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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:45
Le Kenya était prévenu d'un risque élevé d'attaque

28/09/2013 Le Point.fr (AFP)

 

Israël avait notamment averti d'attaques possibles le gouvernement de Nairobi, mais "rien n'a été fait", déplore une source sécuritaire kényane.

 

Une semaine après le début du drame qui a coûté la vie à au moins 67 personnes, le gouvernement kényan est pointé du doigt pour son manque de vigilance. Selon des sources sécuritaires, il a été averti, notamment par Israël, d'un risque élevé d'attentat peu avant l'attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi. Des ministres kényans et les chefs des différents services de sécurité avaient reçu des informations de la part des principaux partenaires du Kenya en matière de sécurité, contenues dans un rapport des renseignements kényans, prévenant d'un projet d'attaque de grande ampleur courant septembre, ont précisé à l'AFP ces sources sécuritaires.

 

Parmi d'autres, "Israël avait prévenu d'attaques possibles contre ses intérêts économiques" au Kenya, mais "à part transmettre [le rapport des services kényans qui mentionnaient le danger] d'un bureau à l'autre, rien n'a été fait", a asséné une de ces sources sécuritaires. Depuis fin 2012, plusieurs autres rapports avaient déjà été transmis à la police et à l'armée, faisant état "de menaces sur des objectifs précis, y compris le Westgate", a précisé un autre responsable sécuritaire de haut rang sous le couvert de l'anonymat, "mais personne ne semblait les prendre au sérieux". "Personne ne peut dire qu'on n'avait pas été prévenu du risque d'attaque", a souligné ce haut responsable.

 

Des extraits du rapport des services kényans ont été publiés samedi par les principaux quotidiens du pays, le Nation, le Standard et le Star. Ce document contient des avertissements provenant d'Israël et "d'autres partenaires étrangers en matière de renseignement", selon ces sources, qui n'ont pas précisé quels autres pays avaient émis des avertissements. Outre Israël, les États-Unis et la Grande-Bretagne sont les principaux partenaires du Kenya en matière de sécurité. Selon le quotidien Nation, les ministères des Finances, de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que le chef de l'armée, avaient notamment été avertis des menaces.

 

Le chef des renseignements auditionné lundi

 

"Ils ont été informés d'un risque élevé de terrorisme et de plans visant à lancer des attaques simultanées à Nairobi et Mombasa [sud-est] entre le 13 et le 20 septembre 2013", indique le rapport des renseignements kényans, cité par le quotidien. Le rapport ajoute que l'ambassade d'Israël, qui a des liens étroits avec le Kenya, notamment en matière sécuritaire, avait directement informé le gouvernement kényan des projets d'attaques contre des intérêts israéliens durant le mois de septembre, mois de vacances juives. Le Westgate est partiellement détenu par des capitaux israéliens et était depuis longtemps cité par les sociétés de sécurité comme une cible potentielle de groupes liés à al-Qaida. Les services israéliens jouent un rôle important dans l'enquête en cours sur l'attaque du Westgate.

 

Le chef des services de renseignements kényans, Michael Giganchi, doit être auditionné lundi par les parlementaires kényans, alors que l'opinion publique critique de plus en plus l'impréparation des autorités kényanes. Le 21 septembre, un commando armé a attaqué à l'arme automatique et à la grenade le luxueux centre commercial Westgate de Nairobi, tuant des employés et des clients et s'y retranchant avec des otages. Au moins 67 personnes ont péri au cours de l'attaque puis du siège qui a pris fin lundi, selon des sources sécuritaires. Les opérations militaires contre les assaillants ont été annoncées officiellement terminées mardi soir. Le carnage a été revendiqué par les insurgés islamistes somaliens shebabs, liés à al-Qaida, qui l'ont expliqué comme des représailles à la présence militaire du Kenya en Somalie.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:45
Le Burundi opposé au retrait de ses troupes de Somalie

27 septembre 2013 Par RFI

 

Après l’attaque du centre commercial de Wesgate à Nairobi, et celles qui avaient frappé Kampala il y a deux ans, les Burundais engagés militairement en Somalie tout comme les Ougandais et les Kenyans se demandent à quand leur tour. Et fort d’un contingent de quelque 5 600 soldats déployés au sein de l’Amison, le deuxième plus important en effectif après celui des Ougandais, certains demandent le retour des soldats déployés en Somalie, pour lutter contre les islamistes radicaux. Une option exclue par le gouvernement, qui cherche à rassurer

 

Après cinq ans d’engagement des troupes burundaises sur le théâtre de guerre somalien, rien n’avait pu entamer le moral des Burundais, pas même des pertes estimées en termes de centaines. Cette fois c’est différent. Dans un premier temps, certains ont semblé accuser le coup à la suite de la tragédie qui s’est déroulée au Westgate mall à Naïrobi. Ils demandent désormais le retour des soldats burundais déployés au sein de l’Amisom :

 

« Nous aussi nous avons la peur parce que Naïrobi n’est pas loin d’ici ! ». « Dire que la sécurité est assurée, ça c’est un mensonge. On rappelle nos forces (car) le gouvernement ne peut pas bloquer les shebabs parce qu’on ne sait pas où ils passent. Ils peuvent même être ici aujourd’hui ! », dit un homme. « Nous aussi nous sommes exposés au danger parce que nous avons envoyé nos militaires en Somalie. Nous voulons que ces soldats rentrent, c’est la meilleure solution pour moi », dit un autre.

 

Mais après un court moment de panique, bon nombre de Burundais semblaient avoir repris du poil de la bête hier soir. « Ceux qui pensent que le retrait de soldats burundais serait bénéfique, se trompent. Les shebabs ne vont pas arrêter leurs attaques pour autant. Les gens doivent comprendre qu’il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils soient vaincus et nos soldats doivent rester en Somalie pour assurer la sécurité de la population somalienne », insiste un jeune Burundais. « Nos soldats se sont portés au secours de la population somalienne, comme on l’a déjà fait pour nous. On n’a donc pas à avoir peur, car Dieu et avec nous », ajoute-t-il.

 

Le pouvoir burundais veut à tout prix rassurer la population, mais il ne veut même pas envisager un tel retrait.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:45
Westgate: interpol se déploie à Nairobi

27 septembre, 2013 – BBC Afrique

 

Interpol a déployé une équipe spéciale de son département de réponse aux incidents à Nairobi pour enquêter sur l'attaque de Wesgate Mall.

 

Cette équipe de spécialistes de l’organisation internationale est dirigée par Jean-Michel Louboutin, directeur exécutif des services de police d'Interpol.

 

Arrivée mercredi en fin de journée à Nairobi, elle a déjà commencé à prélever des données ADN et d'empreintes digitales sur le site au centre commercial de Westgate, théâtre de la prise d’otage spectaculaire de la semaine dernière qui a fait plus de 70 morts.

 

L’équipe des réponses aux incidents assurera la diffusion rapide de toutes les informations médico-légales, les photographies des terroristes présumés et d'autres détails sur les personnes arrêtées ainsi que tous les autres suspects dans le réseau des 190 pays membres d'Interpol.

 

Cela pour comparer les bases de données nationales et identifier de potentiels futurs clients au terrorisme international.

 

"Le rôle d'Interpol est d'aider à coordonner la réponse internationale avec l'appui des autorités kenyanes...", a déclaré Jean-Michel Louboutin.

 

En soutien à ce déploiement sur le terrain, l'équipe régionale d'Interpol à Nairobi et le centre de coordination et de commandement basé à Lyon en France resteront en veille 24 h/24.

 

Et un soutien supplémentaire à partir de son réseau mondial d'experts et d'analystes criminels pourrait être mobilisé pour travailler sur toutes les bases de données.

 

L’attaque du centre commercial, revendiquée par les islamistes Shebab de la Somalie, a fait plus de 70 morts, pour la plupart des civils et autant de disparus.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 12:45
Le Burundi, menacé par les shebabs somaliens, renforce sa sécurité

26 septembre 2013 à 06:56 Par RFI

 

Les miliciens shebabs, qui ont mené l’attaque du Westgate Mall à Nairobi, menacent tous les pays qui ont envoyé ou soutenu les soldats de l’Amisom, la force africaine en Somalie. C'est le cas du Burundi qui a en effet déployé un important contingent, aux côtés de l’Ouganda pour lutter contre les shebabs. Jusqu'à présent, le Burundi, qui a été épargné par les attentats et les attaques terroristes, a mis en place des mesures de sécurités supplémentaires.

 

 

Les autorités burundaises avaient déjà déployé plus de policiers dans les rues, histoire de rassurer les Burundais. Hier, on a franchi une autre étape. Les habitants des quartiers à majorité musulmane, des quartiers dits swahili, se sont réveillés à l’aube, ceinturés par des milliers de policiers qui ont ensuite fouillé maison par maison, à la recherche de suspects éventuels ou d’objets prohibés.

 

Le porte-parole adjoint de la police, Pierre Nkurikiye a déclaré : « La police nationale a pris toute une série de mesures préventives et la tâche d’aujourd’hui fait partie de ces mesures qu’on ne peut pas décrire ici, pour des raisons de sécurité ».

 

Des centaines de sans-papiers ont été arrêtés et même si la police burundaise proteste de sa bonne foi, certains dans ces quartiers, ne décolèrent pas :

 

« Ils ont ciblé uniquement les quartiers musulmans, et cela nous fait peur car nous sommes avant tout des Burundais, et être musulman ne signifie pas qu’on est des shebabs. Pas du tout ! ».

 

Malgré les propos qui se veulent rassurants de la police du Burundi, dans les rues de Bujumbura, la capitale, on ne cache plus son inquiétude :

 

« Avant l’attaque au Kenya, il y a eu les attentats de Kampala. Les shebabs avaient dit qu’ils vont s’en prendre à tous les pays qui sont allés les combattre en Somalie, il ne reste donc que le Burundi. Même au Kenya il y a eu les attaques malgré la présence de policiers, et même ici ces attaques peuvent avoir lieu malgré la présence de tous ces policiers ». « On est très inquiets parce qu'après Nairobi, c’est Bujumbura, c’est sûr. Justement à cause de nos forces qui sont en train de les combattre à Mogadiscio ».

 

Ces voix réclament donc le retour de quelque 5.600 soldats burundais déployés en Somalie.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:45
Gabon President urges international support for Africa’s fight against terrorism

25 September 2013 by Staff Writer/UN - defenceWeb

 

Citing the deadly terrorist attack at a mall in Nairobi, Kenya, President Ali Bongo of Gabon used the podium of the UN General Assembly to appeal for full global support for Africa in the battle against terrorism.

 

“Africa, which is becoming a target for terrorism, must benefit from the full support and solidarity of the international community in its effort to combat this threat,” he told the Assembly on the first day of its General Debate, noting that poverty nurtures extremism around the world and the battle against poverty must therefore remain at the centre of national policies.

 

Turning to the post-2015 development agenda, the theme of the 68th General Assembly, Bongo said attention must be paid to Africa’s priorities, such as energy, access to potable water and sustainable agriculture, as well as the realisation of those Millennium Development Goals (MDGs) not met by the target date of 2015.

 

The MDGs seek to slash extreme hunger and poverty, boost access to health care and education, achieve gender equality and environmental stability and reduce maternal and child mortality and the incidence of HIV/AIDS, all by the end of 2015, while Assembly President John Ashe says he hopes the focus on the post-2015 agenda will set the stage for sustainable development in the decades ahead.

 

Bongo underscored the need for predictable funding for development from public and private sources, the importance of combating climate change and the threat to wildlife and biodiversity and voiced his concern over conflicts in the DRC and the Central African Republic (CAR), praising the efforts of the UN peacekeeping mission in the former country.

 

He repeatedly appealed for international support. “Africa cannot face all these challenges to peace and security alone. Its efforts must receive greater support, because the destabilisation of Africa will have implications for other regions.”

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:45
EU supports Kenya in facing terrorism and its consequences

25/9/2013 EU source: European Union Ref: EU13-443EN

 

Summary: 25 September 2013, Brussels - Since the beginning of the hostage taking in the Westgate Shopping Mall in Nairobi on Saturday 21 September, the EU has been engaged to provide every possible support to the people of Kenya.

 

On Monday 23 September, Nick Westcott, Managing Director for Africa at the European External Action Service, left Brussels for Nairobi to link up with the Government, offer the EU's solidarity and support, and discuss follow-up action to combat radicalisation and financing of terrorism, both in Kenya and in the region. The EEAS and the Commission are also liaising with international partners and organisations, including Interpol, on the possible support the EU could bring.

 

Terrorism is as a global threat and as such requires a comprehensive and coordinated response. The EU is a longstanding partner of the Horn of Africa in facing terrorism and remains committed to cooperating with all countries to free the region from the scourge of Al-Shabab:

  • The Brussels conference co-organised by the EU and the Somali government on 16 September allowed to raise the international support for the government to implement its priorities, including combatting terrorism, as seen both from the New Deal Compact endorsed at the meeting and the financial support pledged (€1.8 billion overall).
  • The EU is the first donor to AMISOM, the African Union peacekeeping mission in Somalia. On 9 September, the EU announced a new funding of €124 million which will cover the period of 1 June to 31 December 2013 and bring the overall EU contribution to AMISOM to almost €600 million. The EU also calls on other donors to contribute to funding for AMISOM.
  • The EU's military training mission (EUTM Somalia) has trained in Uganda more than 3,000 Somali soldiers who have played an important role, alongside AMISOM, in recovering large areas of Somalia from Al Shabab control. In June 2013, the EUTM began activities, including mentoring and advising, in Mogadishu. The EUTM will contribute to the implementation of the Compact security objective to build the Somali National Army (SNA). 

 

EU Development cooperation with Kenya

The overall EU development cooperation with Kenya for the period 2008-2013 amounts to €391 million. Development support on the country focuses on rural development and road infrastructure but also covers macro-economic support, Trade & Private Sector Development and Good governance & Non-State Actor support.

Since peace and security are essential for the development and prosperity of any countries, other initiatives linked to security have been launched in the region, of which the Kenya and its population are direct beneficiaries. One of them is a regional project on anti-money laundering and countering financial terrorism, which will strengthen the capacities of financial intelligence units and other law enforcement bodies, as well as establish closer links between relevant authorities across the region.

The EU will organise a regional seminar on countering violent extremism in Nairobi early December, which will bring together EU and national governments from the region to identify specific interventions tailored to each partner country.

 

Humanitarian aid

The European Commission has made on 25 September 2013 an additional €25,000 of aid available to the Kenyan Red Cross Society (KRSC), its longstanding partner. This new assistance will help replenish of the Disaster Relief Emergency Fund of the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) that will support the Kenyan Red Cross society in its current efforts to give referral and blood donation services, provide community-based health care and boost the psycho-social care for the people affected by the Nairobi incident. The Commission has already contributed in recent months to strengthening the response capacity of the KRCS through capacity-building, first aid training of local volunteers, stockpiling of basic items and coordination with stakeholders. This support, for an amount of €800,000, goes on.

 

Background

High Representative / Vice-President Catherine Ashton issued a statement on Sunday 22 September, condemning the attack and pledging the EU's full support to the Kenyan authorities in handling the crisis and responding to the threat. President of the Commission Jose Manuel Barroso and President of the European Council Herman van Rompuy sent a letter to Kenyan President Uhuru Kenyatta on Monday 23 September, expressing the EU's solidary and continued commitment.

On Monday 16 September, the EU co-organised an international conference in Brussels on 'A new deal for Somalia' to support the re-establishment of a stable government, proper security and the rule of law in the country. €1.8 billion were pledged, including an additional €650 million from the European Commission.

 

For more information

EU Relations with Kenya

Humanitarian aid Kenya

EUROPEAID Kenya

Support to African Union Mission in Somalia (AMISOM)

EUTM Somalia

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:45
Le Kenya, base avancée d'Israël contre al-Qaida

23/09/2013 Par Marc Henry – LeFigaro.fr

 

L'État hébreu et le Kenya ont noué une véritable alliance sur le front militaire et des renseignements.

 

«Dans la lutte contre le terrorisme, Israël et le Kenya agissent main dans la main»: ces mots de condoléances du président israélien, Shimon Pérès, ne sont pas seulement des propos de circonstances. Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les deux pays ont noué une véritable alliance sur le front militaire et des renseignements. Selon des médias, des «conseillers» israéliens, spécialisés dans la gestion des prises d'otages, auraient été dépêchés d'urgence à Nairobi pour aider les forces locales à neutraliser le commando islamiste qui a pris d'assaut le centre commercial Westgate de Nairobi. Ces informations n'ont pas été confirmées.

 

Une telle assistance n'aurait toutefois rien d'étonnant. Depuis des années, l'État hébreu utilise le Kenya comme base de surveillance des groupes islamistes de la mouvance d'al-Qaida qui prolifèrent en Afrique. Un «front» devenu de plus en plus «chaud», notamment depuis l'attaque suicide d'al-Qaida contre l'ambassade des États-Unis, qui avait fait plus de 200 morts en août 1998.

 

En 2002, al-Qaida a perpétré un attentat au Kenya contre un hôtel appartenant à un groupe israélien. Des kamikazes ont fait exploser un véhicule tout-terrain dans l'établissement à Monbasa tuant 13 personnes dont trois Israéliens et dix Kényans. Au même moment, une seconde catastrophe a été évitée de justesse lorsque les forces de sécurité kényanes ont trouvé deux lance-roquettes prêts à l'emploi qui devaient faire exploser au décollage un avion charter de la compagnie israélienne El Al transportant plus de 260 passagers.

 

Gardiens de la révolution

 

Plus récemment encore, en juin de l'an dernier, deux membres des gardiens de la révolution iranienne ont été arrêtés au Kenya en possession d'explosifs. Condamnés à perpétuité, ils planifiaient un attentat anti-israélien pour venger une série d'assassinats de savants atomistes iraniens que Téhéran a attribués au Mossad. L'un des accusés a affirmé devant la cour avoir été interrogé en prison par des Israéliens. Cette «intimité» est telle que selon le quotidien Haaretz, des experts israéliens dans la lutte antiterroriste ont formé des centaines de militaires et de policiers kényans aussi bien dans leur pays que lors de stages intensifs en Israël.

 

Auparavant, cette collaboration s'était déjà traduite de façon spectaculaire en 1976 lorsqu'un commando d'élite israélien avait libéré les passagers d'un avion d'Air France pris en otages par des terroristes palestiniens et allemands et détourné vers Entebbé en Ouganda. À cette occasion, le Kenya avait autorisé l'avion transportant les militaires israéliens à se ravitailler en carburant dans le plus grand secret. Une aide que les Israéliens n'ont jamais oubliée.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 11:30
Israël-Kenya, un ennemi commun : les djihadistes

24/09/2013 Par Mireille Duteil Le Point.fr

 

L'État hébreu n'a cessé de resserrer ses liens avec les pays à composante chrétienne de l'Afrique. Une alliance essentielle à sa sécurité.

 

Que cherchent donc les Israéliens au Kenya ? Pourquoi sont-ils intervenus pour secourir les otages du centre commercial Westgate de Nairobi ? Certes, cet ensemble de magasins de la capitale kényane est la propriété, en partie, de capitaux israéliens. Mais là n'est pas l'important.

 

Entre Israël et le Kenya, c'est une vieille histoire. En 1976 déjà, le commando israélien qui était intervenu à Entebbe, en Ouganda, pour libérer les passagers d'un vol Air France détourné au départ de Tel-Aviv, s'était posé auparavant à Nairobi pour se ravitailler en carburant. À l'époque, le Kenya avait été violemment critiqué par les pays arabes pour avoir aidé l'État hébreu.

 

Israël considère que la rive sud de la mer Rouge est essentielle pour sa sécurité. La montée du fondamentalisme depuis une douzaine d'années, l'arrivée d'al-Qaida, la volonté d'ouvrir des marchés sur le continent noir, autant de raisons qui ont incité les Israéliens à développer des relations avec les pays non arabes de l'Afrique de l'Est, en particulier l'Éthiopie et le Kenya. Ils ne sont pas les seuls, l'Érythrée (au moins les premières années de son indépendance), l'Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda, la Tanzanie, toute cette vaste région pro-occidentale et partiellement chrétienne entretient des relations avec l'État hébreu.

 

Suite de l’article

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:45
Somalie: renforcer le contingent de l'UA après l'attentat au Kenya (Onu)

MOSCOU, 24 septembre - RIA Novosti

 

Le représentant spécial de l'Onu pour la Somalie Nicolas Kay a appelé mardi à augmenter les effectifs du contingent de l'Union africaine (UA) dans le pays afin d'intensifier la lutte contre le mouvement terroriste al-Chabaab, auteur de l'attentat perpétré dans la capitale kényane Nairobi.

 

"La sécurité reste le problème essentiel de la région, et la victoire sur al-Chabaab est la clé de sa résolution", a déclaré M.Kay, cité par les médias internationaux.

 

Et d'ajouter que ce mouvement islamiste regroupant près de 5.000 combattants représentait une sérieuse menace sur le plan international.

 

La Somalie est déchirée par des combats entre factions depuis 1991 et confrontée à de graves problèmes, dont le terrorisme, la piraterie et une situation sécuritaire précaire, surtout dans le sud du pays.

 

Sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, environ 18.000 soldats et policiers sont actuellement déployés en Somalie dans le cadre de la Mission de l'UA (AMISOM). Cette mission a pour tâche de diminuer la menace constituée par al-Chabaab et d'autres groupes d'insurgés islamistes, de protéger le gouvernement somalien et tous les participants au processus de dialogue et de réconciliation en Somalie, de réunir les conditions nécessaires à l'octroi d'aides humanitaires aux personnes en détresse.

 

Un commando islamiste a attaqué samedi 21 septembre le centre commercial huppé Westgate, dans le centre de Nairobi, prenant en otages tous ses visiteurs. L'attaque a été revendiquée par le mouvement radical al-Chabaab, proche de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda. Selon le dernier bilan, l'attaque a fait 62 morts, dont des Français, des Canadiens, des Britanniques, des Sud-Coréens et des membres de la famille du président kényan, ainsi qu'environ 200 blessés. Lundi, l'armée kenyane a libéré près de 200 otages retenus par les assaillants.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:09
Nairobi : fin du siège du Westgate

24/09/2013 à 19:00 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé ce soir que le siège du centre commercial Westgate de Nairobi, occupé depuis samedi par un commando islamiste armé, était terminé.

 

«Nous avons humilié et vaincu nos assaillants», a déclaré le président, précisant que «cinq terroristes ont été tués par balles, et onze suspects sont en détention».

 

L'attaque du centre commercial a fait 67 morts, dont 61 civils et six membres des forces de l'ordre.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 19:45
Prise d'otages au Kenya: environ 200 otages libérés par l'armée

MOSCOU, 23 septembre 20:04 - RIA Novosti

 

L'armée kenyane a libéré lundi près de 200 otages retenus par des terroristes depuis samedi dernier dans le centre commercial Westgate à Nairobi, ont annoncé les Forces armées kenyanes sur leur Twitter.

 

65 des 200 otages libérés ont été hospitalisés. Onze militaires blessés pendant l'opération spéciale se trouvent aussi à l'hôpital, selon l'armée.

 

Les forces de l'ordre ont pris le contrôle du centre commercial lundi matin, elles poursuivent la recherche des terroristes à tous les étages du bâtiment. Trois terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés pendant l'assaut.

 

Un commando islamiste a attaqué le 21 septembre le centre commercial huppé Westgate, dans le centre de la capitale kényane, prenant en otages tous ses visiteurs. L'attaque a été revendiquée par le mouvement radical d'al-Shebab, proche de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda.

 

Selon le dernier bilan, l'attaque a fait 69 morts, dont des Français, des Canadiens, des Britanniques, des Sud-Coréens et des membres de la famille du président kényan, ainsi qu'environ 200 blessés. Suite à l'assaut, les terroristes ont relâché les otages musulmans.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 19:30
Prise d'otages de Westgate: l'appui des Israéliens aux autorités kényanes

23 septembre 2013 à 17:16 Par RFI

 

Moins de 24 heures après le début de la prise d'otages à l'intérieur du centre commercial Westgate, à Nairobi, on apprenait dimanche qu'entre autres soutiens étrangers, des forces spéciales israéliennes étaient en appui des forces de sécurité, dans l'assaut mené contre les terroristes.

 

→ À LIRE SUR RFI : l'évolution de la situation à Nairobi heure par heure

 

À ce stade, on parle de conseillers israéliens, ce qui n'a rien d'étonnant, car la coopération bilatérale est forte entre le Kenya et Israël. C'est vrai d'un point de vue commercial, et ça l'est aussi en ce qui concerne la Défense.

Pour l'instant, rien ne vient confirmer le déploiement à Nairobi d'éléments de la célèbre Sayéret Matkal, l'unité d'élite des forces spéciales israéliennes, qui avait notamment mené le raid sur Entebbe (Ouganda) en 1976, après la prise d'otages dans un avion d'Air France.

Visiblement, des experts israéliens assistent les forces armées kényanes, mais certainement au niveau de la planification de l'assaut. De là à dire que des soldats israéliens participent directement aux opérations au cœur même du Westgate... rien ne vient le confirmer à l'heure actuelle.

En tout état de cause, depuis 2011, Israël participe à l'équipement et à la formation des unités kényanes déployées au sud de la Somalie.

On rappellera enfin que les intérêts israéliens ont déjà été pris pour cible au Kenya. En 2002, l'attaque contre un hôtel de Monbasa - fréquenté par des touristes israéliens - et la tentative d'attentat au missile sol-air contre un charter israélien.

En 2009, le responsable présumé de cette attaque, le Kényan d'origine yéménite Saleh Ali Saleh Nabhan, avait été éliminé durant un raid étranger dans le sud de la Somalie.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:45
Kenya : Mall Massacre Sends The Wrong Message

September 23, 2013: Strategy Page

 

In Nairobi, Kenya the fighting with Somali al Shabaab gunmen in a mall continues. The government says that most hostages have been freed and that troops are closing in on the remaining terrorist gunmen. An Internet announcement said the terrorists in the mall were holding hostages, which they would kill if security forces continued attacking them. Last night the government said the mall was being cleared and would soon be safe. The hostages have been used as human shields, complicating army and police efforts to eliminate the terrorists inside the mall. Al Shabaab describes the mall attack, which has left nearly a hundred dead and 200 wounded, as retaliation for Kenyan peacekeepers coming into Somalia to fight the Islamic terror group. The Kenyan government repeated promises that attacks like this will not lead to a withdrawal of Kenyan troops from southern Somali. What’s going on between Somalia and Kenya goes back a long time. The Somalis have been raiding what is now Kenya for centuries, and for once the Kenyans have the upper hand. They are not dissuaded by terror attacks. Al Shabaab believes that an attack of this magnitude would change that. So far the Kenyan reaction appears more anger than fear and that bodes ill for Somalis (citizens and refugees) living in Kenya.

 

Al Shabaab sponsored terror attacks in Kenya over the last few years has created a backlash against the Somali population there. There is growing tension between Kenyan Christians and Somalis. About ten percent (4 million) of Kenyans, mostly along the coast, are Moslems and most of these are ethnic Somalis. There has always been some Islamic radical activity among Kenyan Moslems, but the police have been particularly attentive to it after Kenyan Moslems were found to be involved in terrorist operations in the 1990s.

 

What the police have not done, however, is make much of a dent in the criminal infrastructure that supports smuggling, money laundering, a black market for guns, IDs and drugs and much else. The cops are often bought off, and the criminal gangs (especially the many Arab and Somali ones) provide support for terrorist operations in Somalia and Kenya. For example, a lot of the pirate ransom money ended up in Kenya, either for purchases of goods shipped to Somalia, or to be laundered and invested. Wealthy Somalis often find it prudent to go into exile, and Kenya is a popular place to retire to.

 

Then there are the overseas Somalis. Most of these are in Britain (300,000) and the United States (150,000). There are also half a million Somali refugees in northern Kenya and several hundred thousand more in places like Ethiopia and Yemen. Somali Islamic radicals often send their families into exile, to protect them, and some Islamic radicals have themselves gone into exile. There, Somali men, usually young (teenager to early 20s), are recruited and sent back to Somali for more indoctrination and training. Some are killed there, and some return to the U.S. and Britain to help with recruiting and, it is feared, to carry out terrorist attacks. This Western source of recruits has been largely shut down but Somalis outside Somalia continue to be a source of radicalized recruits for al Shabaab and cash for terrorist organizations. 

 

The Somali Islamic radicals have long been recruiting from among Kenya's Moslem population. This recruiting has slowed in the last year, because of the many defeats al Shabaab has suffered recently in Somalia. But many radicalized young Somalis are still living among the refugees and Moslem populations of Kenya. Police attempts to find and arrest Islamic radicals are often clumsy and result in innocents being rounded up or killed. This just creates more anger in the Moslem neighborhoods. The mall murders are expected to increase the police pressure on Kenyan Somalis. Many al Shabaab believe that this might trigger a Moslem uprising in Kenya and lead to a combined Somali-Kenyan Islamic state. This is pure fantasy but it’s the sort of thing Islamic terrorism thrives on. The mall attack and continued terror attacks in Somalia appear to be al Shabaab’s way of remaining in the news. A group like al Shabaab survives only as long as it can attract new recruits and cash donations. Western governments are trying to cut off the flow of cash to al Shabaab, and that is having some impact. But the fanatical puritanism and righteousness of Islamic terror groups still appeals to some young Moslem men, who see little future for themselves. Most Moslem societies have major problems with providing education and curbing corruption. This combination discourages foreign investment and economic growth. The Islamic radical solution is a mirage, but to the young, unemployed, uneducated and violence prone it resonates.  

 

It is believed that al Shabaab attacked this particular mall because it is popular with foreigners and wealthy Kenyans. Many Moslems work or shop there and some are believed to have died despite al Shabaab efforts to spare Moslems. Al Shabaab also made much of the fact that some of the mall owners are Israeli and Israel has been helping Kenya with intelligence and expert advice that has been useful in the fight against Islamic terrorists.

 

In Mogadishu two years of increasing security has attracted more foreigners (diplomats, aid agencies and entrepreneurs) and that has sent real estate values increasing by a factor of ten or more. This has forced out many long-term renters and led to corrupt officials assisting in the theft of some properties. This is usually done using false ownership documents obtained by bribing a government official and then bribing police to assist in the eviction. Court officials are then bribed to make the theft stick. This is causing a long of anger in the city. In addition the government is forcing over a hundred thousand refugees from areas outside the city.

 

September 21, 2013: In Nairobi, Kenya some 15 al Shabaab gunmen stormed into an upscale mall and began killing people. Those who could prove they were Moslem were spared but all others were killed. Automatic weapons and grenades were used and by the end of the day 59 were confirmed dead and over 200 wounded. Many of the casualties were women and children. Soldiers and police responded quickly and drove the attackers into a single location where the gunmen kept shooting and said they had hostages. Israeli counter-terrorism experts who were in Kenya quickly went to the mall to assist the security forces. Israel offered additional help.

 

Al Shabaab had its twitter account shut down again for violating Twitter terms of service by announcing the Nairobi attack and taking credit for it. Al Shabaab had that account shut down on September 6th for more Terms of Service violations but the terrorist group started a new account on September 10th. Last February al Shabaab began using a new Twitter account and criticized Twitter for shutting down al Shabaab’s original (since 2011) account on January 20 because the Islamic terrorists had used Twitter to make specific threats against several people on January 16th. This is not allowed by the Twitter terms of service. The al Shabaab account had over 20,000 followers.

 

September 16, 2013: Some 30 kilometers north of Mogadishu peacekeepers and Somali troops forced al Shabaab out of Mahadeey. The town is one of dozens of small places still held by al Shabaab gunmen. Al Shabaab rarely fights to hold onto these places anymore and flees at the approach of troops. The al Shabaab men will find some other place to set up shop. If cornered, groups like this will often fight to the death.

 

Uganda has ordered 24 of its peacekeepers to return home tomorrow and face charges of corruption. Those recalled include some officers, one them was the general commanding the Ugandan peacekeepers, whose next job was to be the military attaché at the Ugandan embassy in Kenya.  The soldiers were caught stealing supplies meant for Ugandan peacekeepers and selling the food and fuel on the black market. Some junior officers reported suspicions that some of their superiors in Somalia were involved. The Ugandan troops had been complaining of shortages and the government quietly conducted an investigation.

 

September 14, 2013: Al Shabaab fired on a peacekeeper base outside Marka (70 kilometers south of Mogadishu) and apparently set off a bomb inside the town. Although AU peacekeepers and Somali troops drove al Shabaab gunmen out of the port town of Marka a year ago, there are still armed al Shabaab operating in the area. This town has long served as a base for al Shabaab terrorists carrying out attacks in Mogadishu.  

 

September 13, 2013: In Kismayo, some al Shabaab gunmen attacked a military base. No casualties were reported but there were believed to be dead and wounded on both sides.

 

September 12, 2013: In Kismayo a car bomb exploded near the convoy of Ahmed Mohamed Islam (the senior government official in the southern region now called Jubbaland). Several civilians were killed but the intended target was unharmed. It’s not known if the attack was carried out by al Shabaab or local political rivals of Ahmed Mohamed Islam.

 

In the south (Al Baate) an American (Omar Shafik Hammami) member of al Shabaab was killed in a shootout with other al Shabaab members. Hammami has been with al Shabaab since 2006 and handled Internet propaganda for the terrorist group. Last year he was condemned to death by al Shabaab leaders who objected to Hammami accusing them of corruption. Six months ago the U.S. announced a $5 million reward for help in capturing Hammami, who has been hiding out in Somalia, apparently unable to get out of the country. Islamic terrorists with a large price on their heads and condemned to death by their fellow terrorists have limited options when it comes to finding sanctuary. There were many other Islamic terrorists, including some al Shabaab members, who supported Hammami. Apparently two of these allies died with Hammami. Some terrorist groups criticized al Shabaab for killing Hammami rather than clearing up the corruption charges.

 

September 11, 2013: Near the Ethiopian border (Hiran, central Somalia) al Shabaab executed two of its own men, one for spying and the other for armed robbery.

 

September 9, 2013: In Mogadishu al Shabaab fired mortars at a residential areas and an army base. There were no casualties.

 

September 8, 2013: In Mogadishu al Shabaab used a roadside bomb to attack a military convoy, but only managed to damage one vehicle.

 

September 7, 2013: In Mogadishu al Shabaab set off two bombs in a parking lot, killing 18 people.

 

September 3, 2013: Outside Mogadishu al Shabaab used a roadside bomb to attack a convoy carrying the president. The target was unharmed.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:45
Les Chebab, bras armé d'al-Qaida dans la Corne de l'Afrique

22/09/2013 Par Pierre Prier – LeFigaro.fr


 

De plus en plus radicalisés, les Chebab ont envoyé des combattants en Afghanistan et en Irak, où ils ont acquis de l'expérience avant de revenir au pays où ils ont basculé dans le terrorisme.

 

Avec l'attentat de Nairobi, les «Chebab» somaliens signent leur appartenance à al-Qaida, à laquelle ils ont officiellement fait allégeance par deux fois, en 2009 et en 2012. L'assaut de Nairobi porte toutes les marques de la nébuleuse islamique: terrorisme, prise d'otages, attaque contre des civils et des intérêts étrangers, et pas seulement kényans. Des capitaux israéliens ont été investis dans le centre commercial Westgate. Mais cette internationalisation du mouvement armé reste liée à la guerre en Somalie. «Pour eux, le Kenya, impliqué dans le soutien au gouvernement somalien, était la cible idéale, dit le chercheur Jean-Pierre Filiu, spécialiste d'al-Qaida. Ils ont perdu l'essentiel de leur pouvoir et de leurs territoires en Somalie. Il ne leur reste que la fuite en avant.»

Les Chebab visent pour l'instant les pays qui soutiennent le gouvernement fédéral somalien, le Kenya et l'Ouganda, où une double attaque suicide a tué 76 personnes dans la capitale, Kampala, en juillet 2010. La naissance du «Mouvement des jeunes combattants» (chebab désigne les jeunes de sexe masculin en arabe) est elle aussi due largement au contexte historique. Ces «jeunes» ont vu le jour en tant que force militaire de l'«Union des tribunaux islamiques», un groupe qui avait conquis la plus grande partie de la Somalie en 2006. Les «Tribunaux» soutenus par de nombreux hommes d'affaires lassés du chaos, avaient commencé à rétablir l'ordre. Avant d'être chassés en 2006 par l'armée éthiopienne, fidèle alliée des États-Unis dans la région.

De plus en plus radicalisés, les Chebab ont envoyé des combattants en Afghanistan et en Irak, où ils ont acquis de l'expérience avant de revenir au pays. Des combattants étrangers les ont suivis. Les Chebab ont alors importé la technique des attentats suicides, à partir de 2008. Craignant l'enlisement, l'Éthiopie s'est retirée de Somalie début 2009, après un accord avec le nouveau Gouvernement de transition, dirigé alors par… Charif Cheikh Ahmed, l'ancien dirigeant des Tribunaux islamiques, considéré un peu tard comme un modéré.

C'est la «période faste» des Chebab. Ils tiennent le sud de la Somalie et la plus grande partie de la capitale Mogadiscio, imposent une version rigoriste de loi islamique dans les régions qu'ils contrôlent ; des voleurs sont amputés, des femmes adultères lapidées, l'aide internationale lors d'une grande sécheresse refusée. Mais leur «succès» ne dure pas. En août 2011, les forces africaines, composées alors surtout de l'Ouganda et du Burundi, finissent par chasser les Chebab de Mogadiscio. Fin 2011, l'offensive africaine s'intensifie. Le Kenya, ulcéré par des enlèvements attribués aux Chebab près de sa frontière, entre par le sud - leur bastion -, pour y créer une zone tampon avec l'aide de milices locales. L'Éthiopie fait de même à l'Ouest.

Les Chebab sont alors réduits au terrorisme, en Somalie, puis maintenant chez l'ennemi extérieur. «Le nombre de combattants est passé de 15.000 à 5000, estime Jean-Pierre Filiu. Ils ont purgé les “tièdes”. Seuls les plus durs sont restés.»

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:45
«Un même ennemi» est combattu au Mali et au Kenya, estime le Président malien

22/09/2013 à 12h31 -- 20minutes.fr

 

«Je constate que le terrorisme est un élément qui menace l’Afrique, et pas seulement au Mali». En voyage officiel au Mali à l’occasion de la fête nationale, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a réagi ce dimanche matin à l’attaque d’un centre commercial au Kenya perpétrée par des islamistes shebab.

 

«Je constate que le terrorisme est un élément qui menace l’Afrique, et pas seulement au Mali», a-t-il expliqué à l’envoyé spécial de 20 Minutes à Bamako. Le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a quant à lui exprimé «[s]on horreur et [s]a révolte» après cette attaque. «C'est proprement criminel et lâche. Cela n'a pas de sens.» Ces terroristes sont «des fous, et même pas des fous de Dieu. Ces sont des drogués, des déglingués», a-t-il ajouté.

 

Questionné par 20 Minutes pour savoir si c'était le même ennemi qui était combattu au Kenya et au Mali, le Président malien a répondu: «Oui, c'est le même ennemi».

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:45
La filière des djihadistes américains en Somalie

23/09/2013 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

Selon CNN, plusieurs Américains figureraient parmi les assaillants du centre commercial Westgate de Nairobi, confirmant ainsi la place importante que jouent les djihadistes américains au sein des Chebab somaliens.

Trois ressortissants américains figureraient parmi la quinzaine d'islamistes somaliens qui retiennent encore des otages dans le centre commercial Westgate de Nairobi, deux jours après l'avoir attaqué et tué au moins 68 clients de ce centre commercial très fréquenté de la capitale kenyane.

 

Interrogé, John Kerry, le secrétaire d'Etat, n'a cependant pas confirmé ces informations de CNN. Un homme présenté par la BBC comme un «commandant» des Chebab a également démenti lundi que des étrangers figuraient parmi les assaillants.

 

Une chose est sûre: les Chebab somaliens comptent plusieurs Américains parmi eux. Pas plus tard que la semaine dernière, l'un d'entre eux, Omar Shafik Hammami, alias Abou Mansour al-Amriki (Mansour l'Américain) a été tué dans un affrontement avec d'ex-compagnons d'armes avec lesquels il s'était brouillé.

 

Abou Mansour, né dans l'Alabama il y a 29 ans, était l'un des combattants étrangers de Somalie les plus connus. Le département d'Etat offrait cinq millions de dollars pour sa capture. Abou Mansour était en fait la vitrine occidentale des Chebab, celui qui devait attirer d'autres étrangers vers la rébellion islamiste somalienne.

 

Suite de l'article

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:45

22/09/2013 Par lefigaro.fr

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:45
New African Military Profile: Kenya

09 July 2013 by Guy Martin- defenceWeb

 

Kenya possesses the strongest military in East and Central Africa, which has been battle hardened from operations in neighbouring Somalia, as well as from numerous peacekeeping missions. The military remains a well equipped, well trained and experienced force that works hard to combat Kenya’s numerous security threats, from militancy to piracy. Click here to read more about Kenya’s armed forces.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 12:45
3SDL to provide ISTAR training to BATUK

3 June 2013 army-technology.com

 

3SDL has received a contract from the UK Ministry of Defence (MoD) for delivery of intelligence, surveillance, target acquisition, and reconnaissance (ISTAR) training to the British Army Training Unit Kenya (BATUK).

 

Awarded after successful completion of a short notice requirement for ISTAR support to British Army Foundation Training (FT) in Kenya during fiscal 2012/13, the contract involves supply of comprehensive ISTAR support to BATUK during the Askari Thunder exercises in Kenya, and Wessex Storm exercise in the UK over the one year, starting this month.

 

Under the contract, the company will supply a full range of live ISTAR emulation, including DH3, H450, MQ-9 Reaper and close air support (CAS) aircraft, along with MX15HDi sensor, three DA42 multi-purpose platforms (MPPs), and remotely operated video enhanced receiver (ROVER) compatible datalinks with remote viewing terminal (RVTs).

 

In addition, Joint Air Land Organisation accredited CAS qualified crews, and highly experienced ground liaison officers (GLOs) will be embedded in BATUK exercise control and deployed Battlegroup/Brigade Headquarters, to help ensure the ISTAR requirements of the target audience are fully addressed at all times.

 

Operating from Wilson Airfield in Nairobi, the DA42 MPPs will normally fly a single six-hour mission every day or night during BATUK scenarios, each requiring a combination of ISTAR and CAS platforms.

 

Besides coordinating the on-task time, the GLOs will provide RVTs to BATUK exercise control, the Battlegroup/Brigade HQs and the ground troops to show the live FMV feed, which is also recorded by the company and provided to the training audience for analysis and debriefing missions.

 

The ISTAR package will fully support the UK's 16 Air Assault Brigade, which is readying for deployment to Kenya for Exercise Askari Thunder in 2014.

 

3SDL has already provided similar training to the brigade using identical equipment as part of Joint Warrior 13-1 Exercise last month.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 11:45
Kenya to get UAVs to monitor small arms trafficking as insecurity worsens

22 May 2013 by Oscar Nkala - defenceWeb

 

The United States and Japan have agreed to fund Kenya to purchase unmanned aerial vehicles (UAVs) for border patrol duties as the country steps up efforts to crack down on small arms trafficking.

 

Patrick Ochieng, director of the Kenya Focal Point on Small Arms and Light Weapons, said that the two countries would help fund the purchase of UAVs, which would cut down on crime in Kenya.

 

The move followed shortly after the government announced plans to acquire firearms detectors to be deployed at border posts to search for firearms and other ordnance in cars, luggage and bulk haulage vehicles.

 

According to a recent survey conduct by the Kenya Action Network on Small Arms, the country is awash with more than 600 000 illegal firearms while the capital Nairobi is one of the biggest open markets for illegal small arms after Mogadishu.

 

Addressing journalists during a tour of the restive northern town of Garissa late last week, Ochieng said Kenya urgently needed the UAVs to monitor porous borders and track the movement of illegal weapons which are flowing freely from the wars in neighbouring Ethiopia and Somalia into Kenya and Tanzania.

 

“We need a concerted effort internationally, regionally and nationally in order to gain ground in this fight against small arms and that is why our development partners have decided to come in and assist us,” Ochieng said.

 

Kenya says the free flow of small arms has contributed to widespread insecurity, especially among pastoralist communities where firearms have replaced traditional weapons in wars over pasture, water and cattle rustling.

 

Due to high demand, illegal arms dealing has become a highly profitable business in Kenya with illegal weapons dealers in Nairobi believed to be selling low-calibre pistols for as much as US$140 while AK-47 and other automatic assault rifles sell for up to $500.

 

Garissa County commissioner Mohamed Maalim said that weapons are being concealed in bags of sugar and imported into the country.

 

As part of the crackdown on small arms, Kenya and Tanzania have also launched the first in a series of planned security operations along their common borders with the aim of seizing all illegally held firearms.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:12
Kenya denies hosting US surveillance aircraft

 

 

18 June 2012 by defenceWeb

 

The Kenyan military has denied that the United States is using its territory or airspace to conduct surveillance flights over Africa, but confirmed the presence of US troops at the Manda Bay naval base.

 

Last week the Washington Post ran a story on US spy flights in Africa and stated that the US military had plans to establish a surveillance base in Kenya, as well as South Sudan. The newspaper went on to say that an engineering battalion of Navy Seabees has been assigned to complete a US$10 million runway upgrade at the Manda Bay naval base.

 

An Africa Command (Africom) spokeswoman said the runway extension was necessary so US C-130 Hercules can land at night and during bad weather. The newspaper said that about 120 US military personnel and contractors are stationed at Manda Bay, which Navy SEALs and other commandos have used as a base from which to conduct raids against Somali pirates and al-Shabaab fighters.

 

The US military in a statement in response to the Washington Post article confirmed that it runs ‘broad ranging’ intelligence operations on the continent and that “the United States routinely works with its African partner nations to counter those who would threaten regional security and stability in Africa.”

 

The US military said it employs its intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) assets in Africa “based on security threats of mutual concern.”

 

A spokesman for the Kenyan Defence Forces, Colonel Cyrus Oguna, said he had no knowledge of a US surveillance programme in Kenya. “As far as we are concerned, the US is not using any Kenyan airspace or any bases from where they can be able to launch observation vessels,” Oguna said. “However, I know that we do have bilateral arrangements in terms of sharing information and intelligence to fight terror.”

 

The Washington Post article stated that the United States has established a dozen air bases on the continent since 2007, mainly for surveillance purposes. Most are small operations run out of secluded hangars at African military bases or civilian airports. Surveillance is overseen by US Special Operations forces but relies to a large extent on private military contractors and support from African troops. This allows these operations to fly below the radar. Using Pilatus PC-12 (U-28) surveillance aircraft rather than unmanned aerial vehicles also keeps the profile of these operations low.

 

Africa has emerged as a greater priority for the US government because terrorist groups there have become an increasing threat to US and regional security. The US is concerned about al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), insurgents in Mali, Boko Haram extremists in Nigeria and al Shabaab militia in Somalia. In central Africa, around 100 US special forces are assisting in the hunt for warlord Joseph Kony, leader of the Lord’s Resistance Army.

 

The United States has launched air strikes in Somalia and Yemen using unmanned aerial vehicles, but has also deployed F-15E Strike Eagles to Djibouti. However, elsewhere in Africa, military commanders told the Washington Post that their role is generally limited to intelligence gathering and sharing.

 

Some of the bases are in Ethiopia, the Seychelles, Burkina Faso and Uganda. Camp Lemonnier, Djibouti, is the only permanent US base in Africa. About 2 000 US personnel are deployed there as part of Combined Joint Task Force - Horn of Africa, many from the Army National Guard.

 

"It's a great strategic location," US Africa Command chief General Carter Ham told the American Forces Press Service. "It facilitates not only our operations for US Africa Command, but also US Central Command and US Transportation Command. It is a very key hub and important node for us, a good location that allows us to extend our reach in East Africa and partner with the countries of East Africa."

 

Ham asked the US Congress last year to support the command’s efforts to expand its intelligence-gathering capabilities in order to monitor terror threats across Africa. He said the main targets are al-Shabab in Somalia, the Lord’s Resistance Army across central Africa and al-Qaeda in the Islamic Maghreb in the west.

 

In February this year Ham told the House Armed Services Committee that the United States has no plans to seek permanent bases in Africa, and, in the spirit of the new defence strategic guidance, will continue to maintain a "light footprint" on the continent.

 

With no troops directly assigned to it, Africa Command relies heavily on its service components: US Army Africa based in Vicenza, Italy; US Air Forces Africa, at Ramstein Air Base, Germany; US Marine Forces Africa and Special Operations Command Africa, both based in Stuttgart, Germany. Ham said that there are no plans to relocate Africom’s headquarters to the African continent.

 

Ham said he recognizes concerns among some African countries about an increased U.S. presence on the continent, but emphasized that cost alone would preclude the United States from establishing more permanent bases there.

 

Ham told the American Forces Press Service that a safe, secure and stable Africa is in the United States' national interests, and that Africans are best suited to address African security challenges. "Countering the threats posed by al-Qaeda affiliates in East and Northwest Africa remains my number 1 priority," Ham said.

 

But for security to take hold in Africa for the long-term, Ham also recognizes the importance of strengthening African partners' defence capabilities so they can address their own security challenges. He noted ongoing efforts to increase capacity in peacekeeping, maritime security, disaster response and other key areas. The general noted the value of this investment, from "train-the-trainer" sessions conducted at the tactical level to leader development programs that will have positive long-term strategic implications.

 

"We are planting seeds, if you will, and allowing those to develop and grow," he said, noting that it's all being done with no permanently assigned forces and limited forces on the ground.

 

"I think we get a disproportionate positive effect for a relatively small investment," Ham said. "We don't use lots of troops. Generally, our exercises and engagements are pretty small-scale." They typically involve an individual ship, a small group of Marines, Seabees or veterinarians, or a maintenance detachment, he explained.

 

Earlier it was reported that the United States will have 3 000 soldiers serving in Africa next. The US Army last month announced it would deploy a brigade to Africa in 2013 as part of a pilot programme that assigns brigades on a rotational basis to regions around the globe. At least 3 000 soldiers will serve tours across the continent next year, training foreign militaries and aiding locals.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 07:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e2/FS_Surcouf.jpg

photo Franck Dubey - netmarine.net

 

25/10/2011 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Les armées françaises soutiennent l'offensive kényane contre les militants shebabs somaliens, qui détiennent notamment un officier français de la DGSE depuis le 14 juillet 2009. Les Français ne sont pas engagés dans les combats, affirme-t-on à l'état-major des armées à Paris, où l'on confirme par ailleurs qu'un Transall C-160 a été mis à disposition de Nairobi. Un peu juste en moyens logistiques. Mais de participation aux combats, nenni ! On dément avec vigueur, de même source, que des navires de combat de la marine nationale soient présents au large de la zone des combats, et qu'ils aient a fortiori tiré contre des objectifs à terre.

 

On précise de même source que l'aviso Premier maître l'Her, qui a quitté Brest le 1er octobre, se trouve actuellement en passe de rejoindre la Task Force 150 déployée dans le golfe d'Aden, sous commandement américain. La frégate Surcouf, qui participe pour sa part à la mission européenne Atalante contre la piraterie, se trouve depuis plusieurs jours au large de la ville somalienne d'Harardhere, très loin de la zone des combats entre l'armée kényane et les milices shebabs.

 

Bateau espion

 

L'état-major des armées n'avait en revanche "rien à dire, vraiment" sur la présence dans le port kényan de Mombasa, rapportée au Point par des sources fiables, du très gros navire français Dupuy de Lôme. Ce navire de 3 600 tonnes arbore la coque blanche des bâtiments scientifiques, et appartient officiellement à la catégorie des "bâtiments d'expérimentation et de mesures".

 

Mais un énorme mât chargé d'antennes et deux gros radômes abritant de "grandes oreilles" ne laissent pas le moindre doute sur sa nature exacte : c'est un bateau espion, certes armé par la marine nationale, mais qui travaille 350 jours par an au profit de la Direction du renseignement militaire, nous apprend l'indispensable annuaire Flottes de combat. Lequel précise qu'il embarque un équipage de 30 hommes, auxquels s'ajoutent 80 "techniciens". Qu'en termes pudiques ces choses-là sont dites ! Les Français qui font circuler ce navire dans le monde entier disposent avec lui d'un exceptionnel outil de renseignement, dont ils ne parlent jamais, bien qu'il soit très officiellement recensé dans la flotte des AGI (Auxiliary General Intelligence), dont dispose l'Otan. Conclusion : bien que les Français demeurent discrets sur le sujet, ils assistent les Kényans dans leur offensive en leur apportant des moyens logistiques aériens. Il paraît plausible qu'ils fournissent aussi du renseignement. Mais sans tirer un coup de feu...

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