains lors de l’exercice Bold Quest 2013, poursuit son évolution.

 

Deux autres projets innovants également en compétition

Le capitaine Daniel Gigan, docteur en sciences cognitives à Salon-de-Provence, a présenté un système permettant aux drones d’éviter les collisions en vol appelé . Cet enseignant chercheur du centre de recherche de l’armée de l’air s’est basé sur sa propre expérience. «J’ai cherché à savoir comment le cerveau humain réussissait à anticiper l’obstacle afin de concevoir un outil capable d’agir comme celui-ci», précise l’aviateur.

Enfin, les experts du centre d’expériences aériennes militaire (CEAM) ont conçu une maquette pour la formation à l’utilisation des jumelles de vision nocturne (JVN). Pour les porteurs de ce projet, il était «indispensable de créer cet outil. La maquette, qui représente les théâtres d’entraînement et d’opérations, permet de recréer certaines conditions du vol sous JVN. […] Grâce à ce concept, les pilotes économisent plusieurs heures de vol

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Innovation - Du plasma en poudre et une ceinture contre les explosifs

 

28/05/2014 Sandra Lewinski  - DICoD

 

Depuis 1988, la Mission innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

La mission innovation participative (MIP) apporte son soutien aux innovateurs du ministère de la Défense depuis 25 ans. De l’idée à la réalisation, elle lève des freins et  favorise l’émergence d’idées nouvelles comme le dispositif waterbelt ou le plasma lyophilisé.

 

La waterbelt

Dans le cadre de la lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI ou IED), le centre d’expertise des techniques de l’Infrastructure de la Défense (CETID) a mis au point un nouveau dispositif  baptisé waterbelt. Cette structure souple et gonflable, de forme trapézoïdale, permet de confiner un EEI en l’encerclant d’une ceinture d’eau de 40 cm. L’objectif est d’atténuer la détonation en  piégeant la totalité des éclats tout en diminuant de manière significative le souffle engendré par l’explosif.

Moins onéreuse que les dispositifs en kevlar existants, la waterbelt est simple d’utilisation et efficace. « Cette solution permet de transporter la structure gonflée en air jusqu’à l’objet suspect et de se remplir en eau en toute sécurité une fois qu’elle est positionnée. Le tissu utilisé pour la conception permet au dispositif de demeurer totalement stable pendant les opérations de déminage », explique l’ingénieur militaire d’infrastructure Maxime Esquerre, porteur du projet.

Grâce au financement de la mission innovation participative, les ingénieurs du CETID ont  procédé à une nouvelle batterie de tests sur trois nouveaux prototypes en novembre 2013. Les résultats concluants des essais, sur  une charge explosive de 500 grammes ont permis de faire évoluer la structure du dispositif vers sa forme actuelle.

Que ce soit sur un théâtre d’opération ou sur le territoire national (aéroport, gare, transports en commun…), cette technique a pour but de  préserver la zone environnante à proximité d’un engin explosif et de réduire les zones d’évacuation.

 

Plyo

Le plasma lyophilisé (PLYO) est la référence pour la prise en charge de blessés hémorragiques graves. Il est disponible sans délai, en tout temps, tout lieu et toute circonstance. Compatible quel que soit le groupe sanguin du receveur, il se conserve à température ambiante pendant 2 ans.

Exclusivement produit par le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) de Clarmart, il se présente sous forme de poudre et se reconstitue en moins de 6 minutes. Sa production, issue du don, est restée  limitée au juste besoin des forces jusqu’en 2009. Le médecin-chef des services Anne Sailliol, du CTSA, a optimisé le processus de production de ce type de plasma cryo-desséché. Elle explique « qu’il a fallu non seulement se conformer aux nouvelles exigences réglementaires mises en vigueur en 2009  mais également répondre à la montée en puissance  des opérations extérieures ».

L’augmentation de la production a permis de diminuer le coût de revient et d’étendre l’offre au secteur hospitalier civil et aux forces armées d’autres pays comme les Etats-Unis.  L’automatisation de certaines étapes manuelles a optimisé le packaging, diminué les risques de contamination et facilité l’usage de ce produit sanguin labile.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
Prix de l’audace 2014 : Interview du lauréat DGA pour son innovation sur la bombe BLU-111


28/05/2014 DGA

 

Pierre-Henri Papelard est le lauréat du prix de l’Audace 2014 pour la direction générale de l’armement (DGA). Cet ingénieur navigant d’essais à la DGA est récompensé pour son innovation : les platines de protection de BLU-111 sous tribombe (PPBT). Des pièces développées spécialement pour permettre l’emploi de ce type d’armement sur le Rafale Marine. Interview.

 

Pouvez-vous nous présenter votre innovation ?

Les platines de protection de BLU-111 sous tribombe (PPBT) sont des cales de protection qui permettent d’assurer l’emport de la bombe BLU-111 sous le Rafale Marine. Les essais conduits avec ce corps de bombe n’avaient pas donné satisfaction jusqu’à maintenant. Les interfaces mécaniques abîmaient le revêtement de la bombe et ne permettaient pas de tenir le serrage sur cet avion. Cette invention a le mérite de régler ces deux problèmes. En effet, grâce à elle, les corps de bombes BLU-111 peuvent dorénavant être employés sur le Rafale Marine. Les pièces vont, de par leurs formes, répartir l’effort de serrage sur la bombe et le revêtement de celle-ci ne sera plus détérioré.

 

Comment vous est venue cette idée ?

C’est un sujet qui ne date pas d’hier mais qui était resté au point mort. Cela faisait des années que ces problèmes de détérioration du revêtement et de perte de serrage étaient évoqués mais ça n’avançait pas... J’ai donc décidé de me pencher sur la question.

 

Quelles ont été les différentes étapes du projet ?

Les premières réflexions remontent à janvier 2013 avec un premier dessin et un premier prototype mis au point avec les chaudronniers du bureau d’études. La mission innovation participative (MIP), intéressée par le projet, a accepté de le financer à hauteur de 25 000 €. Nous avons pu, grâce à ce soutien, réaliser des pièces conformes aux process de construction aéronautique. Nous avons fabriqué un premier jeu sur une bombe pour l’embarquer sur un Rafale Marine. Nous avons ensuite procédé à des essais au sol au premier semestre 2013, puis des essais en vol en juillet et septembre de la même année. Ils ont donné entière satisfaction. C’est à ce moment-là que nous avons saisi la dimension prometteuse du projet.

Nous avons décidé d’aller plus loin dans les essais et de fabriquer 4 jeux supplémentaires améliorés. Des essais ont eu lieu en janvier 2014 avec la réalisation d’un tir d’essais sous Rafale. Puis, en avril 2014, nous avons procédé à des essais en vol d’appontage et de catapultage pour vérifier que le système fonctionnait à partir du porte-avions Charles-de-Gaulle, base opérationnelle à partir de laquelle cette munition est employée.

 

Est-ce-la première fois que vous développez un matériel pour la DGA ?

Non ! En principe dans nos métiers, nous ne concevons pas de matériel d’armement. Nous faisons de la qualification de matériel d’armement pour savoir s’il est apte ou non à l’emploi par les armées, ou alors nous gérons la mise à disposition de moyens pour des essais industriels. À force de tester ces équipements, notre avis d’expert nous pousse à trouver des solutions quand nous constatons qu’ils ne sont pas aptes. C’était déjà le cas pour les conduits des bombes GBU-49 sur Mirage 2000D qui sont spécifiques à la France, qui sont en service aujourd’hui et qui ont été développée sur le site de DGA Essais en vol site de Cazaux par les mêmes personnels.

 

Vous avez reçu le 28 mai le prix de l’Audace, que ressentez-vous ?

Je suis fier, même si au départ je n’étais pas au courant qu’il y avait un prix en jeu ! Et je serai content de renouveler l’expérience. C’est très enrichissant de développer des innovations. Au-delà du fait de recevoir un prix, là où je suis surtout satisfait, c’est d’avoir trouvé une solution à un problème.

 

Un mot, pour finir, sur l’évolution de cette invention ?

Ces essais marquent une étape importante dans les levées de risques nécessaires avant la mise en série de cet équipement qui permettra au Rafale de conserver sa capacité « bombe emploi général ». Depuis, la DGA est d’ailleurs en train de passer un marché avec un fabricant pour réaliser des pièces en série. En principe, d’ici à fin 2014, le matériel sera produit en série.

 

Le prix de l’Audace, c’est quoi ?

La 11ecérémonie du prix de l’Audace 2014 s'est déroulée le 28 mai à l’École militaire à Paris. Ce prix est décerné tous les deux ans par la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. C’est la mission innovation participative qui assure l’organisation de la remise de ce prix. Son objectif ? Récompenser les projets innovants destinés aux forces armées françaises. Ces inventions distinguées aboutissent ensuite au développement de solutions concrètes répondant à un besoin opérationnel.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
1997 - Nacelle Escape

1997 - Nacelle Escape


28/05/2014 DGA

 

Une nacelle de récupération déployable depuis un hélicoptère, un simulateur de vol conçu à partir de déchets, un détecteur pour le contrôle magnétique des plongeurs démineurs ou encore un guide médical illustré… La mission innovation participative (MIP) en a vu passer des projets depuis sa création il y a 25 ans ! Depuis 1988, ce sont ainsi près d’un millier d’innovateurs, hommes et femmes du ministère de la Défense, qui ont été soutenus pour transformer leurs idées en matériels d’avenir. Coup de projecteur sur 4 innovations qui ont marqué leur temps et sont toujours d’actualité.

 

1997 - Nacelle Escape : le meilleur moyen pour sauver des vies 

 
Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

ESCAPE : Késako ? C’est une nacelle de récupération déployable depuis un hélicoptère. Réalisé par le capitaine Jean-François Tardy du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, cette invention pour laquelle la MIP a accordé un soutien financier à hauteur de 74 000 € en 1997 puis 90 000 € en 2003, a reçu le prix de l’Audace en 2000. Le principe est simple : la nacelle est lancée repliée de l’hélicoptère. La descente et l’ouverture sont contrôlées par un système de freins positionnés dans l’hélicoptère. L’ouverture de la nacelle peut être commandée à n’importe quel moment de la descente ou une fois la nacelle au sol. Le temps de mise en œuvre (largage et ouverture) est inférieur à 10 secondes. Ce matériel permet le sauvetage d’urgence de personnels menacés par les flammes, de personnes blessées et d’emporter du matériel. La nacelle permet ainsi la récupération - en une seule rotation et en moins de 5 minutes - de 10 personnes et/ou deux brancards. Au total, ce type de matériel possède une capacité d’emport jusqu’à 1,5 tonnes de personnels et/ou de matériels. Son double défi : accroître les performances des opérations de sauvetage tout en maintenant voire augmentant les conditions de sécurité des secouristes  et des secourus. Pari réussi puisque aujourd’hui cette innovation est commercialisée et utilisée opérationnellement depuis des années et s’adresse aussi bien aux secteurs militaires que civils.

 

2009 - Avec Matrack, dehors les mauvaises ondes !

 

Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

Inutile de le préciser, le déminage sous-marin est une tâche particulièrement délicate ! Et dans le domaine, toute idée pour sécuriser la mission est la bienvenue. Partant de ces multiples expériences et constatations, Thierry Vaillant, ingénieur à DGA Techniques navales à Brest, a mis au point un détecteur pour le contrôle magnétique des plongeurs démineurs. En effet, toute fuite d’onde magnétique provenant de leur équipement peut potentiellement déclencher la charge explosive à neutraliser. Grâce à cette innovation, Matrack (magnetic anomaly tracker), le contrôle est réalisé directement sur le plongeur juste avant l’intervention et son entrée dans l’eau.

Avec ses 25 petits centimètres, Matrack a donc révolutionné la détection des ondes indésirables. Facilement maniable et transportable, cet appareil répond à la fois aux normes françaises et à celles de l’OTAN, et remporte un franc succès. Et tout a démarré en 2009, lorsque Thierry Vaillant s’est vu alloué un budget de 90 000 € par la MIP. Un soutien financier qui a permis à son inventeur de concevoir, avec le concours d’une PME brestoise, un prototype. Projet largement plébiscité puisque Matrack a remporté le prix de l’Audace 2010 et est depuis fabriqué en série pour devenir un incontournable pour les équipes de déminage sous-marin. Les unités françaises s’en sont équipées à partir de 2013 et les armées étrangères pourraient bientôt en faire de même. Une histoire à suivre.

 

2011 - Le simulateur de vol 100% écolo

 
Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

Dans l’aéronautique non plus, les enjeux de développement durable ne sont pas tombés dans les oubliettes... Pour preuve, un simulateur de vol d’avion Cap 10 a été entièrement conçu à partir de matériels de récupération et de déchets. Développé par les seconds maîtres Valentin Azzopardi et Cédric Balourdet de la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, le dit engin est destiné aux entraînements des élèves officiers pilotes de l’aéronautique navale. En 2011, la MIP, intéressée par le projet, a souhaité y allouer un budget de 3 000 €. Pour réaliser leur innovation, les deux techniciens aéronautiques ont eu l’idée de récupérer du matériel ancien - des pièces déclassées d’avions et d’hélicoptères - et de l’associer à des technologies modernes. Résultat : un simulateur de vol fiable, fonctionnel et écolo totalisant plus de 1 000 heures de fonctionnement. Le tout à moindre frais puisque le coût de conception de ce simulateur de vol est de 1 800 €.

 

2012 - Soins en opérations extérieures : un AMI qui vous veut du bien

Autre innovation marquante portée par la MIP : l’aide médicale illustrée. Tellement simple que personne n’y avait pensé… et il y a fort à parier que les équipes médicales en OPEX ne pourront bientôt plus s’en passer ! Conçu par le lieutenant médecin Julie Saulnier de l’hôpital d’instruction des armées à Laveran (service de santé des armées), ce livret petit format d’une soixantaine de pages permet de dialoguer avec un patient non-francophone. Un échange souvent indispensable ne serait-ce que pour établir un diagnostic… Le principe qu’a mis en place le Dr Saulnier est enfantin : il suffit au patient de choisir l’illustration qui correspond à ses symptômes. Reste au médecin d’établir le diagnostic clinique. Cet outil futé, pratique et peu encombrant, peut se glisser dans une poche de treillis de médecin d’unité ou de tout personnel paramédical. Présenté à la MIP en 2012, c’est avec un budget de seulement 4 000 € que le prototype a été élaboré. Ce guide médical illustré a été sélectionné pour concourir au prix de l’Audace 2014 pour le compte de l’état-major des armées (EMA). Il est certainement promis à un brillant avenir…

 

Le recueil de 25 ans d'innovation participative au ministère de la Défense

A l'occasion des 25 ans de la mission innovation participative, un recueil a été édité dans lequel de nombreuses innovations. Il n’a pas vocation à présenter tous les projets soutenus, il donne un aperçu de la diversité des innovations issues des personnels du ministère de la Défense et de la gendarmerie. > Télécharger le recueil (PDF 1,5 Mo)

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
Innovation participative : des hommes et des idées

 

28/05/2014 DGA

 

Tente de secours en haute montagne, attelle réfrigérée, système d’évitement de collision en vol pour les drones… Les personnels de la Défense ont de la suite dans les idées ! Depuis 25 ans, le ministère les soutient à travers la mission innovation participative (MIP). Chaque année, ce sont environ 1,5 millions d’euros qui sont investis dans ces projets directement nés du terrain. 

 

« Qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover. » Une maxime signée Albert Einstein que Pierre Schanne, chef de la mission innovation participative (MIP) au sein du ministère de la Défense, reprend bien volontiers ! En 25 ans d’existence, la MIP a donné un coup de pouce à près de 1 600 innovateurs de tous horizons confondus (militaires, civils, cadres, techniciens…) et a permis à  620 projets de se concrétiser sous forme de prototypes. « Toutes ces bonnes idées ont un point commun : elles viennent du terrain et sont audacieuses  et c’est là toute leur richesse », note Pierre Schanne.

 

De l’imagination avant tout 

Et c’est justement la singularité de cette mission qui soutient des projets issus directement des personnels de la Défense. « Nombre de ces idées ont germé lors d’opérations extérieures, en Afghanistan ou au Mali par exemple, au contact de la réalité du terrain. Face à un adversaire imaginatif, il faut l’être encore plus et toute innovation devient un atout », explique le chef de la MIP.

Mais les militaires en opération n’ont pas l’exclusivité en termes d’innovation. Les personnels issus de l’administration, de l’expertise ou du soutien sont également à l’origine de nombreux projets. « Équipement des forces, outils de gestion, moyens de formation… l’essentiel étant que ces innovations améliorent les capacités opérationnelles, les conditions de travail, la sécurité, l’efficience au quotidien... C’est un peu le principe des boîtes à idées nées il y a un siècle. Aujourd’hui toute grande entité qui vise l’excellence doit savoir écouter ses personnels et susciter leur créativité », résume Pierre Schanne.

 

Une grande communauté d’innovateurs

Basée à Balard à Paris et composée de cinq personnes, la MIP étudie donc en détail chaque année les projets qui lui sont présentés spontanément par les personnels de de l’état-major des armées (EMA), la direction générale de l’armement (DGA), du secrétariat général pour l’administration (SGA), de la marine nationale, de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la gendarmerie pour en retenir une cinquantaine. Ensuite, tout s’accélère pour les innovateurs puisqu’ils auront environ 18 mois pour réaliser leurs prototypes ! « Notre soutien est financier, mais pas uniquement, nous les mettons aussi en relation avec des des experts du ministère lorsqu’ils ont besoin d’un appui technique, administratif ou juridique. L’idée étant de créer un réseau d’innovateurs impliqués et s’enrichissant mutuellement. »

L’objectif in fine : que les prototypes se transforment en séries utilisées par les forces, voire commercialisées. De nombreuses collaborations naissent ainsi entre les innovateurs et les entreprises du tissu industriel français. Lorsque l’innovation est prometteuse, un projet RAPID peut être proposé. « Notre objectif est en effet de créer des passerelles entre les projets MIP et les projets de type RAPID pour accélérer la transformation des idées en matériels commercialisables, aussi bien pour la Défense que pour le monde civil », insiste Pierre Schanne.

 

Changer sa vie, sauver des vies

La commercialisation de ces innovations participatives ? Destin qu’ont connu plusieurs d’entre elles. « Par exemple, Matrack, lauréat du prix de l’Audace 2010. Un capteur qui équipe désormais les plongeurs démineurs en France et sans doute bientôt à l’étranger. » Cette innovation qui permet de détecter les anomalies magnétiques pouvant causer le déclenchement d’une mine est due à Thierry Vaillant, technicien à DGA Techniques navales. Elle s’inscrit dans le champ de la préservation de la vie du militaire, domaine qui a toujours suscité beaucoup de projets d’innovation participative. « J’ai un grand respect et une profonde admiration pour ces personnels qui présentent des projets d’apparence simple mais à l’efficacité indéniable, notamment lorsqu’il s’agit de préserver la vie. Et pourtant cette préoccupation n’est pas dans leur mission ! », indique Pierre Schanne.

Et il avoue, parmi ses « coups de cœur », le projet de l’attelle réfrigérée. Une innovation qui a pour but de conserver un membre amputé ou partiellement amputé jusqu’à l’opération chirurgicale. Son créateur : le maître Jean-Michel Raynal, marin-pompier à Brest, qui a décidé d’agir après un accident de la route dont il a été témoin.

Vous l’aurez compris, des avancées majeures - parfois peu coûteuses et toujours astucieuses - qui répondent vraiment aux besoins des professionnels que sont les hommes et les femmes de la Défense. «  C’est un véritable atout pour le ministère d’avoir en son sein cette communauté d’innovateurs, et cette intelligence collective concourt à créer du lien entre les personnels.» De quoi motiver et fidéliser les équipes et apporter au ministère l’occasion de rayonner bien au-delà de son périmètre Défense. 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
MIP - Scarabée, un pont entre terre et ciel
 
 

Depuis 1988, la Mission innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

A l’occasion des 25 ans de la Mission innovation participative (MIP), la rédaction vous propose de découvrir quelques inventions soutenues par cette structure. Aujourd’hui, plein feu sur Scarabée, lauréat du Prix de l’audace en 2008 !

Vous l’aurez peut-être deviné, il ne s’agit pas là du coléoptère mais du « Système de communication aéroterrestre de restitution, d'acquisition et de bibliothèque embarquée évolutif » qui équipe les Mirage 2000D*. Derrière cette longue dénomination se cache une véritable révolution dans le monde des transmissions de données. 

 

L’aventure commence au début des années 2000. Les forces armées sont confrontées à des crises où l’imbrication géographique des différents protagonistes (combattants amis et ennemis, population locale, organisations non gouvernementales…) est de plus en plus forte. Les missions d’appui aérien se complexifient, la coordination entre les troupes au sol et les équipages d’aéronefs de combat doit être de plus en plus précise. Pour répondre à cette problématique, une équipe constituée de personnels du Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) et de commandos parachutistes de l’air 10 (CPA 10) va travailler de concert pour aboutir à Scarabée. Le concept consiste à installer un micro-ordinateur embarqué doté d’une bibliothèque de données aéronautiques (des cartes par exemple) dans l’avion afin  que le contrôleur au sol et l’équipage en vol puissent observer une image identique (en provenance d’un satellite, de capteurs embarqués, etc.). Cette référence visuelle commune va permettre le partage de la situation tactique, via une liaison de données simple, garantissant ainsi une meilleure appréhension de l’objectif. « Avant, on se parlait en clair à la radio avec le FAC  (Forward air controller - contrôleur aérien avancé). Grâce à Scarabée, nous avons gagné en précision, en temps et on s’est affranchi des problèmes de linguistique et de conversion de coordonnées », explique le colonel Cédric Gaudillère, à l’époque navigateur officier système d’armes sur Mirage 2000D et chargé du projet au CEAM.

 

L’appui aérien passe en mode numérique 

En 2005, sollicitée par l’équipe en charge du dossier, la MIP décide de soutenir le projet à hauteur de 25 000 euros. « La principale difficulté résidait dans la qualification de cet outil informatique sur avion de chasse », poursuit le colonel Gaudillère. Deux ans plus tard, le système est testé aux États-Unis lors de l’exercice interallié Bold Quest puis mis à l’épreuve en Afghanistan. C’est un succès. Aujourd’hui, le produit initial est toujours en service. Il est d’ailleurs actuellement utilisé sur le théâtre africain et la version numéro 2 est attendue pour cet été. Elle sera notamment dotée de nouvelles fonctionnalités comme un système de communication plus poussée.

 

* : le système Decalco est la transposition de Scarabée adapté au Rafale

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:55
Dossier : l'innovation à coeur

 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:55
gilet de combat pare-balles - photo Sirpa Terre

gilet de combat pare-balles - photo Sirpa Terre

 

 

23/05/2014 Economie et technologie

 

Cette année, la Mission innovation participative (MIP) fête ses 25 ans. A cette occasion, et alors que seront récompensés le 28 mai à l’École militaire sept innovateurs du ministère de la Défense soutenus par la MIP, la rédaction vous propose de découvrir la mission de celle-ci et de revenir sur les innovations les plus marquantes dont elle a favorisé la création. Aujourd’hui : le gilet pare-balles.

 

Depuis 1988, la MIP apporte son soutien aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. Son soutien est à la fois matériel et financier (de quelques milliers d’euros à 90 K€), administratif, technologique (conseils, contacts, coopération avec extérieur), moral et juridique (conseil sur la propriété intellectuelle).

 

Pour être soutenu, un projet doit contribuer à l’amélioration des équipements opérationnels, logistiques, ou d’instruction existants ; à la conception de nouveaux matériels adaptés à l’évolution des besoins ; à l’accroissement de l’efficacité de matériels existant ; à l’amélioration des méthodes de fonctionnement y compris administratives ; à l'amélioration de la prise en compte de grands enjeux tels que le développement durable, la sécurité, les conditions de travail…

 

Depuis sa création, la mission a reçu plus de 1 400 projets proposés par près de 1 500 innovateurs et en a soutenu financièrement 1 340. Parmi eux, le gilet de combat pare-balles. Jusqu’au conflit en ex-Yougoslavie, il n’existait que le gilet pare-éclats, qui ne protégeait pas contre les tirs de snipers. En 1991, la MIP alloue plus de 45 000 euros au projet d’un colonel et d’un adjudant de l’armée de Terre qui imaginent un vêtement de combat assurant la protection du buste du fantassin, du cou au bas-ventre, tout en lui permettant une activité normale, grâce à un matériau de protection de nouvelle génération et un dispositif de fixation rapide et sûr.

 

Immédiatement, ce gilet pare-balles remporte un franc succès : produit et diffusé en plusieurs milliers d’unités, il contribue à assurer la sécurité des forces engagées en Bosnie. Un succès qui ne se dément pas puisqu’il est encore aujourd’hui utilisé.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Robco, le robot compagnon

 

 

Grâce à ses 5 caméras et à son étanchéité totale, ce petit robot est capable d’effectuer des missions de reconnaissance en milieux difficiles et humides (grottes, bouches d’égouts…). Plus étonnant encore : son ingénieux système de couplage magnétique lui permet d’évoluer sur des parois verticales. Et cerise sur le gâteau : la structure de ce robot est réalisée au moyen d’une imprimante 3D. Signé R&D Tech France, une PME rennaise en plein essor, ce projet a été financé en partie par la DGA dans le cadre d’une procédure RAPID. Pour tout savoir, regardez notre reportage.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Ça plane pour Pegase, le buggy volant

 

23/05/2014 DGA

 

Je suis ultra-léger et je me déplace aussi bien sur terre que dans les airs… Qui suis-je ? Mon nom est Pégase. Je suis une voiture tout terrain biplace convertible en aéronef. Et j’entends partout autour de moi que je suis promis à un brillant avenir. Il faut dire que dans ma catégorie, je fais la course en tête.

 

J’ai fait ma première sortie officielle au Forum de l’innovation organisé par la DGA le 21 novembre dernier. Présenté comme un engin hybride compact, à mi-chemin entre le buggy et l’Ulm, on peut dire que j’ai eu beaucoup de succès ! Mon secret ? Je suis doté d’une double capacité, celle de rouler sur tout type de terrain et de me transformer en objet volant. Je peux décoller et atterrir n’importe où sur quelques dizaines de mètres. Je me déplace rapidement, de manière autonome et en toutes circonstances. Sans compter que je peux passer du véhicule routier à l’Ulm en moins de 10 minutes. C'est-à-dire juste le temps nécessaire pour déployer la voile de parapente posée sur mon toit !

Fin décembre 2013, j’ai effectué mon premier démarrage à Magny-cours, qui s’est avéré concluant. Puis j’ai enchaîné avec les essais routiers et aériens pour démontrer mes capacités. Mon concepteur a mis beaucoup d’espoirs en moi, depuis longtemps. Il est confiant. Tout comme la DGA d’ailleurs. Pour preuve, elle a financé mes études et m’a déjà adopté. Je peux être utilisé par les armées et les forces spéciales pour faire par exemple de l’infiltration discrète sous voile. Si je veux en effet m’approcher d’une cible sans bruit, je décolle puis coupe le moteur et me pose tout près en silence.

Mon atout majeur ? Je suis à l’aise sur des terrains accidentés, comme lors de franchissement de coupures sèches ou humides. J’en suis fier car bientôt, les secours pourront faire appel à moi en cas de séismes, de catastrophes naturelles, pour intervenir rapidement dans des endroits sinistrés. Je peux aussi intéresser les forces de police pour surveiller des zones sensibles. Pour l’instant, je ne suis encore qu’un prototype mais j’espère bien avoir plein de petits frères d’ici 2015.

 

2 questions à Jérôme Dauffy, le « papa » de Pégase

 

Comment vous est venue l’idée de créer cet engin ?

Mon objectif était de concevoir une voiture volante capable de faire un tour du monde en 80 jours. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, tout le monde m’a pris pour un fou ! Pourtant aujourd’hui, grâce au soutien de la DGA qui a cru en mon projet, j’ai pu créer ma start-up Vaylon et réaliser un prototype avec l’aide de trois entreprises, que nous avons sélectionnées, spécialisées dans le monde de la compétition automobile et des véhicules spéciaux (SERA, Tork Engineering et Oreca Magny-Cours). Les ingénieurs de la DGA et les Forces Spéciales nous accompagnent et nous suivent depuis le début : de la feuille blanche jusqu’aux développements futurs pour répondre au mieux à leurs besoins.

Pégase a la particularité d’être un concept novateur car à capacité égale, il est 30% plus léger que ses concurrents américains ou anglais par exemple. L’objectif est d’être le premier véhicule à obtenir les homologations routières et aériennes européennes, les plus contraignantes au monde.

 

Pour quelles applications peut-il être utilisé ?

Au-delà du côté purement loisir que j’avais imaginé au départ, cet engin a séduit la DGA car il présente l’intérêt de pouvoir se déplacer sur des sites dits « sensibles » ou d’accès difficile et elle nous a rapidement mise en relation avec les forces spéciales... En plus du marché militaire, nous envisageons la commercialisation en 2015 dans le domaine civil, pour des applications professionnelles, et pourquoi pas, à l’avenir, pour les particuliers !

 

Pégase en chiffres

> Sur terre…
Vitesse sur route : 100km/h

> Dans les airs…
Vitesse air : 60-80km/h
Distance de décollage : 50-100m
Atterrissage : 10-30m
Altitude : vols à très basse altitude jusqu’à + de 3 000 m

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 11:55
 Innovation : micro-drones, maxi talents


19/05/2014 DGA

 

Ils s’appellent MAVion « Roll & Fly » ou encore Vision’Air... Ces deux micro-drones de toute nouvelle génération font la paire. Développés par l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE), ils sont discrets et ont surtout la spécificité de passer à loisir du vol horizontal au vol stationnaire. Ils peuvent même se « scotcher » au mur ou évoluer au plafond. Tout cela pour mieux observer et espionner.

 

S’introduire dans un bâtiment par la fenêtre, surveiller une zone en toute discrétion… Les drones miniatures sont conçus pour accomplir des tâches très spécifiques que les gros engins sont incapables de faire. Oui mais voilà, jusqu’ici la plupart d’entre eux peuvent effectuer uniquement un vol d’avancement ou stationnaire. Mais pas les deux. Alors l’ISAE a eu l’idée de développer des micro-drones convertibles. C’est-à-dire capables de passer du mode avion au mode hélico. Baptisés MAVion « Roll & Fly » et Vision’Air, les deux petits bolides télécommandés et de petite taille (entre 25 et 30 cm), peuvent se déplacer à 5 ou 6 km en un temps record (entre 10 et 20 m/s) et effectuer un vol stationnaire pendant 5 mn.

Le MAVion est une aile volante avec deux hélices. Il a la capacité de voler mais aussi de rouler. « Non seulement, il permet de faire la conversion mode avion/mode hélico mais en plus il est doté de deux roues libres qui sont clipsées de part et d’autre de l’aile. Celles-ci lui permettent de se déplacer au sol, au plafond, le long des murs… », explique Jean-Marc Moschetta, animateur d’un groupe de recherches sur l’aérodynamique et la propulsion des micro-drones.

Le Vision’Air, quant à lui, peut passer également d’un mode à l’autre, mais sa configuration est différente. Il ne dispose pas de roues et les deux hélices sont l’une au-dessus de l’autre. « En raison de sa compacité, le Vision'Air est particulièrement recommandé pour la reconnaissance indoor, tandis que le MAVion, avec sa forme d'aile volante, est plus adapté au vol extérieur », précise-t-il.

 

Petits mais costauds…

Ces engins sont suffisamment robustes pour une utilisation en terrains hostiles. « L’opérateur qui commande l’engin réceptionne des informations qui sont retransmises sur un petit écran. Cela permet de voir ce que le drone voit sur place. En somme, c’est une caméra déportée qui avance comme éclaireur sur la zone cible », indique Jean-Marc Moschetta. En quelques secondes, le mini-drone transmet des images permettant un repérage optimal et un meilleur contrôle de la situation.

Grâce aux mini-drones, les opérationnels peuvent effectuer des missions de reconnaissance plus sûres « Ce qui intéresse la DGA dans ce projet, c’est l’application défense et sécurité parce que ces micro-drones peuvent diminuer le risque d’exposition du soldat. Il évite ainsi de se trouver dans une situation complexe et dangereuse ». Ils peuvent également être utilisés dans le cadre d’une intervention sur un lieu sinistré, d’une prise d’otage ou d’une opération de gendarmerie. « Pour maîtriser un forcené par exemple, plutôt que d’envoyer un homme qui risque de se prendre une balle, les forces de sécurité peuvent envoyer un micro-drone voir ce qu’il se passe, évaluer la situation et ainsi décider des moyens adéquats à mettre en œuvre », souligne-t-il.

 

Un projet abouti mais bien sûr évolutif

Brevetés, les deux concepts sont en cours d'exploitation auprès d'entreprises du secteur des mini-drones orientées vers les usages de sécurité et de défense. « Les prototypes sont opérationnels mais il faut les rendre plus discrets, affirme Jean-Marc Moschetta. Nous travaillons aujourd’hui sur l’amélioration de la signature acoustique, c’est-à-dire rendre les mini-drones moins bruyants. Ça c’est un point qui intéresse encore particulièrement la DGA. Notamment pour des opérations spéciales, la nuit par exemple. Une étude, financée par celle-ci, est d’ailleurs en cours sur cette problématique », conclut Jean-Marc Moschetta.

 

Les chiffres clé des micro-drones

Leur poids : 350 g

Leur taille : 30 cm pour le MAVion, 25 cm pour le Vision’Air

Leur vitesse de vol : 20 m/seconde pour le MAVion, 10m/seconde pour le Vision’Air

Leur autonomie : plusieurs heures

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Concours Innovation Simdef 2014


26/04/2014 - SIMDEF


Le SIMDEF 2014 organise son concours annuel portant sur l'innovation. Il s'agira de la deuxième édition de ce concours.

Les candidats nominés présenteront leur projet à l'aide d'un film de 2 minutes lors de la session inaugurale du SimDef 2014 à Eurosatory le mardi 17 juin 2014 à 10h00.

Le lauréat se verra remettre son trophée le jeudi 19 juin à 16h00 sur le village simulation d'Eurostary, lors de la clôture du SimDef 2014.
Le lauréat du concours 2014 sera récompensé par :
Présentation du lauréat et de son projet sur le site du groupe ADIS
Publicité auprès des instances de communication de la DGA et des Armées
Présentation d’une publication au Salon IITSEC2015, avec le soutien du groupe ADIS

Le concours est ouvert à tout organisme (ou individu) ayant développé une application ou un concept innovant dans le monde de ou applicable à la simulation de défense
Industriels, PMEs, Start-Ups
Laboratoires (étatiques ou industriels), centres de recherche, zone R&I de la DGA
Ecoles ou même projets individuels (thèse, mémoire de master...)

Le concours est réservé aux participants Français. Le vote sera ouvert à tous les inscrits au salon EUROSATORY et se fera en utilisant le site internet du SimDef simdef-adis.fr.

Les modalités sont dans l'appel à candidature : Appel à candidatures

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:50
New Director European Synergies and Innovation (ESI)
 

Brussels - 30 April, 2014 European Defence Agency

 

As of May 1st, Denis Roger will begin his role as Director, European Synergies and Innovation (ESI) of the European Defence Agency.

 

The ESI directorate acts as an interface between Ministries of Defence and wider EU policies. Denis Roger’s portfolio includes Innovative Research, Space, Horizon 2020, European Structural Funds and Market & Industry policies as well as Energy and Environment and Single European Sky-related issues.

Before joining EDA, Denis worked in the department of the French Prime Minister as the Deputy Head, International, Strategic and Technological Affairs, at the French General Secretariat for Defence and National Security. In this position, he was in charge of issues relating to export control, counter-proliferation and international crisis.

Throughout his career, Denis has held a range of international research and technology orientated positions. He has previously worked at the European Commission, for French Defence Technology and Procurement Agency, and as the French Defence Equipment Attaché in Australia.

 

More information

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:55
Le pansement bio inspiré qui guide les cellules régénératrices

 

30/04/20 Economie et technologie

 

Un pansement qui répare ! Oui c’est désormais possible. En s’inspirant du principe de la coagulation humaine, et en rendant le matériau de son pansement «transportable», le laboratoire ERRMECe de l’université de Cergy Pontoise va révolutionner la prise en charge de patients tels que les grands brûlés sur les théâtres d’opérations, mais également en milieu hospitalier. Son innovation est en fait une "véritable autoroute" qui attire et guide les cellules régénératrices vers la plaie à réparer. Ces « pansements bio inspirés », réalisés dans le cadre d’une thèse financée par la DGA, pourraient être prochainement commercialisés après les nécessaires essais cliniques. Reportage.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:55
Casque Topowl : «les yeux de chat» des pilotes

23.04.2014 par ministere de la defense

Le viseur de casque Topowl équipe aujourd’hui l’hélicoptère Tigre de l’armée de terre. Il offre au pilote une meilleure capacité de vision de son environnement tactique. Il lui assure une vision de nuit intensifiée, directement projetée sur la visière du casque, à un même niveau de performance que les jumelles de vision nocturne.

Ce reportage est un extrait du magazine TV « Journal de la Défense » d’avril 2014, intitulé « 100% innovation dans les armées »

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:55
Innovation : la boussole épicritique : le guidage tactile (3/12)

 

11/04/2014 DGA

 

Faire passer des messages simples ou élaborés sans les yeux, la bouche ou les mains, c’est possible grâce à la boussole épicritique. Ce système, composé de cellules vibrantes disposées sur une ceinture, est piloté à distance par une simple application Android sur smartphone.

 

Avancer, reculer, stop ! Toutes les informations sont transmises sur la peau. Astucieux et surtout universel… Si le principe a été inventé en 1986 par Jean-Claude Germain (PDG de Caylar) puis embarqué à bord d’une navette spatiale en 1988 pour des tests avec Jean-Loup Chrétien, la commercialisation n’a jamais semblé aussi proche. En effet, la boussole épicritique pourrait bien faire l’objet dans les prochains mois d’une procédure Rapid entre la DGA et cette PME implantée dans l’Essonne.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:55
L'innovation à coeur

 

03/04/2014 DGA

 

La DGA vous propose de découvrir les avancées issues des travaux innovants qu’elle finance. Ainsi, chaque semaine et jusqu’à la mi-avril, nous mettrons en lumière deux innovations significatives.

 

Première de la série : Des bactéries qui dopent la dépollution par les plantes

 

A venir lundi prochain : Kameleon, une caméra qui filme en couleur la nuit 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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