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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 19:55
Jean-Yves Le Drian, l'alchimiste du gouvernement Valls

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a obtenu 9 milliards de crédits bdugétaires supplémentaires sur la période 2015-1019 - photo MinDefFr

 

21/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a obtenu de François Hollande 9 milliards d'euros de crédits bdugétaires supplémentaires sur la période 2015-2019 : 5,2 milliards de recettes exceptionnelles transformés en crédits budgétaires et 3,8 milliards de rallonge.

 

Jean-Yves Le Drian est un alchimiste. Un ministre de la Défense qui transforme le plomb en or, et plus précisément qui transforme d'aléatoires recettes extra-budgétaires en "solides" crédits budgétaires. Car la nouvelle trajectoire financière de la loi de programmation militaire (LPM) parle d'elle-même. Grâce aux arbitrages qu'il a obtenu du Chef de l'Etat François Hollande et qui ont été validés mercredi en conseil des ministres, le budget de la défense apparait beaucoup plus solide que précédemment, la plupart des recettes extra-budgétaires (REX) ayant été supprimées : 930 millions d'euros au lieu de 6,15 milliards à trouver sur la période 2015-2019. Soit 5,25 milliards d'euros de REX transformés en bons vieux crédits budgétaires ni plus, ni moins. En 2015, l'Hôtel de Brienne ne devra trouver que 230 millions d'euros de REX, contre 2,37 milliards précédemment.

 

Le pari gagné sur les exportations

Les ressources totales consacrées par l'Etat au budget de la défense s'élèvent sur la période 2015-2019 à 162,41 milliards, dont 930 millions de REX. Soit 3,8 milliards d'euros de plus par rapport à la trajectoire initiale de la LPM 2014-2019. Car Jean-Yves Le Drian a également obtenu une rallonge budgétaire de 3,8 milliards à l'occasion de la réactualisation de la LPM, un rendez-vous initialement prévu en fin d'année mais qui a été avancé en raison du haut niveau des menaces terroristes. Du jamais vu, se réjouit-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Bref, tout va pour le mieux à l'Hôtel de Brienne, qui joue toutefois profil bas pour ne pas trop réveiller rancœurs et/ou convoitises.

Le ministère a en outre d'ores et déjà gagné son pari d'exporter le Rafale, un pari qui pesait pour 4 milliards sur la LPM, et le programme de frégates FREMM. La France a concrétisé des commandes à l'exportation de l'avion de combat de Dassault Aviation en Égypte et au Qatar, et prochainement en Inde. De même, la livraison d'une FREMM à l'Égypte en 2015 permet d'optimiser la charge des chantiers concernés et de soulager le budget. "Après 4,7 milliards d'euros de prises de commande à l'export en 2012, puis 6,9 milliards en 2013 et enfin 8,2 milliards en 2014, nous pourrions dépasser les 15 milliards en 2015", explique le ministère de la Défense. Ce qui devrait être un record très difficile, voire impossible, à battre à l'avenir.

 

3,8 milliards d'euros supplémentaires à dépenser

Que va faire le ministère de la Défense de la rallonge budgétaire de 3,8 milliards d'euros? Tout est déjà fléché ou presque, dans le jargon des financiers. L'hôtel de Brienne va consacrer 2,8 milliards d'euros à la moindre déflation des effectifs de 18.750 postes sur les 33.675 prévus initialement. Cette somme sera consacrée aux effectifs et aux coûts de fonctionnement liés à ces emplois. En outre, le nouveau contrat "Protection" implique le déploiement pendant au moins un an de 7.000 hommes issus des forces terrestres sur le territoire national, et pouvant monter jusqu'à 10.000 hommes pendant un mois.

En outre, 500 millions d'euros supplémentaires seront dévolus sur la période 2016-2019 à l'entretien des matériels, éprouvés par les nombreuses opérations extérieures (OPEX). Actuellement, 9.000 hommes et 25 avions de combat sont engagés dans les OPEX, contre 7.000 et 12 appareils prévus initialement. Enfin, 500 millions d'euros, auxquels il faut rajouter 1 milliard d'euros de redéploiements budgétaires en raison d'une évolution favorable des indices économiques (inflation par exemple), sont prévus pour l'achat de nouveaux matériels en vue de "répondre à certaines urgences opérationnelles", indique-t-on au sein du ministère de la Défense.

 

Des hélicoptères, des C130, de nouvelles frégates...

Avec cette enveloppe de 1,5 milliard d'euros, les armées ont déjà prévu d'acheté sept hélicoptères d'attaque Tigre supplémentaires et une augmentation des cadences de livraison des NH90 pour les forces terrestres (avec l'achat de 6 NH90 supplémentaires) afin d'accélérer l'adaptation de la flotte des hélicoptères aux exigences des opérations aéroterrestres sur la bande sahélo-saharienne notamment. En outre, le ministère va avancer la livraison des trois derniers avions ravitailleurs MRTT pour des livraisons échelonnées entre 2018 et 2025, dans le but de maîtriser le risque d'un arrêt brutal d'une flotte actuelle de KC135 dont la moyenne d'âge est déjà très élevée (51 ans).

Le ministère étudie actuellement la mise à disposition (acquisition ou location) d'une capacité de quatre appareils supplémentaires de transport fabriqués par Lockheed Martin, les C130, dont deux équipés pour pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères. Ils doivent répondre aux besoins accrus de mobilité sur les théâtres du fait de la multiplication des opérations et des fortes élongations de la bande sahélo-saharienne notamment et surtout aux aléas des livraisons de l'A400M. Il est également prévu un armement pour deux C130 (missile air-sol Griffin de Raytheon). En outre, l'armée de l'air programme l'achat de 25 nouveaux pods de désignation laser TALIOS pour les Rafale et Mirage 2000 au titre du renforcement de sa capacité d'intervention.

Par ailleurs, cette enveloppe va permettre d'avancer le programme de Frégates de taille intermédiaire (FTI), complémentaires des FREMM, pour un objectif de première livraison en 2023 à la marine nationale. Dans la phase de transition qui accompagnera la livraison
de ces nouvelles frégates, les frégates furtives FLF seront rénovées au fil de leurs arrêts techniques programmés. Cette rénovation comprendra notamment l'ajout d'un sonar.

La marine a également obtenu la livraison d'un quatrième bâtiment de type B2M (Bâtiment multimission) destiné à renforcer la capacité de la France à faire respecter sa souveraineté dans le sud-est de l'océan Indien et qui sera basé à La Réunion. Il est enfin prévu l'acquisition patrimoniale de quatre bâtiments de servitude BSAH au total (Bâtiment de Soutien et d'Assistance Hauturier), en soutien de l'action de nos moyens navals dans la surveillance de nos approches maritimes métropolitaines.

 

Des crédits pour le renseignement et la cyberdéfense

Le renseignement n'est pas oublié. Les moyens seront renforcés pour faire face à la menace actuelle. Plus de 650 personnes supplémentaires rejoindront les services de renseignement tandis que près de 520 personnes renforceront les effectifs dans les activités de cydersécurité. Ce recrutement sur la période 2014-2019 est une "amplification de notre effort dans la cyberdéfense, pour suivre l'évolution des pratiques de nos adversaires dans l'espace numérique, ainsi que le renforcement des organisations et des capacités d'analyse et de surveillance du ministère", explique-t-on dans l'entourage du ministre.

La France renforce ses capacités d'observation spatiale avec l'acquisition d'un troisième satellite, en coopération avec l'Allemagne, dans le cadre du programme MUSIS. Elle va acquérir une charge utile ROEM (Renseignement d'Origine Electromagnétique) pour renforcer les capacités des drones Reaper. Ce qui permettra de renforcer l'appui des soldats sur les théâtres d'opérations.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
Epsilon - photo Armée de l'Air

Epsilon - photo Armée de l'Air

 

15.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Et on reparle d'externalisation! Cette fois, c'est dans le cadre d'une réponse ministérielle à une question écrite de François Cornut-Gentille. L'élu UMP demandait à Jean-Yves Le Drian de préciser les projets d'externalisation en cours d'évaluation au sein du ministère de la défense.

Voici la réponse publiée le 5 mai au JO:
 

 

"Conformément aux orientations fixées par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale paru en 2013 et par la loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019, le ministère de la défense est engagé dans un processus de modernisation tendant à maintenir l'effort de défense tout en recherchant une meilleure efficacité à moindre coût et une meilleure répartition de ses moyens.
Dans cette perspective, le recours à l'externalisation consiste à confier à un ou des opérateurs externes, en partie ou en totalité, une fonction, une activité ou un service assuré jusqu'alors en interne, en responsabilisant ce ou ces opérateurs sur des objectifs de qualité de service et de coût.
Dans ce cadre, une mission de l'ingénierie financière, des contrats de partenariat et des contrats complexes, relevant de la direction des affaires financières du ministère, est chargée de mener les études de faisabilité économique et juridique et de réaliser les évaluations économiques préalables aux projets d'externalisation.
Les résultats de ces travaux conditionnent le lancement effectif de chaque projet. La mission apporte en outre une expertise juridique et financière aux équipes de projet lors des phases de passation de contrats. Une activité, pour être externalisée, doit répondre à quatre exigences cumulées fondamentales :
- ne pas affecter la capacité des armées à réaliser leurs missions opérationnelles ;
- permettre dans la durée des gains économiques et budgétaires significatifs pour l'État et le ministère, évalués à l'aide d'une méthode rigoureuse, prenant en compte les coûts complets des scenarii étudiés (régie, régie rationalisée optimisée ou externalisation) ;
- préserver les intérêts des personnels, notamment au travers des conditions de reclassement ;
- ne pas conduire à la création de positions dominantes chez les fournisseurs et préserver les possibilités d'accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique.
Ces évaluations approfondies permettent d'effectuer une étude comparative entre trois opportunités de gestion : la gestion en place (en régie) ; la régie rationalisée optimisée qui se traduit par l'application de mesures de mutualisation et de rationalisation réduisant d'autant les coûts de fonctionnement en régie ; et l'externalisation. Ce dispositif vise à la plus grande rigueur en consolidant les décisions de lancement sur une base fiable. A ce titre, sont présentés non seulement les coûts annuels récurrents associés à chacun des trois modes de gestion, mais également les coûts complets intégrant les dépenses associées au pilotage des ressources humaines qui accompagne une rationalisation en régie ou une externalisation, ou encore les dispositifs fiscaux (effet de la TVA, des redevances sur les autorisations d'occupation temporaire...).
Dans ce contexte, les opérations d'externalisation suivantes sont actuellement à l'étude ou dans une phase de renouvellement :
- la mise en oeuvre de l'entraînement différencié et de la formation modernisée des équipages de chasse de l'armée de l'air. Ce projet constituera une évolution importante du contrat déjà conclu avec Cassidian pour le soutien de la flotte d'Epsilon de la base aérienne de Cognac ;
- l'optimisation de l'organisation de l'activité du maintien en condition opérationnelle, au titre de laquelle il est envisagé de susciter la création d'une filière industrielle spécialisée dans la gestion de la fin de vie et le démantèlement des matériels aéronautiques retirés du service. Ce projet, dénommé « Cap 2016 », est conduit par la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense ;
- le marché relatif à l'externalisation d'un éventail de services de soutien sur la base de défense de Creil (transport des personnes, restauration, blanchisserie, entretien, maintenance bureautique, etc.) attribué en 2011 au groupement Veolia/DCNS arrivera à terme en août 2015, avec la fin de la première tranche conditionnelle. Dans ce contexte, le soutien multiservice est en cours de redéfinition et fera l'objet d'un nouveau marché à compter du mois d'août prochain ; - le marché d'infrastructure et de service portant sur les fonctions Restauration - Hôtellerie - Loisirs au sein de deux bases de défense expérimentales, envisagé sous la forme d'un partenariat publicprivé. L'analyse préliminaire, menée par la mission de l'ingénierie financière, des contrats de partenariat et des contrats complexes dans le cadre de cette étude est en cours de finalisation."

 

La question datait du 19 février 2013; il a donc fallu 27 mois avant que les éléments de réponse soient communiqués. Puisque la patience et la persévérance sont des qualités dont la nature a doté François Cornut-Gentille, je lui suggère de reposer une question écrite (sans trop attendre quand même) et de demander un état des lieux de toutes les externalisations du Mindef, passées, en cours et à venir. L'inventaire, s'il est complet, sera beaucoup plus significatif que le contenu de la réponse écrite ci-dessus. On y trouvera des externalisations dans le domaine du soutien, de la formation, du transport, de la logistique en opex, et même du renseignement.

On se rendra compte que, souvent, l'externalisation n'"affecte pas la capacité des armées à réaliser leurs missions opérationnelles" mais qu'elle permet tout simplement à ces mêmes armées de parvenir à réaliser ces mêmes missions opérationnelles.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:55
Les armées auront de nouveaux équipements d'ici à 2019

7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90 vont étre commmandés par le ministère de la Défense. photo A. Pecchi - Airbus HC

 

20/05/2015 Par Véronique Guillermard – leFigaro.fr

 

La loi de programmation militaire actualisée prévoit 1,5 milliard d'euros pour accélérer l'acquisition de matériels.

 

La loi de programmation militaire (LPM) actualisée 2014-2019 a été adoptée, mercredi 20 mai, en Conseil des ministres. Le texte, qui prévoit 3,8 milliards d'euros de crédits budgétaires supplémentaires en faveur de la défense entre 2015 et 2019, sera discuté au Parlement au cours de la première semaine de juin.

Le texte prévoit un effort conséquent au bénéfice des équipements. Une bonne nouvelle pour les armées et les industriels de l'armement. Le ministère de la Défense espère disposer d'une enveloppe de 2 milliards d'euros. Sur ce total, 500 millions seront consacrés au maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels utilisés intensivement par les 9 000 militaires engagés sur les théâtres d'opération extérieurs, afin que leur taux de disponibilité reste optimum. «Un demi-milliard de crédits budgétaires frais sera en outre programmé en urgence pour financer un surcroît d'équipements prioritaires», précise-t-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian. L'Hôtel de Brienne espère enfin dégager 1 milliard, toujours au bénéfice de matériels neufs, grâce aux marges de manœuvres financières créées par l'évolution de certains indices (baisse du pétrole et de l'euro, notamment).

L'exercice ne sera pas facile. «Nous sommes encore hyper-serrés au vu de l'engagement de nos forces sur le terrain. Consacrer 1,5 milliard d'euros en plus pour les équiper en matériels neufs représente un effort considérable. Mais il faut espérer que le milliard issu du ministère sera bien au rendez-vous», admet un conseiller de Jean-Yves Le Drian. La LPM, bien qu'actualisée, reste dans un cadre très contraint.

 

Airbus Group sous pression

Afin de répondre à l'urgence, le ministère de la Défense prévoit de commander «tout de suite» 7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90. De même, la livraison des 3 derniers ravitailleurs (MRTT) sur les 12 prévus sera anticipée, compte tenu du risque de rupture de la flotte de Transall, à bout de souffle. Leur moyenne d'âge atteint désormais 51 ans. «Et, compte tenu des aléas qui pèsent sur la livraison de l'Airbus A 400M», la France étudie l'acquisition de quatre C 130 auprès de l'américain Lockheed Martin.

«La décision n'est pas encore prise. Nous la prendrons au plus tard à la fin 2015», précise le ministère de la Défense. Celui-ci met Airbus Group sous pression après l'accident d'un A 400M début mai et la découverte d'un problème potentiel sur le moteur (nos éditions du 20 mai). Pragmatique, Jean-Yves Le Drian n'hésitera pas à répondre à l'urgence capacitaire, comme il l'a déjà fait en achetant des drones de reconnaissance américains Reaper. Ils seront d'ailleurs dotés d'une capacité d'écoute électromagnétique. De même, deux C 130 déjà en service seront dotés de capacités offensives avec des missiles Griffin fabriqués par Raytheon.

L'Hôtel de Brienne a aussi tenu compte des contrats signés à l'exportation afin que les armées ne soient pas «perdantes». Six avions de combat Rafale et la frégate Normandie seront en effet prélevés sur le quota français pour livrer l'Égypte. «Mais, à fin 2019, insiste-t-on au cabinet du ministre, l'armée de l'air aura bien les 26 Rafale prévus dans la LPM et la Marine ses 6 frégates de lutte antisoumarine. Et nous avançons la construction d'une neuvième frégate multimission.»

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:56
"Dans le texte" et sans surprise, l'actualisation de la LPM en conseil des ministres

 

20.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Jean-Yves Le Drian a présenté ce matin [20 mai], le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire pour les années 2015 à 2019.

Voici le texte diffusé à l'issue du conseil des ministres, annonçant ce qui sera présenté aux Parlementaires. Un texte sans surprise et sans détails; il faudra donc attendre les débats pour découvrir les subtilités de cette actualisation.

Toutefois, pour en savoir plus (sur les commandes dont 4 C-130 etc et sur les effectifs), et pour accéder au dossier thématique (et au texte du projet de loi), cliquer ici.

"La loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale met en oeuvre les orientations de la politique de défense définies par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié le 29 avril 2013. Elle programme les ressources et les capacités allouées à la défense nationale pour six ans. Ainsi que le prévoyait l’article 6 de la loi, le présent projet de loi procède à l’actualisation de la programmation militaire selon les décisions arrêtées par le Président de la République lors du conseil de défense du 29 avril 2015.
Cette actualisation s’inscrit dans les principes de la stratégie de défense et de sécurité nationale énoncés dans le Livre blanc et préserve les grands équilibres de la programmation militaire, tout en intégrant les évolutions survenues depuis 2013. Elle consolide l’effort de défense de la France compte tenu de l’acuité des lourdes menaces qui pèsent contre la sécurité de la France et de ses intérêts, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire.
Depuis 2013, les responsabilités de la France vis-àvis des États et des populations soumis à la violence des attaques terroristes ainsi que les besoins de la sécurité du pays ont conduit à un niveau élevé d’engagement extérieur des armées, au-delà des seuils fixés dans le Livre Blanc de 2013. Simultanément, au regard des impératifs de protection des Français depuis les attentats de janvier 2015, le Président de la République a décidé de pérenniser le déploiement de 7 000 militaires sur le territoire national dans le cadre de l’opération « Sentinelle » et le renforcement des dispositifs de protection du ministère de la défense. Pour garantir la capacité des armées à conduire dans la durée l’ensemble de leurs engagements opérationnels et à assurer en toute occasion la sécurité des Français, sur le territoire national comme en intervention extérieure, un ajustement des effectifs, un effort au profit des équipements les plus employés dans les opérations et un renforcement des capacités de renseignement et de cyberdéfense ont été décidés. 3,8 milliards d’euros de crédits supplémentaires seront dégagés sur quatre années au profit la programmation militaire, portant le montant de ses ressources, hors pensions, à 162,4 milliards d’euros courants sur la période 2015-2019. En outre, ces ressources seront sécurisées en substituant des crédits budgétaires aux ressources exceptionnelles prévues dans la loi de 2013. Dès 2015, les ressources de la mission défense sont intégralement composées de crédits budgétaires et des produits de cessions immobilières ou d’équipements militaires.La posture de protection terrestre est renforcée et les forces devront être capables de déployer dans la durée 7 000 hommes sur le territoire national, avec une capacité à monter en quelques jours jusqu’à 10 000 hommes pour un mois, ainsi que les moyens adaptés des forces navales et aériennes. Ce déploiement doit contribuer, au profit de l’autorité civile et en renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, à la protection des points d’importance vitale et des flux essentiels pour la vie du pays, au contrôle de l’accès au territoire et à la sauvegarde des populations.
À cet effet, les effectifs de la force opérationnelle terrestre seront portés de 66 000 à 77 000 hommes. La contribution de la réserve opérationnelle militaire sera également accrue et l’activation du contrat opérationnel de protection pourra entraîner le recours à de nouvelles conditions d’appel de la réserve, plus souples et plus réactives. Le projet de loi modifie pour cela l’évolution prévisionnelle des effectifs de la mission « Défense » qui atteindront 261 161 équivalents temps pleins (ETPE) en 2019 : la diminution des effectifs, initialement prévue à hauteur de 33 675 ETP sur la période 2014-2019, est atténuée de 18 750 ETP et s’établira à 14 925 déflations, dont 6 618 sur 2015-2019 – hors effectifs de stagiaires prévus dans le cadre de l’expérimentation du Service militaire volontaire. Les réformes et rationalisations engagées par le ministère de la défense seront poursuivies afin de permettre la réorientation de 15 000 postes des fonctions de soutien vers la protection du territoire national, tout en consolidant des parcours professionnels attractifs et en maîtrisant sa masse salariale.
Ce projet de loi prévoit en outre un effort accentué au profit de l’équipement des forces dans certaines capacités critiques telles que l’entretien des matériels, les hélicoptères, l’aviation de transport tactique ou encore le renseignement. Une enveloppe de 88 milliards d’euros courants sur la période 2015- 2019 sera ainsi consacrée à l’équipement et bénéficiera à l’industrie de défense, secteur crucial de l’économie et indispensable à l’autonomie stratégique de la France. En moyenne, la dotation annuelle s’élèvera à près de 17,6 milliards d’euros courants.
En outre, les prévisions d’exportation de la loi de programmation militaire sont en passe d’être tenues, en particulier dans les domaines aéronautique et naval, comme l’illustrent la concrétisation récente de l’exportation de l’avion de combat Rafale au profit de l’Égypte et du Qatar, l’annonce concomitante d’une prochaine commande indienne et la livraison d’une frégate européenne multi missions à l’Égypte en 2015.Enfin, le présent projet de loi comporte un volet normatif, dont certaines dispositions portant sur la gestion des ressources humaines qui doivent permettre l’exécution de la programmation militaire, d’autres tirant les conséquences d’évolutions juridiques intervenues depuis 2013. À la suite des deux arrêts du 2 octobre 2014 de la Cour européenne des droits de l’homme, le projet loi intègre ainsi le droit pour les militaires de créer et d’adhérer librement à des Associations professionnelles nationales de militaires."

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:50
Crédits Armée de l'Air

Crédits Armée de l'Air

 

13.05.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Lundi prochain, Jean-Yves Le Drian retrouvera à Bruxelles deux de ses homologues: l'Italienne Roberta Pinotti et l'Allemande Ursula von der Leyen.

 

A la clé, la signature d'un MOU (memorandum of understanding, un mémorandum d'entente) sur le développement d'un futur drone Male (Moyenne Altitude Longue Endurance), une plate-forme armable. Les Européens (enfin, le trio signataire) auraient donc réussi à faire converger leurs exigences techniques et à s'entendre sur des spécifications communes.

 

Cette signature n'aura donc pas lieu au Bourget comme on s'y attendait. En effet, en mars, le ministre français avait déclaré vouloir signer, lors du salon, "un accord de principe sur le lancement des études" relatives au futur drone européen.

 

La ministre allemande a en effet demandé que le MOU soit signé au plus vite, pour pouvoir présenter le projet devant son Parlement.

 

Ces études initiales coûteront une soixantaine de millions d'euros, chacun des trois pays mettant 20 millions d'euros.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:55
Libération de Lorient : geste mémoriel des ministres de la Défense

 

11/05/2015 DICOD

 

En images, l'hommage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des ministres européens de la Défense à l'occasion de la cérémonie internationale du 70e anniversaire de la libération de la Poche de Lorient (10 mai 1945) et de la commémoration de la bataille de l'Atlantique (1940-1945).

 

A voir aussi : [documentaire] Il y a 70 ans, la libération de Lorient

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10/05/2015 LesEchos.fr

 

L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont suspendu les vols de leurs A400M depuis l’accident. La France a maintenu les vols « prioritaires en opérations ».

 

Après l’accident de l’A400M survenu samedi en Espagne, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Turquie ont décidé d'immobiliser temporairement leurs Airbus A400M. L'armée allemande a « décidé samedi de suspendre jusqu'à nouvel ordre les vols d'entraînement » de son unique A400M, a déclaré un officier de presse des forces armées à l'AFP. Cet officier a précisé que« depuis sa livraison en décembre, l'avion a volé de façon régulière ». « Nous attendons maintenant les résultats de l'enquête d'Airbus sur les raisons de l'accident de l'A400M à proximité de Séville », a-t-il ajouté, indiquant être « en contact constant avec Airbus ».Même précaution du ministère de la Défense en Grande-Bretagne, où « par mesure de précaution, les avions A400M britanniques sont temporairement immobilisés »depuis samedi, a également déclaré une porte-parole. La Turquie, destinataire de l'appareil qui s'est écrasé samedi, a elle aussi suspendu les vols d'entraînement sur ses deux Airbus A400M « pour des raisons de sécurité », a rapporté dimanche l'agence de presse Anatolie. Un responsable de l'industrie de défense turque a confirmé à l'AFP que cet avion devait être livré en juillet. Au total, Ankara a signé un accord pour l'achat de 10 A400M d'ici à 2018. Deux ont été livrés l'an dernier et deux autres doivent l'être en 2015, a-t-il précisé.

Seule la France a annoncé qu'elle continuerait à faire voler sa flotte de six A400M. Mais, a précisé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, seuls les vols « prioritaires en opérations » des avions de transport militaires A400M de l’armée française seraient autorisés, dans l’attente des résultats de l’enquête sur le crash d’un A400M en Espagne. Le ministre de la Défense a rencontré à Lorient (Morbihan) ses homologues allemand, polonais et espagnol. « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a insisté M. Le Drian, à propos de cet avion construit par Airbus Defence and Space, filiale du constructeur aéronautique européen Airbus Group.

Un porte-parole de l’armée de l’air avait auparavant déclaré que la France continuerait à utiliser sa flotte d’avions Airbus A400M, jugeant ne « pas avoir d’éléments à ce stade » pour les immobiliser.

 

Soutien à Airbus

M. Le Drian s’est associé à son homologue espagnol Pedro Morenés pour exprimer un « soutien à l’entreprise »européenne Airbus et demander « que tout soit clarifié le mieux possible, qu’on examine les causes, qu’on en décline les conséquences, que cela se fasse de la manière la plus transparente ».

 « La France dispose aujourd’hui de six A400M qui ont cumulé plus de 1.700 heures de vol de manière extrêmement performante. C’est un appareil de très grande qualité », a souligné Jean-Yves Le Drian devant la presse, à l’issue d’une rencontre à Lorient (ouest) avec ses homologues allemand, espagnol et polonais.

L’entreprise Airbus « représente l’industrie militaire européenne, il est donc essentiel que nous montrions notre soutien et notre appui aux efforts qu’elle mène pour tirer cet incident au clair », a insisté le ministre espagnol, Pedro Morenés. « On ne saurait bâcler une enquête d’une telle importance, elle prendra le temps qu’il faudra », a ajouté M. Morenés, jugeant « extrêmement important de ne pas arriver à des conclusions hâtives ». « Il ne faut pas tomber dans la critique facile d’une entreprise qui s’est montrée jusqu’ici extrêmement dynamique, un formidable concurrent dans son domaine »,a-t-il insisté.

Egalement présente à Lorient, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a proposé l’expertise de son pays pour analyser les causes de l’accident et trouver une solution aux éventuels problèmes décelés.

 

Retards et déboires

Ce crash de l’A400M, le premier pour ce modèle d’appareil, est un nouveau coup dur pour ce programme qui a accumulé retards et surcoûts, conduisant la branche aviation militaire d’Airbus Group à se réorganiser pour changer de patron en début d’année. Déjà en 2010, Airbus avait failli jeter l’éponge. Tom Enders, le patron d’Airbus, avait menacé d’abandonner le programme, lancé en 2003, si les sept pays à l’origine (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) n’acceptaient pas de partager les surcoûts : 6,2 milliards d’euros, soit 30% du budget initial. Le groupe s’interrogeait alors sur la pertinence même de ce programme dont le coût explosait et qui commençait à connaître des retards.

Si aujourd’hui l’existence même de ce programme n’est pas remise en cause, avec 174 appareils commandés et 12 déjà livrés, le programme connaît toujours des difficultés. A tel point que, en janvier, Tom Enders a dû présenter des excuses aux autorités britanniques pour les retards dans les livraisons, avant d’annoncer une réorganisation complète de sa filiale Airbus Defence and Space. « Nous faisons face à des retards dans les livraisons et dans le développement des capacités militaires », avait-il déclaré lors de voeux à la presse. « Ce n’est pas une catastrophe mais c’est suffisamment significatif »,ajoutait-il en assurant que son groupe travaillait « aussi dur que possible pour prendre des mesures correctives ». Dans la foulée était annoncé le départ du directeur de cette branche aviation militaire Domingo Ureña Raso, et son remplacement par Fernando Alonso, jusque-là en charge des essais en vol.

Airbus DS a promis que « le programme A400M sera restructuré (...) pour permettre une meilleure efficacité au sein de la division d’Airbus DS et pour permettre au programme A400M (...) de répondre au mieux aux manquements actuels ». Il devait communiquer fin février/début mars un nouveau calendrier de livraison, mais ce dernier n’est toujours pas connu. Le groupe a aussi dû passer une provision de 551 millions d’euros sur son exercice 2014 pour prendre en compte les nouveaux retards enregistrés par l’A400M.

 

Les clients en colère

L’A400M est un appareil avec une motorisation complexe et des demandes techniques divergentes selon les pays clients. Le groupe a subi de vives critiques de la part de ces derniers. Comme en Grande-Bretagne, par exemple, qui a commandé 22 appareils et en attendait sept en 2015, et où Tom Enders a présenté ses excuses.

Comme en Allemagne aussi, de la part de la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, qui a souligné, fin janvier dans Der Spiegel, qu’il y avait « plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle, il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances »militaires. Après environ quatre années de retard, l’Allemagne a reçu en décembre le premier A400M sur les 53 qu’elle a commandés. D’après Der Spiegel, le contrôle par l’armée de l’appareil a décelé « 875 manquements », dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques ou d’autres beaucoup plus anecdotiques comme des moisissures sur l’évier.

Pour autant c’est un « bijou technologique », assurait en 2013 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lorsque la France a pris livraison de son premier A400M. L’A400M « va transformer la manière dont fonctionnent les opérations militaires », expliquait à l’AFP Ian Elliott, alors vice-président d’Airbus Military, car « pour la première fois, il permettra de livrer des équipements de combat directement sur place ».

Bernhard Gerwert, directeur général d’Airbus DS, a reconnu des « manquements » en soulignant les qualités de l’appareil, qui est d’ores et déjà entré en opération. « Tous les pilotes qui ont volé sur l’A400M vantent les performances » de l’appareil, a-t-il dit. Équipé de quatre turbopropulseurs, l’A400M peut transporter jusqu’à 37 tonnes sur 3.300 kilomètres, se poser sur des terrains non préparés comme le sable, avec à son bord des blindés ou des hélicoptères.

Au total, 174 avions ont été commandés par huit pays à ce jour. Airbus DS assure avoir des « prospects exports qui vont se réaliser en 2015 ».

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

11.05.2015 Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Le Monde.fr

 

Le crash d’un avion militaire A400M à Séville, samedi 9 mai, qui a coûté la vie à quatre salariés espagnols pourrait avoir de graves conséquences économiques pour le constructeur aéronautique européen Airbus.

Dans l’attente de l’analyse des deux boîtes noires retrouvées sur les lieux du sinistre et transmises au juge d’instruction chargé de l’enquête, les causes de l’accident de cet appareil, qui effectuait un vol d’essai avant d’être livré à la Turquie en juin, restent indéterminées.

Peu après son décollage, le pilote avait demandé à la tour de contrôle de réaliser un atterrissage d’urgence à l’aéroport de la capitale de la région andalouse, où se trouve l’usine d’assemblage final de l’A400M. Mais l’avion s’est écrasé après avoir heurté une ligne à haute tension, au-dessus d’un champ. Des gardes-champêtres qui se trouvaient non loin du lieu de l’accident sont parvenus à secourir deux hommes qui avaient sauté de l’appareil en feu. Ces derniers sont hospitalisés dans un état grave.

 

SURCOÛT ET RETARDS

Ce tragique accident s’ajoute aux nombreux déboires que connaît la filiale militaire d’Airbus, Airbus défense and space (Airbus DS), depuis la mise en route en 2003 du programme de l’A400M, un avion militaire doté de quatre turbopropulseurs capable de transporter 37 tonnes sur 3 300 km et de se poser sur des terrains non préparés.

Surcoûts importants et nombreux retards ont marqué le développement d’un programme initialement chiffré à 20 milliards d’euros et financé par les sept pays commanditaires de l’A400M, regroupés au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), formée par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. À tel point qu’en 2010, pour assurer sa survie, le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait demandé à l’Occar de prendre en charge près de la moitié du surcoût de la construction, de 6,2 milliards d’euros.

Ces surcoûts avaient été attribués à la décision politique de développer son propre turbopropulseur plutôt que d’acheter des moteurs américains, au fait que chaque pays de l’Occar soit chargé d’une phase de fabrication, dispersant la production, et que chaque client commande sa propre version de l’A400M, provoquant des difficultés au niveau de la chaîne d’assemblage.

Avec quatre ans de retard, le premier A400M avait été livré en septembre 2013 à la France. Depuis, seuls douze appareils sur les 174 qui ont été commandés, ont été livrés à la France, à la Turquie, au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à la Malaisie et en 2014, Airbus a dû apporter une provision de 551 millions d’euros pour faire face aux nouveaux retards.

Cela n’a pas empêché, en janvier dernier, que le programme connaisse une nouvelle crise lorsque la ministre de la défense allemande, Ursula von der Leyen, a annoncé dans une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel avoir détecté« 875 manquements » sur l’avion qui lui avait été livré en décembre 2014. « Il y a plus en jeu que la seule image d’une entreprise industrielle. Il est question de la fiabilité de l’Allemagne dans ses alliances » avait-elle ajouté.

 

AVIONS IMMOBILISÉS AU SOL

Le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait alors présenté ses excuses pour les retards pris dans la livraison de l’A400M et annoncé une réorganisation de sa filiale militaire. Le patron d’Airbus DS, Bernhard Gerwert, avait lui-même avoué « la situation critique du programme. » Finalement, le directeur de la division militaire avait été poussé vers la sortie et remplacé par le responsable des essais au sol Fernando Alonso.

Aujourd’hui, l’accident de Séville ouvre une énième crise aux conséquences imprévisibles pour Airbus DS. Dans un communiqué, la compagnie s’est dite « anéantie » par la nouvelle de l’accident. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie ont d’ores et déjà annoncé ce week-end leur décision d’immobiliser au sol leurs appareils. La France, qui compte six A400M, a choisi de limiter leur utilisation aux« vols extrêmement prioritaires en opérations », a annoncé dimanche 10 mai le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, tout en rappelant que les six appareils français « ont cumulé 1 700 heures de vol de manière extrêmement performante ».

Son homologue espagnol, Pedro Morenés, a demandé de son côté d’« éviter une analyse sur la crédibilité d’Airbus » le temps que soit déterminé « s’il s’agit d’un accident dû à un élément isolé ou qui pourrait affecter le reste des avions ou le projet en soi. » Quant au chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, il a demandé à Airbus « la plus grande transparence possible » à l’heure d’éclaircir les causes de l’accident.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:30
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

03 mai 2015 Romandie.com (AFP)

 

Abou Dhabi - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a fait une visite de 24 heures aux Emirats arabes unis, pays potentiellement intéressé par l'acquisition d'avions de combat Rafale, a-t-on appris dimanche de sources françaises.

 

Arrivé samedi soir, le ministre français a été reçu dimanche par le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, commandant en chef adjoint des forces armées émiraties, avant de se rendre dans la soirée au Qatar.

 

L'agence officielle des Emirats WAM a indiqué que les deux hommes avaient parlé des moyens de renforcer la relation stratégique entre les deux pays.

 

Ils ont discuté de coopération en matière de défense militaire, ainsi que du niveau de coordination opérationnelle entre les deux parties, de l'entraînement et de l'échange d'expertise, a ajouté WAM sans autre précision.

 

M. Le Drian et Cheikh Mohamed se connaissent bien, et le courant passe entre eux, a déclaré une source française.

 

Parmi les sujets également abordés, selon l'agence émiratie, figurent la lutte commune contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), le programme nucléaire de l'Iran et la guerre au Yémen.

 

La France et le Qatar doivent signer lundi à Doha, en présence du président François Hollande, un contrat pour l'acquisition par cet émirat de 24 Rafale pour 6,3 milliards d'euros.

 

Ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée en avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février.

 

Les Emirats font partie des autres pays ayant montré un intérêt pour l'avion de combat français.

 

Il y a des discussions qui ont lieu avec les Emirats et elles vont dans le bon sens, avait déclaré le 16 avril le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Quatre jours plus tôt, M. Fabius avait rencontré le prince héritier d'Abou Dhabi en Arabie saoudite.

 

M. Le Drian s'est rendu une dizaine de fois, respectivement au Qatar et aux Emirats, depuis qu'il est en fonction.

 

La France et les Emirats discutent depuis 2008 d'avions de combat Rafale destinés à remplacer les 60 Mirage 2000-9 de l'armée de l'air émiratie.

 

Après Doha lundi, MM. Hollande, Le Drian et Fabius doivent se rendre à Ryad où se tient mardi un sommet du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabe unis, Koweït, Oman, Qatar).

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 12:55
Lancement réussi du satellite franco-italien de télécommunications militaires SICRAL 2

 

29/04/2015 DGA/Comm

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, se félicite du succès du lancement dimanche 26 avril 2015 du satellite franco-italien de télécommunications militaires SICRAL 2 (Sistema Italiano per Comunicazioni Riservate ed Allarmi). SICRAL 2 a été mis en orbite depuis Kourou par une fusée Ariane 5 à 22h00, heure de Paris. Jean-Yves Le Drian a déclaré : « Cette réussite consolide la coopération franco-italienne dans le domaine spatial et contribue à renforcer les capacités opérationnelles européennes. Elle est le fruit de l’excellent niveau technologique de l’industrie spatiale européenne. »

 

SICRAL 2 est cofinancé par la France et l’Italie. Le montant de la part française de cet investissement est de 120 M€. Dans le cadre de cette coopération, la Direction générale de l’armement (DGA) est l’interlocuteur français du ministère de la Défense italien qui assure la maîtrise d’ouvrage du programme. Thales Alenia Space a développé SICRAL 2 en cotraitance avec Telespazio. L’assemblage du satellite a été effectué par Thales Alenia Space sur son site de Cannes (Alpes-Maritimes). Ce projet a mobilisé 170 emplois à forte valeur ajoutée à Cannes et à Toulouse.

 

SICRAL 2 vient compléter les capacités nationales actuelles, constituées des deux satellites militaires SYRACUSE IIIA et IIIB, lancés en 2005 et 2006, ainsi que le satellite franco-italien de communications civilo-militaire Athena-Fidus lancé en 2014. Cette constellation permet de répondre, en toute autonomie, aux différents besoins des forces armées pour des télécommunications à longues distances, sécurisées et résistantes à la menace de guerre électronique. La relève de ces capacités en France sera assurée au début de la prochaine décennie par le programme COMSAT NG qui sera lancé pendant l’actuelle loi de programmation militaire 2014-2019.

 

SICRAL 2, plateforme dont la durée de vie est prévue pour 15 ans, embarque trois charges de télécommunications séparées : deux pour l’Italie et une pour la France. La charge française utilise la bande de fréquences SHF, permettant l’emploi des stations au sol fixes et des terminaux déployables du système SYRACUSE.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:55
L'armée française ne peut plus répondre aux exigences de Bercy et François Hollande a dû intervenir. (photo Elysée)

L'armée française ne peut plus répondre aux exigences de Bercy et François Hollande a dû intervenir. (photo Elysée)

 

29/04/2015 latribune.fr

 

Le président de la République a annoncé que le budget du ministère de la Défense sera sanctuarisé en 2015 via des crédits budgétaires. Il a précisé que les crédits de la Défense pour 2015 seraient pérennisés à 31,4 milliards d'euros et 7.000 militaires seront affectés en permanence à la sécurité nationale.

 

Face à la menace terroriste, la France doit pouvoir compter sur son armée. C'est le sens de l'annonce de François Hollande, qui a déclaré mercredi 29 avril que 3,8 milliards d'euros supplémentaires seraient affectés à la Défense d'ici à 2019, dans le cadre d'une loi de programmation actualisée présentée en Conseil des ministre le 20 mai.

Il a précisé que les crédits de la Défense pour 2015 seraient pérennisés à 31,4 milliards d'euros.

"En 2015, les crédits du ministère de la Défense de 31,4 milliards d'euros sont sanctuarisés et ce seront des crédits budgétaires, sans aucun appel à des ressources extérieures", a affirmé le président de la République à l'issue d'un conseil de Défense à l'Elysée.

 

Maintien de 7.000 militaires

Le président de la République a par ailleurs annoncé la pérennisation de l'opération antiterroriste intérieure désormais baptisée Sentinelle, avec le maintien de la mobilisation de 7.000 militaires contre 10.000 jusqu'à présent.

Le gouvernement français va ainsi préserver 18.500 postes sur les 34.000 qui devaient être supprimés d'ici 2019 au sein des forces armées. La Défense faisait valoir lundi que les 18.500 postes dont elle demandait la sauvegarde devaient permettre "d'être en permanence en capacité de déployer sur le territoire national 7.000 soldats" dans le cadre de l'opération Sentinelle.

La suppression de 34.000 postes était prévue dans le cadre de la loi de programmation militaire - l'armée étant le premier service appelé à compenser les hausses d'effectifs dans l'Education nationale et la police-justice.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:55
MRTT Phénix : l'avion multirôle

 

21/04/2015 Sources : Armées d'aujourd'hui - DICoD

 

Fin 2014, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la commande de 12 Airbus A330 MRTT (Multi Role Tankern Transport). Baptisé "Phénix", cet appareil pourra assurer des missions de ravitaillement en vol, de transport de personnel et de fret, de relais de renseignement et d'évacuation sanitaire. Cette flotte viendra remplacer les aéronefs actuellement utilisés. Premier exemplaire attendu en 2018.

 

Cliquez sur l'image pour agrandir.

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:58
photo Elysée

photo Elysée

 

28/04/2015 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

La tension monte à la veille d'un conseil de Défense, mercredi à l'Élysée, qui examinera l'adaptation des moyens pour les armées, en effectifs et en matériels, compte tenu de leur très forte sollicitation, à la fois en opération extérieure (opex) mais désormais aussi sur le territoire national face au terrorisme. «Il y a une grande inquiétude au sein de la communauté de Défense et particulièrement parmi les militaires», souligne une source proche du dossier, pointant un fort risque que soit «remise en cause la cohérence entre les missions et les moyens des armées».

De 3 à 9 milliards supplémentaires, selon les évaluations, seraient nécessaires sur la période de la Loi de programmation militaire (LPM) 2015-2019 pour prendre en compte la nouvelle donne géopolitique et sécuritaire apparue ces derniers mois: besoins accrus en effectifs -François Hollande veut mobiliser 7000 hommes sur la durée pour protéger les sites sensibles en France-, coût de l'usure des matériels, commande de nouveaux équipements (drones, hélicoptères...).

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:55
L'armée française ne peut plus répondre aux exigences de Bercy, Hollande intervient

L'armée française a engagé près de 10.000 soldats sur des OPEX, et 10.000 dans l' OPINT Sentinelle. (photo ECPAD - Armée de Terre - Marine Nationale - Armée de l'Air)

 

27/04/2015 latribune.fr

 

Alors que Bercy exige de nouvelles économies, l'armée française tire la sonnette d'alarme. D'après elle, ses différentes missions, sur les théâtres extérieurs ou intérieurs sont menacés par les réductions d'effectifs et la baisse des investissements. Le président de la République doit rendre ses arbitrages mercredi.

 

Alors que la France a multiplié les opérations impliquant ses forces armées, il est demandé à celles-ci de nouveaux efforts budgétaires. Cette fois, le ministère de la Défense a choisi l'affrontement avec Bercy. François Hollande reprend donc le dossier en main et va rendre des arbitrages mercredi.

Le gouvernement est coincé entre ses initiatives de sécurité prises au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher en janvier dernier, et sa loi de programmation militaire (LPM) engagée fin 2013 et qui prévoit la baisse des effectifs de l'armée française de près de 34.000 personnes.

 

Opération Sentinelle

Sauf que, outre les opérations extérieures qui mobilisent près de 10.000 soldats sur différents théâtres (Centrafrique, Mali...), l'armée française a engagé près de 10.000 soldats dans le programme Sentinelle. Ce programme qui a pour vocation de surveiller et défendre les différents lieux de culte et les endroits sensibles à travers le pays.

Face à cette réalité, François Hollande avait déjà décidé de sauver autour de 7.000 postes sur les 34.000 prévus par la LPM. Mais, pour l'Etat-major de l'armée, cela ne suffira pas, il faut en sauver encore 11.000 pour assurer toutes ces missions.

L'armée estime également que, compte tenu des opérations extérieures, les troupes risquent de manquer de matériels car celui-ci s'use. L'investissement pour maintenir le niveau d'équipements des troupes est estimé entre 5 et 10 milliards d'euros d'ici à 2019.

 

Faible inflation et baisse du pétrole

Pour Bercy, des économies sont possibles grâce à la baisse des cours du carburant, mais également en vertu d'une inflation ralentie.

Le ministère de l'Economie estime que l'armée peut économiser entre 3 et 4 milliards d'euros sur ces deux leviers. La Défense répond que, même si le prix du carburant a baissé, la consommation a fortement augmenté en raison de la multiplication des opérations extérieures.

François Hollande rendra ses arbitrages mercredi 29 avril.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:55
Budget : l'offensive du ministre de la Défense

 

28/04/2015 ladepeche.fr

 

François Hollande doit rendre demain des arbitrages délicats sur les effectifs et le budget de l'armée, très sollicitée sur le sol national depuis les attentats de janvier malgré les baisses d'effectifs en cours.

 

Le chef de l'Etat réunira plusieurs ministres et responsables militaires pour un Conseil de défense censé inscrire dans la durée le rôle de l'armée dans la protection du territoire national, en plus de lourdes opérations extérieures.

 

Depuis les attentats jihadistes de début janvier, l'armée mobilise 10 000 hommes pour protéger des sites sensibles dans l'hexagone, notamment des lieux de culte juifs, pour un coût estimé à un million d'euros par jour.

 

Sur le long terme, il a prévu de fixer à 7 000 hommes la capacité de déploiement de l'armée de Terre pour protéger les sites et la population en France, sans donner de détails sur les moyens pour atteindre cet objectif.

 

Alors que 9 000 hommes sont déployés sur les théâtres d'intervention extérieure (Sahel, Centrafrique, Golfe…), les réductions d'effectifs prévues dans le cadre de l'effort budgétaire national paraissent de plus en plus difficiles à tenir.

 

D'autant plus que la loi de programmation militaire prévoyait des recettes exceptionnelles de 2,2 milliards d'euros liés à la cession de fréquences hertziennes de la TNT à des opérateurs privés.

 

Or cette vente a pris du retard et les 2,2 milliards manquent cruellement. Pour s'en sortir, le ministère de la Défense a proposé de créer des «sociétés de projet», des instruments juridiques qui achèteraient des matériels militaires (Airbus A400M et frégates) pour les louer à l'armée.

 

Mais le ministère des Finances, qui trouve cette solution coûteuse et inutile, ne l'entend pas de cette oreille. François Hollande devra donc trancher.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:55
Défense : Sopra choisi pour faire oublier le désastre Louvois

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a choisi Sopra pour réaliser le nouveau système de paie des armées (photo MinDefFr)

 

22/04/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Sopra et sa filiale HR Access ont été sélectionnés par la direction générale de l'armement (DGA) pour réaliser le nouveau logiciel de paie des militaires, baptisé Source Solde, destiné à remplacer Louvois.

 

Les militaires retiennent leur souffle. Après l'échec du "logiciel fou" Louvois, le nouveau système de paie des armées, baptisé Source Solde, est "pleinement sur les rails", a rassuré ce mercredi à Toulon le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Tous les jalons annoncés depuis le départ sont parfaitement tenus", a-t-il précisé lors d'une visite au Centre d'expertises des ressources humaines (CERH) de la Marine nationale à Toulon. Le ministre en a profité pour dévoiler le nom de l'entreprise qui va réaliser le logiciel de paie des militaires destiné à remplacer le tristement célèbre système de paie Louvois. C'est la direction générale de l'armement (DGA) qui a notifié le contrat à Sopra et sa filiale HR Access.

"L'enjeu, c'est que nos militaires soient payés convenablement, ce qui est bien la moindre des choses au moment où ils sont engagés sur de nombreux théâtres d'opérations tout en étant déployés, en permanence, au sein de vastes zones maritimes", a expliqué le ministre.

 

Un contrat de près de 130 millions d'euros

Ce contrat d'un montant global de 128 millions d'euros couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du nouveau système pendant dix ans. La Marine nationale a été choisie pour mettre en service Source Solde à compter de 2017, après une période de tests s'échelonnant sur toute l'année 2016. Un léger décalage dans le calendrier qui prévoyait initialement un premier déploiement du système en décembre 2015.

 

"C'est Sopra qui a donné les meilleures garanties de parvenir au résultat recherché, c'est-à-dire de calculer une solde juste et à temps, dans les meilleures conditions, a souligné Jean-Yves Le Drian. La solution proposée par SOPRA se base sur un progiciel qui aujourd'hui effectue le pré-calcul de la paie d'une grande partie des fonctionnaires. Ce logiciel traite aussi la gestion RH et la paie de la plupart des grandes entreprises françaises. (...) Je rappelle que la solution retenue est basée sur des logiciels éprouvés, sans développement spécifique. ".

Lorsque les tests "auront établi que le nouveau système fonctionnera parfaitement pour L'ensemble des armées et services, Source Solde remplacera totalement Louvois ainsi que le système Solde Air", a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué publié ce mercredi. "Source Solde assurera de manière autonome la paie des soldes des militaires seulement lorsque nous aurons obtenu toutes les garanties de bon fonctionnement du système, a assuré le ministre. Cette phase qui avait été sacrifiée dans le cas du système précédent ne le sera pas cette fois". Ainsi, à terme, Source Solde gèrera la solde de 250.000 militaires.

La notification du contrat fait suite à un dialogue compétitif initié en avril 2014. Pendant cette phase, la DGA a notamment soumis à de nombreux tests les prototypes proposés par les trois sociétés en compétition : outre Sopra et sa filiale HR Access, l'américain Accenture associé au canadien CGI, le français Atos associé à Steria.

 

359 millions d'euros de trop-versés

"Mois après mois, Louvois continue de générer des milliers d'erreurs brutes, avec des soldes quasiment à zéro dans les situations les plus extrêmes, ou des soldes excessivement élevées", a rappelé mercredi le ministre. Pour autant, a-t-il souligné, "la situation s'est largement améliorée, et même si tout est loin d'être réglé, le système est dorénavant sous contrôle. A ce jour, le nombre de défauts graves qui nécessitent un traitement indépendamment de Louvois se stabilise aux alentours de 2.000 dossiers, sur un total de près de 180.000 soldes concernées".

D'ailleurs Louvois reste une catastrophe financière pour le ministère de la Défense. Et les chiffres sont consternants : 359 millions d'euros de trop-versés aux militaires entre 2011 et 2014. "Pour l'armée de terre, ces sommes représentent 78 millions d'euros sur 2011-2013 et 200 millions d'euros sur 2013-2014, avait détaillé fin octobre devant les sénateurs le secrétaire général pour l'administration, Jean-Paul Bodin. Pour la marine, ce sont respectivement 25 millions d'euros pour 2013 et 14 millions d'euros pour 2014, pour le service de santé des armées, 27 millions d'euros pour 2013 et 15 millions d'euros pour 2014".

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:30
photo TW JYLD

photo TW JYLD

 

20.04.2015 FOB

 

Le 25 février, [FOB] annonçait que le premier paiement en provenance de l’Arabie saoudite dans le cadre du contrat DONAS avait été effectué, ouvrant la porte à la première livraison.

 

Celle-ci est intervenu aujourd’hui. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian était sur place, après un court moment en Jordanie pour rendre visite aux soldats engagés dans l’opération Chammal. Il a prononcé un discours en présence de son homologue libanais. Au cours de celui-ci, il a souligné l’importance des relations franco-libanaises ainsi que celle de ce fameux contrat pour l’armée libanaise.

Pour continuer d’assurer leurs missions essentielles, les forces libanaises devaient disposer au plus vite de moyens modernes, pour accroître leurs capacités militaires, et leur permettre, au-delà, d’entrer dans une nouvelle ère en matière de conduite des opérations

Le ministre a évoqué les futurs livraisons qui devraient comprendre, entre autres, des VBC-90, des VAB, des hélicoptères de manoeuvre, des CAESAR, des Mistral, des corvettes…

En termes de matériels d’abord. Il comprendra en effet la livraison de plusieurs dizaines d’engins blindés de combat et de manœuvre, d’une demi-douzaine d’hélicoptères de transport armés, de moyens modernes d’artillerie comme le canon CAESAR. Il permettra également une modernisation sans précédent des moyens navals libanais, ou encore l’amélioration des capacités critiques de surveillance et de sécurité des frontières. Il comprend enfin un volet de lutte contre le terrorisme et de renseignement, qui répond au besoin d’une architecture complète de sécurité, à la hauteur des défis que le Liban rencontre aujourd’hui.

 

La livraison d’aujourd’hui, qui s’est effectuée sur la base aérienne de Beyrouth, comprend 48 missiles antichars Milan (Missile léger antichar). Outre la livraison d’armes, le contrat comprend également un volet formation, car recevoir des armes sans savoir sans servir n’est que peu d’utilité, particulièrement lorsqu’il s’agit d’armes technologiquement avancées.

L’appui à la restructuration des forces armées libanaises est le second axe d’effort. En effet, l’introduction de nouvelles capacités militaires demande de penser les conditions de leur emploi, les doctrines en particulier. Il s’agit également d’aider les forces armées libanaises à accroître la coopération entre ses différentes composantes. Ce travail a déjà commencé entre les états-majors français et libanais, pour être prêt lorsque les capacités majeures seront en place.

En effet, la France joue déjà un rôle important dans la formation de l’armée libanaise et, avec les livraisons d’armes qui vont aller croissantes, cela ne va faire que s’accentuer. Les troupes françaises présentes au Liban dans le cadre de la Finul seront probablement appeler à continuer la mission de formation au profit de l’armée libanaise.

 

Cette après-midi, le ministre de la Défense a profité de son déplacement au Liban pour rendre visite aux hommes du contingent DAMAN XXIII. Dans son allocution, Jean-Yves Le Drian a rendu hommage à l’implication des soldats français, notamment dans la formation des soldats libanais.

Je veux également vous féliciter pour la qualité des contacts que vous avez su établir avec nos amis libanais. Ces échanges reposent sur des entrainements conjoints de très bon niveau. Ils participent directement au maintien de la capacité opérationnelle libanaise comme française. Ainsi, au cours du mandat précédent, DAMAN XXII, ce sont près de 300 militaires des forces armées libanaises (FAL), qui ont participé à une dizaine de stages communs. Mais nous devons faire davantage encore.

L’histoire de la France et du Liban vont continuer à être lié pendant un bon bout de temps. Prochaines étapes : la suite des livraisons et la suite des paiements saoudiens…

 

Allocution de Jean-Yves Le Drian, autour du don saoudien aux forces armées libanaises

Allocution de Jean-Yves Le Drian, aux militaires français armant la FINUL – Lundi 20 avril 2015

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:55
Ouverture du SOFINS 2015 « forces spéciales /entreprises »

Le Sofins est le rendez-vous incontournable des forces spéciales françaises et étrangères avec les entreprises et le secteur de la recherche - photo R. Pellegrino/ECPAD

 

15/04/2015 E. Krempff  /DICOD - Economie et technologie

 

Rendez-vous incontournable des forces spéciales françaises et étrangères avec les entreprises et le secteur de la recherche, le Sofins (Special operations forces innovations network seminary) lance sa deuxième édition le mardi 14 avril en Gironde, sur le camp de Souges.

 

Mardi 14 avril 2015, Jean-Yves Le Drian,  ministre de la défense, le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant des opérations spéciales (GCOS) et le général Christophe Gomart, ancien GCOS et actuel directeur du renseignement militaire, ont lancé la deuxième édition du Sofins (Special operations forces innovations network seminary) qui se tient pour trois jours sur le camp de Souge (Gironde), fief du 13e régiment de dragons parachutistes.

 

Conçu initialement par le Commandement des opérations spéciales (COS) sous le haut patronage du ministre de la Défense et en partenariat avec la Direction générale de l’armement, le séminaire pour objectif de favoriser les échanges entre les utilisateurs, comme les forces spéciales, et les concepteurs de matériels innovants : industriels, PME, laboratoires. « Sofins est devenu une référence, a déclaré le général de Saint-Quentin lors de cette première journée. C’est une dynamique forte qui porte la créativité de nos opérateurs et in fine, le succès des opérations ».

 

Lors de cette journée de lancement,  Jean-Yves le Drian a rappelé l’importance de Sofins « qui s’est imposé comme un rendez-vous incontournable. (…)Son attractivité s’est considérablement renforcée ; 156 entreprises exposantes, soit plus de 50% par rapport à il y a deux ans, 20 start-up (…) j’espère que ce salon contribuera à leur développement, et je me félicite aussi de l’ampleur de la dimension internationale : plus de 40 délégations étrangères sont présentes aujourd’hui ».

 

Au programme durant ces trois jours : expositions, tests de produits, groupes de travail, démonstrations par des opérateurs des forces spéciales et tables rondes.

 

« Notre démarche aujourd’hui est bien d’intégrer d’emblée le besoin des forces spéciales dans un nombre croissant de programme d’armement, et d’optimiser le lien entre les forces spéciales et le monde de l’entreprise. L’objectif est clair : il vise à raccourcir la boucle innovation-développement-acquisition », a ajouté le ministre. Il a ensuite salué les valeurs et l’engagement total des unités spéciales, « vous formez une communauté humaine remarquable (…) dotée d’une culture de l’initiative et d’un sens de la mission au service de nombreux partenaires et de nombreux alliés. »

 

Sofins et le pacte défense PME

Sofins, séminaire international et biannuel, est un exemple concret de la mise en œuvre du Pacte défense-PME lancé le 27 novembre 2012 par le ministre de la défense.

Le COS entretient des liens étroits avec les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les PME ; la réactivité, la flexibilité et la capacité d’innovation de ce type d’entreprises sont des atouts indéniables pour répondre, dans des délais réduits, aux besoins capacitaires des forces spéciales.

 

Démonstrations dynamiques des forces spéciales lors du Sofins 2015 – photo ECPAD

Démonstrations dynamiques des forces spéciales lors du Sofins 2015 – photo ECPAD

Retrouvez également le diaporama de la démonstration réalisée par les forces spéciales sur le camp de Souge :

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:58
Budget de la Défense : Le Drian demande une rallonge

 

02.04.2015 LePont.fr (AFP)

 

Les armées, présentes sur plusieurs terrains, vont avoir besoin de crédits supplémentaires. Le bras de fer avec Bercy est loin d'être terminé.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a laissé entendre jeudi que des crédits budgétaires supplémentaires devraient être alloués aux armées en raison des défis sécuritaires croissants auxquels elles doivent faire face. "La situation des menaces nous amène à être présents sur tous les terrains" et va "impacter à la hausse les effectifs de la force opérationnelle terrestre qui est aujourd'hui de 66 000 hommes", a expliqué le ministre, lors d'une séance publique au Sénat sur l'actualisation de la loi de programmation militaire (2014-2019).

"Si on augmente les effectifs, en particulier pour l'armée de terre - il y aura aussi des recrutements nécessaires dans le renseignement, la cyberdéfense -, ce coût n'entre pas obligatoirement dans l'enveloppe des 31,4 milliards d'euros" de budget prévue chaque année par la LPM, a souligné M. Le Drian. Depuis les attentats de janvier, l'armée est mise à contribution à hauteur de 10 000 hommes pour la protection du territoire national, un effort significatif qu'elle va devoir maintenir sur le long terme. Elle déploie aussi en permanence environ 9 000 hommes dans des opérations extérieures, principalement pour lutter contre les groupes islamistes armés.

Pour faire face à ces nouveaux besoins, le président François Hollande a demandé de revoir à la baisse les réductions d'effectifs prévues dans les armées, qui paient un lourd tribut aux efforts budgétaires du gouvernement depuis plusieurs années. Jusqu'à 18 000 postes pourraient être maintenus sur les 24 000 qui devaient être supprimés sur trois ans, a-t-on indiqué au ministère de la Défense. Il pourrait en résulter un surcoût de plusieurs centaines de millions d'euros par an.

 

Pérenniser les crédits

Daniel Reinier, sénateur socialiste, a demandé que le budget de la Défense soit "abondé uniquement par des crédits budgétaires" et ne dépende plus en partie de recettes exceptionnelles (vente de fréquences hertziennes, autres cessions d'actifs...) qui ne sont pas toujours garanties. "Le caractère aléatoire de ces recettes exceptionnelles ne peut plus convenir à un budget sanctuarisé comme celui de la Défense. (...) Je crois savoir qu'une réflexion sur ce sujet est en cours, y compris au ministère de l'Économie et des Finances", a indiqué M. Reinier, sans plus de précisions.

M. Le Drian s'est voulu rassurant sur les sociétés de projets qui doivent permettre aux armées de louer des équipements militaires (Airbus A400M et frégates), faute de budget pour les acheter, à une société publique spécialement créée à cet effet. Ce montage financier, que Bercy juge coûteux, a été conçu pour compenser le très probable report de la vente de fréquences militaires hertziennes qui devait rapporter 2,2 milliards d'euros en 2015.

"Il faut lever une ambiguïté pour ceux qui pensent que c'est de l'acrobatie financière, voire de la cavalerie, comme je l'ai entendu", a noté Jean-Yves Le Drian. Le projet repose sur des pratiques qui font "partie de la vie quotidienne de l'action de l'État", a-t-il dit. Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, a pris le parti du ministre face à Bercy. "Nous sommes prêts à vous soutenir, nous ne voulons pas que le Parlement bloque une solution qui permettrait d'atteindre le financement de la loi de programmation", a-t-il dit. L'ex-Premier ministre a réclamé toutefois "plus de clarté" sur ce projet et "des solutions moins aléatoires pour le financement de la Défense nationale".

 

LIRE aussi nos articles "Défense : pourquoi Bercy ne lâche rien" et "Les rustines du gouvernement"

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:55
Le ministre de la Défense passe les troupes du 3e RIMa en revue - photo R. pellegrino ECPAD

Le ministre de la Défense passe les troupes du 3e RIMa en revue - photo R. pellegrino ECPAD

 

08/04/2015 Ministère de la Défense

 

Le 3 avril 2015, le ministre de la Défense s’est rendu en Bretagne, à Vannes (Morbihan), pour une cérémonie en l’honneur du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa). Il a ensuite visité l’entreprise Multiplast, spécialisée en matériel nautique et aéronautique, et partenaire du ministère de la Défense.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu le 3 avril à Vannes, dans le Morbihan, pour la cérémonie du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) mettant un terme au mandat de groupement tactique interarmées (GTIA) Korrigan. Déployé en République Centrafricaine depuis novembre 2014, les éléments de ce GTIA de la force Sangaris ont reçu de la part de Jean-Yves Le Drian ses « plus chaleureuses félicitations pour les succès remportés. […] L’ensemble de ces actions, conduites aux côtés de la MINUSCA, a favorisé l’installation d’un niveau de sécurité permettant à la population centrafricaine de bénéficier de nouveau d’un environnement économique et administratif stable ». Le ministre de la Défense a réassuré « l’engagement de la Nation, qui se tiendra toujours aux côtés de celles et ceux qui ont fait le choix de la défendre, de défendre ses intérêts et ses valeurs ».

 

Lors de cette cérémonie, le ministre a également décoré Yvette Lecomte, présidente départementale du concours national de la Résistance, de l’insigne d’officier de l’Ordre National du Mérite. « Pendant quarante-cinq ans, vous avez œuvré avec talent et passion à servir mais aussi améliorer notre service éducatif. […]Comme professeur tout d’abord […]. Comme inspectrice d’académie ensuite, vous n’avez cessé de travailler à une meilleure organisation de notre éducation. »

 

Jean-Yves Le Drian s’est par la suite rendu dans les locaux de l’entreprise Multiplast, entreprise partenaire du ministère de la Défense, spécialisée en matériel nautique et aéronautique. Devant les personnels du chantier, il a félicité la société pour ses « prouessestechnologiques exceptionnelles », entre autres le « projet Solar Impulse 2, qui est en train de faire le tour du globe sans le moindre carburant ». Il a également tenu à « remercier [l’entreprise] pour faire bénéficier le secteur de la défense d’une telle excellence technologique ».

 Jean-Yves Le Drian discute avec le personnel du chantier de l'entreprise Multiplast - photo R. pellegrino ECPAD

Jean-Yves Le Drian discute avec le personnel du chantier de l'entreprise Multiplast - photo R. pellegrino ECPAD

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 07:56
Crédits militaires : le cri d’alarme de la DGA

Laurent Collet Billon, le délégué général pour l'armement, n’a pas caché les inconvénients du projet de location de matériels destiné à compenser le décalage de la vente des fréquences de la TNT. photo Sebastien Lafargue ECPAD

 

01/04 par Alain Ruello / Chef de service adjoint – LesEchos.fr

 

 

Intervenant ce mercredi à l’Assemblée nationale, Laurent Collet-Billon, le Délégué général pour l’armement, a dressé un tableau très tendu de la programmation militaire.

 

La situation budgétaire de l’armée est tendue, on le savait, mais pour le délégué général pour l’armement (DGA), Laurent Collet-Billon, elle l’est plus que l’on pense. Intervenant hier devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le DGA a estimé qu’il manquait 2,7 milliards d’euros d’ici à 2019 pour tenir les engagements prévus par la programmation militaire, sans cacher les inconvénients du projet de location de matériel en cours de mise en place par le gouvernement pour limiter la casse.

Afin de comprendre comment le DGA est arrivé à ce chiffre, il faut se plonger dans les mécanismes de la loi de programmation militaire 2014-2019 (LPM). Faute de crédits budgétaires suffisants, il a été prévu 6,1 milliards de ressources exceptionnelles sur la période, les Rex, c’est-à-dire des ressources tirées de la vente d’actifs publics. Un actif en particulier a été ciblé : les fréquences de la TNT qui doivent être vendues aux enchères aux opérateurs télécoms. A peine la LPM a-t-elle été promulguée que Bercy a tordu le bras des militaires en ajoutant 1,5 milliard de Rex, pour faire autant de d’économies de crédits budgétaires. On arrive donc au chiffre astronomique de 7,6 milliards de Rex au total.

 

Michel Sapin hostile malgré les ordres de Hollande

En 2014, première année de la LPM, la Défense a pu toucher ce qui était prévu. Mais c’est pour cette année et les suivantes que cela risque de devenir dur. Selon les décomptes du DGA, il va falloir trouver 5,7 milliards de Rex d’ici à 2019. Comme, toujours d’après lui, les fréquences de la TNT ne rapporteront au mieux que 3 milliards, il en manque donc 2,7, dont 2,2 dès cette année.

Pire, la vente des fréquences n’interviendra pas dans les temps. François Hollande a donc demandé que l’on mette sur pied un mécanisme de location de matériel censé faire la soudure. De manière simplifiée, l’armée va vendre trois frégates multimissions et quatre avions de transport militaire A400M à deux sociétés dites « de projet » (SPV), d’où une rentrée d’argent frais. Ces SPV reloueront aussitôt le matériel en question à la grande muette.

Ce tour de passe-passe budgétaire suscite l’opposition résolue de Bercy. Et pour cause : le schéma a le tort d’augmenter la dette de l’Etat, ce qu’a parfaitement reconnu Laurent Collet-Billon. « Entre la rémunération du capital à l’APE et les frais d’assurance, l’accroissement de la dépense publique est tout à fait évident », a-t-il admis. D’autant plus que le schéma induit une certaine rigidité, car ces SPV pourraient durer très longtemps. Mais faute de plan B, le DGA s’en tient aux ordres du chef de l’Etat, n’en déplaise au ministre de l’Economie.

« Quoi qu’il advienne des sociétés de projet, nous devrons revoir le modèle de financement de notre Défense lors de la revoyure de la LPM (...) sans même parler des surcoûts liés notamment à la moindre déflation des effectifs, aux Opex et à l’opération Sentinelle », a réagi Jean-François Lamour, député UMP de Paris et membre de la commission des finances de l’Assemblée.

De son côté, François Cornut-Gentille (Haute Marne, UMP également), a noté que sur la présence de capitaux privés dans les sociétés de projet, le délégué ne s’est pas inscrit dans les propos du ministre de la défense. Pour Laurent Collet-Billon en effet, hormis DCNS, les industriels ne sont pas intéressés.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:55
photo Christophe Deyres - DICoD

photo Christophe Deyres - DICoD

 

27/03/2015 F. C.  -  DICoD

 

Dans le cadre de la Journée nationale du réserviste 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu, vendredi 27 mars, au forum entreprises-défense qui se tenait au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). À cette occasion, il a remis les prix de la réserve militaire à deux entreprises, et pour la première fois, deux prix réserve-jeunesse.

 

« Alors que les impératifs de sécurité et de cohésion s’imposent plus que jamais à la Nation, la réserve se présente à l’ensemble des Français comme une formidable opportunité pour contribuer à la défense de leur pays […] », a expliqué Jean-Yves Le Drian dans son discours prononcé le 27 mars, lors du forum entreprises-défense qui se déroulait au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Après avoir rencontré lycéens et  réservistes autour des stands de grandes entreprises partenaires de la Défense comme Thalès, Total, Dassault ou encore Safran Snecma, Jean-Yves Le Drian a rappelé que dans le contexte de sécurité actuel, « la réserve n’est pas un plus, c’est une nécessité ».

 

Parallèlement au forum entreprises-défense, le ministre de la Défense a remis plusieurs prix récompensant des actions mises en place en faveur de la politique de soutien à la réserve militaire. Le prix de la réserve militaire 2015 a été attribué à deux entreprises. Dans la catégorie de plus de 1 000 salariés, le groupe Turbomeca a été récompensé pour les conditions données à ses salariés réservistes, qui peuvent sans difficulté effectuer leur temps de réserve. Leader mondial dans la fabrication des moteurs d’hélicoptères, Turbomeca compte une vingtaine de réservistes. Dans la catégorie de moins de 1 000 salariés, c’est Scania France, dont des réservistes ont été projetés en Afghanistan, qui a été récompensé.

 

Pour la première fois, un prix réserve-jeunesse a été attribué, dans la catégorie individuelle, au capitaine de réserve Michel Honoré. Ce dernier a permis la signature d’une convention entre les écoles de commerce du groupe Idrac et la base de défense de la Valbonne. À ses côtés, l’association des sous-officiers de réserve de Nantes (ASOR 44) s’est vue attribuer le prix dans la catégorie collective. Lors d’une journée découverte de la réserve, l’association a accueilli de nombreux jeunes de 17 à 22 ans.

 

Jean-Yves Le Drian a rappelé l’objectif qu’il souhaite atteindre d’ici 2019 : « 1 000 réservistes opérationnels en mesure d’être engagés quotidiennement dans le cadre des missions de protection de nos armées ».

photo Christophe Deyres - DICoD

photo Christophe Deyres - DICoD

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:55
Visite de Jorge Domecq, directeur exécutif de l’Agence Européenne de Défense (AED)

 

27/03/2015 Ministère de la Défense

 

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense et Jorge Domecq, directeur exécutif de l’Agence Européenne de Défense (AED) se sont rencontrés pour aborder la participation française aux projets de l’AED ainsi que la préparation du Conseil européen de juin 2015.

 

« L’Agence européenne de Défense tient un rôle essentiel pour renforcer la coopération de défense en Europe et pour faciliter les synergies avec les politiques conduites par l’Union européenne : l’AED aura ainsi un rôle tout particulier à jouer dans la préparation et la mise en œuvre de l’Action Préparatoire qui va amorcer un effort de recherche européen dans le domaine de la Défense. Je me réjouis du travail mené par l’AED pour aider à bâtir une flotte multinationale de ravitailleurs en vol et des actions conduites pour préparer l’insertion dans le trafic aérien du futur DRONE MALE européen, projet que nous portons avec l’Allemagne et l’Italie. La France soutiendra pleinement le nouveau directeur exécutif de l’AED dans sa mission » a déclaré le ministre de la défense.

 

« L’Agence Européenne de Défense est un instrument au service des Etats membres. Nous les appuyons en comblant les déficits capacitaires les plus pressants, en coordonnant la recherche et la technologie au niveau européen et nous nous assurons que les intérêts militaires soient bien pris en compte par les grands projets de l’UE comme le Ciel Unique Européen. Je me suis engagé à répondre aux attentes fixées par les États membres et à éviter les duplications d’efforts. Notre première priorité est la préparation du Conseil européen de Juin, qui devrait apporter un coup d’accélérateur à la coopération de défense et à l’industrie d’armement en Europe » a dit Jorge Domecq lors de son entretien avec le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian

 

Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements et d’entretiens de M. Domecq avec l’ensemble des pays membres de l’AED à la suite à sa nomination à la tête de l’AED et précède la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne du 18 mai 2015.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:50
Joint statement by French Minister of Defence Jean-Yves Le Drian and EDA Chief Executive Jorge Domecq

 

Paris, 26 March 2015. Ministère de la Défense

 

Jean-Yves Le Drian, French Minister of Defence and Jorge Domecq, Chief Executive of the European Defence Agency (EDA) met today to discuss French participation in EDA projects as well as preparations of the European Council discussion on defence in June 2015.

 

 “The European Defence Agency has an essential role to play for enabling defence cooperation in Europe and facilitating synergies with EU policies: EDA has a key role to play for example in the preparation and implementation of the CSDP related Preparatory Action. I welcome the work achieved to set up a multinational fleet of tankers, and the activities pursued in air traffic insertion in support of the MALE RPAS programme we run together with Germany and Italy. France will fully support the new EDA Chief Executive it his duty”said French Minister of Defence.

 

“The European Defence Agency is an instrument at the service of Member States. We support them in filling pressing capability shortfalls, in coordinating research and technology on a European level and we ensure that military interests are taken into account in wider EU policies such as Single European Sky. I am committed to answering to the expectations set by Member States and to avoid duplication of efforts. Our key priority is the preparation of the European Council next June, which should give a boost to defence cooperation and to defence industry across Europe.”, said Jorge Domecq during the meeting with Minister Le Drian.

 

The visit is part of a series of visits by Mr. Domecq to all EDA Member States following his appointment as EDA Chief Executive and ahead of the Ministerial Steering Board on 18 May 2015. So far, Mr. Domecq visited Spain, Lithuania, Latvia, the United Kingdom, Belgium, Germany, Portugal, the Netherlands, and Ireland.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 21:55
Les 5ème et 6ème SNA de type Suffren s’appelleront Rubis et Casabianca

 

26/03/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 25 mars 2015, sur proposition de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine, monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense a décidé de nommer Rubis et Casabianca les 5ème et 6ème SNA de type Suffren.

 

Ce choix permet ainsi de perpétuer le souvenir d’unités qui se sont historiquement illustrées au cours de notre histoire récente, et dont la mémoire revêt une importance particulière pour les marins en général et les sous-mariniers en particulier.

 

Le Casabianca restera dans l'histoire pour son évasion du port de Toulon sous les ordres du commandant l'Herminier, lors de l'attaque allemande de 1942, et pour ses nombreuses missions aux côtés des alliés.

 

Le Rubis, quant à lui, a eu le plus long palmarès des Forces Navales Françaises Libres (FNFL). Cité 3 fois, il fut le premier bâtiment de combat nommé Compagnon de la Libération et à être décoré de la Croix de Guerre 39-45.

 

Les futurs SNA constitueront une composante essentielle des forces sous-marines pour les 50 années à venir. Le programme Barracuda prévoit la réalisation de 6 SNA pour remplacer les SNA de type Rubis. Par rapport aux SNA actuellement en service, le SNA de type Suffren apportera une meilleure invulnérabilité, notamment dans le domaine acoustique.

 

Pour l’action sous la mer, la capitalisation des savoir-faire acquis lors de la réalisation des sous-marins type Triomphant permet d’escompter des performances en détection sous-marine et en discrétion acoustique du niveau des meilleurs des sous-marins étrangers. Le SNA de type Suffren emportera la future torpille lourde.

 

Pour l’action au-dessus de la surface, les systèmes de transmission et d’acquisition du renseignement en font un bâtiment apte à travailler soit seul, soit de façon parfaitement intégrée dans une force navale. Pour l’action vers la terre, le sous-marin mettra en œuvre le missile de croisière naval (MdCN) et améliorera les capacités d’opérations spéciales en surface et en plongée. Le 1er SNA Suffren devrait être livré en 2018.

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