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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:56
Contre-offre de Rheinmetall au projet de Nexter Systems avec KMW

 

10/07 Thibaut Madelin, à Berlin et Denis Meynard à Saint-Etienne – LesEchos.fr

 

Rheinmetall veut racheter Krauss-Maffei Wegman avec qui Nexter Systems veut fusionner.

 

Nexter risque d’avoir de la concurrence pour son projet de rapprochement avec le fabricant allemand de blindés Krauss-Maffei Wegmann (KMW) . Selon « Handelsblatt », Rheinmetall, un autre groupe de défense allemand, prépare une offre sur KMW avec lequel il coopère sur plusieurs modèles dont le char Puma. « Des contacts ont eu lieu au plus haut niveau », rapporte le quotidien des affaires.

 

Le groupe de Düsseldorf envisage deux options pour la famille actionnaire de KMW. La première prévoit que celle-ci devienne le premier actionnaire de Rheinmetall, avec 25 % à 30% du capital, en échange de l’apport de leur société. La deuxième envisage une fusion entre l’activité de défense de Rheinmetall et celle de KMW, dont les tailles sont comparables. Un rapprochement germano-allemand pourrait entraîner des synergies de 60 à 70 millions, selon le « Handelsblatt ».

 

Rheinmetall a refusé de commenter, mais la société n’a jamais caché son intérêt pour son rival. Des discussions ont échoué à plusieurs reprises dans le passé, se heurtant notamment aux réserves de la famille Wegmann.

 

Le précédent Atlas Electronik

 

Attendu, ce rebondissement rappelle l’épisode Atlas Electronik. Fin 2005, Thales avait voulu acheter à BAE Systems cet équipementier allemand. Le britannique a finalement choisi l’offre de ThyssenKrupp et d’EADS, inférieure mais soutenue par Berlin. Le gouvernement allemand peut bloquer la cession de plus de 25% d’une société de défense à des étrangers.

 

Depuis son annonce, l’industrie allemande est prudente sur le projet Nexter-KMW. « Si cette opération réussit, je suis prêt à offrir une bouteille de champagne car ce serait un pas juste vers la consolidation de l’industrie de défense européenne », déclare aux « Echos » Georg Wilhelm Adamowitsch, directeur général de la fédération de l’industrie de sécurité et de défense (BDSV).

 

En France, parmi les syndicats de Nexter, seule la CGT s’y oppose. « Nous sommes pour des coopérations européennes, mais contre une alliance capitalistique qui conduirait à une spécialisation par pays, avec l’abandon de l’activité blindé en France », explique Jean-Pierre Brat, délégué syndical central. La CGT souligne que l’Etat français a obtenu dans les négociations avec KMW de protéger l’artillerie et les munitions, mais pas les blindés.

 

CGT contre, CFDT, FO et CFE-CGC ouverts

 

Premier syndicat maison, la CFDT refuse tout dogmatisme « On a posé des questions, demandé des garanties industrielles et sociales, ainsi que la création d’un comité de suivi avec le ministère », explique André Golliard, représentant des salariés au conseil d’administration. Hervé Duverger (FO,), estime que les salariés pourraient être rassurés par des commandes. En France, la notification du programme Scorpion est bloquée du fait du contexte budgétaire.

 

Enfin, le « oui mais » de la CFE-CGC reflète « l’espoir placé dans cette alliance européenne et le désir de plus de transparence sur la stratégie de notre direction et sur le type de portage que veut opérer notre actionnaire actuel », selon Pascal Poyade, délégué à Roanne (Loire).

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

6 juillet 2014 par Yves FROMION

 

Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient d’annoncer l’ouverture d’une négociation entre Nexter et l’allemand Krauss Maffei pour « rapprocher » les activités des deux entreprises. Cette affaire concerne directement les sites Nexter de Bourges et de La Chapelle-Saint-Ursin.

 

Restructurer l’industrie de Défense européenne, qui est en surcapacité, est en soi une initiative utile à condition que la formule soit gagnante-gagnante pour les partenaires. Qu’en est-il donc de ce projet ?

  • Nexter et Krauss Maffei fabriquent les mêmes  produits : blindés, artillerie, etc… et sont concurrentes sur de très nombreux marchés.
  • Krauss Maffei  est une entreprise familiale, efficace à l’exportation, à la recherche d’une nouvelle dynamique.
  • Nexter bénéficie d’un plan de charge consolidé par le lancement du programme SCORPION d’équipement de l’armée de terre française (248 Engins blindés de reconnaissance – 92 VBMR avec une cible de 2080) et par les perspectives d’exportation du canon CAESAR. On ne peut pas en dire autant de Krauss Maffei….
  • Nexter est financièrement saine parce que l’Etat l’a déchargée de l’endettement considérable de GIAT Industries (à la charge du contribuable). Krauss Maffei a une gestion financière « familiale » et réaliste.

 

On ne connaît pas la nature de l’arrangement envisagé entre les deux entreprises mais l’affaire doit susciter une grande vigilance à Bourges et dans le Cher car :

  • il y aura inévitablement une restructuration de l’outil de production, mais aussi des bureaux d’études…
  • l’organisation du management et celle des organes de décision sera déterminante. On connaît la volonté des allemands de prendre la main sur les industries européennes de Défense. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont fait capoter le projet d’alliance entre EADS et British Aerospace …
  • l’impact sur la sous-traitance ne peut être sous-estimé.

On sait le Gouvernement français dans une quête désespérée des ressources  indispensables pour financer la Loi de Programmation militaire. Il serait dangereux de vendre imprudemment les bijoux de famille.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

4 Juillet 2014 enderi.fr

 

Menées en toute discrétion depuis plusieurs mois, les discussions pour le rapprochement entre Krauss Maffei Wegmann (KMW) et Nexter sont symptomatiques des reconfigurations nécessaires entre des acteurs européens de l’armement terrestre bien trop dispersés. Bien conscients de l’effet de masse nécessaire pour s’imposer sur des marchés ultra-concurrentiels, Nexter met aussi en œuvre une stratégie fondée sur l’innovation produit.

 

Un EADS de l’armement terrestre ?

 

L’appellation est encore prématurée, et de fait EADS n’existe plus, mais le rapprochement entre KMW et Nexter, réunis sous l’acronyme KANT (« KMW and Nexter Together »), est peut-être le premier pas vers l’émergence d’un acteur majeur de l’armement terrestre au niveau européen. Le but revendiqué est d’assurer d’une part la pérennité d’une industrie de défense européenne, fragilisée en raison de sa dispersion entre une dizaine d’acteurs, et de concurrencer directement les géants General Dynamics Land Systems, et BAe Systems. Sur le modèle de ce qui a été fait pour EADS (maintenant Airbus Group) dans le domaine aéronautique, et MBDA dans le secteur des missiles, Nexter et KMW entendent amorcer le processus de restructuration de l’industrie de l’armement terrestre attendu et espéré depuis une décennie.

 

La prudence reste néanmoins de mise et l’opération n’est pas encore réellement finalisée, tant les fusions dans ce secteur sont délicates, en raison des enjeux de souveraineté et de compétences industrielles. Une fusion nationale a ainsi longtemps évoqué entre Nexter et RTD (déjà propriétaire d’ACMAT depuis 2006 et Panhard depuis 2012), mais le projet n’a jamais abouti. Les rapprochements entre France et Allemagne sont également évoqués depuis longtemps mais sans résultat. De plus, il ne s’agit pas encore d’une fusion, mais d’un rapprochement d’ici début 2015 sous l’égide d’une holding commune, détenue à parts égales par GIAT Industries SA  et par Wegmann GmbH & Co, respectivement actionnaires à 100 % de Nexter Systems et KMW Gmbh & Co. Toutefois, la grande discrétion dans laquelle les négociations ont été menées avant l’annonce laisse pour une fois augurer d’une issue plus favorable, pour autant que la volonté politique reste constante. Nexter est en effet une des rares entreprises encore 100 % étatique.

 

Une gamme de produits élargie

 

Dans le domaine artillerie, le CAESAR poursuit sa brillante carrière internationale avec des opportunités au Brésil, après plusieurs succès en Asie et de grands espoirs en Inde. Si le système d’armes reste le même, le châssis s’adapte selon les pays pour s’attirer les bonnes grâces des industriels locaux et donc des décideurs politiques. Toujours dans le domaine artillerie, le programme de canon 40 CTC (40 Cased Telescoped Cannon) mené par CTA International,  joint-venture entre BAe Systems et Nexter, a franchi une étape importante avec la qualification du système d’armes et de ces munitions. Destiné à équiper les programmes Scout et WCSP  britanniques, ce système novateur, qui sera également présent sur le futur EBRC, est envisagé comme standard OTAN pour les canons de moyen calibre, élément déterminant que lui ouvrirait les portes de marchés considérables en volume.

 

Tranchant pour l’occasion avec l’image très haut de gamme, et donc très chère, des productions hexagonales, Nexter a présenté pour la première fois au public son blindé Titus. Véhicule de transport de troupes à six roues motrices, ses protections balistiques sont évolutives jusqu’au niveau 4 (plus possibilités de protections anti-RPG) et protections contre les mines jusqu’aux niveaux 4a/4b (STANAG 4569). Il est déclinable en outre en une petite dizaine de versions : EVASAN, PC, RAV, REC ou encore une originale version MOUT (que Nexter propose aussi sur l’Aravis). Mais la caractéristique que retiendront bien des observateurs est son prix contenu : environ 700 000 euros l’unité (hors « options » et armements), soit bien moins que la moyenne du marché pour un véhicule occidental. Loin d’être un véhicule low-cost, compte tenu du savoir-faire de Nexter, le Titus s’impose comme une solution intermédiaire et un bon compromis aux demandes souvent irréalistes pour un véhicule à la fois bien protégé, fiable, rustique, confortable, performant mais peu cher. Bien que n’étant pas la réponse de Nexter au futur appel d’offre pour le VBRM en remplacement des VAB, contrairement au prototype XP2 présenté à Eurosatory 2012, le Titus ne manquera certainement pas de faire valoir ses atouts auprès des états-majors français.

 

Spécialiste des blindés moyens et lourds, Nexter a également profité du salon Eurosatory pour présenter une version évoluée du VBCI, concurrent malheureux sur plusieurs appels d’offre internationaux, même si d’autres opportunités existent encore, notamment au Danemark. Il a également fait étalage des différentes possibilités offertes par l’ARAVIS, qui connait un certain succès à l’export.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

03/07/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le futur mariage entre les deux groupes spécialisés dans l'armement terrestre pose un certain nombre d'interrogations : rationalisation de l'outil industriel, exportations, co-management, stratégie de l'Etat français.

 

Après plusieurs années de flirt entrecoupées de période d'éloignement, les deux groupes spécialisés dans l'armement terrestre, Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont enfin décidé de se lancer dans des fiançailles. Un succès personnel pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est très impliqué dans ce dossier. Pour autant, ce rapprochement franco-allemand qualifié d'"historique" au ministère de la Défense, ne peut absolument pas être comparé à la création en 2000 d'EADS, tant les perspectives de l'aéronautique civile étaient alors excellentes.

Ce qui n'est pas vraiment le cas des perspectives de l'armement terrestre, un secteur extrêmement concurrentiel avec l'arrivée d'acteurs de pays émergents et en déclin en Europe en raison de la baisse continue des budgets de la défense. Cela pose bien sûr quelques questions. Pourquoi les deux groupes ont-ils pris autant de temps avant de concrétiser une idylle qui paraissait pourtant logique à tous les observateurs ? Est-ce donc un mariage à risques tant les deux groupes se ressemblent ? Ce rapprochement sera-t-il créateur de nouveaux marchés, et donc d'emplois ? Très clairement, est-ce que un plus un fait deux, voire trois comme cette opération a été vendue à l'opinion publique ?

Autant de paris et d'interrogations laissés en suspens... Car les conséquences ne seront visibles pour la plupart que dans cinq à dix ans. Mais qui alors s'en souviendra ?

 

1/ Beaucoup de doublons dans les programmes

A l'exception de ses activités munitions, tous les grands programmes de blindés de Nexter ont dû un jour ou l'autre affronter la très (trop ?) forte concurrence des produits de KMW, estampillés "Made in Germany". Un logo qui impose à lui seul le respect aux clients dans le secteur des blindés quand Berlin en autorise l'exportation. En son temps, le Leclerc s'est frotté aux différentes versions du char de combat Leopard, qui in fine a survécu à la compétition contrairement au char français, aujourd'hui rangé des voitures. Le Leclerc est aujourd'hui proposé d'occasion à l'exportation.

Le blindé à roues VBCI (8x8), l'un des espoirs de Nexter à l'exportation mais jusqu'ici assez vain, se retrouve souvent face au Boxer de KMW. Le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices, l'Aravis, qui a remporté un succès à l'exportation (Arabie Saoudite), est quant à lui confronté au Dingo. Enfin dans l'artillerie, KMW, plutôt absent de ce segment de marché, oppose toutefois au Caesar, l'un des best-sellers de Nexter à l'export (Arabie Saoudite, Thaïlande et Indonésie), son PzH 2000 allemand (Grèce et Qatar), un redoutable rival.

Et demain quelles seront les centres de recherches et les usines qui développeront et fabriqueront les prochains programmes dans la future société intégrée ? Les blindés aux Allemands et les munitions et artillerie au Français ? D'ici là, une fois la société commune créée en avril, les deux industriels choisiront le meilleur produit qui répond le mieux aux besoins du client. Une première rationalisation devrait rapidement intervenir parmi les sous-traitants des deux donneurs d'ordres. Les deux groupes vont très rapidement développer des synergies, notamment en mettant en commun les achats et la Recherche & Développement (R&D). Au ministère de la Défense, on parle même de "massification" des achats pour donner plus de poids vis-à-vis de la sous-traitance.

 

2/ La France impressionnée par les succès à l'export de KMW mais...

L'une des raisons majeures de ce rapprochement, en tout cas côté français, ce sont les succès à l'exportation de KMW notamment des chars Leopard, qui inspirent le plus grand respect à la plupart des responsables français. Des succès qui impressionnent jusqu'à la direction générale de l'armement (DGA) qui n'a pourtant pas la réputation de s'enflammer facilement. En 2011, KMW avait réalisé 80 % de son chiffre d'affaires à l'exportation. Nexter bénéficiera donc du réseau commercial de son partenaire "sans commune mesure avec le sien", reconnait-on au ministère de la Défense. KMW a vendu 3.400 chars Leopard, alors que Nexter n'a placé que quelque 800 chars Leclerc, une moitié en France et l'autre, à perte, aux Emirats Arabes Unis.

Mais la presse allemande est un peu plus critique sur les succès de KMW à l'export souvent entachés d'irrégularités. Selon "Manager Magazin", l'entreprise familiale pourrait par exemple écoper d'une amende de 400 millions d'euros dans le cadre d'une vente de 170 chars Leopard à la Grèce dans les années 2000. La justice grecque enquête sur des pots-de-vin dans le cadre de ce contrat.

Surtout, certaines des ventes à l'exportation de Krauss-Maffei Wegmann, notamment celle au Qatar (62 Leopard + 24 PzH 2000 pour 1,9 milliard d'euros), sont en grand danger. Elles sont suspendues par le nouveau ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui se montre très réticent sur ces ventes. Déjà, une vente de 200 Leopard A7 en Arabie Saoudite a été bloquée par Berlin. Dans le magazine allemand "Stern", il avait notamment déclaré en début d'année que l'Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d'armes.

"Je suis d'accord avec Helmut Schmidt : c'est une honte que l'Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d'armes du monde, avait-il alors expliqué. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C'est pourquoi, je suis en faveur d'une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d'armes".

"Si les armes sont livrées dans les mauvaises régions, cela peut s'avérer un commerce meurtrier", avait estimé Sigmar Gabriel, tout en comprenant l'argument qui dit qu'un cadre plus strict pour les exportations d'armes pourrait coûter des emplois. "Pas d'armes dans les pays où une guerre civile est financée. Par ailleurs, nul ne devrait vendre d'armes à des régimes iniques", avait-il rappelé. Si elles étaient confirmée par le ministre, ces mesures risqueraient d'amoindrir la force de frappe de KMW à l'exportation.

KMW a-t-il alors accepté cette opération avec Nexter pour mieux contourner les règles trop strictes de Berlin en matière d'exportation ? Dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on dément fermement. "Jamais les Allemands n'ont pris prétexte de cette opération pour contourner leur processus d'exportation", explique-t-on. Et de rappeler que la France ne faisait pas n'importe quoi en matière d'exportation et de sous-entendre que Sigmar Gabriel ne serait pas non plus éternel au poste de ministre de l'Économie.

En Allemagne, on estime qu'un tel rapprochement n'exonèrerait pas KMW de soumettre ses exportations aux autorités allemandes. D'autant que Berlin a l'intention de se montrer plus regardant en la matière après une forte hausse des ventes de matériel à des pays du Golfe et non alliés ces dernières années.

 

3/ L'Etat français va-t-il s'exonérer de son devoir vis-à-vis de Nexter ?

"Confier" les exportations des matériels de Nexter à la puissance de KMW, c'est aussi une façon de réduire la dépendance du groupe français aux coupes du budget de la défense français. Jean-Yves Le Drian "sait bien que l'entreprise Nexter telle qu'elle est aujourd'hui peut être fragilisée au moindre à-coup budgétaire", souligne-t-on dans son entourage. C'est bien mais cela ne doit pas pour autant entraîner de nouvelles baisses des commandes de l'Etat en faveur du groupe français et plus tard de la nouvelle entité dans un contexte budgétaire contraint et toujours aussi incertain. Car jusqu'ici les industriels présents dans l'armement terrestre, qui n'est "pas un secteur de souveraineté stratégique pour la France" comme l'explique le ministère, ont été sacrifiés sur l'autel des arbitrages budgétaires de l'Hôtel de Brienne.

Au sein du ministère de la Défense, on assure que le programme Scorpion, crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre (5 milliards sur une dizaine d'année, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire), sera notifié dans les prochaines semaines. Avec le programme Scorpion, pourtant déjà sérieusement raboté par la nouvelle LPM, Nexter devrait empocher environ la moitié des 5 milliards d'euros, selon le ministère, pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

 

4/ Armements terrestres : est-ce une filière stratégique ou pas ?

La filière de l'armement terrestre est-elle un secteur de souveraineté nationale pour la France ? Non, si on écoute le ministère de la Défense, qui souhaite acheter sur étagère tout ce qui est camions militaires notamment. Et prochainement les fusils d'assaut pour l'armée française. Pour exemple, le groupement franco-italien Iveco et Soframe, filiale du groupe Lohr) a déjà été retenu pour l'attribution des 2 marchés PPT (porteurs polyvalents terrestre), une famille de camion militaire. "On sait acheter à l'étranger", glisse-t-on au ministère.

Mais, en même temps, le programme Scorpion a été verrouillé par le ministère de la Défense en invoquant l'article l'article 346 du traité européen. La DGA a opté pour une consultation restreinte envoyée aux trois champions français de l'armement terrestre. Elle s'est retranchée derrière l'article 346, qui permet à un pays de  privilégier son industrie sous couvert d'enjeux de souveraineté nationales.

Pourquoi l'article 346 alors que le secteur n'est pas un enjeu de souveraineté nationale ? "On met Scorpion à part", affirme-t-on au ministère. Car, explique-t-on, ce programme représente l'intégralité de l'équipement de l'armée de terre et touche certains secteurs de souveraineté nationale comme la vétronique, la cryptologie, les liaisons de données...". La vétronique est un enjeu pour les véhicules militaires permettant d'avoir à bord une architecture centralisée des systèmes d'information et de contrôle. Cette évolution importante dans la centralisation des ressources électroniques et informatique nécessite des calculateurs embarqués puissants et compacts.

Enfin, l'Etat souhaite détenir "une action spécifique" (golden share) dans la future société commune entre Nexter et KMW pour protéger les activités stratégiques (systèmes d'armes et activités munitionnaires). L'Etat pratique-t-il un double langage ou reste-t-il simplement pragmatique dans la gestion des dossiers de la filière armement terrestre au risque de brouiller sa stratégie ?

 

5/ Les risques du co-management

Nexter et KMW vont devoir passer l'étape de la coprésidence (Philippe Burtin et Frank Haun) pendant plusieurs années. Une étape qui sera compliquée dans la gestion du groupe. Ce sera donc aux deux hommes à la tête du groupe de s'entendre parfaitement et de définir avec précision les règles du jeu. Ce sera bien sûr comme souvent une question de "feeling" et d'affectio societatis, surtout à ce niveau de responsabilités. Mais l'Etat français devrait quand même mettre un cierge pour que la coprésidence du futur groupe ne dérape pas à l'image de celle des premières années d'EADS. Un très, très fâcheux précédent qui a failli se finir par un désastre...

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:55
Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Suzanne Wasum-Rainer, ambassadrice d’Allemagne à Paris, Philippe Burtin, PDG de Nexter Systems, Frank Haun, PDG de KMW. photo MinDefFR

 

1er juillet 2014 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

 

Madame l’Ambassadrice,

Monsieur le Délégué général pour l’armement,

Monsieur le commissaire aux participations de l’Etat,

Messieurs les présidents,

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir à l’Hôtel de Brienne. Avec le rapprochement de deux grands industriels européens du domaine de la défense, nous vivons, j’en ai la certitude, un moment historique, de ceux qui ne se produisent qu’à de très rares occasions. J’ai en tête la création d’EADS en 2000 pour le secteur aéronautique, ou celle de MBDA en 2001 pour le secteur des missiles. Depuis lors, il ne s’était plus rien produit de significatif, à un tel niveau. Aujourd’hui, alors que nous assistons à la première étape de la création du leader européen de l’armement terrestre, nous renouons avec cette dynamique.

 

Il y a quelques minutes, un protocole d’accord a été signé entre Nexter Systems et KMW, en vue de leur rapprochement, et c’est pour nous tous un grand motif de satisfaction.

 

Cet accord répond à un objectif qui est l’une de mes priorités depuis deux ans, priorité que je sais partagée dans cette pièce : renforcer nos industries de défense dans le cadre européen. Alors que la concurrence internationale ne cesse de s’accroître, ces industries doivent avoir la taille critique nécessaire pour remporter des marchés à l’export, et assurer ainsi leur développement dans la durée. C’est bien l’objectif de ce rapprochement entre Nexter Systems et KMW, qui, ensemble, seront plus fortes, et deviendront même le premier acteur au niveau européen, le quatrième au niveau mondial.

 

Le magnifique précédent d’Airbus montre toute la valeur d’une telle démarche. Dans un contexte qui reste difficile pour les budgets de défense européens, et alors que nous avons presque chaque jour de nouvelles preuves de l’instabilité du monde, il est plus important que jamais que nos industries européennes soient au rendez-vous de nos défis de défense et de sécurité. Car au-delà du moteur économique qu’elles représentent, elles sont aussi une condition essentielle, première, de notre autonomie stratégique.

 

C’est dans cet esprit que le ministère dont j’ai la charge a apporté son concours actif à l’élaboration de cet accord. Il l’a fait au travers en particulier de la direction générale de l’armement, et en lien avec tous les autres acteurs : je salue en particulier l’excellence de la relation que nous entretenons avec l’Agence des Participations de l’Etat, dirigée par David Azéma, que je remercie de sa présence et de son action.

 

Le mariage, et donc la création d’un nouveau groupe, est attendu à l’horizon du premier semestre 2015. Je vous donne rendez-vous à cette date, et j’espère que nous pourrons alors célébrer ensemble la réussite d’une opération qui est, à mon sens, une véritable chance, pour la France et l’Allemagne, et pour l’Europe à travers nos deux pays.

Nexter – KMW : Discours de Jean-Yves Le Drian (1 juillet 2014)

Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, Cédric Lewandowski, Jean-Claude Mallet, Christophe Salomon, Geoffrey Bouquot, Franck Paris, Mme Suzanne Wasum-Rainer (Ambassadeur d’Allemagne), Maître Michael Abels, Dr Manfred Bode, Dipl.-Ing. Frank Haun, Dipl.ing. Jürgen Weber, M. Jörg Freimund, Dr Werner Zimni, Dipl. Kfm. Horst Rieder, M. David Azema (APE), IGA Laurent Collet-Billon (DGA), M. Frédéric Bouty (Nexter), M. Philippe Burtin (Nexter), IGA Bertrand Le Meur (DGA), M. Jean-Patrick Baillet (Nexter), M. Julien Mendez (APE).

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:50
Un " Airbus des blindés " avec le rapprochement début 2015 entre Nexter et l'Allemand KMW

 

02.07.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter, deux leaders européens des blindés (Leopard pour le premier, Leclerc pour le second), ont signé, avec l'Agence de participation de l'Etat (puisque Nexter est public) ce mardi 1er juillet un protocole d'accord pour la future création d'une société holding conjointe.

 

Après EADS dans l'aéronautique en 2000 et MBDA pour les missiles en 2001, ce nouveau rapprochement franco-allemand pourrait créer une sorte d'Airbus des blindés avec un chiffre d'affaires de près de 2 milliards d'euros, un carnet de commandes d'environ 6 milliards d'euros et plus de 6 000 salariés.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

Jul. 1, 2014 - By PIERRE TRAN and ALBRECHT MÜLLER – Defense News

 

PARIS AND BONN — Nexter and Krauss-Maffei Wegmann (KMW) said on Tuesday their owners have agreed to set up an alliance with the creation of a 50:50 joint venture to house the French-German defense technology group, marking a major move in European cross-border consolidation in land armaments.

 

The owners met in Paris and signed heads of agreement, showing a determination to “share their future and the road ahead,” the companies said in a joint statement.

 

A target date for completion of the deal is “early 2015,” the companies said.

 

Nexter is state-owned while KMW is controlled by the Bode family.

 

Under the agreement, there is an “intended unification” of the two companies, with the owners putting their shares into a newly incorporated joint holding company, the statement said.

 

The owners will receive 50 percent of the holding company, which will be the sole shareholder in KMW and Nexter, the statement said.

 

The deal will mark a step in consolidation of defense technology in Europe, while boosting standardization and interoperability of military equipment for European and NATO customers, the companies said. The alliance also would create a dependable industrial base, they said.

 

The alliance will create a European defense technology group with combined annual sales nearing €2 billion (US $2.7 billion), a combined order book worth €6.5 billion and more than 6,000 staff.

 

Nexter CEO Philippe Burtin, ahead of the Eurosatory trade show, told Defense News the company is pursuing consolidation talks.

 

“The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense,” he said.

 

In May 2013, a French source told Defense News, “We’re extremely keen for a very strong partnership between Krauss-Maffei Wegmann and Nexter.

 

“It’s being discussed between owners,” the source said

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:55
Canon Caesar - photo Armée de Terre

Canon Caesar - photo Armée de Terre

 

02/07/2014 Jean Guisnel – Défense Ouverte / Le Point.fr

 

Budgets en réduction, complémentarités de gammes et très gros marché français à venir expliquent une fusion opportune entre les deux industriels.

 

Voici une dizaine d'années que l'affaire était dans les tuyaux ! C'est dire si l'annonce faite mardi par le ministère de la Défense des premiers pas devant conduire à un rapprochement de deux industriels de l'armement terrestre, l'allemand Krauss-Maffei Wegmann et le français Nexter, est importante. Il y a encore du pain sur la planche avant que ce rapprochement ne débouche sur une fusion, mais la lettre d'intention signée mardi à Paris par les deux P-DG, Philippe Burtin (Nexter) et Frank Haun (KMW), est une avancée essentielle. Elle permettra à ces spécialistes porteurs de deux cultures différentes de l'armement terrestre de rapprocher leurs gammes et de concourir ensemble pour les juteux marchés export.

 

Roue contre chenille

 

Les temps glorieux de la guerre froide qui voyaient ces deux industriels livrer chaque année des dizaines de blindés à leurs armées respectives sont révolus depuis un quart de siècle. Mais ce que la France et l'Allemagne avaient réussi en matière de missiles, avec la création d'Euromissile aujourd'hui fondu dans MBDA, ou d'Eurocopter devenu leader mondial du secteur des hélicoptères, restait à faire en matière d'armement terrestre.

 

KMW et Nexter n'excellent pas dans les mêmes segments techniques : l'industriel allemand est au tout premier rang pour les blindés à chenilles, notamment avec la famille du char de bataille Léopard, quand son concurrent français est meilleur dans les blindés à roues, illustrés par la dernière génération de ces équipements produits en France : le VBCI, dont 77 nouveaux exemplaires auront été livrés à la fin de l'année en cours. Surtout, Nexter commercialise un canon d'artillerie de 155 mm monté sur roue, le Caesar, qui connaît un succès discret mais bien réel à l'exportation.

 

Contrat Scorpion

 

Le problème, pour les deux industriels, qui se trouvent tous deux en deçà de la taille critique (moins de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires pour chacun en 2013), vient de la réduction des budgets, donc des marchés de leurs armées nationales respectives. Or, un contrat important se profile pour l'industriel français : celui du nouveau système de combat modulaire de l'armée de terre, Scorpion. Considérablement réduit par rapport aux prévisions initiales, il prévoit le remplacement de véhicules de combat à bout de souffle : le VBMR (véhicule blindé modulaire à roues) doit remplacer le VAB (véhicule de l'avant blindé) en service depuis... 1976 ! À peine moins vieux puisque son entrée en service date de 1980, le char AMX-10 RC doit être remplacé par l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat), qui enverra également l'ERC 90 et le VAB Hot au magasin des antiquités.

 

Armement : les vraies raisons du rapprochement entre Nexter et KMW

 

Dans un discours prononcé le 16 juin dernier lors du salon de l'armement terrestre Eurosatory, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait annoncé : "Fort des engagements du président de la République en faveur du budget de la Défense, je m'apprête à lancer le programme Scorpion. Les premières livraisons seront donc en 2018 pour les VBMR, et 2020 pour les EBRC." Le gouvernement attend les dernières offres des industriels pour la fin de ce mois. Les premières signatures de contrats de ce marché énorme (5 à 6 milliards d'euros au total sur quinze ans) sont attendues avant la fin de l'année. Si Bercy ne met pas un coup de frein aux ambitions.

 

Un pari sur l'avenir

 

Le gouvernement français avait le choix entre la recherche d'un partenaire étranger pour Nexter, qui a été retenu, et l'association de cet industriel avec un partenaire français. Deux hypothèses ont été envisagées : Renault Trucks Defense, filiale de Volvo, dont la taille était trop petite. Et Thales. Mais l'armée de terre était très opposée à cette éventualité, peu disposée à payer ses futurs blindés au prix très élevé que pratique l'électronicien. L'association avec KMW s'est donc imposée logiquement. Elle passera par la création d'une société commune, Nexter étant privatisée et demeurant la propriété de l'État, qui détiendra 50 % de la nouvelle société, plus une golden share.

 

La fin du processus de rapprochement n'est pas prévue avant 2018 ou 2019. Dans une allocution prononcée mardi lors de la cérémonie de signature, le ministre de la Défense a toutefois estimé que "le mariage, et donc la création d'un nouveau groupe, est attendu à l'horizon du premier semestre 2015. Je vous donne rendez-vous à cette date, et j'espère que nous pourrons alors célébrer ensemble la réussite d'une opération qui est, à mon sens, une véritable chance, pour la France et l'Allemagne, et pour l'Europe à travers nos deux pays."

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:50
Jean-Yves Le Drian : « Rapprocher Nexter et KMW pour mieux affronter la concurrence internationale »

 

01/07 Alain Ruello - lesechos.fr

 

Pour Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, le rapprochement permettra aux deux entreprises d’atteindre la taille critique pour être compétitif à l’exportation.

 

Cela fait des années qu’on évoque la création d’un champion franco-allemand de l’armement terrestre. Pourquoi maintenant ?

 

C’est la première fois que l’on réalise une consolidation européenne de cette ampleur dans l’armement depuis EADS en 2000 et MBDA en 2001. Nous allons constituer un Airbus du terrestre. Cela permettra de mieux affronter la concurrence internationale : ensemble, Nexter et KMW formeront le premier groupe d’armement terrestre européen. C’est une réponse aux contraintes sur les budgets de défense en Europe. C’est une nécessité pour disposer d’une gamme complète et de capacités d’innovation majeures. Cela méritait d’en parler dans le cadre franco-allemand et de dépasser les blocages historiques. C’est une étape majeure. On rentre dans une phase de fiançailles pour aboutir au mariage en avril prochain.

 

Pourquoi ce schéma plutôt qu’un rapprochement avec Renault Trucks Defense par exemple ?

 

La co-entreprise Nexter-KMW va ouvrir des synergies importantes pour l’avenir en matière de R&D et de développement international. Le rapprochement va immédiatement créer de la valeur dans ces domaines. Ce schéma préservera les deux entreprises et les programmes de chacune d’entre elles puisque les commandes engagées resteront chez Nexter et KMW.

 

Nexter était menacé sinon ?

 

La dépendance de Nexter à l’égard des commandes françaises est importante. L’entreprise doit muscler ses capacités de développement international.

 

Quel est l’intérêt pour KMW, qui exporte très bien, de se rapprocher de Nexter ?

 

La nouvelle société vaudra plus que la somme actuelle des deux entités. Les entreprises mutualiseront leurs gammes et le groupe atteindra la taille critique pour être compétitif à l’export. C’est favorable pour l’emploi car chacun garde ses carnets de commandes et s’associe à l’autre pour innover et exporter. C’est aussi un plus considérable pour l’Europe de la Défense. Avec de la volonté, on parvient à des résultats.

 

Même si l’Etat conserve 50 %, il va falloir privatiser Nexter. Craignez-vous une levée de boucliers en interne ?

 

Nos intérêts seront parfaitement protégés. L’Etat conserve 50 % de cet ensemble ainsi qu’une action spécifique pour préserver ses intérêts stratégiques, dans le domaine des munitions.

 

Ce rapprochement en appelle-t-il d’autres ?

 

Une étape importante s’ouvre aujourd’hui, dont je souhaite le plein succès. Demain, cet ensemble pourra s’ouvrir à d’autres.

 

Ce qui est possible dans l’armement terrestre, l’est-t-il aussi dans le naval ? On évoque la nécessité d’un Airbus des sous-marins depuis des années entre DCNS et TKMS...

 

J’agis de manière pragmatique et concrète pour développer nos industries de défense. Nous évaluons nos intérêts, travaillons avec des partenaires éventuels et aboutissons à un résultat qui préserve notre industrie de défense et qui nous projette à l’export. La solution Nexter-KMW répond à ces conditions. Comme j’ai pu l’encourager dans le domaine spatial (Airbus Safran), la consolidation européenne peut concerner d’autres secteurs. J’en ai fait un objectif majeur car le ministère de la Défense est aussi celui des industries de défense.

 

Le divorce entre TKMS et Kockums vous donne-t-il des idées sur une alliance franco-suédoise ?

 

La ministre suédoise de la défense et moi-même avons évoqué toutes ces questions vendredi dernier. Nexter-KMW montrent qu’il y a de l’intérêt à se consolider tout en préservant ses atouts.

 

La ministre de la défense allemande va prendre position sur les drones. Attendez-vous un top départ pour un projet franco-allemand sachant que Dassault, Airbus et Finmeccanica piaffent d’impatience ?

 

En Allemagne, l’opinion publique a été marquée par le Global Hawk. Je fais de l’équipement de nos armées en drones une priorité et ma collègue allemande partage mon intérêt pour le sujet

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:50
Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

 

2 juillet 2014 par Emmanuel Cugny Tout info, tout éco

 

Un premier pas vient d'être franchi pour la construction d'un grand Airbus de l'armement terrestre. Les fabricants de blindés français Nexter et allemand KMW ont entamé hier un rapprochement pour former le leader européen dans ce secteur.

 

Les représentants des deux entreprises et l'Agence française des participations de l'Etat ont signé un accord qui ouvre une phase de discussions pour constituer une co-entreprise dans les neuf prochains mois. La nouvelle entité qu'ils détiendront à égalité dépassera en chiffre d'affaires l'allemand Rheinmetal ainsi que le britannique BAE-Systems. Cet accord marque une nouvelle étape dans la consolidation de l'industrie européenne de l'armement après la constitution du géant de l'aéronautique EADS, récemment rebaptisé Airbus Group. A terme, Nexter détenu à 100% par l'Etat français - c'est l'ancien Giat Industrie - qui fabrique le char Leclerc, et KMW (groupe familial) qui fabrique le Léopard, ont vocation à fusionner.

 

Suite de l’article et podcast

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:57
XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

 

2 juillet, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Le secret avait été bien gardé ! Hier en fin de journée, après plus de 18 mois de négociations, Nexter et Krauss-Maffei Wegmann ont annoncé leur projet d’alliance. Un peu plus tôt dans la journée, les propriétaires des deux entreprises (famille Bode-Wegmann pour KMW, l’état français pour Nexter) avaient signé un protocole d’accord. Le rapprochement des deux groupes sous l’égide d’une holding qui s’appellera KANT (KMW And Nexter Together, comme quoi chars lourds et humour ne sont pas incompatibles) jette les bases d’un groupe franco allemand de défense fort de 6000 salariés, avec un carnet de commande de plus de 6 Mds€ et d’un chiffre d’affaires annuel de 2 Mds€. La part des deux sociétés dans cet ensemble est relativement équilibrée, ce qui a sans doute facilité le rapprochement, avec simplement un léger avantage à KMW sur le chiffre d’affaires et les effectifs.

 

Depuis une bonne décennie, le mariage de Nexter faisait partie des arlésiennes du secteur de l’industrie de Défense. Pour de nombreux observateurs, l’actionnariat public du groupe français constituait un frein rédhibitoire à toute évolution de son périmètre.  Les deux industriels ont donc décidé d’un commun accord de bousculer la situation et de faire taire les augures. Reste que la signature d’hier n’est qu’une étape et le chantier à venir est bien plus conséquent que les négociations qui ont précédé. Les gammes sont complémentaires de part et d’autre du Rhin, mais avec des zones de recouvrement non négligeable : on trouvera par exemple deux 8×8, le VBCI et le Boxer, ou deux MRAP, le Dingo et l’Aravis. Sans oublier bien entendu le Léopard et le Leclerc dans les chars lourds. On fait toutefois remarquer chez Nexter que ces gammes ne se retrouvent que rarement en concurrence frontale. D’abord parce que les produits présentent tout de même des différences notables en terme de masse ou de technologie et que les terrains de chasse commerciaux des deux groupes ne se superposent pas.

 

Le mariage annoncé hier présente en revanche l’avantage de faire naitre un groupe européen puissant et cohérent non seulement dans les blindés, mais aussi dans la canonnerie, les systèmes d’armes, les munitions et les poudres grâce au savoir-faire de Nexter dans ces domaines. Il écarte du même coup le scénario d’un mariage consanguin entre KMW et Rheinmetall, ou celui du dépeçage prévisible du groupe Nexter s’il avait du se rapprocher de Renault Trucks Defense. Reste une interrogation majeure : le groupe franco-allemand Eurocopter, aujourd’hui numéro 1 de l’hélicoptère dans le monde, était né en 1992 du rapprochement de la division hélicoptère d’Aerospatiale en France et de MBB en Allemagne. Ce mariage, qui fait figure d’exemple, avait été cimenté par une coopération ancienne et surtout par le lancement du programme Tigre, qui avait su fédérer les équipes des anciens concurrents. Quel sera le ciment du futur groupe KANT ?

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:56
Nexter et l'allemand KMW sur la voie de la fusion


01.07.2014 leberry.fr

 

Les fabricants de blindés français Nexter et allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont entamé mardi un rapprochement pour former "le leader européen de l'armement terrestre", a annoncé le gouvernement français, qui détient le capital de Nexter.

 

Les représentants des deux entreprises et l'Agence des participations de l'Etat (APE) ont signé un accord qui ouvre une phase de discussion entre industriels pour constituer d'ici quelque neuf mois une coentreprise, a-t-on expliqué au ministère de la Défense.

 

La nouvelle entité, qu'ils détiendront à égalité, dépassera en chiffre d'affaires l'allemand Rheinmetall et même le britannique BAE Systems, si l'on exclut ses importantes filiales aux Etats-Unis.

 

Cet accord marque une nouvelle étape dans la consolidation de l'industrie européenne de l'armement, après la constitution du géant de l'aéronautique EADS (aujourd'hui Airbus Group) en 2000 et du fabricant de missiles MBDA (co-entreprise de BAE Systems, Airbus Group et de l'italien Finmeccanica) en 2001.

 

A terme, "les deux entreprises ont vocation à fusionner", selon un conseiller du ministre de la défense, qui ne s'avance pas sur le temps que cela prendra.

 

Dans le Cher, le groupe Nexter est présent sur deux sites : Nexter Systems, route de Guerry à Bourges, et Nexter Munitions, route de Villeneuve à La Chapelle-Saint-Ursin.

 

KMW, société familiale qui emploie quelque 3.000 personnes, a dégagé en 2013 un bénéfice net de 80 millions d'euros sur un chiffre d'affaires d'un milliard. Nexter a réalisé la même année un chiffre d'affaires de 787 millions d'euros et un bénéfice de 74 millions.

 

Nexter bénéficiera du réseau commercial de son partenaire "sans commune mesure avec le sien", reconnait-on au ministère de la Défense. KMW a ainsi vendu 3.400 chars Leopard, alors que Nexter n'a vendu que quelque 800 chars Leclerc, une moitié en France et l'autre, à perte, aux Emirats Arabes Unis. Son carnet de commandes, à 4 milliards d'euros, est le double de celui de Nexter.

 

Krauss-Maffei, à son tour, bénéficiera de la gamme de blindés modernisés de Nexter, et financés par les programmes de la défense française.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:50
LEOPARD 2 A6 - photo KMW

LEOPARD 2 A6 - photo KMW

 

01/07 Thibaut Madelin / Correspondant à Berlin - lesechos.fr

 

La société munichoise traverse une période difficile.

 

Les soldats évoquent ses chars comme d’autres rêvent de voitures de luxe. « Celui qui regarde dans le canon d’un Leopard 2 réfléchit à deux fois avant d’attaquer une patrouille allemande », a ainsi déclaré dans le passé le représentant des armées au Bundestag, Hellmut Königshaus.

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW), le fabricant de blindés qui a engagé un rapprochement avec le français Nexter, est un fleuron de l’industrie allemande. Contrôlée par la très secrète famille Bode-Wegmann, la société traverse cependant une période difficile, selon la presse allemande.

 

Suite de l’article

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:50
Foto KMW

Foto KMW

 

1. Juli 2014 sueddeutsche.de

 

Der deutsche Rüstungshersteller Krauss-Maffei Wegmann will sich mit dem französischen Nexter-Konzern zu einem gemeinsamen Unternehmen zusammentun. Ziel ist es, ein "europäischer Anführer" im Panzergeschäft zu werden.

 

    Krauss-Maffei Wegmann (KMR) und Nexter planen eine deutsch-französische Panzerschmiede

    Das Gemeinschaftsunternehmen soll beiden Rüstungsfirmen helfen, Kosten zu sparen und neue Aufträge zu erschließen

    Rüstungsindustrie dank sinkender Verteidigungsetats unter Druck

 

Deutsch-französische Panzerschmiede in Vorbereitung

 

Der deutsche Panzerhersteller Krauss-Maffei Wegmann (KMR) und sein französischer Konkurrent Nexter wollen ein Gemeinschaftsunternehmen schmieden. Vertreter beider Unternehmen und der französischen Agentur für Staatsbeteiligungen (APE) haben eine entsprechende Absichtserklärung unterzeichnet.

 

Der französischen Regierung zufolge sollen die Gespräche binnen neun Monaten in die Gründung eines Gemeinschaftsunternehmens münden. Ziel sei die Bildung eines "europäischen Anführers" auf dem Markt der Bodenrüstung. Das geplante Gemeinschaftsunternehmen soll demnach von KMR und Nexter zu gleichen Teilen gehalten werden. Auf lange Sicht werde eine Fusion angestrebt.

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:56
Fusion franco-allemande dans l'industrie de l'armement terrestre

 

01/07/2014 à 20:20 Capital.fr (Reuters)

 

Les groupes français Nexter et allemand Krauss-Maffei-Wegmann (KMW) sont entrés mardi en négociations exclusives, premier acte d'un rapprochement qui ferait de la future coentreprise le leader de l'armement terrestre européen en terme de chiffre d'affaires, dans un marché de plus en plus concurrentiel.

 

Véritable serpent de mer, cette décision a été actée par la signature à Paris d'un accord entre les deux entreprises et l'agence française des participations de l'Etat, a-t-on appris auprès du ministère français de la Défense.

 

Nexter, fabricant du char Leclerc, est détenu à 100% par l'Etat. Côté allemand, l'entreprise KMW, qui fabrique les chars Leopard, est détenue à 100% par la famille Bode-Wegmann.

 

A l'issue du rapprochement, la nouvelle structure baptisée Kant (pour "KMW and Nexter together") sera détenue à 50% par l'Etat français et à 50% par la famille Bode-Wegmann et fera l'objet d'une coprésidence franco-allemande du directoire jusqu'à la fusion qui interviendrait dans trois à quatre ans.

 

Les deux sociétés ont confirmé leur projet de fusion dans un communiqué commun diffusé de Francfort.

 

L'Etat français conservera une action spécifique pour protéger les activités stratégiques, comme les systèmes d'armes et les activités munitionnaires.

 

"Cette signature ouvre une phase de discussions entre les deux entreprises visant à réaliser l'opération de rapprochement à proprement parler", explique-t-on dans l'entourage du ministre Français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en évoquant des "fiançailles".

 

Cette phase durera environ neuf mois et aboutira à la création de la "joint-venture" au début du deuxième trimestre 2015, vers le mois d'avril, précise-t-on.

 

D'ici là, une loi devra ajouter Nexter à la liste des sociétés qui peuvent être privatisées et l'opération devra recevoir le feu vert de la Commission européenne.

 

"On a la certitude qu'il n'y aura pas de blocage de la Commission du fait d'une position dominante de ce nouvel acteur", dit-on à Paris. "Il y a plein d'acteurs en Europe, ce qui fait qu'on ne se retrouve pas avec un monopole.

 

FORTE CONCURRENCE

 

L'enjeu est de taille à l'heure où le marché de l'armement terrestre est de plus en plus concurrentiel, avec l'arrivée de nouveaux acteurs, et où la défense fait l'objet de coupes budgétaires dans de nombreux pays européens.

 

"Chaque pays a encore son industrie terrestre mais là on arrive à une réduction telle des budgets de défense qu'il n'y a plus assez pour chacun des marchés nationaux", souligne-t-on au ministère.

 

La mise en commun des savoir-faire des deux fabricants de blindés devrait donc se traduire par des "gains financiers pour les deux et des gains de chiffres d'affaires à assez court terme sans faire de destructions d'emplois", fait-on valoir.

 

Concurrents directs, Nexter et KMW sont sensiblement similaires tant en taille (2.800 personnes côté français, 3.000 côté allemand) qu'en chiffres d'affaires (787 millions d'euros pour Nexter et un milliard d'euros pour KMW fin 2013).

 

Le groupe français affichait un résultat net de 74 millions d'euros contre 88 millions d'euros pour le groupe allemand.

 

Seule différence significative entre les deux entreprises, le volume des carnets de commande avec quatre milliards d'euros pour KMW et deux milliards d'euros pour Nexter (hors programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre française).

 

"Aujourd'hui la fusion de ces deux entités va créer le leader européen de l'armement terrestre" avec un chiffre d'affaires compris entre 1,8 et deux milliards d'euros, indique-on à Paris, devant le groupe britannique BAE et l'américain General Dynamics, dont les CA réalisés en Europe sont respectivement de l'ordre de 1,5 milliard d'euros et de un milliard.

 

EXPORT

 

Reste à savoir dans quelle mesure le rapprochement se traduira par des doublons susceptibles d'entraîner des suppressions d'emplois, une perspective écartée à court et moyen terme par Paris, qui voit dans la fusion l'occasion de renforcer l'industrie européenne de la défense.

 

"La société Nexter telle qu'elle est aujourd'hui n'a pas une viabilité assurée, au moindre à coup budgétaire elle est très vite fragilisée pour une raison simple : l'armement terrestre, qui est de plus en plus concurrentiel et commercial, n'est pas un secteur de souveraineté", dit-on. "Pour être un acteur qui compte sur le paysage européen et mondial il faut avoir une taille critique".

 

Au sein de la nouvelle entité, Nexter pourra bénéficier du réseau commercial d'exportation très solide de KMW.

 

L'entreprise allemande pourra de son côté profiter de la modernisation des véhicules blindés de combat français avec l'arrivée des véhicules blindés multi-rôles (VBMR) prévue dans le cadre du programme Scorpion et pourra désormais se fournir en tourelles et canons au sein de son propre groupe via la technologie de Nexter, et éviter ainsi de faire appel à son concurrent allemand Rheinmetall.

 

Le rapprochement Nexter-KMW, qui progressivement cédera la place à une fusion avec un seul PDG d'ici 3 ou 4 ans, n'aura aucun impact sur les contrats en cours, selon l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:50
photo Krauss-Maffei Wegmann (KMW)

photo Krauss-Maffei Wegmann (KMW)

 

Munich/Versailles, 01 July 2014. Krauss-Maffei Wegmann

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) and Nexter Systems (Nexter) , two leading European providers of land defence systems, intend to share their future road ahead. On 01. July 2014 in Paris, the owners of the French and German companies signed a Heads of Agreement to this effect. The alliance of the two groups under the umbrella of a joint holding company creates a Franco-German defence technology group with a current annual turnover nearing 2 billion euro, an order book of around 6.5 billion euro,  and more than 6,000 employees.

 

KMW, Nexter and their owners view this step as decisive for the consolidation of the defence technology industry in Europe. Their new strategic alignment makes it possible to retain jobs and skills in the heart of the European Union. The product portfolios of the two companies and their regional presences on the world market complement each other. The alliance of KMW and Nexter creates a group with the momentum and innovative force required to succeed and prosper in international competition. In addition, it offers to its European and NATO customers the opportunity of increased standardisation and Interoperability for their defence equipment, with a dependable industrial base.

 

Nexter S. A. is in the sole ownership of the French State holding company GIAT Industries S. A. ; Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG is in the sole ownership of Wegmann GmbH & Co in Kassel. For the intended unification of the two companies, the current sole owners intend to contribute their shares into a new ly incorporated joint holding company. They will each receive 50 percent of the shares of this holding company, which will become the sole shareholder in KMW and Nexter.

 

The governance of the holding company will take into account the balance between the two shareholders, who will be reference investors in the new combined group with a long term industrial perspective. The target date for the alliance is early 2015. In the meantime, the two future partners will both be subject to a process of due diligence. The alliance project will be subject to legal and customary regulation approvals.

 

About Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co.

Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG leads the European market for highly protected wheeled and tracked vehicles. At locations in Germany, Brazil, Greece, Mexico, the Netherlands, Singapore, the United Kingdom, the USA and Turkey some 3.200 employees develop, manufacture and support a product portfolio ranging from air-transportable, highly protected wheeled vehicles (MUNGO, AMPV*, F2, DINGO, GFF4 and BOXER*) through reconnaissance, anti-aircraft and artillery systems (FENNEK, GEPARD, LeFlaSys*, Armoured Howitzer PzH2000, DONAR* and AGM) to main battle tanks (LEOPARD 1 and 2), infantry fighting vehicles (PUMA*) and bridgelaying systems. In addition, KMW has wide -ranging system competence in the area of civil and military simulation, as well as in command and information systems and remote -controlled weapon stations with reconnaissance and observation equipment. The armed forces of more than 30 nations worldwide rely on tactical systems by KMW.

* Joint venture with national and international partners

 

About Nexter Systems

Nexter applies its expertise in land defence systems to meet the needs of the French army and other forces internationally. The scope of its business includes the supply of armoured vehicles, weapons systems and ammunitions for Army, Air Force, Navy and law enforcement applications. The range of products offered by Nexter includes: CAESAR® the highly mobile 155mm self-propelled gun, TRAJAN® the powerful 155 mm towed gun, 105LG lightweight towed gun, Leclerc battle tank, VBCI Infantry combat vehicle, TITUS® 6X6 Multi-Role armoured vehicle, ARAVIS® highly protected armoured vehicle, BONUS smart ammunition and FINDERS® C2 command system, all backed up by customer service, support and recycling.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 00:55
Projet d’alliance entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems

 

Münich/Versailles, 01 juillet 2014 – Nexter Systems

 

Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter Systems (Nexter), deux entreprises européennes leaders des systèmes de défense terrestres marquent leur intention de se rapprocher. Le 1er juillet, les propriétaires des entreprises allemande et française ont signé à Paris un protocole d’accord à cet effet. L’alliance des deux groupes sous l’égide d’une société holding conjointe ouvre la voie à un groupe franco-allemand de technologie de défense fort d’un chiffre d’affaires annuel approchant 2 Md€, d’un carnet de commandes d’environ 6 Md€ et d’un effectif de plus de 6000 salariés.

 

KMW, Nexter et leurs actionnaires respectifs considèrent cette étape comme décisive pour la consolidation de l’industrie de défense en Europe. Leur convergence stratégique rend possible la préservation d’emplois et de compétences au coeur de l’Union Européenne. Les portefeuilles produits des deux entreprises et leurs présences commerciales dans les différentes régions du monde sont complémentaires. L’alliance de KMW et Nexter donnera naissance à un groupe doté de la force et de la capacité d’innovation requises pour réussir et se développer dans un environnement international concurrentiel. En outre, elle offre à ses clients de l’Union Européenne ou membres de l’OTAN la perspective d’avancées en matière de standardisation et d’interopérabilité de leurs équipements de défense, avec une base industrielle sur laquelle pouvoir s’appuyer.

 

Nexter Systems SA est intégralement détenue par la société publique Giat Industries SA ; Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG est intégralement détenue par Wegmann GmbH & Co basée à Kassel (Hesse). Pour mettre en oeuvre le rapprochement des deux entreprises, il est prévu que leurs actionnaires actuels transfèrent leurs actions à une société conjointe nouvellement créée. Ils recevront chacun 50% des parts de cette société holding commune qui sera le seul actionnaire de Nexter et KMW. La gouvernance de la société holding conjointe tiendra compte de la parité entre ses deux actionnaires, qui seront les investisseurs de référence du nouveau groupe combiné dans une perspective industrielle de long terme.

 

Le rapprochement devrait être effectif dans les premiers mois de l’année 2015. D’ici là, un processus de diligence des deux partenaires sera mis en oeuvre. Le projet d’alliance sera soumis aux autorisations réglementaires et légales d’usage.

 

A propos de Krauss Maffei Wegmann GmbH & Co. KG

Krauss-Maffei Wegmann GmbH & Co. KG est leader du marché en Europe pour les véhicules à roues et chenillés fortement blindés. Environ 3 200 collaborateurs développent, fabriquent et suivent une gamme de produits très étendue sur des sites répartis dans les pays suivants : Allemagne, Brésil, Grèce, Grande-Bretagne, Mexique, Pays-Bas, Singapour, Turquie et États-Unis. Cette gamme s'étend à des véhicules à roues fortement blindés et aptes au transport aérien (MUNGO, AMPV*, F2, DINGO, GFF4 et BOXER*) aux chars de combat (LEOPARD 1 et 2), véhicules de combat d'infanterie (PUMA*) et systèmes de pose de travures, en passant par les systèmes de reconnaissance, de défense anti-aérienne et d'artillerie (FENNEK, GEPARD, LeFLaSys*, Panzerhaubitze 2000, DONAR* et AGM). À ceci s'ajoutent les systèmes de commandement et d'information, ainsi que des affûts télécommandés avec dispositifs de reconnaissance et d'observation. En outre, KMW dispose de compétences étendues en matière de systèmes dans les domaines de la simulation civile et militaire. Les forces armées de plus de 30 nations dans le monde font confiance aux systèmes stratégiques de KMW.

 

A propos de Nexter Systems

Nexter, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d'activité s'étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l'Air et de Terre, et la Marine. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée de véhicules multi-missions ARAVIS®, véhicules multirôles 6x6 TITUS ®, véhicules de combat VBCI, systèmes d'artillerie CAESAR®, TRAJAN® et 105 LG, munitions intelligentes BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:55
Un véhicule blindé de combat et d'infanterie (VBCI), fabriqué par Nexter, sur le terrain en Afghanistan. Crédit Nexter

Un véhicule blindé de combat et d'infanterie (VBCI), fabriqué par Nexter, sur le terrain en Afghanistan. Crédit Nexter

 

le 01/07/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Nexter qui sera privatisé, et l'allemand KMW donnent naissance au leader européen de l'armement terrestre.

 

Deux accords industriels franco-allemands annoncés en quinze jours. Voilà de quoi relativiser l'échec d'un rapprochement entre Alstom et Siemens dans l'énergie. Mardi 1er juillet, le français Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont annoncé leur rapprochement dans les blindés et les munitions, afin de donner naissance au numéro un européen de l'armement terrestre, devant le britannique BAE Systems (sans ses filiales américaines). Cette annonce intervient après l'accord franco-allemand dans les lanceurs spatiaux.

Les fiançailles ont été signées au ministère de la Défense à Paris, entre Philippe Burtin, PDG de Nexter, et Franc Aun, son homologue de KMW, ainsi que les représentants de l'Agence des participations de l'état, détentrice de 100 % de Nexter, et de la famille Bode-Wegmann, actionnaire à 100 % du fabricant du char Leopard.

Les deux groupes entrent en négociations exclusives afin de créer une coentreprise, détenue à 50-50, à laquelle KMW apportera tous ses actifs et Giat, la holding de contrôle française, 100 % de Nexter. Neuf mois devraient être nécessaires pour franchir cette étape. «Les deux parties s'assurent que le 50-50 préserve leurs intérêts», dit-on à l'Hôtel de Brienne. Une soulte est prévue si un déséquilibre apparaît dans un sens ou dans l'autre. Les deux entreprises ont lancé hier le processus d'information de leurs 5.800 salariés. Avec un message rassurant: l'emploi sera préservé. Du moins à court et moyen terme.

 

Le processus de fusion prendra des années

A l'instar des trois sociétés qui forment le missilier européen MBDA, Nexter et KMW continueront à gérer leurs programmes en parallèle dans leurs usines respectives. Le processus de fusion au sein d'un groupe intégré, assorti de spécialisation des sites et de définition de programmes communs, prendra des années. Des économies immédiates seront toutefois réalisées dans les achats, le partage des frais de R & D ainsi que sur le front commercial, en particulier à l'export. «Nexter bénéficiera du réseau commercial de KMW plus performant que le sien», souligne le ministère de la défense. La future société qui aura son siège aux Pays Bas, sera codirigé par les deux PDG actuels.

Préparée depuis un an, l'opération baptisée «KANT» pour «Krauss And Nexter Together» n'a rien d'improvisé. «Jean-Yves Le Drian qui a la volonté de renforcer l'industrie de défense européenne, a remis le sujet sur la table. C'est un rapprochement historique dont on parle depuis très longtemps» souligne-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. La baisse des budgets militaires européens, la recrudescence de la concurrence asiatique notamment, à l'export et la trop petite taille des acteurs en Europe ont fait sauter les derniers verrous. «La viabilité de Nexter n'était plus, assuré», affirme-t-on. Plusieurs scénarios ont été étudiés notamment le découpage de la société avec l'apport de l'activité munitions au groupe Thales et des blindés à Renault Trucks Defense (RTD). «Un adossement à KMW a été privilégié. C'est un mariage entre deux groupes sain et de taille quasi équivalente», dit-on à l'hôtel de Brienne. A 4 milliards d'euros, le carnet de commandes de KMW pèse deux fois plus lourd que celui de Nexter, même en y ajoutant sa part (500 millions) dans Scorpion, le plan de modernisation de l'armée de terre, qui représente 1 milliard sur la période 2014-2019.

 

Plusieurs obstacles à franchir

Pour aboutir, l'opération devra franchir plusieurs obstacles. Le gouvernement doit faire voter la privatisation de Nexter par le Parlement, puisque la participation de l'Etat tombe de 100 à 50 %. «L'État conservera ces 50 %, il détiendra une action spécifique, afin de protéger ses technologies et il aura des droits de représentation au conseil et de veto notamment sur des cessions d'actifs», précise-t-on. Les députés devraient se prononcer d'ici la fin 2014 ou début 2015. Paris et Berlin devront se mettre d'accord sur une licence d'exportation de matériels militaires franco-allemands. L'opération devra enfin être approuvée à Bruxelles.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:21
Leclerc (Nexter) - Leopard 2A7 + (KMW)

Leclerc (Nexter) - Leopard 2A7 + (KMW)

 

01.07.2014 Par Dominique Gallois – LeMonde.fr

 

Feu vert mardi 1er juillet pour « l'opération Kant ». Ce n'est pas un film d'action qui se cache derrière ce nom de code, mais la signature de la première grande manoeuvre industrielle franco-allemande dans l'armement terrestre.

 

Car Kant veut dire: KMW and Nexter together. Ce nom de code traduit la volonté de marier le groupe public français Nexter Systems, plus connu son ancien nom de GIAT fabricant du char Leclerc , avec son homologue familial allemand KMW, ex-Krauss Maffei, et son char Léopard.

 

L'accord signé à Paris est d'autant plus «historique» que cette alliance des deux fabricants de blindés est évoquée depuis plus de dix ans, sans jamais avoir pu aboutir. Un événement exceptionnel puisque, depuis la création d'EADS en 1999, dans l'aéronautique de défense, et de MBDA en 2001, dans les missiles, aucun mouvement d'envergure n'avait eu lieu dans l'industrie d'armement européenne.

 

Les négociations menées en dix-huit mois, sous la houlette du ministère de la Défense et de l'Agence des participations de l'Etat coté français, permettront aux deux entreprises de taille similaire, de constituer un ensemble pesant 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires et employant 6000 personnes.

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 17:00
Nexter-KMW : une fusion franco-allemande dans l'armement terrestre

 

 

01/07/2014 à 18:00 Par Emmanuel Berretta LePoint.fr

 

INFO LE POINT.FR. Jean-Yves Le Drian marie le groupe public Nexter avec l'allemand KMW pour bâtir le numéro un européen de l'armement terrestre.

 

Les groupes Nexter et KMW se marient pour bâtir le numéro un européen de l'armement terrestre (blindés et munitions). Sous l'égide de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le groupe public Nexter (ex-GIATT) se rapproche de KMW, l'un des acteurs privés du marché allemand, à l'issue de 18 mois de négociations secrètes.

 

Nexter est un groupe à 100 % détenu par l'État qui emploie 2 700 personnes et réalise environ 800 millions d'euros de chiffre d'affaires. KMW, de taille équivalente, est détenu par la famille Bole. Dans la nouvelle entité qui pèsera environ 1,6 milliard d'euros, l'État français conserve 50 % et une "golden share" spécifique s'agissant de la filière "munitions". La famille Bole reste propriétaire de la moitié des actions.

 

KMW mettra ainsi sa forte capacité d'exportation au service des blindés français de Nexter, qui, en contrepartie, apportera à KMW sa capacité d'innovation, notamment portée par le programme Scorpion.

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