Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:50
UK and France agree closer defence co-operation

An RAF guard of honour greets French President Francois Hollande and UK Prime Minister David Cameron at RAF Brize Norton [Picture: Sergeant Dave Rose RAF, Crown copyright]

 

31 January 2014 Prime Minister's Office, 10 Downing Street and Ministry of Defence

 

The UK and France have agreed to strengthen defence co-operation following a summit at RAF Brize Norton today.

 

A communiqué signed by UK Prime Minister David Cameron and French President Francois Hollande sets out plans for closer ties between the 2 countries.

Building on the Lancaster House treaty signed in 2010, the agreements further the security and prosperity of the 2 nations through commitments to jointly invest in the procurement of defence equipment, the joint training of armed forces and the continued development of the Anglo-French Combined Joint Expeditionary Force.

Both countries have today signed:

  • a statement of intent for a future combat air system, which would launch a 2-year, £120 million joint feasibility phase that will see British and French industries working together

  • technical arrangements for our exchange programme to provide RAF pilots and engineers with experience of operating the A400M ahead of the delivery of the UK’s first aircraft later this year; and for French pilots to gain flying experience on the RAF’s A330 Voyager aircraft

  • a memorandum of understanding confirming joint orders for a future helicopter-launched, anti-surface guided weapon for our navies

 

Agreements have also been reached that will see:

  • a £10 million contract for the development of underwater vehicles capable of finding and neutralising seabed mines

  • investment in the Atomic Weapons Establishment at Aldermaston, Berkshire, to allow collaboration on and safe testing of UK and French stockpiles and greater sharing of technical and scientific data to further joint research

  • further co-operation between both armies in the areas of equipment capability and interoperability

Both countries also agreed to build on international peacekeeping missions carried out by their respective forces in Libya, Mali and the Central African Republic.

Defence Secretary Philip Hammond and his French counterpart, Jean-Yves Le Drian, agreed to continue the development of a Combined Joint Expeditionary Force capable of carrying out co-ordinated expeditionary military operations.

The 2 nations also agreed joint efforts to tackle security issues in north and west Africa, in particular terrorism, as well as drug and arms trafficking to achieve long term stability in the regions.

Mr Hammond said:

Britain and France are natural partners for defence co-operation. We have made substantial progress since the Lancaster House treaty was signed in 2010 and today we have committed ourselves to go further still.

The agreements we have reached at this summit will improve the interoperability of our forces, enhance our joint equipment procurement and build on our capacity to support security and stability in places such as Libya, Mali and the Central African Republic.

Philip Hammond shakes hands with the French Defence Minister
Defence Secretary Philip Hammond shakes hands with the French Defence Minister, Jean-Yves Le Drian, at RAF Brize Norton [Picture: Paul Crouch, Crown copyright]

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:50
Un pilote anglais sur le Rafale français (crédits: Ministère de la Défense)

Un pilote anglais sur le Rafale français (crédits: Ministère de la Défense)

 

31 janvier, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

David Cameron accueille aujourd’hui François Hollande et Jean-Yves Le Drian sur la base de l’armée britannique de Brize Norton, près d’Oxford. La base d’où décollent les avions engagés dans les opérations de transport militaire au Mali et en Centrafrique en soutien des forces françaises engagées. Lancée par les accords de Lancaster House de 2010 et réaffirmée par le précédent sommet de Paris de février 2012, la coopération entre le Royaume-Uni et la France se porte bien. Londres est devenu en quelques années le partenaire défense privilégié de la France.

 

Depuis les trois dernières années, les visites, échanges et exercices entre les deux armées se sont multipliés et les programmes d’armements communs se développent.

 

Sur le plan opérationnel, l’objectif, qui devrait être réaffirmé aujourd’hui est l’établissement d’une force de projection commune, la Common Joint Expeditionnary Force (CJEF), qui doit obtenir sa certification dès 2016. De nombreux exercices sont en cours et une importante étape devrait être franchie avec l’exercice de niveau division Rochambeau en mai prochain.

 

De nombreuses annonces sont attendues sur le plan des programmes, ils concernent tous les secteurs: volet dissuasion, air (recherches communes sur un futur drone de combat UCAS), mer (anti-navire-léger; guerre des mines).

 

Le terrestre n’est pas en reste avec la probable acquisition par la France de drones tactiques Watchkeeper (Thales), afin de remplacer le SDTI Sperwer (Sagem) vieillissant.

 

Les anglais quant à eux s’intéressent de près au VBCI de Nexter et devraient bientôt lancer une campagne d’évaluation. Des rumeurs insistantes font également état d’un fort intérêt britannique pour le canon automoteur d’artillerie Caesar de 155 mm (Nexter). Les deux pays développent également ensemble un nouveau calibre, le CTA 40 mm qui équipera les futurs blindés britanniques et l’EBRC français.

 

Les anglais mettent également en œuvre le drone MALE Reaper que la France utilise depuis Niamey (Niger) pour le théâtre malien depuis peu.

 

De nombreux projets communs qui vont renforcer l’interopérabilité des deux armées. Le Royaume Uni est aussi l’un des très rares soutiens européens indéfectibles dans les récentes opérations menées par Paris (Lybie, Mali, RCA…), à la différence de l’autre grand partenaire, l’Allemagne.

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 18:30
Les défis de la défense en 2014 (3/5) : les dossiers industriels vont-ils rester au frigo?

 

29/01/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les défis de la défense en 2014 en cinq volets. Troisième volet, la consolidation de l'industrie de défense en France et en Europe toujours en attente d'une stratégie du ministère de la Défense.

 

Depuis son arrivée à l'Hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian, n'a pas vraiment chômé. En deux ans ou presque, le ministre de la Défense a dû gérer deux opérations extérieures (Mali puis Centrafrique) ainsi que le retrait des troupes combattantes en Afghanistan. Il a également été à la manœuvre sur le Livre blanc consacré à la défense et à la sécurité nationale, puis sur sa déclinaison dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, dont la préparation n'a pas été une sinécure face aux coupes financières extrêmes voulues par Bercy et Matignon mais finalement arbitrées de façon raisonnable par François Hollande.

 

Enfin, Jean-Yves Le Drian a été omniprésent sur certaines campagnes export où il s'est beaucoup démené avec à la clé de jolis succès, notamment aux Emirats Arabes Unis où il a été à l'origine de deux contrats : Falcon Eye portant sur la vente de deux satellites espions (Thales Alenia Space et Airbus Space Systems) et 17 radars (Thales). Pour un total approchant le milliard d'euros.

 

Le candidat Hollande a créé une attente sur les dossiers industriels

 

En revanche, il était attendu avec curiosité, voire impatience par certains, sur les dossiers industriels. Car lors de la campagne présidentielle, le discours était "vous allez voir ce que vous allez voir". Comme en témoigne l'ambition du candidat François Hollande en mars 2012 lors de son unique discours sur la défense : "je veux une industrie de défense forte, cohérente, contrôlée", avait alors martelé le futur président, qui souhaitait alors "construire une politique industrielle de défense" dans un cadre européen. Très clairement, une référence aux réalisations du gouvernement Jospin avec la création d'EADS (qui n'avait pourtant pas un modèle de réussite dans la gouvernance), la transformation de DCN - devenu DCNS - et les apports en capital à Giat - devenu Nexter.

 

Le candidat Hollande n'entendait pas non plus "déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense, et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement s'est trop souvent plié". Un discours qui visait la maison Dassault.

 

Une consolidation européenne gelée ?

 

Et sur les dossiers industriels, Jean-Yves Le Drian a fait pschitt. Rien ou presque : la filiale de SNPE, Eurenco, a bien rejoint le groupe public Nexter. Mais le bilan reste maigrelet. Jean-Yves le Drian n'a pas non plus réussi pour le moment à convaincre ses homologues de créer un Airbus de l'armement terrestre, un Airbus du naval… A sa décharge, l'Europe de la défense est une chimère pour tous les pays européens, à l'exception de la France. Et tous les ministres français de la Défense de droite comme de gauche - à l'exception de la création d'EADS qui a été un bradage des intérêts français au profit de la partie allemande -, s'y sont régulièrement cassés les dents.

 

Un espoir encore… Les discussions entre Nexter et le groupe privé allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) se poursuivent même si les élections allemandes les ont ralenties. Les deux groupes travailleraient à la création d'une société commune. "Nous sommes toujours fanas de cette opération", explique-t-on à Paris à La Tribune. D'autant que le succès à l'export de KMW, notamment des chars Leopard, incite le plus grand respect à la plupart des responsables français.

 

Des dossiers industriels nationaux toujours en attente

 

Sur la plan national, l'opération entre Thales et DCNS est suspendue… jusqu'aux élections mais lesquelles ? Les Européennes en mai 2014 ou les régionales en 2015 ? En tout cas, le PDG de Thales, qui détient déjà 35 % de DCNS, devra encore patienter avant de mettre la main sur le groupe naval (2,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Le groupe électronique achètera-t-il 100 % du groupe comme on le souhaite fortement au sein du ministère ? Le dossier n'est pas encore ouvert.

 

Enfin, le ministre n'a rien tenté contre la maison Dassault pour réduire son influence dans les milieux de la défense, comme le souhaitait le candidat Hollande. Aujourd'hui, Jean-Yves Le Drian entretient de bonnes relations et travaille en confiance avec son PDG, Eric Trappier, et le groupe Dassault Aviation.

 

Vers une évolution de l'actionnariat ?

 

Reste la question de l'actionnariat. A l'heure où EADS a su trouver l'année dernière une gouvernance quasi-normale d'un groupe côté en Bourse et où Safran voit s'alléger jour après jour le poids de l'Etat à son capital, Thales peut-il continuer encore longtemps à rester une exception dans cette industrie avec Dassault et l'Etat, liés par un pacte d'actionnaires… C'est à l'Elysée d'en décider.

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:45
Le ministre de la défense au Mali

 

27/01/2014 CNE Eloïse ROSSI - Armée de Terre

 

Le 19 et 20 janvier 2014, Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, était en visite officielle à Bamako, dans le cadre du 53e anniversaire des forces armées maliennes.

 

À cette occasion, le ministre s’est rendu à l’ambassade de France, pour inaugurer une stèle en hommage aux sept soldats français morts au Mali pendant l’opération Serval.

 

Le lendemain sur invitation d’Ibrahim Boubacar Keïta, président de la république du Mali, il a assisté au 53e anniversaire des forces armées maliennes. La force SERVAL a participé à hauteur de deux sections du 40e régiment de transmission (40e RT) et du 11e régiment d’artillerie de marine (11e RAMa) qui ont défilé aux côtés des forces armées maliennes et des militaires de la Minusma, dans les rues de Bamako. Un symbole fort qui témoigne des liens solides qui unissent la France et le Mali.

 

Cette commémoration a également été marquée par l’inauguration d’un Monument aux morts au camp militaire de Kati qui rend hommage aux soldats maliens et étrangers morts pour le Mali, et la mise en circulation du timbre-poste commémorant le premier anniversaire de l’opération SERVAL.

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:45
EUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennes

 

 

27/01/2014 Sources : EMA

 

Le 20 janvier 2014, le général Bruno Guibert, commandant de la mission EUTM, a participé au 53e anniversaire de la création des forces armées maliennes. La cérémonie, présidée par le chef d’Etat malien Ibrahim Boubacar Keita, s’est tenue à Bamako en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Les militaires français engagés dans l’opération EUTM (68e RAA, 92eRI et 126e RI) accompagnés d’une délégation de l’état-major multinational du camp d’entrainement de Koulikoro, ont défilé aux ordres du colonel Uhrich, aux côtés des forces internationales présentes au Mali (SERVAL et MINUSMA) et de 3000 soldats maliens.

 

Ils ont été applaudis, tout au long de leur parcours sur le Boulevard de l’Indépendance, par une population malienne reconnaissante envers cette mission de l’Union Européenne qui contribue à la remontée en puissance des forces armées maliennes.

 

EUTM regroupe 560 militaires européens (provenant de 23 pays), dont 110 français. Elle assure deux missions : la formation des unités combattantes des forces armées malienne, ainsi que le conseil et l’assistance (Advisory Task Force – ATF) du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Le pilier « conseil » permet d’appuyer la restauration des fonctions fondamentales de l’appareil de défense des forces armées maliennes.

EUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennesEUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennes
EUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennesEUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennesEUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennes
EUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennesEUTM : Commémoration du 53e anniversaire des forces armées maliennes

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:31
Les défis de la défense en 2014 (1/5) : une loi de programmation militaire déjà sous pression

En 2014, Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, compte notamment sur 1,5 milliard d'euros provenant du Programme d'investissement d'avenir (PIA) et 210 millions de cessions immobilières.

 

27/01/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les défis de la défense en 2014 en cinq volets. Premier volet, la bonne exécution de la première annuité de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 est cruciale pour la cohérence financière, opérationnelle et industrielle de ce texte. Une loi déjà sous pression en raison de son élaboration qui repose sur plusieurs paris, notamment celui des ressources exceptionnelles.

 

2014, première annuité de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Premier test grandeur nature sur la fiabilité de la parole du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui avait estimé dans La Tribune que "l'ensemble de la loi de programmation militaire est blindé". Notamment sur les ressources exceptionnelles, les fameuses REX, une des clés de la réussite ou pas de la LPM avec les annulations de crédits. "Certains beaux esprits me disent qu'aucune loi de programmation n'a été entièrement réalisée : je le sais, mais j'espère être le premier à réussir !", a-t-il averti avant le vote de la LPM fin 2013. Un défi à la mesure de Breton têtu.

 

Près de 1,8 milliard d'euros de ressources exceptionnelles en 2014

Le ministre est sûr de lui. Il est sûr d'obtenir en 2014 les REX prévues pour 2014. Tout comme il avait atteint son objectif en 2013. "Nous avons déjà identifié l'origine des 1,8 milliard d'euros de ressources exceptionnelles pour 2014 (programme d'investissements d'avenir, cessions d'actifs, cessions immobilières…). Je n'ai aucune inquiétude sur ce dossier", avait-il assuré en novembre dernier à "La Tribune". Soit. En 2014, Jean-Yves Le Drian compte notamment sur 1,5 milliard d'euros provenant du Programme d'investissement d'avenir (PIA) et 210 millions de cessions immobilières.

Il faudra aussi que le ministre trouve aussi les 500 millions supplémentaires de REX obtenues in extremis fin 2013 après l'annulation de 720 millions d'euros de crédits budgétaires par Matignon mais qui restent encore à flécher. "Cette loi de programmation est cohérente et équilibrée, et n'a de sens que si elle est réalisée totalement : enlevez une pierre de l'édifice et vous le ferez s'écrouler. Je suis conscient de cette fragilité", avait expliqué le ministre, qui peut faire jouer la clause de sauvegarde des ressources exceptionnelles en cas d'échec des solutions initiales.

Ainsi d'autres ressources exceptionnelles pourront être mobilisées si le produit ou le séquencement des ressources exceptionnelles prévues est insuffisant. "Il y a un engagement politique", assure-t-on dans l'entourage du ministre. Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian pourra bénéficier jusqu'à 900 millions d'euros de REX supplémentaires si le produit des ressources exceptionnelles est supérieur aux prévisions. "Cela nous permettrait de nous protéger contre les aléas de la LPM", précise-t-on au sein du ministère.

 

Une usine à gaz ?

Toutefois, les techniciens de la cuisine budgétaire se grattent la tête pour trouver la bonne tuyauterie pour faire dériver ces recettes vers l'Hôtel de Brienne. "Faire passer des crédits de plan d'investissement d'avenir sur des programmes d'armement n'est en effet pas aisé", a même reconnu cet automne le secrétaire général pour l'administration du ministère de la Défense, Jean-Paul Bodin. Car l'affectation des REX, celles notamment en provenance du PIA et des cessions d'actifs, sur le compte chèque du ministère de la Défense est tout sauf une sinécure.

C'est même une usine à gaz très, très imaginative pour inventer la tuyauterie pour que ces REX atterrissent comme prévu dans le budget du ministère. Le ministère de la Défense et Bercy doivent bien déterminer les flux, les mécaniques et la technique financière. Car la LOLF (article 21) exige qu'il y ait une relation directe entre recettes enregistrées sur le Compte d'affectation spéciale (CAS) et dépenses qu'elles financent. "Cette caractéristique rend particulièrement délicate la gestion de l'aléa inhérent à ce type de ressource", note le sénateur Yves Krattinger, rapporteur du projet de la LPM au nom de la commission des finances du Sénat.

Et la Cour des comptes se montre toujours particulièrement vigilante sur les REX. Elle a mis en cause à plusieurs reprises la régularité de l'imputation de certaines dépenses sur le CAS. Car les CAS sont "susceptibles d'abus et parfois dénoncés comme abritant des opérations de débudgétisation", regrette le sénateur de Franche-Comté.

 

Des contraintes très fortes

Clairement ces recettes exceptionnelles doivent financer certains programmes et pas d'autres. Et encore moins les dépenses de fonctionnement. Le fléchage exigé par la LOLF doit être très fin. Par exemple, le produit des cessions de bandes de fréquences compté comme recette exceptionnelle sera retracé par le CAS "Gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien".

Ainsi, le surplus éventuel de recettes tirées des cessions immobilières du ministère ne pourrait normalement venir financer les dépenses d'investissement et de fonctionnement liées aux services de télécommunications du ministère de la défense si le produit de la cession de bandes de fréquences ne correspondait pas aux prévisions portant sur son montant et/ou son calendrier.

 

Un fléchage des REX très précis

Par conséquent, le ministère sera obligé de dépenser ces REX en ne finançant que des dépenses d'investissement et de fonctionnement liées aux services de télécommunications utilisant le spectre hertzien ou visant à en améliorer l'utilisation, y compris le transfert de services vers des supports non hertziens. Ou encore en finançant des dépenses d'investissement et de fonctionnement liées à l'interception ou au traitement des émissions électromagnétiques, à des fins de surveillance ou de renseignement, à l'image du programme d'écoute électromagnétique CERES, prévu par la LPM.

C'est aussi le cas pour les recettes immobilières. La programmation 2014 tient compte d'un montant global de 200 millions d'euros, en cohérence avec la trajectoire financière des investissements immobiliers du ministère. En 2014, le ministère de la Défense a prévu 342 millions d'euros de produits de cession, dont 284 millions pour les emprises parisiennes. C'est aussi sans compter sur la politique du gouvernement en matière de logements sociaux (Loi Duflot I), qui peut réduire des recettes essentielles à la LPM.

 

Le flou du PIA vers les dépenses de défense

Pour les recettes provenant du PIA, le ministre travaille avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le CNES. Les fonds versés au CEA pourront notamment être consacrés à des études et développements portant sur la chaufferie nucléaire du Barracuda, programme dont la phase de réalisation a été lancée en 2006. Le ministère travaille aussi sur des opérations portées par le Centre national d'études spatiales (CNES) dont la maîtrise d'ouvrage du programme MUSIS (multinational space-based imaging system for surveillance, reconnaissance and observation) lui a été déléguée dès 2009.

Mais curieusement le programme 402 "Excellence technologique des industries de défense" n'est pas mentionné par le projet annuel de performance (PAP) pour 2014, selon le rapport du sénateur Yves Krattinger. Pourtant les dépenses prévues sont comptabilisées pour leur grande part (1,5 milliard) comme des dépenses d'investissement de l'Etat et non comme des dotations en fonds propres comme la LOLF l'exige. 

 

Des risques d'annulation de crédits

En dépit de la sanctuarisation des crédits de la défense, des risques d'annulation de crédits pèsent sur la Loi de programmation militaire. Sans compter les reports de charges qui s'élèvent à fin 2013 à 3,6 milliards d'euros. Curieusement, le ministre de la Défense est absent du Conseil stratégique de la dépense publique qui réunit, outre le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici (Economie et Finances), Bernard Cazeneuve (Budget), Marisol Touraine (Affaires Sociales et Santé), Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat et Fonction Publique).

En 2014, Bercy doit trouver 15 milliards d'économies, dont 9 milliards sur les dépenses de l'Etat. Puis, la moitié des quelque 50 milliards d'euros d'économies prévues de 2015 à 2017 se fera par des réformes structurelles et l'autre moitié sera trouvée pour 20 milliards sur l'Etat et la branche maladie de la Sécurité sociale et 4 milliards sur les retraites et la branche famille, selon le ministre du Budget. Le budget du ministère de la Défense ne devrait pas être épargné. Et c'est bien ce que tous les industriels craignent.

Car "l'exécution est le point clé de cette LPM", déjà très contraignante, avait souligné en septembre dernier lors des universités de la Défense, le numéro deux de Thales, Patrice Caine. Et grands patrons des groupes de défense avaient signé une tribune dans laquelle ils estimaient que cette LPM "devra recréer une relation de confiance avec l'industrie qui passera par le respect des engagements pris et par une sincérité budgétaire, corollaire d'une visibilité à moyen et long terme indispensable à la survie de nos outils de production, et des emplois qui y sont associés".

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:55
Forum international de la cybersécurité : bilan de la sixième édition

 

 

24/01/2014 Nelly Moussu - Economie et technologie

 

Le 6e Forum international de la cybersécurité s’est déroulé à Lille les 21 et 22 janvier dernier. Une édition notamment marquée par le futur pacte défense cyber annoncé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

« J’ai décidé de faire de la cyberdéfense l’une de nos priorités », a assuré le ministre de la Défense lors du 6e Forum international de la cybersécurité (FIC), peu après l’allocation du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. L’événement, qui s’est déroulé à Lille les 21 et 22 janvier derniers, comprenait une quarantaine d’ateliers et conférences permettant d’échanger avec des experts.

 

Jean-Yves Le Drian a annoncé la création d’un pacte de défense cyber, listant des objectifs comme développer « de nouvelles capacités défensives et offensives appuyées par un renseignement d’intérêt cyber » et « accorder une grande importance à la base industrielle de technologie et de défense ». Il a également énuméré des actions à mener pour y parvenir telles que « le renforcement des effectifs du Centre d’analyse et de lutte informatique défensive (Calid) et de ceux de la Direction générale de l’armement (DGA) ».

 

Le ministre a également abordé la réserve citoyenne cyber (RCC), « dont l’élargissement est indispensable pour toucher davantage d’acteurs de la société civile, notamment les PME et PMI ». Il a aussi évoqué la mise en œuvre d’un pôle d’excellence cyberdéfense autour de Rennes, dédié à la formation, à l’entraînement et à la recherche et développement.

 

Durant ces deux jours, le public a pu assister à des conférences et des ateliers pour échanger sur ces sujets avec des experts du ministère. La loi de programmation militaire ayant été adoptée en décembre dernier, l’amiral Arnaud Coustillière, officier général de cyberdéfense à l’Etat-Major des armées, a mis l’accent sur l’investissement ministériel : « 1 milliard d’euros vont être consacrés au recrutement de personnels spécialisés et à la formation, 30 millions d’euros par an seront dévolus aux études amont cyber de la DGA et 360 millions seront attribués d’ici 2019 à un programme d’armement spécialisé. » A ses côtés, l’ingénieur en chef Guillaume Poupard, de la DGA, a précisé : « Ce programme cible la création de chiffreurs ou de sondes par exemple. Mais nous souhaitons également intégrer la cybersécurité à tous les autres programmes d’armement, car tous les systèmes d’arme comportent des systèmes d’information. La cybersécurité n’est plus une question de spécialistes, et nous travaillons avec de grands industriels et des PME pour développer des technologies et soutenir l’innovation. »

 

Les prix du FIC

 

Durant le FIC, le Prix du livre cyber a été remis à trois auteurs : Myriam Quemener pour Cybersociété, entre espoirs et risques, Bertrand Boyer pour Cyberattaque : conduire la guerre numérique et Benjamin Rosoor pour Agir pour l’e-réputation de l’entreprise. Le prix de la PME innovante est revenu à Cybel Angel, société qui développe des technologies de détection de menaces avancées. Enfin, le challenge Forensic, organisé en partenariat avec l’Acissi (audit, conseil, installation et sécurisation des systèmes d’information) et l’Ecole d’ingénieur Epita, et avec le parrainage de la RCC,  a récompensé de jeunes informaticiens pour leur savoir-faire en matière de lutte informatique défensive. Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, a clôturé cette 6e édition en précisant la thématique du prochain FIC. Celui-ci devrait être consacré au dialogue entre acteur publics et privés.

Partager cet article

Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 12:45
Les Etats-Unis et la France cherchent à renforcer leur partenariat de défense et de sécurité

 

25 jan 2014 - Xinhua

 

Jean-Yves-Le-DrianxLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a rencontré vendredi à Washington son homologue français Jean-Yves Le Drian, s’engageant à renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense entre les deux pays.

 

« Nous avons renforcé le partenariat de sécurité profond et durable entre la France et les Etats-Unis », a indiqué M. Hagel au Pentagone lors d’une conférence de presse avec M. Le Drian.

 

« La France est le plus ancien allié des Etats-Unis. Notre partenariat de défense continue à être de grande importance. Il est important à la fois pour l’Europe et le monde », a-t-il noté.

 

M. Hagel a annoncé en début de semaine que les deux pays ont signé un accord sur la connaissance des conditions spatiales. « Cela renforcera le partage d’informations entre nos deux pays dans ce domaine critique », a-t-il ajouté.

 

Ces dernières années, les troupes françaises et américaines ont servi côte à côte dans le monde entier, de l’Afrique à l’Afghanistan, a souligné le secrétaire américain à la Défense.

 

« Une des priorités d’aujourd’hui a été notre coopération continue et le soutien de nos efforts internationaux en Afrique, dont les contributions françaises importantes au Mali et en République centrafricaine », a déclaré M. Hagel.

 

Le ministre français de la Défense s’est dit d’accord sur le besoin de poursuivre la coopération dans le dialogue sur l’Afrique, ajoutant que lui et M. Hagel ont convenu de créer un groupe de haut niveau pour discuter de leurs analyses et initiatives communes en Afrique.

 

M. Le Drian a aussi expliqué le nouveau positionnement des forces françaises en Afrique afin de mieux identifier et cibler les terroristes dans diverses régions, de la Mauritanie à la Corne de l’Afrique.

 

Pendant ce temps, le ministre français a indiqué que le voyage avait également pour but de préparer la prochaine visite du président français François Hollande.

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:55
FIC 2014 : La cyberdéfense active prend forme

22.01.2013 par Jacques Cheminat

 

Fort d'un cadre réglementaire fixé et d'un plan de bataille lancé par le ministre de la Défense, la cyberdéfense se construit patiemment. Le FIC a été l'occasion de discuter de plusieurs sujets dont la cyberdéfense active.

 

Après le vote la loi de programmation militaire (LPM), les participants au Forum International de Cybersécurité à Lille attendaient les propos du ministre de la Défense sur la cyberdéfense. Ce dernier a prôné « un changement d'échelle dans la lutte contre les attaques cybernétiques ». Il faut dire que le ministère a été fortement visé en 2013 avec « quelque 780 attaques en ligne contre 420 l'année précédente ».  Dans la poursuite de la LPM, il a annoncé « le lancement dans les prochaines semaines d'un pacte défense cyber ».

Ce plan comprend une augmentation des effectifs dédiés à cyberdéfense notamment au sein du Calid (Centre d'analyse en lutte informatique défensive) qui devrait voir son effectif passé à 120 personnes d'ici à 2019 tandis que la DGA verra ses effectifs dédiés à la cyberdéfense progresser pour atteindre 450 personnes. Ces cybermilitaires seront selon M. Le Drian capables de « protéger, détecter, réparer et répliquer ». Ce pacte implique aussi un investissement conséquent d'un milliard d'euros sur la même période. Le volet formation n'est pas oublié avec la création d'un pôle d'excellence cyber qui sera situé à Rennes. Le ministre s'est défendu d'avoir favorisé la Bretagne (sa terre d'élection), mais a indiqué que Rennes regroupait déjà l'école de transmission et un centre de la DGA auquel s'ajoute la proximité de l'école militaire Saint Cyr Quoetquidan.

Vers une cyberdéfense plus active ?

Après les orientations ministérielles, les acteurs institutionnels et privés présents au FIC ont discuté de plusieurs sujets dont celui de la cyberdéfense active ou proactive. Le colonel William Dupuy, chef du Calid cité précédemment, a déjà défini son rôle et sa conception de la cyberdéfense, « nous disposons des mêmes outils pour faire de la sécurité des systèmes d'informations, mais nous n'avons pas les mêmes orientations. Nous travaillons sur le cyberespace où les attaquants s'adaptent en fonction des défenses qu'ils rencontrent, il faut donc être plus réactif. De plus, nous sommes en contact permanent avec les opérations sur le terrain ».

Une approche qui « déteint dans la société civile » constate Yves Le Floch, directeur du développement de la cybersécurité chez Sogeti, qui parle plus facilement de « cybersécurité active, c'est-à-dire de réaction en temps réel de, surveillance des réseaux, de gestion de risques et des vulnérabilités ». Garance Mathias, avocate, précise que « le droit n'appréhende pas la notion de risques », tout en constatant que la cybercriminalité est encadré juridiquement aussi bien au niveau européen qu'au niveau français.

La cyberdéfense active a aussi des vélléités de vouloir passer en mode offensif. Dans les pays anglo-saxons, le terme « hack back » est utilisé pour cela. Mais cela pose plusieurs problèmes. Maître Mathias souligne que « la cyber légitime défense » n'existe pas encore, même s'il y a des travaux menés dessus. M. Le Floch pointe l'absence d'efficacité d'une telle démarche, « il est difficile de trouver l'origine d'une attaque qui passe de serveur en serveur ». Un avis partagé par Le colonel William Dupuy, « cela pose effectivement des questions juridiques, mais également sur les rapports avec les attaquants. Ces derniers peuvent réagir plus violemment ». Le responsable de Sogeti souligne que « les investissements pour mener des offensives seraient mieux utilisés à renforcer les défenses ».
 

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:55
FIC 2014 : Le Drian annonce un Pacte de défense cyber

 

21 Janvier 2014 Par Antoine Duvauchelle

 

Sécurité : Le Ministre de la Défense a lancé les pistes pour les suites de la LPM, votée et promulguée en décembre dernier.
 

Protéger, détecter, dissuader, réagir à une attaque. Si les schémas de cybersécurité dépassent la question technique au Forum international de la cybersécurité (FIC) 2014, qui se tient jusqu'à mercredi à Lille, la réponse aux menaces reste au coeur des préoccupations.

Pour y faire face, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé lors de son intervention en conférence plénière la création prochaine d'un Pacte de défense cyber, sur le modèle du Pacte de défense PME. L'idée est simple : renforcer massivement les capacités du ministère en matière de cyberdéfense.

 

Montée en puissance de la cybersécurité

Pour le ministre, cela doit répondre à trois objectifs : l'organisation et les moyens du ministère, "y compris en termes de capacités opérationnelles", le développement d'une dynamique extérieure "pour appuyer les initiatives" des entreprises, collectivités territoriales, etc, et l'accompagnement des acteurs publics et privés dans l'identification des voies de collaboration et de soutien possibles.

Le pacte de défense cyber devra donc répondre à ces objectifs par une montée en puissance, notamment en termes d'effectifs. Le Calid,  centre d'analyse de lutte informatique défensive, en charge de la réaction face aux menaces, devrait ainsi passer rapidement de 20 experts employés au moment de la prise de fonctions du ministre, à 120 à la fin de la période d'application de la Loi de programmation militaire (LPM) 2013-2019.

Le Calid aura ainsi pour mission de travailler plus étroitement avec le centre d'opérations de l'Anssi (Cossi). Idem côté DGA (Direction générale de l'armement), dont le centre Maîtrise de l'information devrait plus que doubler ses effectifs, de 200 actuellement à 450 personnes. En complément, un "pôle d'excellence sur la cyberdéfense" devrait être installé du côté de Rennes.

 

Développer la formation et le tissu industriel

Parmi les rôles assignés à ces différentes entités, on retrouve évidemment l'amélioration de la protection des entreprises et des administrations, mais également le développement du "renseignement d'intérêt cyber". Enfin, le volume des études sur la cybersécurité sera multiplié par trois, et Jean-Yves Le Drian annonce le développement de la réserve opérationnelle cyber.

Si les modalités et les contours ne sont pas fixés, affirme le ministre, le plan répond à deux objectifs plus larges : développer la formation et le tissu industriel autour de la sécurité. Des cibles en ligne avec celles du ministère du Redressement productif, qui a sélectionné un pôle cyberdéfense dans son plan de soutien à l'industrie, et avec les acteurs du secteur.

Dans la conférence du FIC dédiée à l'après-LPM ce mardi, les intervenants semblaient en effet désireux de dépasser le débat parlementaire et public d'avant-vote, pour passer à la phase opérationnelle. Il faut préciser que les intervenants étaient plutôt favorables aux mesures de la LPM. Députés, sénateurs, militaires et représentant de l'Anssi estiment avoir plus de pouvoir pour agir et répondre aux deux objectifs... qu'ils avaient d'ailleurs éventés à quelques heures de l'annonce du ministre.

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:55
Jean-Yves Le Drian : « La France doit se préparer à une guerre cybernétique »

 

21/01 Par Alain RUELLO – LesEchos.fr

 

Du fait des engagements politiques de la France, la menace d'attaques informatiques concerne particulièrement la Défense. Même si l'armée n'a pas connu d'attaque majeure, leur nombre a explosé ces dernières années.

 

Dans quel contexte votre plan s'inscrit-il ?

Ce plan, qui s'inscrit dans la continuité du Livre blanc et de la loi de programmation militaire, doit permettre à la France de se préparer à la guerre cybernétique. Ces menaces émergentes constituent en effet une question de sécurité nationale. Il faut que notre organisation et les moyens consacrés changent d'échelle. C'est une de mes priorités, car nous faisons face à un accroissement des risques, qu'il s'agisse de paralysie des systèmes étatiques ou d'attaques visant à détruire nos moyens d'information ou de commandement.

 

Pourquoi la France est-elle plus menacée aujourd'hui ?

En 2013, nous avons répertorié 780 incidents informatiques significatifs au sein du ministère de la Défense, contre 195 en 2011. Quand je dis « significatif », cela signifie « ciblé ». Ce sont généralement des attaques de faible ampleur, provenant d'une puissance étrangère ou d'un groupe d'activistes, mais qui montrent clairement une tentative d'intrusion des réseaux susceptibles de toucher nos forces en opération extérieure ou même nos partenaires. N'oublions pas la menace d'une attaque massive qui peut entraîner des conséquences majeures, comme ce fut le cas de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco en 2012. Même si beaucoup d'évolutions ont été anticipées, la cyberdéfense est un champ stratégique nouveau, où l'on doit investir de manière significative. A la DGA, par exemple, le nombre d'experts va passer de 250 à 450 d'ici à 2019, dernière année de la loi de programmation, et le budget d'études va tripler, à 30 millions d'euros par an.

 

Est-il possible de coopérer entre Etats européens en matière de cyberdéfense ?

Cela constitue l'une des orientations prises par les ministres européens de la Défense en novembre. L'Agence européenne de défense a reçu un mandat en ce sens. On peut envisager un partage de méthodes, une coopération en matières de plates-formes ou d'expertise. Voire l'établissement d'un code de bonne conduite…

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:55
Le cluster cyber-défense breton bientôt porté sur les fonts baptismaux

20.01.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Dans un discours du 3 juin 2013, à Rennes, Jean-Yves Le Drian avait rappelé son ambition de voir la mise en place d'un "pôle d’excellence de cyberdéfense" en Bretagne, région qui se distinguerait par "son excellence" dans ce domaine.

Et le ministre de la Défense d'expliquer: "Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux, avec un centre de cyberdéfense associant les compétences des armées et de la DGA, à celles des écoles d’ingénieurs (SUPELEC, TELECOM Bretagne…) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l’Université de Bretagne Sud avec la mise en place d’une formation originale par alternance en apprentissage)." On se souviendra qu'en septembre a bien ouvert à Vannes  (université de Bretagne-Sud) cette formation par alternance en cyberdéfense (cliquer ici pour lire un article sur ce sujet).

Outre ce pôle "formation", le projet du ministre et ancien/futur président de la Région Bretagne, comporte un volet industriel, avec la mobilisation autour de quelques grands acteurs comme la DGA (Bruz, près de Rennes) d'une myriade de PME/PMI.

D'où la création d'un "cluster cyberdéfense". Ce projet rassemble la Région Bretagne, la DGA-MI, la Meito (association qui contribue au développement économique des activités Electronique, Informatique et Télécommunications de Bretagne) et le cluster Eden.

Mardi soir à Lille, lors du 6e Forum International de la Cybersécurité, le ministre de la Défense devrait en dire davantage sur ce cluster.

Le 28 janvier, lors de la journée qu'organise le cluster Eden à Bruxelles (lire mon post en cliquant ici), d'autres précisions pourraient être apportées sur ce nouveau cluster dont le centre de gravité sera situé en région rennaise (DGA-MI, école des Transmissions). 

A noter aussi que le CyberCercle recevra le mercredi 5 février le contre-amiral Arnaud Coustillière, officier général à la Cyberdéfense à l'Etat-major des armées, l'ingénieur en Chef de l'armement Guillaume Poupard, chef du Pôle Sécurité des Systèmes d'Information à la Direction Générale de l'Armement, et Paul-André Pincemin, chargé de mission au cabinet du ministre de la Défense, pour un petit déjeuner-débat sur le thème : "Le pôle d'excellence en cyberdéfense en Région Bretagne".
Ce petit-déjeuner sera présidé par Gwendal Rouillard, député du Morbihan, Secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées. Il se déroulera dans le Salon Gouraud à l'Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

Pour s'inscrire, cliquer ici.

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:45
RCA : le point sur l’opération Sangaris

 

20 janvier, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Retour sur les dernières semaines en Centrafrique et les évolutions du théâtre.

 

Au plan politique

 

Le Ministre de la Défense aura eu une période de fin d’année intense. En cause : le bourbier centrafricain bien sûr. Du 31 décembre au 2 janvier, Jean-Yves Le Drian a fait une tournée dans la zone, après le Mali, le Niger, le Tchad, la RCA, le Congo et enfin le Gabon pour y rencontrer les présidents africains afin de trouver une issue à la situation inextricable de la Centrafrique (relire l’analyse de FOB ici). Jean-Yves Le Drian a rencontré le représentant spécial de la Minusma, Bert Koenders lundi dernier, et se rend aux États-Unis le 23 et 24 janvier où il sera beaucoup question du rôle de la France au Sahel.

 

L’opération Sangaris

 

Les dernières semaines montrent une situation toujours très sensible et instable. Par visioconférence durant le point presse du Ministère de la Défense la semaine dernière, le général Soriano, commandant de l’opération Sangaris confiait que le « calme relatif » de décembre s’était achevé le 19 du même mois avec « une remontée des tensions », qui s’est intensifiée le 24 et 25 décembre. Trois zones en particuliers posent des difficultés, le 3ème, 4ème et 5ème arrondissements de la capitale, zones de proximité des communautés chrétienne et musulmane, ce qui a poussé l’opération Sangaris  « à faire un effort de sécurisation dans ces zones ».

L’objectif demeure la mise en application des mesures de confiance (cantonnement des groupes armés et désarmement), soit des patrouilles pour le contrôle de zone et des opérations de désarmements (munitions, armements…) menées « quotidiennement ».

A ce jour, les français sont déployés sur deux points : Bangui, qui compte l’essentiel des soldats et Bossangoa.

Le commandant français qualifie la situation de « volatile, complexe, mais avec des améliorations réelles ».

Le général Soriano, commandant l'opération Sangaris (DR)

Le général Soriano, commandant l’opération Sangaris (DR)

 

 

La MISCA monte en puissance

 

La Misca compte à ce jour, 4400 soldats (dont 3200 à Bangui), qui sécurisent les deux principaux axes : celui vers le nord au Tchad et celui vers l’ouest, menant au Cameroun. La Misca devrait atteindre le total de ses effectifs, soit 6000, fin février. Les Rwandais ont commencé fin de semaine dernière à arriver à Bangui.

Le général Soriano a également insisté sur l’étroite coopération avec les forces africaines de la Misca. En parallèle, le CNT (Conseil National de Transition, présidé par l’actuelle maire de Bangui, Catherine Samba-Panza) tente de reconstituer les forces de sécurité. Ils seraient déjà plusieurs centaines dans la capitale.

En Parallèle de la montée en puissance des effectifs de la MISCA, la force africaine devrait se réorganiser, selon le général Soriano. Les forces camerounaises devraient se redéployer à l’ouest, les tchadiens au nord, les congolais au sud, les gabonais au centre et les burundais à l’ouest.

 

L’UE décidément à la traîne

 

L’union européenne, vient finalement de voter ce jour, à l’unanimité, le principe d’une opération pour la RCA. Ourah ! Il aura fallu plus de deux mois à l’UE pour déployer à peine 600 soldats. Et encore, il faudra voir combien de temps prendra la génération de force. Car oui, cette opération européenne ne sera pas menée par un Battle Group (EUBG), mais par les contributions de pays volontaires. Rappelons, que depuis 2007, l’UE dispose de 18 Groupements Tactiques de 1500 soldats (GT1500) qui se relaient pour prendre des périodes d’alerte. Sauf que jamais ce système n’a été employé et il est difficile de comprendre pourquoi il ne l’est pas aujourd’hui…

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:45
Une stèle à la mémoire des sept morts français de l'opération Serval

 

20.01.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a inauguré dimanche une stèle en hommage aux sept soldats français morts au Mali pendant l'opération Serval. Cette stèle est installée à l'ambassade de France à Bamako. JYLD a assisté ce lundi à un défilé militaire marquant le 53e anniversaire de la création de l'armée malienne.

 

A cette occasion, le président Keïta a annoncé la future adoption d’une loi de programmation militaire sur cinq ans pour restructurer les forces armées maliennes divisées entre pro et anti-putschistes puis mises en déroute en 2012 par une offensive de groupes armés dans le nord du pays.

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:55
La Défense à Balard, un modèle pour la maîtrise des dépenses (Le Drian)

 

PARIS, 17 jan 2014 – lentreprise.lexpress.fr (AFP)

 

Le nouveau ministère de la Défense, qui sera implanté à partir de 2015 à Balard, dans le sud de Paris, sera "un modèle pour la maîtrise de la dépense publique et la modernisation des équipements", a affirmé vendredi Jean-Yves Le Drian, lors d'une visite du chantier.

 

Le ministre de la Défense participait à la cérémonie marquant l'achèvement du gros oeuvre du projet. Le regroupement à Balard de l'ensemble des services du ministère va permettre une meilleure cohérence et la mise en commun des moyens de fonctionnement, a-t-il souligné: "Tous les acteurs vont se retrouver sur le même site, avec des conditions de travail assez optimales et une incitation à l'action en commun très forte."

 

Attribué en 2011 à un consortium d'entreprises conduit par Bouygues Construction, le monumental projet Balard permettra de regrouper les services de la Défense dispersés sur une douzaine de sites parisiens. Sa réalisation permet, selon le ministre, "une rigueur de gestion nettement plus forte qu'auparavant".

 

Le coût global de l'ensemble est de 3,5 milliards d'euros, dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) de 30 ans. L'Etat devra ainsi payer une redevance annuelle de 154 millions pendant la durée du PPP. Près de 10.000 personnes des différents services de la Défense devraient être à terme regroupées à Balard.

 

Le nouveau ministère, dont la toiture principale rappelle la voilure d'un avion furtif, s'étend sur un ensemble de 420.000 m2 de bâtiments neufs (145.000 m2) ou rénovés, dans le XVe arrondissement de Paris. Trois parcelles se côtoient, avec les immeubles de bureaux de la "corne Ouest", le coeur du ministère au centre, qui accueillera le ministre de la Défense et les états-majors des armées, et les immeubles rénovés de la Cité de l'Air, à l'est.

 

Trois tours centrales symbolisent les trois armées - armées de Terre, de l'Air et Marine, qui garderont ainsi leur identité. "La sécurisation de l'ensemble du site est maximum", a assuré M. Le Drian, pour protéger ce qui sera le coeur de la Défense française.

 

La livraison du chantier doit débuter au premier trimestre 2015, avec le déménagement des premiers sites de défense disséminés dans Paris.

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:55
Jean-Michel Palagos, nouveau pilote de Défense Conseil International

 

16/01 Par Laurance N'kaoua – LesEchos.fr

 

Un atlas du monde en 1555, une biographie de Jean Moulin, un ouvrage sur la Compagnie des Indes, un autre sur l'Indochine, un troisième sur la Patrouille de France… dans son bureau chez Défense Conseil International, Jean-Michel Palagos n'a apporté que quelques beaux livres. Ni les maquettes d'hélicoptère, ni les bibelots n'appartiennent à ce PDG, qui vient de quitter le cabinet du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour piloter cette société spécialisée dans l'accompagnement des armées de pays ayant acquis du matériel français.

 

Ne s'encombrer que d'une formidable joie de vivre… sans doute est-ce là l'héritage de son père, républicain espagnol, exilé par deux fois. En Algérie d'abord, où Jean-Michel Palagos est né. En France, ensuite, sur les hauteurs de Montrouge, dans le fracas de 1962.

 

Mais le goût pour la simplicité de Jean-Michel Palagos vient aussi de son passage à l'armée. Un univers qu'il découvre à vingt ans, lors de son service militaire, et que ce patron, chaleureux, fidèle mais secret, ne quittera plus. « Longtemps, mon existence a tenu en 111 kilos : c'était le poids de ma cantine Sernam », sourit-il.

 

Pour ce dirigeant de soixante-trois ans, très attaché à ses racines - il parle le catalan de son père -, l'armée est un ancrage. Ce fonceur, que des études d'économie avaient lassé et qui n'a décroché sa maîtrise de droit que pour rassurer ses parents, a été séduit, dit-il, par un mélange de choses simples - comme la camaraderie, le côté ludique, le sport… - et de ressorts plus complexes, comme le sentiment d'être redevable à la France. « Malgré un quotidien éprouvant physiquement, je me suis beaucoup amusé. Nous étions tous logés à la même enseigne, mais quelle richesse humaine ! »

 

De simple soldat à DRH

 

Ce père de quatre enfants, dont les insignes de la Légion d'honneur et de l'ordre du Mérite ornent le veston, en est convaincu : « On ne fait bien un métier que si on y prend du plaisir. J'ai aimé tout ce que j'ai fait. » Soldat, sous-officier, lieutenant, capitaine, commandant…, il sillonne les casernes de Pau, Clermont-Ferrand, Montpellier, Colmar ou Donaueschingen, en Allemagne. Sans se douter qu'un jour, en tant que conseiller d'Alain Richard au ministère de la Défense, c'est lui qui rédigerait l'essentiel de la loi de professionnalisation des armées, pour suspendre le service national.

 

C'est en 1986, après quinze ans de terrain, qu'il passe de l'autre côté du décor : à l'état-major. Après avoir réussi le concours de l'Ecole de guerre, ses supérieurs l'invitent à tenter Sciences po. D'études en concours, il accède au sommet, en devenant contrôleur général des armées. Et oeuvre, dans la foulée, comme directeur des études du Centre des hautes études de l'armement. En 1997, il rejoint le cabinet d'Alain Richard. Et, dès 2000, l'ancien soldat est promu DRH du ministère de la Défense. Cinq ans durant, il présidera au destin de plus de 300.000 civils et militaires.

 

Pour autant, le monde de l'entreprise ne lui est pas étranger. Soucieux de ne pas « traverser la vie sans rien faire de concret », il crée, en 2005, le cabinet de conseil en organisation Codéac.

 

Aujourd'hui, la structure est en sommeil. Car sa rencontre, en 2006, avec Jean-Yves Le Drian et son futur directeur de cabinet Cédric Lewandowski est décisive. Le trio oeuvre à la campagne de Ségolène Royal, puis à celle de François Hollande : doté, dit-on, d'une très belle plume, Jean-Michel Palagos s'embarque dans l'aventure. « Il n'est pas homme à faire les choses à moitié. Il s'engage, corps et âme, avec force », raconte Cédric Lewandowski. Les trois hommes resteront liés. A l'Hôtel de Brienne, Jean-Michel Palagos est directeur adjoint du cabinet du ministre. A présent, chez DCI, dont l'Etat est actionnaire à 49,9 %, ce « très grand travailleur », à la fois « curieux de tout connaître » et discret, est fin prêt à relever les défis, notamment à l'international…

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 12:55
photo EMA

photo EMA

En 2013, 630 millions d'euros pour les opex étaient prévus. La consommation réelle de crédits s'est finalement élevée à environ 1,2 milliards d'euros, selon M. Carrez.1,2

 

16/01/2014 Par LEXPRESS.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est auditionné ce jeudi par la Commission des finances de l'Assemblée nationale. L'opposition souhaite "faire le point sur les financements non français" des opérations extérieures.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est auditionné ce jeudi par la Commission des finances de l'Assemblée nationale au sujet du financement des opérations extérieures, notamment au Mali et en Centrafrique, a indiqué jeudi à l'AFP le président de la Commission, Gilles Carrez (UMP). "On souhaite surtout faire le point sur les financements non français, que ce soit sous forme financière ou sous forme logistique", a déclaré M. Carrez. "La difficulté est de trouver les financements. Il est nécessaire de faire le point", a poursuivi le député du Val-de-Marne.

 

1,2 milliard d'euros au lieu des 630 millions prévus

 

Une somme de 450 millions d'euros est inscrite dans le budget 2014 pour le financement des opérations extérieures (opex). Cette somme correspond à celle inscrite dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2018 qui vient d'être promulguée. Le solde réel fait l'objet d'un financement interministériel, selon la LPM.

 

En 2013, 630 millions d'euros pour les opex étaient prévus dans le budget initial, promulgué quelques jours avant le déclenchement de l'opération Serval au Mali, dont la Cour des comptes a récemment évalué le coût à 647 millions d'euros. La consommation réelle de crédits s'est finalement élevée à environ 1,2 milliards d'euros, selon M. Carrez.

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:45
montage EMA

montage EMA

 

14 Janvier 2014 Par Frédéric Pons – V.A.

 

Opération Serval. Après un an d’opérations, une nouvelle phase commence, dédiée au contre-terrorisme. Toujours en alerte, les soldats français savent que la mission est loin d’être finie. Reportage à Bamako et Gao.

 

« Qui nous aurait dit, il y a un an… » En visite au Mali pour passer avec les troupes les fêtes du nouvel an, Jean-Yves Le Drian n’a pas caché sa satisfaction et sa fierté devant la réussite de l’opération Serval, déclenchée le 11 janvier 2013 : « En février, les experts disaient : “Au Mali, la France commence son enlisement.” Heureusement que nous ne les avons pas écoutés. » Cette opération a été menée avec audace, en dépit de l’isolement initial de la France et d’immenses défis logistiques. L’ennemi avait annoncé “le Viêtnam de l’armée française”. C’est lui qui a été bousculé, écrabouillé même, dans des combats dantesques.

 

Tout n’est pas encore achevé — mais est-ce vraiment possible dans ce Sahel aussi vaste que l’Europe ? La France a pourtant déjà remporté au Mali une victoire stratégique, au prix de sept soldats tués, pour un surcoût opérationnel de 650 millions d’euros. Les défis ont été relevés, parfois de façon acrobatique, à cause de moyens insuffisants dus aux réductions budgétaires de ces dernières années. Ce qui n’a pas empêché les commandos français d’aller dénicher les groupes djihadistes au coeur même de leur forteresse de l’adrar des Ifoghas. La destruction des deux tiers de leur potentiel militaire les a obligés à se disperser. Ils ont perdu l’initiative.

 

En janvier 2013, le Mali risquait d’être totalement investi par la gangrène islamiste, ce qui aurait porté les djihadistes à 1 500 kilomètres plus au sud. Le pays a été sauvé et Serval a permis la tenue d’élections démocratiques pour assurer le redémarrage de l’administration. Ce n’est pas parfait mais un président a été élu, la nouvelle Assemblée nationale fonctionne et l’aide internationale a repris pour ce pays dévasté par cinquante ans de gabegie.

 

La France a agi quasi seule, démontrant ses capacités de projection et de combat, dont si peu de pays sont capables. Jean-Yves Le Drian l’a souligné tout au long de sa récente tournée africaine (lire notre Décryptage, page 35). Sa bonne humeur au soir du réveillon, rythmé par la Madelon et les chants coloniaux, était évidente, malgré la fatigue accumulée (il arrivait d’Arabie Saoudite, où il accompagnait François Hollande) et les soucis de l’opération Sangaris, en Centrafrique, plus complexe que prévu.

 

Ce 20 janvier, la France pourra signer avec le Mali un nouvel accord de coopération de défense. Les effectifs français seront réduits à près de 1 000 hommes d’ici au printemps, mais la mission est loin d’être finie. La vigilance est totale avec le début de la phase 3 de l’opération Serval. Autour d’un noyau de forces spéciales mobiles et puissamment armées, Serval 3 va se concentrer sur des opérations de contre-terrorisme. Chaque mois, les soldats français découvrent des dépôts d’armes, de carburant ou de ravitaillement, cachés dans le désert par les djihadistes. En décembre, près de sept tonnes de produits explosifs ont été mises au jour et détruites.

 

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:25
Les Ministères français et azerbaïdjanais de la Défense ont signé un Mémorandum technique sur la coopération dans le domaine de la défense

 

 

15 Janvier 2014] Hafiz Heydarov - APA

 

Bakou.-  La visite officielle du Ministre azerbaïdjanais de la Défense, général-colonel Zakir Hassanov en France a touché à sa fin.

 

Selon le communiqué de presse du Ministère posté à l’APA, lors de la visite, le ministre Zakir Hasanov a rencontré les autorités militaires françaises et les chefs de plusieurs entreprises de défense et discuté de la coopération bilatérale.

 

Un Mémorandum technique a été signé entre le ministère de la Défense de la République d'Azerbaïdjan et le Ministère de la Défense de la République de la France sur la coopération dans le domaine de la défense.

 

Hassanov a terminé sa visite le 14 janvier.

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:45
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement au Tchad

Le ministre a rencontré les soldats de l'opération Epervier lors de son déplacement au Tchad le 2 janvier 2014

 

09/01/2014 International

 

Dans le cadre de sa tournée en Afrique où il s’est déplacé au Mali, au Niger et au Tchad, le ministre de la Défense a rencontré le président tchadien le 1er janvier puis les soldats du dispositif Epervier le lendemain.

 

Lors de sa tournée africaine qui s’est déroulée du 31 décembre au 2 janvier, Jean-Yves  Le Drian  a rencontré les différents partenaires africains de la France, dont  le président tchadien Idriss Deby, le 1er janvier à Ndjamena au Tchad. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire et humanitaire de l’ensemble de la zone sahélienne et de la Centrafrique ainsi que sur la réorganisation du dispositif des forces françaises.

 

Le ministre de la Défense s’est rendu le lendemain matin auprès des forces françaises engagées dans l’opération Épervier depuis 1986 pour s’entretenir avec les soldats : « Je voulais venir vous féliciter pour tout ce que vous avez fait en 2013, et vous soutenir pour les opérations qui ne manqueront pas de se poursuivre au cours de l’année 2014.

 

La France dispose de contingents d’hommes stationnés en permanence à Dakar, Djibouti, Libreville, Ndjamena, Abidjan. Elle entend réarticuler progressivement ses dispositifs dans la région afin de les adapter aux nouvelles menaces.

 

Le ministre a d’ailleurs réaffirmé que la prochaine réorganisation de la présence française en Afrique permettrait a Ndjamena de conserver ce rôle central. En plus de ses missions permanentes, le dispositif Epervier accueille coordonne et soutient depuis les bases de Faya Largeau et Ndjamena, les opérations d’appui aérien dans le cadre des opérations Serval et Sangaris. « Grâce à sa position stratégique,  la plateforme de Ndjamena à un rôle déterminant multi actions », a conclu  le ministre.

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:45
Centrafrique: "pas de raisons particulières" d'envoyer des renforts, selon Le Drian

 

07.01.2014 tv5.org (AFP)

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé mardi qu'il n'y avait "dans l'état actuel des choses","pas de raisons particulières" d'envoyer des renforts en Centrafrique, où 1.600 soldats français sont engagés depuis début décembre, et qu'un point sera fait "début février".

 

"Il faudra d'abord apprécier la situation lorsque la Misca (la force africaine déployée sur place, ndlr) sera arrivée à son plein déploiement, ce qui n'est pas encore le cas", a-t-il dit à la presse lors d'une visite de la Base aérienne 120 de Cazaux, à La-Teste-de-Buche (Gironde), ajoutant: "dans l'état actuel des choses, il n'y a pas de raisons particulières d'envoyer des renforts" à Bangui.

 

"On appréciera la situation au début du mois de février (...) La Misca devra être absolument opérationnelle dans ces délais-là", a ajouté M. Le Drian.

 

Mi-décembre, des soldats du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne sont partis mi-décembre pour le Cameroun pour y être prépositionnés "comme renfort éventuel" pour la Centrafrique, avait annoncé le régiment.

 

"Pour l'instant, la participation française est forte : 1.600 hommes, c'est un chiffre important. La Misca (...) est aux environs de 4.000 (soldats), nous avons commencé des patrouilles mixtes et nous avons commencé la sécurisation, parties de quartiers par parties de quartiers, sur Bangui", a poursuivi M. Le Drian.

 

Il a rappelé s'être rendu "il y a trois jours" à Bangui , pour "la deuxième fois depuis trois semaines". Il s'y est notamment entretenu avec le général Francisco Soriano, qui dirige l'opération française Sangaris, et le général gabonais Jean-Marie Michel Mokoko, à la tête de la Misca.

 

Cette visite en Gironde du ministre de la Défense, initialement prévue le 16 décembre, avait été reportée après le décès de deux soldats français en Centrafrique.

 

M. Le Drian a passé la journée à la BA 120, où il s'est entretenu avec les personnels de la base, militaires et civils, lors de trois tables rondes.

 

Installée près du bassin d'Arcachon, la BA s'étend sur 5.600 hectares où travaillent environ 2.120 personnes. Elle abrite un escadron d'hélicoptères, un centre d'expérimentation et d'instruction au tir aérien, un centre de formation pour pilotes de chasse ainsi qu'un centre d'essais en vol.

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:55
Le ministre de la Défense sur la base de Cazaux

 

08/01/2014 Service communication - BA 120

 

La base aérienne 120 de Cazaux a eu l’honneur et le plaisir de recevoir monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, mardi 7 janvier 2014. Ce déplacement était placé sous le thème des rencontres directes du ministre de la Défense avec les militaires dans les armées.

 

Au cours de cette journée, monsieur Le Drian a visité les différentes unités de la base aérienne de Cazaux. Ainsi a-t-il pu apprécier le niveau tactique, la polyvalence et la réactivité du personnel de l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 « Pyrénées », organisme à vocation interarmées "air", comprenant des équipages des trois armées françaises mais également des étrangers. Spécialisée dans les missions de recherche et de sauvetage au combat en zone hostile ou non hostile, cette unitéi a été engagé sur tous les théâtres d’opérations depuis 2006 (Tchad, Côte d’Ivoire, Liban, Afghanistan, Libye, Mali). L’environnement géographique exceptionnel de la base cazaline ainsi que sa localisation à proximité d’unités diverses notamment des forces spéciales permet à l’EH 1/67 de développer un haut niveau de préparation. Doté de CARACAL et de PUMA, l’EH participe également à l’alerte SAR (Search and Rescue) H24 et 365 jours/an et à la capacité de projection permanente.

 

Le Centre de formation des techniciens de la sécurité de l’Armée de l’air (CFTSAA) a fait montre de son savoir-faire en matière de formation et d’entraînement des pompiers militaires aéronautiques des 3 armées dans les domaines de la sécurité incendie sauvetage. Le CFTSAA contribue également à la formation de tous les pompiers de l’armée de l’air dans le domaine de la sécurité nucléaire (SN) et NRBC.

 

Le ministre de la Défense s’est ensuite rendu à l’Ecole de transition opérationnelle 00.008 « René Mouchotte » (ETO), qui intègre l’Advanced Jet Training School depuis 2004. Créée conjointement par la France et la Belgique, cette structure a pour but de mutualiser la formation des pilotes de chasse des deux pays. Cette formation est également ouverte à d’autres nationalités. Elle illustre le processus engagé pour une convergence efficiente des outils de défense européens. L’unité a pour mission de former sur Alphajet les stagiaires sur les bases de leur futur métier de pilotes et navigateurs de combat, avant qu’ils rejoignent leurs unités de combat sur tout type d’avion de chasse (Rafale, Mirage 2000, F16).

 

Enfin, le Groupe régional d'intervention NEDEX (neutralisation enlèvement et destruction d’explosifs) a présenté ses moyens et méthodes pour accomplir ses différentes missions dans le domaine de, l’intervention sur des engins explosifs de toute nature.

 

Lors de différentes tables rondes, monsieur Le Drian a pu prendre le pouls de la base, aborder le quotidien du personnel tant militaire que civil et dialoguer librement, comme il s’était engagé à le faire, avec eux pour mieux comprendre leurs projets et leurs attentes.

Le ministre de la Défense sur la base de Cazaux
Le ministre de la Défense sur la base de Cazaux

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:45
La France revoit sa stratégie militaire au Sahel

 

07 janvier 2014 Par RFI

 

Le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian va se rendre, les 13 et 14 janvier 2014, aux Etats-Unis pour préciser aux responsables américains la nouvelle stratégie de l'armée française en Afrique. Une stratégie axée sur la lutte contre le terrorisme dans la zone sahélienne qui va nécessiter une réarticulation de la présence militaire française dans la région, en coordination avec le Pentagone.

 

Militaires français et américains se croisent régulièrement en Afrique. Durant l'opération Serval, les Etats-Unis ont apporté une aide non négligeable en matière de logistique et de renseignement. A Niamey, ce sont des drones américains achetés en urgence par la France qui vont prochainement débuter leurs missions d'observations.

 

Pour la France, l'objectif est de maintenir une présence de 3 000 hommes dans la zone sahélo-saharienne. Des unités capables de sauter d'un « point d'appui à l'autre », un peu comme le font déjà les forces américaines dans la Corne de l'Afrique.

 

« Nous sommes en train de passer d'une posture héritée de la décolonisation, avec des grosses implantations, à la formation de plots plus discrets orientés vers la lutte contre le terrorisme », indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

 

A ce stade, deux accords ont été signés en décembre avec le Tchad et le Niger. Un autre le sera, le 20 janvier, avec Mali, puisqu’il s'agit de donner un cadre juridique à la présence française dans ces trois pays. « Ces accords nous permettent d'intervenir de manière autonome tout en informant les autorités des pays concernés », ajoute-t-on au ministère de la Défense, sans donner plus de détails.

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 20:45
photo ECPAD

photo ECPAD

 

07 janvier 2014 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

Un mois après le début de l’opération en Centrafrique, un ennemi inattendu plane sur le ciel de Bangui : le doute. Ce sur quoi les politiques, les experts, les militaires même, s’interrogent, ce n’est pas le bienfondé humanitaire de cette intervention. L’arrivée des troupes françaises a permis de mesurer l’ampleur de la crise. De documenter le chaos. De confirmer la dérive communautaire, ethnique et religieuse prise par le conflit.

 

Non, si doute il y a, c’est bien sur le risque d’enlisement. Il a été, très vite, perceptible. Dès les premières heures, lorsque les soldats français ont trouvé un véritable chaos dans les rues de Bangui. Et compris que leur mission première, désarmer les milices, cédait la place à un rôle encore plus inconfortable : l’interposition. Très vite, le contrôle de l’aéroport et de la capitale ont absorbé l’essentiel de l’effort. Très vite, hormis un modeste contingent à Bossangoa, l’ambition de ramener le calme sur ce vaste territoire a été discrètement remisée.

 

Ce n’est donc pas la légitimité morale qui pose question. Près d’un million de personnes (un quart de la population selon l’Onu) est déplacée. La légitimité juridique de l’opération n’est pas davantage en cause, la France ayant obtenu un blanc-seing unanime du Conseil de sécurité. C’est la faisabilité même de la mission, telle qu’elle est engagée, qui suscite le doute.

 

Actuellement, deux mille soldats français sont sur place. Aussi aguerris soient-ils, c’est peu, pour un pays plus vaste que l’Hexagone. Le désarmement reste un objectif prioritaire pour calmer réellement le jeu, comme l’a redit il y a quelques jours le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à Bangui. Mais comment désarmer une galaxie de groupes (tant au sein de la Séléka que de ses opposants) et une population condamnée à l’autodéfense ? Avec deux mille hommes, ce travail de maintien de l’ordre ne peut être que lent et émaillé d’incidents. Très lent. Aussi lent qu’une patrouille à pied, l’œil aux aguets, dans une rue de Bangui. Trop lents pour les villages situés loin de la capitale, toujours livrés, selon de nombreux témoignages, aux exactions et aux actes de vengeance.

 

Dès le départ, le président français a précisé que l’opération n’était pas destinée à durer et que les forces françaises seraient relayées par les troupes africaines de la Misca. Mais la présence de troupes du Tchad, partie en cause dans le chaos centrafricain, est source de troubles. En outre, si certains bataillons disposent d’une réelle expérience, les forces africaines ne semblent pas encore en mesure de mener, seules, une opération de paix aussi pleine de pièges. Les pays africains eux-mêmes sont en train de rapatrier leurs ressortissants.

 

L’internationalisation de l’opération Sangaris apparaît donc plus urgente que jamais. Par une force européenne ? Les ministres de l’UE en débattront le 20 janvier. L’Europe est déjà le premier bailleur humanitaire et financier en RCA. Il est peu probable, toutefois, que Bangui lui fasse faire le saut militaire attendu par les tenants d’une Europe de la défense.

 

C’est à l’Onu que tout va se jouer. La France fut convaincante, l’été dernier, pour alerter le monde. Elle doit l’être aujourd’hui, en admettant ses limites, pour convaincre le Conseil de Sécurité que la non-assistance au pays le plus pauvre lèse la raison d’être même de l’Organisation.

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:45
Jean-Yves Le Drian et le réengagement français sur le continent africain

 

03.01.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Mali, Niger, Tchad (Faya-Largeau et N'Djamena), RCA, Gabon et Congo (Brazzaville): Jean-Yves Le Drian conclut 2013 et inaugure 2014 sur une note résolument africaine (photo RP, MinDef).

 

A Gao, le 31 décembre, devant les soldats de la force Serval, il a déclaré que "nous nous préparons à évoluer vers une logique régionale, pour faire face à la menace djihadiste dans l’ensemble de la zone – au Nord Mali, au Nord Niger, mais aussi dans le Sud libyen. C’est tout l’enjeu de l’action dissuasive que vous réalisez en liaison avec vos frères d’armes de SERVAL, au Mali mais aussi au Niger, au Tchad et au Burkina Faso. La menace de déstabilisation est partout – j’en veux pour preuve l’opération SANGARIS en Centrafrique."

 

Face à cette "menace de déstabilisation", la France va réorganiser son dispositif. Même si officiellement rien n'est encore arrêté, trois tendances semblent se dégager:

 

1- un reformatage des forces d'intervention prépositionnées: entre Dakar et Djibouti en passant par Libreville et N'Djamena, la présence française actuelle s'élève actuellement à environ 11 775 hommes (chiffres MinDef) dont 5 050 hommes des forces prépositionnées au Sénégal, à Djibouti, au Gabon et dans l'océan Indien (Mayotte et Réunion). S'y ajoutent 6 725 militaires en opex: Côte d'Ivoire (460), Tchad (950), Mali (2 915), RCA (1 600), Niger (250), Corymbe (350) et Atalante (200).
Ce chiffre va décroître à cause du retrait du Mali (au printemps, plus qu'un millier d'hommes?) et des réductions d'effectifs dans le cadre des baisses annoncées dans la LPM. Toutefois, au Sahel, optimalement, ce sont quelque 3 000 soldats français qui pourraient stationner durablement.

 

2- une réarticulation des forces d'intervention avec des points d'appui. Peut-être pas 15 comme l'écrit ma consoeur du Monde Nathalie Guibert qui précise toutefois avec justesse: "On ne parle plus de base ni même de forces prépositionnées, mais d'un dispositif souple et beaucoup plus économe, pouvant être armé et commandé du territoire français, à l'instar des "nénuphars" américains disposés dans une dizaine de pays du continent à des fins antiterroristes." Il s'agira de disposer de tremplins en cas de crises (comme Niamey où les travaux d'agrandissement de la BA 101 sont en cours), pour faire rebondir des forces projetées de métropole ou de l'une des dernières bases majeures du continent.

3- un désengagement de certaines missions au profit de structures privées, dans le domaine du soutien et de la formation. L'idée hérisse encore le poil de nombreux fonctionnaires des AE et de la Défense mais elle fait son chemin. Le contexte budgétaire favorise le choix de cette option qui a l'avantage de ne pas mobiliser/immobiliser durablement des effectifs.

S'y ajoutera ce fameux "renforcement capacitaire" des partenaires africains; un renforcement initié de longue date avec Recamp mais qui piétinera tant que la Force africaine en attente ne sera pas dotée de moyens de commandement et de transport. Ce renforcement sera possible également grâce au concours de sociétés spécialisées, comme Sovereign Global France et quelques autres qui contribuent déjà à la formation des unités africaines à déployer sur les théâtres de crise.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories