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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 15:03
FA-18C Hornet assigned to Strike Fighter Squadron (VFA) 106 lands aboard the aircraft carrier USS George H.W. Bush (CVN 77)  - 2010

FA-18C Hornet assigned to Strike Fighter Squadron (VFA) 106 lands aboard the aircraft carrier USS George H.W. Bush (CVN 77) - 2010

 

08 août 2014 Romandie.com (AFP)

 

Erbil (Irak) - Les Etats-Unis se sont directement impliqués dans le conflit en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011 en bombardant vendredi des positions des jihadistes menaçant le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yazidis en fuite.

 

Deux chasseurs bombardiers américains ont largué des bombes de 250 kg sur une pièce d'artillerie mobile de l'Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil, a annoncé le porte-parole du Pentagone, l'amiral John Kirby, expliquant que cela menaçait les personnels américains basés dans la capitale du Kurdistan.

 

Le chef de l'armée irakienne, Babaker Zebari, a estimé que cet appui aérien allait permettre d'énormes changements sur le terrain dans les prochaines heures.

 

Les combattants de l'EI avaient encore marqué des points jeudi avec la prise de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak, suivie de celle du barrage de Mossoul, le plus grand du pays, qui contrôle l'alimentation en eau et en électricité de toute la région.

 

Depuis dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite dans le nord du pays face à l'avancée des jihadistes qui ne sont désormais qu'à une quarantaine de kilomètres d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, allié de Washington.

 

Après la prise de Qaraqosh et d'autres zones autour de Mossoul, que l'EI contrôle depuis le 10 juin, le patriarche chaldéen Louis Sako a fait état de 100.000 chrétiens jetés sur les routes. La plupart sont partis vers le Kurdistan.

 

Dimanche, les combattants de l'EI avaient déjà pris le contrôle de Sinjar, bastion de la minorité yazidie, une communauté kurdophone considérée par les jihadistes comme adoratrice du diable, poussant à la fuite jusqu'à 200.000 civils selon l'ONU.

 

Certains ont pu fuir au Kurdistan ou en Turquie, mais des milliers d'autres sont piégés dans les montagnes désertiques environnantes, où ils risquent autant de mourir de faim et de soif que de se faire massacrer par les jihadistes, réputés pour leur cruauté.

 

Jeudi soir, le président américain Barack Obama avait autorisé des frappes militaires ciblées si nécessaire pour aider les forces irakiennes qui se battent pour (...) protéger les civils pris au piège.

 

Pour sa première mission, l'armée de l'air américaine a parachuté des vivres et de l'eau aux civils piégés dans les montagnes.

 

Un habitant de Sinjar, réfugié avec sa famille dans une caverne dans la montagne, a cependant déclaré vendredi au téléphone qu'aucune aide ne lui était encore parvenue.

 

Rien n'est tombé de ce côté de la montagne. Nous avons besoin de toute l'aide possible, vivres et eau. Il y a beaucoup d'enfants ici, a-t-il souligné.

 

Signe de l'inquiétude internationale, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit jeudi scandalisé par le sort des Yazidis et des chrétiens.

 

Le pape François, qui a lancé un appel urgent à la communauté internationale pour protéger les populations en fuite, a décidé d'envoyer auprès d'elles le cardinal Fernando Filoni, ancien nonce en Irak.

 

- 'Génocide' -

 

M. Obama a accusé l'EI de viser la destruction systématique de la totalité (...) du peuple (yazidi), ce qui constituerait un génocide.

 

Il a en outre prévenu les jihadistes qu'ils seraient visés par d'éventuelles frappes aériennes s'ils tentaient de marcher sur Erbil, expliquant que les Etats-Unis devaient défendre leur consulat dans cette ville.

 

M. Obama, instigateur du retrait américain d'Irak, a cependant assuré qu'il n'allait pas entraîner (le pays) dans une autre guerre.

 

A Bagdad, l'intervention américaine a cependant suscité le scepticisme, dans la mesure où le Premier ministre Nouri al-Maliki réclamait ces frappes depuis le début en juin de l'offensive de l'EI, qui était déjà bien implanté en Syrie et contrôle désormais de vastes pan du territoire irakien.

 

Obama n'a rien fait pendant trois ans mais quelque chose arrive aux Kurdes et aux chrétiens et il commence à parler de terrorisme, a dénoncé Rashaad Khodhr Abbas, un fonctionnaire à la retraite.

 

L'arrivée massive de réfugiés aux portes du Kurdistan augmente la pression sur cette région, déjà à court d'argent après le blocage par Bagdad de sa part de revenus du pétrole.

 

Ce territoire de cinq millions d'habitants a accueilli des centaines de milliers de déplacés depuis le début de l'offensive jihadiste le 9 juin.

 

Mais les récents succès des jihadistes ont provoqué un début de panique à Erbil, jusqu'à présent l'une des rares zones d'Irak en sécurité.

 

Jeudi soir, les peshmergas kurdes ont ainsi reconnu que l'EI contrôlait le barrage de Mossoul sur le Tigre. Situé à 50 km au nord de la ville, il fournit l'eau et l'électricité à une majeure partie de la région et permet l'irrigation de vastes zones de cultures.

 

Les peshmergas, considérés comme les forces les plus efficaces d'Irak, avaient pris début juin le contrôle de plusieurs villes après la débandade de l'armée face à l'avancée des jihadistes.

 

Mais, à court de munitions et dispersés sur un front très étendu, ils ont dû battre en retraite face aux derniers assauts des insurgés.

 

Les jihadistes se sont dits déterminés lundi à étendre leur emprise sur les territoires tenus par les peshmergas, une déclaration qui a entraîné l'intervention, dans un rare élan de solidarité, des Kurdes de Syrie et de Turquie.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:30
Les Kurdes irakiens, syriens et turcs mènent une offensive contre les djihadistes de l'EI

 

06.08.2014 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Des combattants kurdes d'Irak, de Syrie et de Turquie ont lancé mercredi 6 août une offensive contre des djihadistes dans la région de Mossoul, dans le nord de l'Irak, a annoncé un responsable politique.

 

Les hommes du PKK turc et du PYD syrien mènent des opérations contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) dans la région de Sinjar, ville tombée aux mains de l'EI le 3 août, tandis que les peshmergas, les combattants kurdes d'Irak, tentent de sécuriser des zones situées au nord et à l'est de Mossoul.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 07:30
Kurdes de Syrie et d’Irak unis dans la lutte contre l’Etat islamique

 

05-08-2014 par RFI

 

Les Kurdes irakiens aux prises avec les combattants de l’Etat islamique reçoivent le soutien du parti kurde syrien. Des combattants du PYD, qui affrontent EI depuis plusieurs mois en Syrie, ont passé la frontière et combattent désormais en Irak. Une alliance surprenante tant les désaccords sont profonds entre peshmergas et PYD, qui intervient après l’annonce par Bagdad d’un soutien aérien dans le combat contre les islamistes.

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:30
AQIM network - source criticalthreats.org March 2014

AQIM network - source criticalthreats.org March 2014

 

15 juillet 2014 liberation.fr

 

La branche maghrébine du groupe islamiste dénonce l'absence de consultations des autres mouvements djihadistes dans la création de cette entité.

 

Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) a rejeté la récente annonce par l’Etat islamique (EI), un groupe ultra-radical sunnite, d’un califat à cheval entre l’Irak et la Syrie, a rapporté mardi le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Dans un communiqué, Aqmi, l’une des branches les plus dangereuses d’Al-Qaeda, renouvelle en outre son allégeance au chef du réseau extrémiste, Ayman al-Zawahiri, en conflit ouvert avec le chef de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, qui s’est proclamé calife des musulmans dans le monde. Aqmi s’en prend à l’EI pour avoir proclamé son califat «sans consultation avec les chefs des moujahidines», en référence aux groupes jihadistes, et lui demande quel sort il réserve aux émirats autoproclamés, dont «l’émirat islamique en Afghanistan» et «l’émirat islamique du Caucase» ou aux branches d’Al-Qaeda et autres groupes jihadistes.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:30
Les islamistes irakiens mettent la main sur des réserves d'uranium

 

MOSCOU, 11 juillet - RIA Novosti

 

Les rebelles irakiens ont mis la main sur 40 kg de composants à base d'uranium stockés dans les laboratoires de l'université de Mossoul, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

 

Bien que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ait assuré que la matière volée ne représentait aucune menace, elle craint tout de même l'absence de contrôle de la substance nucléaire. Les experts interprètent les nouvelles de Mossoul comme une preuve de l'échec de la mission fixée par les Américains avant l'invasion de l'Irak en 2003 – exclure la possibilité d'utilisation d'une arme de destruction massive par les extrémistes.

 

Ce vol de 40 kg d'uranium a été révélé dans une lettre adressée par les autorités irakiennes au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. D'après son auteur Mohamed Ali Alhakim, ambassadeur d'Irak à l'Onu, ces substances, pourraient "servir à fabriquer une arme de destruction massive".

 

L'AIEA a appelé hier à ne pas céder à la panique: selon les experts de l'agence, il s'agit d'une matière faiblement enrichie qui ne représente pas de danger substantiel pour la sécurité ou le régime de non-prolifération. Toutefois, l'AIEA met en garde: "Toute perte de contrôle de matériaux radioactifs par le régulateur suscite des craintes". Par exemple, les terroristes pourraient utiliser l'uranium volé pour fabriquer une "bombe sale", dont l'explosion contaminerait le sol et les eaux par ses radiations.

 

La nouvelle du vol d'uranium a été annoncée quelques jours après l'adhésion de l'Irak à la convention de l'AIEA sur la protection physique des matières nucléaires. Les pays signataires s'engagent à chercher ensemble les substances volées et empêcher les éventuelles provocations impliquant leur utilisation. Toutefois, on ignore comment appliquer cet accord en Irak, où une grande partie du territoire n'est plus contrôlée par les autorités.

 

Les rebelles qui contrôlent un territoire situé entre Alep - au nord de la Syrie - jusqu'à la province de Diyala - dans l'est - ont également saisi une usine de production d'armes chimiques située à 70 km au nord-ouest de Bagdad. Elle n'est plus en service depuis longtemps mais ses entrepôts abritent 2 500 missiles désactivés contenant du gaz neuroparalytique (sarin et ypérite). Ces missiles ont été fabriqués pendant la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

 

Les experts rappellent qu'en lançant les opérations militaires en Irak en 2003 les États-Unis avaient pour objectif d'anéantir les armes de destruction massive, ainsi que les matières premières et l'infrastructure nécessaires à leur fabrication. Selon Evgueni Satanovski, directeur de l'Institut du Proche-Orient, les événements en Irak "font s'effondrer toute l'idée de sécurité régionale avancée par les anciennes administrations américaines". "On ignore pourquoi il a fallu lancer une campagne pour qu'au final des terroristes largement plus dangereux que Saddam Hussein mettent la main sur l'infrastructure permettant de travailler avec l'uranium et les composants d'uranium", s'interroge l'expert.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:30
Lockheed remporte un contrat de soutien à la défense aérienne irakienne

 

4 juillet 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

L’Irak ne pourra pas se plaindre du manque de soutien «technologique» de la part des Américains.Lockheed Martin Corp, Mission Systems & Training (MST) basé à Manassas, en Virginie, a obtenu un contrat à prix fixe de 11,645,964 $ pour le soutien logistique du système de défense aérienne intégrée irakien (IADS).

 

Il est fait mention de ce contrat dans le communiqué du Département de la Défense américain sur les contrats accordés le 3 juillet 2014 .

 

Le contrat inclut des services de soutien technique, d’assistance sur site, de gestion logistique, de support technique,de maintenance préventive et de maintenance correctrice, des études techniques et des recommandations pour le soutien logistique et le cycle de vie pour les IADS et de l’équipement.

 

Les travaux seront effectués à différents endroits à travers l’Irak, et devraient être achevé le 30 Juin 2015.

 

Lockheed Martin (MST) fournit l’ingénierie de systèmes, le développement de logiciels, la gestion de programmes complexes, des solutions de chaîne d’approvisionnement et la logistique, de formation et de simulation des technologies pour la sécurité mondiale, les marchés civils et commerciaux.

 

MST emploie environ 17.000 personnes aux États-Unis, au Canada, au Mexique, à Taïwan, au Japon, au Royaume-Uni, en Allemagne, ai Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et en Australie. La division MST de Lockheed à Manassas en Virginie emploie quant à elle 1.400 personnes.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:30
MQ-1 Predator armed with an AGM-114 Hellfire missile

MQ-1 Predator armed with an AGM-114 Hellfire missile

 

July 1, 2014 defense-unmanned.com

 (Source: U.S Department of Defense; issued June 27, 2014)

 

Armed, Remotely Piloted Aircraft Patrolling Skies Over Iraq

 

WASHINGTON --- Some of the manned and unmanned aircraft that the United States is flying over Iraq are armed to protect newly arrived American military advisers on the ground, Pentagon press secretary Navy Rear Adm. John Kirby said today.

 

The aircraft are being flown with the Iraqi government’s permission, the admiral said during a regular Pentagon briefing.

 

“The reason that some of those aircraft are armed is primarily for force protection reasons now that we have introduced into the country some military advisers whose objective will be to operate outside the confines of the embassy."

 

There are 90 U.S. service members on six teams assessing conditions in and around Baghdad. Another 90 Americans are setting up the joint operations center in Baghdad.

 

All told, there are around 500 American service members in the country sent by President Barack Obama to help the Iraqi military as it faces advances by Sunni militants from the Islamic State of Iraq and the Levant who have overrun much of the country’s northern and western provinces.

 

The aircraft are flying between 30 and 40 missions a day in and around Baghdad, Kirby said. The information gathered will feed into the team assessments and the information is being shared with Iraqi forces.

 

The president has made no decisions about the use of kinetic force, Kirby said, “but it would be irresponsible for us not to be planning, preparing and thinking and to be ready in case he should make that decision.”

 

Obama has however, decided to ask Congress for $500 million for fiscal year 2015 to help train and equip moderate elements of the opposition battling the Assad regime in neighboring Syria, where the civil war is being blamed for sending Sunni extremists across the border and destabilizing Iraq.

 

“That opposition, mind you, still has to be vetted,” Kirby said.

 

Defense officials say it’s imperative that such aid does not end up arming extremists. “But that doesn't mean that you stop the effort to try to enable and build the capacity of partners in a very tough part of the world,” Kirby said. “You don’t just turn it off because there’s a risk that … some of it may fall into the wrong hands.”

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 21:30
L'Arabie Saoudite renforce ses frontières avec l'Irak

 

03-07-2014 Clarence Rodriguez correspondante à Riyad – RFI

 

L’Arabie Saoudite, inquiète du chaos chez son voisin l’Irak et de la poussée de l’Etat islamique, déploie 30 000 militaires à la frontière irakienne, selon la chaîne saoudienne Al-Arabiya ce jeudi 3 juillet.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 21:30
photo Iraq MoD

photo Iraq MoD

 

02 juillet 2014 Romandie.com (AFP)

 

Bagdad - Trois avions de combats Sukhoi filmés en train d'atterrir en Irak dans une vidéo diffusée par le ministère de la Défense sont probablement arrivés d'Iran, et non de Russie comme annoncé, a estimé mercredi un cabinet d'experts.

 

L'Irak a annoncé le 26 juin avoir acheté à la Russie plus d'une dizaine de Su-25, des avions d'attaque au sol, pour lutter contre l'offensive fulgurante menée depuis début juin par des insurgés sunnites qui se sont emparés de vastes pans de territoire dans le nord et l'ouest du pays.

 

Alors que cinq appareils ont été livrés dimanche par la Russie, le ministère de la Défense a annoncé mardi que cinq nouveaux appareils étaient arrivés en Irak, laissant entendre qu'ils faisaient partis de l'accord avec Moscou.

 

Le communiqué diffusé sur internet était accompagné d'une vidéo montrant trois Su-25 atterrissant en Irak.

 

Mais selon l'International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, les trois avions sur les images viennent d'Iran, un pays qui a promis comme la Russie d'aider l'Irak à combattre les insurgés.

 

Selon l'IISS, les deux chiffres peints sur les trois avions correspondent aux deux derniers chiffres des numéros de série des avions iraniens, les motifs de camouflage sont les mêmes, et ils ont visiblement été repeints là où se trouvaient les insignes iraniens.

 

De plus, ces appareils sont arrivés en volant, alors que les cinq premiers livrés par la Russie sont arrivés en pièces détachées dans un avion cargo, a rappelé l'IISS.

 

Dans le cadre des sanctions imposées par l'ONU à Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé, l'Iran n'a depuis 2007 pas le droit d'exporter des armes ou du matériel militaire.

 

Le cabinet d'experts a souligné que la plupart des Su-25 de la flotte iranienne provenaient de l'aviation irakienne, dans la mesure où sept appareils irakiens ont cherché refuge en Iran pendant la guerre du Golfe en 1991, avant d'être intégrés à l'armée iranienne contre le souhait de Bagdad.

 

Les deux pays se sont livré une guerre sanglante entre 1980 et 1988, pendant laquelle des Su-25 irakiens ont été utilisés contre l'Iran, mais les deux pays à majorité chiite se sont rapprochés depuis la chute de Saddam Hussein en 2003.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:30
Irak: chasseurs russes, un besoin urgent (diplomate)

 

MOSCOU, 2 juillet - RIA Novosti

 

L'Irak a besoin urgent de chasseurs russes pour combattre les extrémistes, a déclaré mercredi l'ambassadeur irakien à Washington Loqman al Fili.

 

"En ce qui concerne l'achat de chasseurs à la Russie, nous n'avons pas d'autre choix. La situation qui s'est créée dans le pays nous oblige à coopérer avec tout pays nous proposant son assistance", a expliqué M.Fili.

 

Fin juin, le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a annoncé que Bagdad avait récemment acheté à la Russie et à la Biélorussie plusieurs chasseurs d'occasion de type Soukhoï (Su) en vue d'endiguer l'offensive fulgurante du groupe Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui aspire à instaurer un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie.

 

Face à la progression des islamistes, Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis, qui craignent une déstabilisation de toute la région. Or, selon le diplomate, l'actuel retard dans la livraison d'armes américaines met en péril la sécurité du pays.

 

La première partie de 10 chasseurs Su-25 est arrivée en Irak en juin. Bagdad compte également acheter des avions supplémentaires russes avant la fin de l'été.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 17:30
Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL) Activity 27 jun 14 by Stratfor

Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL) Activity 27 jun 14 by Stratfor

 

30 juin 2014 45eNord.ca (AFP)

 

La proclamation dimanche en Irak d’un califat islamique, dans la foulée des succès remportés par l’insurrection sunnite, représente une menace existentielle pour le réseau Al Qaïda, estiment des experts.

 

Face au chef de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), Abou Bakr al-Baghdadi, désormais proclamé calife Ibrahim, l’Égyptien Ayman al-Zawahiri, successeur désigné d’Oussama ben Laden, faisait déjà depuis des mois pâle figure, surtout aux yeux des jeunes générations attirées ou fascinées par le djihad, qui le trouvaient trop vieux et pas assez entreprenant.

 

Depuis 2013, le chef de l’EIIL refusait de reconnaître son autorité. Désormais il la conteste ouvertement.

 

«La compétition (entre les deux mouvements) est désormais engagée, et nous allons voir qui va en dicter les termes», confie à l’AFP Magnus Ranstorp, fin connaisseur de l’islamisme radical au sein du Collège national de défense suédois. «Al-Baghdadi, qui avait déjà refusé de faire allégeance à Al-Zawahiri, peut désormais dire: regardez ce que nous avons accompli! Nous agissons, bâtissons le califat. Vous, vous êtes on ne sait où, à faire des discours sur internet».

 

«La califat a toujours été le but ultime», ajoute-t-il. «L’EIIL a commencé à le faire, et cela va leur apporter une énergie supplémentaire. Ils contrôlent un territoire. C’est pour cela que tant de volontaires venus du monde entier les rejoignent, via la Syrie, c’est pour cela qu’il y a parmi eux tellement de femmes. Le génie est maintenant sorti de la bouteille, impossible de l’y faire retourner».

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 17:30
Green Berets in Iraq - photo US Army

Green Berets in Iraq - photo US Army

 

WASHINGTON, 1er juillet - RIA Novosti

 

200 militaires américains supplémentaires sont arrivés en Irak le week-end dernier, et 100 autres seront envoyés à Bagdad dans les jours à venir, a annoncé le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

 

Ces effectifs s'ajoutent ainsi aux 275 soldats déployés dans le pays en juin en vue de protéger l'ambassade US, et à l'envoi de 300 conseillers militaires pour aider l'armée irakienne à combattre les insurgés islamistes.

 

Toujours selon M.Kirby, Washington dépêchera en Irak des hélicoptères et des drones également.

 

Les autorités irakiennes essaient d'endiguer l'offensive des djihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui se sont emparés de vastes territoires dans le nord et l'ouest du pays depuis le lancement de leur offensive le 9 juin dernier. Le groupe aspire à instaurer un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie.

 

Face à l'offensive islamiste, Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis, qui craignent une déstabilisation de toute la région.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 05:30
Russian experts at Al-Muthanna air base in Iraq assembling the Su-25

Russian experts at Al-Muthanna air base in Iraq assembling the Su-25

 

29 juin 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord

 

L’Irak a reçu de la Russie une première livraison d’avions Sukhoï pour l’aider dans sa contre-offensive face aux insurgés menés par les djihadistes qui se sont emparés de larges pans du territoire dans leur tentative de créer un caliphat islamique à même les territoires de la Syrie et de l’Irak maintenant menacé de dislocation.

 

Tous contre les djihadistes, après les Américains, les Iraniens et, maintenant, les Russes !

L’annonce par Bagdad de cette livraison est survenue alors que les forces gouvernementales ont donné samedi l’assaut pour reprendre la ville de Tikrit, ancien fief de Saddam Hussein situé à 160 km au nord de Bagdad.

Les Su-25, qui viennent d’être livrés par Moscou, devraient être conduits par des pilotes de l’armée de l’air du temps du régime déchu de Saddam Hussein, qui ont eu l’habitude de piloter ces avions d’attaque au sol, a indiqué un responsable irakien.

Après l’invasion de l’Irak, qui s’est traduite par la chute du régime baasiste en 2003, les Etats-Unis avaient dissous l’armée et les services de sécurité, et exclu tous les fonctionnaires du régime de Saddam Hussein.

Jeudi, Maliki avait annoncé que Bagdad allait acheter plus d’une douzaine d’avions à la Russie, un accord estimé à quelque 368 millions d’euros.

La dislocation de l’Irak déstabiliserait l’ensemble du Proche-Orient et les régions limitrophes pour des années, a estimé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov samedi à la télévision russe.

«Si l’Irak éclate (la Libye s’est presque disloquée, quelqu’un veut disloquer la Syrie), la région explosera, la déstabilisation s’y installera pour de longues années et non seulement au Proche-Orient et en Afrique du Nord, mais aussi dans les régions limitrophes», a déclaré le chef de la diplomatie russe, ajoutant que sa conversation téléphonique de la veille avec le secrétaire d’État américain John Kerry «portait davantage sur l’Irak et l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), que sur l’Ukraine».

Et ce même jour, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a affirmé que son pays ne resterait pas «les bras croisés» face à l’offensive des djihadistes en Irak. «La situation est très dangereuse (…) et menace les fondements de l’État irakien» a-t-il dit, insistant toutefois comme les Américains sur le fait qu’en Syrie comme en Irak, la solution ne pouvait venir que d’un «véritable dialogue national».

Les appels en Irak et à l’étranger en faveur de la mise en place d’un gouvernement d’union se sont multipliés, une idée à laquelle le Premier ministre chiite irakien Nouri al-Maliki, accusé d’avoir marginalisé les sunnites, a semblé finalement se rallier cette semaine. Le Parlement doit se réunir mardi pour déclencher le processus.

 

L’aide iranienne

En outre, l’Iran chiite sur un pied de guerre a massé des troupes à la frontière

L’Iran déploie elle aussi des drones de surveillance sur l’Irak à partir d’un aérodrome à Bagdad ainsi qu’une unité de renseignement pour intercepter les communications, en plus de secrètement fournir des tonnes de matériel militaire et de masser des troupes à la frontière, révélait mercredi 25 juin le New York Times, s’appuyant sur des sources militaires américaines.

Les programmes secrets iraniens font partie d’un effort plus large par Téhéran pour recueillir des renseignements et aider le gouvernement du Premier ministre Nouri Kamal al-Maliki dans sa lutte contre les militants sunnites et l’État islamique en Irak et la Syrie, affirme le quotidien.

Le Général Qassim Suleimani, le chef des paramilitaires de la Force iranienne Qods, aurait visité l’Irak au moins deux fois pour aider les planificateurs militaires irakiens à établir une stratégie. Et l’Iran aurait aussi déployé une douzaine d’autres officiers de la Force Qods pour conseiller les commandants irakiens, et aider à mobiliser plus de 2.000 miliciens chiites du sud de l’Irak, ont dit les responsables américains selon le Times.

Des avions de transport iraniens ont également fait des deux vols quotidiens de matériel et de fournitures militaires à Bagdad – 70 tonnes par vol – pour les forces de sécurité irakiennes.

 

L’aide américaine

Bagdad bénéficie aussi d’une aide américaine face à l’offensive fulgurante lancée le 9 juin par les insurgés sunnites, qui a fait selon l’ONU plus d’un millier de morts et poussé à la fuite des centaines de milliers d’habitants.

Les États-Unis, qui se sont retirés militairement du pays fin 2011 après huit ans d’occupation, ont déployé des drones et annoncé l’envoi de 300 conseillers militaires.

Le général Qassem Atta, porte-parole du premier ministre Maliki en matière de sécurité, a fait état d’une coordination avec les États-Unis «sur le terrain pour étudier les cibles importantes».

Washington a aussi annoncé un plan de 500 millions de dollars pour armer et entraîner des rebelles modérés en Syrie voisine afin qu’ils participent à la lutte contre l’EIIL, qui ambitionne d’établir un califat islamique à cheval sur les deux pays.

 

Sur le terrain

Sur le terrain, l’armée poursuivait pour la deuxième journée consécutive sa contre-offensive pour reprendre Tikrit, chef-lieu de la province de Salaheddine (nord) tombé le 11 juin aux mains des insurgés.

« Les forces irakiennes avancent de différents endroits » autour de Tikrit, a indiqué à la presse le général Qassem Atta, porte-parole de M. Maliki pour la sécurité. « Des combats sont en cours », a-t-il dit, en précisant que les forces gouvernementales avaient fait exploser des bombes posées le long de routes menant à la ville.

Des milliers de soldats, appuyés par des chars et des équipes de déminage, sont engagés dans les opérations dans le secteur de Tikrit. Jeudi, l’armée avait repris l’université de Tikrit, sur la route menant vers Baïji (au nord).

Plus au nord, des combattants tribaux et locaux soutenus par les forces kurdes avançaient en direction d’un village majoritairement chiite au sud de Kirkouk, dont se sont emparés les insurgés. Au moins un combattant a été tué dans les affrontements.

Russian experts at Al-Muthanna air base in Iraq assembling the Su-25

Russian experts at Al-Muthanna air base in Iraq assembling the Su-25

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 11:30
L'Irak achète plusieurs chasseurs Sukhoï (Maliki)

 

MOSCOU, 26 juin - RIA Novosti

 

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a confirmé que son pays avait récemment acheté à la Russie et à la Biélorussie plusieurs chasseurs d'occasion de type Sukhoï, rapporte jeudi la chaîne BBC. 

 

Dans sa première interview depuis le début de la récente crise, M.Maliki a déclaré que les appareils en question pourraient effectuer leurs premières missions "dans les jours à venir", ajoutant que les Etats-Unis retardaient la vente de chasseurs F-16 à Bagdad. 

 

Le président russe Vladimir Poutine a confirmé vendredi dernier lors d'une conversation téléphonique avec M.Maliki le soutien de Moscou aux efforts du gouvernement irakien visant à libérer le territoire de son pays du joug terroriste. 

 

Les autorités de l'Irak et de la Syrie essaient de stopper l'offensive de l'EIIL, déterminé à conquérir un vaste territoire riche en pétrole. Depuis les trois dernières semaines, les commandos de l'EIIL, soutenus par les tribus sunnites et d'anciens militaires irakiens ont envahi plusieurs villes de l'Irak et des territoires situés à la frontière avec la Syrie et la Jordanie.

 

L'armée et la police irakiennes ont tenté de reprendre les territoires occupés par les djihadistes, mais n'ont toujours pas réussi à inverser la situation. Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 06:30
Premier ministre irakien Nouri al Maliki photo RIA Novosti. Sergey Guneev

Premier ministre irakien Nouri al Maliki photo RIA Novosti. Sergey Guneev

 

MOSCOU, 26 juin - RIA Novosti

 

Le premier ministre irakien Nouri al Maliki a confirmé jeudi que l'aviation syrienne avait bombardé cette semaine les positions des djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et a "salue" toute action contre les terroristes, rapporte la BBC.

 

Selon les médias, la Syrie a effectué des frappes aériennes en Irak, notamment les concentrations de djihadistes près de la ville frontalière d'Al Kaïm, contrôlée par les islamistes. Ce raid aérien aurait fait 18 à 20 morts et des dizaines de blessés. D'après certains médias, il pourrait s'agir de frappes portées par des drones américains, mais le Pentagone a formellement démenti cette information.

 

Cité par la BBC, le chef du gouvernement irakien a toutefois indiqué ne pas avoir sollicité cette intervention syrienne mais "salue" toute action contre l'EIIL, qui s'est emparé d'une partie du nord-ouest de l'Irak et de l'est de la Syrie. Toujours est-il que les médias officiels syriens ont démenti toute intervention de leur pays en Irak.

 

Les autorités de l'Irak et de la Syrie essaient d'endiguer l'offensive de l'EIIL, déterminé à conquérir un vaste territoire riche en pétrole. Depuis les trois dernières semaines, les commandos de l'EIIL, soutenus par les tribus sunnites et d'anciens militaires irakiens, ont envahi plusieurs villes de l'Irak et des territoires situés à la frontière avec la Syrie et la Jordanie.

 

L'armée et la police irakiennes ont tenté de reprendre les territoires occupés par les djihadistes, mais n'ont toujours pas réussi à inverser la situation. Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 11:30
Al-Qaïda et l'EIIL fusionnent à la frontière syro-irakienne

 

25 juin 2014 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - Les deux frères ennemis, l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL) et le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, ont décidé de fusionner à Boukamal, la principale localité frontalière entre la Syrie et l'Irak, a indiqué mercredi une ONG.

 

La Front al-Nosra a prêté allégeance à l'EIIL dans la nuit de mardi à mercredi permettant à ce dernier d'être désormais des deux côtés de la frontière puisqu'il contrôle déjà la localité irakienne d'Al-Qaïm en Irak, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

Cet acte d'allégeance survient alors que l'EIIL progresse dans la province de Deir Ezzor, dont fait partie Boukamal, dans l'Est de la Syrie sur la frontière avec l'Irak, a précisé cette organisation.

 

Un jihadiste de l'EIIL a confirmé l'information sur Twitter et a posté une photo montrant un commandant égyptien du Front al-Nosra avec un chef tchétchène de l'EIIL.

 

Issues toutes des deux d'Al-Qaïda en Irak, les deux organisations sont devenues rivales en Syrie et se combattent.

 

Ils sont rivaux mais ce sont tous les deux des jihadistes et des extrémistes. Cette allégeance créera des tensions avec les autres groupes rebelles, y compris les islamistes, qui contrôlaient la ville et ses environs, a précisé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

 

Un militant à Boukamal, qui utilise pour des raisons de securité le pseudonyme de Hadi Salamé, a affirmé à l'AFP, via internet, que la tension est vive dans la localité et la situation va empirer car cette fusion causera de graves problèmes avec les tribus locales qui ne vont pas accepter ces changements, car elles sont hostiles à l'EIIL.

 

Un autre militant, Abdel Salam al-Hussein, a expliqué que cette fusion est intervenue après une déclaration des chefs de brigades islamistes locales excluant le Front al-Nosra du tribunal islamique, qui exerce de facto le véritable pouvoir dans beaucoup de régions rebelles.

 

L'allégeance (à l'EIIL) est survenue dans un climat de tension entre Al-Qaïda et les rebelles locaux, a-t-il dit.

 

En avril, le Front al-Nosra allié aux rebelles islamistes avait repoussé une attaque de l'EIIL sur cette ville, faisant une centaine de morts.

 

Excédés par les exactions attribuées à l'EIIL et sa volonté d'hégémonie, les rebelles islamistes et modérés et le Front al-Nosra avaient retourné début janvier leurs armes contre leurs ex-alliés dans le combat contre le régime de Bachar al-Assad, dans les zones sous leur contrôle.

 

L'EIIL contrôle la province de Raqa (Nord) ainsi que des parties de celles de Hassaka (nord-est) et Deir Ezzor (Est).

 

Dans le Nord et l'Est de la Syrie, plus de 6.000 personnes ont été tuées dans ces affrontements depuis janvier, selon l'OSDH.

 

Le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri avait déclaré le Front al-Nosra comme la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, désavouant clairement l'EIIL, qui voulait s'imposer comme le représentant du réseau extrémiste à la fois en Irak et en Syrie.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:30
Irak: l'aviation syrienne bombarde les islamistes (TV)

 

DUBAI, 24 juin - RIA Novosti

 

L'aviation syrienne a porté une série de frappes contre des concentrations présumées de djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sur le territoire frontalier irakien, rapporte mardi la chaîne de télévision Al-Arabiya.

Il s'agit notamment de la ville d'Al-Kaïm, située à proximité de la frontière syrienne, actuellement contrôlée par les islamistes. Selon différentes informations, ce raid aérien a fait 18 à 20 morts et des dizaines de blessés.

Selon les médias, les djihadistes envisageaient d'attaquer la ville syrienne d'Al-Bukamal, proche de la frontière irakienne, ainsi que de s'emparer d'un point de passage de la frontière du côté syrien.

Les autorités de l'Irak et de la Syrie essaient de stopper l'offensive de l'EIIL, déterminé à conquérir un vaste territoire riche en pétrole. Depuis les trois dernières semaines, les commandos de l'EIIL, soutenus par les tribus sunnites et d'anciens militaires irakiens ont envahi plusieurs villes de l'Irak et des territoires situés à la frontière avec la Syrie et la Jordanie.

L'armée et la police irakiennes ont tenté de reprendre les territoires occupés par les djihadistes, mais n'ont toujours pas réussi à inverser la situation. Bagdad a sollicité l'aide militaire d'autres pays, notamment des Etats-Unis.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:20
Irak: les premiers conseillers militaires américains ont entamé leur mission

 

24 juin 2014 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les premiers conseillers militaires américains censés épauler les forces gouvernementales irakiennes dans leur lutte contre les insurgés sunnites ont commencé leur mission à Bagdad, a annoncé mardi le Pentagone.

 

Nous avons commencé à déployer les premières équipes d'évaluation, a indiqué aux journalistes le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, ajoutant que près de 40 militaires sur les quelque 300 conseillers que Washington a promis d'envoyer avaient commencé leur nouvelle mission. Ces 40 soldats étaient jusque-là en poste à l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

 

Quelque 90 autres soldats, prélevés sur les forces du Centcom, le commandement militaire américain qui couvre le Moyen-Orient et l'Asie centrale, ont également commencé leur tâche qui consiste, selon le contre-amiral Kirby, à mettre en place un centre de commandement conjoint, géré en partenariat avec les forces irakiennes.

 

En outre, une cinquantaine de soldats américains supplémentaires doivent arriver dans les prochains jours dans la capitale irakienne.

 

Ces équipes vont évaluer la cohésion et l'état de préparation des forces de sécurité irakiennes puis transmettre les résultats de leurs analyses à leur commandement d'ici 2 à 3 semaines, a souligné le contre-amiral.

 

Mais il a pris soin d'insister sur le rôle de conseillers de ces troupes, dont la tâche principale est d'évaluer l'état des forces irakiennes et non de s'attaquer aux insurgés de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), auteurs d'une fulgurante avancée dans le Nord du pays depuis deux semaines.

 

Nous n'allons pas courir au secours des troupes irakiennes, a dit le contre-amiral Kirby.

 

Pour l'heure, l'armée américaine n'a pas non plus l'intention de lancer des raids aériens contre l'EIIL et leurs alliés, bien que le président Barack Obama n'ait pas fermé la porte à cette option, la semaine dernière.

 

Et, dans le cas où de telles frappes étaient décidées, l'armée américaine, avec l'aide du porte-avions George H. W. Bush qui croise dans le Golfe, se tiendrait prête, a encore expliqué le porte-parole du Pentagone.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 11:30
Iraq: Europe’s problem too

 

22nd June 2014  – by Sven Biscop - europeangeostrategy.org

 

If there was one piece of good news about the war in Syria, it was that it had not spilled over into neighbouring countries where the risk appeared the greatest: Lebanon and Turkey. It was a close-run thing, and an incident can still provoke escalation, which may require military intervention to contain the war within Syria’s borders. And there is of course the enormous refugee problem.

Then the war spectacularly hit Iraq, as the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIS) group that was fighting Assad in Syria took everyone by surprise by capturing large parts of the country, together with its Baathist and tribal allies. With the Iraqi armed forces melting away before them, ISIS advanced rapidly to within striking distance of Baghdad.

Nobody had been looking much at Iraq. Not the Europeans, because they regard it as a mess that the United States (US) created (and who can blame them for that, though some Europeans prefer to forget on which side of the debate they stood back in 2003) and that therefore the US has to solve. And not the Americans either, who are happy to be rid of the Iraqi problem (or so they thought) and are focused on getting out of that other quagmire, Afghanistan.

The new crisis constitutes another proof of the error of invading Iraq in 2003 and of the failure of the policies subsequently pursued (as if more was needed). Everyone is now looking to the US to rescue the government in Baghdad, including militarily. But Europe can no longer consider this to be just an American problem, for the stability of the entire Middle East is at stake. Furthermore, ISIS is exactly the group that many fighters originating from Europe have joined, which might pose security risks if and when these eventually seek to return.

So what is to be done? What can be done?

There is no military solution, President Obama was quick to state, but if ISIS’ advance cannot be stopped there will be no political solution either. Military action is required to halt ISIS and to take back the initiative. Nobody can expect the US to send its ground troops back in, but American air support is probably vital. Yet even a massive air campaign (which it probably will not be) will be ineffective if the Iraqi army cannot hold its ground.

Simultaneously, thorough political change in Baghdad, as rightly called for by Obama, must aim to placate other actors that are clearly involved in the rising in the north of Iraq. Only a truly representative government can isolate marginalised Sunnis from the extremist ISIS. Waiting until the brutality of their methods will work against them is no option.

Meanwhile the European Union (EU) and the US, together with the United Nations (UN) and Russia, have no option but to keep putting pressure on all parties in Syria to bring them to the negotiating table and end the war that is now fuelling instability in Iraq as well. In view of the stalemate, any agreement might have to include a continued role for Assad, at least in a transitional phase, for it to be workable. However much we may dislike the idea on principle, the crisis in Iraq and the urgency of a cease-fire has probably tilted the balance in favour of realism.

Does the West have any allies in this fight? The Kurds are holding their own, but encouraging them will further stimulate the fragmentation of Iraq. For the moment Turkey cooperates well with Iraqi Kurdistan, but it remains to be seen how Ankara will react if the Kurds scale up their ambitions. Iran is greatly concerned by ISIS’ slaughtering of Shia, but at the same time wishes to see the Shia-dominated government in Baghdad continue.

In any case, the attempt to involve Iran in the Syrian negotiations has to be kept up, for a settlement has to take into account the proxy war with Saudi Arabia that is going on. The West’s role is not to take sides, but to strive for a regional arrangement in which all find their place. Hence the strategic importance of the broader negotiations with Iran itself. Care must be taken not to jeopardise the outcome of these negotiations by appearing so eager that Tehran would no longer see a reason to make many concessions – European energy companies are especially chafing at the bit. Yet a ‘normalisation’ of relations with Iran would be a breakthrough indeed.

‘Normalisation’ can only go so far, in view of the serious human rights issues in Iran (such as the hanging of homosexuals), though the situation in Saudi Arabia, the West’s ‘ally’ in the Gulf, is hardly any better. But even a limited shift towards constructive relations on an issue-by-issue basis would be a game-changer for the Middle East and the Gulf – and there probably is a much bigger chance of transition in Iran, which is in many ways a much more open society than in Saudi Arabia.

Europe and the US could thus try to maintain an equidistant position between Riyadh and Tehran, further diversify energy supply, and stabilise the Middle East. As the US role vis-à-vis Iran remains constrained, for domestic political reasons, the EU is best placed to imagine an ambitious diplomatic scheme to take this forward.

 



If there was one piece of good news about the war in Syria, it was that it had not spilled over into neighbouring countries where the risk appeared the greatest: Lebanon and Turkey. It was a close-run thing, and an incident can still provoke escalation, which may require military intervention to contain the war within Syria’s borders. And there is of course the enormous refugee problem.

Then the war spectacularly hit Iraq, as the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIS) group that was fighting Assad in Syria took everyone by surprise by capturing large parts of the country, together with its Baathist and tribal allies. With the Iraqi armed forces melting away before them, ISIS advanced rapidly to within striking distance of Baghdad.

Nobody had been looking much at Iraq. Not the Europeans, because they regard it as a mess that the United States (US) created (and who can blame them for that, though some Europeans prefer to forget on which side of the debate they stood back in 2003) and that therefore the US has to solve. And not the Americans either, who are happy to be rid of the Iraqi problem (or so they thought) and are focused on getting out of that other quagmire, Afghanistan.

The new crisis constitutes another proof of the error of invading Iraq in 2003 and of the failure of the policies subsequently pursued (as if more was needed). Everyone is now looking to the US to rescue the government in Baghdad, including militarily. But Europe can no longer consider this to be just an American problem, for the stability of the entire Middle East is at stake. Furthermore, ISIS is exactly the group that many fighters originating from Europe have joined, which might pose security risks if and when these eventually seek to return.

So what is to be done? What can be done?

There is no military solution, President Obama was quick to state, but if ISIS’ advance cannot be stopped there will be no political solution either. Military action is required to halt ISIS and to take back the initiative. Nobody can expect the US to send its ground troops back in, but American air support is probably vital. Yet even a massive air campaign (which it probably will not be) will be ineffective if the Iraqi army cannot hold its ground.

Simultaneously, thorough political change in Baghdad, as rightly called for by Obama, must aim to placate other actors that are clearly involved in the rising in the north of Iraq. Only a truly representative government can isolate marginalised Sunnis from the extremist ISIS. Waiting until the brutality of their methods will work against them is no option.

Meanwhile the European Union (EU) and the US, together with the United Nations (UN) and Russia, have no option but to keep putting pressure on all parties in Syria to bring them to the negotiating table and end the war that is now fuelling instability in Iraq as well. In view of the stalemate, any agreement might have to include a continued role for Assad, at least in a transitional phase, for it to be workable. However much we may dislike the idea on principle, the crisis in Iraq and the urgency of a cease-fire has probably tilted the balance in favour of realism.

Does the West have any allies in this fight? The Kurds are holding their own, but encouraging them will further stimulate the fragmentation of Iraq. For the moment Turkey cooperates well with Iraqi Kurdistan, but it remains to be seen how Ankara will react if the Kurds scale up their ambitions. Iran is greatly concerned by ISIS’ slaughtering of Shia, but at the same time wishes to see the Shia-dominated government in Baghdad continue.

In any case, the attempt to involve Iran in the Syrian negotiations has to be kept up, for a settlement has to take into account the proxy war with Saudi Arabia that is going on. The West’s role is not to take sides, but to strive for a regional arrangement in which all find their place. Hence the strategic importance of the broader negotiations with Iran itself. Care must be taken not to jeopardise the outcome of these negotiations by appearing so eager that Tehran would no longer see a reason to make many concessions – European energy companies are especially chafing at the bit. Yet a ‘normalisation’ of relations with Iran would be a breakthrough indeed.

‘Normalisation’ can only go so far, in view of the serious human rights issues in Iran (such as the hanging of homosexuals), though the situation in Saudi Arabia, the West’s ‘ally’ in the Gulf, is hardly any better. But even a limited shift towards constructive relations on an issue-by-issue basis would be a game-changer for the Middle East and the Gulf – and there probably is a much bigger chance of transition in Iran, which is in many ways a much more open society than in Saudi Arabia.

Europe and the US could thus try to maintain an equidistant position between Riyadh and Tehran, further diversify energy supply, and stabilise the Middle East. As the US role vis-à-vis Iran remains constrained, for domestic political reasons, the EU is best placed to imagine an ambitious diplomatic scheme to take this forward.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:30
Iraq Army Air Corp (AAC) SA 341 Gazelle canon

Iraq Army Air Corp (AAC) SA 341 Gazelle canon

 

18.06.2014 Romandie.com (ats)

 

L'armée irakienne, mise en déroute la semaine dernière par des insurgés islamistes dans le nord du pays, est en train de "durcir" sa résistance, a affirmé le Pentagone mardi. Elle se "regroupe, notamment à Bagdad et dans ses environs, et c'est encourageant", précise-t-il.

 

L'afflux de citoyens volontaires pour prêter main-forte à l'armée est également le signe que les troupes "ont la volonté de défendre la capitale", a encore estimé le contre-amiral John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense.

 

L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a défait sans peine la semaine dernière les troupes régulières à Mossoul (nord) et pris le contrôle d'une grande partie de la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, de Tikrit, et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala et Kirkouk.

 

Avance freinée

 

Depuis, les insurgés sunnites avancent vers le sud, mais les forces irakiennes semblent commencer à relever la tête, reprenant ce week-end deux villes près de la capitale.

 

En réaction à l'humiliante débandade des soldats, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a limogé mardi plusieurs hauts commandants de l'armée, dont le chef de la troisième brigade d'infanterie, qui sera traduit devant un tribunal militaire pour désertion.

 

Cet épisode a provoqué de nombreux grincements de dents aux Etats-Unis, qui ont dépensé plusieurs milliards de dollars pour former et équiper l'armée irakienne après l'avoir dissoute dans les premières semaines de l'occupation en 2003.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:30
Le conflit syrien déborde en Irak

 

 

MOSCOU, 17 juin - RIA Novosti

 

Les autorités irakiennes tentent de stopper l'offensive des islamistes radicaux – la plus importante depuis l'invasion des troupes occidentales en 2003, écrit mardi 17 juin le quotidien Kommersant. La lutte contre les sunnites radicaux d'Al-Qaïda devient une question de vie ou de mort pour le gouvernement du premier ministre chiite Nouri al-Maliki, qui a perdu le contrôle de plusieurs provinces et risque de perdre Bagdad. L'Irak n'est plus loin d'un scénario syrien, que les chefs de file des radicaux sunnites – en Arabie saoudite et au Qatar - semblent sérieusement vouloir mettre en œuvre.

L'activation soudaine des combattants de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a divisé le pays entre le sud chiite, le centre sunnite et le nord kurde. Après avoir attaqué sept villes clés, les sunnites radicaux ont mis le cap sur Bagdad. L'attentat récemment perpétré dans la capitale irakienne a démontré qu'elle pourrait céder sous la pression des terroristes d'Al-Qaïda: un kamikaze a actionné sa ceinture explosive après avoir pénétré dans la sépulture d'un saint vénéré par les chiites.

La mobilisation générale n'aide pas les autorités irakiennes à stopper les sunnites radicaux. Le gouvernement a déclaré avoir éliminé jusqu'à 300 membres de l'organisation, ralenti son offensive sur Bagdad et même libéré le quartier al-Mouatassem, qui relie la capitale à la province pétrolière Salah al-Din. La plus grande raffinerie du pays, à Baïji, a été reprise. Cependant, les rangs des radicaux continuent de grandir, notamment grâce aux prisonniers qu'ils libèrent. Les autorités ont reconnu qu'à Mossoul, deuxième plus grande ville du pays, 1 400 prisonniers avaient été relâchés et que tous étaient passés du côté des sunnites radicaux.

Les combats entre militaires irakiens et radicaux sunnites se déroulent à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Par conséquent, l'EIIL pourrait bénéficier à tout instant du soutien de ses alliés aguerris dans les affrontements contre l'armée de Damas.

L'Iran, qui a pris la défense des chiites irakiens, craint sérieusement un tel scénario. Le président iranien Hassan Rohani s'est dit prêt à accorder une assistance militaire à l'Irak dans sa lutte contre les "rebelles sunnites". Il a toutefois précisé qu'il s'agissait de sa propre initiative et que Bagdad n'avait formulé aucune demande d'aide. Téhéran a également démenti l'envoi en Irak de plusieurs bataillons iraniens qui auraient contribué à la reprise de Tikrit.

L'ex-émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi est persuadé que cette entrée en activité des terroristes en Irak est due à la passivité de la communauté internationale vis-à-vis du conflit syrien. "Un tel conflit ne peut pas rester confiné dans un seul pays", a-t-il déclaré. "Je n'ai jamais pensé que les événements en Syrie étaient un problème des Syriens eux-mêmes. Même si je ne pouvais pas prédire que l'EIIL avancerait aussi loin dans son aspiration à établir un califat", a déclaré l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton.

Les opposants à Barack Obama ont déclaré que la situation en Irak résultait des erreurs de la Maison blanche, qui avait renoncé à fournir des armes à l'opposition modérée combattant en Syrie. Selon eux, cette dernière aurait pu opposer une résistance aux islamistes radicaux. Obama a déjà laissé entendre que les États-Unis n'avaient pas l'intention de participer à une nouvelle "guerre libératrice" en Irak.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 18:30
Drones US pas exclus en Irak

 

16.06.2014 Romandie.com (ats)

 

Les Etats-Unis envisagent des frappes de drones et même de collaborer diplomatiquement avec l'Iran pour freiner l'offensive lancée par les insurgés sunnites en Irak. Ceux-ci se sont emparés lundi de certains secteurs d'une ville du nord-ouest du pays, poussant à la fuite la moitié de la population.

 

Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) tentaient de prendre la totalité de Tal Afar, une enclave chiite dans la province majoritaire sunnite de Ninive. Stratégique, cette villese trouve à 380 km au nord-ouest de Bagdad sur la route vers la frontière syrienne.

 

Les forces de sécurité irakiennes ont affirmé qu'elles avaient repoussé l'assaut des insurgés, mais plusieurs responsables et un habitant de Tal Afar ont assuré que les jihadistes avaient pénétré dans cette localité. Un responsable du gouvernement provincial de Ninive a même annoncé qu'ils en avaient pris totalement le contrôle.

 

Une autre ville, Saklaouiya, à l'ouest de Bagdad et proche de Falloujah, est tombée dans la journée dans l'escarcelle des jihadistes. Depuis la semaine passée, ils se sont emparés de Mossoul, seconde ville d'Irak, d'une grande partie de sa province, de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala et Kirkouk.

 

Exil forcé

 

Quelque 200'000 personnes, soit la moitié de la population de Tal Afar et de ses environs, ont fui en raison de l'avancée des jihadistes, selon un responsable municipal, Abdulal Abbas, qui a réclamé une aide internationale.

 

L'EIIL a annoncé avoir massacré 1700 chiites membres des forces de l'armée de l'air irakienne, une affirmation qui n'a pu être vérifiée de manière indépendante, mais qui a provoqué une vive condamnation des Etats-Unis.

 

Dénonçant des actes "abominables", Washington a indiqué que Barack Obama procédait à "un examen minutieux de chaque option à sa disposition", y compris des frappes de drones.

Axe Washington-Téhéran

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué que son pays était disposé à parler avec Téhéran de la crise en Irak.

 

Mais Washington ne souhaite pas avoir de consultations d'ordre militaire avec l'Iran, a précisé dans la foulée le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, qui n'a toutefois pas écarté la possibilité de consultations politiques.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:30
L'axe du mal renversé : vers une coopération USA-Iran contre les Djihadistes


16.06.2014 par Laurent Marchand - Tout un Monde
 

Les négociations sur le programme nucléaire irakien avaient ouvert la voie à une normalisation des relations américano-iranienne. La déstabilisation de l’Irak paraît sur le point de la consacrer. Car l’avancée au Nord de l’Irak des troupes djihadistes de l’EIIL, l’Etat islamique en Irak et au Levant, est en train de changer la donne. La faiblesse du Premier ministre irakien, le chiite al-Maliki, son incapacité ou plutôt son refus d’intégrer la communauté sunnite au pouvoir, ont ouvert un boulevard à l’EIIL. Forte de se soutiens financiers en provenance du Golfe et de ses moyens en armes, en hommes et du retournement de milliers de soldats sunnites au sein de l’armée. Le blitz de l’EIIL exige une réaction rapide, que le gouvernement de Bagdad est incapable de lancer. Pour éviter la création d’un Djahidistan, à cheval entre la Syrie et l’Irak, les Occidentaux ne peuvent plus compter que sur les Kurdes, sur … Assad et sur…  Téhéran. Par la voix de John Kerry, le Secrétaire d’Etat, les Etats-Unis ont ainsi fait savoir ce lundi qu’ils étaient prêts à collaborer avec l’Iran pourvu que la progression de l’EIIL soit stoppée.  « Je n’excluerais rien qui puisse être constructif » a-t-il déclaré.

Crédit photo : capture d'écran de l'état des positions de l'EIIL au 10 juin, par l'Institut of War

 

« Les Iraniens peuvent prendre des mesures pour éviter que Bagdad ne tombe ». Cette petite phrase, ce n’est ni un chiite irakien, ni un membre du Hezbollah libanais qui l’a tenue ce week-end. Mais un Sénateur américain. Un faucon bien connu pour son intransigeance. Lindsey Graham. « Nous devons nous coordonner avec les Iraniens », affirme-t-il. Interviewé par CNN, il déclarait dimanche que Washington doit absolument prendre l’initiative pour combattre l’Etat islamique en Irak et au Levant, sous peine sinon de voir le pouvoir de al-Maliki s’effondrer et de voir les Iraniens renforcer leur présence au sud de l’Irak, pour tenir la partie chiite. http://on.msnbc.com/1kFDmUo

 

How ISIS leader Abu Bakr al-Baghdadi became the world’s most powerful jihadist leader - The Was - Windows Internet Explorer.jpg

Depuis une semaine, ce scénario n’est plus seulement une hypothèse. La forte et rapide progression des combattants de l’EIIL, qui ont pris Mossoul, Tikrit et menacent de prendre Bagdad, est en train de renverser les priorités diplomatiques. A Washington, on s’interroge à voix haute dans la presse pour savoir si Abu Bakr al-Baghdadi, le leader sanguinaire de l’EIIL, n’est pas l’héritier en puissance de Ben Laden. En un an, son ascension a été fulgurante en termes de collecte de fonds, de mobilisation de troupes, d’actions éclatantes et de percées militaires. Alors que le numéro 2 historique de Ben Laden, al-Zawiri, n’a pas quitté depuis dix ans  les montages de la frontière afghano-pakistanaise, al-Baghdadi est peut-être en train de modifier la carte du Proche Orient. Voir ICI le portrait qu’en fait le Washington Post

Faut-il s’attendre à une opération concertée entre Washington et Téhéran contre cet homme ? Ce serait un tournant historique, 35 ans après la prise d’otage de l’ambassade américaine dans la capitale iranienne. Les financements occultes en provenance du Golfe (Arabie Saoudite et Qatar) et dont bénéficient les djihadistes sunnites en Syrie depuis deux ans, rendent l’alliance américano-saoudienne de plus en plus problématique. L’Arabie et le Qatar sont d’ailleurs montés au créneau ce lundi pour accuser le premier ministre irakien de la dégradation de la situation.

S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable américain a déclaré dimanche que Washington  envisageait de contacter l'Iran pour rechercher avec les Iraniens des moyens d'aider le gouvernement de Bagdad. En public, la Maison blanche assure qu'aucun contact de ce genre n'a été noué pour le moment.

 

rohani.jpgSamedi, le président iranien Hassan Rohani avait déclaré que Téhéran envisagerait de coopérer avec les Américains en Irak s'il voyait que Washington souhaitait combattre les "organisations terroristes".  Prié de dire si l'Iran pourrait désormais collaborer avec les Etats-Unis face à l'EIIL, Rohani avait déclaré lors d'une conférence de presse: "Nous pouvons l'envisager, si nous voyons que l'Amérique commence à affronter les groupes terroristes en Irak et au-delà". "D'où venait l'EIIL? Qui finance cette organisation terroriste? Nous avions averti tout le monde, y compris l'Occident, du danger de soutenir un tel groupe terroriste", avait-il continué.

Autrement dit, onze ans après l’aventureuse intervention américaine en Irak, tout se passe comme si l’axe du mal s’était renversé. Bouleversant ! Pour le grand reporter Robert Fisk, ce qui est en train de se passer au Nord de l'Irak depuis une semaine est peut-être en train de modifier radicalement le découpage du Proche Orient établi il y a près d'un siècle sur les ruines de l'Empire Ottoman. L'accord Sykes-Picot, du nom des deux négociateurs britannique et français, signé le 9 mai 1916...

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:30
Irak: les Etats-Unis envoient dans le Golfe un navire avec des Marines à bord

 

Washington, 16 juin 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

Le navire américain USS Mesa Verde, avec 550 Marines et des avions-hélicoptères Osprey à son bord, est arrivé dans le Golfe pour pouvoir envoyer des renforts en cas d'évacuation de l'ambassade américaine à Bagdad, a annoncé lundi le Pentagone.

 

"Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a ordonné au navire de transport amphibie USS Mesa Verde d'entrer dans le Golfe. Ce dernier a déjà franchi le détroit d'Ormuz", affirme le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, dans un communiqué.

 

Le navire, équipé d'un pont pouvant accueillir des hélicoptères, est équipé de plusieurs MV-22 Osprey, des appareils à rotors basculants capables de décoller comme un hélicoptère et d'avancer à la vitesse d'un avion.

 

Les 550 Marines pourront participer le cas échéant à des opérations d'évacuation de l'ambassade américaine à Bagdad en cas d'aggravation de la situation, selon un responsable américain de la Défense.

 

"L'USS Mesa Verde est capable d'effectuer toute une variété d'opérations de réaction rapide et de réponse aux situations de crise", ajoute le contre-amiral Kirby.

 

Le navire a rejoint dans le Golfe le porte-avions USS George H.W. Bush qui dispose à son bord de plus de 70 avions et hélicoptères. Le porte-avions est lui-même escorté du destroyer USS Truxtun et du croiseur USS Philippines Sea, tous deux équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk.

 

Washington avait déjà annoncé dimanche l'envoi d'un cinquantaine de Marines en renforts à leur ambassade en Irak et le déplacement de certains de leurs employés vers d'autres sites diplomatiques américains moins menacés par l'avancée des jihadistes.

 

Le président américain Barack Obama avait indiqué vendredi qu'il déciderait dans les jours à venir quelle attitude adopter face à l'avancée des jihadistes. Il avait précisé étudier "un éventail d'options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes" sans donner d'indications sur d'éventuelles frappes aériennes, réclamées par nombre d'élus républicains.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:30
Hammond on Iraq: We're Not Anticipating Sending Military Support

 

Jun. 16, 2014 British Forces News

 

Defence Secretary Philip Hammond today said he did not anticipate that the UK would send military aid to Iraq. He spoke to our reporter Tim Cooper at the launch of the new upgraded Chinook at RAF Odiham

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