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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:30
Frappes contre l'EI: il y aura bien des troupes au sol

Le porte-avions américain USS Carl Vinson a appareillé depuis son port d'attache de San Diego (Californie) à destination du Moyen-Orient. (DoD photo by Glenn Fawcett)

 

11-09-2014 à 23:37 Par Olivier Fourt - RFI

 

Barack Obama a dévoilé sa stratégie militaire pour lutter en Irak contre l'organisation Etat islamique. Les frappes aériennes vont s'intensifier, et le Pentagone va envoyer de nouveaux conseillers. Des troupes aux sol, certes, mais le stricte nécessaire afin de mener à bien une guerre qui ne dit pas son nom. On est bien loin des quelque 145 000 hommes déployés durant la guerre de 2003 en Irak. Les troupes au sol devraient avant tout servir à coordonner et guider les frappes.

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:30
Les Etats-Unis rallient 10 pays arabes contre les jihadistes, la Syrie met en garde

 

11 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Jeddah (Arabie saoudite) - Les Etats-Unis ont obtenu jeudi de dix pays arabes leur l'engagement, y compris éventuellement militaire, dans l'offensive annoncée par le président Barack Obama pour éradiquer les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

 

Le régime syrien, appuyé par la Russie, a toutefois mis en garde Washington contre d'éventuelles frappes sur son territoire sans son accord.

 

Après la déclaration solennelle de M. Obama à la Maison Blanche mercredi soir, son chef de la diplomatie John Kerry a réussi lors d'une réunion à Jeddah (Arabie saoudite) à convaincre ses homologues arabes, dont le poids lourd saoudien.

 

Washington, les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, le Liban et la Jordanie ont déclaré leur engagement partagé à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme, y compris le soi-disant EI, selon un communiqué commun, au terme de sept heures de tractations.

 

Ce soutien ferme des pays arabes inclut leur accord à se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée, précise le communiqué sans entrer dans les détails.

 

Toutefois, a souligné M. Kerry devant la presse à Jeddah, aucun pays ne parle de placer des troupes au sol et nous ne pensons pas qu'il y en ait besoin. A la télévision ABC, il a été encore plus clair: Pas de troupes combattantes américaines au sol, point à la ligne.

 

Il aussi affirmé sur les chaînes CNN et CBS que les Etats-Unis n'étaient pas en guerre contre l'Etat islamique, mais conduisaient une très importante opération anti-terroriste.

 

Le chef de la diplomatie américaine poursuivra sa tournée vendredi à Ankara puis au Caire samedi pour rencontrer le chef de la Ligue arabe.

 

Dans son allocution, le président Obama avait martelé l'objectif de son plan d'action: Nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI. Pour y parvenir, je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak, avait-il annoncé.

 

- 1.600 Américains en Irak -

 

Des avions américains pourraient donc effectuer des raids contre des bastions de l'EI en Syrie, en plus des quelque 150 frappes conduites depuis le 8 août en Irak. Ces raids se sont avérés déterminants dans la reprise par les troupes irakiennes de positions tenues par les jihadistes.

 

Aux yeux de diplomates américains, l'Arabie saoudite doit être l'élément clé de la coalition par sa taille, son poids économique et sa portée religieuse avec les sunnites.

 

Après l'appel téléphonique de Barack Obama mercredi au roi Abdallah d'Arabie, M. Kerry a eu un entretien avec lui jeudi soir. Ils sont tombés d'accord pour renforcer l'aide à l'opposition syrienne modérée. Les Saoudiens pourraient former et entraîner des rebelles syriens, qui combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et l'EI.

 

Les Etats-Unis entendent aussi renforcer (leurs) bases dans le Golfe et accroître les vols de surveillance avant d'éventuelles frappes en Syrie, selon un responsable du département d'Etat. Le Pentagone va commencer à baser une partie de ses avions à Erbil, au Kurdistan irakien.

 

La stratégie Obama a été bien accueillie par l'opposition syrienne modérée, qui devrait bénéficier des moyens militaires qu'elle réclame depuis longtemps. Mais le Congrès américain a prévenu qu'il n'y aurait pas de vote sur cette aide avant la semaine prochaine.

 

Bagdad a aussi salué l'annonce par M. Obama de l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en appui aux forces kurdes et fédérales irakiennes en termes d'équipements, de formation et de renseignements. Cet effort portera à environ 1.600 le nombre de militaires américains en Irak.

 

L'engagement des Etats-Unis contre l'Etat islamique est un tournant pour le président Obama, élu fin 2008 sur sa volonté de tourner la page d'une décennie de guerres en Irak et en Afghanistan.

 

- Hollande en Irak vendredi -

 

Sans surprise, Moscou, allié de Damas, a jugé que des frappes en Syrie sans l'aval de l'ONU constitueraient une violation grossière du droit international. Le régime de Bachar al-Assad a également prévenu Washington que toute action sans l'accord du gouvernement serait considérée comme une attaque contre la Syrie.

 

Présente à Jeddah, la Turquie a confirmé qu'elle ne prendrait pas part aux opérations armées, se concentrant entièrement sur les opérations humanitaires.

 

En Europe, l'Allemagne a exclu de participer à des frappes en Syrie. On ne nous l'a pas demandé et nous ne le ferons pas, a dit son chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier.

 

Le Premier ministre britannique David Cameron a en revanche dit ne rien exclure, son chef de la diplomatie ayant cependant affirmé que Londres ne participerait pas à des opérations en Syrie.

 

De son côté, le président français François Hollande exposera sa position au cours d'une visite en Irak vendredi. Son chef de la diplomatie Laurent Fabius a indiqué que la France participerait si nécessaire à une action militaire aérienne en Irak.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:30
Irak: des avions militaires américains vont mener des frappes depuis Erbil

 

11 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les Etats-Unis vont commencer à baser une partie de leurs avions militaires à Erbil, au Kurdistan irakien, pour mener des frappes plus offensives contre l'Etat islamique, ont indiqué des responsables du Pentagone jeudi.

 

Au lendemain du discours de Barack Obama, dans lequel le président américain a annoncé l'extension des frappes contre les jihadistes en Irak, le Pentagone a dit vouloir apporter un soutien aérien plus offensif aux forces de sécurité irakiennes, selon les termes du contre-amiral John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense.

 

Dans le cadre de l'intensification de cette campagne aérienne entamée le 8 août, les Etats-Unis vont faire décoller certains de leurs avions d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, que Washington défend contre les insurgés islamistes, a ajouté le porte-parole.

 

Un autre responsable du Pentagone, qui s'exprimait lui sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'AFP qu'il s'agirait d'avions de chasse, dont l'autonomie en l'air est moindre que celle de bombardiers.

 

Depuis début août, les forces aériennes américaines ont mené plus de 150 raids contre l'Etat islamique, la plupart pour protéger le barrage stratégique de Mossoul, au nord de l'Irak, à environ 130 kilomètres à l'ouest d'Erbil.

 

Mais cette campagne aérienne est aussi accompagnée par l'envoi de plusieurs centaines de conseillers militaires américains censés épauler leurs homologues irakiens.

 

Les 475 conseillers supplémentaires dont M. Obama a annoncé l'envoi mercredi soir devraient commencer à arriver sans doute dans le courant de la semaine prochaine en Irak, selon le contre-amiral Kirby.

 

Il n'est pas question de les impliquer dans des combats, a-t-il encore martelé.

 

Des 475 annoncés par le président Obama, 125 soldats seront affectés aux missions aériennes menées depuis Erbil, selon le porte-parole du Pentagone.

 

Ces renforts porteront à 1.600 le nombre de soldats américains présents en Irak.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:00
Le retour de la menace terroriste ?

 

11.09.2014 Jean-François Fiorina Grenoble Ecole de Management - notes d'analyse géopolitique
 

Un enjeu géopolitique autant que sécuritaire

 

Il y a tout juste 13 ans, le 11 septembre 2001, les États-Unis étaient frappés au coeur par une vague d’attentats meurtriers. Une attaque, et une riposte, qui allaient bouleverser en profondeur les rapports de force géopolitiques. Malgré la Global War On Terror décrétée et conduite par le président George W. Bush, la menace semble toujours plus actuelle. La Grande-Bretagne vient de relever son niveau d’alerte de sécurité, tandis que le gouvernement français a présenté au début de l’été un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ».

En cause ? La menace jihadiste, et plus précisément, pour les États européens, la participation de centaines de leurs ressortissants à la « guerre sainte » en Syrie et désormais en Irak, sous le noir étendard de l’État islamique (EI, ex- EIIL). L’émotion légitime suscitée par les exactions dont celui-ci se rend coupable, le risque énoncé d’un possible retour en Europe de centaines de jihadistes formés et fanatisés, appellent à une meilleure compréhension du phénomène terroriste. Car il s’avère bien plus complexe – mais aussi bien moins irrationnel – que ne le laisserait supposer une approche dictée par la seule actualité.

En relevant, le 29 août 2014, de « substantiel » à « grave » son niveau d’alerte de sécurité, Londres a justifié cette mobilisation par la menace terroriste représentée par les centaines de Britanniques aguerris au jihad en Irak et en Syrie. « Avec l’État islamique, nous sommes confrontés à la menace la plus grave que nous ayons jamais connue« , avertit le Premier ministre David Cameron.

Pour autant, comme l’a précisé la ministre de l’Intérieur Theresa May, si une attaque terroriste est jugée « hautement probable« , il n’existe pas d’informations sur une menace « imminente« . Même situation en France, où le Premier ministre Manuel Valls estime que le risque d’attentats islamiques est aujourd’hui « la menace la plus importante« , sans que l’on sache si les services de renseignement disposent d’éléments tangibles.

L’inquiétude est cependant relayée par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, porteur d’un projet de renforcement des mesures antiterroristes, qui vient de déclarer à la presse qu’ »avec 900 ressortissants français en Syrie, confrontés à la barbarie que l’on sait, nous sommes face à un phénomène sans précédent » (Le JDD, 31/08/2014). Appréhender le risque terroriste, islamiste en particulier, nécessite de mieux connaître ce phénomène.

Parmi la nombreuse documentation disponible, deux ouvrages récents nous y invitent. Les armes du terrorisme, de Gérard Desmaretz, et Le Terrorisme pour les nuls, des criminologues Alain Bauer et Christophe Soullez.

 

Le terrorisme : une philosophie de l’action

Auteur spécialiste du renseignement, Gérard Desmaretz souligne que ce que nous savons – ou croyons savoir – du terrorisme relève en général d’un jugement de valeur, alors que « le terrorisme reste avant tout une méthode de lutte mise en oeuvre par des combattants en civil« . Ces « combattants » usent donc de modes opératoires, sinon similaires, au moins comparables, dictés en premier lieu par l’environnement dans lesquel ils opèrent.

En milieu urbain, la source principale reste, selon Desmaretz, le Manuel de guérilla urbaine, écrit en 1969 par le militant communiste brésilien Carlos Marighella. Il en veut pour preuve l’absence de renouvellement fondamental des techniques terroristes – les documents retrouvés au sein de la nébuleuse Al Qaida relevant davantage des grands principes de la guerre révolutionnaire (Manuel de Manchester).

Même la réflexion en matière de doctrine d’emploi apparaît secondaire dès lors que l’objectif est immuable : « le propos de la terreur, c’est de terroriser« , rappelle Marighella. Arme de communication plus que de guerre, le terrorisme a pour cible principale les médias et, à travers eux, les sociétés qu’il peut en effet contribuer à se fracturer – notamment à cause des tendances contre-démocratiques que la lutte contre le terrorisme, ou son discours, peut faciliter.

Les cibles et les techniques sont donc en général connues : attentats à l’explosif, attaques armées et assassinats, détournements ou destructions d’avions, piraterie maritime, cyberterrorisme, voire terrorisme NRBC – comme avec l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo par la secte Aum, le 20 mars 1995, ou la campagne de lettres piégées à l’anthrax aux États-Unis dans les semaines suivant le 11 septembre 2001.

Il n’en demeure pas moins que, comme les (autres) criminels, les terroristes font preuve d’une très forte capacité d’adaptation – à la mondialisation en particulier.

La décision-cadre du Conseil européen du 13 juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme, fortement inspirée du Terrorism Act anglais en date du 20 juillet 2000, rappelle ainsi que « le terrorisme a une longue histoire mais ce qui rend le terrorisme actuel particulièrement dangereux c’est que, à la différence des actes terroristes du passé, les effets réels ou potentiels des attaques armées sont de plus en plus dévastateurs et mortels. Cela peut être dû à la sophistication croissante et aux impitoyables ambitions des terroristes eux-mêmes, comme l’ont récemment montré les terribles événements du 11 septembre aux États-Unis. Cela peut aussi résulter de l’évolution technologique [...] tant en ce qui concerne le domaine des armes et des explosifs conventionnels que dans les domaines encore plus terrifiants des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. En outre, de nouvelles formes de terrorisme apparaissent. À plusieurs occasions récentes, des tensions dans les relations internationales ont entraîné une recrudescence d’attaques contre les systèmes d’information« .

 

Phénoménologie du « nouveau » terrorisme islamiste

Alors que des nouvelles formes de terrorisme apparaissent (« gangsterrorisme » des FARC, « terrorisme à domicile » du type de l’attentat du marathon de Boston le 15 avril 2013, « loups solitaires » à la Breivik…), l’attention se focalise aujourd’hui sur le terrorisme islamiste, sur fond de renouveau jihadiste.

La volonté de « retour aux choses mêmes » (Husserl) impose de savoir de quoi l’on parle. C’est ce que proposent Alain Bauer et Christophe Soullez dans leur dernier ouvrage. Ils rappellent ainsi que « la nouvelle vague radicale » puise ses racines dans la conjonction de nombreux facteurs : mue du terrorisme d’État proche-oriental, conséquences de la guerre civile libanaise, résurgence de l’impératif de jihad (porté notamment par les Frères musulmans), expérience transnationale et décentralisée de la mouvance Al Qaida (elle-même issue du soutien occidental aux moudjahidin afghans puis « stimulée » par l’unilatéralisme américain pos-guerre froide).

De même, l’ex-état islamique en Irak et au Levant (EEIL), aujourd’hui EI, ne relève-t-il pas de la seule initiative de quelques « fous de Dieu« . Il est le continuateur de l’État Islamique d’Irak, lui-même issu d’une alliance entre Al Qaida en Mésopotamie et des groupes islamiques et tribaux sunnites d’Anbar (Irak), qui ont su profiter des soutiens internationaux dans la guerre civile déclenchée contre le régime alaouite syrien pour absorber en avril 2013 une grande partie du Front Al Nosra. « Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EEIL semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Bass et le Parti bolchevique de l’ex-URSS. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, Tchétchènes, occidentaux, etc.), la structure est surtout connue pour sa détermination et son refus de la négociation. »

Elle prétend s’ériger en État alternatif aux pays actuels et commence à faire des émules. La création d’un tel « califat » en Libye n’est sans doute qu’une question de temps en l’absence de réponse ferme et coordonnée – les puissances occidentales ayant ici comme en Syrie une responsabilité toute particulière compte tenu de leurs erreurs passées…

 

Quelles réponses étatiques à la menace terroriste ?

La répression du terrorisme a longtemps souffert de deux handicaps : la difficulté à le qualifier pénalement et, de fait, la disparité d’approche dans les différents systèmes juridiques nationaux. Ces obstacles juridiques sont désormais levés. À l’échelle européenne, c’est la convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme, signée à Varsovie le 16 mai 2005 et ratifiée par Paris le 13 février 2008, qui permet une meilleure coordination de la lutte anti-terroriste.

En France, c’est la loi du 9 septembre 1986 qui fixe la doctrine pénale, permettant d’apprécier la nature terroriste d’une activité par la combinaison de deux critères : l’existence d’un crime ou d’un délit de droit commun incriminé par le Code pénal, mais « ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur« .

Cette doctrine a fait ses preuves en matière de répression, mais reste peu probante pour la prévention. C’est tout le sens de la réforme proposée aujourd’hui en France, basée notamment sur la sensibilisation de l’entourage et la détection des apprentis djihadistes, tandis que les Britanniques s’orientent vers des mesures plus radicales : confiscation des passeports et assignation à résidence des suspects, contrôle policier des passagers en partance ou en provenance de Syrie et d’Irak…

Reste que l’un des moyens d’endiguer la menace d’une propagation du jihad en Europe pourrait être plus classique : traiter avec les protecteurs, commanditaires ou au moins fins connaisseurs des mouvements incriminés. En l’espèce, s’agissant de l’EI, avec certains États du Golfe arabo-persique. En leur faisant comprendre, par la voie diplomatique et l’intermédiaire de nos services de renseignement si nécessaire, quelles sont les limites que nous entendons fixer à leur soutien aux jihadistes transnationaux.

À savoir, l’inviolabilité de notre territoire. Sachant que ces pays n’ont pas d’intérêt – sauf à titre d’avertissement – à faire perpétrer des attentats en France et en Europe… D’ailleurs, même si bien sûr la situation peut toujours évoluer et l’EI comme les « jihadistes européens » échapper à la tutelle de leurs « parrains« , seuls des actes isolés sont à ce jour à déplorer, comme celui de Mehdi Nemmouche, soupçonné de l’attaque du musée juif de Bruxelles, voire de Mohammed Merah.

In fine, le terrorisme conduit moins à nier les États qu’à les renforcer. C’est aussi en cela qu’il constitue une question géopolitique.

 

Pour aller plus loin :

  •  Le Terrorisme pour les nuls, par Alain Bauer et Christophe Soullez, First Editions, 184 p., 7,95 € ;
  • Les armes du terrorisme. La vérité dévoilée, par Gérard Desmaretz, Editions Chiron, 211 p., 23 € ;
  • Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire, par Alain Bauer et François-Bernard Huyghe, Puf, 355 p., 29 €.

 

Note RP Defense : lire « Le terrorisme pour les Nuls » - ITW d'Alain Bauer par @SDBRNewse

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:30
UK arms delivery to Iraq


11 sept. 2014 defenceheadquarters

 

Weapons and ammunition provided by the UK to support Kurdish regional forces battling ISIL insurgents in Northern Iraq have arrived in Erbil, Iraq.

At the request of the Government of Iraq to provide urgent military support, the UK will supply heavy machine guns and nearly half a million rounds of ammunition. This will give the Kurdish Peshmerga additional firepower in order to help them defend the front line, protect civilians and push back ISIL advances.

The weapons and ammunition, flown in by an RAF C-130 Hercules transport plane, arrived in Iraq yesterday evening.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:30
U.S. Navy F/A-18 Hornets operate aboard USS George H.W. Bush in the Arabian Gulf


11 sept. 2014 US Navy

 

ARABIAN GULF (Sept. 10, 2014) U.S. Navy F/A-18 Hornets launch and land on the flight deck aboard the aircraft carrier USS George H.W. Bush (CVN 77). The president has authorized U.S. Central Command to conduct military operations in support of humanitarian aid deliveries and targeted airstrikes in Iraq to protect U.S. personnel and interests, in response to activities conducted by Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL) terrorists. (U.S. Navy video/Released)

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:30
le GAé sur le pont du PA CDG photo Christian Cavallo - Marine Nationale

le GAé sur le pont du PA CDG photo Christian Cavallo - Marine Nationale

 

11/09/2014 par Jean Guisnel - Défense ouverte / Point.fr

 

Les messages diffusés par l'exécutif français depuis plusieurs jours sont explicites : la France s'engagera aux côtés des États-Unis dans les frappes contre les djihadistes de l'État islamique, ce que confirmera le président de la République François Hollande lors de son déploiement en Irak, vendredi. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères a implicitement évoqué cette participation française à des frappes en déclarant à l'Assemblée nationale : "La détermination des égorgeurs de Daesh (acronyme de l'État islamique en arabe) est forte, la nôtre doit l'être plus encore."

Son collègue de la Défense Jean-Yves le Drian a également préparé les esprits à cette intervention. Dans son discours de clôture de l'université d'été de la défense, mardi à Bordeaux, il a ainsi dressé un tableau très alarmant de la situation dans cette partie du monde : "En Irak et en Syrie en particulier, l'organisation terroriste Daesh, qui se prétend État islamique, atteint des degrés de maîtrise territoriale transfrontalière, d'organisation, de capacité financière et d'équipement encore jamais vus. Elle a déjà pris le monde à témoin d'actes barbares. Au quotidien, elle terrorise des populations entières. Elle déstabilise une région déjà très fragilisée et ambitionne de constituer un État terroriste dans le voisinage de l'Europe." Paris estime que la légitimité internationale est d'ores et déjà offerte par la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l'ONU, en date du 15 août.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle en "pré-alerte"

En réalité, la participation de la France aux frappes américaines contre Daesh a été envisagée dès le début des opérations, durant la première quinzaine d'août. Nous pouvons révéler que le porte-avions Charles de Gaulle avait alors été mis en état de "pré-alerte" (un statut sans grande signification réelle puisqu'il s'agit d'un état quasi permanent du navire) et que l'envoi d'un certain nombre de chasseurs-bombardiers de l'armée de l'air avait été envisagé, soit à destination de la Turquie, soit des Émirats arabes unis. Une douzaine d'avions français auraient été dépêchés en urgence si les troupes du djihadiste Abou Bakr al-Baghdadi avaient directement menacé la capitale irakienne Bagdad, ce qui ne s'est finalement pas produit.

Le dispositif dont la France prépare actuellement le déploiement serait du même ordre. Pour autant, tous les cadres militaires consultés ces derniers jours en conviennent : utiles, voire indispensables, pour affaiblir l'organisation terroriste, les opérations aériennes ne seraient pas suffisantes. Ils n'en veulent pour preuve que la situation actuelle en Libye. Sauf que... il est hors de question pour Paris de dépêcher des troupes terrestres en Irak. La principale impossibilité est d'ordre politique. Certes, des forces spéciales s'y trouvent déjà avec du personnel de la DGSE, en nombre très limité, mais ces troupes n'agissent pas en tant que forces combattantes. Elles évaluent les besoins des Kurdes et leur enseignent l'usage des armes qui leur ont déjà été fournies (mitrailleuses de 12,7 mm et canons de 20 mm, missiles antichars Milan, notamment).

 

L'intendance ne suit pas

Mais quand bien même serait-il politiquement opportun de déployer des troupes françaises dans cette partie du monde - comme ce fut le cas en 1991 -, encore faudrait-il que le gouvernement dispose des moyens financiers pour le faire. Tel n'est pas le cas. Une intervention aérienne n'exige pas de moyens considérables. Un corps expéditionnaire, si... Et la réalité budgétaire est cruelle. Quatre cent cinquante millions d'euros ont été affectés aux opérations extérieures (OPEX) dans le budget 2014.

Mais la poursuite imprévue de l'opération Serval, devenue depuis Barkhane dans la BSS (bande sahélo-saharienne), et le lancement en fin d'année dernière de Sangaris en RCA ont fait exploser les compteurs. La défense ne veut pas dire où en est l'état des dépenses, mais la barre du milliard d'euros sera franchie. Qui va payer ? La défense, dit Bercy qui ne lâchera jamais l'affaire. Le Drian estime que ce surcoût doit être pris en charge par le budget de l'État, son ministère y contribuant à hauteur de sa part dans ce dernier, soit 20 %. Tout cela fera l'objet d'une discussion parlementaire chaude, dans les semaines qui viennent.

 

Et la Libye dans tout ça ?

Une chose est sûre : Jean-Yves Le Drian aura du mal à convaincre François Hollande et Manuel Valls de lui accorder des crédits pour les opérations qu'il souhaite voir l'armée française conduire aux parages de la Libye en pleine décomposition. Le sujet est sur la table, et chacun sait qu'une force de stabilisation dans ce pays exigerait des dizaines, voire des centaines, de milliers d'hommes en coûtant une fortune. Évoquant l'ensemble de ces situations inspirant aux militaires français les plus grandes inquiétudes, le ministre de la Défense a expliqué mardi : "Ces crises majeures nous concernent toutes. Ce qui se passe en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Sahel, au Nigeria, pour s'en tenir à ces fronts, met directement en jeu la sécurité des Français et celle des Européens. En cela, elles sont un test de notre capacité commune à répondre aux menaces qui pèsent sur nous."

Mais cette énumération est aussi un aveu. Déployées et appréciées, efficaces mais sans le sou, les armées françaises sont très proches de la limite de leurs capacités d'intervention. La solution ? Elle est budgétaire. On a compris qu'on atteint les limites de la discussion...

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:30
U.S. Navy F/A-18 Hornets return to GHWB


10 sept. 2014 US Navy

 

ARABIAN GULF (Sept. 10, 2014) F/A-18 Hornets land on the flight deck of the aircraft carrier USS George H.W. Bush (CVN 77). George H.W. Bush is supporting maritime security operations and theater security cooperation efforts in the U.S. 5th Fleet area of responsibility. (U.S. Navy video/Released)

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:30
UK gifts arms and ammunition to Kurdish regional government

 

9 September 2014 Ministry of Defence

 

UK provides further support to Kurdish regional forces battling ISIL insurgents in northern Iraq.

 

At the request of the government of Iraq to provide urgent military support, the UK will supply heavy machine guns and nearly half-a-million rounds of ammunition. This will give the Kurdish Peshmerga forces additional firepower in order to help them defend the front line, protect civilians and push back ISIL advances.

Defence Secretary Michael Fallon said:

ISIL militants are guilty of shocking brutality. So I am pleased that we will supply weapons to the Kurdish forces who are at the front line of combating their violent extremism.

We have already provided body armour and other protective equipment as well as ammunition from our partners; these weapons will help the Kurdish forces in taking the fight to these barbaric terrorists.

The UK is committed to assisting the government of Iraq by alleviating the humanitarian suffering of those Iraqis targeted by ISIL terrorists; promoting an inclusive, sovereign and democratic Iraq that can push back on ISIL advances and restore stability and security across the country.

The RAF continues to transport military equipment and ammunition on behalf of other countries as well as providing UK non-lethal military equipment including body armour, helmets and ration packs. Today a flight flew into Erbil in northern Iraq carrying the latest support package.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 16:30
Un million de dollars le pick up

Les Américains tiennent un comptabilité précise de leurs bombardements. Ici une marque de victoire sur un bulldozer (!) inscrite sur un F-16 de l’US Air Force.

 

3 septembre, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Etre le 8 et le 29 août dernier, après trois semaines de bombardement en Irak et une centaine de missions conduites contre les forces de l’Etat Islamique, les Américains ont détruit un total de 85 véhicules. Si l’on en croit la compilation faite des annonces du Pentagone, on trouverait dans ce total 19 Humvee, 43 « véhicules armés » (sans doute des pick up), un canon d’artillerie, un MRAP, un char etc.

 

Le tout pour un coût moyen de 7,5 millions de dollars par jour selon un porte parole du Pentagone. Ce chiffre est toutefois une moyenne prenant en compte les opérations d’assistance militaire qui durent depuis le mois de juin. Cette moyenne reflète donc mal l’engagement aérien existant depuis le 8 août, au lendemain de l’autorisation donnée par le président Obama de bombarder des objectifs en territoire irakien. Pour les deux tiers, ces bombardements ont eu lieu dans la région de Mossoul et de son barrage, dont le contrôle est essentiel à l’irrigation et à la fourniture d’électricité dans le pays.

 

Les chiffres donnés par le Pentagone font une fois de plus apparaître le coût direct disproportionné entre la mise en œuvre d’un porte-avions, d’avions de combat et de munitions sophistiquées, pour in fine compter des victoires remportées sur des pick-up coûtant dix fois moins que la bombe utilisée pour les détruire. La question n’est pas vraiment nouvelle : elle correspond bien aux contraintes nées des guerres dites « asymétriques » et aux limites de l’exercice consistant à combattre des mouvements révolutionnaires ou terroristes avec des bombes. Dans un conflit conventionnel, l’idée de détruire un char ou un avion de combat avec un missile est séduisante d’un point de vue économique : la munition coûte cent fois moins cher que sa cible. La proportion s’inverse dans les conflits que l’on connaît depuis la fin de la Guerre Froide, ce qui implique que le déroulement des opérations se juge également et plus que jamais d’un point de vue comptable. La seule façon de faire passer la pilule auprès des contribuables serait de présenter des résultats opérationnels à la hauteur des dépenses engagées, ce qui n’est jamais certain…

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 20:30
Irak: les Etats-Unis étendent leurs raids

 

07.09.2014 Romandie.com (ats)

 

Les avions de combat américains ont étendu pour la première fois à l'ouest de l'Irak leur zone de frappes contre les combattants de l'Etat islamique (EI). Le président Barack Obama s'apprête à révéler mercredi sa stratégie anti-jihadiste longtemps attendue.

Mettant ces frappes à profit, les forces irakiennes appuyées par des tribus sunnites ont lancé une vaste offensive contre les jihadistes de l'EI dans la région de Haditha, près d'un barrage vital sur l'Euphrate, dans la province à majorité sunnite d'Al-Anbar.

Les forces nationales ont par ailleurs réussi à reprendre aux jihadistes la ville de Barwana, à l'est de Haditha.

L'extension des frappes témoigne de la détermination des Etats-Unis à combattre l'EI, moins de trois ans après le départ des dernières troupes américaines du pays. Outre ces raids, Washington a envoyé des armes aux forces kurdes et plus de 800 conseillers militaires et soldats pour aider l'armée et défendre le personnel américain.

 

"Plan d'action" mercredi

 

Mais c'est surtout la décapitation par l'EI de deux journalistes américains enlevés en Syrie et la menace de tuer un otage britannique qui ont poussé la communauté internationale à agir plus rapidement.

M. Obama a annoncé qu'il présenterait mercredi son "plan d'action", martelant qu'il ne prévoyait pas l'envoi de troupes au sol. "Nous allons faire partie d'une coalition internationale en menant des frappes aériennes en soutien au travail sur le terrain par les troupes irakiennes et kurdes", a-t-il dit.

Dimanche, le patron de la Ligue arabe Nabil Al-Arabi a de son côté appelé, lors d'une réunion ministérielle de l'organisation au Caire, les Etats arabes à faire face "militairement et politiquement" à l'EI. Il a souligné la nécessité de prendre "des décisions courageuses".

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 19:30
L’émergence de l’État islamique déclenche un retournement géopolitique sans précédent

 

28 août 2014 par Thomas Flichy de La Neuville, professeur à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr

 

La brusque émergence de l’État islamique en Irak et au Levant, loin de se réduire, comme le voudraient certains commentateurs, à un simple épiphénomène, se présente comme un événement fondamental qui a d’ores et déjà entraîné un renversement géopolitique majeur.

 

LA LIQUIDATION du régime de Saddam Hussein par les États-Unis a entraîné un chaos interne à l’Irak qui a prioritairement bénéficié aux compagnies pétrolières chinoises. Ce sont elles qui ont raflé la mise du démantèlement de l’État irakien.

Devant cette déroute géopolitique, les États-Unis cherchent aujourd’hui à préserver les contrats signés au sud dans la partie chiite et au nord, dans le Kurdistan.

L’exploitation du gaz de schiste américain ne rend pas indispensable l’importation de gaz irakien. En revanche, il est important d’empêcher une mainmise totale de la Chine, devenue l’adversaire principale des États-Unis.

 

Un renversement complet

 

Pour ce faire, les États-Unis ont décidé de mettre fin à la progression de l’État islamique. Armer les Kurdes ou d’autres minorités irakiennes au détriment des islamistes sunnites se présente, à l’évidence, comme un renversement complet de politique.

En effet, le Kurdistan armé menace la Turquie, alliée traditionnelle de l’Amérique. D’autre part, il s’avère totalement illusoire de limiter l’avance djihadiste sans s’appuyer sur la Syrie de Bachar-el-Assad. Enfin, comment contenir l’essor islamiste sunnite sans le soutien de l’Iran ? Au cours des derniers mois, les États-Unis se sont ostensiblement rapprochés de l’Iran tout en prenant leurs distances par rapport à Israël.

Ce mouvement s’est aujourd’hui accéléré. Les États-Unis ménagent toutefois leur allié saoudien, terrorisé par la menace d’un État islamique pouvant le faire voler en éclats. Ils n’ont d’ailleurs pas émis de protestation à l'encontre des bombardements saoudiens en Libye, Etat destiné à devenir la métastase nord-africaine de l’EI.

 

Le choix du réalisme

 

Le choix par les États-Unis d’une politique réaliste au Moyen-Orient, qui est en train de prendre de court l’ensemble des chancelleries européennes, se traduit par un nouvel équilibre dont les éléments majeurs sont les suivants :

    ♦ La Turquie, menacée à l’Est par le Kurdistan armé est fragilisée en raison de son soutien aux islamistes syriens et libyens.

    ♦ Israël, qui a le plus grand mal à stabiliser la bande de Gaza, peut tenter de jouer l’alliance avec l’Égypte afin de se présenter comme un glacis empêchant la connexion entre le Califat Irakien et son émirat Libyen.

    ♦ L’antagonisme entre le Qatar et l’Arabie Saoudite est exacerbé.

    ♦ Enfin, de nouveaux rapports vont se nouer entre les puissances géoculturelles que sont l’Iran et la Russie, qui ont misé triomphalement sur une politique réaliste du temps long, et l'Amérique de l'après État-islamique.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:30
The Logistics Behind Emergency Aid Drops 1400


4 sept. 2014 British Forces News

 

The Logistics Behind Emergency Aid Drops 1400

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:30
Le Califat, nouvel horizon du djihadisme international

 

03/09/2014 Par Arnaud de La Grange, rédacteur en chef international au Figaro

 

FIGAROVOX/ANALYSE - Le rédacteur en chef international du Figaro, Arnaud de la Grange, analyse le rayonnement du Califat islamique à travers le monde. Il s'inquiète de sa popularité croissante au sein des populations.

 

L'État islamique (EI) a un territoire, une armée, et il s'est installé si vite dans le paysage moyen-oriental que l'on se demande s'il ne va pas bientôt battre monnaie. En quelques mois, le mouvement djihadiste a réussi ce qu'Al-Qaida n'a jamais réellement accompli en une décennie. En proclamant un califat à cheval sur l'Irak et la Syrie, il a bousculé des frontières vieilles d'un siècle et s'est taillé un sanglant royaume d'où il entend bien rayonner. L'État islamique n'a pas seulement un discours mobilisateur, il a la force d'attraction des vainqueurs.

 

Suite de l’analyse

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:30
Kurdistan-Irak : Participation des armées aux opérations humanitaires, deuxième rotation d’un A340 (13 Aout)

 

15/08/2014 Sources : EMA

 

Le 13 août 2014, un Airbus A340 de l’armée de l’Air a projeté 20 tonnes de matériel de secours pour apporter un soutien humanitaire aux populations civiles déplacées en situation de grave péril au Kurdistan irakien (au nord de l’Irak).

 

C’est la deuxième rotation de fret humanitaire à destination de cette région. En effet, le 10 août 2014, un premier A340 de l’armée de l’air avait acheminé 18 tonnes de médicaments, couvertures et tentes.

 

Pour cette deuxième rotation, 20 tonnes d’équipements de première nécessité ont été conditionnées. En liaison avec le personnel de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, les équipes logistiques du district du transit aérien en région parisienne (DITAP) de l'armée de l'air ont réalisé le chargement du fret à bord de l'avion. Une station de traitement et de distribution d’eau potable de 12,5 tonnes pouvant alimenter en eau 50 000 personnes, 600 kits de cuisine, 60 tentes, et 3,5 tonnes de médicaments ont ainsi été chargés dans la soute de l’A340 sous la surveillance du chef de soute de l’Estérel.

 

Vers 15h30, après son atterrissage à Erbil, l’équipage a ainsi pu remettre la cargaison humanitaire au personnel du centre de crise du ministère des Affaires étrangères et du développement international (MINAEDI), chargé de le distribuer aux autorités locales et aux représentants des organisations non gouvernementales, comme la Croix-Rouge.

 

Cinq jours après que le président de la République ait affirmé la volonté de la France de se tenir aux cotés des populations civiles victimes des exactions de l’Etat Islamique (EI) ; la réactivité, l’entraînement et le professionnalisme des militaires ont permis aux armées d’effectuer deux acheminements de fret humanitaire auprès des populations locales en situation de grave péril

Kurdistan-Irak : Participation des armées aux opérations humanitaires, deuxième rotation d’un A340 (13 Aout)
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:50
Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

Bundestag - photo Thomas Trutschelphotothek.net

 

02 septembre 2014 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

C’est un débat qui n’est ni simple ni totalement clos. L’opinion publique allemande reste fortement attachée à la tradition pacifiste de l’après-guerre. Au sein même du gouvernement allemand et de l’appareil diplomatique, tous les dirigeants ne partagent pas la même vision. Mais après avoir annoncé il y a quelques mois, par la voix du Président de la République, des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, que l’Allemagne était maintenant prête à sortir de sa traditionnelle neutralité en matière de politique étrangère, ce mois de septembre 2014 pourrait marquer un tournant. En approuvant, hier, par un vote symbolique, la décision du gouvernement Merkel (annoncée le 20 août) de fournir des armes aux combattants kurdes d’Irak  qui luttent contre l’Etat islamique, hier, le Bundestag vient de tourner une page importante de l’histoire contemporaine allemande. Jusqu’ici, bien que très gros exportateur d’armes (voir les chiffres plus bas), l’Allemagne a été fortement conditionnée dans sa politique étrangère par le tabou militaire, hérité du drame nazi. Cette ère est en passe d’être révolue…

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Le C-130 est revenu d’Erbil


29 août 2014 Belgian Defense

 

Ce vendredi 29 août après-midi, le C-130 qui était parti pour acheminer de l’aide humanitaire en Irak, est revenu à Melsbroek. L’avion de transport militaire a emporté 13 tonnes de denrées non périssable à Erbil, dans le Nord de l’Irak.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Opération IMPACT des Forces armées canadiennes


29 août 2014 45e Nord.ca

 

L'opération Impact constitue la contribution des Forces armées canadiennes (FAC) en matière de transport aérien stratégique de matériel militaire crucial aux forces de sécurité qui combattent l'organisation État islamique en Irak et au Levant (ISIL) en Irak.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
Français et Saoudiens unis face à la menace djihadiste

 

01/09/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

Le prince héritier Salman a entamé une visite officielle de trois jours à Paris, dominée par le danger que fait planer l'État islamique.

 

Menace djihadiste, nucléaire iranien, Syrie, contrats: les sujets de discussion ne manquent pas entre le prince héritier saoudien Salman Ben Abdelaziz, qui a entamé sa visite de trois jours en France lundi par un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande et des industriels à l'Élysée. Officiellement, la convergence est quasi-totale entre Riyad et Paris. Il n'y a guère que le dossier égyptien sur lequel les deux partenaires n'épousent pas les mêmes vues, Paris s'opposant à l'ostracisme contre les Frères musulmans, prôné par les Saoudiens. Mais François Hollande, qui a fait de l'Arabie un «partenaire de référence», attend des retombées commerciales de son rapprochement avec le premier pays producteur mondial de pétrole et poids lourd du Golfe.

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 10:30
Humanitarian Aid to Iraq via Cyprus

 

2 sept. 2014 defenceheadquarters

 

A Royal Air Force C17 based at RAF Brize Norton has delivered Humanitarian Aid to RAF Akrotiri in Cyprus, for onwards travel to the people of Iraq.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:30
photos EMA

photos EMA

 

31/08/2014 Sources : EMA

 

Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 août 2014, les armées françaises ont procédé à l’aérolargage de 3 tonnes de fret humanitaire dans le nord de l’Irak au profit de populations en grave péril.

 

Depuis le 10 août et afin de répondre à l’urgence de la situation, les armées françaises  ont déjà acheminé près de 60 tonnes de fret humanitaire d’urgence sur l’aéroport d’Erbil (Kurdistan irakien), en affrétant trois Airbus A340 de l’armée de l’Air.

 

Afin de disposer d’une capacité complémentaire à ces mission d’aérotransport et d’agir au plus près des populations, le chef d’état-major des armées (CEMA) a ordonné la projection d’un groupement de transport opérationnel (GTO) composé de deux C-160 TRANSALL et d’un détachement de l’armée de Terre spécialisé dans les missions d’aérolargage. Ce groupement a été déployé aux Emirats Arabes Unis.

 

En coordination avec nos alliés américains, australiens et britanniques, ce GTO a donc mené sa première opération aéroportée visant à venir en aide aux populations en situation de grave péril. Ainsi, dans la nuit du 30 au 31 août 2014, 3 tonnes de fret humanitaire d’urgence ont été larguées à proximité de la ville Amerli à 170 kms au nord de Bagdad.  Cette ville est assiégée par des éléments de l’EI depuis près de deux mois, prenant au piège plus de 12 000 réfugiés.

 

Cette mission a été rendue possible grâce à la mise en place aux Emirats Arabes Unis d'un détachement opérationnel composé du 1er régiment du train parachutiste (RTP) et de deux avions de transport et d’assaut  TRANSALL C160 armés par les escadrons « Anjou » et « Béarn ». Cette décision a permis d’élargir le panel des actions susceptibles d’être conduites par les armées françaises pour venir en aide aux populations en situation de détresse humanitaire dans l’ensemble du nord irakien.

Irak: opération de largage de fret humanitaire au profit des populations en détresse dans le nord de l’Irak.
Irak: opération de largage de fret humanitaire au profit des populations en détresse dans le nord de l’Irak.
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 15:30
Kurdish Peshmerga forces - photo Matt Cetti-Roberts War is boring

Kurdish Peshmerga forces - photo Matt Cetti-Roberts War is boring

 

14/08/2014 Par Marc de Boni – LeFigaro.fr

 

LE SCAN POLITIQUE - Le député explique que la France va livrer aux Kurdes des munitions d'artillerie, du matériel de visée nocturne ou encore des armes antichar.

L'insistance du journaliste n'y a rien fait. Invité du journal de 20h de TF1 mercredi soir, Laurent Fabius a observé une discrétion totalement inflexible au sujet des livraisons d'armes consenties par la France aux forces Kurdes, qui luttent actuellement contre les djihadistes en Irak. «Je ne vais pas vous donner le détail des armes car on ne livre pas le plan de bataille de ses amis à ses adversaires», a expliqué le patron de la diplomatie française. Avant d'ajouter: «Je ne veux pas être plus précis sur la nature des livraisons (…) ce sont des armes sophistiquées». Pas un mot de plus du coté de Laurent Fabius donc, secret stratégique oblige. Peine perdue pour le ministre. Invité de Sud Radio jeudi matin, le député Eduardo Rihan-Cypel n'a pas hésité, lui, à délivrer un avis plus détaillé sur le contenu des livraisons d'armes.

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 13:30
British aid for Yazidi refugees fleeing Mount Sinjar

International Rescue Committee helping Iraqi Yazidi refugees in Newroz camp. Picture: Rachel Unkovic/International Rescue Committee

 

14 August 2014 Department for International Development, Ministry of Defence and The Rt Hon Justine Greening MP

 

Britain will boost its support for 12,000 Yazidi refugees who have escaped from Mount Sinjar and made it to a refugee camp across the Syrian border, International Development Secretary Justine Greening has announced.

 

The Department for International Development (DFID) is providing funding for the International Rescue Committee (IRC) to provide a month’s worth of water and medicine for the refugees. British funding for other aid agencies working in the Newroz refugee camp will support the distribution of hygiene kits to almost 4,000 men, women and children, ensuring refugees stay healthy and reducing the spread of disease.

A few weeks ago Newroz camp, in north-eastern Syria, was home to just 20 Syrian families displaced by the conflict in their country. But over the past week the IRC has been providing medical care and essential items to 12,000 people who have fled the mountain.

The Yazidi refugees walked up to 60km before reaching the camp, facing temperatures of up to 50 degrees and without water. To prevent refugees dying the IRC has distributed 90,000 litres of water and 600 jerry cans.

Justine Greening said:

These 12,000 Yazidi refugees have escaped a siege, walked 60km in 50 degree heat and found their way across the Syrian border to a refugee camp that used to house just 20 families.

They have shown immense courage to make it this far and we are extremely concerned for their wellbeing. By supporting the work of the International Rescue Committee, Britain will provide vital medicine and water to give immediate assistance.

Britain will continue to help the Yazidi people stranded on Mount Sinjar with airdrops of emergency aid.

Suzanna Tkalec, the International Rescue Committee’s Country Director in Iraq, said:

Thanks to funding from the UK we were able to reach severely dehydrated refugees straight away.

We are still gravely concerned for the thousands of people still stranded on the Sinjar mountains. Those that have managed to escape are seriously debilitated after having spent days without water and food on temperatures that reach 50 degrees.

We want all the people still there to be safely extracted from the mountain and brought to a safe place where they can receive immediate assistance.

A Yazidi woman now living at the Newroz camp said:

I was in the Sinjar mountains for a week before I escaped. Now I am a volunteer with the IRC in the health tent. I write the prescriptions. The people who are coming from the mountains after me are in bad shape. They are dehydrated and have fevers.

The UK has also deployed a technical adviser to the Kurdistan Regional Government to boost their capacity to work with the UN and help ensure that assistance gets to those who need it most. Britain has already provided £3 million to four charities scaling up their efforts in the region.

UK humanitarian advisors are working closely with aid agencies in this region to assess what further assistance Britain can provide to help the hundreds of thousands of people affected by this crisis.

Justine Greening announced £8 million in new assistance for those displaced in Iraq on 8 August. This brings to £13 million the total committed by the UK in response to the crisis. This includes:

  • £2 million of emergency humanitarian supplies for 75,000 people, including aid that can be air dropped to help those trapped in the Sinjar Mountains as quickly as possible. Supplies will include reusable filtration containers filled with clean water, tarpaulins and basic shelter equipment, and solar lights that can also recharge mobile phones to enable communication
  • £3 million of fast-tracked funding for Mercy Corps, the IRC, who are already on the ground and helping displaced people in northern Iraq. This will go via DFID’s Rapid Response Facility, which has now been activated to deal with the crisis
  • £2.5 million of support for the International Committee of the Red Cross (ICRC) to provide immediate medical and humanitarian assistance
  • a further £500,000 that will ensure Kurdish and UN systems are able to coordinate and respond to humanitarian needs in the region

See a summary and latest updates on the UK government’s repsonse to the Iraq crisis

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:30
Combattante kurde de Ras Al-Ayn. photo Hamid Mesud

Combattante kurde de Ras Al-Ayn. photo Hamid Mesud

 

August 13, 2014: Strategy Page

 

In northern Iraq the threat posed by ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) has led to over 2,000 Kurdish women volunteering for combat duty. Another 5,000 had volunteered for support work in the combat zone. This is nothing new for the Kurds, or many other peoples around the globe.

 

Throughout history women have often served in irregular combat organizations. In modern times, with the arrival of lightweight firearms, more women became capable of handling direct combat. This is because before modern firearms were developed in the 19th century lots of combat was dependent on muscle, which men have a lot more of.

 

Despite this inability to compete with men in the muscle department women often served as archers, using the small, shorter range short bow that did not require the big muscle of longer range bows. These women became accurate archers because in many cultures women used short bows to hunt small game near their camp or village. Men used more powerful bows for big game. But the short bow could kill a man, especially if he were not wearing a lot of armor. A skilled female archer could regularly get face shots, as they were accustomed to hitting small targets like rabbits and birds.

 

Despite being Sunni Moslem, the Kurds do not have a lot of restrictions on women. In fact, a lot of the clothing and behavior restrictions associated with Moslem women are, as many Islamic scholars will point out, based on cultural customs not religious scripture. In the Middle East for example, women in many ethnic groups, and of all faiths (including Christians) have ancient customs about women being well covered when in public and generally staying at home. The Kurds have little of that cultural baggage and they do have a tradition of women going to war, especially in self-defense militias. This was the case in Israel during the 1948 war and their Arab opponents were enraged (and humiliated) when they found that the “soldiers” who had just defeated in one encounter or another were female. ISIL will be similarly unamused when they get the same treatment from Kurdish women.

 

Russia, and other countries, discovered during World War II that women, in general, made better snipers. But that was something any student of archery through the ages could have told you. Since World War II warfare has come to depend more on brains more than muscle. This has made women competitive at more jobs in regular armies.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:30
US Military Aircraft Operating In Northern Iraq

A U.S. Marine Corps MV-22 Osprey aircraft takes off from the USS Mesa Verde (LPD 19) on June 20. (Staff Sgt. Lukas Atwell Marine Corps)

 

Aug. 13, 2014 - By ANDREW TILGHMAN – Defense News

 

US helicopters and MV-22 Ospreys are on the ground in northern Iraq and operating from a secure airfield protected by Kurdish forces, the latest sign of an expanding Iraq mission that now includes about 1,000 US troops, defense officials said Wednesday.

 

The Ospreys arrived overnight Tuesday as they ferried about 130 additional US troops into the airfield, which is in or near the Kurdish city of Irbil, said Army Col. Steve Warren, a Pentagon spokesman.

 

“They will stay there until they are no longer required,” Warren said of the aircraft. “There is no timeline.”

 

The new US troops include more than 80 Marines and dozens of special operations soldiers. Those troops were deployed from other locations within US Central Command, Warren said.

 

The expanding Iraq operation, which has no assigned name, comes as the White House is considering a more aggressive humanitarian mission to rescue the estimated 40,000 Iraqi Yazidis who are trapped on a nearby mountain, surrounded by Islamic State militants and on the verge of starvation.

 

The precise number of US aircraft on the ground in northern Iraq is likely to fluctuate, but for now includes about four MV-22 Ospreys and several rotary-wing aircraft, defense officials said.

 

The aircraft will support the 130 new US troops authorized by President Obama on Tuesday night. Their mission is limited to conducting intelligence assessments on Islamic State forces and helping to prepare possible recommendations for an expanded humanitarian assistance mission to help the Yazidis. Among those 130 new troops are some aircrew personnel and maintainers, Warren said.

 

About 1,000 US troops are now in Iraq, including about 200 in Irbil, which is under assault from Islamic State forces. In total, about 900 troops are providing security for US personnel and conducting intelligence assessments. About 100 more are on permanent assignment to the US Office of Security Cooperation-Iraq and arrived before the militants began seizing large swaths of Iraq territory in June.

 

On Wednesday, a White House official reiterated Obama’s vow to keep US troops out of direct combat. “What he’s ruled out is reintroducing US forces into combat on the ground in Iraq,” said Ben Rhodes, a deputy national security adviser.

 

However, the precise definition of “combat” is unclear. At the Pentagon, Warren said he did not want to get into “the whole debate over, ‘When does an action become combat?’ ”

 

“Make no mistake ... these personnel are in Iraq where there is unrest and there is an active enemy. That said, their purpose is [to] assess ... options for humanitarian assistance [in Irbil]. In Baghdad, their purpose is to assess the capability of the Iraqi security forces,” Warren said.

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