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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:30
AT-4 launcher photo 4th Stryker Brigade Combat Team

AT-4 launcher photo 4th Stryker Brigade Combat Team

 

June 8, 2015: Strategy Page

 

The United States recently delivered 2,000 AT4CS (the CS stands for "Confined Spaces") one-shot shoulder fired rocket launchers to the Iraqi military. Half of this shipment was held back for training purposes, since it does require some practice to become proficient with the AT4.

 

Made by a Swedish firm (Saab Bofors) the U.S. Marines have been using AT4 since the 1990s and Iraqis who saw it in action were impressed. The 6.8 kg (15 pound) weapon has a range of 300 meters and can destroy bunkers as well as armored vehicles. Many have been used in Iraq and Afghanistan by American and other NATO forces.

 

The AT4CS can be fired from inside a building and that capability attracted U.S. SOCOM (Special Operations Command) and the U.S. Marine Corps to buy many of these missiles. The AT4CS is a one shot system that can operate with reusable night vision equipment. The 1.8 kg (four pound) rocket is fired from a one meter (40 inches) long launcher. The maximum range of the rocket is about two kilometers. The warhead doesn't arm until the rocket is about ten meters from the launcher. It takes about one second for the rocket to go 250 meters. The warhead can penetrate about 500mm (nearly 20 inches) of steel armor. Thus the AT4 is very useful against the thick walled compounds commonly found all over Iraq.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:30
Comment lutter contre Daesh ?


01.07.2015 LeMonde.fr
 

La communauté internationale parviendra-t-elle à vaincre l'organisation Etat islamique qui vient de célébrer le premier anniversaire du « califat » ? Analyse des stratégies militaires pour réduire son emprise au Proche-Orient.

 

- Détruire les capitales du « califat », par Michel Goya, colonel dans les troupes de marine et historien. Il est possible de vaincre militairement Daech grâce à une grande opération héliportée et aéroportée sur l’Euphrate. Un combat qui pourrait durer plusieurs années et qui nécessiterait au moins 100 000 hommes sur le terrain

 

- La logique suicidaire de Daech pourrait provoquer sa propre chute, par Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La logique nihiliste de l’Etat islamique pourrait se retourner contre lui et accélérer son effondrement.

 

A lire aussi :

 

- Face à la progression de l’Etat islamique, quelle stratégie pour la coalition ? La réunion des alliés de la coalition mardi à Paris doit permettre d’échanger sur le plan à adopter après les récentes avancées des djihadistes..... Le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, est arrivé, mardi 2 juin, à Paris, déterminé à relancer la dynamique contre l’expansion de l’Etat islamique.

 

- Face à l'avancée djihadiste, les Etats-Unis impuissants

 

- L'art militaire de l'antiterrorisme Au fil des années, la lutte contre le terrorisme a glissé du terrain policier vers le domaine militaire. Pour l'armée française, elle devient un élément structurant.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:30
photo Lockheed Martin

photo Lockheed Martin


01.07.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Un petit point sur les 36 F-16 Fighting Falcon destinés à l'armée de l'air irakienne...

Le Pentagone, dans le cadre d'une FMS, a attribué un marché de soutien logistique (contractor logistics support) à Lockheed Martin (lire ci-dessous). Les prestations seront effectuées à Balad Air Base en Irak mais aussi à Tucson (Arizona) où eu lieu depuis la fin 2014 la formation des pilotes irakiens. Cette délocalisation a été provoquée par le rappel des contractors US pour cause d'insécurité croissante.

 

"Lockheed Martin Corp., Lockheed Martin Aeronautics Co., Fort Worth, Texas, has been awarded an $119,200,000 cost-plus-fixed-fee, undefinitized contract action for contractor logistics support. Contractor will provide CLS for the Iraq F-16 program. Work will be performed at Balad Air Base, Iraq, with ongoing CLS support activity in Tucson, Arizona; Fort Worth, Texas; and Greenville, South Carolina, and is expected to be complete by Aug. 31, 2016. This contract is 100-percent foreign military sales. This award is the result of a sole-source acquisition. Air Force Life Cycle Management Center, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, is the contracting activity. (FA8615-12-C-6012)."

Huit F-16 ont été livrés à Tuckson pour la formation des Irakiens (voir des photos ici) mais l'un des avions s'est écrasé la semaine denrière. Le Brigadier General Rafid Mohammed Hassan a été tué lors de ce crash qui a eu lieu de nuit lors d'un entraînement avec le 162nd Wing de l'Arizona Air National Guard.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Les Mirage 2000, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions ISR de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée.

 

Cette semaine, 14 missions de renseignement ont été menées, qui ont conduit à 6 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar et Falloujah. 13 objectifs ont ainsi été détruits dont des positions de tir et un centre de transit de Daech.

 

Ces dernières missions de renseignement et de reconnaissance armée portent le bilan total au 1er juillet 2015 à 964 sorties, 162 frappes qui ont permis la neutralisation de 252 objectifs.

 

Dans les régions de Bagdad et d’Erbil, le volet appui à la formation et conseils se poursuit au profit des forces armées iraquiennes. Cet appui est assuré par le DIO 13 (13e DBLE – demi-brigade de Légion étrangère) en charge de l’instruction opérationnelle de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS), et le détachement Advise & Assist (3e brigade légère blindée relevée par la 27e brigade d’infanterie de montagne) dont la mission est axée sur la formation et le conseil des militaires de la 6e division iraquienne. Composé de 130 militaires, le détachement français a formé  depuis mars 2015 :

1 000 stagiaires de l’ICTS aux savoir-faire ZURB (combat en zone urbaine), SAN (sauvetage au combat) et contre-IED (engins explosifs improvisés) ;

300 moniteurs de la 6e division iraquienne en ZURB, SAN, contre-IED et au travail d’état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 18:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

01/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le capitaine Patrick, déployé dans le cadre de l’opération Chammal depuis le 28 mars 2015, est chef du soutien technique Mirage 2000, l’un des services de soutien technique de la base aérienne projetée en Jordanie. Son rôle est d’encadrer et de superviser le travail des 66 mécaniciens œuvrant sur les 6 Mirage 2000 du théâtre. Son unité, structurée par spécialité (avioniques, vecteurs, armuriers, motoristes, et personnels spécifiques) travaille par équipe de jour comme de nuit en fonction du tempo opérationnel.

 

En métropole, le capitaine Patrick occupe le poste d’adjoint au chef de la division management d’un escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) sur base aérienne, et a essentiellement en charge le maintien de la navigabilité pour une quarantaine de Mirage 2000.

 

Attiré par la technologie de pointe, notamment électronique, ainsi que par les aéronefs, et désireux de travailler sur des matériels très performants, c’est tout naturellement qu’il a choisi d’intégrer l’armée de l’Air en 1988 avec la spécialité « électronicien de bord ».

 

Après sa formation à Nîmes, puis à Rochefort, il est affecté à la BA 124 de Strasbourg au sein de la 33eescadre de reconnaissance, où il a occupé les fonctions de spécialiste des capteurs de reconnaissance sur les MirageF1 CR. Muté en 1994 sur la BA 112 de Reims, toujours en escadre de reconnaissance, il a occupé tous les postes correspondant à ses grades successifs, passant d’équipier à chef de service, d’abord au sein du groupement d’entretien et de réparation des matériels spécialisés, puis à l’escadron technique spécialisé, et enfin au sein de l’escadron de reconnaissance 2/33 Savoie.

 

Affecté à l’ESTA de Dijon en 2007, le capitaine Patrick a réussi l’examen pour devenir major mais a décidé, en raison de son jeune âge (38 ans) et des perspectives professionnelles qui s’offraient à lui, de passer également l’examen permettant d’accéder au corps des officiers. Promu lieutenant en 2008, il a rejoint une unité de contrôle de la navigabilité puis, 4 ans plus tard, l’ESTA, où il est actuellement en poste. « Etre passé par tous les grades de sous-officier me permet aujourd’hui de bien appréhender les difficultés professionnelles que rencontrent mes jeunes sous-officiers et de les aider à les résoudre ».

 

De sa carrière, il retient le fait « d’avoir eu l’opportunité de travailler sur tous les capteurs de reconnaissance et d’avoir produit des images dans le cadre de son métier, ce qui est gratifiant pour un mécanicien» mais aussi son « passage du Mirage F1 CR, avion de reconnaissance, au Mirage 2000, avion de guerre, qui constitue une suite logique dans la carrière de mécanicien avion».

 

Déployé à plusieurs reprises en Arabie Saoudite, au Tadjikistan, au Tchad et au Mali, le capitaine Patrick totalise une dizaine d’opérations extérieures (OPEX) ; il a également participé à des exercices tels que Maple Flag et TLP, ainsi qu’à plusieurs campagnes de tirs à Solenzara et Cazaux. Les OPEX et missions ont constitué pour lui autant de riches expériences permettant de le former aux postes de chef d’équipe puis de chef de service.

 

« Parmi mes meilleurs souvenirs figurent les moments forts des OPEX, les escadrillages, les remises d’insignes selon les traditions et l’esprit de solidarité et de cohésion que l’on trouve encore entre les pilotes et les mécanos».

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

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01/07/2015 Sources EMA

 

Le 11 juin 2015, sur une base qatarienne, quelques militaires français insérés dans le CAOC (1) positionné au Qatar au sein de la coalition Inherent Resolve, dans le cadre l'opération Chammal, ont fait un dernier adieu à l'E3F en bout de piste.

 

L'E3F, l’avion Awacs de commandement et de conduite aéroporté, s'en retournait en France, après une mission de 3 mois. Plus qu'un simple "radar volant" permettant le contrôle des aéronefs dans une zone précise, l'E3F coordonnait le vol de missions aériennes multiples, comme le CAOC, mais en l'air. Ce mastodonte de 100 tonnes à vide, de près de 45 mètres tant en envergure qu'en longueur, emportait un équipage de 15 à 20 personnes selon la nature des missions.

 

"Nous pouvions partir pour des missions courtes de 5 à 6 heures, tout comme pour des missions très longues, jusqu'à 12 à 16 heures, si un ravitaillement en vol était programmé" explique le chef de mission, "notre mission consistant, à tour de rôle avec les quelques autres pays de la coalition, et ils sont très peu nombreux à posséder cette capacité, à surveiller le ciel irakien, à contrôler et coordonner les missions des avions alliés, dont nos Rafale, nos M2000, l'ATL2 et notre ravitailleur C135, engagés dans Chammal ".

 

Une grosse trentaine de missions ont ainsi été réalisées pendant ces 3 mois, totalisant près de 340 heures de vol dont 120 de nuit, permettant la surveillance continue du ciel irakien et le contrôle de plusieurs milliers de mouvements aériens dans la zone. Engagé sur tous les fronts, l'E3F, qui avait participé aux opérations Harmattan et Serval, a assuré dans le même temps la participation française aux mesures de réassurance en Europe de l’Est et la mission permanente de surveillance du territoire national.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

(1) CAOC : combined air operation centre : centre interalliés des opérations aériennes

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

30/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Initialement déployés dans le cadre d’un détachement, les Mirage 2000D présents en Jordanie sont dorénavant soutenus et accueillis au sein d’une base aérienne projetée (BAP).

 

Alors que l'opération Chammal entre dans son neuvième mois, le colonel Laurent vient de prendre le commandement de cette BAP, entité opérationnelle air positionnée en Jordanie, sur décision du chef d'état-major des armées et en plein accord avec les autorités jordaniennes.

 

Le colonel Laurent nous présente ici en quoi consiste une base aérienne projetée, et quelles sont les particularités de la BAP déployée en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal.

 

Rédacteur : Mon colonel, nous sommes en Jordanie, mais sur une base aérienne ?

 

Colonel Laurent (COMBAP) : Comme en Métropole, nous sommes sur une base aérienne, qui, ici en Jordanie pour Chammal, comme ailleurs pour une autre opération, est le système de combat et le pion tactique élémentaire de la composante aérienne.

 

Un système de combat !? Au même titre que les Mirage 2000 ?

 

COMBAP : Seuls, les Mirage 2000 ne peuvent pas partir au combat. Pour qu’ils effectuent une sortie aérienne, j’ai besoin de toutes les femmes et tous les hommes qui assurent au quotidien le soutien et les fonctions spécifiques nécessaires à l’activité aérienne.

Pour que les avions décollent, j’ai besoin de tous ces militaires aviateurs qui participent à la réalisation de la mission, chacun dans leur métier : gérer, nourrir, armer, protéger, soigner, entretenir et réparer, …

Toutes ces personnes, associées aux matériels, aux bâtiments et aux avions, tout cet ensemble donc, forme une entité indivisible, dont les rôles sont complémentaires : un système de combat, dont je suis le commandant.

C’est vers moi que se tourne le commandement des opérations pour que les missions aériennes de l’opération se réalisent, pour que le personnel les assure dans les meilleures conditions de sécurité, en vol comme au sol.

 

Mon colonel, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement la projection d’une base aérienne ?

 

COMBAP : Que se passe-t-il quand la France décide de participer à une opération loin du territoire national ? Elle utilise ses moyens, elle les projette. Mes camarades de l'armée de Terre vont envoyer un GTIA, un groupement tactique interarmes, lequel sera déployé par nos avions ou par les bateaux de la Marine nationale. Mes camarades marins vont utiliser une frégate, un BPC (bâtiment de projection et de commandement) ou parfois même le groupe aéronaval.

L'armée de l'Air, quant à elle, déploie une base aérienne. Mais vous comprenez que si elle peut envoyer des avions, et ce sont d'ailleurs parmi les premiers à partir, elle ne peut en revanche projeter ni la piste, ni les bâtiments. Pour autant, nous en avons besoin. Deux solutions vont se présenter. Il n'y a rien, il faut tout faire. Ou bien comme ici en Jordanie, certaines infrastructures sont déjà existantes. La projection des personnels et des moyens est alors adaptée à la situation. Au final, nous avons notre système de combat, le même qu'en France, une base aérienne, mais projetée, dont j'assure le commandement.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
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photo Armée de l'Air

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:30
Le "califat" du groupe Etat islamique entre dans sa seconde année

 

29.06.2015 Romandie.com (ATS)

 

Le "califat" du groupe État islamique (EI), à cheval sur la Syrie et l'Irak, entre dans sa deuxième année. La communauté internationale s'avère incapable d'arrêter les atrocités des djihadistes qui ont récemment frappé en Tunisie ou au Koweït.

 

Le groupe dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi avait annoncé le 29 juin 2014 qu'il redonnait naissance à une forme de gouvernement islamique dénommé le "califat" et assuré qu'il allait "durer et s'étendre". En un an, il a élargi son territoire en Syrie et en Irak en dépit de la création d'une coalition conduite par les États-Unis, qui veut l'éradiquer.

L'EI a également réussi à constituer un réseau de groupes qui lui sont affiliés à travers le monde. Le groupe cherche à distiller la peur bien au-delà des pays où il est présent.

Cette semaine, il a revendiqué une attaque meurtrière en Tunisie qui a coûté la vie à 38 personnes, majoritairement des touristes étrangers. Il est également soupçonné d'être derrière l'attentat-suicide contre une mosquée chiite au Koweït, qui a fait 26 morts.

L'EI pourrait aussi avoir servi d'inspiration à l'auteur d'une attaque en France qui a égorgé son patron et tenté de faire exploser son véhicule dans une usine de gaz.

"Ce n'est pas clair si ces actions sont centralisées ou coordonnées par l'EI. Mais nous risquons de voir des membres ou des sympathisants de l'EI, rentrés chez eux après avoir reçu une formation militaire, mener à leur initiative des attaques dont l'ampleur dépend de leur capacité, de leurs moyens et des opportunités", note Yezid Sayegh, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

 

Tueries et exécutions brutales

La manière dont l'EI gouverne son territoire en Syrie et en Irak suscite la peur et l'horreur. Des tueries massives et des exécutions brutales sont devenues sa marque de fabrique. Le groupe contrôle environ la moitié du territoire syrien, dont une large partie est inhabitée, et près d'un tiers de l'Irak.

En Syrie seulement, il a exécuté en un an plus de 3000 personnes, dont 1800 civils, a indiqué dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi eux, 74 enfants. Ce bilan inclut 200 personnes tuées dans la ville kurde de Kobané (nord) lors d'une attaque la semaine dernière et 900 membres de la tribu sunnite des Chaïtat qui ont péri en 2014 pour s'être opposés aux djihadistes.

Aucun chiffre précis sur les crimes commis en Irak n'est disponible. Mais le groupe est soupçonné d'avoir exécuté des milliers de personnes, dont 1700 recrues, en majorité chiites, assassinées au nord de Bagdad.

A cela, il faut ajouter les milliers de morts dans les combats en Syrie et en Irak: rebelles syriens, combattants kurdes, militaires dans les deux pays, ainsi que des miliciens chiites en Irak.

 

Manque d'armes et de motivation

Ses adversaires ne peuvent se targuer de réels succès. En tout cas pas les militaires irakiens, particulièrement critiqués pour avoir abandonné leurs positions à la mi-2014.

"Bagdad possède en principe des forces suffisantes pour contrôler le territoire, mais le problème, c'est que toutes les forces combattant l'EI ne reçoivent pas leurs instructions de Bagdad. Certaines agissent à leur guise et d'autres reçoivent leurs instructions d'ailleurs", remarque Zaid al-Ali, auteur du livre "Le combat pour l'avenir de l'Irak".

En Syrie, seules les forces kurdes, soutenues par la coalition internationale, ont infligé de réels revers à l'EI. Selon des analystes, les rebelles manquent d'armes de qualité et les forces du régime manquent de motivation pour faire plier les djihadistes.

 

Corruption et autoritarisme

Même la coalition ne peut se prévaloir que de succès limités. Elle a épaulé les troupes au sol qui ont réussi à chasser l'EI de Kobané et de Tall Abyad en Syrie, ainsi que de Tikrit et de la province de Diyala en Irak. Mais les djihadistes continuent d'engranger des victoires, comme la capture récente de la cité antique de Palmyre en Syrie ou la capitale provinciale de Ramadi en Irak.

Pour les analystes, le succès de l'EI résulte plus de problèmes politiques que de questions militaires. Il est dû à des "divisions confessionnelles, de la corruption et des décennies d'autoritarisme", affirme ce chercheur.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées  

 

Il est 6 heures ce matin sur la base, le soleil est déjà haut ; le thermomètre affiche 45°C. Trois avions attendent sur le tarmac, deux Rafale de l’armée de l’Air et un Atlantique 2 (ATL2) de la Marine nationale. Ils sont parés pour effectuer une mission  ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance), qui permet de collecter des renseignements dans la profondeur grâce notamment à des photographies de précision.

 

L'équipage de l'ATL2 prépare l'ensemble des appareils qui seront utilisés au-dessus de l'Irak pour photographier, identifier, surveiller et reconnaître. Dans les Rafale, les équipages font les derniers contrôles du moteur et de l’électronique embarquée, notamment le PodReco NG (système numérique de reconnaissance aérienne) pour rapporter et exploiter des images.

 

Marins et aviateurs sont concentrés. Ils partent, les premiers pour 10 heures de vol, les seconds pour 6 heures ; tous en survol d’un territoire hostile. Le ciel est sûr, mais le risque existe. Les Rafale sont armés de missiles d'autodéfense MICA. L'ATL2, lui, vole à distance de sécurité mais emporte néanmoins une autoprotection par leurres infrarouges. Sans ces missions de renseignement, la coalition Inherent Resolve et son volet français, Chammal, seraient aveugles. Marins et aviateurs utilisent différents moyens ROIM (1) complémentaires, qui vont permettre au personnel en charge du renseignement d'offrir toutes les informations permettant aux forces de sécurité irakiennes et à la coalition de combattre le groupe terroriste Daesh.

 

Les pilotes ont fini leurs vérifications. Les hélices tournent, les réacteurs vrombissent, les pistards et les pilotes entament leur langage des signes. Les tests au sol sont positifs, les roulages commencent, le grondement des décollages se fait entendre, les avions disparaissent à l’horizon…

 

Comme prévu, les Rafale atterrissent 6 heures plus tard. Les mécaniciens, pistards, vecteurs, armements et avioniques sont tous présents pour la remise en condition des avions. Bien que fatigués, pilotes et navigateurs, en descendant de leurs machines, adressent un petit geste de remerciement en direction de leurs équipes de soutien.

 

De leur côté, les marins sont toujours sur zone, car leur autonomie leur permet une mission plus longue. Cependant, il ne leur est pas nécessaire d’attendre le retour à la base pour l’exploitation des images, les traitants commencent donc à bord.

 

Sur le tarmac de la base, l'avionique s'affaire sur le Pod Reco NG. Il en retire un gros boitier, un disque dur où sont stockées les images réalisées par les Rafale. Elles seront exploitées par les interprétateurs image. De leur travail découlera d'autres missions aériennes, d'autres objectifs à neutraliser.

 

Le travail du jour va consister à vérifier, sur demande des états-majors, des indices d'activités : par exemple comment sont configurés certains véhicules, notamment les engins de génie civil, les mouvements de circulation autour de bâtiments, et ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'une fabrique d'IED (engins explosifs improvisés) ou de véhicules IED. "Les photos sont ensuite légendées" nous apprend le sergent Julien. L'exploitation se poursuit : recherche de ponts, d'infrastructures clés, de travaux de génie ou autres, tout indice qui indiquerait que Daesh réalise une opération à l'endroit de la photo.

 

Le travail terminé, les photos sont enregistrées dans la base de données puis transmises aux différents états-majors, en particulier le CAOC de Chammal-Inherent Resolve, le Combined Air OperationCentre, le centre interallié des opérations aériennes où des personnels français de Chammal planifient les futures opérations aériennes.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

(1 )ROIM : renseignement d'origine image

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:30
Mai 2015, opération Chammal: les légionnaires de la 13e DBLE au ICTS

 

25.06.2015 Crédit : État-major des armées / Armée de l'air

 

Des légionnaires de la 13e DBLE assurent des instructions au profit de stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS). D'autres instructions vont prochainement débuter notamment pour former les futurs moniteurs de l'ICTS.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

25/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Ces deux dernières semaines, les Mirage 2000D, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée, en coordination avec les 60 autres pays membres de la coalition.

 

Au cours de cette période, 38 sorties aériennes ont été menées par les avions de la force. Ces missions ont permis, outre d’alimenter le renseignement de la coalition sur les unités de Daech, la réalisation de 11 frappes et la neutralisation d’une trentaine d’objectifs dont un bâtiment qui servait à l’élaboration de véhicules suicide, dans un centre logistique du groupe terroriste. En parallèle, les formations dispensées sur le sol irakien se poursuivent au profit des forces irakiennes (Peshmergas, ICTS, et 6e division irakienne).

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:30
The Reality Of The Islamic State

 

June 23, 2015: Strategy Page

 

ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) has taken control of three major cities and the results have been unpleasant and expected. In 2014 they took the eastern Syria city of Raqqa (population 500,000) and turned it into an “Islamic city.” Strict lifestyle rules were imposed and local Christians have to pay an extra tax to avoid persecution. Then, in mid-2014 they took Mosul (two million) in Iraq. In May 2015 they took Ramadi (200,000). All three cities already had problems with electricity and water supplies and shaky sewage systems. Many of the inhabitants of these cities fled, although that became more difficult once armed ISIL men were patrolling the streets and controlling the roads in and out of town. In Ramadi more than half the population was gone when ISIL arrived and that was largely because it was now well known what would happen when ISIL took over. In short, nothing good.

 

ISIL enforces the strictest lifestyle rules, based on an interpretation of Islamic scripture that is more hostile to most modern tech than al Qaeda ever was. That means no music, video or anything that can be identified as “Western.” Exceptions are made, grudgingly, when it is necessary to keep ISIL members alive. Thus while Western aid groups are banned, Western medical supplies are allowed in but ISIL members get priority. Even Moslem medical personnel must prove there are Islamic enough to meet ISIL standards. Those who cannot, and that means most of them, are threatened. Some are killed but the rest flee. The few medical personnel who remain can barely care for ISIL leadership and some combat wounds.

 

Getting electricity, water and sanitation networks operating is a priority but crippled by lack of supplies (especially fuel) and spare parts as well as people qualified to repair and operate things. Anywhere else in the Middle East foreign suppliers and experts would be called upon as necessary. That is not Islamic according to ISIL and instead locals with some skills to step forward and try to cope. The result is intermittent water supplies, unreliable sanitation systems and lots of people using portable generators for power or living in the dark.

 

Many of the civilians who stayed behind have managed to adapt and an economy of sorts has been created. In late 2014 ISIL sought to create their own currency (gold coins) but that did not get far. So any currency (local, Western) that works is used. “Taxes” are collected in a medieval fashion that could best be described (in modern terms) as opportunistic extortion. This begins with lots of looting when ISIL takes control of new territory. While much is made of Moslems (especially Western ones) trying to get to get to the Islamic State the reality is that more people already there are trying to get out. In many cases this is a matter of life and death because the collapse of the medical care system has left most people with few useful options if they get sick or injured. ISIL considers such misfortunes “the will of God” and complainers are regarded as heretics.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:30
Chammal : remise de décorations et récompenses

 

22/06/2015 Armée de l'air

 

Le 10 juin 2015, au cours d'une cérémonie dédiée aux 100 ans des escadrilles SPA38 et SAL56 l’amiral commandant la zone maritime océan Indien a remis des décorations et récompenses à des militaires engagés dans l'opération Chammal.

 

Des officiers et sous-officiers se sont en effet vus récompenser pour leur action qui a permis à plusieurs occasions aux éléments déployés dans le golfe arabo-persique de mener à bien des opérations, dans le cadre de l'opération Chammal de lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

 

Deux croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze ont été décernées au commandant Benjamin et au capitaine Thomas pour leur action lors des frappes décidées par le Président de la République, notamment la première, le 19 septembre 2014.

 

Un témoignage de satisfaction du chef d’état-major des armées et une lettre de félicitations d’ALINDIEN ont été remis au commandant Cécile et à l'adjudant Philippe pour souligner leur engagement lors d'évènements particuliers liés à la sécurité des vols.

 

 

2015 célèbre le centenaire de la SPA 38 et de la SAL 56

 

Créées respectivement en janvier et mai 1915, ces deux escadrilles ont été particulièrement engagées lors de la Première Guerre mondiale. Ainsi, le général Soulet, commandant des forces aériennes, explique dans son ordre du jour : "La SPA 38 a remporté 100 victoires homologuées et 98 non homologuées. Lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, l'escadrille est chargée de la défense des ports du sud et du nord de la France, jusqu'à sa mise en sommeil, en 1942. En 1951, elle est intégrée au groupe, puis à l'escadron de chasse "Languedoc". Elle participe aux missions de chasse et de bombardement que conduit l'armée de l'air au cours de la moitié du XXe siècle en Indochine, en Irak et en ex-Yougoslavie". 

 

Le général poursuit : "A la fin de la guerre 1914-1918, l'escadrille SAL 56 déplore la perte de 17 aviateurs morts en service aérien commandé. Opérant jusqu'à l'armistice de 1940, la SAL 56 renaît au sein des forces aériennes stratégiques pour assurer la permanence de dissuasion nucléaire sur Mirage IVA de 1965 à 1976."

 

Depuis le 4 novembre 2010, la SPA 38 et la SAL 56 sont réunies au sein de l'escadron de chasse 3/30 "Lorraine" et porte haut les couleurs de la France dans le ciel irakien, pour l'opération Chammal. Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération mobilise plus de 700 militaires et vise à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes, dans la lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:30
Chammal : Point de situation au 18 juin 2015

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armée en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 19 sorties aériennes et 7 frappes contre des objectifs au sol.

 

Cette semaine, la force Chammal a réalisé sa 150e frappe contre le groupe terroriste Daech. Au-delà des frappes, les missions aériennes de renseignement conduites par les aéronefs quotidiennement sont primordiales. Elles ne sont pas seulement un préalable nécessaire aux missions de frappes : elles sont à elles seules fondamentales pour cartographier l’adversaire et analyser son comportement en coordination avec nos alliés. Le produit de ces missions est exploité en synergie au sein de la coalition.

 

A Bagdad, une partie des militaires qui armaient le détachement de formation a été relevée le 16 juin. Ce détachement poursuit les formations spécifiques dispensées aux stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) et de la 6e division irakienne. D'autres cours vont prochainement débuter notamment pour former les futurs moniteurs de l'ICTS.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 Armée de l'air

 

Dimanche 13 juin 2015, des équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale ont réalisé une mission de renseignement conjointe au dessus de l’Irak.

 

6 heures. Le soleil est déjà haut et la température avoisine les 45°C. Sur le tarmac, deux équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale se retrouvent. Trois avions les attendent : deux Rafale et un Atlantique 2 (ATL2). Ensemble, ils partent pour une mission de recherche et de renseignement (ISR - Intelligence, surveillance and reconnaissance). Leurs objectifs sont de récolter des photographies à la fois uniques et complémentaires de celles produites par les autres outils de recueil de renseignement.

 

C’est déjà l’heure des derniers réglages. Pendant que les marins terminent d’équiper l’ATL2, les aviateurs réalisent les derniers « checks » moteur et électronique embarquée sur le Rafale. Équipés d’une nacelle de reconnaissance et armés de missiles d’autodéfense MICA, les Rafale vont réaliser six heures de vol en territoire hostile.

 

Ces missions de renseignement photographique sont indispensables à l'opération Inherent Resolve, dont Chammal constitue la contribution française. En utilisant des moyens de renseignement d’origine image, les spécialistes du renseignement vont pouvoir exploiter les informations et ainsi aider les troupes au sol à combattre le groupe terroriste Daech.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 05:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

16/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 19 septembre 2014, sur ordre du Président de la République, la première opération militaire aérienne française était menée en Irak par deux Rafaleet un ravitailleur C135 contre le groupe terroriste Daech. Suite aux missions de reconnaissance et de renseignement effectuées les jours précédents par un avion de patrouille maritime Atlantique 2de la Marine nationale, cette opération avait pour objectif de détruire un dépôt logistique de Daech repéré dans la région de Mossoul.

 

Le 26 avril 2015, la France effectuait sa 100ème frappe.

 

Le 12 juin dernier, au cours d'une mission de plus de cinq heures, une patrouille de deux Mirage 2000 D en mission de reconnaissance armée a engagé trois positions de combat de Daech dans la région de Tall Afar. Il s'agissait de la 150ème frappe française.

 

La patrouille de chasseurs, équipée du pod de désignation laser Damoclès, a porté ses frappes entre 14h14 et 14h19, heure de Paris avec trois bombes guidées laser, deux GBU12 et une GBU49. Opérant depuis la Jordanie, les Mirage 2000D ont effectué deux ravitaillements en vol à l'aide d'un avion ravitailleur C135 de la coalition, engagé dans l'opération Inherent Resolve, dont Chammal est la contribution française.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:30
photo EMA

photo EMA

 

11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Chammal.

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 15 sorties aériennes et 8 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 9 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Mossoul, Sinjar, Tall Afar et Baiji.

 

Un avion E-3F, déployé au Qatar depuis le 15 mars 2015, a participé aux opérations aériennes jusqu’au 10 juin, date à laquelle il a été désengagé.

 

En parallèle, au sol, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit de 300 militaires de l'ICTS, ainsi que de la 6e division irakienne pour des formations en contre-IED.

photo EMA

photo EMA

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:30
L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

11.06.2015 par JF Fiorina - notes-geopolitiques.com
 

La « guerre révolutionnaire » des nouveaux jihadistes

Comment vaincre l’Etat islamique (EI) ? La stratégie à adopter face aux avancées du groupe jihadiste en Irak et en Syrie a été au cœur d’une réunion, le 2 juin 2015 à Paris, des pays de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Malgré 4 000 raids aériens menés en dix mois, l’avancée des extrémistes sunnites n’a pu être contenue.

Pire : ces dernières semaines ont vu tomber entre leurs mains les importantes villes de Ramadi (Irak) et Palmyre (Syrie) – un joyau architectural inscrit au patrimoine de l’humanité. Les raisons de cet échec sont nombreuses.

Le double jeu mené par les autres acteurs sunnites et leurs alliés occidentaux en Syrie, où l’objectif prioritaire reste de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad, n’y est pas étranger. Mais c’est sans doute dans le diagnostic de ce qu’est la réalité de l’EI, de ses objectifs et de ses actions qu’il faut chercher les racines de ce cuisant échec.

Car comment combattre une puissance que l’on se refuse à essayer de comprendre ?

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) cité par Le Monde du 02/06/2015, « l’EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien, a encore étendu son emprise près de la frontière turque et au sud de la cité antique de Palmyre, conquise le 21 mai ».

Depuis son offensive fulgurante lancée le 9 juin 2014, l’EI s’est emparé de larges pans de territoires érigés officiellement en Califat le 29 juin suivant.

S’il a profité de la guerre déclenchée en Syrie pour y prendre progressivement, depuis 2013, le contrôle de vastes régions, l’EI a pour origine le champ de braises laissé par les Américains en Irak.

C’est ce que rappelle Xavier Raufer, directeur des études du Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines (DRMCC) de l’Université Paris 2, dans une récente étude publiée sous forme de supplément au n°5 de la revue Conflits (avril-mai-juin 2015).

 

Irak, « le laboratoire du siècle »

Professeur au CNAM, le criminologue Alain Bauer le souligne dans son introduction à l’étude du DRMCC : « Sans compréhension pleine et entière du terrible engrenage irakien, qui va de ‘Mission Accomplished’ à une évacuation sans gloire, la terreur ne saurait se résorber, elle ne pourra que perdurer ».

Un engrenage très directement lié à l’intervention de Washington, justement dénoncée en 2003 par la France (ainsi que par l’Allemagne et la Russie). Pour Xavier Raufer, « l’occupation américaine a transformé ce pays en couveuse à jihadis ; en un laboratoire où ils inventent et perfectionnent leurs techniques de guérilla : véhicules piégés, enlèvements, bombes artisanales et autres terrifiants engins, issus d’une efficace et abordable boîte à outils, employée à grand succès de l’Afghanistan au Mali, en passant par le Yémen ».

L’appellation de « terrorisme » est potentiellement trompeuse : c’est en fait une « guerre révolutionnaire » que les États-Unis ont perdue entre 2006 et 2012, et qui se poursuit aujourd’hui en débordant son cadre initial.

Une guerre révolutionnaire au sens précis où l’entendait son concepteur, Mao Tse Toung, notamment dans son texte De la guerre prolongée (1938), c’est-à-dire un conflit idéologique et total. Idéologique, l’islam remplaçant le communisme qui était au centre de la doctrine maoïste à la fois comme « horizon indépassable » et moyen d’encadrement – y compris par la terreur – de la population.

Conflit total aussi, où la guérilla ne constitue qu’un aspect, voire une phase transitoire de la guerre, l’objectif restant, par un grignotage progressif du territoire ciblé, la « bataille décisive » : celle qui, grâce à un rapport de force favorable, permet de faire basculer la situation en sa faveur.

La puissance, notamment en matériel moderne servi par des soldats aguerris, de l’Etat islamique, de même que sa stratégie de conquête et de renforcement d’un espace géographique viable, confirment cette analogie.

Car l’Etat islamique est d’abord une puissance militaire, de l’ordre de 10 000 à 25000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées.

C’est pourquoi Daesh ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est d’ailleurs le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qu’atteste le choix de renforcer les moyens et la formation des peshmergas puis surtout, désormais, de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

 

Anatomie du nouveau Califat

« L’Etat islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », estiment Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’Etat islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble 2015.

Des causes immédiates sont certes à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine, bien sûr, qui a directement provoqué l’insurrection tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites.

Créé artificiellement sur les décombres de l’Empire ottoman, l’Irak est naturellement travaillé par des forces centrifuges. C’est pourquoi l’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, identitaires.

Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside, VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma.

L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il impose un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

A l’instar d’Al Qaïda dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale.

« Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le Parti Bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

Quels scénarios pour l’avenir?

Pour les auteurs de L’Etat islamique, toutes les options sont aujourd’hui ouvertes. La première est la victoire de Daesh, parvenant à la tête d’un nouvel « Etat de fait » de quelque 10 millions d’habitants, « financé essentiellement par le pétrole, exploité par des compagnies chinoises ».

Ce qui entraînerait l’éclatement de l’Irak et de la Syrie, avant de menacer directement Israël, mais aussi la Jordanie et l’Arabie saoudite…

Le 2e scénario est celui d’une défaite de Daesh. « Mais la partition ethnico-religieuse de l’Irak a été consacrée » et « plus d’une dizaine de milliers de combattants jihadistes se sont dispersés après la fin de l’EI dans les pays sunnites de la région entraînant une contagion terroriste »

La 3e option voit la défaite de Daesh, mais avec « la pacification »: « Après la mort du calife et l’arrestation des jihadistes, les pressions internationales, associées à la coopération de Bagdad, ont permis une pacification entre sunnites et chiites en Irak, la préservation du cadre national et une meilleure redistribution des richesses pétrolières ».

Le Kurdistan en sort renforcé, mais la Syrie est sauvée, via des accords politiques qui permettent le lancement d’un processus de réconciliation nationale, tandis que le spectre d’une dislocation générale de la région s’éloigne…

En attendant, comme le rappelle le Wall Street Journal dans son éditorial du 22 mars 2015, « le chaos est toujours le meilleur allié du jihadisme ».

L’Etat islamique sera peut-être vaincu, ou au moins circonscrit, à l’avenir. Restent son effet déstabilisateur et les racines de son indéniable dynamisme.

Effet déstabilisateur qui est encore une fois le prolongement de l’aventurisme américain, le colonel René Cagnat, chercheur associé à l’IRIS, observant le retour en force de combattants étrangers en Afghanistan.

Or « le nord afghan où les jihadistes sont en train de s’installer et de recruter nombre de jeunes séduits par leur discours appartient déjà à l’Asie centrale: l’ouverture d’hostilités au-delà de la frontière, en direction d’ex-républiques soviétiques, n’est sans doute plus qu’une question de temps » (www.iris-france.org, 01/06/2015).

Quant aux racines de ce phénomène, Michael Axworthy estime, avec beaucoup d’autres, que « l’extrémisme islamique et le terrorisme de ces deux dernières décennies viennent essentiellement, via des financements et une influence religieuse, de l’Arabie saoudite » (The Guardian, 28/01/2015).

Certains analystes y ajoutent le Qatar. Soit des États qui disposent de très importants moyens financiers et estiment jouer leur survie face aux puissances chiites.

Rien ne laisse présager qu’ils modifient rapidement leurs options géopolitiques. Confirmant ainsi l’analyse d’Alain Bauer : « Désormais, le foyer d’infection, le marigot exsudant l’épidémie est l’Irak en guerre civile. Aujourd’hui au Moyen Orient. Demain ailleurs. »

 

Télécharger L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

Pour aller plus loin:

  • L’Etat islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015.
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:30
Général Denis Mercier  - photo Armée de l'Air

Général Denis Mercier - photo Armée de l'Air

 

10/06/2015 lorientlejour.com (AFP)

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'Air française, le général Denis Mercier, a estimé mercredi qu'il faudrait davantage frapper les centres de commandement du groupe Etat islamique, en notant que la tâche est compliquée par leur présence surtout en Syrie.

 

"En Libye, on est allé chercher les centres de gravité de Kadhafi (centres de commandement, points de regroupement...). C'est en attaquant ces centres qu'on a fait basculer Kadhafi, pas en allant tirer 150 pick-up par jour. Là, on y serait encore", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse. "C'est exactement le même problème en Irak aujourd'hui. On tire beaucoup sur la ligne de front mais derrière il faudrait qu'on se concentre plus sur les centres de gravité. Le problème c'est qu'ils ne sont pas forcément en Irak" mais en Syrie, a-t-il ajouté. En Syrie, où la France n'intervient pas, la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis fait face à une situation délicate, les opérations contre l'EI risquant de renforcer le régime de Bachar al-Assad. En Irak, les autorités de Bagdad ont en outre demandé qu'on ne frappe pas ces centres de gravité, a-t-il concédé.

 

Le général Mercier a réfuté en revanche les interrogations sur l'efficacité de la campagne de frappes aériennes contre L'EI. "Si on n'avait pas été là, sincèrement l'affaire serait réglée. Daech (acronyme de l'EI en arabe) aurait pris le pouvoir de tout, de Bagdad, etc", a-t-il affirmé. "Avec ces opérations aériennes assez intenses, on donne aux forces irakiennes la liberté d'action sur leur sol. Point barre. Mais c'est déjà énorme", a-t-il ajouté.

"Après la balle est un peu dans leur camp (...) Le problème, c'est qu'il faut qu'il y ait au sol une offensive de ces forces irakiennes qui est un peu compliquée compte tenu de l'imbrication des différentes communautés", chiites et sunnites, a-t-il ajouté.

 

Depuis le début de l'opération française Chammal en septembre 2014, les avions de chasse français ont effectué "plusieurs centaines de frappes" en Irak, a indiqué Denis Mercier, sans plus de précisions. L'état-major donne le chiffre de 135 frappes et quelque 200 objectifs détruits, mais il compatabilise plusieurs largages de bombes dans une même frappe. "On parle beaucoup des frappes mais notre contribution la plus significative c'est celle au renseignement (naval, aérien...). Elle est beaucoup plus importante que le nombre de frappes", a souligné Denis Mercier, interrogé sur la part de la France dans les opérations aériennes.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:30
Les frappes aériennes tuent plus de 1.000 combattants de l’EI par mois, déclare un général américain

Un F-16 Fighting Falcon de l' US Air Force reçoit du carburant à partir d’un KC-135 Stratotanker, le 16 décembre 2014, dans le cadre de l’opération Inherent Resolve contre le groupe armé l’État islamique (Archives/sergent Chelsea Browning/US Air Force)

 

6 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La campagne de bombardements de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe État islamique a permis de tuer « plus de 1.000″ combattants ennemis par mois, a déclaré vendredi l’un des généraux américains dirigeant l’opération.

 

Les raids aériens « ont un effet profond sur l’ennemi » et « ont retiré du champ de bataille plus d’un millier de combattants ennemis par mois », a estimé le général John Hesterman, chef de la composante aérienne du commandement militaire au Moyen-Orient, qui s’exprimait lors d’une conférence téléphonique depuis le Qatar.

 

L’administration Obama est critiquée aux États-Unis et à l’étranger sur l’efficacité de la campagne de bombardements, certains parlementaires et anciens officiers de l’US Air Force accusant notamment Washington de trop brider l’action de ses pilotes.

 

Le général a confirmé que dans environ 75% des missions, les avions reviennent sans avoir largué de bombe.

 

Mais « les comparaisons avec des conflits contre une armée régulière d’État nation ne s’appliquent pas », a estimé le général.

 

« Prendre pour cible une armée régulière est relativement facile », mais il est beaucoup plus difficile de viser les combattants du groupe djihadiste État islamique qui depuis le début se sont « plongés dans la population civile », a expliqué le général.

 

Les djihadistes ne se montrent pas à découvert en grands nombres, a-t-il expliqué.

 

Et la coalition doit aussi faire attention à distinguer entre les combattants de l’EI et les forces irakiennes, et à éviter les victimes civiles.

 

« Il n’a jamais été aussi difficile de faire la différence entre amis et ennemis qu’aujourd’hui en Irak », a estimé l’aviateur. « Il est impossible de les distinguer quand ils s’habillent de la même manière et utilisent le même équipement ».

 

Si des bombardements sur des forces irakiennes avaient eu lieu par erreur, « la coalition serait à mon avis déjà défaite depuis un bout de temps », a-t-il dit.

 

La présence à proximité des lieux de bombardements de contrôleurs aériens avancés (JTAC) capables de guider les frappes serait « probablement » utile, mais n’est pas nécessaire « pour l’instant », a encore jugé le général.

 

Le responsable militaire a par ailleurs réfuté le témoignage de pilotes rapportés dans des médias américains, qui regrettaient de devoir respecter des règles d’engagement trop strictes pour frapper les djihadistes.

 

La coalition peut donner son accord pour la plupart des frappes dans un temps qui se mesure « en minutes, pas en heure ou en demi-heure », a déclaré le général.

 

Depuis août 2014, la coalition a mené 15.675 missions aériennes, dont 4.423 ont donné lieu à un bombardement, selon ses chiffres.

 

Mais cette campagne de frappes n’a pas empêché les djihadistes ultra-radicaux de prendre la ville irakienne de Ramadi (ouest), suscitant les doutes sur l’efficacité de la stratégie suivie par l’administration Obama.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:30
Kornet-E ATGM

Kornet-E ATGM

 

06/06/2015 lorientlejour.com

 

Les forces de sécurité irakiennes ont empêché samedi des attaques suicide au véhicule piégé du groupe Etat islamique (EI) dans la province d'Al-Anbar (ouest), grâce à des missiles antichars, a indiqué samedi un officier de l'armée.

 

Un colonel a expliqué que les forces gouvernementales avaient utilisé des missiles russes Kornet E pour détruire deux véhicules piégés en mouvement et qu'une frappe aérienne en avait détruit un troisième, dans le secteur de Nadhim al-Taqsim, à l'ouest de Bagdad.

 

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a assuré que les véhiculés piégés détruits étaient en fait au nombre de quatre et que le raid aérien avait été effectué par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

 

Jeudi, les forces de sécurité avaient utilisé des missiles pour déjouer des attentats suicide au véhicule piégé contre deux bases de l'armée dans la province d'Al-Anbar, en majeure partie sous contrôle de l'EI notamment sa capitale Ramadi.

 

Le mois dernier, l'EI avait utilisé un nombre important de véhicules piégés pour prendre Ramadi le 17 mai. En réaction, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi de 2.000 lance-roquettes anti-char AT4s pour aider les Irakiens à neutraliser ces camions piégés.

 

Mercredi, une frappe aérienne de la coalition a détruit un des plus gros sites d'assemblage de voitures piégées de l'EI en Irak, selon des responsables irakiens. En Irak et en Syrie, le groupe jihadiste utilise de plus en plus fréquemment ces "camions bombes" bourrés d'explosifs conduits par des kamikazes.

 

Note RP Defense : lire Kornet Clobbers Abrams

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 12:30
Photos Malek Azoug

Photos Malek Azoug

 

05/06/2015 Johan Van Herck –MIL.be

 

Le ministre de la Défense Steven Vandeput a rendu une visite surprise le 3 juin aux militaires belges stationnés en Irak. Ceux-ci ont pour mission de former les soldats irakiens à la lutte contre le groupe terroriste État islamique.

 

Le ministre Vandeput a pris un C-130 en Jordanie pour se rendre à Bagdad. Sur place, il a pu observer les conditions de travail de nos militaires pendant quelques heures.

 

Dix-huit instructeurs belges travaillent pour l'instant dans un camp d'instruction sécurisé, proche de l'aéroport de Bagdad. Depuis le 15 mars 2015, ils forment les soldats irakiens avec le concours de sept autres nations. Le détachement belge au grand complet compte une trentaine de participants mais ce nombre est réduit temporairement en raison du ramadan.

 

« Les militaires belges ont entraîné quelque 1 500 soldats en à peine trois mois », a déclaré le ministre Vandeput à la presse. La participation belge à cette mission de formation se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août 2015 sous le présent mandat.

Photos Malek AzougPhotos Malek AzougPhotos Malek Azoug
Photos Malek Azoug

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

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05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 1er juin 2015, les autorités jordaniennes et le colonel français commandant le détachement chasse projeté en Jordanie, ont inauguré la nouvelle zone de vie au profit des militaires français, en présence des commandants d’unités français et jordaniens.

 

Quatorze bâtiments logement ont été réhabilités ce qui permettra, dès le mois de juin 2015, de loger les militaires français en chambre individuelle ou collective. Outre les logements, la nouvelle zone de vie comprend deux tentes de restauration, une tente consacrée aux activités de cohésion, une autre dédiée au sport, ainsi que des infrastructures médicales.

 

Ce nouveau camp de base est le fruit d’un programme de réhabilitation de bâtiments préexistants mené conjointement par la force Chammal, des entreprises locales, et l’armée de l’air jordanienne.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:30
Chammal : point de situation du 4 juin 2015

 

04/06/2015 Source : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition.

 

L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 23 sorties aériennes et 3 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 4 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Sinjar et Tal Afar.

 

A Bagdad, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit des forces irakiennes de l'ICTS et de la 6edivision irakienne, dans la région de Bagdad. Les cadres du détachement d’instruction opérationnelle concentrent actuellement les formations qu’ils dispensent sur les techniques commandos et les missions en état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
RAF strike on ISIL vehicle in Iraq May 27


29 mai 2015 by Defence HQ

 

On Wednesday 27 May, Tornado GR4s from RAF Akrotiri flew in support of Kurdish peshmerga attacks on terrorists in northern Iraq. An armed pick-up truck was spotted, partly concealed under trees, and destroyed with a Brimstone missile.

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