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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:57
Le cyberespace, un champ de bataille aux limites encore floues

 

21 janvier 2015, par Marine Pennetier - Usinenouvelle.com (Reuters)

 

LILLE - Désormais considéré comme un champ de confrontation à part entière et un enjeu économique, le cyberespace est aujourd'hui indissociable des théâtres de guerres dites traditionnelles mais ses limites demeurent floues, estiment les analystes. 

"Le cyberespace sera un élément de tous les conflits futurs même si on ne sait pas quelle forme cela prendra", souligne Matthijs Veenendaal, chercheur au Centre excellence de cyberdéfense de l'Otan (CCDCOE), lors du forum international consacré à ce dossier à Lille, mercredi.

"Tous les pays mènent des opérations dans le cyberespace mais il n'y a pour l'heure pas de limites à proprement parler, on ne sait pas ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas."

En France, la cyberdéfense a été hissée au rang de priorité nationale et qualifiée de "quatrième armée" par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui a débloqué pour ce domaine un milliard d'euros sur la période 2014-2019.

Les attentats de Paris, qui ont été accompagnés d'une vidéo d'Amedy Coulibaly sur internet et suivis de plus de 20.000 actes de piratages de sites internet français, ont illustré la place prépondérante d'internet dans la guerre de l'information, qu'elle soit menée par des activistes ou djihadistes.

"On n'est pas dans une situation de cyberguerre, c'est un abus de langage, on a des opérations qui peuvent avoir un effet médiatique, avoir une influence, mais ce n'est pas dangereux d'un point de vue étatique", estime Daniel Ventre, chercheur au CNRS et titulaire de la chaire de cyberdéfense et cybersécurité (Saint Cyr-Sogeti-Thales).

 

"PAS DE CONFLIT SANS DIMENSION CYBER"

Apparue en 2007 à la suite d'une attaque de sites internet d'Estonie sur fond de crise diplomatique avec la Russie, la notion de cyberguerre est revenue sur le devant de la scène lors de l'apparition du virus Stuxnet en 2010 contre les installations nucléaires iraniennes.

Plus récemment, les comptes YouTube et Twitter du commandement militaire américain au Moyen-Orient, le Centcom, ont été pris pour cible. En France, le site internet et le compte Twitter du Monde ont été piratés ces derniers jours par des partisans de Bachar al Assad, l'armée électronique syrienne.

Encore balbutiante il y a quelques années, la prise en compte du volet cyberespace dans les conflits est acquise pour un grand nombre de pays aujourd'hui qui, à l'image des Etats-Unis, institutionnalisent la cyberdéfense via l'installation d'un cybercommandement, soulignent les chercheurs.

"Via ce processus d'institutionnalisation, on décide qu'il n'y aura pas de conflit ou de maintien de la paix sans cette dimension cyber", indique Daniel Ventre.

Si on imagine des conflits armés dans lesquels le cyber va être systématiquement impliqué, des affrontements uniquement cybers ne sont pas encore envisagés, soulignent les analystes.

Reste à déterminer quelle place le cyberespace occupera aux côtés des armées traditionnelles : que faire face à des acteurs qui ne sont pas armés pour faire du cyber? Ces nouveaux acteurs seront-ils en mesure d'être plus forts que les acteurs militaires?

"On est encore dans une phase de test, on se cherche un peu", indique le chercheur. Pour l'heure, "les Etats s'interdisent beaucoup de choses parce qu'ils ne maîtrisent pas forcément les effets", recherchés comme secondaires.

 

UN ENJEU ECONOMIQUE

Dans le cas du virus Stuxnet, le premier effet s'est traduit par le blocage d'un certain nombre de centrifugeuses, "le second effet était lui plus politique" et a poussé l'Iran a s'armer de capacités cyber offensives notamment".

Des effets non maîtrisés ou non anticipés initialement qui contiennent un risque d'engendrer un certain "chaos", souligne Nicolas Diaz de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

"Dans ce type d'exercices, on est à peu près dans l'apprenti-sorcellerie", dit-il.

Au-delà de l'enjeu en matière de défense, le cyberespace alimente toute une industrie.

"Quand les dirigeants politiques prennent la parole (en matière de cyberdéfense), ce n'est pas seulement une question de sécurité mais également d'économie", indique Daniel Ventre, citant le cas d'Israël.

L'Etat hébreu, qui a annoncé début 2014 la création d'un parc "cyber-sécurité" dans le sud du pays, compte plus de 200 entreprises liées à la cyberindustrie.

"Derrière, il y a une économie, une industrie qui est en train de se créer, des relations entre l'armée et le secteur industriel, des passerelles entre les deux mondes", souligne le chercheur.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:55
Les armées préservent 7500 postes

Suite aux attaques meurtrières à Paris, un déploiement de militaires sans précédent a été décidé sur le territoire national pour la protection de «sites sensibles»,

 

21/01/2015 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

Seuls 18.500 postes seront supprimés d'ici 2019, contre 26.000 prévus initialement. La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», explique-t-on au ministère de la Défense.

 

Les propositions formulées par Jean-Yves Le Drian à la demande de François Hollande ont abouti à un véritable aggiornamento, annoncé mercredi par l'Élysée. Entre 2015 et 2019, 7500 postes seront préservés dans les armées, sur les 26.000 qui devaient être supprimés. Sur l'ensemble de la loi de programmation militaire (LPM) de 2014 à 2019, les coupes dans les effectifs portaient sur 34.000 postes. Dès cette année, la réduction se limitera à 6000 postes, contre 7500 postes initialement prévus.

Deux facteurs expliquent les décisions rendues publiques à l'issue du Conseil de défense qui s'est tenu autour du chef de l'État. À la suite des attaques meurtrières du 7 janvier et de la mobilisation populaire massive qui a suivi, le 11 janvier, François Hollande a demandé l'activation du «contrat protection» intérieur, prévu par la LPM et qui a été porté en 72 heures à son niveau maximal: 10.500 militaires, dans le cadre de Vigipirate, dont 8900 pour la protection de «sites sensibles», principalement les lieux de culte.

Un déploiement sans précédent sur le territoire national tandis que, par ailleurs, les contraintes liées aux engagements en opérations extérieures (9000 hommes, notamment au Sahel) pèsent lourdement. C'est le deuxième facteur, qui prévaut de plus longue date. Dans ces conditions, «les tensions étaient extrêmement fortes et les restructurations devenaient de plus en difficiles à mener», fait-on valoir dans l'entourage du ministre de la Défense.

La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», dit-on à l'Hôtel de Brienne. Il s'agit aussi de garantir la mobilisation «à tout moment de 10.000 hommes pendant un mois» face aux diverses calamités et catastrophes survenant sur le front intérieur. L'accent sur le renseignement, domaine prioritaire, est réaffirmé avec 250 postes supplémentaires, dont 185 pour la DGSE.

Aucune limitation dans le temps n'a été annoncée concernant le déploiement intérieur actuel, qui sera maintenu «autant que nécessaire», assure-t-on. Toutefois, compte tenu des relèves et des permissions, un tel dispositif apparaît difficilement tenable sur la durée.

Conformément à la demande de François Hollande, un vaste travail d'actualisation de la LPM sera entrepris avant le mois de juin. Un chantier, vaste et accéléré, doit être lancé sur l'analyse des nouvelles menaces et des contrats qui en découlent. Cette réflexion aboutira à une véritable «feuille de route» garantissant à la fois les engagements en Opex et la mobilisation sur le théâtre national, insiste un proche de Jean-Yves Le Drian en concédant qu'il reste «de nombreuses questions auxquelles nous devons répondre».

L'imposant édifice de la LPM, fruit de mois d'efforts et déjà en équilibre plus que précaire, est en jeu. Car se pose d'emblée la question du financement de ce recul dans les limitations d'effectifs, dans un contexte budgétaire ultra tendu. Faute de certaines ressources, dites exceptionnelles (ventes immobilières de fréquences hertziennes), quelque 2,2 milliards d'euros sont toujours manquants au budget en 2015 (6 milliards sur la période la LPM). Des pistes innovantes sont explorées à travers les «sociétés de projet».

À ce jour, les décisions annoncées mercredi ne sont pas financées, même si le coût d'un moindre «dégraissage» en 2015 «peut être absorbé», assure-t-on. Il n'en va pas de même pour celui des années suivantes. Au total, il manque «plusieurs centaines de millions d'euros» qui nécessiteront des aménagements budgétaires. L'évaluation précise repose sur une étude des postes à «déflater», souligne-t-on à l'Hôtel de Brienne. Face à une montagne d'incertitudes, on s'en tient fermement au garde-fou de l'assurance présidentielle: la «sanctuarisation» du budget de la défense à 31,4 milliards.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:55
La cyber industrie de la défense relancée par les attentats?

 

22-01-2015 par Thierry Outrebon - informatiquenews.fr

 

À quelque chose malheur est bon ; la tragédie de la première semaine de 2015  a amené le gouvernement à revoir ses priorités : arrêter l’érosion de l’armée de métier et réequiper ses forces de l’ordre pour mieux lutter contre le cyberterrorisme et protéger les français dans la jungle qu’est devenue Internet

 

Après des promesses, par Fleur Pellerin, d’aides aux PME et de commandes sans suite, en 2013, Jean-Yves Le Drian, l’an passé, notre ministre de la Défense, avait présenté au FIC; le Forum international de la cybersécurité, le Pacte Défense Cyber, et annoncé l’investissement d’un milliard d’euros pour faire de la cyberdéfense, la « quatrième armée ».

Cette année, dans un contexte de menaces informatiques permanentes, le ministre de la Défense a clôturé mercredi soir le FIC et a exposé les mesures prises pour contrer « les combattants cybers ». En écho au premier ministre, il a annoncé egalement des recrutements de nouveaux cyber spécialistes pour renforcer la surveillance des communications et de l’Internet. C’était à peu prés le discours de Manuels Vals qui avait précisé que« Les moyens dédiés à la surveillance du « cyber-djihadiste » et aux enquêtes relatives aux délits commis sur Internet seront augmentés. Au sein du seul ministère de l’intérieur 1.100 nouveaux agents seront directement affectés au sein des unités de renseignement chargées de lutter contre le terrorisme, dont 500 à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), 500 au sein des services centraux territoriaux du renseignement territorial (350 policiers et 150 gendarmes) et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris » L’opération passera par la création d’un fichier spécial de personnes condamnées pour terrorisme. Le dispositif PNR sera opérationnel en France en septembre 2015, (le fichier commun des données personnelles des passagers aériens), annoncé il y a trois ans, étant encore en discussion au Parlement européen.

Le gouvernement a aussi annoncé la création d’un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter « contre l’embrigadement djihadiste » et l’intensification du travail avec les opérateurs internet, y compris dans le cadre européen.

 

La France est en Cyberguerre

 Rappelons qu’avant l’ouverture du FIC, le vice-amiral Coustillière avait confirmé des cyber attaques dont le ministère de la Défense a été la cible depuis le 6 janvier. Il s’agissait d’un mouvement de cyber contestation, composé de tentatives de ‘défacement’ et de déni de service. Cette première vague d’attaque informatique avait été revendiquée par un groupe d’Anonymous « à la mémoire de Rémi Fraisse », le militant écologiste tué par une grenade le 26 octobre. Ces attaques n’avaient pas de rapport avec celles qui se multiplié ensuite, dont plusieurs sites Internet dépendant du ministère. Des attaques qui se sont ensuite multipliées la semaine passée, sur prés de 1300 sites de mairies et de sites privés, sur des objectifs plus faciles faciles à modifier. Aucune des attaques à l’encontre de la défense n’aurait finalement abouti, grâce aux équipes de l’État-major des armées et du Centre d’analyse en lutte informatique défensive (CALID), et à la mise en place d’une cellule de crise. Guillaume Poupart, le directeur de l’Anssi, a comparé ces attaques à des campagnes « de tag »

 

Des mesures pour stimuler le marché

. C’est la nouvelle secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, qui avait ouvert la deuxième journée du FIC en remettant les Labels « France Cybersecurity à 17 entreprises française en pointe dans la sécurité C’est l’un des projets initiés en juin dernier dans le cadre des 34 plans de Redressement Industriel qui était à l’honneur

Après avoir emmené plus de 100 firmes au Consumer Electronic Show ( CES) à Las Vegas, au début du mois, la secrétaire d’état s’est fait l’apôtre de l’exportation auprès des acteurs de la sécurité en précisant qu’il fallait « un discours offensif qui soit celui d’expliquer qu’une meilleure protection peut être également source d’attractivité et de compétitivité pour nos entreprises au niveau international. Et que la cybersécurité ne doit pas être seulement appréhendé comme un coût qui exige un investissement, mais comme un réel facteur différenciateur au niveau mondial qui peut valoriser nos entreprises ». Le discours du gouvernement a changé et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, a promis d’emmener aussi dans ses bagages à l’étranger « une équipe de France de fabricants ».

 

Les PME étaient jusque là un peu négligées

Le problème est qu’en France, jusqu’à présent, à part les grands groupes comme Thales, Dassault, Alcatel, Atos, Orange et quelques autres grandes sociétés, les budgets d’achats de l’état sont souvent allés dans les dix dernières années, selon un exposant du FIC, aux fournisseurs étrangers « qui sont prés au dumping pour s’installer en France et montrer ensuite cette référence d’état pour convaincre« . Les PME « innovantes » ont eu jusque là un mal fou a convaincre les acheteurs publiques, qui de leur coté, leur expliquaient rapidement que les budgets ne sont pas extensibles et que la défense nationale et la police n’ont pas vocation à etre le dernier rempart d’une forme de protectionnisme.

Axelle Lemaire a repris le flambeau des PME, il reste qu’au sein du gouvernement, sa voix reste encore discrète.

 

Les 24 labels France Cybersecurity ont été remis à 17 entreprises

La cyber industrie de la défense relancée par les attentats?

 

 Amossys, pour ses services en conseil, audit, étude, évaluation et réponse à incident

 Arkoon Netasq, pour Stormshield Network Security, une gamme de pare-feu et chiffreurs IP et Stormshield Data Security, une solution de chiffrement des données pour un poste de travail sous Windows;

 Atos, pour Hoox, un terminal mobile sécurisé et TrustWay Proteccio, des services cryptographiques nécessaires à la mise en oeuvre des applications sensibles ;

 Bertin Technologies, pour Polyxene (sécurisation du poste de travail) ;

 C-S Systèmes d’Information, pour Trusty (signature électronique, horodatage et gestion de clés) ;

 Deny All pour sa sécurisation des applications web (pare-feu) ;

 Ercom, pour Cryptosmart, une gamme de produits de sécurité pour mobile, tablette et PC à destination des entreprises et du gouvernement ;

 Ingenico, pour Leo, un lecteur sécurisé de carte à puce avec une interface homme-machine ;

 In-Webo Technologies SAS, pour son service d’authentification et de scellement de transaction Inwebo ;

 Opentrust, pour Protect & Sign, un service de signature électronique ;

 Orange Cyberdefense, pour ses conseils et audit en sécurité ;

 Prim’x Technologies, pour ses logiciels de chiffrement pour la protection des fichiers stockés sur les postes de travail, les espaces de co-working et les supports de stockage externes : Zone Central, Cryhod, Zed et Zone Point ;

 Sogeti, pour ses services d’audit en architecture, configuration, code source, test d’intrusion organisationnel ;

 ST Microelectronics, pour ses microcontrôleurs sécurisés intégrant un CPU sécurisé ;

 Thales, pour sa solution de sécurité smartphone et tablette (Teopad), sa diode de sécurité réseaux (Elips) et la sécurisation de réseaux (Mistral) ;

TheGreenbow, pour son logiciel de sécurisation Client VPN ;

Wallix, pour son système de gestion des comptes à privilèges (Wab).

 

pour en savoir plus  http://www.francecybersecurity.com.

 

Rappelons enfin que le FIC avait remis un prix spécial la pme innovante TETRANE spécialisée dans la lutte contre attaques informatiques ciblées exploitant des failles logicielles : selon le communiqué du FIC : « La technologie REVEN (REVerse ENgine) conçue et développée par TETRANE depuis 2011, analyse les logiciels dans leur format exécutable, sans accès aux codes sources, et permet la détection et l’analyse de vulnérabilités logicielles dans des conditions semblables à celles des pirates informatiques, par rétro-conception du logiciel (ou reverse-engineering). »

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 06:55
La cyberdéfense est une priorité nationale

 

21.01.2015 Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense - huffingtonpost.fr

 

TECHNO - La cyberdéfense est une priorité nationale, et en raison d'une menace croissante comme nous pouvons le constater tous les jours, il importait au ministère de la Défense d'en relever l'enjeu, et de placer le combat numérique au cœur des opérations militaires.

J'avais annoncé au précédent Forum que je mettrais en place un ensemble de mesures fortes dans le domaine. J'ai ainsi lancé en février 2014 le Pacte Défense Cyber « 50 mesures pour changer d'échelle », symbole et outil d'une ambition politique majeure, portée par la Loi de programmation militaire 2014-2019 qui consacre plus d'un milliard d'euros à la cyberdéfense. J'ai lancé de nombreux programmes d'investissement avec pour objectif de tripler notre effort financier pour que notre base industrielle, et les systèmes qui équipent nos forces, demeurent au meilleur niveau mondial.

De même, du fait de l'importance dans ce domaine de disposer d'hommes et femmes au meilleur niveau technique, j'ai souhaité développer la formation et l'entraînement à la cyberdéfense, tout en poursuivant un plan de recrutement ambitieux (plus de 400 personnes dans les années qui viennent). La variété des métiers offerts par le ministère, depuis la défense de nos systèmes en métropole, jusqu'à l'élaboration des manœuvres cyber les plus complexes sur les théâtres d'opérations, permet de leur offrir des parcours de carrière d'une richesse exceptionnelle. Et pour les former à de telles activités, le Pôle d'excellence créé dans la région de Rennes est en cours de mise en place, comme l'a parfaitement illustré en octobre dernier, le premier exercice de cyberdéfense majeur « DEFNET 2014 ». Dès la rentrée 2015 un Mastère consacré à la conduite des opérations et à la gestion de crise de cyberdéfense sera opérationnel, et s'appuiera sur ce type de mise en situation dans les enceintes du ministère de la défense.

Les missions des hommes et des femmes, civils ou militaires, qui incarnent aujourd'hui la cyberdéfense, qu'ils soient acteurs du combat numérique, de la recherche et développement, de la formation, ou de la réserve citoyenne, participent à la protection de l'ensemble des administrations ou des opérateurs d'importance vitale.

Plus que jamais la cyberdéfense s'affirme comme une composante essentielle de la souveraineté nationale, et c'est ensemble, acteurs institutionnels comme industriels, que nous la bâtirons.

 

Le 7e Forum International de la Cybersécurité, intitulé "Cybersécurité et transformation numérique" se tient à Lille, au Grand Palais, du 20 au 21 janvier 2015. Le Forum International de la Cybersécurité s'inscrit dans une démarche de réflexion et d'échanges visant à promouvoir une vision européenne de la cybersécurité et à renforcer la lutte contre la cybercriminalité, priorité de l'Union européenne affichée dans le programme européen de Stockholm de 2010-2015. Organisé à Lille, ville pionnière en matière de réflexions sur la lutte contre la cybercriminalité, le FIC est rapidement devenu un rendez-vous majeur pour les acteurs de la sécurité du cyberespace compte tenu de son envergure internationale et de l'importance des thématiques abordées. L'édition 2015 du FIC est organisée conjointement par la Gendarmerie Nationale, Euratechnologies et CEIS et co-financé par la Région Nord-Pas-de-Calais.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 18:55
Les anciens militaires partis faire le djihad sont «d'une extrême rareté», assure Le Drian

 

21.01.2015 Par Blandine Le Cain – LeFigaro.fr

 

Plusieurs anciens soldats français seraient partis en Syrie et en Irak dans les rangs des djihadistes, d'après les informations de RFI et de L'Opinion.

 

À l'heure où le gouvernement annonce plusieurs mesures pour lutter contre le terrorisme, l'information n'est pas anodine: selon RFI, au moins dix anciens soldats français seraient partis rejoindre les rangs islamistes syriens et irakiens. L'Opinion estime de son côté leur nombre à une demi-douzaine. Interpellé sur la question en conférence de presse mercredi, Jean-Yves Le Drian n'a pas souhaité commenter ces informations. Le ministre de la Défense a toutefois précisé que «les cas d'anciens militaires qui sont tentés par une aventure djihadiste sont d'une extrême rareté».

D'après L'Opinion, un ancien membre des forces spéciales se trouverait parmi ces soldats ayant rejoint les 400 djihadistes français partis combattre en Syrie et en Irak. Il aurait été engagé dans l'un des régiments d'élite de l'armée française, rappelle le quotidien, et l'aurait quitté à l'issue de son engagement de cinq ans. Il se serait alors radicalisé en travaillant dans la Péninsule arabique pour le compte d'une société de sécurité privée française.

Les chiffres avancés ne concernent que les départs de djihadistes français. Le journaliste de RFI David Thomson, auteur de l'ouvrage Les Français jihadistes, explique qu'il s'agit des cas dont il a eu connaissance et qu'il a, pour certains, rencontrés dans le cadre de ses recherches. Le journaliste rappelle cependant que quelques cas emblématiques issus d'autres pays ont fait parler d'eux. L'ancien soldat néerlandais Yilmaz fut ainsi «l'un des tout premiers djihadistes partis en Syrie, dès 2012», précise au Figaro David Thomson. Dès le début, il n'a pas hésité à poster des photos de lui et à travailler son image publique auprès de l'opinion internationale.

 

«Ces gens qui arrivent sont déjà des combattants»

La question de la radicalisation d'anciens soldats pose d'autres problèmes que ceux des simples citoyens enrôlés dans des réseaux. «L'un d'eux a mis ses compétences au service des autres djihadistes. Il est à la tête d'un groupe de Français qu'il entraîne au combat», explique ainsi David Thomson. «Ces gens qui arrivent sont déjà des combattants et ils connaissent la manière de combattre l'armée française», souligne-t-il.

Surtout, pour le journaliste, reste la question de la façon dont ces soldats ont fini par choisir le départ: comment en sont-ils venus à adhérer à ces idées? «On peut se rappeler par exemple de la tuerie de Fort Hood», précise David Thomson. En 2009, le soldat Nidal Hasan avait ouvert le feu sur une base militaire américaine, tuant 13 personnes. Il avait indiqué vouloir «combattre du bon côté» et empêcher l'intervention en Afghanistan de son unité. Un événement significatif d'une possible radicalisation dans les rangs de l'armée, selon David Thomson.

 

«Au-delà du marginal»

Pour autant, le spécialiste n'a pas identifié de raisons spécifiquement liées à l'armée expliquant ce départ vers le djihad. Un constat intéressant à l'heure ou certains politiques prônent le retour d'un service militaire obligatoire ou un renforcement du service civique, afin de redonner «un sentiment d'appartenance» ou encore renforcer «l'esprit civique». «Cette idée n'est pas idiote», estime David Thomson. «Insuffler l'esprit d'appartenance à la nation, la mixité sociale, le sentiment de fraternité de cette manière, pour empêcher que des jeunes aillent chercher cela dans le djihad, c'est intéressant», indique-t-il. «Simplement, je constate que des jeunes, qui ont connu ce cadre très structuré, sont malgré tout partis faire le djihad.»

Du côté de l'armée, ces chiffres ne sont ni confirmés, ni infirmés. «Si l'on parle d'un ancien militaire, il faut savoir combien de temps il l'a été et depuis quand il ne l'est plus», souligne-t-on auprès du Figaro, précisant qu'une fois l'engagement terminé, ces situations relèvent du ministère de l'Intérieur. «Fort heureusement, nous sommes dans des proportions qui sont au-delà du marginal», ajoute-t-on au sujet de départs pour le djihad. Concernant la surveillance de potentiels profils radicaux au sein de l'armée, c'est à la DPSD (Direction de la protection et la sécurité de la défense) que revient la gestion des questions de sécurité comme celles d'espionnage ou de la sécurité des personnels. Parmi ses missions figure également le renseignement, qu'elle coordonne avec d'autres services de renseignement de l'État. Un «croisement d'informations» qui doit «être renforcé», résume-t-on du côté militaire.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:55
Armées : François Hollande a deux jours pour financer ses promesses

 

19/01/2015 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point

 

Une décision est attendue mercredi sur le maintien provisoire de milliers d'emplois de militaires. Mais le mystère demeure sur le financement de cette mesure.

 

Si tout s'est passé comme le président de la République l'avait annoncé le 14 janvier sur le Charles de Gaulle, Jean-Yves Le Drian a remis dimanche soir au plus tard sa copie sur le "ralentissement du rythme des baisses d'effectifs". François Hollande a dit qu'il prendra sa décision le 21 janvier, après un Conseil de défense. On a bien compris lors de sa déclaration qu'il ne revient pas sur la suppression de 18 300 postes qu'il avait décidée pour les trois années budgétaires 2016 (7 500), 2017 (7 300) et 2018 (3 500). Mais il demande que leur réduction se fasse moins vite que prévu. C'est-à-dire ? Les explications manquent toujours.

 

6 000 postes budgétaires maintenus ?

Concrètement, prenons comme hypothèse que François Hollande ait en tête de conserver pour quelque temps 2 000 postes par an, soit 6 000 en tout. Sachant que chaque poste militaire coûte en moyenne 40 000 euros par an, cette mesure coûterait environ 250 millions d'euros. Au regard d'un budget de 31 milliards, ce n'est pas énorme. Mais, sauf à mettre la loi de programmation militaire cul par-dessus tête, ce n'est pas finançable en l'état. Et où prendra-t-on l'argent, sachant qu'il manque déjà 2 milliards d'euros pour financer le seul budget 2015 ? François Hollande répète régulièrement et publiquement que le budget est "sanctuarisé" à 31,4 milliards d'euros par an, ajoutant que "tous les projets qui sont prévus par la loi de programmation militaire en 2015 pourront se concrétiser. Je pense à la commande des douze avions ravitailleurs MRTT pour l'armée de l'air, au lancement du grand programme Scorpion pour l'armée de terre, à la rénovation de onze ATL2 et à la commande de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine, ainsi que d'une centaine de véhicules pour les forces spéciales ; tout sera exécuté comme il est prévu".

 

Deux milliards manquent pour le budget 2015

Résumons : le budget 2015 n'est pas financé. Il manque 2 milliards d'euros, au moins, que des "ressources exceptionnelles" - produit de la vente de fréquences radio aux opérateurs de télécommunications - devaient apporter et qui ne seront pas au rendez-vous. Comment seront financées les nouvelles charges voulues par François Hollande ? Mystère. Le Journal du dimanche croit savoir que les nouvelles dépenses des armées seraient couvertes par des crédits supplémentaires de 500 millions d'euros, financés avant l'été par un collectif budgétaire. Qui servirait aussi à abonder les opérations extérieures, qui avaient coûté 1,2 milliard de plus que prévu en 2014. L'observateur commence à se gratter vraiment le crâne, d'autant plus que les politiques du ministère de la Défense évoquent, pour régler à tout le moins les problèmes budgétaires de l'année en cours, la constitution des très acrobatiques "sociétés de projet". Le principe consisterait à revendre des matériels de combat à des sociétés privées constituées pour l'occasion. Celles-ci fourniraient donc le cash permettant de boucler le budget 2015, en se faisant payer ensuite un loyer pour la mise à disposition de ces matériels. Mais s'ils ont reçu l'appui de l'Élysée, ces projets font face à deux adversaires de taille qui contestent la pertinence de ce choix, Bercy et les armées.

 

Aggravation du déficit

Au ministère des Finances, qui ne s'exprime pas sur le sujet, on souligne néanmoins que les emprunts souscrits auprès de ces hypothétiques sociétés de projets seraient intégrés dans la dette de la France, aggravant donc son déficit. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas attribuer à la Défense les fonds nécessaires à partir du budget de l'État, sans autre forme de procès ? Le silence des armées est aussi assourdissant. Mais cela n'empêche pas la Grande Muette d'être vent debout contre ces sociétés, dont le principe consiste, selon une formule entendue récemment, "à mettre nos Rafale au mont-de-piété et nos frégates au clou ! Si ça arrivait, ce serait de la cavalerie totalement inconsciente !" Les critiques portent d'abord sur les conditions financières qu'imposeraient ces sociétés : les loyers seraient assortis de frais financiers énormes, certaines sources évoquant des taux considérables "plus près de 10 % que de 1 %". De plus, ces sociétés seraient nombreuses, une par type de matériels, "en créant des postes d'appontage pour des amis politiques, payés à prix d'or sur le dos des armées", s'indigne un officier. Les militaires sont également rétifs à s'engager au combat avec des matériels qui n'appartiendraient pas à l'État, refusant que ces engins soient entretenus dans les zones de combat par des entreprises privées. Bref, ils n'en veulent pas...

Opérations intérieures avec Vigipirate, opérations extérieures qui ne sont pas parties pour être revues à la baisse : la quadrature budgétaire de la défense n'est pas près d'être résolue. Sauf bien sûr si François Hollande annonçait, mercredi, les décisions que les armées attendent ! Aujourd'hui plus que jamais, l'argent est le nerf de la guerre.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 07:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

15.01.2015 Par Frédéric Pons – V.A.

 

Défense. Il n’est jamais trop tard pour revenir sur un choix malheureux. La sévère réduction des effectifs militaires de 7 000 hommes prévue en 2015 en était un.

 

Les effectifs fondaient sans que les missions ne diminuent. Les effectifs de la défense ont baissé d'un quart en dix ans. Ce ministère assume plus de 60 % des réductions des postes de l'Etat. « Le costume est taillé trop juste » avaient prévenu les chefs d’état-major. Nous l’avions aussi dit et répété. La Défense française glissait sur la voie du déclassement, au risque de perdre son rang.

 

Les difficultés croissantes pour tenir les opérations extérieures (8 000 hommes) et intérieures (10 000 cette semaine) ont contraint François Hollande à corriger le tir. Il annonce un réexamen de la déflation des effectifs militaires, promesse faite, ce 14 janvier, sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Le chef de l’Etat attend les propositions de l’état-major à la fin de la semaine. Il prendra sa décision le 21 janvier, dès le prochain Conseil de défense. Hollande avale son chapeau, comme Michel Sapin et les « raboteurs » de Bercy, ardents promoteurs de la cure d’austérité militaire actuelle. Jean-Yves Le Drian et ses généraux remportent une victoire, sans crier victoire. Personne n’oublie qu’il aura fallu les 17 morts des 7 et 9 janvier pour contraindre le gouvernement à revoir sa copie.

 

L’intense mobilisation des forces commençait à tendre à l’excès les ressources humaines de la Défense, aux limites de l’exercice continu de déflation. Avec un total de 28 000 hommes mobilisés, en métropole, outre-mer et à l’étranger (en opérations, pour les forces de présence et de souveraineté), le maximum était quasiment atteint. Les responsables militaires priaient pour qu’aucun « coup » inopiné ne déclenche une nouvelle mission d’urgence, au risque de faire basculer le système en phase critique. Le tir sera corrigé mais les capacités resteront dégradées, en effectifs comme en disponibilité des matériels. Un autre gros souci se dessine : le trou persistant de 2 milliards d'euros dans le budget 2015. Les ressources exceptionnelles (REX) annoncées ne sont pas au rendez-vous, ce qui signifie que le budget réel de la Défense n’est pas celui que Hollande a promis de « sanctuariser » à 31,4 milliards d’euros. Une nouvelle fois, il va jouer sa parole.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:55
photo EMA

photo EMA

 

14/01/2015 Par LeFigaro.fr avec Reuters et AFP


Lors de ses voeux aux Armées, prononcés depuis le porte-avion Charles-de-Gaulle François Hollande a déclaré qu'il fallait revoir et adapter le rythme de réduction des effectifs des forces armées compte tenu de la situation exceptionnelle de la France. "Je demande au ministre de la Défense (Jean-Yves Le Drian) de me faire des propositions d'ici la fin de la semaine, en tenant compte évidemment des nécessités budgétaires", a ajouté le chef de l'Etat lors de ses voeux aux Armées. Il tiendra un Conseil de Défense sur la question des effectifs mercredi et "prendra aussitôt la décision".

La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit quelque 24.000 suppressions de postes dans les armées, dont 7 500 en 2015.

Le président a confirmé l'allègement du dispositif militaire français en Centrafrique, qui sera réduit à 1000 soldats, tandis que la mission de l'Onu sera renforcée.

François Hollande a, par ailleurs, une nouvelle fois déploré que la communauté internationale ne soit pas intervenue militairement en Syrie à la fin de l'été 2013 comme le souhaitait la France.

Le porte-avions, qui va faire route vers l'Irak, permettra "si nécessaire" de "mener des opérations en Irak avec encore plus d'intensité et d'efficacité" dans le cadre des frappes françaises contre l'organisation Etat islamique (EI), a affirmé le chef de l'Etat.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:56
Rafale : délégation indienne de haut rang à Paris

Dassault Aviation ne veut pas prendre l’entière responsabilité de la fabrication par HAL de 108 des 126 exemplaires de l’avion de combat qui seraient produits sur place par celui-ci.

 

13/01 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Radha Krishna Mathur, le secrétaire à la défense, va rencontrer Jean-Yves Le Drian ce mardi. La négociation bloque sur la responsabilité industrielle des 108 Rafale qui seraient construits en Inde.

 

Une délégation indienne de haut rang est en ce moment à Paris pour tenter de rapprocher les positions des deux parties dans la négociation portant sur la vente par Dassault de 126 Rafale. Arrivée lundi pour deux jours, cette délégation est composée du secrétaire à la défense, Radha Krishna Mathur, un personnage très puissant au sein du ministère éponyme et qui supervise le dossier. Il est accompagné d’un haut responsable de HAL, l’industriel indien étatique, partenaire désigné de Dassault pour la construction des avions.

La venue de cette délégation est conforme aux déclarations faites en décembre par le ministre de la défense, Manohar Parrikar, à l’issue d’une rencontre avec son homologue Jean-Yves Le Drian. Les deux hommes s’étaient mis d’accord pour accélérer le processus qui court depuis début 2012 , quand Dassault est sorti vainqueur de l’appel d’offres baptisé MMRCA (pour « medium multi-role combat aircraft »). Dans l’entourage du ministre français, on laissait même entendre alors que la négociation était « sur le point d’aboutir », même si François Hollande avait aussitôt appelé à la prudence.

 

Qui garantit quoi et à quel prix

 

Sur les 126 avions en jeu, l’appel d’offres a imposé que les 18 premiers soient fabriqués en France, et les 108 suivants en Inde par HAL. Et c’est là que çà coince car New Delhi insiste pour que Dassault prenne la responsabilité de la fabrication de ces 108 exemplaires, ce que l’avionneur français a du mal à accepter, n’ayant pas l’assurance que son partenaire local ait toutes les compétences pour réaliser le travail en temps et en heure. « On ne peut pas accepter d’être responsable du calendrier de livraison d’une entreprise publique contrôlée par l’Etat client, sauf à ce qu’un certain nombre de conditions soient remplies », expliquait aux « Echos » récemment une source proche du dossier.

« Les termes de l’appel d’offres doivent être respectés (...) ils ne peuvent pas être amoindris », a déclaré Manohar Parrikar à une télévision locale, tout en écartant la possibilité pour l’un des prétendants éliminés de pouvoir revenir dans la course. « Comment un autre avion pourrait-il être pris en compte quand celui qui est sorti le moins cher a été désigné ?»,a t-t-il ajouté.

 

Campagne d’hiver de Soukhoï

 

Exit donc les chances de l’Eurofighter, arrivé second dans l’appel d’offres, d’être rattrapé sur le tapis vert. Sentant le bon coup, les Russes ont lancé une campagne d’hiver à coup de fuites dans la presse. C’est de bonne guerre car si la négociation avec Dassault échoue, le seul « plan B » pour l’armée de l’air indienne serait de commander des Soukhoï 30 supplémentaires, même si l’appareil ne lui donne pas entière satisfaction.

Selon le « Times of India », New Delhi veut trancher le sort du projet MMRCA d’ici à avril, période de la visite en France du premier ministre Narendra Modi

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:55
L’armée appelée à être plus visible sur le territoire national

 

13.01.2015 Par Nathalie Guibert – LeMonde.fr

 

L’armée sera-t-elle, demain, engagée sur le territoire national contre des citoyens français, dans une «  guerre  » contre le terrorisme ? Le cadre légal de la République l’exclut, mais les attentats de ces derniers jours ont montré que les capacités militaires étaient jugées indispensables, en appui de la police.

 

Le ministre de la défense a mobilisé, lundi 12 janvier, sur ordre du chef de l’Etat, 10 000 soldats au total dans le cadre du plan Vigipirate. « Une opération militaire à part entière », selon les mots officiels, sous le commandement d’un préfet, pour protéger les points sensibles. C’est le volume maximal prévu en appui des forces de sécurité intérieure et civile par le Livre blanc sur la défense de 2013. Mais c’est plus que l’effectif déployé dans les opérations extérieures, qui s’établit actuellement à 9 000 hommes, et cela représente un effort très conséquent pour l’armée de terre. Vingt-six régiments sont concernés. Plus de la moitié des effectifs seront consacrés à la région parisienne.

 

Dimanche 11  janvier, pour la marche parisienne, tous les moyens aériens de l’armée de l’air, à l’exception de drones (satellite, avions, hélicoptères) avaient été employés. Le gouvernement avait déjà, dans la foulée des attentats, triplé en trois jours les effectifs de Vigipirate sur l’Ile-de-France, d’abord portés à 1 350 militaires, tandis que le niveau « Vigipirate attentat » permettait d’armer les patrouilles – dans les échelons inférieurs du plan, les munitions sont disponibles mais ne sont pas chargées dans les fusils.

 

Suite de l'article

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:55
photo Col B.B. GMP

photo Col B.B. GMP

 

11/01/15 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

La mise en place de militaires autour des lieux de culte est inédite. La défense se mobilise pour une crise sans précédent.

 

Jean-Yves Le Drian a décidé d'annuler son déplacement prévu lundi 12 janvier à Pau dans les forces spéciales. Il est retenu à Paris par les réunions de crise qui se succèdent. Il avait prévu de se rendre au 4e régiment d'hélicoptère des forces spéciales de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour marquer son appui aux militaires conduisant actuellement des opérations antiterroristes en Afrique saharo-sahélienne et voler à bord d'un hélicoptère de combat Tigre. Le ministre devait également inaugurer le quartier-chef de bataillon Damien-Boiteux, du nom du premier soldat tué dans l'opération Serval au Mali, le 11 janvier 2013. Contrairement aux habitudes, le déplacement de Jean-Yves Le Drian avait été annoncé avec cinq jours d'avance, le 7 janvier dernier, cinq heures après l'attentat contre Charlie Hebdo.

 

Concernée au plus haut chef

La défense française est concernée au plus haut chef par la crise actuelle. Dans une vidéo diffusée dimanche sur le site YouTube, et aussitôt retirée, un homme qui pourrait être Amedy Coulibaly a indiqué, cité par l'AFP : "Ce qu'on fait est tout à fait légitime vu ce qu'ils font. C'est amplement mérité depuis le temps. Vous attaquez le califat, on vous attaque", affirme-t-il en référence aux missions conduites par les forces spéciales, l'armée de l'air - et bientôt par la marine - en Irak dans le cadre de l'opération Chammal. Les opérations militaires antiterroristes se poursuivent également en Afrique, dans le cadre de l'opération Barkhane.

 

Opération intérieure

Dans le cadre de ce que les militaires appellent une Opint (opération intérieure), par opposition aux Opex (opérations extérieures), le plan Vigipirate prévoit 1 350 militaires à Paris plus 600 dans les régions. Les hommes impliqués dans ces opérations sont aujourd'hui chargés de remplacer les forces de police et de gendarmerie autour des lieux de culte et autres points sensibles.

S'y ajoutent deux dispositifs ininterrompus, mais dont la vigilance a été renforcée ces dernières heures : la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA) et la posture permanente de vigilance maritime (PPVM). Ces deux dispositifs comptent 1 500 hommes. La défense reste relativement discrète sur l'ensemble de ces mesures qui pourraient être renforcées le cas échéant. Le président de la République devrait évoquer précisément le rôle confié aux militaires dans la phase actuelle, en se rendant le mercredi 14 janvier sur le porte-avions Charles de Gaulle en partance pour le Golfe arabo-persique, afin d'y présenter ses voeux aux forces armées.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 13:55
Nominations au sein du ministère de la Défense (5 Jan. 2015)


05/01/2015 Ministère de la Défense

 

Sur proposition de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le Conseil des ministres du lundi 5 janvier 2015 a adopté les mesures individuelles suivantes :

 

- Le contrôleur général des armées Brigitte Debernardy est nommée chef du groupe de contrôle du personnel, de la réglementation et du budget ;

 

- MonsieurPhilippe Errera est nommé directeur général des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) ;

 

- Le vice-amiral d’escadreCharles-Henri Leulier de la Faverie du Ché est nommé directeur général adjoint des relations internationales et de la stratégie ;

 

- Monsieur Guillaume Schlumberger est nommé directeur stratégie de Défense, prospective et contre-prolifération de la direction générale des relations internationales et de la stratégie

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 08:45
Le ministre de la Défense visite le cœur de l’opération Barkhane pour la fin d’année


03/01/2015 Sources EMA

 

C’est le 31 décembre dernier que Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, est arrivé au Tchad. Il s’est entretenu dans un premier temps avec le président Tchadien Idriss Déby.

Il s’est ensuite rendu sur le camp Kosseï à N'Djamena au Tchad, au centre de commandement de l'opération Barkhane où le commandant de l’opération, le général Palasset, lui a présenté un point de situation.

Le ministre a ensuite effectué plusieurs visites dont la Cellule de coordination et de liaison (CCL) Boko Haram et le Centre opérationnel interarmées (COIA). Pour clore cette première journée, il a réveillonné avec les militaires français de l’opération Barkhane, sans oublier de rendre visite aux militaires français retenus par le service.

 

Le lendemain, le ministre de la Défense s’est rendu dans l’extrême nord du Niger à la frontière libyenne sur la base avancée « temporaire » de Madama d’où il a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour endiguer le développement du terrorisme en Libye.

Jean-Yves Le Drian s’est envolé le 2 janvier pour Niamey au Niger où il a rencontré le Président de la République du Niger Mahamadou Issoufou au palais présidentiel puis il a rendu visite aux éléments français sur place.

Jean-Yves Le Drian s’est ensuite rendu à Gao au Mali pour y rencontrer les forces françaises et visiter notamment le nouveau centre des opérations. A cette occasion, il s’est entretenu avec des officiers du commandement des Forces Maliennes et de la Minusma (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali). Il a ensuite présidé une cérémonie de recueillement aux morts de l’opération Serval.

C’est à Bamako, le 3 janvier, que le ministre a conclu son séjour en rencontrant le président Malien Ibrahim Boubacar Keïta.

 

Lancée le 1er août, 2014, Barkhane est une opération conduite par les armées françaises. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Les missions de la force Barkhane consistent à appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes et à contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région. L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires, une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules de logistique, 200 blindés, 6 avions de chasse, 3 drones et une dizaine d’avions de transport.

 

Plus d’informations sur l’opération :  http://www.defense.gouv.fr/operations/sahel/dossier-de-presentation-de-l-operation-barkhane/operation-barkhane

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 08:45
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

2/1/15 – laCroix.com (AFP)

 

Les armées françaises ne jurent plus que par lui au Sahel : pour pouvoir repérer et traquer les jihadistes sur des milliers de kilomètres, dans l'uniformité du désert, le drone devient de plus en plus irremplaçable et convoité.

 

Venu visiter la base française de Niamey, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé vendredi qu'il commanderait trois nouveaux drones américains Reaper en 2015, pour livraison en 2016-17, afin de renforcer les capacités de renseignement de la France.

 

"Deux Reaper sont (déjà) ici en fonctionnement. Le troisième sera opérationnel avant la fin du premier trimestre, au mois de mars 2015", a-t-il également précisé devant les militaires français.

 

La base de Niamey, d'où décollent les drones qui partent survoler le nord du Mali et du Niger, à la recherche de groupes armés terroristes descendant de Libye, disposera donc au printemps de trois "oiseaux" Reaper et deux Harfang euro-israéliens. S'y ajoutent plusieurs Reaper de l'armée américaine, qui fournit aussi du renseignement aux Français.

 

La France - qui ne dispose par ailleurs que de deux autres Harfang - a fait de l'acquisition des drones une priorité pour gagner en autonomie par rapport à ses partenaires. Au total, la loi de programmation militaire prévoit l'acquisition de douze Reaper d'ici 2019.

 

"Les drones plus on en a, plus on en a besoin. C'est la clef des opérations en Afrique. Au Levant, les identifications de (cibles) hostiles se font via les drones", relevait dernièrement le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier.

 

Sur la base de Niamey, les deux Reaper et deux Harfang stationnés au côté des Mirage 2000 font l'objet de toutes les attentions à chaque visite de responsables ministériels.

 

Énigmatiques avec leur cockpit aveugle, sans hublot, et leurs airs de grands cormorans - le Reaper se déploie sur 20 mètres d'envergure et 11 mètres de long - ils décollent pourtant comme des avions, empruntant la piste dans un ronronnement de moteur et une odeur de kérosène.

 

Leur véritable œil, c'est une boule optronique, dotée d'une grosse caméra, placée sous la carlingue. Pendant tout le temps du vol, un équipage - pilote et navigateur - commande l'appareil depuis un poste installé au sol.

 

- 'Un drone, c'est un marathonien' -

 

"C'est comme un cockpit d'avion, vous avez une place à gauche, une à droite, des appareils pour voir tous les paramètres de vol, une manette de gaz, un manche. La seule différence, c'est que vous avez beaucoup plus d'ordinateurs", explique le capitaine Guillaume, pilote d'avion reconverti dans les drones après une formation aux Etats-Unis.

 

Les Reaper partent pour des missions qui peuvent durer jusqu'à 15 heures, soit plus longtemps que des avions de reconnaissance. Ils sont aussi moins rapides - 400 km/h en vitesse de croisière - pour un rayon d'action de 1.850 km.

 

"Un Mirage, un Rafale, c'est taillé pour la performance, c'est un sprinter. Un drone, c'est un marathonien", résume le capitaine Guillaume.

 

A Niamey, les équipages de drones suivent les ordres venus de Lyon (centre-est de la France), d'où les opérations sont dirigées. "On nous donne des zones spécifiques, des objectifs, bâtiments, véhicules à surveiller", explique l'officier.

 

Assis dans le poste de pilotage, un interprétateur photo décrypte chaque image qui arrive, à la recherche de mouvements suspects et de cibles. Il s'appuie aussi sur des informations fournies par les radars qui, à la différence du drone, peuvent opérer indépendamment des conditions météorologiques.

 

"C'est parfois un boulot très intéressant", lâche le sergent Vincent, qui n'en dira guère plus sur ses missions, même si ce sont des drones qui ont aidé à localiser et à neutraliser dernièrement un chef jihadiste, Ahmed el Tilemsi, au Mali.

 

"On peut aussi passer des heures et des heures à surveiller une maison sans savoir s'il y a quelqu'un dedans. Mais au final, je suis payé pour regarder des trucs pour lesquels beaucoup de gens paieraient cher !", lance-t-il en souriant.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 08:45
L'Afrique autour de Le Drian

 

16.12.2014 par Frédéric Pons - Valeurs Actuelles
 

Forum. Jean Yves Le Drian a réussi son pari de tenir un premier Forum international sur la paix et la sécurité à Dakar, ces 15 et 16 décembre, un an tout juste après l'annonce de ce projet faite à l'Elysée.

Autour de lui, avec le soutien logistique du Sénégal et de la CEIS (Compagnie européenne d'intelligence stratégique) présidée par l'ancien député UDF Olivier Darrason, 38 pays représentés, une vingtaine de parlementaires (députés et sénateurs), trois anciens ministres (Gérard Longuet, Elisabeth Guigou, Michel Roussin), la fine fleur de la réflexion stratégique française (Fondation pour la recherche stratégique, Secrétariat général de la Défense nationale, Délégation des Affaires stratégiques du ministère de la Défense, le Centre d'analyse du Quai d'Orsay), ainsi que quelques figures de proue du renseignement militaire français : les généraux Christophe Gomart (Direction du renseignement militaire) et Grégoire de Saint Quentin (Commandant des opérations spéciales) ou l'amiral Marin Gillier (patron de la Coopération de sécurité et de défense aux Affaires étrangères).

Malgré la pression des Américains déjà présents en force dans l'ouest du continent, notamment pour venir traiter le problème Ebola, Le Drian a confirmé la place centrale de la France au cœur du dispositif de sécurité en Afrique, zone où l'ONU entretient neuf de ses seize opérations de maintien de la paix, avec 110 000 casques bleus sur un total de 125 000.

Les militaires français ont confirmé le renforcement des capacités de leurs adversaires djihadistes, que certains définissent comme une "quatrième génération" de terroristes. Leur force est d'associer aujourd'hui une idéologie conquérante et des capacités militaires réelles pour se tailler des territoires.

L'ancien président du Nigéria Olusegun Obasanjo a jeté un froid dans l'assistance majoritairement africaine avec sa franchise : " Tous les conflits sont le produit de la mauvaise gouvernance, il est temps que l'Afrique prenne des initiatives". Les participants au Forum ont baptisé Jean-Yves Le Drian "Le Drian l'Africain",  compliment auquel il est sensible, et qui ne fait que confirmer sa prééminence sur Fabius sur le dossier Afrique.

Paris conforte le Sénégal, l'un de ses plus vieil ami et allié africain au premier rang des rares pôles de sécurité en Afrique.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:55
Conseil supérieur de la fonction militaire - 92e session - du 8 au 12 décembre 2014

Le communiqué de la 92ème session du Conseil supérieur de la fonction militaire a été signé hier mercredi 17 décembre 2014 dans le bureau de Clémenceau à  l'Hôtel de Brienne par le capitaine Philippe Guérin, secrétaire de session et monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense.



18/12/2014 Ministère de la Défense

 

La 92èmesession du CSFM a été réunie du 8 au 12 décembre 2014 pour sa session d’automne.

 

Dès le début de la session le Conseil a validé l’avis du groupe du travail sur les implications des deux arrêts de la CEDH sur le dialogue interne des militaires.

Ce travail a ensuite été remis par une délégation, le mardi 9 décembre au Président Bernard PECHEUR, chargé par le Président de la République d’une mission d’étude et de proposition sur ce sujet.

Cette session a également été l’occasion pour le Conseil de valider les conclusions du groupe de travail qui s’était réuni, en septembre, sur la citoyenneté des militaires.

Deux intervenants extérieurs ont été reçus pendant cette semaine.

Tout d’abord, madame Françoise GAUDIN, Haut fonctionnaire à l’égalité des droits Femmes-Hommes au ministère de la défense est venue présenter son activité et dresser un bilan en particulier de la féminisation au sein des armées.

Le conseiller d’Etat Thierry TUOT président du conseil d’administration de l’établissement public des fonds de prévoyance (EPFP) et son directeur général, monsieur Patrick SITBON, sont venus ensuite exposer devant le Conseil l’actualité de cet établissement. Leur intervention a porté principalement sur les risques pesant actuellement sur la trésorerie des fonds et l’opposition de principe de Bercy au projet de décret portant de un à cinq les membres du CSFM au sein du conseil d’administration.

Enfin, le Conseil a jugé indispensable de se pencher sur la condition des militaires du rang et a donc voté la demande d’inscription de cette question à l’ordre du jour de la prochaine session ordinaire.

 

Avis sur les projets de textes inscrits à l’ordre du jour

Au terme d'une semaine de travaux, le Conseil a rendu au Ministre un avis favorable sur onze projets de textes [1] inscrits à l’ordre du jour, visant à :

-         Développer la médiation dans les armées et la gendarmerie afin d'améliorer la condition du personnel ;

-         Préciser les modalités d’attribution du congé du blessé ;

-         Permettre le don de jours de permissions à un parent d’un enfant gravement malade ;

-         Modifier les conditions d’éligibilité à la promotion fonctionnelle ;

-         Attribuer la compétence aux ministres de l’intérieur et de l’économie et des finances, pour la détermination du contingent de pécules statutaires pouvant être accordés sur leur demande aux officiers de gendarmerie ;

-         Faire évoluer les conditions d’accès à la procédure de reconversion prévue à l’article L. 4139-2 du code de la défense et améliorer le fonctionnement de la commission nationale d’orientation et d’information ;

-         Modifier les statuts particuliers des corps militaires de la gendarmerie nationale pour soumettre les avancements au choix prononcés dans ces corps au principe du ratio promus/promouvables ;

-         Préciser le statut des élèves sous-officiers du service de santé des armées ;

-         Permettre les délégations de signature pour la souscription et le renouvellement de contrats, le renouvellement et la prolongation de la période probatoire, la dénonciation et la résiliation d'office de contrats ;

-         Créer au sein du grade de colonel, ou équivalent, un échelon fonctionnel contingenté accessible aux colonels, ou grade équivalent, occupant un emploi comportant l'exercice de responsabilités supérieures dont la liste est fixée par arrêté du ministre de la défense ou du ministre de l’intérieur.

Sur l’ensemble de ces textes, le Conseil a émis sept avis favorables avec observation(s) et quatre avis favorables sans observation.

Le ministre a rappelé son engagement sur la création de médiateurs militaires annoncée dans le plan d’amélioration de la condition du personnel militaire de 2013, et qui constitue un outil supplémentaire de règlement des contentieux individuels.

Il a par ailleurs relevé tout particulièrement l’avis favorable porté par le Conseil sur le texte permettant le don de jours de permissions à un parent d’un enfant gravement malade, qui démontre tout l’intérêt que la communauté militaire porte à la solidarité « qui est inscrite dans ses gènes ».

 

Préoccupations et propositions exprimées par le Conseil et réponses du ministre

Le Conseil a fait part de sa lassitude face aux difficultés persistantes qu’il constate sur les sujets de préoccupations déjà abordés lors des précédentes sessions.

Il a tenu par ailleurs à souligner l’incertitude que créent les conséquences des deux arrêts de la CEDH sur le dialogue interne des militaires en général et sur la concertation en particulier.

En réponse, le ministre a réfuté cette analyse et rappelé quelques-uns des combats qu’il a menés et mesures qu’il a prises au profit des militaires (plan d’urgence BdD 2013, plan d’urgence « infrastructures de vie » en 2014…).

Le Conseil a ensuite exprimé au ministre ses préoccupations majeures. Tout d’abord, il a fait part de sa très grave inquiétude face au risque de spoliation pesant sur la trésorerie des fonds de prévoyance.

Le ministre a alors annoncé solennellement devant le Conseil qu’il venait d’obtenir un arbitrage favorable du Premier ministre sur le texte du décret renforçant la présence du CSFM au sein de l’EPFP, ce qui écartait de factole risque de captation des fonds par Bercy. De même, l’arbitrage a confirmé le maintien des fonds en gestion à la caisse des dépôts.

Le Conseil a fait part de son inquiétude sur la civilianisation croissante et ses incidences sur les parcours professionnels des personnels militaires et sur la place de ces derniers au sein du ministère.

En réponse, le ministre a fait part de sa surprise sur ce qu’il considère comme une incompréhension et une inquiétude infondée. Les chiffres de la proportion civils/militaires, rappelés par le DRH-MD, tant sur l’ensemble des effectifs que sur les postes à responsabilité démontrent justement le contraire : les personnels militaires représentaient 75% des effectifs de la Défense en 2006, ils sont aujourd’hui 78% ; ils occupaient 2% des postes fonctionnels (sous-directeurs et chefs de service, en plus des postes à responsabilité militaires qu’ils sont seuls à occuper) en 2008, ils occupent aujourd’hui 32% de ces postes. La politique RH, comme annoncée dans le livre blanc, vise à rééquilibrer cette situation dans l’intérêt du service, de l’optimisation des compétences et de la préservation du statut militaire.

Le CEMA a d’ailleurs rappelé que militaires et civils contribuent tous ensemble à l’opérationnalité des armées et à la cohésion du ministère.

Sur la question des rémunérations, le Conseil a fait part de son impatience concernant la finalisation du NES B et la mise en application du NES C dont il souhaiterait connaître précisément les échéances. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une rétroactivité du SMIC pour les personnels militaires au 1er janvier 2014, en soulignant l’injustice de la situation actuelle. Il a enfin relevé une nouvelle fois les problèmes liés à Louvois qui génèrent une psychose permanente chez les militaires.

Profitant du sujet, le ministre a souhaité rappeler toute sa détermination à mettre en place, début 2016, le remplaçant du système Louvois dont les dysfonctionnements constituent un vrai fléau pour nos forces. Il a rappelé son engagement pour permettre de faire bénéficier aux militaires des mesures applicables aux fonctionnaires.

Le Conseil a insisté devant le ministre sur les difficultés que posent aux militaires les annonces tardives des restructurations. En réponse, celui-ci a réaffirmé le besoin d’une approche pragmatique du sujet. Celle-ci nécessite en amont une analyse fonctionnelle menée par chaque AFR, laquelle conduira à des choix éclairés en matière de restructurations qui feront l’objet d’une communication à destination de la communauté militaire.

Concernant l’exercice du métier militaire, le Conseil a mis en avant les problèmes d’infrastructure et ceux rencontrés dans les domaines du soutien de l’homme.

Il a fait part de l’incidence de la mobilité, en particulier celle liée aux restructurations, sur l’équilibre et le niveau de vie de la famille.

Suite aux arrêts de la CEDH et à l’évolution prévisible de la concertation militaire, le Conseil a fait part de son souhait d’accorder plus de place aux sujets de condition militaire.

Le ministre, en réponse, a tenu tout d’abord à rappeler les deux principes fondamentaux que sont à ses yeux l’unicité du statut militaire et la neutralité des armées. Il a insisté sur son refus de toute syndicalisation et a précisé que ces principes étaient partagés par le Président de la République.

Il a observé qu’il y avait consensus pour préserver le principe de concertation existant, le rendre plus robuste et créer et encadrer un droit d’association. Compte-tenu du calendrier, le ministre a souligné qu’il réunirait les CFM et le CSFM en session extraordinaire sur ce thème avant le printemps 2015.

Il a relevé enfin la pertinence des conclusions « visionnaires » du Conseil sur la citoyenneté des militaires et a observé que les deux sujets pouvaient être liés.

En conclusion de son avis, le Conseil a indiqué que la somme de ces différentes préoccupations générait un sentiment de manque de reconnaissance dans une communauté militaire qui estime parfois insuffisant le traitement médiatique du sacrifice de certains de ses camarades. En réponse, le ministre a rappelé les nombreux engagements de nos forces sur les multiples théâtres d’opérations extérieures, mais aussi dans les opérations intérieures et les missions permanentes de défense et de sécurité et a exprimé à ce titre la reconnaissance toute particulière de la Nation.

[1] Le détail des mesures proposées dans ces projets de textes et des avis émis sont consultables sur le site Intranet du CSFM : http://www.csfm.defense.gouv.fr/

 

Le ministre de la défense

Monsieur Jean-Yves LE DRIAN

Le secrétaire de session

Capitaine (Terre) Philippe GUÉRIN

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:40
BPC Vladivostok photo RP Defense

BPC Vladivostok photo RP Defense

 

19.01.2014 par RFI
 

Les 400 marins russes formés en France au maniement des navires de guerre Mistral sont repartis jeudi 18 décembre. Ils ont finalement embarqué dans le navire école dans lequel ils étaient venus pour rentrer en Russie. Ils s’en vont sans leurs Mistral puisque la France refuse toujours de livrer ces navires tant que la situation en Ukraine ne se sera pas améliorée.

 

Cela faisait presque un mois et demi qu'ils n'avaient plus rien à faire. Au total, deux équipages complets destinés au Sébastopol et au Vladivostok ont été formés à Saint-Nazaire, ainsi qu'une soixantaine d'instructeurs russes. A l'origine, ils devaient rentrer chez eux en prenant possession du premier Mistral, mais le navire est bloqué jusqu'à nouvel ordre. Les marins russes ont donc réembarqué dans le navire à bord duquel ils étaient venus et dans lequel ils vivaient depuis six mois, le navire-école Smolny, pour rejoindre la Russie avant Noël.

A ce jour, le constructeur DCNS n'est pas en mesure de dire quand les marins reviendront pour récupérer leur premier Mistral. Depuis quelques temps, on parle du mois de février mais rien n'est confirmé officiellement. Les Russes jouent l'apaisement. « Nous ferons preuve de compréhension quelle que soit la manière dont la situation évoluera, mais nous espérons que la Russie sera remboursée si la France ne livre pas les bateaux », avait affirmé Vladimir Poutine au début du mois après sa rencontre avec François Hollande.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait pour sa part laissé entendre que la France pourrait ne jamais livrer les Mistral. Cette hypothèse est hautement improbable tant la France perdrait de l'argent dans cette affaire. Ce serait surtout un très mauvais signal envoyé aux futurs clients de la France en matière d'exportation d'armement.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 18:45
Sécurité en Afrique : le Forum de Dakar expose plus de problèmes que de solutions

 

17/12/2014 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Face aux menaces, les États africains peinent à unir leurs efforts. Paris veut les y aider en mettant la main au portefeuille. Jusqu'à quand ?

 

La France veut bien continuer à voir ses armées se décarcasser pour l'Afrique, sous le coup des graves menaces transnationales que constituent le djihadisme au Sahel et le mouvement terroriste Boko Haram, qui prospère au nord du Nigéria en débordant sur le Cameroun. Mais elle souhaite que les Africains se prennent davantage en main, travaillent davantage entre eux et consacrent davantage de moyens à leur défense. Tel est en substance le message que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est venu adresser aux participants du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, qui se terminera le mardi 16 décembre en fin de journée.

À ses yeux, il convient de "faire de la coopération la règle, et non plus l'exception. L'enseignement que nous retirons des opérations Serval et Sangaris, mais aussi de nos engagements dans les missions onusiennes et européennes déployées en Afrique, est simple : une gestion strictement nationale des enjeux de sécurité est désormais une illusion. La menace terroriste n'a pas de frontières. Elle se nourrit justement de leur absence, de leur porosité, et prospère grâce à la fragilité des espaces transfrontaliers."

 

Des solutions extérieures

Du côté africain, le message est passé. Bien que les participants politiques, militaires ou "académiques" au forum soient majoritairement venus de l'Afrique francophone et que l'absence de certains partenaires stratégiques de premier plan - singulièrement l'Algérie et l'Afrique du Sud - ait été remarquée, il est clair que les préoccupations françaises ont trouvé un écho. Sur ce continent où, comme dans le reste du monde, les conflits interétatiques ont le plus souvent cédé la place à des guerres intérieures, les menaces sont protéiformes.

Face aux plaies du terrorisme, des États faillis, des pandémies comme Ebola, ou de la piraterie maritime dans les golfes d'Aden ou de Guinée, entre autres, les Africains sont souvent tentés de se reposer sur des solutions militaires ou autres venues de l'extérieur. Bien sûr, les États font souvent face à des impossibilités budgétaires. Pour autant, l'un des participants africains a souligné dans l'une de ces tables rondes où la parole s'est souvent libérée : "On ne peut pas avoir une volonté politique et compter sur les autres pour la financer !"

 

Trouver des financements

De fait, exemple parmi tant d'autres, la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) voit tous ses personnels payés par l'Union européenne, et l'intégralité de la logistique financée par l'ONU. Lors d'un débat sur la situation dans le golfe de Guinée, un participant s'indigne de l'absence de moyens consacrés par les États à la lutte contre la piraterie maritime, alors même que les États concernés tirent du pétrole extrait dans cette zone de substantiels revenus. Un amiral africain rétorque : "Nous avons du pétrole, nous avons du poisson, nous avons des ressources. Nous devons pouvoir trouver des financements." Une idée (pas très originale) émerge : faire payer aux entreprises étrangères le prix de cette sécurité. Il faudra qu'une voix s'élève pour rappeler que ces entreprises payent déjà des impôts et des taxes : "Il appartient aux chefs d'État et de gouvernement de donner leurs instructions..." En attendant, la Belgique paye toutes les dépenses du contingent béninois déployé par l'ONU en Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont acheminé 250 véhicules de tous types pour la mission de l'Union africaine en Centrafrique. Quant aux Français, il suffit de se souvenir que les opérations extérieures (Opex) leur ont coûté 1,2 milliard d'euros en 2014.

 

Coordination balbutiante

Ce fait a été réaffirmé à longueur de discours à Dakar : la coopération militaire entre des États faisant face à des menaces cohérentes, coordonnées, transnationales est encore balbutiante. Et quand elle se produit, c'est souvent parce que l'aide internationale y est subordonnée. Cela étant, elle avance, comme l'a souligné le ministre de la Défense français. Devant son homologue sénégalais Augustin Tine, il a évoqué l'opération Barkhane qui engage 3 000 soldats français (plus environ un millier de forces spéciales) au Sahel, mais ne serait "pas qu'une opération militaire française. C'est un dispositif régional de contre-terrorisme inédit qui mise sur la coopération avec les cinq États concernés (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) et entre ces cinq États. Dans un proche avenir et sous l'effet de Barkhane, les opérations, au Sahel, à deux ou trois États se systématiseront pour mieux contrôler les zones de trafics, les frontières, ou les poches résiduelles d'activité terroriste. Le G5 Sahel, auquel s'associe la France, se renforcera. Les réunions des chefs d'état-major de la zone doivent favoriser cette montée en puissance opérationnelle qui fera le succès de ce dispositif régional."

Mais le chef d'état-major des armées françaises, le général Pierre de Villiers - invité permanent aux réunions du G5 -, brillait à Dakar par son absence. Tandis que les Sénégalais ont fait entendre leur voix s'indignant que leur pays n'y soit pas associé, ayant été "marginalisé, alors qu'il contribue à régler les problèmes dans toute la région".

Logiquement, le Forum de Dakar possède une vocation pérenne. Confirmation dans un an...

 

LIRE aussi notre article "À Dakar, l'Afrique face au défi de sa sécurité"

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 16:55
Philippe Errera - Directeur de la DGRIS

Philippe Errera - Directeur de la DGRIS

 

17.12.2014 par Jean-Dominique Merchet

 

Le conseil des ministres d'aujourd'hui créé officiellement la DGRIS
 

Le décret "fixant les attributions et l’organisation de la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la défense" (DGRIS) sera adopté ce matin en Conseil des ministres, mettant fin à des mois de bagarres internes, comme nous l'indiquions dès juillet dernier.  Voulue par le ministre Jean-Yves Le Drian, cette DGRIS succèdera à la DAS (Direction des affaires stratégiques) dont les compétences seront élargies aux relations internationales, qui jusqu'à présent étaient gérées au sein de multiples organismes au sein du ministère. Son directeur est  le diplomate Philippe Errera et son adjoint l'amiral Charles-Henry du Ché.

Dans DGRIS, la lettre importante est G pour Générale. Il ne s'agit pas d'un ornement administratif mais d'une décision politique qui place le titulaire du poste à un niveau très élevé de la hiérarchie du ministère, dont il devient l'un des principaux responsables. 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 20:45
Le Drian à Dakar : l'Afrique doit «s'approprier sa sécurité»

 

16.12.2014 Thomas HOFNUNG envoyé spécial à Dakar (Sénégal) - Liberation.fr
 

Terrorisme dans le Sahel, Libye, Boko Haram, Ebola... Les sujets ne manquaient pas au forum international sur la paix et la sécurité.

 

Au rayon des vœux pieux dans les relations internationales, il y a l’Europe de la Défense (qui reste dans les limbes depuis toujours), et il y a la sécurité en Afrique. Depuis des années, qui formeront bientôt des décennies, Paris en parle, Paris se mobilise, Paris met des moyens à disposition de ses partenaires sur le continent. Avec des résultats mitigés comme le prouvent ses interventions directes au Mali et en Centrafrique au cours des derniers mois. Alors le gouvernement français a décidé de remettre l’ouvrage sur le métier en commençant par le commencement : il veut désormais promouvoir une «culture de la sécurité» sur le continent, dit le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Autrement dit : que les Africains se parlent et agissent.

Organisé les 15 et 16 décembre à Dakar, au Sénégal, un Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique se donnait pour ambition de réunir ceux qu’on appelle un peu pompeusement les «acteurs de la sécurité»: militaires, politiques, experts. Tout ce petit monde a participé, dans l’hôtel cinq étoiles King Fahd, à des conférences et des ateliers (en format plus réduit) sur une ribambelle de problématiques. Avec la menace terroriste persistante dans le Sahel, la descente aux enfers de la Libye, la montée en puissance de Boko Haram au Nigeria ou la gestion problématique de l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest, il est vrai que les sujets ne manquent pas. En coulisse, des rencontres bilatérales ont également été discrètement organisées entre des gens qui ne se parlent pas toujours aisément. Beaucoup de francophones, quelques Anglophones et des absents de marque, comme les Algériens ou les Nigériens.

 
Suite de l'article

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 13:56
Les exportations d'armes françaises vont encore augmenter en 2014 (ministre)

 

Paris, 14 déc 2014 Marine et Océans (AFP)

 

Les exportations d'armes françaises ont été "en très nette augmentation", de 42%, en 2013 et "ce sera encore plus cette année", a indiqué dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Dans une interview à RFI et TV5 Monde, il a estimé que "cela veut dire qu'il y a des menaces dans le monde, et aussi que les industriels français sont performants".

 

Refusant de se prononcer sur la signature, donnée par certains comme imminente, d'un contrat de vente d'avions Rafale à l'Inde, il a ajouté: "Il n'y a pas que les Rafale dans la vie. Il y a des sous-marins, des satellites, des petites choses qui coûtent cher et pour lesquels les Français sont assez compétents (...) Le Rafale est un très bon avion, il y a beaucoup de discussions en cours, quand elles aboutiront, je vous le dirai".

 

A propos de la livraison à la Russie des deux navires Mistral en construction à Saint-Nazaire, le ministre de la Défense a rappelé "qu'il est aujourd'hui dit par le président de la République que cette question n'est pas à l'ordre du jour".

 

"On ne livre pas à n'importe qui, en voilà la preuve", a-t-il commenté.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 15:55
Pôle d’excellence cyber : Signature d’un accord général de partenariat pour la recherche


2/12/2014 DGA

 

Le ministère de la Défense, représenté par la Direction générale de l’armement (DGA), la région Bretagne et 11 universités, écoles d’ingénieurs et institutions de la recherche* ont signé le 12 décembre 2014 un accord général de partenariat pour la recherche en cyberdéfense. Cet accord s’inscrit dans le cadre du pacte du pacte Défense cyber lancé à Rennes par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 7 février 2014 et du pacte d’avenir pour la Bretagne signé entre l’État et la région le 13 décembre 2013.

 

La signature de cet accord marque une avancée significative pour le pôle d’excellence cyber, implanté en Bretagne avec une portée nationale et un objectif de rayonnement international : il concrétise en moins d’une année l’un des objectifs majeurs consistant à faire converger les compétences et les énergies des partenaires au profit de la formation, de la recherche et du développement de la filière industrielle cyber.

Cet accord établit un cadre de travail stable, traduisant un engagement sur le long terme des signataires et permettant de définir une vision stratégique commune en matière de recherche et de valorisation en lien avec le tissu industriel. Il permettra aussi de faciliter le recrutement de nouveaux chercheurs et de mettre en oeuvre des actions de collaboration scientifique visant notamment à :

- conduire des travaux de recherche dans le cadre de thèses,

- financer des projets de recherche post-doctorants,

- associer des membres du personnel de la DGA aux laboratoires de recherche partenaires,

- organiser des séminaires de recherche communs.

Dès 2015, cet accord permettra, par exemple, de financer 20 thèses supplémentaires par an dans le domaine cyber. Grâce aux différents dispositifs de soutien à la recherche & technologie (R&T) de la DGA, plus d’un million d’euros par an sera investi dans l’écosystème breton de recherche cyber.

 

* Liste des 13 signataires : ministère de la Défense (DGA), région Bretagne, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), Université européenne de Bretagne (UEB), Université de Bretagne-Sud (UBS), Université de Bretagne occidentale (UBO), Université Rennes 1, Université Rennes 2, École normale supérieure de Rennes (ENS Rennes), École supérieure d’électricité (SUPELEC), Institut national des sciences appliquées de Rennes (INSA Rennes), Télécom Bretagne.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:55
Lancement du programme Scorpion par Jean-Yves Le Drian


08/12/2014 Ministère de la Défense

 

La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l’autonomie stratégique de la France pour notre futur modèle d’armée. Pour satisfaire à cette exigence, le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces est prévu à travers notamment, pour l’armée de terre, le programme d’armement Scorpion.

 

À l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confié aux industriels Nexter, Renault Trucks Défense (RTD) et Thales, la réalisation de près de 2 000 engins blindés dans le cadre du programme Scorpion, en présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. Il s’agit des deux premières opérations du programme Scorpion (qui comprend six opérations au total) pour un montant de 752 millions d’euros.

 

Lors de son adresse aux forces à Varces, le ministre a déclaré : « Le travail remarquable qui a déjà été mené me permet aujourd’hui de lancer le programme en toute sérénité. J’en avais pris l’engagement au salon Eurosatory 2014 : j’ai maintenant le plaisir de remettre aux cotraitants Nexter, Thales et Renault Trucks Défense, le marché couvrant la réalisation des véhicules blindés multi-rôles et de  l’engin blindé de reconnaissance et de combat. »

 

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1 700 emplois directs en phase de production.

 

Le programme Scorpion permettra à l’armée de terre de moderniser, à partir de 2018, ses groupements tactiques interarmes (GTIA). Ces derniers, qui doivent faire face à tous les types de combat, verront leur gamme médiane renouvelée, autour de deux engins de combat. L’intégration des capacités du GTIA sera faite par un unique moyen d’information et de communication. Soutenable d’emblée, Scorpion intègre également la rénovation future du char Leclerc et le système de préparation opérationnelle (notamment avec la simulation embarquée).

 

Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), le marché comprend :

  • le développement et l’acquisition de 1 722 véhicules blindés multi rôles (VBMR), baptisés Griffon, destinés à remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) ;
  • le développement et l’acquisition de 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), baptisés Jaguar, destinés à remplacer les chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que les VAB HOT ;
  • l’acquisition des systèmes de soutien et de formation associés.

 

Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison des premiers VBMR est prévue en 2018, celle des premiers EBRC en début de période suivante.

 

Outre Nexter, Thales et RTD, le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et pour l’armement de l’EBRC, CTA International pour le canon de 40 mm CTA et MBDA pour le Missile moyenne portée (MMP).

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 21:56
Jean-Yves Le Drian a annoncé le lancement du programme Scorpion

 

05/12/2014 DGA

 

La Loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l’autonomie stratégique de la France pour notre futur modèle d’armée. Pour satisfaire à cette exigence, le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces est prévu à travers notamment, pour l’armée de terre, le programme d’armement Scorpion.

 

À l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confié aux industriels Nexter, Renault Trucks Défense (RTD) et Thales, la réalisation de près de 2 000 engins blindés dans le cadre du programme Scorpion, en présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. Il s’agit des deux premières opérations du programme Scorpion (qui comprend six opérations au total) pour un montant de 752 millions d’euros.

Lors de son adresse aux forces à Varces, le ministre a déclaré : « Le travail remarquable qui a déjà été mené me permet aujourd’hui de lancer le programme en toute sérénité. J’en avais pris l’engagement au salon Eurosatory 2014 : j’ai maintenant le plaisir de remettre aux cotraitants Nexter, Thales et Renault Trucks Défense, le marché couvrant la réalisation des véhicules blindés multi-rôles et de  l’engin blindé de reconnaissance et de combat. »

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1 700 emplois directs en phase de production.

Le programme Scorpion permettra à l’armée de terre de moderniser, à partir de 2018, ses Groupements tactiques interarmes (GTIA). Ces derniers, qui doivent faire face à tous les types de combat, verront leur gamme médiane renouvelée, autour de deux engins de combat. L’intégration des capacités du GTIA sera faite par un unique moyen d’information et de communication. Soutenable d’emblée, Scorpion intègre également la rénovation future du char Leclerc et le système de préparation opérationnelle (notamment avec la simulation embarquée).

 

Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), le marché comprend :

  • le développement et l’acquisition de 1 722 Véhicules blindés multi rôles (VBMR), baptisés Griffon, destinés à remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) ;
  • le développement et l’acquisition de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), baptisés Jaguar, destinés à remplacer les chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que les VAB HOT ;
  • l’acquisition des systèmes de soutien et de formation associés.

Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison des premiers VBMR est prévue en 2018, celle des premiers EBRC en début de période suivante.

Outre Nexter, Thales et RTD, le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et pour l’armement de l’EBRC, CTA International pour le canon de 40 mm CTA et MBDA pour le Missile moyenne portée (MMP).

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 21:55
Le programme SCORPION


06/12/2014 Armée de Terre

 

Le 5 décembre 2014, le Ministre de la Défense, jean-Yves le Drian, a annoncé à l'occasion de sa visite à la 27e brigade d'infanterie de montagne à Varces, le premier marché du nouveau programme de l'armée de Terre, SCORPION, qui tend à moderniser les capacités de combat médianes du groupement tactique interarmes.

 

OBJECTIFS

Intégré dans le projet armée de Terre 2020, SCORPION vise à renouveler, à compter de 2018, les capacités médianes du combat de contact autour de deux plateformes : le VBMR (Véhicule Blindé Multi Rôle) GRIFFON et l’EBRC (Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat) JAGUAR. Ce projet cible également l’unique système d’information du combat SCORPION (SICS) pour la mise en réseau de tous les systèmes produisant un effet tactique sur le terrain.

SCORPION intègre également la rénovation du char LECLERC et prend en compte d’emblée (facteur innovant) le système de préparation opérationnelle (simulation) et le soutien

 

.PRINCIPES

  • Optimiser les capacités médianes de combat des GTIA engagés au contact direct de l’adversaire : amélioration de la protection, de la mobilité, de l’autonomie et de l’agilité tactique qui concourent à l’efficacité opérationnelle, optimisation de la préparation opérationnelle ;
  • Renouveler les plateformes de combat majeures des GTIA en recherchant un maximum de communalités entre le VBMR et l’EBRC (maîtrise des coûts de MCO dans la durée) tout en maintenant les capacités du char de combat LECLERC ;
  • Mettre en cohérence les capacités du GTIA en fédérant les plateformes et les combattants autour d’un unique système d’information et de communication (SICS) : partage immédiat de l’information, le combat collaboratif (accélération de l’action au combat) et optimisation de la préparation opérationnelle (simulation embarquée) ;
  • Garantir un système de soutien optimisé en développant des systèmes modulaires (approche par kits) pour réduire l’empreinte logistique sur les théâtres.

 

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