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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 17:30
L'armée turque entre sur le sol irakien: une première depuis quatre ans

 

08.09.2015 Romandie.com (ats)

 

L'armée turque est entrée mardi sur le sol irakien pour la première fois en quatre ans après une série d'attaques des rebelles du PKK. Ces attentats ont provoqué la mort de plus de 30 soldats ou policiers et plongé un peu plus la Turquie dans la violence. Deux jours après une première embuscade à l'explosif dans laquelle 16 soldats ont péri à Daglica (sud-est), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a réalisé une opération similaire mardi à l'aube contre un minibus de la police, cette fois dans la province d'Igdir, aux confins des frontières avec l'Arménie, l'Iran et l'Azerbaïdjan. Bilan: treize morts et un blessé.

 

Courte durée

Depuis dimanche soir, les chasseurs F-16 et F-4 de l'aviation turque ont pilonné à plusieurs reprises les bases arrière du mouvement rebelle dans les montagnes du nord de l'Irak et des membres des forces spéciales sont entrés en Irak. "Les forces de sécurité turques ont franchi la frontière irakienne dans le cadre du droit de poursuite visant des terroristes du PKK qui ont commis les récentes attaques", a déclaré une source gouvernementale turque, sans préciser la durée de cette opération. "C'est une mesure de courte durée pour empêcher la fuite des terroristes", a toutefois assuré cette source anonyme. Les frappes aériennes et le raid des forces spéciales ont provoqué la mort de "près de cent terroristes" du PKK, selon l'agence de presse Dogan citant des sources militaires. La précédente incursion de l'armée turque sur le sol irakien, un phénomène courant dans les années 1990 contre les bases arrière de ce mouvement rebelle kurde dans les montagnes, remontait à 2011.

 

Discours ferme d'Erdogan

Dans un discours très ferme, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a promis mardi de débarrasser son pays du PKK. "Nous n'avons pas abandonné et nous n'abandonnerons pas cette nation à trois ou cinq terroristes", s'est exclamé M. Erdogan. "Si Dieu le veut, la Turquie, qui a surmonté de nombreuses crises, réussira à se débarrasser de la peste terroriste", a-t-il insisté. L'opération réalisée par le PKK à Daglica a été la plus meurtrière depuis la reprise il y a près de deux mois des affrontements entre l'armée et ce mouvement rebelle. Ces heurts ont fait voler en éclats les discussions de paix engagées à l'automne 2012 pour mettre un terme à un conflit ayait fait quelque 40'000 morts depuis 1984.

 

Douaniers et ouvriers libérés

Fin juillet, le gouvernement turc a ordonné des frappes aériennes contre les bases du PKK en représailles à des attaques rebelles contre ses forces de sécurité. Les violences sont depuis quotidiennes. Mardi encore, un policer a été tué à Tunceli (est). Le PKK a toutefois annoncé mardi avoir libéré un groupe de 20 agents des douanes et d'ouvriers turcs d'une entreprise de travaux publics qui avaient été enlevés dans l'est de la Turquie il y a près d'un mois. Ils devaient regagner leur pays dans la soirée. Selon le dernier comptage de la presse favorable au gouvernement, les affrontements ont entraîné la mort d'une centaine de soldats ou de policiers et d'un millier de rebelles.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:30
Les F-16IQ de la Force Aérienne Irakienne effectuent leurs premières frappes aériennes

 

8 Septembre 2015 defens'aero

 

Après une livraison reportée en raison de l'instabilité de l'Irak et leurs arrivées le 15 Juillet 2015 sur la base aérienne de Balad, dans le centre du pays, les premiers F-16IQ de la Force Aérienne Irakienne (Al Quwwat al Jawwiya al Iraqiya) ont effectué leurs premières frappes aériennes contre des positions de l'Organisation Etat Islamique.

En effet, selon les déclarations du commandant de la Force Aérienne Irakienne M. Anwar Hama Amin, et comme le rappelle le très sérieux blog AeroHisto, les premières missions aériennes se sont déroulées le Mercredi 02 Septembre 2015 dans le Nord de l'Irak, et plus précisément dans les provinces de Kirkouk et de Salaheddin.

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:32
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08.09.2015 Par Nathalie Guibert - lemonde.fr

 

Deux avions Rafale équipés d’appareils photo et vidéo ont effectué mardi 8 septembre un premier vol de reconnaissance au-dessus de la Syrie, a annoncé le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, conformément aux annonces de François Hollande dans sa conférence de presse de rentrée, lundi. Un avion C-135 ravitailleur français a également participé à cette mission afin de fournir du carburant aux avions.

 

Alors que d’autres vols de reconnaissance sont prévus pour les prochains jours, le président français a annoncé lundi que, dans un second temps, « selon les informations recueillies, le renseignement collecté, nous serons prêts à faire des frappes » contre l’Etat islamique (EI). Le chef de l’Etat a avancé la légitime défense pour expliquer ce virage de la stratégie française, qui avait refusé jusqu’à présent de procéder à des bombardements en Syrie :

 

« C’est depuis la Syrie que sont organisées les attaques contre plusieurs pays, notamment le nôtre. »

 

Seront visés les centres de commandement, les camps d’entraînement et la logistique de l’organisation terroriste ; ce que les militaires nomment les « centres de gravité » de l’adversaire. Selon la défense, il ne s’agira pas d’une « campagne de frappes massive », mais de coups ciblés. En dévoilant ces orientations, M. Hollande a rejeté toute intervention au sol. Ecartée depuis le début de la guerre par les puissances occidentales parties prenantes du conflit, elle forme un projet « inconséquent et irréaliste », a tranché le président à l’adresse des personnalités de la droite française qui la réclament.

 

Lire aussi : François Hollande ouvre la voie à des bombardements en Syrie contre l’Etat islamique

 

La décision présidentielle revient à étendre l’opération « Chammal », menée depuis un an en Irak, en intégrant davantage la coalition dirigée par les Etats-Unis. Les Rafale basés aux Emirats arabes unis vont mener ces premières missions, les Mirage 2000 stationnés en Jordanie étant certes plus proches, mais réservés à l’attaque. Il n’est pas annoncé pour l’heure de moyens supplémentaires, dont l’armée de l’air, déjà engagée au maximum de ses capacités en France et à l’étranger, serait bien en peine de disposer. Quelque 800 militaires sont ainsi déployés pour Chammal, dans les opérations aériennes et les missions de conseil de l’armée irakienne et des peshmergas (combattants kurdes). Une soixantaine de spécialistes sont incorporés dans les états-majors de la coalition, à Tempa (Floride), au Koweït, à Bagdad, et surtout au quartier général des opérations aériennes d’Al-Udeid, au Qatar. En Irak, la France a mené quelque 200 raids aériens, soit 5 % du total, depuis septembre 2014.

 

«  Autonomie de décision et d’action »

 

« En Syrie, nous voulons connaître ce qui se prépare contre nous. » M. Hollande a admis que la participation actuelle de la France à la coalition internationale ne lui permettait pas de disposer du renseignement nécessaire. C’est pour ­conserver la sacro-sainte « autonomie de décision et d’action » française et, demain, espérer peser dans le règlement de la crise syrienne, que Paris veut s’investir davantage en Syrie. Le premier objectif des opérations de reconnaissance sera de mettre à jour la cartographie du conflit syrien, que Paris avait réalisée entre 2012 et 2013 avec ses alliés américains et britanniques quand il s’agissait de préparer des frappes contre les armes chimiques de Bachar Al-Assad. Puis il s’agira de pouvoir discuter des cibles, dans les « boîtes » et les « corridors » aériens attribués aux avions de chasse français par l’état-major de la coalition.

 

Le président français a affirmé qu’il faisait « des choix ». Dans ce volet militaire, le choix consiste à toucher un ennemi prioritaire quand, hier, Paris en visait deux sans discrimination, le groupe djihadiste et le régime syrien : en se joignant à la campagne contre l’EI dans le ciel souverain de la Syrie, M. Hollande s’inscrit ainsi dans une coordination de fait scellée entre les forces américaines et celles de Damas. Pour que les Rafale puissent voler, il faut qu’un accord avec M. Assad – armé par la Russie – garantisse que ses très performants missiles sol-air ne tirent pas, ou, solution alternative, que les Etats-Unis ouvrent chacune des missions françaises avec des systèmes de brouillage dont ne disposent pas les Français. Les MiG syriens ne seront pas des cibles s’ils ne menacent pas les appareils de la coalition. En clair, chacun devra éviter la confrontation s’il veut marquer des points face à l’EI.

 

Lire le point de vue : « Une opération terrestre s’impose au Moyen-Orient »

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:20
Un Polaris et deux avions de chasse CF-18. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Un Polaris et deux avions de chasse CF-18. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

 

5 septembre 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Un avion de ravitaillement canadien en pleine mission contre le groupe armé État islamique durant l’Opération IMPACT a transmis sa position en vol durant plusieurs heures, selon des données du site de suivi de vols Flightradar24.

 

Les avions civils et militaires du monde entier utilisent un système appelé Automatic dependent surveillance-broadcast (ADS-B), qui permet à un avion de déterminer sa position par un système de positionnement par satellite et envoie périodiquement cette position et d’autres informations aux stations sol et aux autres appareils équipés de l’ADS-B évoluant dans la zone.

Or, durant une mission, un des avions de la Force opérationnelle aérienne en Irak n’a pas éteint son système ADS-B, révélant ainsi sa position durant plusieurs heures.

 

source Flightradar24

source Flightradar24

Ainsi, le vol nommé HOSER 15 est apparu sur le site Flightradar24, identifiant l’avion comme étant un A310-CC-150 de l’Aviation royale canadienne dans le ciel de l’Irak au-dessus de territoires contrôlés par l’EI.

Dans un courriel envoyé à 45eNord.ca, le ministère de la Défense nationale a confirmé l’incident, indiquant qu’il s’agissait d’une erreur des pilotes.

«Dans ce cas précis, l’équipage a choisi à tort le mauvais mode de transpondeur» précise la réponse du MDN. «Ils ont été mis au courant de cette situation et des mesures correctives ont été prises. Dans ce cas, il est estimé que l’avion et l’équipage n’ont pas été exposés à une menace supplémentaire».

On peut voir dans le tracé de l’avion que l’équipage a tourné en rond durant un long moment à l’ouest de Mossoul et de Baiji. Les ravitailleurs effectuent des cercles lorsqu’ils sont en train de ravitailler des appareils, tels des CF-18.

Le ministère précise que c’est une «procédure d’opération standard pour les aéronefs des Forces armées canadiennes dans l’espace aérien irakien d’utiliser les transpondeurs, [et]dans certaines circonstances, de se coordonner avec les avions de la coalition et les services de contrôle de la circulation aérienne irakiens. Pour assurer le succès de la mission et pour la sécurité du personnel des FAC, aucune information supplémentaire ne sera fournie pour le moment».

D’autres avions de la coalition ont commis la même erreur depuis le début de la lutte contre le groupe armé État islamique. On peut ainsi retrouver facilement des traces des vols de la Royal Air Force et de l’US Air Force. Certaines missions menées par les forces spéciales américaines à l’aide d’avions peuvent aussi être retracées.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 09:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

03/09/2015 Sources : État-major des armées

 

La ligne de front entre Daech et les forces de sécurité intérieures reste stable en Irak.

 

Les avions de l'opération Chammal, patrouilleur maritime Atlantique 2, Mirage 2000 D&N et Rafale, ont réalisé cette semaine 18 missions, avec un effort dans la région de Kirkouk et de Baïji. Les missions de reconnaissance armée ont abouti à plusieurs frappes visant des forces du groupe terroriste Daech qui harcelaient les forces de sécurité irakiennes.

 

À l'occasion d'une de ces missions de renseignement, l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 a exécuté sa 100ème mission, tous types confondus, depuis le début de l'opération Chammal.

 

En Irak, dans le secteur de Bagdad, le détachement d’instruction opérationnel français poursuit un stage de 8 semaines de formation aux techniques « commando » auprès des militaires de l’ICTS, l’Iraqi Counter-Terrorism Service. De son côté, le détachement conseil et assistance continue sa formation au profit des officiers de l’état-major de la 6th Infantry Division et a participé à la mise en place et au suivi de stages de secourisme au combat et de lutte contre les engins explosifs improvisés.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:30
photo EMA / Armée de l'AIr

photo EMA / Armée de l'AIr

 

28/08/2015 Sources : État-major des armées

 

Alors que l'opération Chammal entre dans son douzième mois, 32 sorties ont été réalisées par les avions de la force Chammal ces deux dernières semaines. Cinq missions ISR de renseignement dans la profondeur ont permis la réalisation de 23 missions de reconnaissance armée et 4 missions de frappes planifiées.

 

Ces missions ont abouti, avec 16 frappes, à la neutralisation de 23 objectifs dont plusieurs caches d'armes et bâtiments que le groupe terroriste utilisait comme dépôts logistiques, de commandement et contrôle ou fabriques d'engins explosifs improvisés. Approchant les 1100 missions, les avions français ont réalisé leur deux-centième frappe, tandis que l'Atlantique2 opérait une nouvelle capacité de mission en procédant à un tir dans le cadre d'une mission planifiée.

En Irak, dans le secteur de Bagdad, le détachement conseil et assistance continue sa formation au profit des officiers de l’état-major de la 6th Infantry Division et a participé à la mise en place et au suivi de stages de secourisme au combat et de lutte contre les engins explosifs improvisés. Le Détachement d’instruction opérationnel (DIO) 13 poursuit le stage de 8 semaines en techniques commando auprès des militaires de l’ICTS, l’Iraqi Counter-Terrorism Service commencé fin juillet 2015.

 

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photo EMA / Armée de l'AIrphoto EMA / Armée de l'AIr

photo EMA / Armée de l'AIr

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

19/08/2015 Sources EMA

 

Le sergent Paul, 27 ans, est observateur prévisionniste météo. Engagé dans l’armée de l’Air en 2010, il participe aujourd’hui à sa première opération extérieure dans la cadre de l’opération Chammal. En métropole ou sur un théâtre d’opération, ce jeune sous-officier joue un rôle capital dans la bonne marche des opérations et la sécurité des équipages et des biens.

 

Ce n’est pas par hasard s’il a choisi ce métier : « Après une 3e année de physique-chimie à l’université de Polynésie française, j’avais envie de m’orienter vers la météorologie. C’est mon professeur de physique qui m’a transmis cette passion, ayant lui-même fait de la météo. » Dans son enfance, il observait, rêveur, les Super Puma de l’escadron de transport outre-mer stationné sur la base aérienne (BA) 190 de Tahiti Faa’a, aujourd’hui détachement air. C’est donc naturellement qu’il s’est engagé dans l’armée de l’air. Après une formation militaire à Rochefort, suivie de plusieurs mois de formation de spécialité à Météo-France à Toulouse, il est aujourd’hui affecté sur la BA 701 de Salon-de-Provence.

Il nous présente sa mission principale : « L’objectif est de fournir aux équipages, quelques minutes avant les départs en mission, les informations relatives aux conditions météorologiques, que ce soit sur la plateforme aéronautique, sur le trajet ou sur la zone de mission ».

 

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photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:30
photo EMA

photo EMA

 

21/08/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Alors que dans quelques semaines, l'opération Chammal entrera dans sa deuxième année, les forces aériennes françaises engagées dans l'opération ont franchi une nouvelle étape. Un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a procédé à un tir de bombe guidée laser le 19 août 2015. Quelques jours plus tôt, le 17 août 2015, les aéronefs français engagés dans Chammal ont réalisé la 200ème frappe française, après avoir dépassé les 1000 missions aériennes en juillet 2015.

 

Le 19 août 2015, l'Atlantique 2 a rejoint une patrouille mixte de Mirage 2000 vers 22h, heure de Paris. Ensemble ils ont participé à une mission planifiée qui a permis la neutralisation d'un bâtiment du groupe terroriste Daech, qui était utilisé pour des opérations de transit, de commandement et de contrôle de ses opérations.

Ce premier tir de l'ATL2 s'inscrit dans un large panel de missions aériennes ordonnées par le CAOC aux moyens aériens des différents pays de la coalition Inherent Resolve.

 

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photo EMAphoto EMA
photo EMA

photo EMA

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 16:30
Chammal : Point de situation au 14 août 2015

 

14/08/2015  Sources : État-major des armées

 

Les avions de l'opération Chammal, patrouilleur maritime Atlantique2, Mirage2000 D&N et Rafale, ont réalisé cette semaine 17 missions en relation avec le CAOC (1) du Qatar et suivi en conduite par le JOC (2) Chammal. Certaines de ces missions ont pu être réalisées conjointement avec les autres forces aériennes de l'opération Inherent Resolve dont Chammal est la participation française.

 

Les missions de reconnaissance armée ont conduit à la destruction de caches d'armes de Daech, de plusieurs véhicules et de positions armées à partir desquelles le groupe terroriste autoproclamé opérait des manœuvres de harcèlement des forces de sécurité irakiennes. Au total, le bilan de ces missions aériennes fait état de 6 objectifs détruits.

 

En Irak, dans le secteur de Bagdad, le détachement d’instruction opérationnel n°13 poursuit un stage de 8 semaines en techniques commando auprès des militaires de l’ICTS, l’Iraqi Counter-Terrorism Service, et le détachement Advise & Assist continue sa formation au profit des officiers de l’état-major de la 6thInfantry Division.

 

1  CAOC, Combined Air Operation Centre: centre interalliés des opérations aériennes

2  JOC, Joint operation centre : centre d'opérations interarmées

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 12:30
Credits ISW

Credits ISW


Aug 13, 2015 - by ISW

 

Since the publication of ISW's last ISIS Sanctuary Map on June 19, 2015, ISIS has escalated attacks to fix opponents in order to protect its core terrain in Iraq and Syria. ISIS launched a failed offensive on Hasaka City to divert Syrian Kurdish forces after the Kurds seized terrain north of ISIS's stronghold of Raqqa. ISIS also escalated attacks against Syrian rebels north of Aleppo, likely in order to disrupt potential efforts by Turkey to establish an "ISIS-free" zone in the area. In Iraq, the Iraqi Security forces and Shi'a militias experienced limited success between Ramadi and Fallujah, as part of an operation to clear ISIS from Anbar announced on July 13. ISIS is now attempting to draw Shia forces away from Anbar by launching spectacular attacks in Baghdad and Diyala. This map features an updated representation of ISIS's control of populated areas along the northern Baghdad-Mosul highway and near Hawija, which has remained constant since June 2014. 

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 16:30
Chammal : Point de situation au 31 juillet 2015

 

31/07/2015 Sources : Etat-major des armées  

 

17 missions aériennes (dont 5 missions de renseignement dans la profondeur) sont au compte des forces Chammal dans l’opération Inherent Resolve cette semaine. Ces missions ont neutralisé 30 objectifs de Daech. Le 25 juillet 2015, un ensemble de 7 bâtiments a été détruit dans le secteur de Falloujah que le groupe terroriste autoproclamé avait transformé en fabrique de véhicules piégés. Cette mission fut réalisée conjointement avec des avions américains et hollandais.

 

En Irak, dans le secteur de Bagdad, le Détachement Advise & Assist poursuit ses instructions auprès des officiers de l’état-major de la 6th Infantry Division. Le Détachement d’Instruction opérationnel n°13 vient de commencer un nouveau stage de 8 semaines sur les techniques commando, auprès des militaires de l’ICTS, l’Iraqi Counter-Terrorism Service.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 12:30
Chammal : Point de situation au 31 juillet 2015

22 juillet 2015, 3h32, base aérienne projetée (BAP) de Jordanie, une patrouille de Mirage 2000D s’apprête à décoller pour mener une mission dans le ciel Irakien. photo Armée de l'Air

 

31/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

17 missions aériennes (dont 5 missions de renseignement dans la profondeur) sont au compte des forces Chammal dans l’opération Inherent Resolve cette semaine. Ces missions ont neutralisé 30 objectifs de Daech. Le 25 juillet 2015, un ensemble de 7 bâtiments a été détruit dans le secteur de Falloujah que le groupe terroriste autoproclamé avait transformé en fabrique de véhicules piégés. Cette mission fut réalisée conjointement avec des avions américains et hollandais.

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:30
photo MIL.be

photo MIL.be

 

20/07/2015 Sarah Delafortrie, Christophe Springael - MIL.be

 

Sur proposition du ministre de la Défense Steven Vandeput, le Conseil des ministres a marqué son accord sur la prolongation de l'engagement du détachement d'entraînement de quelque trente militaires à Bagdad jusqu'à la fin 2015. Ceci, afin de participer à l'entraînement des forces de sécurité irakiennes à partir d'un endroit sécurisé.

 

Durant la période de mars à avril 2015 et en collaboration avec les partenaires de la coalition internationale contre DAESH en Irak, le détachement d'entraînement belge a aidé à sélectionner et à former 1500 militaires irakiens. Le détachement d'entraînement belge a fourni 22 des 75 instructeurs pour le cours médical, la formation sniper, la sélection et la formation de base commando. La mission du détachement d'entraînement belge de quelque trente militaires à Bagdad sera prolongée jusqu'au 31 décembre 2015.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:30
Photo MIL.be

Photo MIL.be

 

20/07/2015 Johan Lievens – MIL.be

 

Durant les neuf mois de l’opération Desert Falcon (ODF), les six F-16 belges ont effectué 163 attaques lors des 796 vols au-dessus de l’Irak. La contribution belge s’élevait à 5,5% de la coalition internationale contre DAESH. La mise en place des moyens aériens a empêché la chute de Bagdad et la transformation de l’Irak en un califat. Le détachement belge de Force Protection s’occupe, quant à lui, de la sécurité de nos collègues néerlandais jusqu’à la fin 2015.

 

Le 24 septembre 2014, ODF recevait l’aval du Conseil des ministres. Elle prenait fin le 2 juillet 2015. Les pilotes avaient trois types de missions. D’abord, ils étaient impliqués dans des actions Air Interdiction dont le but était de diminuer ou détruire le potentiel de l’organisation terroriste. Ensuite, les pilotes fournissaient du Close Air Support aux troupes irakiennes au sol ou Peshmergas kurdes. Enfin, ils ont effectué de nombreux vols de reconnaissance grâce auxquels ils ont recueilli des informations importantes.

 

Chaque attaque était soigneusement analysée. Toutes les missions étaient étudiées par un red card holder (RCH) belge au quartier général au Quatar. Ce dernier analysait tous les aspects légaux des missions. Lorsque tout cadrait avec la loi, le RCH donnait son feu vert. Pourtant, toutes les missions n’ont pas été effectuées. Via des images hautes résolutions, les pilotes apercevaient parfois des civils près de leur but. Ils ont donc stoppé leur engagement. « Ces interventions sont à apprécier à long terme » a déclaré le général-major aviateur Frederik Vansina, commandant de la Composante Air. IS a perdu 30% de son territoire.

 

La contribution belge au sein de la coalition internationale contre DAESH s’élevait à 5,5%. «  Cet effort a été fortement apprécié par les États-Unis et les autres partenaires de la coalition » assure le ministre de la Défense, Steven Vandeput. « Nos pilotes sont très bons et appartiennent au top », explique le général-major Vansina. Avec la participation à ODF, la Belgique se positionne à nouveau dans le top 10 des partenaires fiables de la coalition.

 

À l’été 2016, et sous condition d'un accord gouvernemental, la Belgique reprendra la tâche des Pays-Bas.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

17/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Ils sont peu nombreux, mais ils sont indispensables. Sans eux, sans elle, les avions ne voleraient pas, les bateaux resteraient à quai et les véhicules terrestres dans les box. Ce sont les techniciens du Service des essences des armées (SEA), au service des aviateurs, des marins et des terriens de l'opération Chammal.

 

Ils sont une dizaine pour s'occuper des Rafale, des Mirage 2000, de l'Atlantique 2, des navires qui arrivent à quai ou des engins spécialisés au sol qui nécessitent l'intervention d'un avitailleur spécialiste. Leur chef, l'ingénieur principal Cyrille, gère ainsi un théâtre qui a la particularité de devoir prendre en compte trois milieux. "A chaque opex ses spécificités, déclare-t-il, ici nous avitaillons le ciel, la terre et la mer".

 

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photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

21.07.2015 par Marine Nationale
 

Le 17 juillet 2015, les avions de l'opération Chammal ont franchi le cap des 1000 missions aériennes. Dix mois plus tôt, le 19 septembre 2014, une patrouille de Rafale, un C135 FR et un  Atlantique 2 réalisaient les premières missions aériennes ide l'opération Chammal, sur ordre du président de la République, marquant ainsi le lancement de l’opération.

Deux missions aériennes se sont succédé le 17 juillet 2015: une patrouille de Mirage 2000D, stationnée sur la Base aérienne projetée de Jordanie, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2), au départ de son terrain de stationnement dans le golfe arabo-persique. Les appareils ont décollé respectivement à 19h et peu avant 22h, heure de Paris. La patrouille de M2000 a effectué une mission de reconnaissance armée au-dessus de la région de Mossoul pour une durée de 4h45, dont 3 heures sur zone.

L'Atlantique 2 a réalisé une mission ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) de renseignement dans la profondeur, au-dessus de la zone de l'Anbar, qui a duré 11h30, dont 6 heures sur zone. Il s’agissait de la 354e mission pour le Mirage 2000D et de la 87ème mission pour l'ATL2. C’est ainsi l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 qui a effectué la 1000e mission aérienne d'un avion français dans le cadre de l'opération Chammal.

Le 19 septembre 2014, la France, avec l'opération Chammal, affirmait sa participation à l'opération Inherent Resolve, rejoignant une coalition qui à l'époque était constitué d'une petite vingtaine de pays. L’opération Chammal disposait de: trois puis six Rafale Air (A), un C135 FR et un Atlantique 2 de la Marine nationale, auxquels allaient s'ajouter en novembre 2014 un E3F i, trois puis six Mirage 2000D, projetés sur une base aérienne en Jordanie ii. Ce dispositif était renforcé par un groupe aéronaval composé de douze Rafale Marine (M), neuf  Super Étendard Modernisés (SEM) et un  E2C Hawkeye du 23 février au 18 avril 2015. Au plus fort de son engagement, la France comptait une quarantaine d'avions dans l’opération Chammal.

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 18:30
photo EMA / Ministère de la Défense

photo EMA / Ministère de la Défense

 

20/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 juillet 2015, les avions de l'opération Chammal ont franchi le cap des 1000 missions aériennes. Dix mois plus tôt, le 19 septembre 2014, une patrouille de Rafale, un C135 FR et un Atlantique 2 réalisaient les premières missions aériennes de l'opération Chammal, sur ordre du Président de la République, marquant ainsi le lancement de l’opération.

 

Deux missions aériennes se sont succédé le 17 juillet 2015: une patrouille de Mirage 2000D, stationnée sur la Base aérienne projetée de Jordanie, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2), au départ de son terrain de stationnement dans le golfe arabo-persique. Les appareils ont décollé respectivement à 19h et peu avant 22h, heure de Paris. La patrouille de M2000 a effectué une mission de reconnaissance armée au-dessus de la région de Mossoul pour une durée de 4h45, dont 3 heures sur zone.

 

L'Atlantique 2 a réalisé une mission ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) de renseignement dans la profondeur, au-dessus de la zone de l'Anbar, qui a duré 11h30, dont 6 heures sur zone. Il s’agissait de la 354e mission pour le Mirage 2000D et de la 87ème mission pour l'ATL2. C’est ainsi l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 qui a effectué la 1000e mission aérienne d'un avion français dans le cadre de l'opération Chammal.

 

Le 19 septembre 2014, la France, avec l'opération Chammal, affirmait sa participation à l'opération Inherent Resolve, rejoignant une coalition qui à l'époque était constitué d'une petite vingtaine de pays. L’opération Chammal disposait de: trois puis six Rafale Air (A), un C135 FR et un Atlantique2 de la Marine nationale, auxquels allaient s'ajouter en novembre 2014 un E3F, trois puis six Mirage 2000D, projetés sur une base aérienne en Jordanie. Ce dispositif était renforcé par un groupe aéronaval composé de douze Rafale Marine (M), neuf Super Étendard Modernisés (SEM) et un E2C Hawkeye du 23 février au 18 avril 2015. Au plus fort de son engagement, la France comptait une quarantaine d'avions dans l’opération Chammal.

 

Toute la gamme de missions aériennes a été programmée pour les avions Chammal français, depuis le CAOC (1) au Qatar :

- ISR et Renseignement dans la profondeur pour les Rafale A et M équipés du Pod Reco NG (système de reconnaissance de nouvelle génération) et l'Atlantique 2, au-dessus du territoire irakien. Les missions de renseignement sont fondamentales pour cartographier l’adversaire et analyser son comportement en coordination avec nos alliés. Le produit de ces missions est exploité en synergie au sein de la coalition.

- Reconnaissance armée pour les M2000, les SEM et les Rafale A et M, permettant de fournir un appui aérien aux forces armées irakiennes.

- Ravitaillement en vol pour le C135 FR au profit de tous les avions des pays de la coalition ayant engagés des forces aériennes dans l'opération Inherent Resolve, dont Chammal est la participation française.

- Coordination & Contrôle pour l'E3F et l'E2C et ponctuellement l'ATL2 iv dans le cadre de missions SCAR-C (Strike Coordination and Reconnaissance – Coordinator). La France, à tour de rôle avec les rares autres pays de la coalition à posséder cette capacité, surveille le ciel irakien, contrôle et coordonne les missions des avions alliés de la coalition Inherent Resolve, dont nos Rafale A et M, nos M2000, l'ATL2 et notre ravitailleur C135, engagés dans Chammal.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

(1) CAOC, Combined Air Operation Center : centre interallié des opérations aériennes

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

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16/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Poursuivant avec les forces aériennes de la coalition une activité soutenue, les avions français de l'opération Chammalont réalisé cette semaine 17 sorties aériennes, réparties entre 12missions de reconnaissance armée pour les Mirages 2000Dde la base aérienne projetée de Jordanie et 5 missions ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) de renseignement dans la profondeur pour l'Atlantique 2 et les Rafaleéquipés du Pod Reco NG (système de reconnaissance de nouvelle génération).

 

Ces ISR et ces missions de reconnaissance armée, planifiées par le CAOC (Combined air and space operation center) au Qatar et suivies depuis le centre des opérations Chammal, le JOC, ont permis la réalisation de 5 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar et Ramadi, et la neutralisation de 8 objectifs, dont 4 positions de tir et une zone en cours de fortification.

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 16:30
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09/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Programmées par le CAOC (Combined air and space operation center) au Qatar, suivies en conduite par le JOC (joint operation center) Chammal, 12 missions aériennes ont été conduites cette semaine. Elles ont permis de réaliser 4 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar, Falloujah et Baiji. Sept objectifs ont été détruits, constitués par des bâtiments et de l’armement lourd du groupe terroriste Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:30
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07/07/2015 Armée de l'air

 

Projeté en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal depuis le 28 mars 2015, le sergent-chef François est armurier opérationnel. Portrait.

 

Sur la Base aérienne projetée (BAP), le rôle du sergent-chef François consiste à diriger l’équipe d’assemblage des bombes qui seront posées sous les Mirage 2000. Il assure ainsi toutes les vérifications importantes lors de ces différentes phases. Pour assembler une bombe, il faut d’abord préparer le corps de bombe puis lui apposer les kits avant et arrière ; en fonction de la munition, les kits utilisent le mode de fonctionnement laser ou GPS/INS.

 

En métropole, le sergent-chef François est chef d’une équipe de cinq personnes dans un dépôt de munitions de différents types : petits calibres, bombes, leurres, etc., dans le but de répondre aux besoins d’entraînement des militaires de l’armée de l’air. Le métier d'armurier lui permet « d’être au cœur de l’opérationnel et de pouvoir partir régulièrement en mission et en opération extérieure (OPEX) » ; la Jordanie est d’ailleurs sa 3e OPEX.

 

Ainsi, en 2009, il était renfort armurier sur avion à Kandahar, en Afghanistan. A ce titre, il était chargé de poser les bombes sous les avions. Puis, en 2011, il a effectué deux mois à Souda, en Crète, dans le cadre de l’opération Harmattan, à nouveau en tant que renfort armurier sur avion.

 

En 2009, il a également participé à la campagne de tir de l’exercice Red Flag en Alaska, durant laquelle il assemblait les bombes larguées sur les champs de tir. Puis en 2010 et 2011, déployé au Maroc pour une campagne de tir programmée, dans le cadre des accords franco-marocains en vigueur, il travaillait à l’assemblage des bombes au sein de la division munitions. Enfin, il a participé à la campagne de tir de l’exercice Mapple Flag au Canada en 2012, où il occupait les mêmes fonctions qu’au Maroc.

 

Retrouvez toutes les informations sur l'opération Chammal en cliquant  ici.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:30
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06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 30 juin 2015, l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) engagé dans le cadre de l’opération Chammal depuis novembre 2014, a été relevé par un autre avion et un nouvel équipage en provenance de la base aéronavale de Lann-Bihoué (France).

 

"A bord" depuis le 21 novembre 2014, cet avion à la cellule si particulière a réalisé au cours de ces derniers mois de nombreuses missions ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) au-dessus de l'Irak. Après un certain nombre d'heures de vol, il est planifié pour effectuer une rotation des appareils afin de gérer au mieux le "potentiel utilisable" de chaque avion.

 

Outre des missions ISR, l'Atlantique réalise également des missions XINT (mission d'interdiction aérienne) et SCAR-C (coordination du vol des chasseurs), où il peut être amené à coordonner les vols de plusieurs avions en missions de renseignement et de reconnaissance armée contre le groupe terroriste Daech. A ce titre, un membre particulier de l’équipage, le FAC(A) (forward air controller airborne) est nécessaire à bord de l’Atlantique 2 pour coordonner l’ensemble des actions d’appuis aériens. Une quinzaine de missions de ces deux types a ainsi été réalisée depuis novembre 2014 en coordination avec le CAOC (Combined Air Operation Center) au Qatar afin de détecter, d’identifier et de frapper d’éventuelles cibles d’opportunités.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:30
Terrorisme : la stratégie de la pieuvre

 

06/07/2015 Par Jean Guisnel - Le Point

 

Daesh a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. Armes lourdes, recrutement, propagande. Le djihadisme 2.0 gagne du terrain.

 

Les conquêtes territoriales de l'Etat islamique feront date dans l'histoire du djihadisme. Sur le plan militaire, ce groupe a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. La fameuse mouvance Al-Qaeda a beau avoir mené bien des actions spectaculaires, elle n'est jamais parvenue à se tailler un territoire d'une telle superficie ni à menacer des Etats dans leur existence même - ce que le groupe d'Abou Bakr al-Baghdadi est en passe de réussir en Syrie, en Irak et dans une moindre mesure en Libye.

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:30
photo EMA / Armée de l'Air

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04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015 a eu lieu la cérémonie de passation de commandement de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie. Après quatre mois de présence, le colonel Stéphane a rendu son commandement au profit du colonel Laurent.

 

Durant sa période de commandement, le détachement chasse a réalisé plus de 1800 heures de vol en mission de guerre et délivré une grande part des 162 [1] frappes de l'opération Chammal à l’aide de bombes de précision contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech : plusieurs centaines de combattants ennemis ont été tués; de l’artillerie lourde, des véhicules blindés, des dépôts de munitions et des usines de production d’IED (engins explosifs improvisés) ont été détruits.

 

Dans le même temps, ce sont plusieurs centaines de rapports de renseignement issus des capacités de recueil électromagnétique et image que la BAP aura transmis aux échelons opératifs et stratégiques, apportant ainsi une large contribution à la connaissance des actions et des intentions de l’adversaire.

 

La BAP, système de combat et pion tactique élémentaire interarmées à dominante Air permettant la mise en œuvre cohérente et maîtrisée de toutes les capacités qui y sont déployées, s’inscrit désormais dans le temps et prouve chaque jour l’efficacité de son fonctionnement grâce aux excellents résultats obtenus depuis sa mise en place. Elle constitue un instrument de puissance au service de la coalition Inherent Resolve et de l'opération Chammal dans sa mission de lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de 130 militaires dans les régions de Bagdad et Erbil.

 

[1] Bilan des frappes au 2 juillet 2015

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

 

3 juillet 2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Version complète d'un article paru dans Le Monde du 2 juillet 2015

 

Il n’existe fondamentalement que deux manières de terminer une guerre : la négociation, plus ou moins explicite, ou la destruction de l’un des camps. En Irak, les Américains, par l’intermédiaire ou non du gouvernement irakien, ont négocié avec l’armée du Mahdi en 2004 et 2008 ou avec les tribus sunnites à la fin de 2006. En revanche le dialogue n’y a jamais été envisagé, ni possible en fait, avec l’Etat islamique en Irak, premier avatar de Daech. La destruction était donc la seule option et en 2007 et elle a presque réussi. Elle reste, à ce jour et pour l’instant, encore la seule voie envisagée face à l’Etat islamique (EI).

 

Le problème opérationnel qui se pose aujourd’hui est que si une campagne aérienne peut parfois imposer une négociation favorable, croire que cela peut entraîner la destruction de l’Etat islamique est en revanche un vœu pieux. C’est un espoir pourtant régulièrement mis en avant par certains responsables américains mais qui apparaît plus comme un argument de justification des actions en cours que comme une hypothèse sérieuse. Comme au temps du « comptage des corps » vietnamiens, le Pentagone peut se targuer de tuer 1 000 combattants ennemis chaque mois. Daech n’en augmente pas moins ses forces, et son expansion est surtout limitée par son incapacité à occuper le terrain au-delà de l’espace arabe sunnite qui lui assure ressources et légitimité.

 

Il est possible en fait que cette campagne aérienne, dont tous les Sunnites de la région constatent qu’elle les frappe eux et pas Assad, soit également et paradoxalement un sergent-recruteur  pour l’ennemi. D’un point de vue tactique, Daech a également adopté les méthodes de furtivité terrestre bien connues, comme la dispersion des forces, leur immersion dans la population, l’emploi de véhicules civils, la construction d’abris souterrains, etc. qui réduisent considérablement l’efficacité de la puissance aérienne. Pour autant, ces méthodes, en particulier la dispersion, ont aussi pour effet de rendre vulnérable à une offensive terrestre de grande ampleur. Or, celle-ci ne vient pas. 

 

Pour détruire un Etat ou une organisation formant un proto-Etat comme le « califat », on ne connaît pas pour l’instant d’autre moyen que de commencer par disloquer son armée et de réduire tout ce qui lui fournit les moyens et, surtout, les raisons de combattre. Cette dislocation ne peut, elle-même, être obtenue, à la manière de l’opération française Serval au nord du Mali, qu’en s’emparant du territoire contrôlé par l’ennemi tout en agissant sur les sources politiques de sa force et en préservant la population civile environnante.

 

Contre Daech, deux objectifs géographiques sont possibles : Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak et capitale économique de l’organisation, et l’Euphrate, de Falloujah à Raqqa, la capitale politique. La deuxième option est la plus difficile mais sans doute la plus décisive. Une fois les drapeaux du califat auto-proclamé retirés de Falloujah, Ramādī, Abu Kamal, Deir ez-Zor et Raqqa, la capacité de résistance des autres territoires de l’EI sera très affaiblie, y compris à Mossoul. Les allégeances diverses hors du territoire central s’en trouveront également fragilisées.

 

Cette offensive sur l’Euphrate serait logiquement menée par un corps aéroterrestre blindé appuyé par une capacité de frappe en propre précise et puissante, et dont la mission serait de progresser le long du fleuve, de cloisonner une à une les cités pour s’en emparer puis de les nettoyer de toute présence ennemie visible. Elle pourrait partir d’Urfa en Turquie, à condition que le gouvernement d’Ankara l'accepte ou, plus probablement, de  Bagdad, base politique et logistique bien plus aisée. La mise en place de ce corps prendrait techniquement des semaines, des mois si on ajoute le processus de décision politique préalable à la formation d'une coalition.

 

Autour de ce corps aéroterrestre et en profondeur du dispositif adverse, une autre force de frappe et de raids, s’attaquerait à la structure de commandement, à la logistique, aux mouvements et aux concentrations de forces. C’est bien cette combinaison des contraires entre l’impossibilité pour l’ennemi de se concentrer sous peine d’être frappé et l’impossibilité de résister efficacement à une puissante attaque au sol en étant dispersé qui donnerait un plein effet opérationnel.

 

L’armée de Daech est constituée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations pouvant varier de 30 000 à 80 000, parfois plus si on intègre des unités non-permanentes de défense locale. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, fondamentalement une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques des années 1960. En soi, il n’y a là rien de très puissant, une très faible fraction par exemple des armées de Saddam Hussein broyées par les coalitions menées par les Américains. La différence est que les combattants de l’armée de Daech sont plutôt compétents tactiquement et surtout très motivés. Ce dernier point fait toute la différence, surtout face à des forces armées et milices qui ne le sont pas hors de leur zone ethno-confessionnelle mais aussi face à des armées professionnelles occidentales, tout à fait résolues mais dont les gouvernements sont sensibles aux pertes. En 2003, il a fallu, malgré toute l’armée irakienne, moins d’un mois aux divisions américaines pour s’emparer de Bagdad depuis le Koweït. Un an plus tard, la prise de la seule ville de Falloujah, tenue par quelques milliers de combattants légers, a nécessité neuf mois d'efforts.

 

D’un point de vue tactique, cette motivation extrême permet d’introduire sur le champ de bataille des combattants-suicide, souvent motorisés, qui servent de missiles de croisière du pauvre. Avec la mobilité des milliers de véhicules légers disponibles, elle autorise aussi des modes d’action très décentralisés, en essaim offensifs ou défensifs, enveloppant les forces adverses ou s’infiltrant entre elles à la recherche du combat rapproché.

 

Comme la reprise de Tikrit l’a montré en mars dernier ou les batailles de l’époque de l’occupation américaine, face à un tel adversaire s’emparer de chaque ville le long de l’Euphrate sera difficile et prendra à chaque fois des semaines sinon des mois, pour éliminer jusqu’au dernier combattant suicide ou le dernier piège explosif. Pour reprendre Falloujah en novembre 2004, face à 3 000 combattants, les Américains ont déployé 15 000 hommes et d’énormes moyens de feux. La saisie de la ville a demandé une semaine de combats difficiles et encore un mois supplémentaire de nettoyage de toutes les habitations, le tout au prix de 73 tués et plusieurs centaines de blessés. Le contingent américain présent en Irak (130 000 hommes) avait alors mis plus d’un an pour reprendre le contrôle des villes du Tigre et de l’Euphrate au nord de Bagdad. L’ordre de grandeur pour une offensive sur l’Euphrate menée par une force moderne représente donc au moins dix fois ce que la France a déployé avec l’opération Serval, soit plus de 40 000 hommes avec des milliers de véhicules blindés terrestres et d’aéronefs. Il faut s’attendre ensuite à ce que cette force déplore plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, et beaucoup plus s’il s’agit de forces moins modernes, protégées et professionnelles que les troupes occidentales.

 

Encore ne s’agit-il là que de la phase de conquête, il faut ensuite contrôler et sécuriser le terrain pris tout en poursuivant la traque d’une organisation revenue à la guerre souterraine. Cela peut durer plusieurs années et nécessiterait de nombreux moyens humains, au moins 100 000 hommes, et de quoi administrer et faire vivre ce Sunnistan, avant une normalisation de la situation. Cela implique un comportement respectueux de la force occupante mais aussi, et c’est l’élément le plus important, un contexte politique qui fasse que cette force ne soit pas perçue comme illégitime.

 

Cette phase de stabilisation peut, si elle est bien conduite et avec les moyens suffisants, permettre de dégager des marges de résolution politique tout en tarissant l’Etat islamique et les autres organisations radicales de ses ressources, le combat n’en sera pas terminé pour autant. Après avoir été chassé de Bagdad et d’Anbar en 2007, l’EII a survécu pendant des années dans les provinces de Salah al-Din et surtout de Ninive avant de reprendre de l’ampleur. La traque, affaire de police et de services, doit donc continuer pendant la stabilisation, et elle constitue aussi une œuvre de longue haleine.

 

Actuellement, aucun acteur régional ne possède les moyens pour réaliser toutes ces opérations. Les armées locales, qui ne sont plus vraiment des armées étatiques mais des forces de défense du régime et des groupes non-sunnites, n’ont pour l’instant pas la motivation pour réaliser la conquête de l’Euphrate et cela dépasse largement le seul problème de formation technique et tactique auquel s’attache, en Irak, la coalition. Rappelons que depuis la chute de Saddam Hussein, le département d’Etat américain a formé, avec l’aide de sociétés privées, une première « nouvelle » armée irakienne  qui s’est effondrée en avril 2004 ; que le département de la défense a pris le relais ensuite, encadrant (une équipe de conseillers par bataillon, état-major, camp d’entraînement), finançant (25 milliards de dollars), appuyant par ses feux et soutenant par sa logistique, une collection de 200 bataillons qui ne se sont vraiment avérés utiles aux côtés des Américains qu’au bout de trois ans. Avec la politique sectaire de Nouri el-Maliki et la concentration des forces efficaces autour de sa personne, cette troupe est ensuite rapidement devenue une armée Potemkine. Les Américains et leurs alliés peuvent donc s’efforcer de reformer une troisième « nouvelle » armée irakienne mais il n’y a guère de raison pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Quant à l’armée d’Assad, actuellement la plus grande organisation terroriste au monde, il ne peut être sérieusement question de l’épauler sous peine de renforcer encore la position politique de l'ennemi. Ajoutons encore une fois que la conquête ne constitue qu’une première phase et pas forcément la plus compliquée. Si ces forces sont déjà incapables de s’emparer des bastions de l’EI, elles sont encore plus incapables de les tenir si elles se comportent comme elles se sont toujours comportées jusque-là.

 

De fait, actuellement, seules des armées professionnelles occidentales, et peut-être russe, peuvent envoyer des soldats combattre avec courage et efficacité sur l’Euphrate avec éventuellement l’appoint de forces des monarchies arabes, jordanienne surtout. Pour la phase de stabilisation, un contrôle par les forces d’Assad ou par des milices chiites irakiennes est par totalement inconcevable, comme l’ont montré, en Irak seulement, les suites de la prise de Tikrit ou les précédents des « forces spéciales de la police » utilisées par les gouvernements à dominante chiite depuis 2005. Pour assurer cette mission, il est pour l’instant difficile d’imaginer autre chose qu’une force internationale arabo-occidentale, en admettant que l’on trouve suffisamment d’Etats volontaires pour s’engager dans un nouvel « Afghanistan ».

 

Or et très clairement, les Etats extérieurs à la région, Etats-Unis en premier et sans qui rien d’important ne peut se faire, n’ont pas la volonté de s’engager vraiment, même lorsqu’ils sont frappés sur leur sol. Les affres des occupations afghane et irakienne sont encore trop récentes pour imaginer qu’un exécutif envisage sérieusement de le proposer à son opinion. En l’état actuel de la situation politique locale et intérieures aux différents membres de la coalition, il n’y aura donc pas de conquête de l’Euphrate, ni de stabilisation du territoire actuellement tenu par Daech.

 

La principale force de l’Etat islamique est la somme des contradictions et ambiguïtés qui paralysent ceux qui l’entourent pour qui il constitue à la fois un ennemi pour soi et un allié contre les autres. Envisager simplement de détruire militairement l’Etat islamique suppose donc d’abord une modification profonde du contexte politique environnant. Que le pouvoir se transforme à Bagdad et Damas, de gré ou par la force des événements, en quelque chose de plus légitime à la fois aux yeux de la communauté internationale et aux arabes sunnites de la région, ou au moins que le gouvernement turc considère Daech comme un ennemi et non un allié et il sera alors possible pour une coalition de mener une vraie offensive.

 

Sans cela, et c’est ce qui est le plus probable, sauf peut-être du côté de Damas, Daech continuera d’exister. Il faudra alors accepter de vivre en situation de guerre endémique, et donc d’accepter d’autres attaques terroristes, jusqu’à l’acceptation de l’existence d’un nouvel Etat radical au Moyen-Orient. La situation ressemblera alors en proportion réduite à l’attitude des Occidentaux face aux Bolcheviks, refusant leur existence mais ne voulant pas mener, outre quelques petites expéditions périphériques, une guerre directe contre eux et se contentant de soutenir des factions locales divisées. L’URSS s’est finalement formée, a occupé tout le vide politique qu’elle pouvait occuper pour se consacrer ensuite prioritairement à la mise en œuvre du communisme « dans un seul pays » et secondairement au Komintern. L’Occident a fini pas vivre avec la présence d’une URSS, contenue mais reconnue jusqu’à son effondrement. Plus récemment, l’Iran des mollahs a mis en place en 1979 une version chiite de l’Etat islamique actuel. La France et les Etats-Unis en particulier, l’ont affronté indirectement (provoquant la mort de plus de Français que Daech pour l’instant) puis se sont contentés de le contenir, avant, sans doute sous peu, de le reconnaître et de faire la paix. Nous avons également accepté de vivre, et même un temps de s’associer, avec la Libye de Kadhafi, que nous avions combattu au Tchad et qui avait, entre autres et là-aussi, tué plus de citoyens français par attentats que Daech. Nous sommes très proche d’une Arabie Saoudite, qui sur le fond n’est pas très différente idéologiquement de l'EI, mais qui a le bon gout de ne pas filmer ses exécutions et d’être riche. Un tel processus d'acceptation serait long, difficile à admettre, mais il est possible, sinon malheureusement hautement probable, faute de réelle volonté contraire. Il reste à imaginer ce que va représenter la vie avec Daech.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

02/07/2015 lorientlejour.com (AFP)

 

Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a appelé jeudi à un consensus au sein des députés de la chambre des Communes pour autoriser des frappes aériennes contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie.

 

Les députés britanniques avaient autorisé à l'automne dernier des frappes en Irak, se ralliant à la coalition internationale qui lutte contre le groupe extrémiste dans cette région, mais pas contre la Syrie. Jeudi, M. Fallon a souligné "le bien fondé" d'effectuer de frapper également dans ce dernier pays soulignant que l'EI ne connaît lui pas de frontière. Mais "le Premier ministre tient compte des réserves de certains membres de cette chambre et n'y présentera pas de motion en ce sens s'il n'y a pas de consensus", a-t-il dit.

 

En 2013, le Parlement avait infligé un camouflet à David Cameron en votant contre sa demande d'intervention en Syrie, à l'époque contre le régime du président Bachar el-Assad pour son utilisation d'armes chimiques. "Il appartient à tous les membres de cette chambre d'évaluer la meilleure manière de lutter contre l'EI, un califat diabolique qui ne respecte pas de frontières", a ajouté le ministre de la Défense.

 

Il a toutefois souligné que le gouvernement ne consulterait pas le Parlement avant de mener des frappes dans le cas où "l'intérêt national supérieur britannique serait menacé ou pour prévenir une catastrophe humanitaire". Il a aussi fait valoir que "toute action" qui pourra être prise par Londres "n'apportera aucune aide" au président syrien Bachar el-Assad ni à son régime.

 

Un éventuel vote ne devrait pas avoir lieu avant l'automne et la désignation du nouveau leader du parti travailliste le 12 septembre prochain.

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