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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 05:30
Contrat historique pour le Rafale en Égypte

 

12/02/2015 par Véronique Guillermard, Service infographie du Figaro


Le Caire commande 24 avions de combat ainsi qu'une frégate, pour 5 milliards d'euros. Le contrat sera signé lundi au Caire par le président égyptien al-Sissi.

 

C'est par un communiqué de l'Élysée que la nouvelle a été officialisée. «Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir leur intention d'acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions (FREMM), ainsi que les équipements associés, a annoncé François Hollande, jeudi dans la soirée. Ces équipements permettront à l'Égypte d'accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale.» Le Rafale «remporte son premier contrat export. La signature interviendra lundi au Caire», a encore précisé le président de la République, qui a demandé à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de le signer «au nom de la France».

La cérémonie aura lieu en présence du président égyptien al-Sissi, ainsi que les PDG des trois entreprises concernées: Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation (le groupe Dassault est propriétaire du Figaro), constructeur du Rafale, Hervé Guillou, PDG de DCNS, fabricant des frégates, ainsi qu'Antoine Bouvier, PDG du missilier MBDA.

La commande égyptienne est valorisée à 5 milliards d'euros. Il s'agit d'un contrat historique à plusieurs titres. Il restera dans les annales pour la rapidité de sa conclusion. Il aura fallu trois mois à peine pour le ficeler. Le président al-Sissi est en effet désireux de renforcer au plus vite sa défense aérienne, composée de Mirage 5 et 2000, car l'Égypte fait face à un environnement sécuritaire très dégradé à ses frontières. D'un côté la Libye, livrée aux mains de milices tribales, est devenue un nouveau foyer de Daech ; de l'autre, dans le désert du Sinaï, l'armée égyptienne lutte contre des intrusions de djihadistes venus de Syrie. Les premiers Rafale seront livrés rapidement et pourront «défiler» en août prochain, lors de l'inauguration de l'extension du Canal de Suez.

L'histoire retiendra aussi que l'Égypte est pour la seconde fois le premier client export d'un chasseur français. C'était déjà le cas en 1981 avec le Mirage 2000. Ensuite, cette commande rompt avec une longue série de déconvenues. Cela faisait quinze ans que la France tentait, en vain, de vendre le Rafale à l'exportation (les derniers contrats export remontent à l'an 2000, avec l'Inde pour des Mirage 2000 H et avec la Grèce pour des Mirage 2000-5 Mark 2). Des Pays-Bas au Maroc, en passant par la Corée du Sud ou encore plus récemment le Brésil, le Rafale n'avait jamais été choisi, alors qu'il sortait toujours premier des évaluations menées par les armées étrangères.

En janvier 2012, la tendance s'est spectaculairement inversée, avec l'annonce par New Delhi du choix du Rafale pour moderniser son armée de l'air. L'Inde est alors entrée en négociations exclusives avec la France pour signer «le contrat du siècle», portant sur la livraison de 126 appareils pour quelque 10 milliards d'euros. Sur ce total, 18 appareils doivent être livrés depuis la France et les autres assemblés en Inde, dans le cadre d'un transfert de technologie aussi inédit que complexe. Depuis, les négociations se poursuivent avec l'Inde, en parallèle avec d'autres pays intéressés par le Rafale, notamment le Qatar.

 

Contrat historique pour le Rafale en Égypte

Mais avec l'Égypte, cliente historique de Dassault Aviation, il s'agit bien d'un contrat en bonne et due forme. Cette première victoire à l'export, qui pourrait en enclencher d'autres, constitue une très bonne nouvelle pour l'industrie aéronautique française. Et au premier chef pour Dassault Aviation et ses partenaires au sein du team Rafale, l'électronicien de défense Thales et le motoriste Safran, mais aussi les 500 entreprises sous-traitantes et les 7000 salariés français du programme. Le contrat égyptien va en effet profiter à de nombreux bassins d'emploi en France.

«C'est un grand honneur et je suis très fier. Mes pensées vont aux hautes autorités égyptiennes, que je remercie pour leur confiance. Nous allons pouvoir amplifier notre partenariat avec l'Égypte», affirme Éric Trappier. «C'est aussi un succès pour l'équipe France, qui a bien travaillé, chacun - politiques, autorités, militaires, industriels - dans son secteur de jeu. Je salue aussi l'extrême rapidité de la prise de décision de l'Égypte», se réjouit le PDG de Dassault Aviation pour qui ce premier contrat export du Rafale est «mérité». «J'espère qu'il en appellera d'autres dans les mois à venir.»

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:55
Pour assurer le budget de Défense, faut-il louer du matériel militaire ?

La FREMM « Aquitaine » pourrait être louée à la Marine nationale après son achat par une société de projet. photo DCNS

 

12/02/2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Un amendement de la loi Macron sur la croissance et l’activité doit autoriser ce jeudi les sociétés de projet pour financer par une sorte de leasing des avions de transport A400 M et des frégates.

 

D’abord, si le président de la République martèle la sanctuarisation des 31,4 milliards d’euros pour le budget de la Défense, il semble vain d’y revenir. Mais entre les frères ennemis de la Défense et du Budget, c’est la façon d’y parvenir qui diffère.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent

 

10 février 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com
 

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

 

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

 

Les cinq clés du succès

 

Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

 

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

 

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

 

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

 

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

 

Retrouvez aussi notre dossier L'EGYPTE, NOUVEL ÉPISODE DANS LE FEUILLETON DE L'EXPORTATION DU RAFALE

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:58
Renseignement : enfin, le premier débat public à l'Assemblée nationale !

 

10.02.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale
 

Oyez, oyez, pour la première fois de l'histoire de France, s'est déroulé ce mardi 10 février 2015, un événement considérable : un débat public à l'Assemblée nationale sur le rapport relatif à l'activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014. Dans l'hémicycle, s'il vous plaît. C'est vous dire si le contrôle et le développement d'une vraie culture du renseignement restent embryonnaires en France. Mais encourageons nos hommes politiques volontaires.

 

Comme le dit le député PRG de Béthune, Stéphane Saint-André, " le renseignement devient une politique publique ". C'est la promesse d'un cadre juridique pour les agents en service et d'un contrôle parlementaire qui seront définis dans une prochaine loi sur l'activité au printemps.  Mais qui sont attendus par les hommes de l'art depuis longtemps...

On assiste donc à une prise de conscience de nos élus. Tout est à discuter et les options politiques se voient clairement, de Jacques Myard qui dénonce sans nuances par exemple " les réticences criminelles du Parlement européen sur le PNR (Passenger Name Record) " jusqu'à l'écologiste François de Rugis plus enclin à " avoir recours au pouvoir judiciaire " pour tout ce qui peut concerner les données personnelles. Le communiste du Nord, Jean-Jacques Candelier, dénonce " un problème de représentation des groupes politiques au sein de la Délégation parlementaire au renseignement ". Voyez comme le sujet intéresse soudain...

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a salué " un débat utile et sans précédent ". De son côté, il a insisté sur " le renforcement de la partie cyber du renseignement qui sera amplifié après la révision de la Loi de programmation militaire qui sera présentée avant l'été ". Une constante comme une évidence : " La priorité est donnée au renseignement dans toutes les opérations. " Ajoutant, " l'enjeu cyber est devenu un enjeu de souveraineté ".

Depuis son arrivée au ministère en 2012, les attaques cybernétiques ont doublé chaque année. " Je veux une culture de la cybersécurité dans le ministère de la Défense. Il y a désormais une quatrième armée, terme symbolique, l'armée cyber ", insiste Le Drian.

Avec la future loi, une nouvelle autorité administrative indépendante de contrôle des services verra le jour (renforcée par des parlementaires), héritière de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité).

Au milieu de tout cela et du champ numérique, le ministre de l'Intérieur, Bernard cazeneuve, jongle délicatement avec la notion de " confiance ". Pour lui, " un espace de liberté comme Internet ne signifie pas un espace de non droit, pas régulé ".

 

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 07:45
Carte des forces prépositionnées au 23 janvier 2015 - crédits EMA

Carte des forces prépositionnées au 23 janvier 2015 - crédits EMA

 

source Sénat.fr

 

Question écrite n° 04513 de M. Jean-Paul Fournier (Gard - UMP)publiée dans le JO Sénat du 07/02/2013 - page 386

 

M. Jean-Paul Fournier souhaite interroger M. le ministre de la défense sur le devenir des forces prépositionnées en Afrique qui ont montré toute leur pertinence ces derniers mois.

L'opération Serval au Mali, mais également l'engagement en République centrafricaine au cours du mois de décembre 2012 ont en effet souligné combien la réactivité de nos armées et leur aptitude à la projection dans l'urgence tiennent notamment à l'existence de bases en Afrique et de forces immédiatement disponibles et projetables conséquentes.
À l'heure où les travaux de révisions du Livre blanc sur la sécurité et la défense nationale de 2008 sont en cours et alors que nombre de voix s'élèvent pour réduire cet outil militaire, dans son format et ses capacités, au titre des efforts, certes légitimes, de réduction de la dépense publique, il lui demande de préciser ce qui est envisagé pour la présence de l'armée française en Afrique dont l'intérêt stratégique dans la lutte contre les mouvements terroristes internationaux et la défense de notre sécurité vient de se rappeler à notre pays de façon criante.

 

Transmise au Ministère de la défense


 

Réponse du Ministère de la défense,publiée dans le JO Sénat du 05/02/2015 - page 257

 

Conformément aux évolutions programmées par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié en 2013, la réorganisation des forces de présence françaises constitue un projet global tendant à transformer notre dispositif en le rapprochant de la bande sahélo-saharienne, tout en contribuant à l'objectif général de réduction des effectifs du ministère de la défense.

Dans ce contexte, s'agissant de l'Afrique, le président de la République a décidé la mise en place d'un schéma de présence permettant :

- de développer les capacités de la force africaine en attente (FAA), en formant chaque année 20 000 soldats locaux. Cet effort reposera essentiellement sur les pôles opérationnels de coopération de Dakar et de Libreville qui, dotés chacun d'un effectif de 350 militaires, sont en mesure de proposer plus de 188 formations différentes à nos partenaires ;

- de préserver une capacité d'intervention à partir de deux bases implantées à Abidjan et à Djibouti. Cette organisation a été définie de manière à soutenir et à compléter le dispositif déployé par la France dans le cadre de la conduite des opérations extérieures.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 22:40
photo RAF

photo RAF

 

08/02/2015 Par LEXPRESS.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a réagi sur le passage à proximité de l'espace aérien de la France et du Royaume-Uni d'avions militaires russes. Des provocations en augmentation.

 

Alors que la guerre continue dans l'est de l'Ukraine entre les forces de Kiev et les séparatistes prorusses, Moscou joue de plus en plus avec les espaces aériens européens. Dimanche, le ministre de la Défense a confirmé que des avions militaires russes s'étaient approchés des côtes françaises et britanniques le 28 janvier. 

"J'ai constaté en tant que ministre de la Défense cette présence un peu intempestive de chasseurs, d'avions russes, qui sont venus se promener pour des raisons que j'ignore à proximité de nos côtes, a ironisé Jean-Yves Le Drian lors de l'interview dominicale d'Itélé/Le Monde/Europe 1. Nous leur avons fait savoir que nous les avions vus et qu'il était souhaitable qu'ils se retirent, c'est ce qu'ils ont fait." 

 

Des bombardiers russes près de la Manche

L'incident fait référence à deux bombardiers russes Tu-95, dits "Bears", des appareils conçus à l'époque soviétique et capables de transporter de l'armement nucléaire. Ils ont longé l'espace aérien norvégien jusqu'au niveau de la Manche, mettant en alerte les forces aériennes norvégiennes, britanniques et françaises. 

Ce n'est pas la première fois depuis un an que des bombardiers "Bears" sont poussés à s'éloigner de l'espace aérien de la couronne, et donc celui de l'OTAN, qu'ils frôlent sans y pénétrer. De telles manoeuvres ont valu l'intervention de chasseurs basés en Ecosse en avril, en novembre et même le lendemain de la convocation de l'ambassadeur russe par Londres, le 29 janvier, pour des explications. 

 

Une cinquantaine d'incident en Europe en 11 mois

Samedi, Le Monde a rapporté que l'OTAN, ainsi que la Suède et la Finlande, qui n'en sont pas membres, ont recensé une cinquantaine d'incidents avec des avions russes sur les onze derniers mois. "On note plus d'activité que par le passé et des vols de plus en plus longs", a ainsi déclaré une source de l'organisation militaire au quotidien. Seule l'Estonie, à huit reprises, a constaté officiellement la violation de l'espace aérien de l'OTAN. 

Dans les autres cas, comme celui évoqué par Le Drian, les avions russes se sont limités aux régions d'information de vol (FIR) surveillées par un ou plusieurs Etat, à l'exclusion de l'espace aérien souverain, jusqu'à 12 milles nautiques (22,22 km) des côtes. Il est admis qu'une autorité peut éloigner un appareil de sa FIR. Une partie de la FIR de la Manche est conjointement surveillée par la France et le Royaume-Uni 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 14:30
Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'air

Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'air

 

08/02/2015 latribune.fr

 

Le ministre de la Défense a confirmé dimanche la tenue de discussions "assez avancées" avec Le Caire pour la vente d'avions de combat de Dassault.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé dimanche l'existence de négociations pour la vente d'avions de combat Rafale de Dassault à l'Egypte. La rumeur circule depuis plusieurs semaines de discussions en vue de l'achat par Le Caire de 24 Rafale et d'une frégate Fremm, pour un montant compris entre 5 et 6 milliards d'euros.

"Il y a effectivement des discussions assez avancées avec l'Egypte mais elles ne sont pas conclues", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde. "Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a-t-il ajouté.

Le Rafale, qui équipe l'armée française depuis 2004, n'a encore jamais trouvé preneur à l'étranger. Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, a indiqué dans un entretien publié samedi dans "Le Figaro" que l'avionneur était proche de conclure le premier contrat export du Rafale, sans  préciser avec quel pays.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 13:55
Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

 

09 February 2015 defenceWeb (Reuters)

 

Egypt is moving closer to a five billion euro arms deal with France for 24 Dassault Rafale fighters and one DCNS FREMM frigate, with a tentative agreement apparently reached on financing.

 

French Defence Minister Jean-Yves le Drian said on Sunday that "advanced" talks with Egypt were being conducted over the potential Rafale sale. "There are actually pretty advanced discussions with Egypt, but they're not over," Le Drian told television station iTele.

 

Le Drian's comments confirmed what was told to Reuters by two sources close to the matter on Saturday -- that Egypt was discussing the purchase of 24 Rafale jets and a FREMM frigate in a deal estimated at 5 billion euros.

 

Also on Saturday, Dassault's CEO, Eric Trappier, told Le Figaro daily the company was close to signing its first Rafale export contract, without specifying a country. There were "still several steps to cross" regarding a sale to Egypt, Trappier said separately.

 

On February 5, daily Les Echos reported that French export credit bank Coface would guarantee 50% of the deal’s value, down from the initial 80-90% requested by Egypt, and financing would be provided by a number of French banks, headed by Credit Agricole, and possibly Saudi Arabia. Egypt has reportedly agreed to make a down payment of 500 million euros, split between Egypt and the pool of banks, according to La Tribune.

 

La Tribune reported that the after the financing portion of the deal was ironed out, the Egyptian delegation visiting France went back home to present the deal to President Abdel Fattah al Sisi. The paper reported that the deal calls for the delivery of six Rafales by mid-year and 18 to follow later. The initial Rafales would come from French Air Force stocks. Regarding the frigate, this would come from the French Navy and would be the vessel Normandie, currently undergoing sea trials.

 

Egypt apparently expressed interest in up to 24 Rafales in September last year during a visit by Le Drian. The country had originally shown interest in the Rafale in 2011 during the Arab Spring.

 

Paris and Cairo have enjoyed close economic ties in the past but turmoil in the north African state since president Hosni Mubarak was overthrown in 2011 left Western governments wary of signing contracts, especially in the defence sector.

 

With the recent rise to power of al Sisi, ties have improved and both sides are concerned by the rise of jihadist groups in Libya and Egypt.

 

France secured its first major military contract in Egypt in about 20 years in 2014 with a 1 billion-euro deal to sell four Gowind 2500 corvettes. France will deliver one and build the remaining three in Egypt.

 

Senior French officials have repeatedly travelled to Egypt over the last year and Sisi in November undertook a state visit to Paris, where discussions were held about replacing Egypt's fleet of 18 Dassault-made Mirage 2000 jets. Egypt was the first foreign buyer of the Mirage 2000 in 1981.

 

Dassault is under increasing pressure to sell the Rafale overseas. The French government said last year it would slow the pace at which it takes delivery of Rafale jets, taking just 26 over the next five years instead of 11 a year.

 

A French delegation in January visited New Delhi to salvage an agreement to supply 126 Rafale fighters to the Indian Air Force which has hit a snag over the local assembly of the planes. France has been negotiating with India for three years over the Rafale purchase.

 

As a result of the US suspension of some of its $1.3 billion in annual military aid following the ouster of President Mohamed Mursi by the military in July 2013, Egypt has looked elsewhere to meet its military needs, notably Russia. In September, Alexander Fomin, Russia’s chief of Federal Service for Military-Technical Cooperation, said Egypt had agreed to a $3.5 billion arms deal that includes fighter jets, surface-to-air missiles, submarines and other equipment. Egypt and Russia will hold high level diplomatic talks later this week.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 12:56
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

08.02.2015 par JDD

 

INDISCRET - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian réfléchit toujours à mener la liste PS en Bretagne, pour les régionales de décembre. Il devrait prendre sa décision après les départementales du mois prochain.

 

Le ministre de la Défense décidera entre les élections départementales, fin mars, et l'été, s'il quitte le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux régionales de décembre 2015 en Bretagne. En tout état de cause, Jean-Yves Le Drian ne partira pas avant l'examen des nouvelles priorités budgétaires antiterroristes. La plupart de ses collaborateurs ont été informés qu'ils pouvaient chercher à "se recaser". Parmi les favoris pour lui succéder, "l'autre Breton", Jean-Jacques Urvoas, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve ou le hollando-hollandais Stéphane Le Foll.

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 21:30
Rafale Photo  JL. Brunet  Armée de l'air

Rafale Photo JL. Brunet Armée de l'air

Les discussions entre la France et l'Égypte sur la vente d'avions de combat Rafale sont "bien avancées" mais "pas conclues", a indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian

 

08/02/2015 Le Point

 

"Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Les discussions entre la France et l'Égypte sur la vente d'avions de combat Rafale sont "bien avancées", mais "pas conclues", a indiqué dimanche le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Il y a des discussions, elles sont bien avancées. Mais elles ne sont pas conclues", a déclaré Jean-Yves Le Drian sur I>Télé/Le Monde/Europe1. "Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a-t-il ajouté. Le Rafale, qui équipe l'armée française depuis 2004, n'a encore jamais trouvé preneur à l'étranger. "Le Rafale est un très bon avion. Il est souvent de bon ton de se gausser, or c'est un avion très performant", a-t-il poursuivi.

Le P-DG du constructeur Dassault Aviation, Éric Trappier, a affirmé samedi dans Le Figaro que l'avionneur était en passe de "réussir le premier contrat export du Rafale", l'avion français de combat. Selon le quotidien économique Les Échos, la France est sur le point de conclure avec l'Égypte un plan de financement pour lui vendre 24 avions de combat Rafale et une frégate multimission FREMM, un marché évalué entre 5 et 6 milliards d'euros.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 13:56
François Hollande n'envisage pas d'augmenter les crédits militaires

 

05/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En dépit des menaces et de la baisse de la déflation des effectifs dans les armées, le président de la République n'envisage pas d'augmenter le budget de la Défense.

 

C'est non. Interrogé sur la nécessité d'augmenter les effectifs et les budgets affectés au ministère de la Défense, après les attentats de début janvier qui ont causé la mort de 17 personnes en France, François Hollande répond qu'il ne l'envisage pas, lors de sa conférence de presse semestrielle au palais de l'Elysée.

"Faut-il, parce qu'il y a des menaces, changer ce que nous avions décidé dans la loi de programmation militaire (LPM) ? C'était quand ? Il y a à peine un an et demi. Est-ce que les menaces avaient été sous-estimées ? Non, nous les connaissions parfaitement: terrorisme, déstabilisation, cyberdéfense... Il y a les menaces qui étaient liées également à l'insécurité sur un certain nombre de lieux de conflit. Donc, les principes mêmes de la LPM n'ont pas à être modifiés", a affirmé le président de la République.

Pourtant, il est question d'une actualisation de la LPM sur la base d'une nouvelle analyse des menaces et des contrats opérationnels des armées. Le ministère de la Défense veut aller vite. "L'actualisation de la LPM doit se faire avant l'été, il faut qu'elle soit au Parlement au mois de juin", explique-t-on au sein du ministère. Et l'Hôtel de Brienne avait de grandes ambitions, que le chef de l'État vient de doucher. "Nous pouvons avancer la livraison de certains matériels, faire des achats d'urgence (...). Tout le monde sait que nous sommes en manque d'hélicoptères."

 

Crédits maintenus à 31,4 milliards d'euros

En dépit des menaces et de la réduction des suppressions d'effectifs (7.500 emplois préservés), le chef de l'Etat n'envisage pas d'augmenter les crédits de la Défense. "Est-ce que les crédits ont à l'être? Jusqu'à présent c'était pour les maintenir, faudrait-il les augmenter ? Je pense que aujourd'hui 31,4 milliards d'euros, somme prévue chaque année pour nos armées, est celle qui doit être sécurisée, sauvegardée, préservée", a expliqué François Hollande.

Pourtant, les 7.500 emplois préservés vont coûter, selon "Les Echos", 1 milliard d'euros au budget de la Défense, dont 200 millions en 2015. "Sur les effectifs, j'ai pris la décision de limiter ce qui était pourtant prévu depuis des années (...), et donc j'ai fait en sorte, compte tenu de ce qui était aujourd'hui la menace, de maintenir un niveau des effectifs qui soit conforme à ce que je pense l'intérêt du pays", a précisé François Hollande. Les suppressions d'emplois dans la Défense ont été décidées et exécutées en deux phases, 48.000 réalisés par Nicolas Sarkozy (2008-2012) et 33.675 décidés par François Hollande (2013-2019).

"On fait beaucoup d'efforts, et je demande beaucoup de sacrifices (...). Je fais en sorte que la sécurité soit préservée, et que nous puissions le faire dans les enveloppes qui ont été prévues", a-t-il assuré. Avant de prévenir : "Mais je vous le dis tout net. S'il y avait des dangers qui apparaissaient, je prendrais mes responsabilités."

 

Modernisation de l'arme nucléaire

Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé jeudi une "modernisation" de la force de dissuasion nucléaire. "J'entends aussi que notre force de dissuasion soit modernisée, autant qu'il est nécessaire, et toujours avec le principe de suffisance, et donc dans la transparence sur les armes nucléaires dont la France dispose", a-t-il affirmé.

"J'aurai également à m'exprimer [sur la dissuasion]. La France est une grande nation, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, qui a aussi la capacité nucléaire. Ce débat n'est pas ouvert en France - il l'a été", a -t-il rappelé.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:20
Signature de l’entente établissant le Conseil franco‑canadien de coopération en matière de défense

Le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson, et le Secrétaire d’État auprès du Ministre de la Défense français, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, rendent hommage le 4 février 2015 aux victimes de Charlie Hebdo (ministère français de la Défense)

 

4 février 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

La France et le Canada renforcent leur coopération en matière de défense et aujourd’hui à Paris, le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, et son homologue français, Jean‑Yves Le Drian, signeront une entente technique établissant le Conseil franco‑canadien de coopération en matière de défense garantissant « ainsi la continuité de l’étroite coopération entre les deux pays dans un monde où la situation sur le plan de sécurité évolue constamment ».

 

« Le Canada et la France coopèrent depuis longtemps dans le domaine de la défense. Je suis honoré d’être ici aujourd’hui pour signer cette entente avec mon homologue français. Nos deux pays ont pu récemment constater à quel point des menaces à la sécurité peuvent toucher le monde entier. En plus de renforcer le dialogue entre nos deux pays sur les grandes questions de défense, cette entente technique cimentera notre coopération en matière de défense et de sécurité sur plusieurs fronts. », a déclaré le ministre Nicholson.

L’entente technique visant à établir un conseil franco-canadien de coopération en matière de défense renforcera, dit la Défense canadienne, le dialogue entre les deux pays sur les grandes questions de défense « en plus de cimenter leur coopération en matière de sécurité et de défense » en s’attaquant à différentes questions prioritaires dont :

  •  l’entretien des relations de longue date essentielles à la sécurité des deux pays et à la continuité de leur engagement envers l’OTAN;
  •  l’intensification du dialogue sur les questions stratégiques et opérationnelles entre tous les services armés, ce qui comprend la revitalisation du Comité coopératif militaire franco‑canadien;
  • la poursuite de la coopération en matière de développement des capacités afin d’augmenter l’interopérabilité nécessaire à la conduite des opérations multinationales et, dans la mesure du possible, des opérations interarmées;
  •  l’établissement de liens concrets et durables en ce qui concerne le soutien opérationnel mutuel;
  •  perfectionner le matériel de défense et renforcer les liens dans le domaine de la recherche et du développement afin de profiter d’une coopération dans les sphères gouvernementale, industrielle et universitaire.

Cette entente, explique le communiqué,  permettra plus particulièrement d’établir une structure flexible pour un dialogue stratégique entre le le ministère de la Défense canadien et les Forces armées canadiennes, d’une part, et le ministère français de la Défense, d’autre part,  sur les questions relatives aux politiques, au domaine militaire, au matériel de défense à la recherche et au développement.

Cette entente technique permet la mise en œuvre du dialogue stratégique cadrant dans le Programme de coopération renforcée Canada-France annoncé par le premier ministre Harper et le président français Hollande en novembre 2014, indique Ottawa.

De plus, un protocole d’entente (PE) entre les Forces armées françaises et canadiennes qui facilitera un échange réciproque d’officiers militaires supérieurs au Collège des Forces canadiennes à Toronto et l’École de guerre et le Centre des hautes études militaires à Paris a été signé.

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 18:20
Armement : la coopération franco-canadienne au point mort

DCNS espère toujours que le Canada choisisse sa frégate multi-missions Fremm dans le cadre d’une programme d’achat d’une quinzaine de navires de combats de surface. photo DCNS
 

04/02 Alain Ruello / Chef de service adjoint – LesEchos.fr

 

Paris et Ottawa ont signé ce mercredi un accord de coopération militaire bilatéral très large. Mais les espoirs des industriels français de l’armement de prendre pied au Canada sont minces.

 

« Il y a eu beaucoup de coopération en matière d’armement dans le passé et j’espère que cela va continuer ». S’exprimant ce mercredi en présence de Jean-Yves Le Drian à l’occasion de la signature d’un accord instituant un conseil franco-canadien de coopération militaire, Robert Douglas Nicholson, ministre de la Défense du Canada, a - comme il se doit - salué la qualité de la relation entre Paris et Ottawa. Sur le terrain, il est indéniable que les deux armées s’épaulent souvent, comme on l’a vu au Mali. En matière industrielle en revanche, c’est le calme absolu.

Les chiffres, tels qu’ils ressortent du dernier rapport au Parlement sur les exportations, parlent d’eux-mêmes. De 2009 à 2013, les prises de commandes de matériels français ont à peine atteint 45 millions d’euros. Sur la même période, les livraisons ressortent à 105 millions. Autrement dit, le marché canadien de l’armement est quasiment fermé aux industriels tricolores.

Nexter en sait quelque chose. Le champion de l’armement terrestre a dépensé plusieurs millions d’euros dans une campagne commerciale pour placer son blindé d’infanterie VBCI. En pure perte : bien que la rumeur le donnait gagnant à l’issue de l’appel d’offres, Ottawa a brutalement annulé la procédure , provoquant la colère de l’industriel français.

 

Renault Trucks dans l’attente

 

DCNS, de son côté, espère toujours rafler la mise avec ses frégates multi-missions Fremm. Et quelle mise ! Le Canada caresse le projet d’acheter une quinzaine de navires de combats de surface, même si l’histoire montre qu’entre les ambitions initiales et la réalité, il y a souvent un océan.

Ottawa vient de prendre une décision qui pourrait signifier la fin de la partie : de manière discrète, le chantier naval Irving de Halifax a été désigné comme maître d’oeuvre industriel pour l’ensemble de ce projet . A priori rien d’anormal, sauf qu’Irving cultive des liens très étroits avec Lockheed Martin... Chez DCNS, on continue d’y croire, mettant en avant le fait que la Fremm est un navire en cours de construction et qui correspond parfaitement aux besoins de la marine canadienne. Sous-entendu, Irving ne prendrait aucun risque à choisir la Fremm. On verra.

Chez Dassault en revanche on a sans doute abandonné tout espoir - si tant est qu’ils aient été très forts - de vendre le Rafale . Malgré le coût exorbitant de l’appareil, il est fort probable que le Canada en restera à son choix initial, à savoir le F-35 de Lockheed Martin.

Dans ce contexte de très forte dépendance du Canada vis-à-vis de l’Oncle Sam, tout n’est peut-être pas perdu puisque Renault Trucks Defense seraient bien placé sur un très gros appel d’offre portant sur 1.500 camions, selon nos informations.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:50
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

31.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Dans une déclaration (mollement musclée) à l'issue des consultations intergouvernementales franco-polonaises, l'Elysée a annoncé un déploiement blindé français en Pologne:

"Après avoir déployé des avions de chasse en Pologne durant une période de quatre mois et avoir pris part à de multiples exercices de l’OTAN dans la région en 2014, la France est prête à prolonger sa contribution aux mesures d’assurance de l’OTAN. Les efforts de la France couvriront un large éventail de forces : terrestres, maritimes, aériennes et spéciales. En particulier, la France déploiera des chars Leclerc avec des véhicules blindés VBCI pendant deux mois et participera à un certain nombre d’exercices de l’OTAN en Pologne."

(lire l'intégralité du communiqué ici).

Déjà annoncé! L'annonce ne doit pas surprendre puisque Jean-Yves Le Drian avait promis un tel déploiement en novembre dernier. Le ministre de la Défense avait alors parlé d'une "unité de blindés qui effectuera des exercices sur le territoire polonais".

Quel calendrier? Ni l'un ni l'autre n'ont, toutefois, donné de calendrier. JYLD avait suggéré que les blindés pourraient arriver dans "quelques semaines"; le Président n'a rien dit, sauf la durée du déploiement: "deux mois".

Combien de divisions? Le nombre de blindés doit être significatif pour que la mesure soit efficace et rassure les pays voisins de la Russie. Alors: 4? 8? chars Leclerc? Les Leclerc pourraient venir du 12e Cuir d'Ollivet; quant aux VBCI, rien sur leur nombre et leur provenance.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 06:20
Defence Minister Nicholson in Europe for security discussions

 

February 3, 2015 by David Pugliese

 

Defence Minister Rob Nicholson left today for a three-city tour to meet European colleagues and partners and discuss current international security issues.

 

During the tour, Minister Nicholson will visit Paris, France; Brussels, Belgium; and Munich, Germany, where he will reaffirm Canada’s defence relations with key allies and partners, and Canada’s commitment to promoting security and stability within Europe, the Department of National Defence noted in a news release.

 

On Wednesday, Nicholson and French Minister of Defence, Jean-Yves Le Drian, will sign two bi-lateral arrangements

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 20:55
Communiqué conjoint - agression d'un militaire à Nice

 

3 février 2015 Ministère de la Défense

 

Communiqué de presse de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur

 

Aujourd’hui, peu après 14 heures, un individu a violemment agressé à l’arme blanche un militaire du 54ème Régiment d’Artillerie, en faction devant un centre communautaire juif à Nice, le blessant au visage.

Deux autres militaires du même régiment, également présents dans le cadre de la mission VIGIPIRATE, sont immédiatement intervenus aux côtés du soldat attaqué pour maitriser l’agresseur. Un deuxième soldat était à son tour blessé au bras, avant que l’agresseur soit interpellé par les forces de police arrivées en renfort.

Les militaires blessés ont été évacués vers le service des urgences de l’hôpital Saint-Roch. Leur pronostic vital n’est heureusement pas engagé.

L’auteur des faits, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police.

Jean Yves le Drian, ministre de la Défense et Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées. Les ministres adressent leurs vœux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes.

L’enquête conduite sous l’autorité de la section antiterroriste du parquet de Paris permettra d’établir les motivations et les circonstances de cet acte criminel.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:20
Hagel Offers Condolences to French Defense Minister

 

WASHINGTON, Feb. 2, 2015 – DoD News

 

Defense Secretary Chuck Hagel called France’s Minister of Defense Jean-Yves Le Drian today to offer his condolences on the Jan. 26 air tragedy in Spain, Pentagon Press Secretary Navy Rear Adm. John Kirby said in a statement issued today.

 

A two-seater Greek F-16 jet crashed after takeoff at a Spanish airbase during a NATO exercise, according to news reports. The two pilots died, as did nine French military members on the ground. As many as 20 people were reportedly injured. An investigation of the incident is ongoing.

 

Hagel extended his deepest condolences to Le Drian on the tragic loss of so many French airmen killed in the accident, and wished a speedy recovery to all those who were injured, Kirby said in his statement.

 

The French minister informed Hagel that there would be a national tribute tomorrow at the L'Hôtel des Invalides to honor the French killed in the accident, Kirby said. Hagel also offered assistance to Le Drian with the investigation, Kirby said.

 

Kirby said Hagel took the opportunity to affirm the Department of Defense’s support for France in ongoing counterterrorism efforts following the attacks in Paris in January.

 

Le Drian thanked Hagel for the phone call, Kirby said, and both leaders said they both looked forward to the outcomes of the NATO Defense Ministerial in Brussels this week.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

2/02/15 afrique-asie.fr

 

Jean-Yves le Drian devrait prochainement quitter la rue Saint-Dominique, tandis que Bruno Leroux, député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale passe ses journées à étudier les dossiers épineux du ministère de la Défense.

 

Le bureau national du PS a suspendu son calendrier officiel pour la désignation des têtes de liste aux élections régionales dans certaines régions. Les candidatures devaient être déposées avant le 15 janvier. Le vote interne (en deux tours) devait avoir lieu les 5 et 6 février. Le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, vient d’annoncer que quatre régions désigneraient finalement leur candidat après les élections départementales de fin mars : L’Ile de France, la Bourgogne-Franche-Comté, Rhône-Alpes-Auvergne et… la Bretagne !

 

Jusqu’à ces derniers jours Jean-Yves le Drian n’était pas candidat. Mais tout le monde sait que sa grande ambition est de revenir en Bretagne comme patron : « je suis en congé de la présidence de la Région, mais je ne suis pas en congé de la Bretagne » expliquait-il. L’ancien président de la région Bretagne  souhaite retrouver son siège à Rennes une fois terminé ce qu’il appelle son « service militaire » à Paris. La législative partielle du Doubs a précipité les évènements…

 

Avec les résultats des élections départementales de mars, il sera aisé de procéder à une projection qui indiquera le score que pourrait réaliser aux régionales une liste de gauche dirigée par Jean-Yves le Drian. Sans oublier une batterie d’enquêtes portant sur l’image, la notoriété, la popularité du ministre de la Défense.

 

Si les militaires en garnison en Bretagne et leurs familles ont la reconnaissance du ventre, ils ne peuvent que voter pour un ministre qui défend leurs intérêts avec acharnement. Alors que Bercy ne rêve que de réduire leur budget (actuellement à 31,4 milliards d’euros). Mais Jean-Yves le Drian a l’oreille du Président … qui cherche par tous les moyens à limiter la casse annoncée des régionales. Depuis le Quai d’Orsay, Laurent Fabius a, aussi beaucoup appuyé cette décision le libérant d’un ministre de la Défense de poids qui gérait en direct les dossiers sahéliens. Le ministre des Affaires étrangères a déjà dit à plusieurs de ses proches collaborateurs : « Le Roux, j’en fait mon affaire ! »

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:55
Prix de l’action solidaire : appel à candidatures


30/01/2015 Communauté Défense

 

La première édition du prix de l’action solidaire aura lieu le 13 avril prochain à l’hôtel de Brienne. Créé afin de récompenser ceux qui contribuent à sauver, soutenir et accompagner les militaires blessés dans leur parcours de réadaptation et de réinsertion, sociale et professionnelle, cette récompense est placée sous le haut patronage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Date limite de dépôt des candidatures : 13 février 2015

 

Le 13 avril prochain, la première édition du prix de l’action solidaire se déroulera à l’hôtel de Brienne, sous le haut patronage et en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Créé afin de récompenser ceux qui, d’une manière ou d’une autre, contribuent à sauver, soutenir et accompagner nos blessés dans leur parcours de réadaptation et de réinsertion, sociale et professionnelle,  ce prix est entièrement financé par la société Défense Conseil International (DCI). Opérateur de référence du ministère de la Défense pour le transfert du savoir-faire des armées françaises, DCI a souhaité  participer au soutien des militaires blessés en contribuant à une meilleure reconnaissance de ceux qui œuvrent à leur service.

Il peut s’agir par exemple du militaire qui au combat ou en opération porte secours à un camarade blessé, de l’infirmier ou de l’équipe médicale qui stabilise le blessé, de ceux qui le convoient, des médecins et des équipes médicales dans nos hôpitaux, des équipes responsables de la réadaptation, de la réinsertion et de la rééducation fonctionnelle ou même des bénévoles qui se chargent de l’accueil et de l’accompagnement des blessés et de leurs familles.

 

Le prix est composé de deux parties :

  • 2 500 euros versés à titre personnel au lauréat ;
  • 2 500 euros versés à un projet ou une association agissant au profit des militaires blessés et/ou de leurs familles, choisi par le lauréat.

Les dossiers de candidature sont à retourner d’ici le 13 février 2015 par voie postale à l’adresse suivante :

Défense Conseil International - Prix de l’action solidaire

2 place Rio de Janeiro - 75008 Paris

 

Renseignements :

Anna CZERNY - Tél. : 01 44 95 26 42 - anna.czerny@groupedci.com

>>> Téléchargez le dossier de candidature (pdf, 4 pages, 176ko)
>>> Téléchargez le réglement intérieur (pdf, 4 pages, 235ko)

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:55
Budget: ce rapport secret qui étrille le montage financier de Le Drian

 

28-01-2015 par Laurent Fargues et Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Les hauts fonctionnaires du ministère de la Défense et de Bercy  qualifiaient dès juillet d’"aléatoire" et "coûteux" ce projet pour combler le trou dans le budget de la Défense.

 

C’est un rapport confidentiel qui tire à boulets rouges sur la solution trouvée par le ministre Jean-Yves Le Drian pour renflouer les caisses des armées. Co-signé en juillet par la Direction générale de l’armement, le Contrôle général des armées et l’inspection des Finances, ce document, que "Challenges" a pu consulter, émet un avis "très défavorable" à tout projet de location de matériel militaire.

L’idée, qui consiste à créer des sociétés à capitaux majoritairement publics pour racheter aux armées des équipements (avions de transport, frégates, radars, etc.) et leur relouer immédiatement, a été envisagée dès le Conseil de défense du 17 juillet 2013. Elle a été confirmée par François Hollande lors de ses vœux aux armées le 14 janvier et sera discutée dans les prochains jours par les députés via un amendement à la loi Macron.

 

Tout de la potion magique

 

Sur le papier, la solution a tout de la potion magique. Elle permet au ministère de la Défense d’encaisser les 2,2 milliards d’euros qui lui manquent pour boucler son budget 2015 et de ne plus payer que des loyers étalés sur des années. Dans les faits, elle relève d’un montage "aléatoire, complexe, risqué et coûteux", selon le diagnostic commun des hauts fonctionnaires de Bercy et du ministère de la Défense. Sa réalisation serait "de nature à faire courir de grands risques financiers au ministère de la Défense sans que les objectifs soient nécessairement atteints".

A lire le rapport, rien ne justifie une telle acrobatie comptable. L’Insee et Eurostat ne seraient pas dupes et rebasculeraient les dépenses des sociétés dans le déficit public. Pis, cela engendrerait des "surcoûts substantiels", via les coûts de gestion des sociétés, l’assurance des matériels, le coût des garanties, la TVA payée sur les loyers ou les charges d’intérêts plus élevés que les emprunts d’Etat... La participation éventuelle d’actionnaires privés – industries d’armement en tête – nécessiterait de les rémunérer et "risquerait de faire perdre au ministère de la Défense la pleine maîtrise des équipements concernés".

Juridiquement, le projet est tout aussi bancal. L’article, ajouté à la hussarde dans la loi Macron, a toutes les chances d’être censuré par le Conseil constitutionnel comme un "cavalier législatif" qui n’a rien à voir avec le reste du texte. Il déroge au code de la propriété des personnes publiques, au code monétaire et financier, ainsi qu’à la loi de programmation des finances publiques…

 

De gros doutes sur la légalité des contrats exclusifs

 

Dans une note du 12 janvier, la direction des Affaires juridiques de Bercy émet en plus de gros doutes sur la légalité de contrats exclusifs entre les futures sociétés et le ministère de la Défense. "La conclusion du marché de location d’équipements militaires avec ou sans option d’achat doit en principe être précédée d’une publicité et d’une mise en concurrence", souligne la note. Au risque que des concurrents cassent les prix et coupent l’herbe sous le pied des futures sociétés ?

Les juristes de Bercy mettent aussi en garde sur le risque d’anti-constitutionnalité du projet. Celui-ci "peut susciter des interrogations de la part du Conseil constitutionnel sur la conformité du dispositif à l’objectif de valeur constitutionnelle de bon usage des deniers publics, dès lors que la location à long terme des matériels peut s’avérer moins rentable que leur utilisation en tant que propriétaire par le ministère de la Défense".

De son côté, le ministère de la Défense dément le risque de censure du Conseil constitutionnel et maintient intégralement son projet. Assisté du cabinet d’avocats Francis Lefebvre, il a d’ailleurs bien avancé sur son architecture. Deux sociétés de projet ou "SPV" (Special Purpose Vehicles), 100% publiques dans un premier temps, seraient créées : l’une rachèterait huit avions de transport A400M, l’autre trois frégates FREMM, ce qui permettrait de récolter les 2,2 milliards manquants au budget de défense.

"Nous aurions été enchantés de pouvoir compter sur des crédits budgétaires classiques, voire un nouveau plan d’investissements d’avenir, mais ces solutions ont été écartées, assure-t-on à l’hôtel de Brienne. Si Bercy ne propose pas de solution alternative, nous n’aurons pas d’autre choix que de lancer les SPV, qui doivent être opérationnelles dès l’automne".

Les grandes manœuvres budgétaires continuent.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:55
Organisation territoriale de la défense

 

Le ministre de la défense a présenté un décret relatif à l’organisation territoriale de la défense.
 
Dans le cadre des travaux engagés par le ministre de la défense au titre de la rénovation de son organisation et de ses modes de fonctionnement, exposés dans la loi de programmation militaire du 18 décembre 2013, le décret modifie l’organisation militaire territoriale en transformant les régions terre en zones terre, et en supprimant les régions maritimes, de façon à ne conserver que les arrondissements maritimes.
 
Il introduit en outre, dans la mise en œuvre de la défense aérienne, la possibilité pour le commandant de la défense aérienne de déléguer, dans un cadre international, le contrôle opérationnel des moyens aériens mis à sa disposition, le commandement opérationnel de ces moyens restant sous autorité française. Une telle délégation est rendue nécessaire par l’insertion de la France dans le système intégré de défense aérienne et anti-missiles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord en 2011.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:56
Crash du F-16: deux Alphajet et deux 2000D détruits, deux Rafale endommagés

 

27.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Le ministre de la Défense et le général Mercier seront à Albacete cet après-midi pour y rencontrer les personnels français présents sur la base, rencontrer des blessés et se recueillir devant les dépouilles des 9 aviateurs qui ont péri lors du crash du F-16 grec.

Trois capitaines, un lieutenant et cinq sous-officiers sont au nombre des morts français. Un navigatrice figurerait parmi les victimes.

Le crash de l'avion grec, probablement victime d'une avarie de réacteur et peut-être de commandes, a provoqué la destruction de deux Alphajet et de deux Mirage 2000D. Deux Rafale ont aussi été endommagés (voir ci-dessous).

 

Crash du F-16: deux Alphajet et deux 2000D détruits, deux Rafale endommagés

L'accident a eu lieu lors d'un entraînement organisé par l'Otan, le Tactical leadership Programme (TLP).

 

Des précédents:
- Décembre 2003: crash d'un Casa 235 sur le pic du Pioulou, en Ariège. 7 tués.
- Mai 2007: huit occupants d'un Twin Otter périssent dans l'accident de l'appareil, au Sinaï.
- Janvier 2009: huit militaires de l'armée de terre (l'équipage et cinq des six hommes du 13e RDP) meurent dans le crash de leur hélicoptère Cougar, au large Gabon.

Pour retrouver des circonstances assez similaires à celles de l’accident de lundi, il faut remonter au 28 mai 1954. Lors d’une répétition d’une présentation de voltige, un avion de chasse s’était écrasé à Oran, sur le parking de l’escadron où stationnaient de nombreux avions. Le pilote et deux mécaniciens sont tués; trois avions sont détruits et 14 sont endommagés.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 08:55
Les vœux aux armées du ministre de la Défense

Les vœux aux armées du ministre de la Défense photo Rolland Pellegrino Marine Nationale

 

23 Janvier 2015 Marine Nationale

 

C’est au cœur du musée de la Marine à Paris, place du Trocadéro, que Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense (MINDEF) a adressé, le jeudi 22 janvier dernier, ses vœux à la communauté de la Défense.

 

Devant un parterre d’élus, le chef d’état-major des armées, le délégué général pour l’armement, le secrétaire général pour l’administration, les chefs d’état-major, des officiers généraux, des officiers, sous-officiers, officiers-mariniers et militaires du rang, ainsi que des civils, et au côté de Mr Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État des anciens combattants et à la mémoire, Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense (MINDEF ), a d’abord tenu à rendre un vibrant hommage à « nos militaires qui risquent au quotidien leur vie pour protéger celle de nos concitoyens. Tout au long de l’année, ils interviennent parfois loin de chez eux, souvent au cœur d’actualités dramatiques -pour mieux en préserver la France ».

 

Les récents attentats survenus derniers à Paris, les 7 et 9 janvier ont d’emblée inciter Monsieur Jean-Yves Le Drian à une mise au point : « Lorsque la France est visée, c’est chacun de nous qui est touché. Mais la formidable mobilisation qui a suivi les attentats a aussi montré que nous étions capables de faire bloc autour des valeurs qui nous sont chères et que nos soldats défendent partout où ils sont engagés ».

 

Ces vœux prononcés au cœur du musée de la Marine ont également été l’occasion pour le Mindef de rappeler l’engagement plein et total du ministère de la Défense, « sentinelle de la Nation », pleinement mobilisé au sein de l’action collective de l’État, et notamment du ministère de l’Intérieur : « À cette heure, ce sont plus de 10 000 soldats qui sont ainsi déployés sur le territoire national pour protéger les sites les plus sensibles. Un engagement, à plusieurs égards sans précédent, visant à assurer un continuum entre sécurité intérieure et sécurité extérieure ».

 

À l’aube d’une nouvelle année, le Mindef a ensuite tenu à rappeler à l’assistance les opérations menées en 2014. Une année où « la Défense aura été sur tous les fronts et de tous les combats, ouvrant de nouveaux théâtres », évoquant ainsi la mission « Barkhane », qui a pris la suite de « Serval » le 1eraoût 2014, au Sahel, l’opération « Chammal » au Levant, « Sangaris » en Centrafrique, la transformation de « Licorne » en Côte d’Ivoire, la fin de la mission au Kosovo ou encore la forte mobilisation du ministère dans la crise sanitaire Ebola via l’opération « Tamarin », sans oublier de citer un autre « front », celui de l’insécurité maritime, via les missions « Atalanta » autour de la Corne de l’Afrique et « Corymbe » dans le Golfe de Guinée.

 

Autant de crises de sécurité internationale qui ont jalonné l’année 2014 et qui ont, selon le Ministre, démontré «  à ceux qui en doutaient encore, la pertinence de la matrice stratégique du Livre blanc de 2013 ».

 

Quant aux missions permanentes de nos armées, le Mindef les a aussi évoquées, citant la dissuasion nucléaire – et les cinquante ans d’existence de la composante aéroportée en octobre dernier -  ainsi que la protection du territoire.

 

Autant d’activités opérationnelles cité par Monsieur le Ministre souhaitant également profiter de ces vœux pour adresser à tous les « militaires un message de gratitude et de confiance, la mienne et celle des Français. Ils ont été les moteurs de nos succès. Ils ont tenu bon dans les épreuves que nous avons traversées. Ils ont, à chaque moment de cette année passée, incarné le meilleur de la France pour garantir sa défense »

 

Quant aux militaires tombés au combat, morts pour la France, notamment au Mali et en Centrafrique, ou les soldats blessés, le Mindef n’a pas oublié de les citer avant de s’intéresser à 2015, « une année décisive pour la sécurité de la France » (de son propre aveu), citant ainsi les grands chantiers à venir, dont la transformation du ministère et son déménagement à Balard, ou encore les commémorations du soixante-dixième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

 

Nul doute qu’à l’écoute des vœux prononcés par Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense (Mindef) le 22 janvier dernier : « le musée de la Marine n’était pas très loin de Gao ou de Niamey, de Madama ou de Faya Largeau ; de Bangui ou de Bambari ; d’Erbil, de Bagdad ou d’Al-Safaoui. Il n’était pas loin non plus de la Méditerranée orientale, où le groupe aéronaval est en cours de déploiement dans le cadre de la mission « Arromanches », ni du golfe de Guinée où d’autres marins sont engagés. Il n’était pas loin encore de Conakry, et du centre de traitement des soignants d’Ebola. Il n’était pas loin de tous les autres lieux où les militairesse trouvent engagés sous les couleurs de la France, de l’Union européenne ou des Nations unies. Il n’était également pas loin, de ceux engagés dans la mission permanente de dissuasion, ou de ceux déployés sur le sol national »

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:55
Quand la France redécouvre enfin l'importance de son armée

Le ministère de la Défense mobilise depuis le 7 janvier 10.500 militaires dans le cadre de "Vigipirate alerte attentat"

 

23/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour faire face aux menaces, François Hollande a décidé d'alléger les réductions d'effectifs dans les armées de 7.500 hommes. Pourtant elles étaient déjà connues au moment de la préparation du Livre blanc sur la défense.

 

 

Bercy-Brienne, on refait le match... Deux ans après une guerre en coulisse homérique entre le ministère de la Défense et celui des Finances à l'occasion de la préparation du Livre blanc sur la défense, puis de la loi de programmation militaire (LPM), qui définit le cadre budgétaire sur la période 2014-2019, les deux ministères s'affrontent à nouveau pour dégager des marges de manœuvre au regard des menaces qui pèsent sur la France. Elles ne sont pourtant pas nouvelles, elles avaient été même parfaitement diagnostiquées dans le Livre blanc de 2013. Et pourtant, ces menaces ont systématiquement été sous-estimées avec des budgets contraints votés puis largement sous-exécutés au fil des révisions générales des politiques publiques (RGPP). Il suffit pourtant de relire le livre blanc de 2013 et de trouver des passages sur la faiblesse d'un État - on le voit avec l'Irak, la Libye, le Mali... - et sur la menace terroriste.

"La publicité qui est donnée (aux terroristes, ndlr) concourt à entretenir le phénomène terroriste. Elle favorise en effet l'auto-radicalisation d'individus isolés qu'attire la perspective d'avoir, par leurs actions, un impact global à la mesure du ressentiment qui les habite". L'attaque contre Charlie Hebdo est là pour illustrer le diagnostic établi en 2013 et on ne peut que regretter la pauvreté de la réponse de l'État face à cette menace avec la diminution des effectifs des armées.

Les gouvernements de gauche comme de droite ont préféré réduire les effectifs, et donc les contrats opérationnels des armées au profit des économies budgétaires exigées par Bercy. François Hollande tout comme Nicolas Sarkozy n'ont pas compris toute l'importance d'un outil militaire suffisamment doté pour remplir ses missions fondamentales. Des armées qui pour autant doivent poursuivre leur indispensable optimisation. Dans les armées, on commence même à évoquer de plus en plus d'interventions extérieures low-cost. Au Mali, par exemple, les soldats sont restés huit mois à manger matin, midi et soir leur ration de combat.

 

Armée : plus les moyens d'assurer ses missions sur le long terme

Aujourd'hui, l'État s'aperçoit naïvement (beaucoup trop d'ailleurs) qu'il n'a pas les moyens d'assurer plus d'un mois le plan "Vigipirate alerte attentat", qui mobilise depuis le 7 janvier, 10.500 militaires et coûte 1 million d'euros par jour au ministère de la Défense. "C'est la première fois qu'une mobilisation (militaire) de cette ampleur (intervient) sur notre territoire", avait expliqué le ministre de la Défense, jan-Yves Le Drian. Mais cette mobilisation ne peut qu'être exceptionnelle. "Nous avons fait savoir que ce dispositif était exceptionnel", souligne-t-on dans l'entourage du ministre. Nous pouvons garantir un mois".

Car la mobilisation de 10.500 soldats, ajoutés à celle des effectifs en opérations extérieures (9.000 militaires actuellement), entraine déjà un certain nombre de problèmes pour le ministère de la Défense. "Cela ne pourra pas durer ad vitam æternam, assure-t-on au ministère de la Défense. Il faut trouver la meilleure façon d'assurer la protection des Français. Car d'ici une semaine à quinze jours, il faudra remettre en cause des exercices importants, des permissions, s'il n'y a pas de relève". D'autant que l'armée a dû également redéployer entre 1.000 à 1.500 militaires supplémentaires pour protéger ses sites et  forces. "Les tensions sont extrêmement fortes pour tenir tous nos engagements", précise-t-on.

 

Allégement des déflations d'effectifs

Last but not least, les 33.675 suppressions d'effectifs annoncées dans la  LPM 2014-2019 (environ 7.900 en 2014, 7.500 en 2015, 7.400 en 2016 et 2017 et enfin 3.500 en 2018) sont visiblement celles de trop après les 48.325 effectuées par les gouvernements Fillon entre 2008 et 2012. Soit 82.000 entre 2008 et 2019. "Les tensions nous apparaissaient de plus en plus insupportables pour remplir nos engagements extérieurs et il fallait actualiser le contrat Protection défini dans la LPM (dans le cadre de Vigipirate alerte attentat, ndlr), note-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. L'équation devient de plus en plus difficile. Plus on avançait, plus on mettait le dispositif militaire à l'os".

C'est pour cela que François Hollande a demandé mercredi lors d'un conseil de défense à Jean-Yves Le Drian "de lui proposer quelque chose qui répond à cette préoccupation". D'ores et déjà ce qui a été acté lors du conseil de défense, c'est une moindre déflation de 7.500 militaires sur la période 2015-2018, dont 1.500 dès 2015. "Cela nous permet de retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être vécues plus sereinement, pour que l'on garde la qualité de nos interventions à l'extérieur, pour mobiliser à tout moment 10.000 hommes pour un mois", a-t-on souligné au ministère de la Défense. Et en prime, cela permet enfin de "formaliser le contrat protection". Ce qui n'avait pas été le cas jusqu'ici...

Enfin, le ministère pourra également recruter 250 postes supplémentaires dans le domaine du renseignement : 185 à la DGSE ert 65 à la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense). Ce qui permettra d'accélérer "l'élan" vers la cyberdéfense et d'embaucher des experts et des analystes pour traiter les flux de plus en plus d'informations.

 

Vers la réactualisation de la LPM

Ce "quelque chose", ce n'est ni plus ni moins une "actualisation" de la LPM sur la base d'une nouvelle analyse des menaces et des contrats opérationnels des armées. Et le ministère de la Défense veut aller vite. "Beaucoup plus tôt que prévu, explique-t-on dans l'entourage du ministre. L'actualisation de la LPM doit se faire avant l'été, il faut qu'elle soit au Parlement au mois de juin". C'est certainement dans ce cadre que Bercy risque de freiner des quatre fers.

Car l'Hôtel de Brienne a de grandes ambitions. Tout peut être mis sur la table. Enfin presque. "Nous pouvons avancer la livraison de certains matériels, faire des achats d'urgence (...). Tout le monde sait que nous sommes en manque d'hélicoptères. Il n'y a pas de conclusions pour le moment".

 

Création de sociétés de projets

Lors de conseil de défense, l'Hôtel de Brienne a proposé de créer deux sociétés de projets à capitaux publics (SPV ou Special Purpose Vehicle) pour trouver les 2,2 milliards d'euros qui lui manquent dans son budget 2015 au titre des recettes exceptionnelles. Car il est probable que le produit de la cession des fréquences TNT de la bande 700 Mhz (environ 2,6 milliards d'euros) n'arrive pas à temps cette année pour compléter le budget du ministère. L'Hôtel de Brienne a besoin d'un "dispositif mis en place rapidement. Nous pensons l'avoir trouvé". L'idée de ces SPV est d'acheter à l'État des matériels militaires pour les relouer dans la foulée à l'armée. ce qui permettra de stabiliser le budget du ministère de la Défense à 31,4 milliards cette année comme François Hollande l'a promis à plusieurs reprises, notamment lors du dernier conseil de défense.

En pratique, l'armée française pourrait louer sept à huit avions de transport militaire A400M et trois frégates multimissions auprès d'une ou deux sociétés publiques à partir de cet automne, a-t-on expliqué au ministère de la Défense. La France possède déjà six A400M livrés par Airbus Group et compte en réceptionner un ou deux de plus d'ici à l'automne, tandis que les trois frégates sont construites par le groupe naval DCNS. Les SPV seront capitalisées grâce à la cession de nouvelles participations de l'Etat dans des sociétés publiques n'appartenant pas forcément au secteur de la défense. "Le schéma est simplissime : une ou deux sociétés publiques françaises pour du matériel militaire destiné à l'armée française", a-t-on souligné.

Les autres recettes des cessions identifiées de bien immobiliers devraient avoisiner 500 millions d'euros, notamment avec l'ensemble Bellechasse (Pavillon de Penthemont, Abbaye de Penthemont et Hôtel du génie). En revanche, le gouvernement ne souhaite pas lancer un nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), a-t-on précisé au ministère de la Défense, ni octroyer de nouveaux crédits budgétaires.

 

Bercy renacle

Une proposition qui n'avait pas été mercredi validée par François Hollande. La réponse de Bercy est pour l'instant plutôt négative, en raison du surcroît de dépenses que la location induira et de son impact sur les déficits publics, au moment où Paris doit donner des gages de sérieux budgétaire à Bruxelles. "Soit le ministère des Finances fait une contreproposition, soit il n'en fait pas et nous mettrons en place le dispositif des SPV (sociétés de projet). Il n'y a pas d'autre solution à ce stade", martèle-t-on à l'Hôtel de Brienne, qui a besoin en outre d'un nouveau cadré législatif.

"Tout ceci demande à être peaufiné", explique-t-on au ministère. C'est pour cela que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en faveur de cette proposition contrairement à Michel Sapin, et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian recevront mardi prochain lors d'un déjeuner les dirigeants des six groupes français de défense concernés par les sociétés de projet - Airbus Group, Safran , Thales, DCNS, Dassault Aviation et le groupe de formation et d'assistance DCI. Dans un second temps, la France pourrait envisager d'ouvrir le capital des sociétés de projet à des investisseurs privés ou des fonds, étendues à des prestations de services, a précisé la même source. Des SPV pourraient même être créées pour louer des matériels militaires à d'autres États, faute de pouvoir les vendre.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:55
Ce plan de Le Drian pour sauver le budget des armées que Bercy veut torpiller

 

21-01-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Pour trouver les 2,2 milliards qui manquent, le ministre de la Défense prévoit de créer deux sociétés de leasing qui rachèteraient aux armées des avions et des frégates, pour les leur relouer immédiatement.

 

Ça n’a rien d’un miracle, mais c’est toujours cela de pris. François Hollande a acté mercredi 21 janvier lors d’un conseil de défense à l’Elysée la revue à la baisse du plan de départs dans les armées prévu par la loi de programmation militaire (LPM) : 7.500 postes qui devaient être supprimés d’ici à 2019 seront finalement sauvegardés du fait de la situation sécuritaire en France et de la sollicitation des armées à la limite de son contrat opérationnel (10.500 militaires déployés en France).

 

Concrètement, le "plus grand plan social de France" passe ainsi de 25.800 à 18.300 postes, soit une baisse de 29% du chiffre initial de suppressions d’emplois. Appréciable pour la Grande Muette, d’autant que l’effet se fera sentir dès cette année : 1.500 postes, sur les 7.500 qui devaient être supprimés, seront finalement maintenus. "Il reste à identifier ces postes, ce qui conditionnera le coût de l’opération", explique-t-on à l’hôtel de Brienne.

 

La bataille est loin d'être finie

 

Pour Jean-Yves Le Drian, c’est une belle victoire, mais la bataille est loin d’être finie. Elle se joue désormais clairement sur le terrain financier : pour boucler son budget de 31,4 milliards d’euros en 2015, confirmé par le président de la République lors de ses vœux aux armées sur le Charles-de-Gaulle, le ministre de la Défense doit trouver 2,2 milliards de ressources exceptionnelles (REX) dès cette année. Où piocher ? Les cessions d’emprises immobilières devraient rapporter 500 millions d’euros, mais à moyen terme. La vente de la bande de fréquences dite des 700Mhz est estimée à 2,6 milliards d’euros, mais le calendrier est décalé.

 

Le ministre de la défense pousse donc une solution radicale : les sociétés de projets, ou SPV (Special Purpose Vehicles). Le principe est le suivant : l’armée revend des matériels à des sociétés ad hoc, qui les lui relouent immédiatement. L’intérêt ? Les SPV, financées grâce à des cessions de participations de l’Etat, versent immédiatement l’argent au ministère, qui comble ainsi son besoin immédiat de liquidités. A 150 millions l’A400M, l’addition a le mérite de vite monter. Autre avantage : le remboursement par la Défense est lissé sur plusieurs années, en l’occurrence sur la durée du leasing prévue par le contrat, ce qui limite les sorties d’argent.

 

8 avions A400M et 3 frégates FREMM

 

Le projet, sur lequel le ministère planche depuis fin 2014 et ardemment combattu à Bercy, a été évoqué ce matin en conseil de défense. François Hollande ne l’a pas explicitement validé, mais l’hôtel de Brienne a bien avancé sur les détails. Deux SPV, 100% publiques dans un premier temps, seraient créées : l’une rachèterait 8 avions de transport A400M, l’autre 3 frégates FREMM, ce qui permettrait de récolter les 2,2 milliards manquants.

 

La création de ces objets juridiques non identifiés nécessite un aménagement législatif, car la loi interdit aujourd’hui la vente de biens d’Etat qui ne sont pas devenus inutiles. Il faudrait aussi clarifier la question de l’insaisissabilité des biens (on voit mal un huissier mettre sous scellé une frégate…) et celle de la possibilité pour une structure publique de faire du leasing, capacité pour l’instant réservée aux sociétés financières. "Le véhicule idéal serait un amendement à la loi Macron, dont certaines dispositions concernent les actifs", assure-t-on à Brienne. Bercy met en garde contre un "cavalier législatif" (un amendement pirate sans aucun lien avec la loi qu’il accompagne) et une possible censure par le Conseil Constitutionnel, deux arguments repoussés par l’hôtel de Brienne.

 

Les SPV seraient au départ 100% publiques, pour que le dispositif soit le plus simple à mettre en place. Cela permettrait aussi de limiter les taux de rémunération de ces sociétés au minimum, bien en dessous des 6 à 8% habituels, espère le ministère, l’Etat négociant… avec lui-même. Dans un second temps, d’autres SPV pourraient être créées, en fonction des besoins, sur d’autres équipements. Leur capital pourrait aussi être ouvert au privé, très probablement à titre minoritaire : certains fonds d’investissement auraient déjà fait part de leur intérêt. Les industriels de la défense, autres candidats possibles, doivent être reçus le 27 janvier pour en discuter.

 

Bien avancé, le projet va devoir passer outre l’opposition de Bercy. Si Emmanuel Macron y est plutôt favorable, Michel Sapin y est, lui, clairement hostile, de même qu’une bonne partie de ses services, car les SPV seraient intégrées aux dépenses publiques au regard des engagements de Maastricht. "Si Bercy ne propose pas de solution alternative, nous n’aurons pas d’autre choix que de lancer les SPV, qui doivent être opérationnelles dès l’automne", assure-t-on au ministère de la défense. L’autre round de la bataille financière se jouera à la mi-2015, lors de l’actualisation de la LPM annoncée par l’Elysée. Les moyens de la défense seront-ils alors augmentés ? L’affaire promet encore une belle bataille entre Brienne et Bercy.

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