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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 13:35
Japan’s new approach to national security

 

Briefs - No2 - 17 January 2014 Elena Atanassova-Cornelis

 

December 2013 marked an important turning point in Japan’s evolving security and defence policies. While the debate about Japan’s so-called security ‘normalisation’ has been going on now for more than a decade, by releasing three national security-related documents the conservative government led by Shinzo Abe since 2012 has dissipated any doubts that may still linger regarding the ‘why, what and how’ of Japan’s national security.

In December 2013 the Abe administration adopted the first ever National Security Strategy (NSS) of Japan – together with the country’s new national security doctrine, namely the National Defence Programme Guidelines (NDPG), as well as the Mid-Term Defence Programme for 2014-2019. The last two documents replace the 2010 NDPG and the Mid-Term Defence Programme adopted by the previous, centre-left government of the Democratic Party of Japan (DPJ). Centred on a policy of ‘proactive contribution to peace’, the NSS sets out the main guidelines for Japan’s national security for the next decade, including for the areas of sea, outer space and energy. It also seeks to promote, both domestically and internationally, a better understanding of the country’s strategic objectives and responses.

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 12:35
Northrop expands support for Japan's Hawkeyes

 

Tokyo Jan 9, 2013 (UPI)

 

Northrop Grumman Corp. has signed a 5-year deal with AAR Corp. and Sumitomo Corp. to set up a just-in-time inventory management process for Japan's E-2C Hawkeye program.

 

Northrop works with its partners to supply airframe parts and accessories for its early warning E-2C aircraft, with options to increase support as needed.

 

"Japan is our largest international Hawkeye operator," Bart LaGrone, vice president of E-2/C-2 programs at Northrop Grumman Aerospace Systems, said.

 

"The demand for E-2 Hawkeye airborne early warning and control is even greater now than when the systems were first delivered to Japan Air Self Defense Force in 1984," he said.

 

AAR is an international aviation distribution and logistics business based in Wood Dale, Ill. Sumitomo is a resources and commodities trading business based in Tokyo.

 

Japan acquired its E-2C fleet initially to provide over-the-horizon early warning against low-flying aircraft. Japan's high-wing twin turbo-prop fleet has 115,000 accident-free flight hours.

 

"Northrop Grumman will continue to provide E-2C support to JASDF and other E-2C operators as the U.S. Navy begins its transition to the E-2D advanced Hawkeye in fiscal year 2015," LaGrone said.

 

Northrop's other industry partners for Japan's Hawkeye fleet include Toshiba Corp. and Kawasaki Heavy Industries.

 

Grumman Corp. -- later Northrop Grumman -- began producing the Hawkeye in 1964 for the U.S. Navy as a replacement for Navy's snub-nose radial piston E-1 Tracer, also made by Grumman.

 

The Tracer, the Navy's first purpose-built airborne early warning aircraft, entered service in 1958. It was replaced by the more modern E-2 Hawkeye in the early 1970s.

 

Taiwan also operates Hawkeye aircraft, purchasing four E-2T variants in late 1995.

 

The Taiwan government sent two of them back to the United States in 2010 for upgrading to E-2K standard. The other two were sent back for upgrading and returned last year, Focus Taiwan newschannel reported.

 

Singapore had four Hawkeye aircraft, but phased them out in favor of the early warning variant of the twin jet engine Gulfstream G550.

 

Singapore took delivery of its General Dynamics Gulfstreams, powered by two Rolls Royce BR710C4-11 turbofan engines, from 2009 to 2011.

 

Northrop announced in October it had picked up a $34.5 million contract from the U.S. Navy to upgrade the French navy's fleet of three E-2C Hawkeyes with an upgraded friend-or-foe identification system.

 

The system will increase commonality and interoperability between the French fleet and the U.S. Navy's E-2D Advanced Hawkeye aircraft, Northrop said in a written statement.

 

The French Navy has operated its fleet since 2000 and is the only military other than the U.S. Navy to operate its Hawkeyes from an aircraft carrier.

 

The first U.S.-France carrier-to-carrier flight was in May 2001 when a U.S. Navy Hawkeye flew from the deck of the USS Enterprise to the deck of the French carrier Charles de Gaulle.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:35
photo DCNS

photo DCNS

La livraison à la Chine de grilles d’appontage par le français DCNS a provoqué des tensions entre Tokyo et Paris

 

07/01 Par Claude Fouquet - Les Echos.fr

 

Les ministres français et japonais des affaires étrangères se retrouvent à Paris jeudi. Ils vont tenter d’apaiser les tensions qui existent entre les deux pays depuis la livraison à la Chine de matériel sécuritaire français pouvant aussi être utilisé à des fins militaires.

 

C’était l’un des dossiers qui avait pesé lors de la visite de François Hollande au Japon en juin 2013 . Il devrait être l’un des principaux points abordés jeudi à Paris lors d’une rencontre « 2+2 »des ministres français et japonais des affaires étrangères et de la Défense : compte tenu de l’embargo européen sur la vente d’armes à la Chine, était-il légitime pour une entreprise française de vendre à Pékin du matériel sécuritaire destiné à une utilisation civile mais pouvant être aussi utilisé à des fins militaires ?

Selon plusieurs sources citées ce lundi par l’agence de presse Kyodo, Paris et Tokyo devraient s’entendre sur la création d’un cadre formel de consultations sur les questions d’exportation de ce type de matériel sécuritaire à potentiel militaire. Lors de cette réunion qui réunira côté français Laurent Fabius et Jean-Yves le Drian et côté japonais leurs homologues respectifs, Fumio Kishida et Itsunori Onodera.

Tokyo s’inquiète d’une utilisation militaire du matériel livré par Paris

A l’origine de cette polémique qui agite Tokyo depuis plusieurs mois la livraison au printemps dernier de grilles d’appontage pour hélicoptères à Pékin par le constructeur français DCNS. L’entreprise qui est l’un des leaders mondiaux de l’équipement naval de défense a en effet livré ce matériel à la Zhōngguó Hǎijiǎn (la Surveillance maritime chinoise), une agence civile, sous tutelle du ministère de la Sécurité publique.

Rien d’illégal donc puisqu’il s’agit de matériel civil vendu à une structure civile. Mais s’inquiète Tokyo, ce matériel qui permet aux hélicoptères de mieux s’arrimer aux navires, ont été installées sur les ponts d’atterrissage des patrouilleurs chinois qui multiplient les provocations contre la marine japonaise près des Senkaku, des îlots de la mer de Chine orientale contrôlés par Tokyo mais revendiqués par Pékin. Une question d’autant plus sensible que la situation est loin de s’arranger.

Les ministres japonais et français devraient également confirmer la mise en place d’un autre cadre de consultation au niveau opérationnel visant au développement commun de matériel de défense. Et discuteront également des catégories de matériels qui pourrait être développés conjointement et des règles d’exportation vers des pays tiers qui pourraient être appliquées.

 

Chine : un embargo décidé après Tian’anmen

 

L’embargo sur les livraisons d’armes à destination de la Chine visait à sanctionner le régime chinois après le drame de Tian’anmen, le 4 juin 1989. Il a été adopté suite à une déclaration du Conseil européen le 27 juin de la même année.
Depuis pékin tente de le faire lever. Si les pays européens ne sont toujours pas d’accord pour le faire par contre certains, dont la france, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne, ne seraient pas contre une révision de celui-ci.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:35
Le Japon réoriente sa défense sur la Chine et la Corée du Nord

 

07.01.2014 Vassili Kachine - La Voix de la Russie

 

Le programme de défense nationale pour la période d’après 2014 publié par le gouvernement japonais a suscité une réaction négative de la Chine. Pékin y voit la renaissance du militarisme japonais. Une telle réaction est tout à fait naturelle car aux termes de ce programme, le Japon rompt définitivement avec l'héritage de la guerre froide, époque à laquelle l'URSS (la Russie) était un adversaire important. Le nouveau programme est entièrement concentré sur les menaces nouvelles : la Chine et la Corée du Nord.

 

A en juger d'après les documents publiés par les Japonais, le pays se propose de procéder à une importante réduction des principales armes de l'armée de terre. Si actuellement, les forces d'auto-défense nippones disposent de 600 chars et de 700 systèmes d'artillerie, il est prévu de réduire le nombre d'armes lourdes à 300 chars et 300 pièces d'artillerie. Compte tenu des dimensions du Japon, on peut reconnaître que les effectifs des unités de l'armée de terre dotées d'armes lourdes seront réduits au minimum absolu indispensable dans l'hypothèse d'une nécessité urgente. Par contre, les Japonais vont augmenter le nombre d'unités d'intervention rapide équipées d'armes légères.

 

Le Japon augmentera le nombre de sous-marins de 16 à 22, de destroyers dotés du système anti-missile américain AEGIS de 6 à 8 et celui des chasseurs de 260 à 280. Les unités de missiles sol-air de l'armée de terre seront réarmées. Le Japon est également disposé à accroître notablement les capacités de contrôle de l'espace aérien grâce à des avions supplémentaires de détection et de commandement aéroporté. Les Japonais sont capables d'obtenir une augmentation rapide du potentiel militaire grâce à l'accès aux produits de l'industrie de défense américaine et à leurs propres possibilités financières et techniques.

 

Le nouveau programme de défense met l’accent sur la nécessité de créer un potentiel pour mener une contre-offensive sur les îles Senkaku si elles sont occupées par un Etat étranger. Pour ce faire, des navires de débarquement spéciaux seront achetés. En outre, une attention sera accordée aux performances de l'infrastructure militaire japonaise face à une éventuelle attaque balistique. Il a été indiqué que le Japon envisagerait non seulement des mesures complémentaires dans le domaine de la défense anti-missile, mais aussi la mise en place de son propre potentiel de dissuasion et de représailles.

 

Cela peut signifier que le Japon optera pour la voie de la Corée du Sud et de Taïwan et développera ses propres missiles de croisière, peut-être sur la base de ses missiles antinavires. La Chine devra alors renforcer la défense anti-aérienne et anti-missile de son infrastructure militaire sur les côtes de la mer de Chine orientale. Bien que les projets de réarmement mis au point par le Japon puissent créer des difficultés pour la Chine dans la zone de la mer de Chine orientale, l'ampleur de la modernisation militaire des deux pays reste incomparable. La Chine est en mesure de porter le nombre de ses missiles de croisière et de leurs vecteurs (navires et avions) à une quantité suffisante pour porter une frappe non-nucléaire momentanée d'une force destructrice immense contre le Japon. Dès à présent les aéroglisseurs Zoubr achetés à l'Ukraine augmentent sensiblement les capacités des troupes chinoises dans la lutte pour les îles éloignées.

 

Dans le même temps, aucune des parties ne se fixe pour objectif un conflit armé. La Chine vise à obliger le Japon à reconnaître l'existence d'un différend territorial, à engager les négociations et, à terme, à prendre en considération les intérêts de la sécurité de la Chine. Le Japon tente de limiter la croissance de l'influence chinoise dans la région en s'appuyant sur son alliance avec les Etats-Unis. Les deux parties ont besoin d'armements nouveaux. En premier lieu pour étendre les possibilités de manœuvre politique lors de la solution des problèmes territoriaux. T

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:35
L'Inde et le Japon veulent renforcer leur coopération en matière de défense

 

Mardi 7 Janvier 2014 atlasinfo.fr

 

L'Inde et le Japon ont convenu de consolider leur coopération dans le domaine de la défense, signe du partenariat de plus en plus étroit entre New Delhi-Tokyo sur les questions stratégiques notamment face à l'ascension militaire et économique de la Chine.

 

A l'issue de la réunion, tenue lundi, entre le ministre de la défense indien, AK Antony et son homologue japonais Itsunori Onodera, les deux pays ont pris plusieurs mesures pour rendre plus régulières les manœuvres militaires conjointes et de renforcer la coopération anti-piraterie dans l'océan indien et contre le terrorisme.

 

Les deux ministres ont, par ailleurs, passé en revue les défis de la sécurité régionale et mondiale et échangé les vues sur les questions relatives à la paix, la stabilité et la prospérité dans la région, indique-t-on à New Delhi.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:35
L'armée japonaise renoue-t-elle avec l'esprit des samouraïs?

 

 

20 décembre 2013 Par Romain Mielcarek - RFI

 

Une centaine d'alertes aériennes en quelques mois. La mise à la mer du plus gros navire de guerre construit depuis la Seconde Guerre mondiale. Un Premier ministre au discours toujours plus véhément. Le Japon semble renouer depuis quelques temps avec un esprit martial qui lui est pourtant interdit par la Constitution. Une Constitution que les responsables politiques aimeraient bien réformer au plus vite.

« Le Japon s'élève : pourquoi l'ancienne puissance asiatique est-elle de nouveau en train de bander ses muscles militaires ? » Cette formule alarmiste faisait récemment la Une du célèbre magazine américain Time. Pour la première fois depuis bien longtemps, les soldats japonais étaient en bonne place des kiosques internationaux, affichant sans remords leurs avions de chasse et leurs hélicoptères de combat.

Si le Time s'intéresse aux Forces d'autodéfense japonaises (FAD), c'est parce qu'elles traversent une période d'intensité militaire rare. Entre avril et juin 2013, Tokyo a déployé 69 avions de combat qui ont décollé en alerte, après des intrusions d'aéronefs chinois. Au mois de septembre, pour la première fois, un drone, puis un bombardier chinois, approchaient dangereusement l'espace aérien japonais. En 2012, sur la même période, seules 15 alertes de ce type étaient déclenchées.

Plus que jamais, les pilotes japonais sont confrontés à leur dangereuse mission. En plus des Chinois, ils ont du prendre leur envol pour dissuader des avions russes à 31 reprises et nord-coréens à neuf reprises, toujours entre avril et juin. « Décoller me donne l'impression de vraiment prendre part à la défense de mon pays », témoigne un pilote de F-15 baptisé « Vader », dans les colonnes de Time Magazine.

 

Le paradoxe militaire japonais

Une situation de menace qui a amené Tokyo à consentir en 2013, malgré un contexte budgétaire particulièrement précaire, une hausse du portefeuille militaire... pour la première fois depuis onze ans. Une hausse qui devrait se poursuivre en 2014, le ministère de la Défense ayant demandé une nouvelle augmentation de 3,5%.

 
Destroyer porte-hélicoptères (DDH) Izumo 183.
 

« Il y a une volonté manifeste chez Shinzo Abe de renforcer les forces », analyse Edouard Pflimlin, journaliste et chercheur associé à l'Iris et à l'IPSE, spécialiste du Japon. Il remarque l'achat régulier de nouveau matériels d'envergure : des porte-hélicoptères, des systèmes anti-missile. Le Japon avait fait parlé de lui en août dernier en mettant à la mer le plus gros navire de guerre depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Izumo. « Les FAD sont les forces armées les plus modernes d'Asie en termes d'équipement », précise la Balance militaire, publiée chaque année par l'Institut international pour les études stratégiques (IISS).

« On ne peut pas parler d'un sentiment d'encerclement, analyse Edouard Pflimlin. Mais il y a un vrai sentiment de menace. En 2010, la publication des Lignes directrices du programme de défense nationale montraient un changement de stratégie : les forces sont réorientées depuis le Nord (menace russe) vers le Sud-Ouest (menace chinoise)»

Les FAD restent pourtant confrontées à un véritable paradoxe constitutionnel. Le texte fondamental, pensé dans l'immédiat après-guerre, interdit au Japon de développer une armée. Seule est autorisée l'autodéfense individuelle. Une logique qui a mené, au fil des décennies, au développement de pirouettes dans l'interprétation du document : ainsi, il est possible pour Tokyo d'intercepter un missile balistique tiré en direction des Etats-Unis au prétexte de défendre les citoyens japonais contre les déchets de l'engin. Et ainsi de suite pour l'achat ou l'entraînement de n'importe quel matériel ou unité militaire.

Tokyo justifie ainsi sa participation à des opérations militaires en interprétant avantageusement le texte : le Japon étant obligé de travailler avec la société internationale pour la préservation de la paix, les FAD ont pu déployer des troupes en Irak, au Népal, au large de la Somalie ou encore dans le Golan, entre Israël et la Syrie. Chaque fois, les militaires japonais sont affectés à des tâches de maintien de la paix et de reconstruction.

 

Shinzo Abe s'attaque à la Constitution

Le Premier ministre Shinzo Abe a décidé de s'attaquer à cette hypocrisie constitutionnelle. Le chef du gouvernement, conservateur, multiplie les discours allant en ce sens. « Le Japon est de retour », déclarait-il à Washington en février, évoquant des problématiques aussi bien économiques que sécuritaires. En 2012, il promettait de « protéger les terres et les mers du Japon, ainsi que les vies des Japonais, quel qu'en soit le coût ». Surtout, Shinzo Abe s'est fixé comme « mission » de parvenir à réformer la Constitution, malgré l'impopularité d'une telle réforme.

« Cela ne devrait pas se faire tout de suite », estime Guibourg Delamotte, maître de conférence à l'Inalco, spécialiste de la politique de défense du Japon. « C'est un mouvement qui s'inscrit dans la continuité, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : il y a une progression sur la durée des armements, des budgets. C'est la récession des années 1990 qui a marqué un ralentissement dans ce domaine ». Pour elle, plus que la réforme constitutionnelle, ce sont l'instauration d'un Conseil de défense et le renforcement du secret-défense en faveur d'une plus grande coopération avec les services américains qui représentent de vraies nouveautés dans la politique militaire de Shinzo Abe.

Reste que si la population est très largement pacifiste, Shinzo Abe illustre un héritage traditionnel historique qu'il porte lui-même dans ses origines. Fils de ministre des Affaires étrangères, petit-fils d'un Premier ministre qui a participé à la réorganisation de la Mandchourie chinoise occupée par le Japon, il semble vouloir renouer avec ce passé impérial et conquérant. Sa visite au Yasukuni, en avril dernier, avait alerté les médias : le monument consacré aux héros de guerre accueille plusieurs officiers accusés de crimes. Il n'avait pas hésité non plus à se rendre à Iwo Jima avant une rencontre avec le Secrétaire d'Etat américain, rendant hommage aux « héros » tués par les marines lors du débarquement de 1945.

Des moyens de gagner les « votes des anciens combattants », assure Guibourg Delamotte. « Son agenda, en matière de politique de défense, est parfaitement légitime : les Chinois ont clairement multiplié les provocations dans la région ! ». « Shinzo Abe est certainement en avance sur l'opinion publique en la matière, confirme de son côté Edouard Pflimlin. Il associe la réforme de la Constitution à un retour du Japon comme puissance régionale affirmée ».

 

 
Base aérienne de Matsushima. Lors des grandes occasions, les aviateurs japonais peignent des samuraï sur les ailes de leurs avions en fonction des unités : oiseaux de proie, étoiles...
Flickr/Sushio
 

Quand l'armée commence à avoir la côte

Car si les Japonais restent très largement pacifistes, la perception de la menace chinoise gagne en influence. Dans le même temps, les FAD gagnent en popularité. Leur participation à la réponse lors des grandes catastrophes joue en leur faveur. Face au tsunami qui a ravagé Fukushima, la moitié des forces étaient déployées pour aider la population.

« Avant, il était presque honteux de rejoindre l'armée, remarque Edouard Pflimlin. Les gens ne s'en vantaient pas. Aujourd'hui, il y a une vraie fierté à porter l'uniforme ». Face à la multiplication des alertes, les militaires offrent le même témoignage : ils ont enfin le sentiment de remplir la mission qui leur a été confiée, la défense du peuple japonais. « Il y a moins de problèmes de recrutement, poursuit le chercheur. La situation évolue depuis une dizaine d'années ».

Il reste pourtant peu probable que l'armée japonaise soit amenée à intervenir, à terme, de manière offensive dans des conflits. « La plupart des officiers que j'ai rencontrés ressemblent presque plus à des diplomates qu'à des militaires », raconte Guibourg Delamotte. Pour les Japonais, même les opérations humanitaires ont mauvaises presse lorsque les risques sont trop grands. Reste que pour les 250 000 hommes et femmes qui portent l'uniforme, la défense de la patrie, s'il le faut face aux Chinois, est une mission sacrée. Une mission qu'ils illustrent très symboliquement en peignant sur les ailerons de leurs avions de combat, des silhouettes de samouraï...

 

Pour en savoir plus :

- Le retour du Soleil levant, la nouvelle ascension militaire du Japon. Edouard Pflimlin. Editions Ellipses.
- La politique de défense du Japon. Guibourg Delamotte. Editions PUF

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:35
Le Japon, appuyé par Washington, renforce son armée face à la Chine

 

MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti

 

Le gouvernement japonais a approuvé la nouvelle Stratégie de sécurité nationale. Presque 70 ans après la Seconde guerre mondiale, Tokyo s'engage dans un pacifisme actif fondé sur les principes de la coopération internationale, écrit mercredi le quotidien Izvestia.

Le budget militaire augmentera de 5%, c'est-à-dire que 240 milliards de dollars seront alloués à la défense du pays entre 2014 et 2019. Cette somme permettra d'acheter trois drones, 28 bombardiers Stealth F-35, cinq sous-marins, deux destroyers équipés du système antimissile Aegis, ainsi que 52 navires de débarquement amphibies pour la Force d'autodéfense japonaise. Dans les années à venir il est également prévu d'augmenter les effectifs de l'armée japonaise de 5 000 personnes (ses unités de combat comptent aujourd'hui 154 000 hommes pour un total de 247 000 personnes).

"Le choix des armements révèle les tâches fixées à la Force d'autodéfense japonaise : les drones pour le renseignement, les bombardiers pour l'offensive et les navires amphibies pour faire débarquer les troupes sur des îles", explique l'expert militaire Dmitri Litovkine.

Conformément au nouveau programme de défense nationale, les amphibies sont destinés à protéger les îles japonaises éloignées du territoire du pays - avant tout les îles Senkaku (Diaoyu) en mer de Chine orientale, revendiquées par Pékin. La défense antimissile est destinée à détecter et à protéger le pays contre les missiles nord-coréens.

Le renforcement de l'armée entraînera une hausse des commandes militaires et contribuera au développement économique du pays, qui arrive difficilement à combattre sa dette profonde de 200% du PIB.

La Chine est préoccupée par cette situation et demande aux autorités japonaises de prouver leur engagement pour la paix, en paroles comme en actes. Dans la soirée du 17 décembre l'agence de presse centrale de Chine, Xinhua, a publié un article signalant la "renaissance du militarisme japonais" et a même inventé un slogan en jouant avec le nom du premier ministre japonais : "Oublie l'Abeéconomie, crains l'Abeguerre".

"Pékin tiendra compte des plans du Japon et ajustera ses propres projets en élaborant un nouveau matériel et en augmentant le nombre d'unités déjà existantes. Étant donné que la différence des potentiels économiques augmente constamment en faveur de Pékin, cela ne lui posera aucun problème", a déclaré Alexandre Lomanov de l'Institut de l'Extrême-Orient.

Il faut probablement s'attendre, dans les jours à venir, à un serment de colère nord-coréen adressé aux "marionnettes américaines de Tokyo", dès que la Corée du Nord aura commémoré la mort de Kim Jong-il, décédé le 17 décembre 2011.

L'indignation de Pékin ou de Pyongyang n'arrêteront pas Tokyo. Le premier ministre

Shinzo Abe doit gagner en popularité auprès de ses électeurs, sachant qu'il est arrivé au pouvoir en promettant de relancer l'économie et en adoptant une position ferme sur les litiges territoriaux, notamment concernant les îles Senkaku.

Il s'agit donc bien ici d'une réaction du Japon aux provocations incessantes de Pékin, qui a instauré récemment une zone de contrôle aérien traversant ces îles.

Le Japon peut difficilement concurrencer la Chine à lui seul : sa réaction est appuyée par Washington, qui appelle depuis des mois Pékin à éviter de faire des gestes brusques. Et cela ne concerne pas uniquement le Japon. En renforçant sa présence militaire à l'ouest du Pacifique l'Amérique cherche à équilibrer l'influence croissante de la Chine.

Dans la soirée du 17 décembre, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré à Manille que les litiges autour des territoires tels que Senkaku, les îles Paracels et Spratleys en mer de Chine méridionale revendiqués par la Chine, le Vietnam, les Philippines et d'autres pays, devaient être réglés de manière pacifique.

La veille, les USA ont alloué 32,5 millions de dollars aux pays d'Asie du Sud-Est, notamment au Vietnam, pour renforcer la sécurité maritime sur les territoires contestés. Pékin a immédiatement menacé d'instaurer une nouvelle zone de contrôle aérien en mer de Chine méridionale.

Selon Kerry, si Pékin prenait des mesures unilatérales, Washington ferait connaître sa position. L'influence des États-Unis doit être appuyée par un accord de partenariat Transatlantique en cours d'examen, dont l'Amérique est l'actrice principale. Ce partenariat devrait inclure la plupart des pays de la région à l'exception de la Chine, créant une zone de libre échange entre les pays membres et renforçant leurs liens mutuels.

Le Japon, appuyé par Washington, renforce son armée face à la Chine

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:35
Le Japon élève ses dépenses militaires

 

17/12/13 - 7sur7.be (Belga)

 

Le gouvernement japonais a décidé mardi d'augmenter de 5% ses dépenses militaires dans les cinq ans à venir, afin d'acheter des équipements de défense de territoires insulaires en pleine tension avec la Chine.

 

Le Premier ministre conservateur Shinzo Abe a donné son feu vert à des dépenses de 24.700 milliards de yens (175 milliards d'euros) entre 2014 et 2019, qui comprennent l'achat de drones, d'avions à décollage vertical, de véhicules amphibies et de sous-marins.

 

L'ensemble vise à faire basculer la priorité de défense du Japon vers les îles de l'ouest et du sud de l'archipel, alors qu'elle restait focalisée jusqu'à présent sur les plans de protection du nord et de l'est du pays face à l'ex-Union soviétique, datant de la guerre froide. Avec ces nouveaux équipements et priorités, le Japon veut se doter "de forces de défense conjointes dynamiques" capables de faire face à une invasion combinée dans les airs, sur mer et sur terre.

 

"La Chine (...) prend un chemin dangereux qui peut entraîner des situations d'urgence imprévues", a précisé la nouvelle stratégie adoptée mardi. Le Japon et la Chine connaissent depuis l'année dernière un fort regain de tension à propos de la souveraineté sur un archipel inhabité de mer de Chine orientale, administré par Tokyo sous le nom de Senkaku mais revendiqué avec force par Pékin qui les appelle Diaoyu.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 18:35
Tensions Chine-Japon: Tokyo va augmenter ses dépenses militaires

 

17 décembre 2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le gouvernement japonais a annoncé qu’il allait augmenter sensiblement ses dépenses militaires au cours des cinq prochaines années, afin d’acheter des équipements de défense de territoires insulaires en pleine tension avec la Chine.

 

Le Premier ministre conservateur Shinzo Abe a ainsi donné son feu vert à des dépenses de 24 700 milliards de yens (254 milliards $) entre 2014 et 2019, soit une hausse de 5%. Le gouvernement prévoit acheter des drones, des avions à décollage vertical, des véhicules amphibies et des sous-marins.

Tous ces équipements ont pour but de refocaliser la priorité de défense du Japon du nord et de l’est (ex-URSS) vers le sud et l’ouest de l’archipel.

«La Chine [...] prend un chemin dangereux qui peut entraîner des situations d’urgence imprévues», a précisé la nouvelle stratégie adoptée mardi.

Depuis plus d’un an maintenant, la Chine et le Japon font monter les tensions en mer de Chine, notamment à cause de la souveraineté d’un archipel inhabité, administré par Tokyo sous le nom de Senkaku mais revendiqué avec force par Pékin qui l’appelle Diaoyu.

 

 

La Chine envoie régulièrement des navires dans les eaux territoriales de ces îlots à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 à l’ouest d’Okinawa (sud du Japon), où croisent aussi des bateaux des garde-côtes japonais, ce qui fait craindre un éventuel incident armé entre les deux puissances asiatiques.

Le 22 novembre dernier, la Chine a franchi un nouveau palier en décrétant une «zone aérienne d’identification» (ZAI) sur une large partie de la mer de Chine orientale, qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles de la discorde.

Techniquement Pékin exige de tout appareil étranger qui la traverse de s’identifier, mais le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud y ont depuis fait voler des appareils militaires sans en informer Pékin, afin de montrer qu’ils faisaient fi de cette demande.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 11:35
KADIZ, la nouvelle zone de défense aérienne coréenne entre en vigueur

 

SEOUL, 15 déc. (Yonhap)

 

La nouvelle zone d’identification de défense aérienne de la Corée du Sud (KADIZ), plus étendue qu’auparavant, est entrée en vigueur ce dimanche. La nouvelle KADIZ a été annoncée le 8 décembre dernier à la suite de l’annonce de la nouvelle zone chinoise de défense aérienne chevauchant les zones des pays voisins.

 

Après l'entrée en vigueur de cette zone étendue vers le sud, les autorités militaires ont débuté ce dimanche leur surveillance aérienne à l'aide de l’avion de reconnaissance Peace Eye. Un responsable du gouvernement a indiqué à ce sujet que «la zone de défense aérienne au-dessus des îlots submergés Ieodo fait partie de la surveillance d’aujourd’hui».

 

Il a été révélé que les autorités militaires n'ont pas informé leurs plans de vol aux autorités chinoises. Un autre responsable des autorités militaires a confirmé que «Peace Eye s’envolera vers les îles Marado et Hongdo, incluses dans la KADIZ étendue», «l’avion de patrouille maritime P3-C volera également dans la KADIZ 2 ou 3 fois par semaine.»

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:35
L’Australie à la conquête de l’Asie-Pacifique ?

10 oct 2013 par Jean-François Fiorina

 

Une illustration du concept de puissance « moyenne »

Après huit mois de campagne électorale, les Australiens se sont dotés le mois dernier d’un nouveau gouvernement. Peu médiatisées en Europe, ces élections fédérales ont mis fin à plusieurs mois d’instabilité politique en propulsant au pouvoir la coalition « libérale-nationale » du conservateur Tony Abbott, qui a bâti toute sa campagne sur un slogan : « La fin des dépenses inutiles, la fin des bateaux de demandeurs d’asile, la fin de la taxe carbone ».

Le déficit et la dette publique ont alimenté les débats électoraux, même s’ils restent bien en deçà de ceux affichés dans les vieux pays industrialisés. C’est surtout le ralentissement du cours des matières premières qui inquiète aujourd’hui les Australiens. Autant d’éléments mal connus sur l’actualité du pays, malgré une forte attractivité tant économique que touristique. « Le décalage entre l’image que l’Australie a d’elle-même et l’impression qu’on se fait d’elle à l’étranger [y contribue grandement]« , constate Xavier Pons, professeur à l’université de Toulouse-Le Mirail. Discrète, la puissance australienne ne cesse pourtant de s’affirmer et de s’étendre bien au-delà de sa sphère d’influence subrégionale.

Pour l’heure, l’économie australienne se porte bien. 12e puissance économique mondiale et membre du G20, l’Australie est l’un des rares pays industrialisés à avoir échappé à la récession économique de 2009. Sa croissance a certes été touchée, mais elle est toujours restée positive avec une moyenne annuelle de 3, 5 % ces vingt dernières années ! Sa proximité avec les marchés asiatiques, les plus dynamiques de la planète, contribue à cette bonne santé économique. Il en résulte un très faible chômage (5,1 % de la population active), une dette fédérale de 9,6 % du PIB et une inflation largement maîtrisée.

 

Une économie performante

L’Australie peut en effet compter sur les importantes richesses qu’offre son environnement naturel, associées à une faible demande intérieure. Dès les années 1960, le sociologue Donald Horne la dépeint comme le « pays de la chance ». De fait, l’agriculture et les minerais représentent près des deux tiers de son commerce extérieur. « L’Australie est ainsi le premier exportateur mondial de charbon, de fer, de plomb et de zinc, mais également le premier exportateur de bauxite et de titane. Le pays exporte beaucoup de gaz, extrait dans la mer de Timor (20 % de ses exportations). Il est également un géant de l’uranium avec un quart de la production mondiale », explique le professeur Cédric Tellenne dans le Dictionnaire de géopolitique et de géoéconomie.

Depuis le début des années 2000, l’Australie bénéficie du boom minier provoqué par le dynamisme des Émergents. Or, le marché des matières premières connaît depuis plusieurs mois un recul dont pâtit l’île-continent. Les prévisions de croissance, même si elles restent positives, ont été ainsi revues à la baisse par le gouvernement et la banque centrale australienne. Canberra table désormais sur une croissance de son PIB comprise entre 2,25 et 2,5 % pour l’année en cours. Elle n’exclut pas cependant de renouer avec les 3 % et plus en 2015. Des taux, quoi qu’il en soit, à faire pâlir d’envie les pays de la Vieille Europe !

C’est que l’Australie mise à la fois sur la reprise de la croissance mondiale et sur des stratégies de contrôle de marchés. Dans le domaine de l’uranium par exemple, la demande semble être de retour. L’arrivée au pouvoir du Parti libéral démocrate au Japon relance les perspectives du redémarrage des centrales nucléaires nippones, tandis que les inquiétudes sur l’avenir du Niger – gros producteur africain – bénéficient à BHP Billiton et aux autres compagnies minières australiennes. Autre illustration : l’amoindrissement de la demande de fer est compensé par une augmentation volontaire de la production australienne afin de faire chuter les prix et d’évincer ainsi leurs concurrents plus modestes.

Seules des sociétés comme Rio Tinto peuvent réaliser des économies d’échelle susceptibles de préserver leurs marges et leur survie sur le marché. En termes géoéconomique, « la zone Asie- Pacifique absorbe 71 % des exportations australiennes (11,5 % à destination de l’UE, 9 % des États-Unis) et fournit 52 % des importations (contre 24 % en provenance de l’UE et 14 % des États-Unis). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial bilatéral de l’Australie. L’Asie concentre 64 % des échanges avec l’Australie en biens de consommation. En ce qui concerne les services, l’UE concentre 22 % des échanges avec l’Australie devant les États-Unis (17 %), l’ASEAN (15 %) et le Japon (8 %) », rapporte le site du Ministère des Affaires étrangères (MAEE). Canberra tend à faire de son commerce un outil au service de son intégration régionale, dans le Pacifique Sud mais plus généralement en Asie. Principale richesse nationale, les intérêts miniers ne conditionnent-ils d’ailleurs pas pour partie la politique étrangère australienne ?

 

Un “sheriff adjoint” des États-Unis en Asie ?

« L’Australie a une image très occidentale qui lui vient de son statut de colonie britannique et de son partenariat ancien avec les États-Unis d’Amérique », résume Cédric Tellenne. Xavier Pons observe pour sa part que le pays est « considéré par nombre d’Asiatiques comme un simple protectorat américain ». Canberra n’a en effet jamais remis en cause sa relation privilégiée avec Washington, scellée au cours de la Seconde Guerre mondiale, quand l’Australie a troqué la protection militaire britannique pour celle des Américains. Le pays s’est dès lors rangé systématiquement aux côtés de son allié, depuis la Guerre de Corée (1950) à celle « contre le terrorisme« . Mais « si l’ Australie a le sentiment qu’il lui faut à tout prix se concilier les bonnes grâces de son protecteur, elle n’en considère pas moins ce dernier avec méfiance », prévient Xavier Pons. Car ses intérêts, notamment économiques et financiers, se situent d’abord en Asie et obligent Canberra à composer avec la réalité géostratégique de la région.

Ainsi, l’Australie développe et renforce ses partenariats avec la Chine, l’Inde et le Japon. « La priorité va à la Chine, au point que l’ Australie déclare ne pas se sentir engagée par l’ANZUS [Australia, New Zealand, United States Security Treaty] en cas de guerre avec Taiwan », remarque Cédric Tellenne. Les deux pays ont signé cette année un « partenariat stratégique » sur dix ans portant sur les questions économiques, de politique étrangère et de défense. Dans ce cadre, « ils ont également signé un accord de convertibilité directe entre le dollar australien et le yuan », précise le MAEE. Pour autant, il n’est pas toujours aisé de composer avec la susceptibilité chinoise. En témoigne la signature récente d’un accord de défense historique avec Tokyo, avec la bénédiction de Washington et malgré la désapprobation de Pékin. À bien des égards, la politique étrangère australienne oscille donc entre les deux géants que sont la Chine et les États-Unis. Mais c’est en Asie du Sud-Est et dans son environnement immédiat que l’Australie trouve la mesure d’une diplomatie plus libre et en adéquation avec ses attentes.

Publié en octobre 2012, le Livre blanc sur « l’Australie dans le siècle asiatique » réaffirme ainsi l’ancrage régional de l’Australie, avec l’identification et la mise en exergue de cinq partenaires prioritaires, en plus des États-Unis : la Chine, le Japon, l’Inde, mais aussi la Corée du Sud et l’Indonésie. Sa stratégie se traduit à la fois par la signature d’accords bilatéraux (économiques, scientifiques, universitaires, etc.) et, le cas échéant, par l’octroi d’aides au développement. Très présentes au Timor- Oriental, les forces australiennes le sont aussi au sein de la Mission d’intervention aux Iles Salomon. Canberra a en effet intérêt à assurer la stabilité politique et économique des Îles du Pacifique si elle veut s’assurer de débouchés commerciaux, mais également pour réguler l’immigration clandestine. Ces cinq dernières années enfin, l’Australie a aussi renforcé sa présence en Afrique, notamment pour appuyer ses investissements miniers.

 

Un « désert démographique européen » dans un océan asiatique ?

Le sujet de l’immigration a fortement alimenté le débat politique des dernières élections fédérales, notamment suite à la décision du précédent gouvernement travailliste de renvoyer directement en Nouvelle-Guinée et sur l’Île de Nauru tout clandestin arrivé par bateau. Ce sujet en réveille un autre, toujours à vif dans un pays aussi jeune: celui de l’identité nationale australienne. « En raison notamment des contractions entre leurs racines historiques, qui sont principalement européennes, et leur situation géographique, entre l’Asie et l’Océanie, les Australiens n’ont cessé de se demander qui ils étaient vraiment », analyse Xavier Pons. Dans ce contexte, l’actuelle immigration asiatique bouscule une société encore à très forte dominante anglo- saxonne (près de deux tiers de la population).

L’Australie a certes une tradition de terre d’accueil, mais les tensions identitaires sont de plus en plus visibles et tendent à diviser le pays. Au-delà de la lancinante question aborigène, la société australienne éprouve aujourd’hui des difficultés à assimiler les nouveaux arrivants, notamment les plus nombreux, en provenance d’Asie (Inde et Chine). Sur l’immigration clandestine, le consensus est acquis et c’est la tolérance zéro qui prévaut. Mais qu’en est-il de l’immigration légale? La question est loin d’être anodine. Dans les prochaines décennies, à l’horizon 2045, l’Australie va devoir faire face à un vieillissement sans précédent de sa population. L’immigration apparaît comme une solution évidente à la crise démographique qui se profile, à condition de la conjuguer au Mateship (« fidélité fraternelle ») si cher aux Australiens. Mais elle ne sera pas suffisante.

Afin de stimuler la natalité et donc le renouvellement démographique, l’un des projets les plus ambitieux – et les plus populaires – du programme de Tony Abbott consiste à mettre en place l’un des congés maternité les plus généreux au monde. Pour un pays de moins de 23 millions d’habitants, et d’une densité de 3 habitants au km2, il s’agit d’un sujet essentiel. Car comme le souligne justement le Recteur Gérard-François Dumont (cf. CLES - Les entretiens géopolitiques mensuels du directeur, n°20, 12/2012), « toute situation géopolitique ne peut s’appréhender correctement qu’en prenant en compte le paramètre démographique ». Mieux : ce sont les « paramètres démographiques qui s’ imposeront aux configurations géopolitiques ». De ce point de vue, l’Australie est indubitablement en première ligne.

 

L’Australie à la conquête de l’Asie-Pacifique ?

 

Pour aller plus loin

  • L’Australie, par Xavier Pons, Coll. Idées reçues, Éditions du Cavalier Bleu, 126 p., 9,95 €  ;
  • « Australie », par Cédric Tellenne, in Dictionnaire de géopolitique et de géoéconomie, coll. Major, PUF, 564 p., 49,90 €.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:35
Le Japon veut adapter sa réponse militaire aux menaces chinoise et nord-coréenne

 

12 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - Confronté à une hypothétique menace chinoise mais aussi nord-coréenne, le Japon est en train d'adapter son outil militaire pour fournir la réponse la mieux adaptée et la plus rapide dans ce genre de situation, a indiqué jeudi un responsable du parti au pouvoir.

 

Selon ce responsable du Parti Libéral-Démocrate (PLD) interrogé par l'AFP, le gouvernement conservateur de Shinzo Abe vise notamment avec ces nouvelles orientations à accroître la coordination des forces terrestres, aériennes et maritimes.

 

Pour la première fois, nous serons en mesure d'avoir de la mobilité, ainsi qu'une capacité à déployer rapidement des forces de façon intégrée, a commenté jeudi le ministre de la Défense Itsunori Onodera, citant spécifiquement le cas d'opération sur des îles lointaines.

 

Si par exemple nous sommes confrontés à la menace d'un missile nord-coréen, le Japon devrait pouvoir être capable de tenter de l'abattre d'abord depuis la mer, et ensuite depuis la terre, a poursuivi M. Onodera.

 

Ces orientations tiennent par ailleurs compte du changement de nature et d'origine des menaces potentielles envisagées par le Japon: du temps de la guerre froide, le péril venait essentiellement du nord avec l'URSS, et donc le gros des forces nippones était concentré dans le nord et l'est du pays.

 

Aujourd'hui, Tokyo estime que le danger vient essentiellement de la Chine et de la Corée du Nord, et donc les effectifs des trois armées doivent être redéployés plus au sud, avec une capacité renforcée à se projeter sur des îles japonaises éloignées en cas d'attaque.

 

Les relations entre Pékin et Tokyo sont exécrables depuis depuis plus d'un an précisément à cause d'un conflit territorial à propos d'un petit archipel inhabité en mer de Chine orientale: les Senkaku sont administrées par Tokyo mais Pékin les revendique sous le nom de Diaoyu.

 

Les deux capitales ne sont prêtes à aucune concession sur ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon).

 

Mardi prochain, le gouvernement de Shinzo Abe devrait par ailleurs approuver un document dit de stratégie de sécurité nationale codifiant le déploiement de troupes et leur équipement.

 

L'une des premières décisions de M. Abe en arrivant au pouvoir fin décembre 2012 a été d'augmenter le budget de la défense, une première depuis onze ans, en partie pour répondre à la progression régulière des dépenses militaires chinoises.

 

Un porte-parole militaire nippon a annoncé par ailleurs que le Japon avait mené jeudi des exercices aéro-navals conjoints avec la Corée du Sud en mer de Chine orientale, dans un secteur couvert par la zone d'identification aérienne (ZAI) décrétée par Pékin en novembre.

 

La marine japonaise avait engagé deux bâtiments de guerre ainsi qu'un hélicoptère, a précisé ce porte-parole.

 

Il a ajouté que Tokyo n'avait pas au préalable informé Pékin de l'usage d'un hélicoptère dans sa ZAI, comme l'exige la Chine depuis le 21 novembre.

 

Le porte-parole a toutefois indiqué que ces exercices de sauvetage en mer étaient prévus de longue date et ne constituaient donc pas une réponse à la décision par la Chine d'imposer une ZAI.

 

Le Japon, Taïwan, la Corée du Sud, mais aussi les Etats-Unis ont indiqué qu'ils n'entendaient pas se conformer aux exigence chinoises sur ce point.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:35
South Korea Air Defense Zone Rattles China

 

December 10, 2013 by Richard Sisk- defensetech.org

 

East China SeaChina expressed “regret” Monday over South Korea’s declaration of an air defense zone overlapping Beijing’s in the latest ratcheting up of tensions over territorial disputes involving Japan, China and South Korea that the U.S. has been seeking to tamp down.

 

China urged Seoul to proceed “safely and cautiously” in dealing with the overlap from “South Korea’s expansion of its air defense identification zone,” said Chinese Foreign Ministry spokesman Hong Lei.

 

South Korea caught Beijing and Tokyo off guard Sunday with the announcement that Seoul’s existing air defense zone was being expanded about 150 miles to the south to include a submerged reef called Ieodo in South Korea and Suyan Rock in China.

 

Maj. Gen. Chang Hyok, a senior South Korean Defense Ministry official, said that in declaring the zone “our top priority is to prevent accidental military clashes in the area.”

 

The expansion meant that the air zones declared by South Korea, Japan and China over the East China Sea now all overlap. The Japanese and Chinese zones both include space over disputed islets called the Senkaku by Japan and Diaoyu by China.

 

Unlike the air defense zone announced by China two weeks ago, the South Korean zone will not affect civilian flights.

 

China angered its neighbors in declaring its own zone on Nov. 23 by ordering all military and commercial flights entering the zone to file flight plans and identify themselves or face possible “emergency measures.”

 

The U.S. immediately signaled that it would not recognize the Chinese zone by flying two B-52 bombers based in Guam through the Chinese zone without giving notification.

 

The air zone disputes dominated Vice President Joe Biden’s talks last week in Japan, China and South Korea.

 

“China’s recent and sudden announcement of the establishment of a new air defense identification zone has, to state the obvious, caused significant apprehension in the region,” Biden told a meeting of U.S. business executives in Beijing.

 

“The United States has a profound stake in what happens here because we need, and we are, and we will remain a Pacific power diplomatically, economically and militarily,” Biden said.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:40
Tu-95MS

Tu-95MS

 

MOSCOU, 6 décembre - RIA Novosti

 

Deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-95MS de l'Aviation russe à long rayon d'action ont survolé jeudi les eaux neutres du Pacifique sous escorte d'avions militaires japonais, a annoncé à Moscou le service de presse du ministère russe de la Défense.

 

"Les équipages des Tu-95MS se sont entraînés à piloter leurs appareils dans une zone sans repères par un mauvais temps. Les avions ont parcouru environ 10.000 km à une vitesse de 850 km/s et à une altitude de 10.000 mètres. Le vol a duré environ 13 heures", a précisé un porte-parole du ministère.

 

"Des chasseurs F-15J japonais ont escorté les bombardiers Tu-95MS au-dessus de la mer du Japon", a-t-il ajouté.

 

L'Aviation russe à long rayon d'action survole régulièrement l'Arctique, l'Atlantique, la mer Noire et le Pacifique dans le cadre de programmes d'entraînement de pilotes, notamment afin de les familiariser avec les techniques de ravitaillement en vol. Tous les vols sont effectués en stricte conformité aux normes internationales d'utilisation de l'espace aérien.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:35
Le Japon lance un Conseil de sécurité nationale à l'américaine

 

 

2013-12-04 xinhua

 

Le Japon a lancé mercredi un Conseil de sécurité nationale (NSC) suivant le modèle américain, destiné à renforcer le leadership du bureau du Premier ministre dans le pilotage des politiques étrangères et de la défense, ont rapporté les médias locaux.

 

Le lancement de l'organisation est considéré comme l'un des principaux piliers du rétablissement de la posture de la défense nationale et du renforcement des capacités de défense des Forces d'auto-défense, a indiqué l'agence de presse japonaise Kyodo.

 

Le NSC réunira deux fois par mois le Premier ministre, le secrétaire en chef du Cabinet ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense pour discuter des questions de sécurité.

 

Shotaro Yachi, conseiller de M. Abe en matière de politique étrangère, devrait diriger le groupe.

 

Le siège central, qui comporte 60 responsables, principalement venus des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, sera créé le mois prochain au sein du Cabinet. Selon le reportage, il recueillera de l'information des ministères et d'agences afin d'éviter la sectorisation.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:35
Zone d'identification de défense aérienne en Mer de Chine orientale: La déclaration du MAE du Japon

 

 

 4 décembre 2013 fasozine.com

 

1.    Le 23 novembre 2013, le Ministère de la Défense Nationale de la République Populaire de Chine a annoncé avoir établi la «Zone d'identification de défense aérienne en mer de Chine orientale » et que les avions volant dans ladite zone doivent se conformer aux règles fixées par le Ministère.

 

2.    Le Gouvernement du Japon exprime sa profonde préoccupation au sujet de la mise en place par la Chine de cette zone, et à y imposer ses propres règles. Ces actes sont profondément dangereux, changent unilatéralement le statu quo dans la mer de Chine orientale, aggravent la situation et peuvent avoir des conséquences inattendues.

 

3.    Le communiqué publié par le Ministère chinois de la Défense Nationale oblige les aéronefs volant dans l'espace aérien international à se conformer à ses procédures nationales, et fait référence au recours à des "mesures d'urgence de défense" par les forces armées de Chine au cas où ces aéronefs ne respecteraient pas les procédures exigées. Les mesures annoncées violent indûment la liberté de vol dans l'espace aérien international, qui est le principe général du droit international, et auront de graves répercussions sur l'ordre de l'aviation internationale. Etant donné que de nombreux itinéraires de vol d'avions civils traversent l'espace aérien au-dessus de la Mer de Chine Orientale, le Japon est profondément préoccupé par ces mesures du point de vue de leurs impacts sur l'ordre et la sécurité de l'aviation civile.

 

4.    Les mesures annoncées n’ont aucune validité au Japon, et le Japon exige de retirer ces mesures qui pourraient porter atteinte à la liberté de vol dans l'espace aérien international.

 

5.    De plus, la "zone" définie par le Ministère chinois de la Défense Nationale décrit réellement l'espace aérien des îles Senkaku, partie intégrante du territoire du Japon, comme s'il s'agissait d'une partie de "l'espace territorial» de la Chine. Le Japon ne peut en aucun cas accepter pareille description.

 

6.    Le Gouvernement du Japon a déjà adressé une vive protestation à la Chine, en exprimant les préoccupations susmentionnées, et exigé le retrait de ces mesures. Concernant les actes annoncés par la Chine, le Japon travaille en étroite collaboration et en consultation avec son allié, les Etats-Unis, et coordonnera avec d'autres pays et partenaires concernés qui ont des intérêts communs liés à la stabilité et la sécurité de la région. Le Japon, en partenariat avec la communauté internationale, exhortera fortement la Chine à faire preuve de retenue.

 

7.    Le Japon continuera à répondre fermement, mais d’une manière calme, aux tentatives de la Chine de modifier unilatéralement le statu quo par des mesures coercitives, et avec détermination pour défendre résolument sa terre, sa mer et son espace aérien territoriaux.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:35
Défense aérienne : un défi lancé à Washington

 

03.12.2013 Ysana Takino et Zhulin Zhang - Courrier international

 

La zone d’identification de la défense aérienne récemment définie unilatéralement par la Chine irrite Tokyo. Mais c'est surtout le président américain, Barack Obama, que Pékin cherche à atteindre.



Après que la Chine a annoncé, le 23 novembre, avoir délimité une "zone d’identification de la défense aérienne" induisant des règles très strictes pour les avions qui la traversent, les grandes puissances voisines, et le Japon en particulier, ont vivement réagi. Dans la presse nippone, on dénonce unanimement le tracé de ce périmètre, considéré comme "injustifié". L’Asahi Shimbun comme le Yomiuri Shimbun, deux des principaux titres de l’archipel, y voient une "provocation de plus" de la part de Pékin.

Rappelons que la zone définie par Pékin englobe les îles Senkaku (Diaoyu en chinois), qui font l’objet d’un conflit territorial depuis plusieurs années entre les deux géants asiatiques. "Depuis les Jeux olympiques de 2008, Pékin a adopté une attitude plus agressive [vis-à-vis de ces îles sous autorité japonaise depuis le XIXe siècle], faisant de régulières incursions navales et aériennes dans ce territoire disputé", rappelle le Financial Times. Après l’annonce de l’instauration de cette zone, les tensions sont montées d’un cran en Asie de l’Est.

Le site d’information japonais Foresight rappelle toutefois que "les Etats-Unis sont les premiers à avoir instauré unilatéralement une zone de défense aérienne dans cette région après 1945. Mais, comme sa délimitation est floue, elle engendre des tensions". La presse chinoise adopte exactement le même type d’arguments : "La notion de zone d’identification de la défense aérienne a été inventée par les Etats-Unis; elle concernait dans un premier temps l’espace aérien entourant l’Amérique du Nord et visait notamment l’Union soviétique", précise l’hebdomadaire indépendant Yazhou Zhoukan, édité à Hong Kong. "Depuis les années 1950, Les Etats-Unis sont en position dominante dans les régions du Pacifique Ouest, de la Corée du Sud, du Japon et de Taïwan, qui ont chacun créé leur zone aérienne sous contrôle des Etats-Unis." Dès lors que ce contexte est connu, "on ne s’étonnera pas de la décision du ministère chinois de la Défense", poursuit l’hebdomadaire.

Le conflit lié aux îles Senkaku

Le quotidien de l’Armée populaire de libération va encore plus loin dans son argumentaire pour justifier la décision de Pékin : "En 1969, le Japon a inclus dans sa zone d’identification de défense aérienne les trois quarts de la zone aérienne de la mer de Chine orientale, dont une partie est à seulement 130 kilomètres de la Chine continentale. C’est ainsi depuis des dizaines d’années, et certains pays ne s’en sont jamais souciés. Or, dès que la Chine encadre sa zone, le Japon manifeste aussitôt son inquiétude. Bien évidemment, Pékin ne peut accepter ce double critère et cette logique hégémonique", conclut l’éditorial de l’organe de l’armée chinoise.

Pour le Financial Times, ce n’est pas tant Tokyo que Washington qui est visé par l’initiative chinoise. Dans une analyse intitulée "La Chine lance un défi à l’Amérique", par ailleurs traduite dans les colonnes du Nihon Keizai Shimbun, le quotidien britannique avance une "interprétation inquiétante mais plausible : Pékin a décidé de régler son compte à Washington dans le Pacifique Ouest". Dans le conflit lié aux îles Senkaku, les Etats-Unis ont soutenu leur allié nippon, rappelant à qui voulait l’entendre que ces territoires relèvent du traité de coopération mutuelle et de sécurité signé entre les deux pays.

La Chine, estime le Financial Times, "est en train de tester l’engagement américain. Elle cherche à savoir jusqu’où Obama est prêt à aller. […] Cette provocation de Pékin intervient de surcroît dans une période où les Etats-Unis sont épuisés par leurs guerres [en Irak et en Afghanistan] et où le président connaît l’une des périodes les plus troublées de sa présidence". Conclusion du quotidien économique : "La création de cette zone de défense aérienne par la Chine constitue un tournant important pour l’équilibre des forces de cette région."

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
Les Etats-Unis déploient leurs nouveaux avions de surveillance à Okinawa

 

02.12.2013 lepopulaire.fr

 

La Marine américaine a déployé à Okinawa (Japon) son tout nouvel avion de surveillance et de lutte anti-sous-marine, en pleine montée de tensions après l'instauration par Pékin d'une zone aérienne d'identification, a affirmé lundi une de ses responsables.

Deux premiers P-8 Poseidon, qui avaient décollé vendredi de Floride (sud-est des Etats-Unis), sont arrivés sur la base de Kadena, située sur l'île d'Okinawa. Ils devraient être rejoints dans les jours à venir par quatre appareils supplémentaires, selon cette responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

 

Ce déploiement était "prévu depuis longtemps" et vise à remplacer les vieux P-3 Orion en fin de vie, selon cette responsable. Il n'est donc pas lié à l'instauration par Pékin d'une zone aérienne d'identification (ZAI) au-dessus de la mer de Chine orientale. Mais en déployant ce tout nouveau matériel, Washington renforce ses capacités dans cette zone qui couvre les îles Senkaku --Diaoyu pour la Chine-- au centre des tensions entre Tokyo et Pékin.

 

Le P-8 Poseidon entre à peine en service opérationnel. Construit à partir de la structure d'un Boeing 737, il dispose d'une autonomie et d'un rayon d'action accrus par rapport au P-3 et emporte torpilles et missiles anti-navires.

 

Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont chacun fait voler des avions dans la zone aérienne d'identification la semaine passée, sans en informer les Chinois, pour montrer qu'ils ne reconnaissaient pas cette ZAI chinoise, conduisant Pékin à envoyer des chasseurs à la rencontre de ces appareils.

 

Un porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren, a toutefois noté lundi que la réaction des autorités chinoises aux vols américains dans la zone restait habituelle et "normale", plaidant que les vols américains se poursuivaient comme de coutume.

 

De nombreux experts estiment que la ZAI s'inscrit dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, face à Washington qui, dans le cadre de sa stratégie dite de "pivot" vers l'Asie, entend renforcer ses moyens militaires dans le Pacifique.

 

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé lundi à Tokyo, première étape d'une tournée qui le conduira ensuite en Chine et en Corée du Sud et qui risque d'être dominée par les tensions provoquées par la ZAI.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
How China Justifies Its ADIZ - And How It Could Do Better

 

04 December 2013 By Shannon Tiezzi – Pacific Sentinel

 

China’s contradictory justifications for the ADIZ add to confusion over the zone.

 

China’s establishment of an Air Defense Identification Zone (ADIZ) in the East China Sea has attracted a flurry of attention from around the world. Most of this has been negative attention — Japan, South Korea, Taiwan, and the U.S. have all issued complaints, although Japan and the U.S. have had the strongest reactions so far. By now, we’ve all heard the arguments against the ADIZ. To use the words of U.S. Vice President Joe Biden, currently in Tokyo, China’s move “has raised regional tensions and increased the risk of accidents and miscalculation.” But China also had its reasons for making this move. In remarks made Tuesday, Chinese Defense Ministry Spokesman Geng Yansheng tried to clarify the Chinese perspective.

The bottom line, according to Geng, is that China’s new ADIZ is a necessary measure to defend China’s sovereignty and the security of Chinese territory and airspace. The ADIZ was set up to provide an early warning system for China’s national air defenses, and is a defensive measure not aimed at any particular country or region. As such, the ADIZ is in line with international law and conventions (my colleague Zachary Keck has more on China’s strategy of “waging lawfare”). Geng attributes the firestorm over China’s ADIZ to misunderstandings, and even intentional smear campaigns against China.

In response to the major criticism, that China is effectively claiming the ADIZ as its territorial airspace, Geng issues a flat denial. Instead, Geng clearly expresses that the ADIZ is not China’s airspace, but is a region set up within international airspace which China has designated as an identification zone. In other words, the ADIZ will not affect the freedom which other aircraft enjoy according to international law — but China reserves the right to instigate identification and investigation procedures against aircraft entering the zone. Such decisions will be made, Geng said, according to the military or civilian nature of the aircraft, its threat potential, and its distance from China.  In other words, China claims the right to follow aircraft entering the zone at its sole discretion, but still acknowledges this area as international airspace. 

 

Read the full story at The Diplomat

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:35
China Air Defense Identification Zone - source LeMonde AFP

China Air Defense Identification Zone - source LeMonde AFP

 

 

TOKYO, 29 nov 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

La mer de Chine orientale est le théâtre d'une tension aiguë entre la Chine et le Japon, avec une implication croissante des Etats-Unis dans ce conflit diplomatique aux côtés de son allié nippon. Tour d'horizon des enjeux autour de cet espace maritime disputé.

 

Question: Où est située la mer de Chine orientale ?

 

Réponse: La mer de Chine orientale est bordée par Taïwan au sud, une partie de la côte Est de la Chine à l'ouest, la Corée du Sud au nord et les confins méridionaux de l'archipel japonais au nord-est et à l'est. Cette mer ne compte que quelques îles et rochers inhabités en son sein.

 

Q: Qu'est-ce-que la zone aérienne d'identification (ZAI) chinoise ?

 

R: Cette zone décrétée par la Chine samedi 22 novembre en mer de Chine orientale s'étend des côtes chinoises jusqu'à 130 km du littoral de ses voisins. Pékin souligne que la propre ZAI du Japon s'approche à la même distance de la côte chinoise.

 

Les zones des deux pays se chevauchent et, surtout, couvrent toutes deux des îles de mer de Chine orientale contrôlées par le Japon, les Senkaku, mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu. La ZAI de la Chine empiète aussi sur une zone aérienne de défense sud-coréenne et comprend un rocher immergé, appelé Ieodo par les Coréens et Suyan par les Chinois, contrôlé par Séoul mais revendiqué par Pékin.

 

La Chine exige de tout avion pénétrant dans sa ZAI qu'il fournisse au préalable son plan de vol, affiche sa nationalité et obéisse aux requêtes d'identification des autorités chinoises, sous peine de déclencher de la part de Pékin "des mesures défensives d'urgence".

 

Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont chacun fait voler des avions dans cette zone cette semaine, sans en informer les Chinois, pour montrer qu'ils ne reconnaissaient pas cette ZAI chinoise. Aucun incident n'a été déploré.

 

Q: Pourquoi les pays riverains se disputent-ils pour des rochers inhabités ?

 

R: La propriété des îles confère le droit d'exploiter les ressources halieutiques des eaux entourant ces territoires mais aussi les ressources minérales des fonds marins environnants. Les alentours des îles Senkaku/Diaoyu pourraient ainsi renfermer d'importantes richesses pétrolières et gazières.

 

Le sommet du rocher Ieodo/Suyan est situé cinq mètres sous le niveau de la mer mais se trouve dans un secteur où les zones économiques spéciales sud-coréenne et chinoise se chevauchent.

 

Ces territoires ou rochers peuvent en outre fournir le cas échéant un emplacement stratégique pour une base militaire.

 

Q: La ZAI chinoise vise-t-elle à prendre la main sur ces territoires ?

 

R: Affirmer certains droits dans les airs au-dessus des territoires disputés peut aider la Chine à démontrer une forme de "contrôle effectif" à leur égard, renforçant la position chinoise en cas de négociations futures sur leur appartenance.

 

Mais des observateurs jugent que la cible réelle de la création de ZAI chinoise sont les Etats-Unis, la puissance navale dominante dans l'Océan Pacifique occidental depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

 

Washington reste très présent dans cette zone via ses bases au Japon et en Corée du Sud où il stationne au total quelque 70.000 soldats et de nombreux équipements militaires aériens, navales et terrestres des plus modernes.

 

D'après ces experts, la ZAI s'inscrirait dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, à la suite de son ascension économique.

 

Mais pour ce faire, la Chine doit parvenir à repousser autant que faire se peu l'influence américaine. La tentative de main-mise de facto sur la mer de Chine orientale constitue un pas important dans cette démarche.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 18:35
Des chasseurs refusent de se plier à la zone de défense aérienne chinoise

 

 

29-11-2013 Par Li Zhijian - Source: french.china.org.cn

 

Le Japon et la Corée du Sud ont tous deux envoyé un chasseur dans la zone de défense aérienne chinoise située au-dessus de la mer de Chine orientale sans en informer la Chine, a affirmé Beijing hier.

 

Washington, proche allié du Japon, avait déjà refusé de se plier aux exigences de Beijing en envoyant mardi deux bombardiers B-52 non-armés survoler les îles Diaoyu sans en référer aux autorités chinoises. Or la Chine avait exigé que tous les avions traversant la zone de défense aérienne fassent connaître leur nationalité.

 

Les Etats-Unis ne prennent pas position dans le conflit de souveraineté concernant l'archipel mais reconnaissent le « contrôle administratif » de Tokyo et le pays a assuré à son allié que le pacte de sécurité unissant les Etat-Unis au Japon couvrait ces îlots.

 

Les suites de cet incident diplomatique devraient être au cœur des discussions lors de la visite du vice-président américain Joe Biden au Japon, en Chine et en Corée du Sud la semaine prochaine.

 

Yoshihide Suga, le secrétaire général du gouvernement japonais, a indiqué que des bâtiments de la marine japonaise et des avions militaires étaient régulièrement envoyés en mer de Chine orientale et que cela continuerait ainsi.

 

« Ils mènent comme avant des activités de surveillance en mer de Chine orientale, y compris dans cette zone », a déclaré hier Suga lors d'une conférence de presse, ajoutant que les autorités chinoises n'avaient pas eu de réaction particulière.

 

« Nous n'allons pas changer nos opérations normales par égard pour la Chine », a-t-il affirmé.

 

Un dirigeant sud-coréen a également déclaré qu'un avion sud-coréen de reconnaissance maritime avait survolé un rocher submergé situé dans la zone et revendiqué par Beijing et Séoul. Il a précisé que la Corée du Sud n'avait pas l'intention de faire cesser ces vols.

 

Selon le porte-parole chinois du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, la Chine a observé le vol sud-coréen.

 

« La zone de défense aérienne de la mer de Chine orientale n'est pas destinée à surveiller les vols internationaux ordinaires. Nous espérons que les compagnies aériennes des pays concernés coopéreront de façon proactive, afin que les vols puissent se dérouler dans l'harmonie et la sécurité », a-t-il expliqué aux journalistes.

 

Au journaliste lui demandant si la Chine prendrait en considération la demande du Japon de renoncer à la zone de défense aérienne, le porte-parole du ministère chinois de la Défense Yang Yujun a répondu que le Japon avait établi sa propre zone en 1969 et que sa diplomatie à « deux poids deux mesures » avait créé des tensions en mer de Chine.

 

« Le Japon accuse régulièrement les autres et dénigre les autres pays mais n'examine jamais sa propre conduite », a déploré Yang. « S'il veut que nous renoncions à cette zone, il devra d'abord renoncer à sa propre zone d'identification de défense aérienne, dans quel cas la Chine reconsidérera la sienne dans 44 ans. »

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:35
A C-130H Hercules taxis to park on the east side of the flightline at Yokota Air Base, Japan, March 25, 2011. (U.S. Air Force photo/Staff Sgt. Samuel Morse)

A C-130H Hercules taxis to park on the east side of the flightline at Yokota Air Base, Japan, March 25, 2011. (U.S. Air Force photo/Staff Sgt. Samuel Morse)

 

29 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - Deux projectiles artisanaux ont été tirés dans la nuit de jeudi à vendredi près d'une base militaire américaine proche de Tokyo, sans faire de victime ni de dégât, a annoncé la police japonaise.

 

L'incident s'est produit vers 23H30 jeudi soir, près de la base aérienne américaine de Yokota. Des habitants du voisinage ont entendu des explosions. La police a découvert sur place deux tubes d'acier, des câbles, des batteries. Aucun dégât n'a été signalé, a indiqué un porte-parole de la police de Tokyo.

 

Selon des médias japonais, les deux tuyaux avaient été enterrés sauf la partie supérieure qui était pointée en direction de la base militaire américaine.

 

Les projectiles n'avaient pas été retrouvés vendredi matin par la police.

 

En l'absence de toute revendication, la police soupçonne que cette action pourrait être l'oeuvre d'activistes d'extrême gauche, selon l'agence de presse Jiji et d'autres médias. Selon la télévision NTV, un dirigeant d'un groupe de cette mouvance a été arrêté jeudi et l'action contre la base pourrait être une vengeance de ses proches.

 

Toujours d'après cette télévision, un incident similaire s'était produit il y a quatre ans lorsque la police avait investi une cache de ce groupe, la Fraction des travailleurs révolutionnaires.

 

Le Japon, qui abrite près de 50.000 soldats américains, est lié aux Etats-Unis par un traité de défense mutuelle.

 

La présence militaire américaine est parfois mal vécue par une partie de la population japonaise, surtout sur l'île méridionale d'Okinawa, mais aucun incident violent à connotation politique n'avait été enregistré ces dernières années.

 

Le renouvellement en 1960 du traité de sécurité nippo-américain avait en revanche donné lieu à de très importantes manifestations anti-américaines dans la capitale japonaise.

 

L'incident de vendredi intervient par ailleurs dans un contexte de tensions croissantes entre la Chine et le Japon, et à quelques jours de la venue à Tokyo du vice-président américain Jo Biden.

 

Suite à la décision d'imposer une zone d'identification aérienne sur une large partie de la mer de Chine orientale, englobant des îles administrées par le Japon mais revendiquées par Pékin, M. Biden vient à Tokyo pour réaffirmer le soutien américain à son allié.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:35
Senkaku-Diaoyu : Pékin envoie des patrouilles aériennes dans la « zone d'identification »

 

29.11.2013 Le Monde.fr (Reuters)

 

Le pouvoir chinois a dépêché plusieurs chasseurs et un avion de détection jeudi 28 novembre dans la « zone aérienne d'identification » (ZAI) qu'il a instaurée unilatéralement en mer de Chine orientale.

La Chine a annoncé la semaine dernière que les appareils étrangers entrant dans cette ZAI, y compris les avions de ligne, devraient adresser un signalement préalable aux autorités chinoises. La zone en question couvre les îlots au cœur du contentieux territorial entre la Chine et le Japon, appelés Senkaku par Tokyo et Diaoyu par Pékin.

 

Pour comprendre la situation, lire : Face à la Chine, le Japon fourbit ses armes

 

La mission de patrouille aérienne chinoise envoyée jeudi était « une mesure défensive, conforme aux pratiques internationales courantes », a déclaré Shen Jinke, porte-parole de l'armée de l'air chinoise, cité vendredi par l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

 

VISITE DE JOE BIDEN LA SEMAINE PROCHAINE

Les chasseurs, parmi lesquels des Sukhoï-30 de fabrication russe, ont effectué des patrouilles de routine et ont surveillé des « cibles » dans la ZAI, a ajouté le porte-parole. « L'armée de l'air chinoise est en alerte avancée et prendra des mesures pour faire face aux menaces aériennes diverses, afin de garantir fermement la sécurité de l'espace aérien du pays », a-t-il dit.

Toutefois, a tempéré le porte-parole du ministère de la défense, Yang Yujun, il est « incorrect » de supposer que la Chine abattrait les appareils qui entreraient dans la ZAI sans s'identifier. Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a déclaré vendredi ne pas savoir si des avions chinois se trouvaient dans la ZAI, mais il a ajouté que le Japon maintenait son état de vigilance.

Le vice-président américain, Joe Biden, doit se rendre la semaine prochaine en Chine, au Japon et en Corée du Sud, où il tentera de désamorcer cette nouvelle crise, ont déclaré de hauts responsables de l'administration Obama.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:35
JDS Kongo (DDG-173)

JDS Kongo (DDG-173)

 

November 28, 2013: Strategy Page

 

Japan will expand its force of warships equipped with anti-missile systems by building two more Aegis equipped destroyers. Japan is quite pleased with its Aegis anti-missile system. In 2010 a Japanese Kongo class destroyer shot down a ballistic missile off Hawaii, using its Aegis anti-missile system. That made three successful Aegis tests for Japan's Aegis equipped destroyers, out of four attempts. Japan already has four destroyers equipped to use Aegis anti-missile systems and two more are having their Aegis upgraded to have anti-missile capability.

 

With the two new destroyers Japan will have eight warships with Aegis anti-missile capability. The upgrade process mainly involves software modifications to for the Aegis radar and fire control system and replacing some of the SM-2 anti-aircraft missiles with SM-3 anti-missile missiles. Not counting the cost of the SM-3 missiles, the upgrade costs about $15 million per ship.

 

Air Defense: Japan Builds More Aegis Ships

Encouraged by the success the U.S. Navy continues developing new features. In 2013 it completed testing of the new Standard Missile 6 (SM-6) anti-aircraft missile. In 2013, two years after receiving the first production SM-6, the U.S. Navy successfully tested it hitting an aircraft (a BQM-74 target UAV) over the horizon. The SM-6 is basically the existing SM-2 anti-aircraft missile with the more capable guidance system of the AMRAAM air-to-air missile, as well as other improvements in the electronics and other components. The SM-6 is a 1.5 ton, 6.55 meter (21.5 foot) long, 533mm (21 inch) diameter missile. It has a max range of 240 kilometers and max altitude of 33 kilometers (110,000 feet).

 

The older SM-2 is 1.35 ton, 8 meter (26.2 foot) long missile with a max range of 190 kilometers and max altitude of 24.4 kilometers (80,200 feet). The AMRAAM guidance system is self-contained and will seek out any target it comes within range of. The current SM-2 uses a "semi-active" guidance system, which requires that a special targeting radar "light up" the target with a radar beam, which the SM-2 guidance system detects and homes in on. The "active" guidance system of the SM-6 is thus harder to jam and can home in on targets beyond the range of targeting radars. The SM-6 can attack anti-ship missiles as well.

 

The SM-6 took 9 years to develop and is now in production, with the initial order for 1,200 missiles at a cost of $4.3 million each. SM-6 will replace many of the SM-2 missiles currently carried by American and Australian warships and eventually other SM-2 users (like Japan) as well.

 

Meanwhile, the navy has been continuing years of improvements in the Aegis radar and fire control system that controls SM-2, SM-6, and the smaller SM-3 anti-missile version. The SM-3 can destroy ballistic missiles and low earth-orbit satellites. The Aegis anti-missile system has had a success rate of over 80 percent in knocking down incoming ballistic missile warheads during test firings. Aegis equipped ships are now getting version 4.0 and the next major upgrade (5.0) will make the anti-missile capabilities a standard feature of Aegis software. New destroyers are having anti-missile Aegis software installed as standard equipment. Much of the anti-missile capability of the original Aegis anti-aircraft system came from upgrades to the Aegis software.

 

There are actually two models of the U.S. Navy Standard anti-aircraft missile that can hit missiles. The RIM-161A, also known as the Standard Missile 3 (or SM-3), has a range of over 500 kilometers and max altitude of over 160 kilometers. The Standard 3 is based on the anti-missile version of the Standard 2 (SM-2 Block IV). This SM-3 missile has a shorter range than the SM-2, which can destroy a warhead that is more than 200 kilometers up. The SM-3 is only good for anti-missile work, while the SM-2 Block IV can be used against both ballistic missiles and aircraft. The SM-2 Block IV also costs less than half of what an SM-3 costs.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:35
Face à la Chine, le Japon fourbit ses armes

 

28.11.2013 Par Edouard Pflimlin - Le Monde.fr

 

Depuis plusieurs années, les tensions diplomatiques entre la Chine et le Japon autour du contrôle d'une poignée d'îles situées entre les deux pays sont très vives. Pris dans ce conflit larvé, Tokyo a fait fortement évoluer sa stratégie de défense et le déploiement de ses forces. Tour d'horizon des mesures mises en place par l'archipel.

 

Sur quoi porte le différend entre la Chine et le Japon ?

La Chine est engagée dans de nombreux litiges territoriaux avec ses voisins, et le cas des Diaoyu-Senkaku est symptomatique : les forces chinoises et les gardes-côtes japonais se disputent la souveraineté de cinq îles inhabitées, et inhabitables, situées à 330 kilomètres des côtes chinoises et à 410 kilomètres de l'île japonaise d'Okinawa, mais disposant potentiellement de larges ressources halieutiques et en hydrocarbures.

La position géostratégique de ces îles en fait la clé du nord de la mer de Chine, ce qui permettrait de déployer en toute discrétion les sous-marins nucléaires chinois, de tenir à distance les marines américaine et japonaise et de déboucher plus discrètement dans l'océan Pacifique.

La crise découle de la volonté affichée du maire nationaliste de Tokyo, Shintaro Ishihara, d'acquérir trois de ces îles, alors propriétés privées, via une collecte publique afin d'y bâtir des infrastructures, voire un casino. Dans une volonté d'apaisement manquée et afin de maintenir le statu quo, l'Etat japonais préempte la zone, le 11 septembre 2012, ce qui provoque l'ire de Pékin.

Depuis, la Chine envoie régulièrement des pêcheurs escortés par des unités de gardes-côtes dans les eaux disputées, entraînant l'intervention de leurs homologues japonais. Elle envoie aussi, plus rarement, des avions, et même un drone le 9 septembre. Dernier épisode de ce conflit, Pékin a décrété, samedi 23 novembre, une « zone aérienne d'identification » (ZAI) dans l'espace aérien des îles Diaoyu-Senkaku au-dessus de la mer de Chine orientale. Pékin exige désormais que tout appareil s'aventurant dans cette zone fournisse au préalable son plan de vol précis, affiche clairement sa nationalité et maintienne des communications radio permettant de « répondre de façon rapide et appropriée aux requêtes d'identification » des autorités chinoises, sous peine d'intervention des forces armées.

 

Lire : La Chine crée une zone de défense aérienne incluant les îles Senkaku

 

Quelle est l'étendue des forces chinoises ?

Les forces de l'Armée populaire de libération (APL) sont importantes : missiles longue portée antinavires, avions de combat, dont certains, furtifs, sont en cours de développement, mais surtout une marine de guerre en pleine expansion.

Au 1er octobre 2012, selon la publication de référence Flottes de combat 2013, la marine de guerre comptait 225 000 hommes, et des navires au tonnage cumulé de 507 000 tonnes (contre 447 000 tonnes en 2008). Ces données sont d'ores et déjà certainement dépassées vu le rythme de production. Au cours des douze mois de l'année 2012, l'APL a mis en service un porte-avions, le Liaoning, 3 sous-marins, 5 frégates lance-missiles, 5 frégates d'escorte, 7 corvettes, une vingtaine de patrouilleurs lance-missiles, 4 dragueurs océaniques, 2 transporteurs de chalands de débarquement, 2 pétroliers ravitailleurs et 2 bâtiments d'expérimentation. La Chine prend la tête de la construction militaire mondiale devant les Etats-Unis.

Comment réagit l'armée japonaise ?

Elle a tout d'abord fait évoluer sa doctrine de défense : depuis trois ans, les « National Defense Program Guidelines » (NDPG ou « Lignes directrices du programme de défense nationale ») placent au premier plan la menace chinoise et la composante navale de celle-ci, suivie de la menace balistique nord-coréenne. La posture de la défense japonaise change. Des troupes et matériels japonais sont redéployés du nord vers le sud-ouest de l'archipel pour protéger les zones revendiquées par Pékin. Ainsi, le nombre de chars de combat est réduit au profit de matériels plus mobiles. Celui des sous-marins progresse. L'arrivée au pouvoir au Japon, fin 2012, des conservateurs dirigés par Shinzo Abe, accélère encore ces évolutions.

Comment évoluent les budgets militaires du Japon et de la Chine ?

Ils sont en forte hausse : le ministère de la défense japonais a réclamé le 30 août dernier une hausse de ses dépenses à quelque 4 890 milliards de yens (soit 49,9 milliards de dollars ou 37 milliards d'euros) pour l'exercice d'avril 2014 à mars 2015, soit une progression de 2,9 % par rapport au budget initial de l'année en cours. «  La hausse est la plus forte depuis l'année budgétaire 1992-1993, quand les dépenses du ministère avaient progressé de 3,8 %. Le budget de la défense a baissé pendant dix ans consécutifs jusqu'à l'année budgétaire 2012  », remarque le think tank Jane's.

Alors que le budget des forces d'autodéfense japonaises (FAD, nom officiel de l'armée japonaise qui, depuis 1945, est une armée strictement défensive, comme le prévoit sa Constitution) a baissé entre 2003 et 2012, celui de la Chine a progressé de... 175 % ! Et ce budget (166 milliards de dollars en 2012) est plus de trois fois supérieur à celui du Japon. La hausse du budget japonais reste modeste au regard de celle du budget militaire chinois : 10,7 % en 2012-2013.

 

L'île Uotsuri appartient à l'archipel des îles Senkaku-Diaoyu, que se disputent la Chine et le Japon.

Quelles sont les forces dont dispose la marine japonaise ?

Les submersibles japonais affichent des performances techniques bien supérieures à celles des sous-marins chinois. Afin de contrecarrer le développement de la composante sous-marine de l'APL, le nombre de 18 sous-marins dont dispose la marine de Tokyo sera porté à 22, puis à 25, au cours des prochaines années. Mais la marine japonaise, l'une des plus grandes et performantes du monde, possède aussi des navires de surface impressionnants.

Les deux « destroyers porte-hélicoptères » de la classe Hyuga (du nom d'un croiseur converti en porte-aéronefs par la marine impériale japonaise pendant la seconde guerre mondiale) sont des acteurs-clés de la lutte antisousmarine japonaise. Ces deux navires demeurent (jusqu'à l'arrivée des porte-hélicoptères 22DDH) les deux plus grands navires japonais mis en service depuis la fin du conflit mondial. Deux 22DDH doivent, selon Flottes de combat 2013, entrer en service en mars 2015 et en mars 2017. Ces vaisseaux, sensiblement plus gros (19 500 tonnes et 248 mètres de long – le porte-avions français mesurant à titre de comparaison 261 mètres), ressembleront à de petits porte-avions. Ils pourront emporter jusqu'à 14 hélicoptères SH-60 (contre 4 sur les Hyuga).

Ces porte-hélicoptères permettront au Japon de renouer avec les opérations aéronavales, améliorant sensiblement les capacités de lutte contre les sous-marins chinois et permettant une projection de forces plus importante en cas d'invasion d'îles disputées. Le premier 22DDH, l'Izumo, a été lancé le 6 août 2013. L'emploi possible d'avions F35-B furtifs américains et à décollage vertical en ferait un petit porte-avions. Mais pour l'instant, le Japon n'a acheté que 42 F35-A à décollage classique.

Le Japon dispose aussi de trois porte-hélicoptères d'assaut de la classe Osumi (équivalent des BPC français, les fameux Mistral), longs de 178 mètres pour un déplacement de 8 900 tonnes, offrent chacun une capacité de projection de force de 10 chars, d'un escadron de 6 hélicoptères et de 2 LCAC, ou véhicules de débarquement à coussin d'air, qui filent à 40 nœuds). La construction d'un quatrième navire de la classe Osumi est prévue, mais il sera nettement plus grand (20 200 tonnes et 230 mètres de long). Cette montée en puissance a pour objectif de contrecarrer directement les ambitions maritimes chinoises.

La marine de guerre japonaise entend développer rapidement ses capacités amphibies et a effectué plusieurs exercices communs cette année avec les Américains qui ont une grande expertise en la matière avec leur corps de Marines (US Marines Corps).

Enfin, les garde-côtes japonais constituent une force paramilitaire puissante et très bien équipée. Cette flotte compte notamment de nombreux patrouilleurs hauturiers (de haute mer) modernes pouvant atteindre les 4 000 tonnes et des avisos porte-hélicoptères. Le budget alloué augmentera de 23 % cette année (32,5 milliards de yens, soit 260 millions d'euros).

Afin de protéger davantage les îles Diaoyu-Senkaku, Tokyo a enfin créé une unité spécifique qui comprendra 700 hommes et 12 navires et sera basée sur l'île d'Ishigaki, à 175 km au sud-est d'Uotsurijima, l'île principale des Senkaku.

 

Que représentent les forces terrestres et aériennes nippones ?

Pour défendre les territoires du sud-ouest, le Japon prévoit l'acquisition de différents types de missiles. Le ministère de la défense entend notamment acquérir des missiles terre-mer type 12 plus précis que les type 88 actuellement déployés permettant de menacer à plus grande distance l'approche de navires de guerre chinois. Il est aussi prévu de déployer une nouvelle unité d'observation maritime sur l'île de Yonaguni, à l'extrême-sud du Japon. En revanche, il n'est pas envisagé – pour le moment – de déployer des troupes dans les îles Diaoyu-Senkaku, ce qui accroîtrait encore les tensions, déjà vives, avec la Chine.

Sur le plan des forces aériennes, outre des drones d'observation d'ici à quelques années, Tokyo va déployer dans la base de Naha, sur l'île d'Okinawa (archipel des Ryukyu), des avions d'alerte aérienne Awacs qui étaient jusqu'à présents basés sur les autres îles de l'archipel. Ils permettront de mieux identifier les déplacements chinois à basse altitude.

Sur cette même base de Naha sont déjà  déployés des chasseurs américains, produits sous licence au Japon, F-15J/DJ. Tokyo a aussi prévu d'acheter 42 avions de combat furtifs américains F-35 – 4 devraient être acquis sur l'exercice fiscal 2014. On ne sait pas encore s'ils seront déployés dans le Sud-Ouest nippon.

 

Quel rôle jouent les Etats-Unis dans le plan de défense japonais ?

Le Japon est lié aux Etats-Unis par un traité bilatéral de sécurité signé en 1960, qui prévoit l'intervention des forces américaines en cas d'attaque contre l'archipel. Les Etats-Unis disposent par ailleurs de bases au Japon, et notamment sur l'île d'Okinawa. Près de 38 000 militaires américains, ainsi que 5 000 civils dépendant du Pentagone, sont déployés au Japon, dont la moitié à Okinawa. Lors d'une rencontre, le 3 octobre 2013 à Tokyo, entre le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, le secrétaire à la défense, Chuck Hagel, avec leurs homologues respectifs, Fumio Kishida et Itsunori Onodera, la révision de l'actuelle politique de coopération nippo-américaine en matière de défense a été actée. Washington et Tokyo renforceront notamment leur coopération en matière de lutte contre les cyberattaques. Les Etats-Unis déploieront ainsi des drones d'observation Global Hawk au Japon, une première, à partir du printemps 2014. 

Le P-8, un avion très sophistiqué de reconnaissance aérienne sera aussi engagé pour la première fois dans l'archipel nippon pour aider les Etats-Unis et leurs alliés à mieux surveiller les activités maritimes dans le Pacifique.

Il est aussi prévu de redéployer 9 000 Marines de l'île d'Okinawa, sur celle, américaine, de Guam et dans les îles Mariannes, pour un coût de 8,6 milliards de dollars, dont 3,1 milliards seront pris en charge par le Japon. «Notre relation n'a jamais été plus forte et meilleure que maintenant », a déclaré le secrétaire d'Etat, John Kerry. « Nous continuons à nous adapter, cependant, pour faire face aux défis du XXIe siècle ». S'agissant des Diaoyu-Senkaku, M. Kerry a de nouveau appuyé la position japonaise : « Nous reconnaissons l'administration du Japon sur ces îles », a-t-il déclaré, un nouvel avertissement à l'intention de Pékin.

Lire aussi Les mers de Chine, nouveau théâtre d'affrontement des nationalismes asiatiques

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