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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:56
L' Arme blindée cavalerie au contact


15 oct. 2015 par Armée de Terre

 

Héritière des troupes à cheval, l’arme blindée cavalerie (ABC) tient une place essentielle dans les engagements opérationnels de l’armée de Terre. Forts du savoir-être et du savoir-faire du cavalier, les militaires qui la composent réussissent l’équilibre de la tradition de la modernité au cœur et de la nouvelle offre stratégique de l’armée de Terre. A l’occasion des Journées de la Cavalerie qui se sont déroulées à Saumur les 11 et 12 octobre, devoir de mémoire et avenir d’arme on été évoqués.

 

De Marignan à Iéna, des premiers engagements de chars en 1917 à l’épopée de la 2e division blindée, l’ABC porte en elle un passé glorieux. Panache, audace, intrépidité et détermination, ces hauts faits d’armes ont forgé l’esprit particulier de l’arme blindée cavalerie. Une histoire prestigieuse inscrite dans les plis des étendards et des « vertus cavalières » partagées par tous dans une complicité et une fraternité d’équipage.

Décisionnaire dans la manœuvre, l’arme blindée cavalerie permet l’engagement des forces par l’acquisition du renseignement de contact, comme en témoigne le général de corps d’armée Michel Yakovleff, vice-chef d’Etat-major au supreme headquarters allied power Europe (SHAPE) : « toute cette notion de préparation de la décision, d’arracher le renseignement, tout ceci est typique de la cavalerie ». Des caractéristiques qui permettent à l’ABC de se positionner comme un élément essentiel du nouveau modèle stratégique Au Contact.

Au cœur de la « Force Scorpion », l’arme blindée cavalerie fait en effet figure de pilier comme l’a souligné le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’Etat-major de l’armée de Terre : « dans le modèle Au Contact, l’arme blindée cavalerie occupe une part extrêmement importante puisque dans chacune des divisions et chacune des brigades, il y aura un régiment de l’ABC ». Un exemple d’équilibre achevé entre tradition et modernité, ciment de la cohésion et vecteur de l’efficacité des cavaliers au sein de l’armée de Terre.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:55
Aujourd’hui, un chef de section doit-être capable de parler le langage de l’infanterie, de la cavalerie ou encore de l’artillerie. photo EMA

Aujourd’hui, un chef de section doit-être capable de parler le langage de l’infanterie, de la cavalerie ou encore de l’artillerie. photo EMA

 

Un chef de section doit aujourd’hui, au combat, être capable d’appréhender les métiers de ses collègues d’autres armes, mais aussi d’autres armées et d’autres pays. Des réalités, en matière de tactique, qui amènent aujourd’hui à envisager y compris à cet échelon un raisonnement global incluant les enjeux civilo-militaires.


 

En matière de combat aéroterrestre, il est des problématiques qui ne doivent plus faire débat tant les engagements modernes apportent clairement des réponses aux questions posées. Par exemple, le fait « interarmes » s’impose avec une évidence telle qu’il peut difficilement être traité autrement qu’en compilant, au mieux des exemples, au pire des truismes.

 

Tout a déjà été écrit dans le document relatif aux « fondamentaux de la manœuvre interarmes ». Seule la combinaison judicieuse des capacités des différentes fonctions opérationnelles permet de démultiplier l’efficacité d’une opération tactique d’ensemble visant à la fois à contraindre l’adversaire, à contrôler le milieu physique et humain et à influencer les perceptions. Le concept de « one army » auquel tenait tant le général Antoine Lecerf, est une réalité depuis de nombreuses années.

S’il n’est qu’un exemple parmi d’autres, le cas particulier des opérations planifiées et conduites en Kapisa et en Surobi par les soldats français de la brigade La Fayette est particulièrement illustratif de « l’évidence interarmes ».

Pour leurs concepteurs comme pour ceux qui les exécutent, il s’agit de faire preuve de compétence(s) c’est-à-dire de parfaite connaissance des effets et des contraintes d’emploi des capacités utilisées, mais aussi de maîtrise du vocabulaire de chacun. N’oublions pas par exemple que le mot « neutraliser » n’a pas la même signification selon qu’il est prononcé par un fantassin, un cavalier ou un sapeur…

J’ai la conviction que cette compétence est acquise, du fait d’un système de formation performant et du sérieux des mises en condition avant projection.

Tout aussi indiscutables sont les faits « interarmées » et « international ». Afin d’éviter les platitudes, je ne fais que les évoquer sauf pour indiquer que tout comme « l’interarmes », ils sont une réalité à prendre en compte dès les premiers niveaux de commandement. L’avion de chasse ou de transport comme le bâtiment de projection et de commandement, sont aussi familiers au chef de section/peloton que le Caesar ou le drone. Par ailleurs, je suis convaincu qu’un cadre qui ne se sait pas se faire comprendre en langue anglaise militaire, est inutile à ses chefs et à ses soldats.

A mon sens, la vraie problématique est celle de la parfaite compréhension du mot « opératif ». Il me semble que le sujet n’est donc plus seulement l’interarmes, ni même l’interarmées ou l’international, mais bien le « civilo-militaire » dans son acception la plus développée, c’est-à-dire profondément interministérielle.

 

Cet article a été initialement publié dans la revue Doctrine tactique, éditée par le Centre de doctrine et d’emploi des forces (CDEF)

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