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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
photo Musée de l'Armée

photo Musée de l'Armée


06.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Jean-Yves Le Drian a inauguré ce matin [6 Oct.] l'exposition Chevaliers et bombardes au musée de l'Armée. Bombarde? Rien à voir avec la Bretagne!

La bombarde en question, c'est celle qui tonne (quoi que...), qui canonne...

Le ministre s'est interrogé: "Comment comprendre – je dirais même, comment accepter – qu’un grand musée d’histoire comme le musée de l’Armée, ne dise rien ou si peu de la guerre froide, de la colonisation et de la décolonisation, ou encore les engagements militaires les plus récents de la France ?"

Il a bien sûr répondu (c'est moi qui souligne):"La singularité des musées d’histoire réside dans leur fragilité. S’ils n’évoluent pas en même temps que leur époque, ils sont condamnés à s’effacer. A cet égard, nous sommes ici devant un risque réel. Le décalage entre notre époque et les périodes les plus récentes évoquées par le parcours permanent du musée s’accroît d’année en année. Comment comprendre – et je le redis, comment accepter – que les opérations extérieures ne soient pas évoquées à l’endroit même où la Nation honore ceux qui sont tombés en son nom ? Comment ne pas regretter que le fait colonial et ses conséquences, si importantes pour la France aujourd’hui, ne soient pas développés ? A chaque fois, une même question : comment un peuple, des citoyens, peuvent-ils comprendre l’époque dans laquelle ils vivent, et penser leur avenir, dans l’ignorance de leur passé le plus récent ? Ici, le musée de l’Armée a un rôle à jouer bien plus grand encore que celui qu’il remplit aujourd’hui."

Donc, le musée de l'Armée va faire de la place pour la période récente de notre histoire militaire.

 

D'où le projet d'extension lancé par JYLD qui veut "conduire une réflexion globale sur la distribution des espaces au sein de l’Hôtel national des Invalides, que je veux renforcer dans sa vocation de haut-lieu du rayonnement de nos armées. Dans ce cadre, elle identifiera les conditions d’une extension du musée de l’Armée, qui permettra de répondre aux deux défis majeurs que je viens d’évoquer. Une première feuille de route me sera remise d’ici la fin de l’année."

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:45
Opération Barkhane (Crédits: EMA - Sept. 2015)

Opération Barkhane (Crédits: EMA - Sept. 2015)


07.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Vous vous souvenez de l'arrêté en date du 25 septembre 2015, publié au JO le 1er octobre? Non? Lisez mon post ici.

Cet arrêté était signé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian,  le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat chargé du Budget, Christian Eckert.

Il  portait sur l'indemnisation des risques "invalidité et décès" pour les militaires participant à l'opération Barkhane. Etaient concernés, selon le texte, les "militaires participant à des opérations extérieures sur les territoires de la République islamique de Mauritanie, de la République du Sénégal, de la République du Mali, de la République algérienne démocratique et populaire, de la République de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, de la République du Niger, de la Libye, de la République du Tchad, de la République fédérale du Nigeria, de la République du Cameroun et de la République centrafricaine". Algérien Libye, Nigeria??? Tiens donc.

Lundi, l'Algérie s'est émue de la possible présence de soldats français sur son territoire... Ce qui a forcé le ministère français de la Défense a opposer un démenti formel à toute présence militaire française ans les trois pays en question.

Hier soir, l'AFP  annoncé que "les ministres signataires ont décidé de retirer cet arrêté dont l'objet est exclusivement de régir la situation indemnitaire des militaires français mais qui était entaché d'une erreur matérielle en tant qu'il définissait son champ d'application géographique".

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:55
Opération Serval - Sur la route entre Markala et Dabali 19 et 20 janvier 2013 photo EMA

Opération Serval - Sur la route entre Markala et Dabali 19 et 20 janvier 2013 photo EMA

 

06/10/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

[ SÉRIE : Horizon 2017 pour Hollande 7/9 ] Ces trois dernières années, le président a engagé l'armée française dans des opérations extérieures très exigeantes. Avec succès. Et cette réussite, il la doit en grande partie à un homme, Jean-Yves Le Drian.

 

Si l'on devait retenir une seule image symbolisant la réussite de François Hollande en tant que chef des armées, c'est bien son incroyable bain de foule dans les rues de Tombouctou, une des villes maliennes libérées par l'armée française en février 2013 face à des islamistes radicaux tout près de dicter leur loi à l'État malien alors en perdition. Tout comme d'ailleurs François Hollande dans les sondages d'alors en France.

Car, incontestablement, François Hollande, depuis son arrivée à l'Élysée, s'est mué en chef de guerre aussi implacable qu'inattendu. Il a lancé l'armée française, alors à bout de nerfs, dans des opérations extérieures très exigeantes. Avec succès, que ce soit au Mali (opérations Serval, puis Barkhane), en Centrafrique (Sangaris) ou en Irak (Chammal) et maintenant en Syrie, où la France a procédé à des frappes aériennes contre Daesh.

Si François Hollande a beaucoup utilisé le glaive, il a su aussi se servir du bouclier. Il a pris la décision de mettre l'armée dans la rue pour protéger les Français, déboussolés, inquiets et marqués par l'attentat islamiste radical contre le journal Charlie. Il a lancé une opération intérieure de grande envergure et terriblement astreignante pour les armées, l'opération Sentinelle.

 

Jean-Yves Le Drian à la manœuvre

Cette réussite dans le domaine de la défense, il la doit en grande partie à un homme, qui est un fidèle, Jean-Yves Le Drian. "C'est le meilleur ministre de la Défense depuis très, très longtemps", résume un PDG d'une entreprise de défense. "C'est un ministre qui a des qualités humaines, d'écoute et d'empathie hors norme, explique le PDG de Thales, Patrice Caine. Du coup, ses interlocuteurs l'écoutent et surtout croient ce qu'il promet". Grâce à ces qualités, "il a réussi à mobiliser de façon exceptionnelle "l'équipe de France de défense" sur le budget, la coopération industrielle et l'exportation", précise le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.

Bien sûr, tout n'a pas été parfait. Loin de là, notamment dans la préparation de la loi de programmation militaire 2014-2019. François Hollande a été tenté, sous la pression de la conjoncture, de faire des économies à bon compte sur le dos de la défense, sur les conseils de Bercy, parfois poussé par Matignon. Mais finalement, la ténacité de Jean-Yves Le Drian a eu raison de ces économies de court terme exigées par le ministère de l'Économie.

À la veille du 14 juillet 2013, François Hollande a d'ailleurs tranché et rassuré l'armée, très inquiète sur les coupes budgétaires brutales qui lui étaient plus ou moins promises. Ce soir-là, le président déclarait dans les jardins de l'hôtel de Brienne, la forteresse retranchée de Jean-Yves Le Drian, que "les crédits de la défense seront, à la différence de ceux de la plupart des ministères, préservés dans leur intégrité. C'est un effort que la nation fait, non pas pour les armées, mais pour sa propre sécurité". Il mettait ainsi fin à une guerre en coulisse très brutale entre Bercy et Brienne.

Cette déclaration de François Hollande allait s'avérer malheureusement très visionnaire. Quelques mois plus tard, l'attentat de Charlie-Hebdo et les menaces de plus en plus proches des Français réveillaient définitivement les consciences. Et la France se rappelait l'importance des armées pour sa sécurité... D'où la réactualisation de la loi de programmation militaire (LPM), augmentée en mai dernier de 3,8 milliards d'euros et débarrassée de ces encombrantes recettes exceptionnelles transformées en crédits budgétaires (5,2 milliards).

 

"Ils mouillent leur chemise à l'exportation"

"Jean-Yves le Drian a renforcé la communauté de défense, estime Antoine Bouvier. Il a une vraie compréhension des enjeux industriels". Qu'ils soient de droite ou de gauche, les industriels ne tarissent pas d'éloges sur l'action et le bilan de Jean-Yves Le Drian. Et notamment dans un domaine bien particulier, l'exportation, où le tandem Hollande/Le Drian a réussi à exporter déjà deux fois le Rafale (Égypte et Qatar)... en attendant les Émirats Arabes Unis et l'Inde. Certainement d'ici à la fin de l'année.

"Ils "font le job", ils mouillent leur chemise à l'exportation. Ils nous aident beaucoup. Ce sont de vrais professionnels", souligne le PDG de Safran, Philippe Petitcolin. D'autant que "chacun reste à sa place", précise-t-il. "Je n'ai jamais vu le ministre négocier un prix", confirme Patrice Caine. "Il a su nouer des liens personnels avec les principaux pays partenaires de la France", précise Antoine Bouvier.

Et ça marche. "Après 4,7 milliards d'euros de prises de commande à l'exportation en 2012, puis 6,9 milliards en 2013 et enfin 8,2 milliards en 2014, nous pourrions dépasser les 15 milliards en 2015", explique le ministère de la Défense. Ce qui devrait être un record très difficile, voire impossible, à battre à l'avenir.

 

Une consolidation industrielle qui reste à faire

Enfin, Jean-Yves Le Drian a également eu une influence sur la consolidation de l'industrie de l'armement française. A dose très homéopathique simplement. Loin, très loin en tout cas des ambitions de François Hollande avant de devenir président quand il voulait redistribuer toutes les cartes de l'industrie de l'armement tricolore. En plein cœur de la campagne présidentielle, très exactement  le 11 mars 2012, François Hollande fustigeait la famille Dassault et son emprise sur l'industrie de défense...

"Nous avons à construire des grands groupes industriels de défense, expliquait alors le candidat Hollande. (...) Je n'entends donc déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense, et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement sortant s'est trop souvent plié. Qu'il y ait des fournisseurs, c'est bien légitime. De grands industriels, nous les respectons. Mais attention à la confusion".

Jean-Yves Le Drian a toutefois quelques succès à son tableau. Notamment le rapprochement européen entre Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann dans l'armement terrestre, un très vieux serpent de mer à qui le ministre a tordu le cou. Il suit également avec beaucoup d'attention le projet encore très amont de regrouper les activités de bâtiments de surface des groupes navals Fincantieri et DCNS, dont le site de Lorient est au cœur de cette opération. Un site qui lui est très cher.

Mais il manque encore à François Hollande et à son ministre, qui lui a déjà fait gagner tant de batailles, une opération d'envergure structurante, à l'image de ce qu'aurait pu être une fusion EADS-BAE Systems. Un objectif aujourd'hui compliqué à atteindre...

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:45
photo Ministère de la Défense de Tunisie

photo Ministère de la Défense de Tunisie

 

5 octobre 2015 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

En visite en Tunisie, lundi 5 octobre, le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian a signé, avec son homologue tunisien, Farhat Horchani, un accord d’aide de 20 millions d’euros sur deux ans.

 

Cette aide financière en 2016 et 2017 est destinée à soutenir les forces spéciales ainsi que la coopération dans le domaine des renseignements pour lutter contre le terrorisme.

«Notre coopération militaire est historique et il faut la renforcer. La France est sur la même ligne que la Tunisie. Nous avons les mêmes préoccupations, celle de la sécurité», a déclaré Jean-Yves Le Drian, lors d’un point de presse.

Rappelons que la Tunisie a été frappée cette année par deux assauts djihadistes très meurtriers revendiqués par le groupe armé État islamique: le 18 mars contre le musée du Bardo (22 morts, dont 21 touristes étrangers) et le 26 juin contre un hôtel près de Sousse (38 morts dont 30 Britanniques) sur le littoral de l’Est.

Le ministre français de la Défense a également annoncé la signature avec son homologue tunisien d’une lettre d’intention engageant l’un et l’autre pour le moyen terme à renforcer et à fructifier cette coopération. Il a aussi annoncé qu’il a été décidé, d’un commun accord de revoir sur le plan juridique la convention militaire entre la Tunisie et la France, depuis 1973, afin de l’adapter à la nouvelle donne.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:45
source businessnews.com.tn

source businessnews.com.tn

 

05/10/2015 businessnews.com.tn

 

Le chef du gouvernement Habib Essid a accueilli ce lundi 5 octobre 2015, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, au Palais du Gouvernement à la Kasbah.

 

Selon un communiqué de l'ambassade de France, Jean-Yves Le Drian a également rencontré le Groupement des forces spéciales tunisiennes. Il échangé avec le commandement et a assisté à une démonstration dynamique. Le ministre de la Défense français s'est, par ailleurs, entretenu avec le ministre de la Défense nationale tunisien Farhat Horchani afin d’évoquer les pistes de renforcement de la coopération entre les deux pays et la situation régionale.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:45
EUTM Mali - Le détachement est implanté au Koulikoro Training Center (KTC) - photo MIL.be

EUTM Mali - Le détachement est implanté au Koulikoro Training Center (KTC) - photo MIL.be

 

04.103.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Puisque je parlais de nos voisins et alliés belges un peu plus tôt (voir mon précédent post), je poursuis avec ces infos sur un possible déploiement militaire de l'armée belge au Sahel.

C'est ce qu'a dit le ministre belge de la Défense, il y a quatre jours: "Désormais nous nous penchons sur un certain nombre d'éléments spécifiques sur lesquels nous allons nous concentrer, par exemple le Sahel."

Voici ce qu'en disait La Libre Belgique, le 29 septembre: "Ça grouille entre états-majors belge et français. Des échanges ont lieu pour réfléchir à un déploiement belge au Niger en 2016 dans le cadre de l’opération française Barkhane. L’idée serait qu’une compagnie de combat belge (environ 200 militaires, plus les soutiens logistiques) prenne le relais d’une compagnie française dans ce pays."

 

Pas au Niger ! "Nous allons faire quelque chose l'année prochaine au Sahel", en soutien de la France, ont confirmé des sources militaires belges à l'agence Belga, tout en précisant qu'une participation à l'opération Barkhane au Niger, un moment envisagée, n'était "plus à l'ordre du jour".

On attend donc des précisions de Bruxelles.

Pour patienter, je rappelle que la Belgique est toujours présente dans EUTM Mali. Elle y déploie un contingent de 80 à 90 militaires chargés d’assurer la protection du camp de Koulikoro (photo ci-dessus) et d’escorter des convois. Comme le rappelle La Libre Belgique dans l'article cité précédemment: "Sauf prolongation décidée par le gouvernement Michel, la participation belge à l’EUTM Mali se terminera fin décembre."

Au Tchad, l'armée belge est présente au QG de Barkhane avec deux militaires depuis la mi-mai (jusqu'à mi-novembre) puis ce sera trois militaires durant la deuxième rotation, de mi-novembre 2015 à la mi-mai 2016.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:55
Remise de la croix du combattant par le ministre de la Défense, à l’hôtel national des Invalides (Paris)

 

02/10/2015 CNE Candice Thomassin

 

Jeudi 1er octobre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, accompagné de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, a présidé à l’hôtel national des Invalides (Paris) la cérémonie de remise de la croix du combattant à celles et ceux ayant servi en opérations extérieures.

 

« Cette cérémonie est l’occasion de distinguer votre engagement. (…) Depuis cent ans, le visage de la guerre a beaucoup changé. Les missions des soldats français ont également évolué. Mais par-delà la diversité de leurs tâches, les combattants sont animés d’une même volonté. C’est pourquoi il était important que les avantages de la carte du combattant, la retraite du combattant, la rente mutualiste majorée par l’Etat, et le port de la croix du combattant, soient également ouverts à la quatrième génération du feu dans sa diversité. Car ils sont aussi, au même titre que leurs aînés, des passeurs de mémoire », a  souligné le ministre.

 

Ce jeudi, à l’hôtel des Invalides, cinquante récipiendaires ont été décorés au titre des opérations extérieures par le ministre de la Défense, le secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, le chef d’Etat-Major des armées, le directeur général de la gendarmerie nationale et la directrice de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, tandis que  sur l’ensemble du territoire les préfets ont été mobilisés pour honorer de cette distinction près de 5 000 femmes et hommes.

Cette croix accompagne la carte du combattant créée en 1926 pour marquer l’appartenance à la grande famille combattante. Neuf millions de cartes ont déjà été délivrées.

 

À compter du 1er octobre, ses critères d’attribution évoluent afin de permettre à l’ensemble des combattants et anciens combattants ayant servi au moins 120 jours en opérations extérieures d’en bénéficier. Cela témoigne d’une volonté de reconnaissance de l’ensemble des membres des forces armées défendant les valeurs de la France sur les théâtres extérieurs.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 07:56
Projet de loi de finances (PLF) 2016

 

30/09/2015 Ministère de la Défense

 

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2016 met en œuvre les priorités décidées par le Président de la République lors du Conseil de défense du 29 avril 2015 et inscrites dans la loi du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 :  la protection du territoire national, l’équipement et l’activité opérationnelle des forces ainsi que le renseignement.

 

A ce titre, le budget 2016 de la Défense est porté à près de 32Md€ (toutes ressources confondues) contre 31,4Md€ dans la LPM initiale.
Le ministère bénéficiera également de la création nette de 2 300 emplois afin de poursuivre la montée en puissance de la force opérationnelle terrestre (FOT). Les crédits d’équipements atteindront un total de 17 Md€ consacrés à la modernisation des matériels des forces armées et l’entretien programmé des matériels (EPM) augmentera de près de 7% par rapport à 2015 pour permettre la régénération des matériels, fortement sollicités sur les théâtres extérieurs.
2016 sera par ailleurs l’année de lancement de l’expérimentation du SMV (service militaire volontaire) et la première année complète où l’ensemble des états-majors et directions centrales sera rassemblé sur le site de Balard, améliorant l’efficacité du ministère.
Dans un contexte financer particulièrement contraint, le budget 2016 de la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » consolide les droits des anciens combattants en maintenant l’ensemble des dispositifs de reconnaissance et de réparation et en intégrant plusieurs mesures de justice sociale et d’équité. Il traduit, en cette période de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, la solidarité de la Nation envers ses anciens combattants et l’importance du lien armée-Nation.

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 12:55
"La lutte informatique offensive n'est pas un tabou" (Jean-Yves Le Drian)

"La cyber-guerre, c'est la guerre de demain, elle commence dès aujourd'hui", a averti le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian - photo Ministère de la Défense

 

28/09/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Cette guerre, qui ne fait pas de bruit, peut faire de gros dégâts. Face à cette menace, Jean-Yves Le Drian renforce les moyens de sa cyber-armée afin de mieux anticiper et contrer les attaques. Les cyber-soldats disposent de capacités offensives en matière informatique.

 

Ce n'est pas un propos anodin. Loin de là. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été très clair jeudi lors du colloque international de cyberdéfense comme rarement les responsables politiques français l'avaient été jusqu'ici. Oui la France "dispose de capacités offensives" en matière de cyberdéfense, a confirmé Jean-Yves Le Drian. "Elles sont encore limitées, mais la voie est tracée pour leur développement", a-t-il indiqué lors du discours d'ouverture à ce  colloque qui rassemblait vingt officiers généraux "cybercommandeurs", venus de l'étranger, dont certains du Maghreb et du Golfe.

"Puisque nos ennemis sont aujourd'hui équipés de moyens informatiques, de communication, de surveillance, détection ou ciblage sophistiqués, il y a là pour nous une nécessité de collecter du renseignement, de cibler, parfois pour frapper", a justifié le ministre de la Défense.

En tout cas, pour Jean-Yves Le Drian, "la lutte informatique offensive n'est pas un tabou". Et de préciser que la France peut frapper en expliquant que "l'arme informatique doit apporter un appui maîtrisé aux forces conventionnelles". "On peut le faire, voire on le fait si nécessaire", a-t-il également souligné dans un point presse. C'est dit. Mais le ministre n'a pas souhaité en révéler beaucoup plus. Des attaques? Quand? Comment? "Vous ne pensez pas qu'on va vous dire ce que nous faisons dans ce domaine", a-t-il répondu goguenard à la presse...

 

Une "cyber armée", la quatrième armée

Très vite à son arrivée au ministère de la Défense en 2012, Jean-Yves Le Drian a pris conscience de l'importance de ce nouveau champ de batailles. "La cyber-guerre, c'est la guerre de demain, elle commence dès aujourd'hui (...), avait-il expliqué en janvier 2015 lors d'une interview accordée à Europe 1. Il y aura une quatrième armée qui s'appellera l'armée cyber. Demain il y aura des soldats cyber". Et un officier général cyber, en l'occurrence le contre-amiral Arnaud Coustillière. Pour le ministre, "il ne fait plus de doute que la cyberdéfense revêt une dimension stratégique" face "à une menace cybernétique croissante".

"Grâce aux moyens que nous avons mis en place, nous apprenons à contenir cette menace. Mais il nous faut rester lucides et mesurer qu'à côté d'une grande majorité d'attaques peu élaborées, quelques-unes sont nettement plus évoluées. Celle qui a ciblé la chaîne TV5 monde en avril dernier, en constitue une illustration saisissante", a-t-il rappelé.

Sur la période de 2014- 2019, la loi de programmation militaire (LPM) actualisée a permis de renforcer les effectifs de cyberdéfense d'au moins 1.000 civils et militaires. Ainsi les effectifs de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) atteindront 500 agents en 2015. Cela se traduira également par une augmentation de la proportion de personnel de catégorie A et B afin de mettre en œuvre les renforts décidés, notamment dans le domaine de la cybersécurité. De plus, la LPM va renforcer les organisations et les capacités d'analyse et de surveillance du ministère. Dans l'entourage du ministre, on estime que la France fait partie des toutes meilleures nations au monde, derrière les trois grandes puissances (États-Unis, Chine et Russie).

 

Création d'un pôle d'excellence cyber

Dans le cadre de la montée en puissance de la cyber dans les armées, Jean-Yves Le Drian et le président du Conseil régional de Bretagne ont signé jeudi les statuts fondateurs de l'association Pôle d'excellence cyber. Ce pôle a pour mission de stimuler le développement de l'offre de formation, la recherche académique, l'offre de services, la base industrielle et technologique  notamment au sein des PME-PMI innovantes, y compris à l'export.

Le Livre blanc de 2013 sur la défense avait identifié des priorités, parmi lesquelles figurent la politique de cybersécurité et la capacité à lutter contre le terrorisme. Il recommande de mettre en œuvre une protection efficace contre l'ensemble des risques et des menaces (terrorisme,cyberattaques...) afin de préserver la continuité des grandes fonctions vitales de la Nation.

Par ailleurs, en vue d'anticiper les attaques et d'adapter les systèmes de défense des armées, la direction du renseignement militaire (DRM) va créer un centre de recherche et d'analyse cyber. De plus, la DGSE développe ses propres moyens depuis plusieurs années. Enfin, une unité a été spécialement créée et équipée pour protéger les systèmes, notamment ceux qui sont déployés dans les opérations extérieures. Cette unité sera pleinement opérationnelle en 2018, a précisé Jean-Yves Le Drian.

 

Les armées de plus en plus victimes de cyberattaques

Cette prise de conscience du ministère, qui fait l'objet de nombreuses cyberattaques était nécessaire. Ainsi tous les quinze jours, des hackers attaquent le site du centre de presse du ministère (Dicod), la vitrine des armées. En 2014, le ministère de la Défense a recensé 780 incidents, qui ont été traités par le Centre d'analyse informatique défensive (CALID). A mi-septembre, ce dernier n'a eu à traiter que 350 incidents ou anomalies. Une baisse qui s'explique par une automatisation des réponses aux incidents les moins importants, indique-t-on au ministère de la Défense.

Mais il y a plus grave. Les forces armées françaises en opérations extérieures sont la cible de cyberattaques. En 2011 en Afghanistan, a raconté le ministre, "une attaque cyber a temporairement perturbé les liens entre la métropole et nos drones (des drones tactiques Harfang, ndlr). Nos équipes ont très vite réagi et l'attaque a pu être défaite". Les pirates ont pris d'assaut un serveur logistique, selon l'entourage du ministre. "D'une manière générale, des incidents se produisent régulièrement dans l'environnement immédiat de nos systèmes d'armes, qui sont heureusement bâtis avec de fortes résiliences et redondances", a rappelé Jean-Yves Le Drian.

 

Une organisation de cyberdéfense intégrée

Face à cette menace croissante, la France a choisi de développer une organisation de cyberdéfense intégrée aux forces, disposant de capacités défensives et offensives pour préparer ou accompagner les opérations militaires. Dans cet esprit, l'organisation opérationnelle des armées va mettre en place une chaîne opérationnelle de cyberdéfense cohérente avec l'organisation et la structure opérationnelles des armées, et adaptée aux caractéristiques propres à ce nouveau champ de bataille.

Car les terroristes utilisent des modes d'action sur internet de plus en plus perfectionnés et mènent notamment une véritable guerre de l'information. "Au Levant, mais aussi en Afrique ou au Maghreb, les groupes armés terroristes investissent également - Daech le fait en particulier -, de manière massive l'espace numérique, a constaté Jean-Yves Le Drian. Cette barbarie d'un nouveau genre vise une série d'objectifs : démoraliser et terroriser son ennemi pour l'empêcher de combattre, apparaître plus fort qu'on ne l'est en réalité, recruter à l'aide de campagnes de propagande mensongères mais sophistiquées, désorganiser en propageant de fausses rumeurs, amplifiées là-aussi par les réseaux sociaux, comme dans l'exemple de TV5 Monde".

D'ailleurs, le ministre a précisé que la source à l'origine de la propagande de Daech a été identifiée en Syrie, à Raqqa plus précisément, avec des relais dans les pays occidentaux. Daech utilise les infrastructures et les opérateurs internet occidentaux. "Il s'agit d'une menace assez sophistiquée, qui fait appel, au moins en partie, à de vrais professionnels - ne nous y trompons pas", a averti Jean-Yves Le Drian. Pour mieux lutter contre les cyberattaques, le ministre préconise une coopération renforcée avec les pays alliés dans le cadre de l'OTAN et de l'Union européenne.

"Nous souhaitons aujourd'hui aller plus loin en développant au sein de l'Union européenne les travaux d'intégration de la dimension cyber dans la planification et la conduite des missions et des opérations de l'UE", a-t-il d'ailleurs expliqué.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:55
Remise du Prix Brienne du Livre Géopolitique


26/09/2015 Ministère de la Défense

 

Remise du Prix Brienne du Livre Géopolitique le mardi 29 septembre 2015 - Hôtel de Brienne

 

Présidé par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et organisé en partenariat avec l’Association Lire la Société, fondée par Luce Perrot – Le Prix Brienne du Livre Géopolitique récompense une œuvre qui permet au plus grand nombre d’appréhender le nouvel échiquier mondial et de rendre “lisibles” les processus géopolitiques et stratégiques.

Le Prix Brienne du Livre Géopolitique est décerné par un jury(*), constitué de spécialistes, chercheurs, élus, journalistes et hauts responsables. Il sera remis par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 29 septembre prochain à 18h30 à l’Hôtel de Brienne.

 

Les finalistes du Prix Brienne du Livre Géopolitique – édition 2015

(Par ordre alphabétique d’auteur)

 

-          Irak, la revanche de l’Histoire, de l’occupation étrangère à l’État islamique - Myriam Benraad - Vendémiaire éditions

 

-          La nouvelle Turquie d’Erdogan. Du rêve démocratique à la dérive autoritaire - Ahmet Insel - La Découverte

 

-          Le piège Daech – L’État islamique ou le retour de l’Histoire – Pierre-Jean Luizard - La Découverte

 

Les membres du jury du Prix Brienne ont souhaité ajouter à cette sélection l’ouvrage de Jean-Pierre Filiu, paru le 26 août 2015, Arabes, leur destin et le nôtre- Histoire d’une libération aux éditions La Découverte.

 

(*)Jury du Prix du Livre Géopolitique : Jean-Yves Le Drian (président du jury), Yves Lacoste (président d’honneur), François Roussely (vice-président), François Bazin (secrétaire général), Luce Perrot (secrétaire générale) Claude-France Arnould, Philippe Barret, Hélène Carrère d’Encausse, Frédéric Charillon, Frédéric Encel, Philippe Errera, Louis Gautier, Béatrice Giblin, Nicole Gnesotto, Marc Guillaume, François Heisbourg, Jacques Lanxade, Anne-Clémentine Larroque, Jean-Dominique Merchet, François d’Orcival, Bernard Thorette, Maurice Vaïsse, Hubert Védrine, Michel Wieviorka.

 

Comité de lecture : Pierre Bayle, Gaëtan Bruel, Cédric Lewandowski, Jean‐Claude Mallet, Philippe Méchet, Ousmane Ndiaye, Paul Serre, Antoine de Tarlé.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 16:55
Hexagone Balard - photo MinDef Fr

Hexagone Balard - photo MinDef Fr

 

16/09/2015 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Les 9 000 civils et militaires terminent leur installation à Balard. Mais sans Jean-Yves Le Drian qui ne s'y installera pas. Le ministre a ses raisons !

 

Les occupants du nouveau ministère de la Défense à Balard ne sont pas encore vraiment installés dans leurs bureaux, mais l'inauguration officielle par François Hollande approche. La date n'en est pas fixée, mais devrait intervenir après le 20 octobre. En décembre, l'ensemble des états-majors et des services de la Défense seront rassemblés sur l'énorme site ultramoderne de Balard, non loin de la porte de Versailles, juste en face des futurs nouveaux locaux du Point ! En décembre, 9 000 et quelques postes de travail de cette nouvelle structure signée en partenariat public-privé sous le quinquennat précédent seront occupés. Mais plusieurs dizaines resteront vacants, pour lesquels trois étages ont été construits : ceux du ministre de la Défense et de ses deux cabinets, le civil et le militaire. Tous demeureront dans le magnifique hôtel de Brienne, au cœur de Paris et du quartier des ministères, à deux pas de Matignon, de l'Assemblée nationale et à trois minutes de l'Élysée.

 

Situation curieuse

Cette situation n'est pas ingérable, loin de là, mais elle est curieuse : le ministre Jean-Yves Le Drian et ses plus proches collaborateurs ont en permanence besoin de tenir des réunions avec des centaines de personnes qui se trouvaient naguère dans tous les quartiers de la capitale et dans sa proche banlieue. Tous sont aujourd'hui rassemblés à Balard. Pour que les chefs d'état-major - pour ne citer qu'eux - voient le ministre et ses plus proches collaborateurs, ils n'ont que deux solutions : soit ils prennent leurs voitures, les transports en commun ou leurs vélos pour se rendre en quelques dizaines de minutes (aller) à l'hôtel de Brienne, soit - comme on l'entend dans l'entourage du ministre - ce sont les occupants de Brienne qui se rendent à Balard.

 

Commentaires acides

En direct, personne ne dit un mot, bien sûr. Mais dans les coursives de ce gigantesque bâtiment, les commentaires sont acides sur l'attitude de Le Drian. Alors que, paradoxalement, ce ministre combatif, vendeur d'armes et gagneur de budgets est mieux considéré dans les armées qu'aucun de ses prédécesseurs ! À l'université d'été de la Défense, qui s'est tenue les 14 et 15 septembre à Strasbourg, Jean-Yves Le Drian a évoqué les bienfaits de Balard : « Rapprocher les états-majors et les services entre eux ; offrir un lieu de travail et d'échanges, qui soit moderne et fonctionnel, à tous ceux qui œuvrent plus largement au sein de la communauté de défense dans son échelon central : c'est là un changement majeur dans la vie du ministère et des armées. »

 

Bilocalisation

Jean-Yves Le Drian a dit aux participants de l'université d'été que « l'inauguration prévue cet automne sera aussi un moment important et j'aurai le plaisir de vous y retrouver, j'y ai aussi un bureau..., contrairement à ce que j'ai pu lire, et j'ai l'intention d'y siéger ». Faut-il déduire de cette formule que le ministre de la Défense a l'intention de rejoindre ses troupes ? Tel n'est pas le cas... Son activité ne sera que très partiellement « bilocalisée », ce qui ne va pas simplifier son emploi du temps explosif. Si le dernier étage du bâtiment qui lui est réservé demeure vide, il est néanmoins utilisé comme bureaux de passage et comme salle de réunion. Quant aux deux étages du dessous, ils ont déjà été redistribués !

 

« Vente à n'importe qui »

Pourtant, ce refus de s'installer au milieu de ses troupes ne relève pas d'un caprice ministériel. Conformément à son habitude, le Breton taiseux ne s'exprime pas sur le sujet, mais on peut entendre ses arguments dans son entourage. Le premier a un petit côté gardien du temple : « Si le ministre le quittait, l'hôtel de Brienne serait immédiatement vendu à n'importe qui ! Le ministère de la Défense s'y trouve installé depuis 1817. Ce lieu vit : de Gaulle y a rétabli la République, et le bureau de Clemenceau, qui vient d'être restauré, ne peut pas partir à l'encan ! » Mais le problème majeur, entend-on, viendrait d'une hérésie portée au débit d'Hervé Morin et de Nicolas Sarkozy, qui ont lancé ce projet : « Ils ont oublié l'importance régalienne de ce ministère ! Il est impossible d'y recevoir quelque dignitaire étranger que ce soit avec un minimum d'égards. Ils ont construit un campus, sans aucune majesté ! » On l'aura compris : Le Drian est entré en résistance. Il tiendra le temps qu'il faudra, mais les paris sont ouverts : où s'installera son successeur ?

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:57
photo MinDefFR

photo MinDefFR

 

15/09/15 Capital.fr (Reuters)

 

Jean-Yves Le Drian restera ministre de la Défense jusqu'à la fin du mandat de François Hollande en 2017 même en cas de victoire de la liste socialiste aux élections régionales en Bretagne, a-t-on appris de sources parlementaires et gouvernementale.

 

Très discret sur ses intentions en vue du scrutin de décembre, ce fidèle du président a laissé échapper un indice lundi, à l'occasion de l'université de la Défense à Strasbourg. "C'est ma quatrième université d'été comme ministre de la Défense", a-t-il dit. "Je dois dire que depuis 2012 je crains de faire à chaque fois un discours un peu plus long et je ne vous dis pas l'année prochaine." En mars, il avait fait une première allusion aux rumeurs le donnant sur le départ en assurant qu'il "exécuterait jusqu'à fin 2015 l'agenda du ministère de la Défense" sans aller au-delà. "Bien sûr qu'il reste", dit une source parlementaire à propos de l'avenir de Jean-Yves Le Drian au gouvernement. Une information confirmée de source gouvernementale. Le ministre de la Défense ne renonce pas pour autant à la Bretagne. Selon une autre source parlementaire, il devrait maintenir sa candidature aux élections régionales sans toutefois devenir officiellement tête de liste afin de ne pas prêter le flanc aux critiques sur un mélange des genres. "En cas de victoire de la liste PS, l'idée c'est que François Hollande lui demande de rester à la Défense en raison de la situation sécuritaire", ajoute cette source. A la fin du quinquennat, Jean-Yves Le Drian récupérerait la présidence de la région Bretagne après démission du président du conseil élu, précisent les sources. Interrogé par Reuters, l'entourage de Jean-Yves Le Drian s'est refusé à tout commentaire.

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 15:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

14/09/2015 armée de Terre

 

Le 7 septembre 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s'est rendu à Poitiers au contact des militaires du régiment d'infanterie char de marine (RICM) qui s'apprête à engager près de 300 de ses hommes en Afrique, dans le cadre de l'opération BARKHANE.

 

Parallèlement, depuis janvier 2015 et le lancement de l'opération SENTINELLE, environ 500 marsouins du RICM ont également été déployés sur le territoire national. Comme l'explique le lieutenant-colonel Mickaël, chef des opérations du RICM, " en un peu moins d'un an, c'est près de la moitié du régiment qui aura été engagé tant en opération intérieure qu'en opération extérieure".

 

L'occasion pour le ministre de la Défense de rappeler la polyvalence de nos soldats et la complémentarité de ces deux missions qui visent à assurer la sécurité des Français, tant sur le territoire national qu'à l'étranger.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 11:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

11.09.2015 FORFUSCO

 

La Marine compte une 7e unité de commandos marine !

Vendredi 11 septembre 2015, M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a présidé la cérémonie de remise de fanion au commando Ponchardier qui marque la création de cette 7e unité de commandos.

En présence de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine, et du capitaine de vaisseau François Rebour, commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos, le ministre de la Défense a remis le fanion au commando Ponchardier et les décorations héritées du groupement autonome Ponchardier. Il a ensuite remis la fourragère portée par les membres des unités commandos marine au commandant du nouveau commando et tout le personnel s’est vu remettre sa fourragère.

Lors de son allocution, le ministre a rappelé que cette « création (…) intervient dans un contexte lourd de menaces directes pour la sécurité de la France et des Français – le terrorisme djihadiste est la première d’entre elles (…). [Dans ce contexte], la force maritime des fusiliers marins et commandos est plus que jamais au cœur de notre stratégie globale de défense. Elle est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. Que ce soit à l’offensive pour les commandos marine ou dans la défensive pour les fusiliers marins qui assure la protection de sites stratégiques. »

Aux membres du nouveau commando, il a précisé : « Désormais la mémoire de l’amiral Pierre Ponchardier guide vos pas. Et devant vos aînés, je tiens à saluer l’ensemble des forces de la marine (…) car en mer, vous ne travaillez jamais seuls. Chacune des autres forces, les bâtiments, les sous-marins et l’aéronautique navale, concourent avec vous aux opérations spéciales et garantissent ainsi la sécurité de la France et des Français. Vous faites honneur à la Marine, comme à votre pays. Je salue votre engagement (…). Longue vive au commando Ponchardier et à ses marins ! »

 

Reportage photos

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:50
DCNS et Fincantieri négocient un rapprochement dans les bâtiments de surface

Fincantieri et DCNS qui ont développé en commun la frégate multimissions FREMM, vont se rapprocher dans les bâtiments de surface (Crédits : DCNS)

 

11/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes navals ont signé un "Head of Agreement" (HoA) en vue de négocier un rapprochement à 50/50 dans les bâtiments de surface, selon nos informations.

 

C'est un coup de tonnerre dans l'industrie navale militaire européenne. DCNS et Fincantieri sont actuellement en train de négocier un rapprochement à parité dans les bâtiments de surface, selon des sources concordantes. Avec le soutien de Paris et de Rome et de leur conseil d'administration respectif, les deux groupes navals, qui ont développé en commun le programme de frégates multimissions (FREMM), ont secrètement signé cet été un "Head of Agreement" (HoA), un document non engageant pour encadrer leurs négociations après des discussions entamées depuis la fin de l'année dernière.

En France, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a déjà à son actif le rapprochement réussi entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann dans l'armement terrestre, suit le dossier de très près. Et pour cause, il est l'ancien maire de Lorient, le principal site concerné de DCNS. Interrogé par La Tribune, le groupe naval n'a pas souhaité faire de commentaires.

 

Des négociations qui vont être compliquées en France

Le PDG de DCNS, Hervé Guillou, s'est toujours dit prêt à participer à une consolidation du secteur : "Je ne peux faire aucune prévision concernant une éventuelle consolidation ou m'engager sur un calendrier mais je m'engage à être prêt si un tel  moment se présente". Mais pour pour celui, qui a la "foi du charbonnier", comme il l'a si souvent répété aux journalistes qui posaient des questions sur les alliances, la partie est toutefois compliquée à jouer.

Car il est également engagé dans une négociation très difficile avec les syndicats pour faire accepter son plan de performance qui prévoit une baisse de 1.000 postes sur trois ans, hors production, au travers de départs en retraite non remplacés et d'incitations au départ. De même, DCNS souhaite le déménagement de plus de 250 postes des sites d'Îles de France vers la province. Pas sûr que les syndicats lui accordent un blanc-seing pour cette négociation avec Fincantieri.

 

Morcellement de l'industrie navale européenne

Le morcellement de l'industrie navale militaire européenne se résorbe peu à peu grâce à une consolidation au niveau national autour de grands maîtres d'œuvre dans six pays avec BAE Systems (Royaume-Uni), DCNS (France), Fincantieri (Italie), ThyssenKrupp Marine (Allemagne), Navantia (Espagne) et Damen (Pays-Bas). Des groupes qui se retrouvent en concurrence frontale pour les marchés à l'export.

DCNS, détenu à 62,48% par l'Etat et à 35% par Thales, réalise plus de 90% de son chiffre d'affaires dans le militaire tandis que Fincantieri, qui est également très intéressé par STX, n'y enregistre qu'environ 25 % de ses ventes. Pour autant, le chantier naval italien, détenu à 27,5% par une une holding financière étatique (72,5% dans le flottant), est le principal constructeur militaire italien.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:55
photo R. Pellegrino - DICoD

photo R. Pellegrino - DICoD

 

08/09/2015 CNE Laetitia Périer – Ministère de la Défense

 

Le lundi 7 septembre 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rendu visite au Régiment d’infanterie chars de marine (RICM) à Poitiers (Vienne). A cette occasion, il a annoncé la création d’un renforcement du régiment qui va compter un escadron supplémentaire à partir de juillet 2016.

 

Lundi 7 septembre, Jean-Yves Le Drian a rendu visite aux forces de l’armée de Terre, à Poitiers (Vienne), où il a rencontré les militaires du Régiment d’infanterie chars de marine (RICM) appartenant à la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa).

 

A cette occasion, le ministre a annoncé un renforcement du RICM qui va compter un escadron de plus à partir de juillet 2016. Le régiment des Marsouins, qui compte déjà 800 hommes et femmes dans ses rangs, va accueillir 60 soldats supplémentaires. Cette augmentation des effectifs est en concordance avec la priorité donnée à l’armée de Terre : la Force opérationnelle terrestre va ainsi passer de 66 000 à 77 000 personnes au cours des deux prochaines années.

 

 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:55
Rafale, BPC : les raisons d'un voyage raté de Le Drian en Malaisie et en Inde

La signature du contrat Rafale attendra encore quelques semaines en Inde - photo Dassault Aviation

 

01/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le déplacement en Malaisie et en Inde du ministre de la Défense n'a pas été à la hauteur des espérances initiales de la France. Le crochet express vers New Delhi a même été annulé.


 

D'habitude si discret, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a-t-il pour une fois été imprudent lors de son déplacement en Malaisie, puis en Inde? Si personne ne lui en voudra en raison de ses nombreux succès diplomatico-commerciaux durant ces deux dernières années, il est probable qu'on ne l'y reprendra pas à deux fois avant de partir avec une imposante délégation parlementaire et industrielle dans le but d'assister à une incertaine signature d'un contrat Rafale en Inde...

D'ailleurs, le crochet vers New Delhi a été annulé, selon des sources concordantes, les négociations n'étant pas encore achevées pour organiser une telle cérémonie. Toute la délégation rentre donc à Paris mardi soir. "Il a espéré jusqu'au dernier moment que les négociations s'achèvent mais cela n'a pas été possible", explique-t-on à Paris. D'autant que la légendaire administration indienne, qui a été très (trop?) surprise par l'initiative du Premier ministre Narendra Modi, d'acheter 36 Rafale sur étagère en avril dernier à Paris, a tout fait pour ralentir le processus, semble-t-il.

 

Kuala Lumpur a fait le minimum syndical

En Malaisie, les résultats escomptés n'ont pas été également à la hauteur des espoirs du ministre. Mais, là aussi, "il n'y avait pas l'alignement parfait des planètes", selon un très bon observateur de la Malaisie, pour aller beaucoup loin que ce que Kuala Lumpur a pu dire sur le Rafale. "Il est trop tôt pour annoncer quoi que ce soit à ce sujet" a d'ailleurs estimé mardi Hishamuddin Hussein lors d'une conférence de presse commune avec Jean-Yves Le Drian à Kuala Lumpur.

Pourquoi une telle frilosité? Parce que les manifestations de ces derniers jours, qui ont encore rassemblé dimanche à Kuala Lumpur plusieurs milliers de personnes, fragilisent le pouvoir actuel. Cet environnement favorise "le report d'une telle décision", souligne-t-on à La Tribune. Du coup, le ministre de la Défense malaisien s'en est tenu au strict minimum. La Malaisie est en train d'étudier la proposition de fourniture de 18 Rafale de Dassault Aviation mais la décision dépendra du prix de l'avion, a notamment déclaré Hishamuddin Hussein, qui a assuré qu'il n'avait pas discuté avec Jean-Yves Le Drian des navires porte-hélicoptères de type Mistral.

 

Le Rafale favori de la compétition malaisienne

Le Rafale a les faveurs de l'armée de l'air malaisienne, qui souhaite renouveler sa flotte d'avions de combat composée de MiG-29 de fabrication russe, selon plusieurs observateurs. Trois autres appareils sont en compétition : outre le Rafale, le F/A-18 de l'américain Boeing, le Gripen du suédois Saab et l'Eurofighter Typhoon, produit par un consortium associant Airbus Group, l'italien Finmeccanica et BAE Systems.

Jean-Yves Le Drian a confirmé la remise d'une proposition française dans le cadre de l'appel d'offres portant sur l'acquisition de 18 avions de combat. Une proposition technique et technologique jugée excellente tout comme l'accompagnement politique, par les observateurs. "Tout cela fait partie d'un tout, c'est une proposition que nous étudions et j'ai été très clair avec les Malaisiens sur le fait que c'était une question de budget", a précisé le ministre français. Et donc le ministre a estimé que les autorités malaisiennes devraient déterminer notamment si une telle acquisition était "abordable".

"Nous avons remis une offre complète sur l'interrogation posée par les autorités malaisiennes sur leur aviation de chasse, et c'est cette offre-là qui va être étudiée maintenant de manière attentive par les autorités", a expliqué Jean-Yves Le Drian

 

La Malaisie, un partenaire stratégique important

Une décision malaisienne est attendue avant la fin de l'année. Mais des experts du secteur aéronautique ont prévenu que les difficultés budgétaires liées à la chute des prix du pétrole et des matières premières pourraient retarder le processus. Hishamuddin Hussein a d'ailleurs confirmé les actuelles difficultés économique de la Malaisie. Il a estimé qu'avant d'acheter de nouveaux avions de combat comme le Rafale, la Malaisie devrait prendre en compte les "contraintes économiques" à un moment où le pays est confronté à un ralentissement de son économie et à la forte dépréciation de sa devise par rapport au dollar.

Au cours d'entretiens avec la délégation malaisienne, Jean-Yves Le Drian a également indiqué que le Rafale avait été l'un des sujets de discussion parmi d'autres, dans le cadre de la "large coopération" avec ce pays, un partenaire stratégique de la France en Asie du Sud-Est. Les relations entre les deux pays portent sur "beaucoup d'autres sujets", a-t-il souligné, citant "les sous-marins, les corvettes, les avions".

Un voyage finalement raté... D'où son irritation face aux médias qui ont évoqué la possible signature du Rafale avant son départ pour la Malaisie."J'ai en ce moment une grosse difficulté personnelle. Dès que je me déplace, il y a quelqu'un qui dit "il va signer un Rafale". Il m'arrive de me déplacer pour autre chose", a-t-il maugréé au cours d'une conférence de presse à Kuala Lumpur.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre



03/08/2015 Armée de Terre

 

L'armée de Terre est engagée dans une réorganisation de grande ampleur qui s'inscrit dans le cadre du nouveau modèle de l'armée de Terre "Au contact". Ce modèle prévoit des forces terrestres capables d'intervenir sur les théâtres extérieurs et sur le territoire national en s'adaptant aux opérations et aux contraintes qui en découlent.

 

Les principales mesures de restructurations pour 2016 viennent d'être annoncées par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. La répartition des formations et unités dans les nouvelles structures fait l'objet d'études complémentaires, dont les résultats seront annoncés avant la fin de l'année 2015.

 

Retrouvez le dossier des restructurations 2016.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:55
Miramas : aucune sanction n'a encore été décidée

 

26 août par Jean-Dominique Merchet

 

Près de deux mois après le vol d'armement au dépôt de munitions de Miramas, le premier weekend de juillet, aucune sanction n'a été prise par le ministre de la défense. Le cabinet de Jean-Yves Le Drian attend toujours que l'état-major des armées lui transmette des propositions de sanctions individuelles. Et l'affaire semble compliquée... Lire la suite de l’article

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 16:35
Et si le Rafale atterrissait en Malaisie et en Inde? - photo Dassault Aviation

Et si le Rafale atterrissait en Malaisie et en Inde? - photo Dassault Aviation

 

25/08/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense s'envole dimanche en Malaisie et au retour il s'arrêtera en Inde, selon plusieurs sources concordantes. Il pourrait participer à la cérémonie de signature du contrat des 36 Rafale à New Delhi.


 

Après les signatures des contrats Rafale au premier semestre en Egypte et au Qatar, le constructeur de l'avion de combat tricolore Dassault Aviation pourrait très vite avoir deux autres bonnes nouvelles en Malaisie et en Inde. Dans le cadre d'une visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Kuala Lumpur, où il atterrira ce dimanche, l'armée de l'air malaisienne pourrait annoncer en privé au ministre sa préférence pour le Rafale dans le cadre d'un appel d'offre de 18 appareils.

En tout cas, la visite ne sera pas l'occasion d'une signature d'un contrat, sauf coup de théâtre. Car la Malaisie, qui est un pays très francophile en matière de vente d'armes, est actuellement secouée par une série de scandales. Le ministre de la Défense sera accompagné d'une délégation parlementaire de haut niveau, notamment Patricia Adam et Jean-Pierre Raffarin, respectivement président de la commission de la défense de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui vont voyager dans l'avion présidentiel de François Hollande.

 

Mistral en Malaisie?

Ce qui est sûr, c'est que les aviateurs malaisiens ne jurent que par l'avion de combat français, selon plusieurs sources interrogées. Et cela tombe bien, Kuala Lumpur dispose d'un budget ad hoc, selon nos informations, et ont un vrai besoin opérationnel dans le cadre d'un renouvellement de sa flotte de combat, notamment de ses MiG 29, qui ont beaucoup déçu les Malaisiens par le manque de fiabilité de la maintenance. Les Français ont jusqu'ici effectué une très bonne négociation avec Kuala Lumpur, notamment pour les offset.

Le ministre devrait évoquer un autre sujet brûlant, selon des sources concordantes : la possible revente d'un Bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, initialement destiné à la Russie, à la marine malaisienne, qui s'est déjà offert des corvettes Gowind et des sous-marins Scorpène fabriqués par DCNS. La Malaisie évoque déjà depuis une dizaine d'année l'achat d'un tel bâtiment pour sa marine. Enfin, DCNS pousse aussi la vente de deux sous-marins Scorpène supplémentaires à la Malaisie, qui en possède déjà deux. Les marins malaisien en sont d'ailleurs très satisfaits. Ce qui ne serait pas superflu compte tenu des tensions en Mer de Chine. D'une façon générale, la France souhaite une coopération bilatérale très poussée entre les deux pays dans le domaine naval.

 

Signature du Rafale en Inde?

A son retour de Malaisie, le ministre fera un crochet en Inde, où il pourrait assister à la signature du contrat des 36 Rafale, selon des sources concordantes, même si certains observateurs restent encore très prudents compte tenu de la légendaire inertie indienne. La délégation française sera de retour mardi soir prochain en France. En avril, la France et l'Inde ont conclu un accord visant à acheter au plus vite 36 Rafale. Cette annonce a été faite à l'Élysée par le Premier ministre indien, Narendra Modi, en présence du président de la République François Hollande. L'appel d'offre concernant la vente de 126 Rafale prévue dans le cadre du contrat MMRCA a été par ailleurs abandonné.

"J'ai demandé au président (François Hollande) la fourniture de 36 Rafale prêts à voler à l'Inde", avait annoncé en avril à l'Elysée Narendra Modi lors d'une conférence de presse commune avec le chef de l'Etat français. Le Premier ministre, qui s'exprimait en hindi, avait précisé que les termes et conditions du contrat n'étaient pas finalisés. "Nos fonctionnaires vont discuter de ces aspects plus en détail et poursuivre les négociations", a-t-il précisé, selon la traduction de son intervention.

L'Inde est également intéressée par le Mistral. Et ce d'autant que l'Inde et la Russie sont très proches. L'achat de deux BPC russifié pourrait être une très bonne porte de sortie pour Paris et Moscou... à condition que les Russes ne mettent pas des bâtons dans les roues des Français

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 16:55
Le BPC Vladivostok à Saint-Nazaire - photo RP Defense

Le BPC Vladivostok à Saint-Nazaire - photo RP Defense

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà indiqué que le montant exact de la somme versée par la France à la Russie serait "communiqué au Parlement", soulignant qu'il serait inférieur au prix d'achat initial de 1,2 milliard d'euros.

 

14/08/2015 Par latribune.fr

 

Contredisant clairement les propos du "Canard Enchaîné", le ministre des Finances a démenti que la non-livraison à la Russie des deux navires Mistral coûterait 2 milliards d'euros. Il promet de dévoiler le chiffre exact dans quelques semaines.

"C'est inexact, ça arrive d'ailleurs au Canard de dire des choses inexactes."

Michel Sapin, interrogé ce vendredi sur France Inter à propos de l'article du "Canard Enchaîné" estimant que le coût total de la rupture du contrat de vente des portes-hélicoptères Mistral à la Russie pourrait atteindre les 2 milliards d'euros, a réagi ainsi:

 "Tous les chiffres seront donnés, ils seront totalement transparents, c'est normal, nous devons cette transparence", a assuré Michel Sapin, confirmant que le Parlement français serait saisi sur ce dossier à la rentrée.

Et le ministre des Finances de préciser: "Vous aurez tous les chiffres qui seront donnés aux parlementaires lorsque le traité [c'est-à-dire l'accord entre Paris et Moscou pour résoudre la question des Mistral, Ndlr] sera adopté", a-t-il promis. Il a précisé que ce texte "sera adopté en conseil des ministres d'ici à la fin août". [...] Ce sont des chiffres qui sont inférieurs à un milliard".

 

Maintenance, commission... des coûts annexes faramineux, selon le Canard

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà indiqué que le montant exact de la somme versée par la France à la Russie serait "communiqué au Parlement", soulignant qu'il serait inférieur au prix d'achat initial de 1,2 milliard d'euros.

Mais le Canard Enchaîné, estime qu'il faut ajouter, au remboursement de la note à Moscou, plusieurs coûts annexes. Et notamment:

  • Les coûts dus au taux change défavorable à la France. La Russie avait, à l'époque, versé 40 milliards de roubles. La France doit désormais lui rembourser près de 65 milliards de roubles.
  • 450 millions d'euros de contrats auxquels Thales et Safran doivent renoncer: la construction de deux nouveaux navires était en effet une option du contrat initial.
  • 400 millions perdus dans la maintenance des navires.
  • 200 millions d'euros consacrés à la remise aux normes des navires.
  • 350 millions de commission réclamés par la Direction des constructions navales (DCNS).

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 16:45
FFDj : Patrouille nomade autonome (Juillet 2015)

 

13/08/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 25 au 31 juillet 2015, le 3e escadron du 5e Régiment interarmes d’outre-mer (RIAOM) a effectué une patrouille nomade autonome jusqu’au Monument Bernard, aux confins Ouest du territoire djiboutien. Ce monument avait été restauré l’année précédente par le 5e RIAOM en hommage à l’administrateur Bernard et à ses 17 tirailleurs tombés lors d’un rezzou le 17 janvier 1935.

 

Articulée en un détachement interarmes, cette patrouille a évolué dans un environnement interarmées. En effet, composée de 50 soldats et de 15 véhicules, elle était armée par deux pelotons de cavalerie renforcés d’une équipe médicale, d’un élément du génie et d’un contrôleur aérien avancé qui a coordonné un ravitaillement en vivres par avion dans le désert du Grand Bara.

Cette patrouille nomade autonome répondait à trois objectifs : reconnaître deux chantiers où le régiment mènera des actions civilo-militaires, participer à la mise en condition opérationnelle de l’escadron blindé du 5, et rencontrer des autorités civiles et militaires. L’escadron s’est notamment emparé tactiquement du col de Rakoubyel, ce qui a été l’occasion d’une démonstration au ministre de la Défense, monsieur Le Drian, alors en visite à Djibouti.

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 16:55
Restructurations Défense 2016


31/07/2015 Ministère de la Défense

 

La Décision ministérielle (DM) publiée ce jour annonce l’accroissement des effectifs globaux du ministère, à hauteur de 2 300 postes et ne comporte aucune annonce lourde de dissolution de régiments ou de bases aériennes.

Les évolutions du contexte géostratégique survenues depuis la promulgation de l’actuelle Loi de programmation militaire (LPM) et les évènements intervenus sur le territoire national en janvier dernier, ont en effet conduit le Président de la République à décider de renforcer la posture de protection nationale mais également les capacités de renseignements et de Cyber Défense.

Les travaux relatifs à l’actualisation de la LPM 2015-2019 - promulguée le 28 juillet - se traduisent par un allégement très significatif de la déflation des effectifs du ministère prévue initialement et par une redéfinition du rythme de leur réalisation, afin notamment de renforcer la Force opérationnelle terrestre (FOT).

Cependant le ministère poursuit avec détermination les réformes engagées afin de rationaliser son organisation et son mode de fonctionnement et de s’adapter à son nouvel environnement, permettant ce renforcement opérationnel.

 

Tout particulièrement concernée par ces créations de postes, l’armée de Terre met en œuvre son nouveau modèle « Au contact » qui repose sur les forces terrestres aptes à intervenir sur les théâtres extérieurs comme sur le territoire national.

-         La Force opérationnelle terrestre (FOT) verra ses effectifs portés à 77 000 hommes dès fin 2016.

-         La 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) actuellement stationnée aux Émirats arabes unis (EAU) sera progressivement transférée au camp du Larzac (Aveyron).

-         Le 5e régiment de dragons – Centre d’entrainement au combat de l’armée de Terre (CENTAC) sera densifié au titre de l’expérimentation SCORPION.

-         Néanmoins, le modèle « Au Contact » se traduit également par des réorganisations qui impliquent des baisses d’effectifs,  comme au 1er régiment d’artillerie de Bourogne (Territoire-de-Belfort).

 

Pour la Marine, les mesures de réorganisation 2016 s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan stratégique « Horizon Marine 2025 », dont l’objectif est d’accompagner son évolution capacitaire et de conforter son aptitude à assurer l’ensemble de ses missions.

 

L’armée de l’Air poursuit quant à elle son plan stratégique « Unis pour faire face », afin de se moderniser et développer son opérationnalité.

 

Dossier complet sur les restructurations du ministère de la Défense prévues en 2016. Téléchargement ici.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:56
photo MinDefFR

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29/07/2015 Ministère de la Défense

 

Communiqué conjoint du ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron.

 

Nexter Systems et KMW ont conclu ce jour en présence des ministres leur rapprochement en vue de former le leader européen de l’armement terrestre.

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, se félicitent de la signature ce jour des documents contractuels scellant le rapprochement de l’entreprise française Nexter Systems et de l’entreprise allemande Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Cette étape marque l’aboutissement des négociations conduites par l’Agence des participations de l’État (APE) et la Direction générale de l’armement (DGA) depuis la signature de l’accord-cadre entre les deux groupes en juillet 2014.

La signature de ces documents contractuels a lieu ce jour en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Markus Grübel, secrétaire d’État parlementaire auprès de la ministre fédérale de la Défense allemande, et des représentants des deux entreprises.

Cette alliance, sous l’égide d’une société commune, donne naissance à un leader franco-allemand des technologies de l’armement terrestre et des munitions. La création du nouveau groupe sera effective d’ici la fin 2015, après la promulgation de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, qui autorise ce rapprochement, et à l’issue des processus d’autorisations réglementaires usuels. Ce nouveau groupe représentera un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros, un carnet de commandes de 9 milliards d’euros et un effectif de plus de 6 000 salariés. Il sera contrôlé à stricte parité par les actionnaires français et allemand et reposera sur une gouvernance équilibrée dans une logique industrielle de long terme. L’État conservera ses prérogatives régaliennes par la mise en place d’une action spécifique au capital de Nexter Systems, lui permettant de préserver les intérêts stratégiques nationaux dans le domaine des systèmes d’armes et des munitions de moyen et gros calibres.

Ce rapprochement permettra au nouveau groupe de bénéficier d’une présence commerciale et d’un portefeuille de produits élargis, de renforcer sa capacité d’innovation pour faire face à l’évolution des marchés et de pérenniser les compétences et les emplois des deux entreprises au service de leurs clients, au premier rang desquels les armées française et allemande. Ce rapprochement franco-allemand répond à l’objectif de consolidation européenne défini à la fois dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (2013) et dans le document stratégique relatif à l'industrie de défense récemment adopté par le gouvernement fédéral allemand.

Après le succès d’Airbus dans l’aérospatial et celui de MBDA dans le domaine des missiles, cette opération dans le domaine de l’armement terrestre vient renforcer au plan industriel l’Europe de la défense. Le rapprochement de Nexter Systems et KMW catalysera une nouvelle dynamique de coopération franco-allemande en matière de véhicules de combat, au premier rang desquels figure la préparation de la prochaine génération de chars de combats, dont les études préliminaires viennent d’être conjointement lancées.

 

Le ministre des Finances a déclaré « Le rapprochement des deux entreprises doit permettre créer une entité plus forte, au bénéfice des salariés du groupe, de ses clients et de ses actionnaires. Ensemble, la France et l’Allemagne construisent ainsi un champion européen, qui répond à une logique économique et est porté par une volonté politique. »

 

Le ministre de la Défense a déclaré « Ce rapprochement entre Nexter et KMW va créer le

champion européen de l’armement terrestre, et illustre que l’Europe de la défense est bien en marche. Fruit d’une volonté politique commune, et d’une belle complémentarité entre les deux industriels, il marque à nouveau l’excellence de la relation franco-allemande dans le domaine de la défense. »

 

Le ministre de l’Économie a déclaré « La signature du rapprochement entre Nexter et Systems, est une nouvelle conséquence concrète de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques qui sera très prochainement promulguée. L’État accompagne ainsi activement le projet industriel d’une entreprise dont il est actionnaire, dans une perspective de long terme et de renforcement de l’industrie française de la défense, tout en faisant un nouveau pas sur le chemin de la convergence franco-allemande. »

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 12:45
photo Armée de Terre

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28/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Jeudi 23 juillet 2015, les militaires de l’opération Sangaris ont reçu la visite du ministre de la Défense alors qu’ils sont depuis peu réarticulés en un dispositif de force de réaction rapide.

 

Après avoir reçu les honneurs militaires à Bangui, la capitale, Jean-Yves Le Drian s’est déplacé à Sibut, pour y rencontrer des éléments du groupement tactique interarmes (GTIA) Centurion engagé en appui de la MINUSCA dans cette région. Il s’est ensuite entretenu avec la chef d’État de transition (CET), Catherine Samba Panza, à la Présidence.

 

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