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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 11:55
Défense : HeliDax, enfin un PPP gagnant-gagnant

Sur les 36 hélicoptères, 32 sont disponibles tous les matins pour les élèves de l'EALAT et 100% des moyens demandés par l'école ont été fournis", explique à La Tribune le PDG de DCI, Jean-Michel Palagos - photo DCI

 

14/10/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

HeliDax a fêté le franchissement de la barre des 100.000 heures de vol en cinq ans d'exploitation. Sa flotte de 36 hélicoptères Colibri (H120) est dédiée à la formation de base des pilotes des trois armées et de la gendarmerie.

 

Et si HeliDax était un cas d'école. Dans le maquis des Partenariats publics-privés (PPP) qui plombent le budget de l'État, la filiale à 50-50 entre DCI (Défense Conseil International) et INAER Helicopter France, est l'arbre qui cache la forêt. Implanté sur le site de l'école de l'aviation légère de l'armée de Terre (EALAT) à Dax, HeliDax a d'ailleurs fêté mardi le franchissement de la barre des 100.000 heures de vol en cinq ans d'exploitation. Sa flotte de 36 hélicoptères Colibri (H120) est dédiée à la formation de base des pilotes des trois armées et de la gendarmerie.

D'une durée de 22 ans, ce PPP est le premier contrat de ce type, qui avait été signé en 2008 par le ministère de la Défense. Selon un rapport de la Cour des comptes, publié en 2011, des loyers annuels d'un montant maximal d'environ 24 millions à partir de 2012 seront versés par l'État pendant vingt ans. La formation reste, en revanche, assurée par des instructeurs de l'armée. Selon DCI, HeliDax enregistre un chiffre d'affaires annuel de 23 millions d'euros.

 

Un succès gagnant-gagnant

Pourquoi HeliDax est-il est un succès ? "Sur les 36 hélicoptères, 32 sont disponibles tous les matins pour les élèves de l'EALAT et 100% des moyens demandés par l'école ont été fournis", explique à La Tribune le PDG de DCI, Jean-Michel Palagos. Il précise également que la flotte d'HeliDax a un taux de disponibilité de 90% pour environ 20.000 heures de vols par an. "C'est un très beau succès", assure-t-il. "Notre flotte d'hélicoptères, avec poste de pilotage numérique, permet aux élèves de se préparer aux interfaces des hélicoptères modernes (Tigre, NH 90 Caïman)", rappelle-t-il. Ainsi depuis mai 2010, les appareils d'HeliDax ont participé à la formation de plus de 500 élèves pilotes et moniteurs issus des trois armées.

Selon le commandant de la base école de l'ALAT, le colonel Benoit Cirée, cité dans le premier communiqué du groupe DCI publié mardi, "l'externalisation des heures de vol et de la maintenance associée à la formation par les moniteurs militaires, cœur de métier de l'EALAT est bien un modèle de performance. Cette combinaison est un atout majeur pour préparer les pilotes de combat de demain aux hélicoptères de nouvelles générations. Je suis ravi du succès de ce partenariat que beaucoup considèrent avec intérêt".

En outre, HeliDax met à disposition lors des heures de substitution, notamment en été, les Colibri pour des missions de sécurité (feu de forêts...). Grâce à ses infrastructures, la société de services fournit entre autre des prestations de maintenance d'hélicoptères (moteur, avionique et structure) ainsi qu'une assistance à l'achat d'appareils. Ce qui lui procure des revenus tiers que HeliDax et l'État se partagent, précise Jean-Michel Palagos. En 2015, le nombre d'heures de vol de substitution devrait s'élever à 3.500 heures en 2015 et il est prévu 4.200 heures en 2016.

 

HeliDax parie sur les revenus tiers

Jean-Michel Palagos parie de plus en plus sur les revenus tiers en misant sur la formation de pilotes étranger. HeliDax a déjà commencé à former des pilotes belges et nigériens. Dans ce contexte de croissance, DCI a annoncé mardi l'acquisition de trois premiers hélicoptères pour son Centre International de Formation Hélicoptère (CIF-H), basé sur les sites de l'EALAT à Dax et au Luc-en-Provence et créé en février 2015. Le premier appareil devrait être en ligne de vol dès la fin 2015 et les deux autres au cours du premier semestre 2016. Ces trois hélicoptères voleront sous les couleurs de DCI.

"Cette acquisition répond à la très forte demande de pays amis de la France dans le domaine de la formation initiale technique et tactique des pilotes d'hélicoptère. Les besoins du CIF-H s'élèvent pour la seule année 2016 à environ 3.000 heures de vol", a expliqué un deuxième communiqué de DCI.

En 2015, le CIF-H devrait former 14 pilotes koweïtiens, puis 14 autres en 2016, précise à La Tribune Jean-Michel Palagos, qui croit au "potentiel" de cette école. Le Brésil et le Gabon seraient par ailleurs intéressés par la création d'une école, à l'image de celle du Qatar. Cet émirat a lancé en 2011 avec DCI une école de formation de pilotes d'hélicoptères militaires à Doha, dont le soutien des hélicoptères est fondé sur le modèle d'HeliDax.

 

Un outil plus efficient

Selon DCI, le prix à l'heure de vol se situe en 2015 autour de 1.100 euros, contre environ 2.300 euros avant le contrat de PPP HeliDax. Des chiffres à prendre avec précaution en raison des différences entre comptabilité publique et comptabilité privée. "Cette différence de prix, du simple au double, s'explique essentiellement pour deux raisons, explique-t-on chez DCI : non seulement les nouveaux appareils consomment un tiers de carburant en moins mais en plus, ils nécessitent trois fois moins de maintenance que le parc antérieur". Et Jean-Michel Palagos de conclure, "nous rendons le même service avec 36 appareils qu'avec plus de 50 auparavant. HeliDax est plus efficient grâce à une organisation de la maintenance plus pertinente notamment".

Auparavant, l'EALAT de Dax qui assurait la formation initiale de 130 pilotes et 60 instructeurs par an, disposait d'une flotte de 53 hélicoptères Gazelle dont l'entretien et la mise en œuvre étaient assurés par un effectif de 175 personnes. Aujourd'hui HeliDax fonctionne avec plus de 50 personnes dédiées au management ainsi qu'à la logistique, la maintenance et à la navigabilité des appareils. Selon la Cour des comptes, le recours au PPP semble surtout se justifier par la possibilité offerte de disposer rapidement d'une flotte renouvelée, payée en 22 loyers annuels, ce qui était difficile en cas d'acquisition patrimoniale

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 11:55
Adapter la filière Défense aux enjeux du numérique

 

17/11/2014 Jean-Michel Palagos - Président Directeur Général de Défense Conseil International (DCI)

 

Depuis plus d'une dizaine d'années, la plupart des observateurs s'accordent pour voir dans le numérique une transformation importante dans le secteur de la défense : cyberdéfense, drones, robotique, numérisation de l'espace de bataille... La filière de la défense et de la sécurité doit, à l'instar d'autres filières, en tirer trois conséquences organisationnelles : favoriser l'innovation, développer la dimension de service et donner une ampleur nouvelle au rôle de l'Etat.

 

40% des aéronefs de l'armée américaine seraient aujourd'hui des drones, selon un rapport du Congrès. Dans les dernières années, les virus Stuxnet et Al-Shamoun, pour ne parler que d'eux, ont endommagé des infrastructures industrielles majeures. L'emploi très efficace des hélicoptères de l'ALAT (Aviation légère de l'armée de terre) en Côte d'Ivoire, en Libye ou au Mali a montré une fois encore l'importance du professionnalisme des personnels et le caractère essentiel des dispositifs de commandement et de maîtrise de l'information. Il n'y a qu'à voir la liste des exposants du salon Eurosatory qui s'est tenu à Paris en juin dernier et encore récemment en octobre au salon Euronaval, pour constater combien la sécurité terrestre et maritime n'intègre plus seulement des véhicules, des navires et des armes mais aussi les systèmes d'information, la simulation ou encore les drones. Certains des paramètres essentiels de la défense ont évolué sous l'impact du numérique. Les armées et l'industrie sont confrontées à des changements similaires, sous de nombreux aspects, à ce que vit l'industrie de la presse ou de l'énergie aujourd'hui, qui conduisent à poser une question majeure : comment prendre en compte les changements technologiques de façon efficace afin d'en faire bénéficier nos organisations ? En général, cette question se pose ainsi aux dirigeants d'organisations : ce que certains théoriciens du « management » ont appelé le dilemme de l'innovation : faut-il risquer d'affaiblir son métier traditionnel en développant des innovations dans le numérique, sachant que les effets positifs risquent de tarder avant que les effets destructeurs, mais aussi ceux encore plus prometteurs, de ce changement n'apparaissent ?

 

En fait, Shumpeter a théorisé dès le siècle dernier ces cycles d'innovation et leurs effets, mais ses théories reprennent une actualité évidente aujourd'hui. Trois grands leviers doivent permettre aux organisations de se développer dans ce nouveau contexte.

 

Le premier levier est la capacité à innover, ce qui suppose de mettre en place des organisations flexibles, capables de nouer des partenariats et de développer des démonstrateurs d'innovation. Suivant le secteur, ces nouvelles structures peuvent être plus ou moins organisées en réseau et plus ou moins séparées des structures traditionnelles. Les start-ups et PME de l'écosystème peuvent être intégrées dans le travail d'innovation, sur le mode de l'open innovation, mais aussi dans des clusters ou des pôles de compétitivité. Chez Google ou Microsoft, pour un collaborateur direct on peut trouver une dizaine de personnes dans des start-ups partenaires. Dans le secteur de la défense, plusieurs milliers d'entreprises rassemblent quelques 165 000 salariés et près d'un tiers de leur chiffre d'affaires se réalise à l'exportation. Les partenariats sont plus que jamais essentiels, car les compétences et expertises doivent être imbriquées pour favoriser l'innovation.

 

Le deuxième levier est la dimension de service. La numérisation questionne la notion de produit au profit du système et de l'organisation. Il ne suffit pas de disposer d'une flotte d'hélicoptères de pointe. Il faut une organisation capable de disposer des pilotes et navigateurs les plus expérimentés, d'entretenir et faire évoluer le matériel et d'intégrer les véhicules dans l'espace de bataille afin d'en obtenir l'impact maximal. De même, en cyberdéfense, la question du facteur humain est cruciale, Tant les méthodes d'ingénierie sociale sont essentielles dans le cas de menaces persistantes avancées, les formes les plus pointues des attaques cybernétiques : dans le cas de Stuxnet, il a bien fallu des failles organisationnelles pour qu'un ou plusieurs opérateurs insèrent à leur insu le virus dans les équipements informatiques des cibles, probablement au moyen de clés USB. Le monde numérique, qui donne souvent le sentiment d'être dominé par la technique, est donc avant tout un monde de la formation, de l'assistance et de l'organisation humaine.

 

Enfin, le troisième enjeu de la révolution numérique est de repenser le rôle de l'Etat. Celui-ci est appelé à jouer un rôle fondamental. Dans « The Entreprenarial State », l'économiste Mariana Mazzucato souligne ainsi que les composants essentiels des produits Apple comme l'Iphone ou l'Ipod sont issus de travaux de recherche publique. Le protocole http et la fameuse roue permettant de sélectionner les musiques de l'Ipod ? Des recherches du CERN. Le microprocesseur et le micro disque dur ? Des travaux financés par l'agence de défense DARPA. L'écran tactile ? Des recherches des ministères américains de l'énergie et de la défense. Chacun connait aussi l'origine de l'internet et du GPS. Apple a su avec brio et un réel sens marketing, intégrer différentes briques créées et développées dans des instances publiques. Ceci ne remet pas en cause l'efficacité des industriels ou l'impact de la recherche privée, notamment dans le secteur de la défense, mais permet de rappeler le rôle que peut avoir l'Etat dans la construction de systèmes et de savoir-faire décisifs. Le rôle des agences publiques militaires et les liens qu'elles peuvent tisser avec les industriels sont donc décisifs pour les années à venir. Ces fertilisations croisées entre public et privé doivent, plus que jamais, être encouragées.

 

Le numérique est donc en train de transformer le secteur de la défense. Cette transformation sera réussie, à condition que les organisations s'ouvrent à l'innovation et aux services, mais aussi que les organisations publiques jouent pleinement leur rôle.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 07:55
Interview de Jean-Michel Palagos à l'ADS SHOW de Bordeaux


26 sept. 2014 DCI

 

Jean-Michel Palagos commente la présence de DCI lors du salon de MCO aéronautique, ADS Show, qui s’est déroulé à Bordeaux-Mérignac du 9 au 11 septembre 2014.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:55
DA-42 de Vigie Aviation

DA-42 de Vigie Aviation


27.06.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Jean-Michel Palagos vient d'annoncer que DCI a pris 95% du capital de la société finistérienne Vigie Aviation, les 5% restant étant aux mains du fondateur et actuel DG de Vigie, Christophe Perrier.

 

Il s'agit pour DCI de "donner une nouvelle dynamique" sans toutefois couper définitivement les liens avec Chalair, précédemment actionnaire de Vigie avec DCI (voir mon post d'alors ici). DCI poursuivra son "partenariat stratégique avec Chalair", a précisé le PDG de DCI.

 

On devrait donc voir Vigie Aviation équipée d'un avion de type Beechcraft 350 "d'ici à la fin de l'année". Cet appareil sera amené à conduire des opérations ISR par exemple au profit des forces armées françaises mais aussi toute autre mission de surveillance maritime ou de prévention des feux de forêt. Pour l'heure, Vigie dispose d'un DA-42..

 

Vigie Aviation pourra par ailleurs travailler au profit de pays étrangers "dans une logique d'appui complémentaire" a précisé Jean-Michel Palagos.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 08:55
Julia Maris devient Directeur général adjoint de Défense Conseil International (DCI)

 

25/06/2014 DCI

 

Paris, le 25 juin 2014- Défense Conseil International (DCI) annonce la nomination de Julia Maris en tant que Directeur général adjoint de DCI.

 

DCI, dont l’État est l’actionnaire de référence, est l’opérateur du transfert du savoir-faire des armées françaises et à ce titre porte le label « formation armées françaises » auprès de pays clients de l’industrie de défense française.

 

A l’occasion de cette nomination, Jean-Michel Palagos, Président-Directeur général de DCI déclare : «Je suis très heureux que Julia Maris ait accepté de rejoindre DCI. Elle prend en charge des domaines qui sont essentiels au succès du Groupe et à son développement. Je suis convaincu que sa parfaite connaissance des questions de défense et la dimension internationale de son parcours donneront une nouvelle impulsion aux équipes de DCI et seront sources d’innovation et de créativité. »

 

Né en 1975, Julia Maris rejoint la Délégation Générale pour l’Armement en 1997, où elle se consacre essentiellement aux questions de ressources humaines puis à la coopération internationale et européenne.  En 2005, elle rejoint la direction des affaires juridiques du ministère de la Défense comme chef du bureau du droit international.

 

Deux ans plus tard, Julia Maris rejoint la Présidence de la République comme rapporteur auprès de la Commission chargée de l’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale pour traiter les questions internationales, européennes et de Ressources humaines.

 

A l’issue de ces travaux, en septembre 2008, elle est nommée directrice du marketing, du développement et des relations extérieures de la société Défense Conseil International (DCI), où elle exerce jusqu’en mai 2012, date à laquelle elle est alors nommée Conseillère pour les affaires européennes de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Elle quitte le ministère de la Défense en septembre 2013 et intègre Thalès Alenia Space en tant que Vice-Présidente pour les affaires publiques et réglementaires.

 

Julia Maris est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble et de l’Ecole Nationale d’Administration (promotion Romain GARY) et fut auditrice de la 64ème session nationale de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

 

Egalement diplômée de l’Université de Cambridge (bilingue en anglais) et de l’Institut Goethe, Julia Maris figure en 2014 au classement Choiseul 100 des dirigeants de moins de 40 ans à haut potentiel.

 

A propos de DCI

 

Créée en 1972, DCI est une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de services, dont l’Etat est actionnaire de référence. Culturellement proche du ministère de la Défense, DCI propose désormais, au profit des pays étrangers, des prestations de services externalisés dans :

•           le conseil et l’assistance sur la totalité du cycle de vie des programmes d’armement,

•           l’ingénierie de formation, dans les domaines académique, opérationnel et technique,

 

DCI et ses filiales se positionnent enfin depuis dix ans comme des partenaires des forces armées françaises dans le cadre de contrats de prestations de service et cherchent à ouvrir leurs activités aux pays de l’Union européenne.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 19:41
Le transfert de savoir-faire de nos armées, vecteur d'influence - ANAJ-IHEDN

 

Source ANAJ-IHEDN

 

Le transfert de savoir-faire de nos armées, vecteur d’influence de la France à l’international ?

 

Par Jean-Michel PALAGOS, Président-Directeur Général de Défense Conseil International

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:55
Le transfert du savoir-faire des armées : un rayonnement français

 

12/06/2014 Alexandre Sordet

 

Une conférence s’est tenue à l’École militaire (Paris) le mercredi 11 juin 2014 sur le thème du transfert de savoir-faire de nos armées et ses enjeux pour la France. Conduite par Jean-Michel Palagos, président-directeur général de Défense Conseil International (DCI), société en conseil, formation et assistance militaire, elle a été organisée dans le cadre de l’Association nationale des Auditeurs jeunes de l’Institut des Hautes Études de Défense nationale, l’ANAJ-IHEDN.

 

La conférence qui s’est tenue à l’École militaire (Paris) le mercredi 11 juin 2014 a été organisée dans le cadre de l'ANAJ-IHEDN. Jean-Michel Palagos, invité en sa qualité de président-directeur général de Défense Conseil International (DCI), a décrit le formidable levier d’influence pour la France que permet le transfert du savoir-faire des armées à l’international.

 

Contrairement à une logique de domination, le rayonnement français s’exerce aujourd’hui grâce à l’attrait et au dynamisme de son savoir-faire. Jean-Michel Palagos parle d’un véritable « label français ». Il décrit également la DCI comme « l’enfant légitime des armées. » Elle représente souvent la France à l’international et lui assure une image positive.

 

Jean-Michel Palagos a cité l’exemple du Koweït où la DCI assure depuis vingt ans la maintenance opérationnelle des hélicoptères d'origine française de l'armée de l'Air du Koweït, gage de sa fiabilité. Il a également mentionné le Qatar et la formation réussie de pilotes d’hélicoptères, annonçant une réussite française et un renforcement des liens entre les deux nations. Mais la DCI se tourne également vers l’Afrique, un continent « au fort potentiel ». À une question de l’audience, Jean-Michel Palagos a assuré également que le transfert d’un savoir-faire militaire à l’international est prudemment examiné au préalable afin d'éviter toutes menaces sécuritaires possibles.

 

Finalement, dans des moments parfois difficiles pour l’Institution, cette conférence vivante réactive la confiance dans l’excellence des armées françaises.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 11:55
Le transfert de savoir-faire de nos armées, vecteur d’influence de la France à l’international ?

source ANAJ-IHEDN

 

Jean-Michel PALAGOS, Président-Directeur Général de Défense Conseil International

Mercredi 11 juin 2014 - 19h30 à 21h00

Amphithéâtre Des Vallières - École militaire



Informations  :  conference-renseignement@anaj-ihedn.org


Les opérations récentes, Afghanistan, Lybie, Mali, ont été des moments extrêmement forts pour nos armées. Leur professionnalisme, leur sens de l’engagement, leur efficacité opérationnelle a été unanimement salué et pas seulement en France.

On peut avoir aujourd’hui la conviction que nos armées sont les meilleures d’Europe et sans doute parmi les plus performantes au monde. Cette image, cette reconnaissance, est clairement une source de fierté pour notre pays. Et l’occasion de valoriser ce savoir-faire comme un vecteur d’influence pour un pays. En effet, le savoir-faire militaire, c’est-à-dire l’ensemble des méthodes et modes opératoires qui permettent de disposer d’une véritable capacité d’action davantage que d’un simple potentiel militaire, prend aujourd’hui une dimension capitale pour la puissance et le rayonnement d’un pays.

Dans ce nouvel environnement fait de complexité technologique, d’interopérabilité et d’ouverture de nouveaux espaces de bataille, il constitue tout autant un facteur de succès militaire que le fait de disposer d’armements adéquats. C’est aussi ce savoir-faire qui permet aux armées alliées d’opérer ensemble et de s’unir contre une menace ou un ennemi commun. Un transfert bien réalisé génère enfin un impact sur les décisions des Etats amis de choisir ou de pérennise l’acquisition de tel ou tel matériel.

En tant que Président de Défense Conseil International, l’opérateur de transfert de savoir-faire du ministère de la Défense, Jean-Michel Palagos décrira la façon dont ce transfert sert le rayonnement de la France, depuis la formation de cadets étrangers jusqu’à l’accompagnement des pays amis dans l’organisation de leur cyberdéfense.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:55
Nexter Systems et DCI concluent un accord stratégique fondé sur la logique capacitaire

 

Versailles, 18 Février 2014 – Nexter Systems

 

Les présidents de Nexter Systems et Défense Conseil International (DCI) ont signé un protocole d’accord relatif à la promotion conjointe d’offres capacitaires au bénéfice des Forces, en France et à l’international. Cette démarche favorise des projets communs construits autour des systèmes de Nexter associés à des prestations de services de formation, de conseil et d’assistance opérationnelle que DCI peut apporter. Le cas échéant, les prestations de services intégreront le domaine de la simulation et de la simulation embarquée.

Le Groupe Nexter et DCI envisagent également d’étudier des solutions de sous-traitance partenariale au profit de l’armée de Terre française. Les deux sociétés proposent ainsi de renforcer en outil de formation et d’entraînement, tel que Generic Virtual Training (GVT), les structures de DCI intégrées aux écoles militaires de Draguignan (EMD) et de les partager en synergie avec ces derniers. Nexter et DCI ont déjà démontré la complémentarité de leur offre dans le cadre d’un projet de formation concluant auprès d’un pays du Moyen-Orient.

« Dans la continuité de notre politique forte de partenariats, Nexter a souhaité renforcer son offre avec DCI et offrir ainsi des services plus adaptés pour répondre aux demandes des Forces. Cet accord va permettre notamment de proposer des offres complètes avec le label de l’excellence française » commente Philippe Burtin, Président-Directeur Général de Nexter Systems.

« Nous partageons avec Nexter et l’ensemble de ses équipes une vision commune et nous sommes confiants dans notre approche : proposer ensemble des offres capacitaires construites autour de la double excellence française opérationnelle et technologique » commente Jean-Michel Palagos, le Président-Directeur Général de DCI. « Je suis sûr que cette approche originale apportera une réponse complète et durable aux attentes de nos clients et donne un sens fort à l’offre intégrée. »

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:55
Jean-Michel Palagos, nouveau pilote de Défense Conseil International

 

16/01 Par Laurance N'kaoua – LesEchos.fr

 

Un atlas du monde en 1555, une biographie de Jean Moulin, un ouvrage sur la Compagnie des Indes, un autre sur l'Indochine, un troisième sur la Patrouille de France… dans son bureau chez Défense Conseil International, Jean-Michel Palagos n'a apporté que quelques beaux livres. Ni les maquettes d'hélicoptère, ni les bibelots n'appartiennent à ce PDG, qui vient de quitter le cabinet du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour piloter cette société spécialisée dans l'accompagnement des armées de pays ayant acquis du matériel français.

 

Ne s'encombrer que d'une formidable joie de vivre… sans doute est-ce là l'héritage de son père, républicain espagnol, exilé par deux fois. En Algérie d'abord, où Jean-Michel Palagos est né. En France, ensuite, sur les hauteurs de Montrouge, dans le fracas de 1962.

 

Mais le goût pour la simplicité de Jean-Michel Palagos vient aussi de son passage à l'armée. Un univers qu'il découvre à vingt ans, lors de son service militaire, et que ce patron, chaleureux, fidèle mais secret, ne quittera plus. « Longtemps, mon existence a tenu en 111 kilos : c'était le poids de ma cantine Sernam », sourit-il.

 

Pour ce dirigeant de soixante-trois ans, très attaché à ses racines - il parle le catalan de son père -, l'armée est un ancrage. Ce fonceur, que des études d'économie avaient lassé et qui n'a décroché sa maîtrise de droit que pour rassurer ses parents, a été séduit, dit-il, par un mélange de choses simples - comme la camaraderie, le côté ludique, le sport… - et de ressorts plus complexes, comme le sentiment d'être redevable à la France. « Malgré un quotidien éprouvant physiquement, je me suis beaucoup amusé. Nous étions tous logés à la même enseigne, mais quelle richesse humaine ! »

 

De simple soldat à DRH

 

Ce père de quatre enfants, dont les insignes de la Légion d'honneur et de l'ordre du Mérite ornent le veston, en est convaincu : « On ne fait bien un métier que si on y prend du plaisir. J'ai aimé tout ce que j'ai fait. » Soldat, sous-officier, lieutenant, capitaine, commandant…, il sillonne les casernes de Pau, Clermont-Ferrand, Montpellier, Colmar ou Donaueschingen, en Allemagne. Sans se douter qu'un jour, en tant que conseiller d'Alain Richard au ministère de la Défense, c'est lui qui rédigerait l'essentiel de la loi de professionnalisation des armées, pour suspendre le service national.

 

C'est en 1986, après quinze ans de terrain, qu'il passe de l'autre côté du décor : à l'état-major. Après avoir réussi le concours de l'Ecole de guerre, ses supérieurs l'invitent à tenter Sciences po. D'études en concours, il accède au sommet, en devenant contrôleur général des armées. Et oeuvre, dans la foulée, comme directeur des études du Centre des hautes études de l'armement. En 1997, il rejoint le cabinet d'Alain Richard. Et, dès 2000, l'ancien soldat est promu DRH du ministère de la Défense. Cinq ans durant, il présidera au destin de plus de 300.000 civils et militaires.

 

Pour autant, le monde de l'entreprise ne lui est pas étranger. Soucieux de ne pas « traverser la vie sans rien faire de concret », il crée, en 2005, le cabinet de conseil en organisation Codéac.

 

Aujourd'hui, la structure est en sommeil. Car sa rencontre, en 2006, avec Jean-Yves Le Drian et son futur directeur de cabinet Cédric Lewandowski est décisive. Le trio oeuvre à la campagne de Ségolène Royal, puis à celle de François Hollande : doté, dit-on, d'une très belle plume, Jean-Michel Palagos s'embarque dans l'aventure. « Il n'est pas homme à faire les choses à moitié. Il s'engage, corps et âme, avec force », raconte Cédric Lewandowski. Les trois hommes resteront liés. A l'Hôtel de Brienne, Jean-Michel Palagos est directeur adjoint du cabinet du ministre. A présent, chez DCI, dont l'Etat est actionnaire à 49,9 %, ce « très grand travailleur », à la fois « curieux de tout connaître » et discret, est fin prêt à relever les défis, notamment à l'international…

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 22:55
Jean-Michel Palagos va prendre les commandes de DCI

 

28.11.2013 Mariama Diallo - journal-aviation.com

 

Âgé de 62 ans, Jean-Michel Palagos, actuellement directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, prend les commandes de DCI, Défense Conseil International, selon nos sources.

 

Il serait remplacé à ses fonctions actuelles par Paul Serre, l'actuel conseiller pour les questions économiques, financières et budgétaires du ministre de la Défense. La nomination de Jean-Michel Palagos à la tête de DCI sera validée en conseil d’administration.

 

DCI, à ce jour dirigée par l'amiral François Dupont, est une entreprise à taille intermédiaire (ETI) créée en 1972 et dont l’État est actionnaire de référence. La société est notamment spécialisée dans la formation académique, la formation opérationnelle et technique, ou encore la maintenance. L’entreprise est depuis 10 ans partenaire des forces armées françaises dans le cadre de contrats de prestations de service.

 

Sa carrière

 

Diplômé de l’Université du Panthéon-Assas et de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, Jean-Michel Palagos est un ancien officier de l’armée de terre. Il a notamment occupé au sein du ministère de la Défense les postes de conseiller et directeur des ressources humaines (entre 1997 et 2000), ou encore directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministre de la défense actuel Jean-Yves Le Drian.

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